OVNIs, NDE, espace intérieur et êtres de la nature

Voici mes réflexions concernant les thèses de trois auteurs avec lesquels je ne suis absolument pas d’accord à propos de leur perception du phénomène OVNIs. C’est un texte qui vient en complément de plusieurs autres disponibles sur ce site Web, et notamment les deux suivants : « Critique de la théorie de Jean Sider », « OVNIs et paranormal ».

 

Dans l’introduction au tome 1 (paru en septembre 2016) de Civilisations extraterrestres, je me situe clairement par rapport aux différentes thèses qui « secouent » le petit monde de l’ufologie. Je donne, dans cette introduction, une citation de l’ufologue Joël Mesnard (qui a été, de 1988 à 2014, le directeur de la revue Lumières dans la nuit). Cet auteur ayant publié en 2016 un livre intitulé : « Les apparitions d’OVNIs » (aux éditions Le Mercure Dauphinois), j’évoque ici certains de ses commentaires relatifs à sa compréhension du phénomène OVNIs. (Il est aussi l’auteur, chez le même éditeur, de « Men in black », et de « Vérités et mensonges sur les OVNIS » aux éditions Trajectoire.)

Dans « Les apparitions d’OVNIS », Joël Mesnard écrit que l’origine extraterrestre des OVNIs n’apparaît plus comme la solution unique et globale du mystère, tout en ajoutant que ce qui se manifeste à travers les apparitions d’OVNIs échappe, pour le moment, totalement à notre compréhension. Il est permis de douter, au moins dans certains cas, « de la parfaite matérialité de ces choses ». Joël Mesnard écrit que si nos descendants parviennent à connaître un jour « la » solution, « ce sera probablement l’aboutissement d’un long effort collectif étalé peut-être sur des siècles ». Il ajoute qu’il ne semble pas que quiconque détienne aujourd’hui les réponses fermes et définitives à ces grandes interrogations : d’où viennent ces « choses », sont-elles matérielles ou illusoires, représentent-elles pour nous une menace ou un espoir, « ou bien les deux à la fois, ou, encore, ni l’un ni l’autre » ? Selon l’auteur, tout, ou presque tout, reste à découvrir. Il mentionne les diverses hypothèses auxquelles le phénomène a donné naissance et qui engendrent « des controverses interminables et d’une utilité douteuse » : l’hypothèse extraterrestre « au premier degré », l’hypothèse extraterrestre généralisée (Claude Lavat), l’hypothèse de l’intelligence artificielle extraterrestre (Jean Goupil et Didier Leroux), l’hypothèse « magonienne » (avec des allusions au monde des fées, etc.) et l’hypothèse des « bulles gravitationnelles » (Harry Challenger). Aucune de ces hypothèses, écrit Joël Mesnard, « n’est sans fondements, ni sans lacunes », et n’a permis d’améliorer la connaissance de ce qui se produit réellement sur le terrain « et qui reste en grande partie voilé ». Bref, ces propos sont en adéquation avec le texte de quatrième page de couverture du livre où on lit que toutes les explications proposées au mystère des OVNIs « ont échoué », que tout réduire à des visites d’extraterrestres « ne nous éclaire guère plus », la vérité étant, selon l’auteur, « que nous ne comprenons pas à quoi nous avons affaire ». Je ne partage pas du tout ces conclusions. Il existe bien une explication qui n’échoue pas à expliquer les (vrais) OVNIs, si toutefois on ne se limite pas seulement au recueil et à l’étude de témoignages, mais que l’on prend en considération d’autres types de sources parmi lesquelles il y a les récits de certains contactés (récits à propos desquels Joël Mesnard a, nous allons le voir un peu plus loin, une allergie tenace)… Si l’on prend en considération les récits de RR3, les « abductions » et les récits de contactés physiques et « psychiques » (sorties hors du corps, channelings, vision à distance), il se dégage une origine majeure des OVNIS, celle-ci étant bien de nature extraterrestre. Il convient cependant de distinguer plus précisément une double origine extraterrestre : celle de type physique et celle de type multidimensionnel ou éthérique. Il est donc possible de comprendre à quoi on a affaire. Si chacune des hypothèses listées par Joël Mesnard est susceptible d’expliquer certaines observations, une seule hypothèse permet d’avoir une réelle vue d’ensemble : celle de la double origine extraterrestre incluant l’hypothèse extraterrestre « au premier degré » (vaisseaux stellaires en provenance d’autres systèmes solaires) et l’hypothèse extraterrestre « au second degré » (êtres et vaisseaux en provenance d’autres planètes de notre système solaire et d’ailleurs). C’est cette explication qui permet de lever le voile sur ce « qui reste en grande partie voilé ». A ce titre, c’est bien l’origine extraterrestre qui apparaît comme étant la solution globale au phénomène OVNIs. On ne peut donc pas dire, dans cette perspective, que ce qui se manifeste à travers les manifestations ufologiques échappe totalement à la compréhension. Il n’est nullement nécessaire d’attendre éventuellement plusieurs siècles pour en percer le mystère ! Par contre, il est vrai que si certains vaisseaux aperçus sont réellement matériels, d’autres ne le sont pas, ou ne le sont que temporairement, car ils sont originaires de niveaux fréquentiels distincts du niveau physique (3 D) de leurs planètes (Vénus, etc.). Ces derniers vaisseaux peuvent se densifier momentanément dans notre environnement planétaire puis réintégrer leur état « éthérique » originel. Par leur expérience personnelle, certains contactés, certains « enlevés », etc., ont nécessairement une « réponse ferme et définitive » sur la provenance des « choses » (sic) incriminées. S’agissant de la menace ou de l’espoir que représentent celles-ci, l’analyse des divers types de soucres (et pas seulement les récits d’observation) montre qu’il y a divers types de visiteurs ou de consciences ayant des objectifs divers : « neutres », « positifs » et « négatifs »… On ne peut donc pas dire que tout, ou presque tout, reste à découvrir car si les autres hypothèses ont échoué, au niveau explicatif, la double origine extraterrestre que j’ai définie (et que j’évoque au chapitre 1) a le potentiel de rendre compte de l’ensemble de la phénoménologie ufologique. Joël Mesnard écrit que tout réduire à des visites d’extraterrestres « ne nous éclaire guère plus », mais ce n’est que partiellement vrai : c’est vrai, certes, si on ne prend en compte qu’une origine extraterrestre « au premier degré » (ce que certains appellent, de façon ironique, le « tôles et boulons »). Si cette dernière origine explicite une partie du phénomène OVNIs, il s’avère aussi nécessaire d’intégrer l’hypothèse extraterrestre « au second degré », les consciences concernées ne provenant pas, dans ce second cas, du niveau matériel de notre Univers. Il n’en demeure pas moins que les consciences exogènes de type « multidimensionnel » sont quand même d’origine extraterrestre. Ainsi, si certaines observations d’OVNIs (comme celles faisant état d’« ufonautes ») peuvent s’expliquer dans le cadre de l’HET-1 (au premier degré), d’autres peuvent faire intervenir des entités et des vaisseaux-lumière extraterrestres « éthériques ». Ainsi, l’HET au premier degré ne constitue pas, contrairement à ce qu’écrit Joël Mesnard, une « pseudo-évidence », mais constitue seulement une partie de la solution.

Joël Mesnard donne en référence (note de fin de page) un article de Jacques Vallée listant cinq arguments contre l’origine extraterrestre des OVNIs, mais ces pseudo-arguments peuvent être aisément réfutés, surtout si l’on inclut la thèse de l’origine extraterrestre multidimensionnelle de certaines manifestations ufologiques. Joël Mesnard, qui rappelle qu’aucune preuve matérielle ne permet de valider l’hypothèse extraterrestre « au premier degré », fait allusion à des « conceptions un peu plus élaborées et plus compatibles avec les témoignages, notamment à des HET ”élargies” ». Justement, « l’HET élargie » que je défends est susceptible de rendre compte de la réalité du phénomène ! Je ne pense donc pas, contrairement à ce qu’écrit Joël Mesnard, que les OVNIs échappent entièrement à la compréhension…

Selon l’auteur, les diverses facettes du phénomène OVNIs conduisent à l’idée que nous avons affaire « à quelque chose de plus obscur que de simples intrusions répétées d’explorateurs extraterrestres, du moins telles qu’on les imagine généralement ». On peut affirmer, écrit-il, qu’on a affaire à autre chose qu’à une « invasion de Martiens » et qu’il s’agit plutôt d’une réalité « qui semble matérielle à un moment donné, qui ne l’est plus, l’instant d’après, et qui ne nous aide en rien à comprendre le sens de ses manifestations ». On notera que cette formulation est parfaitement compatible avec l’origine extraterrestre multidimensionnelle d’une partie du phénomène OVNIs : des vaisseaux éthériques qui se densifient provisoirement dans notre environnement matériel et qui ensuite réintègrent leur état éthérique originel (sur d’autres planètes de notre système solaire notamment). (Voyez notamment, pour l’explicitation de cette origine « éthérique », le livre de Michel Coquet : « OVNIS. La dimension spirituelle », aux éditions Le Temps Présent.) Selon Joël Mesnard, les OVNIs nous échappent totalement et nous sont incompréhensibles, ce qui est inexact si on intègre la réalité de l’origine éthérique de certains d’entre eux (certains étant néanmoins de nature physique).

Pour Joël Mesnard, s’il y a de bonnes chances pour que les OVNIs viennent d’« ailleurs », il n’y a pas le moindre élément de réponse quant à la nature de cet « ailleurs » : monde lointain, monde mental créé par notre cerveau, OVNIs en provenance du futur ou du passé, ou d’une « autre dimension ». Mais contrairement à ce qu’écrit l’auteur, il y a bien un élément de réponse quant à la nature de cet « ailleurs ». Il est double d’ailleurs : de type physique (mondes lointains) et « éthérique » ou « multidimensionnel » (« autres dimensions », non pas celles de notre planète, mais celles d’autres planètes, cette nuance étant très importante). Si l’on se réfère à quelques sources, il est possible que quelques OVNIs viennent de notre futur. Quant à notre passé, il pourrait s’inviter à la faveur de descendants d’Atlantes rescapés au sein du monde souterrain de l’Agartha ! (Certains OVNIs viennent en effet, d’après certaines sources, du monde de l’Agartha.) Ainsi, les OVNIs ont plusieurs origines et n’ont pas une seule origine. Mais la principale origine des vaisseaux parcourant nos cieux est extraterrestre, parfois physique, parfois éthérique (et non pas toujours d’origine extraterrestre/éthérique, contrairement à ce que prétendent l’ésotériste Benjamin Creme et son « disciple » Gerard Aartsen). Ceci étant éclairci, il n’est pas nécessaire de remettre probablement « à beaucoup plus tard » (sic) le problème de la nature de cet « ailleurs ».

L’hypothèse dite « magonienne », celle qui est fondée sur une ressemblance entre certains témoignages de rencontres rapprochées et les légendes relatives aux apparitions de fées, lutins, elfes, etc., contient une part de vérité (c’est avec raison que Joël Mesnard parle à ce sujet d’« analogie partielle ») dans la mesure où nous avons simplement affaire, dans certains cas, à d’anciens cas d’« abductions » interprétés selon les références culturelles de l’époque, que ces « abductions » aient été, comme à notre époque, de nature physique ou de nature « psychique » (avec extériorisation de la conscience ou décorporation de l’« abducté »)… J’explicite tout cela dans mon long texte (mis sur mon site Web) de critique de la thèse de Jean Sider. (A noter que Joël Mesnard a publié en 2005, dans deux numéros de sa revue « Lumières dans la nuit », mon article – plus court que celui disponible sur le Web – relatif justement à cette critique ! Et ce, même s’il ne partageait pas mes convictions.)

Joël Mesnard note que les diverses hypothèses défendues (l’HSP ou hypothèse socio-psychologique, l’HET-1 ou hypothèse extraterrestre au premier degré, l’HM ou hypothèse magonienne) ont donné naissance à des courants de pensée, des dogmes… Il précise que ni l’HSP, ni l’HET-1, ni l’HM, ne permettent « de penser correctement le phénomène dans sa totalité ». Ceci est exact, mais seulement parce qu’il « omet » d’ajouter, à l’HET-1, l’HET-2, l’hypothèse extraterrestre au second degré, celle qui, dans mon analyse, implique une origine extraterrestre « éthérique » ou « multidimensionnelle » (la double origine extraterrestrte étant la principale origine des « vrais » OVNIs, ceux qui ne sont pas explicables par des engins terrestres – avions, etc. – ou d’autres causes « triviales »). L’approche qui paraît la plus raisonnable à Joël Mesnard, celle qui ne propose aucune explication quant à l’origine du phénomène, n’est pas la mienne. L’« évidence », formulée par Joël Mesnard, selon laquelle nous ne savons rien de l’origine du phénomène OVNIs, n’existe pas une fois que l’on a intégré une diversité de sources (et pas seulement les seuls témoignages d’OVNIs), cette origine étant aisément décelable puisqu’il s’agit de la double origine extraterrestre (physique et « éthérique ») définie dans mon modèle théorique. A la lumière de ce dernier, il est donc faux de dire, contrairement à ce qu’écrit Joël Mesnard, que les OVNIs « ne se réduisent à rien qu’on puisse exprimer avec notre vocabulaire, avec nos concepts ». Peut-on dire en outre que rien « de ce que nous avons su en dire jusqu’à présent n’est à la hauteur de ce qu’ils sont » ? C’est indiscutablement vrai si on se réfère aux diverses thèses (HSP, HM, la seule HET-1, etc.) mises en avant par moult spéculateurs (Jacques Vallée, Jean Sider, etc.), mais c’est faux si on intègre les données du modèle théorique que je défends, lequel reconnaît notamment une principale origine aux vrais OVNIs : l’origine extraterrestre physique et « éthérique ». Glaner des renseignements sur les manifestations des OVNIs n’est pas pour le moment ce qui est apparemment « la seule possibilité qui nous soit offerte », car il est possible d’aller plus loin en intégrant et analysant diverse sources (récits de contactés, etc.) qui permettent, en plus des observations classiques d’OVNIs, de dégager une piste valable quant à l’origine de ces dernières. Les OVNIs ne sont donc pas seulement « matière à enquête » car il est possible d’apporter une réponse cohérente quant à leur nature. Ce n’est donc pas seulement des apparences que nous pouvons percevoir du phénomène OVNIs, et on peut très bien avoir « accès à la chose elle-même », contrairement à ce qu’écrit Joël Mesnard. Si toutes sortes de suppositions ou supputations ont été faites, beaucoup étant erronées, il est possible de dégager, de l’ensemble des sources disponibles, une thèse pertinente quant à l’origine des phénomènes ufologiques. Parmi ces sources disponibles, il y a les récits des contactés, ces récits étant rejetés par Joël Mesnard en ces termes lapidaires :

« Le cas de Warneton, en Belgique, est parmi les plus représentatifs de cette sous-catégorie qu’il faut nettement distinguer de celle des contactés, ces charlatans et illuminés qui sont apparus dès les années cinquante aux Etats-Unis, et quelques années plus tard en Europe. La ligne de partage entre l’ufologie et le phénomène des contactés est clairement établie : le domaine qui nous intéresse ne nécessite, pour être abordé, que désir de comprendre et esprit critique, alors que l’univers des contactés (tels qu’Adamski, Angelucci, Siragusa, Meier, et quelques autres…) exige un embrigadement, une soumission, un renoncement à la réflexion. Le fait d’assimiler la propagande d’un contacté à de la littérature ufologique – comme on l’a tristement vu, en France, en 2008 – n’exprime que la volonté malsaine de répandre la confusion. » (1)

