Qu’est-ce que la parapsychologie ?

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 Le texte ci-dessous donne une brève présentation du champ d’étude de la parapsychologie. Les divers sujets évoqués sont détaillés dans d’autres textes du site.

 

 

 

 

 

I. Définition et champ d’étude :

La parapsychologie (également appelée métapsychique, psychotronique, psilogie) peut se définir comme étant l’étude scientifique des phénomènes réputés paranormaux. (Ces derniers sont également appelés “phénomènes psi”.)

Une autre définition possible est celle-ci : l’étude de facultés inhabituelles d’organismes vivants, considérés dans leurs rapports avec d’autres organismes et avec la matière en général.

Sur le site Web de l’Institut Métapsychique International (I. M. I.), on donne la définition suivante :

Les phénomènes psi sont entendus aujourd’hui comme des interactions ‘esprit-matière’ qui ne sont pas explicables par nos systèmes habituels de perception (nos cinq sens), de cognition (mémoire, traitement d’informations) ou d’action (le système moteur).

Trois principales grandes catégories de phénomènes peuvent être distinguées :

* L’E.S.P. ou perception extrasensorielle : télépathie, clairvoyance, précognition, etc.

* La psychokinèse (ou psychocinèse, effets PK) : déplacements d’objets sans contact (télékinésie), action sur des systèmes biologiques, sur des systèmes électroniques, etc.

* L’étude des phénomènes suggérant la survie de la conscience après la mort : décorporation (ou sortie hors du corps), communications médiumniques, etc.

On peut distinguer, en outre, une quatrième catégorie, celle qui inclut des phénomènes comme la lévitation du corps, la psychophysiologie ascétique et mystique, etc.

On peut distinguer trois types dinteractions psi :

1. Les interactions sujet/sujet (télépathie).

2. Les interactions objet/sujet (clairvoyance).

3. Les interactions sujet/objet (psychocinèse).

Nous avons ainsi ce qu’on appelle le “psi réceptif” (ou E. S. P.) et le “psi projectif” (ou psychokinèse). Il convient d’ajouter, bien sûr, la problématique relative à la survivance (survie de la conscience après la mort).

 

1. L’E. S. P. :

Donnons une définition des diverses modalités de la connaissance extrasensorielle (E. S. P.) : télépathie, clairvoyance, précognition

1. La télépathie est la transmission d’un contenu mental (pensées, émotions, etc.) d’une autre personne. L’émetteur est appelé l’“agent“, et le récepteur est qualifié de “percipient”.

2. La clairvoyance est la prise de connaissance directe d’une réalité (objets, événements), sans l’intervention de mécanismes sensoriels ou de moyens techniques (radio, télévision, etc.), et sans l’intervention d’un “agent” télépathique susceptible de transmettre cette information.

3. La précognition est la connaissance extrasensorielle d’un événement futur sans que n’intervienne une quelconque inférence rationnelle.

Il existe des variantes de la clairvoyance :

– La “rétrocognition” ou perception extrasensorielle d’un événement passé.

– La psychométrie ou connaissance extrasensorielle par l’intermédiaire d’un objet (qui peut aussi être une simple enveloppe contenant un document).

– La radiesthésie ou connaissance extrasensorielle par l’intermédiaire d’une baguette ou d’un pendule.

Il convient aussi de mentionner – même si ceci n’est pas reconnu par la “parapsychologie académique” – la perception de l’aura (champ énergétique entourant les êtres vivants, et aussi, dans une moindre mesure, les objets) et des chakras (centres d’énergie localisés, dans la tradition orientale et dans la tradition “ésotérique” occidentale, au niveau du corps éthérique).

 

2. La psychokinèse :

On définit souvent la psychokinèse (ou effet PK) comme étant l’action de l’« esprit » sur la matière.

Une définition plus précise serait celle-ci : l’action de certains individus sur des systèmes matériels (objets, organismes vivants), en dehors des médiations instrumentales et en dehors des médiations énergétiques connues.

geller457On distingue deux grandes catégories de psychokinèse : la “micro-PK” (action sur des systèmes électroniques aléatoires, etc.) et la “macro-PK” (télékinésie ou déplacement de petits objets, effet Geller ou torsion d’objets métalliques, etc.). La “micro-PK” (action sur une échelle microscopique) nécessite, pour sa mise en évidence, l’utilisation de la méthode statistique. La “macro-PK” est par contre l’action “psychique” sur des objets macroscopiques (objets à déplacer, par exemple). On peut ainsi distinguer plusieurs types d’action PK :

* La PK “dynamique” : action sur des objets en mouvement (dés, “tychoscope”, ce dernier ayant été mis au point par Pierre Janin).

* La PK “statique” : action sur des objets immobiles (télékinésie). Le phénomène dit (à tort) des “tables tournantes” fait partie intégrante de la télékinésie.

