Roswell (3)

Les structures austénitique et martensitique du nitinol

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Voici un autre texte très important consacré à l’affaire Roswell. Les éléments d’information des 9 premières parties, ainsi que les parties 11 et 12, qui sont datés de 2009, sont extraits du site : www.ovnis-usa.com (traduction de Didier de Plaige)

 

 

1. Harry Dale Huffman :

En juin 2009, Harry Dale Huffman a publié dans « NewBkaze » un article titré : “Deux faits très simples prouvent la réalité de l’Ovni de Roswell”…

« Les sceptiques refusent toujours d’accepter le crash de Roswell en 1947, et même les ufologues ne réalisent pas toujours certaines évidences, à propos de Roswell, qui prouvent la réalité des Ovnis.

Les débats se poursuivent, le plus souvent dans des émissions de radio, bien que la solution ait été annoncée publiquement dès le 8 juillet 1947.

Certains sceptiques qui se sont consacrés à déboulonner cette affaire contribuent à tromper monstrueusement le public, mais les gens se laissent manipuler parce qu’ils sont peu motivés par la quête de la vérité.

Les faits qui prouvent la réalité du crash Ovni près de Roswell s’énoncent très simplement :

1) Les militaires eux-mêmes avaient signalé aux medias qu’ils avaient récupéré une soucoupe volante.

2) Le lendemain, de hauts responsables de l’armée ont décidé de changer l’histoire en affirmant que les débris retrouvés étaient en fait des fragments d’un ballon météo et que les premiers soldats de la base de Roswell arrivés sur place avaient pu les confondre avec des pièces d’un vaisseau ‘‘alien’’.

En quoi ces deux faits prouvent-ils qu’il s’agissait d’un Ovni ? Parce que l’officier de renseignement et l’officier en charge du commandement sur la base ont examiné les débris et confirmé la nature ‘‘aliène’’ de l’objet. Ces officiers, ainsi que celui chargé des relations avec la presse, savaient exactement ce qu’ils faisaient en diffusant l’histoire originale.

Ils servaient sur une base de bombardiers, peu après la guerre, et c’est l’un des endroits au monde où l’on se doit d’être extrêmement rigoureux. Si vous n’avez pas fait l’armée et ne savez pas à quel point les protocoles peuvent être stricts en temps de guerre comme de paix, je vous recommande le film Twelve O’Clock High, réalisé en 1949, qui décrit la vie sur une base de bombardiers.

Ils n’allaient pas s’amuser à propager une telle histoire, ni risquer de compromettre leur réputation ou celle de l’armée. Ils étaient professionnels et compétents. Ils ne pourraient avoir rapporté qu’il s’agissait d’un vaisseau ‘‘alien’’ sans disposer de preuves déterminantes.

Leur témoignage était sincère et honnête, et c’est pourquoi le message de la découverte avait été si rapidement diffusé.

Ces officiers de carrière n’ont d’ailleurs jamais été sanctionnés, ni leur honnêteté mise en cause.

Les responsables militaires avaient, cependant, contesté le lendemain leur compétence à reconnaître d’emblée du matériel militaire dans le champ de débris. Ils ont ensuite diffusé la photo de l’officier de renseignement, Jesse Marcel, devant des feuilles d’aluminium et des bâtonnets de balsa. C’était un bricolage enfantin destiné à abuser un public davantage disposé à se moquer qu’à réfléchir. Nous étions dans cette période troublée de l’après-guerre. Les officiers de Roswell étaient aux ordres et ils ont été complices involontaires de cette tromperie.

Mais cette histoire tordue a en fait prouvé la réalité de l’Ovni parce que ce serait simplement inconcevable qu’un officier, jugé assez compétent pour être en charge du renseignement militaire d’une unité de bombardement (en 1947, la Guerre Froide s’était installée), soit incapable de faire la différence entre des morceaux de balsa et les débris d’un Ovni.

Non, les officiers de Roswell savaient qu’ils avaient mis la main sur quelque chose d’exceptionnel. C’est pourquoi ils l’avaient fait savoir au monde entier.

La photo de Jesse Marcel faisait la Une du journal de Roswell pour illustrer la campagne de désinformation.

C’est en 1984 qu’il s’est autorisé à témoigner et a confirmé la nature de l’objet qui s’était crashé.

En constatant comment les autorités supérieures s’étaient empressées de dénigrer leur découverte, et leur embarras par la suite, n’importe quel enquêteur compétent aura compris qu’il avait été finalement décidé de cacher la vérité.

Cette opération de couverture avait aussi peu d’épaisseur que les feuilles métalliques retrouvées, et confirme davantage la preuve de la réalité de l’Ovni. Cependant, le public s’est laissé abuser, bien que Jesse Marcel soit enfin sorti de son silence en 1978 pour tenter de rétablir la vérité, et il était le mieux placé pour y parvenir.

De nombreux débats d’arrière-garde auraient dû être réglés depuis longtemps, mais il faut savoir que les autorités suprêmes – politiques et scientifiques – ont tout tenté pour discréditer la question, et leur attitude arrogante envers les faits s’est montrée incapable d’autocritique.

En se contentant d’entretenir les dogmes (anciens et modernes), elles ont refusé d’affronter une vérité aussi dérangeante. Telle est la crise que nous traversons aujourd’hui. »

 

2. Stanton Friedman :

Le physicien nucléaire Stanton Friedman a cité quelques mensonges qui éclairent le mieux l’incident du crash de Roswell :

« Richard Weaver, colonel de l’US Air Force, était un spécialiste de la désinformation. Il avait déjà menti à plusieurs reprises et il a menti à nouveau en affirmant que son Rapport apportait une conclusion définitive sur Roswell. En fait, le 24 juin 1997, son assistant, le capitaine James McAndrew, a publié le Volume 2 du ‘‘Rapport sur Roswell : Affaire classée’’.

McAndrew a également menti en prétendant avoir découvert, grâce à ses recherches approfondies, que les petits corps d’‘‘aliens’’ rapportés par les témoins n’étaient en fait que des mannequins utilisés pour des tests de crash, lancés par l’US Air Force au-dessus du Nouveau-Mexique.

McAndrew a fait figurer une carte qui s’intitule : “Largage de mannequins anthropomorphiques et sites de chute’’. Elle montre le champ de débris et la Plaine de San Agustin, ainsi qu’un bon nombre de lieux de chute, mais aucun ne se trouvait à proximité du véritable site du crash. De plus, Corona n’est même pas sur la carte. On y voit l’officier Raymond A. Madson posant avec Sierra Sam, l’un de ces fameux mannequins.

J’ai réussi à retrouver Madson, qui avait été en charge du programme. Il m’a indiqué deux points importants qui éliminent totalement cette explication des mannequins :

1. Les mannequins devaient faire près de deux mètres et peser 90 kg pour que les tests soient significatifs. (Les témoins avaient tous décrit des êtres de petite taille et plutôt frêles, avec de grosses têtes et de grands yeux.)

2. On n’avait jamais utilisé de mannequins avant 1953.

Lorsqu’ils ont sorti cette histoire des mannequins en 1997, lors d’une conférence de presse, quelqu’un avait fait remarquer que le crash avait eu lieu en 1947, pas en 1953… Le porte-parole de l’armée avait alors répondu que la mémoire des témoins pouvait être faillible ! C’est l’un de leurs plus gros mensonges. L’US Air Force aurait-elle eu recours à une machine de voyage temporel pour larguer ses mannequins ?

Un autre mensonge avait essayé d’impliquer le pilote Joseph Kittinger dans certaines histoires qu’on m’avait racontées, alors qu’il ne fut affecté dans la région que douze ans plus tard ! »

 

3. Le témoignage d’un pompier :

Un nouveau témoin de Roswell a été retrouvé… Un article d’Anthony Bragalia sur le site web “The UFO Reality” est titré : “Un pompier de Roswell le reconnaît : C’était une soucoupe volante !”

« Un pompier qui faisait partie de l’unité de Roswell en 1947 a confirmé que le mystérieux crash survenu cet été-là dans le désert du Nouveau-Mexique était en fait celui d’un engin extraterrestre !

Aujourd’hui âgé de 90 ans, il m’a révélé cette information extraordinaire lors d’une interview récente.

L’auteur réputé Kevin Randle, spécialiste de Roswell, s’est également entretenu avec lui pour se faire confirmer les détails de l’histoire.

Il y a quelque temps déjà, j’avais pu localiser le fils de Rue Chrisman. Il était le Chef de la caserne de Roswell en 1947. Il est mort en 1981 à l’âge de 98 ans.

Le fils de Chrisman m’a expliqué qu’il était au courant de l’implication de la caserne municipale au moment du crash. Mais il n’était pas très bavard, il ne souhaitait pas en dire plus.

Malgré mon insistance, il s’était contenté de répondre : “C’est arrivé. Il y a eu une grosse opération de couverture. Le crash a bien eu lieu.” Je lui ai demandé comment il était au courant ; il a marqué une pause avant de répondre : “J’en ai connu des tas qui savaient.’’

Je lui ai ensuite demandé si d’autres pompiers de cette époque étaient encore en vie. Il m’a répondu qu’il n’en restait plus qu’un seul. Il avait seulement souhaité le surnommer “Smith” et précisé qu’un des membres de sa famille fréquentait la même église. En travaillant de concert avec Kevin Randle, nous avons pu identifier et localiser ce vieil homme et solliciter son témoignage.

Lorsque nous l’avons abordé, le pompier était d’abord hésitant pour évoquer le sujet. Mais nous l’avons peu à peu mis en confiance. Au cours de notre entretien, le pompier nous a confié ces détails incroyables :

– Juste après le crash, la caserne de pompiers avait reçu la visite assez impressionnante d’un colonel du camp militaire de Roswell. Le colonel avait expliqué aux pompiers présents ce jour-là qu’“un objet inconnu venu d’ailleurs” s’était écrasé dans le désert autour de Roswell. Le colonel avait bien précisé que personne, jamais, ne devrait dire un mot à quiconque concernant cette affaire. Il avait également interdit que les hommes se rendent sur le lieu de l’incident ou répondent à la moindre demande d’information à ce sujet. Il avait conclu en disant que ‘‘tout était pris en charge par les militaires’’.

Dan Dwyer, un autre pompier de la même brigade, s’était quand même rendu sur le lieu du crash malgré les ordres du colonel. Il a confirmé certains des détails que Frankie Row, la fille de Dan Dwyer, avait mentionnés à l’occasion de nombreuses interviews au fil des années. Frankie a soutenu que son père avait pu voir l’engin et ses occupants.

Dan lui a rapporté que tout le secteur autour de l’incident était sécurisé et contrôlé par des gardes armés. Le pompier s’était rendu sur place de son plein gré, pas dans le cadre de ses fonctions.

Cependant, il ne souhaitait pas s’étendre sur ce que Dan Dwyer et Frankie Rowe avaient raconté.

– L’objet qui s’était crashé n’était pas un engin terrestre. Le pompier nous a expliqué que ce n’était pas un ballon ni une sorte d’expérience militaire. Il a dit que c’était un “Ovni”. Quand je lui ai fait remarquer que le terme “Ovni” n’était pas utilisé à l’époque… il a répondu que c’était “non-identifié – une soucoupe volante”. Je lui ai demandé comment il pouvait le savoir, et il m’a dit qu’il en était certain parce que “c’est ce qu’on m’avait dit quand c’est arrivé“. Il a expliqué que le colonel ne savait pas de quoi il s’agissait, ni d’où ça venait… et que cette situation était très préoccupante.

– Le maire de Roswell était également au courant de l’incident et il s’était rendu à la caserne des pompiers en usant de son autorité pour ordonner à la brigade de garder le silence au sujet du crash. Le pompier ne se souvenait pas du nom du maire à l’époque, mais je savais qui c’était. Lorsque j’ai prononcé le nom de “C. M. Woodbury“, il m’a répondu que ça pouvait être lui. En fait, C. M. Woodbury était un personnage très intimidant, avec lequel il fallait compter. C. M. Woodbury avait été surnommé “Iron Major” (le Major de fer) – c’était un vétéran médaillé du célèbre 752ème Bataillon de Chars.

Woodbury était aussi très proche de Butch Blanchard, le commandant de la base aérienne militaire de Roswell.

– La caserne de pompiers de la base aérienne militaire de Roswell (RAAF) avait été largement impliquée dans les opérations de récupération sur le lieu du crash. Le pompier nous a expliqué que “c’était pourquoi il y avait eu une telle confusion’’. La caserne qui avait été impliquée était celle de la base et non celle de la ville. Il nous a affirmé que les pompiers de la RAAF étaient “les plus au courant” au sujet de l’incident. Il ne se souvenait malheureusement pas des noms de ces pompiers.

– Le bureau du shérif de Roswell avait été mouillé dans la couverture du crash. Le pompier nous a dit savoir que l’adjoint Tommy Thompson, au bureau du shérif, était celui qu’on avait chargé de “calmer le jeu”.

– Lorsqu’on lui a demandé comment “il assumait le fait qu’un engin d’un autre monde se serait écrasé près de Roswell’’, le pompier nous a répondu qu’ils n’avaient pas la moindre idée de ce que ça pouvait impliquer parce que “nous ne pensions pas à ce genre de choses à l’époque, mais aujourd’hui c’est différent’’.

Le témoignage du pompier est exceptionnel. Il confirme que le crash de Roswell en 1947 était celui d’un objet inconnu. C’est donc un témoignage.

Je connais les aléas des “témoignages’’. Ils tendent à véhiculer des affirmations qui se voudraient des preuves. Tous ont ce problème inhérent.

La fiabilité et la sincérité du témoin ne peuvent être évaluées que sur un récit et non sur des documents, des photos ou autres preuves physiques.

Je reconnais que les confidences du pompier ne suffisent pas à démontrer que le crash de Roswell était d’origine extraterrestre.

Cependant, quand c’est le témoignage d’une personne authentique – qui ne s’est pas mise en avant mais qu’on a fini par “découvrir“-, nous devrions lui accorder toute notre attention. Et la réalité de l’événement ne repose pas seulement sur la parole du témoin. Mais le témoignage du pompier est particulièrement important parce qu’il n’avait jamais cherché auparavant à se faire connaître pour raconter son histoire, et il n’a aucune raison ou motivation évidente de nous mentir.

L’identité du pompier ne sera pas divulguée de son vivant. Il vit ses dernières années paisiblement, entouré de sa famille. L’auteur Kevin Randle s’est entretenu plus longuement avec lui, et il estime également qu’on doit préserver le vieil homme d’une avalanche d’appels des sceptiques et autres curieux.

On a coutume de dire que lorsqu’il s’engage chez les pompiers, un homme a déjà accompli son plus grand geste de bravoure. Cependant, dans ce cas, le plus grand acte de courage de ce vieux pompier a consisté à nous raconter ce qu’il savait de l’incident de Roswell, au nom de l’histoire et de la vérité. » (A. Bragalia)

 

4. Le témoignage du lieutenant-colonel Raymond Madson :

En 2009 (soixante-deux ans après le « crash »), les tentatives de l’US Air Force pour couvrir l’incident de Roswell ont continué à prendre l’eau de tous côtés. Le chercheur Anthony Bragalia, qui a recueilli le 11 mars 2009 le témoignage (évoqué ci-dessus) d’un pompier de la ville, témoignage confirmé par Kevin Randle, a aussi reçu les confidences du lieutenant-colonel Raymond Madson, âgé de 79 ans. C’est lui qui dirigeait le programme de largage des mannequins. Il dénonce comment un officier du Renseignement de l’Air Force, le capitaine James McAndrew (j’ajoute : le “copain” du sociologue Pierre Lagrange), a utilisé les informations qu’il lui avait confiées pour fabriquer un rapport mensonger.

Le rapport officiel publié par l’Air Force en 1997 devait établir que le crash de Roswell en 1947 n’était qu’un “mythe”. Raymond Madson explique aujourd’hui ce qui s’est passé. Le colonel va plus loin puisqu’il pense que des ‘‘aliens’’ ont été victimes de ce crash.

Il a raconté à Anthony Bragalia comment il avait été “utilisé” par un agent “en mission” chargé de produire une version de commande, mais nullement intéressé de savoir ce qui s’était réellement passé à Roswell.

Ce “Rapport sur Roswell : Affaire classée” a servi à déboulonner l’incident. Il avait été présenté par l’US Air Force comme la version officielle et définitive. Le capitaine McAndrew y expliquait que les témoins avaient confondu les prétendus cadavres d’‘‘aliens’’ avec des mannequins largués en haute altitude pour effectuer des tests.

McAndrew s’était attaché à faire croire que les fermiers locaux avaient été victimes de méprises en voyant ces pantins écrasés au sol, et les avaient pris pour des créatures d’un autre monde. Précédemment, un autre rapport de l’Air Force sur Roswell avait conclu que le “vaisseau” dont avaient parlé les témoins n’était qu’un ballon-espion relevant du projet top secret “Mogul“.

« Raymond Madson m’a récemment raconté qu’il avait été le responsable, entre 1956 et 1960, du Programme des mannequins connu sous le nom de High Dive, devenu Excelsior, à partir de la base AF de Holloman.

Il avait conçu et dirigé les tests qui consistaient à larguer des modèles anthropomorphes depuis des ballons évoluant entre 17.000 et 30.000 mètres. Ils faisaient partie d’un programme qui consistait à perfectionner l’éjection à haute altitude de pilotes dotés de parachutes. Il avait analysé les problèmes afin de perfectionner les systèmes destinés aux futurs avions. » (A. Bragalia)

Dans son rapport, le capitaine McAndrew (ce dernier ayant passé deux jours avec Raymond Madson) cite extensivement le travail de Raymond Madson et reproduit les nombreuses images qu’il lui avait confiées. On trouve dans le rapport (pages 180-181) l’affidavit de Raymond Madson, daté du 20 juin 1995. Raymond Madson précise que s’il avait effectivement écrit (à la demande de McAndrew) : “on aurait pu confondre les mannequins avec autre chose”, il avait néanmoins déclaré au capitaine que ces mannequins seraient très loin de pouvoir passer pour de petits êtres ‘‘aliens’’ ! Raymond Madson avait ajouté que tout le monde était bien au courant qu’il s’agissait de sortes de ‘‘grosses poupées’’.

