Un symposium sur les OVNIs à Washington (29 avril – 3 mai 2013)

 Stephen Bassett

Steve-BassettDu 29 avril au 3 mai 2013, s’est déroulé, à quelques encablures du Capitole de Washington, le congrès de CHD, le “Citizen Hearing on Disclosure”. Parmi les personnes présentes, il y avait des membres du Congrès et des officiers de lUS Air Force

Aux Etats-Unis, le lobby de la divulgation fait pression sur le gouvernement américain pour qu’il lève le secret sur le dossier OVNI, Stephen Bassett étant l’un des principaux activistes de ce mouvement. A la tête du “Paradigm Research Group”, il a organisé le « Citizen Hearing on Disclosure » (l’Audience citoyenne de la divulgation). L’intérêt de ce colloque tient en grande partie à la qualité de certains intervenants : hauts gradés, politiques, scientifiques, anciens membres des services de renseignements US… Beaucoup sont des compagnons de route de longue date de Stephen Bassett. Parmi eux, Edgar Mitchell (le sixième homme ayant marché sur la Lune), l’Anglais Nick Pope, le capitaine Robert Salas (qui a évoqué la désactivation, en 1967, de missiles nucléaires par un OVNI sur la base de Malmstrom) et l’ancien ministre de la Défense canadien Paul Hellyer. Stephen Bassett, qui a tenté de reproduire le décorum et la solennité d’une audience au Congrès, a convaincu six anciens élus de tous bords de former un panel censé écouter les témoignages des orateurs et leur poser des questions. Le panel d’anciens parlementaires ayant procédé aux auditions était composé de trois femmes et de trois hommes, dont trois conservateurs, deux démocrates et un libertarien. Ils étaient peu informés sur le sujet et plutôt sceptiques, mais en moins de deux jours, note Stephen Bassett, ils ont été impressionnés tant par la teneur des propos que par la qualité des témoins. A la fin de la semaine, certains étaient convaincus de la réalité d’une présence extraterrestre, alors que d’autres restaient beaucoup plus sceptiques sur ce point. Tous ont cependant convenu que le Congrès devrait engager des auditions officielles, l’importance majeure du sujet justifiant cela. Les six membres du panel étaient :

* Carolyn Kilpatrick (démocrate), ancienne députée du Michigan (2003-2011).

* Merrill Cook (républicain), ancien député de l’Utah (1997-2001).

* Mike Gravel (libertarien), ancien sénateur de l’Etat d’Alaska (1969-1981) et ex-candidat à l’investiture du parti démocrate en 2008.

* Lynn Woolsey (démocrate), ancienne députée de l’Etat de Californie (1993-2013).

* Darlene Hooley (démocrate), ancienne députée de l’Oregon (1997-2009).

* Roscoe Bartlett (républicain), ancien député de l’Etat du Maryland (1993-2013).

Stephen Bassett note que le « message clair envoyé par ces quatre journées d’auditions est plutôt de gros calibre : ‘Pourquoi n’avez-vous pas tenu ces auditions vous-mêmes ? Pourquoi ces témoins ne sont-ils pas entendus devant le Congrès ?’ Voyez notre slogan : ‘Si le Parlement ne fait pas son job, les gens le feront !’ » (Interview de Stephen Bassett dans « Nexus » de juillet-août 2013, p. 86.)

Le “New York Times” a consacré un article à cette manifestation. Le quotidien cite Mike Gravel, l’ex-sénateur démocrate de l’Alaska aujourd’hui libertarien, qui déclare que la Terre est placée sous surveillance… Quant à Carolyn Kilpatrick, ancienne représentante démocrate du Michigan, battue en 2010, elle déplore que ce sujet soit traité en dérision et dit qu’il y a des données scientifiques qui indiquent « qu’il se passe quelque chose ». Les raisons pour lesquelles ces élus ont accepté de participer au “Citizen Hearing on Disclosure” sont diverses, mais le “New York Times” en retient deux : une saine curiosité et les 20 000 dollars offerts à chaque auditeur issu du sérail politique pour assister aux cinq jours de conférence et poser quelques questions aux intervenants.

Dans le numéro de juillet-août 2013 de “Nexus”, on précise (page 92) que c’est le Canadien Thomas Clearwater (dont la fortune de la famille s’est faite dans le pétrole) qui a financé à hauteur de 600 000 dollars, une somme qui correspond à une participation à la production de “Truth Embargo”. Il devait récupérer sa mise.

 

1. Quelques intervenants :

Près de quarante personnalités se sont ainsi réunies au “Press Club” de Washington, l’objectif étant d’inciter les élus du Congrès et le gouvernement américain à révéler au grand public les éléments d’information dont ils disposaient. La salle de bal du “Press Club” a été aménagée à la manière du Sénat américain, le slogan de CHD étant : « Si le Congrès ne fait pas le travail, le peuple s’en chargera. »

Plusieurs anciens élus figurent au comité du “Citizen Hearing on Disclosure”. Parmi eux, il y a Mike Gravel, l’ancien sénateur démocrate de l’Alaska qui s’était fait connaître durant la guerre du Vietnam en publiant des documents confidentiels, les “Pentagon Papers”, et en menant campagne contre la conscription obligatoire. Persuadé de l’existence de phénomènes mystérieux, connus et dissimulés par les autorités, il a déclaré au “Huffington Post” qu’il ne pensait pas que le mot “extra-terrestre” soit le plus adapté et qu’il serait plus juste de parler de « substances étrangères non identifiables ou de véhicules aériens ».