Articles_Poltergeist* La PK “biologique” : action sur des systèmes vivants (guérison psi, “magnétiseurs”). C’est notamment le problème des “guérisseurs” qui est ici impliqué (avec ses différentes variantes, y compris des thérapies comme le “reiki”). On parle de “Bio-PK” pour désigner la psychokinèse sur la matière “vivante” (bactéries, cellules animales ou végétales), ainsi que l’action des “magnétiseurs” et guérisseurs sur les personnes malades. La “Bio-PK” est donc l’influence de “l’esprit” sur les systèmes vivants. (On peut ici parler de psychokinèse sur des cibles biologiques.)

Les phénomènes de “poltergeist” (ainsi que certains cas de “hantises”) impliquent aussi des phénomènes physiques paranormaux : coups frappés, déplacements d’objets, etc.

Les personnes capables de produire un phénomène de “macropsychokinèse” (“macro-PK”) sont appelées “sujets PK” ou médiums à effets physiques.

 

3. Psi et survie :

 

nde1Il s’agit, ici, des phénomènes qui suggèrent la survie de la conscience après la mort :

* Les expériences au seuil de la mort (N. D. E. ou “Near Death Experiences” ; E. M. I. ou “Expériences de Mort Imminente”) et les récits de décorporation (sortie hors du corps). Il s’agit de l’extériorisation de la conscience (alors indépendante du cerveau) à l’approche de la mort ou lors d’autres circonstances.

* Les communications médiumniques. Dans ce cas, des médiums (qui servent d’intermédiaires entre le Visible et l’Invisible) reçoivent des messages émanant d’un autre Plan de Conscience que notre monde physique (3 D). Le channeling fait aussi partie intégrante des divers types de communication médiumnique. Voyez (dans la rubrique “Au-delà et Médiumnité”) les textes concernant ces sujets.

* Les cas suggérant la réincarnation. Ils comprennent les “régressions mémorielles” (hypnose, etc.), les souvenirs d’enfants se souvenant de leur précédente vie, la perception clairvoyante de scènes appartenant à une vie passée (comme dans le cas de Pascale Lafargue), etc.

* La TCI (ou « transcommunication instrumentale »). Celle-ci concerne la communication avec l’Au-delà par l’intermédiaire de moyens techniques (radio, télévision, etc.). (Plusieurs textes sont consacrés à ce sujet dans la rubrique “Au-delà et médiumnité”.)

Notons aussi ces deux catégories de phénomènes :

1) Les cas de guérison spirite. Certains médiums (essentiellement brésiliens) disent “incorporer” un “médecin de l’Au-delà” qui travaille, par leur intermédiaire, sur des patients. On connaît notamment les cas de Jose Arigo, d’Edson Queiroz, de Rubens Faria, etc.

2) Certains phénomènes de “poltergeist” et de “hantises”, qui impliquent, pour le “survivaliste”, l’existence d’entités (dont parfois des “défunts”) se manifestant visuellement ou exerçant une action sur la matière.

 

4. Autres phénomènes :

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Il faut mentionner :

L’ectoplasmie. Il s’agit de l’extériorisation d’une substance émanant du corps du médium et prenant diverses apparences (mains, visages, silhouettes humaines complètes, formes animales). Ce phénomène, qui a eu son “heure de gloire” à la fin du dix-neuvième siècle et au début du vingtième siècle, s’est considérablement raréfié de nos jours. On signale cependant quelques groupes et médiums continuant à produire la matérialisation d’entités. Veuillez vous référer aux textes suivants : “L’ectoplasmie”, “Le groupe de Scole”, “Le Cuarto de Luz”, “Un nouveau médium à matérialisations ectoplasmiques”.

La lévitation du corps. C’est un phénomène qui, de nos jours, semble encore plus rare que l’ectoplasmie. Divers mystiques (Joseph de Copertino, etc.) ont été sujets à la lévitation corporelle, et ce fut également le cas de quelques très rares médiums (dont Daniel Dunglas Home au dix-neuvième siècle). A notre époque, ce sont certains illusionnistes qui produisent de fausses lévitations – y compris la “marche sur l’eau” -, comme Dynamo ou Chris Angel (des pseudonymes). Dynamo, par exemple, a “marché” sur la Tamise et a lévité jusqu’en haut d’un bus dans une rue londonienne !)

La phénoménologie ascétique et mystique (stigmates, etc.). La liste est longue des phénomènes paranormaux associés à la vie de nombreux mystiques (dans les diverses religions) : stigmates, “inédie” (faculté de vivre sans pratiquement manger), incorruptibilité (absence de décomposition du corps après la mort), bilocation (aptitude à se trouver, en même temps, en deux endroits différents), lévitation du corps, etc.

Les guérisons « miraculeuses »… Le cas le plus connu est évidemment celui de Lourdes (Hautes-Pyrénées).

Les phénomènes “miraculeux” produits par certains “swamis” hindous (exemples : Sathya Saï Baba et Swami Premananda, tous deux décédés en 2011), comme, par exemple, la matérialisation d’objets (statuettes, “vibhuti” ou cendre sacrée, etc.).

 

Conclusion :

Je viens de mentionner les quatre catégories de phénomènes couvrant le champ d’investigation de la recherche psi. On notera que les phénomènes psi (étudiés dans le cadre de la parapsychologie scientifique) peuvent se produire de façon spontanée (dans la vie quotidienne des individus) ou provoquée (dans un cadre expérimental).

