Swami Premananda (1951-2011)

I. Swami Premananda :

201104_premanandaSwami Premananda est né en 1951 au Sri Lanka. Ses pouvoirs spirituels ont été apparents dès son enfance. C’est à l’âge de 17 ans qu’il a commencé sa mission spirituelle. Ses principes majeurs sont l’amour pour le Divin et la purification de l’esprit à travers le service, l’essentiel étant de se souvenir constamment de la Divinité à l’intérieur de notre propre coeur, dans chaque action et à chaque instant. Swami Premananda est venu faire comprendre que la divinité est à l’intérieur de nous et que la spiritualité doit s’expérimenter.

Il a passé une partie de sa vie en prison suite à une campagne de diffamation manipulée par la presse à scandales. (Voir l’article paru à ce sujet dans le numéro 13 de « Sacrée planète ».)

Bien qu’il soit décédé en février 2011, son ashram est toujours actif avec l’orphelinat où résident environ 200 enfants. Son centre spirituel se trouve au Tamil Nadu, dans le sud de l’Inde, à Fathimanagar. Il existe, dans le monde, de nombreux Centres Premananda. (1)

C’est au début des années 1990 que j’ai appris l’existence de Swami Premananda. A l’époque, vers 1994, je m’étais procuré la cassette vidéo, concernant ce Maître de sagesse, diffusée par les éditions Amrita (tenues par Anne et Daniel Meurois-Givaudan).

Le 8 mars 2011, j’ai appris, en allant faire un tour sur le site www.sois.fr (le site d’Anne Givaudan et d’Antoine Achram), le décès de Swami Premananda, ce qui m’a surpris (car il n’était âgé que de 60 ans), et je ne suis pas le seul dans ce cas.

Voici le texte d’Anne Givaudan, daté du 25 février 2011 :

« Bonjour à tous et à toutes qui êtes venus l’an dernier avec nous à la Shivaratri.

Swami Premananda vient de quitter son corps physique. Il n’a fait que quitter un vêtement usé, même si je l’aimais aussi dans son vêtement physique et que ce départ m’a rendu égoïstement un peu triste.

Hier, le jour de son départ, j’ai médité, et c’est alors que quelques minutes après le début de ma méditation, je l’ai vu arriver. Il riait comme jamais je ne l’ai vu rire, d’un rire puissant régénérant, mais aussi, comme à son habitude, rempli d’Amour et de joie. Il riait comme s’il avait joué un dernier tour : celui d’un départ inattendu. Puis il a fait ce qu’il faisait souvent lors de nos rencontres : il m’a posé sa main ouverte sur le chakra du cœur, et j’ai entendu ce qui suit :

‘Ma mort a été voulue, mais cela importe peu. J’entends les personnes dire : ‘Swami nous a dit de venir pour la Shivaratri, Swami avait prévu des mariages, est-ce qu’il ne savait pas qu’il allait quitter son corps ? Que faisons-nous ?’ Et à nouveau il se mit à rire de ce rire chaleureux et aimant qui est le sien.

premananda59Puis il a continué : ‘Que ceux qui doivent venir viennent, tout se fera selon ce qui était prévu, même si la forme est différente. Il est important de bousculer votre mental. Soyez simplement ouverts à ce qui va arriver. Ne vous préoccupez pas de ma mort ni du comment. Ce n’est qu’une histoire humaine. Je continuerai de vous accompagner autant qu’avant cet évènement.

Soyez heureux, c’est ce qui importe aujourd’hui et pour les temps qui viennent. Vous pensez avoir des problèmes, mais vous n’avez pas de véritables problèmes, alors soyez heureux.’

Puis sa silhouette s’est estompée dans un dernier rire qui résonne encore à mes oreilles.

Voilà, je voulais vous transmettre ceci. »

Je suis donc parti en quête d’infos sur ce départ (de ce monde) inattendu, et voici ce que j’ai trouvé :

 

1. Sur le site www.bldt.net :

« Le quinze février, l’ashram Sri Premananda nous prévenait que Swami hospitalisé avait perdu connaissance à cause d’une grave déficience du foie. Le 21 février 2011 à 13 h 30, il a quitté son corps mortel, son corps de sacrifice et de service. S’agissant d’un Avatar, il est entré, selon l’expression hindoue, en Mahasamadhi. »

Une prénommée Irène a fait le commentaire suivant (26 février 2011) :

« Une amie m’a montré sa dernière lettre de Premananda, datée de son anniversaire le 17 novembre 2010. Abasourdie ! Comment sa santé a-t-elle pu se dégrader en si peu de temps ? Il dit qu’à sa sortie d’hôpital on ne lui a pas trouvé de maladie grave. Il demande aussi qu’on s’occupe de ses enfants orphelins en Inde. (Comme s’il savait ?) »

 

2. Sur le site http://institutjapon.canalblog.com

« Swami Premananda est décédé le 21 février 2011.

Ses conditions de détention avaient affecté sa condition physique, lui ayant déclenché du diabète, qui n’a pas été soigné. Sa condition physique s’est aggravée et il a été hospitalisé en novembre 2010, transféré dans un hôpital où il est décédé ce lundi à 1.45 PM, à l’hôpital de Chennai. Le but du complot dont il était victime était bien sûr de provoquer son décès prématuré.

Dans la première prison où il avait été enfermé, il était régulièrement frappé par les gardiens. Dans la deuxième, les gardiens rackettaient les disciples qui venaient voir Swami Premananda.

Son histoire pose le problème de la liberté spirituelle dans le monde, face à la dictature du matérialisme idéologique. Un expert anglais (Dr. Wilson J. Wall, spécialiste de génétique) avait effectivement dénoncé le fait que des fausses preuves utilisant la génétique avaient été utilisées pour pouvoir condamner Swami Premananda. Le procès avait eu lieu non pas suite à des plaintes, mais par une campagne de presse diffamatoire orchestrée contre lui. Cette campagne organisée par une organisation politique a fait pression sur le milieu judiciaire pour organiser un procès truqué, dénoncé par Ram Jethmani, un des plus grands hommes de loi de l’Inde (avocat qui avait occupé différents postes au gouvernement). Voir le texte en anglais qui contient les déclarations du Docteur Wilson et de Mr Ram Jethmani :

 

Pour de nombreuses personnes qui ont eu un contact spirituel avec lui, Swami Premananda était considéré comme la réincarnation de Swami Vivekananda, le grand disciple de Sri Ramakrishna.

A noter que Swami Vivekananda était décédé à 39 ans à cause du diabète, et étrangement Swami Premananda décède à l’âge de 59 ans des suites de la même maladie.

Nous nous associons à la peine de tous ses amis et sympathisants dans le monde.

Swami Premananda était complètement au-delà du corps et de la matière, qu’il pouvait quitter à volonté. Depuis la prison, il aidait de nombreuses personnes dans le monde grâce à ses pouvoirs spirituels extraordinaires, qu’il refusait d’utiliser pour lui-même. Il va évidemment continuer son travail ‘de l’autre coté’.

Attention, cependant, aux allumés du New Age qui vont s’empresser de vous transmettre des messages bidons de Swamiji qui leur sera apparu par channeling ! »

Voici, extraite du même site, une présentation de Swami Premananda :

« Né Prem Kumar en 1951 à Matale au Sri Lanka, Swami Premananda est un mystique hindou, victime d’un complot politico-mafieux, après qu’il eut critiqué en public les politiciens et les chefs religieux, qui veulent garder leur pouvoir.

‘Les problèmes dans le monde sont très faciles à résoudre, mais personne ne veut vraiment les résoudre. Bien que tous les fondateurs des religions enseignaient la même chose, les chefs religieux et les politiciens divisent les gens dans le but de garder leur pouvoir.’

Quelque temps après, Premananda était arrêté.

La police a soigneusement évité de toucher ou d’interroger les occidentaux présents dans l’ashram, frappant uniquement les disciples indiens.

Premananda est d’origine tamoul, du Sri Lanka.

Suite aux conflits ethniques au Sri Lanka, il émigra et fonda un ashram dans le sud de l’Inde, en achetant un terrain désertique dans lequel il planta des arbres et des fleurs.

Doté de capacités spirituelles et paranormales extraordinaires, il refusa de suivre les pas de son père, homme d’affaire sri lankais, pour se consacrer à aider les êtres humains à se développer spirituellement.

Très direct dans son approche, il ne donne aucune importance à la hiérarchie et ne se prend pas au sérieux, ayant une attitude fraternelle envers ses disciples, plutôt que de se comporter en Guru.

Premananda est un personnage extrêmement charismatique, populaire auprès des pauvres qu’il défendait, s’attirant la jalousie des communistes matérialistes qui contrôlent le sud de l’Inde.

En 1994, Swami Premananda a été arrêté, la police ayant séquestré une jeune fille de l’ashram, durant un an, pour l’obliger à signer un document accusant Premananda de l’avoir violée. Dès sa libération, la jeune femme a demandé de retourner à l’ashram (qui accueille des orphelins et des enfants pauvres) et a commencé une campagne pour accuser la police de l’avoir torturée pour l’obliger à signer :

 

Malgré cela, Premananda a été condamné et est emprisonné depuis 14 ans. Interview de Swami Premananda lors d’une de ses permissions dans son ashram :

Quelques questions/réponses avec Swami Premananda :

Question : La plupart des chefs religieux affirment que c’est seulement à l’intérieur de leur religion ou confession que l’on peut atteindre le salut ou la liberté. Quel est votre point de vue sur cette question ?

Swami Premananda : Le Salut ou la libération ne sont pas des endroits que vous pouvez visiter de temps en temps. C’est un changement de perception. Supposez que vous soyez un jeune prince ayant été accidentellement élevé par des gens très pauvres. Si je vous dis que vous êtes un prince et que vous n’êtes pas un homme pauvre, vous n’allez pas l’admettre. Aussi longtemps que vous n’accepterez pas votre être véritable, vous allez continuer à être un pauvre jeune homme parmi les gens accablés par la misère. Ce n’est que lorsque vous avez pris conscience de votre origine véritable que vous serez affranchi de l’esclavage de votre environnement. Cette liberté porte avec elle votre salut.

Disons que vous voyagez à destination du Mont Kailash, dans l’Himalaya, dans le nord, mais que vous êtes en train de prendre la route vers Kanyakumari dans le sud de l’Inde. Plus vous voyagez vers le sud et plus vous vous éloignez du Mont Kailash. Donc, je vous dis de ne pas voyager vers le sud mais de voyager vers le nord. Alors vous atteindrez votre destination. Le changement d’itinéraire apportera une solution à votre problème. Toutes les religions sont ainsi. Elles vous montrent le chemin du salut ou de la libération. C’est vous qui devez choisir votre voyage. Vous êtes le créateur de votre propre avenir. Toute religion affirmant détenir à elle seule les clés du salut aura failli dans sa compréhension de l’enseignement donné par le saint ou le sage à l’origine de cette religion.

