Peut-on vivre de prana ? L’énigme de l’inédie et du respirianisme.

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L’inédie est la capacité à vivre sans manger. Evidemment, pour tout esprit réputé « raisonnable », une telle chose est radicalement impossible. Pourtant, il existe des témoignages, passés et présents, qui témoignent de la possibilité de cette « impossibilité ».

Lorsque les grands médias « effleurent » le sujet, c’est évidemment pour dénoncer le caractère dangereux, voire sectaire, des gens qui enseignent ce genre de pratique. Ainsi, on a vu, dans l’émission « Carnet de voyage d’Envoyé spécial », sur France 2 le 21 juillet 2011, une petite séquence consacrée au respirianisme, une séquence « coincée » entre la dénonciation de dérives à propos de pratiques thérapeutiques prétendant guérir le cancer, et la déclaration finale du reportage selon laquelle, en France, certains centres de bien-être alternatifs seraient devenus des lieux de recrutement pour les mouvements sectaires… Dans la petite séquence sur le respirianisme, on voit, flouté, un homme qui, dans une salle où plusieurs personnes sont présentes, enseigne la nourriture par le prana ou énergie de vie, et qui déclare notamment que les gens vieillissent parce qu’ils croient qu’ils doivent vieillir, et qu’ils meurent parce qu’ils croient qu’ils doivent mourir, la mort n’existant pas.

L’homme qui tient ces propos est-il Henri Monfort ? Dans l’interview de ce dernier, que l’on trouve dans le numéro de juin-juillet 2011 de la revue « Sacrée planète », et dont j’évoque le contenu dans ce texte, on lit :

« Depuis 8 ans, il ne se nourrit plus que de prana. »

Or, le commentateur de l’émission de France 2 dit, à propos de l’homme qui parle, que ce dernier prétend ne pas avoir mangé depuis 8 ans. (Dans l’interview de « Sacrée planète », Henri Monfort n’évoque cependant pas la possibilité de « l’immortalité », soit un allongement considérable – des centaines ou milliers d’années – de la vie humaine.)

Mais n’en déplaise à ceux qui pourfendent ce sujet sans l’approfondir de façon objective, l’inédie et le respirianisme existent depuis longtemps. Ainsi, dans le verset 31 du Livre III de son oeuvre, Patanjali a écrit :

« kantha-kûpe Kshut-pipâsâ-nivrittih »

« Par (la maîtrise parfaite) sur l’arrière-gorge, (vient) la domination de la faim et de la soif. »

Voici la traduction d’Alice Bailey :

« L’attention étant fixée sur le centre de la gorge, il s’en suivra la suppression de la faim et de la soif. »

Alice Bailey associe ce sûtra au suivant :

« Par l’attention fixée sur le conduit ou nerf situé au-dessous du centre de la gorge, l’équilibre est atteint. »

Des cas d’inédie ont été enregistrés dans toutes les religions. On connaît le cas de saintes qui n’ont mangé en tout et pour tout qu’une hostie par semaine.

Comment l’organisme peut-il trouver les éléments nutritifs qui lui sont nécessaires pour vivre ?

9782753806467Michel Coquet se réfère au processus de transmutation de l’énergie sexuelle en énergie spirituelle (ojas). Comme il existe une étroite relation entre le centre sacré et le centre laryngé, l’énergie sexuelle, une fois transmuée, alimente le centre de la gorge et ses principales glandes (thyroïde et parathyroïdes).

« Si au lieu d’alimenter les organes sexuels, l’énergie ojas est élevée et reçue par le centre laryngé, celui-ci s’en trouve puissamment stimulé et finit par éveiller le segment d’un grand nerf appelé kurma nâdî, ou le conduit de la tortue (…). C’est du reste en se concentrant sur ce nerf qu’un yogi est capable de se mettre à volonté en état de catalepsie et de vivre sans air et sans nourriture. Cependant, le pouvoir de s’abstenir d’eau et de nourriture ne sera possible que lorsque le centre laryngé (matériel) sera enfin remplacé par son alter ego, le centre alta-major (spirituel), que certains identifient physiologiquement à un plexus nerveux situé dans la moelle allongée au niveau du bulbe rachidien (medulla oblongata). C’est par là que pénètre l’énergie indispensable à la survie du corps alors directement alimenté par âkâsha-prâna. » (M. Coquet)

Lorsque l’alta-major est actif, sa radiation éveille un chakra mineur se trouvant dans la voûte du palais, le talu-chakra.

« Ce dernier est la cause de l’écoulement du nectar provoquant l’extase divine et éventuellement la siddhi de la non-sustentation. C’est un état psychique qui permet également à un homme de ne plus dormir ou très peu. » (M. Coquet)

Des jeûnes complets ont souvent été observés chez des mystiques chrétiens : Victoire Courtier, Marie-Madeleine de Pazzi, Catherine Emmerich, sainte Lidwine (réputée pour n’avoir pris aucune nourriture pendant 28 ans), Thérèse Neumann, Padre Pio (qui vivait avec 200 ou 300 calories par jour)… De 1928 à 1981, Marthe Robin n’a absorbé que l’hostie qu’on lui apportait une ou deux fois par semaine. (1) Marthe Robin est née en 1902 et est décédée en 1981.