 

II. La parapsychologie scientifique :

Celle-ci s’efforce d’étudier les phénomènes psi en utilisant les méthodes de la recherche scientifique standard dans le domaine de la psychologie expérimentale, sans oublier, bien sûr, les études de terrain.

Rhine-ff553 cartes-de-zenerLes parapsychologues s’accordent à reconnaître l’existence des principaux phénomènes psi, les divergences concernant certains phénomènes (comme ceux qui suggèrent la survie de la conscience) que l’on ne peut pas prouver actuellement par la méthodologie scientifique. Tous les spécialistes authentiques du « paranormal » ne reconnaissent pas en effet l’ensemble des phénomènes psi, certains chercheurs se limitant à quelques phénomènes. Parmi les tenants de cette parapsychologie « minimale », il y a par exemple le chercheur américain Dean Radin, lequel a écrit que l’on « ne s’est pas encore scientifiquement prononcé sur la réalité des torsions de métal et des déplacements de petits objets ». (1) Il n’en demeure pas moins que quelques expérimentateurs ont obtenu, en ces domaines, des résultats positifs… La citation de Dean Radin est extraite d’un livre publié en 1997 aux Etats-Unis. Or, le parapsychologue américain a ultérieurement assisté, en 2000, à une “soirée PK” au cours de laquelle il a lui-même tordu, par effet PK, un ustensile métallique ! J’avais découvert cette anecdote sur le site d’Uri Geller : www.uri-geller.com Dans un autre livre : “Super pouvoirs. Science et yoga” (InterEditions, 2014), Dean Radin évoque le sujet en ces termes :

Dean-Radin2Tordre mentalement des couverts ou des barres d’aluminium, c’est même devenu l’objet de tests informels lors des “fêtes de la PK” (PK parties), des moments où on s’amuse à jouer à la PK. Conçues par l’ingénieur en aéronautique Jack Houck, ces fêtes furent lancées à l’origine en réaction aux performances médiatiques de l’Israélien Uri Geller, qui parcourait les plateaux télé dans les années 1970 pour “tordre des cuillères” devant les caméras en affirmant que c’était de la psychokinèse. Ce phénomène a été étudié à quelques reprises dans des circonstances permettant un minimum de contrôle et, à mon avis, il semble qu’il y ait eu des résultats intéressants. Toutefois, puisqu’il existe tellement de façons subtiles de tordre des cuillères lorsqu’on pratique la prestidigitation, les preuves sont insuffisantes dans une perspective scientifique et le jury s’est donc prononcé contre.

Cela dit, si nous étions forcés de décider s’il était possible ou non de tordre du métal sans utiliser la force mécanique ou des méthodes de magicien, alors je dirais que oui, c’est possible. Je l’ai vu faire de près tant par des magiciens qui truquaient le phénomène que par des gens ordinaires qui ne trichaient pas. Et encore, si je devais décider en me basant seulement sur ces deux catégories d’observations, je serais encore dubitatif. Mais j’y suis également parvenu moi-même et je sais que ce que j’ai fait ne reposait pas sur un truc artificiel.

Voici ce qui s’est passé : je participais à l’une de ces fêtes de la PK avec la ferme intention de surveiller une femme qui affirmait avoir déjà plié l’arrondi d’une cuillère à soupe. Pour jouer le jeu, je tenais également dans ma main une grande et pesante cuillère à soupe, imitant les mouvements qu’elle faisait avec sa main afin de mieux ressentir ce qu’elle était en train de faire.

Alors que je la surveillais intensément, j’ai entendu quelqu’un crier : “Regarde ce que tu as fait !” Je levai les yeux pour voir où ça se passait et quelqu’un me ft comprendre que c’était de moi qu’il s’agissait, de ce que j’avais fait. Je ne sais comment, mais l’arrondi de la cuillère que je tenais était plié à 90 degrés. J’ai immédiatement vérifié mes doigts pour voir si je n’avais pas inconsciemment utilisé ma force, car il aurait fallu un effort énorme pour créer cette pliure et que cet effort aurait laissé des marques claires sur mes doigts. Mais il n’y avait aucun signe d’une telle action.

Alors quelqu’un s’enthousiasma : “Plie-là complètement !”

A ma grande surprise, l’arrondi de la cuillère était mou, comme du mastic. Je l’ai donc pincé entre mon pouce et mon index pour le plier manuellement. Après quoi il se mit à se raidir et, en quelques secondes, il devint aussi dur comme l’acier. La cuillère était froide au toucher, la portion pliée était lisse et brillante, et il n’y avait aucun signe de fatigue du métal. J’ai toujours cette cuillère posée sur mon étagère ; elle se rit de moi à chaque fois que je lui jette un regard dubitatif, et me rappelle quelle étrange expérience j’ai eu la chance de faire et d’accepter quand tant d’autres l’auraient écartée.