Il est curieux de voir Joël Mesnard qualifier de charlatans et d’illluminés tous les contactés, alors que lui-même a publié, dans les années 2000, alors qu’il était directeur de la revue Lumières dans la nuit, le récit de Robert L. Ce dernier, qui a été contacté par des entités extraterrestres, a fait, en 1969, un séjour dans une base extraterrestre localisée à la frontière entre l’Inde et la Chine ! Il est indiscutable que Robert L. est bien un contacté… Et justement, son récit et celui de bien d’autres contactés sont très importants pour comprendre la nature du phénomène OVNIs. Et pas seulement, comme le voudrait Joël Mesnard, les témoignages classiques répertoriés par les ufologues « de terrain »…

Qui peut bien être le contacté qui a fait en 2008, en France, de la « propagande » ? Pour 2008, je ne « vois » personne. Peut-être que Joël Mesnard se trompe de quelques années. Ce ne serait alors pas 2008, mais 2005-2006. C’est à cette période, en effet, que le contacté français Eric Julien a fait parler de lui sur Internet et lors de la publication de ses deux livres (chez JMG éditions) : « La science des extraterrestres » (2005, livre réédité en 2010) et « Enfants des étoiles » (2006). Je me souviens que, lors d’une communication téléphonique avec Joël Mesnard, en 2005 (date de la publication de mon seul texte publié dans sa revue, dans les numéros 377 et 379) ou vers 2005, j’avais mentionné le premier livre d’Eric Julien, et à sa réponse j’avais compris qu’il n’appréciait pas l’individu…

Enfin, je ne crois pas que les cas d’Adamski, d’Angelucci, de Siragusa et de Meier s’expliquent intégralement par le charlatanisme, contrairement à ce que pensent, comme Joël Mesnard, trop d’ufologues. Dans les quelques cas cités par Joël Mesnard, il y a peut-être des éléments vrais et faux, et il est certes parfois difficile de discerner, dans ces récits, « le bon grain de l’ivraie ». S’agissant de George Adamski, par exemple, la rencontre du 20 novembre 1952 est indiscutablement conforme à la réalité (voir le livre de Michel Zirger et de Maurizio Martinelli : « Extraterrestres. Le contact a déjà eu lieu ! », éditions Le Temps Présent, 2015), n’en déplaise aux adversaires virulents du cas que sont par exemple Marc Hallet et Patrick Gross. Certes, il est nécessaire, dans chaque cas, de faire preuve d’esprit critique par rapport aux propos des contactés concernés, afin d’éviter « l’embrigadement, la soumission et le renoncement à la réflexion » (sic), mais cela ne doit pas pour autant conduire au rejet total de ce genre de récits, d’autant qu’il m’apparaît évident que certains cas de contactés (non cités par Joël Mesnard, dont le cas de Robert L.) sont authentiques. (Certains cas de contactés physiques – par opposition aux contactés « psychiques » – sont traités dans le tome 3 de Civilisations extraterrestres.) Les récits des contactés font bien partie de la littérature ufologique, n’en déplaise à Joël Mesnard. Il n’y a aucune « volonté malsaine » à revendiquer cela, l’objectif n’étant pas de « répandre la confusion » mais de verser une pièce importante supplémentaire au vaste dossier des interactions extraterrestres (eh oui) avec l’humanité terrestre.

Plus haut, Joël Mesnard a évoqué brièvement l’hypothèse dite « magonienne ». Parmi les thèses dérivées de cette hypothèse, il y a celles qui ont la prétention de réduire l’ensemble des manifestations « paranormales » à une cause unique : outre les « entités fluidiques et trompeuses » de Jean Sider, ainsi que l’Intelligence Artificielle de Jean Goupil et Didier Leroux – des thèses que je ne partage évidemment pas -, il y a aussi l’hypothèse que Philippe Palem expose dans son livre : « Voyage dans les mondes obscurs – Les dieux ont faim » (éditions Le Temps Présent, 2016). Selon cet auteur, apparitions mariales, phénomènes physiques du mysticisme, OVNIs, rapts humains perpétrés par des humanoïdes, faits étranges et irrationnels, ont une origine commune, un lien qui les unit et qui leur donne sens. Selon Philippe Palem, une intelligence non humaine utilise notre force psychique et s’en nourrit ! Néanmoins, la recherche d’une origine unique à toutes les manifestations « hors normes » est une fausse piste, car, comme je le développe dans mon propre modèle théorique, nous avons affaire à une kyrielle d’entités distinctes appartenant à des sources distinctes et ayant des objectifs divers. Quelques-unes des entités impliquées dans certaines manifestations (certaines entités psychiques, certains êtres responsables d’« abductions ») peuvent se « nourrir d’émotions humaines », mais cela ne constitue qu’une partie des entités et en aucun cas l’ensemble de celles-ci… Les OVNIs n’ont rien à voir avec les phénomènes physiques du mysticisme. Quant aux apparitions mariales, seules quelques-unes comportent une « composante ovnienne » (dont le cas de Fatima)… J’ai rédigé un texte sur le thème « apparitions mariales/OVNIs », sur mon site Web et pour des revues (dont « Ufomania »).

 

Dans les numéros 101 (juin 2016) et 102 (septembre 2016) de « Parasciences », Philippe Solal évoque de prétendus points de convergence entre les NDE et les OVNIs. Il n’y a cependant pas de lien entre OVNI et NDE (ou EMI), ces deux phénomènes appartenant à deux réalités distinctes. Il est faux de dire que depuis la parution du livre « Ovnis et Conscience », le plan des âmes a été identifié comme source du phénomène OVNI « et de bien d’autres manifestations issues du plan éthéré de la lumière ». Ce sont seulement certains OVNIs qui ont pour origine le niveau éthérique, non pas au niveau du plan des âmes, mais au niveau éthérique d’autres planètes que la Terre.

Philippe Solal fait quatre parallèles entre les caractéristiques de l’âme décorporée et les caractéristiques des OVNIs :

1. L’âme décorporée connaît « une liberté de mouvement similaire, dans l’espace physique, à celle des OVNIS observés par des témoins ». Elle possède les mêmes « capacités anti-physiques » que les OVNIs, elle échappe aux lois du mouvement « et peut se jouer de la densité physique comme certains OVNIS qui ont été vus pénétrer sans résistance à l’intérieur de volcans ou de flancs de montagnes ».

Il y a là une confusion entre les capacités cinétiques de l’âme (corps subtil ou « astral »), cette dernière n’étant pas soumise aux contraintes physiques, avec certains OVNIs qui, étant d’origine extraterrestre éthérique ou « multidimensionnelle », présentent des caractéristiques pouvant s’apparenter à certaines capacités de l’âme inhérentes au Monde spirituel.

2. L’âme décorporée revêt « une apparence lumineuse très caractéristique, d’un rayonnement intense, mais qui, en même temps, n’éblouit pas, comme les OVNIS ». Outre le fait que l’on pourrait aisément trouver, dans les comptes rendus d’observations d’OVNIs, la mention d’une lumière éblouissante émanant des engins observés, le rayonnement d’un « vaisseau-lumière » extraterrestre d’origine éthérique peut a priori ne pas éblouir, ce qui pourrait aussi s’observer dans le cas d’engins physiques, cette caractéristique lumineuse pouvant être associée à la technologie utilisée.

3. L’âme décorporée connaît tout de nous (de notre passé, etc.), « comme les OVNIS, dont les manifestations (quand elles sont non collectives) sont en connexion avec nos pensées les plus intimes et concernent des aspects de notre vie les plus personnels ». Aucun cas de témoignage OVNI n’est donné pour illustrer cette connexion, mais cela ne pose pas un gros problème en soi car il apparaît évident qu’il existe un lien privilégié entre certains témoins/expérienceurs d’OVNIs et l’intelligence (en l’occurrence extraterrrestre !) à l’origine de certaines manifestations OVNIs, les consciences « exogènes » pouvant scanner le contenu du psychisme du témoin. A moins que l’intelligence extraterrestre (éthérique ou non) n’ait un lien particulier avec certaines personnes (c’est le cas de divers contactés et channels), ce lien pouvant, dans certains cas, être lié à un « contrat d’âme » (avant l’incarnation des témoins concernés dont la rencontre aurait été « programmée » avant la naissance).

4. Philippe Solal mentionne ce qui est, pour lui, un quatrième point de convergence entre NDE et OVNIs, lequel est censé être « capital » :

Il évoque le fait que de nombreux expérienceurs de type NDE disent qu’on leur a expliqué que les âmes pouvaient choisir dans leur souvenir « l’image d’elle-même qui pourrait apparaître au titre de corps éthérique (ou astral, selon la terminologie choisie) ».

« En général, les âmes choisissent une image d’elle-mêmes qui correspond à un état de leur jeunesse. Autrement dit, c’est par la pensée et en puisant sur le propre fonds de ses souvenirs que l’âme manifeste son apparence. » (P. Solal)

Après avoir pointé cette caractéristique propre aux entités désincarnées, Philippe Solal fait un parallèle avec ce qu’il appelle le « polymorphisme dans toute la gamme fantasmagorique » (sic) des RR3 et RR4 (rencontres rapprochées et « abductions »/enlèvements) : « Mante religieuse parlante, homme-oiseau, cosmonaute, reptilien, petit-gris dénudé, men-in-black parodiant des agents de la CIA, etc. ». Ici, l’analogie est complètement fallacieuse. En effet, les Reptiliens, les petits Gris (dénudés ou pas) et les entités à l’apparence de mante religieuse sont des espèces galactiques évoquées par de nombreuses sources (y compris « psychiques »). Il ne s’agit pas d’entités uniques qui prendraient, selon leur bon vouloir, des apparences « fantasmagoriques ». Cela n’a rien à voir avec le cas des désincarnés qui retrouvent leur jeunesse « physique » d’antan. (Dans ce dernier cas, il est naturel que les désincarnés ou « morts » revêtent une apparence juvénile, d’autant que la vieillesse n’existe pas « là-haut » – pas plus que le temps d’ailleurs, les entités vivant dans un « éternel présent » ou « présent permanent ». Dans certains cas, cependant, des entités peuvent se donner une apparence plus âgée, et ce, dans un but de reconnaissance auprès d’un proche resté sur Terre.) S’il est normal pour un extraterrestre d’avoir l’apparence d’un cosmonaute, les « men-in-black » (qui n’ont rien à voir avec les films de même nom) sont quant à eux des individus particuliers, certains d’entre eux étant peut-être des sortes de robots biologiques au service d’une espèce galactique. (Voyez, pour ces curieux personnages, le livre de Joël Mesnard paru en 2005 aux éditions Le Mercure Dauphinois : « Men in Black ».)

Philippe Solal fait allusion à des cas américains de poltergeist où ont été visibles des sphères lumineuses « au déplacement en tous points identiques à nos habituels OVNI ». (2) Néanmoins, ces sphères lumineuses – qui sont souvent photographiées ou filmées, comme on peut le voir dans d’intéressants cas américains de « hantises » qui ont été présentés dans l’émission de la chaîne télévisée Numéro 23 : « J’ai filmé des fantômes » – sont de petite taille et témoignent d’une « vie éthérique » ou d’une présence spirituelle (en rapport avec des consciences de défunts) n’ayant rien à voir avec les sphères lumineuses parfois associées à certaines manifestations d’OVNIs, ces dernières étant contrôlées par des consciences extraterrestres (d’origine éthérique ou non).

Evoquant un récit de NDE, Philippe Solal écrit que tout ce que dit l’expérienceur concerné correspond à ce que l’on rapporte du déplacement des OVNIs, les mouvements (virages à angle droit, accélérations fulgurantes, etc.) des OVNIs étant présentés comme étant les mêmes que les mouvements que la conscience des expérienceurs de NDE fait lorsque celle-ci sort du corp physique. Il y a là en réalité une grosse confusion entre les capacités de la conscience extériorisée lors de sorties hors du corps et le comportement cinématique d’OVNIs, lesquels sont, selon les cas, matériels (via une technologie bien supérieure à la nôtre) ou éthériques, les vaisseaux éthériques, d’origine extraterrestre, étant alors provisoirement densifiés dans notre environnement. Quant au fait que des OVNIs ont été vus traversant des montagnes ou entrant dans des lacs sans en éprouver la résistance, cela s’explique simplement par la nature éthérique ou multidimensionnelle, mais quand même extraterrestre, de ces OVNIs. Et si les « décorporés » traversent les murs, cela s’explique par les capacités inhérentes au corps spirituel (ou « astral ») – de niveau fréquentiel beaucoup plus élevé que celui du corps physique -, mais cela n’a néanmoins rien à voir avec les OVNIs ! La prétendue « similitude si frappante » (sic), entre le mouvement des OVNIs et celui de la conscience sortie du corps, ne s’explique donc aucunement par l’idée selon laquelle l’OVNI serait une conscience qui se déplace… Philippe Solal imagine que la conscience qui se déplace revêt, pour être visible, un « habit » qu’elle est censée puiser dans le propre matériel psychique du ou des témoins, la conscience désincarnée allant chercher dans les images mentales du témoin celle qui lui permettra d’apparaître et de se manifester visuellement dans le monde physique. Cet auteur imagine aussi que la conscience désincarnée « choisira une image-souvenir issue de la SF, de la publicité ou d’un roman, etc., que le témoin a emmagasiné dans sa propre mémoire », et que parfois « ce sont des images issues du tréfonds de l’inconscient du témoin qui sont utilisées, images souvent cauchemardesques » Philippe Solal prétend que de même que le Moi désincarné choisit son « apparence éthérique » dans les images mentales emmagasinées durant sa vie terrestre, « de même il choisit la forme sous laquelle il apparaîtra en puisant dans les images mentales des témoins, en choisissant par exemple telle image de vaisseau spatial ou d’extraterrestre ». Mais contrairement à ce qu’écrit Philippe Solal, le processus qu’il a décrit ne montre pas que la problématique OVNI et celle des NDE sont intimement liées, l’auteur confondant les caractéristiques de la conscience décorporée avec l’origine extraterrestre éthérique, qu’il ignore, de certains OVNIs. Pour Philippe Solal, la forme-pensée produite par l’âme « se matérialise, peut se faire prendre en photo, laisser des traces au sol et être accrochée par un radar » ! (3) Il ne s’agit là bien sûr que d’une spéculation fantaisiste dénuée du moindre fondement, laquelle puise ses racines dans l’ignorance, chez cet auteur comme chez bien d’autres, de la double origine extraterrestre des (vrais) OVNIs : une origine physique, certes, mais aussi multidimensionnelle. Ainsi, il s’avère que la prétendue connexion NDE/OVNIs est complètement défectueuse ! Les seules « connexions » réelles concernent l’impact psychologique, etc., que ces phénomènes peuvent avoir sur les témoins/expérienceurs, comme on peut le voir dans le livre de Kenneth Ring : Projet Oméga (éditions du Rocher, 1994). Mais cela ne signifie pas que ces phénomènes ont la même origine !

