Spiritisme, messagers de l’Au-delà et channeling

 

 

 

 

 

 

La médiumnité, ou aptitude à se connecter à des sources « non-physiques » afin d’en recevoir des informations et messages, est aussi vieille que l’humanité. Sur le plan historique, elle a pris, en fonction des époques et des cultures, diverses expressions, de la Pythie de Delphes à la vague du spiritisme au dix-neuvième siècle, jusqu’aux multiples communications contemporaines des messagers de l’Au-delà, sans omettre les enseignements reçus en channeling

Mon premier livre : « Communications interdimensionnelles » (JMG Editions), publié en novembre 2007, détaille ce vaste panorama des communications avec d’autres niveaux de réalité que le monde physique en 3 D qui nous est familier. Ce vaste corpus de données constitue un important indice de la réalité de mondes spirituels distincts de l’Univers matériel et de celle de la survie de la conscience après la mort biologique, la communication entre les deux mondes (matériel et spirituel) étant rendue possible grâce à des intermédiaires dénommés médiums ou médians des sphères d’information (pour utiliser l’expression employée par l’entité Soria canalisée par Régine Fauze).

L’univers est « multidimensionnel » et la communication « interdimensionnelle » est rendue possible par des individus qui ont accès à des informations de nature spirituelle adaptées à notre époque. L’ouvrage cité ci-dessus présente les divers médiums et « canaux », avec les sources désincarnées associées, la typologie des communications médiumniques, les critiques, ainsi que les thèmes centraux (Plans de conscience et corps subtil) relatifs à l’« après-vie ».

On peut distinguer trois grandes catégories de contacts avec ce que l’on appelle communément « l’Au-delà », c’est-à-dire, en fait, avec ce qui est au-delà de nos facultés de perception sensorielle et de nos instruments de mesure et de détection :

• Les communications obtenues dans un contexte spirite.

• Les messagers de l’Au-delà, comme dans le cas d’enfants communiquant avec un parent resté sur Terre.

• Le channeling.

 

I. Le spiritisme :

C’est au dix-neuvième siècle qu’a émergé le mouvement spirite, et ce sont les sœurs Fox (Hydesville, Etat de New York, 1847) qui sont à l’origine de celui-ci. De nombreux médiums apparurent sur la scène, aux Etats-Unis et ailleurs. Le nouveau mouvement dut subir les attaques conjuguées des Eglises et des rationalistes, et les pratiques spirites (« tables tournantes », etc.) acquirent une aura « diabolique » qu’elles ne méritaient assurément pas.

Par-delà les mises en garde habituelles relatives à certaines pratiques (le spiritisme n’est effectivement pas un jeu), le mouvement a néanmoins eu son utilité (et l’a encore), celui-ci ayant eu pour effet positif de contrebalancer les effets négatifs d’un athéisme militant.

220px-Allan_Kardec_L'Illustration_10_avril_1869En 1857, Allan Kardec publia son « Livre des Esprits », le premier d’une série qui codifia les divers éléments de la doctrine spirite. Le contenu de ce livre (et des autres) était le résultat des communications reçues par le biais de médiums, à propos de sujets comme les conditions de vie dans l’Au-delà.

Ci-contre : Allan Kardec (1804-1869)

On notera que les thèmes centraux de la doctrine spirite sont : l’existence de Dieu, de l’âme, de l’Au-delà (ou monde spirituel), de la réincarnation, ainsi que l’affirmation de la pluralité des mondes habités. La réincarnation est reconnue par les milieux spirites français et brésiliens, lesquels s’inspirent de la doctrine d’Allan Kardec et de ses successeurs (Léon Denis, Gabriel Delanne, etc.).

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Ci-contre : Léon Denis (1846-1927)

 

 

 

 

Gabriel_DelanneCi-contre : Gabriel Delanne (1857-1926)

 

 

 

 

A notre époque, si la « patrie » du spiritisme est le Brésil, il existe néanmoins en France quelques structures associatives qui pérennisent la doctrine spirite. Citons :

• L’Union Spirite Française et Francophone (www.spiritist.org).

• Le Cercle Spirite Allan Kardec (www.spiritisme.com).

Mentionnons également l’IFRES (Institut Français de Recherches et d’Expérimentations Spirites). Cette dernière association est tournée vers la TCI (« transcommunication instrumentale »). La TCI a recours à des moyens techniques (magnétophone, radio, écran de télévision, etc.) pour réceptionner des messages émanant de l’Au-delà. En ce qui concerne l’IFRES, les appareils employés comprennent notamment un laser utilisé pour créer des interférences où apparaissent des visages, un « vidéoprojecteur » et une webcam… (www.ifres.org) joel-ury

Ci-contre : Joël Ury, médium à l’IFRES

 

 

 

 

Il existe plusieurs courants spirites, selon que l’accent est mis sur l’aspect « religieux » ou simplement « philosophique » du mouvement.

L’Argentin Manuel S. Porteiro, décédé en 1936, a donné au spiritisme une orientation laïque et humaniste, et il est devenu le militant d’un spiritisme laïc qui réfute toutes les influences religieuses et mystiques ayant entaché le mouvement.

La Confédération Spirite Panaméricaine (CEPA) maintient le spiritisme dans la ligne « kardéciste » comme « philosophie scientifique aux conséquences morales, éthiques et sociales », et elle n’accepte pas que le spiritisme soit considéré comme une religion. La CEPA respecte le travail de la FEB (Fédération Spirite Brésilienne) et les autres organisations spirites de divers pays non affiliées à la CEPA. Cependant, la principale différence entre ces mouvements et la CEPA réside dans le fait que, contrairement à cette dernière, ces mouvements considèrent le spiritisme comme une religion chrétienne et évangélique. En fait, Allan Kardec avait envisagé le spiritisme comme une philosophie laïque devant demeurer sur un terrain neutre en matière de religion ou de politique. Au Brésil, il existe un grand mélange des genres avec un spiritisme un peu exotique, marqué par des influences diverses, religieuses, mystiques et magiques. C’est ce « syncrétisme » que la CEPA ne veut pas. Ses membres souhaitent débarrasser le spiritisme de toutes ses déviations mystiques occasionnées par le grand brassage des traditions culturelles. Le spiritisme s’est en quelque sorte relié à un contexte culturel, subissant l’influence du catholicisme et même des pratiques rituelles et magiques d’une lointaine origine africaine. En France, le Cercle Spirite Allan Kardec partage la conception du spiritisme de la CEPA.

Il existe diverses formes de médiumnité : la « psychographie » (avec recours à l’écriture automatique ou inspirée), la « psychophonie » (ou « clairaudience »), l’art médiumnique (peinture et musique principalement), la médiumnité curative, la médiumnité à effets physiques (la plus rare aboutissant à la matérialisation d’entités). Je donne, dans mon livre, de nombreux exemples de ces types de médiumnité.

– En matière de médiumnité artistique, citons le cas du Brésilien Luiz Antonio Gasparetto. Depuis 1970, ce dernier a exercé sa médiumnité dans le cadre de l’« Association Chrétienne de Culture Spirite Os Caminheiros », devenue par la suite « Centre de Culture Spirite Os Caminheiros ». GasparettoVers 1990, il avait totalisé environ 9000 toiles exécutées à travers lui par une cinquantaine d’artistes. Marion Aubrée et François Laplantine ont noté que cette œuvre se signale par la qualité de la production chaque fois inédite, dans les styles respectifs des différents auteurs présumés qui peuvent être assez vite identifiés, et par la rapidité d’exécution. Luiz Antonio Gasparetto entrait facilement en état de semi-conscience, avec diminution du rythme cardiaque. Une très faible lumière rouge éclairait la salle, et des morceaux musicaux, modernes et au rythme rapide, étaient diffusés, avec une sonorisation beaucoup plus forte que chez Elifas Alves (un autre médium artiste). Il remplissait la toile avec une extrême rapidité, en utilisant les tubes de peinture. Il peignait le plus souvent avec la main droite, mais aussi fréquemment avec les deux mains, dont chacune remplissait alors une partie différente de la toile devant laquelle, les yeux fermés, il était assis. A un rythme frénétique, le médium, par une série de mouvements saccadés, se penchait en arrière, puis revenait vers la toile sur laquelle il allait littéralement se coucher. Parfois, il se levait et tout son corps se mettait alors en mouvement. Luiz GasparettoIl peignait en dansant. Certaines compositions ont été faites à même le sol avec les pieds. Il y avait une quinzaine de tableaux à chaque séance, certains étant réalisés en trois ou quatre minutes, d’autres en une quinzaine de minutes, jamais davantage.

 

 

 

– La médecine spirite implique le recours à des médecins désincarnés qui effectuent des prescriptions ou des opérations en guidant la main des médiums. L’un des plus connus de ces « thérapeutes de l’astral » est le docteur Fritz, apparu pour la première fois lors de « l’incorporation » de José Pedro de Freitas, dit Zé Arigo (décédé en 1971).