Plus tard, j’ai fait un contre-test en essayant de plier manuellement le même modèle de cuillère sans endommager mes doigts ou mes mains. Je ne suis pas parvenu à la faire bouger malgré toute la force que j’y ai mise. Je suppose qu’il est possible que le métal se comporte étrangement dans certaines conditions qui pourraient être catalysées par leur maniement, mais je n’avais jamais vu un couvert agir de la sorte dans un usage aussi ordinaire, sans passer du froid glacial à une chaleur brûlante, ou d’une pression superficielle à une forte pression. Et je n’ai jamais été capable de répéter ce phénomène. Je ne peux donc pas expliquer comment cela s’est produit, et je ne considère pas non plus qu’il s’agisse d’une preuve de macro-PK. Mais c’est arrivé. (2)

effet-gellerOn aura noté l’ambiguïté du raisonnement de Dean Radin : il a constaté, à la suite d’une expérience personnelle, que l’effet Geller était possible, mais il ajoute que la preuve n’existe pas d’un point de vue scientifique… Des chercheurs (Charles Crussard et Jean Bouvaist – à propos de Jean-Pierre Girard, l’émule français d’Uri Geller -, John Hasted – et ses travaux sur des enfants PK -,etc.) ont pourtant bien mis en évidence l’existence de ce type de macro-PK… (Pour Uri Geller, voyez mes textes : “L’effet Geller” ; “A propos d’Uri Geller”.)

Dean Radin évoque ensuite une seconde catégorie de phénomènes “qui n’ont pas été testés d’une manière systématique avec toute la rigueur scientifique nécessaire” et qui implique des cibles de macro-PK constituées de fines feuilles métalliques ou de roues crantées en papier, de spirales de papier suspendues à un fil, ou de petits objets comme des balles de ping-pong ou des miettes de papier qui flottent sur l’eau. Sur YouTube, on trouve des centaines de vidéos montrant des personnes qui cherchent à influencer le déplacement de ces petits objets.

“Je cherche toujours des cas ayant fait l’objet d’une investigation rigoureuse dans des conditions qui permettent d’exclure toutes les influences physiques ordinaires.

Cela dit, je connais quelques cas où c’est en toute sincérité que de tels amateurs pensent avoir obtenu des petits mouvements dans des conditions plutôt bien contrôlées. Il faut donc envisager qu’il puisse s’y passer d’authentiques interactions entre l’esprit et la matière. Mais pour être sûr, le dispositif de test doit permettre d’exclure tous les artefacts qui peuvent imiter les effets PK, dont les courants de convection dans l’air causés par la chaleur des mains, les champs de force liés à l’électricité statique, les vibrations dues à la proximité et aux mouvements du corps, les flux d’air causés par la respiration, etc. Etablir de tels contrôles reste possible, mais le faire correctement sera plutôt coûteux.” (D. Radin) (3)

Reste la téléportation d’objets :

En Chine, la recherche psi se réfère à des fonctions exceptionnelles du corps humain.

“Dans un rapport publié en 2010 par Dong Shen, un chercheur en chimie à la retraite, une expérimentation décrit la téléportation mentale de bouts de papier à l’extérieur d’un container scellé par du film plastique. Ce n’est déjà pas rien comme affirmation, mais le plus étonnant est que cette aptitude est présentée comme étant le fruit d’un entraînement. Cett technique est appelée le développement d’un second état de conscience’, et les chercheurs qui l’étudient affirment qu’elle a été enseignée à des centaines de personnes avec un taux de succès de 40%. Malheureusement, il est difficile d’évaluer les détails et la crédibilité de ces études car la plupart de ces articles paraissent seulement en chinois, que ces techniques n’ont jamais été reproduites en dehors de Chine et que les méthodes expérimentales employées pour conduire de tels tests ne paraissent pas aussi rigoureuses que les méthodes occidentales habituelles.” (D. Radin) (4)

En fin de compte, conclut Dean Radin, le jury doit se prononcer contre la macro-PK, car on n’a pas collecté “suffisamment de données dans des conditions de contrôle assez strictes pour affirmer en toute confiance que les interactions entre l’esprit et la matière sont assez puissantes pour être vues à l’oeil nu”.

“La tradition yogique nous dit que c’est possible, mais la science, du moins telle qu’elle est pratiquée en Occident, considère qu’on ne peut pas encore en être certain.” (D. Radin) (5)

telekinesienina-kulaginaC’est une conclusion que je ne partage pas du tout, des chercheurs (comme ceux cités plus haut à propos de l’effet Geller ou Girard) ayant obtenu des résultats positifs dans de bonnes conditions de contrôle. Quant à la télékinésie, la Russe Nina Kulagina (décédée en 1990), par exemple, a réalisé d’indéniables effets PK… (Voir mon texte : Quelques médiums russes à effets physiques.) L’Israélien Guy Bavli (qui était apparu dans une émission d’Uri Geller, et qu’on a ensuite vu dans une émission de la série documentaire de Stan Lee : “Les super humains”, diffusée sur RMC Découverte) produit d’étonnants effets de psychokinèse (sur des objets métalliques, comme son compatriote Uri Geller) et de télékinésie (déplacement d’une cuillère, etc.)… 