Il avait surtout averti McAndrew que la période concernée, où ces tests avec les mannequins avaient commencé (1956), ne pouvait coller avec l’époque du crash de Roswell. Il y avait un décalage de plusieurs années. Finalement, Madson avait dit à McAndrew que ‘‘nos tests nécessitaient des mannequins de 2 mètres parce qu’ils devaient représenter de grands adultes’’. Il avait dit que les ‘‘aliens’’ dont il avait été question à Roswell « avaient, parait-il, des tailles d’enfants ».

McAndrew avait entendu ses objections mais n’avait pas semblé réagir.

« En fait, le rapport final de McAndrew sur Roswell n’avait tenu aucun compte des avis de Madson ! Il était devenu évident que McAndrew ne souhaitait publier que les commentaires susceptibles d’accréditer sa thèse. McAndrew avait cité Madson, mais sans tenir compte de ses avis sur ce qui avait pu réellement se passer à Roswell ! » (A. Bragalia)

« Madson atteste que McAndrew a fidèlement reproduit ses paroles, mais le contexte du rapport induit le lecteur en erreur. Au fond, Madson pense qu’on ‘‘s’est servi de lui’’. Il n’était pas du tout d’accord pour accréditer l’idée que ces mannequins avaient pu tromper les témoins. Madson m’a précisé que les mannequins portaient des marquages et des instructions pour les rapporter en cas de découverte, contre une récompense de 25 dollars. C’était pour lui une autre raison pour laquelle l’explication de l’Air Force ne pourrait tenir la route. En fait, McAndrew n’avait cherché qu’à obtenir de Madson tous les détails nécessaires sur le programme de largage, et qu’il était seul à connaître, pour construire le rapport de déboulonnage requis par l’Air Force. » (A. Bragalia)

Raymond Madson s’était plié à cette requête, mais il avait ressenti ‘‘un certain malaise’’. Il se demande aujourd’hui pourquoi l’US Air Force s’était sentie obligée à l’époque de fournir une explication au sujet d’éventuels “cadavres” aperçus sur le lieu d’un crash ‘‘qui n’était pas censé avoir eu lieu’’. Il ajoute : “Je me rends compte maintenant que la démarche n’était pas logique.’’

« J’ai évoqué avec Madson le fait que l’Air Force avait déjà précédemment (en 1994) publié un “rapport final” sur Roswell en expliquant qu’il s’agissait du crash d’un ballon Mogul top secret [The Roswell Report : Truth Versus Fiction in the New Mexico Desert]. Pourquoi alors, trois ans plus tard (en 1997), produire un autre rapport avec cette fois l’explication des mannequins ? Si c’était un ballon, l’enquête devait se terminer là. En paraphrasant Shakespeare (Hamlet), “Nous pensons qu’ils protestent trop”. McAndrew s’était montré tellement opposé à l’idée qu’il puisse s’agir d’un crash ‘‘alien’’ qu’il avait perdu toute crédibilité et révélé ses motivations cachées. » (A. Bragalia)

Raymond Madson est devenu plus explicite :

« Je n’avais pas confiance en McAndrew. En fait, je n’aimais pas du tout le personnage. Je n’appréciais pas ses procédés. »

L’auteur du rapport ne lui avait retourné aucune des photos qu’il lui avait fournies. Raymond Madson se souvient qu’après avoir lu le rapport de l’Air Force – et choqué de son contenu -, il avait appelé plusieurs fois McAndrew, mais que celui-ci n’avait jamais donné suite. Il s’était demandé s’il n’aurait pas dû s’adresser à ses supérieurs.

« Il est révélateur d’entendre Madson déclarer : ‘‘McAndrew avait une mission à remplir.” Il n’a aujourd’hui aucun doute que McAndrew ‘‘n’agissait que dans un seul but’’ et qu’on attendait de lui “un certain résultat”. Je lui ai demandé si McAndrew avait cherché à connaître la vérité sur Roswell… Madson m’a simplement répété : “Non, il était en mission.” J’ai insisté pour savoir si à son avis McAndrew avait lui-même pu croire à ses propres conclusions. Il a fait une pause et il a répété : McAndrew avait clairement un objectif.”

Madson ne craint pas d’affirmer que l’Air Force avait utilisé son programme de largage de mannequins pour produire une explication peu convaincante et servir de couverture à une affaire de crash d’‘‘aliens’’. » (A. Bragalia)

« En réalité, Madson pense qu’un crash extraterrestre a bien eu lieu et que les corps ont été conservés pendant quelque temps sur la base de Wright Patterson ! Il se fonde sur le fait d’avoir lui-même servi sur WP au début des années 50, avant de rejoindre Holloman AFB pour y conduire ses tests de mannequins.

Quelques années après l’incident de Roswell, des collègues “qui étaient bien placés pour être au courant” lui avaient raconté que la base disposait d’une installation “hautement sécurisée” où avaient été conservés les cadavres ‘‘aliens’’ récupérés lors d’un crash survenu avant son affectation. Bien qu’il fut très intrigué, il m’a expliqué qu’“à cette époque on ne posait pas trop de questions’’. » (A. Bragalia)

Anthony Bragalia précise que « Madson estime aussi que des programmes de rétroconception doivent exister, mais qu’ils ne sont pas accessibles à ceux qui ne peuvent justifier du ‘‘Besoin de savoir’’ ».

Anthony Bragalia note que le colonel Madson a rencontré, au début des années 1950, sa future épouse sur la base de Wright.

« Mme Madson était employée comme secrétaire au laboratoire médical. Chose étonnante, elle avait eu vent des mêmes “rumeurs” que son futur mari.

Certains de ses collègues lui avaient parlé de ces petits êtres, comme des enfants, qui venaient “d’un autre monde” et s’étaient crashés sur Terre. Ils avaient été récupérés, peu avant son arrivée, ramenés à la base, et on les avait étudiés en secret. » (A. Bragalia)

Raymond Madson conclut de la sorte :

« Nous savions à l’époque que nous ne devions pas trop échanger sur le sujet. Mais aujourd’hui, elle y pense très souvent et moi aussi. »

 

5. L’Institut Battelle, le nitinol et Roswell :

Le chercheur Anthony Bragalia bénéficie de la confiance des chercheurs Kevin Randle et Don Schmitt qui ont intégré ses découvertes en ajoutant un nouveau chapitre dans l’édition 2009 de leur ouvrage ‘‘Witness to Roswell’’. Il a publié un nouvel article : “Les débris de Roswell étaient bien extraterrestres : Le laboratoire a été retrouvé, les scientifiques identifiés.’’

« Des documents récemment découverts révèlent que dans les mois qui ont suivi le crash supposé Ovni de Roswell, en 1947, un programme de recherches secret a été lancé pour examiner un matériau inconnu jusque-là.

Le métal “à mémoire de forme“, objet de cette étude, colle parfaitement avec les récits de plusieurs témoins du crash. Nous avons obtenu la preuve que – sous la supervision des militaires – ces études avaient été menées par un laboratoire sous contrat qui était le seul à disposer des capacités techniques nécessaires. Un scientifique de haut niveau, employé à l’époque par ce laboratoire, nous a confié qu’on lui avait demandé d’étudier ce matériau.

L’information fournie par deux généraux de l’U. S. Air Force vient renforcer cette découverte.

Ces documents montrent qu’après le crash le gouvernement américain s’était intéressé de très près à un matériau exceptionnel connu aujourd’hui sous le nom de métal à mémoire de forme.

Cet alliage très particulier extrêmement léger pouvait être froissé ou déformé, et retrouver aussitôt sa forme originale.

Les découvertes métallurgiques dérivées de cette étude furent ensuite communiquées à d’autres agences gouvernementales (y compris la NASA), et l’armée les proposa sous contrat aux universités et à l’industrie.

Le laboratoire contracté par la Base Air Force de Wright Patterson pour conduire ces études était le Battelle Memorial Institute de Columbus, dans l’Ohio.

Plusieurs témoins ont rapporté que c’est vers la Base Air Force de WP que les débris de Roswell avaient été transférés après le crash.

Ces documents récemment découverts ont montré que les études menées par Battelle étaient placées sous la direction du Dr. Howard C. Cross. Vers la fin des années 40, H. C. Cross était l’expert scientifique de Battelle pour la métallurgie ‘‘exotique’’ et les recherches sur les alliages à partir du titanium.

Curieusement – bien qu’il fut formé aux recherches en métallurgie -, Cross est aussi devenu le “personnage-clé” chez Battelle lorsque l’Institut mena des études sur les Ovnis, au début des années 50, pour le fameux Project Blue Book de l’U. S. Air Force.

Howard Cross est probablement l’auteur de la partie toujours manquante qui a pour référence le Rapport Numéro 13.

Il est également le signataire de cette lettre étrange adressée par Battelle à Wright Patterson, connue sous le nom de ‘‘Memorandum de Pentacle’’. Le rôle historique du Dr. Cross sera rappelé dans un prochain article.

Fondé en 1929, Battelle se consacre à la recherche, au développement et à la commercialisation d’innovations technologiques. Ils se sont spécialisés dans la science des matériaux et l’ingénierie, les sciences du vivant, de l’énergie, et la sécurité nationale. Battelle est un contractant de plusieurs laboratoires nationaux aux Etats-Unis, dont certaines installations parmi les plus sensibles, dont Oak Ridge, Lawrence Livermore et Brookhaven. Le siège de Battelle se trouve à proximité de Wright Patterson. L’Institut est toujours l’un des principaux contractants de la Défense nationale. Leurs capacités métallurgiques et techniques sont reconnues au niveau mondial.

Le nitinol est la connexion directe entre les débris de Roswell et les recherches chez Battelle.

Le nitinol est un alliage particulier de nickel et de titane, ou NiTi. Il présente exactement les mêmes propriétés et les caractéristiques physiques des matériaux décrits par les témoins du crash de Roswell. Il s’agit de métaux à mémoire de forme, qui se “souviennent” de leur forme initiale, et ils ont en commun d’être extrêmement légers. Il a été dit que ces débris avaient la même couleur, étaient particulièrement résistants et capables de supporter des températures extrêmes.

Aujourd’hui, le nitinol est intégré dans toutes sortes de produits allant des implants médicaux aux montures de lunettes flexibles. Il est produit sous des formes variées, en feuilles, en fils et en rouleaux.

La NASA poursuit des recherches pour mettre au point des “métaux intelligents” pouvant servir à réaliser des ailes pliantes ou mobiles, ou des ‘‘auto-actuateurs’’ et des coques de vaisseaux “auto-réparatrices”. On pense que le métal découvert à Roswell provenait de l’enveloppe de l’engin.

Le premier alliage connu de titane et de nickel signalé dans la littérature scientifique remonte à 1939, par deux Européens. Toutefois, cet échantillon brut n’était qu’un sous-produit de la recherche, sans aucun rapport avec l’étude sur le nitinol. Son potentiel comme “mémoire de forme” n’était pas le but de la recherche, et cette propriété n’avait pas été approfondie. Les scientifiques auraient été incapables à l’époque de purifier suffisamment le titane – et ils n’auraient pas su déterminer les niveaux d’énergie nécessaires pour réaliser cet effet de ‘‘morphing’’.

On retrouvera cet alliage particulier de titane et de nickel dans des recherches conduites par des scientifiques de l’armée travaillant pour le Renseignement Naval à l’U. S. Naval Ordonance Lab. C’est là que le nitinol fut “officiellement” créé au début des années 60. Mais l’histoire “officielle” du nitinol – y compris la date et les raisons de sa découverte – n’est pas très claire.

Ce sera le sujet d’un prochain article. Une information obtenue récemment suggère que c’était en fait le Dr. Howard Cross, le métallurgiste de Battelle, et chercheur en ufologie, qui avait fourni l’information nécessaire à l’U. S. Navy pour fabriquer le nitinol (y compris le “diagramme de phase” et les détails sur le traitement du titane).

Mes propres recherches ont confirmé que les études sur le nitinol avaient en réalité commencé chez Battelle juste après le crash de Roswell – et non au début des années 60. Et c’est la base de Wright Patterson (où les débris du crash avaient été transférés) qui leur attribua le contrat de cette recherche secrète.

Ce point est confirmé par une annotation que l’on trouve dans une étude réalisée par l’un des inventeurs “officiels” du nitinol à l’U. S. Naval Lab. Dans ce rapport militaire sur le nitinol, l’auteur se réfère à une étude de Batelle datée de 1949 où il est clairement question de la purification du titane et du nickel. La citation mentionne un “diagramme de phase” qui détaille le processus et explique comment réussir l’alliage des deux métaux. En suivant précisément ces directives, on peut réaliser le nitinol à mémoire de forme. Il est possible, mais pas certain, que les co-inventeurs “officiels” du nitinol aient ignoré que les propriétés de l’alliage avaient été découvertes dans l’étude des débris de Roswell.

On n’a trouvé que trois autres références sur cet alliage de titane et de nickel dans les rapports de Battelle. A chaque fois, ce ne sont que des notes en pied de page – et seulement dans les études sur les métaux conduites sous les auspices de l’armée américaine.

Dans un cas, la note signalait la base Air Force de Wright Patterson comme ‘‘Directeur de Projet’’.

Une analyse historique de la littérature scientifique montre qu’aucun autre alliage n’avait été étudié par les militaires américains, alliage qui pourrait présenter un potentiel effet de mémoire de forme, avant cette période de la fin des années 40 – et le contrat de recherches confié à Battelle par Wright Patterson.

Wright Patterson avait besoin de Battelle pour effectuer ce travail. La raison principale en était que Battelle avait quelque chose que les militaires ne possédaient pas : un fourneau à arc performant capable de fondre et de purifier le titane au niveau requis pour fabriquer le métal à mémoire.

L’histoire du titane (nécessaire à la fabrication du ‘‘nitinol’’) est elle-même très révélatrice. Selon l’‘‘Encyclopedia Britannica’’ : “A partir de 1947, on commença à s’intéresser de très près à la structure du titane qui était jusque-là une curiosité de laboratoire.” D’après l’Industrial Arts Index, le nombre des articles scientifiques publiés sur le titane augmenta de manière spectaculaire à partir de 1947.

Dans un rapport titré “La décennie du titane’’, publié en 1962 par la Rand Corporation, nous lisons ceci : “Une industrie du titane bien plus active, en termes de capacité de production, s’est développée, qui dépassait très largement les besoins de l’aéronautique. La période de 1948 à 1958 a représenté la majeure partie des investissements.” Le gouvernement américain a consacré la somme étonnante de 2.5 milliards de dollars (en valeur actuelle) pour des recherches consacrées au titane à partir de 1947.

L’identification des scientifiques et la découverte des rapports :

Le rapport Batelle sur le métal à mémoire est titré : “Second Rapport d’étape sur le Contrat AF33 (038)-3736”, et il a été remis à la base de Wright Patterson en 1949.

Il est signé de C. M. Craighead, F. Fawn et L. W. Eastwood. Il est apparu que ce travail faisait partie d’une série de contrats négociés au début des années 50. Il est intéressant de noter que les scientifiques signataires du rapport étaient étroitement associés avec le chef métallurgiste de Battelle, spécialiste du titanium, le Dr. Howard Cross, déjà mentionné.

Les scientifiques ont continué à produire des rapports sur la métallurgie exotique en couvrant des domaines comme ‘‘les métaux et la superplasticité’’, ‘‘la transformation des métaux’’ et ‘‘les microstructures des métaux’’.

En nous basant sur les rubriques des études que nous avons découvertes, et qui font référence à ce rapport Battelle, nous savons que ce “rapport d’étape” présente le tout premier “diagramme de phase” qui a été réalisé pour expliquer comment réussir l’alliage de titane et de nickel. C’est la principale condition pour fabriquer du métal à mémoire. La question de la purification du titane a donc été résolue à cette époque parce qu’un très haut degré de pureté est requis pour obtenir cet effet.

Aucune référence n’a été trouvée sur un éventuel Premier Rapport d’étape qui doit bien se trouver quelque part. Puisque le Second Rapport d’étape (achevé en 1949) évoque les techniques de fabrication de l’alliage, il est possible que le Premier rapport (rédigé en 1947 ou 1948) ait été consacré à l’analyse du métal à mémoire de Roswell.

Bien que le nitinol ne soit pas strictement identique aux débris retrouvés à Roswell, il représente ce que nous avons pu réaliser qui soit le plus ressemblant aux propriétés du matériau récupéré. La recherche en métallurgie a été stimulée par la découverte de ces débris du crash de Roswell pendant l’été 1947.

Les Rapports ont été égarés :

J’ai recherché pendant un an le Premier et le Second Rapport de Battelle. Nous avons en effet retrouvé des annotations qui s’y réfèrent dans les études commanditées par l’armée sur les métaux à mémoire. Mais, à ce jour, il nous a été impossible de mettre la main dessus.

L’historien et archiviste de Battelle n’est pas parvenu à retrouver ces documents. Dans une récente communication avec Battelle, Billy Cox, du ‘‘Sarasota Herald Tribune’’, s’est entendu répondre que Battelle ne parvient toujours pas à retrouver ces rapports et que ça reste “un mystère” pour eux.

De même, l’Archiviste principal de la base de Wright Patterson n’est pas parvenu à localiser ces documents.