Si cette siddhi est répertoriée dans les sûtras de Patanjali, c’est parce qu’elle existe aussi en Orient. Voici quelques exemples :

 

1. La sainte hindoue Giri Bala :

YoganandaLorsque le yogi Yogananda Paramahamsa vit Giri Bala pour la première fois, celle-ci était âgée de 72 ans et elle n’avait ni bu ni mangé depuis l’âge de 12 ans. Elle parvint à cette extraordinaire performance grâce à l’initiation de son guru. La technique comprenait la récitation d’un mantra et des exercices pénibles de respiration. Sur elle-même, elle révéla peu de choses :

« Je n’ai jamais eu d’enfants ; voici bien des années que je suis veuve. Je ne dors que très peu car pour moi il n’y a pas de différence entre le sommeil et l’état de veille. Je médite pendant la nuit et, dans la journée, je vaque à des travaux domestiques. Je suis très peu sensible aux changements de température, aux saisons. Jamais je n’ai été malade. Lorsqu’il m’arrive de me blesser, je ne sens presque pas la douleur. Je n’ai pas d’excrétions et peux contrôler la respiration et les battements de mon cœur. Mon guru et d’autres grands êtres m’apparaissent souvent dans les visions. » (2)

C’est en mai 1936 que Yogananda posa la question à Giri Bala : « Dites-moi, mère, est-il vrai que vous vivez sans manger ? » Elle répondit : depuis l’âge de 12 ans, c’est-à-dire depuis près de 56 ans, elle n’a rien bu ni absorbé aucun aliment. Ce qu’elle prend comme nourriture, c’est, précisa-t-elle à Yogananda, « l’énergie subtile de l’air et de la lumière qui rechargent le corps par le bulbe rachidien ».

GiriBala1La yogini se livrait à certains exercices agissant sur Vishudha chakra, le cinquième centre d’énergie subtile.

« Ce chakra face à la gorge contrôle l’élément akash ou éther qui pénètre les espaces interatomiques des cellules physiques. La concentration sur ce chakra permet de vivre de l’énergie éthérique. » (Elisa Granpas)

Toute petite, elle ne pouvait s’empêcher de manger tout ce qui lui tombait sous la main. Mariée à l’âge de 12 ans, elle subit très vite les moqueries de sa belle-famille… Puis, un jour, elle demanda au divin de lui envoyer un guru qui lui enseignerait comment vivre de la lumière divine. Celui-ci se présenta et l’initia à une technique de Kriya, la libérant de la nécessité d’absorber des aliments terrestres. Ceci comprenait un mantra et des exercices de respiration.

A la question de Yogananda : pourquoi n’enseignait-elle à personne l’art de vivre sans manger ?, elle répondit que son guru lui avait expressément demandé de ne pas divulguer le secret.

« Il ne veut pas contrecarrer les plans divins… Les fermiers m’en voudraient à mort si j’enseignais aux hommes à vivre sans aliments ! »

« Les beaux fruits de la terre pourriraient inutilement. Il semble que la misère, la famine, les maladies sont le fouet du karma qui finalement nous poussent à rechercher le sens véritable de la vie. »

A quoi bon être la seule à se passer de nourriture ?, continua à demander Yogananda. Giri Bala répondit : prouver que l’homme est Esprit, démontrer « que l’accession divine apprend progressivement à vivre de Lumière éternelle ». (3)

 

2. Prahlad Jani :

Il s’agit d’un yogi qui, alors qu’il était âgé d’environ 83 ans, a fait parler de lui dans les médias. Depuis l’âge de 8 ans, il aurait vécu sans boire ni manger, ni bien sûr uriner. Selon son disciple Bhiku Prajapati, il n’aurait jamais été atteint par une maladie.

Sollicité par 40 médecins de l’hôpital Sterling, il a accepté de se soumettre à une surveillance constante dans un hôpital d’Ahmedabad, la capitale de l’Etat du Gujarat. Après 15 jours d’observation (avec une caméra en circuit fermé), les médecins durent admettre la réalité des faits. Selon le neurologiste Sudhir Shah, le yogi montre des signes de formation d’urine réabsorbée dans la paroi de la vessie.

Prahlad Jani explique simplement qu’il a reçu la grâce des dieux et qu’il a entendu leur appel à l’âge de 8 ans. Voici ce qu’il a dit :

« Je reçois l’élixir de vie par le trou de mon palais, ce qui me permet de vivre sans nourriture et sans eau. »

Des médecins indiens semblent s’étonner du fait, alors que de tels cas sont légion en Inde depuis des siècles. Le docteur Gilavazahagan, physiologiste et directeur de l’Institut National de Défense, pense faire avancer la science par la seule observation du yogi.

« Certains pensent même que si l’on découvre le mystère, cela permettrait à des militaires de s’en servir en cas de survie ! Il est clair que les scientifiques n’ont pas pris la dimension du phénomène car la maîtrise d’une telle siddhi demande bien plus d’une vie de méditation. » (M. Coquet) (4)

Sur ce dernier point, néanmoins, il convient de nuancer. En effet, il existe de nombreux cas occidentaux de « respirianime » (voir plus loin) qui attestent qu’il n’est pas nécessaire de passer « plus d’une vie » à méditer pour acquérir cette capacité.

On lit, dans le numéro de juin/juillet 2011 de « Sacrée planète », que Prahlad Jani vit dans une grotte près du temple d’Ambaji (province du Gujarat, Inde de l’ouest).

 

3. Ram Bamjan (Palden Dorje) :

220px-Palden_Dorje_closeupComme Prahlad Jani, ce jeune bouddhiste népalais (né en avril 1990) a aussi eu son moment de célébrité, les médias ayant abondamment évoqué son cas. (Même « Envoyé spécial », sur France 2, lui avait consacré un reportage.)