 

Espace intérieur, moi et Soi :

Dans le numéro 107, de décembre 2017, de Parasciences, Philippe Solal parle d’un « espace intérieur » qui permet de retrouver pour une large part, écrit-il, les concepts mis en place dans les années 1970 par des gens comme Pierre Viéroudy et François Favre. Ces travaux, qualifiés par Philippe Solal de remarquables, ont été considérés par certains, à raison, et non (contrairement à ce qu’écrit Philippe Solal) à tort, comme une approche psycho-réductionniste, ou purement psychanalytique, ou psychosociologique, cette approche ayant eu la prétention de faire le lien « entre la grammaire symbolique de nos rêves et les scènes décrites par les témoins de rencontres (sur toute leur gamme) ». Pourtant, l’interprétation de Philippe Solal ne place nullement le phénomène OVNI dans un cadre qualifié de « plus vaste et enrichissant », ce prétendu « magistral exercice de style » n’en étant évidemment pas un.

Le rapprochement OVNI/fonction psi, évoqué par Pierre Viéroudy (« Ces Ovnis qui annoncent le surhomme »), et le lien OVNI/expériences de mort imminente, évoqué au début des années 1990 par Kenneth Ring, sont parfaitement intégrables dans l’explication extraterrestre (à la fois physique et éthérique) du phénomène OVNIs, ainsi que je le précise dans la préface de Mondes habités et contactés et au chapitre 1 de Révélations extraterrestres.

Philippe Solal distingue le Moi corporel, le Moi psychologique, le Moi animique ou Soi, et l’Âme collective ou Esprit, et il applique ce « composé humain » à la phénoménologie OVNI en théorisant que la problématique OVNI serait une question de « montée » et de « descente » entre les divers étages de notre « être total », et principalement « entre moi et Soi ». La montée du moi vers « l’imaginaire du Soi » (sic) donnerait lieu à des observations d’OVNI et d’entités « avec arrêt du temps et espace figé (effet Oz) », alors que la descente du Soi dans l’espace de perception du moi se caractériserait par la matérialisation fugitive d’OVNIs « sous l’effet d’un processus d’idéation issu du Soi ou de l’âme collective » ! Tout cela est purement spéculatif et totalement inapplicable, bien sûr, aux récits de RR3, de contactés (contacts physiques réels), de poursuites d’OVNIs par des pilotes, etc. Il n’y a point ici de processus qui s’apparenterait à une forme de « possession » intérieure où l’observateur serait soumis à un état modifié de conscience (hypnose ou transe), les témoins étant parfaitement éveillés. Les OVNIs sont bien dans ces cas des objets matériels, même si nous pouvons avoir affaire, dans d’autres cas (d’où l’HET « au second degré » ou d’origine « éthérique ») à des « processus dynamiques de matérialisation ». Il est vrai que certains témoignages valident bien, dans certains cas (mais pas dans tous les cas), « un processus fugitif de ”matérialisation” transitoire, dynamique et éphémère, ou intermittent », décrit par les témoins. Mais il ne s’agit nullement ici, bien sûr, d’une preuve de « la difficulté pour l’Esprit de se matérialiser via le canal du Soi », la prétendue « extrême plasticité des formes » ne démontrant pas « en creux qu’elles sont tout entières tributaires de la puissance de l’esprit ». Ce n’est absolument pas l’esprit qui est impliqué dans le processus, mais l’origine extraterrestre multidimensionnelle de certains visiteurs de l’espace. C’est dans cette référence à l’esprit que réside la plus grosse erreur de Philippe Solal.

Je critique, dans le chapitre 1 du tome II, le rapprochement fait par Philippe Solal entre les NDE et les OVNIs. Dans l’article de décembre 2017, il évoque la perception d’une femme ”expérienceuse” (témoin NDE) qui avait pu zoomer au plus profond d’une plante qu’elle percevait, cette possibilité de zoom se retrouvant, écrit-il, dans certains témoignages – il ne donne pas d’exemple – liés à des observations d’OVNIs, ce qui est à son avis « un argument de plus » (sic) pour affirmer que les perceptions d’OVNIs et d’entités sont « des perceptions nouménales, provenant du Soi ou de l’âme collective », ce qui est totalement absurde. On ne peut absolument pas parler dans ce contexte d’hallucinations objectives, de formes-pensées matérialisées ou de perceptions nouménales. J’ai déjà expliqué ce type de rapprochement NDE/OVNI par le fait que certains visiteurs de l’espace viennent d’un monde « éthérique » (dont les caractéristiques peuvent s’apparenter à celles du Monde spirituel auquel ont accès les sujets NDE). On ne peut donc pas prétendre que le témoin « est strictement comparable à un médium » et que sa vision « est équivalente à celle d’un mystique, les formes en plus ».

Faisant référence aux traces laissées par un OVNI, au fait qu’un OVNI peut être filmé ou photographié, qu’il peut être repéré par un radar et qu’il peut influer sur l’environnement, Philippe Solal écrit que cela ne « change rien à cette argumentation, car nous nous situons ici dans un contexte idéaliste » (sic) et que le Soi peut matérialiser ce qu’il veut, la matière étant « une pensée condensée, densifiée » (sic). Ceci, encore une fois, est absurde, car ce n’est évidemment pas le Soi qui est impliqué dans le processus de matérialisation. Contrairement à ce qu’écrit Philippe Solal, c’est bien par ses sens corporels que le témoin observe, ce n’est absolument pas par son esprit, et on ne peut donc pas dire que c’est « exactement comme un expériencer de NDE après sa décorporation » (sic). La figure de l’extraterrestre n’est nullement un déguisement utilisé par le Soi « pour se manifester aux yeux du moi » (sic).

Il est aberrant de prétendre, comme le fait Philippe Solal, que la logique générale de comportement de toute la problématique OVNI « correspond bien mieux à l’imaginaire qui entoure traditionnellement celle du diable : ”élusivité”, tromperie, indifférence aux témoins, moquerie, prise de possession de leur esprit, phénomènes d’hypnose et de leurres, sortilèges, etc. », les lieux où se produisent le plus souvent ces ”possessions” (?) correspondant à ce que dit la littérature démonologique sur le diable : des lieux déserts, des campagnes, la nuit. Ces amalgames entre phénoménologie OVNI et littérature démonologique sont ridicules. L’emprise mentale des « abductés » (ou la « possession de leur esprit »), la « tromperie » et l’utilisation de prétendus « leurres » (que viennent faire ici les « sortilèges » et la « moquerie » ?) sont le fait seulement de certains visiteurs de l’espace (essentiellement ceux impliqués dans les « abductions »). Quant à ”l’élusivité” des OVNIs en général et à l’indifférence aux témoins, cela peut être corrélé à une volonté d’éviter le contact officiel avec l’humanité, ce qui n’a rien à voir avec une manifestation « diabolique », ce caractère discret étant aussi perceptible dans la volonté, chez les intelligences concernées, de privilégier les lieux déserts, la campagne ou la nuit. Rien de tout cela n’est incompatible avec l’origine extraterrestre des OVNIs. Il n’y a là rien de « diabolique »…

Les RR3 « avec effet Oz » (arrêt apparent du temps, etc.) n’impliquent absolument pas que le témoin « est tout entier placé dans l’imaginaire du Soi » (sic), l’étrangeté ressentie n’étant pas due à une recréation du lieu par le Soi, « même s’il apparaît comme totalement matériel aux yeux du sujet leurré ». Ce n’est pas le Soi qui est impliqué, mais l’intelligence extraterrestre associée. Il est inexact de dire qu’au niveau de conscience du Soi, « la distinction matière/esprit ne tient plus, n’a plus aucun sens », car il est faux de dire dans ce cas-là que « ce qui est pensé, imaginé, se matérialise instantanément ». Philippe Solal applique ici de façon incorrecte aux RR3 ce qui se produit sur le Plan astral. Dans les RR3, ce ne sont pas des créations du Soi qui sont à l’oeuvre, mais des intelligences extraterrestres. Ce n’est évidemment pas le Soi qui fait voir au sujet tout ce qu’il veut bien lui montrer, « avec une surenchère parfois de scènes plus extraordinaires les unes que les autres, comme pour le célèbre cas d’Haravilliers ». Le Soi n’a rien à faire dans les récits de RR3 (qu’il s’agisse d’Haravilliers ou d’autres cas). Il s’agit, dans ces cas, de rencontres physiques avec des intelligences extérieures à la Terre, et non de manifestations invraisemblables du Soi.

Quant aux RR3 « sans effet Oz », il est tout aussi absurde de prétendre que le Soi descend au niveau de conscience du moi et qu’il y a là aussi une « possession » (?). On ne peut aucunement affirmer que le témoin est mis sous état modifié de conscience, sous hypnose, avec des matérialisations et des effets sur l’environnement physique. Tout cela n’est évidemment aucunement le résultat de matérialisations et d’effets générés par un individu en état modifié de conscience, car cela serait attribuer aux témoins des pouvoirs grandioses qu’ils n’ont assurément pas, les effets sur l’environnement étant par ailleurs le résultat du système de déplacement ou de « propulsion » du vaisseau observé. Philippe Solal écrit qu’au stade de ses recherches (il faudrait écrire : de ses spéculations !), il semblerait, ce qui n’est pas le cas, que le Soi utilise ici « le mode de production habituel du monde phénoménal par l’Esprit », ce qui impliquerait la confirmation de l’idée selon laquelle notre univers perçu est un vaste hologramme produit par les intentions de l’âme (ou de l’âme collective), la perception n’étant le fait que du ou des témoins, une perception qui leur apparaîtrait comme une « réalité augmentée » (sic). Cela se passerait aussi ainsi pour les apparitions mariales (qui offrent des perceptions « toujours très sélectives »). Mais toute matérialisation « serait fugitive et malaisée », pour une raison qu’il ignore. Là encore, je ne suis pas d’accord avec cette « analyse ». Les apparitions mariales sont certes « subjectives » (à l’exception de quelques manifestations physiques), et elles impliquent donc un état de conscience modifié, mais les RR3 ne le sont pas : il s’agit de réelles rencontres physiques. Et si parfois certaines scènes ne sont perçues que par le témoin, cela peut s’expliquer par une action délibérée de l’intelligence extraterrestre concernée et non par une manifestation du Soi ou du moi… Laissons ici de côté l’idée d’un univers conçu comme un vaste hologramme (une théorie en vogue). Notons par contre que la matérialisation « fugitive » concerne tout au plus des vaisseaux de nature éthérique qui se densifient provisoirement dans notre environnement ou des vaisseaux physiques qui se transfèrent d’un lieu à un autre via des « portails » dimensionnels. En conséquence, les matérialisations associées ne font aucunement partie d’un camouflage, d’une désinformation, d’une parodie, contrairement à ce que s’imagine Philippe Solal qui, comme tant d’autres ufologues, ignore, en formulant ses spéculations, l’origine extraterrestre multidimensionnelle de certains vaisseaux de l’espace. Il est par conséquent ridicule de prétendre que la source veut nous faire croire au ”tout technologique” afin « de nous empêcher de remonter à l’Esprit », la matérialisation évoquée n’ayant évidemment pas pour but de « brouiller les pistes ». Ce n’est absolument pas « l’Esprit » (sic) qui « matérialise des contenus » (sic), ce n’est donc pas là son « plus puissant moyen de nous leurrer » (sic), et ce n’est pas l’Esprit qui place le témoin dans ses rêves et lui fait jouer un rôle dans ses propres rêves.

Philippe Solal fait un parallèle erroné avec le film ”Inception” dont il présente faussement le scénario comme comportant « d’intéressantes similitudes avec le problème qui nous occupe », des individus étant entraînés, dans le film, dans le rêve de l’un ou l’autre des protagonistes de l’histoire et où ils rencontrent leurs propres projections inconscientes. Contrairement à ce qu’insinue Philippe Solal, il n’y a pas « de cela dans la problématique OVNI, à ceci près que, dans celle-ci, le sujet ne sait pas que ce sont ses projections qui se matérialisent sous la puissance créatrice de l’âme ou de l’âme collective ». Philippe Solal fait le parallèle entre la référence, par un personnage du film, à des « figures géométriques impossibles » perçues dans ces rêves, avec des témoins de RR3 ayant vu ce que Philippe Solal qualifie aussi de « figures géométriques impossibles » : géométrie de l’engin qualifiée d’impossible dans les cas d’A. Silva et d’Antonio Villas Boas. Pour Philippe Solal, ces perceptions de « géométrie impossible » sont l’équivalent des « comportements physiques impossibles », si souvent constatés, des OVNIs. Ces « doubles impossibilités » (figures géométriques et comportements physiques) seraient, pour lui, une preuve « de plus » (sic) que, dans ces observations, nous sommes dans l’imaginaire du Soi, où « tout peut se voir, tout peut arriver et se produire, car l’esprit peut tout, y compris matérialiser brièvement ses créations ». Lors de ces expériences, « la barrière qui sépare dans notre monde phénoménal le possible et l’impossible, ce qui est possible et ce qui ne l’est pas, tombe et n’a plus aucun sens » ; c’est « l’imagination (celle de l’Esprit) qui devient maîtresse des manifestations perçues par le moi », le sujet témoin étant censé être, à son insu, « tributaire des ”fantaisies” et de la symbolique du Soi ou de l’âme collective ». (4)

Cette conception est en réalité totalement absurde. Philippe Solal ergote sur des cas de prétendue « géométrie impossible » (ce qui pourrait résulter en fait, par exemple, d’une forme de physique multidimensionnelle inhérente aux vaisseaux de l’espace d’origine éthérique) et il revient (comme dans son article prétendant faire le lien entre NDE et OVNI – ce que je critique dans le chapitre 1 du tome II) sur les prétendus comportements physiques impossibles des OVNIs, lesquels sont pourtant parfaitement compréhensibles (et donc possibles) si l’on se réfère à une technologie antigravitationnelle (pour des vaisseaux physiques) ou à une technologie interdimensionnelle (pour des vaisseaux d’origine éthérique). Il n’y a absolument pas, dans la problématique OVNI, de projections matérialisées sous la puissance créatrice de l’âme ou de l’âme collective, les engins perçus étant bien sûr extérieurs à l’âme individuelle ou collective. L’imaginaire du Soi ou de l’Esprit n’a strictement rien à faire dans les observations d’OVNIs, la symbolique y étant absente.

Dans son livre : ”Non Reconnu”, publié aux éditions Ariane en 2017, Steven Greer note que les vaisseaux peuvent traverser les espaces interstellaires en accédant à « l’énergie du point zéro » et en recourant à des phénomènes de haute tension ainsi qu’à des flux magnétiques et électromagnétiques, « ce qui permet à des objets, dès lors virtuellement exempts de toute masse, de s’élever dans les airs comme en état d’apesanteur et de se déplacer en lévitant ».

Steven Greer évoque la possibilité d’effectuer un changement de fréquence de l’autre côté de la barrière de la lumière.