Les deux bibliothécaires ont même collaboré dans cette recherche. Ils sont très étonnés de cette disparition et pensent que les rapports furent peut-être détruits (bien que ça n’ait pas été enregistré), à moins qu’ils soient toujours hautement classifiés.

Le Centre d’Information Technique du Département de la Défense U. S. (DTIC) est le principal dépositaire des rapports techniques et des études commanditées par l’armée. Les rapports Battelle ne figurent pas non plus dans leur base de données. Finalement, sur le conseil du journaliste Billy Cox, j’ai adressé une requête FOIA (Freedom of Information Act) au Secrétariat de l’Air Force à WPAFB. Nous sommes en attente d’une réponse.

Nous espérons pouvoir localiser ce Second Rapport d’étape. Parce qu’il contient les “diagrammes de phase” qui permettent de réaliser l’alliage de nickel et de titane, cela confirmera les travaux sur le métal à mémoire. Cela permettra de montrer que Battelle cherchait effectivement à créer de tels matériaux pour l’armée après le crash de Roswell. Il sera sûrement plus difficile de retrouver le Premier Rapport d’étape de Battelle.

Confirmation par deux Généraux de l’U. S. Air Force :

Lors d’une interview réalisée dans les années 90, l’ancien brigadier général Arthur Exon, de la base Air Force de Wright-Patterson, avait confirmé l’existence des rapports sur les matériaux récupérés à Roswell. Exon, commandant de la base de Wright Patterson dans les années 60, avait raconté qu’on lui avait confié certains détails sur la composition des débris du crash et les divers tests qu’on leur avait fait subir.

Chose étonnante, Exon avait déclaré au sujet des débris : “C’était du titane et un autre métal connu, mais ils avaient été spécialement traités.” Naturellement, un traitement particulier du titane et de “l’autre métal connu” (le nickel) est nécessaire pour fabriquer du nitinol.

Exon avait explicitement ajouté : “Puisque ce matériau existe, aujourd’hui je ne serais pas surpris qu’on puisse retrouver les rapports qui le concernent.” Exon devait se référer aux Rapports d’étape de Battelle sur les métaux à mémoire, rédigés pour Wright Patterson à la fin des années 40.

Le Mémo de 1947 du Général Shulgen :

Le Général de l’Air Force George Schulgen (qui avait dirigé le Renseignement au Pentagone à l’époque de l’incident de Roswell) est l’auteur d’un mémo, qui était à l’origine estampillé “secret”, sur le problème des soucoupes volantes ; ce brouillon est daté du 30 octobre 1947, soit environ quatre mois après le crash.

Dans la version authentifiée de ce mémorandum se trouve une rubrique titrée ‘‘Items of Construction’’. Schulgen demande à ses officiers de s’intéresser aux objets volants et aux matériaux dont ils sont constitués. Il remarque plus particulièrement que ‘‘des méthodes de fabrication inhabituelles sont utilisées pour parvenir à une extrême légèreté’’ ; il ajoute que ce matériau est un “composite… qui nécessite d’allier divers métaux”.

Schulgen décrit précisément certaines des caractéristiques propres au nitinol. Tout comme les débris de Roswell, c’est un alliage métallique ‘‘extrêmement léger’’. Il s’agit d’un matériau “composite”, réalisé par des moyens inhabituels, qui implique plusieurs métaux – sans doute voulait-il parler de titane et de nickel.

Des scientifiques de Battelle reconnaissent que des débris du crash Ovni ont été analysés.

Le scientifique Elroy John Center a reconnu qu’il avait analysé un métal provenant d’une épave d’Ovni alors qu’il était employé par Battelle. Center avait travaillé comme expert chimiste pour Battelle pendant près de vingt ans, de 1939 à 1957. Ceci nous a été confirmé à la fois par les registres de l’Université du Michigan et par les articles scientifiques qu’il avait publiés du temps où il travaillait pour Battelle.

Ingénieur chimiste diplômé, Center avait rédigé des articles publiés dans des revues de haut niveau. Parmi ses domaines de recherches : le test chimique des métaux, la ‘‘micro-identification’’ des métaux dans des alliages, et l’analyse spectroscopique de matériaux particuliers. Center avait le profil idéal pour être impliqué dans les premières études sur les débris de Roswell.

Il avait mis au point une technique d’analyse des métaux très innovante qui est signalée dans plusieurs études concernant “l’identification polygraphique du titane” dans des alliages. Il faut du titane spécialement préparé pour fabriquer du nitinol semblable au “métal à mémoire” de Roswell.

Les membres de la famille de Center ont confirmé qu’il s’intéressait énormément aux Ovnis et au sujet extraterrestre. En mai 1992, le Dr. Irena Scott de Columbus, Ohio, chercheuse et historienne réputée (qui avait aussi fait partie de l’équipe des scientifiques de Battelle), avait interviewé un proche partenaire professionnel d’Elroy Center. Elroy lui avait confié qu’en juin 1960, alors qu’il était employé par Battelle, il avait été impliqué dans un très étrange programme de laboratoire. Center lui raconta que ses supérieurs lui avaient demandé de participer à une étude hautement classifiée de l’Institut qui faisait l’objet d’un contrat du gouvernement.

Le projet consistait à travailler sur un matériau très inhabituel. Center avait compris que ces fragments de matériau avaient été récupérés par le gouvernement américain à la suite d’un crash d’Ovni. Center parlait de l’échantillon qu’il était chargé d’étudier comme d’un “morceau“. Il avait expliqué que ce “morceau” était d’une nature totalement inhabituelle.

Il déclara également que d’étranges symboles, qu’il appelait des “glyphes”, étaient inscrits sur ces fragments. Divers témoins des débris du crash de Roswell ont bien sûr parlé de telles inscriptions. Center ne pourra nous fournir d’autres indications. Ce scientifique de Battelle nous a quittés en 1991.

Prochaines révélations :

Nous publierons prochainement des informations documentées sur la connexion Battelle-Roswell :

– Les autres recherches secrètes du Dr. Howard Cros, le métallurgiste de Battelle, sur les observations d’Ovnis et les débris récupérés.

– L’identité des “donneurs d’ordres” de Battelle à Wright Patterson.

– Les tests étranges ‘‘d’influence mentale’’ qui ont été effectués sur le nitinol par l’armée américaine et la NASA, en faisant appel à des sujets psi pour “déformer” le matériau avec ‘‘l’énergie psychique’’.

– Pourquoi ‘‘le morphing pourrait être la clé du mystère des Ovnis’’.

– Comment la recherche sur les “métaux intelligents” et “adaptables” est-elle aujourd’hui encadrée par la NASA, l’armée américaine et Battelle. » (A. Bragalia)

Anthony Bragalia conclut de la sorte :

« La connexion Battelle-Roswell est maintenant bien établie. Ses implications sont profondes. En 1947, un engin venu d’un autre monde – dont les matériaux étaient une énigme scientifique – a profondément bouleversé l’histoire. »

Le docteur Howard Cross était l’expert métallurgiste de l’Institut Battelle. A la fin des années 1940, il a fourni, à l’U. S. Naval Lab, l’information nécessaire sur le titane. C’est ce laboratoire qui a officiellement mis au point le nitinol dix ans plus tard.

Nous avons également appris que le Dr. Cross avait contribué au Project Blue Book pour le compte de Battelle. Nous allons voir qu’après l’incident de Roswell, Cross a discrètement collaboré – mais de très près – avec les responsables de divers départements du gouvernement américain sur plusieurs aspects du phénomène Ovni.

Pourquoi un métallurgiste qui avait étudié des alliages exotiques en 1948 aurait-il aidé Battelle à produire un rapport sur les Soucoupes Volantes à la demande du gouvernement ? C’est, semble-t-il, parce que le Dr. Cross avait étudié le métal à mémoire de forme de Roswell. Il possédait le savoir technique sur la construction de l’engin et disposait des accréditations de sécurité nécessaires ; de ce fait, il était devenu un personnage incontournable pour les militaires et le renseignement américain, capable d’analyser et de poursuivre des recherches sur des affaires d’Ovnis particulièrement complexes.

Nos informations les plus récentes montrent que le Dr Cross était bien autre chose qu’un ‘‘simple métallurgiste’’ spécialisé sur les alliages au titane.

L’information qui le concerne n’a pas été facile à rassembler (et nous comprenons maintenant pourquoi). Son nom est mêlé à plusieurs affaires étranges. Le métallurgiste de Battelle était un personnage si important qu’il avait toute liberté de négocier avec les responsables de l’Office of Naval Research, la CIA et les services de renseignement de l’Air Force. Sa double vie n’apparaît qu’aujourd’hui, quand on réalise ses liens étroits avec les échelons supérieurs du gouvernement des Etats-Unis sur le sujet Ovni dans l’après Roswell : Cross a probablement contribué à la rédaction du Rapport N° 14 du ‘‘Project Blue Book’’ de l’U. S. Air Force, ainsi qu’a d’autres études Ovnis du gouvernement.

Cross a adressé un mémo le 9 janvier 1953 (avec un tampon ‘‘Secret’’ à l’encre rouge) au colonel Miles E. Goll de la base Air Force de Wright Patterson. Goll était à l’époque le responsable de l’Analyse du Renseignement pour l’Air Materiel Command. Dans cette lettre, Cross montre clairement qu’il a toute autorité pour s’exprimer officiellement au nom de Battelle, dans le cadre de ses études sur les Ovnis pour le compte du gouvernement. Dans ce mémo, Cross demande que Wright Patterson retarde les travaux du groupe d’étude sur les Ovnis de la CIA, le Panel conduit par Howard Robertson.

Il voulait que Battelle puisse auparavant terminer son étude statistique sur les Ovnis, commandée par l’Air Force, qui deviendra le Rapport N° 14 du ‘‘Project Blue Book’’. La CIA elle-même avait pris l’avis de Cross et conclu avec lui à la nécessité de ce délai. Au final, cependant, l’Air Force n’avait pas tenu compte des avis de la CIA et Battelle. Nos informations tendent à montrer que Battelle avait également produit le Rapport N° 13 (introuvable) du ‘‘Project Blue Book’’ : le numéro du rapport précède directement le Rapport N° 14 dont Battelle est bien l’origine. Certains pensent que ce Rapport N° 13 du ‘‘Blue Book’’ présente en détails les débris récupérés à Roswell.

Cross était un homme très secret.

Cross était très attaché aux règles de confidentialité et il ne voulait pas que l’Institut Battelle soit mentionné dans son étude Ovni destinée au ‘‘Blue Book’’.

Edward Ruppelt, en charge du ‘‘Project Blue Book’’ – dans un livre qu’il a publié des années plus tard -, a mentionné les études Ovnis conduites par Battelle sous le nom de “Project Bear”. Là encore, bien qu’il eut été un responsable actif chez Battelle pour les études sur les Ovnis, l’histoire a préservé la réputation du Dr. Cross.

On sait très peu de choses sur cet homme secret – et nous comprenons maintenant pourquoi.

Cross avait même signé de différentes manières. Comme métallurgiste – ou dans ses travaux sur les Ovnis pour le gouvernement -, il apparaissait comme “H. C. Cross”, “Howard Cross”, ou simplement “Dr. Cross”. On n’a pas trouvé d’exemples de sa signature, et des photos du Dr. Cross demeurent introuvables.

Cross est l’auteur du mystérieux “Mémo de Pentacle” sur les Ovnis, adressé à Wright Patterson.

Plusieurs décennies après sa rédaction, en 1953, un mémo tamponné “Secret” fut découvert dans des circonstances assez particulières. Le “Mémo de Pentacle” a été adressé par le Dr. Howard Cross au colonel Miles Goll de l’Air Materiel Command. Dans ce mémo, Cross attirait l’attention de l’Air Force sur le projet d’une étrange opération en rapport avec les Ovnis.

Cross avait seulement tapé son nom – “H. C. Cross” – à la machine en bas du document, mais il ne l’avait pas signé.

Dans ce document, le Dr. Cross proposait à l’U. S. Air Force de “simuler” des manifestations Ovnis. Il voulait voir comment des populations ciblées pourraient rapporter leurs “observations” – et quel serait leur impact sur elles. Nous n’avons pas la preuve que cette opération fut réalisée.

Nous voyons maintenant que le Dr. Cross ne se contentait pas de mener ses recherches sur les métaux à l’Institut Battelle (et de conduire des analyses statistiques sur les Ovnis pour le ‘‘Blue Book’’), mais qu’il s’intéressait également aux aspects psychologiques du phénomène et à la manière dont il était perçu. Cross était par conséquent très bien informé des multiples facettes du sujet Ovni – ce qui est très étonnant pour un “simple métallurgiste”.

En 1968, le Dr. J. Allen Hynek – alors scientifique reconnu de l’Air Force – avait pris contact avec le Dr. Cross au sujet de ce mémo qui venait de lui être signalé. Cross avait accepté de rencontrer Hynek en privé, mais il était finalement venu avec quatre “collègues”. Alors que Hynek commençait à relire ses notes à propos de ce mémo, Cross avait saisi le papier des mains du chercheur en lui déclarant que c’était “de l’histoire ancienne’’.

Cross ne voulait visiblement plus aborder le sujet et il conserva les notes au lieu de les rendre à Hynek. Hynek était stupéfait et il avait faiblement protesté.

Cross était un expert dans la physique des métaux. Son autorité et son engagement dans l’étude très pointue des Ovnis ne pourraient se comprendre s’il n’avait pas déjà une expérience dans ce domaine, en ayant par exemple étudié les matériaux de construction des Ovnis.

Cross avait travaillé de très près sur les Ovnis avec le Chef des Analyses de Wright-Patterson.

Le “colonel Miles Goll” était le destinataire du “Mémo de Pentacle” sur les Ovnis. Miles Goll est la clé du mystère de Roswell. Goll – et c’est important – était le Chef des Analyses pour l’unité ‘‘T-2’’, une activité hautement classifiée qui relevait de l’Air Material Command de la base. Le groupe de Goll avait pour mission de fournir une assistance technique aux services de renseignement et d’analyse des avions ennemis récupérés, ou de toutes technologies associées qui auraient des applications concernant la défense. En outre, ils devaient parer à toute “surprise” d’ordre stratégique, tactique ou technologique.

Ces gens étaient censés collecter toute information relative à ce domaine et la transmettre aux ingénieurs susceptibles de ‘‘rétro-concevoir’’ ou dupliquer ces technologies. Ils devaient également aider au transfert des technologies découvertes, dans les avions ennemis abattus, aux contractants de la Défense américaine. Enfin, ils étaient à même de produire des éléments utiles au contre-espionnage pour dissimuler et semer le doute sur ces activités. On est bien obligé de conclure que si l’incident de Roswell était bien une affaire d’Ovni, le groupe de Goll – celui qui travaillait avec le Dr. Cross de l’Institut Battelle – devait être directement concerné. Un prochain article sera consacré aux ‘‘Commanditaires de Battelle’’ sur la base de Wright Patterson.

Cross travaillait sur les Ovnis avec le Chef du Renseignement scientifique de la CIA.

Le métallurgiste de Battelle était si bien introduit qu’il reçut la visite officielle de H. Marshall Chadwell, chef du Renseignement scientifique de la CIA. On a découvert cette note dans les archives du groupe d’études des Ovnis, le NICAP, qui est aujourd’hui dissout : “12 Décembre 1952, le Dr. H. Marshall Chadwell, chef de l’OSI à la CIA, le Dr. H. P. Robertston et Fred Durant ont rendu visite au Dr. Howard Cross, chargé du Project Blue Book chez Battelle.”

Ceux qui sont un peu familiarisés avec les études gouvernementales sur les Ovnis, notamment le ‘‘Blue Book’’ et le Panel Robertson, auront reconnu ces noms, sauf celui du Dr. Cross.

Cross était en contacts étroits avec l’entité qui a précédé la NASA.

Le Dr. Vannevar Bush a présidé un temps le comité NACA, cette organisation qui a été remplacée par la NASA. Nous pensons que Cross a travaillé avec Bush. Des documents montrent que Cross a été consulté par le NACA sur des matériaux qui pourraient être utilisés par des engins spatiaux. Vannevar Bush est mentionné dans un mémo de novembre 1952 rédigé par l’ingénieur du gouvernement canadien Wilbert Smith : “Leurs modes opératoires sont inconnus, mais un petit groupe dirigé par Vannevar Bush s’efforce de comprendre comment ça fonctionne.”

Smith avait été renseigné par le Dr. Robert Sarbacher, qui l’a ensuite confirmé auprès d’un chercheur en 1985. Sarbacher était un physicien américain de pointe qui avait été un consultant du DOD dans les années 50. Dans des articles ultérieurs, nous montrerons que Battelle avait transféré ses recherches sur les métaux à mémoire de forme à la NASA. Actuellement, la NASA est leader pour le développement des technologies dans ce domaine, notamment pour de futures applications destinées à ses modules spatiaux.

Cross avait observé le ciel à la recherche d’Ovnis.

Il avait observé une manifestation en 1951. Parmi les dossiers du ‘‘Project Blue Book’’ (dans la catégorie “inconnu”), on a retrouvé ce rapport selon lequel ‘‘Howard Cross, du Battelle Memorial Institute’’, a observé le 2 octobre à Columbus, Ohio, ‘‘une forme ovale, brillante et inhabituelle, dotée d’une queue tronquée’’. Cross avait déclaré à l’Air Force que “ça volait en ligne droite, à une altitude constante, disparaissant au loin au bout d’une minute”.

Un commandant de l’U. S. Navy charge Cross d’examiner des débris récupérés pendant la vague d’Ovnis de 1952 :

Selon des coupures de presse et des recherches ultérieures menées par le défunt Todd Zechel, le commandant Alvin Moore de l’U. S. Navy avait récupéré un objet cylindrique “cassé” et assez inhabituel sur un terrain lui appartenant dans la banlieue de DC pendant la fameuse vague d’Ovnis de 1952. Moore avait raconté à Zechel qu’il avait montré ce matériau à ses partenaires du National Bureau of Standards (NBS). Il avait ajouté que ces techniciens et des scientifiques de la CIA, mais également un chercheur de Battelle, avaient examiné cette pièce.

