Quelques bonnes émissions télévisées sur le paranormal et les OVNIs

Enquêtes extraordinairesVoici, après mon précédent texte consacré aux émissions télévisées de mauvaise qualité, la suite consacrée aux émissions de bonne qualité, auxquelles j’ai ajouté quelques émissions (“La soirée de l’étrange”, “Les 30 histoires mystérieuses”) qui, bien que relevant du “divertissement”, ont eu une teneur positive.

 

 

 

I. La série documentaire “Enquêtes extraordinaires” (2010 et 2013) :

M6 a diffusé, en mai/juin 2010, une série de cinq émissions (vers 23 h 05) consacrées à des phénomènes inexpliqués : « Enquêtes extraordinaires ». Trois autres documentaires ont été diffusés en août 2013 (et rediffusés en septembre 2013), les trois dernières émissions de cette seconde série n’ayant cependant pas été programmées (et je me demande pourquoi).

Disons-le tout de suite : cette série d’émissions est d’une qualité exceptionnelle. Dans l’histoire de la télévision française, ces documentaires sont, par rapport aux sujets traités, parmi les seuls à pouvoir justifier de ce label de qualité, avec quelques autres émissions (comme les six documentaires des “Dossiers surnaturels” sur la chaîne Numéro 23, début 2015). On doit ces documentaires à Stéphane Allix, le créateur de l’INREES qui fait un excellent travail de sensibilisation à ces thèmes, comme on pourra s’en rendre compte en allant consulter le site de l’INREES :  www.inrees.com

Stéphane AllixStéphane Allix

Il aura donc fallu attendre 2010 pour enfin voir, à la télévision française, une série d’émissions de qualité sur les phénomènes inexpliqués. Comme on dit : mieux vaut tard que jamais.

 

Les sujets des cinq émissions de la première série, celle de 2010, sont les suivants :

• Les guérisseurs.

• Le sixième sens des animaux.

• Les expériences au seuil de la mort.

• Les communications avec l’Au-delà.

• Le sixième sens (télépathie, clairvoyance, précognition).

Je me contente ici de mentionner quelques éléments relatifs à ces documentaires, les DVD de ces derniers pouvant être commandés (avec ceux de la seconde série) sur le site de l’INREES.

Dans l’émission consacrée aux guérisseurs, on a vu notamment plusieurs guérisseurs, dont Jean-Marie Le Gall, bien connu aussi (mais cela n’a pas été évoqué dans l’émission) pour son aptitude à la psychokinèse, en l’occurrence, en ce qui le concerne, l’action PK sur des ustensiles métalliques (comme Uri Geller et Jean-Pierre Girard, pour citer les deux les plus connus en la matière).

Le GallJean-Marie Le Gall

L’émission consacrée au sixième sens des animaux (on a notamment vu le chat qui anticipe la mort de certains locataires d’une maison de retraite américaine) a permis de faire la connaissance de plusieurs personnes (des femmes) capables d’entrer en contact avec le mental des animaux et ainsi délivrer des « messages » ou des ressentis les concernant. (Je consacre moi-même un texte à une interprète animalière, France Périat, dans la rubrique « Enigmes ».)

La troisième émission est consacrée aux expériences au seuil de la mort (NDE), un sujet auquel je consacre, sur ce site, plusieurs textes. (Voir la rubrique « Au-delà et médiumnité ».) On y voit divers spécialistes et pionniers de l’étude du sujet, notamment :

dr-kenneth-ringKenneth Ring (dont je me suis procuré les livres dès le début des années 1980, les éditions Alphée ayant beaucoup plus tard réédité son premier et excellent ouvrage : « Sur la frontière de la vie ».)

 

 

bruce-greyson-md-phdLe psychiatre Bruce Greyson.

 

 

 

Parmi les « expérienceurs » (témoins NDE), il y a eu le témoignage de l’Américaine Pamela Reynolds, un célèbre cas que je connaissais.

– Le cas Pamela Reynolds :

Pamela Reynolds a été interviewée en décembre 2009 pour le compte de l’émission d’« Enquêtes extraordinaires » consacrée aux expériences au seuil de la mort (cette émission ayant été diffusée sur M6 en juin 2010). Elle est décédée quelques mois après, à la même période que la diffusion de l’émission. Voici, à ce sujet, le texte diffusé sur le site de l’INREES : www.inrees.com

« En 1991, Pamela Reynolds, qui est alors une jeune musicienne et mère de famille, n’a plus que quelques semaines à vivre. Un anévrisme situé au cœur de son cerveau menace de se rompre à chaque instant. Le problème est que cet anévrisme important est inaccessible, il se trouve à la base du cerveau. Un neurochirurgien, le Dr Robert Spetzler, propose alors à Pamela l’opération de la dernière chance. Une intervention chirurgicale extrêmement délicate et encore rarement utilisée, pendant laquelle Pamela Reynolds va être placée en état de mort clinique durant… plus d’une heure ! C’est pendant ce temps que la jeune américaine va raconter être ‘‘sortie de son corps’’ et avoir observé toute la scène du dessus. Son cas va faire le tour du monde, parce que ce qu’il lui est arrivé est impossible.

Cette opération est en fait une procédure encore rarement utilisée, appelée ‘‘arrêt circulatoire hypothermique’’, consistant à drainer tout le sang à l’extérieur du corps afin de supprimer la pression dans les artères et ainsi dans l’anévrisme. Une fois le corps vidé de son sang, on peut atteindre l’anévrisme et le supprimer. Mais le problème est qu’en drainant le sang à l’extérieur d’un corps, normalement il meurt, car le cerveau a un besoin vital du sang. En l’absence de circulation sanguine dans le cerveau, au-delà de 4 à 5 minutes des changements irréversibles se produisent. Donc, les chirurgiens doivent protéger le cerveau contre ce manque d’oxygène. Pour cela, ils abaissent la température du corps à 15,5 degrés, en fixant un cathéter dans l’artère fémorale afin de sortir le sang du corps pour le rafraîchir dans un bain de glace et le réintroduire ensuite dans le corps par la veine fémorale. Du sang tiède est extrait, refroidi et réinjecté dans le corps, provoquant le refroidissement de tout le corps. Dès que la température du corps atteint 15,5 degrés, on arrête la pompe qui réinjecte le sang, puis le corps est incliné afin qu’il se vide entièrement de son sang dans un container extérieur. Sous barbiturique, et dans ces conditions d’hypothermie, le corps peut normalement survivre entre 30 et 60 minutes, mais la procédure est très risquée et beaucoup de patients sur lesquels une telle opération est tentée, meurent. Bon nombre de survivants subissent en outre des dommages cérébraux graves. Ce n’est donc pas une procédure utilisée à la légère, mais là il était question de sauver une vie. Celle de Pamela Reynolds. Elle va donc être placée en état de mort clinique durant plus d’une heure. Elle va survivre à l’opération, mais plus stupéfiant, alors qu’elle se trouvait sur une table d’opération en état d’hypothermie avancée, qu’elle n’avait plus une goutte de sang dans le corps, Pam Reynolds raconte être sortie de son corps et avoir observé toute la scène du dessus. Le chirurgien Robert Spetzler l’atteste : à ce moment de l’opération, Pamela Reynolds était morte… Son cas va faire le tour du monde, parce que ce qu’il lui est arrivé est impossible. Pourtant, Pamela décrit avec précision tout ce qui s’est passé dans la salle d’opération, donnant de nombreux détails. Un cas historique qui reste aujourd’hui totalement inexpliqué. Est-il possible de percevoir clairement son environnement, de continuer à vivre, alors que le cerveau est totalement inactif et en état de mort clinique? La preuve nous a été fournie par ce cas stupéfiant de Pamela Reynolds.

On croyait tout savoir des expériences de mort imminente (EMI ou NDE en anglais) : le tunnel, la lumière… mais après ? Ces expériences aux frontières de la mort se produisent lors d’accidents graves, de coma, ou d’arrêt cardiaque. 18% des personnes faisant un arrêt cardiaque seraient susceptibles de vivre une expérience de mort imminente. Un cinquième de la population ! Ce qui est étonnant dans ces expériences est que ces personnes cliniquement mortes continueraient à percevoir leur environnement et à s’en souvenir. Elles ont la sensation de sortir de leur corps et de se voir du dessus. Le corps et l’esprit seraient-ils dissociables ? C’est la question que pose ce phénomène. La recherche actuelle, ainsi que le cas de Pamela Reynolds, montrent que ces expériences ne peuvent être expliquées par des causes physiologiques – dérèglement cérébral à l’approche de la mort, fièvre, etc. – et qu’elles ne sont pas dues à un désordre mental. Ni rêves, ni hallucinations, ni troubles de la perception. Depuis plus de 40 ans, ce phénomène est officiellement étudié en milieu hospitalier parce qu’il constitue une véritable énigme scientifique, encore aujourd’hui.

Samedi soir, 19 ans après avoir été ramenée de la mort, Pamela Reynolds nous a quittés à l’âge de 53 ans, victime d’une attaque cardiaque alors qu’elle était hospitalisée au Emory University Hospital d’Atlanta. Pour ‘‘Enquêtes Extraordinaires’’, Stéphane Allix l’avait rencontrée, chez elle, le 6 décembre dernier. (…) »

 

– Est-ce que personne ne peut dire ce qu’il y a après la mort ?