Après son commentaire sur la macro-PK, Dean Radin déclare que “le verdict n’est pas du tout le même en ce qui concerne les effets de psychokinèse à petite échelle”. Bref, pour la micro-PK, “c’est tout bon”… Suit une longue présentation (que je ne développe pas ici) des recherches qui ont été faites en micro-PK… C’est là d’ailleurs le problème des parapsychologues : ils font moult recherches sur la micro-PK, mais se désintéressent de la macro-PK, cette dernière étant pourtant beaucoup plus intéressante. La micro-PK me laisse, pour ma part, plutôt indifférent. En la matière, je préfère le maxi au mini…

Je précise enfin que le titre de « parapsychologue » ne peut être revendiqué que par des chercheurs ayant une formation de type scientifique ou universitaire (sciences humaines ou physiques) et s’intéressant de près au domaine concerné, dans un esprit d’objectivité et non de dénigrement systématique (ce dénigrement étant présent chez les rationalistes sectaires que sont les zététiciens). Les vrais parapsychologues sont donc rares. Cette précision est importante car des « voyants », praticiens de l’« occulte », sujets psi ou simples charlatans, se présentent souvent avec le titre de parapsychologue, un titre auquel ils n’ont pas droit.

 

a) Les trois approches :

L’approche scientifique des phénomènes paranormaux peut être appréhendée dans trois contextes correspondant à ce que Mario Varvoglis (1992) a appelé les approches « de terrain », « élitiste » et « universaliste »:

* L’approche de terrain est relative à l’analyse des cas spontanés (avec l’utilisation de questionnaires, des interviews, etc.).

* L’approche élitiste concerne l’étude des sujets « doués » appelés sujets psi ou médiums.

* L’approche universaliste part de l’hypothèse que le « psi » est répandu chez les gens et que les « dons psi » existent donc, de façon latente, chez la plupart des personnes. Les études concernant le « tout venant » sont de nature quantitative et requièrent par conséquent l’emploi de la statistique (une branche des mathématiques) afin d’évaluer les résultats et de déterminer s’ils s’expliquent par l’intervention du seul hasard ou s’ils impliquent au contraire l’intervention d’un facteur psi ou « paranormal ».

 

b) Les grands axes de recherche :

Quels sont, aujourd’hui, les grands axes de la recherche ? L’axe « universaliste et statistique » instauré par J.-B. Rhine n’est heureusement plus le seul. D’autres domaines sont étudiés, parmi lesquels :

– La guérison psychique.

– Le psi dans les états modifiés de conscience (rêves, hypnose, méditation, etc.).

– La survie après la mort.

Parmi les axes de recherche, il faut mentionner :

1) Le “remote viewing” ou “vision à distance”. Il s’agit de la perception extrasensorielle d’un lieu éloigné.

2) Le “ganzfeld (champ sensoriel uniforme). Il s’agit d’un protocole d’induction d’un état hypnagogique pour les expériences de P. E. S.

Les techniques expérimentales ont évolué :

Dans l’étude des effets PK, on utilise, à la place des dés, des systèmes électroniques connectés aux ordinateurs, et on s’intéresse aussi à la PK sur des systèmes vivants.

En matière d’E. S. P., les cartes de Zener sont délaissées au profit de « cibles » telles que, par exemple, des lieux géographiques ou des œuvres d’art… Dans le protocole dit de « réponses libres », les sujets donnent leurs impressions et associations d’idées, et on leur demande ensuite d’identifier la cible parmi plusieurs possibilités présentées. Après quoi, on procède à une évaluation statistique.

On procède à des “méta-analyses”. Celles-ci sont des évaluations statistiques cumulatives qui concernent une classe d’expérimentations similaires. Ainsi, une “méta-analyse” appliquée aux expériences de précognition (information psi sur un fait futur) ayant utilisé les cartes de Zener entre 1935 et 1987, soit 309 études réalisées par 62 expérimentateurs, a donné une probabilité cumulative d’une chance sur un nombre de vingt-quatre zéros (Honorton et Ferrari, 1989). On peut aussi procéder à une “méta-analyse” qui ne tient compte que des études comportant un protocole rigoureux. Radin et Ferrari (1990) ont ainsi montré que les 69 études de PK sur les dés les plus rigoureuses étaient hautement significatives (une chance sur un nombre de quatorze zéros). (6)

Certaines études se sont concentrées sur l’étude des variables psychologiques, chez les sujets, qui sont susceptibles d’être mises en relation avec les performances aux tests : traits de personnalité, etc.

 

III. Centres de recherche :

Voici une liste, qui n’est pas exhaustive, des centres de recherche impliqués dans l’étude des phénomènes psi :

1. Etats-Unis :

Parmi les centres de recherche américains, dont certains sont encore en activité, on peut citer :

Bender_examine_des_negatifs* La Foundation for Psychical Research (Caroline du Nord).

* La Mind Science Foundation (San Antonio, Texas).