Ce chercheur était le Dr. Howard Cross. Moore avait dit : Howard Cross de Battelle, qui travaille pour l’USAF, a pensé de son côté que ça pouvait être un morceau d’un fourneau à ciel ouvert – ce qui n’avait pas de sens puisque c’était tombé du ciel.” On a su par la suite que c’était d’origine terrestre, mais personne n’était parvenu à déterminer ce que c’était. Cross était un expert chez Battelle, à la fois sur les métaux et les Ovnis. Son expertise métallurgique était à ce point reconnue (grâce à l’examen des débris de Roswell) que le gouvernement avait considéré utile de lui soumettre des éléments relevant d’autres crashs d’Ovnis.

Cross a dirigé le scientifique qui avait rédigé à la fin des années 40 le Rapport d’étape de Battelle, aujourd’hui introuvable, sur le métal à mémoire de forme.

Le plus révélateur concernant le Dr. Cross est la confirmation qu’il avait travaillé en étroite collaboration avec cet autre scientifique de Battelle, L. W. Eastwood, au point de co-signer ses travaux.

Nous disposons des copies d’articles que le Dr. Cross et L. W. Eastwood ont rédigé ensemble. Plus étonnant, c’est L. W. Eastwood qui est l’un des auteurs (avec Craighead et Fawn) des rapports manquants de Battelle, adressés à Wright Patterson à la fin des années 40, sur l’alliage de nickel et de titane (nitinol) qui permet de créer un métal à mémoire de forme.

L’information disponible sur le Dr. Cross est très peu fournie, mais, dans l’une des études qui a pu être obtenue, Cross est considéré comme ‘‘Directeur de Recherches’’. Pour cette raison – et tout ce nous avons appris sur lui -, il est possible que le Dr. Cross fut à la tête du groupe de scientifiques qui ont travaillé sur le métal à mémoire de forme. » (A. Bragalia)

Le métal à mémoire de forme retrouvé, dit-on, à Roswell, a-t-il été secrètement “fourni” à l’industrie pour qu’elle exploite ses avantages potentiels ? Comment cette technologie aurait-elle été transférée sans révéler son origine ? Pourquoi a-t-on procédé sur le nitinol à des expériences bizarres d’action sur la matière en faisant appel à des sujets psi au service du gouvernement ? Quel est le sens caché de ce métal capable de changer de forme ?

 

6. Le nitinol :

a) L’histoire officielle du nitinol n’est pas la vérité :

Les Européens qui, dans les années 1930, avaient procédé à des tests sur ce métal, avaient observé que certains alliages (avec de l’aluminium) pouvaient manifester une “pseudo-élasticité”. En fait, depuis que l’Homme avait commencé à utiliser le feu pour forger le métal, il savait que “l’état du métal” pouvait être modifié.

« Mais les études conduites par Battelle pour Wright-Patterson, à la fin des années 40, sont d’un ordre très différent. Elles montrent que l’armée américaine examinait pour la toute première fois un type de métal dont la structure avait vraiment la faculté de se remettre en place. Et ces études avaient commencé juste après le crash de Roswell, où des matériaux semblables auraient été récupérés.

Il est important de remarquer que, même après plusieurs décennies, le nitinol formé de nickel et de titane est toujours ce matériau de référence qui sert à définir un “métal à mémoire de forme’’.

Toutes les observations antérieures de la “pseudo-elasticité” portaient sur des alliages qui n’étaient pas à base de nickel et de titane, et qui n’avaient pas été réalisés pour ces propriétés. Toutefois, le nitinol est devenu un élément essentiel pour fabriquer toutes sortes de choses, depuis les branches de lunettes aux ailes d’avions, en passant par les implants médicaux. » (A. Bragalia)

On considère habituellement que le nitinol a été découvert “par hasard” au début des années 1960 dans les labos de l’U. S. Naval Ordonance, situés dans le Maryland, et que ses co-inventeurs sont les docteurs Wang et Buehler. Anthony Bragalia note que la véritable histoire du nitinol a été volontairement dénaturée, l’histoire officielle ne tenant pas la route.

« En vérité, les premiers examens sur ce remarquable alliage de nickel et de titane remontent bien des années auparavant, à la fin des années 40, après le crash de Roswell. Et ces travaux avaient été réalisés par quelqu’un d’autre – au Battelle Memorial Institute, dans l’Ohio. Cette recherche avait été engagée sous contrat, à la demande de Wright Patterson – la base de l’Air Force où précisément les débris avaient été acheminés. » (A. Bragalia)

 

b) L’année de la découverte est imprécise :

L’un des problèmes qui apparaît tout de suite dans l’histoire “officielle” du nitinol, c’est l’année précise de sa découverte.

« Faites simplement une recherche sur le mot ‘‘nitinol’’, avec au choix l’une de ces années : 1958, 1959, 1960, 1961, 1962 ou 1963. Les résultats indiqueront des sites qui affichent chaque fois cette année comme étant celle de la “découverte” du nitinol. Même les co-inventeurs officiels, William Buehler et Frederick Wang, avaient évoqué différentes années alors qu’ils travaillaient au Naval Lab. Les revues scientifiques et les articles de la grande presse indiquent des années différentes. Quand je me suis adressé à Wang, il a ri de manière bizarre et il a reconnu qu’il n’était pas très sûr de l’année, en ajoutant qu’il lui faudrait y réfléchir ! » (A. Bragalia)

 

c) Plusieurs prétextes ont été avancés sur la découverte du nitinol :

« On nous donne au moins trois raisons complètement différentes pour expliquer comment on avait été amené à s’intéresser au nitinol. Buehler avait déclaré qu’il effectuait des recherches sur des alliages métalliques qui pourraient servir à fabriquer des cônes d’avions. Mais un article de ‘‘Time Magazine’’ en 1968 le cite en train d’expliquer qu’ils essayaient de trouver un matériau ‘‘non-magnétique’’, ‘‘non-corrosif’’, qui servirait à démanteler des mines.

Récemment, un scientifique qui avait travaillé au Lawrence Berkeley m’a raconté qu’il avait examiné le nitinol au National Lab. On lui avait alors dit que ce matériau avait été mis au point alors qu’on essayait de créer de nouvelles coques de sous-marins. » (A. Bragalia)

 

d) Des explications divergentes autour de cette découverte :

« Dans la plupart des récits, l’explication de la découverte “accidentelle” du nitinol consiste à nous dire que ‘‘quelqu’un avait commencé à s’ennuyer et avait craqué une allumette pour voir si ça ferait quelque chose’’. Le nitinol requiert de l’énergie – comme de la chaleur – pour changer de forme.

Mais selon un autre récit, un chercheur nommé “R. C. W. Wiley” aurait placé un alliage de nickel et de titane dans une machine de test de résistance, créant une bosse. Wiley chauffa le morceau pour voir si la chaleur aurait un effet, et – à sa grande surprise – la bosse disparut. Personne ne précise si on avait purifié le titane au très haut niveau requis pour faire du nitinol.

Une autre raison a été avancée, mais oralement, par le co-inventeur William Buehler. Il a raconté que pour une raison obscure il avait un jour emporté une bande de l’alliage pour participer à une réunion de direction au Naval Lab. Il jouait avec ce matériau entre ses doigts, et un collègue nommé David Muzzey (sur lequel on n’a jamais rien trouvé) a avancé un briquet – ou une allumette – pour voir ce qui se passerait… Et voilà le nitinol !

Buehler n’est pas clair, et il offre deux explications diamétralement opposées à propos de ce matériau. Tantôt il en parle comme d’une découverte “concertée“, et dans une autre circonstance il déclare à un journaliste que c’est un geste imprévisible qui a révélé ces propriétés.

Vers la fin de sa vie, dans une version destinée à la postérité, Buehler s’était presque métaphysiquement exclamé qu’il avait été “attiré” par cet alliage. Lorsqu’il avait frappé sur un échantillon, Buehler raconte qu’il avait “résonné de manière admirable”, et il avait ajouté que ‘‘l’alliage équiatomique’’ de nickel et de titane avait signalé acoustiquement ses particularités exceptionnelles. On ignore toujours comment il a su que le titane devait être pratiquement pur à 100% – ou que la température, la pression et autres spécificités doivent être précisément requises pour créer du nitinol, puis que l’énergie doit lui être appliquée d’une certaine manière. » (A. Bragalia)

 

e) Battelle a fourni à l’U. S. Navy la technologie du métal à mémoire de forme de Roswell :

« Comme nous l’avons expliqué précédemment, le Dr. Howard Cross – métallurgiste chez Battelle et à la fois chercheur ufologue qui avait secrètement participé au ‘‘Project Blue Book’’ – avait très probablement dirigé l’analyse des débris de Roswell. Dès 1948, Cross avait “alimenté” l’information technique sur la préparation particulière du titane (pour parvenir à faire du nitinol). Cross a signé un rapport technique de synthèse, titré “Titanium Base Alloys”. Il l’avait remis à l’Office of Naval Research en décembre 1948. Le Naval Lab est le laboratoire où le nitinol avait été “officiellement” découvert plusieurs années plus tard.

En fait, un article scientifique du “co-inventeur officiel du nitinol”, le docteur Frederick Wang, nous confirme qu’il avait “reçu” l’information nécessaire sur l’alliage grâce au rapport initial de Battelle sur le métal à mémoire de forme qui avait été rédigé peu après le crash de Roswell. Dans la note de pied de page No. 6 de son papier intitulé “On the NiTi (Nitinol) Martensitic Transition, Part 1 1972 Naval Ordonance Laboratory, White Oak, MD”, le Dr Wang cite le document Battelle de 1949 qui a pour titre “Second Progress Report on Nickel-Titanium system” et dont les auteurs sont les scientifiques de Battelle, Craighead, Fawn et Eastwood.

Je me suis adressé au Dr. Wang pour lui poser quelques questions au sujet de sa recherche. Quand j’ai abordé le sujet du rapport Battelle de 1949 auquel il avait fait référence dans la note de pied de page de son étude sur le nitinol, Wang s’est muré dans le silence et visiblement ne souhaitait pas répondre.

J’ai dû insister et il a répondu : “Cela devait faire allusion au Diagramme de Phase sur le nickel et le titane.” Un tel diagramme comportait les indications nécessaires pour “amalgamer” des métaux, et c’était indispensable pour parvenir à créer un alliage. Il détaille les “frontières” propres à chaque composant lorsqu’on tente de les associer.

La température, la pression et autres paramètres y sont précisés et servent à déterminer le bon mélange. Cette information était absolument nécessaire pour fabriquer du nitinol.

Lorsque j’ai demandé à Wang qui lui avait fourni le rapport Battelle, sa seule réponse fut qu’il “l’avait reçu de son supérieur, lequel l’avait sans doute obtenu d’une autre agence”. J’ai ensuite dit à Wang que ce rapport Battelle était maintenant “introuvable” malgré toutes les recherches, et il s’est contenté de répondre : ‘‘Hé bien, je n’ai pas d’information à ce sujet.’’ J’ai aussi demandé à Wang s’il avait connu l’un des scientifiques qui avait travaillé sur le rapport Battelle (Craighead). Wang a alors admis : “J’ai connu Craighead.”

J’ai ensuite dit à ce scientifique, maintenant assez âgé, que son nitinol ressemblait beaucoup à un métal à mémoire de forme que de nombreuses personnes avaient remarqué sur les lieux du crash d’un objet non-identifié à Roswell, NM, en 1947. Le scientifique ne m’a pas répondu qu’il ignorait tout de l’incident de Roswell – ou qu’il ne voyait pas de quoi je voulais parler. Il n’a pas non plus écarté ce scénario comme une hypothèse ridicule ou infondée. Au lieu de cela, Wang est resté totalement silencieux. Après une longue pause, il m’a simplement dit : “Je n’ai aucun commentaire à faire à ce sujet.” Comme je n’avais rien à perdre, j’ai alors rapidement mentionné mes découvertes sur la connexion Battelle-Roswell. Il a seulement répété : “Je viens de vous dire que je n’aborderai pas ce sujet.” » (A. Bragalia)

 

f) Garder le secret en transférant la technologie :

« La clé pour protéger l’origine d’un tel secret technologique est la “compartimentalisation”. On ne diffuse que des bribes d’information, des petits bouts – jamais la vue d’ensemble. Parfois, on ne partage que l’information technique rassemblée par d’autres sur des éléments épars – mais jamais les éléments eux-mêmes.

On distribue l’information en différents endroits. Cela ne se fait pas d’un coup, mais c’est étalé dans le temps.

On la donne à ceux qui disposent d’accréditations de haute sécurité, et seulement aux personnes qui justifient d’un ‘‘Besoin de savoir’’. Mais l’essentiel est de ne jamais révéler le contexte ou la source même de votre information.

On “enrobe” cette technologie de telle sorte qu’elle apparaisse comme faisant partie d’une recherche plus vaste. Des décennies plus tard, la vérité restera cachée et encore moins accessible.

C’est de cette manière que travaillent aujourd’hui les scientifiques sur les alliages à mémoire de forme, afin qu’ils ne puissent appréhender l’histoire secrète de leurs travaux. On peut penser que même les inventeurs “officiels” du nitinol, au Naval Lab, ont ignoré l’incidence de Roswell sur leurs recherches (bien qu’ils aient pu se poser la question).

Il est hors de question qu’on publie un jour un rapport déclarant simplement et ouvertement : ‘‘C’est un matériau que nous avons récupéré à Roswell !’’ C’est seulement en examinant de près l’histoire des sciences, plusieurs décennies plus tard, qu’on peut parvenir à établir ces connexions au sujet du métal de Roswell. La vérité s’est révélée dans une banale note de pied de page, relevée dans une étude réalisée pour le compte de l’armée – au cours d’une enquête minutieuse.

On s’aperçoit maintenant que l’essentiel du travail sur les débris de Roswell avait été adroitement dissimulé dans une recherche effectuée sous contrat avec l’armée, au prétexte d’une étude sur des métaux conventionnels utilisés à l’époque pour l’aviation et la marine. La dissimulation était parfaite.

Personne n’aurait suspecté que ces recherches avancées sur un tel matériau – inspirées en fait par Roswell – aient eu une importance particulière. “Cela ne devait être qu’un élément d’un programme.’’

En sous-traitant des parties de ces travaux, on s’assurait que personne ne ferait un quelconque rapprochement avec un incident récent. Les rapports sur ces études du matériau pouvaient être facilement assimilés aux recherches habituelles conduites pour les militaires. » (A. Bragalia)

 

g) Le métal intéresse la NASA qui pourrait le renvoyer dans l’espace :

« L’un des objectifs ultimes de ces travaux sur le métal à mémoire de forme était de le faire servir pour des missions spatiales. Il avait été récupéré sur un engin à Roswell et il devait finalement être utilisé – à travers la NASA – pour nous permettre la réciproque.

Ce qui le confirme :

William Buehler, l’un des co-inventeurs “officiels” du nitinol, a raconté en privé qu’après sa “découverte” la NASA avait “indépendamment choisi de confier à Battelle des études plus poussées pour caractériser le nitinol”. Buehler, rassemblant ses souvenirs, a révélé deux choses : dans les années 60, l’Institut Battelle était toujours en charge de diriger des études sur ce matériau, et c’est la NASA qui “était aux commandes” pour déterminer les axes de recherche.

– Quelqu’un a été engagé sous contrat par l’U. S. Naval Lab pour conduire des tests d’influence mentale sur le nitinol et essayer de le plier. Il a témoigné que les gens de la NASA étaient présents. Il m’a récemment accordé une interview et m’a déclaré : “Des gens en civil de la NASA ont assisté à tous les tests. Je ne pouvais comprendre pourquoi.” J’y reviendrai en fin d’article.

– La NASA a essayé de développer l’utilisation de ce matériau pour la réalisation de ses vaisseaux. Elle était très intéressée par un métal qui ‘‘s’auto-répare’’ ou qui garde la mémoire de sa structure. Si ce métal pouvait changer de forme, la structure de l’engin pourrait s’adapter aux modifications de l’environnement qu’il traverse. Si le métal répond aux sollicitations mentales, elle pourrait envisager de mettre au point de nouveaux types de commandes et de nouveaux systèmes de navigation. Ce serait la réalisation d’une interface exceptionnelle entre l’esprit et la machine.

– Une vidéo extraordinairement parlante prouve que la NASA cherche à perfectionner ces métaux à mémoire de forme, qualifiés d’intelligents et “adaptables”, pour réaliser ses vaisseaux. Ce film de transfert de technologie est présenté par le Center for Excellence in Materials de la NASA.

On y voit toutes les possibilités de ce matériau : absorber l’impact d’un crash ou être utilisé comme un nouveau type de servocommande.

On peut même s’en servir pour concevoir des avions avec des ailes variables et mobiles !

Cela pourrait également expliquer qu’un engin paraissant petit de l’extérieur puisse sembler plus grand à l’intérieur.

Les servocommandes et les revêtements constitués de matériaux à mémoire de forme peuvent parvenir à créer cet effet. C’est du moins ce qu’ont rapporté des personnes qui prétendent avoir visité l’intérieur de ces vaisseaux. » (A. Bragalia)

 

h) L’esprit, la matière et le morphing :

« Cet alliage si particulier des métaux a fait l’objet de tests au début des années 70, conduits par le gouvernement américain, afin de voir si l’esprit humain pouvait avoir une influence sur lui ! C’est ce qu’a révélé un rapport technique de synthèse qui date de plusieurs décennies, retrouvé à l’U. S. Naval Lab. La “psychokinèse” pouvait-elle agir sur lui ? Un “métal intelligent” comme le nitinol pourrait-il réagir à une forme d’énergie psychique d’un individu conscient ?