Les militants de CHD, qui entendent dénoncer ce qu’ils considèrent comme un “embargo” organisé sur ces phénomènes, n’excluent pas non plus de porter leurs revendications devant l’ONU. Ce symposium avait pour objectif de mettre un maximum de pression sur les élus du Congrès et le gouvernement américain, le but étant de les inciter à révéler au grand public les éléments d’information dont ils disposent. Voici la liste des participants au comité du“Citizen Hearing of Disclosure” :

Stephen Bassett, Sergent John Burroughs (USAF, à la retraite), John Callahan (FAA, à la retraite), Grant Cameron (Canada), Alejandro Chionetti (Argentine), docteur Anthony Choy (Pérou), Peter Davenport, Richard Dolan, major George A. Filer, III (USAF, à la retraite), lieutenant-colonel Richard French (USAF, à la retraite), Stanton Friedman (Canada), A. J. Gevaerd (Brésil), Steven Greer, Paul Hellyer (Canada), Gary Heseltine (Royaume-Uni), Linda Moulton Howe, Antonio Huneeus, Roger Leir, Jesse Marcel Jr., Denice Marcel, Jesse Antoine Marcel, Edgar Mitchell (USAF/NASA, à la retraite) – (via Skype), sergent James W. Penniston (USAF, à la retraite), Roberto Pinotti (Italie), Nick Pope (Royaume-Uni), Kevin Randle (LTC USAR, à la retraite), capitaine Robert Salas (USAF, à la retraite), colonel Ariel Sanchez (Uruguay), colonel Oscar Santa-Maria (PAF, à la retraite, Pérou), Donald Schmitt, Daniel Sheehan, docteur Sun Shili (Chine), Geoffrey Torres pour Milton Torres (Major USAF, à la retraite), docteur Thomas Valone, docteur Robert Wood.

* Gary Heseltine, un officier de police anglais, a créé en 2001 une base de données des observations d’OVNIs par des policiers du Royaume-Uni. En douze ans, il a recensé 430 cas impliquant 900 membres des forces de l’ordre. 73% de ces observations ont été rapportées par plusieurs policiers. Ainsi, en avril 1984, dans le Middlesex, une vingtaine d’officiers de police ont vu pendant deux heures un objet en forme de dôme projetant des « boules lumineuses » vers le sol. Cette observation a été retranscrite dans un rapport communiqué au ministère de la Défense.

* Le colonel Oscar Santa Maria Huerta, qui a servi pendant vingt-cinq ans dans l’armée de l’air péruvienne, a raconté son combat aérien, le 2 mai 1980, avec un objet en forme de sphère évoluant à proximité de la base militaire de La Joya, à Arequipa. Oscar Huerta a décollé à bord de son Sukhoi 22 pour intercepter l’objet d’environ dix mètres de diamètre, formé d’une sorte de bulbe blanc crémeux reposant sur un socle d’apparence métallique. D’abord convaincu que cet objet était un ballon espion, le pilote a été rapidement détrompé par les capacités de vol ahurissantes de l’objet au cours d’un « jeu du chat et de la souris » qui a duré exactement vingt-deux minutes. Oscar Huerta n’est parvenu qu’une seule fois à se mettre en position de tir, mais l’objet a semblé absorber les projectiles qui n’ont occasionné aucun dommage visible. Cette poursuite a été observée à distance par les quelque 1800 personnes présentes ce jour-là sur la base.

* George Filer, major de l’US Air Force, a, suite à sa rencontre avec un OVNI, partagé la table du prince Philip, l’époux de la reine d’Angleterre. Affecté à la base de Sculthorpe, au Royaume-Uni, il a été missionné en janvier 1962 avec son équipage pour aller à la rencontre d’un objet repéré par les contrôles radars londoniens entre Stonehenge et Oxford. L’objet est apparu sur l’écran de son radar embarqué à bord du bombardier KB-50 J. L’écho radar était comparable à celui renvoyé par un porte-avion ou même par le pont de Brooklyn. Mais l’objet était parfaitement clair avec des contours définis, ce qui indiquait qu’il était composé de métal. A environ dix kilomètres du point d’interception, l’objet, dont on pouvait voir les lumières alignées comme les feux de position d’un navire, est devenu incroyablement brillant, puis il est soudain parti verticalement à une vitesse fantastique. Quelques semaines plus tard, George Filer et son équipage ont eu la surprise de recevoir une invitation du duc d’Edimbourg qui s’est montré très intéressé par leur aventure. Le prince Philip leur a confié qu’il avait déjà débriefé en plusieurs occasions des pilotes après leur rencontre avec un objet volant non identifié, et il rappela que son oncle, le duc Mountbatten, avait lui-même observé de très près un OVNI.

* Lors du symposium de Washington, il y eut aussi d’anciens agents des services de renseignements, les traditionnels « whistleblowers » (chuchoteurs de secrets) faisant état de bases secrètes où seraient détenus des aliens et de technologies extra-terrestres étudiées par le Pentagone…

* Paul Hellyer, ministre de la défense du Canada entre 1963 et 1967, a fait irruption dans le monde ufologique avec un discours mémorable prononcé en 2005 à l’Université de Toronto. Il y déclarait que les OVNIs sont « aussi réels que les avions » et que le « secret qui couvre toutes les questions se rapportant à l’incident de Roswell est sans précédent ». Il avait aussi dit que l’administration Bush a autorisé les militaires à construire une base avancée sur la Lune et que les Etats-Unis mettaient au point des armes qui pourraient être utilisées contre les extraterrestres… Selon Paul Hellyer, les Etats-Unis travaillent en étroite collaboration avec deux races d’extraterrestres, dont les fameux « White Talls » (« Grands Blancs »). (Je consacré, sur ce site, un texte aux Grands Blancs, d’après les déclarations de Charles Hall.) Il pensait que nous étions visités en permanence par cinq races différentes, mais quelques jours avant le symposium il est, dit-il, tombé sur un document qui en dénombre au moins vingt. Grâce à de fructueux transferts de technologies, les Etats-Unis détiennent le secret d’une énergie libre inépuisable, gratuite et non polluante, mais, pour de sombres intérêts économiques, le gouvernement américain refuserait d’offrir à l’humanité cette énergie qui pourrait sauver la planète.

* Edgar Mitchell, sixième homme à avoir marché sur la Lune, n’a pas pu assister au congrès de Washington, mais il a pu livrer son témoignage par liaison vidéo. Edgar Mitchell a foulé le sol de la Lune le 6 février 1971, après avoir piloté le module lunaire de la mission Apollo 14. Pour cet homme, les signes de visites extraterrestres régulières sur la Terre ne font aucun doute : “Je ne peux pas dire d’où ils viennent, mais les preuves de leur présence sont écrasantes.” Comme la plupart des autres membres de l’organisation Citizen Hearing on Disclosure (CHD) – dont il est le porte-parole -, il est persuadé que le gouvernement américain dissimule l’existence de ces visites, et ce, afin de protéger des intérêts financiers. Il a déclaré au “Huffington Post” que l’embargo « est le fait des puissances d’argent qui déploient tous leurs efforts pour maintenir le silence ».

