Une interview de Kathleen Marden à propos des abductions.

Voici une interview de Kathleen Marden à propos de certains cas d’abduction, publiée, dans sa version française, dans la revue ufologique “Lumières dans la Nuit” (LDLN) et sur le site de FlyingDiskFrance, la traduction étant de Jean Librero :

 

 

 

 

« Kathleen Marden est une ufologue de premier plan, auteure de plusieurs livres et conférencière internationale. Elle pratique la technique d’hypnose Quantum Healing Hypnosis Technique. Son intérêt pour les OVNI commença en 1961, quand sa tante et son oncle Betty et Barney Hill vécurent une rencontre rapprochée et un enlèvement au New Hampshire, dans les White Mountains. Depuis 2011, elle est Directrice au MUFON pour le projet ERT Experiencer Research Team, recherche sur les « experiencers » (contacts et enlèvements extraterrestres), et elle siège au Comité de Directeurs de la Edgar Mitchell Foundation for Research into Extra-terrestrial and Extraordinary Encounters (FREE). Elle souligne que les opinions exprimées sont les siennes et ne reflètent pas nécessairement celles des organismes auxquelles elle est affiliée.

Trois de ses livres ont été coécrits avec Stanton Friedman, physicien nucléaire et ufologue : 

Captured ! The Betty and Barney Hill UFO Experience

  Science was Wrong ;

  Fact, Fiction and Flying Saucers.

Un quatrième livre, The Alien Abduction Files, a été écrit avec la contribution de Denise Stoner. Son cinquième livre, Extra-terrestrial Contact : What to Do When You’ve Been Abducted, a été publié le 1er septembre 2019. Vous pouvez également lire son chapitre sur la communication avec les Intelligences Non Humaines (NHI) dans le livre : Beyond UFOs : The Science of Consciousness and Contact with Non-Human Intelligence.

En 2012, elle a coordonné un important projet de recherche avec Denise Stoner, dans l’objectif d’identifier des communs dénominateurs entre les experiencers . En 2018, elle a terminé son travail pour l’Experiencer Research Project du MUFON, une étude globale sur 516 experiencers, en collaboration avec le Dr. Don C. Donderi. Ses articles ont été publiés dans le MUFON UFO Journal, les magazines Open Minds, Alternate Perceptions et FATE, ainsi que sur plusieurs sites web ».

 

“Kathleen,

Merci d’abord d’avoir accepté cette interview exceptionnelle pour un magazine français de référence, la revue LDLN.

Vous êtes une experte mondialement reconnue sur le sujet des enlèvements extraterrestres, auteure de quatre livres sur le sujet, conférencière dans de nombreux congrès, et consultante du MUFON pour ces questions. Vous êtes un Maître de Niveau 2 de la Quantum Healing Hypnosis Technique (QHHT®) (Technique d’Hypnose de Guérison Quantique) en Floride, et vous travaillez presqu’exclusivement avec des sujets ayant vécu des enlèvements extraterrestres. Avant cela, vous étiez un psychothérapeute professionnel au New Hampshire. Vous avez également participé comme commentateur dans de nombreuses productions télévisuelles et êtes apparue dans des centaines d’émissions radio. Vous êtes une personne très active.

Voulez-vous présenter vous-même vos qualifications et votre expérience dans ce domaine, en particulier vos travaux récents ?

K : Oui, j’ai un emploi du temps très chargé. Cependant, je sais combien il est important de faire passer le mot. Peut-être cela aidera-t-il ceux qui sont à la recherche de sources d’information.

 

* Questions générales sur les cas d’abduction :

LDLN : Comme le rappelle Philip Mantle dans sa préface à l’édition du deuxième livre de Parker, les cas de rencontre rapprochée du type enlèvement sont les dossiers les plus controversés dans les enquêtes ufologiques. Ces cas sont souvent rejetés en raison de leur bizarrerie déconcertante. Que pouvez-vous dire à ce sujet ?

K : La surexposition psychologique dans de nombreux cas d’enlèvement constitue un problème pour les enquêteurs qui recherchent des preuves mesurables. Alors que la majorité des personnes enlevées ont été extraites de leur véhicule, ou enlevées pendant une randonnée, une sortie de pêche, de chasse ou de camping, etc., un plus grand niveau de preuves est recueilli quand les gens ont été enlevés depuis leur chambre à coucher. Cependant, le programme ERT du MUFON a établi un catalogue de marques inhabituelles sur le corps des personnes enlevées immédiatement après un enlèvement, dont elles conservent un souvenir conscient partiel. Nous apprenons aux experiencers comment collecter des preuves. Toutes ces informations se trouvent dans mon nouveau livre : « Extraterrestrial Contact : What to Do When You’ve Been Abducted ». Il s’agit d’un guide complet pour les personnes qui ont vécu un enlèvement par un OVNI, pour celles qui soupçonnent qu’elles ont été enlevées, et pour celles qui s’intéressent à ce sujet. Dans ce livre, j’ai écrit à propos de plusieurs de mes propres enquêtes sur des cas intéressants.

LDLN : Philip Mantle ajoute que les abductés eux-mêmes sont très souvent désemparés (‘’baffled’’) par leur expérience et sont bien incapables de l’expliquer. Ils passent quelquefois leur vie entière à chercher une réponse. Dans certains cas, le soutien de chercheurs ufologues peut fournir un réconfort à la personne, mais dans un certain nombre de cas l’empreinte physique ou psychologique de l’expérience est trop forte. Etes-vous d’accord avec cela ?

K : Le contact avec l’équipe Experiencer Research du MUFON est la première étape vers la guérison pour de nombreux experiencers. Nous considérons que le simple fait d’écouter sans porter de jugement apporte un réconfort. Il est ainsi possible d’établir une confiance et de créer les conditions pour une assistance professionnelle. Nous tenons à jour une liste de spécialistes professionnels qualifiés qui ont l’expérience des problèmes émotionnels auxquels les experiencers sont confrontés. Avec une aide professionnelle appropriée, la plupart des personnes ayant vécu un enlèvement d’OVNI peuvent reprendre leur vie en main. Les professionnels agréés peuvent traiter les traumatismes émotionnels et le syndrome de stress post-traumatique qui affectent de nombreux experiencers. Il est préférable que ce traitement soit effectué par un professionnel agréé. Nous tenons également à jour une liste de groupes de soutien par les pairs, dont certains sont proposés en ligne.

LDLN : Ne pouvons-nous pas penser que les expériences de ce type sont toujours aussi traumatisantes pour les sujets ? Qu’est ce qui fait que l’existence de certains sera plus ou moins affectée que celle d’autres experiencers ?

K : Nous ne pouvons pas supposer que tout le monde est sur un pied d’égalité. Chaque personne a une enfance unique, des expériences de vie uniques. Certaines sont plus sujettes aux traumatismes que d’autres. Tous ceux qui ont vécu ces expériences ne se considèrent pas comme des victimes. Nos recherches indiquent que les personnes enlevées qui ont été amenées à faire de l’artisanat au cours de leur vie et qui ont suivi une thérapie pour résoudre leur anxiété ont développé de meilleures capacités d’adaptation que celles qui restent des victimes émotionnelles. Elles deviennent des enquêteurs actifs de leurs propres expériences et apprennent à reprendre le contrôle de leur vie. Elles apprennent à surmonter une terreur atroce et à passer du statut de victimes à celui de survivants. Le sondage du MUFON sur les experiencers a posé la question suivante : « Si vous pouviez mettre fin à vos expériences d’enlèvement ou de contact aujourd’hui, le feriez-vous ? » Seules 29% des 332 personnes interrogées ont répondu par l’affirmative. 71% ne voulaient pas mettre fin à leur expérience immédiatement. Pourquoi, avons-nous demandé ? Parce qu’elles cherchent des réponses.