« Après avoir pris conscience de la souffrance du monde et dans le but de contribuer à sauver l’âme de l’humanité, Ram a entrepris un cycle de six ans de méditation ascétique (qui finira en 2012) afin de parvenir à l’état samyaka sambhudha (pleinement éveillé). Cela ne serait pas exceptionnel si sa méditation n’était pas seulement ininterrompue, c’est-à-dire faite de jour comme de nuit, mais qu’en plus il ne mangeait ni ne buvait, supportant les hivers rigoureux et les étés brûlants, les serpents et les moustiques avec une parfaite équanimité. Le voir méditer ou délivrer son message est suffisant pour comprendre que nous avons affaire à un être avancé, c’est en tout cas mon point de vue. » (M. Coquet)

Ram Bamjan semble être en possession d’autres siddhis.

« Cinquante personnes affirment avoir vu sa poitrine s’enflammer ou rayonner. Lors d’un rituel, il a été vu et filmé en train de méditer sur un brasier sans être incommodé. En décembre 2005, neuf membres du gouvernement dirigés par lama Gaujaman l’ont observé 48 heures de suite sans le voir ni boire ni manger ni dormir. D’autres observations ont eu lieu depuis, sans pouvoir découvrir aucun subterfuge. Le début de sa période de méditation n’est pas passé inaperçu. Elle a duré dix mois devant une foule de plus en plus exaltée, ce qui a contraint le jeune homme à se retirer dans la jungle. » (M. Coquet)

Entre le 18 et le 23 novembre 2009, Ram Bamjan est sorti de sa retraite afin de montrer pacifiquement son opposition aux sacrifices d’animaux du festival de Gadhimai (déesse hindoue du pouvoir) qui a lieu tous les cinq ans. (5)

 

4. Quelques autres cas :

« Babaji était connu pour ne pas prendre d’aliments, et il ne consommait que de temps en temps des offrandes de nourriture faites par ses disciples. Un autre être de la tradition indienne, Balayogi, a vécu pendant quarante ans en état de méditation profonde, sans manger ni boire. Il en est d’autres moins célèbres, tel ce swami des environs de Tiruvanamalai, par exemple, Vellaiyanantha Swami. Il a eu une expérience d’illumination à l’âge de sept ans, et, depuis, la joie ne l’a plus quitté. Il ne mange rien et ne boit rien. Il est cependant joueur, énergique et plein d’humour. Marié, avec trois enfants, il reçoit les villageois des alentours et de plus en plus d’occidentaux. » (Elisa Granpas)

 

– Le cas Thérèse Neumann (1898-1962) :

Des saints et mystiques chrétiens ont suscité l’étonnement et l’interrogation par le fait qu’ils n’absorbaient pas de nourriture terrestre. Certains d’entre eux ont aussi reçu les stigmates : Marthe Robin, sainte Catherine de Sienne, sainte Lydwine de Shiedam, la bienheureuse Elisabeth de Rent, Angèle de Foligno, saint Nicolas de Flue (le frère Klaus du quinzième siècle), sans oublier Thérèse Neumann.

Lorsque Yogananda avait entendu parler de Thérèse Neumann, il eut de suite envie de la rencontrer.

220px-Bundesarchiv_Bild_102-00241,_Therese_NeumannNée en 1898, elle eut à l’âge de 20 ans un accident qui la paralysa et la rendit aveugle.

« En 1923, elle guérit miraculeusement en priant sainte Thérèse de Lisieux et elle recouvra la vue. A partir de cette date, elle n’absorba plus aucun aliment, à l’exception d’une petite hostie le matin, et encore fallait-il que celle-ci soit consacrée ! (Ce qui en fait ne constituait pas véritablement une prise d’aliment, mais plutôt une prise de divinité.) Puis les stigmates apparurent, et, tous les vendredis, Thérèse revivait la passion du Christ, imprimant dans son propre corps les souffrances de Jésus. Au cours de ces moments de transe, alors qu’elle n’était instruite que de son allemand natal, elle prononçait des phrases dans un langage que les érudits ont qualifié d »araméen ancien’. Yogananda la décrit comme une petite femme de trente-sept ans dont émane une aura de paix et de joie, ‘fraîche, aux joues roses, bien faite, respirant la santé, avec la fraîcheur et le charme d’un enfant’. Il lui posa les mêmes questions que celles qu’il posera plus tard à Giri Bala, et il reçut les mêmes réponses.

‘Je vis de la lumière de Dieu’, lui dira-t-elle, ravie que Yogananda comprenne comment elle vivait réellement, c’est-à-dire grâce au ‘flot d’énergie de l’éther, du soleil et de l’air s’écoulant à travers mon corps’. Lorsqu’il lui demanda si elle pouvait enseigner aux autres à vivre sans nourriture, tout comme Giri Bala, elle répondit que ce n’était pas le souhait de Dieu. Selon le yogi, la vie de Thérèse Neumann était une démonstration de la parole du Christ disant que l’Homme ne devrait pas vivre seulement de pain, mais de tout mot qui vient de la bouche de Dieu. Elle lui confirma que c’était effectivement une des raisons de sa présence sur cette Terre. Thérèse n’avait, elle non plus, pas d’excrétion, elle était active et pleine d’énergie, dormait une à deux heures par nuit, aimait les animaux, s’occupait du jardin et avait une abondante correspondance. » (E. Granpas) (6)

 

5. Jasmuheen :

« Si, pour Giri Bala aussi bien que pour Thérèse Neumann, il semblait inconcevable d’enseigner à l’humanité d’apprendre à vivre sans manger, Jasmuheen a aujourd’hui une position complètement différente. Cette Australienne dit se nourrir de lumière depuis 1993. Elle est très tonique et volontaire, elle a écrit deux livres sur le sujet, fait des conférences, et anime des séminaires dans le monde entier. C’est après quinze années de méditation qu’elle sentit le besoin de se libérer de ses dépendances envers la nourriture. Suite à un certain processus, elle a acquis la maîtrise de ses différents corps, physique, émotionnel, mental et spirituel, et a déprogrammé puis reprogrammé son ADN. » (E. Granpas)

51RQxdg8IoL._SX374_BO1,204,203,200_La capacité de se nourrir de prana est la conséquence naturelle, dit-elle, « d’un accord entre les quatre corps ».