 

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Ci-contre : Zé Arigo (1922-1971)

Il y eut aussi Edson Queiroz, Rubens Faria, etc. La revue « Sacrée planète » a consacré un dossier au cas de Joao Teixeira da Faria, connu sous le nom de Joao de Deus (Jean de Dieu), lequel œuvre à Abadiania et est, dit-on, l’« hôte » de 33 entités différentes (« Esprits » de docteurs, chirurgiens, guérisseurs, psychologues et théologiens décédés).

200px-Edson_QueirozCi-contre : Edson Queiroz (1925-1982)

 

 

 

220px-Joao_teixeira_2Ci-contre : Joao de Deus

Ces cas de médiumnité utile (dans les domaines artistique et thérapeutique) mis à part, il faut reconnaître, avec Michel Coquet, que dans les séances spirites on n’attire que ce qui est très proche du plan physique, c’est-à-dire les trois premiers « sous-plans » du Monde astral, « sous-plans » où vont ceux qui restent attachés à la Terre « par une conscience matérielle, des attachements ou des désirs, ce qui revient à dire que sont attirés les désincarnés les moins élevés du règne humain ». Et beaucoup des phénomènes physiques constatés (apport d’objets, etc.) seraient dus à l’intervention d’« élémentaux » (ou « esprits de la nature »).

L’apparition du spiritisme a néanmoins correspondu à une nécessité. Le spiritisme et les communications qui émanent de l’Au-delà ont eu, comme effet positif, l’apport d’éléments concrets relatifs à l’existence et à la survie de l’âme. Selon l’ésotériste Benjamin Creme, le mouvement spirite « reçut sa stimulation du Maître Hilarion, un Maître du 5e Rayon, dans le but de délivrer l’humanité de ce qui est peut-être sa plus grande peur, la peur de la mort, la seconde étant la peur de la maladie ».

En 1898, le spirite Léon Denis écrivait, quant à lui, que les phénomènes physiques du spiritisme « étaient nécessaires pour frapper l’attention des hommes », mais qu’il « ne faut voir là que des moyens préliminaires, un acheminement vers des domaines plus élevés de la connaissance ».

 

II. La recherche Psi :

Certains médiums ont été étudiés dans un contexte de recherche scientifique. Cela a débuté à la fin du dix-neuvième siècle avec la création des Sociétés de Recherche Psychique, anglaise et américaine. Parmi ces médiums, il y eut Mesdames Leonard, Piper, Holland, Willett, etc.

Les parapsychologues (autrefois appelés « métapsychistes ») ont généralement la prétention de rendre compte des phénomènes médiumniques par l’exercice de facultés inconnues de l’esprit, tout en évacuant la notion d’Au-delà. Ceci s’explique par leur ignorance des mécanismes explicatifs du psi, et peut-être aussi parce qu’il leur faut évacuer toute composante mystique, occultiste, spiritualiste ou ésotérique, afin de conférer, dans leur perspective, un caractère « scientifique » à leur discipline. Néanmoins, quelques parapsychologues sont ouverts à l’hypothèse « survivaliste ». Ce fut le cas, par exemple, de Ian Stevenson, le spécialiste bien connu, décédé en 2007, des « cas suggérant la réincarnation ».

Quant aux psychologues et psychiatres, victimes d’une conception étroite du psychisme humain, ils privilégient les notions de « division de conscience », de « création de personnalités », etc. Ces interprétations psychologiques réductionnistes sont pourtant inaptes à rendre compte de nombreux cas de médiumnité, dont certains comportent des aspects extrasensoriels indéniables : le mineur Augustin Lesage (décédé en 1954) peignit une fresque qu’il « retrouva » en Egypte, l’Anglaise Coral Polge faisait des portraits ressemblants de personnes décédées de consultants qu’elle ne connaissait pas, Rosemary Brown (décédée en 2001) était à l’origine de compositions musicales dans le style de célèbres compositeurs décédés, alors même qu’elle ne connaissait rien à la musique, etc. Lesage photo

Ci-contre : Augustin Lesage (1876-1954)

Ci-dessous : quelques peintures d’Augustin Lesage

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Ci-dessous : Coral Polge

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Deux dessins de Coral Polge :

Dessin Coral PolgeUn portrait dessiné par Coral Polge

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

rosemarybrownCi-contre : Rosemary Brown (+ 2001)

 

 

 

 

 

 

 

 

Quant au channel canadien Ian Borts (décédé en 1988), sa source – les « Speakers » – était capable, notamment, de faire des diagnostics exacts dont la validité a été reconnue par l’immunologue allemand Milan Pesic, ce dernier ayant été époustouflé par la compétence des « Speakers ». Tout cela, n’en déplaise aux adeptes des « élaborations subconscientes », ne s’explique pas par ces dernières.

 

a) Eléonore Piper :

Eleonore PiperVoici quelques notes biographiques, extraites du site www.cslak.fr, à propos de la médium Eléonore Piper (1857-1950) qui a été longtemps étudiée par des chercheurs de la Société de Recherche Psychique (ce texte ayant été mis en ligne le 12 mars 2013) :

« Ce mois ci, nous vous présentons une biographie de Madame Eléonore Piper. Médium depuis sa tendre enfance, elle entrait en transe, puis une intelligence, un Esprit portant le nom de Dr Phinuit, prenait place et commençait à donner des informations et des messages de décédés. Elle fut observée par de nombreux professeurs souvent sceptiques mais qui finirent par déclarer : ‘Je ne peux pas prouver qu’il y ait fraude. Je ne peux pas prouver la tricherie contre Madame Piper‘, et reconnurent que l’information était bien issue d’intelligences de l’au-delà.

Elle est née en 1857 à Nashua dans le New Hampshire. Elle a, durant son enfance, des manifestations, selon ses parents. A l’âge de 22 ans, elle épouse William Piper ; il est commerçant.

Après la naissance de son premier enfant, elle éprouve de nombreuses douleurs qu’elle cherche à soulager. Elle se rend chez un guérisseur, du nom de Cocke, qui prétend pouvoir communiquer avec les Esprits et l’aide à développer ces facultés latentes : ‘A cette première séance[1], Mme Piper éprouva de fort curieux élancements, et il lui sembla qu’elle allait se trouver mal. A la séance suivante, M. Cocke lui mit les mains sur la tête. Aussitôt, elle sentit qu’elle allait perdre connaissance. Elle perçut un flot de lumière, ainsi que des visages humains inconnus et une main qui s’agitait devant sa face ; elle ne se souvient pas de ce qui se passa ensuite. Mais, à son réveil, on lui raconta qu’une jeune fille indienne du nom de Chlorine s’était manifestée par l’intermédiaire de son organisme et avait donné à un consultant, qui se trouvait là par hasard, une preuve remarquable de la survie.’

A partir de ce moment là, elle entend des voix et peut délivrer des messages par écriture automatique. Elle développe peu à peu sa médiumnité avec des personnes de son intimité qui organisent des séances, puis on élargit le cercle en permettant que des personnes étrangères assistent aux réunions.

En octobre 1885, Mme Piper fait la connaissance de William James, professeur de psychologie à l’université de Harvard. Celui-ci aménage personnellement des séances pour elle pendant un an et demi. Puis le professeur Richard Hodgson, professeur de droit, prend la suite. Et ensuite, c’est le professeur James Hyslop, professeur de logique et d’éthique de la Columbia University, qui poursuit les investigations. Durant trente ans, elle sera au service des scientifiques.

Pour déceler une fraude, on embauche des centaines de gens sous des faux noms qui participent aux séances. On embauche des détectives pour suivre la médium et intercepter son courrier. En Angleterre où elle ne connait personne, elle est constamment sous contrôle des membres de la Société Britannique de Recherche Psychique. Elle est et demeure une médium intègre. Elle décède le 3 juillet 1950.

(1) : Voir chapitre III – ‘Premières transes’, ‘Mme Piper’ de M. Sage.

 

Sa médiumnité :

Mme Piper a diverses personnalités durant ses transes. Le plus souvent, il s’agit d’un Esprit qui se nomme Phinuit. Il est particulièrement bavard, il se dit médecin français et donne volontiers des conseils. Un autre Esprit, Georges Pelham, écrivain américain et ami de Richard Hodgson, se manifeste. Les informations étaient précises et justes.

Voici comment se termine une séance : ‘Quand la séance est à son terme, quand l’écriture automatique a pris fin, Mme Piper commence à revenir progressivement à son état normal. Alors, elle prononce d’une voix plus ou moins distincte des phrases sans suite en apparence, qu’il n’est pas toujours facile de saisir. Elle ressemble alors à une personne qui parle dans un rêve. Le Dr Hodgson et le professeur Hyslop ont recueilli autant qu’ils ont pu ces lambeaux de phrases, en les séparant nettement, par un sous-titre, des procès-verbaux de la séance proprement dite. Enfin, Mme Piper pose le plus souvent cette question bizarre :

– Avez-vous entendu ma tête claquer ?