 

* Cas emblématiques : Betty & Barney Hill, Travis Walton

LDLN : Les cas les plus emblématiques étaient jusqu’à maintenant le cas de Barney et Betty Hill et le cas Travis Walton. Beaucoup de lecteurs français ignorent que vous êtes la nièce de Betty Hill. Vous avez consacré de nombreuses années à étudier ce cas, auquel vous avez consacré un livre en collaboration avec Stanton Friedman (« Captured : The Betty and Barney Hill UFO Expérience », paru en 2007).

Pouvez-vous dire quelques mots sur cette recherche et votre collaboration avec Stanton Friedman, qui a quitté ce monde il y a quelques mois ?

K : J’avais treize ans, le 20 septembre 1961, quand ma tante, Betty Hill, a téléphoné à ma mère (la soeur de Betty) pour lui parler d’une rencontre rapprochée qu’elle et mon oncle, Barney, avaient vécue dans les White Mountains du New Hampshire. La veille au soir, alors qu’ils rentraient chez eux après des vacances dans le nord de l’État de New York, à Toronto et à Montréal, un objet volant non conventionnel était descendu dans leur direction. Finalement, l’objet est descendu rapidement et s’est arrêté, planant silencieusement, à une hauteur de dix étages au-dessus de leur véhicule. Barney, un sceptique confirmé sur les OVNI, s’est arrêté au milieu de l’autoroute et est sorti de la voiture pour avoir une vue dégagée sur l’engin. Après qu’il ait fait marche arrière, le vaisseau l’a suivi et est descendu plus bas dans un champ parsemé de pommiers.

En regardant avec ses jumelles, Barney vit plusieurs figures qui le regardaient d’en-haut. Elles étaient habillées d’uniformes noirs brillants et n’étaient « pas humaines ». Soudain, toutes les figures, sauf une, s’éloignèrent des fenêtres pour se diriger vers un panneau mural, comme si un plan était en cours d’exécution. Deux lumières rouges sur des structures en forme d’ailerons ont glissé de chaque côté de l’engin apparemment en forme de disque, et quelque chose a commencé à descendre par en-dessous. Barney eut la nette impression qu’ils avaient l’intention de le capturer « comme un insecte dans un filet ». Dans un état de terreur, il retira les jumelles de ses yeux et courut vers la voiture, criant à Betty qu’ils devaient fuir ou qu’ils seraient capturés.

Barney avait vu l’engin se diriger dans sa direction lorsqu’il hissa son corps tremblant sur le siège du conducteur. Il démarra la voiture et fonça sur l’autoroute. Il ne discuta pas avec Betty de ce qu’il avait observé. Il lui demanda seulement d’abaisser la vitre et de lever les yeux pour voir le vaisseau. Elle s’attendait à voir des lumières, mais au lieu de cela elle ne vit qu’une obscurité, alors que la nuit était claire. Presque aussitôt, Betty et Barney entendirent une série de bourdonnements semblables à ceux d’un code, qui frappaient contre le coffre de leur voiture. La voiture vibra et une sensation de picotement traversa leur corps.

Comme s’il ne s’était écoulé qu’un bref instant, ils se trouvaient maintenant quarante-huit kilomètres au sud de leur position précédente. Ils avaient le vague souvenir de s’être retrouvés sur un chemin de terre, d’avoir observé un orbe de feu qui semblait posé au sol, et ils se souvenaient d’un barrage routier.

Lorsqu’ils arrivèrent chez eux, ils avaient plus de deux heures de retard. Il y avait des preuves matérielles que quelque chose d’inhabituel et de mystérieux s’était produit. Les belles chaussures de Barney étaient si profondément éraflées qu’il fut obligé d’acheter une nouvelle paire. La robe de Betty était déchirée à plusieurs endroits : en haut de sa fermeture éclair, sur l’ourlet et la doublure de la taille à l’ourlet. Il y avait des taches brillantes sur le coffre de sa voiture où ils avaient entendu le bourdonnement et un champ magnétique autour de ces taches. Leurs montres à mécanisme automatique étaient cassées, et le bracelet en cuir des jumelles était tranché.

J’ai commencé mon enquête sur l’affaire Hill en 1990, ne laissant rien au hasard. J’avais terminé mon enquête et préparé la plus grande partie de mon manuscrit en 2005. Mais je faisais des études supérieures en sciences sociales et en éducation. Le livre n’aurait pas été complet sans la contribution d’un physicien. Je connaissais le physicien nucléaire Stanton Friedman, et j’admirais sa défense de l’enquête de Marjorie Fish sur une carte des étoiles que Betty se rappelait avoir vue à bord du vaisseau. C’est lui qui sélectionna d’autres scientifiques pour vérifier l’exactitude du travail de Marjorie. J’ai invité Stanton à vérifier l’exactitude de mon travail et à contribuer au livre. Il a examiné le dossier historique de Betty, que je possède, et a lu mon manuscrit. Finalement, il accepta ma proposition, et un livre est né. Nous avons découvert que nous travaillions ensemble harmonieusement, nous avons donc écrit deux autres livres, et travaillé ensemble pendant près de quatorze ans. Stanton est décédé le 13 mai 2019. Ses messages quotidiens et ses appels téléphoniques hebdomadaires me manquent. Nous avons travaillé ensemble lors de nombreuses conférences et nous parlions souvent à partir de la même étape. Sa mort est une perte majeure dans ma vie. Lisez « Captured ! The Betty and Barney Hill UFO Experience » pour la suite de l’histoire, l’enquête sur l’affaire et l’évaluation scientifique des preuves.

 

* Singularité du cas Pascagoula :

LDLN : Qu’est ce qui selon vous fait la singularité du cas Pascagoula ?

Philip Mantle énumère cinq raisons qui en font un des cas les plus documentés :

A/ En quelques minutes, l’incident a été signalé à une base de l’US Air Force (il s’agissait de la base aérienne de Keesler) ; B : En moins d’une heure, ils ont signalé l’incident au service de police local où ils ont été enregistrés en secret ; C : Le Dr J. Allen Hynek s’est rendu sur place dans les 72 heures et a confirmé l’authenticité de l’affaire ; D : Un nombre croissant de témoins oculaires directs de l’incident ; et E : Plusieurs séances d’hypnose régressive ont été pratiquées sur les deux témoins.:

Que pensez-vous de l’analyse de Mantle ?

K : Je suis d’accord avec l’évaluation de Philip Mantle. Le cas de Calvin est l’un des premiers cas documentés d’enlèvement par des extraterrestres aux États-Unis. Calvin et Charlie étaient sur un quai de la rivière Pascagoula en train de pêcher lorsqu’ils ont été enlevés, et non pas dans leur lit comme cela arrive si souvent ces derniers temps. Non seulement il y eut des témoins, mais il y avait aussi des preuves matérielles sur la nouvelle voiture de Calvin, une Rambler Hornet. Il a découvert une rayure sur le côté de sa voiture, et la vitre du côté passager avait été brisée. En entrant du côté conducteur de son véhicule, sa boucle de ceinture a été aimantée vers le métal, indiquant un champ magnétique. L’enregistrement audio secret au poste de police indique clairement qu’il ne s’agissait pas de canulars. Certains détails descriptifs des caractéristiques physiques et comportementales des entités sont également uniques. Il ne s’agissait pas des formes typiques d’humains, de gris ou de mantides que d’autres ont observés. De plus, le Dr James Harder, un spécialiste des enquêtes sur les enlèvements, est arrivé peu après le Dr J. Allen Hynek pour hypnotiser les hommes.