« Lorsque l’on élève sa propre fréquence à la vitesse de la lumière, alors la maîtrise commence, l’être a accès à plus d’informations sur la conscience universelle. »

51XYT0X73TL._SX293_BO1,204,203,200_Elle dit être en contact télépathique avec des Maîtres ascensionnés (elle cite Saint-Germain, Kootumi, Hilarion).

L’accès à ce type de nourriture n’est pas aisé.

« Accéder à des niveaux vibratoires plus élevés qui permettent de se nourrir directement de la lumière cosmique n’est pas encore à la portée de tous, bien que de nombreuses personnes semblent séduites par cette démarche ; ce sont les Respiriens, un nouveau mouvement.

L’expérience est assurément à aborder avec prudence. Elle peut être dangereuse si l’on est insuffisamment préparé. Jasmuheen le reconnaît elle-même. Le but de sa démarche n’est peut-être pas tant d’inciter les personnes à cesser de manger que de montrer le pouvoir de l’esprit sur le corps. C’est aussi une femme très énergique et très active qui fait une expérience hors du commun. Elle a le mérite d’attirer notre attention sur notre attitude par rapport à la nourriture et sur les potentialités inexplorées de l’être humain. » (E. Granpas)

41fYP3B+PuL._SX339_BO1,204,203,200_Jasmuheen est l’auteure de : « Vivre de Lumière » (éditions Vivez Soleil), « Ambassadeurs de Lumière » (éditions Altess). Voici, à propos du prana, une citation extraite d’« Ambassadeurs de Lumière » :

« L’énergie du corps humain vient d’une source plus subtile que les molécules matérielles. La force qui fait vibrer la machine humaine n’est pas chimique mais éthérique. L’éther est la matière dont proviennent tous les éléments par précipitation. Entre les protons et les électrons, un espace vide pour la science, il y a une substance qui, mélangée à l’éther, s’appelle prana, pour employer le terme oriental de l’énergie vitale. Quand le corps humain respire, l’oxygène absorbé par le sang via les poumons ne joue qu’un rôle mineur dans le métabolisme comparé au prana qui apporte l’énergie vitale. » (Hilarion) (7)

515YGNVR3eL._SX370_BO1,204,203,200_Jasmuheen, dont le vrai nom est Ellen Green, est née en 1957 en Australie de parents norvégiens immigrés. Elle travaillait à plein-temps dans l’industrie jusqu’au jour où, en 1993, un cancer a fait basculer sa vie. ()

Henri Montfort, lui-même respirien, note que Jamuheen a été une pionnière.

« Elle ne cherchait que le moyen de se guérir d’un cancer du sein. Sur les conseils de ses guides, elle a pratiqué la nourriture pranique pendant 10 ou 15 ans. Puis elle s’est arrêtée à la demande de son mari. Elle a eu ensuite un cancer de la bouche et a repris la nourriture pranique. Comme elle pensait que cela pouvait être une solution pour résoudre les problèmes de la faim dans le monde, elle est allée à l’ONU pour présenter sa démarche, mais elle n’a eu aucun succès. » (H. Montfort)

Elle a été très controversée.

41F+UVsGguL._SX342_BO1,204,203,200_« Oui, Jasmuheen a, à la fois, servi et desservi la cause. Elle a eu des ennuis. Elle a accepté de passer par des médias qui cherchaient le sensationnel. En fait, après qu’elle ait écrit son livre, deux personnes ont suivi un jeûne à la suite duquel elles sont mortes. Mais c’était un jeûne et non pas la nourriture pranique !!! Néanmoins, on l’a accusée d’avoir tué des gens. Il y a eu aussi une dame qui faisait du trekking en Ecosse et qui est décédée d’une rupture d’anévrisme. Elle avait le livre de Jasmuheen dans son sac à dos, alors qu’elle ne pratiquait pas la nourriture pranique. Mais la machine était lancée et Jasmuheen a été dépassée. » (H. Montfort) (8)

En 2011, les éditions Lanore ont publié un autre livre de Jasmuheen : « La nourriture des Dieux ».

 

 

6. D’autres respiriens :

Parmi les autres pratiquants du respirianisme, il y a :

 

* Hira Ratan Manek (né en 1937 en Inde) est un ingénieur en mécanique qui, à la retraite, a commencé des recherches sur la contemplation du Soleil, méthode pratiquée dans les temps anciens par les Jaïns, les Amérindiens, les Egyptiens, les Mexicains, les Grecs, et autres peuples. Sa méthode est appelée sungazing.

 

* Isabelle Hercelin (www.isabelle-hercelin.fr) isabelle-hercelin-3-2-36bd0

 

 

 

 

 

 

 

* 196070_255386607899506_307806155_nLe coach sportif Jericho Sunfire : Cet ancien rugbyman a changé d’alimentation vers ses 25 ans, car sa santé commençait à se détériorer.

