OVNIs. Critique de la théorie de Jean Sider

 

300px-HexensabbatSabbat de sorcières.

Chronique de Johann Jakob Wick (XVIe siècle).

 

 

 

 

 

 

Je consacre ce texte, le plus long de mon site (il intègre six textes de mon précédent site), à la critique de l’ufologue Jean Sider, auteur de nombreux ouvrages et articles défendant une théorie particulière censée rendre compte de l’ensemble des manifestations “paranormales”, au rang desquelles il range comme d’autres auteurs, et à tort, les OVNIs.

 

I. Le modèle de Jean Sider et le modèle H. S. P. :

Après un excellent ouvrage sur les OVNIs publié en 1990, Jean Sider s’est par la suite « embarqué » dans une série de conjectures visant un rapprochement entre diverses manifestations « paranormales » au cours de l’Histoire. Cet auteur attribue à ces phénomènes distincts une cause unique : l’intervention d’une intelligence non humaine qui nous tromperait systématiquement en adaptant ses manifestations au système de croyances de l’époque considérée.

Dans la théorie de Jean Sider, les « démons » des Témoins de Jéhovah, par exemple, sont remplacés par les « aliens » (dans un sens large et non spécifiquement extraterrestre). On remarquera que Jean Sider nie sans ambiguïté l’existence d’une vie après la mort, celle-ci étant considérée dans son modèle théorique comme un leurre parmi d’autres. On notera cependant que, curieusement, il se qualifie de « croyant »… (1)

Une allégation récurrente, chez cet auteur, consiste à affirmer que les « dieux », les « anges », les « démons », les « fées », les « entités spirituelles », les « esprits désincarnés » et les « extraterrestres » sont les mêmes entités. Selon lui, ce sont les humains qui leur ont donné ces noms « en fonction de leurs superstitions, de leurs espérances ou de leurs peurs », les « Aliens » n’étant pas “ce qu’ils disent être lorsqu’ils acceptent de s’identifier ou quand ils suggèrent leur identité à l’aide de leurres sophistiqués”. Le mensonge, prétend-il, “étant la base de leurs comédies, dès lors qu’ils prétendent être de telle nature et de telle origine ils nous trompent sciemment”.

Disons-le : cette thèse fantaisiste a des relents de « paranoïa » ! Et avec Jean Sider ce ne sont pas les gouvernements qui nous trompent. Ce sont les « aliens » !

Selon lui, une intelligence x nous leurrerait en permanence à l’aide de divers artifices afin de nous faire croire ce qu’elle n’est pas. Il n’y aurait dans ses diverses manifestations que des déguisements, des fards, des camouflages : enlèvements par les « fées » dans le folklore, sabbats, « hommes en noir », « ufonautes » (occupants d’OVNIs) et « abductions » (enlèvements à bord d’OVNIs), communications médiumniques, apparitions de la Vierge, etc., tout cela serait dû à une intelligence non humaine qui nous tromperait.

Contrairement au modèle « Alien-Source unique » de Jean Sider, le modèle H. S. P. (Hétérogénéité des Sources Paranormales), que je défends, reconnaît l’existence de phénomènes de natures diverses et d’entités d’origines variées (avec absence systématique de “manipulations” ou de “mensonges” !) :

– les âmes de défunts résidant sur divers Plans de conscience de l’Au-delà ;

– les Hiérarchies créatrices (anges, archanges, etc.) ;

– les « élémentaux » (« fées », « elfes », « gnomes », etc.) ;

– les « Maîtres ascensionnés » (Hiérarchie planétaire, « Shambhalla ») ;

– les entités extraterrestres (mondes physiques et « multidimensionnels ») ;

– les « Agarthiens » (originaires du monde souterrain de l’« Agartha »).

Le modèle H. S. P. reconnaît bien sûr l’existence de Dieu et la survie de la conscience après la mort. Il intègre aussi la réincarnation, considérée comme une loi fondamentale de réalisation de l’évolution spirituelle.

Parmi les rapprochements effectués par Jean Sider, il convient de distinguer ceux qui sont pertinents de ceux qui ne le sont pas. L’analyse ci-dessous est réalisée à la lumière du modèle H. S. P.

 

II. OVNIs et religion :

Parmi les rapprochements pertinents, il convient de mentionner le lien existant entre certaines apparitions mariales et un certain type d’OVNIs. (C’est à dessein que j’écris : « un certain type ».) Ce lien avait déjà été fait, dans les années 1960, par Paul Misraki. (2) Et il n’a pas échappé à d’autres auteurs, comme Jacques Vallée. (3) Paul Misraki a été le premier (ou l’un des premiers) à comparer le comportement cinématique des OVNIs et la prétendue « danse du Soleil » de Fatima (1917). D’autres cas sont venus étayer ce lien : le cas de Crozia (Italie) en 1987 (4), celui de José Ernani, au Brésil, en 1993-1994. (5) Il est indiscutable, par ailleurs, que certains passages bibliques font référence à des phénomènes de type « OVNI » : « nuages », « nuées », « gloires », « chars de feu »… Le cas de la « colonne de nuées » (le jour) et de la « colonne de feu » (la nuit) du récit de l’Exode en est un bon exemple. Contrairement à ce que pense Jean Sider, ces dernières manifestations sont à considérer comme des « OVNIs ». L’interprétation qu’il donne est fantaisiste : l’intelligence x s’est arrangée pour qu’une telle assimilation avec des OVNIs naisse plus tard – plusieurs dizaines de siècles plus tard ! – dans certains esprits ! (6)

Jean Sider a en partie raison lorsqu’il écrit que les apparitions religieuses modernes paraissent « étroitement liées à la même intelligence qui génère les o.v.n.i. ». Il faudrait plutôt écrire : certaines apparitions religieuses sont liées à la même intelligence qui génère certains OVNIs.

Les exégètes bibliques sont hostiles à l’interprétation extraterrestre de certains passages bibliques, une prise de position qui s’explique, en fait, par leur méconnaissance de certaines réalités « multidimensionnelles »… Certaines sources (parmi lesquelles de nombreux « channels ») signalent en effet l’existence de deux types de manifestations extraterrestres, l’un d’eux n’étant pas incompatible avec le fait de délivrer un message religieux. Consultez, à ce sujet, les trois textes (dans la même rubrique) intitulés : “Visiteurs de l’espace et religion”. Je me borne à rappeler, ici, une citation d’un ouvrage d’Anne Givaudan et de Daniel Meurois, lesquels ont été informés qu’il existe deux catégories d’« êtres d’outre-espace » :

* Les êtres qui, de nature physique comme les Terriens, viennent, à bord de vaisseaux, de planètes extérieures à notre système solaire.

* Les êtres qui n’appartiennent plus, pour avoir dépassé ce stade, à notre monde tridimensionnel :

« Eux aussi possèdent de semblables véhicules, quoique plus immatériels. Mais c’est leur corps de lumière et ses propriétés qu’ils utilisent en tout premier lieu. Voilà la raison pour laquelle leurs contacts avec l’humanité terrestre sont moins aisés. Ils doivent user d’artifices, créer des phénomènes lumineux et physiquement tangibles pour se rendre sensibles aux yeux des foules. »

Quel but ces êtres recherchent-ils ?

« Depuis l’aube de l’humanité terrestre ils tentent de jouer un rôle de pacificateurs et d’éducateurs. Leur volonté est d’extirper les hommes de leur système de dualité primaire. C’est un stade, vois-tu, qu’ils ont connu en d’autres temps. Voilà une des raisons qui fait qu’ils indiquent la voie à suivre. Les Grands Initiés qui vivent parmi eux sont les créateurs des grandes religions de ta planète.

Fais pourtant attention car tu ne dois pas en déduire que les religions sont à considérer comme des inventions. Elles constituent des révélations progressives d’une seule Loi cosmique. » (7)

Parmi les phénomènes lumineux et physiquement tangibles mentionnés dans la citation, on n’aura aucune peine à ranger, entre autres, la fameuse « danse du Soleil » de certaines apparitions de la Vierge.

Le « contacté » Giorgio Dibitonto a relaté ses contacts avec des êtres de l’espace et avec la Vierge. (8) En avril 1989, la Vierge apparut pour la première fois à un autre Italien, le stigmatisé Giorgio Bongiovanni. Selon lui, le « troisième secret » de Fatima était relatif au retour de Jésus-Christ et au fait que l’humanité allait entrer en contact avec les habitants d’autres planètes. (9) En 2000, le pape a révélé le contenu de ce « secret ». Rien de tel ne semble avoir été annoncé par la Vierge… (Mais la version officielle du Vatican fait polémique. Lisez notamment : “Notre-Dame de l’Apocalypse”, éditions Le Jardin des Livres, 2008.)

 

III. Des êtres multidimensionnels :

Pour comprendre l’origine « extraterrestre/multidimensionnelle » de certains OVNIs, il faut savoir que l’enseignement théosophique de H. P. Blavatsky fait référence à l’existence de 7 globes (dont 6 de nature « subtile ») constituant chaque planète du système solaire, ces globes s’interpénétrant. (10) Chaque planète du système solaire est en fait habitée par des unités de conscience en évolution, au niveau physique/dense (la Terre) ou sur d’autres niveaux dimensionnels de la planète (Vénus, Mars etc.). Ainsi, si les Vénusiens, par exemple, n’existent pas au niveau tridimensionnel de leur planète, ils existent à un autre niveau dimensionnel. Et, aussi surprenant que cela puisse paraître, ils possèdent des véhicules de « matière/énergie » leur permettant de voyager dans l’espace et de se transférer temporairement – par abaissement de leur fréquence vibratoire – dans notre monde tridimensionnel.

De nombreuses personnes – scientifiques, ufologues… – se gaussent des récits de certains « contactés » évoquant des Vénusiens ou des Martiens, et considèrent la seule référence à des Vénusiens, par exemple, comme la preuve de l’inanité du récit allégué ou d’une manipulation de la part de l’intelligence contactée. Cela est méconnaître cependant – les cas de canulars mis à part – cette conception des 7 globes planétaires s’interpénétrant, chaque planète ayant sa propre humanité résidant sur un niveau dimensionnel ou sur un autre.

Notons, au passage, qu’un docteur en mathématiques de Cornell, Richard Thompson, a reconnu une double origine aux OVNIs : l’origine extraterrestre classique et l’origine « multidimensionnelle ». (11) Comme l’a noté Gildas Bourdais, ce dernier, qui s’est par ailleurs intéressé aux croyances de l’Inde antique, cumule « l’hypothèse extraterrestre avec des conceptions de type ésotérique ». (12) Richard Thompson est, il est vrai, l’un des « épouvantablement » rares ufologues qui ont été capables de comprendre cela, les autres s’engluant dans des considérations « socio-psychologiques » réductionnistes ou se posant éternellement la question de la nature réelle des OVNIs (sans jamais, naturellement, être capables d’y répondre), quand ils n’invoquent pas Gaïa, un « système de contrôle » ou, comme dans le cas de Jean Sider, des entités fluidiques manipulatrices (guère différentes, dans leurs agissements allégués, des démons des fondamentalistes bibliques).

De nombreux channels ont reçu des communications émanant d’êtres de l’espace originaires de niveaux dimensionnels planétaires distincts du niveau physique/dense (tridimensionnel). Parmi ces êtres, citons « Ashtar », « Monka » et « Andromeda Rex »… Souvent, ces noms ne correspondent pas aux noms réels des entités et sont employés uniquement dans le cadre de ces communications. Selon Jean Sider, « Ashtar » est dérivé d’Ashtart, déesse de la sexualité et de la fertilité chez les Phéniciens, d’Ishtart, déesse-mère de la sexualité et de la guerre chez les Babyloniens et les Assyriens, ou de l’Ashtoreth de la Bible, diabolisée par les massorètes hébreux, « Ashtart-Ishtart » ayant fourni l’Aphrodite des Grecs, laquelle correspond pour les Romains à Vénus. (13)

On notera que certains « contactés » ont déclaré s’être rendus sur Vénus en « esprit » (ou décorporation), comme George King en 1954. Son guide de Vénus se faisait appeler « Aetherius », ce qui est dérivé d’« Aether » (dieu grec des cieux purs) (14), l’« éther » désignant, dans la littérature ésotérique, un milieu fluidique intermédiaire entre le monde matériel et le monde astral. Voilà qui fait penser aux « Ethériens » de la cinquième dimension (la quatrième dimension correspondant au « Plan astral ») dont parle Cyrille Odon dans un excellent ouvrage qui ne mérite assurément pas la critique négative que l’ufologue Perry Petrakis en a faite. (15)

En 1958, Trevor James déclara avoir été en contact psychique avec « Ashtar » qui lui révéla que « tous les peuples résidant au-delà de notre Lune (sic) sont de nature éthérique et possèdent des vaisseaux se déplaçant à la vitesse de la lumière ». Ils peuvent, si nécessaire, prendre une apparence matérielle… La formulation « tous les peuples résidant au-delà de notre Lune » doit pouvoir se traduire par : « tous les peuples des autres planètes de notre système solaire »… Selon Jean Sider, les allégations de Trévor James pourraient représenter « une de ces rares vérités que les Aliens dispensent, ensevelies sous des tonnes de mensonges ». Jean Sider ajoute que dans les années 1950 ce genre d’affirmation passa totalement inaperçu, « tant la matérialité des Extraterrestres vénusiens était implantée dans les esprits des rares chercheurs de l’époque ». (16) Il s’agit bien là d’une vérité (laquelle n’est cependant pas rare chez les « aliens » !). Cyrille Odon définit ainsi les « Ethériens » :

« Habitants de l’éther de la 5ème dimension et pouvant être originaires de planètes très différentes du système solaire ou d’autres systèmes et galaxies. Ils ont développé depuis des temps ‘antédiluviens’ des technologies fondées notamment sur la maîtrise des ‘fluides’ électromagnétiques et des états ondulatoires des particules atomiques (…). » (17)

Jean Sider considère que l’intelligence à l’origine des multiples apparitions « paranormales » (« fées », « extraterrestres », etc.) appartient très probablement « à un monde essentiellement ‘non-physique’, beaucoup plus proche du fluide que de la matière ». (18) Or, selon le modèle H. S. P., cette observation est correcte pour les manifestations suivantes :

– Apparitions mariales.

– « Elémentaux ».

– Désincarnés du Plan astral.

– Entités extraterrestres de nature multidimensionnelle (ou « éthérique »).

Elle est fausse si elle prétend englober, sous le terme général d’« aliens », la totalité des entités. De plus, de nombreuses manifestations de type extraterrestre émanent d’êtres de nature physique (en provenance d’autres systèmes stellaires que notre système solaire) : eux-seuls peuvent prétendre au titre d’« aliens » (qu’ils soient « petits » et « gris » ou non !).

Notons, pour en finir avec le sujet des « extraterrestres multidimensionnels », que certaines personnes ont pu visiter, en état de décorporation, la « quatrième dimension » de la planète Vénus. (19)

Ainsi, contrairement à ce que pensent des auteurs comme Jacques Vallée et Jean Sider, les OVNIs ne viennent pas « d’autres dimensions » de notre planète, mais certains OVNIs viennent « d’autres dimensions » d’autres planètes ! La nuance est importante. Et c’est évidemment ce que n’ont pas compris (et ce que ne veulent pas comprendre) les théoriciens de Gaïa, les chantres de « l’information » et de la « Conscience » en ufologie, etc.

 

IV. Extraterrestres “négatifs”, élémentaux et sabbats :

Commentant un ouvrage de Bob Pratt (1996) sur des manifestations brésiliennes d’OVNIs « négatifs » (avec traces corporelles et terribles séquelles sur le corps des témoins), Jean Sider ironise sur le « mythe » des « frères de l’espace » bienveillants. Il parle à ce sujet de « rêve chimérique » pour « âmes sensibles et enfantines ». (20) C’est méconnaître ce fait : les « extraterrestres négatifs » (de notre propre point de vue) sont minoritaires. Selon le « contacté » suédois Sten Lindgren, par exemple, les « petits Gris » constituent seulement 4% des visiteurs en provenance de l’espace. (21) Certaines sources font référence à l’existence d’une « Fraternité de l’Obscur » ou d’une « Race du Serpent » en provenance des étoiles. (22)

 

* Les « élémentaux » :

Certains rapprochements faits par Jean Sider, en relation avec divers types de manifestations, s’avèrent erronés, tout au moins en ce qui concerne la conclusion qu’il en tire. Il en va ainsi du rapprochement fait entre les cas d’enlèvement par les « fées » dans le folklore, lors de sabbats et lors des « abductions » (enlèvements à bord d’OVNIs).

Il s’est notamment basé sur les données du folklore, entre autres celles recueillies par Robert Kirk (1641-1692). Voici, à ce sujet, ce que Michel Coquet (qui, contrairement à ce qu’a écrit Jean Sider, n’est pas un « ancien occultiste » !) a justement observé à propos de Jacques Vallée (qui, lui aussi, a fait des rapprochements analogues) :

« Prenons un exemple : J. Vallée cite le Révérend Robert Kirk qui a décrit en long et en large l’organisation des elfes. A en croire cet auteur, les elfes auraient laissé des traces d’organisation matérielle et auraient même été jusqu’à posséder une certaine littérature. Ce gentil théologien était sans conteste un grand ignorant du monde élémental, ce qui n’est pas étonnant vu ce que l’Eglise est devenue au cours des siècles. En reprenant de telles idées, J. Vallée est passé à côté de l’essentiel (…).