Et, lorsque sa tête est censée avoir claqué, elle jette autour d’elle, sur les personnes et les choses, un regard quelque peu effaré, puis tout est fini : elle n’a plus aucun souvenir ni de ce qu’elle a écrit ni de ce qu’elle a dit pendant la transe.’

 

Des exemples :

En 1883, lors d’une séance organisée par le professeur Richard Hodgson, le Révérend et Madame S. W. Sutton sont présents. Ils veulent entrer en contact avec leur petite fille récemment décédée.

Mme Piper établit le contact avec la petite fille et les Sutton. Les informations données ne laissent aucun doute sur le fait que l’Esprit qui se communique est bien la petite fille. Elle évoque qu’elle avait l’habitude de mordre des boutons. Elle parle de son oncle Franck et d’un ami mort d’une tumeur et s’adresse à son frère par son surnom. Elle dit qu’elle avait mal à la gorge et que sa langue était paralysée avant sa mort. Elle parle de Dina sa poupée, de sa sœur Maggie, et du petit cheval, son jouet. Elle chante aussi deux chansons, les mêmes chansons qu’elle avait chantées juste avant de mourir. Les Sutton sont particulièrement heureux et ne font aucun doute sur la réalité de la communication. Avant de partir, la petite fille les rassure : ‘Je suis heureuse. Ne pleure plus pour moi.’

 

Des sceptiques convertis :

Concernant la médiumnité de Madame Piper, il y a beaucoup de critique et de scepticisme mais lorsque les messages de l’au-delà sont si précis pendant tant d’années, alors même le second membre de la SPR le plus sceptique, M. Richard Hodgson, concède formellement que la médiumnité de Madame Piper est authentique et il reconnait que l’information est bien issue d’intelligences de l’après-vie.

Quand les sceptiques à l’esprit fermé échouent à discréditer Madame Piper, leur nouvelle attaque est que Madame Piper, étant en transe, lit dans les pensées de ceux qui sont en séance et les pensées d’autres personnes se trouvant à des centaines de kilomètres de l’endroit où se tient la séance !

 

Un test incroyable :

Pendant plusieurs mois, le professeur Hodgson amène plusieurs participants aux séances de Madame Piper. A cette période là, c’est l’Esprit de George Pelham qui se manifeste. Trente participants avaient connu George Pelham de son vivant, les autres ne l’avaient jamais rencontré. George Pelham est en mesure d’identifier correctement tous les participants qu’il avait connus. La plupart d’entre eux s’assoient et parlent du passé avec George, parlant par l’intermédiaire de Madame Piper, comme s’il est là en chair et en os. Sa seule erreur est de ne pas réussir à identifier une personne qu’il n’avait pas connue puisque la personne était une toute petite fille !

 

Les livres :

Si vous désirez plus d’informations, nous vous recommandons l’excellent ouvrage de M. Sage, ‘Madame Piper et la société anglo-américaine pour les recherches psychiques’. Il est détaillé et vous y trouverez des comptes rendus de séance. »

 

b) Julie Beischel et le Windbridge Institute :

 Julie Beischel

« Est-ce que les médiums obtiennent des informations avérées ? Et comment les obtiennent-ils ? Julie Beischel, co-fondatrice et directeur de recherche du Windbridge Institute, se consacre depuis plusieurs années à l’étude de la survie de la conscience et nous révèle où en sont les plus ambitieuses recherches scientifiques conduites à ce jour sur la médiumnité.

Article exclusif disponible uniquement pour les abonnés INREES. Extrait :

Julie Beischel est co-fondatrice et directeur de recherche du Windbridge Institute. Diplômée en pharmacologie et en toxicologie de l’université de l’Arizona, elle se consacre depuis plusieurs années à l’étude de la survie de la conscience. Ses recherches portent sur l’étude des communications entre des médiums et des défunts, selon deux axes différents. Un axe de recherche est centré sur l’obtention de preuve : est-ce que les médiums obtiennent des informations avérées, une fois éliminés tous les moyens conventionnels d’obtention d’information ? Son autre axe de recherche porte sur l’analyse du processus d’obtention de ces informations par les médiums. Où en sont les plus ambitieuses recherches scientifiques conduites à ce jour sur la médiumnité ? Quand la science se penche sérieusement sur la possibilité d’une vie après la mort.

 

Stéphane Allix : Quels sont les principaux points sur lesquels porte votre attention lors d’une expérience sur la médiumnité ?

Julie Beischel : Nous devons contrôler un certain nombre d’éléments. Les premiers sont la fraude et l’imposture. Une personne qui n’est pas médium peut faire par exemple des recherches sur Internet et ainsi vous rapporter des informations exactes. L’autre point important à prendre en compte est la lecture à froid (un outil psychologique avec lequel le medium se sert des attitudes et des réactions de la personne assise en face de lui pour fabriquer des informations qui paraîtront exactes lors de la séance). Un médium qui est bon psychologue ou sociologue peut élaborer une lecture correcte et complète simplement en observant vos réactions à ce qu’il dit…; en supprimant toute interaction entre le médium et le sujet cible [la personne qui se prête à l’expérience et dont un proche est décédé], nous éliminons par la même occasion cette possibilité. Notre recherche va également enrayer l’éventuelle transmission de signaux subtils ou inconscients entre expérimentateur et médium : si la personne qui conduit la recherche n’a aucune information sur le défunt, elle ne peut rien révéler au médium. Enfin, il arrive que les médiums fassent des déclarations si générales qu’elles pourraient s’appliquer à n’importe qui. Notre protocole requiert que le médium réponde à des questions spécifiques sur l’apparence physique de la personne décédée, sa personnalité, ses hobbies ou ses activités, et les circonstances de sa mort.

 

Pouvez-vous nous décrire précisément comment se déroule une de vos expériences ?

 

Vous ne donnez aux médiums que le prénom d’une personne décédée et ils trouvent pourtant des informations justes à leur sujet, comment cela peut-il s’expliquer ?

 

Comment, scientifiquement, différencier don psychique et médiumnité ?

 

J’ai constaté parfois que des médiums se trompent en croyant communiquer avec l’au-delà alors qu’ils sont renseignés par leur capacité psychique. Comment juger de l’explication du médium lorsqu’on le questionne sur son expérience ?

 

Se peut-il que, lorsqu’un médium possède un don psychique ou la capacité de voir des personnes décédées, il développe une grille de lecture et élabore des explications qui le conduisent à croire qu’il parle à une personne décédée alors que l’information provient de sa vision psychique, tout en ne le sachant pas lui-même, le processus étant en quelque sorte inconscient ?

La seule chose que je puisse répondre à cela est qu’un médium a l’expérience de la réception d’information psychique à propos de personnes vivantes et qu’il ressent les choses très différemment lorsqu’elles proviennent d’une personne décédée. Quand on lui demandait de décrire les sensations liées à ses lectures, un de nos médiums nous a répondu que la lecture psychique s’apparentait à la lecture d’un livre alors que la lecture médiumnique ressemblait plutôt à une pièce de théâtre. C’est donc très différent. Nos projets de recherche se situent à ce niveau-ci en ce moment.

 

En vous écoutant, il paraît tellement évident qu’il se passe quelque chose que je suis très surpris que cela n’ait pas été largement diffusé.

Je suis aussi surprise que vous. Et même si, encore une fois, on ne peut pas toujours faire la distinction entre télépathie et survie de la conscience, c’est au moins une preuve de l’existence de la télépathie ; lorsqu’on y rajoute l’expérience des médiums, cela ressemble à de la communication avec les morts.

 

Quelle est votre opinion personnelle là-dessus ?

 

Et qu’en est-il de votre mère ?

Je n’aime pas parler de mes expériences personnelles la concernant.

 

Pourtant, vous paraissez paisible, cela signifie-t-il qu’il se soit passé quelque chose ?

Oui.

 

Pouvez-vous expliquer la nécessité de réaliser ces expériences « en aveugle » ? Pourquoi l’expérimentateur ne doit-il pas connaître l’histoire de la personne décédée ? Dans le même esprit, qu’est-ce que cela changerait si la personne ayant perdu un proche était présente lors de l’expérience ?