La quatrième émission était consacrée aux « messages de l’Au-delà ». Encore une excellente émission (avec notamment une très intéressante expérience impliquant plusieurs médiums), à un point près néanmoins. En fin d’émission, en effet, on entend David Servan-Schreiber dire que personne ne sait (ou que personne ne peut dire) ce qui se passe après la mort. Je suis en total désaccord sur ce point. David Servan-Schreiber n’est pas le premier à avoir formulé ce propos. Moi-même je cite, dans mon premier livre, les propos identiques de Marie de Hennezel et de Pascale Catala. Durant le premier semestre 2015, j’ai aussi entendu Jean Leonetti dire quelque chose de semblable dans une émission d’“On n’est pas couché” (sur France 2). Alain Moreau

David Servan-SchreiberDavid Servan-Schreiber (+ 2010)

Je ne suis pas du tout d’accord pour la simple raison qu’il existe un nombre considérable de récits sur l’après-vie émanant d’une diversité de sources : communications médiumniques, récits de sorties hors du corps, les NDE elles-mêmes (qui sont des sorties hors du corps) étant d’ailleurs des « reportages » sur les premières phases de la transition (extériorisation de l’âme). Alain Moreau

M’intéressant depuis mon jeune âge au sujet (depuis l’âge de 16 ans à peu près), je peux garantir que je pourrais écrire un ouvrage de plusieurs milliers de pages le concernant ! Je traite sur mon site (à la rubrique « Au-delà et médiumnité ») de ce thème auquel je consacre divers textes. (Je devrais consacrer un ou deux livres à ce sujet fondamental, avec des descriptions détaillées de l’après-vie, selon de nombreuses sources – hors religions, je le précise, car ces dernières n’ont pas grand-chose de valable à enseigner à ce propos.) Alors, quand je lis ou que j’entends que personne ne sait ce qu’il y a après la mort… Et s’il est vrai qu’on ne peut pas encore apporter la preuve formelle de la « non-localité de la conscience » (pour ceux qui ne veulent pas parler de corps subtils ou spirituels !), le recoupement de multiples sources permet de dégager des éléments fondamentaux que l’on retrouve dans de nombreux récits. Alain Moreau

 

– L’expérience de vision à distance avec Joe McMoneagle :

Joe McMoneagleJoe McMoneagle est un « visionneur à distance » très connu, dont je parle dans mes textes sur la vision à distance (dans deux revues et sur le présent site dans la rubrique “Parapsychologie”.). Il y a longtemps qu’il a fait la preuve de ses aptitudes dans ce domaine, et il a fait l’objet d’un protocole d’expérimentation élaboré conjointement par l’IMI (Institut Métapsychique International) et le Comité Illusionniste d’Expertise des Phénomènes Paranormaux présidé par Ranky, pour le compte d’un documentaire (de Marie-Monique Robin) diffusé en 2004 par Canal+, cette expérience réussie ayant aussi été évoquée dans une émission de « La soirée de l’étrange » sur TF1. Aussi ai-je été plutôt étonné du commentaire fait par Ranky à propos de l’expérience faite par Stéphane Allix avec ce même Joe Mc Moneagle :

« Le 5ème documentaire intitulé : ‘‘Prémonition, télépathie, voyance : avons-nous tous un sixième sens ?’’, est dans la lignée des émissions précédentes. C’est très bien fait, bien documenté, intéressant, sans a priori.

Notons cependant que le protocole d’expérimentation pour tester un des sujets PSI a été copié sur un protocole élaboré par notre comité d’expertise pour les besoins du film “Le 6ème sens” de Marie-Monique Robin, et ceci (on va se gêner) appliqué à Joseph Mac Monéagle. (Ben voyons !) Ce protocole ne peut être utilisé que par des illusionnistes experts, car il comporte des subtilités ne pouvant être interprétées que par des hommes de l’art, ne serait-ce déjà que pour éliminer toute connivence entre les sujets testés et les fabricants du film : réalisateurs, présentateurs, techniciens, etc. Or, dans le cas présent, c’est la réalisatrice qui dirige les opérations, ce qui ne met pas en doute l’intégrité de celle-ci, mais il faut savoir que lorsque notre Comité d’Expertise intervient, tous les intervenants sont surveillés.

Le protocole présenté par Stéphane Allix comporte donc plusieurs failles qui le rendent nul et non avenu. D’ailleurs, un protocole ne peut servir qu’une seule fois, sous peine de prendre le risque que celui-ci ne puisse être “décortiqué” et rendu inefficace lors d’une seconde même expérience. » (http://paranormal.blogspirit.com)

Or, l’expérience faite par Stéphane Allix et son équipe a manifestement respecté les conditions de contrôle qu’on attendait de celle-ci : Joe McMoneagle, qui se trouvait aux Etats-Unis en présence de Stéphane Allix, n’avait aucun feed-back, il ne pouvait recevoir aucune info pendant qu’il faisait (en présence de Stéphane Allix) son dessin de la « cible », Stéphane Allix lui-même n’étant pas au courant de la nature de cette dernière. Joe McMoneagle donnait ses impressions qu’il retranscrivait sur une feuille. Et ce n’est qu’ultérieurement qu’on a pu comparer le dessin avec l’endroit où s’était rendue la personne (une femme). La formulation « protocole nul et non avenu » n’est manifestement pas appropriée à l’expérience faite par l’équipe d’« Enquêtes extraordinaires ». J’ajoute que s’il ne fallait retenir, dans l’histoire de la parapsychologie, que les expériences faites sous contrôle illusionniste, il n’y en aurait que peu à prendre en considération. Un bon expérimentateur est capable d’élaborer un protocole expérimental suffisant pour empêcher le recours à la fraude.

 

– La série documentaire de 2013 :

Voici la présentation (extraite du site www.inrees.com) des trois premiers documentaires de cette seconde saison, ceux qui ont été diffusés en août et septembre 2013 :

* Les énergies qui traversent nos maisons (60 minutes)

“Il existe des lieux où l’on dort mal, où l’on travaille mal, où l’on est toujours fatigué. Et si cela s’expliquait par une énergie liée à la terre et à l’activité des hommes ? Du Feng-shui aux sourciers en passant par les géobiologues, enquête sur les pratiques qui ‘guérissent’ nos lieux de vie.”

* Ils ont vu des ovnis (60 minutes)

“Les OVNI existent ! Loin d’être une affabulation, cette affirmation résulte de décennies d’observations et d’investigations, au plus haut niveau de l’Etat, dans plusieurs pays. Pilotes, officiers, hauts responsables en témoignent. Gros plan sur une réalité qui bouscule nos schémas de pensée.”

* Contacts avec des extraterrestres (60 minutes)

“Des personnes en contact avec d’autres intelligences ? Difficilement concevable. Et pourtant les plus grands psychiatres se sont penchés sur la question. Ces témoins ne sont pas fous. Et que penser de ceux qui vivent ces expériences à plusieurs, au sein d’une même famille ? Enquête sur un phénomène étrange.”

Les trois autres documentaires, ceux qui n’ont pas été diffusés sur M6 (mais qui sont disponibles en DVD – www.inrees.com), concernent la réincarnation, les communications avec l’Au-delà et les thérapies alternatives. Dans le documentaire sur la réincarnation, il y a l’évocation d’un enfant (il s’agit de James Leninger) qui, dès l’âge de 2 ans, s’est rappelé sa précédente vie en tant que pilote américain tué par des soldats japonais durant la Seconde Guerre mondiale. On évoque aussi, notamment, le cas d’un enfant européen qui, à l’âge de 2 ans, montrait déjà sa connaissance de la langue tibétaine… Dans le documentaire consacré aux communications médiumniques, on évoque notamment les pratiques de la TCI (transcommunication instrumentale) et de l’écriture automatique. Il y a aussi un entretien avec la médium Anne-Ray Wendling. Egalement au programme : une séance d’hypnose avec Olivier Lockert.

Anne-Ray-WendlingAnne-Ray Wendling

 

 

 

 

 

 

II. « Les 30 histoires mystérieuses » et « La soirée de l’étrange » :

Ces deux émissions ont été diffusées sur TF1. (Les séquences des “30 histoires” ont été ultérieurement rediffusées sur RMC.)

 

1. « Les 30 histoires les plus mystérieuses » :

Pendant quelques années, il y a eu deux séries d’émissions intitulées : « Les 30 histoires les plus mystérieuses », « Les 30 histoires les plus extraordinaires ». La première série comportait des séquences concernant des phénomènes inexpliqués et des énigmes. En juillet 2010, les présentateurs (Jacques Legros et Carole Rousseau) ont présenté un « mix » de séquences sélectionnées de ces deux séries d’émissions, séquences parmi les plus spectaculaires. Parmi les séquences diffusées, il y a eu notamment celles consacrées :

• Au médium peintre brésilien Luiz Antonio Gasparetto (dont je parle dans mon premier livre), ce cas ayant été classé numéro 1.

GasparettoLuiz Antonio Gasparetto

 

 

• Au cas de « poltergeist » d’Enfield (Angleterre) – auquel je consacre une page sur ce site et que j’ai évoqué dans un article de « Parasciences ». (J’ai le livre de Guy Lyon Playfair consacré à ce cas survenu à la fin des années 1970.)

• Au cas extraordinaire de Belmez de la Moraleda, avec des visages qui apparaissaient sur le sol d’une maison espagnole. J’ai le livre – publié chez « J’ai Lu » – qu’Andrew MacKenzie a consacré à ce cas.

• A la TCI. (On a vu Joël Ury et Jean Riotte.) Ce sujet est traité dans plusieurs textes de la rubrique « Au-delà et médiumnité ».

Coral PolgeLe 4 mars 2011, une émission des “30 histoires les plus extraordinaires” (sur TF1, bien sûr) a inclus de nombreuses séquences intéressantes. Notons celle sur la médium britannique (décédée en 2001) Coral Polge (que j’évoque quelque peu dans mon livre “Communications interdimensionnelles”), ainsi que celles concernant : un cas (déjà relaté à deux reprises dans “La soirée de l’étrange”) d’enfant se souvenant de sa précédente vie, un cas de NDE (voir la fin de mon texte “Les expériences au seuil de la mort. (5)”, rubrique “Au-delà et médiumnité”), un cas de TCI (celui de Jacques Blanc-Garin, séquence ayant obtenu le ‘numéro 1’), une séquence consacrée au Padre Pio, un cas français de “hantise” ou de “poltergeist” remontant à 1973…

communion defunts blanc garin

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2. « La soirée de l’étrange » :

L’autre émission de TF1 est, bien sûr, « La soirée de l’étrange ». Il y avait certes les « people » (présence d’humoristes, etc.) qui venaient faire la promotion de leur dernier spectacle (mais qui racontaient aussi parfois quelques phénomènes « bizarres » qui leur étaient arrivés). Laissons de côté cet aspect, ainsi que certains commentaires et l’ambiance générale qui ne contribuaient pas à faire prendre au sérieux certains sujets traités. C’est dommage car certains dossiers (c’est l’aspect « positif » de l’émission) étaient correctement traités, avec des cas très intéressants (comme par exemple le récit d’un enfant qui se souvenait de sa vie précédente).

Les cas de « maisons hantées » évoqués étaient aussi intéressants, mais on se serait passé des réactions « hystériques » de certains « people » rendus sur les lieux…

On a vu des numéros d’hypnose, ainsi qu’un voyant connu (Claude Alexis) qui, dans deux émissions, a donné de très bons résultats, y compris sur les lieux d’un « endroit hanté ».

Claude AlexisClaude Alexis

Et après une très longue absence à la télévision française, on a pu revoir Uri Geller (dans l’émission de juin 2009), sa dernière présence sur un plateau de télévision remontant à 1987. (Voyez mon texte : « L’effet Geller », rubrique “Parapsychologie”.) Plusieurs personnes ayant participé au show télévisé (international) d’Uri Geller ont été aussi présentes, notamment cette jeune femme qui prétendait recevoir par télépathie le code qui lui permettait d’ouvrir le récipient d’eau dans lequel elle se trouvait et dans lequel elle risquait de se noyer. Il est plus probable que ceci relevait davantage de « l’illusionnisme ». (Dans l’émission d’Uri Geller, son tour n’était pas très au point car elle avait failli « y rester » !)