* Le lieutenant-colonel Richard French, qui a trente années de carrière dans l’US Air Force, a effectué des missions dangereuses pendant la guerre de Corée et a travaillé pour le renseignement militaire. Il a témoigné d’un contact direct avec des êtres extraterrestres.

* Ancien de lUS Air Force, le capitaine David Schindele était un agent de contrôle pour les lancements de missiles balistiques intercontinentaux. Il aurait observé un vaisseau volant non identifié alors qu’il travaillait à la Base aérienne de Minot, S.D., en 1966. Il n’a jamais évoqué à quiconque cet incident, ajoutant que, depuis près de quarante ans, son épouse n’en savait rien. L’objet, qui a survolé la base sans bruit et émettait une lumière douce, a paralysé le système électronique, les véhicules, les communications radio et les missiles de la base. Selon David Schindele, les militaires de la base qui avaient décidé de témoigner auprès de leur hiérarchie auraient été malmenés et discrédités malgré les problèmes médicaux que certains développèrent.

* Richard Dolan a effectué de nombreuses recherches sur les rencontres extraterrestres et il a déclaré à l’audience que les rencontres extraterrestres étaient devenues « un Secret »… Il a affirmé que le gouvernement américain a monté une campagne de « démystification » afin de cacher la vérité sur les rencontres extraterrestres et il suppose que ce gouvernement craint principalement la panique de la population. Il posa la question de savoir combien de temps encore le public et le Congrès continueront à accepter cet embargo sur la vérité.

 

a) Robert Salas :

On trouve, dans le numéro de juillet-août 2013 de “Nexus”, la relation du témoignage de Robert Salas. Ce dernier est un ancien officier de l’US Air Force responsable des missiles nucléaires intercontinentaux Minuteman I sur la base de Malmstrom (Montana). Il a témoigné devant les membres du Congrès de la panne ayant affecté les installations qu’il supervisait, alors qu’un OVNI survolait le site dans la nuit du 24 mars 1967. Cet incident, désigné comme « hautement classifié », a été tenu à l’écart du bureau du Projet Blue Book. La nuit de l’observation, le contrôleur de la sécurité aérienne de la base contacta, affolé, la capsule souterraine, rapportant l’observation d’un « large objet ovale, luminescent et de couleur rouge » stationné silencieusement au-dessus de l’entrée des installations de la base.

« Alors que j’allais en référer à mon supérieur direct, le lieutenant Miewald, immédiatement après l’appel, nos missiles ont commencé à se désactiver. Nous avons perdu les statuts d’alerte de chacun des dix missiles alors que l’objet stationnait toujours au-dessus de nos installations. Quand nous avons interrogé le système d’erreur, tous les missiles ont affiché ‘Echec du système de guidage et de contrôle’. Et au même moment, tous les indicateurs de violation des systèmes de sécurité des bases de lancement des missiles étaient en alerte. » (R. Salas)

Alors que Robert Salas commandait le détachement d’une équipe d’alerte sécurité sur ces bases, afin de dresser un état des lieux, l’engin disparut à très grande vitesse de l’entrée de la capsule pour réapparaître au-dessus des bases de lancement. Au moment où l’équipe de sécurité dépêchée sur place rapporta l’observation, elle perdit tout moyen de communication avec le centre de contrôle aérien. A aucun moment, rapporte Robert Salas, il n’y a eu, pendant l’incident, de coupure d’électricité, les câbles du réseau d’informations sensibles qui transportaient les signaux aux systèmes des missiles étant par ailleurs protégés par trois boucliers contre les interférences électromagnétiques.

L’enquête préliminaire attribua la panne généralisée à une défaillance du système de guidage des missiles. Robert Salas considère que cette explication est « hautement improbable », compte tenu du fait que les dix coupleurs fonctionnaient tous de manière indépendante.

« Ni moi ni l’équipe d’investigation n’avons pu définir les moyens et méthodes qui avaient permis la mise en échec des systèmes de sécurité des missiles (…). C’est pour cette raison que j’ai conclu qu’il s’agissait d’un engin non terrestre. » (R. Salas)

L’incident fut ensuite désigné comme « hautement classifié » et « l’on nous a fait signer le jour suivant une clause de non-divulgation, nous interdisant formellement de parler à quiconque de cette affaire ». (“Nexus”, n° 87, juillet-août 2013, p. 84-85.)

 

b) Richard French :

Le lieutenant-colonel Richard French était, dans les années 1950, enquêteur sur le “Projet Blue Book”, et sa mission principale était de démonter les observations d’OVNIs. Dans le numéro de juillet-août 2013 de “Nexus”, on lit que la mission de Richard French, dans le cadre de son travail (dans les années 1950) pour l’OSI (Office of Special Investigations), était de démystifier à tout prix les OVNIs :

« Pendant une période de douze années, ma mission principale a été d’être un debunker. »

Toutes les explications pouvant convaincre le grand public et maintenir le secret étaient avancées, l’explication favorite de l’ancien officier ayant été celle faisant intervenir les feux follets !

« C’était ma ligne de conduite et je faisais de mon mieux pour m’y tenir. (Rires) »

L’ancien colonel de 83 ans se remémore ainsi un cas d’OVNIs en Floride :

« Pendant environ trois semaines, ils sont apparus presque chaque soir. On était assis avec nos cocktails à la main et ils arrivaient… Ce que c’était ? Des feux follets ! »

(De nos jours, on dit plutôt : des lanternes chinoises – ou thaïlandaises…).

Aujourd’hui, il certifie qu’il a été l’observateur direct d’engins non identifiés.