* Le Princeton Engineering Anomalies Research (P. E. A. R.), à l’Université de Princeton. Ce centre de recherche a été fondé par Robert Jahn en 1979, le doyen du département d’ingénierie. L’équipe de recherche comprenait aussi Brenda Dunne et Roger Nelson. Ce laboratoire a fermé en 2007.

* Les Psychophysical Research Laboratories (Princeton), qui ont été fondés par Charles Honorton (1946-1992). Les innovations majeures du PRL sont : un protocole de privation sensorielle (le « ganzfeld ») et un « mini-lab » (un ensemble d’expérimentations psi informatisé et portable).

* Le Consciousness Research Laboratory (Université du Nevada, docteur Dean Radin). Les cours sont donnés à la Bigelow Chair de cette université. En 1998, le docteur Raymond Moody y avait été nommé professeur titulaire…

* La Society for Scientific Exploration (S. S. E.), à l’Université Stanford. Cette société a été créée par un groupe pluridisciplinaire de scientifiques. Elle organise des colloques internationaux et publie le “Journal for Scientific Exploration”. Les artcles publiés concernent certes la parapsychologie, mais aussi d’autres sujets comme celui des OVNIs.

 

2. Allemagne :

LInstitut für Grenzgebiete der Psychologie und Psychohygiene (Université de Fribourg, professeur Johannes Mischo). Il a été fondé en 1950 par le parapsychologue Hans Bender (décédé en 1991). Il est financé par la Fondation Fanny-Moser-Stiftung. Il possède une bibliothèque de plus de trente mille livres, fait des enquêtes sur les phénomènes psi spontanés (comme les cas de “poltergeist”), et mène des expérimentations. Ce département de l’université, qui a sa propre chaire des “zones frontières de la psychologie” et de la parapsychologie, comporte près de quarante chercheurs.

 

3. Autriche :

L’Austrian Society for Parapsychology. Cette société fut créée en 1927, à la suite de l’étude de la médium à effet physiques Eleonore Zugun par la Comtesse Wassiko-Serecki. Le premier Président fut le professeur Hans Thirring (Institut de Physique Théorique de l’Université de Vienne), lequel fit plusieurs études de médiums à effets physiques. En 1946, la Société Autrichienne de Parapsychologie devint membre de la Fédération Autrichienne des Sociétés Scientifiques.

 

4. Hollande :

Université d’Amsterdam (professeur Dick Bierman). La Faculté de Psychologie de cette université offre un cursus de parapsychologie pour ses étudiants, avec des programmes spécifiques de recherche.

L’Université d’Utrecht propose un cours de parapsychologie “on line”, ainsi que des séminaires pour le public.

 

5. Ecosse :

Koestler Parapsychology Unit (K. P. U.), Département de Psychologie de l’Université d’Edimbourg. Le 2 mars 1983, le romancier et essayiste Arthur Koestler, atteint de la maladie de Parkinson, s’est suicidé. Il a légué des fonds pour créer une chaire de parapsychologie. C’est l’Université d’Edimbourg qui obtint les fonds. En mai 1985, Robert Morris (1942-2004) occupa cette chaire. Il était docteur en psychologie de l’Université de Duke (1969). Avant de venir en Ecosse, il était chercheur à l’Université de Syracuse (Etats-Unis) et président de la Parapsychological Association. Il y a, au sein de l’Unité Koestler de Parapsychologie, des cours pour étudiants, et la recherche y est active. Cette unité publie l’European Journal of Parapsychology.

 

6. Angleterre :

Perrott-Warrick Research Unit, Département de Psychologie de l’Université du Herfordshire. Cette unité de recherches a été créée en 1995 par la Fondation Perrott-Warrick, gérée par le Trinity College de l’Université de Cambridge.

Il ne faut évidemment pas oublier, en Angleterre, la Society for Psychical Research (la Société de Recherche Psychique), la plus ancienne institution scientifique de recherche sur le “paranormal”, puisque sa création remonte à 1882.

 

7. France :

 yves-lignon

PA2008a) Le Groupe d’Etudes Expérimentales des Phénomènes Parapsychologiques :

Le statisticien Yves Lignon a créé à Toulouse un groupe de recherches : le Groupe d’Etudes Expérimentales des Phénomènes Parapsychologiques (G. E. E. P. P.). Il a aussi été le président de l’Organisation pour la Recherche en Parapsychologie et sur les Phénomènes dits Paranormaux (OR3P), une association créée en janvier 1997. Ce dernier groupe a publié la “Revue Française de Parapsychologie”.

 

b) L’Institut Métapsychique International :

L’Institut Métapsychique International (I. M. I.), quant à lui, a été créé en 1919. Il a compté, parmi ses membres, de nombreux scientifiques et chercheurs (Gustave Geley, Eugène Osty, Charles Richet, René Warcollier, etc.).

Les anciens directeurs de l’I. M. I. sont :

Gustave Geley (de 1919 à 1924), médecin.

Eugène Osty (de 1924 à 1938), médecin.

Hubert Larcher (de 1977 à 1995), médecin.