 

* Le deuxième livre de Calvin Parker : « Pascagoula : The Story Continues » (Flying Disk Press, octobre 2019, non traduit) :

Tournons-nous à présent vers le livre de Calvin Parker, récemment traduit et publié en France le 12 octobre 2019, quarante-six ans jour pour jour après la date de l’incident.

LDLN : Vous avez rencontré Calvin Parker à l’occasion du congrès International UFO Congress à Phoenix, Arizona, du 4 au 8 septembre 2019. Calvin a fait un discours lors de cette conférence. Pouvez-vous décrire vos échanges ? Le connaissiez-vous auparavant ? Comment avez-vous été amenée à lui proposer une séance d’hypnose ?

K : Ma tante Betty Hill connaissait Calvin et Charlie, mais je ne l’avais pas rencontré, et je n’ai pas eu l’occasion de lui parler avant septembre 2019. Je m’intéressais depuis longtemps à son cas et j’avais lu le livre de Charlie [Charles HICKSON. N.d.t.]  « UFO Contact at Pascagoula ». Les incidents de contact continu de Charlie Hickson m’intéressaient personnellement. Calvin était resté silencieux et injoignable pendant des années, m’a-t-il dit, parce qu’il voulait oublier tout cela et passer à autre chose. Il ne voulait pas que ce soit le seul moment décisif qui ait coloré le reste de sa vie.

J’ai proposé deux présentations d’atelier lors de l’International UFO Congress, et j’ai animé des groupes de soutien chaque matin. J’avais également une table d’exposant près de la table de Calvin et de son épouse. Cela nous a donné l’occasion de discuter brièvement de l’intérêt que je porte à son cas et de sa relation avec ma tante.

Ma tante m’avait appris beaucoup de choses sur les expériences qu’ils avaient vécues, et j’ai eu l’impression de connaître Calvin depuis des années grâce à l’implication de ma tante dans son affaire. Elle a estimé que c’était l’un des rares cas solides d’enlèvement d’OVNI.

L’un de mes deux ateliers portait sur l’hypnose, et cela a apparemment intéressé Calvin. Je ne lui ai pas proposé de faire une séance d’hypnose. Lors de notre dernière nuit à Phoenix, je dînais dans le restaurant de l’hôtel quand Calvin s’est approché de ma table pour me demander de l’hypnotiser. J’ai accepté de le faire si nous pouvions convenir d’une date ultérieure. Quelques jours plus tard, on m’a emmenée par avion à la Nouvelle-Orléans et on m’a conduite à Pascagoula pour que je puisse pratiquer une séance de QHHT® avec Calvin. La séance a été enregistrée en audio et des photos ont été prises pour documenter l’événement. Un scénariste a pris des notes pendant la séance et je lui ai remis l’enregistrement, ainsi qu’à Calvin. La transcription de l’hypnose et les photos se trouvent dans le dernier livre de Calvin : « Pascagoula : The Story Continues – New Evidence and New Witnesses ».

Nous aborderons les contenus de votre séance d’hypnose en deuxième partie de cette interview. Cette transcription est un élément central du deuxième livre de Parker. Avant de l’examiner ensemble, considérons les aspects généraux du dossier.

 

* Rencontre entre Betty Hill, Charles Hickson et Calvin Parker :

LDLN : On sait que Betty Hill a voulu rencontrer Hickson et Parker, et ce dernier rapporte cette rencontre avec beaucoup d’émotion. Vous souvenez vous en quelle année cette rencontre « frappante » a eu lieu ? Betty Hill vous en a-t-elle parlé à l’époque ? Comment situez-vous les deux incidents l’un par rapport à l’autre ?

K : Je n’ai pas pu trouver de date précise pour la visite, mais Betty a dû quitter sa carrière d’assistante sociale pour l’Etat du New Hampshire en 1975, pour cause de maladie. Elle connaissait des épisodes invalidants de douleurs à la poitrine, au dos et à la tête, accompagnés de tremblements, d’une transpiration abondante et d’une perte d’équilibre. Elle avait 56 ans lorsque son médecin lui a conseillé de mettre de l’ordre dans ses affaires, en raison de problèmes cardiaques. Charlie et William Mendez ont rendu visite à ma tante en 1976. Elle a fini par se rétablir, au moins partiellement, mais on lui a diagnostiqué un cancer de l’estomac en 1993. Elle a survécu mais a été frappée par un cancer du poumon en 2003, qui lui a été fatal. Comme Charlie et Betty avaient une relation chaleureuse, Calvin et lui se sont rendus dans le New Hampshire pour lui rendre visite à la fin des années 1990 ou en 2003.

LDLN : Quel rapport également selon vous entre l’incident Pascagoula et l’expérience de Travis Walton le 5 novembre 1975 en Arizona (un peu plus de deux ans après) ?

K : Il y a des similitudes et des différences. Les similitudes sont les suivantes :

Les différences sont les suivantes :

Travis a été enlevé par des entités gris clair, au teint fin, avec de grands yeux sombres et bridés, et des types humains nordiques. Les entités gris clair étaient de plus petite taille que Travis, d’environ un mètre cinquante, et les types nordiques mesuraient environ un mètre quatre-vingt-dix. Elles avaient toutes cinq doigts et semblaient des êtres intelligents. Elles n’ont pas fait de mal à Travis, mais l’événement lui-même a été traumatisant.

Charlie et Calvin ont été enlevés par un type d’entité assez unique. Il s’agissait d’entités corpulentes, grises, peut-être robotisées, de la taille de Calvin, avec une peau d’éléphant ridée. Aucun œil ni bouche n’étaient visibles et des protubérances coniques étaient visibles dans la position où se trouveraient des oreilles et un nez humains. Elles avaient des mains en forme de mitaine ou de pince de crabe. Elles escortèrent les hommes jusqu’à l’OVNI en glissant sur la jetée et la végétation au sol, après avoir pratiqué une piqûre calmante au haut de leurs bras. Calvin a été examiné par une femme de type humain inhabituel qui n’a pas tenu compte de ses émotions, et Calvin dit à Budd Hopkins qu’elle portait un masque. Elle l’a enlevé au moins deux fois et l’a soumis à des procédures douloureuses.

 

* Quelques noms célèbres parmi les remerciements adressés par l’auteur :

Dans les Remerciements, plusieurs noms apparaissent, parmi lesquels quelques figures très connues dans le monde anglophone : Dr David Jacobs, Dr Leo Sprinkle, Mark O’Connell, Donald Schmitt, Peter Robbins, Barry Greenwood, Jan Aldrich.

 

1. Allen Hynek :

LDLN : Mark O’Connell est l’auteur d’une biographie de J. Allen Hynek, The Close Encounters Man (publié en juin 2017). Le chapitre 2 du livre de Parker rapporte la découverte récente, en 2019, d’un enregistrement audio de deux conférences d’Allen Hynek en février 1976, au Manitoba, Canada. Cette découverte a été faite par l’ufologue canadien Chris Rutkowski, qui a lui-même beaucoup étudié les cas d’enlèvements extraterrestres, en particulier au Canada. Les bandes magnétiques ont été numérisées et sont accessibles sur You Tube, grâce à Rutkowski :

https://www.youtube.com/watch?v=VxhHP0tu0Vo

Avez-vous un commentaire à ce propos ? En quelques mots, que représente Allen Hynek pour vous et pour l’ufologie en général ? Est-il vrai selon vous que le cas Pascagoula était l’un des cas préférés de Hynek ?