Envisagez le fait que lorsque le Seigneur Jésus-Christ a dit : ‘Je suis le chemin’, il a voulu dire : ‘Si vous comprenez votre ‘Je’, ce ‘Je’ vous conduira au salut.’ Cela n’est pas spécifique à l’homme nommé Jésus, mais c’est valable pour tout être humain. Par conséquent, ces affirmations d’exclusivité sont le fait de dévots ayant une compréhension erronée des enseignements concernant la façon dont les instructeurs spirituels perçoivent la spiritualité.

Question : Dans quel but nous incarnons-nous ? Pourquoi sommes-nous sur cette Terre ?

Swami Premananda : Le but de la vie humaine est de découvrir votre propre réalité. Votre être réel n’est pas ce corps. Ce n’est pas non plus notre mental ni notre intellect. Vous pouvez désigner cette réalité comme étant l’âme, la Lumière, l’Etre Suprême ou tout autre nom que vous aimez. Notre corps et notre personnalité passeront, mais nous survivrons sur un plan subtil. Ce corps subtil s’incarne de nombreuses fois. C’est comme changer de vêtements, abandonner une vie pour une autre.

Pourquoi de telles vies ? Nous avons généré cette nécessité dès notre première vie. Si nous avions réalisé notre être véritable, alors, en tant qu’entité spirituelle, et si nous avions pu vivre notre vie humaine avec détachement, nous n’aurions pas eu à souffrir la moindre difficulté. Or, ayant perdu le contact avec notre état d’être spirituel, nous avons été portés à croire que la vie du corps, du mental et de l’intellect constituait notre être véritable. Nous avons posé des actes dont les conséquences ont laissé des impressions similaires sur le mental. De telles empreintes mentales entraînent notre être véritable à reprendre vie afin, chaque fois, d’expier les erreurs qui ont pu être commises. Donc, le but de cette vie est dans un premier temps de payer vos dettes et d’assumer ce que vous avez engendré dans la vie présente et dans les précédentes. Deuxièmement, c’est de vivre une vie libre de tous liens, afin que vous n’ayez plus l’obligation d’avoir des vies supplémentaires.

Question : Beaucoup de gens annoncent la venue d’énormes catastrophes naturelles qui devraient survenir dans les années proches. Devrions-nous craindre cela ? Est-ce que cela va véritablement arriver ?

Swami Premananda : Nous avons gravement endommagé la nature. Nous avons violenté la nature afin d’obtenir des bénéfices pour nous-mêmes. Bien que notre Mère la Terre soit une planète très patiente et très tolérante, elle a aussi ses limites. Le récent tsunami est seulement un exemple de ces désastres par lesquels elle montre son mécontentement. Il faut s’attendre à en subir beaucoup d’autres. Votre peur n’y changera rien. Que doit-il se passer ? Si vous ouvrez le barrage, l’eau va surgir pour inonder toute la zone concernée. Notre Mère la Terre est maintenant terriblement en colère. Vous avez détruit ses enfants. Beaucoup d’espèces se sont éteintes désormais à cause de l’égoïsme des hommes. Plutôt que d’avoir peur, essayez de revenir maintenant dans le droit chemin. Rectifiez les erreurs que vous avez commises. Purifiez votre environnement. Rendez notre Mère la Terre heureuse. Peut-être allez-vous calmer sa colère. Aider les plus démunis est un moyen d’apaiser notre Mère la Terre.

Question : Quel est votre message pour la France ? Quel est le futur de notre pays ?

Swami Premananda : La France n’est pas séparée du reste de la Terre. Vous faites partie de notre Mère la Terre. Votre futur est irrévocablement lié à celui du reste du monde. J’ai des disciples en France depuis très longtemps. Mes bénédictions sont avec eux et avec vous tous.

Mon message pour tous est le même. Ce monde est devenu très petit maintenant. Tout ce qui est fait dans n’importe quelle partie du monde produit des effets également ailleurs. Par conséquent, la communauté humaine est devenue de plus en plus interdépendante et en interconnexion. Les nationalités, la couleur, la langue, la caste, le sexe, les croyances qui ont maintenu les êtres humains dans des cloisons étanches, sont lentement en train de lâcher leur emprise sur les gens. Cependant, le nouveau mode de vie qui s’impose très rapidement à travers le monde entier se caractérise, semble-t-il, par l’égoïsme. D’un côté, l’Homme est en train d’abattre des cloisons, et de l’autre il est en train d’élever des murs autour de lui. Aider les autres, par tous les moyens possibles, dans le domaine financier, de l’éducation, de la profession, physiquement ou autre, c’est promouvoir l’idée que nous sommes tous les enfants de notre Mère la Terre. Nos sentiments de Fraternité envers les plus démunis sont susceptibles de rendre notre Mère la Terre heureuse. Donc, je demande aux Français de faire du service pour l’humanité toute entière. Le service aux autres comme des frères et des sœurs rendra notre Mère heureuse.

Question : Beaucoup de gens ont fait l’expérience de constater votre connaissance de leur passé et de leur futur. Comment est-ce possible ?

Swami Premananda : Le passé, le présent et le futur sont des facettes du temps. C’est exactement comme la longueur, la largeur et la hauteur qui sont des dimensions de l’espace.

Le temps est aussi une dimension. Même la gradation du temps en passé, présent et futur, est tributaire du lieu où vous vous situez dans le temps. Le temps est relatif. Ce n’est pas une constante. Si vous pouvez passer au-delà des limitations du temps, le passé, le présent et le futur se tiendront devant vous sans aucune barrière. Si vous essayez vous-même, vous pouvez y parvenir facilement. Vous devez d’abord savoir et réaliser que votre être est distinct de votre corps, de votre mental et de votre intellect. Tant que vous êtes lié à cette entité, vous êtes assujetti à des considérations de passé, présent et futur.

Jai Prema Shanti ! »

 

3. Sur le site www.prevensectes.com :

« Avec un tel don de prédiction, Sai Baba aurait pu exercer ses talents pour éviter des désagréments à son ami et collègue gourou Swami Premananda. Premananda, dirigeant un ashram dans la même région que Sai Baba, est actuellement en prison en Inde pour des affaires d’abus sexuels sur des jeunes femmes et fillettes.

Les deux compères, Sai Baba et Premananda, se reconnaissaient mutuellement et s’échangeaient leurs clients, … euh pardon, … fidèles.

Swami Premananda avait un faible pour les filles, tandis que Sai Baba préférait les garçons.

Bref, les deux gourous étaient complémentaires dans l’abomination. »

C’est ici qu’il faut remettre les deux passages rédigés plus haut, extraits du texte du site http://institutjapon.canalblog.com :

‘Son histoire pose le problème de la liberté spirituelle dans le monde, face à la dictature du matérialisme idéologique. Un expert anglais (Dr. Wilson J. Wall, spécialiste de génétique) avait effectivement dénoncé le fait que des fausses preuves utilisant la génétique avaient été utilisées pour pouvoir condamner Swami Premananda. Le procès avait eu lieu non pas suite à des plaintes, mais par une campagne de presse diffamatoire orchestrée contre lui. Cette campagne organisée par une organisation politique a fait pression sur le milieu judiciaire pour organiser un procès truqué, dénoncé par Ram Jethmani, un des plus grands hommes de loi de l’Inde (avocat qui avait occupé différents postes au gouvernement). Voir le texte en anglais qui contient les déclarations du Docteur Wilson et de Mr Ram Jethmani :


« En 1994, Swami Premananda a été arrêté, la police ayant séquestré une jeune fille de l’ashram, durant un an, pour l’obliger à signer un document accusant Premananda de l’avoir violée. Dès sa libération, la jeune femme a demandé de retourner à l’ashram (qui accueille des orphelins et des enfants pauvres) et a commencé une campagne pour accuser la police de l’avoir torturée pour l’obliger à signer :

 

Malgré cela, Premananda a été condamné et est emprisonné depuis 14 ans. »

S’agissant des graves accusations portées à l’encontre de Sathya Saï Baba, veuillez vous reporter au précédent texte (à la même rubrique) : « Sathya Saï Baba (1926-2011) ».

 

4. Les siddhis (facultés paranormales) de Swami Premananda :

 

a) Le témoignage d’un sceptique :

On trouve, dans l’avant-dernier numéro de la série de fascicules « Facteur X », paru en 2000, une interview du psychologue Richard Wiseman, ce dernier pouvant être considéré, en matière de paranormal, comme étant l’Henri Broch britannique.

A la question : Qu’est-ce qui vous a poussé à enquêter sur les swamis, ces mystiques indiens ?, l’interviewé (qui enseigne à l’université de Hertfordshire) a ainsi répondu :

« Le fait que ce sont des personnes qui semblent vraiment dotées de pouvoirs extraordinaires. J’ai rencontré le professeur islandais Erlendur Haraldsson, qui a beaucoup travaillé avec le mystique indien Sai Baba, et il m’a dit qu’il avait vu beaucoup de choses qui ne pouvaient pas être expliquées par des tours de magie. Il m’a demandé si je voulais venir avec lui tester le swami Premananda dans des conditions rigoureuses. »

Que faisait ce swami ?

« Au cours de services religieux, Premananda matérialisait des objets dans ses mains comme des bagues, des babioles, ce genre de choses. Je l’ai vu matérialiser des objets très simplement, et, bien que je sois d’un naturel sceptique, c’était vraiment très impressionnant. »

En tant qu’illusionniste, ne pouviez-vous pas repérer s’il agissait de tours de magie ?

« Les illusionnistes ne connaissent pas toutes les réponses. Ils peuvent se rendre à un congrès de prestidigitation et se faire berner parce que de nouvelles techniques naissent tous les jours. C’était la même chose avec ce swami. Pour exclure autant que possible les tours de passe-passe, nous avons décidé d’examiner sa main, de la laver, de la rentrer dans un sac en plastique transparent scellé autour du poignet et ensuite de lui demander de matérialiser un objet à l’intérieur du sac. »

Quel fut le résultat de ce test ?

« Chaque fois que la main du swami était enveloppée dans un sac plastique, il ne matérialisait rien, mais il y parvenait dès qu’on enlevait le sac. Nous en avons conclu qu’il s’agissait probablement d’une imposture. C’est en visionnant un enregistrement vidéo que nous avions fait que nous avons constaté que sa main sortait du champ avant la matérialisation des objets. » (2)

Pour ce qui est de la vidéo, on serait tenté de dire que le sceptique n’avait qu’à mieux cadrer… En outre, il n’est manifestement pas venu à l’esprit de cet individu qu’enfermer la main du swami dans un sac en plastique pouvait considérablement gêner le processus de matérialisation à l’intérieur ! Conclure, sur cette base, qu’il ne s’agit que d’une imposture ce n’est pas sérieux, et surtout cela ne rend pas justice à la quantité impressionnante de récits témoignant du contraire. Voici à cet égard quelques témoignages qui, parmi beaucoup d’autres, attestent de l’authenticité des phénomènes de matérialisation produits par Swami Premananda :

 

b) Le témoignage de Daniel Meurois :

Au début des années 1990, Daniel Meurois s’est rendu en Inde.