Un jour de 1952, il se retrouva à Newfoundland en train d’observer ce qui lui semblait être deux extraterrestres effectuant des réparations sur un objet circulaire submergé dans l’eau. Il déclara avoir été informé que deux êtres étranges se trouvaient submergés dans l’eau. De nombreuses personnes, rassemblées au bord de l’eau, étaient en train de regarder ce qui se passait sous l’eau. Il a décrit les humanoïdes comme ayant une large tête et une peau de couleur gris clair. Ils étaient très minces, avec de longs bras comportant deux ou trois doigts. Les deux engins sont ensuite partis à une vitesse éclair. Richard French pense que les deux individus étaient en train de réparer leurs engins pour ensuite repartir. En rendant son rapport, il a tenté de demeurer évasif dans sa description de l’évènement. Il a décrit un véhicule étranger et méconnaissable. Aujourd’hui, il reconnaît avoir vu ce jour-là un OVNI avec deux humanoïdes à bord.

Pages 86-87 du numéro de juillet-août 2013 de “Nexus”, on mentionne, à propos de cet événement survenu un jour de 1952 à Saint-Jean de Terre-Neuve (Canada), que, dépêché sur place alors qu’il stationnait en Allemagne, Richard French vit à son arrivée une centaine de personnes massées sur un quai. L’eau était très claire et, à environ quinze mètres en-dessous de la surface, on voyait deux OVNIs stationnés. Il s’agissait d’engins en forme de disque d’environ cinq mètres de diamètre, qui semblaient immobiles. L’un d’eux s’est soudain mis en mouvement et est remonté à la surface dans une gigantesque éclaboussure à une allure estimée à environ 160 kilomètres/heure, avant d’accélérer jusqu’à environ 3200 kilomètres/heure et de disparaître complètement. Près d’une heure et demie après, l’engin est réapparu et, après avoir ralenti, a pénétré dans l’eau pour se replacer à côté de son jumeau. Richard French a eu l’impression que des réparations étaient effectuées sur l’engin resté en attente dans l’eau. Quinze à vingt minutes après, les deux engins sont remontés ensemble, ont accéléré puis ont disparu. Interrogé par le “Huffington Post” sur cet incident, Richard French a apporté quelques autres détails dans un article paru le 13 mai 2013 : en plus des deux vaisseaux, il fait état de deux êtres au teint gris clair, élancés, aux longs bras et ayant deux ou trois doigts. Affairés sur le flanc inférieur d’un des deux engins, « le haut de leur crâne était beaucoup plus volumineux que la ligne inférieure de leur mâchoire ». Leurs yeux étaient incurvés et l’on ne pouvait y distinguer des pupilles. Le rapport qui suivit fut fictif comme tous les autres. Richard French n’a pas vraiment dit qu’il y avait des OVNIs, il a dit qu’il y avait quelque chose qu’on ne connaissait pas, un genre de véhicule étranger ou non identifiable. Il a donc étouffé l’affaire.

 

c) Daniel Sheehan :

On trouve aussi, dans le même numéro de “Nexus”, pages 88-89, le témoignage de Daniel Sheehan. Suite à une requête du Président Jimmy Carter désireux d’être renseigné sur le dossier OVNIs avant son investiture, cet avocat et activiste chrétien a eu accès en janvier 1977 aux dossiers classifiés de la bibliothèque du Congrès, à Washington D. C., sa cible étant la partie classifiée du projet Blue Book, jamais rendue publique. A l’origine de cette requête, il y avait eu un refus de coopération de la part de George H. W. Bush, alors directeur sortant de la CIA. Acculé à déposer d’autres recours pour accéder à sa requête, le Président Carter a fait saisir le service de recherche de la bibliothèque du Congrès et il a mandaté un « conseiller spécial » pour l’occasion : Daniel Sheehan.

« Je me suis rendu au Jefferson Building, la nouvelle annexe de la bibliothèque du Congrès, avant même que celle-ci soit inaugurée. Il n’y avait personne d’autre dans l’immeuble. Seuls deux agents de sécurité étaient postés à l’entrée. Je me suis fait conduire jusqu’à une pièce au niveau inférieur où se trouvaient des boîtes à chaussures contenant des microfilms et toutes sortes de documents. Alors que j’examinais ces contenus, je suis tombé sur une photo montrant un authentique ovni. Il n’y avait aucun doute possible. Ce n’était pas une lumière dans le ciel ; ce n’était pas un témoignage relatant le déplacement de quelque chose à grande vitesse dans le ciel… Il s’agissait de photographies officielles de l’US Air Force. Certaines étaient prises depuis des viseurs à canon. Mais une autre montrait une soucoupe écrasée au sol. La photo montrait comment l’engin avait fini sa course dans un champ enneigé. La soucoupe avait laissé une traînée sur son passage et avait été stoppée, plantée à environ 45° dans un monticule recouvert de neige. » (D. Sheehan)

On avait formellement interdit au jeune juriste de prendre des notes, mais il prit quand même le risque.

« J’avais un bloc-notes caché sous le bras (…). J’ai resserré mon attention sur (…) les symboles qui figuraient autour du dôme de l’engin. J’ai sorti mon calepin et ai commencé à tracer les symboles situés à la base du dôme, sur la couverture intérieure de mon calepin. Puis je l’ai refermé et me suis dit qu’il était temps de filer : j’avais ce que je voulais. J’ai alors replacé toutes les affaires dans les boîtes à chaussures, ai pris mon bloc-notes sous le bras et suis remonté. » (D. Sheehan)

Alors qu’il récupérait ses affaires pour sortir de l’immeuble, l’un des deux agents de sécurité l’a interpellé et lui a saisi son calepin. L’agent fit défiler les pages, lesquelles étaient vierges. Daniel Sheehan a été autorisé à quitter les lieux sans encombre. A l’issue de sa recherche, Daniel Sheehan, alors membre du Bureau national jésuite des Etats-Unis, a mobilisé sa communauté sur le sujet OVNIs, en invitant ses représentants à réfléchir sur les implications théologiques d’un contact extraterrestre.