K : D’après les déclarations du Dr Hynek, le cas Pascagoula était l’un des « plus intéressants qu’il ait étudiés ». Aucune trace physique n’a été laissée sur le sol, il n’y avait donc rien, à sa connaissance, qui puisse être examiné scientifiquement. Il a été le premier enquêteur ufologue sur les lieux, et il a reconnu que les deux hommes avaient vécu une expérience traumatisante, mais il n’a pu qu’affirmer que l’événement était subjectivement réel. Quatre témoins avaient entendu le véhicule, mais personne ne s’était avancé pour témoigner avoir observé le vaisseau.

Sous hypnose avec le Dr James Harder, professeur d’ingénierie, Charlie a vécu une lutte intérieure. Calvin ne pouvait pas se souvenir immédiatement de ce qui s’était passé à bord du vaisseau. Le Dr Hynek exprime sa frustration dans son livre coécrit avec Jacques Vallée, « The Edge of Reality ». Il déclare :

« Je n’ai vu aucune trace d’un engin physique dans les environs, je ne peux donc pas dire si cela s’est vraiment produit. Les hommes ne mentent pas. J’en suis tout à fait convaincu. Je sais que les hommes étaient en état de choc. Charlie Hickson a passé un test au détecteur de mensonges. » (Page 104)

À la page suivante, le Dr Hynek déclare que cette apparition (OVNI) planait de huit à dix pieds au-dessus du sol au-dessus d’un vieux chantier de démolition automobile en panne, et que les créatures avaient descendu en flottant. Il éprouve des difficultés car ce cas ne ressemble à aucun autre.

LDLN : Calvin mentionne également, parmi une dizaine d’autres ufologues de renom, Donald Schmitt, connu comme un des plus importants chercheurs sur le crash de Roswell en juillet 1947. Comment expliquez-vous qu’il soit cité ici ? Schmitt est-il connu pour s’intéresser aux cas d’abductions ?

K : Don Schmitt a travaillé avec le Dr Hynek au CUFOS. Il a enquêté sur des cas d’enlèvement d’OVNI. Il m’a dit qu’il possédait les dossiers du Dr Harder. Cela indique clairement qu’il s’intéresse aux cas d’enlèvements. Je pense qu’il est connu comme l’un des plus importants chercheurs sur l’accident de Roswell, mais il a des sous-spécialités comme moi. Je suis connue comme l’un des chercheurs les plus importants sur l’affaire Hill et sur les cas d’enlèvement d’OVNI en général, mais j’ai une sous-spécialité. J’ai fait beaucoup de recherches sur l’histoire de l’implication du gouvernement américain dans les enquêtes sur les OVNI, leurs découvertes et leurs dissimulations.

 

2. Peter Robbins et David Jacobs :

LDLN : Selon les explications de Philip Mantle, ce fut l’ufologue Peter Robbins, résident à New York et ami de longue date de Budd Hopkins, qui informa Mantle de l’existence d’une cassette d’une séance d’hypnose d’Hopkins avec Parker en 1993, et de deux autres d’Hopkins avec Charles Hickson en 1985 et 1989. Ces cassettes furent remises à Mantle par David Jacobs, dépositaire des archives ufologiques de Budd Hopkins. Pouvez-vous confirmer ?

K : Je ne savais pas que Budd avait hypnotisé Charles Hickson en 1985 et 1989.

Revenons sur ces quatre séances d’hypnose, et d’abord sur les trois séances avec Calvin Parker.

 

– Les trois séances d’hypnose sur Calvin Parker :

LDLN : Le premier de ces « fils » est formé des éléments qui permettent de penser que Parker a subi des épisodes d’enlèvement depuis la petite enfance, et en tout cas a été en contact avec « la femelle » depuis ses premières années. On dispose du souvenir, donné par Calvin, de l’épisode de Sandersville, Mississippi, en 1963. Calvin était alors âgé de neuf ans. Il décrit cet épisode sous le nom de : « la femme sans visage ».

Pouvez-vous expliquer comment vous avez exploré cet incident lors de votre séance d’hypnose ? Quelle est votre interprétation ?

K : Nous avons appris par la régression hypnotique que la première observation de Calvin sur cette étrange femme, qui s’est invitée à plusieurs reprises dans sa vie, a eu lieu en 1963, alors que Calvin avait 9 ans, même s’il pensait qu’elle avait une apparence familière. Cette observation a eu lieu alors qu’il se trouvait dans sa maison d’enfance à Sandersville, MS. Il était tard dans l’après-midi, et lui et son frère observaient un serpent ingérant une grenouille par la fenêtre de leur chambre. Une grande femme d’une maigreur squelettique, habillée de bleu et portant un foulard bleu sur la tête, marchait près de la clôture qui séparait leur maison du pâturage. Cela ne s’était jamais produit auparavant. Lorsqu’elle a regardé dans la direction des garçons, ceux-ci ont été surpris de voir qu’elle n’avait pas de visage. Calvin a déclaré qu’il pouvait voir la pointe de son foulard sur l’arrière de sa tête. Elle s’est enfoncée dans les bois et a disparu.

Plus tard cette nuit-là, les garçons dormaient quand le frère de Calvin a crié : « Il y a un fantôme qui te souffle dans l’oreille. » Son frère a alors remonté les couvertures au-dessus de sa tête. Calvin n’a pas vu le fantôme, mais il a remarqué que son oreille était mouillée. Mes tentatives pour susciter une mémoire élargie n’ont pas abouti à un enlèvement, même si j’ai suggéré à Calvin de lever tous les blocages de mémoire qui auraient pu être placés par les ET. La mère de Calvin a entendu les cris de son frère et s’est empressée de venir en aide aux garçons. Par la suite, Calvin s’est endormi assez rapidement.

En tant que chercheuse à vocation scientifique, je ne peux pas spéculer sur ce qui a pu se passer au-delà du souvenir que Calvin a de l’incident. Le faire serait une indication de partialité. Cependant, je peux affirmer que j’ai plusieurs rapports d’entités non humaines qui sont vues à différents stades de la matérialité, allant de partiellement matérialisées à entièrement matérialisées. J’ai une photo d’une entité translucide dans un de mes cas les plus convaincants. Elle a été prise d’une fenêtre par un pilote commercial.

LDLN : Le deuxième événement significatif est celui qui s’est produit sur la Pearl River, lors d’une sortie de pêche familiale, où ils étaient ensemble avec Charles Hickson, un ami de son père. Calvin avait 12 ou 13 ans à l’époque.

Voici ce que Calvin a dit sous hypnose avec Kathleen Marden :

« La première fois que je l’ai vue, nous étions à la pêche. Nous étions allés sur la Pearl River avec des amis, et elle était dans les bois. Elle a essayé de me faire approcher d’elle ; à ce moment-là je n’ai pas vu son visage ou quoi que ce soit, mais elle a fait un geste pour que je me rapproche. Un de nos amis a rappelé ses enfants, nous sommes partis, et je ne me suis donc pas approché de la femme. »

LDLN : Qu’est-ce qui vous fait penser que Calvin a vraiment été à nouveau confronté à « la femme extraterrestre » ? Quelle est l’importance de cet épisode dans notre compréhension du phénomène des enlèvements ?

K : Calvin et sa famille étaient avec Charlie Hickson et sa famille pour une nuit de camping sur les rives de la Pearl River, quand Calvin a marché vers les bois pour faire ses besoins. Il a vu la jeune femme qui lui faisait signe dans les bois, mais il a été appelé pour le dîner. C’était un enfant obéissant, il ne l’a donc pas suivie.