« Je m’apprêtais alors à quitter un petit ashram qui s’était construit autour de la personnalité exceptionnelle et de l’enseignement de Swami Premananda. En compagnie de mes compagnons de voyage, je venais de saluer celui-ci avant de repartir pour l’Europe.

J’avais à peine tiré derrière moi la porte de la salle privée où il nous avait reçus en arrière de son temple, qu’une voix féminine me fit me retourner. C’était celle de l’une des jeunes femmes sannyasins dévouées au fonctionnement de l’ashram… ‘Reviens’, dit-elle, Swami voudrait te donner quelque chose…’

L’instant d’après, je me retrouvais donc à nouveau face au Maître des lieux, dont les yeux me considéraient avec une douceur infinie et un brin malicieux, parmi des volutes d’encens.

‘Oui, j’ai oublié…’, fit-il. ‘Donne-moi ta main.’

Sur ce, il devança mon geste en la prenant lui-même et en l’ouvrant bien grande devant moi, paume vers le haut. Une fois que cela fut fait, je vis Swami Premananda poser sa propre main, elle aussi grande ouverte, à plat, exactement sur la mienne.

Je l’entendis alors réciter à voix très basse je ne sais quel mantra, puis inspirer et expirer profondément.

C’est à ce moment précis, tandis que sa main déployée était toujours rigoureusement appliquée sur la mienne, que je perçus distinctement quelque chose tomber au creux de ma paume. Le sage dégagea alors lentement sa main, laissant apparaître au centre de la mienne une statuette de métal argenté, bien à la verticale sur son petit piédestal. Elle représentait la déesse Parvathi, l’un des compléments féminins de Shiva.

Il est difficile de décrire ce que l’on vit dans de semblables moments. On se trouve au cœur d’un événement qui ne peut pas être classé et répertorié par notre mental ordinaire… On devient soudain le spectateur et le réceptacle privilégiés de ce que l’on nomme habituellement un miracle et on se demande comment cela a bien pu nous arriver, à nous.

Pas de doute possible… La statuette était là, dressée au centre de ma paume. J’avais même senti sa chute alors qu’aucun espace ne séparait la main de Swami Premananda et la mienne. Je me sentais au comble de l’émerveillement… mais il était dit que celui-ci ne devait pas s’arrêter là…

L’instant d’après, la statuette toujours bien en place au centre de ma main fut littéralement recouverte par une quantité impressionnante de cette cendre sacrée que les hindouistes nomment vibhuti. Swami Premananda avait instantanément fait jaillir celle-ci du bout de ses doigts tout en la déversant sur la petite effigie de Parvathi.

Je ne sais plus quels mots de remerciement sont parvenus à sortir de ma bouche, mais j’ai la sensation qu’ils étaient fort pauvres en regard du cadeau reçu et de l’enseignement que ce dernier constituait. » (D. Meurois)

D’autres rencontres avec Swami Premananda firent comprendre à Daniel Meurois qu’il ne s’agissait pas d’une matérialisation au sens classique, c’est-à-dire une création « ex nihilo », mais plutôt d’un transfert de la matière d’un endroit à un autre.

Par contre, la vibhuti avait bien été matérialisée (créée). Cette matière grisâtre, très volatile et dégageant un parfum de rose, est la « densification » d’un élément d’ordre subtil connu sous le nom d’Ether. C’est dans l’une des strates de celui-ci que puisent des êtres qui, comme Swami Premananda, parviennent à générer de la vibhuti.

« Un chercheur s’est plu il y a quelques années à faire analyser en laboratoire un peu de vibhuti matérialisée. Le résultat fut fort simple : c’était du silicium pur. Si je donne ici cette information, c’est qu’elle est significative. En effet, le silicium n’est pas un élément anodin dans la nature. Après l’oxygène, il serait le plus abondant dans la croûte terrestre avec près de vingt-huit pour cent de sa masse. De plus, si on se tourne vers son étude cristallographique, on découvre qu’il a une structure de type diamant. Est-ce tout cela, allié à quelques connaissances non divulguées, qui fait que l’un de ses composés, la silice, attire depuis toujours les alchimistes ? » (D. Meurois)

Lors d’une conversation privée avec Swami Premananda, il fut demandé à ce dernier comment il s’y prenait pour « translater » un objet ou même le matérialiser réellement.

« J’ai seulement besoin d’avoir vu au moins une fois le type d’objet que je veux matérialiser. Il faut qu’en peu de temps je puisse m’en faire une représentation très fidèle au centre de ma conscience. Très fidèle, cela veut dire sous toutes ses formes, en trois dimensions avec son poids, son matériau et son odeur éventuelle.

C’est simple… je crée son image en relief en moi… et l’objet apparaît…» (Swami Premananda) (3)

C’est dans “Il y a de nombreuses demeures” que se trouve le témoignage ci-dessus.

 Il y a de nombreuses demeuresEn 1996, les éditions Amrita, qui étaient dirigées par Anne Givaudan et Daniel Meurois, ont publié un livre (que j’ai) de Rosa et Sergio Domian, dont le titre est : Swami Premananda.

On trouve, sur le site www.sacree-planete.com, un autre témoignage de Daniel Meurois, ce témoignage étant notamment relatif au décès de la soeur de ce dernier :

« Le témoignage dont j’aimerais vous faire part ici commence au début des années 90… Avec quelques proches, je m’étais rendu en Inde du sud auprès de Swami Premananda, ainsi que j’avais la chance de pouvoir le faire une ou deux fois par an.

Lors d’une conversation privée avec lui, la notion d’accompagnement des mourants a été abordée. Note petit groupe nourrissait en effet le projet de créer une structure d’accueil afin d’aider des personnes en fin de vie. Le projet était peu avancé mais l’idéal était là, bien présent.

J’avais personnellement l’habitude d’essayer – hors corps – de faciliter le passage de ceux qui allaient ‘naître au Ciel’ et que la vie mettait sur ma route, mais participer à la création d’une structure dans la matière me paraissait important.

Swami Premananda s’est aussitôt montré très intéressé et a déclaré sans attendre son intention de nous soutenir par le don d’un ou deux lingams spécifiques.

Sans qu’il se soit expliqué davantage, nous l’avons immédiatement vu bouger légèrement l’extrémité de ses doigts dans l’espace qui se trouvait devant lui et faire jaillir de l’Invisible, un puis deux petits oeufs de pierre couleur de chair sous nos yeux émerveillés… et même sous l’objectif d’une caméra.

Swami Premananda nous a alors expliqué qu’il venait de matérialiser ceux-ci en leur donnant pour fonction d’aider au détachement de l’âme à l’approche de la mort. Leur utilisation était très simple, leur capacité prenant sa pleine mesure avec le niveau de compassion manifesté par celui qui les utiliserait.

L’un de ces deux lingams me fut remis en main propre. Je m’en suis donc retrouvé en quelque sorte le ‘gardien’.

Bien des années ont passé depuis ce jour béni… Bien des évènements se sont aussi produits. Le projet de créer une Maison d’accueil pour les personnes en fin de vie n’a pas pu aboutir, mais le lingam dont j’avais la responsabilité n’en a pas moins été extrêmement utile. À de nombreuses reprises, il a pu jouer son rôle protecteur et lumineux auprès d’hommes, de femmes et même d’enfants qui s’apprêtaient à quitter ce monde.

Au fil des années, il n’a jamais cessé d’offrir sa paix, cette si importante décrispation de l’âme et du corps dont nous avons tant besoin lorsque nous arrivons au bout de notre chemin.

Le petit rituel par lequel je sollicitais son aide était toujours le même, très simple, très discret mais d’une portée évidente. Le lingam de Swami Premananda était un vrai don du Ciel…

Et puis… le jour est venu qui m’a amené au chevet de ma propre soeur. Elle se nommait Martine et était atteinte d’un cancer généralisé en phase terminale. Elle avait souhaité finir sa vie à son domicile. Chacun avait respecté sa volonté même si cela diminuait inévitablement la qualité des soins médicaux qui pouvaient lui être prodigués.

L’instant ultime approchait. Mon épouse Marie Johanne et moi-même, en relais avec quelques amis, passions d’interminables heures à son chevet, attentifs aux moindres fluctuations de sa respiration.

Qu’elles étaient longues et souffrantes ces heures et comme nous aurions voulu voir Martine être libérée au plus vite et sans douleur puisqu’il n’y avait manifestement plus de retour possible ! Mais son âme paraissait être incroyablement chevillée à son corps ; elle ne parvenait pas à entrer dans le lâcher-prise.

J’utilisais le lingam de Swami Premananda, cependant, même si je ne pouvais douter de son action subtile, j’aspirais à en voir les effets concrets.

Le visage tourné vers le mur de sa chambre, Martine demeurait fermée, crispée à l’extrême et comme nourrissant dans sa demi-conscience une secrète colère. Il ne fallait surtout pas qu’elle parte ainsi… Mais que faire de plus pour que l’acceptation s’installe en elle et lui permette de déployer ses ailes sans trop attendre ?

À un moment donné, je me suis retrouvé seul avec elle. L’avant de son corps toujours tourné vers le mur – c’était la position qu’elle réclamait -, je ne la voyais que de dos, décharnée au point d’en être devenue presque transparente.

Encore une fois, que faire de plus ? La prière, bien sûr… le dialogue intérieur avec son âme aussi, évidemment.

Soudain, une idée telle une étincelle de lumière a surgi en moi : Et pourquoi ne pas essayer de placer le lingam de Swami Premananda au niveau du coeur de Martine, sous la paume de ma main et directement en contact avec son dos ?

Je l’ai fait sans réfléchir davantage mais tout en continuant à prier, sans rien demander d’autre que ce qui devait être.

C’est alors qu’au bout de quelques minutes, avec la rapidité de l’éclair, j’ai senti le lingam se faire littéralement absorber par Martine au point précis où je l’avais appliqué sur elle. Ne comprenant pas ce qui se passait, j’ai aussitôt voulu regarder entre la paume de ma main et son dos. Il n’y avait plus rien ; le lingam avait disparu…

Mon premier réflexe a bien sûr été de le chercher dans les draps. Il avait dû glisser quelque part… Ma recherche fut totalement vaine. Le lingam de Swami Premananda s’était comme volatilisé, me laissant avec l’incroyable certitude qu’il avait été ‘avalé’ par le corps de Martine au niveau de son coeur.

Il fallait donc que je me rende à l’évidence… Si le besoin d’aide et d’amour de ma soeur avait fait en sorte que le lingam soit ainsi aspiré par elle, c’était nécessairement juste. C’était aussi l’ultime destin du petit oeuf de pierre rose.

Rien pourtant ne changea chez Martine ce jour-là.

Il fallut attendre le lendemain matin : Elle avait réussi à se placer d’elle-même sur le dos, une détente s’était délicatement installée sur son visage et son être tout entier semblait enfin connaître l’état de décrispation tant espéré.