La présence du sujet cible lors de la lecture peut biaiser son analyse à cause de ce que l’on appelle la subjectivité de l’évaluateur. C’est une question de psychologie : s’il sait que la lecture le concerne, il aura tendance soit à surévaluer, soit à sous-évaluer ce qui sera dit par le médium, en fonction de ses propres croyances en la médiumnité, ainsi que de sa personnalité. Donc, en faisant en sorte que le sujet cible n’entende pas la lecture et en lui donnant deux lectures à évaluer, sans lui indiquer celle qui le concerne, nous rétablissons l’équilibre et éliminons la possibilité de subjectivité de l’évaluateur. S’il fait preuve de sévérité et de rigueur pour la notation d’une des lectures, il en fera de même pour l’autre. S’il donne au médium le bénéfice du doute et note quelque chose comme étant exact alors que ça ne l’est pas tout à fait, ce sera aussi le cas pour l’autre lecture, ce qui compense sa subjectivité. Lorsque nous analysons les données, nous n’appliquons aucun postulat du genre ‘si le médium est correct juste ici, c’est que c’est un bon médium…’ Nous nous contentons de comparer la note que le sujet à cible a donnée à sa propre lecture avec celle qu’il a donnée à celle d’un autre et nous analysons l’écart entre les deux. En empêchant la personne d’entendre la lecture, nous évitons toute subjectivité dans la notation. Par ailleurs, si l’expérimentateur lui-même n’a pas d’information, il ne peut mettre le médium sur la voie en cas de difficulté. Sans information, la personne ne peut orienter le médium, intentionnellement ou non. C’est pour cela que nous effectuons nos lectures par téléphone. Cela se passe entre le médium et moi, seul à seul, et nous ne sommes même pas dans la même ville, souvent même pas dans le même Etat. Tout ce que nous avons, le médium et moi, c’est un prénom. Il n’y a donc aucun risque que j’émette des signaux quelconques au médium puisque je n’ai aucune information concernant la personne décédée.

 

Pourquoi est-ce si important de communiquer le prénom de la personne décédée ?

De nombreuses théories spirituelles ou métaphysiques abordent le sujet. Lorsque le sujet cible nous donne le prénom du proche décédé, il autorise le médium à faire une lecture sans lui, sans qu’il soit présent, et cela aide le médium à se concentrer – il peut se raccrocher à quelque chose. Mais vous me direz, si nous lui donnons le prénom de John, comment savoir s’il parle du bon John ? Et bien, nous nous disons que cela incombe à John de trouver le bon médium et non au médium de trouver le bon John.

 

Cela ne serait-il pas plus efficace de donner une photo de la personne décédée ?

Oui, mais il peut alors se produire certaines choses. Ce que le médium pourra déduire de la photo en toute logique – l’âge de la personne, son origine ethnique – ne pourra pas être pris en compte puisque n’importe qui en déduirait de même. De plus, nous avons découvert que l’information passe mieux si le cerveau gauche du médium n’est pas sollicité. Le processus médiumnique semble résider dans l’hémisphère droit du cerveau ; si nous donnons une photo au médium, son cerveau gauche cherchera instinctivement à faire des déductions et son implication compromettra l’expérience. Si vous allez voir un médium, celui-ci obtiendra un meilleur résultat au téléphone parce qu’ainsi son cerveau ne tentera pas de passer en revue tout ce qu’il verra de vous, si vous vous trouvez dans la même pièce que lui. Il pourra alors bloquer cette partie de son cerveau et simplement recevoir l’information qui lui vient.

 

Que conseilleriez-vous à quelqu’un qui souhaite consulter un médium : de lui donner un prénom et rien d’autre ?

 

Quels sont les objectifs de vos expériences scientifiques sur la médiumnité ?

Ces études centrées sur les preuves cherchent à vérifier si un médium peut rapporter des informations précises et justes, l’objectif étant d’éliminer toutes explications conventionnelles sur l’origine de ces informations. Nous constatons que les médiums reçoivent des informations de manière inexpliquée. Par exemple, lorsque j’étais à l’université, nous avons fait une étude sur des lectures téléphoniques avec 16 personnes. On donnait deux lectures aux sujets-cibles qui devaient leur donner une note de 0 à 6. Ceux-ci ignoraient quelle lecture était la leur. Pourtant, la note qu’ils donnaient à leur propre lecture était statistiquement bien plus élevée que celle qu’ils donnaient à l’autre. Nous appelons cela des lectures contrôlées.

 

Quels sont les objectifs scientifiques des études que vous avez faites ?

La première étape de toute méthode scientifique est l’observation. L’observation nous montre que des personnes prétendent pouvoir communiquer avec les morts. S’ils donnent des informations, ces informations sont-elles exactes ? Le cas échéant, comment expliquer qu’ils rapportent des informations avérées ? Nous examinons donc toutes les explications conventionnelles qui permettraient de dire que la médiumnité n’existe pas, qu’il s’agit juste de ceci ou de cela. Nous vérifions toutes ces possibilités. La première est la fraude ou la supercherie : le médium avait accumulé des informations sur le sujet-cible ou la personne décédée au préalable – Internet ou un enquêteur privé l’ayant renseigné. Notre protocole élimine cette possibilité puisque le médium n’a que le prénom de la personne décédée. Une autre explication normale est la lecture à froid, lorsque le médium utilise les indications visuelles ou auditives qu’il perçoit du sujet-cible afin de fabriquer une lecture qui lui correspond – il peut ainsi orienter la direction que prend la lecture. Nous évitons ce cas de figure car le sujet-cible et le médium ne sont pas ensemble lors de la lecture. Le médium ne reçoit aucun retour – la seule personne avec qui il interagit est l’expérimentateur et celui-ci ne détient aucune information. Ce qui nous amène à une autre éventualité : ce serait l’expérimentateur qui fournirait des indications au médium. Dans notre protocole, l’expérimentateur est ‘aveugle’, il ne sait rien de la cible, et cela ne peut donc arriver. Une autre critique concernant le manque d’exactitude des lectures médiumniques est que l’information est si générale qu’elle peut s’appliquer à tout le monde. Cela est exclu si l’on demande au médium de nous rapporter des informations spécifiques. Nous posons au médium quatre questions spécifiques sur la personne décédée : description physique, personnalité, passe-temps ou activités, et cause de la mort. Ce genre d’informations ne peut s’appliquer à tout le monde. Notre protocole prend aussi en compte l’éventuelle subjectivité du sujet-cible, une autre explication normale à éliminer. En comparant la note que le sujet-cible donne à sa propre lecture avec celle qu’il donne à une autre en toute ignorance, nous rétablissons son objectivité d’un bout à l’autre de l’expérience. Ce que nous avons pu constater, c’est que les gens donnent une note plus élevée à leur lecture qu’à celles des autres, sans savoir qu’elle leur est destinée.

 

Et qu’est-ce que cela signifie ?

Que certains médiums sont capables de recevoir et de rapporter des informations justes et précises par des moyens que nous appelons anormaux, sans aucune indication ou connaissance préalable.

 

Quelle est donc la conclusion scientifique de votre étude sur la médiumnité ?

Nous pouvons en conclure que la réception d’information anormale est un fait mais nous ne pouvons pas déterminer d’où elle provient. Les données soutiennent l’idée de la survie de la conscience, d’une vie après la mort. Un aspect de notre personnalité ou de notre identité continue à exister après la mort physique sous une forme capable de communiquer avec un médium. Les données appuient également d’autres hypothèses sans rapport avec la survie de la conscience : la clairvoyance, la télépathie ou la précognition permettraient aux médiums d’obtenir des informations sans pour autant communiquer avec les morts.

 

C’est déjà stupéfiant. Vous travaillez aujourd’hui sur la distinction entre don psychique et médiumnité – comment procédez-vous ?

Notre recherche est double. Nous nous focalisons sur les preuves en reproduisant une étude basée sur la réception anormale d’information. Nous reproduisons ce que nous avons déjà publié pour montrer que ce n’était pas un hasard ou un coup de chance. La deuxième partie de notre recherche concerne les procédés employés par les médiums : nous analysons les expériences des médiums pendant les lectures médiumniques. L’information obtenue lors d’une lecture médiumnique est très différente de celle obtenue par une lecture psychique et c’est ce sur quoi nous nous focalisons actuellement : l’examen ciblé des expériences des médiums durant les deux types de lecture.

 

Comment testez-vous cela ?

Nous avons publié les résultats de recherches qualitatives et quantitatives. Lors de la recherche qualitative, nous leur avons simplement demandé une description détaillée de leurs expériences psychiques et médiumniques. Nous analysons la phénoménologie en observant les éléments individuellement, les similitudes entre ce que disent les multiples médiums sur leurs expériences et la liste des expériences communes à chacun pour la lecture psychique puis pour la lecture médiumnique. Lors de la recherche quantitative de leurs expériences, les médiums remplissent un questionnaire qui porte le nom d’’Inventaire sur la Phénoménologie de la Conscience’ dans lequel sont comptabilisés 26 dimensions ou états de conscience différents. Nous comparons alors l’état de conscience des médiums lors de la lecture médiumnique. Ils font la lecture médiumnique puis remplissent un questionnaire et enfin, alors qu’ils ne sont en contact avec aucune personne décédée et dans des circonstances contrôlées, ils remplissent le questionnaire de nouveau et nous pouvons alors comparer les deux chiffres.

 

Cette étude est en cours ?

Oui, mais les résultats n’ont pas encore été publiés.

 

Quelles sont vos conclusions scientifiques pour l’ensemble de ces études ?

