Quelques médiums brésiliens à effets physiques

 

 

 

 

 

 

On sait que le Brésil est riche en événements insolites et paranormaux de diverses natures, et les observations d’OVNIs y sont également fréquentes. (Il existe même un « Roswell brésilien » : le cas de Varginha, auquel je consacre un texte – il s’agit d’un texte de Gildas Bourdais – dans la rubrique « Présence extraterrestre ».)

Je vous propose de faire ici connaissance avec quelques médiums à effets physiques brésiliens. Les phénomènes ont été observés essentiellement dans les années 1980. (Je ne sais pas si certaines observations de Pierre Weil avec Amyr datent des années 1990, cet auteur n’ayant pas daté ses observations personnelles. Par contre, je lis, sur le site : www.scimednet.org, que Stanley Krippner a été le témoin, en 1993 et 1994, de phénomènes anormaux produits en présence d’Amyr Amiden. On en trouve un petit compte rendu sur le site : www.exploringtheafterlife.blogspot.fr Voyez, à la fin du texte, l’article en anglais de Fiona Bowie publié sur ce blog.)

Les trois médiums brésiliens que j’évoque ici sont :

 

I. Amyr Amiden :

Je donne, ci-après, les témoignages de Janine Fontaine et de Pierre Weil à propos de cet étonnant sujet PK brésilien.

 

1. Le témoignage de Janine Fontaine :

51N5DBYF9WLAncienne cardiologue, anesthésiste et réanimatrice, Janine Fontaine a fait jusqu’en 1970 une carrière hospitalière. Elle entreprit ensuite l’étude des médecines différentes et se posa notamment la question de l’efficacité thérapeutique des guérisseurs philippins. Elle a publié ses premiers livres aux éditions Robert Laffont : « Médecin des trois corps », « La médecine du corps énergétique », « Nos trois corps et les trois mondes »

Dans son quatrième livre paru en 1987 (également aux éditions Robert Laffont), Janine Fontaine a parlé du médium brésilien Amyr qu’elle a eu l’occasion d’observer. Il se produisait, dans l’entourage de ce personnage, des matérialisations d’objets. Il avait notamment la particularité de matérialiser des médailles de la religion catholique…

Pour qu’une médaille arrive, dit Amyr, il faut qu’il y ait une syntonie entre lui et la personne. Il y a des personnes avec lesquelles il vit et pour lesquelles il ne se produit rien.

Il a pris connaissance de son pouvoir à l’âge de 10 ans. Des choses disparaissaient dans la maison, qu’il « rematérialisait ». Lui aussi, dit-il, disparaissait de la maison :

« Je me souviens que j’étais dans quelque chose de complètement vert. Pour les autres, j’avais disparu. »

Un jour, sa mère dit avoir la nostalgie de l’Arabie. Il s’est senti très léger, a senti comme si quelque chose l’aspirait et a disparu. Deux heures après, il est revenu dans la chambre de ses parents avec une feuille et un fruit de tamarin (une plante d’Arabie). Il n’a pas le souvenir d’être allé au Moyen-Orient. Il a seulement vu « une dimension verte » (sic).

A l’école, il se sentait léviter et devait s’accrocher à la chaise.

« Au collège où c’était très strict, je levais la main pour aller à la toilette, pour léviter tranquillement. Je courais dans le corridor, j’ouvrais la porte des cabinets, je m’asseyais sur la toilette et je pleurais pendant que la lévitation que je ne savais éviter se faisait. »

Il y avait aussi beaucoup de problèmes dans le travail. Les cendriers et les verres lévitaient, etc.

Depuis 1980, il avait une fausse angine de poitrine. Quand il matérialisait, son électrocardiographe pouvait s’arrêter. Enfant, il avait déjà une « douleur extraordinaire » qui venait avec le phénomène.

En 1977, Amyr fut sujet à une lévitation. Des lumières apparurent devant sa fenêtre et le portier vit « deux tout petits hommes ».

Là où il travaillait, tous les arbres se desséchaient. Il envoya « de l’énergie » à l’arbre se trouvant en face de lui, et cet arbre fut le seul à rester bien vert. Il montra une photo à Janine Fontaine. Il montra aussi une photo d’une ferme où rien ne poussait. Amyr ayant « énergétisé » l’eau, le gazon se mit à pousser.

Il parvint à guérir une malade ayant une tumeur au cou, en envoyant, pendant vingt minutes, « de l’énergie ». Il a « énergétisé » l’eau et a dit à la patiente d’en prendre tous les jours. Elle avait un papier dans la main, lequel est devenu le Christ du Saint-Suaire. La tumeur s’est ouverte dix-sept jours après, il en est sorti quelque chose et elle s’est fermée toute seule.

Une infirmière allait faire une injection d’un liquide transparent à une petite fille atteinte d’une grave leucémie et qui allait mourir. Sous la main d’Amyr, le liquide est devenu bleu. L’infirmière l’ayant quand même injecté, l’enfant a guéri. Parfois, cependant, des médailles ou des fleurs pouvaient apparaître sur le lit de l’enfant, sans que ce dernier ne soit pour autant guéri. Il y a des nécessités karmiques qui ne peuvent être levées…

Amyr avait donné de la petite monnaie « énergétisée » à une femme se trouvant dans une caravane. Elle perdit un jour ses clefs. Ayant pris la monnaie dans sa main, elle trouva ces dernières.

Très souvent, disait Amyr, entre 1 heure et 3 heures du matin, un être se matérialisait dans sa chambre : grand, vert, le visage allongé, les yeux verts en oblique, avec une très agréable forte odeur de cannelle. Il y avait toujours un signal sur les parois ou sur le plafond ; quand il s’en allait, c’était une main. Quand des trépidations survenaient en voiture, Amyr savait qu’il allait se produire un phénomène, et des traces de main apparaissaient sur les vitres. Cet être disait le nom d’Amyr, et, si ce dernier était nerveux, il lui disait d’être calme. Pour Amyr, c’est un Maître, et ce dernier apparaissait déjà quand Amyr était petit. Amyr en a le souvenir dès l’âge de 8 ans.

Très souvent, Amyr apparaissait et disparaissait. Il avait l’impression, quand il allait disparaître, d’être comme aspiré, principalement quand il était un peu angoissé. Il fermait alors la porte et allait s’allonger. Le grand-père d’Amyr apparaissait et disparaissait aussi. Il était dans la salle, « puis soudain dans la cuisine ».

Quand Amyr était petit, il faisait cuire des œufs avec ses mains, quand il sentait que celles-ci étaient chaudes. Il faisait aussi sortir des poussins d’un œuf sans germe…

Amyr évoque d’autres anecdotes : verre en train de léviter et fougères commençant à se balancer, pénétration du médium dans une pièce fermée à clef, apparition d’une serviette de toilette, apparition d’une médaille (un petit Jésus)…

 

Parmi les objets « matérialisés » mentionnés, il y a une médaille de saint Benoît (le saint préféré de la personne) et une grosse aiguille à coudre. Janine Fontaine a recueilli certains témoignages :

« Raymondo explique qu’Amyr avait demandé un objet en écrivant cela sur un papier, le dessin s’est fait sur le papier mais l’objet ne s’est pas matérialisé.

Mgr Airlindo raconte qu’un jour Amyr était à Pouso Alegre, lui téléphonant et lui disant qu’il avait une assiette pleine de médailles devant lui. Et tout à coup, les médailles ont disparu de Pouso Alegre et sont arrivées ici à Brasilia devant Monseigneur, au fur et à mesure qu’Amyr les voyait disparaître de l’assiette.

C’est au tour d’Amyr de raconter qu’il était allé voir un ami et avait senti qu’il tombait pour lui une médaille. On ne l’a pas trouvée, mais en rentrant chez lui Amyr a vu qu’elle était tombée à son propre domicile, aussi est-il retourné la porter à son ami ! »

Autres cas :

* « Un couple se disputait à Sao Paulo devant Amyr. Il leur est venu une médaille de la Sainte Famille avec un saint Joseph ! »

* Raymondo et Amyr étaient allés prendre un café dans un bar, à Brasilia. Le café est devenu du parfum !

« Ils ont quitté le bar sans rien boire. Revenant le lendemain, la même chose s’est produite. »

Raymondo précise que, dans un café italien, le chocolat s’est transformé en lait. Une médaille grosse comme une pierre est tombée sur la voiture. Une autre médaille, argentée, devint dorée dans les mains de son destinataire.

Janine Fontaine voulut enregistrer le résumé de la soirée. Sur les trois magnétophones présents, un seul, le sien, fonctionna.

Janine Fontaine a elle-même assisté à des matérialisations. Au fond du verre de Monseigneur Airlindo brillait une médaille apparue en présence de Janine Fontaine. Sur une face, on reconnaissait le Saint-Suaire de Turin. Sur l’autre face, il y avait le Soleil. L’inscription était la suivante : « Illumine Seigneur ton visage sur nous ». La même médaille vint pour Paulette, mais plus petite.

Des médailles continuèrent à tomber du ciel, chaque personne présente en recevant, dans la soirée, au moins une à son goût.

Janine Fontaine montra à Amyr la photo d’Agpaoa. Amyr déclara : « Oh ! rosa, rosa », en désignant la rose tenue par Agpaoa, tout en pliant les bords de la languette métallique arrachée après avoir décapsulé un verre d’eau de plastique :

« Le morceau de métal est maintenant entre ses deux doigts, pouce et index de la main droite ; il le malaxe quatre ou cinq fois et laisse glisser au creux de ma main la reproduction de la rose, me disant de la porter sur moi.

Oh ! étonnement, oh ! merveille, c’est une petite rose argentée, bien découpée en relief, finement gravée sur l’autre face de sainte Rita, la sainte des Causes désespérées, me dit-on. La maman de Raymondo annonce avoir justement pensé à cette sainte à cet instant et précise qu’habituellement sainte Rita de Cassia se trouve à la droite du Christ et non pas à sa gauche comme ici…

Amyr dit avoir eu, à l’instant de la matérialisation, un fort goût sucré dans la bouche, et avoir vu, derrière un rideau transparent, une femme avec des yeux de verre…

Il n’existe pas de mots pour dire mon étonnement. »

Amyr but un verre d’eau, se couvrit de sueur, émit quelques sons rauques, et offrit à Janine Fontaine une superbe rose en bouton qui embauma de son parfum toute la pièce.