 

d) Sun Shili :

Un autre intervenant du symposium, évoqué aux pages 90-91 du dossier de “Nexus”, est Sun Shili, un ancien officiel du ministère chinois des Affaires étrangères. Il est devenu le porte-parole de la scène ufologique chinoise. Il indique que la Chine possède de nombreuses archives « attestant de contacts de troisième type très précoces », la trace de ces contacts remontant jusqu’à 12 000 ans. Cette trace est détectable au travers de gravures préhistoriques et de statuaires à la morphologie troublante.

L’Institut de recherche ufologique de Chine rassemble plus de 100 000 membres et a compté dans ses rangs d’éminents scientifiques, inventeurs et ingénieurs, tous convaincus « de l’authenticité de l’existence du phénomène ovni et des aliens ». Il y eut ainsi le physicien nucléaire Wang Ganchang (1907-1998), le père du programme spatial chinois Qian Xuesen (1911-2009), et le mathématicien Chen Jingrun (1933-1996). Les ufologues chinois ont épaulé les autorités dans « la conception, la fabrication et l’expérimentation de douzaines d’engins hautement performants, en forme de soucoupe, et utilisant des systèmes d’alimentation, des matériaux aérospatiaux et des processus nouveaux ».

La World Chinese UFO Federation a conduit des programmes de recherche et développement en matière d’ingénierie médicale, biologique, génétique et environnementale. L’organisation a aussi mandaté un groupe d’experts spécifiques pour étudier les cas, très controversés, de channeling avec des civilisations extraterrestres. Certains de ces cas ont intéressé les chercheurs par leur contenu scientifique et pratique à haute valeur informative, contenu portant notamment sur des lois physiques régissant l’Univers encore mal connues.

(Sources : www.directmatin.fr (29 avril 2013) ; Epochtimes (14 mai 2013) – Traduit par Ovnis-Direct ; Huffingtonpost (14 mai 2013) et Actualidad.rt – Traduit par Ovnis-Direct ; Paris-Match ; Nexus, n° 87, juillet-août 2013, p. 82-93.)

 

2. Un appel lancé à l’ONU :

Voici un extrait de la déclaration de la “Citizen Hearing on Disclosure”, signée par quatre des six membres du panel :

« Le comité de la CHD appelle l’ONU à organiser une conférence internationale sur la possible présence extraterrestre. (…)

– étant scientifiquement admis qu’un grand nombre de planètes est à même d’héberger potentiellement la vie au sein de notre galaxie, affirmer que les humains sont les seuls êtres sensibles de cette galaxie constitue le summum de l’arrogance ;

– étant donné que nombre de témoins crédibles ont mis en avant des preuves scientifiques accablantes documentant la présence continuelle d’engins aériens non identifiés et non expliqués, révélant pour beaucoup une intelligence extraterrestre ;

– et étant donné les énormes implications à l’échelle mondiale si ces engins s’avèrent être en effet d’origine extraterrestre, un tel sujet relève des préoccupations de l’Assemblée générale des Nations unies.

C’est pourquoi, nous les signataires demandons à la Citizen Hearing Foundation d’utiliser son mandat pour coordonner les parties intéressées et lever les fonds nécessaires à la poursuite d’une campagne internationale afin de convaincre une ou plusieurs nations de proposer une résolution à l’Assemblée générale qui inviterait les Nations unies à soutenir une conférence abordant la preuve possible d’une présence extraterrestre engageant cette planète.

Nous les signataires faisons le serment de soutenir cet effort.

– Mme la députée Carolyn Kilpatrick

– M. le sénateur Mike Gravel

– Mme la députée Lynn Woolsey

– M. le député Merrill Cook

– Mme la députée Darlene Hooley (non signataire car faisant l’objet de restrictions post-mandat)

– M. le député Roscoe Bartlett (non signataire car faisant l’objet de restrictions post-mandat). »

(Source : “Nexus”, n° 87, juillet-août 2013, p. 93.)

 

3. L’étonnant témoignage d’un ancien de la CIA :

Une interview, tournée le 5 mars 2013, met en évidence un ancien agent de la CIA qui déclare avoir couvert, durant des décennies, un très lourd secret. La vidéo a été diffusée le 3 mai 2013, ce qui coïncide avec la fin du congrès de Washington. L’homme, qui aurait reçu des menaces de la part de son gouvernement pour ne rien divulguer publiquement, parle notamment de MJ-12, de Zone 51, de désinformation et de technologie extraterrestre.

Âgé de 77 ans, il apparaît très malade et assis sur une chaise, mais en pleine possession de ses capacités mentales. Il vit sous dialyse et, si le processus de guérison ne s’effectue pas correctement, il ne lui reste théoriquement que quelques mois à vivre.

Ayant travaillé au service de la CIA sous l’administration de Dwight Eisenhower, c’est maintenant qu’il a choisi de rompre le silence. Steve Bassett a déclaré que l’homme de la vidéo a reçu de nombreuses menaces de son gouvernement pour ne pas parler, mais il a quand même souhaité que son testament soit présenté lors de l’Audition. Le témoin n’a été interviewé que par deux chercheurs : Linda Moulton Howe et Richard Dolan. Après la diffusion du film, Linda Moulton Howe a pu identifier cet ex-officiel de la CIA, étant donné qu’elle l’a déjà interrogé par le passé. En 1994, elle a passé, avec lui, trois jours, au cours desquels elle a effectué plusieurs enregistrements. De retour chez elle, lui et son épouse ont été l’objet de menaces téléphoniques au cas où ils seraient amenés à s’exprimer publiquement, et c’est ce qui a incité Linda Moulton Howe à s’abstenir de quelconques publications à ce sujet. Richard Dolan apparaît aussi sur la vidéo.

L’informateur a travaillé pour l’US Army, puis, vers 1958, il a été transféré au « Signal Training Center » dans l’Est des États Unis, où il a terminé troisième de sa promotion, puis il est devenu instructeur. Un jour, son chef lui ayant proposé un poste beaucoup mieux rémunéré et avec de grandes responsabilités, il s’est retrouvé sous les ordres du responsable de la CIA de la Côte-Est des USA. Il obtint sa carte ainsi qu’une seconde identité, les ordres ne venant ni du Pentagone ni de la CIA.