On a eu droit aux prestations de « mentalistes », fort étonnantes d’ailleurs, dont celles, à deux reprises, d’un Américain. On a également vu le mentaliste français Pascal de Clermont (que l’on avait aussi vu, au début des années 2000, dans « Normal, paranormal ? », sur M6), lequel a été interviewé dans le numéro 15 (mai/juin 2010) de « Science et inexpliqué ».

 

III. Canal+ (2008) : “Ovnis : quand l’armée enquête”

En 2008, un documentaire sur les OVNIs a été diffusé sur Canal +. Pour une fois, le sujet a été convenablement traité, ce qui mérite d’être signalé. Il est très rare de voir à la télévision française, sur ce thème, une émission de cette qualité. (D’autres émissions intéressantes ont ultérieurement suivi, notamment, début 2015, sur la chaîne Numéro 23.) Un bémol cependant : le commentaire désobligeant, et inadmissible, fait à l’encontre des ufologues en général. Si certains ufologues se sont bien perdus dans des considérations fantaisistes, il n’en demeure pas moins que ce sont des enquêteurs ufologues qui ont fait, et font, le plus gros travail de collecte des données sur le sujet… Et sans eux nous ne saurions pas grand-chose des multiples facettes du phénomène OVNI (dont seulement une petite partie a été traitée dans l’émission). Un autre bémol est la mention de la photo du Petit-Rechain (à propos de la “vague belge”), celle-ci s’étant avérée n’être, en 2011, soit trois ans après la diffusion du documentaire, qu’un canular perpétré par un nommé Patrick Maréchal.

Voici le commentaire qu’a fait de cette émission l’ufologue Gildas Bourdais. La reproduction de ce texte est autorisée sous réserve de mentionner la source, ce que je fais ci-après :

Le blog ufologique de Gildas Bourdais (http://bourdais.blogspot.com).

Je laisse donc « la parole » à Gildas Bourdais.

Alain Moreau

 

* LE TEXTE DE GILDAS BOURDAIS :

Le documentaire de “Canal Plus” : ” Ovnis : quand l’armée enquête “ (diffusé du 27 mars au 6 avril 2008)

Commentaires de Gildas Bourdais :

– Le paradoxe : une enquête favorable aux ovnis mais qui dénigre les ufologues :

Un événement médiatique important vient d’avoir lieu en France : le documentaire de Canal Plus : “Ovnis : quand l’armée enquête”, diffusé une dizaine de fois, du 27 mars au 6 avril 2008, dans le cadre du magazine “Investigation”. L’enquête a duré près d’un an, et la chaîne l’a traité comme un événement exceptionnel à ses yeux : le premier passage était programmé en première partie de soirée, et l’émission était d’une durée de 80 minutes au lieu du format habituel de 52 minutes.

Disons le clairement : c’est une enquête très bien faite qui présente de manière positive la question des ovnis. Malheureusement, il faut d’abord déplorer que les présentateurs aient tenu des propos désobligeants à l’encontre des ufologues, au début et à la fin de l’émission. Au début, la présentatrice souligne qu’ils ont enquêté “loin des ufologues et de leurs farfelues révélations” ; le commentaire final souligne que “les militaires sont prudents pour ne pas alimenter les délires des ufologues et des chasseurs d’extraterrestres”. Ces deux piques sont très injustes. S’il est vrai que circulent, malheureusement, bien des propos fumeux, aventureux et irresponsables, notamment sur Internet (qui tend à devenir la référence pour enquêteurs pressés), ne voir que cela c’est révéler une grande méconnaissance du sujet. Ces journalistes ne semblent pas se rendre compte de tout ce que l’énorme “dossier ovni” doit à plus d’un demi-siècle d’enquêtes indépendantes à travers le monde, souvent difficiles, et la plupart du temps bénévoles. Il eut été convenable de le rappeler.

Pourquoi cette image si négative de l’ufologie ? Nous la devons d’abord à des “agités” brandissant diverses “théories du complot”, annonçant l’arrivée prochaine des “grands frères de l’espace” qui vont nous sauver, ou au contraire d’horribles aliens qui vont nous croquer. Ces “révélations” sensationnelles se vendent bien et s’étalent sur les tables des libraires. Pour prendre la mesure de cette image négative, lisez donc “La foire aux illuminés”, gros pavé de l’intellectuel bien connu Pierre-André Taguieff, qui a tout lu sur ces théories extrêmes, mais rien d’autre sur les ovnis !

Mais ce n’est pas tout. Cette mauvaise image est due aussi au travail de sape réalisé depuis des décennies par une cohorte nombreuse de sceptiques, ou “faux sceptiques” comme les appelle Joël Mesnard, toujours bien accueillis dans le monde intellectuel et médiatique. Les plus agressifs sont souvent d’anciens “croyants” qui rejettent ce qu’ils ont adoré. Il n’est pas étonnant, dans ce lourd contexte, que les journalistes de Canal Plus aient trouvé opportun de se démarquer de l’ufologie.

Cela dit, cette émission a essentiellement le mérite de montrer que des représentants “officiels” de nombreux pays, dont la France, prennent le sujet au sérieux. Espérons que cela va secouer un peu un public français habitué à voir les ovnis traités avec scepticisme, comme dans la récente émission de France 3 “Pièces à conviction” de juin 2007, quand ils ne sont pas tout simplement tournés en dérision. Une partie de la presse a plutôt bien annoncé l’émission, par exemple “Le Nouvel Observateur” (cahier “Télé Obs”) et “Télérama”, alors que ces magazines sont connus pour avoir, dans le passé, affiché un scepticisme de bon ton sur les ovnis. Par contre “Le Monde” n’en a pas dit un mot, alors qu’il a publié récemment une pleine page élogieuse sur l’astronome André Brahic, grand pourfendeur des ovnis (article du 21 février 2008 : “Pour l’amour du ciel”). On y lit qu’il fait “le malheur des astrologues ou des ufologues qu’il pourfend toujours avec entrain dans les médias”.

 

– Deux obstacles à surmonter : scepticisme médiatique et politique du secret

Pour saisir l’intérêt et la portée de cette émission, en dépit de ses piques anti-ufologiques, faisons encore un petit rappel “historique” sur le traitement si souvent négatif des ovnis dans les médias français. A ce sujet, je recommande la lecture de l’excellent livre de Joël Mesnard, qui vient de paraître, “Vérités et mensonges sur les OVNIS” (éditions Trajectoire). Il rappelle dans son préambule l’incroyable histoire de la “fermeture du Bureau britannique des soucoupes volantes”, nouvelle fracassante qui avait fait immédiatement le tour du monde et ravi les sceptiques. En réalité, ce n’était qu’un petit groupe provincial qui avait suspendu son activité pour l’été ! Or, le démenti qui avait suivi avait été pratiquement passé à la trappe.

En France, nous avons encore eu droit, en juin 2007 sur France 3, à une émission presque entièrement acquise aux sceptiques, tel le “zététicien” Henri Broch, présent sur le plateau. C’est pourtant une émission habituellement de bonne qualité, “Pièces à conviction”, présentée par Elise Lucet, et ce mauvais coup n’en a été que plus dur. J’ai appris, et il me l’a confirmé, que le président du comité de pilotage du GEIPAN, Yves Sillard, ancien Directeur Général du CNES, qui avait été pressenti initialement pour cette émission, en avait été finalement écarté. Par contre, le sceptique Eric Maillot avait obtenu le dernier mot, contre un Jean-Jacques Velasco ulcéré, sur Trans-en-Provence : un canular selon lui, alors que ce cas a été remarquablement étudié par le GEPAN. Passé à la trappe à France 3 !

Pourtant, il y a eu un tournant positif, en 2006, avec la mise en ligne des archives du GEIPAN, auxquelles “L’Express” a alors consacré six pages positives : on n’avait pas vu cela, dans la presse française, depuis très longtemps ! Pour dire les choses clairement, il y a en France, depuis au moins deux ans, une sourde bataille dans les médias, dont l’issue est encore incertaine. Il y a des signes encourageants, depuis quelque temps, malgré le fiasco de France 3. J’ai résumé l’année dernière l’évolution de la situation en France, et tout particulièrement la réouverture du service officiel français, le GEIPAN, pour une conférence que l’on m’a invité à faire à l’étranger, car cela intéresse beaucoup les ufologues à l’extérieur de nos frontières. On peut la lire (en anglais) sur ce site :

http://www.ufodigest.com/news/0108/ufostudies.html

Répétons-le, la situation semble bouger actuellement un peu partout dans le monde, en Europe, aux Etats -Unis et au Canada, en Amérique latine, voire même au Japon, et l’émission de Canal Plus reflète bien cela. On constate une certaine évolution vers une reconnaissance de la réalité des ovnis, notamment par les armées de différents pays. Pour l’Amérique latine, je rappelle mon compte-rendu sur la conférence de Curitiba, au Brésil, en novembre 2007, à laquelle j’avais été invité.

(…)

Il y a une exception notable, cependant : les Etats-Unis, du moins le ministère de la Défense, dont l’attitude de négation persistante devient ainsi de plus en plus insolite. C’est un autre mérite de l’émission de Canal Plus de ne pas avoir escamoté cet aspect si important du dossier Ovni : le silence officiel américain qui confirme de plus en plus le maintien d’une politique du secret sur les ovnis dans ce pays. L’entretien avec l’avocat américain Peter Gersten est clair sur ce point. De même, le fait qu’ils n’ont eu aucune réponse du Pentagone à plusieurs demandes d’entretien.

Il est vrai, par contre, que les aspects les plus “chauds” et difficiles du dossier Ovni ont été évités dans cette enquête – par exemple la question complexe et controversée des enlèvements, l’affaire de Roswell et ses suites, la nature de ces “visiteurs” mystérieux, la dimension historique du “phénomène” -, mais c’était le bon choix à faire pour réussir une réouverture en souplesse du dossier vis-à-vis d’un public français sous-informé, en particulier le monde intellectuel et scientifique (du moins en public). C’est un choix que, pour ma part, je comprends, en dépit du fait que je me suis surtout intéressé à de telles questions. Ne nous leurrons pas : il va encore falloir du temps pour reprendre tout cela sérieusement. Quelques notes sur le contenu de l’émission.

 

Résumons le contenu de l’émission, avec quelques commentaires éventuels :

On assiste d’abord à une séance du comité de pilotage du GEIPAN, réunissant notamment, sous la présidence d’Yves Sillard, des représentants de la Direction Générale de l’Aviation civile, de l’armée de l’Air, de la Gendarmerie Nationale et de la Police, et bien entendu l’ingénieur du CNES en charge du GEIPAN, Jacques Patenet. Yves Sillard évoque les observations de lumières inexpliquées près de Hessdalen, en Norvège, et les analyses scientifiques qui en sont faites, une étude à laquelle il serait intéressant que se joigne le GEIPAN.