Historiquement, différencier survie de la conscience et don psychique a toujours été difficile. Mais maintenant que nous avons commencé à travailler sur l’expérience des médiums, nous avons tendance à penser que la survie de la conscience est l’explication la plus appuyée par les données.

 

Vous en parlez avec beaucoup de calme, mais c’est une information assez stupéfiante !

Oui, je sais, mais c’est ce que je fais tous les jours et cela ne me surprend plus. Après 100 ans de recherche sur la médiumnité, nous commençons à pencher dans cette direction en observant l’expérience des médiums – ce que nous ne pouvions faire auparavant car de nombreux médiums étaient des ‘channels’ (ils entraient en transe lors de la lecture) et ne pouvaient donc parler de leur expérience de réception. Les médiums modernes sont totalement conscients lors des lectures. C’est une information qui ne pouvait pas être étudiée avant aujourd’hui.

 

Etes-vous en train de me dire que la science est sur le point de prouver qu’il existe une vie après la mort ?

 

Avez-vous peur de mourir ?

 

Est-ce que votre recherche sur la médiumnité concorde avec ce que racontent les gens ayant vécu des expériences de mort imminente ?

Oui. Je pense que la recherche sur la médiumnité rejoint parfaitement la recherche sur les expériences de mort imminente ou la recherche sur la réincarnation portant sur ces enfants qui se souviennent de leurs vies passées. Il y a là quelque chose à approfondir. Comment un médium peut-il parler à une personne décédée si elle s’est réincarnée ? Nous n’avons pas encore analysé la question. Un médium peut-il rentrer en contact avec une entité qui prétend s’être réincarnée ? Plusieurs théories métaphysiques abordent ce sujet : par exemple, nous posséderions une sorte d’âme supérieure et seule une partie de cette âme se réincarnerait.

 

Comment expliquer que tant d’argent soit investi dans la recherche de choses insignifiantes et que des recherches aussi significatives que les vôtres ne soient pas financées correctement ?

 

La question souvent soulevée par les professionnels de santé mentale est que la souffrance associée au processus de deuil est telle qu’elle incite les endeuillés à déformer la vérité, à entendre ce qu’elles veulent entendre et à inventer… Que pouvez-vous répondre à cela ?

Le concept de liens persistants a engendré beaucoup d’écrits. Pour avancer après la perte d’un être cher, vous devez redéfinir votre relation avec lui, non pas forcément pour mettre un terme à la relation mais pour la changer : il n’est plus là, la relation en est donc transformée. Une lecture médiumnique permet de redéfinir cette relation car la personne peut encore communiquer avec vous par le biais d’un médium ou directement avec vous – nombre de médiums font état de ces signes ou symboles que l’on vous envoie de l’au-delà et plus encore. Une lecture médiumnique aide à redéfinir la relation, ce qui est partie intégrante de la guérison du deuil. En début d’année, j’ai donné des conférences dans divers établissements de soins palliatifs et les accompagnateurs étaient très réceptifs à mon discours, ce qui doit être le cas plus souvent qu’on ne le pense. Quelques médiums m’ont dit avoir tissé des liens avec des professionnels de santé mentale ou accompagnateurs – par la suite, ceux-ci étaient plus à même d’envoyer leurs patients vers ce médium parce qu’ils le connaissaient. Grâce au processus de certification de Windbridge Institute, certains accompagnateurs sont plus à l’aise avec les médiums dont les capacités ont été testées. Nous espérons pouvoir bientôt ajouter à notre site Internet, par exemple, les professionnels de santé mentale ouverts à cette idée – vous pourrez ainsi consulter quelqu’un dont vous serez sûr qu’il ne vous dira pas d’éviter d’aller voir un médium. Dans le sondage sur le deuil que nous avons effectué, un certain nombre de personnes interrogées ont voulu ajouter que c’était l’association des deux, professionnel de santé mentale et médium, qui les avait aidés. L’un d’eux a même dit : le professionnel de santé mentale s’adressait à ma tête et le médium à mon coeur – c’était une sorte de traitement holistique. Nous aimerions beaucoup pouvoir faciliter ce genre de travail à double apport à l’avenir.

 

Des études, les vôtres incluses, ont prouvé que la médiumnité peut réellement faire ce qu’elle prétend lors d’expériences contrôlées. D’un autre côté, lorsque des gens perdent un proche, ils s’en retrouvent fragilisés. Je ne connais pas le pourcentage exact mais de nombreux prétendus médiums ne sont que ça : des prétendus médiums, des charlatans. Si je vais voir un médium tout seul, à quoi faudrait-il que je prête attention ?

Usez de cette information pour vous aider à faire votre deuil, faites-en votre propre expérience, travaillez avec un accompagnateur… Adoptez la thérapie holistique pour traverser cette période de deuil.

 

La première fois que j’ai rencontré un médium, et ensuite lors de plusieurs expériences que j’ai faites, personne n’a pu me dire le nom de mon frère. Ils ont tous décrit l’accident dans lequel il est mort, sa personnalité, son apparence physique, sa mentalité… des détails incroyables mais pas son nom. Comment expliquez-vous cela ?

 

Dans quoi avez-vous le plus envie de vous impliquer personnellement aujourd’hui ?

Je viens d’un milieu médical, je pense donc que ce sera le traitement du deuil, les méthodes alternatives de guérison. Ma spécialisation est la pharmacologie mais je suis intimement convaincue qu’on ne peut pas tout résoudre avec des médicaments et qu’ils ne doivent pas être la première chose vers laquelle se tourner. Nous prescrivons beaucoup trop de médicaments dans ce pays, pour dormir et contre la dépression. Je pense qu’il y a d’autres façons de procéder. Si cette recherche peut aider les gens à comprendre que l’on est plus qu’un simple corps physique, que nous avons aussi un esprit dont il nous faut prendre soin, cela pourrait faire un grand bien à l’humanité. Les effets secondaires d’une telle connaissance pourraient changer la façon dont les gens se traitent. Les répercussions seraient alors considérables.

 

Vous semblez avoir eu une réponse avec votre mère… ce qui vous a permis de passer à autre chose.

 

L’histoire commence après le décès de votre mère, pouvez-vous nous la raconter ?

 

Vous êtes très attachée au sentiment de justice, n’est-ce pas ?

Note d’Alain Moreau : Voilà une excellente approche, intelligente et lucide, qui nous change des propos sectaires et incompétents de tous les pseudo rationalistes, zététiciens ou pas, qui sévissent dans certaines émissions télévisées (comme E=M6) et certaines revues dites de vulgarisation scientifique comme « Science et Vie », comme en témoigne par exemple le dossier sur le « paranormal » que l’on trouve dans le numéro d’août 2015… (Voyez, dans la rubrique « Inclassables », ma critique de ce dossier minable dans mon texte : «’Science et Vie’ et le paranormal. Un pathétique exemple de réductionnisme scientiste ».)

Site à consulter : www.windbridge.org

Voici une liste des médiums certifiés par le Windbridge Institute :

Ankhasha Amenti
Location : Washington
WCRM Level: 5
www.ankhasha.com

Samara Anjelae
Location : Kentucky
WCRM Level: 5
www.samarasays.com

Traci Bray
Location : Missouri
WCRM Level: 5
www.tracibray.com

Dave Campbell
Location : Arizona
WCRM Level: 5
www.theastrologystore.com

Carrie D. Cox
Location : Kentucky
WCRM Level: 5
www.carriedcox.com

Joanne Gerber
Location : Massachusetts
WCRM Level: 5
www.joannegerber.com

Laura Lynne Jackson
Location : New York
WCRM Level: 5
www.lauralynnejackson.com

Daria Justyn
Location : South Carolina
WCRM Level: 5
www.dariajustyn.com

Nancy Marlowe
Location : California
WCRM Level: 5
www.nancymarlowe.com

Debra Martin
Location : Arizona
WCRM Level: 5
www.goldenmiracles.com

Doreen Molloy
Location : New Jersey
WCRM Level: 5
www.doreenmolloy.com

Tracy Lee Nash
Location : California
WCRM Level: 5
www.withinthelight.com

Troy Parkinson
Location : Minnesota
WCRM Level: 5
Website not available

Ginger Quinlan
Location : South Carolina
WCRM Level: 5
www.soulsessionsllc.com

Eliza Rey
Location : Arizona
WCRM Level: 5
www.elizarey.com

Kim Russo
Location : New York
WCRM Level: 5
www.kimthehappymedium.com

Marisa Ryan
Location : California
WCRM Level: 5
www.marisaryan.com

Renata Santorelli
Location : Kentucky
WCRM Level: 5
www.renatasantorelliweb.com

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Le chapitre 23 de ce livre de référence sur la parapsychologie est coécrit par Julie Beischel

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Quelques médiums accréditées par le Windbridge Institute

Ankhasha Amenti

Carrie CoxDaria JustynDebra Martin

 

 

 

 

 

 Doreen MolloyEliza ReyGinger Quinlan

 

 

 

 

 

 

 

Joanne GerberKim Russo

 

 

 

 

 

 

 

Marisa RyanNancy Marlowe

 

 

 

 

 

 

Renata SantorelliSamara Anjelae

 

 

 

 

 

Traci BrayTracy Lee Nash 2

 

 

 

 

 

 

 Dans l’ordre : Ankasha Amenti, Carrie Cox, Daria Justyn, Debra Martin,  Doreen Molloy, Eliza Rey, Ginger Quinlan, Joanne Gerber, Kim Russo, Marisa Ryan, Nancy Marlowe, Renata Santorelli, Samara Anjelae, Traci Bray, Tracy Lee Nash.