Il a ensuite travaillé sur le Projet Blue Book. Il trouvait ce projet de recherche incohérent, notamment parce qu’on demandait, dans un but de désinformation, d’inventer des cas d’observations d’OVNIs (aux USA ainsi qu’en Italie par exemple). L’ordre était donné de livrer à chaque fois l’explication du ballon météo ou toute autre explication réductionniste. Il raconte notamment avoir dû prêter serment de ne jamais rien dévoiler. La durée du respect de ce serment étant de 40 + 15 ans, la fin de la validité de ce dernier était 2010.

Toutes les infos recueillies étaient directement transférées vers Washington. Il raconte que le président Dwight David Eisenhower était très curieux vis-à-vis du phénomène OVNI.

Le vieil homme évoque le fameux MJ-12 avec lequel lui et ses collègues n’ont jamais communiqué sur le sujet des OVNIs. Le supérieur de l’informateur aurait même déclaré à ce dernier que le Président n’avait aucun contrôle sur cet organe occulte.

L’informateur fut emmené dans la Zone 51 où il dit avoir observé plusieurs sortes de garages avec des « soucoupes », dont une qui semblait s’être crashée.

A Roswell, il y aurait eu deux survivants extraterrestres, ainsi que d’autres survivants issus de différents crashes, ces survivants étant de type oriental. La peau de ces êtres ainsi que la forme et le volume de leur visage n’étaient pas d’apparence humaine. Ils étaient pourvus d’un nez ainsi que d’une boite crânienne plus petite. Les matériaux des « soucoupes » étaient extrêmement lourds et le mode de propulsion utilisé était l’antigravité. L’homme raconte enfin avoir vu, sur la base, l’avion U2.

(Source : Theepochtimes, 12 mai 2013 – Traduction en français par Ovnis-Direct.)

 

* Note d’Alain Moreau : Durant l’été 2013, les médias ont évoqué les “révélations” de la CIA à propos de la Zone 51, l’explication donnée étant que les observations étaient imputables aux avions U2 et qu’il n’y avait donc pas de “soucoupes volantes” entreposées à cet endroit. J’ai vu cette “info” dans un journal télévisé – du soir – de France 2 présenté par Marie Drucker. On peut se demander pourquoi les médias de masse, dont celui de France 2, relaient aussi complaisamment ce genre d”’info” qui, d’ailleurs, n’avait rien d’un scoop puisque cette explication était connue, de longue date, par les ufologues. D’ailleurs, j’avais vu, en 2012 sur Direct8, un documentaire sur la Zone 51 où on mettait en avant l’expérimentation d’avions secrets comme l’U2.

Voici ce qu’on lit dans le numéro 69 (page 5) d’octobre-novembre 2013 de la revue “Top secret” :

“La Zone 51 qui officiellement n’existait pas, vient d’être reléguée au rang de simple base d’essai d’avion-espion par un rapport officiel de la CIA récemment déclassifié. Ce document officialise ce que tout le monde savait déjà. Il fallait voir la jubilation des sceptiques et des médias reprenant en coeur : pas d’ovni sur la base 51, de source sûre puisque c’est la CIA qui nous le dit ! Où sont donc passés l’intelligence et l’esprit critique sur cette planète ? Evidemment, il est plus simple de taper sur les ufologues en les traitant de ‘complotistes’.

Quoi qu’il en soit, il y a tout de même quelque chose de positif dans cette affaire : le groupe Exopolitic et le mouvement Citizen Hearing dont nous dénoncions les promesses (voir TS n° 68, page 50) sont désormais confrontés à la réalité des faits. Souvenez-vous : il n’y a pas si longtemps, ils nous promettaient à grand renfort de centaines de milliers de dollars des révélations fracassantes sur les ovnis de la part du gouvernement américain. Ils annonçaient même des aveux d’Obama en personne. Aujourd’hui, nous avons la preuve que ces groupes composés de doux rêveurs, de professionnels de la désinformation, de vendus ou d’incompétents, accomplissent un travail d’enfumage visant à accaparer l’ufologie mondiale. Alors comme ça, la Zone 51 abrite des avions-espions ! Belle avancée en effet ! Encore un petit effort et dans 1000 ans on nous dira peut-être toute la vérité sur les ovnis. Décidément, je préfère écouter l’émission de Bob et me rendre tous les mois au repas ufologique de ma ville. C’est moins spectaculaire mais c’est plus sympa et au moins c’est concret.” (Roch Saüquere)

En ce qui concerne la “Divulgation”, je renvoie le lecteur ou la lectrice à mon précédent texte dans la même rubrique : “OVNIS. La Divulgation n’aura pas lieu” (où j’explique pourquoi je ne crois pas à la divulgation, par des instances officielles, de la présence extraterrestre, ceux qui ont cru ou croient à cette divulgation étant effectivement des “doux rêveurs”), ainsi qu’au texte suivant : “Pourquoi la Divulgation n’aura pas lieu. La réponse d’une source extraterrestre.”

 

4. La Divulgation selon Stephen Bassett :

Pour Stephen Bassett, l’armée et le renseignement ont eu besoin du plus grand secret autour du sujet OVNIs, « dont ils ont exclu le Parlement, le gouvernement et même la présidence pour de multiples raisons, dont la brièveté des mandats ».

« Une fois ce cloisonnement établi, le politique se retrouve privé de tout moyen de s’exprimer sur le sujet, quels que soient les cas d’observations ou de contacts rapportés. Quant à l’armée et au renseignement, ils obéissent au commandement politique et n’ont aucune autorité pour prendre l’initiative d’informer et en assumer les conséquences. Le politique ne peut le faire et les militaires non plus. Pour sortir de ce piège, je pense que la présidence devrait proposer aux services impliqués l’impunité en contrepartie de l’information dont elle a besoin. Puis qu’elle rende l’information publique à travers le Congrès qui tiendrait des auditions comme celles dont nous avons fait la démonstration. » (S. Bassett)

Il note que si les visiteurs ne provoquent pas le contact direct, ils ne cherchent pas non plus à échapper à notre attention.