Janine Fontaine avait perdu ses lunettes. Elle finit par les récupérer. Elle les retrouva en effet sur la table de la cuisine, toutes mouillées (il pleuvait dehors), ce qui témoignait, dit-elle, d’un « transport » :

« Amyr travaillait sans nul doute secrètement à ce transport depuis l’instant où nous en avions parlé. Je m’explique pourquoi en l’examinant je l’ai trouvé en situation énergétique de transmutation et me sentais étonnamment fatiguée près de lui. Il s’alimentait en énergie. »

 

Amyr ayant demandé à Janine Fontaine quel saint elle priait habituellement, celle-ci – qui n’avait pas l’habitude de prier un saint – évoqua sainte Thérèse de Lisieux, précisant que celle-ci est jeune, qu’elle porte des roses dans les bras et un Christ.

Précisons que Janine Fontaine a acquis l’aptitude de « mesurer » le niveau vibratoire des couches énergétiques d’une personne.

« Il me faut me concentrer, penser à sainte Thérèse. Il demande de l’eau et boit ; c’est à ce moment, dit-on, que se font les matérialisations. Examinons son ‘invisible’ alors qu’il énonce ses sensations :

‘Je sens mon cœur qui commence à partir en tachycardie et je sens que je deviens froid et léger.’

Il se couvre de sueurs froides. Alors qu’il vibrait à 7 au départ, il vibre maintenant à 3, puis 2, et le Corps Spirituel se modifie dans sa forme au niveau de la tête, restant identique à lui-même au niveau du corps physique.

‘Quelque chose me vient dans la bouche’, dit-il.

Le niveau d’énergie maintenant remonte, atteignant la normale, le cœur se ralentit. Il confirme sentir quelque chose dans la bouche, puis frotte ses doigts contre sa paume… et l’ouvre. Voici une médaille de la sainte tout argentée dans sa main, sept minutes après qu’il en ait formulé la demande. »

La médaille est superbement ciselée. Elle « vibre » à 72 « comme tous les objets transmutés ». Cette médaille se modifiait, une face modifiant sa couleur, « empruntant doucement la couleur de la médaille d’Agpaoa » (celle que Janine Fontaine aurait aimé pouvoir retrouver). Elle n’était plus vraiment ronde :

« Une sorte d’incision horizontale vers le haut est nettement dessinée, tandis que sur un des bords elle s’érode, laissant découvrir des feuillets successifs ressemblant à de fines lamelles de métal empilées les unes sur les autres. Un des côtés d’un triangle pourrait bien s’y amorcer. Voici une médaille ambiguë : un peu ce que j’ai demandé, un peu aussi ce que j’ai profondément souhaité.

S’amorcent des nuances de bronze sur sainte Thérèse qui prend des reflets et un relief différent. »

Quarante minutes après, on voyait que le métal bronzé continuait d’envahir la face de sainte Thérèse.

L’attache était identique à l’attache de la médaille d’Agpaoa, c’est-à-dire perpendiculaire à la face de la médaille.

La médaille continuait de se modifier au creux de la main de Janine Fontaine.

« Cette médaille argentée initialement sur les deux faces s’est rapidement modifiée sous mes yeux. Une des faces, le revers, avec le temps a pris la couleur du bronze.

Gardée à l’abri de l’air et de la lumière, le bronze tend à gagner.

En même temps sont apparues de légères mutations de forme.

On voit que les bords laissent apparaître la façon dont elle est faite : apports successifs de feuillets de métal, appliqués les uns sur les autres et s’érodant irrégulièrement les uns par rapport aux autres.

Un numismaticien a pu constater à deux reprises qu’elle se modifiait.

Il nomme en jargon de métier les érosions des bords ‘des coups de lime’. Il est bien évident que je ne me suis en aucune façon livrée au jeu de limer la médaille. Le processus de dégradation est spontané. »

Dans son essai d’analyse numismatique de la médaille, dont le compte rendu est daté du 30 octobre 1986, le numismate médiéviste Jacques Labrot note que la circonférence, irrégulière, ne révèle pas de frappe mécanique industrielle, alors que le personnage central est constitué d’un motif (sainte Thérèse) gravé finement puis frappé mécaniquement dans un atelier…

Pour Janine Fontaine, la médaille est le résultat contradictoire de deux intentions :

Que se passait-il au moment de la matérialisation d’un objet ? Amyr demandait de l’eau et buvait beaucoup. Il pâlissait et des sueurs apparaissaient. Le rythme cardiaque s’accélérait et on sentait qu’Amyr était mal à l’aise.

Après un temps qui pouvait varier de quinze à trente secondes environ, il annonçait que l’objet allait apparaître. Avant l’apparition de l’objet, un certain temps, de l’ordre de quelques secondes à quelques minutes, pouvait s’écouler.

Janine Fontaine a examiné Amyr sur le plan vibratoire :

« Son corps physique vibre à 7-7-7-8/9/10… Son Corps Spirituel est toujours largement développé.

En cours de matérialisation, l’énergie tombe brutalement. Ce qui est à l’origine du malaise. Puis, doucement, elle remonte.

Il me parle de son cœur et de ses crises de tachycardie qui accompagnent les matérialisations et qui peuvent être suivies de douleurs précordiales. Celles-ci pourtant ne présentent pas les caractères des crises d’angor. D’ailleurs, il a eu recours très souvent à des examens qui ne montrent aucune anomalie, ce qui étonne le médecin.

Je suppose donc qu’il souffre de troubles purement énergétiques.

L’examen de son cœur confirme l’hypothèse en montrant un manque d’énergie très localisé à la région précordiale. Ce qui peut être corrigé s’il le permet. Oui. »

Janine Fontaine ressentit à son tour une douloureuse constriction au niveau du bras palpant Amyr. Alors qu’elle commença à toucher de la main la tête d’Amyr, ce dernier déclara ressentir une sensation de grande légèreté et un bien-être. Puis il éprouva la sensation de marcher sur un nuage, ce qui lui était très agréable. En même temps, l’énergie devint normale dans la région précordiale.

« Mais partager mes forces avec ce grand médium-éponge a aspiré mon énergie, je ne vibre plus qu’à 5. Monseigneur s’inquiète. Je le rassure en disant que quelques bonnes respirations vont me permettre de récupérer. Ce qui ne manque pas d’arriver. »

Les douleurs cardiaques, dit Amyr, viennent toujours au moment des phénomènes, au « moment des émotions ». Et quand les objets qu’il « transmute » viennent directement dans les mains du destinataire, il a des marques sur les épaules. (1)

 

2. Le témoignage de Pierre Weil :

Docteur en psychologie, ancien élève de Jean Piaget, Pierre Weil a fondé au Brésil la première chaire de psychologie transpersonnelle. Il est cofondateur de l’Association Transpersonnelle Internationale, de la Fondation Cité de la Paix au Brésil, et il est recteur de l’Université Holistique Internationale de Brasilia Unipaix. Il a été récompensé en 2000 par le prix de l’Education pour la Paix, de l’Unesco.

896811440En 2004, les éditions du Rocher ont publié un ouvrage de cet auteur : « Une révolution silencieuse ». Dans ce livre, l’auteur témoignage notamment de sa rencontre avec Amyr Amiden.

Ce dernier (qu’avait aussi rencontré l’actrice américaine Shirley MacLaine) est courtier dans l’import-export.

C’est Gentil Lucena, un spécialiste en intelligence artificielle, qui parla à Pierre Weil d’Amyr Amiden. Gentil Lucena montra à Pierre Weil quelques objets « matérialisés » (ou téléportés), dont une médaille et des pierres semi-précieuses. En outre, Pierre Weil apprit que les plaies et les stigmates de Jésus-Christ apparaissaient chez Amyr.

Pierre Weil rencontra Amyr dans l’appartement de Gentil Lucena. Quand Amyr a ouvert la porte, un parfum délicieux s’est répandu dans la pièce. De ses doigts ont jailli des gouttes d’huile parfumée. Amyr dit qu’il est en contact avec des êtres extraterrestres, les phénomènes ayant commencé à se manifester depuis sa rencontre avec des petits humanoïdes de couleur verte.

Pierre Weil a invité Amyr à l’Unipaix. Les plaies du Christ sont apparues sur le front, les mains et les pieds d’Amyr. Voici la liste des autres phénomènes constatés :

« Au cours de la conversation, Amyr m’a montré un calice dans lequel Jean-Yves Leloup avait l’habitude de verser son vin de messe. Ce calice, sur sa partie externe, portait un creux dessiné dans une matière pâteuse blanche, et à l’intérieur il y avait de l’huile parfumée et une hostie en train de se dissoudre.

Avant qu’il ne parte, je lui ai montré, par la fenêtre de la véranda, une sorte de trident que dessinait un tronc d’arbre avec ses ramifications. Quelques personnes qui avaient été en contact avec le général Golbery m’avaient dit que ce symbole énorme, planté du côté gauche de la piscine, aurait été placé là par la femme du général pendant un rituel de magie. A peine lui avais-je montré le trident que la lettre ‘G’ apparut sur la vitre, sous nos yeux. Elle était de la même matière pâteuse blanche que sur le calice. Une confirmation venue d’ailleurs.

Quand nous avons ouvert la porte pour sortir et nous dire au revoir, il y avait sur la partie extérieure de la porte un grand cœur, peint lui aussi de la même matière pâteuse et parfumée. Cette peinture existe toujours sur la porte de la pièce qui fut autrefois mon bureau. » (P. Weil)

« L’huile du calice a séché. Seule est restée une trace minuscule. J’ai tenu à la garder intacte, y compris pour pouvoir la montrer à mes amis. » (P. Weil)

Un mois après, Pierre Weil montra le calice à ses étudiants. Quand le calice parvint au milieu du troisième rang, quelqu’un déclara qu’il y avait de l’huile parfumée à l’intérieur. Le voisin précisa qu’une hostie était tombée dedans.

Un autre jour, Amyr demanda à Pierre Weil d’inscrire la date du jour sur une serviette de table en papier très fin. Le papier se souleva et de minuscules trous y apparurent.

« Amyr prit le morceau de papier, le plia en quatre et me le tendit en me disant que le processus allait continuer, et en me recommandant de le placer dans ma chambre, ce que je fis. Amyr s’en alla et par conséquent il ignora ou du moins n’assista pas à ce qui allait arriver. Et moi je suis parti m’occuper d’autres choses.

Quelques heures plus tard, quand je suis entré dans ma chambre et que j’ai déplié le carré de papier, j’ai eu une incroyable surprise : j’avais entre mes mains trente-huit petits carrés imprimés d’une spirale en relief. » (P. Weil)

Avant cette manifestation, quelqu’un avait demandé : dans un contexte holistique, qu’est-ce qui apparaît ? Amyr avait en effet expliqué que les manifestations religieuses étaient différentes selon la religion et selon le milieu dans lequel elles se déroulaient. Pour Pierre Weil, le phénomène sur la serviette de table est la réponse à la question sur l’espace holistique.