Vient ensuite une séquence sur les observations de deux pilotes britanniques aux environs de l’île de Jersey, le 23 avril 2007, avec interview du pilote Ray Bowyer qui dessine un croquis d’un très grand ovni de forme allongée. Il espère bien ne jamais le revoir sur sa route ! Un aspect curieux mais classique est que l’ovni n’a pas été repéré par les radars, comme le confirme ensuite le contrôleur aérien Marc Angee, interviewé au centre de contrôle aérien de Brest, pour l’Ouest du pays. Mais Angee ne rejette pas pour autant l’observation. Il explique que ces pilotes ne plaisantent certainement pas, et que d’ailleurs il en connaît beaucoup d’autres qui ont vu des ovnis mais ne veulent pas en parler : “qui dit ovni, dit ET, et donc c’est ridicule !”.

Après une brève présentation du GEIPAN, où l’on parle de “PAN” plutôt que d’ovni, on visite ensuite la Direction générale de la Gendarmerie à Paris, où le commandant Laurent Barrue montre une série de gros dossiers : les archives des trois dernières années. Il confirme la statistique du GEIPAN : 28 % de cas non identifiés.

Ensuite, le pilote Jack Krine, colonel de réserve, 15 000 heures de vol, ancien leader de la patrouille de France, ancien commandant de bord et instructeur sur Airbus, confirme une très belle observation, avec un autre pilote, en octobre 1975 : l’apparition et la disparition fulgurante à trois reprises d’un ovni fuselé avec des “hublots” d’où émanait une lumière blanche très intense. Les deux pilotes décidèrent à l’époque de se taire… C’est le bon moment pour signaler qu’il existe un fichier de 1 400 observations de pilotes dans le monde.

Un expert d’analyse photo, François Louange, qui coopère avec le GEIPAN, présente d’abord un canular, mais affirme ensuite l’authenticité de la fameuse photo nocturne d’un triangle en vol stationnaire à faible altitude, à Petit Rechain, en Belgique, le 4 avril 1990. Il a étudié la photo originale, a rencontré son auteur, et il n’y a pas de doute pour lui. L’explication par un avion américain F-117 ou autre est exclue selon lui. Il souligne, comme argument fort sur la réalité des ovnis, la similitude de milliers de témoignages à travers le monde. (Heureusement il y a aussi des ufologues pour les recueillir !).

(NOTE IMPORTANTE d’Alain Moreau : trois ans après ce documentaire sur Canal+, il s’est avéré, comme je l’ai mentionné plus haut, que cette photo ne montrait en réalité qu’une maquette fabriquée par Patrick Maréchal. C’est, rétrospectivement, le seul point noir de ce documentaire.)

Retour au CNES à Toulouse, où Jacques Patenet donne un cours sur les ovnis aux élèves aiguilleurs du ciel de l’Ecole Nationale de l’Aviation civile : eh oui, il faut qu’ils soient au courant !

Petite visite au général de division aérienne Denis Letty qui avait animé l’équipe du COMETA (encore des oubliés à France 3). Il confirme les opinions, exprimées à l’unanimité par le groupe dans son rapport de juillet 1999 qui avait “fait l’effet d’une bombe”. Sur l’hypothèse “très controversée”, dit le journaliste, d’objets pilotés “par une intelligence”, Letty confirme : “on privilégie cette hypothèse”. Notez la prudence adroite de la formule. Le mot “extraterrestre” a encore mauvaise presse… Je signale au passage que le rapport COMETA est toujours disponible en librairie (aux éditions du Rocher, et au format de poche chez J’ai Lu). Puis, le commandant Frédéric Solano, responsable du département Médias au Ministère de l’Air, confirme qu’on y prend les ovnis au sérieux : les pilotes doivent remplir un formulaire en cas d’observation.

Nous partons ensuite à l’étranger, et j’accélère le résumé. Une séquence, longue mais intéressante, sur les lumières de Hessdalen, en Norvège, est l’occasion de montrer un beau document vidéo et une analyse spectrale suggérant la présence de métaux, et donc d’un objet solide, métallique. Selon le physicien Erling Strand, de l’université Ostfold, on a vu aussi une lumière clignotante doubler sa fréquence lorsqu’on y dirigeait un faisceau laser… Une longue étude en cours, à laquelle le GEIPAN envisage de participer.

L’équipe a ensuite visité le Pérou et le Chili. Au Pérou, le commandant Julio Chamorro a créé il y a six ans un organisme d’enquête officiel à la suite de nombreuses observations, explique-t-il. Le commandant Santa Maria Huertas, également interviewé, raconte comment il avait intercepté en 1980 un ovni qui s’approchait de la base aérienne à 600 m d’altitude. Il avait tiré 64 obus, mais l’ovni, au lieu d’exploser, avait fait une ascension très rapide, suivi par l’avion jusqu’au plafond de celui-ci, à 19 000 m. Le pilote avait pu ainsi observer de près une soucoupe classique, d’apparence métallique et parfaitement lisse. On a l’impression, une fois de plus, d’une “monstration”, comme disent les philosophes contemporains : “Viens donc me voir de plus près !”.

Au Chili, même son de cloche. La commission d’enquêtes, dirigée par Gustavo Rodriguez, confirme le grand nombre d’observations inexpliquées qui ont conduit à la création de cet organisme. Sergio Werner, instructeur de vol en 1997, a vu, avec son élève et un mécanicien, un objet blanc et jaune qui est parti à une vitesse foudroyante.

Aux Etats-Unis, c’est une autre histoire que rappelle rapidement le documentaire, avec notamment la conférence de presse du général Samford en 1952, à la suite d’observations répétées au-dessus de la capitale. La première (en oubliant le général Ramey en 1947, mais ne touchons pas à Roswell), et la dernière d’un général américain, sur les ovnis. Conclusion de l’époque : probables inversions de température ! Accélérons sur cette histoire très connue : fin des enquêtes officielles en 1969. Visite aux archives de la commission “Blue Book” qui contiennent encore pas mal de pages intéressantes, malgré les efforts de nettoyage. Visite à Peter Gersten, déjà cité, qui a obtenu, non sans peine et en faisant jouer la loi “FOIA”, 900 pages, souvent très noircies, de la CIA, mais qui s’est heurté à un mur à la NSA. Puis pas de réponse du Pentagone à plusieurs demandes d’entretien.

Vient l’affaire de Rendlesham, d’un atterrissage d’ovni avec plusieurs témoins près d’une base américaine en Angleterre, en décembre 1980. Elle est maintenant si connue que je passe vite. Voir mon article sur cette affaire à :

http://www.ufocom.org/pages/v_fr/m_articles/Rendlesham/Rendlesham.htm

Je redresse quand même deux erreurs de certains commentaires critiques. Nick Pope est bien présenté comme ancien cadre du Ministère de la Défense britannique dans le commentaire oral, mais le mot ancien est oublié dans la légende qui suit : passons sur cette petite omission ! L’astronome sceptique Yan Ridpath est bien interviewé, à la suite du sergent Penniston et du colonel Halt, mais ses explications sont ensuite complètement ridiculisées par Halt et Pope : la lumière d’un phare au loin fait rire Halt (“Il n’était pas là ! L’ovni était ici et le phare là-bas !”). Pour les trous de lapins “expliquant” trois traces au sol, l’armée en a fait des moulages et cela correspondait à un poids de plusieurs tonnes, explique Nick Pope, qui montre le moulage et s’esclaffe : « ça devait être un très gros lapin ! ».

Vient ensuite un entretien avec le Dr Richard Haines, ancien de la NASA, qui a fondé le NARCAP, un organisme privé spécialisé sur les observations de pilotes et sur la sécurité aérienne. Il a questionné 3 000 pilotes et a découvert avec étonnement qu’un sur cinq avait en moyenne fait une observation. Et encore s’agit-il de pilotes civils, les militaires refusant de témoigner car ils craignent des répercussions pour leur carrière.

Quelques mots, pour finir, sur la dernière enquête : les lumières de Phoenix, en Arizona, le 13 mars 1997. C’est une affaire complexe qui s’est déroulée en deux temps : vers 20 h, un énorme ovni en forme de V renversé qui est passé au dessus de la ville en couvrant une grande partie du ciel étoilé ; vers 22 h, l’apparition pendant quelques minutes d’une série de lumières alignées au loin. Il y a eu de très nombreux témoins pour ces deux épisodes, mais le gouverneur de l’Arizona Symington les avait à l’époque ridiculisés. Cependant, étant maintenant à la retraite, il a avoué – et il le confirme dans ce documentaire – qu’il était au nombre des témoins de ces observations ! Cela dit, il subsiste une incertitude sur les lumières de 22 H, que les militaires ont expliquées comme étant un exercice de fusées éclairantes. Bruce Maccabee, physicien et ufologue réputé, estime que cette explication ne peut être écartée, ce que ne dit pas le film. En l’occurrence, cette affaire montre combien les enquêtes peuvent être parfois difficiles.

Gildas Bourdais

 

IV. Diverses émissions sur les chaînes Numéro 23, RMC Découverte (chaîne 24) et W9 :

Après la folie 2012 et son cortège d’émissions alarmistes (notamment sur Direct8) sur le thème des catastrophes planétaires, plus ou moins fantaisistes – rappelons que 2012 n’est, dans le calendrier maya, qu’une fin de cycle, lui-même débouchant sur un autre cycle -, sont apparus des documentaires beaucoup plus intéressants sur le paranormal et les OVNIs. Les « chevilles-ouvrières » de ce renouveau ont été les chaînes 23 et 24. On peut aussi mentionner W9 avec « Au cœur de l’étrange ». Lors de l’une des émissions de ce dernier magazine télévisé, le 27 mai 2015, une première partie a évoqué l’affaire des drones (avec le survol de sites nucléaires), l’observation au-dessus du centre nucléaire de Goltech (en 2010), l’observation bien connue de Malmstrom (1967), le cas d’Haravilliers (1998) – voyez le texte que je consacre à cette dernière affaire dans la rubrique “Présence extraterrestre”. Une séquence a évoqué une déclaration du président américain Ronald Reagan (que j’avais auparavant citée aussi sur mon site dans le texte : OVNIs, Présidents américains et politique), ainsi que la déclaration, en décembre 2012, du Premier ministre russe (et auparavant Président) Dmitri Medvedev (déclaration que j’avais aussi évoquée dans la précédente version de mon site). Un second dossier a été consacré à des créatures bizarres qui avaient été suspectées être de nature extraterreste mais qui se sont révélées n’être, à l’analyse, que de nature terrestre : Metepec (Mexique) en 2007 – il se serait agi, en fait, d’un ouistiti -, Cusco (Pérou) – un petit squelette avec une grosse tête et une large fontanelle, qui ne serait qu’un enfant ayant subi une déformation crânienne -, Long Island (cas du “monstre de Montauk”), Panama (la bête obervée n’aurait été qu’un paresseux). Après ces dossiers inédits, il y a eu la rediffusion, lors de la même soirée, d’une émission déjà diffusée en mai 2013 (avec les cas de la “vague belge”, de Rendlesham et des lumières de Phoenix, les interventions de Fife Symington, de l’astrophysicien Richard Henry, de Richard Haines, de Nick Pope, de Leslie Kean, de Doug Trumbull…).