Vingt-quatre heures plus tard, Martine prenait son envol…

L’histoire que j’avais à vous conter pourrait s’arrêter là, mettant déjà en évidence l’intelligente douceur et la force du lingam de Swami Premananda… Cependant, il n’en est rien…

Quelques heures après le départ de Martine, cette histoire a en effet connu un rebondissement tout à fait inattendu.

Marie Johanne et moi étions alors seuls dans la chambre où nous logions, à quelques centaines de mètres de la maison où tout s’était accompli le matin-même. J’entends encore la réflexion de mon épouse :

‘Ne sens-tu pas cette odeur ? C’est celle de Martine. Son âme doit être ici…’

J’y ai prêté attention et j’ai effectivement perçu cette odeur si caractéristique que la maladie donne souvent à ceux qu’elle emporte. Cela n’a pas duré longtemps, mais la perception a été tellement nette qu’il fut impossible d’en douter.

Épuisés par tant de choses, nous sommes ensuite sortis de la pièce pour nous restaurer succinctement… jusqu’au moment où j’ai éprouvé le besoin d’y retourner sans attendre. Je ne sais pas ce qui m’a alors poussé à chercher sur la commode de notre chambre la petite boîte de nacre dans laquelle j’avais pour habitude de ranger le lingam d’accompagnement.

Elle y était, bien à sa place. Je l’ai saisie sans savoir pourquoi et, ce faisant, j’ai immédiatement senti ‘quelque chose’ rouler en elle. Je l’ai ouverte… Le lingam était là. Il était revenu…

Était-ce l’âme de Martine qui avait réussi à le restituer en laissant derrière elle l’odeur de son passage ? Était-ce le lingam lui-même qui, manifestant sa puissance divine, avait su franchir le seuil des mondes afin de retrouver sa place et pouvoir ainsi continuer à servir ?

Je l’ignore aujourd’hui encore. Cela ne me questionne cependant pas car, en réalité, ce n’est pas très important. Ce qui l’est, à mes yeux, c’est l’enseignement de tout cela, c’est l’extraordinaire confirmation du caractère divin du cadeau de Swami Premananda.

Cette seule constatation devrait alors suffire à ce que nous nous posions tous la question suivante : Qui est en vérité cet homme pour pouvoir nous faire de tels présents ?

Lorsque la subtile Lumière des mondes de l’Esprit accepte de se densifier pour nous rappeler son existence, il n’y a rien de plus beau pour nous faire grandir en Amour.

Et puis… Comment ne pas être émerveillés par l’Intelligence sacrée qui vit et agit au sein d’un petit oeuf de pierre ? Il faut que nous repensions notre ‘ordre du monde’ sans tarder… » (Daniel Meurois)

 

c) Le témoignage de Michel Coquet :

Michel Coquet note que certaines organisations font tout ce qu’elles peuvent pour détruire les gurus, l’Eglise catholique n’étant pas en reste, au même titre que l’Association du rationalisme et de la science indienne, qui existe depuis 1942 et regroupe près de 80 000 membres sous la houlette de Pradir Ghosh et Sanal Edamaruku. (Jévoque ce dernier à la fin de mon précédent texte : « Saï Baba, 1926-2011 ».)

« Leur but n’est évidemment pas de faire le tri entre les vrais et les faux instructeurs, mais de prouver que tous sont des charlatans au même titre que leurs prétendues siddhis. Par le biais de la corruption, si courante en Inde, et de preuves obtenues en payant très grassement de faux témoins, Sai Baba, Swami Premananda et bien d’autres ont été l’objet de violentes attaques. Le premier a fait l’objet d’une infâme accusation de pédérastie (véhiculée de surcroît sur un site Internet) et l’autre est en prison à vie ! » (M. Coquet)

En 1990, Michel Coquet et son épouse rencontrèrent Swami Premananda.

« Swamiji était natif de la ville de Matale au Sri Lanka. Pour des raisons politiques, il avait dû abandonner son ashram et se réfugier en Inde, à Fathima Nagar, près de la ville de Trichy. Son ashram était en plein désert et le travail des ashramites était rude. Il fallait installer des petites paillotes (kuti) pour les renonçants hommes et femmes, un temple modeste pour les rituels quotidiens, une cuisine, creuser un puits, etc. Tout était à faire, défricher puis cultiver en prenant garde aux nombreux serpents. J’aimais cette vie rurale et simple dans un lieu sauvage et silencieux. Dans cet ashram, j’ai été le témoin de manifestation spirituelles dont je ne mentionnerai que les plus objectives.

Je me rendis à l’ashram de Swami Premananda pour la première fois en tant que leader d’un groupe de Français intéressés par les choses de l’Inde. Le soir même, Swamiji me choisissait pour faire une cérémonie aux pieds du guru (pâdapûja). Juste avant de terminer la cérémonie, il matérialisa de la poudre de santal du bout des doigts en me conseillant de l’utiliser si j’avais un jour besoin de son aide. Le lendemain après-midi, au cours du satsang (entretien spirituel) qu’il nous accorda, je lui posai une question sur l’intérêt de pratiquer la méditation au moyen d’un chapelet. Il parut satisfait de la question et répondit, en se levant de son siège, que cela était essentiel. Il leva son bras qu’il dénuda pour montrer qu’il ne trichait pas et fit quelques cercles lents, la paume grande ouverte vers nous. Tout le monde vit alors sortir, de sa paume, un chapelet en petits grains de rudrâksha, qu’il me donna. » (M. Coquet)

Swami Premananda disait que le pouvoir ne lui appartenait pas, que Dieu souhaite que nous réalisions et expérimentions la joie, la béatitude, la liberté et le bonheur suprême, et que les pouvoirs ne devaient pas être utilisés pour un gain personnel ou au profit de quiconque. Ils ne doivent être utilisés « que pour le bien et pour l’illumination spirituelle ». Michel Coquet ayant demandé à Swamiji quelle différence il y avait entre lui et Sai Baba, Premananda donna cette réponse :

« Sai Baba est le brahmane (prêtre), moi je suis le kshatriya (soldat). »

« Pour le peu que j’ai pu expérimenter de sa présence, je puis dire que Swamiji est un être foncièrement honnête mais parfaitement inadapté à notre société matérialiste de consommation. Il ne s’embarrassait jamais pour dire ce qui devait être dit en termes de justice, dénonçant ouvertement les injustices commises par le gouvernement de Lanka par rapport aux Tamoules du nord. Cela lui vaut d’être emprisonné depuis 1996, pour des motifs sans fondements. Je puis en témoigner, ayant été sur place au moment de ces douloureux événements.

Je m’étais demandé pourquoi on appelait Swamiji : leBaba de Sri Lanka, cela jusqu’au jour où je regardai, dans une maisonnette inondée par les pluies, une vidéo cassette découverte par Nirmala Mataji, une fidèle suisse de la première heure. Sur cette vidéo, Swamiji était en train de fêter Navarâtri, l’un des plus grands festivals religieux de l’Inde où, pendant neuf jours, les trois déesses ou shakti des trois Dieux de la Trimûrti sont supposées combattre (chacune pendant trois jours) les forces du mal, et s’en rendent maîtres le dixième, ou jour de la victoire de la lumière sur les ténèbres. Or, pendant chacun des neuf jours, Swamiji réalisait neuf miracles qui lui auraient assuré une célébrité internationale si tel avait été son désir, mais cette vidéo que nous avons sauvée de justesse n’intéressait personne !

Pour accomplir l’un d’eux, il faisait faire par les fidèles un énorme tas de pétales de fleurs. Lorsque le tas était assez important, Swamiji s’accroupissait devant, y plongeait ses mains et en ressortait une magnifique statue de la Mère Divine en or. Un autre jour, les fidèles versaient de l’eau dans un grand récipient, et lorsque Swamiji venait la tourner à l’aide de sa main, l’eau se transformait en lait ! Un autre jour, tout le monde était invité à prendre des pétales de fleurs dans ses deux mains fermées, en laissant un peu d’espace au centre. A un moment donné, tout le monde devait se concentrer sur sa divinité d’élection. Puis sur un ordre de Swamiji, tout le monde ouvrait ses mains ! Et, ô miracle ! Une petite statuette s’y trouvait matérialisée ! Pour l’anecdote, l’un des fidèles avait pensé à une belle montre, et malheureusement pour lui, lorsqu’il dut ouvrir ses mains devant tous, il eut la honte de sa vie car ce fut une montre qui s’y trouva.

J’ai vécu un phénomène identique avec mon épouse. Un jour, juste avant de rentrer en France, Swamiji avait promis de nous matérialiser une grande statue pour la France ! La tentation était grande, mais ayant des responsabilités dans le centre Sai Baba de Paris, je refusais cette offre. L’épreuve de la tentation passée, Swamiji nous fit appeler dans un lieu privé et nous dit qu’il consentait à titre personnel à nous en matérialiser deux plus petites. Il nous mit quelques pétales de fleurs dans les mains et nous recommanda, sans nous toucher, de les fermer hermétiquement en laissant un peu d’espace, puis il nous demanda ce que nous aimerions. Gisèle choisit une Mère Divine, et comme j’étais indécis, Swamiji proposa un Ganésha. Il plaça sa main sur nos mains fermées, se concentra, enleva ses mains, et nous demanda de regarder ; les deux statuettes s’y trouvaient, la Mère du Monde pour mon épouse, le Ganésha pour moi. » (M. Coquet)

 

– Le lingodbhava :

lingam 2011.phpC’est Sathya Sai Baba qui, le premier, a manifesté, lors de chaque grande nuit de Shiva, le lingodbhava, phénomène consistant en la matérialisation, à travers l’oesophage, d’un ou plusieurs lingas (une pierre ayant la forme d’un oeuf et représentant la potentialité divine primordiale), ces objets étant ensuite régurgités par la bouche. Swami Premananda fut le deuxième à produire ce phénomène.

mahashivaratri« Une semaine après l’apparition des lingas, apparaissait la cendre sacrée ou vibhûti. On se souvient que Sai Baba la matérialisait en abondance à partir d’une jarre vide, mais avec Swami Premananda c’était encore plus impressionnant, car la cendre se matérialisait dans sa bouche avant d’être soufflée au-dehors en quantités incroyables. N’ayant pu assister à ce miracle divin avec Sai Baba, nous avons pris l’initiative de le vivre avec Swami Premananda plusieurs années durant. » (M. Coquet)

 

– La cendre sacrée :

S’il est possible de contester le lingodbhava, un yogi entraîné pouvant régurgiter des lingas après les avoir ingurgités discrètement, souffler des kilos de cendre par la bouche est quelque chose de difficile à faire pour un être humain normalement constitué.