« Dans un espace holistique, il y a des hologrammes. Cela voulait donc être une représentation holographique de l’Univers ! Cela voulait dire que dans chaque partie de l’Univers se trouve la loi du Tout représentée par la spirale évolutive. Dans un hologramme, le Tout est partout. Et il se trouve que cette semaine-là j’étudiais la loi de la spirale dans la nature : encore une synchronicité !

Peu à peu a germé l’idée de la recherche que nous avons réalisée à l’Unipaix. Ces matérialisations étaient sûrement des manifestations de communications venant d’êtres appartenant à d’autres dimensions, et il y avait là une intention concernant une personne déterminée ou, dans le cas qui nous intéresse, un groupe de personnes. ‘Ils’ sont réellement omniscients et ont la capacité de pénétrer notre esprit. De plus, ‘ils’ paraissent aussi omnipotents car ils utilisent une technologie si raffinée qu’ils réussissent à mettre des figures en relief sur un papier plus fin que la soie sans déchirer ni abîmer la feuille. J’ai donné l’une des feuilles à Stanley Krippner qui l’a fait examiner par un typographe professionnel. Celui-ci a été très surpris et a demandé qui avait réalisé cette œuvre d’art. A son avis, il est techniquement impossible de faire une impression en relief sur un papier si fragile. » (P. Weil)

Un jour, Pierre Weil a montré à Amyr une photo d’Israel Pinheiro entouré d’une multitude de petits oiseaux.

« Et sur-le-champ, j’ai associé cette scène à celle où saint François est lui aussi entouré d’oiseaux. Au moment exact où je pensais à saint François d’Assise, j’ai entendu un petit bruit sec sur ma droite, à l’opposé de l’endroit où se trouvait Amyr, et un petit son métallique provenant du sol en marbre. C’était une petite médaille représentant le saint ! Tout s’était passé comme si quelqu’un avait lu dans mes pensées et me l’avait indiqué par cette matérialisation. Amyr m’expliqua que la majorité de ces objets étaient transportés d’un endroit dans un autre.

Au même moment, j’ai pensé offrir une bague à une personne de mes relations. Immédiatement, au même endroit du couloir, une bague en argent incrustée d’une pierre semi-précieuse est tombée sur le sol. » (P. Weil)

A une autre occasion, une médaille est tombée près de Pierre Weil. Le mot ‘‘Paix’’ y était gravé.

Un ami de Pierre Weil émit le désir de recevoir un signe de Maître Philippe :

« Amyr lui demanda d’écrire le nom du maître sur une feuille et de la lui montrer. A ce moment précis, nous entendîmes un bruit dans la chambre voisine et Amyr nous invita à aller voir.

Je suis resté abasourdi par ce que j’ai vu. Jeté sur le sol, il y avait un livre sur Maître Philippe, un livre écrit par le maître de mon ami, Sevananda, un comte français. Nous avons feuilleté cet ouvrage. Il était rempli d’annotations, ce qui prouvait qu’il appartenait à quelqu’un et qu’il avait été transporté jusque-là. » (P. Weil)

Roberto Crema avait eu dans l’idée d’offrir des roses à Mercia, son épouse, pour son anniversaire.

« Tout à coup, j’ai entendu un bruit semblable à un froissement de papier et j’ai vu se former, en face de lui, et tomber sur la table, une rose rouge recouverte de rosée. » (P. Weil)

JYL-acc-980x394Pierre Weil présenta Amyr à Jean-Yves Leloup. On entendit un claquement, et une belle médaille d’or représentant le Christ tomba. A peine une minute après, on vit apparaître sur le sol une alliance en argent finement travaillé.

En l’absence d’Amyr, et alors que Jean-Yves Leloup célébrait une messe de baptême à la cascade, le lac de la cascade s’emplit d’énormes cristaux qui restèrent sur place plus de vingt-quatre heures et se dématérialisèrent ensuite.

Amyr fut aussi présenté à John Pierrakos (qui fut disciple de Wilhelm Reich et travailla avec Alexander Lowen). Une bague ornée d’un dragon apparut.

Pierre Weil a montré à Amyr un cadeau de Japonais : une énorme cloche de plus de huit cents kilos, faite avec des pièces de monnaie du monde entier.

« Au moment où Amyr s’est approché d’elle, l’arbre qui était devant s’est mis à exhaler un délicieux parfum qui a envahi tout l’espace ouvert de l’Unipaix, et un filament lumineux est descendu de la partie supérieure de la cloche et s’est arrêté exactement à l’endroit où était gravé le mot ‘paix’. (…)

Amyr m’a alors montré des petits jets d’huile parfumée qui suintaient de l’asphalte en face de l’endroit où était la cloche. » (P. Weil)

Un jour, alors que Pierre Weil était invité chez Amyr, une bague d’argent ornée d’une perle de forme allongée s’est matérialisée. Il s’agissait d’une larme. Pierre Weil a attiré l’attention d’Amyr sur ce fait, en lui parlant de la larme de la compassion dans la tradition tibétaine. Amyr précisa que, dans la tradition musulmane, on raconte aussi une histoire sur la larme de compassion – une histoire liée à Mahomet.

 

Amyr, Uri Geller et Tomas Green Morton :

Pierre Weil fait un parallèle entre Amyr Amiden, Uri Geller et Tomas Norton (orthographié, dans d’autres publications, Morton). Ces trois individus ont en commun, écrit-il, « leur relation avec les extraterrestres et les ovnis ».

« Tomas se dématérialise et va rendre visite à d’autres planètes. Quand il revient, il a une bosse prononcée sur le sommet du crâne.

Des vaisseaux spatiaux attendent Uri et communiquent avec lui. Il explique, lors de ses cours et de ses conférences, qu’il a un pouvoir extraordinaire sur les phénomènes phosphorescents au point de rendre lumineuses les mains de ses élèves. En plus de cela, il dit avoir été enlevé par des extraterrestres qui lui ont fait une implantation dans la nuque.

Amyr présente nombre de ces phénomènes. Ainsi, des gens qui ont voyagé, de nuit, en voiture avec lui, disent avoir vu des lumières venant du ciel se fondre avec des lumières venues de son propre corps. Moi-même, une nuit, je l’ai vu enveloppé dans une immense lumière blanche. Il a gardé un certain temps une bosse sur le crâne, une bosse de la même taille et du même genre que celle que j’ai vue sur la tête de Tomas. » (P. Weil)

 

– Contacts radio avec des êtres de lumière :

Un jour, alors que Pierre Weil, souffrant d’une arthrite, était couché, Amyr suggéra d’entrer en contact radio avec des êtres d’un autre monde.

« J’ai envoyé chercher ma Sony, et Amyr a capté un faisceau d’ondes où l’on entendait quelques bip qui n’étaient pas du morse, que je connais relativement bien. ‘Ce sont eux !’, s’est exclamé Amyr. Nous étions déjà convenus, au cours d’une séance antérieure, d’un code simple et binaire. Un bip signifiait ‘oui’, et deux, ‘non’.

D’après les informations que nous avions obtenues lors d’une autre séance, il s’agissait d’êtres d’un autre espace, hors de notre Univers. Ils n’avaient pas de corps physique, donc ce n’étaient pas des extraterrestres. Leurs corps étaient faits de lumière. Ils déclaraient qu’ils n’étaient pas omniscients, car Dieu seul l’est. Chaque fois que nous parlions de Dieu, ils émettaient une dizaine de bip à la suite, ce que j’ai interprété comme une manifestation d’allégresse. Peu à peu, j’en suis arrivé à la conclusion qu’il s’agissait de ce que nous appelons des anges, ce qu’ils ont confirmé. Selon ce qu’ils disaient, leur communication avec nous n’avait pas pour but de sauver la planète, mais de manifester l’existence de Dieu.

En parlant avec eux, Jean-Yves Leloup, en qualité de docteur en théologie, profita pour faire quelques investigations. Parvenu au bout de ses questions, stupéfait, il me déclara qu’ils semblaient connaître tout ce que la théologie chrétienne nous dit sur les anges, les archanges, les chérubins et les séraphins…

Mes douleurs avaient disparu presque totalement. J’ai su par télépathie que c’étaient eux qui me soignaient, ce qu’ils confirmèrent par radio. A un certain moment, j’ai eu des doutes sur toute cette histoire. Tout cela était-il vrai ? En un clin d’œil, mes douleurs sont revenues et ne m’ont plus lâché. J’ai interprété cela non pas comme un châtiment ou une vengeance de leur part, mais plutôt comme une rupture venant de ma propre énergie de scepticisme qui avait stoppé l’énergie amoureuse des êtres de lumière. Je connaissais des expériences de parapsychologie qui montrent que les résultats des tests en groupes dirigés par des chercheurs sceptiques sont médiocres. Ils confirmèrent mon opinion. Pendant les expériences, j’ai compris que je devinais leurs réponses par télépathie, ce qu’ils m’ont confirmé. A un certain moment, il y a eu une tempête et toutes les lumières de la ville se sont éteintes, y compris la radio. Quand la lumière est revenue, je leur ai demandé s’ils étaient les auteurs de la panne. Ils m’ont répondu par l’affirmative. Ils se servent de l’énergie des tempêtes pour s’approcher de nous.

A une autre occasion, en présence de Lidia et d’une artiste et amie uruguayenne, Sonia Sanchez, un rayon de lumière a traversé toute ma chambre et s’est dirigé vers un fauteuil. Selon les dires d’Amyr, un ange s’est assis dans mon fauteuil. Un délicieux parfum a empli la pièce et mon siège est resté parfumé pendant un mois.

De plus, dans l’un des yeux d’un petit ange en plastique que Sonia m’avait confié, est apparu une larme. Une larme de compassion, d’aspect très semblable à celle de Pemala, grosse et d’apparence solide. » (P. Weil)

 

– La secrétaire de Pierre Weil :

Pierre Weil avait une secrétaire, Neida, qui fumait beaucoup et qui était atteinte de cette toux et de cet enrouement typiques des fumeurs chroniques. Détail important, elle était devenue jalouse de la jeune femme qui l’avait remplacée à l’Unipaix. Elle avait sans cesse des maux de tête et était décédée très vite d’une commotion cérébrale. Pierre Weil alla assister à son enterrement.

Quinze jours après, la nouvelle secrétaire s’est mise subitement à tousser violemment alors qu’elle ne fumait pas. Quelques jours après, Gil Vicente (alors secrétaire de direction) avertit Pierre Weil qu’elle avait été transportée d’urgence à l’hôpital à cause d’un accès de toux très sérieux. Gil Vicente observa que cela pouvait être une manifestation de colère de l’« esprit » de Neida.