« En un simple mouvement quantique, un vaisseau extraterrestre et ses occupants peuvent changer de phase instantanément (…) et donc exister dans une dimension moins aisément localisable que l’univers matériel, (…). Le déplacement surprenant de ces objets, qui semblent souvent disparaître en un point donné puis réapparaître soudainement à une distance considérable, est dû au fait que ces vaisseaux peuvent changer instantanément de phase et se projeter à l’intérieur ou à l’extérieur du continuum espace-temps. Si je me fie à ce que j’ai observé et à ce que l’on m’a rapporté, la vitesse sidérante de ces déplacements est le produit d’une interaction complexe entre le champ gravitationnel, l’inertie de masse et de puissants champs électromagnétiques en rotation, ce qui permet à ces vaisseaux de changer de phase en un simple saut quantique.

Lorsqu’un de ces vaisseaux se trouve sur notre côté du point de franchissement de la lumière, il ressemble à n’importe quel autre objet normal manufacturé, mais cet objet peut néanmoins manoeuvrer d’une manière qui semble défier les lois de la masse, de l’inertie et de la gravité. (Un de nos témoins a observé des ovnis qui se déplaçaient dans le ciel à des vitesses supérieures à 6400 kilomètres-heure et qui pouvaient s’immobiliser en quelques secondes puis amorcer instantanément un virage à 90 degrés – si une telle manoeuvre était effectuée dans des conditions normales, tous les membres d’équipage seraient réduits en mille morceaux sous l’effet de la force G.)

Quand l’un de ces vaisseaux passe de l’autre côté du point de franchissement de la lumière/matière, il semble disparaître. En fait, ce n’est pas réellement le cas. Lorsqu’un vaisseau entre dans cette dimension ou dans ce nouveau spectre énergétique, il peut voler et se déplacer dans l’univers matériel à une vitesse dépassant plusieurs fois celle de la lumière. (…) Cependant, un tel vaisseau ne pourrait traverser mille années-lumière instantanément car un élément de ”freinage” intervient alors que cet objet se déplace dans le cosmos physique et matériel. (…)

Opérant dans une sorte de jonction entre différentes dimensions, ces véhicules extraterrestres peuvent manoeuvrer et évoluer entre ces différentes dimensions. En fait, ils peuvent évoluer partiellement dans deux ou plusieurs dimensions. Par exemple, un ETV peut fort bien planer au-dessus de l’Institut Harvard sans être repéré, sauf s’il se manifeste pleinement dans la dimension matérielle ; (…). » (S. Greer)

En matière de communication interstellaire, les systèmes extraterrestres opèrent de l’autre côté du point de franchissement de la lumière « tout en s’appuyant technologiquement sur des interfaces directes entre la pensée et l’esprit ». En recourant à de tels systèmes, les informations peuvent être instantanément transmises sur des millions d’années-lumière, et ces systèmes ne connaissent pas de véritables décélérations dues à l’effet de « freinage cosmique »…

De nombreux comptes rendus font état d’individus ayant observé un vaisseau extraterrestre et ayant directement interagi par la pensée avec celui-ci.

« Dans ces comptes rendus, il est souvent fait état de personnes se disant : ‘Oh, j’aimerais que ce vaisseau se déplace vers la droite’, et le vaisseau en question se déplaçait aussitôt vers la droite, et d’autres encore se disant, alors que le vaisseau commençait à s’éloigner : ‘J’aimerais vraiment qu’il fasse demi-tour et revienne vers moi’, et à cet instant précis le vaisseau s’immobilisait, faisait demi-tour et revenait vers elle. » (S. Greer)

Ces technologies extraterrestres peuvent être classées en deux sous-ensembles : les technologies assistées par la conscience (CAT, « Consciousness Assisted Technologies ») et la conscience assistée par la technologie (TAC, « Technology Assisted Consciousness »).

Les technologies assistées par la conscience ou CAT sont impliquées « lorsque la conscience d’un individu (ou d’un groupe) entre en interaction avec un dispositif de réception ».

La conscience assistée par la technologie ou TAC est impliquée « lorsqu’un dispositif quelconque augmente, projette ou soutient la conscience ou la pensée d’un individu ou d’un groupe ». (5)

 

Une signification hautement historique ?

Dans le n° 108 (mars 2018) de Parasciences, Philippe Solal développe l’idée d’une « signification hautement historique » associée à certains grands cas de l’ufologie, en lien soit avec l’histoire collective d’une nation, soit avec l’histoire individuelle d’un témoin. Cette thèse signifie que la source du phénomène OVNI est réactive à l’histoire humaine. Il s’appuie, pour étayer sa prétendue démonstration, sur deux cas : la vague française d’observations d’OVNIs en 1954 et le cas de rencontre rapprochée vécu, en 1967, par Stephen Michalak.

S’agissant de la vague française de 1954, il parle de concomitance de celle-ci avec les événements qui commencèrent alors en Algérie. Selon son hypothèse, c’est l’idéologie coloniale de la France qui aurait été ici visée, dont la guerre d’Algérie fut la conséquence logique. Dans ce cadre, ce serait la politique coloniale de la France qui aurait été pointée du doigt ! Après avoir écrit que la signification globale du phénomène OVNI paraît constamment « nous filer entre les doigts », ce que je ne partage pas, Philippe Solal parle, à propos de la vague de 1954, d’éléments symboliques qui « sautent aux yeux ». Il prend pour exemple l’observation (avec un engin posé dans un champ de blé et un pilote de petite taille) du 29 novembre 1954 à Saint-Martin-de-la-Place (Maine-et-Loire), le nom du témoin étant « Monsieur Piednoir » ! D’après l’étude qu’il a faite, à peu près 80% des noms de famille de témoins connus de la vague de RR3 de 1954 correspondaient à des noms de familles françaises installées en Algérie… Pour lui, ces corrélations constituent un élément fort de démonstration permettant d’affirmer « que cette vague mettait en miroir l’attitude coloniale française en Algérie, symbolisée ici par un simulacre d’invasion extraterrestre dans les campagnes françaises », tout se passant comme si « l’âme collective rejouait la colonisation ”à l’envers”, pour la mettre en question, à travers la fonction spéculaire dont l’objectif était d’opérer un examen de conscience collectif ». Pour Philippe Solal, le message semble être celui-ci : la spoliation des terres algériennes a abouti à ce qui était en train de commencer en Algérie : une guerre qui allait être sanglante.

Néanmoins, la pertinence de ce genre de corrélation, et donc l’interprétation de cette dernière, est très fragile. Nul doute qu’on pourrait faire dire beaucoup de choses, ou un peu n’importe quoi, à d’autres manifestations d’OVNIs associées à d’autres périodes de l’Histoire. Il n’y a pas eu en 1954 de simulacre « d’invasion extraterrestre », les témoins ayant simplement rapporté ce qu’ils avaient vu, et il n’y a pas eu davantage de message caché relatif à la guerre d’Algérie. Outre le fait qu’on ne voit pas pourquoi des extraterrestres se seraient préoccupés du conflit France/Algérie, cette prétendue corrélation ”Algérie/témoignages OVNI 1954” relève, selon moi, du délire interprétatif. Cette prétendue corrélation ne tient pas compte du contenu réel des témoignages relatifs à des observations d’engins et d’ufonautes, lesquels étaient pourtant bien matériels et non symboliques.

L’autre cas évoqué concerne un cas survenu, en 1954, dans le nord de la France. Un petit homme revêtu d’un scaphandre sortit d’une « soucoupe » et parla, en français, en ces curieux termes : ”La vérité est refusée aux constipés”, et : ”Ce que vous appelez cancer vient des dents”. Ces propos sont absurdes, certes. Néanmoins, on ne peut pas s’attendre à ce qu’un présumé extraterrestre maîtrise les subtilités d’une langue terrestre, en l’occurrence ici la langue française. Aussi, la « traduction » proposée par Aimé Michel (dans une lettre pour la Flying Saucer Review datée de 1981) apparaît tout à fait cohérente : « constipé » signifiant aussi « raide » ou « mal à l’aise », il s’est demandé si on pouvait traduire la phrase concernée par : les gens à la personnalité rigide sont peu susceptibles de trouver ou de saisir la vérité. Quant à la seconde phrase, l’expression « vient des dents » pourrait en effet se traduire par : « tient à ce que vous mangez » ou : « votre manière de manger ». Il y aurait donc une référence au régime alimentaire. Ces interprétations m’apparaissent plus logiques et rationnelles que celle de Philippe Solal qui, parlant de rigidité intellectuelle, d’absence de cœur, d’absence d’ouverture au mystère de la transcendance et du sacré, en arrive à formuler l’idée que la « transcendance » chercherait à nous dire : ils n’auront que l’illusion et le mensonge, « ce mensonge que le phénomène ovni déploie dans toutes les facettes de ses manifestations » (sic). Bien sûr, je ne partage pas ce commentaire inepte car il est tout à fait faux de prétendre que le phénomène OVNI déploie le mensonge, et de surcroît dans toutes ses facettes. Il s’agit là d’un commentaire dépourvu de fondement réel, que d’autres auteurs avant Philippe Solal ont exprimé. La référence au prétendu mensonge est le résultat de l’incapacité, chez ces spéculateurs/théoriciens, à reconnaître la double origine extraterrestre (physique et éthérique) de beaucoup d’OVNIs, ainsi que la diversité des espèces « visiteuses » et des divers motifs ou agendas de celles-ci. Il n’y a donc point de « transcendance en toc » (sic) habillée de fantasmes, lesquels ne sont nullement déployés, contrairement à ce qu’insinue Philippe Solal, par la phénoménologie OVNI. Philippe Solal qualifie d’absurde l’interprétation de la seconde formulation de l’ufonaute : le cancer provient de la manière dont on s’alimente, la raison donnée étant « qu’on ne voit pas pourquoi un extraterrestre viendrait nous donner des conseils de diététique, après un si long voyage depuis sa lointaine planète ». Cette interprétation est pourtant beaucoup moins absurde que celle donnée par Philippe Solal : « La maladie, pour votre société, vient de l’armée », laquelle va devenir « votre cancer, en pratiquant la torture, en la légitimant avec la bonne conscience du colon protégeant sa colonie » ! Il écrit que l’armée est symbolisée par les dents ! Il fait ainsi référence au cas d’Haravilliers où il est question d’un heaume denté (avec la bouche fermée par des dents métalliques), lequel, écrit-il, paraît se référer à l’armée (?). Il revient ainsi à la guerre d’Algérie : la France est devenue le bourreau, c’est « là votre maladie, c’est là votre cancer ». Avec les dents, écrit-il, on est dans le registre de la ”prédation”, et il pose la question : la rétention (c’est-à-dire l’égoïsme) et la prédation ne sont-elles pas les deux forces et les deux logiques qui ont commandé l’idéologie du colonialisme ? On comprendra que je trouve cette interprétation totalement fantaisiste et que je lui préfère le lien cancer/nourriture ! Nous ne pouvons vraiment pas parler ici de « symbolique en contexte avec l’Histoire (le début de la guerre d’Algérie) », et on ne peut pas vraiment soutenir, contrairement à ce qu’écrit l’auteur de l’article, qu’une manifestation liée au phénomène OVNI peut avoir une signification relative à l’Histoire collective d’une nation.

Afin d’illustrer sa conviction que certaines manifestations concernent aussi l’histoire individuelle d’un témoin, Philippe Solal prend comme exemple le cas du mécanicien Stephen Michalak, un cas qui remonte au 19 mai 1967, au Canada. L’auteur voit, de façon inexacte, un contenu symbolique (de nature cachée) dans le contenu explicite de divers éléments du témoignage (que je ne détaille pas ici) de cet homme, le littéral étant censé renvoyer au caché, le manifeste au latent. Mais ce basculement du littéral au symbolique, qui relève de la simple interprétation, ne nous fait nullement voir, contrairement à ce qu’écrit l’auteur, qu’il s’agit d’une mise en scène destinée à leurrer le témoin et ceux à qui celui-ci raconte l’histoire. Il est faux de prétendre que comme ”toujours dans ce type de cas” (sic), « les éléments absurdes sont là devant nos yeux », et il n’est donc pas requis de faire preuve « d’un peu d’attention et de ”jugeote” pour opérer ce désamorçage ». Qualifier d’absurde le contenu de ces témoignages, cela relève en effet plus de la subjectivité (et de l’anthropomorphisme) que de l’objectivité.

Quels sont ces prétendus éléments d’absurdité ?

Il y a d’abord la structure générale du vaisseau (l’auteur écrit : de ”l’engin”), lequel est conçu, selon Philippe Solal, selon le modèle de la SF des années 1950, avec, à l’intérieur, un faisceau de lumières clignotant en un ordre aléatoire ”comme sur un ordinateur”.

Philippe Solal qualifie d’encore « plus absurde » la présence d’une grille d’échappement d’où sort un gaz chaud, ce qui laisserait à penser que « le mode de propulsion de l’engin est thermodynamique (chaleur, souffle, poussée comme à l’aide de réacteurs) », un mode de propulsion qu’il juge comme étant totalement exclu, compte tenu des performances de l’engin décrit par le témoin : sustentation, arrêt, départ en trombe à la verticale. L’auteur soutient que le « mimétisme mélange ici allègrement des éléments appartenant à plusieurs sources d’énergie »

Autre élément jetant le doute : les surveillants qui se trouvaient dans une tour de surveillance des incendies, qui se trouvait tout près de l’endroit de l’observation, ont dit n’avoir rien vu de particulier ce jour-là. Pour l’auteur, quelque chose s’est bien passé, mais pas de la manière que l’on croit.

Autre discordance : des traces de radiations extrêmement importantes furent détectées à certains endroits de la zone, mais curieusement pas sur le témoin, lequel n’était pas « radioactif ». Le Département de médecine nucléaire de l’hôpital où fut examiné Stephen Michalak ne trouva en effet aucune trace d’irradiation et diagnostiqua une simple brûlure thermique.

Puis vient ce que l’auteur range dans la catégorie « discordance cognitive » : le témoin entend des « voix bizarres » sortir de l’engin, mais quand il regarde à l’intérieur, celui-ci est vide, « comme s’il s’agissait d’une sonde ».

Quant à l’odeur de soufre ressentie, qui paraît être liée au mode de déplacement de l’OVNI, et qui peut effectivement provenir de l’ionisation de l’air produite par l’engin, Philippe Solal objecte que Stephen Michalak a senti le soufre et l’ozone depuis cet incident, ni les bains ni les douches n’ayant pu masquer cette odeur. Philippe Solal met l’accent sur la présence de deux éléments dans le récit du témoin : le feu (le témoin est brûlé au torse, la toile de ses gants a commencé à fondre, le sol est brûlé) et l’odeur de soufre. Il « saute » sur l’occasion pour souligner que les images du ”feu” et du ”soufre” sont le plus souvent associées… à l’imagerie du diable ! Dans le cadre de ce qu’il qualifie la « dimension spirituelle » (?!) de ce cas, il écrit « que le diable vient nous visiter, une nouvelle fois » (sic), ce diable étant, selon lui, le ”masque derrière le masque” de l’extraterrestre, un symbole présenté comme étant « propre à l’âme collective » (sic) pour « nous signifier que nous avons pactisé avec le diable, avec ce que ce masque du diable représente comme renoncement aux valeurs de l’Esprit », ce pacte étant « ici comme inscrit dans la chair du témoin, inscrit comme ”au fer rouge” ». Puis l’auteur de l’article ajoute que l’odeur de chair brûlée, « comme celle qui se dégageait de la peau de Michalak, fait penser à l’odeur pestilentielle qui était ressentie par tous ceux qui côtoyaient des fours crématoires (odeur de chair brûlée) ». Les « stigmates » revenaient sur le corps de Stephen Michalak tous les trois mois avec un « sentiment de cuisson dans la chair », comme s’il se remettait à brûler de l’intérieur, ce qui évoque à Philippe Solal les « stigmates » dont furent marqués les Juifs sous la forme du matricule qui était imprimé ”au fer rouge” sur la peau de chacun d’entre eux.