« Lors d’un Mahâshivaratri ou grande nuit de Shiva, après qu’une semaine se soit écoulée, la vibhûti fit soudainement son apparition. Le soir même, alors que nous étions réunis dans le temple avec les villageois et un groupe d’Occidentaux, Swami souffla, pour les bénir, sur les centaines de dévots, une cendre sacrée et parfumée. Par moments, de la cendre tombait à profusion dans ses mains ou sur le sol. C’est ainsi que pendant plusieurs années nous assistâmes à cet événement hors du temps. A l’époque où j’étais encore incertain, une de ces nuits me marqua pour la vie. Elle me permit de lever tous mes doutes en ce qui concerne les manifestations de siddhis de Swamiji. » (M. Coquet)

Vers 1 heure du matin, sur ordre de Swamiji, Nirmala Mataji invita Michel Coquet et trois ou quatre hommes, à se rendre dans la maison privée de celui-ci. Après quelques minutes, Swamiji entra en samâdhi, et de la cendre commença à s’échapper de sa bouche. Michel Coquet prit quelques photos.

« Swamiji soufflait dans toute la pièce des volutes de cendre fine et parfumée qui rendaient l’atmosphère mystérieuse et sublime. Swamiji faisait incontestablement un effort pour maîtriser le flot de vibhûti qui cherchait à sortir et risquait de l’étouffer. La petite pièce était toute emplie de cendre, et Swamiji, ordinairement de teint très foncé, était tout gris. Il ne portait autour de lui qu’un grand pagne de soie et soudain des masses de vibhûti tombèrent sur le sol, sans que nous puissions voir de quelle partie de son corps. Deux ou trois d’entre nous se précipitèrent pour ramasser la précieuse substance, j’en fis rapidement autant. Nous étions agenouillés autour de lui, plaçant nos mains en coupe de manière à récupérer la cendre qui descendait en abondance. C’est alors que mon mental se troubla et se demanda en un éclair s’il n’y avait pas là quelque stratagème. Je suppose que dans l’état d’omniscience où il se trouvait, Swamiji lut clairement dans nos pensées, et ouvrant son pagne il nous dit : ‘Regardez !, mais ne touchez pas !’ Il dévoila alors son corps nu et prouvait ainsi qu’aucun système ne s’y trouvait, qui eut permis de faire tomber de la cendre à profusion, d’autant plus que, par un phénomène incroyable, la vibhûti s’agglutinait sur les jambes. Nous la faisions tomber en la raclant de nos mains, mais immédiatement une nouvelle couche réapparaissait. Les mains placées en coupe, nous récupérions les masses de cendre qui tombaient en abondance, c’était tout simplement prodigieux. Après en avoir récupéré plusieurs kilos, swamiji nous bénit, et chacun rentra dans son kuti respectif, ému et bouleversé de cette grâce et de ce rare privilège. » (M. Coquet)

 

– Un exemple d’apport :

Un jour, Swami invita tout l’ashram à partir avec lui en vue de visiter Palani, l’une des six collines les plus sacrées de l’Inde, consacrée à Muruga dans son rôle d’ascète. L’entrevue avait été remise d’heure en heure, les gens réagissant alors selon leurs tendances : certains quittaient l’ashram en colère et profondément frustrés, d’autres restaient… Il savait ce qu’il faisait car, en tant que guru, « son rôle est de développer chez ses disciples l’esprit de renoncement et de détachement qui précède toujours l’état d’abandon, et dans ce rôle Swamiji était un parfait guru ».

« Mon épouse lui fit part de son inquiétude, vu le temps nécessaire pour se rendre dans ce haut lieu et en revenir, notre avion devant décoller le lendemain à 15 heures, mais Swamiji la rassura : ‘A trois heures, vous serez à l’aéroport.’ Arrivés à Palani en fin de journée, nous passâmes la nuit dans un dharamsala, et le lendemain matin nous montâmes sur la colline, vers le temple. De par sa réputation, Swamiji fut accueilli par les prêtres et nous eûmes un darshan inoubliable. Mon épouse, qui était passée de l’inquiétude à l’angoisse, fit remarquer à Swamiji que l’avion ne nous attendrait pas et que le temps était déjà bien avancé. Swamiji sembla se désintéresser du problème et continua à marcher tranquillement. Pourtant, il dut sentir l’état de stress de Gisèle, eut pitié d’elle et décida de lui faire un beau présent. Il s’arrêta de marcher, leva son bras dénudé et, en quelques cercles, fit apparaître un magnifique chapelet en rudrâksha, chaque graine montée sur un support d’argent. Ce genre de chapelet (japamâlâ) était en principe porté par les Mataji de l’ashram. Après l’avoir offert à mon épouse, la petite troupe s’apprêta à reprendre le sentier qui descendait vers la route. Ce fut à ce moment que Nitya Mataji, une Anglaise, elle aussi disciple de la première heure, se rendit compte que ce chapelet était l’un de ceux qui se trouvaient dans la petite boutique de l’ashram ! C’était donc un ‘apport’, et très sérieusement Nitya Mataji lui fit remarquer que cela risquait de soulever un problème dans la comptabilité dont elle avait la charge. Surpris par cette remarque, Swamiji, souriant, fit un geste de la main et matérialisa un reçu sur lequel étaient écrites la date et l’heure de la disparition du chapelet. C’était un apport et Swami ne s’en cachait pas, seulement le chapelet n’était plus un objet inerte ! Etant passé par le processus de la dématérialisation et de la ‘rematérialisation’ à travers le corps de Swamiji, il était désormais vivant, sacré et tout empli de sa shakti. Finalement, Swamiji fit appeler un taxi, et lorsque nous arrivâmes à l’aéroport, à 15 heures, nous découvrîmes que notre avion avait été retardé de 3 heures ! » (M. Coquet)

(4)

 

– A propos de Ramsuratkumar :

Je viens de donner les témoignages de Daniel Meurois et de Michel Coquet. Dans le même livre où j’ai puisé le récit de ce dernier, mon attention a été attirée par le passage suivant concernant le yogi Ramsuratkumar, un yogi qui fut reconnu, écrit Michel Coquet, par Swami Gnanananda, Mère Mayi de Kanyakumârî (décédée à Salem en 1991), Sri Chandrasekharendra Sarasvati Swamigal (qui le considérait comme un « descendant du Soleil »), Swami Premananda, le maître Bangaru Adigalar de Melmaruvathur (que l’on dit adombré par Amma, la Mère divine) :

« Un jour, comme il le faisait de temps en temps, Yogiji me demanda de m’asseoir à ses côtés lors du darshan, au moment où les fidèles défilaient devant lui. Nous étions là depuis près de deux heures, lorsque je vis arriver au loin, à travers les barreaux de la porte donnant sur la ruelle, un couple de Français que je connaissais de longue date. Ils firent comme tout le monde et se placèrent en bout de queue pour entrer. Tous les deux étaient habillés de blanc, et lui portait une caméra sur l’épaule. Lorsque, occasionnellement, des amis à moi lui rendaient visite, afin de m’être agréable, Yogiji leur faisaient souvent une petite gentillesse en les faisant asseoir s’il y avait de la place ou en leur octroyant une longue bénédiction. Le couple en question venait voir ce guru, tout comme ils avaient déjà été voir Sathya Sai Baba auparavant. Ils étaient déjà internationalement connus dans les milieux du New Age, et certains en faisaient même des avatars ! C’est qu’à travers leurs ouvrages, on apprenait qu’ils se déplaçaient un peu partout dans leur corps astral. Ils avaient visité Shambhala, reçu des enseignements de Jésus ainsi que du Maître Djwal Khool, ils voyaient les auras, etc. Je suppose qu’ils s’attendaient à être reçus comme il se doit. Petit à petit, les fidèles arrivaient près de la porte et le couple était maintenant bien visible. Ce fut alors que j’ai vu Yogiji se mettre dans une terrible colère qui éclata sous la forme d’un cri terrible, il ordonna de les renvoyer sur le champ, chose que je ne l’avais jamais vu faire à l’encontre d’Occidentaux. Si j’avais eu quelques doutes quant au sérieux de ces deux aspirants, cette fois je n’en avais plus ! Ce fut une preuve de plus de l’omniscience du divin guru. » (M. Coquet) (5)

Il ne m’est pas difficile de reconnaître, dans le couple incriminé, Anne Givaudan et Daniel Meurois. Voilà donc un « Yogi omniscient » qui pousse une gueulante pour signifier que les deux visiteurs ne sont pas « authentiques » ! Bien sûr, je ne partage pas « l’omniscience » de ce curieux Yogi, car pour ma part j’ai toujours été convaincu de la sincérité de ces deux auteurs et donc de l’authenticité de leurs expériences personnelles. Nous avons vu que Ramsuratkumar a été « reconnu » par divers personnages spirituels, parmi lesquels se trouve Swami Premananda. Or, Daniel Meurois et Anne Givaudan étaient manifestement bien perçus par ce dernier, comme en témoigne notamment les récits de Daniel Meurois donnés plus haut.

Notons aussi que le couple Meurois-Givaudan, ainsi décrié par Michel Coquet, a publié, lorsqu’il était à la tête des éditions Arista, deux livres de Michel Coquet, dont un sur le Maître Djwal Khool. Ceci dit, je comprends maintenant le pourquoi d’une réflexion antérieure de Michel Coquet, dans un autre ouvrage, concernant les gens qui prétendent visiter Shambhala… J’avais tout de suite compris qu’il s’en prenait ainsi au couple décrié.

A noter que l’on trouve, dans le numéro 47 de « Sacrée planète », une interview de Michel Coquet et un texte d’Anne Givaudan. La responsable de la revue y fait la promotion du livre de Michel Coquet d’où est extraite la citation ci-dessus. Mais il est de toute façon plus que probable qu’elle n’a pas “percuté” que les deux personnes visées dans la citation sont Daniel Meurois et Anne Givaudan

 

5. A propos des lingams et de la vibhuti manifestés par Swami Premananda :

Sathya Saï Baba a été le premier grand Sage indien contemporain à avoir manifesté des lingams. Un autre swami qui matérialise des lingams est Swami Veerendra, un disciple de Sathya Saï Baba originaire des îles Fidji. Il a été reconnu Swami très jeune, lorsqu’une de ses statuettes produisait de l’amrita. Il vit en Australie, parcourt l’Europe et est venu plusieurs fois en France. Il manifeste des lingams tout au long de l’année. Page 54 du numéro 53 de « Sacrée planète », il y a une photo montrant Swami Veerendra Singh manifester de la vibhuti.

201204_SwamiPremandandaLingam2012Si le lingam est principalement connu dans l’hindouisme, Swami Premananda a cependant précisé qu’il était au-delà de toute religion, mais que seules les personnes appartenant à la religion hindoue ont montré la naissance des lingams et l’on fait connaître au public.

Michel Coquet a précisé que la représentation la plus évidente de l’Univers en formation a toujours été figurée par un oeuf. Dans toutes les cosmogonies, l’oeuf cosmique émane toujours d’un Créateur, celui-ci étant la première expression d’un Dieu Absolu.

Swami Premananda a précisé à Rosa et Sergio Domian, à propos de la formation des lingams, que ceux-ci naissaient dans le chakra situé à la base de la colonne vertébrale et qu’il leur fallait neuf mois pour prendre la forme d’un lingam. Ensuite, ils se dirigent “vers le coeur à l’intérieur d’une poche”.

Dans les livres védiques, il est écrit que tous les 7 à 8000 ans, un être spirituel très élevé naît avec la capacité de manifester un lingam de Shiva.