 Stéphane Allix, qui a interviewé Julie Beischel, est l’auteur notamment de ce livre paru en 2015 aux éditions Albin Michel : « Le Test »Le test

Le 31 octobre 2015, à la Maison de la Radio à Paris, il y a eu un après-midi Conférence ayant pour thème : « Communiquer avec les morts, comment et pourquoi ? », avec la participation de Stéphane Allix (pour présenter son livre), du psychiatre Christophe Fauré et de la médium canadienne Sylvie Ouellet

 

 

 

 

 

III. Médiumnité « classique » et channeling :

Il convient, à des fins didactiques, de distinguer deux types de médiumnité : la médiumnité que l’on qualifiera de « classique » et le channeling. Cette distinction est légitimée par le fait suivant : les médiums « ordinaires », qui s’expriment ou non dans le cadre d’une structure spirite, ne reçoivent que des communications émanant de « désincarnés », c’est-à-dire de « morts » ayant définitivement quitté leur enveloppe charnelle, alors que le channel (canal spirituel) peut entrer en contact avec une gamme plus large d’entités (Anges ou Archanges, Maîtres ascensionnés, entités extraterrestres de type « multidimensionnel », etc.). Une différence supplémentaire peut être recherchée dans le type d’enseignement donné dans le cadre de ces deux types de médiumnité : nous trouvons, chez les channels, de fréquentes références à des thèmes (Maîtres ascensionnés, entités extraterrestres « multidimensionnelles », royaumes angéliques, continents et civilisations disparus, royaume souterrain de l’« Agartha », processus d’Ascension, etc.) que l’on ne retrouve pas dans les communications des médiums « classiques » (de type spirite ou non).

Commençons par évoquer quelque peu les médiums « classiques ».

 

1. Les messagers de l’Au-delà :

Je donne, dans mon livre, une longue liste de médiums délivrant des messages émanant de l’Au-delà, ces médiums ayant œuvré ou oeuvrant en dehors de tout contexte spirite : Jeanne Morrannier (décédée en 1996), Françoise Flamant (décédée en 2003), Alexis Ambre, Ann’Gil, Anne Ray-Wendling, Christian Gilles, Michèle Riffard, Eva Arlandis, Reynald Roussel, etc.

 

Francoise FlamantCi-contre : Françoise Flamant (+ 2003)

 

Riffard Revue de l'Au delàCi-contre : Michèle Riffard (+ 2014)

 

 

Michèle Riffard

 

 

Reynald Roussel

 

 

 

 

 

 

 

 Ci-contre : Reynald Roussel

 J’ai divisé ces communications en deux types, A et B, en tenant compte du contenu doctrinal des messages ainsi délivrés.

Les communications de type A comprennent ainsi les messages dont le contenu est proche, du point de vue doctrinal, de certains dogmes de l’Eglise, alors que celles de type B incluent des éléments non conformes à ceux-ci. Un exemple important de différenciation doctrinale est ainsi la référence, dans les messages de type B, à la réalité de la réincarnation (référence que l’on retrouve dans les cas de channeling), contrairement aux messagers de type A qui se réfèrent, selon les cas (même les messagers dits « christiques » ne sont pas d’accord entre eux sur ce point !), à une réincarnation inexistante ou à une réincarnation exceptionnelle et « miséricordieuse ». On notera, par contre, que dès que l’on s’élève dans la gamme des entités « captées », celles de type channeling, l’unanimité se fait quant à l’existence de la réincarnation comme loi fondamentale de réalisation de l’évolution spirituelle.

Notons que la division entre messagers de type A et B est aussi valable pour les communications reçues dans un contexte spirite : les spirites « kardécistes » (français et brésiliens) reconnaissent la réincarnation, alors que beaucoup de spirites anglo-saxons la récusent.

 

2. Les channels :

La seconde grande catégorie de médiateurs avec « l’Invisible » est constituée des channels, lesquels se distinguent des messagers de l’Au-delà « classiques » par les deux traits évoqués plus haut.

Il convient de noter ceci : qu’il s’agisse des prophètes bibliques ou des channels contemporains, le phénomène impliqué est le même. Il s’agit, dans les deux cas, de la réception d’informations émanant de sources de « nature non-physique », en provenance de l’Univers « super-lumineux » (ainsi que l’a appelé Régis Dutheil). Le channel Joseph Whitfield, par exemple, a ainsi été informé que ce qu’il vivait n’était pas vraiment différent de ce qui arrivait « aux prophètes de l’Ancien Testament ou à ceux des autres grandes Ecritures inspirées de la Terre ».

On peut ainsi considérer les prophètes des religions « révélées » comme des « médiums » (au sens large du terme) ayant servi d’intermédiaires ou de « canaux » à une source « non-physique » qui appartient aux mondes spirituels, lesquels sont distincts, par leurs fréquences vibratoires, des mondes en 3 D appartenant à notre Univers matériel. On peut dire, dans cette optique, que les prophètes des grandes religions étaient des « canaux » particuliers dont la fonction était d’impulser un enseignement spirituel adapté à un peuple particulier, à un moment donné de l’Histoire. La Révélation est ainsi adaptée à un peuple donné et à une époque donnée. Mais celle-ci ne se termine évidemment pas avec le dernier apôtre ou prophète de la religion concernée, contrairement à ce que pensent les fidèles des religions ! La fonction des channels n’est pas différente de celle des « prophètes » d’antan. Ils apportent une information de nature spirituelle actualisée, adaptée à notre époque…

La prise en considération des enseignements donnés par ce biais se heurte, chez les athées et rationalistes, aux éléments suivants :

Il y a d’abord la référence à une multitude de concepts n’entrant pas dans le cadre de la culture officielle et académique propre au système éducatif actuel : « archives akashiques », entités des mondes invisibles, réincarnation, etc. La liste serait longue.

Il y a ensuite des affirmations totalement incompatibles avec ce qui est considéré comme acquis par les spécialistes de certaines disciplines. Il s’agit ici essentiellement du passé de l’humanité et de ses origines, de la constitution de la Terre et des planètes en général. Les sources de type « channeling » font en effet référence à l’existence de continents disparus et de civilisations avancées dans la prétendue « préhistoire ». C’est la conception cyclique de l’histoire de l’humanité qui prédomine ici (qui implique la destruction de civilisations à la suite de cataclysmes d’ampleur planétaire), contrairement à la conception linéaire de cette histoire, celle selon laquelle l’Homme dérive du règne animal et celle selon laquelle l’Histoire a commencé il y a à peine 6000 ans avec Sumer. En outre, de nombreuses sources « canalisées » affirment que la Terre – et les planètes en général – est creuse et habitée à l’intérieur, ce qui, évidemment, ne peut qu’être considéré comme fantaisiste par les géologues… Intégrer ces diverses données incompatibles avec ce qu’enseignent ceux qui sont censés incarner la « Science » nécessite au préalable de s’être dégagé des dogmes scientistes. Il faut ensuite procéder à une étude comparée des diverses sources disponibles, ouverture d’esprit et discernement étant les qualités requises pour cette quête de la vérité.

L’autre obstacle majeur à la prise en considération des données reçues par voie médiumnique ou channeling est constitué par les obscurantistes religieux qui, afin de jeter le discrédit sur ce type de communications, invoquent Satan et ses mythiques démons. Si Satan n’est qu’une invention des hommes pour expliquer l’origine du mal, il existe cependant des entités trompeuses qui donnent parfois de fausses identités, illustres, afin de faire passer plus facilement leur message auprès des personnes ciblées. D’autres entités semblent avoir essentiellement pour objectif de générer la peur. On en a eu un exemple évident avec ce faux Jésus qui avait annoncé, début mai 2006, un tsunami qui devait ravager la côte Est des Etats-Unis le 20 mai de cette même année.

Comme le note Anne Givaudan, le channeling est semblable à une conversation téléphonique.