« A l’approche de la soucoupe, Michalak affirma entendre des voix, un brouhaha, au milieu d’un bruit de ferrailles, comme dans l’activité d’une usine. Dans les camps, il fallait être polyglotte car des Juifs de toute nationalité européenne y étaient entassés. Il fallait pouvoir parler plusieurs langues, pouvoir s’adresser aux prisonniers en plusieurs langues. Lorsque Michalak s’approcha de la soucoupe, il s’adressa à elle en utilisant plusieurs langues, dont le russe, l’ukrainien, le polonais et l’allemand.

Aucune de ces interprétations ne pourra être confirmée en raison du manque d’informations concernant le passé polonais de Stephen Michalak. Mais il n’est pas absurde de penser que ce cas, le cas Michalak, fait signe vers ce passé où la Pologne était devenue le théâtre principal de la barbarie et de la folie nazies. » (P. Solal) (6)

Et si on essayait d’avoir une lecture non « diabolique » ou « infernale » du récit du témoin ? J’exclus de la liste – je ne vois pas, en effet, de « discordance cognitive » dans cette particularité du récit – les voix en l’absence d’occupant dans l’engin, une caractéristique qui suggère effectivement une sonde. Cette particularité est parfaitement compatible avec l’origine extraterrestre ou intraterrestre (voire relevant d’un « programme spatial secret ») de l’engin. Les éléments qui posent réellement « problème » sont donc : un engin censé être conçu selon le modèle de la SF des années 1950, une grille d’échappement d’où sort un gaz chaud, des surveillants proches qui ne voient rien, aucune trace de radioactivité sur le corps du témoin (alors qu’il y en avait dans la zone), et l’odeur persistante de soufre après l’incident. Je ne peux, ici, que spéculer : s’il s’agit d’une sonde, un mode de déplacement « archaïque » (avec la grille d’échappement) aurait pu être adapté au déplacement dans l’atmosphère terrestre. A moins, bien sûr, que l’engin ne soit pas réellement extraterrestre mais d’une autre nature, auquel cas il aurait pu être partiellement conçu (dans le cadre d’un programme spatial secret) par rétro-ingénierie (via l’étude de composants d’un vaisseau crashé), ce qui pourrait expliquer la coexistence avec un mode de déplacement « archaïque » adapté aux déplacements dans l’environnement terrestre. C’est ce qui expliquerait aussi le modèle ”de type SF des années 1950”. Et dans le cas d’une réelle origine extraterrestre, nier que l’on puisse voir par exemple dans ce genre d’engin un faisceau de lumières clignotant en un ordre aléatoire, cela ne relève-t-il pas au final d’une attitude anthropomorphique ayant pour prétention de dire à quoi devraient ressembler certains engins extraterrestres ? De même, l’absence de témoignage de la part des surveillants pourrait peut-être s’expliquer par une action sélective (visant à faire en sorte que ces personnes ne puissent rien constater) de l’intelligence associée au vaisseau, l’absence de radioactivité sur le corps du témoin ayant peut-être été aussi contrôlée par cette intelligence. Car les marques et les effets physiques sont incontestables, et il s’est donc passé quelque chose de physique. Reste l’odeur persistante de soufre sur le témoin, une caractéristique qui est associée aux brûlures subies et qui n’est donc pas nécessairement incompréhensible. De là à faire le lien avec le feu des fours crématoires…

Plutôt que d’invoquer une symbolique du diable qui n’existe pas en réalité, il est nécessaire de mettre l’accent sur un fait physique incontestable : la confrontation avec un engin ayant provoqué des effets physiques dans l’environnement de celui-ci et notamment sur le témoin (traces de brûlures, odeur d’ozone). Il ne s’agit pas, ici, d’une histoire de moi, de Soi, ou de ne je sais pas quoi. A vouloir trop interpréter le contenu des témoignages pour, en fait, éliminer la nature extraterrestre de ceux-ci, on finit par tomber dans le vrai absurde (ici : la symbolique diabolique).

 

III. Crop circles, OVNIs et esprits de la nature :

Daniel Harran est connu pour défendre la thèse selon laquelle les agroglyphes ou crop circles (formations géométriques dans des champs de céréales) sont fabriqués par… les esprits (ou êtres) de la nature ! Il est l’auteur de plusieurs livres à ce sujet : « Crop circles. Le défi à la science », « Crop circles. Les clés du mystère », « Crop circles. La révélation de Chilbolton », « Crop circles. Les réponses à toutes vos questions ». Je n’adhère évidemment pas à cette thèse fantaisiste, mais la critique de cette interprétation n’est pas à faire ici. Par contre, l’auteur explique aussi les OVNIs par des manifestations d’esprits de la nature ! Il développe ce dernier sujet dans un livre paru en 2016 sous le titre : « OVNIS, crop circles et MIDim » (éditions EccE). Voici le commentaire d’un lecteur du livre, que l’on lit sur la page Amazon dédiée à ce dernier :

ovnis-crop-circles-et-midim« Le grand mérite, à mon sens, de ce livre est de réinscrire l’origine du phénomène OVNI à l’intérieur même de notre environnement humain, aux dépens d’une hypothèse extraterrestre qui s’avère de plus en plus discutable et insuffisante. Je laisse à l’auteur la responsabilité de son explication par les élémentaux qui seraient à la source de la production dudit phénomène, et propose une approche interdimensionnelle. L’hypothèse est intéressante, mais demande à être davantage encore étayée , ce que l’auteur nous annonce pour une prochaine publication. Ce dernier est un peu rapide en prétendant ‘élucidée’ l’énigme OVNI, mais la lecture de l’ouvrage est stimulante et gagne à être méditée par le lecteur. »

Nous allons voir que, contrairement à ce qu’écrit ce lecteur, « l’hypothèse extraterrestre » ne s’avère absolument pas « de plus en plus discutable et insuffisante ». Par contre, la thèse de Daniel Harran relève de la simple absurdité…

Pour Daniel Harran, les agroglyphes sont réalisés par des « êtres de l’air » sous la supervision d’êtres angéliques. Il évoque notamment le cas d’une personne pouvant se connecter au monde spirituel, une personne à laquelle Daniel Harran a posé des questions. Il a ainsi été « confirmé » (sic) que ce sont des êtres de la nature (reliés à l’élément air : elfes ou sylphes) qui réalisent les agroglyphes authentiques. Ces êtres élémentaires sont en quelque sorte les instruments des anges dans la mesure où ils sont missionnés par ces derniers pour réaliser les agroglyphes. Les auteurs de ces derniers sont donc censés être des entités du règne angélique, les êtres de la nature en étant les exécutants. Quant aux boules lumineuses parfois observées lors de la création d’agroglyphes, elles sont bien sûr considérées comme une « signature des êtres de l’air ». Ces boules de lumière sont donc censées traduire la présence « d’êtres élémentaires de l’air ». (7)

Néanmoins, Daniel Harran passe sous silence (par ignorance ou par parti pris) des tas d’autres sources « psychiques » qui, elles, font état d’autres origines que j’ai évoquées sur mon site Web dans mon onzième texte (les crop circles selon les sources « extraordinaires ») consacré aux crop circles. Ainsi, l’origine extraterrestre est évoquée par Anne Givaudan (« Alliance », éditions S.O.I.S., 2000), Benjamin Creme, Patricia Cori, Ramathis-Mam (selon une source canalisée, la création des crop circles est sous la juridiction des Arcturiens, ces derniers n’étant pas les seuls à y participer). Adama (de la cité souterraine de Telos), canalisé par Aurelia Louise Jones, a déclaré que les vrais crop circles sont « le fruit d’une collaboration entre les intraterrestres, les extraterrestres et l’évolution du royaume dévique », tout en ajoutant qu’il s’agit « surtout de l’oeuvre des extraterrestres ». (Aurelia Louise Jones et Dianne Robbins, « Telos », tome 1, éditions Ariane, 2002, page 81.) Nous retrouvons, ici, le royaume dévique, c’est-à-dire angélique, à cette différence près qu’il ne s’agit pas là de la seule origine incriminée ! Midaho a par contre été informée (par son fils décédé Johany) que les vrais crop circles sont réalisés par des êtres du quatrième Plan du Monde divin, des gens « qui sont sortis d’incarnation depuis très longtemps », des êtres qui se sont incarnés sur d’autres planètes mais qui ne le sont plus… (Midaho et Johany, « Le Royaume », tome 2, éditions L’Arbre Fleuri, 2004, pages 144-147.) Jean-Claude Genel a quant à lui réalisé des « psychométries » (en parapsychologie, on désigne par ce terme la connaissance extrasensorielle par l’intermédiaire d’un objet) sur des épis de blé extraits de crop circles. Ainsi, la « lumière démultipliée » à l’origine du cercle de culture de Corcelles (Suisse, juillet 2007) vient de la planète Milcia, dans les Pléiades… (Voir « Crop circles. Signatures cosmiques », Les éditions des 3 Monts, 2007.)

Ceci dit, il n’est pas impossible que certains crop circles soient réalisés par des élémentaux associés à l’élément air et que les boules lumineuses observées soient des manifestations de ces derniers.

Si l’implication d’êtres de la nature dans la création d’agroglyphes est peut-être partiellement exacte, il en va autrement des absurdités relatives à l’identification des diverses manifestations ufologiques à des manifestations d’êtres de la nature.

Comme on peut le voir à la lecture de son livre, on voit bien que Daniel Harran (qui parle de « science spirituelle ») est un « disciple » (comme Pierre Lassalle) de l’anthroposophe Rudolf Steiner (1861-1925). Il évoque des auteurs et des concepts qui s’inscrivent directement dans la mouvance anthroposophique. Parmi les concepts évoqués, il y a les quatre niveaux éthériques de la matière (éther chimique, etc.), les divers corps (astral, etc.), les quatre états planétaires (ancien Saturne, etc.), les élémentaux… Ce sont là les données classiques extraites de la littérature occultiste du dix-neuvième siècle (avec la Société théosophique) et du début du vingtième siècle (Association Rosicrucienne, etc.), les noms donnés différant quelque peu selon l’enseignement évoqué. Je partage moi-même certains de ces enseignements et je suis « ouvert » aux autres. Ce qui pose problème, c’est que Daniel Harran attribue aux élémentaux (qui existent bien sûr) des manifestations qui ne relèvent nullement de leur champ de compétences. Ainsi, je ne suis évidemment pas du tout d’accord avec cet auteur lorsqu’il explique les manifestations ufologiques par des manifestations produites par les élémentaux ! Contrairement à ce qu’il écrit, son interprétation n’est nullement « simple et cohérente ». Elle est tout au plus ridicule : on voit mal par exemple des pilotes courir après des manifestations – sous forme de soucoupes, de cigares de triangles, etc. – d’élémentaux !).

Daniel Harran parle de MIDim (manifestations interdimensionnelles) pour caractériser un ensemble de phénomènes inexpliqués qu’il attribue, tous, à des élémentaux : agroglyphes et OVNIs, certes, mais aussi manifestations au col de Vence, etc. Certaines manifestations « paranormales » (entités impliquées dans certains cas de « poltergeit » ou de « hantise », séances spirites avec « apports » d’objets) peuvent être attribuées à certains élémentaux (les gnomesélémentaux associés à « l’élément terre » – seraient ainsi impliqués, au moins dans certains cas, dans les apparitions d’objets lors de séances spirites à effets physiques), et il est donc possible que quelques autres manifestations « extraordinaires » soient aussi le fait d’élémentaux. Au col de Vence, c’est peut-être le cas, notamment, de la pierre matérialisée sur le capot d’une voiture (pierre dont on voit la photo page 279 du livre de Daniel Harran).

Par contre, il est vraiment ridicule d’attribuer à des élémentaux la disparition de chiens et l’enlèvement d’êtres humains. (On devine évidemment que Daniel Harran attribue les « abductions » à des élémentaux !) Contrairement à ce qu’écrit l’auteur, les élémentaux ne sont pas, avec l’Homme, les seuls êtres intelligents possédant un corps physique. Il s’agit d’êtres de nature éthérique – même si on peut parler aussi de « corps physique éthérique » – qui, pour certains, peuvent certes se densifier momentanément et être donc à ce moment visibles. Néanmoins, ils n’ont pas, contrairement à ce que soutient Daniel Harran, de corps physique qui leur permettrait d’emporter, dans un « autre espace-temps », des êtres vivants. Il évoque (en se référant à l’ufologue Gordon Creighton) la conception des djinns dans le monde musulman, ces derniers étant réputés posséder des pouvoirs variés dont celui d’enlever des gens. En fait, les auteurs musulmans ont commis la même erreur que nos ancêtres « occidentaux » d’il y a quelques siècles en attribuant à des élémentaux une pratique (l’enlèvement) qui était en réalité le fait soit d’extraterrestres de petite taille (du type Gris), soit d’êtres (de petite taille) d’un monde souterrain, ainsi que je l’explicite dans mon long texte de critique de la théorie de Jean Sider que j’ai mis sur mon site Web.

Certains OVNIs sont indiscutablement matériels, comme par exemple dans le cas du commandant Oscar Santa Maria qui, en 1980 au Pérou, avait reçu l’ordre de décoller afin d’intercepter un engin en vol stationnaire à environ 600 mètres d’altitude. David Harran a pourtant conclu que l’objet volant était constitué d’une matière différente de la matière dense et qui semblait correspondre à un niveau de densité plus subtile que la matière ordinaire. Il est parvenu à cette conclusion au prétexte que les obus lancés contre l’engin par le pilote n’avaient pas rebondi et qu’ils semblaient avoir été absorbés. Une technologie inconnue d’origine extraterrestre peut très bien rendre compte de cette particlarité sans qu’il soit nécessaire de faire appel à d’impossibles élémentaux produisant des engins volants ! Toutes les observations et toutes les caractéristiques cinématiques (et autres) des OVNIs évoqués par Daniel Harran dans son livre sont, contrairement à ce qu’il pense, aisément intégrables dans la thèse extraterrestre. L’hypothèse extraterrestre (HET) n’est pas prouvée et elle n’a jamais été validée par aucun argument véritable, écrit-il. Selon cet auteur, l’HET n’apporte aucun éclairage sur la véritable nature des phénomènes inexpliqués car elle n’apporte aucune explication « au fait que les lois de la physique sont très souvent violées et que l’existence même de ces phénomènes est incompatible avec les connaissances de la science moderne ». Et cette hypothèse n’apporte pas de réponse, prétend-il, à la question du sens de ces phénomènes. Il évoque les prétendues nombreuses incohérences, « selon un nombre croissant de chercheurs », de l’HET. D’où le recours, chez Daniel Harran, aux « mondes suprasensibles » et à certains de leurs habitants : les élémentaux.