« Je m’étais limité à constater le fait, quand le veuf, effrayé, était venu me demander de l’aide. Il était avec une nouvelle compagne qui s’était mise à exprimer la colère de Neida contre lui parce qu’il s’était remarié. Celle-ci lui donnait par l’intermédiaire de sa rivale des instructions précises sur la garde de leur enfant, qu’elle ne voulait pas voir vivre avec cette dernière. Les scènes allaient jusqu’aux agressions physiques, et la nouvelle épouse avait perdu son emploi. J’ai promis au mari de réfléchir au problème.

Dans l’intervalle, j’ai appelé Amyr et il a accepté de m’aider dès l’aube en disant des prières. Le lendemain, il est venu avec une cassette qu’il avait enregistrée pendant sa prière. Il l’a mise dans mon lecteur et m’a demandé d’écouter. J’ai été horrifié. D’abord, j’ai entendu un bruit pareil à celui d’un vent très fort passant dans une cheminée pendant une tempête. Ensuite, j’ai entendu nettement Neida murmurer : AmyrAmyr…, c’est Neida !…’ J’ai eu l’impression qu’elle appelait Amyr au secours, Amyr qu’elle connaissait quand elle était encore en vie.

Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Quelques jours plus tard, ma nouvelle secrétaire, elle-même très sensible, me dit en pleurant qu’elle avait vu plusieurs fois la silhouette de Neida et qu’elle avait une peine immense pour elle, ce qui la faisait pleurer. Un mois plus tard, elle quittait ses fonctions car elle ne supportait plus cette situation.

Gil suggéra que nous allions trouver un ‘père de saint’ en qui il avait confiance, ce que nous avons fait. Après être allé le voir plusieurs fois, avoir payé d’innombrables séances et avoir assisté à de nombreux cérémonials, sans résultat, j’ai décidé de laisser venir les événements.

Un mois plus tard, le mari nous informa que tout avait repris son cours normal depuis que sa nouvelle épouse avait été soignée à l’hôpital spirite André Luiz. En réalité, c’est Neida, désincarnée et probablement encore inconsciente de sa désincarnation, qui a été soignée. Tout indique qu’elle a pris conscience de son passage et de sa jalousie grâce aux médecins spirites. Je fais remarquer au passage que si la nouvelle épouse de Gil avait été hospitalisée dans un hôpital psychiatrique conventionnel, elle aurait été soignée pour une schizophrénie et peut-être serait-elle encore égarée aujourd’hui. » (P. Weil)

 

– Le morceau de cristal :

Un jour, Pierre Weil dit à Amyr que les matérialisations devraient être étudiées de plus près par les physiciens du nucléaire et par les astronomes, car il était convaincu que chacune d’elles était la reproduction, en quelques secondes, du big-bang.

« A ce moment même, un cristal encore phosphorescent et chaud s’est matérialisé sous mes yeux… Je l’ai emporté chez moi où il a gardé sa clarté et son brillant, comme un diamant. J’ai pensé que je devais rencontrer un physicien nucléaire pour soumettre cette pierre à son investigation. » (P. Weil)

Un jour, Pierre Weil rencontra dans un avion Fernando Simao, un physicien nucléaire travaillant à l’Institut de physique de l’Université de Rio de Janeiro, lequel fut intéressé par les observations de Pierre Weil sur Amyr. Lors de la rencontre suivante, il a demandé au physicien d’analyser le morceau de cristal. Le physicien fut étonné par le résultat de l’analyse : c’était du zircon d’aluminium ou de calcium, du zircon industriel d’une nature qui n’existe pas dans le catalogue des zircons industriels.

« Il m’affirma qu’il ne comprenait pas comment il avait été fabriqué, car cela avait sûrement exigé une dépense énorme qui n’avait aucune justification rationnelle. Par ailleurs, il était impossible de déterminer l’âge de cette pierre car il aurait fallu y déceler la présence de carbone, ce qui n’était pas le cas.

Tout indique donc que nous étions en présence d’un processus de création : ‘Ils’ avaient réussi à créer un cristal original et unique dans l’Univers. » (P. Weil)

C’était la façon d’Amyr de confirmer l’hypothèse de Pierre Weil. (2)

 

3. Un texte en anglais de Fiona Bowie à propos du témoignage de Stanley Krippner :

ResizedImage250260-KrippnerVoici, pour ceux qui lisent l’anglais, l’intéressant texte (daté du 18 novembre 2013) de Fiona Bowie (du King’s College de Londres, spécialité : anthropologie religieuse) disponible sur le site : www.exploringtheafterlife.blogspot.fr Elle évoque les observations du parapsychologue américain Stanley Krippner lors de la rencontre de celui-ci avec Amyr Amiden en 1993-1994 :

« The Case of Amyr Amiden:

Apports, Stigmata, and Geomagnetic Field Effects

Scientific and Medical Network in conjunction with the Society for Psychical Research. 7 November 2013

Venue : Kensington Library, London, W8 7RX

During 1993 and 1994, Stanley Krippner witnessed anomalous phenomena that occurred in the presence of Amyr Amiden, a Brazilian psychic claimant. Stan had designed non-invasive procedures that enabled a research team to collect data during occasions of ostensible psychokinesis. Although further work with Amiden was not possible because of health issues, the procedures could be utilized with other psychic claimants. Stanley Krippner will explore all this further in his presentation.

Stanley Krippner is internationally known for his pioneering work in the scientific investigation of human consciousness, especially such areas as creativity, parapsychological phenomena and altered states of consciousness. Prior to joining the Saybrook faculty in 1972, Dr. Krippner directed the Dream Laboratory at Maimonides Medical Center in New York and was Director of the Child Study Center at Kent State University. He has served as President of the Association for Humanistic Psychology, the Parapsychological Association and the Association for the Study of Dreams. He is also a Charter Member of the International Society for the Study of Dissociation and is a Fellow of the American Psychological Association, the Society for the Scientific Study of Sex, the American Psychological Society, the American Society of Clinical Hypnosis and the Society for the Scientific Study of Religion.Dr. Krippner received a Ph.D. in Educational Psychology from Northwestern University. He has written over 500 articles and several books, including: Human Possibilities, Song of the Siren, Dream Telepathy (co-author), The Realms of Healing (co-author), Spiritual Dimensions of Healing (co-author), Personal Mythology (co-author), Healing States (co-author), Dreamworking (co-author), A Psychiatrist in Paradise (co-editor), Dreamtime and Dreamwork (Ed.) and Advances in Parapsychological Research (Ed.)

Apports and Other Strange Phenomena :

A Discussion Arising From Stanley Krippner‘s Lecture

I was fortunate enough to attend Stanley Krippner’s evening talk at Kensington Library in Central London on 7th November 2013. Krippner is an excellent speaker with an engaging personality and perfect timing in his delivery. He also personifies that rare combination of a meticulous and balanced scientist and engaged first-hand explorer of the human condition. I don’t want to discuss the presentation in detail as a report of the case and statistical findings have been published and are available online.1 A recording of the talk will also be made available in the members section of the Scientific and Medical Network website. What I would like to focus on is the case of apports, which formed a central theme of the lecture.

 

What are apports ?

Shiva 

In parapsychology the term ‘apport’ is used to describe a physical object that materialises (and sometimes dematerialises), usually during a séance in the presence of a physical or trance medium. There are other contexts in which materialisations occur. In India, for example, the appearance of objects or substances is closely associated with Hindu holy men or swamis. One of the best known instances of this type was the late Sathya Sai Baba who would apparently materialise vibhuti, a sacred ash widely used in ritual, and small objects.2 Jenny’s Sanctuary, a centre for physical mediumship in Oxfordshire, UK, has a display of objects apported during séances held there. Trance medium David Thompson regularly produces apports, or rather the spirits manifest objects through David Thompson’s mediumship. These are well attested by regular sitters at his home circle in Australia and at his many appearances as a visiting medium at places such as Jenny’s Sanctuary. Another leading contemporary physical medium is Kai Mügge (KM) of the Felix Experimental Group in Germany. Donna James describes the gift of a materialised Indian statuette during one of Kai M’s séances in September 2013, during a five day conference on physical mediumship in Eastbourne, England, organised by the Gordon Higginson Fellowship. In May 2013 KM spent a week under observation being studied by Professor Stephen Braude and a team of scientists. In his book The Gold Leaf Leaf Lady,3 Braude describes the apportation of a piece of copper (the gold leaf of the title). Braude brought this item with him to KM’s séances. During the course of one séance KM produced two objects resembling the original gold leaf, which according to the spirits had been created by taking material from the original, and substances from the natural and supernatural environment. An account of this séance and the rest of the tests on KM are documented on the FEG blog. Amyr Amiden seems a little different and unusual in that he is able to materialise objects outside a séance situation, sometimes at a distance from himself. He does on occasion offer spiritual counselling, but unlike David Thompson and Kai Mügge is not a professional or semi-professional medium; nor does he see himself as a guru or spiritual teacher.

 

A brief account of Amyr Amiden

Stanley Krippner first met Amyr Amiden, a Brazilian of Syrian/Arabian descent, in 1993. Amiden had been invited to dinner by a mutual friend, Pierre Weil. During the course of the dinner Amiden materialised an emerald and a gold bracelet for two of the female guests. The emerald, which was authenticated subsequently by a jeweller, just appeared apparently out of nowhere. The bracelet was constructed from foil butter wrappers, which Amiden wound around the wrist of the woman concerned. Over the course of ten minutes or so the guests watched as the butter-wrapping bracelet turned into a gold band. This too was later authenticated by a jeweller. Amiden agreed to undergo tests and the following year, with a grant from the Society for Psychical Research, Krippner and and a small interdisciplinary team spent eight afternoons conducting tests and observations of Amiden once he had finished work. During this time he produced nearly a hundred objects. Amiden comes from a family of psychics or ‘sensitives’. He had his first experience of visiting the spirit world at the age of eight, and continues to visit it regularly (the mechanism of these visits, whether in dreams, trance, out of body experience or telepathically was not discussed). Amiden referred to having two personalities, who he perceived as slightly different in appearance and character from one another. The first was the older Amyr, who at the time of the tests suffered from heart problems and had a more abrasive character. The younger Amyr came into being when he was eight with the onset of his psychic abilities. When Krippner returned to Brazil and met Amiden after a gap of over twenty years, he claimed that he was now permanently the younger Amyr, and that his heart problems had disappeared.