Le scientifique Eldon Byrd fut employé par l’U. S. Naval Lab et d’autres agences gouvernementales pendant des décennies. Dans son article “Influence on Metal Alloy Nitinol” (1973, Naval Surface Weapons Center, White Oak Laboratory, Silver Spring, MD), Byrd raconte les tests auxquels ont avait procédé, cette année-là, avec des “sujets psi“, pour essayer de modifier la résistance du matériau, le déformer de façon significative ou altérer ses propriétés magnétiques. Les tests avaient été en partie concluants.

Le matériau avait été solidement contraint dans une position afin de l’empêcher de ‘‘revenir en arrière’’. On avait observé des modifications microscopiques dans la structure du matériau à l’endroit de la contrainte. Or, il est nécessaire de faire intervenir de l’énergie pour produire un changement dans le métal. D’ordinaire, c’est la chaleur. Mais on a observé que “l’énergie mentale” pouvait également avoir un effet.

Chose extraordinaire, Eldon Byrd a révélé que c’est son collègue le docteur Fred Wang, co-inventeur “officiel” du nitinol, qui avait conduit ces tests ! Ainsi que nous l’avons vu, c’est aussi le Dr. Wang qui rédigea la note de pied de page qui se référait au rapport Battelle de 1949 (devenu introuvable). Le scientifique qui menait les tests psychiques était le même qui avait eu accès au rapport rédigé à la fin des années 40 sur ce métal, très probablement inspiré par les débris du crash de Roswell !

Il y a quelques années, en s’entretenant avec le sceptique Martin Gardner, Wang avait nié qu’il ait pu être présent au Naval Lab pendant que ces étranges tests avaient lieu. Mais Eldon Byrd maintient son témoignage. Dans une interview réalisée en 2001, Byrd déclare que le scientifique a menti. Byrd estime que Wang ‘‘a cédé à la pression qu’on a exercé sur lui’’, et il ajoute : “Il a fait ces tests. On m’a communiqué les résultats sous forme de photos et de tirages aux rayons X.” Quand j’ai demandé à Wang ce qu’il pensait des affirmations de Byrd, il n’a pas essayé cette fois de nier qu’il était présent, mais il s’est contenté de répondre : ‘‘Byrd raconte beaucoup de choses.’’ » (A. Bragalia)

Je signale pour ma part qu’Eldon Byrd a, dans les années 1970, testé Uri Geller afin de voir si celui-ci pouvait altérer la mémoire de forme du nitinol. Le compte rendu de cette expérience se trouve dans le livre de Charles Panati : « Le phénomène Uri Geller à l’épreuve de la science » (éditions Robert Laffont, 1978). J’ajoute qu’Eldon Byrd était présent sur le plateau de Michel Polac, lors de l’émission consacrée à Uri Geller en mars 1987, dans le cadre du magazine télévisé « Droit de réponse » (TF1). J’ajoute aussi que Jean-Pierre Girard, « l’émule » français d’Uri Geller, a aussi réussi une expérience de psychokinèse sur du nitinol, cette expérience ayant été contrôlée par l’illusionniste Ranky. On trouve le compte rendu de cette expérience dans le livre de Ranky : « Le paranormal… de mes yeux vu » (éditions Trajectoire, 2006).

 

i) Le sens caché du métal à mémoire de forme :

« Le métal à mémoire de forme pourrait bien être ce matériau dont sont faits les Ovnis qui semblent changer de structure. Cela serait une explication. Et il est très probable que ce matériau constitue certains des débris récupérés à Roswell.

Mais le métal de forme a un autre sens beaucoup plus profond. Son intérêt est dans son adaptabilité. Il représente ‘‘le potentiel du changement’’. Ces sortes de matériaux manifestent la valeur de l’adaptation. Sans cela, la vie cesse. Le meilleur matériau s’adapte en fonction de son environnement. La mémoire de forme des débris de Roswell montre la capacité du métal de “se souvenir” et nous rappelle que l’Univers est en perpétuelle transformation. Il témoigne que l’Univers a des possibilités infinies. Et cette transformation permanente est produite par l’interaction sans fin de la Matière, l’Energie et l’Esprit. » (A. Bragalia)

 

7. Allan Grant et la “météorite” :

Après la tentative de l’U. S. Air Force de brouiller les pistes avec une histoire de ballon météo, puis son explication incohérente de largage de mannequins, nous découvrons qu’une troisième opération avait été mise en place, destinée à divertir les medias, à propos d’une chute de météorite introuvable.

Anthony Bragalia nous présente « la contribution d’un célèbre photographe de ‘‘Life’’ sur le crash de Roswell » :

Allan Grant, célèbre photographe de ‘‘Life Magazine’’, pourrait bien nous avoir livré son meilleur “portrait” avec ce témoignage sur Roswell. Les éléments qu’il apporte sur le crash de 1947 montrent l’importance que les militaires avaient accordé à cet évènement. Il a permis de confirmer que l’objet tombé du ciel était un corps totalement “étranger”.

Allan Grant, qui nous a quittés en 2008, est une légende dans le monde de la photographie de presse. Pendant des décennies, il a compté parmi les meilleurs photographes du prestigieux magazine ‘‘Life’’. Il nous a laissé des documents inoubliables, comme la première photo de Marina Oswald (la femme de Lee Harvey, prise avant son arrestation) ou la dernière image de Marilyn Monroe.

Mais le plus grand cadeau que nous ait laissé Allan pour la postérité est le témoignage de son implication dans la saga de Roswell – et sa confirmation que le crash survenu au Nouveau-Mexique n’était pas celui d’un ballon ni d’un avion secret, mais bien d’un Ovni !

En 1997, Mr. Grant avait fait publier une lettre dans le courrier des lecteurs du ‘‘Los Angeles Times’’. Allan était énervé d’apprendre par ce journal que l’USAF venait de publier un second rapport destiné à détourner l’attention sur l’affaire de Roswell.

Sa lettre n’était pas très explicite, mais il faisait comprendre que Roswell n’avait rien à voir avec une histoire de ballon météo contrairement à ce que l’Air Force essayait de faire croire.

Il expliquait que son expérience personnelle à ce sujet, cinquante ans plus tôt, lui avait laissé un souvenir mémorable. Il n’avait aucun doute qu’il s’était alors passé quelque chose qui était “hautement chargé de sens”.

Je n’ai eu connaissance de la Lettre de Grant adressée au courrier des lecteurs du ‘‘L. A. Times’’ que l’année dernière, en 2008. En espérant que Mr. Grant était toujours en vie, et en mesure de m’en dire davantage, j’ai remonté sa piste et lui ai adressé un email.

Malheureusement, Mr. Grant était déjà très malade. En fait, Allan n’avait plus que trois mois à vivre après que nous ayons commencé à correspondre, et il mourut à l’âge de 88 ans.

Son épouse Karin (qui avait été une employée du magazine pendant de nombreuses années) avait aidé à faciliter ces échanges, et elle m’apporta ses propres réflexions sur l’incident de Roswell parce qu’elle était déjà “Mme Grant” en 1947.

Au début du mois de Juillet 1947, Allan avait reçu un appel urgent de son rédacteur en chef basé à New York : “Tu dois aller à Roswell, au Nouveau-Mexique, sans perdre une minute !”

A l’époque, on avait seulement dit à Allan qu’une grosse “météorite” était apparemment tombée “aux alentours de Roswell” et que les militaires de l’Air Force s’efforçaient de la récupérer. Mr. Grant et Mme Grant m’ont fait savoir que les liens entre le magazine et l’armée “étaient à l’époque très forts et sûrement plus étroits qu’on ne pourrait jamais l’imaginer”.

En fait, Allan Grant m’a expliqué que les militaires avaient prévenu son rédacteur en chef qu’un avion se tiendrait à disposition pour l’amener sur les lieux du crash de la météorite et lui permettre de couvrir l’évènement.

Parti de Los Angeles, Grant fut amené à Albuquerque au Nouveau-Mexique. Il y fut accueilli par un officier pilote de l’USAF, le major Charles Phillips. Grant raconte qu’ils étaient alors montés dans un “avion d’entraînement militaire” (un monomoteur). Ils avaient ensuite atterri sur une piste caillouteuse.

En sortant de l’avion, Grant s’était vu remettre un pistolet semi-automatique par le major Phillips. Gêné, Allan avait demandé au major : “A quoi cela pourrait bien me servir ?”

Phillips répondit seulement qu’il avait ordre de s’assurer que Grant serait armé. Grant demanda alors à Phillips : “Contre quoi ?” Phillips avait souri, haussé les épaules, et répondu : “Nous n’en savons rien…”

Grant avait trouvé cette situation très étrange. Ils étaient montés dans une jeep et avaient commencé à rouler comme on part à l’aventure. Mais ils avaient tourné sans jamais rien trouver ! Pas de météorite, absolument rien. Allan ne parvenait pas à comprendre pourquoi cette météorite demeurait introuvable, et le major ne semblait bizarrement d’aucun secours pour l’aider à comprendre ce qu’ils faisaient là.

Karin Grant, la veuve d’Allan, m’a expliqué pourquoi ils avaient monté cet étrange scénario dans le désert. Des années plus tard, elle et son mari évoquaient encore ce curieux déplacement au Nouveau-Mexique.

Ils avaient envisagé plusieurs hypothèses : “Etions-nous arrivés trop tôt ou trop tard ?”, ou bien : “Peut-être nous étions-nous posés au mauvais endroit ?”

Les Grant ont finalement conclu que la meilleure explication était la suivante : “Le gouvernement savait depuis le début qu’il y avait bien autre chose qu’un crash de météorite – et n’avait rien trouvé de mieux que d’inviter le prestigieux magazine ‘‘Life’’ à envoyer quelqu’un.”

La veuve de Grant a poursuivi : “On amène le photographe dans la région – mais pas à l’endroit précis de l’incident. On montre ainsi qu’il n’y a rien à voir – tout le monde est content et soulagé, et peut faire comme si rien ne s’était passé.” Elle estime possible que “c’était un moyen d’éviter l’éventuelle curiosité des autres medias, en leur expliquant que ‘‘Life’’ a envoyé sur place l’un de ses meilleurs photographes et qu’il n’a absolument rien vu”. Effectivement, aucun autre grand media n’avait rapporté l’évènement après la première dépêche de l’armée annonçant un crash d’Ovni.

Peu avant sa mort, Allan dit à Karin qu’il avait toujours eu le sentiment d’avoir été “utilisé” par les militaires comme une “couverture éventuelle” pour cacher quelque chose. Il avait déjà pensé à l’époque que ce “quelque chose” devait être très important et pourrait avoir été un Ovni.

Allan voulait connaître la vérité sur cet incident et il ne pouvait admettre les rapports de l’Air Force diffusés dans les années 90 qui avaient écarté l’hypothèse du crash en parlant d’un ballon météo puis de largage de mannequins. C’est ce qui le motiva pour écrire au ‘‘LA Times’’. La lecture des différents rapports de l’Air Force sur Roswell lui avaient clairement montré que les militaires mentaient.

C’est alors qu’il eut la certitude que les hypothèses sur Roswell étaient fondées. C’était bien un Ovni qui s’était crashé dans le désert quatre décennies plus tôt. (A. Bragalia)

Anthony Bragalia a voulu vérifier s’il pouvait retrouver le “major Charles Phillips” dont Allan Grant lui avait parlé :

« J’étais curieux de savoir ce que le major avait bien pu faire pendant ses années de service dans l’Air Force. La réponse se trouvait dans les archives de l’organisation ufologique NICAP aujourd’hui éteinte.

C’est à peine croyable mais le major Phillips – juste un mois après le crash de Roswell – était devenu l’un des premiers chercheurs officiels de l’U. S. Air Force en matière d’Ovnis ! Phillips avait fait équipe avec le Dr. Lincoln LaPaz, le fameux astronome de l’Université du Nouveau-Mexique [auquel l’armée avait fait appel en septembre 1947 pour déterminer la trajectoire de l’objet de Roswell avant le crash].

Ensemble, ils avaient dirigé ce qu’ils avaient nommé des unités de surveillance au sol pour enquêter sur les observations des mystérieuses green fireball qui s’étaient multipliées au Nouveau-Mexique pendant les années suivantes et restent inexpliquées à ce jour ! » (A. Bragalia)

 

8. La RAND Corporation :

Anthony Bragalia, qui s’est aussi s’intéressé à la RAND Corporation, a publié un long article : “Révélations sur les secrets bien gardés d’un laboratoire d’idées !”

Anthony Bragalia :

Depuis les années 40, le gouvernement américain a discrètement transformé l’un des contractants majeurs de ses agences de la défense et du renseignement en une structure secrète de réflexion sur les Ovnis. Une nouvelle enquête a permis de révéler que la prestigieuse RAND Corporation est un “laboratoire d’idées” qui a fait bien davantage que “réfléchir” à la question extraterrestre.

L’histoire de la RAND et son implication secrète sur le sujet des Ovnis, telles que nous les avons découvertes, concernent l’analyse des protocoles, l’évaluation des preuves et un rôle de conseil sur les potentiels technologiques qui peuvent être exploités grâce à ces études. Nous avons également mis à jour une importante connexion entre la RAND et le crash de Roswell en 1947.

Qu’est-ce que la RAND Corporation ?

Elle fut établie en 1946 par les militaires de l’U. S. Air Force sous le nom initial de ‘‘Project RAND (Research ANd Development)’’. Elle est aujourd’hui déclarée comme une organisation non lucrative. Son financement provient de contrats gouvernementaux, de collaborations avec des universités et de “donateurs privés”. La CIA et la DARPA (Defense Advanced Research Projects Agency) sont ses principaux clients.

Son siège est à Santa Monica, Californie, mais elle a des branches dans le monde entier. La mission officielle de la RAND est d’aider à “améliorer la gestion et la prise de décisions en conduisant des recherches et des analyses objectives”. Elle travaille officiellement “au mieux-être des citoyens et à la sécurité des USA”.

Plus de 30 Prix Nobel ont été employés par la RAND. Que ce soit en physique comme en économie, les 2.000 employés de la compagnie fournissent au gouvernement américain des informations de haut niveau et des évaluations.

En regardant de plus près, on constate que la RAND a mené des études sur les systèmes d’armements, la collecte de renseignements et la conception de bases souterraines sécurisées pour l’USAF.

Mais en creusant davantage encore, on découvre l’implication de la RAND dans des études hautement classifiées sur les Ovnis, réalisées à la demande du gouvernement américain.

Les fondateurs de la RAND avaient connaissance des secrets concernant les soucoupes.

La RAND a été fondée par Donald Douglas, directeur de ‘‘Douglas Aircraft’’ (un protégé du Dr. Jerome Hunsaker, du MIT), avec pour associés deux gradés de l’armée. Ils font partie de l’histoire des Ovnis. Il s’agit du major/général Curtis LeMay (en charge du développement de l’U. S. Air Force) et du général Hap Arnold (considéré comme l’initiateur de la structure actuelle de l’Air Force). En mai 1948, la RAND fut dissociée de “Douglas Aircraft” et devint une entité à part entière.

Parmi ses toutes premières études à la demande du gouvernement, on trouve ce rapport mystérieusement intitulé : “Preliminary design of an experimental world-circling spaceship”.

Curtis LeMay avait exprimé son intérêt pour le phénomène Ovni. Mais il était surtout connu comme le gardien des débris de Roswell.

C’est ce qui est ressorti d’une interview étonnante de spontanéité avec le regretté sénateur Barry Goldwater. Goldwater (ancien candidat à la présidence, major/général et commandant d’aviation) fut un partenaire en affaires et un proche du général LeMay.

Goldwater avait raconté chez Larry King en 1994 combien LeMay était concerné par le sujet Ovnis.

L’USAF venait juste de publier son rapport sur les ballons Mogul pour tenter de masquer le crash de Roswell. Goldwater avait confié à Larry King que la vérité, à sa connaissance, était toute autre.

Il avait expliqué qu’il s’était entretenu avec LeMay dans les années soixante au sujet du crash. Goldwater avait lui-même les accréditations de sécurité de haut niveau.

Il a déclaré chez Larry King : ‘‘Je pense que sur la base de Wright-Patterson, si vous êtes autorisé à visiter certains endroits vous découvrirez ce que savent l’Air Force et le gouvernement au sujet des Ovnis. On avait laissé entendre qu’un Ovni s’y était posé. C’était très secret. J’ai appelé Curtis LeMay et je lui ai dit : “Mon général, je sais que vous disposez d’une pièce à Wright Patterson où vous conservez toutes ces affaires confidentielles. M’autorisez-vous à m’y rendre ?” Je n’avais jamais vu le général LeMay se mettre en colère, mais sa réplique m’avait littéralement foudroyé. Il m’avait carrément jeté en me disant : “Ne me posez plus jamais ce genre de question !” Goldwater n’avait plus jamais essayé d’aborder le sujet.

LeMay était en très bons termes avec Butch Blanchard, le commandant de la base militaire de Roswell en 1947. Il a été rapporté que Blanchard avait contribué à la diffusion de l’information donnée à la presse à propos du crash – ce qui avait amené les journaux à titrer le lendemain : “RAAF captures flying saucer on ranch in Roswell region”. L’ex-épouse de Blanchard et sa fille Dale ont raconté qu’il avait été profondément affecté et visiblement contrarié par cet évènement. Il s’était contenté de répéter : “Ces Russes possèdent des choses vraiment étonnantes.”

William Brainerd, le maire de Roswell, a raconté que Blanchard lui avait dit : “Je n’avais jamais vu une chose aussi incroyable !” Lorsque Art McQuiddy – éditeur du ‘‘Roswell Morning Dispatch’’ en 1947 – avait questionné Blanchard, celui-ci lui avait répondu : “Je ne vous en dirai pas davantage, mais j’ai vu quelque chose que de toute ma vie je n’ai pu voir ailleurs.”