La naissance des lingams lors de la nuit de la Mahashivaratri s’appelle le Lingodbhava. Michel Coquet note que la puissance qui provoque la montée et la matérialisation des lingams est provoquée par l’élévation de la Kundalini. Swami Premananda a ainsi décrit le processus :

Premananda présentant un lingam« Je dois garder dans ma bouche cette enveloppe, et avec ma langue je dois essayer de la déchirer. Je peux faire sortir le lingam quand cette enveloppe est déchirée. Tout cela se passe par la volonté divine. »

Dans son ashram, le liquide expulsé (kumkum) lors de la naissance des lingams était recueilli sur de grands mouchoirs qui étaient ensuite distribués aux fidèles, ce liquide, très précieux, ayant de grandes vertus curatives. Swami Premananda a précisé que lors de la sortie des lingams, ceux-ci étaient “vibrants” de vie, et qu’à ce moment-là il était possible de “voir la vibration”, le durcissement ayant lieu quelques instants après.

A propos de ses pouvoirs, Swami Premananda a précisé qu’il s’agissait de pouvoirs de Dieu se manifestant à travers lui. A l’ashram de Premananda, après l’expulsion des lingams, une bénédiction individuelle était faite en apposant un lingam sur le front de chacun, à la racine des cheveux. Son énergie pénétrait alors dans le corps.

Après le Lingodbhava, de la cendre sacrée très fine de couleur claire, appelée “vibhuti”, sort du corps des sages ayant donné naissance aux lingams, ceci se produisant par la bouche et par tous les pores de la peau. Cette apparition de vibhuti est appelée “Vibhuti Bhava”. Pendant cette dernière, Swami Premananda bénissait les fidèles en posant les mains sur leur tête, pendant qu’il soufflait la vibhuti par la bouche. Il continuait ensuite à la souffler dans sa maison. Puis elle était recueillie et mise en petits paquets pour être distribuée aux fidèles. La Vibhuti Bhava permet aussi, après la manifestation des lingams, la cicatrisation de la gorge, cette dernière pouvant être lacérée lors du passage de ceux-ci.

Lorsqu’on met de la vibhuti sur le front, elle permet une circulation correcte du sang, le soulagement de la douleur physique et mentale, ainsi que l’annulation des effets des actions passées. Cette cendre peut être utilisée par voie interne (dans un verre d’eau ou avec du miel) ou par voie externe (apposée sur le front ou sur d’autres parties du corps selon le problème physique).

La vibhuti apparaît aussi sur la photo de grands Maîtres, qu’ils soient incarnés ou non.

Les lingams et la vibhuti sont deux manifestations qualifiées de “miraculeuses”. C’est une volonté divine qui les déclenche. Swami Premananda a précisé que les “miracles” pratiqués par des êtres spirituels incarnés font partie des missions de ces derniers :

« Il s’agit de faire comprendre à un nombre toujours plus grand de personnes qu’il existe une superpuissance omniprésente appelée Dieu. Ce sont les pouvoirs de Dieu qui se manifestent à travers eux. Leur volonté est UNE avec la volonté divine. S’ils font des miracles, c’est en quelque sorte une carte de visite pour permettre de comprendre la grandeur de l’énergie divine et suprême dont ces miracles ne sont qu’une petite manifestation. »

A propos de la similitude avec les miracles de Jésus-Christ dans la tradition judéo-chrétienne, Swami Premananda a répondu que Jésus avait en effet utilisé le même processus lors de la multiplication des pains et des poissons.

Le numéro 53 de “Sacrée planète” dans lequel on peut lire l’article sur les lingams.

Sacrée planète n0 53Page 51 du numéro 53 de « Sacrée planète », une photo montre des lingams matérialisés par Swami Premananda. A la page 55, une photo montre Swami Premananda soufflant la vibhuti, une autre photo montrant une photo de Swami Premananda couverte de vibhuti. Page 50 du même numéro, on voit un lingam apparu, dans le temple de Swami Premananda, lors de la Mahashivaratri 2012. (Swami Premananda est décédé en 2011.) Page 55, on lit que bien que Swami Premananda ait quitté son corps, un lingam est apparu lors de la Mahashivaratri qui a suivi. Ce lingam a été trouvé dans une coupelle de fleurs, dans le temple, au-dessus du lieu où repose son corps. En 2012, un autre lingam est apparu dans le même temple de l’ashram de Premananda, dans un petit sanctuaire où se trouve la statue de ce dernier. (6)

 

 

 

 

 

6. L’hommage de Daniel Meurois :

Voici, enfin, le texte que Daniel Meurois a consacré à Swami Premananda suite au décès de ce dernier (http://web.me.com/meurois, Les chroniques de Daniel Meurois, site Intus Solaris, mars 2011 ) :

« Mon grand frère :

Mon grand frère est parti… Il est parti il y a quelques jours alors qu’on ne s’y attendait pas vraiment. Il habitait l’Inde. Il s’appelait Swami Premananda… Bien sûr… cela peut paraître prétentieux pour moi de l’appeler ainsi : mon grand frère. Comment puis-je oser écrire qu’un Maitre de Sagesse aussi réalisé que Swami Premananda était mon frère ?

Il était pourtant mon frère, mon grand frère, parce qu’il était le grand frère de tous ceux qui le connaissaient et même de ceux qui ne le connaissaient pas.

Je veux parler de sa simplicité, de sa chaleur, de sa générosité, de l’accueil qu’il réservait toujours à ceux qui lui rendaient visite… et évidemment de son immense sourire qui enveloppait tout cela. Je veux parler aussi de sa proximité, ce qui est rarement le cas lorsqu’il est question d’un être réalisé et, dans son cas, d’un Avatar, c’est-à-dire d’une manifestation avérée de la Présence divine sur Terre.

Après presque vingt d’ans d’emprisonnement injustifié suite à un complot soigneusement orchestré contre sa personne, le corps fatigué, Swami Premananda est entré, comme on le dit dans la Tradition hindouiste, en Samadhi. Je le signale simplement pour ceux qui, ici, ne connaîtraient pas son histoire parmi nous.

‘Tu vois’, m’avait-il dit quelques jours seulement après son arrestation, ‘cela recommence comme il y a 2000 ans…’

Comme il y a 2000 ans, oui… Combien de fois Swami Premananda n’avait-t-il pas déjà évoqué la vie et l’enseignement du Christ ? Pour commettre toujours ainsi les mêmes erreurs, c’est à croire que notre humanité s’acharne à tourner en rond. Elle est lente à comprendre…

Il en est ainsi de la vie de certains êtres exceptionnels ; le rayon de soleil qu’ils dégagent en permanence est tellement flagrant et dérangeant pour la société que celle-ci trouve tôt ou tard le moyen de l’étouffer, via quelques fourberies. Je n’entrerai pas ici dans les détails d’une polémique stérile, ce serait inutile et totalement contraire à ce que Swami Premananda a enseigné toute sa vie.

‘Don’t be worry’, disait-il souvent au sujet de ce qui lui était arrivé, ‘it’s only a drama’‘Ne vous inquiétez pas, c’est juste une pièce de théâtre’. Effectivement, mais quelle pièce de théâtre et quel acteur !

Tous ceux qui ont pu approcher Swami Premananda n’ont pu qu’être impressionnés par la montagne de joie et de compassion qu’il exprimait. Même dans les conditions les plus difficiles, il était une sorte de miracle vivant, une force d’amour comme il faudrait que chacun de nous en ce monde ait la chance d’en rencontrer, ne serait-ce qu’une fois…

Je ne fais même pas allusion en cela aux prodiges qu’il n’a cessé d’accomplir, que ce soit par des matérialisations ou des guérisons. Je veux simplement parler de la puissance de transformation qu’il incarnait. Il était en quelque sorte une batterie constamment en prise sur le monde divin, une batterie qui alimentait tous ceux qui croisaient son regard.

Je me souviens d’une visite que je lui avais rendue tandis qu’il était encore dans sa geôle à Trichy. Les gardiens qui étaient censés le surveiller faisaient défiler devant lui leurs enfants afin qu’il les bénisse. Un ‘spectacle’ complètement surréaliste… En peu de mois, Swami Premananda avait déjà transformé le pénitencier en une sorte d’ashram où il enseignait les prisonniers.

‘J’ai du travail à faire ici’, avait-il commenté. Bien sûr, ça n’a pas plu, même en Inde ! Alors, on l’a déplacé vers une autre prison, on a tout fait pour le ‘casser’, jusqu’à l’obliger à quitter sa robe de swami afin de revêtir la petite chemise et le short des détenus. Un Avatar en short… Qui aurait pu imaginer cela ? Eh bien oui… et l’Avatar n’a fait que sourire face à ce qu’on voulait qui lui soit une humiliation. Rien n’a pu empêcher Swami Premananda d’offrir sa Lumière avec plus d’énergie et de détermination encore. Nul ne peut ‘casser’ une joie d’aimer qui n’est pas de l’ordre du petitement humain.

Que dire de plus ? Il y aurait un énorme livre à écrire, un livre incroyablement riche en anecdotes et dont le résultat serait un portrait, celui de l’Amour en marche, inlassablement en marche. Sera-t-il un jour écrit ? Je n’en sais rien… Ce n’était pas son souci.

Swami Premananda était uniquement préoccupé par notre métamorphose. Il était un ‘gommeur’ de peurs, un extracteur de confiance, un ‘distilleur’ de paix.

Dans un tel contexte, le mot ‘merci’ qu’on serait porté à dire ferait décidément bien piètre figure. C’est trop souvent un mot mécanique et figé. Il ne serait pas à la hauteur.

Mais allons,… il ne s’agit pas ici d’une chronique mortuaire ! Voilà que je parle de notre grand frère au passé tandis qu’il est bien plus vivant que nous ! Plus vivant que nous et certainement déjà en train de nous préparer une surprise à sa façon. Personnellement, cela ne m’étonnerait pas…

Il en va ainsi de tous les vrais Porteurs de Lumière, ils sont infatigables car ils ont le Souffle très très long.

Alors, si nous pouvions nous en inspirer… » (http://web.me.com/meurois)

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7. Des matérialisations post mortem :

Voici ce qu’on lit dans le numéro d’avril 2011 de « Partage international » :

« C’est avec une grande tristesse que ‘Partage international’ a appris le décès du grand Avatar Swami Premananda, survenu le 21 février 2011 en Inde après des années de maladie et d’une incarcération injuste dans une prison indienne.

Les lecteurs s’en souviendront, ‘Partage international’ a régulièrement publié des informations sur Swami Premananda et son œuvre. La rédaction adresse ses condoléances aux nombreux fidèles du monde entier endeuillés par cette grande perte.

Swami Premananda disait de lui : Saï Baba est Saï Baba, un grand Avatar, je suis qui je suis, un homme ordinaire qui ne sait pas pourquoi il a été doté de nombreux pouvoirs divins. Il est vrai que je peux guérir les gens, matérialiser des choses, et que j’ai des pouvoirs extraordinaires, mais cela vient de Dieu. Par moi-même, je ne peux rien faire.’