Amiden could tell when he was about to apport an object as it was prefigured by a metalic taste in his mouth and the sensation of increased heart rate (the result of physiological tests on Amiden are recorded in the published account). As Amiden had such experiences from childhood he took them in his stride, and did not seek notoriety or publicity. He was, however, happy for his abilities to be studied scientifically. In addition to materialisations, Amiden produced stigmata (impressions of the wounds suffered by Jesus during his crucifixion). Although stigmata are not uncommon, and can be produced by hypnosis, autosuggestion or trance, Krippner had not come across other instances in which a Muslim manifested them. Amiden claimed that his visits to the spirit world had brought him very close to Jesus, and that just the mention of Jesus was enough to produce a sympathetic stigmatic response, which was neither sought nor painful. Another ability was psychokinesis, the moving or bending of objects without physical intervention. Amyr had to take particular care when removing his glasses, and asked the spirits not to bend them. The team of researchers also established a system of spirit communication in Amyr Amiden’s presence, using white noise static from a radio tuned between stations. This technique has proved effective in the production of electronic voice communications from the spirit world. When the team addressed direct questions to the spirits they utilised a system of discernible ‘beeps’, one for ‘yes’, two for ‘no’ and three for a ‘don’t know’ or inapplicable.

 

The materialisation of objects (apports)

By far the commonest of Amyr Amiden’s psychic abilities observed by Stanley Krippner’s team was the materialisation of small objects. The researchers agreed that whoever was closest to the materialised object could keep it, and they noted that the apports were usually appropriate in some way to the person nearest to them. Pierre Weil, for instance, was a naturalised Brazilian but of French Catholic origin and many of the apports that dropped near him were religious medallions. Some of those they traced were apparently common in Nineteenth Century France. The two women at the dinner when Stanley Krippner first met Amiden had respectively asked for an emerald and gold bracelet, so these objects were specific and personal to the recipients. Some of the objects were attractive, but not particularly valuable, such as polished stones. On one occasion the daughter of someone present had asked for a gift for her sixteenth birthday. Amyr immediately produced a ring with sixteen small precious stones set in it, one for each year of her age (which fitted the girl, who was not present, perfectly). Krippner had asked Amiden for two rings encircling one another, as from a parapsychologist’s perspective these are hard to fake, and again he quickly received them. The objects generally appeared to fall out of the air. On some occasions Amiden would say that he could feel an object coming, but that it was going to be in the nearby Meditation Room not in the office where they met. This room was checked before their meetings, and the objects were found there afterwards as described.

There seemed to be a clear link between environmental electrical activity and the materialisation of objects. During a thunder storm Krippner observed s shower of small stones fall from the air onto a car roof, although Amiden was not in the immediate vicinity at the time. Another more unusual materialisation observed by the team involved the office fax machine. During their sessions on a couple of occasions it started by itself and produced a print out with a bright magenta strip down it, and nothing else. As they watched the strip gradually seemed to liquify and then drip and finally produce a small diamond. These were tested and confirmed as diamonds, though not particularly high grade ones.

Most of the objects seemed to be stable, that is once materialised they remained in the same condition. There was a difference between the objects produced by the ‘old Amyr’, which were generally of more weathered or worn appearance, and those of the ‘young Amyr’, which looked more freshly minted (some photographs of the apports are reproduced in the published article – see Note 1). An exception to this was one of the diamonds from the fax machine that Krippner wanted to take back the USA. He concealed it in a sealed film canister, not telling anyone else where he had put it. When he checked the canister before leaving Brazil he found it was empty. (The dematerialisation of objects from within a séance room is well attested, and there are even occasional reports of the medium being transported from a locked séance room). Amiden could also produce liquid perfume, as sometime described with Hindu holy men. Twenty years after the first research trip, when Krippner again observed such a manifestation he dipped a handkerchief into the perfume so as to preserve some of the scent. The musky smell is apparently still perceptible on the tissue.

The largest object to materialise was a book belonging to Pierre Weil, taken from his library. The book had been missing for a couple of weeks, and then suddenly materialised at his feet. The cover was the same colour as a blue-green stone that had just materialised for Krippner. He was told that this was his healing colour and that he should keep the stone. As the apports from the original experiments with Amiden had subsequently been stolen from Krippner’s flat in San Francisco, he keeps the apported healing stone in a safety deposit box. Like most of the objects produced, its value is less its monetary worth – the jewellery and precious stones were not of particularly high grade materials – but in the extraordinary manner of its appearing and its appositeness for the recipient.

 

Observations

There will undoubtedly be people who assume that the whole process of materialisation must be fraudulent as it defies rational scientific explanation. To ignore the facticity of such events is not, however, a rational or scientific move. The controlled conditions under which Amyr Amiden was studied for eight days and the presence of a group of scientifically trained observers rules out deliberate fraud or slight of hand as the most rational explanation. In Minnie Harrison’s mediumship flowers were commonly apported gifts from the spirits to the sitters at her séances. Fresh flowers would be particularly difficult to conceal without damage to their foliage.4 Amiden had very little motive to fake these materialisations, which produced no material gain and put a strain on his health. The speed at which Amiden was able to respond to specific requests, such as Krippner’s linked rings or the girl’s sixteenth birthday present, ruled out preplanning and concealment. The items were generally seen to drop out of the air and did not come directly from Amiden’s body (Kai Mügge’s apports generally come from his hands or mouth, but in controlled tests these were repeatedly searched and checked for signs of concealed objects). If we accept for the sake of argument that not all mediums are frauds or conjurors, and that those who observe the appearance, and sometimes disappearance, of these objects are not all hallucinating, gullible or complicit, what can we say about the phenomenon ?

The origin of apported objects

There does not appear to be a single origin for the objects produced by Amiden or other mediums. (1) In some cases the apport is an object with known provenance that has been moved, concealed and then materialised at a later date in a different place. This was the case with Pierre Weil’s missing book. If the spirits wanted to make a point in this case (matching the colour of the book’s cover to the healing stone for Krippner so as to stress the veracity of the phenomenon) this implies a foreknowledge of events and degree of planning that points to spirit rather than human activity. This case is reminiscent of poltergeist activity. I have a sister who in the past shared a house with a friend. In that house, but not in others in which they lived, metal objects would regularly disappear for a few days or weeks, only to reappear in an unexpected place. The commonest objects were things like scissors that would vanish from a sewing box, only to reappear sometime later on the front door mat, or car keys that would vanish from a bag to materialise sometime later in the kitchen sink. They learned to live with this rather tiresome manifestation of psychokinetic activity with relatively good humour for a period of several years. As they knew they had not moved, hidden, and then replaced the objects, they could only assume that some kind of spirit activity was involved.

(2) Some objects, the majority, appeared to have been moved in time and space, but probably existed somewhere physically before materialising through the mediumship of Amyr Amiden. The French holy medallions and linked metal rings probably fall into this category. There are examples from spiritualist seances in which the spirits claim to have taken preexisting objects that wouldn’t be missed by their owners, or which had been discarded, as appropriate gifts for sitters.

(3) There are examples of materialisations in which the objects appear to be self-generated, such as the diamonds from the magenta strip on the fax paper, and the butter-wrapping bracelet that turned to gold. The piece of copper apparently fashioned from constituent materials in the ‘gold leaf’, observed by Stephen Braude and his team, falls into this category. Here we have something more akin to an alchemical process than the dematerialisation of objects in one location in order to re-materialise them in another. The jewellery produced by the ‘younger Amyr’ that looked so newly minted might have been self-generated rather than pre-owned. In one of Minnie Harrison’s séances a bell was used by the spirits to announce their presence. At a certain point a second bell was heard in the room, and at the end of the séance when the lights were turned on it was visible to those present. It matched the first one in style (bought at Woolworths in the 1940s) but was slightly bigger and much newer-looking. After more than 50 years it still maintained its shiny appearance without evidence of tarnishing. Tom Harrison speculated that the de-materialisation had affected the materials in such a way as to maintain their colour. He clearly assumed that the spirits had found an existing object in this case rather than creating it from scratch, although it is possible that it was generated from the same material as the original, as with the copper used by the spirits in Kai Mügge’s séance.

The purpose of materialisation

The motivation for producing various objects might depend in part on who the prime mover is in any particular instance. The presence of a sensitive or medium seems essential, but he or she will claim that the spirits working from the other side are equally important. In Amyr Amiden’s case he was on occasion the main protagonist – as when he produced the emerald and gold bracelet to please the women he sat next to at dinner. The creation of the butter-wrapping gold bracelet seems more in the nature of a party-trick than anything else, in the sense that it was done to please those present rather than prove a point about survival. When the spirits are asked about their motivation, providing evidence of the existence of the spirit world is generally their answer. When particular force and speed are used in the production of objects, it is to make a strong statement concerning their anomalous spirit origin. Electro-magnetic forces also seem to facilitate the production of apports, particularly electrical storms. In both Alec Harris and David Thompson’s séances, the spirits would reverse the pullover or cardigan worn by the medium, who remained bound in a chair during this process, a physical impossibility without rapid de-materialisation and re-materialisation.5 It is clearly of some importance to the spirits to prove their existence. They want people to know that there is a world beyond death and that it interpenetrates the material world in which we live. The materialisation of objects does not in itself prove the continuation of individual life beyond physical death, but does point to communication with other entities who, with a medium as conduit, have the ability to manipulate the physical world. Amiden spoke of frequently visiting the spirit world, and for him this transpersonal communication was a fact of daily life. In the religious context of Brazil, where spiritism and spiritualist teachings find wide acceptance, this is not regarded as particularly noteworthy.

The mechanism of apportation

As to the physical mechanisms used we must be purely speculative, but spiritualist and theosophical literature speaks of all matter existing at different vibrational frequencies. This is scientifically uncontroversial, and we are used to the idea that radio waves, or X-Rays, for instance, can pass through objects that we consider solid. We are also aware that from the perspective of an electron even the densest physical objects appear largely as space. Although we have no current scientific understanding of the mechanisms that are used to de-materialise and re-materialise objects, or to transform one substance into another, it is likely to be connected to a change in the frequency at which the constituent particles of a solid object vibrate, rendering them capable of rapid movement in time and space. If occasional reports of entranced mediums being moved through solid walls or doors are true, this process happens without harming the human body. No distortion of the reconstituted object seems to occur, and while some apports subsequently de-materialise again after a period of time (like a leprachaun’s pot of gold), others maintain a bright, shiny appearance, or hold a scent, for much longer than would normally be expected (a mark of sanctity in the Christian Roman Catholic tradition is the incorruptibility and often pleasantly scented aroma of the saint’s dead body).

The relatively inconsequential objects materialised by Amyr Amiden, as observed by Stanley Krippner and reported from other contemporary mediums, can nevertheless raise questions concerning the veracity of various religious phenomena. As previously noted, Sai Baba is one of the best known exemplars of materialisation in a modern religious setting. He did not permit scientific tests of his abilities, but was frequently observed and many of those who saw his manifestations believed them to be genuine. The biblical story of Jesus feeding the crowds by multiplying loaves and fishes (John 6 1-15, Luke 9 10-17) could plausibly seen as a case of duplication, like Minnie Harrison’s bell and Kai Mügge’s gold leaf. The New Testament accounts of the resurrection appearances of Jesus in the forty days between his death and ascension, describe Jesus in a body that appears completely solid, can eat and drink, walk and talk, but also pass through walls and walk on water. He was sometimes visible to many people simultaneously, but could also disappear at will. Jesus’s resurrection body appears to share some characteristics with apported objects in apparently passing through solid objects without loss of form or function.