Des contactés rapportent de leurs « échanges » l’inquiétude de leurs interlocuteurs quant aux moyens de destruction nucléaire, et nous savons, sur une base factuelle, que des engins ont désactivé des sites de missiles.

Il apparaît clair à Stephen Bassett que les visiteurs vont et viennent, « vaquant à leurs propres affaires, tout en nous laissant connaître leur présence ». Ils nous harcèlent pour nous obliger à prendre en compte leur présence et nous préparer à un contact ouvert, ce modèle répondant le mieux aux faits observés.

Il y a le problème des « abductions » :

« Dans ce schéma, il semble bien que certains de nos visiteurs aient passé des accords avec une faction du complexe militaro-industriel. Si cela s’avérait, ce qui est plutôt cohérent avec la complexité du tableau, nous aurions politiquement affaire à du lourd. » (S. Bassett)

(Source : “Nexus” de juillet-août 2013, p. 90-91.)

Voir : www.citizenhearing.org ; www.truthembargomovie.com

 

5. Le Citizen Hearing Disclosure selon Leslie Kean :

Leslie KeanDans le numéro 18 (décembre 2013 – février 2014) d’« Aliens », j’ai évoqué la réunion organisée à Washington en 2013 : « Citizen Hearing on Disclosure » (audition citoyenne sur la divulgation), cette réunion ayant été précédemment évoquée dans le numéro 87 de « Nexus ». Leslie Kean a été interrogée par la rédaction de “Nexus” (dans le numéro de mai-juin 2014) à l’occasion de la parution de l’édition française de son livre : « OVNIs : des généraux, des pilotes et des officiels parlent », éditions Dervy, 2014. A la question qui lui a été posée à propos de cette réunion et du panel choisi, Leslie Kean a ainsi répondu :

« Tous étaient des retraités. Je ne les connaissais pas. Ils étaient intéressés, mais on leur a présenté des informations qui mélangeaient crop circles, mutilations de bétail, races E.T., etc. Ce n’est pas la bonne façon d’apporter de l’information au public et aux médias. Il faut présenter seulement de l’information de haut niveau, factuelle et bien documentée, et alors on peut discuter sans être ridiculisé.

J’ai appris en travaillant avec la coalition dans les années 2000 auprès de John Podesta. Des personnes aguerries aux relations publiques à Washington m’ont appris à exprimer les choses, à cerner ce qui est acceptable, à adopter le bon vocabulaire, etc. J’ai appris tout cela au sein même des structures de Washington, car je voulais être efficace. On ne peut pas arriver et parler d’aliens, d’extraterrestres, de dissimulation…, et il n’est pas stratégiquement opportun d’accuser quelqu’un si vous souhaitez sa coopération. C’est de la simple logique. Si vous accusez le gouvernement d’être responsable de choses qui se sont produites dans les années 90, 40, 50 ou 60…, ils s’en fichent. L’approche à adopter est de leur demander leur aide. Dire que nous avons ce problème avec les ovnis, que d’autres gouvernement prennent au sérieux, que nous avons besoin de ton aide, Amérique, que c’est un problème scientifique : voudriez-vous vous joindre aux autres pays, étudier la question et voir si cela vaut le coup ? Si vous procédez ainsi, il y a des réponses. »

Mais, ajoute-t-elle, ils penseraient simplement que vous êtes cinglés si vous arrivez en hurlant : « Vous avez récupéré des soucoupes et des corps d’aliens depuis les années 40 et vous nous cachez la vérité, vous êtes des minables ! Nous savons que les E.T sont là, qu’ils ont communiqué avec Eisenhower et communiquent avec tous ces gens depuis des décennies… ».

Pour Leslie Kean, ce que nous devons faire dans l’immédiat « est d’essayer de comprendre ce qu’est ce phénomène ». Il est certes normal que des personnes qui n’ont pas compris (ce qui n’est pas mon cas) ce qu’est « ce phénomène » cherchent à comprendre ce qu’il est, et on comprend tout à fait la prudence de certaines personnes engagées dans une tentative de prise en considération sérieuse, par les autorités, du « phénomène » en question, cette approche prudente nécessitant de ne pas évoquer, auprès d’elles, certains thèmes qui ne peuvent être mentionnés ou débattus que dans un « milieu averti » et spécialisé.

A propos des déclarations de l’ancien astronaute Edgar Mitchell (qui a marché sur la Lune), Leslie Kean note que celui-ci n’a jamais apporté le moindre élément pour étayer ses propos, et qu’en tant que journaliste, « on ne peut rien en faire ». Quant à l’ancien Ministre de la Défense canadien Paul Hellyer, qui a parlé publiquement de l’existence de plusieurs races extraterrestres, Leslie Kean dit que c’est « sans intérêt » car il ne peut rien prouver.

« Si à quelqu’un qui ne connaît pas le sujet ou à un scientifique on parle de plusieurs races d’aliens qui nous visitent, que croyez-vous qu’ils vont dire ? C’est beaucoup trop gros ! Cela peut venir par la suite, mais il faut d’abord prouver qu’il y a un phénomène physique. Les gens ne sont même pas au courant des données de base qui existent sur ces phénomènes. » (L. Kean) (1)

C’est là que l’on mesure l’abîme (en années-lumière) qui existe entre ceux qui connaissent depuis des décennies les divers aspects du sujet et le « niveau » de la masse (y compris les scientifiques) qui en ignore toutes les facettes, et notamment, bien sûr, les données de base dont parle Leslie Kean… On comprend que les membres de la Coalition veuillent « amadouer » la foule récalcitrante en essayant de lui présenter « les données de base » (observations de pilotes, etc.). Question de stratégie et de communication…

 

6. Deux ans après :

Deux ans après l’événement de la Citizen Hearing on Disclosure, “Nexus” a essayé de contacter les anciens responsables politiques, dont certains étaient encore très actifs sur le plan électoral.