Lors d’une cérémonie à l’Ashram Sri Premananda, après son décès, un fidèle, tandis qu’il nettoyait l’autel, découvrit parmi les fleurs un gros lingam en forme d’œuf couvert de kumkum (une substance très particulière). Le Maître de B. Creme a indiqué que ce lingam a été manifesté par Swami Premananda. Selon les dirigeants de l’ashram : Swamiji nous a encore montré qu’il est réellement très présent parmi nous.’ » (7)

Cette matérialisation est aussi évoquée sur le site www.sois.fr (le site d’Anne Givaudan et d’Antoine Achram), une petite équipe de thérapeutes esséniens s’étant rendue à l’hôpital de l’ashram de Swami Premananda :

« Les premiers jours ont été consacrés aux cérémonies des funérailles, incluant la nuit de la Shivaratri. Bien que tous les participants ou presque aient chanté jusqu’à l’aube, les cœurs étaient lourds et l’émotion présente… Mais, le lendemain, la surprise de la manifestation d’un lingam au milieu des fleurs d’un abishekam ! La joie est revenue et nous avons tous été bénis par ce lingam, tenu par une résidente ‘Mataji’ très stoïque. »

Voici ce qu’on lit dans le numéro 279 (novembre 2011) de « Partage international » :

« Le 17 juillet 2011, à 15 h, une couche miraculeuse de vibhuti (cendre sacrée) a été découverte sur la photographie et le fauteuil de Swami Premananda, décédé le 21 février 2011. Ce dernier miracle confirme que la vie et la conscience transcendent la mort du corps physique et que le travail de Swami Premanada continue. »

En février 2012, un lingam s’est matérialisé :

« Le 20 février 2012 à 22 h 15, un grand Shiva Lingam s’est matérialisé à l’ashram de Sri Premananda, à Trichy, au Tamil Nadu (Inde), au cours de la fête hindouiste de Mahashivaratri (la Grande Nuit de Shiva). Le lingam (symbole de la création) est apparu près de l’autel, dans le temple Shiva Shakti où se trouve le samadhi (tombeau spirituel) de Swami Premananda. Un lingam de taille similaire s’était matérialisé à l’ashram, il y a un an, à la suite du décès de Swami Premananda le 21 février 2011 (voir Partage international, avril 2011).

Le Maître de B. Creme a confirmé que le lingam a été manifesté par Sri Swami Premananda. » (« Partage international », numéro 284, avril 2012.)

Dans le numéro de septembre 2012 de « Partage international », on lit que le 12 juin 2012, on découvrit, vers 9 heures 15, de la vibhuti sur une photo de Swami Premananda, dans la pièce où se déroulent les pujas dans son ashram du village de Fathima Nagar, à vingt kilomètres au sud de Tiruchirappalli, dans le Tamil Nadu (Inde). Au cours de la journée, de la vibhuti continua à se manifester. Un fidèle de l’ashram a fait ce commentaire :

« Nous fûmes tous enchantés. Nous nous sommes réunis autour de la photo de Swamiji, avons fait des offrandes et nous nous sommes assis pour méditer et chanter des bhajans. »

Deux photos montrent la vibhuti sur la photo de Swami Premananda, la première ayant été prise à 9 heures 30, et la seconde ayant été prise vers 18 heures. On note la présence de davantage de vibhuti sur cette seconde photo.

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que la vibhuti a été manifestée par Swami Premananda. (8)

Dans la soirée du 8 février 2013, de la vibhuti a commencé à apparaître sur la statue de Swamiji qui se trouve dans le temple Sri Premeshvarar de l’Ashram. La vibhuti a été enlevée à plusieurs reprises, mais elle a continué à apparaitre… (D’après un email que j’ai reçu en février 2013, auquel étaient jointes deux photos de la statue montrant la vibhuti matérialisée.) Cette manifestation a aussi été évoquée, avec la photo correspondante, dans le numéro 297, mai 2013, de « Partage international ».

Dans « Partage international » numéro 305/306, janvier-février 2014, on lit cette information :

« Depuis le 1er janvier 2014, de la vibhûti (cendre sacrée) de bois de santal s’est formée sur une statue de Swami Premananda dans le temple de l’ashram, près de Trichy, dans le Tamil Nadu (Inde). La vibhûti est recueillie tous les jours. Cette photographie a été prise le 10 janvier.

Le Maître de B. Creme a indiqué que la vibhûti est manifestée par Swami Premananda, décédé en 2011. »

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Références :

1. « Sacrée planète », n° 53, août – septembre 2012, p. 50.

2. « Facteur X », n° 95, 2000, p. 2650.

3. Daniel Meurois, « Il y a de nombreuses demeures », éditions Le Passe-Monde, 2010, p. 82-84, 89-92.

4. Michel Coquet, « Pouvoirs spirituels et psychiques », éditions Alphée, 2011, p. 454-459.

5. Ibid., p. 320-321.

6. Cécile Courtat, « Les lingams, étonnantes manifestations divines », in « Sacrée planète », n° 53, août – septembre 2012, p. 48-51, 54-55.

7. « Partage international », n° 272, avril 2011, p. 13.

8. « Partage international », n° 289, septembre 2012, p. 16.

 

II. « Dans le Ka de Sri Premananda. » Un texte de Marc :

Un correspondant internaute, qui est aussi un disciple de Swami (qu’il a personnellement rencontré), a été intéressé par le texte ci-dessus (auquel j’ai apporté, pour cette version 2015, quelques ajouts) qui se trouvait alors dans la précédente version de mon site. Je lui avais alors proposé de rédiger un texte consacré à Swami Premananda, ce qu’il a gentiment accepté. Voici donc ce texte :

 

LE TEXTE DE MARC :

Au cœur de la spiritualité indienne nous avons la Tradition, les prêtres, les rites et les écritures, les arts, les temples et lieux saints, mais avant tout nous avons l’incarnation même de cette spiritualité, l’incarnation de son idéal à travers la personne incarnée du Guru.

Le christianisme n’a donc pas la prérogative de l’incarnation du divin par rapport à la spiritualité mythique du paganisme qu’il a remplacé, ni par rapport à la métaphysique orientale qu’il affirme souvent surpasser en tant que religion de l’incarnation du Verbe.

Jiddu Krishnamurti (pour ceux qui admettent cette possibilité), sous l’influence du Seigneur Maitreya, aura dispensé un enseignement imprégné de la nouvelle donne spirituelle mondiale de l’ère nouvelle. Son discours est largement iconoclaste vis-à-vis du système hindou du Guru, allant jusqu’à dire que le guru nous empêche d’atteindre la vérité. Il aura fait un toilettage très « shiva », sans concession, presque féroce, de toutes les supposées aliénations du système religieux hindou et de ses gurus qui pullulent en Inde, il faut bien le dire. Des gurus qui ne sont hélas pas tous de bonne qualité. Parlant de la vérité, il dit ceci :

« Ni les méthodes tortueuses, ni le sacrifice, ni la discipline, ni l’intervention d’un Guru, ne vous la rendront accessible, vous devez être portés à l’ouverture, c’est elle qui vient à vous, l’inverse est impossible. »

Satya Sai Baba, à l’opposé, considéré comme un Purna Avatar, le Seigneur incarné Lui-même, rappelle que les plus grands sages du passé ont eu des Gurus. Il affirme que la sagesse ne peut pas être atteinte sans l’aide du Guru et du Seigneur.

Dans certains systèmes traditionnels hindous du Guru, le Guru ayant réalisé le Soi n’est plus identifié au corps ni au mental. Pourtant, seul un Guru vivant est utile. C’est pourquoi le principe du Samadhi, la vénération du tombeau du saint, selon ces écoles spirituelles de Yoga, est de peu de valeur. Le Guru mort, si le disciple n’a pas atteint l’éveil, ce dernier devra chercher assez vite un autre Guru vivant. Cela maintient la fluidité du marché….

Sri Premananda, considéré comme un autre Avatar, a donné des instructions précises pour son Samadhi, annonçant qu’il aidera les disciples pendant 2500 ans. Donc, dans ce cas, il est clair que le tombeau du saint est porteur d’une grande influence spirituelle.

Pour ma part, je pense et je suis même persuadé que Sri Premananda va appeler des âmes pour les libérer à travers ce que ses disciples ont mis en place sous sa guidance : son ashram avec son tombeau et ses temples et lieux de prière, une mission humanitaire, des centres dans plusieurs pays du monde entier. Pour ceux qui ont eu la chance de le rencontrer, d’être en contact avec Lui, ils ont creusé un trou très profond, ce serait sans doute une perte de temps de vouloir creuser un autre puits pour trouver de l’eau. Nous reprenons là une image familière du Swami.

D’autre part, l’Avatar, étant né éveillé, n’a jamais été identifié à Son corps, Sa mort est par conséquent un non événement.

La tristesse qui nous vient du fait de son départ n’est que le résultat de notre état de non éveillé, nous ne pleurons que notre ignorance et rien d’autre.

« Où est-il encore, le malheur, pour celui qui voit l’unité dans l’Univers ?… Nous verrons que tout notre malheur vient par l’ignorance et que cette ignorance est l’idée de multiplicité, de séparation… » Swami Vivekananda

Les ignorants encore plus ignorants que nous, qui nous entendent dire que Swamiji est vivant comme les disciples du Christ après Sa résurrection, disent que nous sommes en train de faire un déni du réel devant la mort de notre ami et Maître. C’est tout le contraire car nous sommes en train de nous rapprocher de plus en plus de la Réalité.

J’ai cité Swami Vivekananda, c’est une parole que je ne cesse de mettre en regard de celle de Sri Premananda, et pour cause… ! L’un comme l’autre ont posé devant nos yeux le plus grand idéal. Le Verbe de l’un comme de l’autre nous soulève d’aspiration pour reprendre la lutte au service de Dieu comme Tout et Dieu en Tout. Alors, que ce Verbe se soit fait chair réincarnée à travers ces deux personnalités étrangement dans la continuité l’une de l’autre, pourquoi pas ? Ce n’est de toute façon pas un dogme.

Peut-être aurons-nous plus de difficultés à nous aimer nous-mêmes depuis le départ de notre Bien Aimé. Car en effet, si nous les êtres humains trop souvent nous n’aimons pas tellement les autres, nous ne nous aimons pas tellement nous-mêmes, mais cherchons plutôt à satisfaire nos passions souvent, nos vices parfois et nos désirs toujours.

Or, dans la présence de Sri Premananda, nous étions aimés quels que soient notre âge, notre race, notre religion, notre statut social, nos qualités ou nos défauts. Nous étions infiniment aimés, passionnément aimés, d’un don total jusqu’au sacrifice total. Qui va maintenant nous aimer ainsi ?

Lui aussi était tellement facile à aimer et nous ne parviendrons pas tout de suite à aimer autant.