Le grand problème des folklores, légendes ou traditions campagnardes rapportés d’un lointain passé, c’est que, à l’inverse de la Tradition qui maintient une transmission inchangée, ils s’adaptent et se transforment au gré des conteurs, de leur imagination et de leur mémoire. Les légendes, par rapport aux faits réels qu’elles véhiculent, sont aussi méconnaissables que peut l’être la théologie catholique moderne par rapport à son expression originelle, le Verbe fait chair. On y mélange sans vergogne les croyances campagnardes, les phénomènes atmosphériques (foudre, feux follets, comètes, etc.), quelques vestiges d’authentiques traditions, des contes allégoriques ou imaginaires, avec de véritables apparitions d’o.v.n.i., d’élémentals, de dévas ou de sages. Et de tout cela on espère retirer un enseignement ! Ce n’est pas sérieux. Il y a une petite part de vérité en toute chose, mais il faut une grande discrimination et une connaissance approfondie des mystères sacrés pour pouvoir formuler une conclusion définitive. » (23)

Notons au passage que, contrairement à ce qu’a écrit Jean Sider, Michel Coquet n’ignore pas le sujet des OVNIs, puisqu’il lui a consacré, en 1992 et en 2004, deux livres ! De plus, contrairement à ce que Jean Sider pense, les petits êtres responsables des enlèvements, dans le folklore ancien, n’ont strictement rien à voir avec les vrais élémentaux, ceux dont parlent les occultistes, ces « élémentaux » étant des êtres ou forces de nature « éthérique » (donc plus subtile que la matière dense). Etant « éthériques » et immatériels, ils ne peuvent évidemment pas enlever les gens. Et ce n’est d’ailleurs pas là leur fonction ! Les « fées », par exemple, sont en majorité d’apparence humaine et se différencient par la couleur. D’après E. L. Gardner, une fée « particulièrement belle possède un corps recouvert d’une lumière dorée, chatoyante et transparente ». (24) Les « élémentaux » (ou Esprits de la Nature) s’occupent des arbres, des fleurs, etc., mais ils n’enlèvent pas les gens !

Les contes et les interprétations erronées mis à part, c’est de façon tout à fait inexacte que nos ancêtres ont qualifié d’« élémentaux » (fées, elfes, etc.) les êtres de petite taille ayant procédé à des enlèvements. Mais il est vrai que ceux-ci pouvaient effectivement être pris pour des gnomes (« élémentaux » associés à l’élément « terre »). Un exemple évident et typique de confusion est celui-ci : il y a de cela quelques siècles, Montfaucon de Villars fit référence à des « démons » constituant une « Race aérienne », à des « habitants de l’Air », à des « Sylphes » s’emparant d’hommes « pour leur montrer leurs belles femmes, leur République, leur genre de gouvernement » et les « ramener sur terre dans diverses parties du monde ». Dans les récits d’Agobard (décédé en 840), archevêque de Lyon, on trouve une référence à trois hommes et à une femme qui prétendirent être « tombés » de vaisseaux. On vit en effet à Lyon « descendre de ces nacelles aériennes trois hommes et une femme ». La cité tout entière se rassembla autour d’eux, « criant qu’ils étaient des magiciens envoyés par Grimaldus, duc de Beneventum, l’ennemi de Charlemagne ». (25) Il va de soi que ces « sylphes », de nature physique, ne peuvent être des « Esprits de la Nature ». Les vrais sylphes étant traditionnellement associés à l’élément « air », on comprend pourquoi leur nom a été associé à des visiteurs venant de l’espace, donc de « l’air ». Jadis, la notion de pluralité des mondes habités était inconnue (la Terre était censée être le centre de l’Univers), et toute créature venant du ciel ne pouvait qu’être identifiée à un « dieu », un « démon », un « ange », un « sylphe » ou une « fée »…

Michel Coquet explique que les « formes-pensées de l’archétype physique de la race humaine » sont à l’origine des formes des élémentaux, souvent assez proches de l’apparence humaine. Selon Jean Sider, cela explique « les ‘humanoïdes’ et autres personnages plus ou moins humains de l’ufologie ». Ceci est erroné, Michel Coquet ayant lui-même rejeté l’explication des OVNIs par les « élémentaux », l’une des raisons données étant que les ‘forces élémentales’ « ne sont pas des forces intelligentes et n’ont aucune possibilité de construire de leur propre chef autre chose que ce que nous voyons dans la nature – dont les architectes sont pris dans la sixième hiérarchie et qui est souvent altérée par la quatrième, la nôtre ». (26) La quatrième hiérarchie est notre hiérarchie humaine (l’humanité), la septième concerne les « vies élémentales », et la sixième est la hiérarchie « dévique » ou angélique.

Jean Sider se trompe lorsqu’il déclare que le classement, par certains occultistes, en plusieurs classes ou ordres de ce type d’entités hiérarchisées, est une chimère basée « sur de vieux grimoires suspects à plus d’un titre mais aussi sur ce que les entités disent elle-mêmes lors de communications avec des médiums ». Selon lui, les « entités mentent systématiquement sur elles-mêmes et inventent d’autres créatures rivales qui seraient responsables de nos malheurs », l’abondance des « contradictions notées à ce sujet » écartant totalement, selon Jean Sider, « toute possibilité de véracité »… (27)

On aimerait connaître les références précises relatives aux « créatures rivales » mentionnées, ainsi que les contradictions évoquées. De plus, l’affirmation péremptoire selon laquelle toutes les entités nous mentent systématiquement n’est étayée sur rien de valable. On ne peut sérieusement soutenir que les « Aliens » mentent systématiquement « sur tout ce qui se rapporte à leur nature, leur monde originel, ainsi que leurs intentions à l’égard des sociétés humaines ».

 

* Mensonges et leurres :

Parmi les « discours mensongers », Jean Sider inclut les prophéties non réalisées. Certaines, cependant, se vérifient, ce qui amène les personnes « contactées » à accepter l’ensemble du discours délivré. (28) Or, le problème de l’absence de réalisation de la plupart des prophéties peut être appréhendé dans une perspective différente. Plusieurs facteurs peuvent intervenir, si l’on se place dans le cadre du modèle H. S. P. :

– Existence d’un non-déterminisme absolu et de lignes de probabilités (ce qui implique la possibilité de plusieurs avenirs).

– Possibilité de perception de « formes-pensées astrales ».

– Possibilité de perception d’informations erronées émanant d’entités du « bas astral » (région inférieure du Plan astral).

– Possibilité de perception d’événements prévus à un moment donné mais ultérieurement modifiés à cause d’une certaine prise de conscience.

– Sans oublier les cas relevant du simple charlatanisme ou de la psychopathologie.

Le défenseur du modèle H. S. P. ne souscrit évidemment pas à la déclaration de Jean Sider selon laquelle chaque apparence prise par les « aliens » est un déguisement ou un maquillage, leurs manifestations n’étant dans cette perspective que des comédies et des leurres. Ces « aliens » ne sauraient être identifiés à des acteurs jouant un rôle circonstanciel adapté aux lieux, aux temps et aux personnalités des témoins concernés.

Jean Sider évoque l’utilisation de différents leurres :

– Les leurres psychiques (images de réalité virtuelle).

– Les leurres holographiques (projection d’images tridimensionnelles).

– Les leurres physiques : matérialisation temporaire de masses et d’êtres animés, de formes diverses, à partir des constituants de l’atome ou de la lumière (photons), peut-être combinés avec des ions et des électrons de charges électriques diverses, pouvant être des formes de plasma.

Les « aliens » utiliseraient ainsi au moins deux types de leurres, le plus fréquent étant la « vision en esprit » avec occultation des facultés sensorielles des témoins et introduction d’un artifice psychique. Le second leurre impliquerait, quant à lui, la matérialisation temporaire d’objets et d’entités, y compris des machines volantes et de leurs passagers ! (29)

En réalité, les « leurres », lorsqu’ils existent, sont essentiellement créés par un certain type d’entités. Les leurres psychiques, holographiques, et la « vision en esprit », sont utilisés par ceux que l’on peut appeler les vrais « aliens » : les êtres matériels, d’origine extraterrestre ou souterraine, responsables des « abductions »…

Les entités qui se « matérialisent » peuvent par contre être de plusieurs natures : désincarnés du Plan astral, « aliens » (d’origine extraterrestre) maîtrisant la téléportation (de type technologique ou de nature « psychique »).

Selon Jean Sider, la disparition d’objets et d’êtres humains a deux origines possibles :

– Une « occultation de l’image de l’objet ou de la personne à l’aide d’un artifice au niveau de la perception visuelle, par manipulation du cortex visuel de l’observateur », avec pour variante le déphasage du spectre lumineux de ce qui est « observé », ce qui a pour effet de provoquer l’invisibilité pour l’observateur.

– Une dématérialisation « par action sur les particules de la matière, avec transfert éventuel dans un milieu fluidique énergétique ».

Toujours selon Jean Sider, les scènes vécues par les « abductés » modernes et les « sorcières » d’autres fois « transportées au sabbat » ne sont que des artifices, un « film » de réalité virtuelle pris par le témoin comme une réalité physique. Un médium de sa connaissance, Robert David, vit aussi des scènes de réalité virtuelle extraordinaire de netteté. Dans ce cas, Jean Sider parle aussi de « leurre ». (30) Il évoque en outre :

* Divers phénomènes de “poltergeist” (les cas étudiés par Emile Tizané, le cas de Monsieur et Madame Roger Dupret, et celui du couple d’exorcistes américains Ed et Lorraine Warren avec Monsieur et Madame Donovan).

* Les cas allégués de dématérialisation d’êtres humains (cas de la médium Madame Compton…).

* Les « disparitions » et « réapparitions », le « vol extatique » et la « bilocation » dans un contexte mystique : cas de Saint Vincent Ferrier, Sainte Bone, Saint Dominique, Claire d’Agolantibus, le prêtre Ursus, Saint Déicole, Joachim de Sienne, Saint Laurent l’Illuminateur, Marie-Joséphine Catanea, Pierre Regata, Alphonse de Balzana, Joseph Anchieta, Saint François-Xavier, Marie d’Agreda, le chapelain de Saint Bennon. On peut ajouter le cas présumé de téléportation d’un soldat, survenu en octobre 1593 entre Manille (Philippines) et Mexico City. (31)

Le modèle H. S. P. explique fort bien ces divers phénomènes :

Dans certains cas, des scènes ont pu être délibérément implantées dans l’esprit des témoins. La nature des entités à l’origine du phénomène est la même, qu’il s’agisse des cas d’« abductions » (enlèvements extraterrestres), de certains cas relevant du folklore ancien ou de certains « sabbats » : dans tous ces cas, les êtres impliqués, bien matériels et non « fluidiques », sont de nature extraterrestre ou souterraine. (Voir plus loin.)

Certains phénomènes de “poltergeist” sont produits par des désincarnés du « bas astral » ou par certains « élémentaux ». Selon Michel Coquet, ce sont les « élémentaux » qui, dans les séances spirites, font le plus gros travail, “notamment dans les apports où apparaissent toutes sortes d’objets comme des fleurs fraîches”.

« Les poltergeist, où sont envoyées des pierres à toute vitesse provoquant rarement des accidents humains mais plutôt des dommages matériels, sont provoqués par la présence d’un psychique qui, par la nature de son fluide, met en action une certaine catégorie de gnomes liés aux éléments minéraux. » (M. Coquet)

De plus, les désordres “enregistrés pendant la présence d’un adolescent, tels que bruits, déplacements d’objets, etc., semblent provoqués par les enfants qui ont, sans être médiums, le corps éthérique lâche”.

« A l’âge de la puberté, le centre de la gorge est hyperstimulé et l’énergie s’irradie par le corps éthérique trop distendu. Certaines entités en profitent pour utiliser cette énergie en différentes manifestations déterminées par la nature de l’entité et de l’adolescent. » (M. Coquet) (32)

Dans ces phénomènes il n’y a évidemment pas d’« aliens » !

Les phénomènes de « dématérialisation », de disparition/réapparition, de bilocation, etc., sont, lorsqu’ils sont authentiques, l’expression de facultés médiumniques naturelles, ou d’une aide de “l’Invisible” (désincarnés, guides spirituels …) pouvant être obtenue dans la production de ces phénomènes. Mais, là encore, il n’y a point d’« aliens »…

 

* Les sabbats :

Selon Jean Sider, les « aliens » sont aussi à l’origine des « sabbats » des procès de sorcellerie.

Beaucoup de ces cas ont sûrement des explications « rationnelles » en relation avec le contexte social et religieux de l’époque. Si l’on se place dans le cadre du modèle H. S. P., cependant, certains cas sont susceptibles de s’expliquer par :

– La perception de scènes en état de décorporation, au niveau du « bas astral ». (On sait que les sorcières étaient censées voler avec un balai, mais, en réalité, elles n’en avaient pas besoin, l’extériorisation du corps astral, ce dernier permettant donc de voler, ne nécessitant évidemment pas cet ustensile en 3 D !).

– Des enlèvements réalisés par des êtres de nature extraterrestre ou souterraine (les vrais « aliens » !).

 

1° La perception de scènes en état de décorporation :

Les sujets ayant expérimenté la sortie hors du corps ont tous signalé que la « substance astrale » était très sensible à la pensée de la personne se trouvant hors de son corps : il suffit de penser à quelque chose pour que cette pensée prenne forme. Ainsi, l’exploratrice extracorporelle Jeanne Guesné a noté que la moindre pensée s’actualisait instantanément. Si l’on pense à un chat, à une rose, à un serpent, à un lion, les animaux correspondants apparaissent. On peut imaginer la panique qui peut, dans certains cas, en découler. Jeanne Guesné connut une personne qui prétendait se dédoubler à volonté et qui avait par ailleurs reçu une éducation religieuse très stricte, « marquée par l’horreur du péché et la certitude de la faute imprégnant la nature humaine ». Or, cette personne se croyait persécutée par le « Diable » et voyait des êtres horribles la poursuivant et la griffant. Jeanne Guesné, d’abord très sceptique, se rendit compte qu’en fait cette personne « sortait bien de son corps, d’ailleurs faible et malade, mais elle se trouvait alors aussitôt plongée dans un enfer que son subconscient saturé de pensées de sorcières, de sabbats infernaux, d’envoûtements, de mauvais sorts, projetait instantanément dans sa conscience, la retenant prisonnière de ses propres créations ». (33)

Voilà, à n’en pas douter, l’explication de certains cas de « sabbats » et de « possessions démoniaques » ! Dans certains cas, il s’agissait manifestement d’êtres capables de quitter leur enveloppe corporelle, naturellement ou par l’utilisation de drogues, et qui se trouvaient plongés dans un univers imaginaire constitué par la matérialisation, au niveau de l’« astral inférieur » (ou « bas astral »), de leurs peurs et craintes relatives au monde infernal. Ajoutons encore qu’il n’est pas nécessaire, pour effectuer un « voyage extracorporel », d’utiliser un balai… Là aussi, les « aliens » sont absents.

 

2° Les enlèvements :

Il est possible que certains cas de « sabbats » ou de « possessions démoniaques » soient en réalité, comme le suggèrent certains détails (tels que la mention d’un tourbillon pouvant déraciner les arbres…), des cas anciens d’enlèvement de type OVNI, ces enlèvements étant réalisés par des êtres de nature physique (et non « fluidique » ou « énergétique », contrairement à la théorie de Jean Sider). On peut penser que les gens de l’époque ont interprété leur expérience en fonction du contexte culturel et religieux d’alors, à moins que de telles représentations « diaboliques » n’aient été délibérément implantées dans la conscience des victimes (à des fins de « camouflage »)…

A l’époque de la « chasse aux sorcières », il n’y avait pas de spécialistes de la régression de mémoire sous hypnose, et il n’était donc pas possible d’exhumer la nature réelle des expériences vécues. N’oublions pas que la majorité des « abductés » contemporains souffrent d’un “missing time” et ont connaissance de la nature extraterrestre de leur expérience à la suite de régressions mémorielles. On peut poser la question suivante : certains cas de prélèvement de sperme par des « démons » sont-ils en réalité des cas d’enlèvement de type OVNI réalisés par une race extraterrestre ou souterraine, les cas modernes d’« abduction » comportant de telles pratiques ?

Jean Sider cite le cas de Marguerite Tscheibler qui, lors de son procès en 1589, « avoua que Satan pouvait se déplacer dans un tourbillon ». Satan était parfois censé apparaître sous la forme d’un « homme en noir ». Peut-on oser faire le rapprochement avec les « hommes en noir » (« men in black ») de notre « folklore » ufologique contemporain ? Il convient cependant de se méfier de certains amalgames.

Condamnée en 1659, Marie Ziegler affirma « que certaines sorcières ne savaient plus, le lendemain du sabbat, comment elles étaient revenues à leur foyer domestique et, se retrouvant au réveil dans le lit conjugal, se demandaient avec étonnement comment elles avaient voyagé ».

En Alsace, il était admis que partout où les « sorcières » étaient passées, l’herbe cessait de croître ou le sol ne produisait plus que des plantes touffues mais vénéneuses. Que le rapprochement soit pertinent ou non, Jean Sider écrit qu’à « peu de choses près, on trouve le même genre d’anomalie à propos des sites d’atterrissage d’o.v.n.i. dans nos campagnes ! ». (34)

Jean Sider note par ailleurs que les formes d’expression sexuelle de toute nature dominent les sabbats, et qu’il est « curieux de noter que les enlèvements de notre époque moderne sont le plus souvent axés sur un ‘examen’ des abductés, comprenant diverses manipulations sexuelles (prélèvements de sperme et d’ovules, de fœtus prétendu hybride, etc…) ».