Les anciens présidents sont : Rocco Santoliquido (de 1919 à 1930), Charles Richet (de 1930 à 1935), Jean-Charles Roux (de 1935 à 1940), Eugène Lenglet (de 1940 à 1946), François Moutier (de 1946 à 1950), René Warcollier (de 1950 à 1962) – ce dernier étant connu pour ses expériences de télépathie -, Marcel Martiny (de 1962 à 1982), Robert Tocquet (de 1982 à 1987), Jean Barry (de 1987 à 1998). En 1998, c’est Mario Varvoglis qui est devenu président de l’I. M. I. En 2008, Alexis Champion (docteur en informatique) est devenu, jusqu’en 2009, le directeur de l’Institut.

Aujourd’hui, cet organisme s’efforce de relancer la « métapsychique », et il met ses ressources (archives, documents historiques…) à la disposition des étudiants, des scientifiques et des chercheurs indépendants. Son équipe pluridisciplinaire inclut des spécialistes en psychologie et sciences cognitives, épistémologie, ethnologie, médecine, biologie, physique. Des projets impliquent la collaboration avec des laboratoires européens et américains. Sa bibliothèque, unique en France, comprend des milliers d’ouvrages et de revues spécialisés. A l’Institut, deux catégories générales de phénomènes sont étudiées :

1° Les manifestations physiques comme la psychokinèse.

2° Les phénomènes psychiques comme la télépathie.

Sur le plan méthodologique, la recherche implique le recours à l’approche « universaliste » (qui prend en compte un grand nombre de sujets dont aucun n’est censé être particulièrement doué) et à l’approche « élitiste » (qui recourt à des personnes qui semblent avoir une faculté psi plus développée).

La recherche à l’I. M. I. concerne notamment :

a) L’utilisation de générateurs aléatoires et de tests informatisés.

b) La recherche avec des sujets “doués”.

c) Le “Global Consciousness Project”.

 

* Générateurs aléatoires et tests informatisés :

Bauer_Lucadou_et_MischoCes appareils sont apparus à la fin des années 1960, l’intérêt s’étant alors porté sur des systèmes aléatoires fondés sur des processus subatomiques, plutôt que sur des systèmes mécaniques tels que des dés.

La physique quantique ayant démontré que certains événements subatomiques sont parfaitement aléatoires, donc parfaitement imprévisibles, des ingénieurs ont créé des GNA pour tester de façon rigoureuse les capacités psi des sujets. Aujourd’hui, les GNA sont connectés à des ordinateurs, et les données sont stockées et analysées automatiquement par des logiciels. Les programmes statistiques comparent rapidement les résultats des sujets (sessions expérimentales) aux résultats des “sessions-contrôle”. Ainsi, il est facile de constater si, lors d’expériences de précognition ou de psychokinèse, le taux de réussite s’écarte du hasard.

L’ordinateur permet aussi de traduire les résultats sortant du GNA en graphiques ; les mêmes tests de base peuvent être présentés comme une sorte de jeu, et peuvent ainsi rendre le protocole d’expérimentation ludique et agréable pour les sujets. (L’équipe de l’I. M. I.)

 

* Recherche avec des sujets “doués” :

C’est avec cette approche que la recherche “métapsychique” a commencé, et ce, bien avant que ne soit fondé l’I. M. I.

“Nous espérons notamment pouvoir collaborer avec des sujets doués en utilisant des appareils d’imagerie médicale cérébrale. Nous pourrions ainsi mettre en évidence les phénomènes physiologiques qui pourraient sembler être associés à un phénomène psi : par exemple, en comparant l’activité de certaines zones du cerveau lors d’une réussite avec l’activité lors d’un échec. Ce type d’expérimentation pourrait probablement permettre d’établir les bases physiologiques du psi.” (L’équipe de l‘I. M. I.)

 

* Projet d’étude de la “Conscience Globale” :

Dean Radin (Université du Nevada) a eu l’idée d’utiliser les GNA pour tester des phénomènes collectifs inconscients à grande échelle.

Le GCP, ou Global Consciousness Project (Projet d’étude de la “Conscience Globale”), est ainsi né de deux observations. La première est qu’un générateur de nombres aléatoires placé au milieu d’un groupe de personnes occupées à une même activité peut refléter l’attention globale portée par le groupe à cette activité ; la seconde est qu’Internet permet aujourd’hui l’installation d’une expérimentation en réseau à très grande échelle. Ainsi, l’idée du GCP, subventionnée par la fondation américaine Institute of Noetic Sciences, consiste à mettre en réseau un nombre important de GNA sur toute la planète, pour mettre à jour les éventuels impacts et contamination d’événements intenses sur la psyché collective. Ces GNA, fonctionnant en permanence, transfèrent leurs données au “Pear Lab” de l’université Princeton, chargé des analyses. Une vingtaine d’ordinateurs, déjà en place en Hollande, en Suisse, en Allemagne et aux Etats-Unis, ont permis d’obtenir des résultats très encourageants.

En France, l’IMI dispose de cet appareil depuis fin 1999 et est ainsi un “noeud” important dans ce projet de mesure du flux de la conscience collective (“global consciousness”). (L’équipe de l‘I. M. I.)