Puisque j’ai voulu rompre le silence qui s’est abattu sur nous depuis le 21 février de cette année 2011, je vais faire un rapprochement peut-être surprenant entre l’enseignement de Krshnamurti et celui de Sri Premananda. Mais d’abord rappelons ce que dénonce Krishnamurti :

« La vénération portée au Guru nuit à votre compréhension de vous-même. Et ce, pour des raisons spécifiques. Plus vous manifestez de respect pour l’un, le Guru, moins vous en avez pour les autres. Vous vous inclinez bien bas devant lui et vous maltraitez votre subordonné. »

Tous les authentiques instructeurs n’ont pas souhaité être adorés, mais ils ont cherché à nous rendre plus aimants de tous les êtres humains sans exception.

Swami nous a demandé sans cesse d’aimer les autres, d’en prendre soin, il a accepté le processus traditionnel de la vénération du Guru envers Son image et Sa personne Divine parce que cela pouvait nous être utile, à nous, pour lui permettre de nous rejoindre, de nous accorder Sa grâce. Pour Lui, Il ne gagnait rien ni ne perdait rien en fonction de notre attitude extérieure et même intérieure envers Lui.

Cependant, Il nous a avoué ce qu’Il éprouvait du point de vue disons occulte, lorsque l’on saute de la vénération du divin à travers Sa forme divine aux énergies de l’ego pris dans les pièges du monde, l’expulsant ainsi avec violence de notre cœur… Le plus important était que nous suivions Son enseignement, Ses conseils, mais là encore il nous les a prodigués avec un étonnant détachement des fruits de Son instruction.

Krishnamurti de son côté dit :

« J’attire simplement votre attention sur certaines choses, libre à vous d’en tenir compte ou pas. Cela dépend de vous, pas de moi. Je ne vous demande rien, je n’attends rien de votre part, ni vénération, ni flatteries, ni insultes. »

Et dans un entretien donné à Raghât le 23 janvier 1949, il précise :

« Si le Guru est quelqu’un de valable, il vous dira de chercher à comprendre qui vous êtes à travers vos actions, autrement dit vos relations. »

Et il ajoute :

« Vous avez certainement plus d’importance que le Guru ou que moi, parce que l’enjeu c’est vous, c’est votre vie, votre souffrance, votre combat, votre lutte. »

Dans ces deux phrases, Krishnamurti nuance sa position sur les gurus en disant qu’il peut en être de valables et il admet aussi implicitement qu’il en est un, à mon avis !

Aujourd’hui, nous nous trouvons devant le Ka Premananda… c’est un jeu de mot avec le principe spirituel immortel des Égyptiens, le Ka, et K ou Krishnamurti qui, par soucis d’impersonnalité, se nommait lui-même K. Krishnamurti, bien qu’opérant sur un mode parfois opposé à celui de Sri Premananda, m’éclaire sur l’enseignement de mon Maître et sur le meilleur usage que je peux en faire. Car ce qui compte c’est nous en effet, c’est l’aide que cette Vérité incarnée pour nous uniquement continue à nous dispenser.

Tous Ses enseignements comme ceux de K ne sont pas basés sur un savoir livresque, une érudition ou autre. Pourtant, nous avons pu vérifier Son omniscience qui lui aurait permis de nous épater, de nous subjuguer.

Non, ses paroles vont droit au but pour nous aider à nous comprendre nous-mêmes, à nous observer pour sortir des filets de l’ego. Ah, le tout à l’ego il s’accommode si bien de la soupe spiritualiste ! (L’ego. Bernard Pivot donne à son sujet une leçon d’orthographe : il n’a pas besoin d’accent car c’est sa nature de mettre l’accent sur lui-même, alors ce serait un pléonasme !)

Bien des « branchés » de la spiritualité hindoue nous ont fait savoir que Sri Premananda était hors champ de leur recherche, de leur intérêt et de leur estime, car il a eu le défaut de donner des enseignements trop simplistes s’ajoutant à la mauvaise habitude de provoquer des phénomènes dits surnaturels échappant à leur compréhension rationnelle, sans autorisation préalable de l’académie des sciences, dans le cas où ils ne seraient pas de la pure et simple supercherie. Dans tous les cas, selon eux, ces miracles invalidaient totalement la reconnaissance d’une authenticité spirituelle. Il nous ont fait savoir aussi qu’ils n’étaient finalement pas tellement convaincus de l’innocence du condamné de droit commun, malgré les éléments de preuve d’une évidence raisonnable percutante qui ont été portés à leur connaissance comme à celle des cours de justice indiennes.

Je n’ai pas l’intention dans cet article de revenir sur le cas Sri Premananda du point de vue juridique, mais je souhaite juste préciser une chose : Les gens sont aujourd’hui bombardés d’informations sur le développement spirituel, font des stages payants, se font « ouvrir les chakras », font du yoga, vont à des conférences, etc. Au bout d’un certain temps, ils se rendent compte, s’il leur reste une lueur de lucidité malgré tant de nombrilisme et si peu de juste introspection, et au milieu de tout cet activisme, qu’ils n’ont peut être pas bougé d’un pouce du point de vue de la vraie évolution spirituelle. Ils ont oublié une loi cosmique de base, c’est la loi du karma qui obstrue la voie.

C’est pour cela que des Avatars viennent dans la matière. Ils arrivent dotés de grands pouvoirs permettant de nous permettre de vérifier les lois divines en action sans perdre trop de temps à chercher la foi.

De plus, ils endurent des difficultés inouïes. Dans le cas de Swamiji, avec le sourire… Enfin, ils laissent des missions charitables à soutenir ; pour Swami, ce sont l’orphelinat et son école, nous offrant ainsi l’occasion d’alléger considérablement notre karma négatif en revenant à des pratiques basiques. Mais c’est trop simple, là aussi, pour la « spiritualité bobo » !

Swamiji n’a cessé de nous répéter que la spiritualité est très, très simple, facile à comprendre, ne nécessitant aucun bagage intellectuel ou philosophique. (On dit cela du secret alchimique, alors que les étudiants poursuivent leurs recherches en s’usant les yeux sur de vieux grimoires…)

Voilà comment Sri Premananda nous décrit la vie du saint, c’est-à-dire Sa vie, dans un discours du jeudi 18 avril 1996 :

« Il touche votre cœur avec plus de force que ce que vous n’avez jamais expérimenté dans cette vie, et il vous accorde la compréhension de ce que peut vouloir dire être un avec le Divin…. Si vous l’observez de près, vous découvrirez toujours qu’il est l’incarnation même de l’Amour désintéressé. Il est toujours en train de donner. Il ne vit que pour le bien des autres. Il ne fait rien pour lui-même. Il ne peut pas parce qu’il s’oublie continuellement lui-même. Il enseigne par l’exemple et chacune de ses actions en dit long à celui qui suit le véritable Dharma. Il est toujours en train de travailler à vous libérer de votre emprisonnement dans l’illusion qu’est l’irréalité du monde extérieur. Il est venu ici uniquement pour vous libérer tous, par une myriade de moyens, de vos vies pleines de croyances conditionnées et de fausses valeurs. Il détruit l’irréel et pose devant vous le réel. Souvent, vous ne pouvez pas le comprendre, ni son immense amour pour chacun de vous. La force du divin qui s’écoule à travers lui est peut-être trop puissante pour que votre compréhension la saisisse. »

Beaucoup de cherchants veulent être déjà des maîtres surfant sur la mode du spirituel ; ils sont alors facilement des tout petits maîtres ou des faux maitres, alors qu’il est bien plus difficile d’être un disciple. C’est déjà très grand, disait Swami à ses disciples formés par lui à travers un entrainement spirituel très exigeant.

Portons notre attention sur la qualité de disciple. Je vous résume un satsang du jeudi 29/08/1996, où Swamiji parle de la condition de disciple moderne. Son point de vue est totalement traditionnel car, en fait, le meilleur disciple pour Sri Premananda est celui qui absorbe les qualités les plus élevées du Maître. Que l’on soit dans la Tradition comme Sri Premananda ou que l’on soit dans une apparente rupture avec Krishnamurti, peu importe puisque nous arrivons à ce qui est de plus beau et de vraiment intéressant enfin dans la spiritualité.

D’ailleurs, dans l’enseignement et les transmissions que Swamiji a donné sur la méditation, je crois qu’on se trouve au-delà de la question de la tradition ou du nouvel âge, sa méthode apparaissant à la fois comme traditionnelle et apparentée à ce que le Maître français Raymond Bernard a communiqué et nommé une méditation holistique. Les spiritualistes qui snobent Sri Premananda peuvent-ils seulement se faire une idée de la profondeur de ce qui est présenté là et de son efficacité surtout ?

Dans un satsang du jeudi 21 décembre 1995, Swami parle de l’accès à la vérité d’une manière qui me fait bien penser à ce qu’en dit K. lorsqu’il dévoile ce secret :

« Tout ce que l’esprit peut faire c’est de se taire, sans avoir pour objectif de recevoir cette vérité. »

Il utilise un mot tamoul ; comme chaque fois qu’il fait cela, nous sommes au cœur de son enseignement traditionnel :

« Summa Iru ! Une expression tamoule souvent utilisée. Elle signifie ‘restez tranquilles’. Elle s’applique plus à l’esprit qu’au corps. C’est l’enseignement spirituel le plus grand. Ces deux simples mots embrassent tant de choses. Restez tranquilles et atteignez votre Atma au dedans, la béatitude vous submergera… Réalisez que, finalement, il n’y a rien à connaître ou à comprendre. Dieu est tout le temps avec vous, mais vous ne le réalisez pas… Rester tranquille est la véritable méditation. »

Nous tenons de la merveilleuse disciple qui nous a formés à la méditation selon la méthode et les instructions de notre bien-aimé Guru, l’enseignement suivant :

Il y trois conditions sur lesquelles, selon Swamiji, reposent les progrès spirituels. Elles se résument par trois mots tamouls qui sont trois états d’être :

1/Tannith-iru : être seul. C’est-à-dire se tenir en soi-même parmi les autres.

2/ Vilith iru : être consicent, attentif.

3/ Pasith iru : être affamé de Dieu, avoir une immense aspiration.

Ces trois points sont, comme le premier Summa iru, des fondamentaux de toutes les voies spirituelles authentiques.

L’enseignement de Sri Premananda n’est pas un cas particulier. Il n’y a rien de nouveau dans la vie spirituelle, répétait Swamiji ; la tradition de l’Inde du sud est la plus ancienne de la Terre.

« Il est passé à son Ka », diraient les Egyptiens pour parler de la mort, le Ka désignant la partie immortelle et statique de l’âme. Déjà, de son vivant, son Ka était très chargé. Désormais, plusieurs d’entre-nous ressentent que de l’autre côté du voile notre Maître est encore plus grand et puissant.

Comme les trois mousquetaires, Tannith, Vilith, Pasith + Summa, les trois iru, ils sont quatre ! N’oublions pas l’humour, car le rire sain, avec ou sans T, fait fuir l’ego sans accent ; Swamiji n’en a jamais manqué.
« Riez et vivez ! », nous demande Swamiji.

Hari Om !

Marc

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