“Et là, le moins que l’on puisse dire est que la motivation semble s’être émoussée. Malgré l’insistance auprès des équipes des intervenants concernés, pas moyen d’avoir de réponses. ‘Cela ne devrait a priori pas être une préoccupation’, nous fait-on comprendre rapidement au Q.G. des démocrates du Michigan. Pas moyen donc de s’entretenir avec Carolyn Kilpatrick, dont les collaborateurs finiront par ignorer nos mails insistants. Du côté de Darlene Hooley, on nous raccrochera plusieurs fois au nez… avant de promettre de nous rappeler. Nous attendons toujours. Même chose chez leurs quatre autres camarades. Depuis deux ans, les médias américains n’ont pas eu plus de chance : en dehors des vidéos de la Citizen Hearing, les anciens élus n’ont jamais commenté le sujet dans le moindre journal.

Si l’on avait mauvais esprit, on pourrait se demander si la seule motivation de ces politiciens, assidus et enthousiastes pendant les auditions, n’était pas l’argent : chacun a été payé 20 000 dollars pour participer à l’exercice.” (R. Mielcarek)

Stephen Bassett refuse pourtant de céder au pessimisme. Il est, dit-il, en contact avec ces élus : “La plupart sont prêts à aider, même s’ils restent prudents.” Leurs noms sont en effet associés, par Google, à la question OVNIs.

Reuben Langdon, un ancien collaborateur de Stephen Bassett, a confessé son dépit. C’est sa société de production audiovisuelle qui a pris en charge la réalisation des prises de vue et celle d’un documentaire, lequel n’avait toujours pas vu le jour au moment de la parution du numéro de mai-juin 2015 de “Nexus”, d’où sont tirées ces informations. Reuben Langdon a précisé que trop d’argent avait été dépensé et que l’argent manquait donc pour faire le documentaire. Le généreux support canadien du projet, Thomas Clearwater, a investi quelque 600 000 dollars, ce qui constitue un investissement et non un don. Il ne veut plus dépenser de l’argent. Aussi, Reuben Langdon fait appel au financement participatif et commercialise les enregistrements de la Citizen Hearing.

Hillary Clinton a reçu une lettre ouverte de Stephen Bassett deux semaines avant l’annonce, par celle-ci, de sa participation à la course électorale. Il y note que, pour marquer l’Histoire, elle devra être plus que la première femme dirigeant le pays, elle devra être “celle qui fera éclater la vérité” à propos du sujet OVNIs.

Voici ce que Stephen Bassett a déclaré dans une interview pour “Nexus” :

“La stratégie en cours a commencé par une pétition à la Maison Blanche en 2011. C’était la première fois que la Maison Blanche prenait position par écrit. Elle dit qu’il n’y a aucune preuve de tout cela. Nous avons donc décidé, avec la Citizen Hearing, de présenter 40 heures de preuves. Devant des parlementaires, devant des médias, nous avons montré qu’il y avait une rupture entre cette déclaration de la Maison Blanche et la réalité.

La dernière phase de cette stratégie, c’est d’organiser une audition devant la Chambre des représentants. Cette Congress Hearing Initiative a pour objectif de faire passer devant les élus le même genre de témoins que ceux qui ont témoigné devant la Citizen Hearing.”

Le 5 novembre 2014, les DVD de la Citizen Hearing ont été envoyés à tous les parlementaires. Le 3 février 2015, Stephen Bassett a commencé à faire une liste de demandes pour rencontrer du personnel parlementaire et, au moment de l’interview avec “Nexus”, 85 d’entre eux étaient “potentiellement intéressés”…

ADDIS ABABA, ETHIOPIA - JANUARY 15: Counselor to the President of the United States John Podesta speaks to the media after meeting Ethiopian Foreign Minister Tedros Adhanom in Addis Ababa, Ethiopia on January 15,2015. (Photo by Minasse Wondimu Hailu/Anadolu Agency/Getty Images)Peu après ces demandes, John Podesta, directeur de cabinet de Bill Clinton puis conseiller de Barack Obama, désigné comme l’un des conseillers stratégiques de la campagne d’Hillary Clinton, a publié un tweet dénonçant le fait de n’avoir pas pu obtenir les dossiers liés aux OVNIs. Il en a parlé dans le “New York Times”… C’est alors que Stephen Bassett a commencé à avoir des réponses et des rendez-vous avec du personnel parlementaire.

Stephen Bassett croyait pouvoir avoir “un engagement pour une audition vers le mois” de mai 2015, et que, cet engagement une fois obtenu, on allait pouvoir envisager d’avoir une audition en juin 2015. Selon Stephen Bassett, l’embargo sur la vérité, considéré par lui comme “très affaibli à l’heure actuelle”, devrait alors tomber en quelques semaines. Je pense cependant qu’en tenant de tels propos, il pèche encore par excès d’optimisme (béat).

Stephen Bassett demande ainsi aux parlementaires (ceux-ci ayant les vidéos de la Citizen Hearing) d’accueillir ces auditions, l’objectif étant que les témoins puissent venir témoigner sous serment et que les parlementaires puissent leur poser leurs questions.

“C’est un sujet qui n’a pas de répercussions politiciennes. Ils ont peu à perdre à autoriser des citoyens américains à témoigner. Je n’ai donc pas besoin de les convaincre de s’investir. Tout ce que j’ai à faire, c’est de les convaincre que c’est la bonne chose à faire que d’autoriser d’anciens membres de l’US Air Force, de l’US Navy, de la NASA, et des figures politiques, de témoigner devant eux.” (S. Bassett)

Stephen Bassett vise un minimum de vingt-cinq témoins. Il y a une centaine de personnes qui ont des témoignages intéressants à offrir. Comment les interlocuteurs de Stephen Bassett auprès des parlementaires réagissent-ils lorsqu’il aborde le sujet ?

“Il y a des gens qui sont sceptiques, mais il y en a beaucoup qui y croient et qui refusent de le dire en public pour éviter de mettre en péril leur carrière ou leur crédibilité. Lorsque je discute avec des gens du Capitole ou des médias, ils savent souvent de quoi je parle. Ils ne sont pas dans le rejet.” (S. Bassett) (2)

Alain Moreau

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1. Voir l’interview de Leslie Kean dans “Nexus”, n° 92, mai-juin 2014.

2. Romain Mielcarek, “Nexus”, n° 98, mai-juin 2015, p. 26-29.

 

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