« Il est bien évident que les messages captés sont loin d’être tous de qualité. Ils se contredisent parfois les uns les autres et certains contiennent même des ‘erreurs’ importantes et voulues pour créer encore plus de confusion. Ces ‘erreurs’ ne sont d’ailleurs pas forcément le fait du channel car il faut savoir que des ‘messages’ peuvent être envoyés aussi bien par des entités ‘bénéfiques’ que par des ‘manipulateurs’… » (« Entretien avec Anne Givaudan », www.erenouvelle.com)

Comme le channeling s’apparente à une communication téléphonique, on ne peut pas vérifier qui est réellement au bout du fil.

Il existe néanmoins un grand nombre de communications valables qui apportent des informations inédites et très intéressantes sur divers sujets, même si ces informations et enseignements sont, évidemment, actuellement invérifiables. Je décris, dans mon livre, un grand nombre de sources ainsi « canalisées ».

 

IV. Comment expliquer la médiumnité ?

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Jon Klimo (1987) – ci-contre – a développé les théories élaborées par divers chercheurs pour expliciter la médiumnité. Il a évoqué les thèses de : Arnold Mandell, Frank Barr, Bob Beck, Andrija Puharich, Jack Schwarz (fondateur et président d’Aletheia Foundation à Ashland dans l’Oregon), William Tiller (professeur d’ingénierie à Stanford). L’observation suivante de Jon Klimo m’apparaît très pertinente :

 

 

« Les phénomènes médiumniques impliquent peut-être des oscillations électromagnétiques invisibles à faible champ générées par des êtres ‘non-physiques’ qui entraînent par résonance (génèrent la même vibration dans, ou baissent l’harmonique de) certaines structures moléculaires en relation avec les états de conscience modifiés du channel. » Livre Jon Klimo

 

Réédition augmentée, en 1998, du premier livre de Jon Klimo (publié en France aux éditions Robert Laffont, en 1991, sous le titre : « Les médiateurs de l’Invisible »).

 

 

 

 

 

Auparavant, il convient de répondre aux deux questions fondamentales suivantes :

– Quelle est la nature de l’Au-delà ?

– Qu’est-ce qui survit à la mort ?

 

1. Quelle est la nature de l’Au-delà ?

L’Au-delà, c’est avant tout ce qui est au-delà de nos facultés de perception sensorielle et de nos instruments de mesure. J’évoque, dans mon livre, la notion de « Plans de conscience » qui vibrent sur des fréquences extrêmement élevées. Ceux-ci interpénètrent l’Univers matériel en 3 D et occupent par conséquent le même espace que ce dernier. Ces Plans correspondent notamment à l’Univers « superlumineux » théorisé par Régis Dutheil, avec des vitesses supérieures à la vitesse de la lumière. Cet Univers se trouve donc au-delà du « mur de la lumière ». On peut parler à ce propos de Plans « hyper-physiques », de mondes intérieurs, d’« autres dimensions » ou d’Univers multidimensionnel.

Nous pouvons distinguer les aspects visibles et invisibles de la Création, lesquels incluent des mondes physiques et des mondes spirituels. Ces derniers sont constitués de plans vibratoires qui interpénètrent, selon des patterns de fréquences variées, notre Univers en 3 D.

William Buhlman (qui pratique la sortie hors du corps) note avec justesse que la plus grande partie de l’Univers « n’a pas les particules pour fondement, ainsi que la science actuelle le suppose, mais bien les fréquences », les particules physiques de matière n’étant que « le résultat dense des fréquences (ondes) non-physiques d’énergie ». Il évoque un continuum de fréquences d’énergie se prolongeant en profondeur dans le cœur de l’Univers multidimensionnel.

Les explorations extracorporelles que l’on peut faire soi-même montrent que le « Ciel » des religions est « en réalité une série de magnifiques environnements d’énergie invisibles constituant l’univers multidimensionnel ». William Buhlman note en outre que la nature multidimensionnelle de l’Univers peut offrir une explication logique à l’existence de mystères contemporains comme la courbure de l’espace-temps, la « matière obscure », l’Univers en expansion, les « trous noirs » et l’effet tunnel…

 

2. Qu’est-ce qui survit à la mort ?

Il existe, en dehors de toute littérature médiumnique ou « ésotérique », des tentatives d’explication relatives à la nature de l’« Esprit » ou de l’âme survivant à la mort. On a ainsi spéculé sur des particules spécifiques qui constitueraient un « agrégat » cohérent formant notre conscience. Ces particules ont été différemment nommées : « éons » (Jean Charon), « psychons », « psytrons »… Ces particules seraient chargées d’un contenu informationnel. Des milliards de « psytrons » formeraient un « nuage » interpénétrant des sites récepteurs du cortex, un échange permanent s’effectuant entre ce « nuage », le cerveau et le monde extérieur. Ce paquet de particules serait le siège et la nature de notre Esprit. On a évoqué aussi les conceptions d’Emile Pinel (à propos des champs H1, H2 et H3), ainsi que la « psychomatière »… Il y a aussi les champs informationnels théorisés par Pim Van Lommel, le cerveau fonctionnant en tant que récepteur et aussi transmetteur, mais non pas comme conservateur de la conscience.

On peut comparer le cerveau à un poste de télévision qui reçoit des ondes électromagnétiques et qui les transforme en sons et images (ou à une caméra de télévision qui transforme des images et des sons en ondes électromagnétiques). Si on éteint la télévision, la réception cesse mais la transmission continue, l’information transmise restant présente dans les champs électromagnétiques. Cette information peut être reçue sur un autre poste de télévision. Pim Van Lommel parle de « non-localité ».

On notera également que Mario Beauregard, chercheur en neurosciences du Département de psychologie et de radiologie de l’Université de Montréal, considère que la conscience n’est pas générée par l’activité électrochimique du cerveau et n’est donc pas localisée dans le cerveau. La biologiste moléculaire Sylvie Déthiollaz considère également que la conscience n’est pas le fruit de l’activité neuronale. Il s’agit, dit-elle, de son ressenti intime.

Pour le lecteur familier de la littérature médiumnique et ésotérique, les champs informationnels évoqués par Pim Van Lommel doivent être associés au corps spirituel. Il convient de rappeler, à ce sujet, que de multiples sources convergentes font état de l’existence, en plus du corps physique, d’un ou plusieurs corps subtils coexistant, pendant l’incarnation, avec ce corps physique. Certains récits de « décorporés », les communications médiumniques, etc., font abondamment référence à un corps spirituel. Voici, par exemple, ce qu’a dicté à sa mère le messager de l’Au-delà Georges Morrannier :

« Nous sommes très étonnés, après la mort physique, de nous retrouver dans un corps consistant qui nous paraît aussi dur que celui que nous venons de quitter. (…) Nous sommes dans un corps rigoureusement identique au corps physique, même ton de peau, même teinte de cheveux. C’est à ce point surprenant que nous ne voulons pas croire à notre mort terrestre. »

Pour la personne familière, comme moi, de la littérature médiumnique, il ne fait pas de doute que c’est le « corps subtil » qui survit à la mort et qui est à l’origine des multiples communications avec « l’Invisible » répertoriées à travers le monde, qu’elles soient passées ou présentes. Ceci nécessite, comme nous l’avons vu, la présence d’un médium ou d’un channel

Le corps subtil (aussi appelé « corps astral », « corps psychique », « périsprit », « corps métaphysique », « corps spirituel », etc.) peut en outre, en certaines circonstances, se dégager de son substrat physique, permettant de la sorte une extériorisation de la conscience, de façon spontanée (le plus souvent) ou provoquée. On appelle ce phénomène la « décorporation » (ou sortie hors du corps, « voyage astral », « projection astrale », etc.). Les NDE (ou expériences au seuil de la mort) ne sont pas autre chose que des cas de décorporation à l’approche de la mort…

Le corps spirituel, celui qui survit à la mort biologique, peut être défini comme étant un organisme subtil (de nature énergétique) associé au corps physique pendant la vie sur le plan matériel. Ce corps « métaphysique », qui constitue le siège de la conscience après la mort biologique ou transition, sert de véhicule structurel à la personnalité entre deux incarnations.

 

3. Le processus de la communication :

Afin d’expliciter le processus de la communication médiumnique, il faut évoquer les concepts-clés suivants :

• La communication entre bandes de fréquences.

• Les chakras.

De nombreuses entités s’exprimant par des channels font référence à la notion de bandes de fréquences en rapport avec le processus de communication utilisé. Ainsi, par exemple, une « source » de la channel Ruth Norman a mentionné la nécessité de réduire ou de modifier la fréquence pour communiquer avec la channel.

– Dans le cas de la médiumnité, il faut envisager l’existence d’entités dans un monde à extrêmement hautes fréquences, d’où elles peuvent communiquer. Un esprit humain désincarné doit dépasser la fréquence du rayonnement cosmique, et un « Maître ascensionné » doit vibrer à une fréquence encore supérieure. Comme le note Jon Klimo, de « très nombreuses sources médiumniques parlent de cette hiérarchie de taux vibratoires croissants à l’intérieur d’une unique substance universelle ».