« De même qu’autrefois les contacts avec les fées pouvaient prendre des formes affectives très prononcées, où l’idée de relations sexuelles était en filigrane puisque des jeunes filles et des jeunes femmes étaient enlevées pour servir d’épouses ou de concubines à des fées mâles. Cette constante indique un intérêt très prononcé sur la sexualité de la race humaine, peut-être lié à la génétique. » (J. Sider)

Roland Villeneuve rapporte qu’inaptes à le produire, « les démons s’arrangeaient pour prélever en qualité de succubes leur sperme aux hommes, afin de le transmettre aux femmes dont ils voulaient jouir ». (35)

Si ces agissements attribués aux « démons » et aux « fées » ne relèvent pas de la superstition, on peut émettre l’hypothèse d’actions réalisées par des êtres de nature extraterrestre ou souterraine : de vrais « aliens », en somme, mais qui n’ont rien à voir, contrairement à ce que croit Jean Sider, avec les autres types d’entités (désincarnés, etc.).

On trouve aussi, dans les récits de « sabbats » et de « fées », la mention d’une curieuse pratique dite du « changeling », c’est-à-dire la substitution d’enfants au berceau, remplacés par des « imitations », ou la substitution d’épouses ou de maris dont le conjoint s’était rendu au sabbat. Il n’y a rien de comparable dans les cas modernes, et il est possible que tout cela ne relève que du mythe…

Dans le modèle H.S.P., les responsables des enlèvements ne sont pas des entités de nature « fluidique » ou « énergétique », contrairement à la théorie défendue par Jean Sider, mais des êtres de nature physique, d’origine extraterrestre et/ou souterraine. Ceux-ci n’ont évidemment rien à voir avec les « esprits désincarnés », les « élémentaux » (les vrais !), la Vierge Marie, etc., ces derniers étant effectivement de nature « énergétique ». La nature extraterrestre ou souterraine des vrais « aliens » est mise en évidence par l’étude comparative des sources suivantes :

– Les caractéristiques du « peuple-fées », de certains sabbats et possessions démoniaques, et de certains aspects de la littérature OVNI contemporaine.

– Le récit de Richard Shaver (pendant les années 1940) rapporté par Jean Sider.

– Le récit du « contacté » sud-africain Edwin à propos des « Narcadiens ».

– Le récit du channel américain Frank Alper à propos de la civilisation « Uramoran ».

 

Tableau 1 : Comparaison entre le peuple-fées et la littérature OVNI

1) Les « fées » étaient des nains machiavéliques, cyniques et malicieux

En ufologie, on connaît les ufonautes de petite taille (1 mètre -1 mètre 20).

2) Le peuple-fées : Vol de bétail et de blé

Littérature OVNI : Mutilations animales, essentiellement sur des bovins

(Le blé fait penser aux formations géométriques dans les champs de céréales. Néanmoins, le type d’entités extraterrestres à l’origine des vrais « crops circles » n’est pas le même que les êtres responsables des enlèvements.)

3) Enlèvement de femmes afin de servir de nourrices à des enfants de fées

Enlèvements à bord d’OVNIs et expériences d’hybridation avec l’espèce humaine.

4) Impression d’être soulevé dans les airs par un puissant courant éolien.

Fluides gazeux denses et courants éoliens tourbillonnaires observés dans certains phénomènes de type OVNI.

Présence subite de nappes de brouillard ou de petits nuages compacts.

Enlèvements dans des tourbillons de vent, de brouillard ou de fumée.

5) En Allemagne, le “hampelmann” (enfant de « fée ») avait une tête anormalement grosse.

De nombreux « ufonautes » sont des nains macrocéphales.

 

Tableau 2 : Sabbats et OVNIs

• Tourbillon pouvant déraciner les arbres et transporter à quelque distance.

Voir le tableau 1.

• Lorsque le « Diable » copulait avec une sorcière, l’obscurité requise était provoquée par un voile épais, un rideau de brouillard ou une nuée.

Voir le tableau 1.

• Prélèvement de sperme par les « démons »

Prélèvement de sperme lors de RR4 (Rencontres Rapprochées du Quatrième Type).

• Le « Diable » vu sous la forme d’un « homme en noir ».

Les « hommes en noir » venus intimider certains témoins d’OVNIs.

La prudence s’impose cependant. Si certains rapprochements paraissent évidents, d’autres par contre (« hommes en noir », etc.) peuvent ne relever que de simples coïncidences.

 

* Les “Dero”, les “Narcadiens” et “Uramoran” :

 

1. Les “Dero” :

Dans les années 1940, l’écrivain Richard Shaver fit référence à un monde souterrain peuplé notamment de nains (les « Dero »). Ceux-ci disposaient de machines pouvant provoquer des images mentales de scènes paraissant réelles à la personne qui les captait, ainsi que d’engins pouvant hypnotiser n’importe qui. En outre :

– Ils avaient des vaisseaux aériens et spatiaux.

– Ils capturaient des êtres humains.

Richard Shaver déclara que les nains que nos ancêtres appelaient le “peuple-fées” n’étaient en réalité que les « Dero » eux-mêmes.

Dans ses récits, Richard Shaver avait présenté des éléments ultérieurement connus en ufologie : vaisseaux discoïdaux, communications télépathiques, etc. Ces récits, parus dans le magazine « Amazing stories », constituent manifestement un mélange hétéroclite de données issues de l’imagination de Richard Shaver et de faits réels perçus par « voie psychique » (ou à la suite de contacts physiques). Il prétendit entendre des voix et apercevoir des projections de gens vivant sous la surface de la Terre, et il déclara aussi avoir été enlevé par les « Dero » dans leur habitat souterrain. On trouve cependant des affirmations délirantes comme celle attribuant aux « Dero » le meurtre de Jésus-Christ ou celle selon laquelle les nazis ont été sous le contrôle des « Dero »Richard Shaver était par ailleurs un fanatique de science-fiction. Il était sadomasochiste, ce qui explique, peut-être, la description de scènes de tortures d’êtres humains avec des épisodes de perversion sexuelle. Il était de surcroît « profondément croyant et très attaché au fondamentalisme chrétien », ce qui pourrait peut-être expliquer des affirmations fantaisistes comme celles-ci : « la vie après la mort est un mythe subtilement entretenu par les Dero à travers certains médiums (allusion au spiritisme) », « les guérisons miraculeuses de Lourdes sont l’œuvre des Dero »Richard Shaver fit de la prison pour trafic d’alcool (durant la Prohibition) et fut interné dans un hôpital psychiatrique d’où il s’échappa, prétendit-il, grâce à l’aide d’une créature « Dero » femelle… (36)

Si l’on fait abstraction des éléments fantaisistes du récit de Richard Shaver, d’autres éléments de ce récit méritent l’attention (monde souterrain, nains, etc.), ces derniers étant par ailleurs « confirmés » par deux autres sources.

 

2. Les “Narcadiens” :

Le « contacté » sud-africain Edwin a fait référence à l’existence, au niveau du Pôle Nord, d’un important réseau de tunnels et de couloirs internes, des caves naturelles étant reliées par des souterrains.

A l’intérieur de cette partie de la croûte terrestre, minée de grottes, de caves, de cavernes, vivent les « Narcadiens » mesurant environ 1 mètre de haut. Ceux-ci peuvent sonder le cerveau des gens, et ils pratiquent la sorcellerie et la magie noire.

Ces “Narcadiens” (ou “Nargans”) ont des vaisseaux volants en forme de champignon, « probablement donnés par les êtres des Mondes Extérieurs » qui, sur Terre, travaillent avec eux. Ces vaisseaux ne peuvent cependant voyager dans l’espace.

« Mais ils émergent occasionnellement de leurs cavernes souterraines et cherchent des humains-cobayes. Ils les hypnotisent et les emmènent dans leurs antres souterrains.

Pendant que la victime est encore sous hypnose, un minuscule microscope est inséré à la base de son cerveau. Ensuite, la personne est ramenée à l’endroit de la capture, et elle vit alors entièrement sous le contrôle des Narcadiens. Ainsi, ils peuvent voir par les yeux des kidnappés et parler par leur bouche. »

Ces êtres sont sales, paresseux et ne pratiquent aucune culture. Ils pêchent les produits de la mer et meurent jeunes.

« Dans une centaine d’années, peut-être un peu plus, ils auront probablement cessé d’exister.

Des créatures semblables semblent vivre sur plusieurs planètes dans l’Univers.

Sur Terre, ils apportent quantité d’ennuis car ils influencent les sociétés et causent des discordes (…) Ils sont peut-être à l’origine des cultes étranges et des rites sexuels existant sur votre planète. Ils sont sournois et secrets (…). »

Le cas de Bébédouro, dont le témoin fut un soldat brésilien, « relève d’un enlèvement par ces créatures agressives ». (37) (Source extraterrestre présumée : « Valdar ».)

 

3. “Uramoran” :

Par l’intermédiaire du channel Frank Alper, l’entité « Adamis » a signalé qu’à environ 6,500 kilomètres du nord exact de la planète se trouve un tunnel descendant dans les entrailles de la Terre.

Au bout de ce tunnel existe, depuis des millions d’années, une civilisation dont les êtres ne nous ressemblent guère : « Uramoran ».

Ces êtres survivent et se régénèrent grâce à l’énergie (comme les Hébreux, avec la « manne », lors de leur traversée du désert).

Cette civilisation sert de centre de communication avec l’espace et fournit de l’énergie « à d’autres civilisations qui se trouvent à l’intérieur de la planète ».

Cette civilisation proche du Pôle Nord est accessible par des tunnels, et les cavernes qu’elle occupe sont beaucoup plus grandes que celles du Pôle Sud. Elles contiennent des centrales d’énergie, des stations d’équipement, etc.

La lumière y est artificielle. Les êtres sont de type humanoïde et leur peau “possède des couches supplémentaires de tissus graisseux qui les rend plus massifs et plus lourds”.

« Ils n’ont pas de poils sur le visage quoiqu’ils possèdent des cheveux. Leur structure crânienne est d’environ un quart plus grande que la vôtre. Ils n’ont pas cette ‘protusion’ que vous appelez oreilles. L’orifice est présent dans cette zone, mais sans chair extérieure. La raison en est leur sensibilité plus développée et le fait qu’ils ‘entendent’ essentiellement mentalement. »

Cette civilisation « était, et est encore, beaucoup plus avancée que celle de l’Atlantide ». (38)

Dans la description donnée par Frank Alper on ne trouve pas d’indication sur la taille de ces êtres, et les mœurs de ceux-ci ne semblent pas du tout correspondre aux « Narcadiens » ou « Dero ». On trouve cependant la mention d’une sensibilité de type télépathique, ainsi que la référence à une structure crânienne plus importante que chez les êtres humains. D’après Richard Shaver, il existe, dans le monde souterrain, d’autres êtres que les « Dero », parmi lesquels les « Tero », êtres bienfaisants d’origine humaine, « au physique très proche du nôtre mais plus frêle ». Cette dernière description ne correspond cependant guère à celle donnée par Frank Alper. Y aurait-il, dans ce monde souterrain, diverses races ?

 

* L’Agartha :

La référence à l’existence d’un monde souterrain implique l’existence de l’Agartha, royaume souterrain légendaire. Or, selon Jean Sider les récits relatifs à l’Agartha et à Shambhalla relèvent d’affirmations gratuites et d’un manque de références sérieuses vérifiables. Il cite divers auteurs : Alice A. Bailey, Ferdinand Ossendowski, Theodore Ilion, Robert E. Dickoff, Joseph Alexandre, Saint-Yves d’Alveydre, Walter Siegmeister (alias Raymond Bernard), Vincent Gaddis. Selon lui, leur discours est constitué d’une « sorte de volapük composé d’expressions tarabiscotées dont le sens ‘brille’ surtout par son manque de clarté ». Il évoque les possibles manipulations mentales que certains de ces auteurs auraient pu subir (thème récurrent chez Jean Sider !). Il parle aussi d’escrocs. (39)

Je ne partage pas le jugement négatif de Jean Sider à propos de certains auteurs évoqués, notamment Alice Bailey, mais il faut reconnaître que certains de ces auteurs ont eu une vision confuse ou erronée de ces deux réalités distinctes que sont l’Agartha (monde souterrain) et Shambhalla (région « éthérique » localisée au niveau du désert de Gobi).

Quelques rares personnes ont eu l’exceptionnelle opportunité de « visiter » (en décorporation) l’Agartha et Shambhalla. (40)

 

* Les “abductions” :

Les recoupements effectués, plus haut, entre diverses sources, permettent de soutenir l’origine extraterrestre (« petits Gris »…) et/ou souterraine (« Narcadiens ») des enlèvements ou « abductions ». Dès lors, le modèle « Alien-Source unique » défendu par Jean Sider implose de lui-même et démontre son inanité. Ces êtres ne sont pas de nature « fluidique » et ils n’ont rien à voir par exemple avec les désincarnés communiquant par le biais des médiums. Ces « aliens » sont par contre experts en tromperies, d’autant qu’ils peuvent probablement imprimer dans la conscience de l’individu enlevé des scènes inexistantes. Mais nous sommes ici en présence d’êtres de nature physique possédant une technologie avancée et des capacités psi importantes. Il ne s’agit évidemment pas d’êtres de nature « éthérique » ou « astrale ». Si, dans le cas des mystiques, des phénomènes tels que la téléportation sont explicables par l’utilisation de facultés psi ou par l’intervention de l’« Invisible » (guides spirituels, anges, etc.), on peut penser, dans le cas des « ufonautes », que ces mêmes phénomènes sont le résultat de l’utilisation d’une technologie ou la manifestation de facultés psi. Contrairement à ce que pense Jean Sider, l’hypothèse extraterrestre ne constitue donc pas « une impasse ».

Certains cas pourraient faire croire à la nature non « matérielle » des « aliens » de type OVNI. Ann Druffel a ainsi cité les cas de Morgana Van Clausen (cas comportant la dématérialisation d’une créature) et de « Patsy » (cas incluant la matérialisation et dématérialisation de trois « aliens », l’un d’eux ayant eu le cou rompu !). (41) Ces cas, cependant, peuvent n’être que des exemples de téléportation…

Les cas d’« abduction » comprennent des éléments de type parapsychologique, ce qui tend à prouver, selon Jean Sider, « que la notion extraterrestre n’est qu’une façade, une tromperie supplémentaire pour mieux gruger les victimes », la maîtrise de la matière vivante et inerte au niveau des particules permettant à l’intelligence x de persuader les amateurs de l’hypothèse extraterrestre que les enlèvements sont réalisés à bord d’un vaisseau spatial. Thomas Eddie Bullard a notamment cité le cas d’un enquêteur privé qui était assis à côté d’une automobiliste à l’arrêt, laquelle vécut une « abduction » en état de transe extatique. Jenny Randles a aussi évoqué des cas de cette nature. (42)

De nombreuses personnes victimes d’une « abduction » ou qui, de façon plus générale, ont vécu une expérience de type OVNI, ont effectivement eu des manifestations psi avant ou après leur expérience. Cette particularité a été constatée par T. E. Bullard, James Harder, Scott Rogo, Don Johnson, Benton Jamison, le docteur Schwarz, Hans Holzer, John Keel Scott Rogo et Don Johnson, par exemple, ont cru que les « abductions » relevaient d’un phénomène psychique. Des « abductés » ont expérimenté une décorporation lors de leur enlèvement. (Voyez notamment le cas de Betty Andreasson-Luca.) L’erreur de Jean Sider est de conclure que nous avons là une très forte indication montrant l’identité de nature des enlèvements de type OVNI et des récits de « voyage astral », de NDE, de mysticisme, de possession… (43)

On peut en fait émettre l’hypothèse suivante : des « aliens » de nature physique peuvent provoquer chez l’« abducté » une expérience de décorporation à des fins spécifiques. Il convient par ailleurs de ne pas oublier le problème des « implants » et des cicatrices sur le corps de certains « abductés ».

L’hypnothérapeute Donna Higbee a constaté que les « abductés » sont de plus en plus nombreux à considérer que leurs ravisseurs ne sont pas nécessairement des extraterrestres. (44) Les facultés psi des ravisseurs seraient-elles à l’origine de cette impression ? (N’oublions pas, en outre, que certains ravisseurs sont manifestement de nature « souterraine ».) Les ravisseurs, en effet, possèdent des capacités psi importantes : communications télépathiques, induction psychique de scènes fictives comme dans le cas d’Irene Rea dont le compagnon se souvenait « avoir copulé avec une pulpeuse partenaire », alors qu’Irene voyait en réalité « un ‘petit Gris’ classique occupé à fixer intensément son ami dans les yeux ! ». (45)

 

V. La confusion des origines :

Jean Sider, nous l’avons vu, considère que toutes les entités sont de même nature. Selon lui, les « aliens », de nature « fluidique », pourraient pénétrer toutes les fonctions cervicales, les occulter et se substituer à la personnalité des « investis » ou des « infectés ». Or ce qui est vrai dans quelques cas de « possession » ne peut s’appliquer à l’ensemble des entités.

Jean Sider classe dans la catégorie des contacts « limités » : le spiritisme, le « channeling », le mysticisme, et les « apparitions » par « leurres psychiques » dans lesquelles il inclut de façon inexacte la Vierge Marie, les « fantômes », les OVNIs et les « ufonautes », les « bêtes fantômes », etc.