 

Conclusion

Stanley Krippner began his talk by stating that he didn’t like to use the term ‘proof’ in relation to parapsychology. It is a technical term in mathematics and philosophy (and can be used of whisky) but not in science. This is not so much a refusal to reach conclusions based on research data and observed facts, but a recognition that there is always more to learn, and that our knowledge is always partial. By the same token one might add that to claim to have disproved a phenomenon is equally suspect. The white crow might always appear, and one fraudulent medium does not disprove the existence of the spirit world. What was abundantly clear from listening to Stanley Krippner’s presentation of Amyr Amiden was that the world in which we live is one full of mystery, about which we still know very little.

gold leaf
The original gold foil from Stephen Braude’s ‘Gold Leaf Lady’ and the apported copper from it.

http://felixcircle.blogspot.co.uk/2013/05/physical-mediumship-under-strict.html

 

 

 

 

Notes

1Stanley Krippner, Michael Winkler et.al. ‘Physiological and Geomagnetic Correlates of Apparent Anomalous Phenomena Observed in the Presence of a Brazilian “Sensitive”’. Journal of Scientific Exploration, Vol.10, No.2, pp.281-298, 1966. Online version available as pdf www.scientificexploration.org/journal/jse_10_2_krippner.pdf

2Krippner had visited Sai Baba and heard him give and inspirational talk, but not personally observed any of his materialisations. While there seem to be sufficient observational accounts to give credence to at least some of Sai Baba’s claims, the same cannot be said of all Indian holy men (and women). Erlendur Haraldsson and Joop M. Houtkooper were less than impressed with Gyatri Swami when he agreed to be observed. See ‘Haraldsson and Houtkooper, ‘Report on an Indian Swami Claiming to Materialize Objects: The Value and Limitations of Field Observations’. Journal of Scientific Exploration, Vol. 8, No. 13, pp.381-397, 1994. Richard Wiseman, a psychologist and magician accompanied Haraldsson and concluded that Gyatri Swami was probably using sleight of hand.

3Stephen E. Braude (2007) The Gold Leaf Lady and Other Parapsychological Investigations, Chicago & London: University of Chicago Press.

4Tom Harrison, Life After Death : Living Proof: A Lifetime’s Experiences of Physical Phenomena and Materialisations through the Mediumship of Minnie Harrison. Revised edition, 2008. Saturday Night Press, York.

5Louie Harris claimed that she felt a sudden drop in Alec’s body temperature as the pullover was withdrawn from his body, indicating that a large amount of power was necessary for the demonstration (Alec Harris : The full story of his remarkable physical mediumship by Louie Harris, 2009, Saturday Night Press, York, p.85). I have witnessed this reversal of clothing in a séance with David Thompson. (A written account appears on my Academia.edu website.) »

 

II. Mauricio Panisset (décédé en 1993) :

51i-2m0am7L._SX288_BO1,204,203,200_Dans un livre paru en France en 1989, l’actrice américaine Shirley MacLaine a évoqué le cas surprenant de Mauricio Panisset, un médium brésilien qu’elle a pu observer et qui avait l’extraordinaire particularité de produire de la lumière à partir de son corps1934345_954868984582131_6555547779983047633_n

Mauricio Panisset est né en 1930, à Minas Gerais. Son père était pasteur méthodiste et s’intéressait aussi à la métaphysique.

Mauricio Panisset partait souvent se promener dans la forêt. Il prétendit plus tard y avoir été suivi par des « lumières », lesquelles apparaissaient sous la forme de boules scintillantes qui lui « parlaient ».A l’âge de la puberté, les lumières disparurent.

Mauricio Panisset partit à l’armée en 1949. Une nuit, alors qu’il montait la garde, les lumières apparurent à nouveau.

Il s’intéressa à l’enseignement de Madame Blavatsky, de Charles Leadbeater et d’Alice Bailey, à la kabbale, au bouddhisme, à l’hindouisme et au chiisme. Il quitta l’armée en 1953 et devint franc-maçon du trente-troisième degré. Il obtint, en 1966, un poste au ministère de l’Education.

Un jour, alors qu’il travaillait en haut d’une tour de radiodiffusion, il fit une chute d’une centaine de mètres. Miraculeusement, il s’en tira avec une jambe cassée, sans même perdre connaissance. Après la chute, les « lumières » ne le quittèrent plus.

Il découvrit qu’il pouvait avoir accès aux « archives akashiques » et s’informer ainsi sur les vies antérieures des gens.

En 1969, les lumières se remirent à « parler ». Le 9 avril 1969, une boule lumineuse lui « dit » qu’il devait utiliser sa propre lumière afin de guérir la maladie et aller à l’hôpital. Mais en dépit des injonctions continuelles des lumières, il n’arriva pas à se décider à soigner les autres car il ne croyait pas en avoir la capacité. Un jour, à la nuit tombée, alors qu’il roulait en voiture avec son épouse et ses quatre enfants, les lumières apparurent et suivirent son véhicule. Après avoir arrêté le moteur et être sorti, il ressentit une forte chaleur à droite de sa colonne vertébrale et il vit une lumière bleue se rapprocher, laquelle s’arrêta devant lui. Elle se matérialisa en une créature transparente qui se présenta sous le nom d’Uhr et qui lui dit que, s’il voulait préserver sa propre santé, il fallait absolument qu’il devienne guérisseur.

Mauricio mit deux ans à se décider. Sa propre santé s’améliora quand il devint guérisseur.

Quelques années après, les lumières le suivirent à nouveau alors qu’il conduisait. Une lumière d’un jaune éclatant s’approcha de lui et se matérialisa en une créature qui se présenta sous le nom d’Akron, laquelle lui dit qu’il devait continuer à guérir, que c’était « dans son contrat ».

Des stigmates de chakras commencèrent à marquer la peau de la poitrine de Mauricio, comme des cicatrices de brûlures. La première cicatrice prit la forme d’une petite croix, mais ne saigna pas.

En 1980, il était en train de regarder le coucher du Soleil dans son ranch à Fazenda das Parteiras, lorsqu’il vit un gros nuage noir s’écartant au centre. Trois lumières ressemblant à des étoiles s’en détachèrent et vinrent vers lui, sans augmenter de volume. Dès qu’il braquait sa lampe électrique dessus, elles disparaissaient. Puis les trois lumières fusionnèrent pour former une grosse boule lumineuse. Elle déclara, dans un message mentalement capté, s’appeler Enoch, et lui dit d’aller à l’hôpital et de guérir. La lumière d’Enoch a rôdé autour de lui pendant quarante minutes pendant lesquelles il n’a cessé de ressentir une chaleur dans la poitrine. Ce soir-là, Mauricio a constaté que de nouveaux stigmates lui avaient brûlé la peau à l’emplacement des sept chakras. En outre, sa poitrine portait la brûlure de l’étoile Enoch.

« Après quoi, les lumières ne l’ont plus jamais quitté. Chaque fois qu’il tente de faire l’école buissonnière au lieu de visiter ses malades, Enoch apparaît pour le rappeler à l’ordre, le presser de continuer à guérir et lui demander pourquoi il n’est pas allé travailler.

Aujourd’hui, Mauricio Panisset est devenu un guérisseur au talent incomparable. » (S. MacLaine)

Shirley MacLaine a rencontré Mauricio Panisset, une amie l’ayant emmené chez elle, à Mount Rainier. Elle vit, par le col ouvert de la chemise de son visiteur, les brûlures des chakras et l’étoile d’Enoch sur sa poitrine. Il mesurait à peine plus d’1 mètre 50. Il a dit que deux êtres de lumière, Akron et Shalla, l’accompagnaient constamment.

« Alors qu’il était assis dans une position confortable sur mon canapé, il a bondi d’un coup sur ses pieds. Au même instant, un éclair lumineux, d’origine inconnue, a illuminé le salon. Juste un flash. Je me suis demandé si quelqu’un était en train de prendre des photos, bien que l’éclair ait été beaucoup plus intense que le flash d’un appareil photographique. » (S. MacLaine)

Mauricio Panisset a demandé à Shirley MacLaine de s’allonger sur le lit, la tête devant être au « nord électromagnétique ». Il s’est mis à chanter puis à prier, à respirer. Il s’est redressé, a respiré encore profondément, et a émis un son afin d’expulser l’air de ses poumons.

« La pièce s’est entièrement éclairée par une lumière irradiant du plexus solaire de Mauricio ! J’ai vu une décharge électrique jaillir du centre de son torse, descendre le long de ses bras, passer dans ses mains et illuminer la chambre ! George Lucas aurait été bien embarrassé s’il avait dû reproduire un tel effet de lumière. J’en suis restée baba, effrayée, complètement retournée et éblouie par l’intensité de la lumière électrique sortant de son corps. J’ai entendu ensuite un grésillement, suivi d’une odeur d’ozone. » (S. MacLaine)

Mauricio a tendu ses mains au-dessus du corps de l’actrice afin de « lire » l’énergie du corps, puis il a « lu » l’état de chacun des sept chakras, tout en continuant ses respirations profondes. Il a posé son front sur celui de Shirley MacLaine, a respiré très profondément, et il a laissé échapper une grande bouffée d’air. Une décharge électrique est passée entre les deux fronts.

« Je n’y étais pas préparée et j’ai eu un choc, mais je n’ai pas eu mal. Je présume qu’il a ouvert mon centre du troisième œil afin d’éveiller ma conscience psychique. J’ai senti des petites étincelles tomber dans mes yeux et ressenti des picotements dans mes globes oculaires. Mon cuir chevelu avait l’air en feu. (…)

Mauricio ne s’est pas contenté d’une seule décharge électrique à travers mon front. Il a recommencé trois fois, ce qui m’a fait rire intérieurement : une pour mes pensées, une pour mon corps et une pour mon esprit !