Je ne peux ni confirmer ni nier que cette femme était la femme extraterrestre que Calvin a vue en 1963, mais Calvin la soupçonne de l’être. Il est perplexe qu’elle ait pris des traits physiques différents à chaque rencontre. Cette fois-ci, elle était très attirante et avait de longs cheveux blonds. Il n’a pas été en mesure de décrire ses vêtements. Mes questions sont les suivantes : Pourquoi se promenait-elle seule dans une région éloignée ? Était-ce une jeune femme qui campait avec sa famille sur la rive de la Pearl River ? Ou était-elle la même femme mystifiante qui n’avait pas de visage auparavant ? Cette question reste sans réponse.

Pendant la nuit, ils ont été réveillés par un bruit effrayant, mais Calvin pensait que c’était un loup, et non le bruit d’un vaisseau ET. Aucune lumière ou activité inhabituelle n’a été observée. Il a déclaré que rien d’inhabituel ne s’était produit. C’était une nuit et un matin parfaitement normaux. Rien n’indique que Calvin ait été enlevé en octobre 1967.

Plus tard dans la séance, Kathleen interroge Calvin sur l’expérience qui a suivi, le 11 octobre 1973, sur les rives de la rivière Pascagoula. Calvin avait alors dix-huit ans (presque dix-neuf). Dans cette partie de la séance, Calvin décrit l’expérience telle que nous la connaissons depuis les premiers comptes rendus en 1973. La femelle qui est apparue après que Calvin fut conduit à l’intérieur du vaisseau par les créatures « ridées, à la peau grise » avait les « cheveux bleus ». Interrogé avec prudence par Kathleen, Calvin déclare que cette créature était la même que celle qu’il avait vue lors de la sortie de pêche sur la rivière des Perles, bien qu’elle « semblait plus âgée ». La femelle a effectué une manipulation physique dans la gorge de Calvin qui a provoqué un saignement de nez. La douleur et la peur ont été instantanément soulagées par une piqûre au bras appliquée par l’un des êtres à la peau ridée. Dans sa mémoire consciente, ainsi que dans le contenu de la séance, le « contact » avec la femelle a ensuite été interrompu, et Calvin a été reconduit sur la jetée, dans un état d’hébétude.

LDLN : Quels sont les éléments nouveaux qui affleurent dans cette séance à propos de l’incident de 1973, et qui n’apparaissaient pas dans la séance avec Budd Hopkins en 1993 ?

K : J’avais un temps limité, basé sur des directives professionnelles, pendant lequel je pouvais travailler avec Calvin en état d’hypnose. J’avais lu la transcription de sa session avec Budd Hopkins, donc je ne me suis pas attardée sur l’enlèvement de 1973. J’ai obtenu des détails supplémentaires concernant les hautes cannes qui poussaient dans la région, l’herbe des marais et les débris sur le sol. Calvin a estimé qu’il s’était garé à une distance de 120-130 pieds (environ quarante mètres) de la jetée en béton et en acier. Il a aperçu aussi le bateau qui était amarré de l’autre côté de la rivière. Il a décrit les lumières bleues de l’OVNI se reflétant sur l’eau avant qu’elles ne brillent de derrière sa position sur la jetée. Il voit une expression sérieuse sur le visage de Charlie avant que celui-ci ne recule. Ils voient tous les deux des silhouettes s’approcher d’eux, puis l’un des êtres provoque une sensation de picotement dans le haut du bras gauche de Calvin. Il est maintenant complètement détendu, alors qu’il glisse à une cadence rapide sur l’herbe du marais.

Calvin ne peut pas cligner des yeux dans la lumière bleue et orange intense. À l’intérieur de l’OVNI, il est escorté dans un couloir plus large que haut. Les lumières sont maintenant faibles. Il est placé sur une belle table de cristal et a l’impression de flotter dans l’air. Lorsqu’il avait été hypnotisé par Budd Hopkins, il se rappelait avoir été attaché à une table mais il affirme maintenant qu’il se sentait paralysé. Un carré bleu mat tombe du plafond et s’arrête devant ses yeux. Il se déplace en cercle en émettant des cliquetis.

Une femme aux yeux marron et aux longs doigts entre dans la pièce. Il ne remarque pas de vêtements, seulement des cheveux bleus courts et fins. La lumière dans la pièce est bleue et orange. Cela contredit sa déclaration précédente selon laquelle la lumière était bleu-vert et que les cheveux de la femme étaient bleu-vert. Calvin est certain qu’il s’agit de la femme qu’il a vue sur la Pearl River, mais elle est plus âgée et a une coiffure différente. Il a dit à Budd qu’elle portait un masque. Il n’a pas vu de masque lors de notre séance d’hypnose. Elle lui perfore l’arrière de la gorge, pense-t-il, avec ses doigts, et son nez saigne abondamment pendant environ une minute. Puis elle recule et émet un marmonnement du fond de sa gorge. Cela fait réagir la créature d’aspect robotique qui l’escorte alors hors du vaisseau. Le robot cause à nouveau une sensation de picotement au bras de Calvin, et celui-ci est évacué du vaisseau dans un état très détendu.

Charlie est reconduit jusqu’à la rive après Calvin, et ils regardent l’OVNI disparaître. Il déclare qu’ils entendent un petit bruit, que la lumière s’est éteinte et que tout a disparu. Il ne voit pas le vaisseau se soulever et s’envoler, mais ses yeux sont irrités.

LDLN : Pensez-vous possible, avec votre expérience, que les souvenirs de Calvin concernant l’incident de Pascagoula aient été bridés, et que d’autres « procédures » aient eu lieu ce soir du 11 octobre 1973 ?

K : Tout est possible, mais Calvin et Charlie pensent qu’ils n’ont été enlevés que pendant 30 à 60 minutes. Cela ne permettrait pas de réaliser la série complexe de procédures qu’il a mentionnée dans sa séance d’hypnose avec Budd. Je soupçonne qu’il a fusionné les expériences de 1973 et 1993 en un seul événement.

 

* L’Incident de Cat Island, mars 1993. Deuxième épisode d’enlèvement vécu par Calvin Parker, près de vingt ans après l’incident de Pascagoula :

LDLN : Dans la même séance, vous interrogez Calvin sur une rencontre ultérieure avec la femelle. Il confirme alors sous hypnose les contenus de la séance de 1993, à savoir les contenus de l’incident de Cat Island en mars 1993. Pouvez-vous rappeler cet incident pour les lecteurs novices ?

K : Cet incident a été extrêmement traumatisant pour Calvin. Il était dans son bateau en train de déjeuner quand il a eu la sensation d’être soulevé en l’air. Il pouvait voir un nuage isolé au-dessus de lui et quelque chose dans le nuage. Il est entré dans la base de l’OVNI et s’est senti suspendu. La femelle familière est apparue. Il l’a décrite comme ayant vieilli. Ses cheveux étaient plus longs et elle portait une combinaison bleue.

Son comportement avait changé. Cette fois, elle l’a attrapé et l’a jeté sur une table. Il a senti des tiraillements sur ses bras et ses jambes comme si quelque chose le retenait. Il pouvait voir et entendre le sang couler de sa main extrêmement douloureuse et il sentait l’odeur de l’ammoniac dans la pièce. Calvin devenait de plus en plus faible jusqu’à ce qu’il voie un tunnel et une lumière au bout du tunnel, ce qui ressemblait à une expérience de mort imminente.

Son prochain souvenir est celui d’avoir été soulevé sans effort de la table et d’avoir été plaqué contre un mur. Elle lui a enfoncé dans le nez un objet douloureux qui a provoqué des saignements. Il a senti de l’électricité dans tout son corps et a ensuite vu de petites boules d’électricité rebondir sur les murs et le piquer. Il a saisi la femme à la gorge et lui a percuté la tête contre le mur à plusieurs reprises, faisant couler du liquide noir de ses yeux, de son nez et de ses oreilles. Elle a émis un étrange marmonnement et l’entité robotisée qui se tenait contre le mur est entrée en scène. L’entité a causé une sensation de picotement au bras de Calvin et il est devenu docile. Son souvenir suivant est celui d’un réveil dans l’obscurité. Il est de retour sur son bateau mais ne se souvient pas d’avoir pêché. Cependant, le lendemain, il trouve du poisson dans sa glacière.