RMC Découverte, la chaîne 24 de la TNT, avait « ouvert le bal » avec la diffusion – qui se poursuit en 2015 – de la longue série documentaire sur la thèse des anciens astronautes… (Voyez ma critique de cette série dans le texte : « A propos d’Alien Theory»). Il y a aussi eu, sur la même chaîne, la série documentaire « Les Super Humains » (de Stan Lee, le créateur de super-héros Marvel), quelques cas évoqués relevant du paranormal (notamment le cas de Guy Bavli, ce dernier faisant des démonstrations de télékinésie).

Guy Bavli          Bavli 2      Uri Geller et Guy Bavli
                Guy Bavli                                                              Guy Bavli                                                              Uri Geller et Guy Bavli

 

  Néanmoins, tous les documentaires de RMC Découverte ne sont pas de qualité, comme j’ai pu le voir lors de la rediffusion, dans la nuit du 6 au 7 juin 2015, de deux émissions initialement diffusées sur Direct8 quelques années auparavant, la première sur la Zone 51 (avec deux ou trois commentaires incorrects à propos de la confusion avions secrets-OVNIs, cette émission ayant été encore rediffusée dans la nuit du 13 au 14 juin 2015) et la seconde sur Roswell (où la thèse des ballons Mogul a été à tort présentée, à la fin, comme étant l’explication au mystère). Pour la critique de ces éléments, référez-vous aux textes suivants dans la rubrique “Présence extraterrestre” :OVNIs et CIA, avions U-2 et Zone 51; “Roswell (1). Retour sur l’imposture des ballons Mogul. Un texte de Gildas Bourdais “ ;Roswell (4) Quelques polémiques.

Début 2015 ont été diffusées, sur Numéro 23, deux séries documentaires fort intéressantes :

1) Six émissions de « Dossiers surnaturels ».

2) Huit émissions de « Hangar 1 : les dossiers OVNI ».

Sur RMC Découverte, il y a eu (outre « Alien Theory »), la série « Les OVNIs envahissent l’Europe » , ainsi que les deux émissions, en mars 2015, de « La science de l’étrange »).

Il y a aussi les cas américains de « hantises » évoqués sur plusieurs chaînes, dont Numéro 23, sous le titre : « Phénomène paranormal ». (Sur la chaîne 59, j’ai vu plusieurs documentaires sur des cas de « hantises » étudiés, dans le monde, par une équipe de « ghost hunters » – « chasseurs de fantômes ».) Dans cette série, où la parole est donnée à de nombreux témoins de cas américains de hantise, on relève aussi quelques témoignages d’OVNIs (le cas de Rendlesham, celui de l’enlevé Travis Walton…). Les cas de hantises évoqués mettent en scène des manifestations de grande ampleur, y compris de nature physique, les responsables de ces phénomènes étant indiscutablement, pour la plupart, des entités négatives perturbatrices, avec, parfois, des cas dits de “possession”…

 

1. « HANGAR 1 : LES DOSSIERS OVNI » (chaîne Numéro 23) :

Le 13 mars 2015, la chaîne télévisée Numéro 23 a diffusé les deux dernières émissions (il y en a 8) de la série documentaire : « Hangar 1 : les dossiers des OVNIs » (à propos des archives du MUFON américain). Les deux premières émissions ont été rediffusées le 30 juillet 2015, les autres ayant été rediffusées en août 2015. Dans la huitième et dernière émission, diffusée pour la première fois le 13 mars 2015, plusieurs observations dans le Missouri ont été évoquées :

Le 3 août 2010, on aperçut (à la base aérienne de Whiteman) un objet ayant une forme triangulaire sombre avec trois lumières orange clair. Cet objet, qui ne faisait pas de bruit, a semblé être poursuivi par deux avions de chasse avant de disparaître et de réapparaître pour, sembla-t-il, poursuivre à son tour les avions… En juillet 2013, à Blue Springs (Missouri), on vit une sphère lumineuse de vingt mètres qui flottait à moins de trente mètres d’altitude… Dans le documentaire, on dit qu’il y a eu depuis 2011 des milliers d’observations dans le Missouri. On entend la question : « Pourquoi le Missouri ? », ainsi que cette déclaration : Le Missouri semble être l’Etat où sont signalés le plus grand nombre d’OVNIs aux Etats-Unis. Dans les années 1970, on a signalé des formes plasmatiques associées à la faille sismique de New Madrid dans le Missouri… En 1976, il y eut un fort séisme dans la région. Dans ce documentaire, on signale aussi qu’en 2011, il y eut, dans le Missouri, des centaines d’oiseaux et plus de dix mille poissons trouvés morts… Dans ce dernier cas, on ne voit cependant pas le lien avec une activité ufologique.

Dans la première des deux émissions du 27 février 2015, on a évoqué :

– L’observation de Cap Girardeau (Missouri) au printemps 1941. Un pasteur baptiste avait vu une “soucoupe volante”… Parmi les intervenants : John Ventre (du MUFON Pennsylvanie), Jason McLellan, Dwight Esquitz, Richard Dolan

– Le cas Roswell. On a mentionné Philip Corso et Jeremy Ray.

Bob Lazar (1989, Las Vegas), lequel déclara avoir vu neuf vaisseaux extraterrestres. La base souterraine S4 au sud de la Zone 51 a été évoquée, ainsi que l’élément atomique 115 (celui-ci ayant été découvert en 2004, avec les mêmes propriétés que celles décrites par Bob Lazar en 1989)… Edgar Fouché (1989) a aussi été mentionné, ainsi que Jan Harzan et Ben Rich (pour lequel il y a deux types d’OVNIs : extraterrestre et humain)

– Une observation présumée en Allemagne, en 1936. On aurait vu, en Forêt Noire, un appareil en forme de soucoupe, lequel aurait été récupéré par l’armée. On parle de générateur antigravitationnel. La “Cloche” (“Die Gloke”) était censée générer un champ électrique capable de jouer sur la gravité, mais l’objet était instable et les nazis n’ont pu mettre au point cet appareil.

– Une observation en Iran en 2011, avec l’interception d’un drone américain par un rayon tracteur.

Dans la seconde émission, les séquences montrées comprennent notamment celles-ci :

– L’observation du capitaine Terauchi (à Anchorage) : un vaisseau gros comme deux porte-avions et des objets plus petits autour. On a vu Leslie Kean. John Callahan a été évoqué. Selon la CIA, cet événement n’a jamais eu lieu…

– L’observation du 14 juillet 1952, à “Nash-Fortenberry” : deux pilotes ont parlé de huit OVNIs et ont mentionné une vitesse de plus de 19 000 km/h.

– L’observation de Téhéran, le 19 septembre 1976, par le pilote Parviz Jafari : un objet, dans le ciel, en forme de losange… Un cas de poursuite d’OVNI bien connu, évoqué notamment dans le livre de Leslie Kean traduit en France en 2014 aux éditions Dervy.

– Des cas présumés de “collision” avec un OVNI. En Chine, le 4 juin 2013, un avion d’Air China a eu le “nez” cabossé… Et le 20 avril 2012, au Pakistan, trois objets sont réputés être entrés en collision avec un avion. Cet avion s’est écrasé, tuant les 127 passagers, ce qui a été attribué, officiellement, à de mauvaises conditions météorologiques.

Parmi les autres émissions de “Hangar 1”, il y en a eu une consacrée au rapport des Présidents américains avec les OVNIs, une autre ayant été consacrée au thème de la rétro-ingénierie à partir de matériel alien…

 

2. « LES OVNIs ENVAHISSENT L’EUROPE » (sur RMC Découverte, chaîne 24) :

La série documentaire “Les OVNIs envahissent l’Europe” présente un certain nombre de cas d’observations d’OVNIs signalés en Europe au cours des décennies passées.

Parmi les nombreux cas évoqués, il y a des cas portugais, un cas suédois de 1980 (avec l’atterrissage dans un lac et la disparition de l’objet dans les eaux), un cas italien daté de septembre 1978 (Tomiglia) : une boule rouge orangé qui flottait. En septembre 1988, Flavio Cardinale a vu une grande sphère avec, à l’intérieur, une lumière phosphorescente…

En janvier 2004, en Sicile, on vit une boule de feu jaillissant de l’océan… Le 23 décembre 2003, des câbles électriques furent endommagés et, en janvier 2004, il y eut des départs de feux inexpliqués. On ne pouvait parler de dysfonctionnement du réseau électrique puisque le phénomène s’est reproduit alors que le réseau était coupé. Il y eut des incendies à l’intérieur des maisons privées de courant électrique. On a recensé plus de 400 départs de feu et autres phénomènes inexpliqués. En février 2004, les habitants du lieu ont été évacués. On a fait le lien entre les incendies et des objets vus dans le ciel. Une vaste enquête a été réalisée. A moins de cent kilomètres, il y avait un volcan en activité, mais le groupe de travail a exclu tout déclencheur naturel. On a noté de fortes variations inexpliquées du champ magnétique. Après avoir inspecté la voix ferrée et le réseau de télécommunication, les enquêteurs sont parvenus à la conclusion que les phénomènes n’étaient pas d’origine technologique, les incendies n’étant pas dus à des essais de nouvelles technologies ou à des expériences d’origine artificielle. Il est par contre possible qu’il y ait eu un lien avec les lumières observées dans le ciel.

Brian Hughes a relaté l’observation faite par son père, un pilote (décédé en 2009) qui a été le témoin, le 30 juillet 1952 à Oldenbourg en Allemagne, d’un objet métallique, brillant et lisse, qui est passé derrière lui. L’engin avait la forme d’une soucoupe. Comme le pilote était le seul à regarder vers le haut, ses trois coéquipiers n’ont pas vu l’engin, lequel a été détecté au radar.

L’un des cas évoqués (8 septembre 1970, en Angleterre) impliquait la disparition du capitaine William Schaffner, son avion, qui avait survolé la mer du Nord, ayant par contre été retrouvé. Il s’agissait en fait d’un avion en exercice de la Royal Air Force. Il y eut un rapport d’enquête déclassifié en 2003. Il s’agissait d’un exercice d’évaluation tactique, l’objectif étant de simuler une invasion soviétique.