Mais il n’y a point, dans le fait de privilégier l’HET, de « faiblesses de la pensée humaine » ou d’enfermement dans des schémas de pensée limités, voire sclérosés, de manque d’ouverture pour une remise en question de la vision du monde. Et l’HET bien comprise (qu’il ignore, celle qui implique aussi des entités extraterrestres de type multidimensionnel) apporte, contrairement à ce qu’il écrit, une explication à la « nature étrange de phénomènes incompatibles avec notre science ». En fait, l’erreur de David Harran est d’ignorer l’existence des extraterrestres multidimensionnels (ou éthériques), lesquels explicitent fort bien, dans le cadre de « l’HET élargie », de nombreuses manifestations jugées à tort incompatibles avec une origine extraterrestre (de type « tôles et boulons ») ! A cet égard, on peut être ouvert « à une vision spirituelle » reconnaissant par exemple l’existence d’élémentaux et « d’autres Dimensions », l’ancienneté des phénomènes, leur grande diversité et le nombre très élevé des manifestations étant, dans de nombreux cas, cohérents avec l’HET (élargie). Si celle-ci rend très bien compte des manifestations ufologiques, d’autres phénomènes sont imputables à d’autres catégories d’entités, parmi lesquelles, bien sûr, les élémentaux. Et, contrairement à ce que pense Daniel Harran, ce n’est donc pas par manque de connaissances que certains peuvent considérer que certains phénomènes pourraient relever de l’HET et d’autres pas. Ceux qui prétendent avoir perçu « les limitations » (sic) de celle-ci ignorent en réalité la double origine extraterrestre des vrais OVNIs, l’une d’elles, l’origine multidimensionnelle, pouvant rendre compte de nombreuses manifestations censées être incompatibles avec la science physique. Ainsi, contrairement à ce qu’écrit Daniel Harran, tous les phénomènes répertoriés par lui ne s’expliquent pas en recourant aux élémentaux, l’étude de ces derniers n’ayant pas mis cela en évidence, contrairement à ce qu’il écrit, seuls certaines manifestations pouvant être réellement leur être imputées. C’est à tort que quelques chercheurs ont observé que l’HET « n’était pas compatible avec certains comportements de ces objets », car ces théoriciens ignorent, comme Daniel Harran, l’origine extraterrestre multidimensionnelle d’un certain nombre d’OVNIs, les vrais OVNIs s’expliquant par la double origine extraterrestre principalement à l’oeuvre dans le phénomène. Le constat de cette double origine extraterrestre ne valide évidemment pas l’hypothèse selon laquelle les OVNIs seraient des manifestations des êtres de la nature et selon laquelle « les marques d’intelligence qui ont été souvent observées dans les OVNIs seraient celles de ces êtres de la nature ».

Daniel Harran a fait un listing des caractéristiques (cinématiques, etc.) des OVNIs et les a comparées aux capacités alléguées (d’après diverses sources : coraniques, occultistes, etc.) des élémentaux. De cette étude comparative, il en déduit que les OVNIs sont des manifestations « élémentales » ! Mais quelles sont ces prétendues similitudes ? Le fait d’enlever des êtres humains ne peut en aucune façon être imputé aux vrais élémentaux, ceux-ci n’ayant pas de corps physique (contrairement à ce qu’écrit Daniel Harran qui joue sur le fait que certains d’entre eux peuvent momentanément se densifier et être donc perceptibles à la vision humaine). Les enlèvements attribués à des « fées » sont en réalité le fait d’êtres (d’origine extraterrestre ou souterraine) ayant un corps matériel. (On peut parler, dans ces cas, d’anciens cas d’« abduction », certains cas étant de nature « psychique » – lors de décorporations provoquées chez la « victime ».) La prétendue « correspondance parfaite » mise en avant par Daniel Harran entre les caractéristiques des OVNIs et la description des êtres de la nature est parfaitement trompeuse. Voici à ce propos mon analyse :

Cette prétendue correspondance parfaite, évoquée dans les points ci-dessus, entre OVNIs et élémentaux, est trompeuse car nombre de convergences s’expliquent par la nature multidimensionnelle de certains visiteurs de l’espace et non par une identité de nature élémentaux/manifestations d’OVNIs, et elle ne permet donc aucunement de valider, contrairement à ce qu’écrit Daniel Harran, l’hypothèse que les phénomènes OVNIs ont été créés par des êtres de la nature, d’autant qu’on ne voit pas du tout des élémentaux créer des formes ayant l’apparence d’engins spatiaux et d’extraterrestres (récits de contactés, RR3 et 4). La question de l’identité des êtres présents dans les manifestations d’OVNIs ne trouve donc pas sa réponse dès que l’on a connaissance de l’existence des êtres de la nature et de leurs qualités propres.

Daniel Harran écrit de façon inexacte que les OVNIs sont des « représentations d’objets » mais ne sont pas des objets matériels, alors qu’en réalité certains sont bien de nature physique (3 D) et que d’autres proviennent de niveaux éthériques d’autres planètes. Contrairement à ce qu’il énonce, il n’est pas nécessaire de distinguer d’une part les auteurs (censés être les êtres de la nature) de ces manifestations et d’autre part des formes manifestées (les OVNIs), les êtres de la nature n’étant pas à l’origine de ces manifestations. Dire que les OVNIs ne sont que des formes par lesquelles des élémentaux se manifestent est d’autant plus absurde qu’on ne voit pas pourquoi ces formes revêtiraient des apparences de vaisseaux de l’espace (engins disoïdaux, ovoïdes, triangulaires, en forme de cigare…) et d’êtres de l’espace (Gris, Reptiliens, etc. !). Si certains êtres de la nature sont réputés pouvoir prendre diverses formes, cela n’invalide pas pour autant l’origine extraterrestre de divers OVNIs qui, au vu de leur origine extraterrestre éthérique, peuvent aussi changer de forme (matérielle ou lumineuse). Cette capacité de manifester des corps tangibles ne recouvre pas l’intégralité du phénomène OVNIs (car certains engins vus sont réellement de nature « physique »), et n’est donc pas, contrairement à ce qu’écrit Daniel Harran, à la base des phénomènes de type OVNIs, mais seulement à l’origine d’une partie de celui-ci, partie qui, de surcroît, est quand même de nature extraterrestre (mais éthérique). Il ne faut pas confondre les formes matérielles ou lumineuses censées être manifestées par la pensée des êtres de la nature avec les êtres et vaisseaux-énergie densifiés d’origine extraterrestre. De même, si nombre d’OVNIs (et non pas tous) sont constitués d’une matière ne présentant aucune interaction mécanique avec la matière ordinaire, cela ne signifie pas que nous avons affaire à des manifestations « élémentales », mais que nous avons affaire (dans certains cas) à des êtres provenant de niveaux dimensionnels extraterrestres distincts du plan physique. Il ne s’agit cependant pas, contrairement à ce qu’imagine l’auteur, de simples « images », les « objets immatériels » évoqués correspondant en réalité (dans certains cas) à des vaisseaux extraterrestres éthériques.

Le processus de densification évoqué par Daniel Harran, appliqué aux OVNIs, s’explique fort bien en tenant compte de l’origine extraterrestre éthérique de certains d’entre eux, les élémentaux n’étant aucunement impliqués dans celui-ci. Ces OVNIs provisoirement matérialisés réintègrent ensuite leur état éthérique originel et c’est pourquoi leur durée d’apparition est limitée, sans qu’il soit nécessaire de faire appel, comme le fait Daniel Harran, à des êtres de la nature.

Selon Daniel Harran, les OVNIs sont constitués d’une « matière subtile inconnue de la science » (les niveaux éthériques de la matière). La formulation correcte est : il est vrai que certains OVNIs sont ainsi constitués, leur origine n’étant cependant pas à rechercher au niveau des élémentaux terrestres, mais au niveau des extraterrestres éthériques ! Les OVNIs ne sont aucunement manifestés, comme se l’imagine Daniel Harran, par des êtres de la nature, mais certains d’entre eux sont l’expression manifestée de vaisseaux éthériques originaires de planètes de notre système solaire ou d’ailleurs.

Daniel Harran évoque des niveaux différents de densification : du niveau le plus subtil (invisible) au niveau le plus dense. Ce qui expliquerait que les OVNIs sont parfois détectables au radar et d’autres fois non. Mais, contrairement à ce que s’imagine Daniel Harran, ce ne sont pas les êtres de la nature qui modifient à volonté la densité « de la forme sous laquelle ils se manifestent », ce sont les visiteurs de l’espace d’origine multidimensionnelle (ou « éthérique ») qui font cela !

Dans sa classification des niveaux de densification ou de matérialisation, Daniel Harran inclut les orbes (ou orbs), ces disques de lumière visibles sur des photographies. Ceux-ci, lorsqu’ils ne sont pas simplement dus à des poussières illuminées par le flash, peuvent en effet être des manifestations témoignant de la présence d’êtres de la nature. Daniel Harran déclare que les orbes peuvent être créés par des particules matérielles (poussières en suspension dans l’air), ainsi que par des « particules énergétiques » reliées à la présence d’êtres élémentaux. En l’absence de particules matérielles denses (des poussières), les orbes peuvent être créés par la diffraction de la lumière sur des particules de matière subtile qui peuvent révéler la présence d’êtres de la nature ou de leurs manifestations. J’ajoute pour ma part que certains orbes peuvent trahir la présence de consciences désincarnées sur des lieux dits de « hantise », comme on peut le voir dans la série documentaire « J’ai filmé des fantômes » diffusée sur la chaîne télévisée Numéro 23. On voit, sur un certain nombre de ces films (j’ai moi-même reçu par email des vidéos de ce genre), des orbes filer dans la pièce à plus ou moins grande vitesse. Ce ne sont pas, dans ces cas-là, des poussières !

La classification, par Daniel Harran, des différents niveaux de matérialité des formes manifestées, attribue à tort une même origine (les êtres de la nature) à des phénomènes différents ayant en réalité des origines diverses. Si le niveau 1 correspond au « lieu » vibratoire de résidence des êtres de la nature (mais on peut aussi ajouter : et à celui des êtres de l’espace éthériques !), les niveaux 2 et 3 concernent les orbes.

Le niveau 4 est décrit comme étant celui de certains OVNIs (avec non détection par un radar) et celui des boules lumineuses parfois observées dans les champs, simultanément ou postérieurement à l’apparition de certains agroglyphes. Ici, cependant, le problème se pose de la nature réelle de ces boules lumineuses qui, dans ces cas-là, ne sont pas nécessairement des manifestations d’êtres de la nature. (Il n’y a donc pas nécessairement une origine commune avec les niveaux 2 et 3.) Quant aux OVNIs non détectables au radar (et qui ne sont pas des manifestations d’êtres de la nature, n’en déplaise à Daniel Harran), le problème se pose de savoir s’il s’agit de vaisseaux en provenance de niveaux éthériques d’autres planètes, ou si les visiteurs de l’espace concernés sont vraiment de nature physique mais possèdent la technologie « furtive » nécessaire permettant d’échapper à la couverture radar… (Curieusement, Daniel Harran n’évoque pas le fait que ce type de technologie existe déjà sur Terre… Et elle n’est pas due à des esprits de la nature !)

Daniel Harran écrit que toutes les photos d’OVNIs, « sans exception connue » (sic), sont floues, une observation qui, d’après lui, est en accord avec l’idée que les objets photographiés n’appartiennent pas à notre espace-temps. Or, les faits démentent (Daniel Harran ne connaît manifestement pas parfaitement le dossier OVNIs) que toutes les photos alléguées d’OVNIs sont floues, « sans exception connue ». Je ne donne pas ici un listing (on peut consulter à ce sujet la littérature spécialisée) qui démontre l’existence de photos d’objets bien « matériels ». Regardez, par exemple, les photos prises par le contacté suisse Billy Meier. Que certaines soient truquées et que d’autres soient peut-être authentiques, c’est un sujet à débattre, mais ces photos, vraies ou fausses, n’ont rien de flou ! En outre, le fait qu’il y ait des photos « floues » et d’autres qui ne le sont pas peut être un indice de la double origine extraterrestre des vrais OVNIs : physique dense (photos « pas floues ») et éthérique (photos « floues »)…

Le niveau 5 concerne les OVNIs détectables au radar. Au niveau 6, le niveau maximum de densification peut être atteint, les formes étant alors complètement « matérialisées ». Dans ce cas-là, par exemple, un déplacement à vitesse supersonique donnerait obligatoirement lieu au phénomène de « bang supersonique ». Ce que semble ignorer Daniel Harran, c’est que ce « bang » peut être éliminé par des engins volants physiques (sans processus de densification avec pour origine un état éthérique) utlisant la magnétohydrodynamique… (Voir les travaux de Jean-Pierre Petit sur la MHD.) S’agissant de « crashs » comme celui de Roswell, Daniel Harran en est réduit à spéculer que dans ces cas les élémentaux « n’ont pas été en mesure de reprendre le contrôle de leurs manifestations » qui ont été « abandonnées dans le plan matériel dense et ordinaire ». Cette « explication » est évidemment ridicule, ces cas de « crashs » attestant bien sûr de la réelle réalité matérielle (et non « éthérique densifiée ») des engins récupérés, ces engins provenant nécessairement d’un autre système solaire. Les élémentaux ne peuvent aucunement être à l’origine de ces manifestations en forme de vaisseaux spatiaux ! (On se demande d’ailleurs pourquoi des élémentaux créeraient des formes de vaisseaux spatiaux ! C’est absurde.) Daniel Harran inclut aussi, dans ce niveau 6, des phénomènes comme les « chutes de pierres inexpliquées », lesquels, à vrai dire, n’ont rien à voir avec les OVNIs mais peuvent en effet être le fait d’élémentaux. Il range aussi, dans ce niveau 6, la création d’agroglyphes dont l’origine attribuée aux élémentaux n’est que purement spéculative, cette origine ne concernant tout au plus qu’une petite partie du phénomène. (Voir plus haut pour les autres origines alléguées des « vrais » crop circles.)

Si les OVNIs ne sont pas soumis à la force d’attraction terrestre et ne sont pas « pesants », ce peut être parce que les vaisseaux extraterrestres concernés, provisoirement densifiés, sont de nature multidimensionnelle ou éthérique. Mais cela peut s’expliquer aussi, chez des êtres et vaisseaux physiques, par le recours à une technologie maîtrisant l’antigravité. Tout cela n’a rien à voir avec les élémentaux, contrairement à ce que spécule Daniel Harran, les OVNIs n’étant évidemment pas des formes manifestées par les élémentaux. Les « manières de se déplacer impossibles dans notre espace-temps » s’expliquent de la même façon sans qu’il soit nécessaire de recourir à des élémentaux pour rendre compte des caractéristiques cinématiques des OVNIs : accélérations fulgurantes, arrêts, changements de direction instantanés.