« Il s’est mis à manger des fruits, uniquement du cru, puis peu à peu il n’a plus pris que le jus des fruits, puis de l’eau, et maintenant il vit sans manger ni boire. Il contribue largement, de par ses vidéos notamment, à diffuser l’idée qu’on peut ne plus manger d’aliments solides et être dans une forme excellente, avoir un entraînement sportif intense et un corps superbe ! » (Michèle Dubois)

 

* Michael Werner :

51fO9ULl5vL._SX319_BO1,204,203,200_Il est docteur en chimie et directeur d’un institut de recherches sur le cancer.

« Il vit de lumière depuis neuf ans, en continuant de travailler normalement. Il pratique le sport. Il s’est prêté à tous les tests scientifiques en restant pendant dix jours dans une chambre spéciale du service de soins intensifs d’un hôpital suisse disposant d’une vidéosurveillance permanente… Il a écrit le livre ‘Se nourrir de lumière’ et participe au film ‘Lumière’. Son but est d’aider ses contemporains à repousser les limites de nos modes actuels de pensée. » (M. Dubois)

Voir : « Se nourrir de lumière », de Michael Werner et Thomas Stöckli.

 

 

 

* Henri Monfort :

41wlpw9cJ-L._SX340_BO1,204,203,200_Henri Monfort est l’auteur de : « La nourriture pranique » (éditions Lanore).

Né en Bretagne, il dit qu’il est chaman depuis qu’il est tout petit. Son grand-père était aussi très sensible aux esprits de la nature.

Ses premières années furent difficiles car il ne pouvait pas communiquer, à son entourage, ses expériences spirituelles, hormis à son grand-père.

Il s’intéressa à Gandhi et à la Communauté de l’Arche de Lanza del Vasto. Il se familiarisa avec le jeûne en tant qu’outil de nettoyage. Il se sentit attiré par la vie monacale des bénédictins, sans cependant s’y engager. A l’âge de 25 ans, il fut initié à la méditation transcendantale par celle qui allait devenir son épouse. C’est à ce moment-là qu’il devint végétarien.

« Puis, pendant 18 ans, il mène une vie tout à fait ordinaire, travaille dans une banque, élève trois enfants. C’est sa surcharge pondérale qui va le ramener à sa recherche spirituelle. Il atteint les 120 kg, mange et boit beaucoup. Quand, au haut d’un escalier, son cœur bat la breloque et qu’il met 10 minutes avant de pouvoir retrouver son rythme normal, il décide de revenir à l’essentiel et de recentrer sa vie sur la spiritualité. Après deux ans de jeûne, il rencontre la voie de la nourriture pranique. Depuis 8 ans, il ne se nourrit plus que de prana. » (M. Dubois)

Selon Henri Monfort, 30 000 personnes dans le monde auraient cessé de prendre de la nourriture solide.

Il se nourrit de prana, la nourriture pranique étant une nourriture. Cela n’a rien à voir avec l’expérience du jeûne. Le prana est partout, c’est l’énergie universelle, illimitée.

C’est le 22 novembre 2002 qu’il a commencé la nourriture pranique. En 2000, il pesait 120 kilos, il mangeait et buvait énormément. Il a essayé de perdre du poids grâce au jeune, et il est descendu à 90 kilos. Il est allé voir un ami à Lyon qui lui a proposé un livre, celui de Jasmuheen : « Vivre de lumière ». Il l’a lu dans la nuit, et le lendemain matin il a commencé la nourriture pranique ! Depuis, il n’a jamais arrêté.

Il est chaman, et depuis qu’il est tout petit il voit le prana dans l’atmosphère, ces petites particules blanches qui se déplacent très vite. Il s’est dit que si l’on pouvait soigner avec le prana, il était évident que l’on pouvait aussi s’en nourrir.

Il n’avait pas fait de préparation mentale ou psychique, mais il est certain que, grâce aux jeûnes qu’il avait faits pendant les deux années précédentes, son corps s’était déjà bien nettoyé et qu’il était prêt à le faire.

La nourriture par le prana est accessible à tout le monde parce que c’est une technique, dit-il. Il distingue deux phases : la préparation et l’installation du processus.

La phase de préparation doit se faire pendant un ou deux ans :

« Pendant cette période, on travaille à réduire la quantité de nourriture que l’on absorbe et à en améliorer la qualité. On intercale aussi de petits jeûnes d’un, deux ou trois jours, pour voir comment le corps réagit. Ceci va participer à nettoyer notre corps aux niveaux physique, émotionnel, mental et spirituel. Lorsque ces quatre niveaux sont en harmonie, on peut commencer véritablement le processus qui dure 21 jours. Après cette période, on peut soit continuer la nourriture pranique, soit arrêter et reprendre l’alimentation solide, chacun peut décider. » (H. Monfort)

La méthode des 21 jours est actuellement remise en question par de nouveaux adeptes de la nourriture pranique qui prônent plutôt un parcours progressif et une diminution régulière de la nourriture.

L’installation, quant à elle, consiste à donner au corps l’information qu’il va être alimenté autrement. Elle dure 21 jours, chacune des 3 semaines correspondant à un stade.

La première semaine est axée sur le nettoyage du corps physique.

Au cours de la deuxième semaine, on va nettoyer plus en profondeur ce qu’on appelle les mémoires cellulaires.

La troisième semaine est celle de l’installation elle-même, c’est-à-dire le passage en mode pranique.