Le GEIMI (Groupe Etudiants de l’Institut Métapsychique International) a été créé fin 2003. Il est dirigé par Paul-Louis Rabeyron (docteur en médecine, pédopsychiatre), membre du comité directeur de l’I. M. I. Il a pour objectif de favoriser des recherches et la mise en place d’un réseau universitaire autour des phénomènes paranormaux.

Le site Internet de l’I. M. I. est : www.metapsychique.org.

 

8. Suisse :

La Fondation Odier de Psychophysique. Créée en 1992 par Marcel et Monique Odier, cette fondation subventionne, avec des fonds privés, des recherches scientifiques sur les phénomènes psi, sur les relations entre la conscience et la matière…

Marcel Odier est l’auteur de “Phénomènes insolites” (éditions Favre, 2006).

 

IV. Historique et théories :

Je ne peux pas aborder, ici, l’aspect historique de l’étude des phénomènes paranormaux. Précisons cependant qu’avant l’approche se voulant strictement scientifique, l’étude du paranormal a connu diverses étapes, dont celles du “magnétisme” et du spiritisme.

Signalons que l’on peut faire remonter l’étude scientifique des phénomènes psi à la création, en Angleterre, de la Société pour la Recherche Psychique (1882). Mais des expériences psi ont été recensées tout au long de l’Histoire. Prophètes, chamans, sorciers, mystiques, médiums et voyants ont relaté des contacts avec “l’Invisible” (« dieux », êtres désincarnés) ou manifesté des capacités sortant de l’ordinaire.

Divers chercheurs ont élaboré des théories explicatives du psi. Certains modèles essaient de résoudre les problèmes physiques des phénomènes psi, d’autres en donnent des explications psychologiques. D’autres encore s’efforcent de trouver un concept global et unitaire. Il y a ainsi :

1. Les théories “ondulatoires”.

2. Les théories “à particules”. (“Mindons” de Firsoff, “atomes psi” d’Andrade.)

3. Les champs interpersonnels. (Gardner Murphy, années 1940.)

4. Les champs psi. (G. Wassermann, William Roll.)

5. La théorie quantique du psi.

6. Le modèle téléologique. (Helmut Schmidt.)

7. La réponse instrumentale par la médiation du psi. (Rex G. Stanford, 1975.)

8. Le modèle de fluctuation thermique. (Richard Mattuck.)

9. Le modèle d’information pragmatique. (Walter von Lucadou.)

10. La “decision augmentation theory”. (E. May, J. Utts, S. Spottiswoode, Y. Dobbins, D. Radin, 1995.)

11. Les champs sémantiques. (Christine Hardy.)

 

psy5Beaucoup de ces modèles “explicatifs”, cependant, ne sont susceptibles de rendre compte que d’un aspect très limité du psi, alors que d’autres se caractérisent par leur côté “nébuleux” évident et ressemblent surtout, à mon sens, à des exercices de “masturbation de l’esprit”. Le tort de toutes ces théories (à de rares exceptions près) est d’évacuer toute référence à la composante spirituelle de l’être humain (ce dernier étant alors conçu comme un corps physique, certes, mais aussi comme un ensemble de corps subtils hiérarchisés, avec survie de la conscience après la mort et possibilité d’interagir avec un autre “Plan de Conscience”). Si l’on veut rendre compte des phénomènes psi, il faut en fait tenir compte de concepts familiers aux étudiants de la tradition ésotérique occidentale : corps subtil, aura, chakras (et la relation de ces derniers avec diverses glandes endocrines), “Plans de conscience” interpénétrant notre univers matériel, etc. Comme on peut s’en rendre compte par exemple en consultant le site Web de l’Institut Métapsychique International, l’approche scientifique des phénomènes psi (ou “paranormaux”) ne tient pas compte de l’étude de l’approche “ésotérique” du psi, ce qui constitue, à vrai dire, une grosse lacune. Notons cependant que la notion de “champ psi”, de William Roll, peut être rapprochée de la notion d’aura

De nos jours, la plupart des parapsychologues ont – à tort selon moi – tendance à attribuer l’ensemble des phénomènes psi à des facultés inconnues de l’esprit, en évacuant toute composante spirituelle. Or, l’individu familier avec les données de la littérature médiumnique se rend compte que les phénomènes psi sont, en définitive, en relation avec des champs et énergies qui ne sont pas répertoriés par la physique contemporaine, et plus particulièrement avec le corps subtil (ou corps spirituel), que celui-ci appartienne à un être “incarné” (monde en 3 D) ou à un être “désincarné” (univers multidimensionnel ou “univers superlumineux”)…

Alain Moreau

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Références :

1. Dean Radin, “La conscience invisible”, éditions Presses du Châtelet, 2000, p. 147.

2. Dean Radin, “Super pouvoirs. Science et yoga”,InterEditions, 2014, p. 224-225.

3. Ibid., p. 226.

4. Ibid., p. 226-227.

5. Ibid., p. 227.

6. Mario Varvoglis, “La rationalité de l’irrationnel”, InterEditions, 1992, p. 64.

 

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