Cette recharge du troisième œil accomplie, il a contourné le lit pour venir poser ses mains sur mon chakra du cœur. Comme un cardiologue tentant de ranimer un cœur qui a cessé de battre, il a pompé en poussant ses ‘pouhhh’. Une grosse boule échevelée d’électricité a fusé de ses mains à l’emplacement que je présume être celui de mon cœur. » (S. MacLaine)

Mauricio a « électrifié » le cœur à plusieurs reprises, les formes électromagnétiques de la lumière étant à chaque fois différentes. Il a secoué ses mains en l’air comme pour recharger ses batteries. Après une expiration, une décharge électrique, sortie du corps, a illuminé toute la pièce. Shirley MacLaine a ensuite appris que la lumière émise dans la chambre avait filtré à travers les murs de la maison et éclairé aussi les autres pièces ! Plus tard, elle a d’ailleurs vu Mauricio faire cela en plein jour, nu (à l’exception d’un « string » comme en portent les naturistes), afin de prouver qu’il ne portait sur lui aucun appareil mécanique susceptible de fabriquer de l’électricité.

Il a levé un bras au-dessus de sa tête, « et son corps s’est transformé en paratonnerre, un courant de lumière rayonnant du milieu de son corps jusqu’à l’extrémité de ses doigts ».

« A la fin de son éblouissante exhibition de lumière, Mauricio a quitté la chambre en titubant et s’est effondré à terre dans le vestibule, complètement épuisé. Je me suis levée du lit pour aller le rejoindre. Il transpirait abondamment et avait méchamment besoin d’eau. En me dirigeant vers l’entrée, j’ai vu que les lumières continuaient à crépiter et éclairer la chambre à coucher ! Un vrai roman de science-fiction ! Et pourtant, je l’ai vu se réaliser !

Anne-Marie lui a apporté de l’eau. Il en a bu plusieurs verres à la file, sans cesser d’émettre des flashes lumineux. » (S. MacLaine)

Il est allé uriner. Le jet d’urine était lumineux lui aussi !

Il a continué à démontrer ses techniques lumineuses de guérison. Il est sorti sur le balcon pour illuminer le jardin entourant la maison, et on se serait alors cru en plein jour. Il n’avait rien dans les mains. La lumière émanait de l’intérieur de son corps.

« On aurait dit qu’un paratonnerre interne chargeait sa forme physique. Des éclairs de lumière apparaissaient dans toutes les pièces. » (S. MacLaine)

Il a montré ses stigmates : des traces circulaires de brûlures, parfaitement alignées, luisantes, palpitant comme des pouls. Parfois, quand il ne guérit pas, ils saignent.

Vers 2 heures du matin, Mauricio a conseillé aux personnes présentes d’aller dormir. Il a dit à Shirley MacLaine qu’il allait lui faire une « lumière calmante » pour qu’elle dorme bien. Elle s’est allongée sur le lit et Mauricio s’est lancé dans une série de flashes éblouissants. Toute la chambre et le balcon se sont éclairés.

« Les rayons lumineux émanaient de lui de façon constante, sans interruptions entre deux illuminations. C’était grandiose, incroyable et défiait toute raison. Et moi, je me sentais devenir de plus en plus paisible. Lorsqu’il a fini par s’en aller, je me suis endormie sur-le-champ. J’ai dormi comme jamais je n’avais eu le bonheur de le faire auparavant dans ma vie. » (S. MacLaine)

Quelques mois après, Shirley MacLaine a invité Mauricio Panisset en Californie pour participer à un séminaire. Face à l’assistance, il s’est transformé « en paratonnerre vivant ».

« Me souvenant de ma propre réaction, j’ai jeté un rapide coup d’œil sur l’assistance. Ils étaient stupéfaits, incrédules, ravis, certains avaient l’air suspicieux. Mais tous semblaient se rendre compte qu’un événement dépassant leur entendement présent et leur logique de la réalité était réellement en train de se produire.

Son déploiement de lumière a duré environ une heure. Certaines personnes ont affirmé avoir été guéries de douleurs et de maux divers. D’autres ont sangloté, délivrés de ce qu’ils avaient fait subir à leur propre corps, et se sont sentis libérés de cette ‘autotension’. D’autres encore ont simplement pris plaisir à regarder les flashes de lumière, sans savoir, sans comprendre ni même chercher d’explications logiques. S’ils percevaient un processus de guérison, la guérison suivait. » (S. MacLaine)

« Le lendemain matin, alors que les participants organisaient leur départ par téléphone, j’ai entendu deux avocats new-yorkais qui avaient été témoins des performances de Mauricio parler à des confrères de leur cabinet à New York. Ils racontaient ce qui s’était passé la veille. Un silence a plané. Puis l’un d’eux a dit : ‘Mais je l’ai vu, de mes propres yeux !’. L’autre est venu surenchérir à l’appareil : ‘Non. Il n’a jamais touché son corps pour appuyer sur un bouton quelconque.’ Un autre silence. J’imaginais sans peine l’incrédulité de l’interlocuteur au bout du fil, ses insinuations subtiles au sujet d’hallucinations possibles et autres propos du même acabit. Les deux avocats ont très vite raccroché en ravalant leur embarras. Puis ils se sont écriés presque en chœur : ‘Ils n’y croient pas ! Ils disent qu’il est impossible que j’aie pu voir ça !’.

Je suis allée vers eux, j’ai posé mes mains sur leurs épaules en veillant à ne pas paraître trop condescendante, et je leur ai dit :

Bienvenue au club ! Vous vous y ferez, et tous ceux qui vous traitent de cinglés aussi !’. » (S. MacLaine) (3)

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III. Tomaz Green Morton :

thomasgreenmortonNous avons vu, plus haut, que Pierre Weil a mentionné Tomas Norton (ainsi orthographié dans son livre). Une question se pose cependant : le Brésilien Thomas Green Morton de Souza Coutinho, né en 1947, est-il un vrai médium fraudant souvent ou un escroc intégral ? Une chose est sûre : dans l’émission que Bernard Martino a consacré à celui-ci, en 1990, ses prestations « paranormales » étaient toutes truquées. martino01Si l’une d’entre-elles n’était pas truquée, c’était vraiment l’exception ! Ses trucages étaient d’ailleurs grossiers (et aisément décelables) : substitution d’un billet, lumière provenant de sous la table, etc. On consultera, à ce propos, le livre de Bernard Martino : « Les chants de l’Invisible ». (4)

Dans le dernier numéro (n° 96, décembre 2000) de « Facteur X », on apprend que l’astronaute Brian O’Leary a constaté, en la présence de ce personnage, la réalité de divers phénomènes paranormaux. De même, Pierre Weil a vu plusieurs fois les expériences de Tomas :

« La plus spectaculaire : il réussit à faire retourner un poussin à son état d’œuf, ce qui montre qu’il est possible de faire le chemin inverse de la vie ! C’est Inês Besuchet, une amie psychanalyste, qui m’a montré la vidéo-cassette. Elle a enregistré plus de vingt films plus spectaculaires les uns que les autres. J’ai pu voir encore des grains de maïs se transformer en épis mûrs, dans un congélateur, sous les yeux arrondis de deux agronomes qui étaient restés toute une nuit à observer le processus de germination, de croissance et de maturation de la plante. La création biologique à un rythme accéléré. » (5)

capa151_400Ce médium à effets physiques était notamment censé être capable :

41NMlDKutmLEn 1989, Lynette Lucas a publié un livre (« Tomaz le prodigieux ») sur son cas, peu avant la sortie du reportage télévisé de Bernard Martino. Elle a rencontré bien sûr Tomaz et a décrit les phénomènes surprenants qu’elle a constatés. Elle mentionne des livres publiés, au Brésil, sur le cas de ce médium à effets physiques : celui de José Carlos Guerreiro, celui du professeur Machado

Comment est né le « pouvoir » de ce personnage ? Le jour de son douzième anniversaire, le 16 mars 1959, un rayon de lumière frappa la canne à pêche de Tomaz, une forte détonation retentit, et Tomaz fut projeté sur la rive du lac. Lorsqu’il toucha le sol, il sentit son être se dédoubler : il se vit flotter dans les airs avec des lumières qui éclataient sur lui. Il entendit une voix qui lui dit qu’il allait être en possession « d’une immense énergie » et qu’il allait pouvoir réaliser des choses extraordinaires…

Lynette Lucas donne aussi, dans son livre, les témoignages de plusieurs personnes : le docteur Joseph Fainberg (un médecin psychiatre brésilien), le docteur Inès Bisouché (une psychanalyste), le docteur Muniz Sodre (professeur à l’Université des Sciences Humaines de Rio), le professeur Zanatta (un ingénieur chimiste).

 

1. Joseph Fainberg :

Joseph Fainberg avait eu de graves problèmes à la moelle épinière et une véritable fibrose. On l’opéra, mais il ne sentait plus ses jambes. Pour lui prouver ses pouvoirs, Tomaz lui demanda de prendre un poisson rouge, de l’éventrer et de le couper en morceaux. Puis Tomaz s’est recueilli, a prononcé des paroles. Quand Joseph Fainberg a desserré les doigts, le poisson était entier et frétillait ! Il faut le voir pour le croire…

Puis Tomaz alla prendre un os à moelle dans le frigidaire. Joseph Fainberg a frappé cet os de violents coups de marteau, au point qu’il éclata en plusieurs morceaux. Il enferma la masse recueillie entre ses mains. Tomaz se concentra et dit : ‘‘Si Joseph Fainberg peut guérir, que les Energies veuillent bien se manifester par un phénomène spécial.’’ Lorsque Joseph Fainberg entrouvrit les doigts, il découvrit, dit-il, l’os entier, reconstitué !

Joseph Fainberg s’est alors soumis aux « énergisations » (sic) de Tomaz. Quelques mois après, la radiographie, à l’hôpital, de sa colonne vertébrale, révéla que la région opérée, sectionnée et enlevée, s’était reconstituée ! Petit à petit, la jambe droite a retrouvé sa sensibilité et la gauche a fonctionné à son tour. Ensuite, Tomaz a fait disparaître un par un les caillots qui gênaient la circulation.

Mais Joseph Fainberg avait un grave problème : le liquide céphalorachidien ne pouvait pas effectuer son parcours, il avait une sorte de sténose, un rétrécissement du canal qui empêchait ce liquide de passer. Tomaz se mit en tête de transmuter du sucre en poudre en… neurones ! La poudre a été versée dans des flacons et Joseph Fainberg en prit dans une cuillère chaque jour pendant deux mois. Il fut guéri.

Joseph Fainberg dit aussi que Tomaz a traversé une cloison et même un mur de briques, qu’il a lévité devant une quarantaine de personnes… Un jour, Tomaz a dit à Joseph Fainberg de monter dans la voiture, à côté du siège du chauffeur, la voiture devant le raccompagner chez lui sans qu’il ait besoin de la conduire. Joseph Fainberg prétend que c’est ce qui s’est effectivement produit.