 

* Debbie Jordan (cas d’abduction très connu étudié par Hopkins) entourée de Calvin Parker et Budd Hopkins, mars 1993 :

LDLN : Cet épisode figure au chapitre douze du premier livre de Parker sous la forme de la transcription de la séance d’hypnose de Calvin Parker avec Budd Hopkins en mars 1993. Cette transcription fait en quelque sorte « l’articulation » entre le premier et le deuxième livre, dans lequel elle est également reproduite. Cet épisode était inconnu jusqu’en 2018, date à laquelle la cassette a été remise par David Jacobs à Parker et à Mantle (sur la base d’une information communiquée par Peter Robbins). Calvin n’en avait aucun souvenir, Budd Hopkins ayant appliqué une commande post-hypnotique à cet effet.

Que souhaitez-vous dire sur cet incident et sa signification ? Quel lien cette séance de 1993 permet-il d’établir entre l’incident de 1973 et celui de Cat Island ?

K : Les deux incidents semblent être liés car Calvin a été emmené dans un environnement à chaque fois différent. Il a vu la femme familière mais mystérieuse, et la grande créature grise et ridée qui lui servait d’assistant lorsqu’elle l’avait manipulé. Chaque fois, elle lui a inséré quelque chose dans le fond de sa gorge ou de son nez qui a provoqué un saignement. Je pense que c’était peut-être un implant. On ne sait pas si elle lui a entaillé la main et lui a fait une prise de sang dans les deux cas. Elle a douloureusement incisé sa main en 1993. Son sang était chaud et il l’a entendu couler dans ce qui semblait être un récipient. Il a alors perdu conscience et a frôlé la mort.

Les principales études de recherche sur lesquelles j’ai travaillé et les études universitaires sur les expériences Omega 1 et 2 indiquent que les personnes enlevées par des OVNI présentent de nombreuses caractéristiques rapportées également dans les expériences de mort imminente. Il n’est pas clair si l’expérience de mort imminente de Calvin était intentionnelle, mais il a eu le sentiment qu’elle essayait de le tuer. Se peut-il qu’elle ait tenté de modifier son comportement ou quelque chose de plus malveillant ? Je ne peux pas répondre à cette question.

LDLN : A la différence de la transcription de la séance de 1993 avec Hopkins, dans laquelle Calvin, après être arrivé sur l’île au milieu de la matinée, se retrouve d’un instant à l’autre « plongé dans la nuit » (Calvin consulte sa montre et se rend compte qu’il est près de 22 heures), il est capable, dans la séance avec Kathleen, de décrire le moment où il est « enlevé » à bord du vaisseau.

« La chose suivante que j’ai réalisé, c’est que j’étais aspiré. J’ai regardé en l’air et j’ai pu voir, c’était invisible ce que je regardais, c’était un nuage, il y avait quelque chose dans le nuage qui me soulevait. Cela continuait à me soulever, à me soulever. Cela sembla durer une éternité ».

Avez-vous un commentaire sur l’évolution du récit ? Pouvez-vous expliquer comment la perception d’un évènement peut se modifier au fil du temps ? Cela sera certainement utile pour tous ceux d’entre nous qui connaissons mal le phénomène des abductions, les caractéristiques du « temps manquant » et plus encore le fonctionnement des séances d’hypnose appliquées aux abductés.

K : La séance d’hypnose de Calvin avec Budd Hopkins n’a pas clairement délimité les deux incidents d’enlèvement. Nous savions que l’un s’était produit en 1973 et l’autre en 1993, mais les lignes de démarcation semblaient floues. J’avais mené un long entretien avec Calvin avant notre séance d’hypnose, j’étais donc bien consciente de ce qu’il savait. J’ai utilisé une technique d’hypnose médico-légale, telle qu’elle est utilisée dans les enquêtes des forces de l’ordre, pour obtenir les informations brutes que je pouvais obtenir sans poser de questions susceptibles d’entraîner une affabulation. La mémoire de Calvin semblait claire et il était dans un état d’hypnose profond. Lors de la phase initiale, je lui avais demandé de n’énoncer que ce qu’il savait être vrai.

En ce qui concerne la perception d’un incident au fil du temps, je ne sais pas si Calvin était conscient, en 1993, que les humains sont souvent transportés vers des vaisseaux non conventionnels dans une sorte de « poutre porteuse ». Aurait-il pu fantasmer sur cette nouvelle information ? Tout est possible. Cependant, j’avais fait des suggestions pour éviter les confusions. De plus, j’ai reçu de nombreux rapports sur des OVNI partiellement dissimulés par un nuage isolé. Les déclarations de Calvin sous hypnose selon lesquelles il est transporté vers le vaisseau en vol stationnaire sont cohérentes avec les informations recueillies dans presque tous les autres cas que j’ai étudiés.

Il a été surprenant d’apprendre que Calvin avait été absent pendant environ 10 heures lors de l’incident de 1993. J’étais sceptique, me demandant s’il s’était simplement endormi et avait rêvé de l’épisode d’enlèvement. Mais il a trouvé une coupure sur sa main et du sang qui avait imprégné sa chemise, ce qui laisse penser que l’incident était réel. Nous devons nous demander s’il est resté à bord du vaisseau pendant un si grand nombre d’heures parce que l’étrange femme a failli le tuer. Était-ce une période de récupération ? Nous n’avons pas la réponse à cette question. De plus, il ne se souvenait pas avoir pêché, mais il y avait du poisson dans sa glacière. Il semble qu’il soit resté amnésique plus longtemps que le temps passé à bord de l’OVNI.

LDLN : Calvin reconnaît à nouveau « la femelle » dont le comportement est décrit comme plus brutal par rapport à la rencontre antérieure. « This time she went a little crazy ».

Ce qu’on observe en lisant cette partie de la transcription de votre séance d’hypnose, c’est que la description de Calvin est cohérente avec ce qui apparaît dans la séance de 1993.

Calvin subit des procédures physiologiques assez violentes et fort douloureuses. Comme dans la séance avec Hopkins, Calvin rapporte les boules de lumière qui rebondissent dans la pièce, et qui, au contact, causent des piqûres douloureuses, comme des décharges électriques.

Avez-vous déjà rencontré ce phénomène dans les cas d’enlèvements que vous avez étudiés ?

K : Les personnes enlevées décrivent souvent la sensation d’un picotement électrique dans leur corps. Mais je ne me souviens pas avoir interviewé ou hypnotisé une autre personne qui avait observé des boules d’électricité rebondir dans la pièce.

LDLN : A un moment donné, comme cela était décrit dans la séance de 1993, Calvin parvient à agripper violemment la femelle et percute son crâne contre le mur. La femelle saigne abondamment par les yeux, les oreilles et le nez. Calvin est paralysé par un des « gardiens ».

Un tel exemple d’« affrontement » entre une victime et ses « abducteurs » est-il apparu dans d’autres cas, connus ou non du grand public ? Que signifie cet élément selon vous ?

K : J’ai reçu plusieurs rapports d’humains qui se sont défendus contre l’enlèvement en saisissant une entité par le cou ou en l’attaquant. Parfois, le cou semble s’être brisé ou plié. Dans certains cas, les entités disparaissent rapidement. Dans d’autres cas, l’humain est blessé.