Parmi les personnes interrogées à propos des cas abordés, il y a, dans cette série documentaire, deux “debunkers” ou spécialistes des explications réductionnistes : le consultant aéronautique Chris Yates et l’astronome anglais Nigel Henbest. Leurs explications suggérées font intervenir, en fonction des cas, un ballon météo, un missile guidé, des étoiles filantes, une pluie de météores, une opération militaire, une fusée de détresse lancée depuis un bateau, la planète Mars, un V2, le reflet de la lumière du Soleil, etc. Lors de la dernière émission que j’ai vue, le cas français de Trans-en-Provence (1981) a été décrit (le témoin étant Renato Nicolaï). Ce cas avait été officiellement étudié par le GEPAN. De manière étonnante, Chris Yates, l’un des deux “debunkers”, a reconnu que ce cas représentait une énigme, ce qui va à l’encontre de ce que pensent les zététiciens eux-mêmes…

Je n’ai brièvement signalé, ici, que quelques observations. Globalement, la série est intéressante, même si les interventions récurrentes des deux “debunkers” constituent un point noir. (Il y a aussi, dans ces émissions, le journaliste David Clarke.)

 

3. « LA SCIENCE DE L’ETRANGE » (sur RMC Découverte, chaîne 24) :

Deux émissions titrées “La science de l’étrange” ont été diffusées le 10 mars 2015 et rediffusées le 26 juillet 2015 (après minuit). Le premier documentaire a été consacré à un ou plusieurs cas de « hantises », à la décorporation et aux NDE, aux souvenirs de vies antérieures. La deuxième émission, diffusée à la suite de la première, a été consacrée aux « pouvoirs du cerveau », en fait aux facultés psi.

La première émission (il y en a eu deux, la deuxième, sur les “pouvoirs psychiques”, étant bien faite) m’a déçu car la part belle a été faite aux interprétations matérialistes des “hantises”, décorporations et NDE, sans aucune critique. Il y a ainsi eu la scientifique qui a trucidé les rats – vous savez, les trente secondes d’ondes gamma après la mort – et qui a dit qu’elle ne croyait pas qu’il y avait une vie après la mort, sans oublier Olaf Blanke et ses perturbations de l’image corporelle (qui n’ont rien à voir avec les vraies décorporations) en utilisant des moyens artificiels… Il y a eu ensuite une pseudo explication scientifique, par un psychologue, des récits d’enfants qui racontent une vie antérieure (en gros : en suggérant aux enfants qu’ils ont vécu quelque chose, ils finissent par s’approprier ce contenu imaginaire), une “explication” qui a cependant été ensuite contredite (c’est le seul aspect positif de cette émission) par la mention des recherches de Ian Stevenson (décédé en 2007) et de son successeur Jim Tucker, avec notamment un cas étonnant – celui de Ryan – avec vérifications des allégations du jeune à propos de sa précédente incarnation.

Ian_Stevenson          Jim Tucker

 Ian Stevenson (+ 2007)                                      Jim Tucker

Puis nous avons eu l’hypothèse de Stuart Hameroff et sa conception “quantique” de la conscience… Bref, si le début était nul, la seconde partie de cette première émission était très bonne. Quant à la seconde émission, j’ai apprécié que l’on fasse mention, entre autres thèmes “psychiques” bien traités, d’Uri Geller

 

Geller    Uri Geller

 (Dans un “Dossiers surnaturels”, quelques jours auparavant, c’était le cas pour Jean-Pierre Girard et un jeune “télékinésiste” prénommé Ludovic…)

 

4. “DOSSIERS SURNATURELS” (chaîne Numéro 23) :

Le qualificatif “surnaturel”, dans le titre, n’est pas approprié. Mais cela mis à part, cette série de documentaires s’avère être de grande qualité. Les six émissions concernées ont eu pour thèmes :

* Le mentalisme et l’hypnose.

* Les “pouvoirs extraordinaires”télékinésie, voyance, guérisseurs.

* Les observations d’OVNIs.

* Les expériences au seuil de la mort.

* La communication avec l’Au-delà.

* Les observations ufologiques du 5 novembre 1990 (sixième et dernière émission).

 

a) Mentalisme et hypnose :

Il convient de distinguer les illusionnistes, les mentalistes et les sujets psi (ou “psychics”). Les vrais mentalistes réalisent des “tours” de fausse voyance ou télépathie. Ce sont des illusionnistes qui utilisent diverses techniques qui donnent des résultats ayant l’apparence du “paranormal”. Si la majorité des mentalistes ne revendiquent pas la possession d’une faculté particulière (j’ai ainsi entendu, dans une émission de Sébastien Cauet, le jeune mentaliste Victor Vincent déclarer – à tort – que la télépathie était impossible), quelques-uns jouent en quelque sorte “sur les deux tableaux”, ces mentalistes déclarant avoir aussi développé une faculté psi. Dans ce dernier cas de figure, nous avons Pascal de Clermont (vu dans cette émission de “Dossiers surnaturels”) et l’Israélien Guy Bavli (qui produit des phénomènes de télékinésie et qu’on a vu dans une émission de la série documentaire de Stan Lee sur “Les super humains”).

Dans l’émission de “Dossiers surnaturels”, on a vu deux mentalistes, Fabien Olicard et Pascal de Clermont :

on a vu Fabien Olicard “recevoir les pensées” de personnes : une lettre (A), “chat”, le prénom (Corinne) de la mère d’une femme… Le mentaliste explique ses performances par un mélange de “psychologie” (avec la prise en compte des “micro-expressions”), d’influence, de “magie” (illusionnisme), le tout associé à une faculté de mémoire éidétique. C’est donc un mélange de sensibilité et de techniques.

La séquence consacrée à Pascal de Clermont a débuté par un test au pendule (avec la référence à des micro-mouvements inconscients) réalisé par deux jeunes femmes, Rafaëlle et Moniek. Elles ont perçu un building, ce qui correspondait à la nature de la “cible” contenue dans une enveloppe, la photo dans l’enveloppe représentant une ville avec des buildings. Pascal de Clermont, quant à lui, dit avoir eu ses premières perceptions psi à l’âge de 8 ans…

L’autre thème traité dans l’émission est celui de l’hypnose. On a vu l’hypnotiseur Hervé Barbereau, le psychologue Antoine Bioy, ainsi que Jean-Emmanuel Combe (“street hypnose” : proposition de tests hypnotiques dans les rues de Toulouse) et Marc Galy (chirurgien utilisant l’hypnose).

 

b) Les “pouvoirs extraordinaires” :

Il est très rare, à la télévision, de voir le sujet de la télékinésie être traité en l’absence d’une volonté de dénigrement, ce sujet étant par ailleurs, depuis quelques décennies, très rarement évoqué en France sur le petit écran. L’émission de “Dossiers surnaturels” du 14 février 2015 (rediffusée à plusieurs reprises) constitue donc une agréable et inattendue exception. A noter qu’on a vu, dans l’une des deux émissions de “La science de l’étrange”, en mars 2015 sur RMC Découverte, une séquence consacrée à Uri Geller. Ainsi, ces deux émissions ont en quelque sorte “court-circuité” l’INREES (www.inrees.com) en matière de télékinésie, aucun des 11 documentaires télévisés d’Enquêtes extraordinaires” n’ayant évoqué le sujet, pas plus d’ailleurs que dans la revue de l’INREES : “Inexploré”. J’ai l’impression, depuis longtemps, que l’organisme créé notamment par Stéphane Allix a évité et évite sciemment de traiter le domaine des phénomènes physiques paranormaux, comme s’il y avait là une “crainte” (de la polémique, sûrement)… Il est manifestement plus facile, pour les promoteurs de l’INREES, de traiter de “vécus intérieurs” (NDE, etc.) que de phénomènes parfaitement tangibles. Heureusement que d’autres n’ont pas eu cette “retenue”… Certes, la micro-PK est brièvement mentionnée sur le site de l’INREES (à la faveur surtout d’un livre de Dean Radin publié en France en 2014), mais ce qui est intéressant ce n’est pas la micro-PK (dont les parapsychologues anglo-saxons sont friands), mais la macro-PK. Cet “engouement parapsychologique” pour la micro-PK, on le retrouve d’ailleurs en France, Mario Varvoglis, qui fait partie de ceux qui se font l’écho de l’état d’esprit et de l’approche des chercheurs en parapsychologie anglo-saxons, ayant ainsi fait une conférence au siège de l’IMI, le 29 mai 2015, sur le thème : “La Psychokinèse : du macro au micro. De l’exceptionnel au banal ?”, le texte de présentation du thème de cette conférence étant celui-ci :

“La  psychokinèse ou PK (parfois appelée télékinésie) couvre un large éventail de phénomènes : poltergeists, déplacements ou lévitations d’objets, matérialisations, torsion de cuillères, guérison par la pensée… Malgré l’existence de multiples témoignages de ces phénomènes, on continue à débattre autour de la question de leur réalité, parce qu’ils sont généralement associés à des individus, ou à des circonstances exceptionnelles, et ne sont pas reproductibles en laboratoire. Toutefois, depuis une cinquantaine d’années, une abondance de recherches sur la ‘microPK’, impliquant des systèmes probabilistes, suggère que les individus peuvent induire de subtiles ‘perturbations du hasard’ et ceci sans l’intermédiaire d’une force physique connue. Quelles conclusions pouvons-nous tirer de ces recherches ? Pouvons-nous affirmer que ces effets, déduits statistiquement, sont effectivement une version ‘micro’ de phénomènes PK ? Les résultats suggèrent-ils l’existence d’une interaction continue et répandue – bien que très faible – entre l’esprit et la matière ? La microPK ouvre-t-elle la voie pour des applications permettant un contrôle volontaire du mental sur des systèmes distants ?

Cette conférence est inspirée d’un article co-écrit par Mario Varvoglis et Peter Bancel pour un ouvrage collectif : Cardeña, E., Palmer, J., Marcusson-Clavertz, D. Parapsychology : A Handbook for the 21st Century. Jefferson, NC : McFarland.”

Le documentaire de “Dossiers surnaturels” a bien débuté, avec la présentation du spécialiste en psychokinèse Jean-Pierre Girard et d’un jeune télékinésiste prénommé Ludovic :

Jean-Pierre Girard, connu pour ses démonstrations en psychokinèse (notamment la courbure de tiges ou barreaux métalliques), a insisté sur l’importance de visualiser le phénomène avant que ce dernier ne se produise. Quant à Ludovic, qu’on a vu faire tourner de petits objets légers, il a précisé qu’il visualise l’objet en train de tourner avant que ce dernier ne tourne réellement. Il faut faire “qu’un avec l’objet”, précise Ludovic.