Dans le cas des enlèvements (cas d’un élan élevé dans les airs, enlèvements d’humains), les êtres enlevés ne sont aucunement emmenés « dans une autre dimension » (sic) par des élémentaux, car il s’agit là d’enlèvements perpétrés par des visiteurs de l’espace de nature physique. Il est absurde d’imaginer, comme le fait Daniel Harran, que les élémentaux « peuvent rendre un OVNI visible ou invisible » en changeant son niveau de matérialité et qu’ils peuvent aussi faire la même chose avec un animal (ou un humain). L’élan, par exemple, n’est pas amené « dans un plan parallèle » (sic), mais seulement embarqué à bord de l’OVNI. Non, les élémentaux ne peuvent pas « très facilement déplacer des OVNIs selon leur volonté » et ne peuvent pas davantage déplacer un élan dans un plan parallèle. Contrairement à ce que soutient Daniel Harran, les élémentaux ne peuvent pas jouer sur le niveau de matérialité des OVNIs (car ils ne sont évidemment pas à l’origine de ceux-ci) ou de n’importe quel objet matériel dense (y compris des êtres vivants). Le cas du caporal Armando Valdès (enlevé au Chili en avril 1977) ne s’explique pas par une dématérialisation et une « rematérialisation » opérées par des élémentaux, les responsables de l’enlèvement étant bien sûr des visiteurs de l’espace. Ce témoignage ne confirme évidemment pas, contrairement à ce qu’écrit Daniel Harran, que les élémentaux ont la capacité de modifier le niveau de matérialité de n’importe quel objet appartenant à notre monde matériel (y compris des êtres vivants).

Daniel Harran évoque les expériences au seuil de la mort, qui impliquent une conscience extériorisée percevant son environnement physique, avec la capacité similaire des élémentaux à se déplacer dans leur plan subtil. Si l’analogie est pertinente, elle n’a rien à voir avec les (vrais) OVNIs dont la nature relève de la double origine extraterrestre (physique et éthérique) que j’évoque. Contrairement à ce que soutient Daniel Harran, les OVNIs sont bien, pour certains d’entre eux (ceux d’origine physique), des « objets » au sens matériel. Dans ces cas-là, les mots « objet » et « OVNIs » sont adaptés à la réalité et adéquats, leur utilisation n’est pas génératrice de confusion car il s’agit bien d’objets matériels denses. Quant aux autres (vrais) OVNIs, ils relèvent d’une physique multidimensionnelle, certes, mais néanmoins de nature extraterrestre.

Les agroglyphes ne sont pas le fait d’élémentaux (à quelques exceptions près peut-être), et les autres phénomènes cités (comme les orbes et les chutes de pierre) ne sont pas rattachés aux OVNIs. Seuls certains orbes peuvent être le signe de la présence d’élémentaux, d’autres relevant manifestement d’âmes de défunts (dans divers cas dits de « hantise »). Imaginer que les élémentaux créent dans le ciel des formes diverses s’apparentant à des vaisseaux de l’espace est une absurdité. L’acronyme MIDim (pour « Manifestations Inter-Dimensionnelles »), inventé par Daniel Harran, recouvre en fait divers phénomènes ayant des origines diverses et non une origine unique (les êtres de la nature).

L’interprétation de Daniel Harran par les êtres de la nature n’est aucunement validée. Il est ridicule de prétendre que le phénomène des OVNIs a trouvé, avec les élémentaux, « une interprétation la plus cohérente possible, rendant compte de tous les comportements de ces objets, en particulier de leur singularité la plus étrange, le fait que leurs évolutions paraissent violer chaque fois les lois de la physique ». Ceci est inexact car ces caractéristiques s’expliquent en fait par l’utilisation d’une technologie extraterrestre, physique ou éthérique/multidimensionnelle selon les cas. Les élémentaux n’y sont pour rien, les points de convergence pointés par Daniel Harran n’en étant réellement pas. C’est l’ignorance de la notion d’extraterrestres multidimensionnels ou « éthériques » qui fait commettre à Daniel Harran sa grosse erreur interprétative, les caractéristiques évoquées relevant d’engins et d’êtres étrangers à notre planète. L’hypothèse de Daniel Harran, selon lequel ce sont les élémentaux qui sont responsables de ces manifestations, n’est donc, contrairement à ce qu’il écrit, aucunement validée. Les formes lumineuses et matérielles censées être manifestées par des êtres de la nature n’ont strictement rien à voir avec les OVNIs ! Selon Daniel Harran, ces êtres n’ont aucun mal à manifester (outre des boules lumineuses), des soucoupes ou des disques, or une telle assertion est ridicule car on ne voit pas pourquoi des élémentaux s’amuseraient à matérialiser ce qui s’apparente à des vaisseaux de l’espace !

Pour Daniel Harran, les OVNIs sont des créations de matière subtile présentes dans une autre Dimension. Mais si certains OVNIs sont de nature « subtile » (éthérique), ce ne sont pas les éléméntaux qui en sont à l’origine, mais des entités extraterrestres de type multidimensionnel, d’autres OVNIs (en provenance d’autres systèmes solaires) étant réellement matériels. Seuls certaines entités extraterrestres à l’origine des OVNIs vivent dans un plan subtil, les auteurs de ces manifestations n’étant pas les êtres de la nature. Les OVNIs ne sont pas des formes par lesquelles les êtres de la nature se manifestent aux humains. Contrairement à ce qu’écrit Daniel Harran, ce n’est pas à tort que les témoins croient voir « de vraies soucoupes volantes, de vrais vaisseaux ou bien de vrais objets lumineux ». Il n’y a pas de source de confusion chez ces témoins, car, contrairement à ce qu’il écrit, il ne s’agit pas là de « représentations » (sic) de tels objets, mais de vrais vaisseaux qui, selon les cas, sont physiques ou d’origine éthérique (et donc provisoirement densifiés). Seuls certains d’entre eux n’appartiennent pas à l’univers matériel (3 D). Et si on peut parfois les détecter au radar et parfois non, ce n’est pas nécessairement le degré de matérialité qui explique cela, certains êtres de l’espace de nature physique pouvant utliser une technologie « furtive ». On ne peut donc pas dire que cela s’explique parce que les formes des OVNIs n’appartiendraient pas à notre espace-temps, certains en faisant partie. Etant des êtres éthériques, les élémentaux ne peuvent pas, contrairement à ce qu’affirme Daniel Harran, modifier à volonté le niveau de matérialité des formes qu’ils manifestent, les OVNIs ne faisant pas partie de celles-ci, et ils ne peuvent pas davantage être à l’origine d’enlèvements physiques.

L’origine extraterrestre multidimensionnelle de certains OVNIs peut rendre compte de leur déplacement « sans interaction mécanique avec le milieu environnant », sans qu’il soit nécessaire, pour expliciter cette caractéristique, de faire appel à des élémentaux, lesquels sont en réalité, dans les cas ufologiques, complètement absents. Cette origine « éthérique » de certains vaisseaux extraterrestres pourrait aussi expliquer, sans faire appel à des formes créées par des élémentaux, pourquoi des OVNIs ont été observés s’enfonçant parfois « à grande vitesse dans les mers… sans qu’aucune perturbation n’apparaisse à la surface de l’eau, et même parfois dans la terre ».

Daniel Harran écrit que les OVNIs sont des « objets sans masse » car ils ne sont pas soumis à la force de pesanteur. Mais les évolutions dites « incroyables » (accélérations fulgurantes, etc.) des vaisseaux extraterrestres observés ne s’expliquent pas nécessairement toujours par des engins éthériques (laissons de côté la thèse fantaisiste des élémentaux), certains visiteurs de l’espace de notre univers matériel pouvant maîtriser une technologie antigravité inconnue sur Terre.

Daniel Harran écrit que la lumière des OVNIs est « de qualité particulière », différente de la lumière ordinaire, car elle n’est diffusée « ni par le sol ni par les gouttelettes de brouillard ». Il rapproche cette particularité « du fait que toutes les photographies d’OVNIs sont floues ». Or, comme je l’ai précisé plus haut, ce caractère flou « omniprésent » n’est pas confirmé dans la littérature spécialisée. (Je cite, à titre d’exemple, les photos controversées du contacté suisse Billy Meier.) la lumière émise par les OVNIs n’obéissant pas aux lois de l’optique, cela confirme, d’après Daniel Harran, que les OVNIs n’appartiennent pas à notre espace-temps. Il s’avère en fait que certains d’entre eux appartiennent à celui-ci mais que ce n’est pas le cas pour d’autres…

David Harran écrit, « sans rire », que les êtres de la nature peuvent intervenir dans les dispositifs électromagnétiques des avions pour désactiver par exemple le dispositif de lancement des missiles ! Non, ce ne sont pas des êtres de la nature qui font cela, mais des visiteurs de l’espace, car, il faut l’écrire encore une fois, les OVNIs ne sont pas des manifestations densifiées des êtres de la nature, (ces derniers étant censés rester présents dans un plan invisible).

C’est donc de façon tout à fait erronée que Daniel Harran écrit que tous les éléments du portrait-type (points 8 à 12 de la description de l’auteur) des OVNIs se déduisent directement de l’interprétation proposée « et permettent de la valider ». Elle n’est aucunement validée, toutes les caractéristiques évoquées s’explicitant notamment par l’existence de visiteurs de l’espace originaires de niveaux éthériques d’autres planètes que la Terre. D’autres éléments (points 13 à 15) évoqués par l’auteur ne sont pas davantage compatibles avec l’interprétation « élémentale » et n’apportent pas des précisions supplémentaires sur les capacités méconnues des élémentaux, car ces capacités (champ électrique intense pouvant avoir des effets physiques et biologiques sur l’environnement matériel, OVNIs se scindant en deux parties puis se rassemblant, action à distance sur des appareillages électriques) concernent en fait celles de certains êtres de l’espace !

Daniel Harran écrit que l’interprétation des OVNIs qu’il a proposée exige, « pour être acceptée, une grande ouverture d’esprit ». Elle exige surtout une grande ignorance d’une explication réellement adaptée à la compréhension d’une partie du phénomène OVNIs : l’origine extraterrestre multidimensionnelle (éthérique) de certains visiteurs de l’espace !

Les OVNIs n’ont pas leur origine dans le « monde parallèle » lié à la Terre et peuplé d’êtres de la nature. Ces êtres, qui existent, sont impliqués dans des activités (liées aux divers « éléments ») qui n’ont aucun rapport avec les OVNIs. Contrairement à ce qu’écrit l’auteur, ce dernier acronyme et celui de « PAN » restent appropriés car nous avons bien affaire, dans certaines observations d’OVNIs, à des objets « tridimensionnels » (en provenance d’autres systèmes solaires).

Daniel Harran note que les OVNIs se déplacent sans bruit, peuvent rester en sustentation puis évoluer à des vitesses supérieures à la vitesse sonique. Faisant référence à une observation russe en 1990, Daniel Harran fait ce commentaire :

« Le général russe en a conclu lui-même que ces objets ne devaient pas avoir d’inertie et donc pas de masse. On peut supposer que l’intelligence qui les contrôle est capable de maîtriser la gravité pour annuler leur masse. Ceci peut rendre compte des accélérations fulgurantes, des virages à angle droit et de leur manoeuvrabilité, qui sont inimaginables pour des avions de fabrication humaine. C’est pourquoi ces objets, qui semblent violer les lois de la physique matérielle, ne seraient pas constitués de matière ordinaire, mais plutôt d’une matière de type différent, et obéiraient à ”une autre physique”. » (D. Harran)

Comme indiqué plus haut, ces caractéristiques peuvent en fait relever, dans certains cas, d’une technologie antigravité, ce qui n’a rien à voir avec des élémentaux. Certains cas peuvent concerner des engins éthériques, et là aussi il n’est pas nécessaire d’invoquer des êtres de la nature. C’est à tort que Daniel Harran écrit à plusieurs reprises, dans son livre, qu’il n’existe pas de photographie d’OVNI qui soit nette et précise et que les photos montrent toujours « des images relativement floues, sans détail matériel de la structure ». J’ai déjà signalé que de telles photos « nettes » existent. La possibilité, pour un engin volant extraterrestre, de rester en vol stationnaire sans émettre de bruit, l’absence de traînée, le fait que l’objet volant ne soit pas soumis à la gravité, etc., s’expliquent simplement par le recours à une technologie (antigravité) en avance sur la science terrestre de centaines ou milliers d’années. Dans certains cas, l’objet n’est donc pas nécessairement constitué de « matière subtile » (éthérique). Les autres caractéristiques évoquées (absence de turbulence au sol, etc.), qui impliquent une absence d’interaction avec l’air environnant, peuvent aussi s’expliquer en relation avec ces deux origines extraterrestres. Cela n’implique pas nécessairement toujours des objets n’ayant pas de consistance ou pas de réalité matérielle.

En faisant le listing des prétendues similitudes (manifestation de formes lumineuses et matérielles, capacité à se rendre visible ou invisible, facilité à prendre l’apparence d’animaux ou l’apparence humaine, etc.) entre les caractéristiques des OVNIs et les capacités attribuées aux êtres de la nature, Daniel Harran tombe dans le même piège dans lequel sont tombés ses prédécesseurs (Jacques Vallée, John Keel, etc.) ayant fait des correspondances entre différentes manifestations inexpliquées, pour attribuer à ces dernières une origine unique excluant toute intervention extraterrestre. L’interprétation par les élémentaux est la dernière en date de ces thèses « alternatives ». Bien sûr, ces diverses interprétations « alternatives » (Daniel Harran cite Jacques Vallée, Fabrice Bonvin et Jean Sider) s’opposent elles-mêmes… Chez Daniel Harran, l’erreur consiste à identifier les manifestations ufologiques aux aptitudes alléguées d’êtres de la nature (condensation de l’éther afin de créer des corps tangibles et de changer ceux-ci à volonté, etc.). La réalité, c’est que certains OVNIs sont en fait d’origine extraterrestre éthérique ! Quant à la prétendue propension des êtres de la nature à enlever des humains et à avoir des rapports sexuels avec eux, il y a là une grave confusion qui trouve son origine dans l’incapacité de nos ancêtres à distinguer la véritable nature des êtres (certains êtres de l’espace – Gris… – ou des êtres d’origine souterraine) à l’origine de ces agissements. Les êtres de la nature sont de nature éthérique et ne peuvent donc pas enlever des humains (même après que les élémentaux se soient « matérialisés »). Cette confusion a amené des gens comme Jean-Pierre Deloux à évoquer une mise en parallèle entre les fées et le « petit peuple », d’une part, et ceux qualifiés d’extraterrestres, d’autre part. En fait, les manifestations ufologiques ne coïncident pas très précisément, mais seulement partiellement, avec les capacités que les traditions anciennes, aussi bien que « la science spirituelle » (sic), attribuent aux êtres de la nature. Les enlèvements par les « fées », par exemple, sont explicables par d’anciens cas d’enlèvements (« abductions ») perpétrés par des extraterrestres ou par une race souterraine, d’autres manifestations étant aisément imputables à des êtres extraterrestres d’origine éthérique (et parfois à une technologie extraterrestre utilisant par exemple l’antigravitation). Daniel Harran exagère les capacités attribuées aux êtres de la nature. Par exemple, l’attribution des agroglyphes aux élémentaux n’est qu’une simple spéculation. On ne peut pas dire, contrairement à ce qu’écrit Daniel Harran, que les êtres de la nature multiplient leurs manifestations depuis quelques décennies, les OVNIs, par exemple, n’ayant rien à voir avec eux ! Tout au plus peut-on dire que les témoignages relatifs à leur existence ont augmenté depuis quelques années. (Daniel Harran ne cite d’ailleurs pas certains auteurs récents ayant témoigné, depuis les années 2000, de l’existence des esprits de la nature : Anne Givaudan, Dominique Kubler, Loan Miège, etc. Si Dominique Kubler a pu en photographier, Anne Givaudan et Loan Miège en ont « vu psychiquement »…). Les phénomènes inexpliqués ne relèvent pas tous de manifestations interdimensionnelles ayant pour origine les êtres de la nature, seuls quelques-uns de ces phénomènes (comme dans le cas, que Daniel Harran ne cite pas, de certains phénomènes d’apports d’objets dans des séances spirites) pouvant être réellement attribués à des êtres de la nature. Mais ces derniers n’ont par contre rien à voir avec les OVNIs, à l’exclusion des anciens cas d’« abduction » faussement attribués, par nos ancêtres, à des « fées ». Les apparitions répétées d’objets lumineux à proximité de centrales nucléaires et de sites de stockage d’armes nucléaires ne montrent absolument pas, contrairement à ce qu’écrit naïvement Daniel Harran, que les êtres de la nature « sont très préoccupés par les dangers de ce type d’énergie ». Ce sont bien sûr des visiteurs de l’espace qui sont préoccupés par l’énergie nucléaire !