« On va utiliser ce que le corps connaît, c’est-à-dire le système neuro-végétatif. En temps normal, lorsque vous avez faim, il se passe beaucoup de choses dans votre corps (sensation de vide, gargouillis, etc.). Nous allons associer ces moments à la nourriture pranique en nous aidant, au début, de la visualisation. On va visualiser la lumière qui descend à travers tout le corps pour se répandre dans tous les organes. On le fait pendant trois ou quatre jours.

Au bout de quelque temps, nos perceptions commencent à se développer d’une manière extraordinaire. Par exemple, quand je faisais le processus, un jour en prenant le tramway, j’ai eu conscience qu’une fille mangeait un sandwich à l’autre bout de la rame. Non seulement je savais tout ce qu’il y avait dans son sandwich, mais j’avais aussi le goût de chacun des ingrédients dans la bouche !

Vous ne pouvez pas imaginer à quel point les sens s’affinent. Si je mets les mains au sol, j’entends les graines pousser dans la terre, j’entends les fourmis et les insectes marcher. Ce n’est pas propre à l’Homme, certains animaux ont des perceptions très performantes. Je pense que la nourriture ‘pervertit’ nos sens. Avec le mode pranique, tout à coup, nous retrouvons toute la qualité de nos perceptions. » (H. Monfort)

Cet affinement arrive dès la première semaine.

« Ce sont nos sens qui captent le prana car celui-ci n’est pas uniquement dans l’air, il est tout autour de nous, dans tout ce qui existe. Puis un sixième sens apparaît, je l’appelle le sens kinesthésique. Nous percevons notre environnement, les énergies de la terre, de l’air, du cosmos. Nous allons donc capter l’énergie partout où elle se trouve, elle va venir dans notre aura, dans notre champ énergétique. A ce moment-là, nous nous nourrissons 24 h sur 24 par tous les pores de notre peau. » (H. Monfort)

On ne pense plus à manger. Henri Monfort boit car il soigne les gens et qu’il a donc besoin de se nettoyer.

Comment cela se passe-t-il au niveau du corps et du système digestif ?

« Un examen médical permet de constater que le tube digestif a grandement rétréci et est complètement vide. La vésicule biliaire rétrécit aussi beaucoup. Par contre, la glande pinéale, dans le crâne, grossit (ainsi sans doute que la glande pituitaire : l’hypophyse). Source : Fruitisme. » (M. Dubois)

 

– Critères de différentiation entre le jeûne et la nourriture pranique :

Henri Monfort distingue trois critères :

Avec la nourriture pranique, la perte de poids s’arrête, le poids se stabilise.

Avec la nourriture pranique, « on a de l’énergie à ne plus savoir qu’en faire, on est branché sur l’énergie universelle, on peut conduire, marcher, courir pendant des heures ».

Avec la nourriture pranique, les besoins de sommeil sont réduits de moitié.

 

– N’est-ce pas difficile à vivre au niveau social ?

Personnellement, dit Henri Monfort, pas du tout.

« J’ai fini le processus au moment du réveillon. J’ai assisté aux festivités en expliquant ce que je faisais sans honte, sans peur et cela s’est très bien passé. Cela ne me dérange pas d’être en compagnie de gens qui mangent, je vais au restaurant avec les autres, je fais à manger pour mes enfants. En préparant la nourriture, on peut y mettre du prana et élever son niveau vibratoire. » (H. Monfort)

Henri Monfort n’est jamais tenté de manger. On est nourri, dit-il.

 

– Des mises en garde pour les personnes voulant tenter l’aventure :

« Il faut faire une préparation longue et sérieuse pendant un ou deux ans. Il n’y a pas de délai fixé. Il faut faire un travail de méditation ou de ‘voyance’, et alors on sait si cette façon de s’alimenter est bonne pour soi ou pas, et si c’est le bon moment. » (H. Monfort)

 

– On peut faire cela seul, Henri Monfort l’ a fait, mais il est bien aussi d’avoir un référent qui a déjà l’expérience. On peut aussi le faire en groupe.

« Mais ce qu’il est important de dire, c’est : ‘Ne vous précipitez pas !’. Lorsque l’on force les choses ou que l’on est dans la notion de défi ou de réussite absolue, ce ne sont pas les bonnes conditions. » (H. Monfort)

 

– Peut-on continuer à faire du sport ?

« Non seulement on peut faire du sport, mais puisque l’on est branché sur l’énergie universelle on a beaucoup plus d’énergie. Vous pouvez visionner plusieurs vidéos sur YouTube concernant Jericho Sunfire, un ancien joueur de rugby. Celui-ci déclare qu’il a d’abord vécu dix ans en se nourrissant de fruits, puis il a cessé complètement de s’alimenter. Il enseigne aujourd’hui l’éducation physique et n’a rien perdu de ses muscles. » (H. Monfort)

 

– Quels sont les effets de la nourriture pranique ?

C’est au bout de huit ans qu’Henri Monfort a commencé à voir ce que cela apporte.

« Lorsqu’on est nourri avec l’énergie universelle, on est en bonne santé. J’ai retrouvé la souplesse, j’avais des rhumatismes articulaires (des mémoires cellulaires héritées de mon grand-père !) : ils ont disparu. J’ai rajeuni, mes cheveux ont repoussé… La vie devient très simple, on n’a besoin de rien. On sait que tout va nous arriver au fur et à mesure. On est entre les mains du Divin. J’ai la sensation d’être comme un bébé dans le ventre de sa mère. Le bébé ne se pose pas la question de savoir s’il va être nourri. » (H. Monfort)

 

– A propos du travail sur les « mémoires » qu’Henri Monfort appelle aussi « le passage de la nuit noire de l’âme » :

« Cela fait partie du travail sur les mémoires cellulaires qui comporte plusieurs niveaux. Toutes les tensions, les stress et les maladies que vous avez traversés depuis votre vie foetale sont inscrits dans vos cellules. Avec le prana, on élimine ces mémoires de premier niveau.