Les contacts qualifiés de « non limités » comprennent : les phénomènes de « possession », les « enlèvements », les NDE et les décorporations, les transes chamaniques, etc.

Selon Jean Sider, un contact limité laisse les témoins en état de conscience partielle, alors qu’un contact non limité occulte en totalité l’esprit conscient. (46) Cette distinction est artificielle dans la mesure où il existe, par exemple dans le spiritisme ou le channeling, des cas où la perte de conscience est totale, le sujet se trouvant en état de transe profonde.

Jean Sider considère que les OVNIs ne viennent pas d’un autre monde et qu’ils ne sont pas non plus établis « dans nos sous-sols », les « aliens » étant selon lui « partout et nulle part à la fois car, pour eux, il n’y a ni lieux, ni obstacles, ni espace, ni temps ». Ils ont leur univers propre et semblent « évoluer dans un milieu de fréquences ou de longueurs d’ondes de notre environnement planétaire ». (47) Le modèle H. S. P., par contre, met en évidence la distinction suivante :

Diverses entités évoluent effectivement dans un milieu de fréquences ou de longueurs d’ondes de notre environnement planétaire ou d’environnements extraplanétaires. Ce sont :

• Les âmes de « défunts ».

• Les Hiérarchies créatrices (Anges, etc.).

• Les « élémentaux ».

• Les « Maîtres ascensionnés » (Hiérarchie planétaire…).

• Les êtres de l’espace de nature « multidimensionnelle ».

Les vrais « aliens », quant à eux, sont des êtres de nature physique et leur origine est, selon les cas, extraterrestre ou souterraine. Certains de ces “aliens” sont les vrais responsables des « abductions ». Le prétendu « miroir aux alouettes extraterrestre », invoqué par Jean Sider, est fictif, mais le mythe des « aliens » aux expressions multiformes mais d’origine unique, constitue par contre une vraie lubie !

La « vague de dirigeables fantômes », survenue en 1897 aux Etats-Unis, semble donner du poids à l’hypothèse d’une intelligence étrangère qui manipulerait nos sociétés en adaptant ses manifestations à l’époque concernée. On voyait des êtres humains « pouvant passer pour des inventeurs locaux occupés à tester les capacités de vol de leur aéronef ». Ils donnaient l’impression de s’adapter aux préoccupations du moment, lesquelles se focalisaient sur la navigation aérienne. (48) Le défenseur du modèle H.S.P. se demandera par contre s’il ne s’agissait pas de réels visiteurs de l’espace (ou des « Agarthiens ») qui se sont manifestés et se sont comportés d’une certaine manière afin de ne pas trop attirer l’attention des humains qu’ils étudiaient ou auprès desquels ils se manifestaient.

Jean Sider a établi un tableau de correspondances des situations engendrées par trois types d’entités : « extraterrestres », « fées » et « démons ». Il a ainsi constaté la présence de la quasi-totalité des traits évoqués (nains macrocéphales, paralysie des « abductés », formes humanoïdes, etc.) dans les trois catégories de manifestations. (49) Cela n’a rien de surprenant puisque nous avons vu, plus haut, qu’il s’agit bien du même type d’entités dans les trois cas : certains cas d’OVNIs, certains cas de « fées » et de « sabbats ». Ces entités, cependant, répétons-le, sont de nature physique, et non de nature « énergétique » ou « fluidique » comme le croit Jean Sider… Ce dernier a établi la liste des diverses hypothèses explicatives concernant les OVNIs : origine extraterrestre, « Terre creuse », groupes humains secrets, « autres dimensions », explications psychophysique, psychologique, divine, diabolique, « trans-temporelle », de type « Gaïa ». Il conclut qu’elles ne sont que des systèmes de croyance ne correspondant pas à la réalité, les « aliens » étant, selon lui, responsables de ces systèmes de croyance. Ils auraient façonné ces derniers par suggestion, en donnant à chaque « croyant » les données nécessaires à la justification de son choix. Ces données découlant, selon la théorie de Jean Sider, de leurres et de tromperies, chaque système de croyances ne peut que reposer sur des bases fallacieuses. Tout défenseur d’une de ces hypothèses opère une sélection arbitraire parmi les données disponibles afin de conforter son point de vue, en laissant de côté celles ne correspondant pas à celui-ci, et en qualifiant éventuellement de mauvaises interprétations et supercheries les cas qui n’entrent pas dans l’étroitesse de son modèle. (50)

Les OVNIs ont en réalité plusieurs origines (voir ci-dessous), ce qui permet de relativiser le problème de la « sélection arbitraire ». Par exemple, les défenseurs de l’hypothèse extraterrestre, au sens classique, méconnaissent l’origine extraterrestre de type « multidimensionnel » et l’origine souterraine… Les autres origines alléguées (de type psychologique, psychophysique, « diabolique », etc.) ne sont que l’expression de préjugés rationalistes ou religieux, voire de théories plus ou moins farfelues. Il n’est pas nécessaire d’évoquer, à leur sujet, l’influence d’« aliens » suggérant de telles théories.

 

VI. La triple origine des OVNIs :

Les faux OVNIs s’expliquent par une mauvaise interprétation de phénomènes naturels, par l’observation d’engins volants terrestres et par des canulars. Le modèle H. S. P. suggère l’existence de trois origines possibles aux vrais OVNIs :

– Une origine extraterrestre, au sens classique du terme : êtres en provenance de planètes gravitant autour d’autres étoiles que notre Soleil.

– Une origine extraterrestre/multidimensionnelle : êtres de nature “non physique”, et par conséquent de nature « énergétique » (ou « éthérique »), en provenance de notre système solaire (Vénus, Mars, etc.) ou d’ailleurs. On se réfèrera, à ce sujet, à la conception théosophique des 7 globes s’interpénétrant, ainsi qu’aux nombreuses communications reçues en channeling, depuis plusieurs décennies, sans oublier certains récits de « contactés » …

– Une origine “intraterrestre” : descendants des Hyperboréens, des Lémuriens et des Atlantes (« Agarthiens »), « Narcadiens ».

Dans un ouvrage paru en 1992, Michel Coquet a aussi envisagé trois origines aux OVNIs :

• “extra-systémique” (en-dehors de notre système solaire) ;

• “extra-planétaire” (de notre système solaire : en provenance d’un globe subtil interpénétrant la planète physique) ;

• “intraterrestre” (l’« Agartha »). (51)

L’origine “intraterrestre” a été signalée par d’autres auteurs. (52)

Gérard Demarcq (53) a formulé la thèse selon laquelle des « paraterrestres » (référence à une ancienne civilisation terrestre) sont à l’origine des OVNIs. Sa théorie n’est vraie qu’en partie, cet auteur ayant le tort de rejeter l’origine extraterrestre. Selon lui, il est extrêmement improbable qu’une vie comparable à la nôtre ait pu se développer sur une autre planète. Les raisons « scientifiques » invoquées sont néanmoins fallacieuses. Contrairement à ce que de nombreux scientifiques pensent, l’éclosion de la vie sur une planète n’est en aucun cas le résultat d’un invraisemblable « hasard ». D’autres facteurs interviennent, le plus important d’entre eux étant bien sûr l’existence du Grand Architecte de l’Univers… Différentes sources (informations obtenues en channeling, en décorporation, etc.) font par ailleurs intervenir l’apport sur la Terre d’espèces en provenance d’autres systèmes stellaires…

Notons au passage que l’« abductée » Betty Andreasson-Luca a reçu l’information selon laquelle 70 races extraterrestres visiteraient notre monde, certaines venant de planètes situées dans d’autres « royaumes et plans dimensionnels ». Cette source extraterrestre précise aussi que certains OVNIs viennent de la Terre. (On peut penser que l’humanoïde faisait référence à l’Agartha.) (54)

Quelques auteurs font aussi référence à des OVNIs venant d’un monde d’antimatière, cette origine pouvant être considérée comme une variante de l’hypothèse extraterrestre classique. (55)

 

VII. Peut-on rejeter l’H. E. T. ? :

Parmi les éléments censés justifier le rejet de l’hypothèse extraterrestre (l’H. E. T.), Jean Sider cite les cas de Ted Owens et de Robert David.

Originaire de Virginia Beach (Virginie), Ted Owens reçut, après l’observation d’un OVNI au Texas, des messages télépathiques émanant « d’intelligences de l’espace » de « pure énergie ». Cela se passait dans les années 1960. En réalité, ce cas peut parfaitement s’intégrer dans le cadre du modèle H. S. P., lequel reconnaît l’existence d’êtres de l’espace de nature multidimensionnelle (et par conséquent de type « énergétique »).

Après avoir observé un OVNI, Robert David (un pseudonyme) reçut des messages, sur sa machine à écrire, « d’entités versatiles et ambiguës dont les communications contiennent des informations à 95% mensongères et chargées de relents sulfureux »… Parmi les messages obtenus, on trouve des propos tels que : « Nous contrôlons les o.v.n.i. », lesquels ne viennent pas d’une autre planète mais sont des “bulles trans-temporelles” issues d’un “autre univers”. On nous dit que tout est fait pour faire croire que les OVNIs sont pilotés ou habités, alors que ce n’est pas le cas. Cette source déclare : « Nous pouvons prendre toute forme qu’il nous plaît, même celle d’un être humain. » Autre citation : « Nous utilisons toutes sortes de subterfuges dans nos enseignements. » Etc. (56)

Le défenseur du modèle H. S. P. doit poser cette question : si, comme le croit Jean Sider, 95% des messages reçus par Robert David sont mensongers, qu’est-ce qui autorise le premier à mettre les propos ci-dessus dans les 5% d’informations correctes ? Autre question : quelle est la nature et le niveau des entités diffusant ce type de messages ? En l’absence de réponses à ces questions, on est en droit de mettre en doute la validité des assertions de cette source, et ce d’autant plus que cette dernière est en complète contradiction avec les données convergentes de nombreux autres enseignements. De plus, les entités à l’origine de ces messages peuvent n’être au courant que d’une partie de la vérité (à propos de l’origine de certains OVNIs, par exemple). Les « subterfuges », quant à eux, peuvent ne concerner que certaines entités…

 

VIII. Aucune vie après la mort ?

Le modèle « Alien-Source unique », défendu par Jean Sider, implique l’inexistence d’une vie après la mort.

Il n’y a pas, selon cet auteur, de morts parlant aux vivants, cette communication étant qualifiée de « mystification ». Il n’y a, dit-il, que des « aliens » répondant à l’attente de ceux qui croient en une vie dans l’Au-delà. Jean Sider s’efforce d’étayer cette théorie farfelue par un ensemble de considérations qui n’échappent pas à la critique, certaines confinant au ridicule.

Ainsi, les « aliens » utiliseraient les informations stockées dans les « Annales akashiques » (mémoire planétaire ou mémoire de l’Univers) pour leurs manifestations. Ceci explique, selon Jean Sider, le spiritisme, la « transcommunication », « les communications avec de prétendus esprits désincarnés », des plans d’existence supérieurs, « voire d’autres dimensions ». Lors de la mort de certains individus il y aurait une libération de l’« alien » les ayant « infectés » (!), lequel réintègrerait « l’être collectif ». Les souvenirs du défunt se trouvent intégrés dans les « Annales akashiques » et sont alors « disponibles pour leurrer d’éventuels amateurs de dialogues avec les ‘morts’ ». Les souvenirs de certaines personnes décédées seraient ainsi utilisés pour leurrer les personnes pratiquant le spiritisme et la « transcommunication ».

Il peut paraître curieux de voir Jean Sider utiliser une notion typiquement « ésotérique » (les « Annales akashiques »), dans la mesure où toutes les sources mentionnant l’existence des « Annales akashiques » reconnaissent aussi la réalité d’une vie après la mort et la possibilité de communiquer avec les « défunts »… Le fait de pouvoir puiser occasionnellement des informations dans la « Mémoire de la Nature » n’est évidemment pas incompatible avec la survie de la conscience après la mort.

Selon Jean Sider, il se pourrait que l’âme ou « enveloppe astrale » soit un « alien » agissant en « parasite » de l’esprit, un « psychosymbiote », lequel se nourrirait des émotions humaines générées par le cerveau de l’individu « infecté ». Ces émotions pourraient aussi être recueillies au profit « du collectif »… Les « aliens » étant, selon cet auteur, de nature « fluidique » ou « énergétique », ils se sustenteraient ou renouvelleraient leurs forces vitales en phagocytant d’autres fluides ou énergies. Les “aliens” étant censés susciter des émotions fortes en chacune de leurs proies, on pourrait en déduire que ces émotions constituent pour ces « aliens » un élément essentiel à leur survie. Selon cet auteur, tous les contacts avec ceux-ci génèrent chez les témoins des états émotionnels intenses (amour, haine, angoisse, colère…), sentiments « probablement les plus ‘juteux’ en énergie psychique ». (57)

Assimiler l’âme ou « enveloppe astrale » à un « alien » relève de l’interprétation délirante. Le modèle H. S. P., quant à lui, considère que le lien avec le registre émotionnel n’est valable qu’en relation avec les vrais « aliens », ceux impliqués dans les « abductions », auxquels on pourrait ajouter certaines entités du “bas astral”. Il n’y a cependant pas, dans le cas des vrais “aliens”, de phagocytose de fluides ou d’énergies. Voici ce qu’écrit Bob Frissell à propos des agissements des « Gris » :

« Les Gris enlevaient aussi des êtres humains sur lesquels ils menaient des expériences dont le nombre était bien supérieur à celui autorisé par l’entente conclue avec le gouvernement. Le but de ces expériences n’était autre que la compréhension de nos énergies émotionnelles et sexuelles. » (58)

Les « Gris », note Bob Frissell, « sont une race dépourvue de corps émotionnel ».

« Ils sont piégés dans leur niveau d’existence actuel et sont incapables de s’élever ou d’accéder à la prochaine octave d’existence, parce qu’ils se sont séparés de la réalité à un point tel qu’ils ne connaissent même plus la signification de l’amour. » (59)

 

1. Simulacres, facteurs émotionnels et substance primordiale :

Jean Sider cite l’occultiste Stanislas de Guaïta (1861-1897) qui expliquait les apparitions d’« Esprits désincarnés » par des « simulacres » provenant du Plan astral, « l’astral » pouvant donner naissance à toutes sortes de formes.

Les « passions individuelles », qui relèvent du registre des émotions, sont en relation avec l’« astral ». Selon Stanislas de Guaïta, les apparences d’êtres vivants (ectoplasmes, entités diverses) sont des mirages produits par « l’intersection accidentelle des plans physique et astral ».

Selon Jean Sider, cet occultiste – comme nombre d’autres occultistes de l’époque – avait compris que les « morts » se manifestant dans un contexte spirite n’étaient pas du tout ce qu’ils prétendaient être. Jean Sider considère que « les facteurs émotionnels sont sollicités en permanence » dans toutes les formes prises par les contacts avec les “aliens”. Selon lui, il y a plus de cent ans les occultistes avaient des idées beaucoup plus avancées sur la solution de ce mystère que certains ufologues actuels s’accrochant « encore » (sic) à l’hypothèse extraterrestre. L’ouvrage de Stanislas de Guaïta, écrit-il, fourmille d’éléments offrant des parallèles avec les phénomènes de contact liés aux entités censées occuper les OVNIs, ce qui, à moins « d’être affligé d’un esprit trop étroit », éclaire « d’une lumière nouvelle tout ce qui a trait aux phénomènes paranormaux ». (60)

Jean Sider mentionne aussi l’existence de phénomènes inexpliqués dans lesquels des fluides visibles entrent en action (nuages, nuées, fumées, brouillards), fluides dont la formation et la sublimation sont extrêmement rapides. Il pose comme principe qu’il semble établi qu’à la base de la création de ces apparitions « il y ait utilisation d’une énergie inconnue puisant dans notre air ambiant les particules élémentaires nécessaires à leur réalisation ». Il évoque la « substance primordiale » à laquelle se référait le docteur Gustave Geley (1865-1924) à propos des matérialisations ectoplasmiques réalisées par certains médiums de l’époque. En 1926, le parapsychologue René Sudre se référait à une « idée directrice » évidente dans ces matérialisations, cette substance primordiale donnant naissance à une variété infinie de formes. Selon Jean Sider, les « produits incomplets » ou « mal venus », mentionnés par René Sudre, rappellent « les entités de l’ufologie nanties d’anomalies de morphologie, et les ovnis ‘camouflés’ en appareils copiant nos réalisations aéronautiques mais ayant des ‘défauts de construction’ évidents : ‘avions’ sans ailerons de queue, ‘hélicoptères’ sans rotors, ‘dirigeables’ sans dérives ni habitacle, etc. ». Certains spirites avaient compris, écrit-il, que les « morts » ectoplasmiques n’étaient que d’habiles artifices. (61)

Les conclusions de Jean Sider s’avèrent ici aussi erronées. Le défenseur du modèle H. S. P. mettra en évidence les points suivants :

* On ne peut pas mettre en parallèle les manifestations du Plan astral, lequel est effectivement le plan émotionnel ou « Monde du Désir » (Max Heindel), avec les agissements des « Gris » ou vrais « aliens ».

Comme nous l’avons vu plus haut, ces derniers sont des êtres de nature physique utilisant une technologie avancée et manifestant des aptitudes psi élevées (communications mentales, etc.). Ils n’ont aucun rapport avec le Plan astral.