LDLN : Des éléments nouveaux apparaissent-ils dans votre séance par rapport à celle de Budd Hopkins concernant l’incident de Cat Island ?

K : Calvin affirme que la femme avait des caractéristiques non humaines. Son sang était noir jais et son cou était spongieux. Cette fois, il n’a pas senti qu’elle était humaine. C’est significatif car elle a pu modifier son apparence pour tenter d’apaiser la peur humaine. J’ai plusieurs cas d’enlèvements par des êtres insectoïdes qui ressemblent à des mantes religieuses. Ils sont grands et extrêmement minces. On rapporte souvent qu’ils ont de faux visages ou des masques. Ils effectuent des procédures qui provoquent une sensation de chaleur intense. Et ils ont la capacité de se présenter comme translucides et solides, comme sur la photo de cet article.

LDLN : Que pensez-vous du fait que les souvenirs sont très cohérents avec la session de 1993 ?

K : Cela indique que Calvin se souvenait de la même expérience, mais de façon plus distincte et plus détaillée. C’est significatif.

LDLN : Pouvez-vous commenter, pour finir, à propos de l’épisode de Cat Island, les images d’holocauste nucléaire qui ont été imprimées dans le cerveau de Calvin au moment où il eut ce contact physique violent avec la femelle ?

Extrait du résumé par Kathleen dans le deuxième livre de Calvin :

 « On lui fit voir un holocauste nucléaire et des images de visages qui se décomposaient. Les survivants étaient plongés dans un grave futur, et toute vie finit par périr. Nous devons nous demander si Calvin était la cible de l’enlèvement de 1973, et non pas Charles, compte tenu du passé de son père dans l’industrie nucléaire ».

K : Il n’est pas rare que l’on montre aux personnes ayant vécu des enlèvements des images d’holocauste nucléaire et d’effondrement environnemental. L’étrange femme semblait préoccupée par notre utilisation des armes nucléaires quand elle lui a montré un nuage en forme de champignon, une lumière vive et des visages de gens qui fondaient. Les gens étaient affamés et mourants. L’avenir s’annonçait sombre. C’est un schéma qui se répète dans la communication avec les non-humains. Ils semblent craindre que notre voie actuelle ne mène à la destruction.

 

* En mémoire de Charles Hickson :

LDLN : Le cas Pascagoula a été largement connu dès la fin des années 1970 et le début des années 1980 à-travers le livre de William Mendez et Charles Hickson. Ce dernier, l’un des deux témoins de l’incident, a donné de nombreuses interviews radio et interviews écrites, et il a participé à de nombreux programmes télévisés. Décédé le 12 septembre 2011 à Pascagoula, où il a toujours vécu, sa personne est aujourd’hui dans l’ombre du fait de la renommée tardive de celui qui était un jeune homme en 1973 et qu’il a essayé de protéger de l’acharnement des médias.

Que direz-vous aujourd’hui de son rôle pour faire connaître le cas ?

K : Charles a établi la crédibilité de l’affaire en appelant la base aérienne de Keesler. Il a pris contact avec la police locale. Il s’est volontairement soumis à une enquête et à l’hypnose de deux enquêteurs de premier plan. Il a passé et réussi un examen polygraphique. Son témoignage rapide a conduit à des rapports de témoins crédibles. Malgré le ridicule que les sceptiques lui ont fait subir, il a porté son histoire de manière cohérente tout au long de sa vie. C’était un homme courageux.*

LDLN : Le livre d’Hickson (1983) est moins commenté aujourd’hui que les deux livres de Parker. Parmi les séances avec Charles Hickson, le livre présente les transcriptions de deux séances faites par Hopkins en 1985 et 1989. Toutefois, avant celles-ci, figure la transcription de la séance de 1974 faite par James Harder et Leo Sprinckle. Les circonstances dans lesquelles cette transcription a été retrouvée est significative pour comprendre les hasards et les chances de la recherche ufologique. Dans ce cas, l’auteur Mark O’Donnell travaillait à la rédaction de la biographie de J. Allen Hynek, et il reçut un carton de documents du chercheur et auteur ufologue Michael Swords. Parmi de nombreux documents personnels d’Hynek, il trouva une cassette audio avec l’inscription « Charles Hickson Hypnotic session- Sprinckle & Harder ».

 

– Les séances de Budd Hopkins avec Charles Hickson en 1985 et 1989 :

LDLN : Ces questions renvoient indirectement à la disparition de ce grand pionnier que fut Budd Hopkins. Pouvez-vous dire quelques mots pour résumer l’importance de sa contribution aux études sur le phénomène abduction ?

K : Budd Hopkins était un grand pionnier de la recherche sur les enlèvements d’OVNI. En plus de pratiquer l’hypnose, il a animé des groupes de soutien pour les experiencers. Il a également travaillé sur des projets de recherche universitaire avec le Dr. Don C. Donderi, le Dr Stuart Appelle et d’autres. Sa participation à une étude universitaire sur les symboles extraterrestres a permis d’analyser des ensembles de symboles dessinés par des personnes enlevées et des ensembles de symboles imaginaires dessinés par des personnes non enlevées. Le résultat a été remarquable. Deux ensembles distincts de symboles dessinés par les personnes enlevées qui avaient été étudiés par Budd étaient presque identiques, mais différents des ensembles de symboles dessinés par des personnes non enlevées qui imaginaient à quoi ressemblerait une écriture extraterrestre. Il a également contribué à l’élaboration de l’inventaire de la personnalité américaine, avec le Dr. Donderi et Ted Davis. Le Dr Donderi a normalisé cette mesure et l’a administrée aux 516 experiencers sélectionnés par le MUFON dans le cadre de notre projet de recherche sur les experiencers.

LDLN : Pensez-vous qu’il aurait pu influencer encore aujourd’hui les recherches sur ce phénomène s’il n’était pas disparu ?

K : Je suis convaincue qu’il serait aujourd’hui actif dans la recherche sur les enlèvements d’OVNI s’il avait continué à vivre.

Abordons à présent les contenus de ces cassettes de 1985 et 1989.

 

– Séance du 13 Aout 1985 – Budd Hopkins et Charles Hickson :

LDLN : Cette séance semble parcourir plusieurs épisodes d’enlèvement ou en tout cas de rencontre rapprochée vécus par Hickson. Le premier de ces épisodes remonte à l’enfance. Nous trouvons donc ici une similitude avec l’expérience de Calvin, telle qu’il en témoigne dans la séance de 1993 avec Hopkins et dans celle de Marden en 2019. Que pouvez-vous dire sur ce lien avec l’enfance, dans le cas de Charlie comme dans le cas de Calvin ? Direz-vous que ces éléments confirment le schéma général mis à jour par Hopkins et David Jacobs, à savoir que les enlèvements commencent dès l’enfance et se poursuivent « tout au long de la vie » ?

K : Il est difficile de déterminer si Calvin a été enlevé lorsqu’il était enfant. Il l’a nié à plusieurs reprises malgré son observation de l’apparition fantomatique et de la jolie blonde. Pourtant, lors de sa séance d’hypnose avec Budd, il a déclaré qu’il avait été enlevé à l’âge de 5 ou 6 ans. Il semble y avoir un schéma d’enlèvements répétés dans la vie de Charlie également. Le projet de recherche du MUFON que j’ai mentionné plus tôt a découvert que 60% des personnes enlevées dans notre étude connaissaient des membres de leur famille qui avaient été victimes d’un enlèvement par un OVNI.

LDLN : Que direz-vous sur ces manipulations douloureuses avec « piqûres d’aiguille » dans la zone du genou dans le cas d’Hickson ? On ne peut s’empêcher de voir une analogie avec les descriptions angoissées de Parker sur ces injections d’aiguille dans la main, à la cheville, et les sensations de douleurs atroces, de « brûlures » qui étaient causées.