Un soir où Joseph Fainberg souffrait beaucoup et où il s’apprêtait à s’injecter un fort analgésique, Tomaz téléphona pour lui dire de ne pas le faire mais de prendre plutôt deux cuillerées, dans un verre d’eau (posé près du téléphone), d’une poudre blanche se trouvant dans un flacon de l’armoire à pharmacie, ceci devant être fait après avoir mis sur sa tête la médaille que Tomaz lui avait donnée. Tomaz dit qu’il allait se concentrer et que la douleur disparaîtrait. Il donna aussi quelques détails qu’il ne pouvait pas normalement connaître (le fils souffrant de diarrhée depuis la veille, la lampe de la salle de bains non éteinte…).

 

2. Inès Bisouché :

Inès Bisouché évoque, quant à elle, la résurrection de son canari ! Elle avait rendu sa liberté à cet oiseau, mais celui-ci était revenu à plusieurs reprises (sur le toit de la voiture, etc.) jusqu’à ce qu’il vienne finalement s’écraser (et se tuer) sur le pare-brise. Alors qu’elle tenait le canari entre ses mains, Inès Bisouché perçut un léger frémissement entre ses doigts, puis des mouvements. L’oiseau bougeait et cherchait à s’échapper des mains. Lâché dans l’habitacle de la voiture, il alla se poster sur l’accoudoir de Tomaz. Le canari fut déposé dans une cage. Il semblait en bonne santé et pépiait gaiement. Puis, tout à coup, il est tombé sur le côté, mort. L’oiseau fut enterré dans un bac à fleurs.

Quelques mois après, elle a refait le même voyage dans les mêmes conditions, avec un ami malade, Tomaz conduisant la voiture. Inès Bisouché avait de la peine pour son canari.

« A peine avais-je fini de prononcer ces quelques mots qu’une forme blanche, semblable à une grande aile, a surgi à la hauteur de ma portière. Elle planait. J’ai ouvert la fenêtre et, alors que nous roulions à plus de cent à l’heure, cette chose blanche et vague a atterri dans la voiture sur mes genoux. C’était mon mouchoir portant mes initiales brodées. Il avait gardé la marque du corps de l’oiseau dont il avait été le linceul !

Je me suis souvent rappelé ces événements. Je ne suis pas loin de croire que Tomaz a voulu, au cours de tous ces épisodes, démontrer à notre ami malade que l’homme devait lutter de toutes ses forces contre le mal, mais qu’il lui était impossible d’échapper à la mort lorsque son heure avait sonné.

Je garde précieusement ce mouchoir. Je l’appelle avec un certain humour mon ‘Saint Suaire’. » (I. Bisouché)

 

3. Muniz Sodre :

Muniz Sodre considèrait que Tomaz Green Morton était doué de pouvoirs comme ceux des grands yogis hindous.

 

4. Zanatta :

Le professeur Zanatta a évoqué plusieurs événements présumés paranormaux : transformation de cruzeiros en différentes monnaies étrangères (billets japonais, etc.), clef de voiture de Zanatta cassée en deux, apparition dans la voiture de lumières multicolores (beaucoup plus puissantes que des rayons laser). Dans la voiture, le beau-frère de Zanatta se plaignait d’avoir oublié son portefeuille chez lui. Soudain, l’étui de cuir traversa la vitre de la fenêtre arrière et atterrit doucement sur les genoux de Zanatta !

« Plusieurs de nos amis, souffrant de calculs dans la vésicule biliaire, furent ‘opérés’ par lui avec succès. Tomaz, dans les premiers temps, simulait les gestes traditionnels du chirurgien : il faisait semblant d’entailler la chair avec une lame de rasoir, il demandait de l’alcool et du coton. Mais il a compris, avec moi, que ce théâtre était inutile. A présent, il n’utilise plus ce rituel symbolique.

Tomaz capte parfois, sans le vouloir et quelquefois sans le savoir, les Energies qui sont présentes. Le travail de Tomaz le plus ardu consiste à maîtriser ces Energies et à les canaliser. »

Notons cette précision de Zanatta, qui est très importante car elle pourrait expliquer les fraudes constatées en 1989 par Bernard Martino à l’occasion de son enquête au Brésil :

« Malheureusement, Tomaz refuse de résister aux plaisirs de la table, à toutes les jouissances quotidiennes de l’être humain.

Tous les prophètes ont été des ascètes.

Je crains que Tomaz ne perde un jour tous ses dons merveilleux dont j’ai été le témoin privilégié. »

Et oui !, si l’on veut garder ses « pouvoirs », il faut respecter une certaine hygiène de vie (comme pour les sportifs dits « de haut niveau »).

 

– La pierre et Afronvé :

thomaz_01Tomaz Green Morton dit qu’en 1979 une pierre a traversé la vitre (sans la casser) d’une fenêtre de la propriété de sa cousine, qu’elle a fait le tour de la pièce et qu’elle s’est posée doucement sous la pyramide de verre où il avait l’habitude de pratiquer ses « énergisations ». De mystérieux signes étaient gravés sur tous les côtés de la pierre. Ultérieurement, ayant posé sa montre au-dessus de la pierre, les aiguilles se sont mises à tourner vivement en sens contraire.

Un jour, un message mental lui parvint, censé provenir des Afronviens, originaires d’une planète nommée Afronvé, Tomaz étant désigné par eux comme étant leur « messager interplanétaire ». On lui donna la parole « Ra ». Depuis, Tomaz crie « Ra » lors de la production des phénomènes. psilosamples-homem-do-ra

« Depuis l’enfance, j’aimais jouer avec mes dons. Je lévitais, tordais les cuillères. Mon côté ludique amusait mon entourage. C’est Zanatta qui, le premier, m’a procuré la joie de me prendre au sérieux. » (Tomaz)

Tomaz Green Morton prétend s’être rendu, à 32 ans, sur la planète Afronvé, par « dématérialisation ». Il parle d’un disque volant constitué d’une matière qui devient énergie. Il parle de « condensation de lumière », de « soucoupe volante » ressemblant à un « nuage de lumière condensée » auquel il a donné une forme.

 

– Les fraudeurs sont les autres !

thomaz_02Tomaz Green Morton n’est pas un intellectuel, et je ne viens de donner que les éléments quelque peu compréhensibles de son discours. Bien qu’ayant beaucoup d’amis spirites, dit-il, il ne croit ni à la réincarnation, ni au karma, et déclare que les sensitifs qui prétendent sortir de leur corps lorsqu’ils le veulent, mentent. (6) En outre, Bernard Martino ayant évoqué auprès de lui le cas du Japonais Masuaki Kiyota (connu pour son aptitude à la torsion d’objets métalliques par psychokinèse et sa capacité à impressionner mentalement une pellicule photographique), Tomaz Green Morton s’est permis de dire que Masuaki Kiyota était un fumiste complet. Ce qui constitue un comble pour quelqu’un qui venait de truquer ses expériences avec Bernard Martino, alors que Masuaki Kiyota, lui, a obtenu d’authentiques résultats PK (ainsi qu’ont pu le constater divers chercheurs) ! De même, Tomaz Green Morton « expliqua » le prétendu « truc » utilisé par l’Hindou Sathya Saï Baba pour matérialiser de la cendre sacrée. Le bol a l’air vide, dit-il, mais la cendre est déjà là… Il ne veut pas le démystifier, dit-il, il respecte son travail. Chacun « utilise la méthode qu’il veut pour impressionner les gens », et si Saï Baba utilise cet artifice pour que les gens aient une foi, « c’est valable ». Or, si Saï Baba , décédé en 2011, est bien sûr un personnage très décrié (et sur lequel ont d’ailleurs pesé de graves accusations, justifiées ou non), il existe certains témoignages (relatifs à des guérisons « miraculeuses », etc.) qui ne permettent pas, selon moi, de qualifier de frauduleuses toutes ses manifestations réputées paranormales. On notera que Bernard Martino a constaté que Thomas (ainsi orthographié) « n’aime pas beaucoup être comparé à d’autres »…

« En entendant ce discours pour la première fois, je ressentis un réel malaise, un clignotant s’alluma. De qui parlait-il, de Saï Baba ou de lui ? Comment se faisait-il qu’il connaisse si bien les ‘trucs’ des autres ? Cette philosophie du mensonge et de la tricherie pour la bonne cause, il la revendiquait donc comme sienne ? » (B. Martino) (7)

Dans la notice biographique de Thomaz en portugais sur Wikipédia, on lit qu’en avril 2002 Thomaz avait accepté le défi de l’illusionniste James Randi, mais qu’il s’est ensuite désisté. L’illusionniste le qualifie bien sûr de charlatan. Un autre illusionniste, mentaliste, qui produit des faux effets psi (pour dénigrer les vrais, dirai-je) – en reproduisant par exemple, par trucage, la torsion d’objets métalliques -, est un nommé Khronnus (un pseudo, bien sûr). Cet illusionniste brésilien taxe évidemment Thomaz (et d’autres comme Uri Geller) de charlatan. Cet individu « singe » les effets psi en réalisant de faux numéros de télépathie et de PK avec bien sûr pour prétention de « démontrer » qu’il n’y a là que des arnaques. Il a ainsi rédigé une brochure sur le pliage de métaux et la matérialisation, une autre sur la PK et le déplacement d’objets, et une troisième sur les « chefs-d’oeuvre psychiques » (« Psychic Masterpieces »). C’est surtout son entreprise de prétendue « démystification » (comme pour James Randi) qui est une arnaque. (Interview sur le www.magicbunny.co.uk)

Ceci dit, mon impression personnelle est la suivante : Tomaz Green Morton a certainement possédé des « pouvoirs » particuliers, mais il a fini par les perdre en partie ou en totalité, ce qui explique ses grossières tricheries dont vous trouverez le compte rendu dans le livre de Bernard Martino.

thomaz_19Il y a aussi la fameuse tache qui se trouve au niveau du front du « thaumaturge », celle-ci se trouvant à l’emplacement du « troisième oeil » ! Il ne se l’est probablement pas faite au fer rouge… En tout cas, ce personnage est plutôt pittoresque. Dommage qu’il se soit ainsi discrédité par ses fraudes télévisuelles…

 

 

 

 

 

Alain Moreau

 

 

A noter :

Mon texte sur les médiums brésiliens à effets physiques, initialement publié dans les numéros 57 (mars 2005, p. 56-62) et 58 (juin 2005, p. 54-60) de « Parasciences et transcommunication », a été publié à nouveau dans les numéros 96 (mars 2015), 97 (juin 2015) et 98 (septembre 2015) de « Parasciences » (la même revue, mais sans l’ajout, dans le titre, de : « et transcommunication »). Le texte est le même, à part quelques phrases ajoutées ici et à part le texte en anglais de Fiona Bowie à propos de la rencontre de Stanley Krippner avec Amyr Amiden.

 

Lectures complémentaires (les 5 premiers textes sont disponibles à la date de fin avril 2016, les 4 autres seront mis en ligne plus tard). 

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