* Les références aux « simulacres », à « l’intersection accidentelle » des Plans physique et « astral », à la « substance primordiale », sont parfaitement compatibles avec la notion de survie de la conscience après la mort, le Plan astral étant défini comme un Plan de conscience qui interpénètre le monde matériel et où les désincarnés se rendent après la mort biologique.

Plusieurs points doivent être soulignés :

– Les occultistes (Papus, etc.) du dix-neuvième siècle et du début du vingtième siècle reconnaissaient l’existence du corps astral survivant à la mort corporelle.

– Le fait d’attribuer les apparitions de défunts à des « simulacres » s’inscrivait dans le débat opposant à l’époque les spirites et les occultistes (y compris les théosophes).

Les « simulacres » de Stanilas de Guaïta peuvent être identifiés aux « coques astrales » des théosophes. Michel Coquet définit la mort comme la dissociation des principes humains : la destruction du quaternaire inférieur (les corps physique, éthérique, astral et mental) et la libération des principes supérieurs. Lorsque le défunt se débarrasse de son corps astral pour entrer en « dévachan » (localisé au niveau du Plan mental, de fréquence vibratoire supérieure au Plan astral), « ce corps n’est pas immédiatement désintégré, et avant sa naturelle désintégration il est laissé à lui-même pendant quelque temps ». Les théosophes ont appelé ce reste un « élémentaire » ou encore une « coque ». Ce reste « ne représente pas plus que la peau sèche dont se libère le serpent ». Cette “coque astrale” n’a « aucune conscience propre mais survit uniquement par l’impulsion de volonté qui fut imprégnée en elle par le penseur pendant sa vie, de la même façon qu’une pierre jetée ne fait que suivre l’impulsion qui lui fut transmise ; une fois cette impulsion épuisée, la pierre tombe ou, par analogie, la coque se désintègre ». (62)

Michel Coquet considère que l’explication spirite des phénomènes spirites est erronée. En effet, « si une communication avec un défunt est possible (bien que rare) par le biais d’une table et d’un médium, la plupart des contacts sont réalisés avec des coques astrales, et les phénomènes de coups, mouvements de table, etc., sont des faits naturels dus à la présence des élémentals et au pouvoir psychique du médium lui-même ». (63)

La « coque » n’a aucune vie propre, mais elle peut être temporairement galvanisée par l’intermédiaire d’un médium :

« Le processus est simple : le médium rend ses principes inférieurs inconscients (en état de transe) et unit ses principes supérieurs (d’être vivant) à la coque invoquée. Celle-ci devient un être complet pour l’observateur objectif et superficiel.

Si la personne à qui appartenait la coque est décédée avec en elle un désir violent resté insatisfait (sexe, richesse, boisson, etc.), ou si ce désir est plus élevé, comme celui d’informer un vivant d’une richesse cachée ou celui de contacter un être cher, etc., la force cherchera à satisfaire la nature du désir frustré. Dans de tels cas, la responsabilité du médium est d’attirer volontairement cette coque et de lui conférer un semblant de réalité ou d’autorité, ce qui est plus grave car la sagacité d’une coque s’arrête aux limites de l’intelligence souvent peu élevée du médium et de son entourage immédiat. Les messages sont donc en général perçus dans le mental des assistants, sinon il s’agit de la coque agissant comme le ferait une vidéo-cassette, et pouvant même prendre l’apparence d’un être défunt évoqué dans le mental d’un assistant. » (64)

Cette théorie des « coques astrales » permettrait de comprendre certains cas de messages de l’Au-delà caractérisés par leur banalité et leur superficialité, et permettrait aussi de comprendre l’erreur commise par un parapsychologue comme William Roll qui, après avoir relevé les caractéristiques de certaines communications spirites, a conclu à tort qu’il n’y a pas de survie d’un individu ou d’une personnalité en soi, mais seulement une « structure psi » persistant quelque temps après la mort, cette « structure psi » étant définie comme un système d’interrelations entre l’environnement et les êtres, qui annule la distance. (65)

Les « coques astrales » interviennent probablement dans certains cas de communications médiumniques, mais sûrement moins souvent que ce que pensent ceux qui adhèrent à cette conception des « coques »… Quoi qu’il en soit, l’existence ou non des « coques astrales » (ou « simulacres ») n’exclut en aucun cas la réalité de la survie de la conscience après la mort.

De nombreux messagers de l’Au-delà, ainsi que des sujets en état de décorporation, ont fait référence au pouvoir créateur de la pensée sur le Plan astral, aux « apparences réelles » ou « réalités apparentes » : création de palais, de nourriture, etc. Pierre Monnier, Georges Morrannier, etc., ont mentionné ce pouvoir créateur de la pensée, pouvoir que l’on retrouve dans les matérialisations ectoplasmiques des phénomènes spirites.

L’occultiste Max Heindel, décédé en 1919, avait désigné le « Monde astral » par l’expression “Monde du Désir”. Le Plan astral a par ailleurs été défini comme le « Plan de l’illusion ». On pourrait aussi évoquer l’univers chamanique : le chaman, spécialiste du « voyage extracorporel », perçoit des scènes qui sont l’expression de l’univers mythologique de la culture chamanique, scènes qui sont autant de créations de nature « astrale ». (66)

“L’univers astral” correspond en outre à “l’univers imaginal” du spécialiste de l’Islam Henri Corbin. (67)

Le Plan astral, cependant, n’est pas seulement composé de créations illusoires car il possède ses réalités propres. Il existe, en outre, des Plans de conscience plus élevés.

Le « Bardo Thödol », le « Livre des morts » des Tibétains, fait référence aux propres “formes-pensées” du défunt se concrétisant en apparences illusoires, et aux « Déités buveuses de sang » sortant du cerveau. Les anciens Egyptiens, quant à eux, redoutaient de nombreux monstres à corps d’animal au Royaume des Morts. (68) Cette dernière description est à mettre en parallèle avec l’expérience suivante vécue en état de décorporation par Daniel Meurois, lequel fut un jour projeté dans un univers effrayant :

« Je me voyais flotter dans une espèce de bouillie grisâtre, des créatures monstrueuses se ruaient sur moi de tous côtés. Comment décrire ces êtres sortis du cauchemar le plus sordide ? On eût dit des organes de corps physiques en putréfaction, dotés d’yeux malveillants, de mâchoires et de mandibules agressives.

D’autres paraissaient être un mélange de plusieurs animaux, des chats à tête de porc, des reptiles à tête d’oiseau, d’autres encore ne ressemblaient à rien, c’étaient des masses d’allure ectoplasmique douées de mouvements d’une violence inouïe. Des cris horribles jaillissaient de toute part alors que ces créatures hideuses se ruaient sur moi avec un râle épouvantable semblable à celui d’un millier d’êtres qu’on égorge. Au bout de quelques secondes, qui me parurent interminables, je me retrouvais projeté dans mon corps physique, en proie à une forte migraine. » (69)

A l’origine de cette expérience il y a la peur, présente chez un débutant du « hors-corps », laquelle diminue la fréquence vibratoire du corps astral, ce qui à pour effet de projeter ce dernier dans le « bas astral », zone inférieure du Plan astral où grouillent les « larves astrales » (qu’il ne faut pas confondre avec les « élémentaux »).

Stanislas de Guaïta expliquait les apparitions d’entités par une « intersection accidentelle des plans physique et astral », par des « simulacres ».

La notion de « coque astrale » a été expliquée plus haut. Evoquons l’explication, donnée par Michel Coquet, de la matérialisation présumée de « Katie King » par la médium Florence Cook au dix-neuvième siècle. Ce cas a été considéré comme frauduleux par de nombreux « métapsychistes » ou parapsychologues (citons Robert Tocquet et Yves Lignon), mais que ce cas ait été authentique ou non, ce qui nous intéresse ici c’est l’explication donnée par un ésotériste, explication susceptible de s’appliquer à d’autres cas de « matérialisation de défunts » qui, eux, seraient réels. Selon Florence Cook, « Katie King » aurait vécu au temps de la reine Catherine, épouse de Charles II d’Angleterre, et elle se serait alors appelée Annie Morgan. Voici l’explication de Michel Coquet :

« Après sa transition, l’entité demeura sur le plan astral, puis laissa là son corps astral pour entrer en dévachan, la dernière sphère de conscience où vont tous les défunts avant leur retour sur Terre. D’elle il ne restait donc qu’un vestige, une coque astrale, une image sans vie et sans conscience, une dépouille en période de désintégration. Le médium en état de transe animait cette image de sa propre vitalité et à partir de son propre corps astral reproduisait fidèlement l’image de la coque. L’âme de Katie sur son propre plan était très probablement complètement inconsciente de tous ces phénomènes liés à son image. » (70)

La « substance primordiale » de Gustave Geley correspond à l’énergie « éthérique » (« prâna », etc.) des occultistes. C’est la « quintessence » des alchimistes (à la fois origine et cinquième élément de la matière).

Les apparitions d’entités sont dues à la diminution de la fréquence vibratoire de leur corps subtil qui se densifie.

Les « produits incomplets » ou « mal venus » des séances d’ectoplasmie sont manifestement dus à la difficulté du processus de matérialisation et à l’influence subconsciente (pouvoir créateur) de la pensée du médium sur la « substance éthérique/astrale » utilisée pour la création des formes temporaires. (Voir le concept d’« idéoplastie ».)

Les phénomènes de type OVNI sont d’une autre nature que ceux mentionnés ci-dessus, et on ne peut donc parler à leur propos de « produits incomplets »…

Les « anomalies de morphologie » (lesquelles ?) de certains « ufonautes » ne s’expliquent pas par des « matérialisations astrales ». Néanmoins, certains de ces cas pourraient impliquer des entités extraterrestres de type « multidimensionnel ».

Que dire des OVNIs « camouflés » en appareils copiant nos réalisations aéronautiques (allusion à la « vague » américaine d’observations de 1897) ? Ces cas s’expliquent peut-être par le désir des pilotes de ne pas trop se faire remarquer des observateurs terrestres, ce qui expliquerait le « camouflage »… Quoiqu’il en soit, les matérialisations ayant pour origine le « Plan éthérique » ou « astral » ne sont pas à l’origine de cette « vague ».

Contrairement à ce que pense Jean Sider, on ne saurait faire de réels parallèles entre les observations d’entités d’OVNIs et les entités matérialisées lors de séances spirites, car il s’agit là de deux phénomènes distincts, si l’on excepte les cas de manifestations de certains extraterrestres de type « multidimensionnel ». Et la prétendue « lumière nouvelle » apportée par ce rapprochement fallacieux ne fait qu’obscurcir une réalité plus subtile. L’hypothèse de la source unique à l’origine des diverses manifestations paranormales étant un leurre (un vrai !), les occultistes du dix-neuvième siècle et du début du vingtième siècle ne pouvaient avoir une meilleure compréhension des « aliens », d’autant que le phénomène OVNI était alors inconnu.

Le défenseur du « modèle H. S. P. » ne saurait évidemment souscrire à l’affirmation de Jean Sider selon laquelle les communications spirites authentiques ne furent que des formes de leurres « servies aux amateurs d’émotions fortes de l’époque ». Selon Jean Sider, il est « bien évident que si vraiment les morts pouvaient parler, nul doute que la police de tous les pays du monde les solliciteraient sans la moindre hésitation et que toutes les grandes affaires criminelles seraient systématiquement résolues et tous les assassins identifiés ». Dans un ouvrage paru en 1999, il écrit de même que si les morts « étaient vraiment en mesure de communiquer avec les vivants, il n’y aurait plus de crimes impunis ou presque, et il y aurait des médiums affectés dans chaque commissariat de police et de gendarmerie ! ». (71) On pourrait lui faire observer que la communication avec l’« Au-delà » n’est pas si aisée que cela, et que « l’autre rive » n’a pas à se substituer aux enquêtes de la police ! D’autres affirmations dépourvues de fondement réel méritent une analyse.

 

2. Ovnis et spiritisme :

Selon Jean Sider, les « aliens » ne sont pas des êtres issus d’une autre planète, ce ne sont pas des êtres matériels, et le phénomène des apparitions de « morts » trouve sa source là où se trouve aussi celle qui génère les OVNIs et les « aliens ». Pour le défenseur du modèle H.S.P., cette spéculation relève du domaine de la fantaisie.

J’ai montré que les vrais « aliens » sont de nature physique et non de nature « fluidique » ou « énergétique », alors que les « morts », eux, sont bien vivants sur un Plan de conscience traditionnellement désigné par l’expression « Plan (ou Monde) astral ».

Selon Jean Sider, si les amateurs des contacts spirites et de la « transcommunication » s’intéressaient à d’autres facettes du paranormal « cela leur éviterait de se comporter en fanatiques inconditionnels des dialogues avec les ‘morts’ ». Pour ma part, je considère que le fait de s’intéresser à divers phénomènes et à diverses sources médiumniques ou autres, permet d’éviter les amalgames hâtifs et les conclusions erronées de Jean Sider, sous réserve de développer une certaine aptitude au discernement.

La démonstration « sans l’ombre d’un doute » (sic) de Jean Sider à propos de l’origine commune des apparitions de défunts et des OVNIs est fondée sur « quelques incidents », lesquels, reconnaît-il cependant, « ne foisonnent pas » ! L’idée de l’identité d’origine des OVNIs et des apparitions de défunts est venue à Jean Sider grâce au cas de Karen Morgan, une « abductée » à qui – au cours de son enlèvement – ses ravisseurs firent revoir la mort de sa mère. Voilà un indice fort peu consistant pour une pareille théorie ! On pourrait en fait imaginer que les « aliens » ont diffusé une sorte d’enregistrement « akashique » de la scène, probablement afin de tester leur « victime » sur le plan émotionnel. (Voyez ce qui a été signalé plus haut à propos de l’absence de « corps émotionnel » chez les « Gris ».) Ceci ne constitue évidemment pas un argument contre la survie de la conscience après la mort !

Jean Sider cite quelques cas qui semblent plus pertinents pour sa théorie :

Il y a d’abord deux cas cités par Joe Nyman, dans lesquels le « fantôme » d’un ami décédé apparu dans une chambre à coucher s’avéra être un « alien » dans le cadre d’un incident de type « visiteur de chambre ». Le modèle H. S. P. explique facilement ces deux cas : l’« alien », de nature physique, a implanté dans la conscience du témoin une image familière (de surcroît à forte connotation émotionnelle, ce qui n’est sûrement pas un hasard) afin de faciliter le contact en utilisant un « leurre ».

Il y a ensuite le cas du jeune pilote Frederick Valentich qui, le 21 octobre 1978, disparut à bord de son avion au-dessus de l’Australie, juste après avoir signalé la présence d’un OVNI. On ne retrouva pas son corps. Durant l’hiver 1987, une femme ressentit une présence invisible (avec un baiser sur le cou…) alors qu’elle se trouvait au lit. Deux jours après, cette présence se manifesta de nouveau, incident au cours duquel elle put apercevoir la silhouette d’un jeune homme assis sur le lit. Elle perçut le bruit des pas de l’individu s’éloignant… Quelques mois après elle reconnut, dans un livre de l’ufologue britannique Timothy Good, la photo de l’intrus qui s’avéra correspondre à Frederick Valentich. La famille de ce dernier résidait dans la banlieue d’Avondale Heights en Australie, alors que la dame habitait Avondale Street dans le Colorado… Une régression hypnotique effectuée par John H. Altshuler, consultant du MUFON (une association américaine de recherche sur les OVNIs), révéla que depuis son enfance cette dame avait été « enlevée » à plusieurs reprises. (72) Ce cas est assez complexe. On pourrait concevoir le scénario suivant : Frederick Valentich est décédé à la suite de son observation d’OVNI. Quelques années après après sa mort, il se manifeste auprès d’une femme ayant connu dans sa vie plusieurs « enlèvements » associés à des OVNIs. Peut-être avait-il un lien, de nature indéterminée, avec celle-ci, la lecture de l’ouvrage de Timothy Good ayant par ailleurs été « suggérée » par lui. La coïncidence entre « Avondale Heights » et « Avondale Street » est difficile à expliquer, mais elle pourrait renforcer l’hypothèse d’un lien de nature x entre les deux personnes. Notons au passage que, selon Richard Haines, Frederick Valentich aurait en fait été victime d’essais secrets d’armes du type « guerre des étoiles ». « Thomas Jean », quant à lui, a émis l’hypothèse d’une expérimentation militaire américaine menée sur les côtes australiennes pour ne pas attirer l’attention des satellites russes… (73)

Il y a aussi un cas cité par l’ufologue américain Budd Hopkins, celui d’une patiente qui déclara avoir été réveillée par une brillante lumière alors que plusieurs « aliens » passaient à travers la fenêtre fermée. Parmi ces silhouettes, elle reconnut l’épouse décédée (quelques années auparavant) de son compagnon assis sur le lit, en proie à un malaise. Une autre femme correspondait à sa propre mère décédée depuis peu… Une deuxième séance de régression hypnotique révéla qu’il s’agissait en fait d’« aliens ». Elle se vit traverser la fenêtre fermée pour se retrouver dans un vaisseau spatial… (74) Pour l’explication de ce cas, reportez-vous à l’explication donnée aux cas cités par Joe Nyman : induction de scènes psychiques à fort impact émotionnel…

Signalons également deux cas « atypiques » :

– En 1978, deux fillettes belges se rendant à l’école auraient été « enlevées », et l’une d’elles aurait été emmenée sur Jupiter où elle aurait vu plusieurs de ses proches décédés, dont ses grands-parents maternels ! L’une des fillettes déclara que la planète Mercure est une sorte de purgatoire où les morts, après jugement, sont transférés sur Jupiter ou sur Vénus !