Puis nous allons travailler sur les mémoires familiales qui font que l’on reproduit, aux mêmes âges, les maladies des parents ou des grands-parents. La troisième strate concerne les mémoires ataviques de l’humanité qui remontent à l’homme préhistorique ; elles sont situées au niveau du cerveau reptilien. Elles sont liées à des moments de l’histoire où l’Homme a eu faim, des mémoires de disette, de famine.

La dernière strate est une mémoire très profonde, elle fait référence à ce qu’Aurobindo a appelé la ‘nescience’. C’est le noir du noir, l’ignorance de l’ignorance, ce qui en l’être ne veut pas changer et dit : ‘Cela a toujours été comme ça et il n’y a pas de raison que cela marche autrement. L’inertie totale.’

Nous allons traverser cette trame, ce qui en général dure trois jours. Lorsqu’on passe à travers cet état, on contacte le champ unifié quantique qui est un champ universel illimité, et les cellules vont comprendre tout à coup qu’elles ne sont plus séparées les unes des autres mais qu’elles font ‘un’ avec tout ce qui existe, et là on se retourne et on s’aperçoit qu’on a traversé une trame qui s’appelle une mort. » (H. Monfort)

Pour établir définitivement la nourriture pranique, il est nécessaire de passer par ce processus. Les cellules vivent alors en permanence dans le champ unifié quantique ; avant, on peut faire des allers-retours.

 

– La pratique de soins :

Le travail d’Henri Monfort concerne les forces-pensées qui se trouvent tout autour de nous dans l’atmosphère. Celles-ci ont été créées par l’Homme depuis qu’il existe. Une pensée, une parole, une action, cela envoie de l’énergie dans l’atmosphère, laquelle est, l’Homme étant ce qu’il est, composée à 80% de haine, de violence et de souffrance.

« Ces forces sont comme des nuages grisâtres qui se baladent. Peu à peu, elles vont commencer à se dissoudre et vont donc chercher quelqu’un qui va leur redonner de la force. Elles vont alors, comme des ventouses, se scotcher dans votre aura. Si votre aura s’affaiblit, elles vont pénétrer à l’intérieur et vous attaquer. » (H. Monfort)

Nous attirons aussi des forces-pensées présentes, depuis longtemps, dans l’atmosphère. Selon Henri Monfort, il y a actuellement des forces-pensées qui nous viennent des Croisades, reliées aux guerres de religion entre les croisés et les musulmans.

La pratique de soin d’Henri Monfort agit sur trois niveaux :

– Nettoyer les forces-pensées de l’aura de la personne.

– Renforcer l’aura en travaillant sur les chakras, en les accordant les uns aux autres.

– Utiliser l’énergie du prana pour dissoudre les forces-pensées.

Le prana permet d’élever le niveau vibratoire des personnes.

Henri Monfort cite l’exemple d’une personne qu’il connaît et qui, suite à un AVC, était restée paralysée du côté droit.

« Des amis lui ont proposé de l’emmener voir les dauphins. Arrivée sur les lieux, elle est descendue dans la mer et deux dauphins sont arrivés. Ils l’ont emmenée se balader, un de chaque côté. Au retour, elle est remontée à l’échelle toute seule, à la grande surprise de ses amis qui lui demandèrent : ‘Mais ? Que se passe-t-il, tu es guérie ?’ Ce n’est qu’à ce moment-là qu’elle a compris qu’elle était guérie. Un quart d’heure s’était passé entre le moment où elle a été guérie par les dauphins et le moment où elle l’a réalisé. Que s’est-il passé ? Les dauphins ont fait monter son niveau vibratoire, ce qui a dissous les formes-pensées. Au-delà, les cellules étaient tout à fait saines. Elle a repris sa vie normalement.

Pour moi, toute maladie fonctionne de la même façon. La maladie existe à un certain niveau vibratoire. Si on élève le niveau vibratoire, les forces-pensées disparaissent et la maladie aussi. Les guérisons de Lourdes fonctionnent comme cela. Les personnes, par leur foi, élèvent leur niveau vibratoire à un niveau tel que les formes-pensées se dissolvent. C’est ce qu’on appelle les guérisons miraculeuses. » (H. Monfort)

Je rappelle qu’Henri Monfort est probablement l’homme évoqué dans une séquence d’un reportage de « Carnet de voyage d’Envoyé spécial » (juillet 2011). J’évoque cette probable identification au début du texte.

 

Conclusion :

Extrait d’un livre (en anglais), « 2012. End or beginning » (éditions Manasa Foundation, 2009) :

« A mesure que nous recevons les énergies et le prana du Soleil, nos tissus subissent certains changements qui les rendent moins dépendants des énergies issues de la nourriture solide. Ces énergies, combinées à de longues méditations, apportent des changements au niveau cellulaire. Nous allons pouvoir vivre uniquement de prana sans avoir besoin de nourriture ni d’eau. Ceci rendra le système digestif rudimentaire. La glande pinéale, située derrière la glande pituitaire, va se développer et accroître sa capacité à absorber plus de prana et de lumière. »

Selon Yogananda, la glande pinéale (qu’il appelle la medulla) est la porte d’entrée du prana. Voici ce qu’il a écrit dans « La Quête éternelle de l’Homme » :

« Un réservoir d’énergie pranique est stocké dans le cerveau et s’écoule de la medulla dans les cinq autres chakras qui agissent comme distributeurs, nourrissant de l’énergie de vie toutes les parties du corps. »

Les pratiques yogiques qui ont été données à Giri Bala par son maître portaient aussi sur cette glande. (Voir « Autobiographie d’un yogi », de Yogananda.) (9)

 

A noter :

81g3-UJ35-L._SL1500_* UN DVD paru en juin 2011 : « « LUMIERE ». Réalisé par P. A. Straubinger, avec le docteur Ruediger Dahlke, Jasmuheen et Prahlad Jani.