Après une séquence relatant la vie et l’émergence des capacités psi de Jean-Pierre Girard, on a vu celui-ci courber une tige métallique en passant sa main au-dessus.

Une Pk pour la forme  Jean-Pierre Girard

 J P Girard  Lors d’un stage de développement des capacités psi en 2015

L’émission a présenté aussi :

* Le voyant Alexis Tournier. On lui a soumis une dizaine d’enveloppes avec, dans chacune d’elles, une photo. Trois tentatives d’identification du contenu de l’enveloppe ont été faites :

1) Une loupe : “arrondi”, “sombre”, cimetière”… Si l’arrondi est correct, le reste n’a pas de rapport.

2) Une montgolfière : “long”, “large”, “décoré”, “entrecroisement”, “arrondi”, “hachuré”…

3) Une tasse de café posée sur une soucoupe : “évidé”, “blanc un peu mat”, “dur”, “vocation utilitaire”, “agréable”, “ça revigore”, “contenant et contenu”.

* Le magnétiseur et “coupeur de feu” Daniel Manna. Une femme prénommée Marjorie, qui était en traitement pour un cancer du sein et qui avait eu 33 séances de radiothérapie avec des souffrances liées aux brûlures. Elle eut un second cancer et fit alors appel à Daniel Manna pour le traitement des brûlures. Elle a témoigné qu’elle n’avait plus de brûlures ni de cloaques…

Jacques Mandorla, l’auteur de “Le guide des magnétiseurs et autres thérapeutes”, qui a fait une enquête dans le milieu des guérisseurs, a noté l’existence, parmi eux, de 5 à 10% de gens très doués. Il a évoqué la thèse (celle de Rocard) non confirmée des particules de magnétite et celle de l’effet placebo, cette dernière n’étant pas satifaisante dans la mesure où on connaît des cas de guérison chez des bébés ou simplement par téléphone.

Dans une séquence, on a vu le docteur Clare Guillemin (et une patiente : Catherine Wenger) qui, en Suisse, fait appel aux services de magnétisuers et “coupeurs de feu”.

clare-guillemin-2   Clare Guillemin

 Livre Déthiollazdethiollaz-c-fourrierLa biologiste moléculaire Sylvie Déthiollaz, de l’Institut suisse des sciences noétiques, a évoqué les résultats hautement significatifs (79% de réussites) obtenus par un sujet testé pour une expérience de clairvoyance (réalisée en juin 2013), les “cibles” se trouvant alors dans des enveloppes. A un moment donné, le sujet a entendu une “voix”, et il a ainsi reçu une information auditive.

Sylvie Déthiollaz et Claude Charles Fourrier

 

 

 

 Parmi les autres intervenants de l’émission, il y a le psychiatre Philippe Wallon, le psychologue clinicien Thomas Rabeyron, le journaliste scientifique Jocelin Morisson, le statisticien Yves Lignon.

philippe-wallonPhilippe Wallon

Une séquence concerne les expériences de vision à distance qui ont été réalisées aux Etats-Unis. Le “visionneur à distance” Joe McMoneagle a été évoqué, avec son implication dans la résolution de l’enlèvement d’un militaire de l’OTAN. Il localisa la ville (Padoue) où le général était prisonnier, et il décrivit la pièce concernée.

 

 

c) Les observations d’OVNIs :

L’émission sur les OVNIs, diffusée, comme les autres émissions, début 2015, a été rediffusée le 30 juillet 2015. On a vu de nouveau le témoignage du pilote Jack Krine. Le deuxième témoignage, daté de janvier 2009, concerne celui de l’agriculteur Hubert Fouretier, qui a vu une grande boule de feu, en forme de poire. Il n’y avait pas de bruit et le tracteur n’avançait pas. Six autres personnes ont vu le phénomène.

Puis ce fut le témoignage de l’informaticien Cyril Casula qui a relaté que le 11 novembre 1980 à 18 h 45, il a vu, avec ses parents, et alors qu’il était âgé de 9 ans, une imense forme orangée qui ne bougeait pas, à la sortie du bois. Il a été pris de panique. C’était une forme oblongue avec des couleurs autour. L’objet s’est élevé puis est parti à une vitesse foudroyante. Il vait changé de couleur, passant au vert. Puis le 18 juillet 2011, il a vu avec un ami prénommé Richard, sur les hauteurs de Digne-les-Bains, une escadrille d’OVNIs. Ces objets ont évolué de manière verticale. Plus loin dans l’émission, Cyril Casula a mentionné son application OSPAN (téléchargeable), qui donne la possibilité, aux témoins, de faire un rapport sur leurs observations. L’une de ces témoins, Monique Sautel, a ainsi fait état de son observation (avec sa petite-fille de 9 ans et demi) du 9 mai 2014.

Cyril CasulaCyril Casula

Une séquence a montré Xavier Passot (et sa collaboratrice Murielle Richard), du GEIPAN. Cet organisme évoque 37% de cas expliqués, 41% qui manquent de données suffisantes et 22% de cas inexpliqués. On a vu François Louange qui a montré, à l’aide d’un logiciel, qu’on distingue, sur la célèbre photo de McMinville, un fil. Des confusions avec des lanternes thaïlandaises, par exemple, ont été aussi évoquées.

Jean-Gabriel-GresleOn a évoqué deux témoignages datés du 5 novembre 1990, celui de Georges Casabonne (avec son beau-frère) et de Jean-Gabriel Greslé. George Casabonne a vu un engin de 30 mètres de long et 20 mètres de large, qui s’est arrêté, suspendu dans les airs, sans bruit, avant de repartir. Jean-Gabriel Greslé a vu, avec plusieurs autres personnes, ce qui ressemblait à une poutre avec deux énormes faisceaux. La lumière ‘s’interrompait’ (avant d’atteindre le sol). L’engin, de grande taille, est resté immobile pendant quelques secondes avant de partir et d’entrer dans un nuage. Il avait une section trapézoïdale.

Jean-Gabriel Greslé

 

 

En outre, la sixième émission de “Dossiers surnaturels” a été consacrée aux observations du 5 novembre 1990. Il en ressort (ce qui correspondait à ma position) que la majeure partie de celles-ci sont le fait de la rentrée atmosphérique du troisième étage d’une fusée russe, quelques-unes s’expliquant cependant – dont les deux évoquées ci-dessus et un ou deux témoignes mentionnés dans l’émission consacrée au 5 novembre 1990 – par de vrais OVNIs.

La vague belge a ensuite été évoquée, avec le témoignage de Frederic Van Vlodorp. Guy Coëme, l’ancien ministre de la Défense, s’est exprimé.

Une allusion a été faite à propos de la prétendue identification à des avions U-2, par la CIA, d’observations d’OVNIs dans les années 1950.

On a parlé ensuite des observations faites au Col de Vence, avec les témoignages de Pierre Beake, de Patrick Langouet et d’Olivier Panighi.

Puis ce fut le tour du COMETA, avec le Général Bernard Norlain, Pierre Bescond et le témoignage du pilote Jean-Charles Duboc (observation du 28 janvier 1994).

DubocJean-Charles Duboc

 

 

 

 

On a vu également Seth Shostak (SETI), Douglas Vakoch, l’exobiologiste Michel Uiso et le spationaute Jean-François Clervoy.

 

d) Hantises et communications avec l’Au-delà :

L’émission consacrée à ces sujets a débuté par une demeure réputée “hantée”, le château de Fougerêts. Véronique Geoffrey dit avoir aperçu une silhouette noire masculine qui glissait, ainsi que des visages derrière la fenêtre. Le mari, François, a parlé du ressenti d’une personne masculine. Une dame a été photographiée dans les escaliers et des sons ont été enregistrés. L’historique du château révèle l’existence passée d’une jeune fille prénommée Alice qui est décédée suite à une maladie. Or, il s’avère qu’en 2010, Violette, la fille aînée du couple, devint gravement malade, souffrant d’une polyarthrite infectieuse, la même maladie qui aurait emporté Alice. On a entendu s’exprimer, dans la même séquence consacrée au châteu, l’historien Claude Lecouteux.

Allan Kardec, le fondateur du spiritisme, a été évoqué. A propos du phénomène dit des “tables tournantes”, Yves Lignon a évoqué la théorie du physicien Faraday qui avait soutenu la thèse des crispations musculaires, alors que Jean-Michel Grandsire (éditeur de la revue “Parasciences”) a parlé du scientifique Babinet qui avait assisté à une séance au cours de laquelle la table s’était soulevée avec lui dessus et qui avait néanmoins déclaré qu’il n’y croyait pas… En réalité, divers travaux (ceux de Batcheldor, etc.), non cités dans l’émission, rendent obsolète la thèse des mouvements musculaires inconscients appliquée à tous les cas de “table tournante”, la table se déplaçant parfois sans contact ou avec un contact insuffisant pour provoquer un déplacement… (Voyez mon texte sur les “tables tournantes” dans la rubrique “Parapsychologie”.)

Une séquence a évoqué le spirite Joël Ury qui pratique l’écriture automatique et la TCI (transcommunication instrumentale). A propos des images de défunts obtenues grâce à la TCI, Yves Lignon a mis en avant, comme les zététiciens et autres “rationalistes”, le phénomène de paréidolie, lequel consiste à reconnaître des formes ou des visages comme dans des nuages ou dans le test de Rorschach. Une paréidolie est une sorte d’illusion d’optique qui consiste à associer un stimulus visuel informe et ambigu à un élément clair et identifiable… Ce à quoi Jean-Michel Grandsire a répondu, avec justesse, qu’il existe des images trop nettes pour pouvoir s’expliquer par la paréidolie. Cette objection est en effet incontournable. Il suffit de voir certaines photos (comme dans un numéro de “Parasciences” où on voit des visages captés par l’équipe de Joël Ury à l’IFRES) pour s’apercevoir que, dans ces cas, la thèse de la paréidolie est insoutenable, les visages étant parfaitement reconnaissables.

Jean-Paul Sermonte a apporté son témoignage de contact, par TCI, avec Pascale, sa compagne décédée à l’âge de 21 ans d’une crise cardiaque. Le contact a été obtenu par l’expérimentatrice en TCI Monique Simonet (à Reims), Jean-Paul Sermonte se trouvant alors à Paris. Il avait convenu avec Pascale, en pensée, le mot-code “chat”. Or, à Reims, Monique Simonet put capter, sur la cassette audio, une voix disant : “miaou”, alors que l’expérimentatrice en TCI ignorait bien sûr le mot convenu mentalement avec Pascale. Ceci constitue bien sûr, pour Jean-Paul Sermonte, la preuve du contact avec sa compagne décédée.