Il est absurde d’écrire, comme le fait Daniel Harran, que les êtres de la nature ont un corps physique. Pour justifier cela, il écrit que les corps physiques des humains et des êtres de la nature sont de « densités différentes ». Non, les élémentaux n’ont pas de corps physique, ils ont un corps éthérique qui peut occasionnellement, pour certains d’entre eux, se densifier momentanément. Si leur proximité du plan physique (les niveaux éthériques – inconnus de la science actuelle – de la matière étant considérés par divers occultistes comme faisant partie du plan physique) leur permet de produire certains phénomènes physiques, ce n’est pas pour autant qu’ils sont à l’origine, par exemple, des OVNIs ! Ce n’est pas la cause extraterrestre de ces derniers qui est la « moins probable » (sic), contrairement à ce qu’écrit Daniel Harran, mais la cause élémentale ! On ne peut pas conclure que les phénomènes (de type MIDim) évoqués par Daniel Harran dans son livre, qui dépassent les capacités humaines, ont nécessairement été réalisés par des élémentaux. Seuls quelques-uns de ces phénomènes peuvent appartenir à cette catégorie.

Selon Daniel Harran, les MIDim sont des signes envoyés pour rappeler aux humains l’existence des mondes invisibles et les inviter à développer des relations harmonieuses avec les autres classes d’êtres. Si l’on se réfère aux diverses manifestations évoquées dans le livre de Daniel Harran, et tout particulièrement les OVNIs, ceci n’est pas exact. Le « rappel » de l’existence des mondes invisibles est par contre inhérent aux divers phénomènes médiumniques (dont l’auteur ne parle pas dans son livre)…

Le fait que les OVNIs sont censés « violer » les lois de la physique ne constitue absolument pas un argument valable contre l’origine extraterrestre de nombre d’entre eux. Manifestement, Daniel Harran est incapable de se faire à l’idée que des civilisations ayant des milliers ou des millions d’années d’avance scientifique sur la civilisation terrestre actuelle peuvent bénéficier de moyens technologiques leur permettant de « contourner » les lois physiques connues. Quant à l’« autre voie » à explorer, ce n’est absolument pas celle des élémentaux, mais celle de la nature extraterrestre éthérique d’un certain nombre de manifestations ufologiques. Mais les êtres intelligents à l’origine des manifestations ufologiques ne sont pas « invisibles », leur origine n’étant pas associée aux élémentaux. On ne peut pas non plus sérieusement dire qu’une « investigation spirituelle » (sic) a permis de confirmer « que ce sont bien des êtres de l’air qui créent les agroglyphes de façon générale ». Nous avons vu plus haut que d’autres sources « psychiques » font état d’autres origines (l’une de ces sources faisant cependant intervenir, avec les origines extraterrestre et intraterrestre, le « royaume dévique »). Et l’affirmation selon laquelle les êtres de la nature ont un corps physique est une contrevérité, ceci étant en contradiction avec le constat qu’il est « de nature subtile et invisible » (sic) aux humains…

Au final, l’approche développée par Daniel Harran pour expliquer les OVNIs n’est aucunement « claire et cohérente » (sic). Si certaines particularités qui composent « le portrait-type des intelligences liées aux OVNIs » s’apparentent (dans certains cas) à des caractéristiques des êtres de la nature, cette similitude n’est aucunement une « correspondance parfaite » (sic) et n’a absolument pas permis, contrairement à ce qu’écrit Daniel Harran, « de valider sans ambiguïté l’hypothèse que les phénomènes OVNIs analysés ici ont été créés par des élémentaux ». Et si certaines caractéristiques cinématiques des OVNIs ne sont pas compatibles avec les lois de la physique ordinaire, cela ne s’explique pas par des performances d’êtres de la nature, mais plutôt par celles de visiteurs de l’espace ayant une grande avancée technologique sur la civilisation terrestre actuelle, que les vaisseaux soient, selon les cas, de nature physique ou éthérique. On ne peut donc absolument pas prétendre que la conclusion de Daniel Harran correspond à une vision claire et cohérente des phénomènes OVNIs. Certains OVNIs appartiennent en effet à notre « espace-temps », alors que d’autres viennent d’autres niveaux dimensionnels de leurs planètes d’origine, mais aucun OVNI n’est une manifestation interdimensionnelle créée par des êtres de la nature (pas plus que ne le sont les agroglyphes en général). Cette fausse interprétation par les êtres de la nature s’appuie sur l’absence d’interaction mécanique entre les OVNIs et le monde matériel (l’air atmosphérique en particulier), alors que cette absence peut fort bien s’expliquer dans le cadre de l’hypothèse extraterrestre (physique ou éthérique, selon les cas). Ce n’est absolument pas une « image d’OVNI » que les témoins observent, celui-ci étant bien matériellement présent, que ce soit sous forme dense ou sous forme éthérique provisoirement densifiée. Quant aux OVNIs présents « dans une autre dimension », ce sont en fait des vaisseaux extraterrestres éthériques.

Les OVNIs ne sont aucunement des manifestations ou des créations des êtres de la nature, les formes changeantes d’objets divers, qui peuvent passer d’un état visible à un état invisible, ne correspondant nullement à une capacité des élémentaux, mais plutôt à celle de vaisseaux extraterrestres de nature éthérique. Contrairement à ce que s’imagine naïvement Daniel Harran, ce ne sont pas des élémentaux qui sont les « auteurs » des OVNIs, et contrairement à ce qu’il écrit, les auteurs ne sont pas toujours restés invisibles pendant leurs manifestations ! S’ils n’ont pas été vus dans les cas signalés par Daniel Harran, il existe par contre beaucoup d’autres cas (« abductions », rencontres du troisième type, contactés) où les êtres concernés ont été visibles.

La « matière subtile » dont sont censés être constitués les OVNIs ne relève pas du monde des élémentaux mais concerne la nature éthérique de certains vaisseaux de l’espace, ceux d’origine multidimensionnelle. Si ces derniers OVNIs ne sont pas des « objets » au sens matériel du terme (même s’ils peuvent provisoirement se densifier), d’autres OVNIs, originaires d’autres systèmes solaires, sont cependant bien des objets au sens matériel du terme, contrairement à ce que s’imagine Daniel Harran pour lequel toutes les formes d’OVNIs sont de matière subtile et sont produites par des êtres de la nature. Seuls certains OVNIs n’appartiennent pas à l’univers physique,

Dans la classification, donnée par Daniel Harran, des divers niveaux de matérialité (le niveau 1 étant le milieu d’origine des êtres de la nature) des formes manifestées, il s’avère que les divers phénomènes associés n’ont pas tous pour origine les élémentaux. Ainsi, si certains orbes peuvent s’avérer être des manifestations de présence d’êtres de la nature, les OVNIs (je rappelle que toutes les photos d’OVNIs ne sont pas floues, contrairement à ce qu’écrit Daniel Harran) n’ont strictement rien à voir avec ces derniers. Et encore une fois, si les OVNIs n’obéissent pas aux lois connues de la physique, c’est parce que certains viennent d’une « autre dimension », non pas en rapport avec les êtres de la nature, mais en relation avec leur origine extraterrestre éthérique, alors que d’autres OVNIs extraterrestres, de nature physique, utilisent une technologie en avance sur notre science. Tous les OVNIs n’évoluent donc pas « dans un espace-temps différent du nôtre, soumis à d’autres lois » (sic). Tous les OVNIs ne sont pas de « matière subtile », seuls certains d’entre eux l’étant (tout en étant quand même d’origine extraterrestre, et sans pour autant avoir de lien avec les élémentaux). En outre, Daniel Harran exagère grandement les capacités d’intervention sur la matière des êtres de la nature. Il leur attribue « des capacités d’action bien supérieures et sans commune mesure » avec celles des humains, comme la création de formes rendues à volonté (en jouant sur leur niveau de matérialité) visibibles ou invisibles… A mon sens, les êtres de la nature sont tout au plus impliqués dans quelques phénomènes (comme peut-être dans l’apport d’objets lors de séances spirites, ce que ne mentionne pas cet auteur, ou dans des jets de pierres), mais ils n’ont évidemment strictement aucun rapport avec les OVNIs, leur implication dans la confection d’agroglyphes étant en outre purement spéculative. Quant aux enlèvements, ils ne peuvent pas être perpétrés par des êtres éthériques, même temporairement densifiés. Contrairement à ce que pense Daniel Harran, l’interprétation par l’action d’élémentaux n’est pas « probablement valable dans une grande majorité de cas », et tous les phénomènes ne peuvent pas s’expliquer par les capacités des êtres de la nature. Tous ces phénomènes ne sont pas des manifesations des êtres de la nature. Daniel Harran soutient qu’on ne peut pas parler d’objets volants et de phénomènes aériens, mais ceci est erroné puisque les êtres de la nature sont absents des manifestations ufologiques. Les appellations d’OVNIs et de PAN peuvent donc être employées pour caractériser les vrais OVNIs, lesquels, loin d’être des manifestations d’esprits de la nature, sont bien des manifestations d’intelligences extraterrestres (selon les cas : physiques ou éthériques). Même les OVNIs de nature éthérique, de nature interdimensionnelle, peuvent être considérés provisoirement comme des « objets volants » puisqu’ils se déplacent, momentanément densifiés, dans notre environnement terrestre.

Daniel Harran mentionne la conception de Jacques Vallée, lequel avait pointé des analogies entre les observations contemporaines et anciennes, ces dernières ayant été associées aux fées ou aux sylphes. Ainsi, dans son livre « Autres dimensions », cet auteur a écrit que rien n’indique que le phénomène OVNI est extraterrestre, qu’il apparaît plutôt comme un « effet interdimensionnel » manipulant les réalités physiques, « une fenêtre vers des dimensions inconnues de notre propre environnement », ceci étant faussement présenté comme étant « bien plus intéressant » (sic). Jacques Vallée a écrit qu’il croyait que le phénomène OVNI est plutôt « une indication de l’existence d’autres dimensions au-delà de l’espace-temps », qu’il se peut que les OVNIs ne viennent pas de l’espace mais d’un « multivers » qui nous entoure… Je ne suis évidemment pas d’accord avec cet auteur (qui a la « cote » parmi les ufologues en général), pas plus que je ne le suis avec la thèse voisine de Daniel Harran selon lequel les phénomènes OVNIs ne sont pas extraterrestres mais sont des manifestations interdimensionnelles révélant l’existence d’êtres qui vivent sur Terre dans une autre dimension. Néanmoins, Daniel Harran « reproche » à Jacques Vallée d’avoir considéré que les élémentaux sont pure imagination humaine et de n’avoir pas eu visiblement accès notamment aux « connaissances de la science spirituelle » (sic), ce qui l’a conduit à imaginer l’idée abstraite que les visions « d’êtres surnaturels » d’autrefois et les visions d’OVNIs d’aujourd’hui pourraient traduire l’existence d’un système de contrôle qui dominerait l’humanité.

Daniel Harran écrit que le concept de « système de contrôle » (Jacques Vallée) et le concept de « Gaïa ou intelligence supraterrestre » (Fabrice Bonvin), destinés à expliquer le phénomène OVNIs, sont conformes à son interprétation, mais qu’ils « sont très abstraits et sans référence aux forces réelles qui gouvernent notre monde ». Il ajoute que, par l’ignorance des réalités spirituelles, « ces études étaient soumises aux limitations de la science actuelle et sont restées comme inachevées », leur développement exigeant, selon l’auteur, la connaissance des êtres de la nature. En réalité, la grosse erreur de ces spéculateurs, Daniel Harran compris, est d’ignorer l’origine extraterrestre multidimensionnelle d’un certain nombre d’OVNIs. Pour rendre compte de l’origine des intelligences associées aux OVNIs, ils situent les « autres dimensions » dont ils parlent sur Terre (elles existent certes, mais il s’agit en réalité des Plans astral, mental, etc., où vivent notamment les « défunts »), alors qu’en matière d’OVNIs, ces « autres dimensions » se trouvent sur d’autres planètes (de notre système solaire et d’ailleurs). C’est cela que les ufologues en général n’ont jamais compris, y compris Daniel Harran qui se réfère pourtant à la « science spirituelle ». Or, c’est bien la théosophe russe Helena P. Blavatsky qui, au dix-neuvième siècle, est à l’origine de cette « science spirituelle », avant Rudolf Steiner auquel se réfère notamment Daniel Harran, la cosmogenèse et l’anthropogenèse théosophiques ayant été reprises, avec une terminologie différente, par l’anthroposophe. Il s’avère que H. P. Blavatsky a parlé des Vénusiens, etc.

Le prétendu « corps physique » des êtres de la nature est en réalité un corps éthérique, et si certains d’entre eux peuvent se manifester, dans une certaine mesure (mais pas en relation avec les OVNIs), sur le plan matériel, c’est à cause de leur proximité vibratoire (ou fréquentielle) avec ce dernier. Pour Daniel Harran, les manifestations interdimensionnelles sont destinées à rappeler aux humains que la Terre est un espace multidimensionnel, « que d’autres êtres vivent dans d’autres dimensions, sans lesquels la vie humaine ne pourrait pas exister », et qu’il est de la responsabilité des humains d’élever leur niveau de conscience et de respecter toutes les autres formes de vie. Mais, encore une fois, les élémentaux n’ont rien à voir avec le phénomène OVNIs, et donc la conclusion de Daniel Harran s’avère erronée. On ne peut pas parler, à propos de l’explication élémentale, d’interprétation claire et cohérente d’un certain nombre de phénomènes « mystérieux », et on ne peut pas davantage évoquer un puzzle géant dont des pièces se seraient assemblées. Parmi les pièces défectueuses, citons la prétendue « explication claire » (par les élémentaux) des phénomènes mystérieux, ainsi que l’exagération des capacités des êtres de la nature au point d’impliquer ceux-ci dans des manifestations, notamment ufologiques, dans lesquelles ils ne sont nullement impliqués. Quant à la classification des différents niveaux de matérialité, elle a le tort d’englober des phénomènes d’origines disparates (orbes, vaisseaux extraterrestres interdimensionnels…) abusivement mis sur le compte d’une même catégorie d’entités, en l’occurrence les êtres de la nature. C’est donc de façon tout à fait inexacte que Daniel Harran écrit, dans sa conclusion, que cette impression de puzzle reconstitué est liée à une grande cohérence présentée comme étant « probablement un gage » (sic) de la réalité des conclusions auxquelles il a abouti. (8)

Share This:

Les commentaires sont fermés.