– En août 1952, Cecil Michael aurait été emmené sur la « planète de l’enfer » (!) où il aurait vu des petits humanoïdes jeter des « morts » dans une fournaise ! (75)

On est en droit de se poser de sérieuses questions sur la véracité de ces deux témoignages. On peut aussi envisager l’hypothèse de l’induction psychique de scènes fictives dans le mental des témoins…

C’est sur ce type de cas que Jean Sider s’appuie pour étayer sa théorie selon laquelle les « morts », les « démons » et les « Petits Gris » sont de même nature. De plus on trouve, dans la traduction américaine de 1928 du « Livre d’Enoch », la mention de petits êtres gris qui veillent aux portes du « Schéol » (les « Enfers »). Selon Jean Sider, la notion extraterrestre n’est qu’une façade, une tromperie. Or, les « aliens », au sens extraterrestre du terme, peuvent fort bien induire, dans le mental des témoins, des scènes spécifiques dans un but précis : on ne saurait, dans ces conditions-là, remettre en cause l’origine et la nature différentes des vrais « aliens » et des désincarnés du Plan astral.

Dans le cas de Malvési, près de Narbonne, le 12 décembre 1987, le témoin aperçut six petits êtres à proximité de quatre engins ressemblant à des scooters des neiges. Il demanda à l’un des êtres qui il était et d’où il venait, et la réponse, pour le moins surprenante, fut : « Ciel, démon » ! (76) Ce qui – si l’on suppose que le témoignage est authentique -, loin d’être une confirmation de la théorie de Jean Sider, pourrait être pris pour une plaisanterie de la part de l’« alien » …

 

3. Les 16 points de convergence :

Le texte de présentation d’un ouvrage de Jean Sider, paru en 1999, mentionne que ce dernier démontre les points suivants :

– Les OVNIs, bien que réels, sont « trompeurs ».

– Ils ont la même origine que « les autres phénomènes paranormaux ».

– Ils sont produits « par une intelligence supérieure depuis l’aube de l’humanité, pour l’exploiter ».

Il s’agit là, paraît-il, d’une « hypothèse cohérente, équilibrée, et soutenue à partir d’éléments d’une très grande solidité ».

Cet ouvrage de 1999 constitue en fait la suite de précédents livres de Jean Sider, dont le contenu vient d’être critiqué. Cette critique a montré l’inanité des trois points énumérés ci-dessus. J’ai montré que les divers éléments utilisés par Jean Sider pour défendre sa théorie pouvaient aisément s’intégrer dans un modèle différent reconnaissant l’existence d’entités d’origines et de natures distinctes. Cette analyse montre notamment que les OVNIs ne sont pas « trompeurs » (à l’exclusion de certains agissements des « E.T. négatifs »), que les vrais « aliens » ne sont pas « fluidiques », et que les entités résidant sur les divers Plans de conscience de l’Au-delà n’ont strictement rien à voir avec les « aliens » à l’origine des « abductions ».

Les arguments utilisés par Jean Sider dans son livre paru en 1999, pour étayer sa théorie, ne sont pas davantage convaincants. Cet auteur prétend par exemple faire la démonstration d’un principe de causalité unique entre apparitions d’OVNIs et manifestations de l’Au-delà à l’aide de 16 points communs. Ces derniers incluent :

– La commotion électrique.

– Les solides traversés.

– Les lumières dans la maison.

– L’arrêt de mécanismes d’horlogerie.

– Les bruits de chaînes.

– La sensation de froid.

– Les réactions de chevaux.

– Les réactions de chiens et de chats.

– Les spectacles privilégiés.

– Les photographies anormales.

– Les traces de doigts sur le corps de témoins.

– La « protéiformité », la « multiformité » et l’ubiquité.

– Les transports par tourbillons.

– Les transports en corps.

– Le pouvoir de guérison.

– Les dédoublements et bilocations.

* Jean Sider donne, pour chacune de ces manifestations, quelques exemples, anciens et plus récents, appartenant au registre des manifestations de l’Au-delà et à celui des apparitions d’OVNIs. (77) Les analogies ainsi répertoriées ont une apparence trompeuse car, à vrai dire, des types de manifestations similaires peuvent être produits par des phénomènes ou entités d’origines diverses :

* Les lumières, la sensation de froid, la commotion électrique, peuvent être des réactions ou effets secondaires provoqués par des phénomènes énergétiques d’origines distinctes : manifestations de l’Au-delà ou effets secondaires dus à la technologie ou au système de propulsion des OVNIs.

* Les « transports par tourbillons » peuvent être (très rarement) provoqués par un phénomène de type « poltergeist » (par des « élémentaux » ?) ou, cas le plus fréquent, par un engin spatial.

* Les « transports en corps » peuvent se produire grâce à « l’Invisible » (guides spirituels, anges, « Maîtres »…) dans un contexte mystique (et occasionnellement chez un individu « normal »), mais ils peuvent aussi être le résultat d’une technologie extraterrestre, les « aliens » pouvant par ailleurs posséder le même type de capacités psi que certains mystiques. Il en va de même des dédoublements et bilocations : l’extériorisation du « double » (et parfois sa matérialisation) est une faculté naturelle que l’on peut aussi bien constater chez les « aliens », ces derniers ayant, en outre, la capacité d’induire chez un « abducté » une décorporation, comme cela s’est produit dans le cas de Betty Andreasson-Luca.

* Le « pouvoir de guérison » s’observe chez certains « guérisseurs » ou dans un contexte religieux (avec l’aide de « l’Invisible »), mais une telle capacité peut aussi exister chez des entités de nature extraterrestre, avec ou sans technologie…

* En matière de « spectacle privilégié », Jean Sider cite le cas d’une dame, à la fin du dix-neuvième siècle, qui eut la vision de son fils se noyant dans une mer en furie et lui tendant les bras. Celui-ci fut en effet emporté par une lame sur son navire le même jour que celui de la vision. A propos de cet incident, Jean Sider parle de « manipulation psychique ». Selon lui, en effet, il « ne peut s’agir d’une vue à distance de la réalité, car un homme qui tombe à la mer en plein océan a d’autres préoccupations que de ‘tendre les bras à sa mère’. » Il s’agissait donc “d’une reconstitution symbolique de réalité virtuelle, domaine dans lequel les Aliens sont passés maîtres”. (78) Le parapsychologue dira au contraire qu’il s’agit d’un cas de « vision à distance », par clairvoyance, d’une scène dramatique (ce qui est assez fréquent dans les cas répertoriés de perception extra-sensorielle spontanée) : le fils a peut-être envoyé un message de détresse à sa mère qui l’a perçu, de façon symbolique, par l’image du fils tendant les bras. Il est, en tout cas, absurde de faire intervenir des « aliens » en pareille circonstance !

A propos des « photographies anormales » Jean Sider cite le cas, rapporté par W. Stead (1900), de la photographie d’un « Esprit » nommé Piet Botha, premier commandant Boer qui périt au siège de Kimberley. Selon Jean Sider, si vraiment le « fantôme » de Piet Botha « avait été l’âme (ou l’esprit) du Boer, il serait apparu devant quelqu’un de ses proches, au minimum d’un autre Boer et non d’un ‘ennemi’ et certainement pas en Angleterre ». (79) C’est oublier que, dans l’Au-delà, les sentiments de haine ou de rivalité ne sont pas nécessairement les mêmes que sur Terre. En outre, le photographe qui prit la photo avait « des dons puissants de médium » (sic), ce qui n’était manifestement pas le cas des proches du Boer. On va, pour donner une « preuve » de sa survivance, là où on peut ! N’en déplaise à Jean Sider, les « aliens » ne sont encore pour rien dans cette affaire.

Jean Sider fait aussi des parallèles fantaisistes entre les traces de doigts sur le corps des témoins et les traces au sol laissées par des OVNIs, lesquelles ne seraient que des leurres.

Il fait aussi un rapprochement entre la « protéiformité » des apparitions spirites et la « protéiformité » des OVNIs et de leurs occupants. La multiplicité des formes ou modèles d’OVNIs peut en fait aisément s’expliquer par la multiplicité des origines extraplanétaires (et multidimensionnelles) !

Le parallèle le plus absurde, cependant, est celui fait entre la « multiplicité » ou apparition de plusieurs entités lors d’une séance spirite, et la présence de plusieurs « ufonautes » dans de nombreux cas de rencontres rapprochées avec des OVNIs ! Or, il n’y a évidemment rien d’étonnant à ce qu’il y ait plusieurs passagers dans un vaisseau de l’espace !

Quant à la présumée « vague » du 5 novembre 1990 en France, il faut être prudent. Il a dû y avoir, selon Jean Sider, plus de 2000 observations ce jour-là, et à ce niveau on ne peut plus invoquer, dit-il, « des véhicules extraterrestres, mais plutôt un phénomène pouvant se subdiviser indéfiniment et agissant sur les particules de l’air ambiant pour le condenser et lui donner la forme et la luminosité voulues par cette intelligence inconnue ». Mais il est en fait avéré que de nombreuses observations – pas toutes ! – s’expliquent par la rentrée du troisième étage de fusée russe Proton, explication « officielle » à laquelle cet auteur ne croit pas. N’oublions pas, en outre, que l’origine multidimensionnelle de certains OVNIs n’est pas incompatible avec l’origine extraterrestre de ces mêmes OVNIs.

Jean Sider note aussi que les spirites de la Belle Epoque croyaient que l’énergie nécessaire aux matérialisations était puisée dans le corps du médium par l’« Esprit ». Mais il faut admettre, selon lui, « que les entités firent tout pour les amener à penser dans ce sens, bien que ce fût octroyer aux ‘morts’ des capacités que, de nos jours, on attribue plus facilement à des Extraterrestres »… (80) En réalité, l’ectoplasmie est le résultat de la collaboration entre le médium en transe extériorisant et densifiant le corps subtil (l’ensemble « éthérique/astral »), afin de donner naissance à diverses formes matérialisées, et une ou plusieurs entités de l’Au-delà aidant à la réalisation du processus. Cette conception, qui s’intègre parfaitement au modèle H. S. P., fait l’économie d’une illusoire suggestion émanant d’« aliens » qui, ici, sont tout aussi illusoires…

Jean Sider considère que le phénomène OVNI n’est qu’une des nombreuses composantes du « paranormal ». (81) Ceci est inexact : le qualificatif « paranormal » doit être réservé au champ d’investigation de la parapsychologie (étude scientifique des phénomènes paranormaux : connaissance extra-sensorielle, effets P. K., phénomènes suggérant la survie de la conscience après la mort). Contrairement à ce qu’il pense, Jean Sider n’a pas démontré que l’on peut prouver, à l’aide d’analyses comparatives, que les OVNIs font partie du « paranormal », une analyse différente montrant au contraire l’incapacité du « modèle Alien-Source unique » à rendre compte de l’ensemble des phénomènes. Nous avons vu, en effet, que les diverses données pouvaient être intégrées dans un modèle explicatif distinct… Les éléments relatifs aux 16 prétendus points communs entre OVNIs et spiritisme ne constituent pas des preuves de l’identité d’origine de ces manifestations, ceux-ci pouvant être intégrés dans un modèle explicatif différent. Il n’est donc pas illusoire, contrairement à ce qu’écrit Jean Sider, « de continuer à considérer les o.v.n.i. comme des vaisseaux spatiaux issus d’une planète lointaine », de nombreux OVNIs étant, selon le modèle H. S. P., d’origine extraterrestre.

Si, dans les siècles passés, les machines volantes se faisaient extrêmement rares, il ne faut pas pour autant en déduire que les « aliens » de notre époque peuvent se passer de celles-ci pour mener à bien leurs opérations d’enlèvement. Selon Jean Sider, si les « aliens » n’avaient pas besoin de vaisseaux lors des époques anciennes (« fées », « démons »…), « cela veut dire que ces phénomènes ne sont pas du tout ce qu’ils sont censés être, mais des artifices qui nous sont montrés pour nous égarer ». Or, nous avons vu que seuls certains cas de « fées » et de « démons » peuvent s’expliquer par des enlèvements de type « alien », les autres cas s’expliquant autrement. De plus, les OVNIs ne sont pas des tromperies ou « de formidables miroirs aux alouettes », et, contrairement à ce que pense Jean Sider, l’hypothèse extraterrestre n’est pas de plus en plus difficile à défendre. D’une part les OVNIs ont une triple origine, comme nous l’avons vu, et d’autre part les rapprochements effectués entre manifestations diverses peuvent s’expliquer à des niveaux variés. Jean Sider part du principe fallacieux que toutes les scènes visualisées par les témoins de rencontres rapprochées sont des illusions, et que l’idée suggérée par les « aliens » pour laisser croire aux témoins qu’il s’agit d’activités menées par des extraterrestres est totalement fausse. Il parle d’aberrations et d’absurdités (cas Hill avec une carte du ciel enroulée et déroulée, etc.) et identifie les rencontres rapprochées à des pièges « dans lesquels bien des chercheurs sont tombés ». Mais on ne voit pas pourquoi les occupants d’OVNIs dissimuleraient leurs véritables origines et objectifs aux témoins, et pourquoi il n’y aurait que d’astucieuses mises en scène adaptées à l’univers conceptuel des témoins. Ce qui peut paraître absurde pour un Terrien, l’est-il réellement pour des êtres dont l’évolution physique, psychique, intellectuelle, est différente de la nôtre ? Selon Jean Sider, les mensonges et abus divers échappent « aux victimes de ces manigances ». Mais celles-ci, en réalité, ne concernent tout au plus qu’une catégorie particulière d’« aliens » (les « Gris »…).

La diversité des origines alléguées des « aliens » n’est pas nécessairement un argument contre l’origine extraterrestre, et la faible probabilité de visites d’extraterrestres sur notre planète, selon les scientifiques, ne repose que sur des spéculations basées sur l’état actuel des connaissances terrestres. De plus, il est sûrement exagéré de dire qu’il y a autant d’« espèces » (qui nous visitent) que de témoins…

Selon Jean Sider, pour qui l’hypothèse extraterrestre (HET) doit être définitivement abandonnée, l’erreur fondamentale commise par « ceux qui s’accrochent encore à l’HET » se situe au moins à deux niveaux :

– Ils croient que les OVNIs sont apparus en 1947, ce qui est faux.

– Ils croient « que les autres phénomènes paranormaux n’ont rien à voir avec les phénomènes ovnis », ce qui est aussi « faux ».

Le défenseur du modèle H. S. P., par contre, introduira les nuances suivantes :

1. Les OVNIs, loin d’être apparus en 1947, se sont manifestés depuis l’aube de l’humanité. (Exemple : les « clipei ardentes » ou « boucliers de feu » dans l’empire romain.) Jusqu’à notre époque, néanmoins, leur présence s’est faite plus ou moins « discrète ». (Certaines sources font cependant état de contacts importants à l’époque de l’Atlantide…)

Contrairement à ce qu’écrit Jean Sider, on peut penser que ce sont bien les « premières explosions nucléaires qui ont attiré les ovnis » en grand nombre, au lendemain de la seconde guerre mondiale, l’humanité ayant alors atteint un certain niveau technologique susceptible d’attirer l’attention de peuples extraterrestres (de nature physique ou « multidimensionnelle »). Il n’y a pas là, contrairement à ce qu’insinue Jean Sider, une méconnaissance profonde de l’histoire des phénomènes, qui serait doublée d’une erreur de jugement. L’explication donnée par Jean Sider pour expliquer cette prétendue « faute » (sic) fait intervenir l’interprétation fantaisiste selon laquelle nous sommes en présence d’une « situation voulue pour donner cette impression dans le cadre d’un plan extrêmement subtil afin de nous orienter dans une voie sans issue » ! (82)

2. Les « autres phénomènes paranormaux » n’ont pas grand-chose à voir avec les OVNIs. On peut tout au plus constater, chez certains « aliens », l’existence de facultés psi.

Les analogies avec les phénomènes religieux, les histoires de fées, de possessions démoniaques, etc., s’expliquent fort bien dans le cadre du modèle H. S. P., comme je l’ai montré plus haut, l’hypothèse extraterrestre s’intégrant parfaitement dans ce modèle.

Les véritables « abductions » ne sont pas le résultat de songes, contrairement à ce que pense Jean Sider, mais font intervenir des êtres de nature extraterrestre ou souterraine. D’autres cas, lorsqu’ils ne relèvent pas de causes banales (superstitions, etc.), s’expliquent probablement, dans le cas des « sabbats », par une expérience de décorporation dans le « bas astral ». Les persécutions de « saints » (saint Antoine, etc.) (83) sont explicables par les agissements de désincarnés du « bas astral », ces derniers n’ayant évidemment rien à voir avec les « aliens », n’en déplaise à Jean Sider.

Selon ce dernier, « il a été établi par bon nombre de chercheurs » que les informations obtenues par divers types de contacts « sont fausses à 95% ». On aimerait connaître les critères de cette évaluation… Jean Sider prétend aussi démontrer « de façon formelle que les messages de la Vierge Marie et ceux d’entités supposées démoniaques émanent, en fait, de la même intelligence inconnue qui se sert de notre folklore religieux pour nous faire croire n’importe quoi ». (84) La réalité est beaucoup moins simpliste que cela, le « vaste programme de manipulation de masse des sociétés humaines » relevant de la paranoïa.