Deux autres expérimentateurs en TCI, Monique et Jacques Blanc-Garin, ont tenté un contact avec l’esprit de Daniel, en utilisant, comme bruit de fond, un bruit de pages, les vibrations produites étant manipulées par les désincarnés pour générer le message.

On a ensuite évoqué, dans l’émission, le phénomène de la “dame blanche” ou de l’“autostoppeuse fantôme”. Pascale Catala et Yves Lignon se sont exprimés à ce sujet. Yves Lignon a évoqué le cas de l’autostoppeuse de Palavas : une femme d’une cinquantaine d’années a été vue, dans la voiture, par des jeunes gens, cette femme ayant ensuite subitement disparu du véhicule. Yves Lignon et son ancien collaborateur Vincent Melgoso ont témoigné de la sincérité des témoins.

Une séquence a été consacrée à l’association Ghost Activity (en Lorraine) qui comprend notamment le médium Laurent Atzeri, avec la capation d’Orbes et d’une voix identifiée à “Bonjour”. L’équipe a enquêté au château de Fougerêts où il y avait, depuis 2009, une nouvelle propriétaire. Des parasites dans le casque ont été signalés, un vaporisateur de brume d’eau a été utilisé pour essayer de mettre en évidence des présences invisibles, une caméra filmant aussi en continu l’écran de télévision. Des craquements ont été enregistrés. Quant au médium, il dit avoir senti la présence, dans le couloir, d’enfants décédés.

Une séquence a été consacrée à l’expérience qui avait été faite à l’Institut Métapsychique International avec le médium polonais Franek Kluski, en présence de Charles Richet et Gustave Geley. Cette expérience a été évoquée par Mario Varvoglis, de l’IMI. Il s’agissait d’une expérience de matérialisation ectoplasmique (extériorisation, du corps du médium, d’une substance qui se densifie pour prendre diverses apparences : mains, etc.). Des boules de lumière furent observées, ainsi que des forrmes de mains.Les formes ayant plongé dans un bac de paraffine, on entendit un bruit, et on put ensuite obtenir des moules en paraffine. Des moulages des formes matérialisées furent ainsi obtenus, ceux-ci étant conservés à l’IMI.

Mario VarvoglisMario Varvoglis

 

 

 

 Il y eut ensuite un cas de poltergeist qui avait été étudié, en 1973, par Yves Lignon, lequel était présent dans l’émission pour évoquer ce cas survenu à La Machine, dans la Nièvre.

YvesLignonYves Lignon

 

 

 

 

 

On entendait des bruits étranges dans la cloison mitoyenne d’une maison. L’enfant présent interrogeait “l’esprit” qui répondait par des coups. Le gendarme Bernard Guilbert, qui était sur les lieux avec des collègues, a précisé, dans l’émission, qu’il avait posé une question sur sa famille, sur le nombre d’enfants qu’il avait. Ayant posé une question sur le nombre de gendarmes à La Machine, six coups furent entendus. Or, il y avait en effet, depuis le matin-même, six gendarmes. Le phénomène cessa au bout d’un mois. Pascale Catala a évoqué la thèse parapsychologique classique de l’origine humaine du phénomène, cette interprétation psychokinétique d’origine humaine étant aussi privilégiée, bien sûr, par Yves Lignon. Cette interprétation est cependant sujette à caution car il ne faut pas oublier que l’intelligence derrière le phénomène a aussi fait preuve de “télépathie” (avec le gendarme), ce qui serait plutôt compatible, à mon sens, avec la thèse de l’intervention d’une intelligence extérieure…

La séquence suivante concernait un autre cas de poltergeist, celui d’Arc-Watripont en Belgique, en 1993, auquel s’est intéressé Michel Vanbockestal. Le gendarme Philippe Baguet a témoigné avoir assisté à un déplacement de mobilier, à l’arrachage d’une prise de téléphone, à des objets (livre, etc.) qui se déplaçaient très vite… Il y avait, dans la maison, un couple de septuagénaires et leur fille, ainsi qu’Eric (24 ans), lequel avait été victime d’un grave accident de la circulation. Les phénomènes ont débuté un mois après l’arrivée d’Eric, lequel éprouvait un sentiment de malaise et de frustration. Le phénomène a duré pendant environ six mois.

 

e) Les expériences au seuil de la mort :

L’émission du 28 février 2015 (redifusée à plusieurs reprises) a débuté avec le témoignage du docteur Jean-Pierre Postel (anesthésiste-réanimateur), lequel avait été présent au chevet de son père mourant. Jean-Pierre Postel a expérimenté ce que l’on appelle une “NDE partagée”, une expérience au cours de laquelle une personne présente au chevet du mourant vit ce que vit le mourant lui-même. Jean-Pierre Postel perçut ainsi un tunnel, une lumière, une sensation de plénitude.

Jean Pierre Postel Jean-Pierre Postel

Le récit de NDE de Platon, dans “La République”, a été mentionné, ainsi que le tableau (où on voit un tunnel avec au bout une lumière) de Jerôme Bosch.

Nicole DronNicole Dron a évoqué sa NDE (datée de 1968) bien connue, au cours de laquelle elle a eu un arrêt cardiaque pendant quarante-cinq secondes. “Qu’as-tu fait pour les autres ?”, lui a-ton notamment demandé.

JourdanIl y a eu ensuite les interventions du médecin Jean-Pierre Jourdan (qui a rappelé que ce type d’expérience survenait lors d’une maladie grave, d’une overdose, d’une anesthésie, d’un accident…), de la biologiste Sylvie Déthiollaz, du théologien François Brune.

 

Jean Morzelle a apporté aussi son témoignage NDE bien connu, cette NDE s’étant produite (il avait été atteint par une balle) lors de son service militaire, il y a bien longtemps, en 1949.

On a entendu le neurologue Steven Laureys et le médecin-anesthésiste Jean-Jacques Charbonier, ce dernier ayant précisé que la sensation de décorporation provoquée par une életrostimulation relevait de la vision autoscopique externe et non d’une vraie décorporation comme dans le cas des NDE.

Cathy Marcou a évoqué sa NDE vécue, en avril 1978, à la suite d’une chute. Elle s’est vue dans un immense tunnel puis elle a volé à une vitesse vertigineuse. Ayant vu un groupe de personnes, elle put reconnaître les membres décédés de sa famille, lesquels étaient en pleine forme, rajeunis et beaux.

Après une intervention d’Evelyn Elsaesser-Valarino, on a entendu le témoignage de Nicole Canivenq. En mai 2003, elles s’était retrouvée dans le coma à la suite d’un accident de voiture (avec un arbre percuté).

Après une intervention de Vanessa Charland-Verville (qui, comme Steven Laureys, a une lecture matérialiste et scientiste des NDE et de la décorporation en général), on a entendu le récit de Cathy Cavalheiro. En 2000, dans les Pyrénées-Orientales, cette dernière, victime d’un AVC, s’est retrouvée dans le coma. Elle aperçut des silhouettes humaines et ressentit un bonheur intense. Alors qu’elle s’approchait et qu’elle allait atteindre le point de non-retour, elle s’entendit dire : “On ne te veux pas”, ce qui lui fut répété une seconde fois. “Je vais te montrer pourquoi on ne te veux pas”. La conscience décorporée de Cathy Cavalheiro vit alors la tombe de son corps physique et ses deux enfants…

On a aussi entendu Claude Charles Fourrier (qui oeuvre avec Sylvie Dethiollaz). Une séquence tournée au siège de IANDS-France a montré Jean-Pierre Jourdan recevant un expérienceur NDE prénommé François, ce dernier étant tombé dans le coma en juin 2012 après avoir été griffé par un chat, griffure pour laquelle il est allergique.

A l’Institut suisse ISNOE, on a entendu le témoignage d’une femme qui, à Lausanne en mars 1994, avait été déclarée morte après un accident de voiture. Elle eut une NDE avant de revenir dans son corps. Elle a guéri très rapidement de ses blessures.

Vanessa Charland-Verville a évoqué, comme possible cause des NDE, le manque d’oxygène, le tunnel pouvant s’expliquer par une perte de la vision périphérique, alors que le sentiment d’amour pourrait être généré par la sécrétion, dans le cerveau, d’endorphines… Bref, il s’agit là des interprétations réductionnistes classiques de ceux qui veulent à tout prix donner une explication pseudo-scientifique aux NDE. Ces hypothèses ne rendent pas compte, comme l’a fait oberver le commentateur, du cas bien connu de Pamela Reynolds :

En août 1991, à Phoenix, Pamela Reynolds fut victime d’un anévrisme du tronc cérébral. Pour la sauver, il a fallu arrêter la circulation centrale et refroidir le cerveau à 15,5°, de sorte qu’il n’y ait plus d’échange biochimique. Pourtant, à son réveil, Pamela se mit à décrire les phases de son intervention chirurgicale : instruments, conversation… Aurait-elle vu les instruments avant de se faire opérer ? A cela, Jean-Jacques Charbonier répond qu’elle tait déjà endormie. En outre, elle a été réveilllée en réanimation et elle n’a donc pas pu voir les instruments à son réveil.

Une séquence a montré Vanessa Charland-Verville interroger une “expériencieuse” prénommée Sophie qui a eu sa NDE en 1990, à l’âge de 17 ans. Elle vit son opération, voyant ce que les médecins étaient en train de faire.

Une autre séquence a montré l’étudiant (CHU de Reims) en médecine François Lallier, lequel a fait son mémoire de médecine sur le sujet des NDE. Au moment de l’interview pour l’émission, il avait recuilli douze cas de NDE pour soixante-dix personnes interrogées.

Le sujet des NDE négatives a aussi été évoqué. A Annemasse, en juillet 2010, l’expérienceur Jean-Paul Duc, victime d’une crise cardiaque, a été déclaré cliniquement mort. Il a été spectateur de sa propre scène, il a perçu une lumière et son être est “monté”. Puis, dit-il, une espèce d’énergie s’est jetée sur son corps. Au premier “étage”, c’était l’enfer, avec une absence d’amour, de chaleur… Il aurait rencontré son frère et son père décédés, et on lui a dit qu’il n’avait rien à faire là.

Sylvie Déthiollaz a caracrétisé les diverses formes de NDE négatives. Dans le premier cas, le descriptif évoque l’enfer classique : un endroit sombre, des flammes, des entités démoniaques. Il y a ensuite l’expérience “dénuée de sens” : sensation de vide, de néant, l’impression que rien n’a existé… Les NDE inversées, quant à elles, se caractérisent par le même schéma que les NDE positives, celles-ci étant cependant vues sous un angle négatif…

Le documentaire s’est achevé par l’interview d’Eric Dudoit qui travaille à l’hôpital de la Timone à Marseille.

Alain Moreau

 alain_moreau

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