Le pilote Ben Games m’a rapporté, ainsi qu’à Billy Cox, qu’il avait amené le général Laurence Craigie (directeur des Recherches et Développements de l’Air Force) sur le terrain militaire de Roswell après le crash. Games a ajouté que le général Curtis LeMay était parfaitement au courant de ce déplacement, et que LeMay et Craigie avaient été étroitement liés au moment de cet évènement.

Dans la biographie de LeMay parue en 1965 (“Mission with LeMay”), il évoque rapidement le sujet Ovni. Naturellement, LeMay avait démenti toute couverture gouvernementale sur la question. Mais en poursuivant la lecture de cette biographie, on découvre cette phrase : “Il n’y a aucun doute là-dessus : il s’agissait de choses que nos enquêteurs ne pouvaient relier à aucun phénomène connu.”

Dès 1943, ce général cinq étoiles enquêtait déjà sur les soucoupes volantes. Dans la Boîte 166 des archives du général Arnold AFHRC, sur la base AF de Maxwell), on trouve une analyse détaillée datée de 1943 qui atteste d’un certain nombre d’observations concernant des “disques de petite taille, argentés et lumineux”, rapportées par des pilotes de B-17. Les “foo fighters” se présentaient comme un phénomène en forme de “boules lumineuses” qui avaient été photographiées par des pilotes pendant des combats aériens en Europe dans les années 40. Hap Arnold était très impliqué dans l’étude de ces manifestations étranges.

En novembre 1945, un adjudant rattaché au bureau de Hap Arnold avait livré à son ami Jo Chamberlin, du magazine ‘‘American Legion’’, un paquet de documents concernant l’analyse de ces mystérieux “foo fighters”.

Dans une interview réalisée en 1991 par le chercheur Jeffrey A. Lindell (de l’Indiana Folklore Institute, et aussi un ancien analyste de l’USAF, spécialiste des systèmes de guerre électronique), Chamberlin a déclaré qu’il avait conservé ces documents sur les ‘‘foo fighters’’, les avait effectivement lus en 1945 mais ne les avait pas consultés depuis.

Il a ajouté qu’il avait promis à Arnold de ne jamais les faire circuler. Bien que Chamberlin ait rédigé un article généraliste sur les ‘‘foo fighters’’ dans ce magazine, il n’a jamais divulgué les documents reçus d’Arnold et n’a jamais révélé leur contenu.

Le général Arnold avait mis en place la 509ème et (tout comme le général LeMay) il était en rapports étroits avec le colonel William “Butch” Blanchard qui commandait, au moment du crash, cette 509ème unité de bombardement sur la base de Roswell en 1947.

Le 7 juillet 1947 (peu après le crash de Roswell), Arnold est cité dans une dépêche de l’UP : “Le général H. H. (Hap) Arnold, qui commandait les forces aériennes pendant la Seconde guerre mondiale, a déclaré aujourd’hui que les disques pourraient avoir été conçus par des scientifiques américains et qu’ils seraient en cours de perfectionnement.” Bien sûr, pendant cette période qui a suivi le crash, les militaires étaient en peine de fournir des explications sur la nature des disques. Mais Arnold savait depuis plusieurs années que sa supposition ne tenait pas la route. Ses pilotes en avaient observé en vol, au-dessus de l’Europe, ainsi qu’il l’avait auparavant signalé. (A. Bragalia)

 

a) La RAND a été impliquée dès le début :

Voici ce que note Anthony Bragalia :

Un document officiel de l’Air Force rédigé le 12 octobre 1948 a été retrouvé par le ‘‘Project 1947’’, un groupe de recherches historiques. Le ‘‘Project 1947’’ est piloté par Jan Aldrich, un chercheur réputé qui est soutenu par le CUFOS, une organisation privée de recherches ufologiques. Il est aussi un spécialiste reconnu en ce qui concerne les requêtes FOIA (Freedom of Information Act).

Le document de 1948 est très instructif au sujet de la RAND et des premières études sur le phénomène Ovni.

L’en-tête de ce document porte ce titre : “Request for study by Rand Project”, et il est adressé au Chef d’Etat Major de l’U. S. Air Force.

Son auteur est le colonel W. R. Clingerman, chef opérationnel du Renseignement. Clingerman faisait partie du ‘‘Project Sign’’, la première étude officielle de l’USAF sur le phénomène Ovni.

Clingerman requiert l’approbation du Chef d’Etat Major : “Nous demandons que l’étude particulière, qui est décrite ici, soit approuvée et que la Rand Corporation soit autorisée à lancer une étude de priorités sur les caractéristiques et l’ordre dans lequel doivent être traitées les demandes qui sont formulées.”

Clingerman consacre un paragraphe à expliquer ce qu’il attend de la RAND : “Il serait nécessaire qu’ils aident à la collecte d’informations relatives aux objets volants non-identifiés, qui pourraient être des vaisseaux spatiaux ou des prototypes, et rassemblent l’information technique concernant les formes et les performances de ces engins.” Il ajoute : “Le Commandement apprécierait que les personnels scientifiques de la RAND puissent fournir des indices scientifiques qui pourraient permettre leur détection et identification.”

Clingerman précise aussi : “Nous demandons également que l’‘‘Air Material Command’’ soit chargé de superviser le programme, en conformité avec les termes de la Lettre de mission 80-10 de l’Air Corps, du 21 juillet 1948, Section 3, Paragraphe 3.”

Nous avons découvert que la RAND était très estimée par les plus hauts responsables du gouvernement. Cette organisation leur semblait très adaptée pour lancer des recherches sur le phénomène Ovni. On se disait que les “vaisseaux spatiaux” possédaient des “caractéristiques particulières” que seul le personnel de la RAND saurait étudier – et que ses équipes pourraient découvrir “d’autres indices scientifiques” au sujet des “objets volants non-identifiés”. Nous avons également appris que la RAND devait être “supervisée” par l’AMC dans la conduite de ces travaux, en conformité avec une “Lettre de mission” datée de l’année qui suivit le crash de Roswell. Ce document est disponible sur (A. Bragalia)

 

b) La RAND et l’analyse de photos d’OVNIs :

« Nous avons retrouvé une note de 1966 expliquant que la RAND Corporation avait coordonné l’analyse photographique d’images d’Ovni.

Les photos du 13 novembre 1966 classées sous le nom de Zanesville, OH UFO avaient été prises par le barbier Ralph Ditter. Ces deux photos, qui avaient beaucoup circulé à l’époque, montrent une soucoupe assez grande au-dessus de la maison de Ditter. L’analyse photographique de la RAND avait montré que l’objet n’était finalement qu’une maquette d’une dizaine de centimètres qui se trouvait à environ un mètre de l’objectif.

L’analyse était juste, et Ditter avait par la suite avoué qu’il avait monté ce canular pour satisfaire la curiosité de sa fille. On notera avec intérêt que de telles analyses sont d’ordinaire effectuées par la ‘‘National GeoSpatial Intelligence Agency’’ (anciennement le ‘‘National Photographic Interpretation Center’’). La RAND disposait donc apparemment des mêmes moyens – et les avait appliqués à étudier un phénomène Ovni. » (A. Bragalia)

 

c) La RAND et l’analyse d’observations d’OVNIs :

Anthony Bragalia :

Alors qu’il travaillait pour la RAND, un analyste réputé, le Dr. James E. Lipp, avait rédigé l’un des deux rapports scientifiques pour le ‘‘Project Sign’’ de l’USAF. Il fut terminé en février 1949 et classifié. Dans son rapport, Lipp fait une observation très astucieuse :

Il remarque qu’au printemps de l’année précédente, on avait procédé à cinq tests atomiques. Lipp a pensé que ces explosions pourraient avoir servi de “signaux de fumée interstellaires” capables de déclencher un intérêt de la part d’extraterrestres. Même le sceptique Curtis Peebles avait admis que l’évaluation de Lipp pourrait constituer “la première étude gouvernementale sur la vie extraterrestre”.

Lipp écrit : “Il est envisageable que nous soyons visités par des visiteurs venus de l’espace.” Au final, cependant, Lipp concluait prudemment que la plupart des rapports d’observations ne pouvaient prouver cette supposition, parce que ça ne lui “paraissait pas logique”. (A. Bragalia)

 

d) Les déclarations de la RAND au sujet des extraterrestres :

Anthony Bragalia :

Stephen H. Doyle, un scientifique de la RAND Corporation, est l’auteur en 1964 d’un ouvrage curieusement titré “Habital planets for Man”. Doyle – en se fondant sur son analyse réalisée chez la RAND – pense que l’existence d’une forme d’intelligence extraterrestre est extrêmement élevée et même probable. Dans d’autres rapports, il estime le nombre de planètes habitées (en se basant sur l’information disponible à l’époque) à 640 millions !

Il apparaît que la RAND n’avait pas seulement analysé le problème Ovni, mais également évalué les aspects cosmologiques concernant notre place dans l’univers, les possibilités de la présence extraterrestre, et avait essayé de déterminer et quantifier les possibilités de vie extraterrestre. (A. Bragalia)

 

e) Le rapport OVNIs de la RAND qui devait rester caché :

Anthony Bragalia :

L’analyste George Kocher, qui travaillait à la RAND, a signé le 27 novembre 1968 une évaluation titrée : “UFOs : What to Do?”. L’article de Kocher était estampillé : “Réservé à l’usage interne”. Il précise sur la page de couverture : “Ne pas mentionner ni citer dans des publications ou correspondances extérieures.”

La communauté des chercheurs et ufologues avait connaissance de ce document depuis plusieurs années, mais la RAND ne fut contrainte qu’en l’an 2000 de reconnaître officiellement l’existence et l’authenticité de cet article.

Aujourd’hui, la RAND tente de soutenir que c’était un “document de travail” qui n’avait jamais été approuvé. Il est facile de comprendre pourquoi la RAND se comporte de cette manière.

Une synthèse de ce rapport nous livre les conclusions de l’auteur à propos du phénomène : “Il semble que les observations se soient considérablement multipliées depuis la fin de la Seconde guerre mondiale. Nous disposons de données suffisantes pour reconnaître sans ambiguïté qu’il s’agit d’un phénomène extraordinaire et totalement inexplicable en termes actuels.” Parmi les chapitres de ce document qui était classifié : “UFOs : Historical aspects”“UFOs : Astronomical aspects” “Phenomenological aspects”, et ses conclusions : “UFOs : How to proceed and why”. Ce document est disponible en PDF sur le site du NICAP.

En nous basant sur ce document de l’Air Force daté de 1948, nous réalisons que la compagnie RAND était engagée dans une recherche officielle. C’était toujours le cas en 1968, soit deux décennies plus tard. Il semble que leurs travaux se poursuivent aujourd’hui. (A. Bragalia)

 

f) La RAND et les OVNIs aujourd’hui – une affaire de famille :

Anthony Bragalia :

Le vice-président exécutif de la RAND est Michael D. Rich. Mr. Rich est également le Directeur de la ‘‘RAND National Security Research’’. L’histoire de la famille de M. Rich est édifiante. Il est le fils du génie de l’aéronautique Benjamin Rich.

Ben, devenu Président de ‘‘Lockheed Advanced Aeronautics’’, avait permis au géant “Lockheed Martin” de régner sur l’aérospatial. Il a dirigé la branche ultrasecrète de Lockheed nommée “Skunk Works”, où il avait conduit le développement du bombardier furtif. Ben Rich est universellement reconnu comme “le père de la technologie furtive”. Avant sa mort, il avait révélé des choses étonnantes sur la réalité et la nature des Ovnis.

Dans une lettre adressée à son ami et partenaire John Andrews, il répond aux remarques d’Andrews au sujet du phénomène Ovni. Andrews lui avait écrit : “Je suis certain qu’il existe des Ovnis réalisés par des humains, mais j’ai tendance à penser qu’il y a aussi des Ovnis d’origine extraterrestre.”

Rich – dans une lettre manuscrite – répondait à Andrews : “Oui, je pense que les deux catégories existent.” Andrews était un concepteur visionnaire et un réalisateur de maquettes d’aviation. Avant de mourir à son tour, Andrews avait raconté que Rich était allé plus loin dans une conversation privée, lui disant : “Il y a deux types d’Ovnis, ceux que nous fabriquons et ceux qu’ils ont réalisé.”

Rich avait dit à Andrews qu’il jugeait préférable de maintenir le public dans l’ignorance. Mais il lui a aussi annoncé qu’il avait récemment changé d’avis sur ce point, et que “les gens impliqués pourraient constituer un problème plus préoccupant pour les citoyens que d’avoir à réaliser la vérité au sujet de la présence des visiteurs”.

Juste avant sa mort, Andrews a révélé que Rich lui avait confirmé que des “pièces” avaient été récupérées sur les lieux du crash de Roswell en 1947. Rich avait également dit à son associé John Goodall : “Nous avons des choses sur la Zone 51 que vous-même ou les meilleurs esprits de la planète ne seraient en mesure de réaliser pendant les 30 à 40 prochaines années.” En fait, Rich avait semé un bon nombre d’indices au sujet de la réalité ‘‘aliène’’ avant de nous quitter.

Le père de la furtivité – qui est donc aussi le père du Directeur actuel de la RAND – avait fait un cadeau à la vérité et à l’Histoire peu avant sa mort. Il avait confirmé les études officielles du gouvernement sur la réalité des Ovnis et le crash d’un engin extraterrestre sur cette Terre. (A. Bragalia)

 

g) La connexion RAND-BATTELLE et les OVNIs :

Anthony Bragalia :

Mes précédents articles (sur ce site et dans le livre “Witness to Roswell”) ont montré que – tout comme la RAND – l’Institut Battelle avait été sérieusement impliqué dans l’étude des Ovnis par le gouvernement.

Il nous est apparu que les métallurgistes de Battelle ont analysé le métal à mémoire de forme retrouvé sur les lieux du crash de Roswell.

Nous avons pu tirer cette conclusion en procédant à une sorte de “rétro-information” à partir des textes sur la découverte du métal à mémoire de forme ; grâce aux déclarations éclairantes de deux généraux américains ; en prenant connaissance des analyses révélatrices d’un scientifique de haut niveau chez Battelle, et en établissant d’autres rapprochements.

Mais la plus intéressante de ces connexions troublantes est peut-être la suivante : le Directeur de Battelle à l’époque du crash de Roswell – Clyde E. Williams – avait en même temps occupé un poste au Conseil des Administrateurs de la RAND Corporation !

Williams avait dirigé les activités de la RAND et de Battelle à une époque où les deux organisations étaient pleinement engagées dans des études sur les Ovnis. Clyde Williams avait été nommé au Directoire de RAND en 1948 (un an après Roswell), et il est resté à ce poste jusqu’en 1963. On sait également que Battelle a poursuivi ses analyses des observations d’Ovnis pour le compte de l’U. S. Air Force et son ‘‘Project Blue Book’’ pendant l’ère Williams. (A. Bragalia)

 

h) Le complexe militaro-industriel :

Anthony Bragalia :

La démarcation entre les secteurs “public” et “privé” devient floue dès qu’il s’agit du phénomène Ovni. Les organisations “quasi-publiques” qui entretiennent cette ambiguïté préoccupaient gravement le Président Dwight Eisenhower, dont les avis étaient respectés et qui fut aussi un héros militaire.

Son discours d’adieux à la nation fut éloquent. Il avait préconisé que nous soyons vigilants face aux pouvoirs incontrôlés du “complexe militaro-industriel”. Et ce général aux cinq étoiles avait raison. Parce que c’est dans de telles structures, comme Battelle et RAND, que la vérité sur les ‘‘aliens’’ demeure cachée, hors de tout contrôle. Jusqu’à ce jour. (A. Bragalia)

 

9. Billy Cox :

Le journaliste Billy Cox a suivi depuis le début les recherches d’Anthony Bragalia, en particulier sur le rôle de l’Institut Battelle et sa connexion avec l’incident de Roswell. Il avait lui-même participé à ses efforts en lançant une requête FOIA. Il a titré sur HeraldTribune.com : “Les documents de l’USAF ont été retrouvés”.

Billy Cox :

Grâce à notre requête FOIA, l’U. S. Air Force a finalement réussi à localiser et à diffuser divers papiers qui avaient été longtemps introuvables. Ils concernent nos enquêtes sur les propriétés des alliages de titane avec d’autres métaux. On y trouve au moins une note inattendue. Mais il reste à la déchiffrer.

Il y a encore quatre mois, aucun archiviste n’avait pu parvenir à mettre la main sur ces articles rédigés par l’Institut Battelle dans le cadre d’un contrat avec la base Air Force de Wright-Patterson en 1949 et estampillés pour diffusion “restreinte”. Titré “Second Rapport d’Etape du Contrat AF33 (038)-3736”, le dossier d’une soixantaine de pages qui nous a été transmis avait évidemment été mis en sommeil à Fort Belvoir, en Virginie, au DTIC (Centre d’Information Technique de la Défense).

Le DTIC reconnaît qu’environ 30% des documents ont pu être détériorés au cours des 50 dernières années.

Bien entendu, un “Second Rapport d’Etape” implique l’existence d’un ‘‘Premier rapport’’. Nous espérons qu’une nouvelle requête FOIA résoudra ce petit mystère.

C’est le chercheur Tony Bragalia qui au printemps dernier avait signalé que ces documents étaient introuvables.

Ses travaux ont été remarqués par Thomas Carey et Donald Schmitt, qui lui ont offert de les intégrer dans la nouvelle édition de leur livre “Witness To Roswell”, une rétrospective peu réjouissante et qui porte à réfléchir sur les tactiques d’intimidation employées contre ceux qui ont participé aux opérations de récupération.