Si les messages des apparitions religieuses délivrent des messages « d’une fadeur extrême, au contenu répétitif décevant », c’est peut-être parce que ces messages – lorsqu’ils ne sont pas l’expression du subconscient des « messagers » – s’adressent avant tout à des gens simples à l’intellect peu développé, l’intelligence à l’origine des phénomènes trouvant là un terrain propice à la diffusion du message. On peut penser que ces messages, qui s’adressent avant tout à ceux qui ont la foi, au sens religieux du terme, sont adaptés à une catégorie particulière d’individus.

Il n’y a pas à proprement parler de « manipulation » dans les apparitions religieuses. Cependant, Jean Sider n’a pas complètement tort lorsqu’il suggère que le but recherché serait la production « d’énergie libérée par l’esprit humain au sein d’un milieu précis ». En réalité, le but recherché serait l’émission d’un égrégore ou courant d’énergie positif susceptible de contrebalancer et de détruire, par le processus de la prière et de la méditation, l’égrégore de haine et de violence polluant le champ aurique (l’aura) de la Terre, de manière à éviter les catastrophes planétaires qui pourraient en résulter. (Ce sujet, que je ne peux pas traiter ici, est développé dans mon deuxième livre paru en 2011 : « Le livre des prophéties ».) On ne peut cependant pas dire que les messages délivrés constituent un type de leurre, exception faite des supercheries ou des productions subconscientes des « voyants ».

Contrairement à ce que pense Jean Sider, je ne crois pas que la réalité des « abductions » échappe complètement au docteur David Jacobs qui soutient l’origine extraterrestre des enlèvements de type OVNI. Quant à l’abbé René Laurentin, la réalité des apparitions mariales ne lui échappe qu’en partie, le seul handicap de ce dernier étant d’être prisonnier de représentations religieuses orthodoxes, ce qui n’a rien de surprenant puisqu’il s’agit d’un homme d’Eglise. (85)

 

4. Y a-til une “illusion spirite” ?

Jean Sider prétend avoir prouvé, « de la façon la plus catégorique qui soit », que la communication avec les « soi-disant esprits désincarnés » n’est qu’une « autre forme de manipulation des Aliens ». Or, cette prétendue démonstration repose sur l’étude des 16 points communs entre ufologie (étude des OVNIs) et spiritisme. J’ai montré, plus haut, que ces analogies étaient trompeuses et pouvaient être intégrées dans un modèle explicatif différent, lequel reconnaît une pluralité d’origines et de natures des entités et phénomènes analysés.

Comme exemple montrant « qu’il ne s’agissait pas de manifestations d’âmes désincarnées », il cite les célèbres expériences de Victor Hugo pendant l’exil de celui-ci à l’île de Jersey. Il parle à leur sujet d’un « manipulateur » utilisant les connaissances du grand écrivain. En réalité, on peut fort bien se passer de l’hypothèse du manipulateur. La notion de « productions subconscientes » suffirait à rendre compte des textes obtenus (à supposer qu’aucune réelle intervention de l’Au-delà ne se soit produite). Il existe, par contre, bien d’autres cas de messages de l’Au-delà que l’on ne saurait réduire à de simples expressions du subconscient. (Voyez mon livre : “Communications Interdimensionnelles”, JMG éditions, 2007.)

A propos des messages obtenus, Jean Sider déclare que les « entités » sont incapables de dire où elles se trouvent, les descriptions de leur environnement étant « vagues, confuses, diversifiées, contradictoires ». Il parle, à leur propos, de « bouteille à l’encre »… Le défenseur du modèle H. S. P. fera observer, quant à lui, que cette remarque peut s’appliquer à un certain type de messages, ceux émanant des niveaux inférieurs de l’« astral ». Elle est inexacte si l’on prend en considération l’ensemble de la production médiumnique (cas Monnier, Morrannier, etc.).

Dans certains cas, le supposé défunt a donné des informations inconnues du médium et des assistants, lesquelles se sont avérées exactes. Selon Jean Sider, ces cas peuvent s’expliquer de deux façons :

– Ou bien ces informations ont été puisées dans le subconscient d’un témoin, lequel en avait perdu le souvenir.

– Ou bien les « aliens » ont la possibilité de « stocker » les souvenirs de certaines personnes décédées au niveau de la Mémoire de l’Univers (« Annales akashiques ») !

Cette dernière suggestion est ridicule. Tous les ésotéristes et occultistes connaissent l’existence des « Annales akashiques » ou « mémoire magnétoscopique » (son et image) de l’Univers. Les événements de la vie des personnes incarnées s’enregistrent automatiquement et naturellement dans ce réservoir de la mémoire planétaire et universelle, la conception traditionnelle des « annales akashiques » ne faisant pas intervenir des entités dans le processus de stockage de ces souvenirs (même si l’on se réfère à des « gardiens » de ces annales).

Toujours selon Jean Sider, les auteurs citant les cas « prouvés » du spiritisme « évitent, le plus souvent possible, de mentionner les cas qui ont développé un processus exécrable, pouvant aller jusqu’à un flot d’injures les plus grossières de la part de l’entité lorsqu’elle a été prise en flagrant délit de mensonge, par exemple ». L’explication de ces cas est pourtant fort simple : nous avons affaire, en ces circonstances, à des entités du « bas astral », lesquelles, rappelons-le, n’ont strictement rien à voir avec les vrais « aliens »… A propos du développement de la doctrine spirite par des auteurs comme Allan Kardec et Léon Denis, Jean Sider parle de chimères. Selon lui, on « ne peut pas construire du vrai avec du faux, tout simplement », les contacts étant « toujours des leurres ». (86) Mais, contrairement à ce qu’imagine Jean Sider, il n’y a point de leurres, les seuls véritables leurres étant constitués par les éléments de sa théorie fantaisiste.

A propos du médium Edgar Cayce, Jean Sider ne trouve pas mieux que de nous ressasser l’idée farfelue selon laquelle ce clairvoyant fut « manipulé au niveau du cerveau par une entité inconnue (…) », la « grande salle », les « milliers de livres », le « livre correspondant à la personne », etc., n’étant, selon lui, que « des leurres insérés dans un scénario circonstanciel, adapté à l’univers conceptuel de Cayce ». « Une bibliothèque assortie de milliers de livres dans un monde spirituel non physique », ajoute-t-il, « cela prête plutôt à rire »… (87) En fait, cette description peut n’être qu’une vision symbolique des Annales akashiques. De plus, certains récits de « voyageurs extra-corporels » font état de l’existence de « bibliothèques » à un certain niveau dimensionnel “non-physique”.

A propos du channeling, Jean Sider prétend qu’il est pratiquement établi “que le contexte de cette médiumnité moderne est encore une supercherie”.

« La stratégie des leurres se perpétue de la même manière et seuls les personnages de cette tragi-comédie changent de masque, persistant à vouloir se camoufler sous de fallacieuses identités. Pour ce qui concerne le discours des entités, il est de la même trempe que celui des autres types de contacts, adapté aux préoccupations des gens qui ont des relations avec elles. On y retrouve les pompeuses logorrhées constituées de réflexions philosophico-religieuses dont la dialectique ne livre aucune vérité première sur l’origine précise de leurs auteurs. » (J. Sider)

Les cas de contact négatif existent, et les « assertions contradictoires surgissent fréquemment, tout comme les absurdités, les incohérences, ainsi que les mensonges évidents ». (88) Cette prose appelle les commentaires suivants :

Jean Sider ne donne aucun exemple des prétendus contacts négatifs, absurdités, incohérences et mensonges évidents. De tels propos ne font en fait que traduire les préjugés de cet auteur en relation avec les thèmes abordés et le contenu « philosophico-religieux » des séances de « channeling ».

Les « assertions contradictoires » sont en fait assez rares. On trouve, en réalité, dans les communications reçues en « channeling », une remarquable cohérence sur divers points fondamentaux : réincarnation, civilisations disparues (Atlantide…), etc. Il existe certes, parfois, des contradictions, mais celles-ci s’expliquent simplement par l’existence, dans “l’Au-delà”, d’ entités plus ou moins “évoluées” et informées.

Dire qu’il est pratiquement établi que le contexte de cette médiumnité moderne est une supercherie, cela relève de l’affirmation gratuite et sans fondement.

La référence aux « leurres » et aux « fallacieuses identités » constitue, dans la prose de Jean Sider, un thème récurrent constamment « asséné », de façon non appropriée et sans la moindre preuve. Il y a, chez cet auteur, un manque évident de réel discernement. En outre, si certains textes reçus en « channeling » peuvent s’apparenter à de « pompeuses logorrhées », d’autres par contre apportent des informations précises sur divers sujets, informations qui, bien qu’invérifiables, méritent néanmoins d’être appréhendées avec un esprit ouvert. Enfin, s’il n’est certes pas possible de prouver l’origine alléguée des entités, Jean Sider devrait être aussi conscient qu’il ne peut prouver l’origine fallacieuse invoquée…

 

IX. Les « sorcières » :

Rappelons, à propos des « sabbats », que certains cas de ce type peuvent s’expliquer par des « songes », lesquels ne sont pas à proprement parler des leurres induits dans le cerveau des victimes, mais plus probablement des cas de décorporation au niveau du « bas astral », comme le suggère le témoignage rapporté par Jeanne Guesné et évoqué plus haut. Dans d’autres cas, cependant, le « sabbat » semble avoir été de nature physique. Contrairement à ce que considère Jean Sider, on ne saurait cependant dire que le « manche à balai ou un bouc remplace l’ovni » ! (89) Nous avons sûrement affaire, dans ces derniers cas, à une déformation populaire du concept de « voyage astral » ou envol de l’âme…

Dans certains cas, nous avons un « vol psychique » (décorporation), dans d’autres cas le « vol » est physique (enlèvement par de petits êtres de nature extraterrestre ou souterraine).

L’occultation de la réalité de l’expérience vécue s’explique :

– Dans le premier cas, par l’ignorance de la nature de l’expérience vécue (uniquement dans le cas d’une décorporation spontanée dans le « bas astral »).

– Dans le second cas, par une occultation délibérée de la part des vrais « aliens » responsables de l’enlèvement. N’oublions pas que la plupart des « abductés » modernes souffrent d’un « trou de mémoire » dans leur emploi du temps, dont la nature est restituée à la faveur d’une régression mémorielle sous hypnose.

Selon Jean Sider, il y a, dans les transports au sabbat, « une volonté évidente de provoquer des flots d’émotions violentes » : relations sexuelles incestueuses et homosexuelles, rituels dérisoires, festins grotesques et sordides, « sans oublier la terreur qu’engendrait la présence du Malin ou/et de ses suppôts, renforcée par les sempiternelles menaces de châtiment si les intéressés n’accomplissaient pas certains actes odieux ou ne récitaient pas certaines incantations ridicules et injurieuses pour l’Eglise ». (90) Or, de telles représentations « délirantes » peuvent fort bien s’expliquer de la sorte : la conscience de la personne en décorporation (la « sorcière ») s’est trouvée immergée dans une zone du « bas astral » où il est possible d’entrer en contact avec des égrégores ou “formes-pensées” créés par des désincarnés en proie à des pulsions sexuelles inassouvies et à des superstitions religieuses.

Enfin, Jean Sider fait une comparaison inexacte entre deux types de messages :

« ‘Priez le Seigneur, mes enfants’, dit souvent la Vierge Marie aux voyants en extase.

« ‘Invoquez-nous en récitant les prières que nous vous indiquons’, disaient les démons d’antan aux possédés en état de transe. »

Contrairement à ce que pense Jean Sider, ce n’est évidemment pas « la même intelligence inconnue » qui est à l’origine de ces deux catégories de messages. (91)

* Dans le premier cas, la finalité de la prière est relative, en dernière analyse, au processus de purification du champ aurique planétaire. (Un sujet que je traite dans mon deuxième livre paru en 2011 : « Le livre des prophéties ».)

* Dans le second cas, les « démons » sont des défunts du « bas astral » invoquant de l’aide par la prière, cette dernière pouvant contribuer à leur processus de libération de la « sphère d’expiation ».

 

X. NDE et RR4 :

Kenneth Ring, spécialiste des NDE (expériences au seuil de la mort), a consacré un ouvrage à l’étude comparative des témoignages d’OVNIs et des récits de NDE.

Selon Jean Sider, chaque partisan de l’hypothèse extraterrestre, en matière d’OVNIs, devrait consulter cette étude car cela pourrait lui « déciller grandement les yeux », cet ouvrage, dit-il, n’arrangeant pas « du tout les affaires des amateurs d’HET ». (92) Ce commentaire, cependant, n’a aucun fondement réel. Les RR4 (« abductions ») n’ont rien à voir avec l’« univers imaginal » (qui correspond, en fait, au Plan astral) d’Henri Corbin, si l’on excepte les cas de décorporation provoqués parfois par les « aliens » sur leur victime. On ne saurait comparer des expériences, pour la plupart traumatisantes, d’enlèvement OVNI, avec des expériences de nature spirituelle comme les NDE.

Les analogies observées au niveau des antécédents infantiles et des répercussions sur le plan psychologique ou physiologique, chez les sujets OVNI comme chez les sujets NDE, peuvent s’expliquer sans faire intervenir une origine unique aux deux phénomènes. Ainsi, on observe souvent une enfance marquée par des événements anormaux de types divers, qui témoignent de facultés psi ou de contacts avec d’autres Plans de réalité. Le lien entre dons psi et victimes d’enlèvement ou rencontres du troisième type a été noté par Jenny Randles, Ken Phillips, Hilary Evans et Berthold Schwarz. Certains sujets RR4 ont manifesté dans l’enfance des dons psi ou de perception d’entités « non-physiques ». Le mécanisme explicatif invoqué par Kenneth Ring met en évidence une personnalité prédisposée : maltraitance et abus subis provoquant une « dissociation », une capacité d’« absorption », le tout conduisant à la perception d’autres Plans de réalité.

Il est possible, cependant, que les « aliens » (les vrais !) s’intéressent à un certain type de sujets, des contacts pouvant par ailleurs être préalablement effectués par des êtres de nature “non-physique” avec le futur « abducté » afin de le préparer psychologiquement au type d’expérience auquel il sera ultérieurement confronté. Cette supposition n’est pas nécessairement absurde, Kenneth Ring lui-même citant le cas d’une femme qui, alors qu’elle n’était qu’une enfant âgée de 3 ans, sortit de son corps pour flotter autour du plafond. Ayant réintégré son corps, elle vit cette nuit-là dans le ciel trois lumières qui se rapprochèrent et flottèrent alentour pour prendre ensuite la forme d’êtres humains, chacun ayant une couleur dominante : or, bleu et rose. Ils lui dirent qu’ils l’avaient amenée sur Terre pour apprendre, que la Terre était une école, qu’elle subirait beaucoup d’épreuves difficiles, qu’elle croiserait des « êtres étranges », et que sa tâche « consistait à apprendre à les aimer quoiqu’ils fassent ». Ils lui dirent que, quels que soient les événements, son être véritable ne serait jamais affecté. Après quoi, ils s’en allèrent. (93)

Dans le registre de l’absurde, Jean Sider a encore frappé fort en énonçant la théorie suivante à propos d’un aspect des NDE : il suppose que lors du décès d’un être humain « infesté » par un « alien », ce dernier, appelé en l’occurrence le « psychosymbiote », s’échappe « de l’enveloppe corporelle du défunt en emportant tous ses souvenirs, même ceux de l’inconscient ». Selon Jean Sider, « comme une bande vidéo enregistre les images d’une caméra, le PSS a ‘l’enregistrement’ de la mémoire de son ancienne proie (non seulement toutes ses connaissances mais aussi la mémoire visuelle de tous les événements importants qui ont marqué sa vie) ». Les NDE les plus remarquables le confortent dans cette optique. En effet, « les personnes qui croient mourir voient l’essentiel des images de leur vie défiler à toute vitesse à contre-sens, comme une bande vidéo qui se rembobine ». (94)

L’interprétation donnée ci-dessus par Jean Sider relève de l’absurdité la plus patente. Au début du vingtième siècle, déjà, certains occultistes comme Max Heindel avaient signalé que le panorama de la vie d’un individu était enregistré au niveau de l’« éther-réflecteur » du corps éthérique ou vital, le défunt voyant le film de sa vie, en sens inverse, au moment de la mort. Ce qui a été confirmé, pour l’essentiel, par les NDE. Nous avons ici affaire à l’équivalent microcosmique (à l’échelle individuelle humaine) de la Mémoire de la Nature ou « Annales akashiques » (niveau macrocosmique ou planétaire). Il n’y a évidemment pas de « psychosymbiote » à l’origine du processus, ce dernier étant naturel !