– Deuxième concept fondamental, celui de « chakras ». Ceux-ci sont, dans la tradition orientale, ainsi que dans la tradition ésotérique occidentale, des centres d’énergie localisés, en fait, au niveau du corps éthérique, ces centres étant eux-mêmes en relation avec diverses glandes endocrines. Il s’avère que, dans la littérature ésotérique, les chakras de la gorge, du front et du dessus de la tête, dont les extériorisations physiques sont la thyroïde, la glande pituitaire et la glande pinéale, sont impliqués dans le processus de la médiumnité.

Or, diverses sources enseignent que les chakras ou centres psychiques (localisés au niveau du corps éthérique) sont des transformateurs des énergies supérieures en énergies de plus basse fréquence. chakras

Patrick Drouot signale que les chakras sont « des récepteurs-transformateurs-émetteurs de l’énergie subtile élevée ». Ils « la reçoivent, la ralentissent en diminuant sa fréquence »

En 1970, Raymond Bernard – qui a été Grand Maître pour les pays de langue française de l’Ordre Rosicrucien AMORC – écrivit que les facultés latentes « correspondent à des centres définis appelés chakras ». Or, « ceux-ci sont des ‘transformateurs’ qui ont pour mission de ramener le taux de fréquence de hautes vibrations de l’énergie universelle à un taux moindre »

L’implication des chakras dans le processus de la communication médiumnique apparaît évident : une entité désincarnée peut agir sur ces centres afin de permettre la communication interdimensionnelle.

 

4. L’observation de Gérard Croiset :

Nous avons une excellente confirmation de cette implication des chakras dans le processus médiumnique, grâce à l’observation suivante du clairvoyant Gérard Croiset (1909-1980), lequel était bien connu pour la recherche, par « voie psychique », de personnes disparues. Gerard_Croiset_(1976)

En 1976, un cinéaste soumit au professeur Tenhaeff le film qu’il venait de tourner sur Rosemary Brown, cette médium britannique retranscrivant des œuvres musicales transmises par de célèbres compositeurs décédés. La projection eut lieu chez Gérard Croiset. Ce dernier déclara percevoir « un halo de lumière venant de la gauche, s’arrêtant au-dessus de la tête de Rosemary Brown puis s’infiltrant par le sommet du crâne (épiphyse) avant de gagner l’hypophyse et les centres nerveux ». Cette lumière est descendue le long de la chaîne sympathique jusqu’au plexus solaire. De là, « elle est remontée jusqu’à la thyroïde avant d’investir les épaules, les bras, les mains ». Gérard Croiset déclara que Rosemary Brown avait « une aura extraordinaire ». Evidemment, on se demandera comment Gérard Croiset a pu voir ce phénomène dans un film…

Quelques semaines plus tard, une séance eut lieu chez le cinéaste, à Londres. Etaient présents notamment le professeur Ploog, de Munich, et le pianiste Howard Shelley. Lorsque Rosemary Brown entra en contact médiumnique, Gérard Croiset vit d’abord la même chose qu’à Utrecht, puis la vision se précisa. Au-dessus de l’aura de la médium, il perçut une main passant et repassant à quelques centimètres derrière sa tête. De la paume de cette main rayonnait une lumière pénétrant le crâne de Rosemary. Il s’agissait de sortes « d’impulsions rapides, rythmées, comme de brefs éclairs ». Il vit une tête à côté de celle de Rosemary Brown, plus précisément deux silhouettes, celle d’un homme jeune et celle d’un homme plus âgé ayant une chevelure fournie et un visage creusé, avec une personnalité extrêmement forte. Il sentit chez cet homme beaucoup de souffrance…

Chaque impulsion lumineuse coïncidait avec chaque note transcrite par la médium. Gérard Croiset marqua le rythme des impulsions en frappant sur le bras de son fauteuil avec le crayon qu’il tenait à la main. Les assistants constatèrent que cela correspondait aux mouvements de la main de Rosemary Brown sur le papier… L’aura de celle-ci avait alors 15 mètres de diamètre. Gérard Croiset n’avait jamais rien vu de tel. Il y avait de très belles couleurs : argent, bleu, vert, jaune, rouge orangé… Il vit d’autres personnes et vit chacune d’elles à différentes époques de sa vie. Puis il ne perçut plus qu’un bourdonnement. Les éclairs se firent plus rapides et enfin tout cessa. C’est alors que Rosemary Brown annonça l’interruption du contact. Celle-ci déclara que les entités présentes étaient Beethoven et Schubert.

Rosemary Brown s’étant remise au piano, Gérard Croiset perçut de nombreuses présences. Il compta 12 entités. Autour de celles-ci, il put percevoir de superbes couleurs. Ayant reconnu Beethoven (1770-1827), il précisa que c’était lui qui avait « l’influence la plus forte sur les centres psychiques de Rosemary »… Il perçut aussi Schubert. Ce dernier déclara à Rosemary Brown que ce morceau s’intitulait : « Moment musical ». Le reste du morceau fut dicté ultérieurement. (Source : « Psi International », n° 4, mars/avril 1978, p. 18-19.)

 

5. « Dimensions », entités désincarnées et centres psychiques :

La médiumnité est associée aux réalités suivantes :

• L’existence de domaines de fréquences porteuses d’informations au-delà du spectre électromagnétique connu.

• La propagation d’un signal à des vitesses « supraluminiques ».

• L’existence de « dimensions » qui ne sont pas de nature physique. Le qualificatif de ‘‘non-physique’’ désigne, ici, des états de l’« énergie/matière » non détectés et mesurés par les physiciens contemporains.

• L’existence d’intelligences désincarnées vivant dans ces « dimensions » et envoyant des messages. Ces intelligences peuvent être qualifiées d’unités de conscience, de monades ou d’étincelles de Vie. Cela va des simples « défunts » (appelés « Esprits » dans la terminologie spirite) aux entités angéliques ou « déviques », en passant par les « élémentaux », les « Maîtres ascensionnés » et les entités extraterrestres de type « multidimensionnel ».

• L’existence de « centres psychiques » localisés au niveau du corps éthérique, eux-mêmes en relation avec certaines glandes endocrines, et l’action – dans un but de communication – de l’entité communicante sur certains de ces centres, lesquels agissent comme autant de « transformateurs » des hautes expressions vibratoires vers des fréquences moins élevées, ce qui rend possible la captation d’informations au niveau de la conscience éveillée, ce processus ayant généralement lieu à la faveur d’un état de conscience modifié. Ce processus de communication entre le « visible » et l’« invisible » est rendu possible grâce à des individus particuliers dénommés sujets psi, médiums, channels ou médians des sphères d’information.

Si la physique et la biologie contemporaines ne sont pas encore prêtes à intégrer les réalités évoquées ci-dessus, ces dernières devraient néanmoins être évidentes pour toute personne sensible aux données de la littérature médiumnique et ésotérique.

Il convient de noter que nous avons maintenant les prémices d’une convergence entre science et spiritualité grâce à des approches novatrices comme celle d’Harry Oldfield (un dossier lui étant consacré dans le numéro de juillet/août 2007 de « Nexus »). Harry Oldfield émet le postulat que « d’autres univers énergétiques » existent, d’« autres dimensions où la matière vibre à des fréquences plus élevées que celles du plan physique ». Il pense qu’au moment de la mort nous allons dans « un octave plus haut dans la gamme musicale » de l’Univers.

« C’est un autre niveau de vibrations que la majorité d’entre-nous ne peut voir. J’adhère aussi à la théorie de la ‘non-localité esprit-cerveau’, l’esprit et la fonction cérébrale pouvant fonctionner indépendamment. » (H. Oldfield)

Voilà des considérations autrement plus intéressantes que les contre-vérités réductionnistes et scientistes (à propos de neuf phénomènes catalogués comme relevant du « paranormal ») que l’on peut lire par exemple dans le numéro d’août 2015 de la revue « Science et Vie ». Voir mon texte : « ‘Science et Vie’ et le paranormal. Un exemple pathétique de réductionnisme scientiste ».

 

– Mon livre :

Alain Moreau, « Communications interdimensionnelles », JMG éditions, 2007.

communications-interdimensionnelles-150x200alain_moreauDans cet ouvrage, j’évoque les diverses facettes des communications médiumniques : le spiritisme (dans son approche historique et doctrinale), les multiples cas de médiumnité en dehors de tout contexte spirite, ainsi que le channeling. Une typologie des communications médiumniques est proposée. Un chapitre est consacré aux théories et critiques concernant les diverses formes de communication avec l’Au-delà, un autre concerne le problème des sources douteuses et des « usurpateurs d’identités » (à propos de certaines sources). Les mécanismes de la médiumnité sont également abordés, le dernier chapitre étant centré sur les deux concepts fondamentaux relatifs à l’« après-vie » : les Plans de conscience « multidimensionnels » et le corps subtil (ou corps spirituel).

 

– Lectures complémentaires : les autres textes de la rubrique « Au-delà et médiumnité ».

 

 

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