Bragalia avait relevé les remarques exprimées par le général retraité de l’USAF Arthur Exon, aujourd’hui décédé, dans son livre publié en 1991, “UFO Crash at Roswell”.

En 1947, Exon était un jeune officier sur la base AF de WP lorsque les équipes militaires de nettoyage y avaient, dit-on, rapatrié les débris d’un vaisseau spatial. Il devint le commandant de la base en 1964.

Exon n’avait jamais vu ces matériaux, mais il avait déclaré que des éléments – dont une partie lui avait été décrite comme de la feuille d’aluminium qui reprenait sa forme plane originelle après avoir été chiffonnée – étaient effectivement parvenus à Wright-Patterson.

Il écrivait : “C’était du titane et d’autres métaux qui leur étaient familiers, mais le mode de fabrication n’était pas le même.”

Bragalia souhaitait documenter une possible connexion entre le nitinol – un surprenant alliage à mémoire de forme fait de nickel et de titane, officiellement produit il y a un demi-siècle par le ‘‘Naval Ordonance Laboratory’’ – et l’incident de Roswell. Ce serait une grande avancée, compte tenu des liens entre les métaux à mémoire de forme et les futures technologies de la NASA.

Bragalia a entre autres découvert le nom de E. J. Center, qui faisait des recherches comme chimiste chez Battelle entre 1939 et 1957 ; il est mort en 1991.

L’année suivante, le Dr. Irena Scott, ancienne employée de Battelle, apprit par un ami commun que Center, en 1960, avait déclaré qu’on lui avait demandé d’évaluer “un métal exceptionnel”. Center avait compris qu’il s’agissait de débris de Roswell parce que des échantillons comportaient des signes incompréhensibles embossés dans la matière.

Center n’en avait apparemment pas dit davantage, et on pourrait écarter cette anecdote parce qu’elle était seulement verbale.

Mais il est intéressant de constater que Center avait contribué à la rédaction d’une sous-section du “Second Rapport d’Etape”, sous le titre : “Méthodes analytiques pour les alliages à base de Titane”. Son nom n’apparaît pas dans les références indexées des papiers jusqu’ici introuvables.

Peut-être n’est-ce qu’une coïncidence, et finalement peu surprenant, qu’un spécialiste dans ce domaine ait pu faire partie d’une équipe qui menait des recherches dans ces technologies de pointe. De toute manière, ce qui ressort clairement du “Rapport d’Etape” c’est que, deux ans après Roswell, les scientifiques de Battelle mobilisaient tous leurs efforts pour exploiter l’élasticité de nouveaux alliages.

L’analyse de Bragalia concernant ces derniers développements vaut la peine d’être examinée. Cela ne résoudra pas tout, et certains pourront présenter des objections sur la nécessité de poursuivre dans une voie aussi étroite. Mais c’est tout l’intérêt d’ouvrir un tel débat. (B. Cox)

* Source de ces 9 premières parties : www.ovnis-usa.com Traduction de Didier de Plaige

 

10. Le commentaire de Gildas Bourdais :

Sur son blog ufologique, Gildas Bourdais (http://bourdais.blogspot.com) a rédigé un texte ainsi intitulé : A-t-on étudié des débris de Roswell à l’Institut Battelle ?

Une nouvelle piste a été ouverte en 2009 sur les études supposées de débris provenant du crash d’un ovni près de Roswell en 1947. Il s’agit des fameuses feuilles à mémoire de forme, dont l’étude, menée secrètement dans un important centre de recherche, le Battelle Memorial Institute vers la fin des années 40, aurait conduit à la création d’un alliage spécial de titane et de nickel possédant des propriétés analogues.

Ce n’est pas la première révélation du genre, mais elle est peut-être plus sérieuse que d’autres. Les lecteurs qui ont suivi les enquêtes sur Roswell pendant les quinze dernières années se souviennent des révélations étonnantes du lieutenant-colonel Philip Corso, faites en 1997 dans son livre The Day After Roswell, l’année où fut fêté le cinquantenaire de l’incident à Roswell. Le colonel Corso a raconté qu’il avait initié l’étude secrète de débris provenant du crash de l’ovni de Roswell, en 1961 et 1962, alors qu’il était en poste au Pentagone à la Division des Technologies Etrangères. On se souvient aussi que ces révélations ont été très critiquées, comme je l’ai raconté dans mes livres sur Roswell et dans la revue LDLN (1), et cette piste des études secrètes sur les matériaux de Roswell a été quelque peu laissée de côté en attendant des révélations et confirmations plus solides.

En 1998, on a pu croire que s’ouvrait une nouvelle piste avec des révélations faites par un certain Jack Shulman, directeur d’une petite entreprise d’informatique, l’American Computer Company (ACC) (2). Hélas, il a fallu rapidement déchanter lorsque l’intéressé a avoué peu après qu’il avait inventé son histoire pour se faire connaître ! Ironiquement, cette pseudo révélation était encore prise au sérieux dans un live récent, Les sciences interdites, de Douglas Kenyon. Mentionnons au passage une autre « découverte » qui a fait long feu, celle d’une mystérieuse pierre gravée censée avoir été trouvée dans la région de Roswell, et annoncée abusivement comme un événement majeur en 2009 (3). On voit que la prudence est recommandée face à de telles révélations, mais nous allons voir que cette nouvelle affaire semble plus sérieuse.

Sur ce terrain des rumeurs d’études secrètes, il faut aussi rappeler la déjà longue histoire des révélations, non moins controversées, faites à partir des années 80 sur la création par le Président Harry Truman d’un groupe ultra secret, surnommé Majestic 12, ou MJ-12, pour étudier l’ovni et les cadavres récupérés à Roswell, et lors d’autres accidents. Dès lors que l’on admet comme probable la réalité du crash de Roswell, la création d’un tel groupe est une suite logique, et elle a d’ailleurs été confirmée, notamment, par le général Arthur Exon dans un entretien avec Kevin Randle (4). Le général Exon était bien placé pour en parler, ayant été en poste à la base de Wright Field en 1947, puis nommé commandant de la même base, de Wright-Patterson, en 1964. Il a confirmé à Kevin Randle en mai 1990 qu’avait bien été créé en 1947 un groupe très secret pour étudier tout ce qui avait été trouvé à Roswell : débris, ovni et cadavres. Il en avait appris l’existence indirectement mais de bonne source. Ces études étaient très compartimentées, à trois niveaux. Au sommet, un comité de direction (‘‘oversight committee’’) surveillait le travail d’ensemble, avec un premier groupe qui avait le contrôle, un groupe secondaire comprenant des aides et des assistants du premier groupe, et un troisième niveau où les tests étaient effectivement réalisés. Des études étaient confiées à l’extérieur, ce qui aurait été le cas pour les études faites au Battelle Institute. Le général Exon n’était pas certain que le nom Majestic 12 ou MJ-12 était le bon, ou du moins ce groupe avait pu changer de nom au cours du temps.

Cependant, les choses se sont obscurcies au cours des années 90 alors que des centaines de pages de documents ont été publiées, qui étaient censées émaner de ce groupe MJ-12. Mais leur origine reste obscure et leur contenu controversé, souvent avec des erreurs facilement détectées (peut-être semées à dessein par certains agents de désinformation amplifiante ?). Signalons toutefois que quelques chercheurs, dont Stanton Friedman, continuent à soutenir l’authenticité d’au moins un petit nombre de documents. Toutefois, le résultat global est que, à ce jour, l’incertitude demeure sur leur authenticité. Rappelons encore les révélations fracassantes, aussitôt contestées, d’un jeune physicien, Robert Lazar, sur sa participation, assez brève au demeurant, à l’étude très secrète d’ovnis à Groom Lake, dans la Zone 51. Lazar était peut-être sincère mais manipulé. Quoi qu’il en soit, ses révélations n’ont pas peu fait pour mettre en doute ces rumeurs d’études secrètes. Revenons vite à cette nouvelle piste, qui semble plus sérieuse, d’études supposées de débris issus du crash de Roswell. (G. Bourdais)

A propos des investigations d’Anthony Bragalia sur des études au Battelle Institute, Gildas Bourdais fait le commentaire suivant :

Dans leur livre Witness to Roswell, plus précisément dans la seconde édition, parue en juin 2009 (5), Tom Carey et Donald Schmitt ont donné la parole à un collègue enquêteur, Anthony Bragalia, qui dit avoir découvert des documents indiquant que des études auraient été menées secrètement, à partir de 1948, sur les fameuses feuilles métalliques à mémoire de forme que l’on aurait trouvées parmi les débris du crash de Roswell. Rappelons que, parmi les différents matériaux que plusieurs témoins disent avoir eu en main lors de l’incident de Roswell en 1947, l’un des plus remarquables consistait en des feuilles métalliques très minces, légères et lisses, que l’on ne pouvait ni couper ni percer, et qui reprenaient leur forme après avoir été froissées.

Disons-le clairement : les éléments révélés par Anthony Bragalia et d’autres enquêteurs n’apportent pas une preuve décisive sur l’authenticité des débris de Roswell, ce que ne manquent pas de souligner les sceptiques qui sont naturellement déjà au rendez-vous pour mettre en doute son travail, notamment sur Internet. En revanche, ils constituent les pièces d’un puzzle qui esquisse un scénario crédible d’études très secrètes sur ces feuilles à mémoire de forme. L’enquête n’est d’ailleurs pas finie et elle va probablement apporter de nouveaux éléments. Bragalia a fait le point de ses recherches, récemment, dans les colonnes du Mufon UFO Journal (6). Il y est présenté brièvement comme étant le directeur d’un bureau d’études pour les industries scientifiques, qui a aidé discrètement, depuis de nombreuses années, les enquêteurs à la recherche de la vérité sur Roswell. C’est élogieux mais bref, et l’on aimerait en savoir plus. Dans leur livre Witness to Roswell, Carey et Schmitt le citent comme un associé, et un homme d’affaires indépendant qui les a aidés dans leurs enquêtes.

Selon Anthony Bragalia, des études auraient été menées secrètement au Battelle Memorial Institute dès la fin des années 40, qui auraient joué un rôle important dans la création d’un alliage aujourd’hui bien connu, le nitinol, composé de titane et de nickel et possédant des propriétés analogues à ces feuilles à mémoire de forme. Le Battelle Institute est un centre réputé de recherches techniques, notamment dans le domaine de la métallurgie, situé à Columbus dans l’Ohio, non loin de la fameuse base de Wright-Patterson où se trouvent les services techniques de l’armée de l’Air, et où il est à peu près certain qu’ont été menées des études secrètes sur les ovnis. Le Battelle Institute a mené, depuis sa création dans les années 30, des études importantes pour les armements, y compris pour la bombe atomique. Il est intéressant de rappeler que c’est également au Battelle Institute que fut réalisée au début des années 50, pour le compte de l’armée de l’Air américaine, une remarquable étude statistique sur les observations d’ovnis. Cette étude, menée sous la direction du Dr Howard Cross, fut publiée plus tard sous le titre de Rapport 14 de la commission Livre Bleu (‘‘Blue Book’’), et elle est encore aujourd’hui un document de référence en faveur de la réalité des ovnis.

Un autre épisode intéressant, à rappeler ici, est celui du rôle qu’avait joué le Battelle Institute, à la même époque, dans la préparation d’une importante réunion scientifique connue sous le nom de Commission Roberstson, qui fut réunie au début de 1953 par l’Air Force et la CIA. Le même Dr Howard Cross avait écrit une lettre de recommandations à l’Air Force, dont une copie avait été conservée par son conseiller scientifique Allen Hynek. Jacques Vallée, qui était alors son assistant, avait découvert cette lettre confidentielle, qu’il a baptisée Mémo de Pentacle, et il en a fait toute une histoire, croyant qu’elle était à l’origine de toute une politique de désinformation avec des mises en scène de faux ovnis. Mais des ufologues américains, notamment du CUFOS, ont complètement réfuté cette thèse, comme je l’explique dans un autre article que l’on trouvera sur ce blog à :

http://bourdais.blogspot.com/2001/04/jacques-valle-et-le-mmorendum-de.html

Anthony Bragalia raconte qu’il a trouvé les premières pièces du puzzle sous la forme de références, citées dans des documents militaires déclassifiés, à deux études métallurgiques faites au Battelle Institute dès la fin des années 40, qui semblent bien être à l’origines des études faites ensuite pour créer le nitinol. Or, selon l’histoire officielle, les études sur cet alliage n’auraient commencé qu’au début des années 60. Citons Bragalia :

Mes propres recherches ont confirmé que les études sur le nitinol avaient en réalité commencé chez Battelle juste après le crash de Roswell – et non au début des années 60. Et c’est la base de Wright-Patterson (où les débris du crash avaient été transférés) qui attribua le contrat de cette recherche secrète. Ce point est confirmé par une annotation que l’on trouve dans une étude réalisée par l’un des inventeurs “officiels” du nitinol à l’U. S. Naval Lab. Dans ce rapport militaire sur le nitinol, l’auteur se réfère à une étude de Battelle datée de 1949 où il est clairement question de la purification du titane et du nickel. La citation mentionne un “diagramme de phase” qui détaille le processus et explique comment réussir l’alliage des deux métaux. En suivant précisément ces directives, on peut réaliser le nitinol à mémoire de forme. Il est possible mais pas certain que les co-inventeurs “officiels” du nitinol aient ignoré que les propriétés de l’alliage avaient été découvertes dans l’étude des débris de Roswell. On n’a trouvé que trois autres références sur cet alliage de titane et de nickel dans les rapports de Battelle. A chaque fois, ce ne sont que des notes en bas de page – et seulement dans les études sur les métaux conduites sous les auspices de l’armée américaine.

Anthony Bragalia donne quelques précisions sur la création du nitinol. On considère habituellement qu’il a été découvert “par hasard” au début des années 60 dans les labos de l’U. S. Naval Ordonance, situés dans le Maryland, et que ses co-inventeurs sont les Drs. Wang et Buehler. Mais la véritable histoire du nitinol a été volontairement dénaturée et elle ne tient pas la route, soutient Bragalia. Dès la fin des années 40, c’est le Dr. Howard Cross, expert métallurgiste de l’Institut Battelle, qui avait fourni l’information nécessaire sur le titane à l’US Naval Lab. Et c’est ce laboratoire qui a officiellement mis au point le nitinol dix ans plus tard. L’un des problèmes qui apparaît tout de suite dans l’histoire “officielle” du nitinol est l’année précise de sa découverte qui est variable selon les sources, de 1959 à 1963. Même les co-inventeurs officiels, William Buehler et Frederick Wang, avaient évoqué différentes années alors qu’ils travaillaient au Naval Lab. Les revues scientifiques et les articles de la grande presse indiquent des années différentes. Bragalia raconte que, lorsqu’il a posé la question à Wang, celui-ci a ri de manière bizarre et a reconnu qu’il n’était pas très sûr de l’année, en ajoutant qu’il lui faudrait y réfléchir !

Il faut avouer que les premiers éléments d’enquête recueillis par Anthony Bragalia semblent plutôt minces – quelques notes de bas de page dans des documents militaires renvoyant à deux études de Battelle intitulées Progress Report 1 et 2. Mais le mystère de la création du nitinol s’est alors épaissi. Bragalia, aidé du journaliste Billy Cox, du Saratosa Herald Tribune, a essayé pendant une année entière d’obtenir copie de ces documents, mais ils étaient introuvables, aussi bien dans les archives du Battelle Institute que dans celles de la base de Wright-Patterson, malgré les efforts conjoints des conservateurs qui ont avoué leur perplexité. Les recherches ont échoué également au grand centre d’archives techniques de la Défense (DTIC : U. S. DOD’s Defense Technical Information Center). Sur le conseil de Billy Cox, Tony Bragalia a alors posé une demande en application de la loi FOIA (Freedom of Information Act). Et voici que, après une assez longue attente, le Progress Report numéro 2 a fait surface, comme par miracle !

Son titre complet est : “Second Progress Report Covering the Period September 1 to October 21, 1949 on Research and Development on Titanium Alloys Contract No. 33 (38)-3736.” Il a pour auteurs “Simmons, C. W. ; Greenidge, C. T. ; Craighead, C. M. ; et autres”. Il a bien été remis en 1949 à la Direction technique de l’armée de l’Air qui l’avait commandé (Wright-Patterson Air Material Command). Il semble que la version divulguée soit incomplète, mais elle contient bien des données scientifiques clés, ouvrant la voie à la création du nitinol, en particulier des diagrammes de phase (‘‘phase diagrams’’) nécessaires pour fabriquer l’alliage particulier de titane et de nickel. Autrement dit, ce document prouve que les études étaient déjà bien avancées en 1949, contredisant ainsi l’histoire officielle qui fait démarrer les études au début des années 60. Il est intéressant de noter que les scientifiques signataires du rapport étaient étroitement associés avec le chef métallurgiste de Battelle, spécialiste du titane, le Dr. Howard Cross, déjà mentionné. Les scientifiques ont continué à produire des rapports sur la métallurgie exotique en couvrant des domaines comme “les métaux et la superplasticité”, “la transformation des métaux” et “les microstructures des métaux”. Précisons que, pour créer le nitinol, il fallait obtenir des composants d’une grande pureté. Or, l’Institut Battelle, qui était en pointe en matière de métallurgie, était le seul à l’époque à posséder un four à haute température adéquat pour obtenir ce résultat. Il reste d’autre part à retrouver le Progress Report numéro 1, lequel pourrait dater de l’année précédente, 1948, c’est-à-dire de l’année suivant Roswell… Mais des sceptiques doutent déjà de son existence, en dépit des références qui y sont faites. On voit cependant que le puzzle prend tournure, et il est temps d’y ajouter une autre pièce intéressante, le témoignage d’un ingénieur qui avait révélé à des proches avoir participé à cette étude. (G. Bourdais)

Toujours selon Anthony Bragalia, un ingénieur du Battelle Institute, Elroy John Center, a reconnu qu’il avait analysé un métal provenant d’une épave d’ovni alors qu’il était employé par Battelle. Center avait travaillé comme expert chimiste pour Battelle pendant près de vingt ans, de 1939 à 1957. Ceci nous a été confirmé, dit Bragalia, à la fois par les registres de l’Université du Michigan et par les articles scientifiques qu’il avait publié du temps où il travaillait pour Battelle. Ingénieur chimiste diplômé, Center avait rédigé des articles publiés dans des revues de haut niveau. Il avait fait des analyses chimiques de métaux, des études sur la « micro-identification » des métaux dans des alliages, et sur l’analyse spectroscopique de matériaux particuliers. Center avait le profil idéal pour être impliqué dans les premières études sur les débris de Roswell. Il avait mis au point une technique d’analyse des métaux très innovante qui est signalée dans plusieurs études concernant “l’identification polygraphique du titane” dans des alliages. Or, il faut du titane spécialement préparé pour fabriquer du nitinol semblable au “métal à mémoire” de Roswell.