* Suprem Master TV a diffusé tous les dimanches une émission : « Entre maîtres et disciples », où on retrouvait Henri Monfort et d’autres témoignages de respiriens, inédiens, aquavores, etc.

* http://nourriture.pranique.free.fr

 

Note complémentaire :

Dans un texte (« Végétarisme et Ere Nouvelle », www.erenouvelle.fr) daté de mai 2011, Olivier de Rouvroy a fait ce commentaire à propos du respirianisme :

« Le mieux serait évidemment de ne pas manger du tout et de nous nourrir seulement du prâna atmosphérique. Certains êtres y parviennent. Une très célèbre femme indienne du nom de Giri Bala, qui naquit en 1880, a pu vivre ainsi 70 ans sans absorber aucun aliment. Elle utilisait une technique de yoga pour recharger son corps avec de l’énergie cosmique provenant de l’éther, du Soleil et de l’air. Le célèbre Maître indien Yogananda, auteur du best-seller ‘Autobiographie d’un Yogi’, fut photographié avec elle en 1936 sur la terrasse de sa maison dans le village isolé de Biur au Bengale et lui rend un hommage appuyé dans son livre. Une enquête rigoureuse sur la vie de cette femme avait été menée sur ordre du Maharaja de Burdwan. Et les médecins qui menèrent cette enquête durent admettre qu’elle réussissait à vivre sans aucune alimentation solide ni liquide.

(…)

La grande mystique et stigmatisée allemande Thérèse Neumann, née en 1898, fut gravement blessée au cours d’un accident à l’âge de 20 ans et se retrouva aveugle et paralysée. Mais elle retrouva miraculeusement la vue en 1923 en adressant des prières à Sainte-Thérèse et vécut plusieurs dizaines d’années en se nourrissant uniquement d’une hostie chaque jour, tout en étant régulièrement soumise à une observation médicale rigoureuse.

Mataji Prahlad Jani est un sâdhu indien né en 1927. Et il a toujours affirmé être resté sans boire ni manger depuis l’année 1940. En 2010, les médias internationaux se sont penchés sur son cas et, après lui avoir fait passer quinze jours sous surveillance médicale ininterrompue, ils ont bien été obligés de constater et de reconnaître qu’il représente un cas inexplicable ‘d’inédie’, autrement dit de ‘prânisme’ ou de ‘respirianisme’, ces trois mots en apparence barbares désignant une même réalité : la possibilité qu’ont certains êtres d’exception de s’alimenter uniquement avec de la lumière et du prâna.

L’australienne Ellen Green, née en 1957 et plus connue sous le nom de Jasmuheen, est devenue célèbre à travers ses livres et ses conférences qui relatent exactement le même type d’expérimentation. Jasmuheen n’aurait absolument rien mangé, même pas de végétaux, depuis 1993, et déclare se nourrir uniquement d’Amour et de Lumière.

Quant à Michael Werner, ce Docteur en chimie né en 1949 à Braunschweig en Allemagne et qui habite dans les environs de Bâle où il dirige à Arlesheim un Institut de recherches pharmaceutiques, il vit depuis 2001 sans ingérer aucune nourriture solide, se contentant de lumière et de quelques liquides. Son inédie a été contrôlée et validée en octobre 2004, après 10 jours de tests dans le service des soins intensifs d’un hôpital suisse, ce qui ne l’empêche pas de jouer régulièrement au tennis et de pratiquer ce sport à un niveau tout à fait honorable !

(…)

Sorti récemment,  »Lumière », le passionnant documentaire de Peter-Arthur Straubinger, évoque sa vie et celle de quelques autres respirianistes, et apporte la preuve, expériences en laboratoire et rapports certifiés à l’appui, qu’on peut survivre sans prendre de nourriture ni d’eau pendant des semaines, des années, voire des décennies.

(…)

Ce film, qui explore non seulement la connaissance issue des traditions spirituelles asiatiques, mais dévoile aussi les derniers modèles d’explications tirés de la physique quantique, mérite vraiment d’être vu. Sans promouvoir le prânisme ni tomber dans aucune forme de prosélytisme, il propose une vision alternative de nos besoins, bousculant la philosophie mécaniste-matérialiste dominante, et montre qu’il est désormais possible de vivre autrement. »

Alain Moreau

 

Références :

1. Michel Coquet, « Pouvoirs spirituels et psychiques », éditions Alphée, 2011, p. 360-361.

2. Ibid., p. 362.

3. « Sacrée planète », n° 22, juin-juillet 2007, p. 46-47.

4. Michel Coquet, « Pouvoirs spirituels et psychiques », op. cit., p. 362.

5. Ibid., p. 363.

6. « Sacrée planète », n° 22, juin-juillet 2007, p. 47-48.

7. Ibid., p. 48, 44.

8. « Sacrée planète », n° 46, juin-juillet 2011, p. 17-19.

9. Ibid., p. 14-21.

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