K : Les piqûres d’aiguilles sur les membres sont généralement faites pour l’une des deux raisons suivantes. 1. Pour insérer un implant. 2. Pour guérir un problème médical.

 

* Actualité du dossier Pascagoula : Les nouveaux témoins

LDLN : Un aspect significatif a surgi après la parution du premier livre de Parker et figure aussi dans le deuxième volume, « The Story Continues » : L’apparition de nouveaux témoins crédibles.

Cet aspect du dossier Pascagoula vous semble-t-il important ? Comment peut-on l’expliquer selon vous ? Y a-t-il un cas qui vous a particulièrement frappé parmi ces nouveaux témoins ?

K : Je me rends compte que certains témoins n’ont pas pu révéler dès le début qu’ils avaient vu l’OVNI depuis l’autre côté de la rivière et depuis le pont. Le facteur de ridicule était beaucoup plus important qu’aujourd’hui. Ils devaient s’inquiéter de l’évolution de leur carrière et protéger leur réputation. Les nouveaux témoins apportent de nouvelles preuves que l’enlèvement de Hickson-Parker fut un incident réel, surtout parce que l’un d’entre eux a fait ce qu’il pensait être des aveux sur son lit de mort.

 

* L’observation de l’USO/OANI, le 6 novembre 1973. Les pêcheurs et les gardes-côtes :

(U.S.O. : Unidentified Submarine Object/Objet Sous-Marin Non Identifié) En France, la dénomination O.A.N.I (Objet Aquatique Non Identifié) a prévalu. Cf. les deux livres de Sylvain Matisse – JMG Editions).

Cette observation avait été largement couverte par la presse en 1973, et sûrement oubliée par la suite. Pour rappeler au lecteur : Six pêcheurs ont été confrontés à un objet sous-marin non identifié alors qu’ils pêchaient dans la baie de Pascagoula dans les premiers jours de novembre 1973, soit trois semaines après l’incident de Pascagoula. L’événement avait été signalé aux garde-côtes, qui avaient dépêché un bateau avec deux gardes-côtes ; ceux-ci avaient réussi à retrouver l’objet sous-marin, qui a finalement disparu.

LDLN : Dans le récit de Mme Blair, est mentionné un être aquatique se déplaçant à la surface de l’eau le long de la jetée ; Mme Blair se promène avec son mari.

Peut-on établir un lien entre ces deux récits lointains ?

K : Mon esprit pragmatique ne peut pas établir de lien entre les deux. Peut-être que d’autres le peuvent.

LDLN : Nous pouvons ajouter le récit de l’ouvrier du chantier naval qui, dans les premiers jours de janvier 2020, a déclaré qu’avec plusieurs collègues, depuis un chantier en hauteur, en octobre 1973 à Pascagoula, il avait observé du haut du chantier « six objets sous-marins de la taille d’une camionnette ».

Quelle est l’importance de l’élément « USO/OANI » dans l’affaire Pascagoula ?

K : A mon avis, l’observation de l’OANI est importante car il y a eu de nombreux enlèvements d’OVNI près de grandes étendues d’eau. De plus, il y a eu de nombreux témoins et la marine américaine a été impliquée dans l’enquête. Ils ont admis qu’ils ne pouvaient pas identifier l’objet submergé. Ce n’était pas un animal aquatique ni un sous-marin conventionnel.

LDLN : En tant qu’ufologue, quel intérêt portez-vous au phénomène USO/OANI ? Ce dossier fait-il l’objet d’une attention et d’un intérêt particuliers au sein du MUFON ?

K : En tant que chercheuse et enquêtrice spécialisée dans les enlèvements d’OVNI, je suis très attentive aux rapports d’enlèvement d’OVNI qui impliquent d’éventuels OANI. Il y a une incidence accrue d’enlèvements d’OVNI près de grands plans d’eau et certains témoins font remarquer qu’ils ont senti qu’ils étaient sous l’eau ou qu’ils ont vu de l’eau lorsque l’OVNI entrait ou sortait de l’océan ou d’un grand lac.

LDLN : Actualité audiovisuelle : Plusieurs productions sont en cours ou déjà distribuées depuis un ou deux ans autour du phénomène abduction. Il y a eu beaucoup de publicité aux USA autour du documentaire de John Sumple et Jack Roth : « Extraordinary : The Seeding », qui aborde la thématique controversée des « hybrides extraterrestres ». Un autre réalisateur, Charlie Parish, prépare aussi un documentaire ; il a longuement interviewé David Jacobs et il est en contact avec Philip Mantle. Il y a quelques jours, la société de production Reality Entertainment a distribué en Amérique le premier documentaire sur le cas Pascagoula, réalisé par J. Michael Long, dans lequel Calvin Parker joue un rôle central. Avez-vous suivi cette actualité ?

K : Oui, je l’ai fait. En fait, j’ai été interviewée par Jack Roth, mais je ne me souviens pas si c’était pour « Extraordinary : The Seeding » ou un autre documentaire. J’ai tendance à présenter une vision équilibrée des phénomènes d’enlèvement et de contact et à m’appuyer sur les résultats des recherches plutôt que sur mon analyse subjective ou mon apport émotionnel. J’ai constaté que la couleur de la peur est notre perception. Une personne enlevée terrifiée est susceptible de croire que son expérience a été horrible, alors que la perception d’une personne enlevée calme et à l’aise est généralement différente. Je suis apparue dans le récent documentaire « Being Taken ». En septembre, j’ai donné une longue interview à un autre producteur qui prépare un documentaire sur les enlèvements et les contacts.

LDLN : Un dernier mot. Sur les photos prises à l’International UFO Congress à Phoenix, on voit la confiance et l’affection que Calvin Parker vous témoigne spontanément. Pensez-vous que l’expérience de cette séance de septembre a eu un effet bénéfique pour lui ? Etes-vous en contact actuellement ? Avez-vous un mot pour lui, pour conclure cet entretien ?

K : Calvin semble satisfait de sa séance d’hypnose avec moi. J’ai pris un soin particulier à le traiter avec douceur. Sa santé physique et émotionnelle était ma plus grande priorité. J’ai écrit à Calvin il y a deux jours et j’ai reçu sa réponse hier. Calvin est une personne gentille et attentionnée. J’ai pris plaisir à rencontrer son épouse et sa mère, et à les interviewer. C’est un homme bien qui a accompli beaucoup de choses dans sa vie malgré le stress émotionnel de l’enlèvement par des extraterrestres. Je pense qu’il est plus âgé, maintenant, et qu’il peut mettre les choses en perspective, même si certaines questions devront rester sans réponse.

LDLN : Merci Kathleen.”

Interview pour LDLN réalisée en anglais entre les 12 et 18 janvier 2020 et traduite par Jean Librero, traducteur du premier livre de Calvin Parker, « Pascagoula1973 : Ma Rencontre Rapprochée », publié le 12 octobre 2019.

 

* Livres de Kathleen Marden :

* Interview avec Kathleen MARDEN sur le webmédia UFO CONSCIENCE, 17 AVRIL 2020. https://www.youtube.com/watch?v=2lwWOtLS7nY

Interview de 2 H 28, consacrée principalement au cas Barney & Betty Hill. Merci à KATHLEEN !

Emission relayée sur le site de Sylvain Matisse : Investigation UFO et Science                                  https://ufoetscience.wordpress.com/2020/04/20/kathleen-marden-complement-dinformations-sur-le-dossier-de-lenlevement-de-betty-et-barney-hill/

(Extraits du site www.kathleen-marden.com) :

 

 

 

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