Les membres de la famille de Center ont confirmé qu’il s’intéressait beaucoup aux ovnis et à la vie extraterrestre. En mai 1992, le Dr. Irena Scott de Columbus, Ohio, chercheuse et historienne réputée (qui avait aussi fait partie de l’équipe des scientifiques de Battelle), avait interviewé un proche partenaire professionnel d’Elroy Center. Elroy lui avait confié qu’il avait été impliqué dans un très étrange programme de laboratoire. Ses supérieurs lui avaient demandé de participer à une étude hautement classifiée de l’Institut, qui faisait l’objet d’un contrat du gouvernement. Le projet consistait à travailler sur un matériau très inhabituel. Center avait compris que ces fragments de matériau avaient été récupérés par le gouvernement américain à la suite d’un crash d’ovni. Center parlait de l’échantillon qu’il était chargé d’étudier comme d’un “morceau”. Il avait expliqué que ce “morceau” était d’une nature totalement inhabituelle. Il déclara également que d’étranges symboles, qu’il appelait des “glyphes”, étaient inscrits sur ces fragments. Divers témoins des débris du crash de Roswell ont bien sûr parlé de telles inscriptions. Center ne pourra pas nous fournir d’autres indications, étant décédé en 1991.

Espérons que Tony Bragalia, et peut-être d’autres enquêteurs, parviendront à trouver de nouveaux documents et à recueillir de nouveaux témoignages susceptibles de renforcer cette histoire. Mais elle est bien intéressante, en l’état, et elle vient s’ajouter aux témoignages et documents déjà connus sur les études secrètes de matériaux liés peu ou prou aux ovnis. 

 

A NOTER :

Dans la première citation de Gildas Bourdais, on lit ceci :

Mentionnons au passage une autre « découverte » qui a fait long feu, celle d’une mystérieuse pierre gravée censée avoir été trouvée dans la région de Roswell, et annoncée abusivement comme un événement majeur en 2009.

Je suis personnellement « visé » car c’est moi qui suis l’auteur du petit texte envoyé à la rédaction de la revue « Le monde de l’inconnu » (février/mars 2009). On notera que la rédaction n’a même pas daigné mettre mon nom. (C’était d’ailleurs le dernier texte que j’ai envoyé à cette revue.)

J’attire l’attention sur le fait que je ne suis pas responsable de la présentation “sensationnaliste” que la rédaction a faite du petit texte que j’ai envoyé, la pierre et le “crop circle” étant largement évoqués sur la page de couverture. Je n’ai fait, pour ma part, que relayer l’information trouvée sur le site www.ovnis-usa.com

En outre, si la découverte a “fait long feu”, je n’en ai pas eu connaissance, le responsable du site www.ovnis-usa.com n’en ayant pas parlé. La pierre, cependant, existe, elle a été photographiée et analysée. Que celle-ci soit en relation avec l’affaire Roswell, ce n’est, évidemment, pas du tout avéré.

 

11. Le témoignage de Rogene Cordes, veuve d’un ancien Général de l’US Air Force :

Voici un nouveau témoignage recueilli par Anthony Bragalia, un témoignage qui s’ajoute à la longue liste des récits qui rendent ridicule l’explication par le ballon-sonde. Cette stupide explication par le ballon-sonde a encore été mise en avant dans le numéro de janvier 2010 de la revue « Ciel et Espace » (p. 44), avec, comme circonstance aggravante récurrente, la référence incontournable à « l’autopsie de l’extraterrestre », le tout étant mis dans la rubrique “Petite histoire du faux en science”, “Canulars et manipulations célestes”. Les individus qui ont rédigé ce petit texte ignorent totalement la complexité du dossier, mais il ne faut pas s’en étonner, les seules références de ce genre de scientistes étant manifestement le rapport de l’US Air Force dans les années 1990 et l’expertise incompétente de Pierre Lagrange

Anthony Bragalia a obtenu les confidences de Rogene Cordes, la veuve d’un ancien Général de l’US Air Force. Elle confirme que le crash de Roswell en 1947 était celui d’un engin extraterrestre.

Son mari, le Général Harry Nations Cordes, disposait d’une habilitation Top Secret/SCI. Il occupait une position unique pour être “au courant” de telles affaires. Il a :

– été basé à Roswell en juillet 1947 ;

– été affecté ensuite à la base Air Force de Wright Patterson ;

– travaillé sur la Zone 51 ;

– été employé par la CIA ;

– occupé le poste de Vice Chef de Cabinet au Quartier Général du Renseignement du SAC (Strategic Air Command).

Le Général Cordes avait ensuite assuré diverses fonctions au sein du Pentagone.

L’histoire du couple Cordes laisse peu de doute au fait que l’engin tombé dans le désert du Nouveau-Mexique, il y a plus de 60 ans, n’était pas d’origine terrestre.

Voici le commentaire d’Anthony Bragalia :

En 1947, Cordes était opérateur radar sur la base de Roswell. C’est alors qu’il rencontra Rogene, qui allait devenir son épouse. La ferme du père de Rogene était mitoyenne du lieu du crash. Mes entretiens avec Rogene Cordes ont duré plusieurs mois. La veuve du Général, arrivant au terme de son existence, souhaitait raconter ce qu’elle et son mari savaient au sujet de cet incident.

Rogene et Harry avaient appris dès le début qu’il s’agissait d’un crash de soucoupe. Ils connaissaient bon nombre des principaux témoins. Mais c’est au cours des années 80, quand l’histoire de Roswell avait refait surface, qu’ils s’étaient interrogés sur la nature de l’épave récupérée et les implications de cet évènement.

Rogene savait que son mari ne lui avait pas révélé le fond de l’histoire. Elle décida alors de tout employer pour l’amener à parler.

Elle ne se cache pas d’avoir usé de son “charme” et reçu des “confidences sur l’oreiller”. Harry lui avait dit qu’il ne se trouvait pas sur la base cette semaine-là. Mais, en insistant, elle en apprit davantage : “Beaucoup de ceux qui se trouvaient là savaient ce qui s’était réellement passé. Mais c’était pour eux une question de loyauté envers le pays de ne rien révéler.”

Finalement, elle obtint qu’Harry lui confie : “Tu sais que j’étais opérateur radar. L’objet se trouvait en l’air et n’était pas identifié. Cette machine volante a été suivie par le radar de White Sands, et les gars sur place ignoraient ce qui se passait.” Elle avait insisté : “Dis-moi seulement si ce n’était pas un ballon.” Harry avait répondu : “Ce n’était pas un ballon. Jesse Marcel a dit la vérité. Mais si je devais entrer dans les détails, tu ne verrais plus jamais la vie de la même manière.” Il l’avait suppliée de ne pas en demander plus. Mais elle continua. Harry répliqua :Rogene, si je te racontais… je devrais ensuite te tuer.” Elle pensait qu’il plaisantait. Mais Harry ne riait pas.

Beaucoup plus tard, alors que son mari avait pris sa retraite, Rogene le relança sur le sujet. Elle lui demanda sans détours : “Où cet engin est-il conservé ? Sur la Zone 51 ?” Elle savait qu’il avait travaillé sur le site des tests du Nevada. Il répondit par la négative. “Mais il peut avoir transité par Wright Patterson, dans une zone à l’écart.”

Rogene se souvenait qu’il avait aussi travaillé pour la CIA et elle demanda à son mari : “Qu’avais-tu appris au sujet du crash quand tu étais à la CIA ?” Il s’était contenté de répondre : “A cette époque, c’est l’une des premières choses que j’avais essayé de faire : rechercher le dossier sur Roswell. Je savais qu’il existait, mais il était introuvable. Ou alors ils avaient fait en sorte que je ne puisse le consulter.”

Rogene m’a raconté : “Je sais qu’il s’est demandé toute sa vie pourquoi cet incident avait été étouffé.”

Bien qu’Harry Cordes ait été avare de détails sur Roswell, il lui avait parlé d’autres affaires d’Ovnis qui s’étaient manifestés pendant ses années de service. Il avait raconté à sa famille (dont leurs deux filles) qu’un jour, en volant à 70.000 pieds (personne n’avait atteint cette altitude à l’époque), il s’était trouvé face à un objet “qui ne pouvait être autre chose qu’un vaisseau alien”.

Rogene était née et avait grandi dans un ranch près de Roswell. Elle travaillait comme employée dans une banque de la ville pendant l’été 1947. Elle a connu de nombreuses personnes dont les noms sont maintenant associés à cette affaire.

Elle m’a parlé à demi mots de Butch Blanchard, qui commandait la base à l’époque du crash : Butch croyait à la réalité de cet engin.” Elle savait que Blanchard avait averti “tout le personnel de la base” (ils recevaient chez eux de nombreux soldats à dîner, ou pour des parties de cartes et des barbecues) de ne rien révéler de l’incident. Chaque fois que Rogene évoquait le sujet avec les “hommes du régiment”, tout le monde devenait silencieux.

Elle m’a raconté : “Tous ceux qui souhaitaient rester dans l’armée gardaient le silence ! C’était un devoir patriotique de la fermer et de ne pas poser trop de questions.” Elle fréquentait aussi Ethel, la femme de Blanchard à l’époque. Elle pense qu’Ethel fut profondément choquée de voir que son mari était impliqué dans l’opération de récupération, et c’est ce qui aurait pu les conduire à divorcer.

Rogene était pratiquement voisine du Shériff George Wilcox et de son épouse Inez. Même à ce jour, Rogene n’aime pas trop évoquer le rôle de Wilcox :George Wilcox et Inez avaient été menacés, et ils avaient des raisons d’être effrayés. Il était devenu impossible d’en parler avec eux, même à titre amical. George avait changé après cet incident.”

Rogene n’est pas certaine que tous les propos de Glenn Dennis, l’embaumeur et entrepreneur de pompes funèbres, puissent être confirmés, mais elle m’a raconté qu’ils avaient fait leurs études supérieures au même endroit. Elle savait qu’il était “sur la bonne voie”. Elle ne peut certifier qu’un seul de ses récits :

Le lendemain du crash, Rogene essayait de se procurer de la glace pour rafraîchir les boissons pendant le prochain week-end. Elle en avait cherché partout, y compris chez Clardy’s – le grand magasin en ville. On lui avait alors répondu que des militaires de la base étaient déjà passés et qu’ils avaient acheté “tout ce qu’il y avait”. Elle s’était ensuite rendue à la gare, où on pouvait également acheter de la glace. A sa grande surprise, on lui dit également que les militaires “avaient tout emporté”.

Rogene avait eu le sentiment que toute la ville était soudain dépourvue de glace. Ce n’était jamais arrivé auparavant, et ça ne s’est pas reproduit après le week-end du crash. Par la suite, lorsque Glenn avait parlé de la nécessité de trouver de la glace pour préserver les corps retrouvés, elle avait “rassemblé les morceaux”.

Rogene confirme que les militaires avaient disposé des cordons de sécurité autour des champs attenants au site du crash. Elle avait vu de ses propres yeux “des hommes en armes” empêcher les gens de passer. On les obligeait à faire un détour. Par la suite, à la banque, elle avait entendu “des fermiers qui se lèvent tôt” mentionner le passage de longs camions bâchés qui se rendaient à la base.

Finalement, elle me dit qu’elle avait également bien connu Walter Haut. Haut était l’officier, chargé des relations publiques de la base, qui avait lancé la nouvelle de la découverte d’une “soucoupe volante”.

Rogene pense que la version originale était la bonne. Elle avait été rétractée le lendemain. Elle a ajouté : “Je sais que Walter, au soir de sa vie, a solennellement déclaré que l’engin n’était pas terrestre. Walter avait dit la vérité.”

Cette femme de Roswell – la veuve du Général – a soulagé sa conscience. En conclusion, elle m’a déclaré : “Harry est mort en 2004. Il ne tenait pas à raconter tout ce qu’il savait. Mais je suis plus à l’aise d’avoir parlé. Les gens doivent savoir. Ils n’ont plus de raison de douter. L’incident de Roswell est une réalité. (A. Bragalia) (Source : www.ovnis-usa.com)

 

12. Chet Lytle et Robert Hastings :

Le 30 septembre 2009, Robert Hastings a été invité à l’antenne de la radio ‘‘Coast to Coast’’.

Il est l’auteur de : “UFO and nukes : Extraordinary encounters at nuclear weapons sites”, où il démontre que l’activité OVNIs a toujours été très intense à proximité des zones nucléarisées du territoire américain.

Dans l’émission de ‘‘Coast to Coast’’, Robert Hastings a présenté les révélations de Chester “Chet” Lytle sur l’incident de Roswell.

Chet Lytle fut le Superviseur de la Commission à l’Energie atomique (AEC). Il avait travaillé comme ingénieur pour le ‘‘Manhattan Project’’ (lequel a permis de réaliser la première bombe atomique pendant la seconde guerre mondiale). Il a déclaré que William Blanchard – l’ancien commandant du 509ème sur la base militaire de Roswell, qui était alors colonel – lui avait confié personnellement que l’objet récupéré en secret après le crash, en juillet 1947, était un vaisseau extraterrestre.

Robert Hastings avait recueilli cette confidence à l’occasion d’une interview enregistrée, dans le cadre de son enquête sur l’activité OVNIs en rapport avec les sites dotés d’armements nucléaires. L’ingénieur retraité en était spontanément venu à parler de Roswell.

En février 1953, Chet Lytle (devenu superviseur du stockage des armements pour le compte de l’AEC) venait de visiter la base Air Force d’Eielson, en Alaska, en compagnie de William Blanchard (récemment promu Brigadier Général de l’USAF), lequel était chargé de l’entraînement des équipages des bombardiers stratégiques B-36. Alors qu’ils avaient décollé de l’Alaska pour rejoindre l’Illinois, William Blanchard confia à Chet Lytle qu’un vaisseau extraterrestre avait été récupéré en 1947, avec quatre corps. Au début des années 1950, Chet Lytle travaillait dans les bureaux de l’AEC, sur la base AF de Wright-Patterson. Il se trouvait donc au bon endroit et au bon moment pour être relativement bien informé. Chet Lytle avait bénéficié de fuites “au sujet de l’autopsie des corps, par des personnes qui y avaient assisté”.

Chet Lytle précisa que l’épave de l’engin avait été entreposée dans le Hangar 5 de la base, puis il ajouta :

« Je bénéficiais d’une accréditation ‘‘Top Secret’’ dans le domaine des armes nucléaires. J’avais donc toutes les autorisations requises dans mon travail, mais je ne fus jamais autorisé à pénétrer dans cette zone. »

Voici ce que raconte également Robert Hastings :

« Trois ans après mon interview de 1998 avec Lytle, j’avais voulu lui poser d’autres questions. Mais il avait refusé de répondre, me disant simplement, mais d’une voix assez stressée, qu’après notre première conversation il avait ‘‘reçu une visite’’ d’un individu qui voulait savoir pourquoi il communiquait avec moi et avec le chercheur Don Schmitt, spécialiste de Roswell. »

Chet Lytle et William Blanchard sont aujourd’hui décédés. Source : www.ovnis-usa.com

Alain Moreau

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Références données (dans la partie qui lui est consacrée) par Gildas Bourdais :

1. Gildas Bourdais, « Le crash de Roswell. Enquête inédite » (JMG – éditions Le Temps Présent, 2009), et « Roswell. Enquêtes, secret et désinformation » (JMG, 2004). Voir aussi l’article de Gildas Bourdais dans la revue « Lumières dans la Nuit » (LDLN, numéro 348, avril 1998).

2. Gildas Bourdais note que les « révélations » de Jack Shulman ont été présentées notamment dans la revue américaine « UFO Magazine », Volume 13, No 2, de mars-avril 1998. Elles ont été démenties dès le mois de juillet de la même année.

3. Article « La pierre de Roswell », dans la revue « Monde Inconnu », février-mars 2009. (Il s’agit en fait de mon article dont Gildas Bourdais ne pouvait connaître le signataire, mon nom – Alain Moreau – n’ayant même pas été mentionné par l’équipe de rédaction de la revue !)

4. Kevin Randle, “The Truth about the UFO Crash at Roswell” (Evans and Company, New York, 1994), chapitre 9 : “The Wright Field Connection”. Voir aussi “The Roswell Encyclopedia”, Harper Collins, 2000.

5. Tom Carey et Donald Schmitt, “Witness to Roswell. Unmasking the Government Biggest Coverup”. Deuxième édition, 2009, Newpage Books, The Career Press, New Jersey.

6. Anthony Bragalia, article « Roswell debris inspired memory metal Nitinol ; lab located, scientists named », in “Mufon UFO Journal”, No 495, juillet 2009.

 

 

 

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