Mais le délire interprétatif de Jean Sider ne s’arrête pas là. Selon lui, en effet, les NDE représentent une forme de leurre ayant pour but « de faire croire aux personnes qui les vivent que leur âme (ou leur esprit) ‘monte au ciel’, ou plutôt atteint un Au-delà euphorisant où réside un être de lumière qui n’est qu’Amour, et que les personnes concernées identifient selon leur univers conceptuel (Ange, Dieu, guide spirituel, etc.) ». Cette prétendue manipulation « entre probablement dans un fantastique programme d’influences visant à fortifier la philosophie du New-Age et de la réincarnation, un thème qui redevient d’actualité, à la grande satisfaction de certains éditeurs ». Selon Jean Sider, le hic « c’est que les NDE représentent un phénomène relativement nouveau ». Comme les OVNIs, écrit-il, « les NDE ont surtout commencé à proliférer après la deuxième guerre mondiale, ce qui est extrêmement gênant pour permettre leur interprétation au premier degré ». (95)

Que de contrevérités, une nouvelle fois, dans cette citation ! On retrouve la « paranoïa » de Jean Sider avec ses références au « leurre » et à la « manipulation » : les « démons » des Témoins de Jéhovah ne sont pas loin, ces démons étant aussi censés faire croire à l’existence de l’âme dans l’Au-delà ! Evidemment, dans le modèle H. S. P., il n’y a pas de leurre visant à faire croire à la survie, et pas davantage de manipulation visant à fortifier le « New-Age » et la réincarnation, ce modèle théorique reconnaissant la réalité de la survie et de la réincarnation. On peut, par contre, concevoir l’existence d’un plan de sensibilisation à ces thèmes, par l’intermédiaire de multiples sources…

En outre, il est faux de prétendre que les NDE représentent un phénomène relativement nouveau, divers chercheurs ayant pu recenser, dans l’Histoire, des cas de ce type. De plus, le fait que les NDE aient commencé « à proliférer après la seconde guerre mondiale » n’a rien d’extrêmement gênant pour leur interprétation « au premier degré » (indices de la survie de la conscience après la mort) : cette augmentation de l’intérêt pour le sujet est due à la contribution initiale de Raymond Moody à l’étude du phénomène, dans les années 1970, le nombre de cas de ce type ayant par ailleurs tout simplement augmenté grâce aux techniques de réanimation modernes.

 

XI. Des affirmations sujettes à caution :

Analysons quelques autres conclusions hâtives et non fondées de Jean Sider :

* Il évoque les quelques cas de « bedroom visitor » et d’enlèvement à bord d’un OVNI, au cours desquels les témoins purent voir des « parents décédés », ainsi que les cas mettant en scène des incubes, ces entités « qui copulaient (ou du moins le faisaient-elles croire) avec leurs victimes en s’étant présentées à elles sous l’apparence d’un être cher décédé (mari, fiancé, amant…) ».

« Une tactique employée de nos jours par les ‘Extraterrestres’ pour avoir un coït avec les femmes qu’ils enlèvent, mais cette fois-ci à l’image d’un être cher toujours en vie. » (J. Sider)

De quoi remettre encore en cause, prétend Jean Sider, bien des idées reçues sur les « contacts avec l’Au-delà »… (96)

Il est, en réalité, inutile de remettre en cause de prétendues « idées reçues ». En effet :

– Dans les cas de RR4, la perception d’« aliens » se présentant sous l’apparence de « parents décédés » peut aisément s’expliquer par l’implantation de scènes dans l’esprit du témoin, dans le but de gagner la confiance de celui-ci, ces scènes ayant par ailleurs une forte connotation émotionnelle…

– Certains cas d’« incubes » peuvent n’être, en réalité, que d’anciens cas d’« abduction ».

Dans les deux cas de figure, les êtres de nature physique impliqués n’ont évidemment rien à voir avec l’Au-delà.

* Jean Sider pense que ce qui est connu sous les noms d’« âme », de « corps astral » ou d’« esprit », peut être en réalité le « psychosymbiote » (ou « alien ») !

Ceci, écrit-il, « peut expliquer parfaitement le leurre des vies antérieures et, bien entendu, tout ce qui est lié aux différentes formes développées par le spiritisme, la transcommunication, etc. ». Selon lui, le souvenir de vies antérieures pourrait s’expliquer « plus simplement » (!) par « l’enregistrement fait par un PSS lors d’un ‘séjour’ précédent dans la boîte crânienne d’un individu, même s’il a été en vie il y a plusieurs siècles ». Selon Jean Sider, un élément vient apporter de l’eau à son moulin : sur 40 cas d’« abductés », John Mack découvrit plusieurs témoignages faisant état de souvenirs de vie antérieure. (97)

Ce qui précède appelle les commentaires suivants :

– L’identification de l’âme ou du corps astral au « psychosymbiote » relève de la plus haute fantaisie.

Les notions d’« âme », de « double » ou de « corps astral » se retrouvent dans de nombreuses traditions religieuses, occultistes et ésotériques, ainsi que dans les peuplades « primitives ». Cette croyance universelle – et parfois cette connaissance – n’a évidemment aucun rapport avec des « aliens » ! De plus, les personnes ayant expérimenté une sortie hors du corps, et ayant donc fait l’expérience du « corps astral », ne manqueront pas de rire en prenant connaissance de l’interprétation de Jean Sider

– Pour le « réincarnationniste », le concept de vies antérieures ne constitue évidemment pas un leurre.

Les « aliens », tels que Jean Sider les conçoit, n’existant pas, le concept de « psychosymbiote » ne peut expliquer ni les souvenirs de vies antérieures, ni le spiritisme, ni la « transcommunication ». Le modèle H.S.P. rend parfaitement compte, nous l’avons vu, de deux réalités distinctes : l’existence de l’âme, de Plans de conscience et de la possibilité de communiquer avec l’Au-delà, d’une part, l’existence d’« aliens », au sens extraterrestre du terme, responsables des « abductions », d’autre part.

Soutenir que les souvenirs de vies antérieures sont des enregistrements dus à un « psychosymbiote » ayant « possédé » un Terrien il y a x siècles, relève de la fantaisie la plus échevelée… La réincarnation étant, pour le défenseur du modèle H. S. P., une réalité, il n’ y a évidemment rien d’étonnant à ce que John Mack ait pu découvrir quelques cas de souvenirs « antérieurs » dans les récits d’« abduction » étudiés.

* Jean Sider, qui part du principe erroné que les « morts » s’adressant aux vivants se présentent avec de fallacieuses identités, et ne sont par conséquent que des leurres, se dit surpris par le fait que les personnes concernées par les contacts (spiritisme, écriture automatique) « n’aient pas été en mesure de déceler ce qui n’est qu’une magistrale mystification ».

Mais il n’y a point de mystification émanant de mythiques « aliens ». On ne peut que dénoncer le caractère absurde de la conception selon laquelle chaque individu, ou le sujet possédant des aptitudes à la médiumnité, « hérite d’un locataire, une entité chargée d’exploiter son potentiel affectif à son insu ». (98)

* Il est inexact de réduire les « fantômes », les M. I. B. (« Men In Black »), les apparitions religieuses et profanes, etc., à des leurres psychiques pouvant déclencher des effets physiques (« poltergeist », etc.) :

– Nous avons affaire, ici, à des types différents d’entités.

– Certains effets secondaires, de type « poltergeist », sont en fait dus à des « élémentaux » ou à des entités du « bas astral ». Quant aux « hommes en noir », ils n’ont rien d’« éthéré » …

Le but recherché n’est pas la production d’énergie psychophysiologique (EPP) née « de l’intensité émotionnelle due à la frayeur et à l’angoisse suscitées », car ces diverses manifestations, aux origines variées, poursuivent des buts distincts.

Il n’y a pas de manipulations relevant d’illusions mentales, à l’exception de certains cas de RR4, et les phénomènes physiques (dématérialisations, etc.) ne sont pas provoqués par des PSS, mais par des entités (“défunts”, “élémentaux”…) dont la nature s’intègre parfaitement dans le modèle H. S. P. L’affirmation de Jean Sider selon laquelle les entités se présentent toujours sous de fausses identités est une déclaration péremptoire n’ayant aucun fondement réel, tout comme celle selon laquelle ces entités ne peuvent être identifiées formellement et « garderont éternellement l’incognito ». (99)

Jean Sider remarque que les apparitions religieuses sont génératrices d’élans émotionnels intenses. L’amour de Dieu et la peur du Diable sont, dit-il, producteurs « d’états affectifs profonds qui génèrent des flots d’EPP d’une richesse certaine, entretenus par les PRIERES ». Selon Jean Sider, il y aurait ainsi « toute une gamme de fluides spirituels selon le type d’émotion recherché par les entités ». Il ajoute que les prières permettraient, surtout si elles sont collectives (dans les églises, les processions, les pèlerinages, etc.), « de quantifier et de bonifier l’EPP émanant des gens qui tournent leur esprit vers Dieu ».

« Priez, mes enfants ! », dit la Vierge Marie dans tous ses messages, systématiquement, « peut-être que le Seigneur tout-puissant reportera la fin des temps à une date ultérieure ! ». Et les pauvres gens, épouvantés à l’idée de cette épée de Damoclès perpétuellement suspendue au-dessus de leurs têtes, prient, note Jean Sider, avec le ferme espoir d’être entendus et exaucés dans leurs suppliques. (100)

En réalité, il n’y a pas à proprement parler de production de flots d’EPP par l’intermédiaire des prières sollicitées. Comme je l’ai déjà signalé, l’effet recherché est quelque peu différent : il s’agit de l’émission de courants d’énergie ou d’égrégores positifs visant à purifier le champ aurique (ou aura de la Terre) des égrégores de haine et de violence qui le polluent, la “destructuration” du champ aurique planétaire pouvant amener, en définitive, des catastrophes naturelles (tremblements de terre, etc.). La pensée humaine collective, en effet, peut affecter la structure physique de la planète. (Je développe ce sujet dans mon deuxième livre : « Le livre des prophéties ».)

Les entités dialoguant avec le médium Robert David demandent aussi « de leur adresser des prières pour les mêmes prétextes ». Elles n’hésitent pas « à suggérer des prières à Jésus, à la Vierge Marie, aux saints, etc. ». Cela prouve, selon Jean Sider, « que tout ce beau monde », qu’il soit « divin » ou « diabolique », appartient à la même « compagnie ». Tout comme les « fées », les « élémentaux », les « esprits », les « fantômes », les « spectres », les « extraterrestres », et autres entités « des mondes évanescents de l’imaginaire humain, lequel sert de coloration pour la production d’une EPP au gré des manipulateurs ». (101)

On ne peut qu’être surpris des « raccourcis » empruntés par Jean Sider pour étayer sa théorie. Le modèle H. S. P., par contre, introduit les nuances suivantes :

Le but des prières demandées dans le contexte des apparitions mariales est celui que j’ai donné plus haut.

Les prières demandées dans un contexte spirite, par l’intermédiaire d’un médium, ont la plupart du temps une finalité différente : il s’agit d’aider le processus de libération des âmes prisonnières du « bas astral » ou âmes « en peine » (âmes « attachées » à la Terre), par l’émission de courants d’énergie positive, ceci pouvant aussi se faire par une demande d’aide auprès de figures religieuses bien connues, cette dernière occurrence étant fonction du système de croyances de l’individu ou du groupe d’individus à l’origine de ces prières.

A Kerizinen, Jeanne-Louise Ramonet, lors de la quarante-deuxième apparition de la Vierge Marie, perçut ce message :

« Car si les hommes ont besoin du secours de Dieu, Dieu aussi demande le concours des hommes. En vérité, il a besoin de vous pour réaliser les desseins éternels de sa providence. »

Cette formulation, cependant, est parfaitement compréhensible si l’on se place dans le cadre du modèle H. S. P., et elle ne nécessite pas une référence implicite aux « flots d’EPP ». L’être humain, doté du libre arbitre, doit néanmoins se comporter d’une certaine façon s’il veut espérer la réintégration au sein de la Source, à la fin de son parcours évolutif.

Il va de soi, évidemment, que les diverses entités « divines » ou « diaboliques » ne sont pas de même nature, les « élémentaux », les « extraterrestres », etc., étant des êtres distincts, comme je l’ai montré plus haut.

Jean Sider mentionne aussi le cas de la mystique Marie de Jésus d’Agreda, connue pour ses bilocations. (Une bilocation implique une présence simultanée dans deux endroits.) Elle passe pour avoir « évangélisé » des Indiens du Nouveau-Mexique alors qu’elle se trouvait, physiquement, en Espagne. Elle prêchait en espagnol, mais les Indiens la comprenaient dans leur propre langue, ce qui suggère une communication de type télépathique. Elle aurait prêché sous la forme d’un « double » pendant huit ans, période au cours de laquelle elle a eu, dit-on, plus de 500 extases. Evidemment, il n’est pas nécessaire de faire intervenir, comme le fait Jean Sider, « un Alien à l’image de Marie d’Agreda », pour expliquer la présence de cette mystique sur l’autre continent. Peut-être s’agissait-il, en fait, de ce que certains occultistes appellent un « mayavirupa », un corps de manifestation temporaire susceptible d’être créé par certains Maîtres ou initiés dans un but spécifique. (102) On ne comprend pas bien, cependant, comment la communication aurait pu être de type télépathique…

Les rapprochements erronés effectués par Jean Sider l’ont ainsi amené à la conclusion fallacieuse d’une même source produisant les mêmes effets, et à l‘illusion selon laquelle l’hypothèse extraterrestre, en matière d’OVNIs, est devenue pratiquement impossible à défendre. De plus, il convient de nuancer son assertion selon laquelle les « aliens » d’aujourd’hui sont les entités « que l’on appelait les Elémentaux il y a plusieurs siècles, les génies ou les dieux il y a près de trois millénaires ». Le modèle H. S. P., en effet, intègre les éléments suivants :

– Les « génies » et les vrais « élémentaux » appartiennent au monde de “l’Invisible”.

Certains êtres de petite taille, indûment qualifiés d’« élémentaux » par nos ancêtres, étaient en fait de vrais « aliens », de nature physique (extraterrestre ou souterraine).

– La notion de « dieux », plus complexe, concerne sûrement plusieurs réalités : créations mythologiques issues de l’imagination humaine, êtres du monde invisible, êtres de l’espace, personnages ayant existé dans un lointain passé (Atlantide…) et ayant été, par la suite, élevés au rang de « dieux ». (103)

 

Des délires ?

Jean Sider évoque ce qu’il appelle « la frange lunatique de l’ufologie américaine », ainsi qu’une « littérature délirante » écrite par des « irresponsables » interprétant au premier degré tout ce que rapportent les « abductés ». Il stigmatise notamment les « hallucinantes assertions » de George Andrews, ainsi que les « délires » de John Lear. Or, ces individus ne font que distinguer plusieurs types d’espèces extraterrestres qui, selon eux, nous visitent, ces espèces, originaires de planètes différentes, ayant des objectifs distincts… Il est certes difficile de déterminer, dans leurs propos, ce qui est réel de ce qui relève de l’affabulation.

Mais s’il faut parler de « délires », je crois que la théorie de Jean Sider figure, à ce niveau, en bonne place. Il n’y a pas, contrairement à ce que celui-ci croit, de « malicieuse mise en scène » derrière un prétendu « vernis extraterrestre », et on ne peut pas attribuer aux « aliens » eux-mêmes la thématique relative aux « petits Gris » et aux « grands blonds ». Il n’y a pas d’« aliens » qui « mentent comme des arracheurs de dents », aspect qu’il n’a nullement largement démontré dans ses livres. Les mensonges, si mensonges il y a, sont ponctuels et ne concernent que certaines catégories d’entités (entités du « bas astral », certains agissements des « Gris »…).

John Lear a émis ce qui a été nommé son « horrible hypothèse », selon laquelle un accord secret a eu lieu entre le gouvernement américain et les « aliens ». Cette déclaration est ramenée par Jean Sider au rang d’assertion gratuite relevant d’un syndrome paranoïde. Mais l’hypothèse de Jean Sider, relative aux « aliens » qui nous trompent, n’échappe pas, elle-même, à l’accusation de paranoïa…

 

XII. Une “connexion diabolique” ?

Jean Sider fait le rapprochement, sur le plan onomastique, entre les noms d’entités extraterrestres alléguées et des mondes dont elles seraient issues, et des personnages de diverses mythologies. Quelques-uns de ces rapprochements ne sont peut-être pas l’effet du hasard, comme dans le cas de « Semjase » (cas Edouard Meïer) et de l’ange rebelle « Semiâzâ » du “Livre d’Enoch”. Mentionnons aussi la planète « Erra » et « Erra », le dieu babylonien de la peste et autres calamités. On peut citer également l’entité féminine « Lyra », originaire d’Orion, qu’aurait rencontré, en mai 1952, Orfeo Angelucci. « Lyra » était aussi le nom de l’oiseau-tempête des Akkadiens, Akkad étant le centre d’un royaume sémite au troisième siècle avant J.-C.

La pertinence de la majorité des rapprochements effectués reste cependant à démontrer.

* Faut-il faire réellement le lien entre « Orthon » (le Vénusien initialement rencontré par George Adamski) et « Orthos », chien du monstre « Geryon », tous deux tués par Hercule ? (Dante fit de « Geryon » un démon.)

Toujours adepte des raccourcis saisissants, Jean Sider soutient qu’une « manipulation suggérant une activité démoniaque est traditionnelle dans les contacts entre les Aliens et les personnes (des médiums généralement) qu’ils mystifient systématiquement ». Comme pour Edouard Meïer, il estime que George Adamski « fut de bonne foi et abusé par un Alien, et que le côté négatif de leur personne prit ensuite le dessus pour exploiter un filon afin de se constituer un pactole sans trop se fatiguer ». (104) Mais pourquoi George Adamski aurait-il été manipulé par un « alien » ? Outre la référence à « Orthos », il y a l’origine présumée de l’être rencontré : Vénus. La planète Vénus était appelée « Lucifer » par les Romains ! Pour le défenseur du modèle H. S. P., ce glissement de sens est fantaisiste. Ce modèle, en effet, se réfère, nous l’avons vu, à l’origine extraterrestre/multidimensionnelle de certains OVNIs, dont la planète Vénus (à un autre niveau dimensionnel que le plan physique de cette planète). Les sous-entendus relatifs à « Lucifer » deviennent dès lors superflus…

* On connaît aussi le cas de l’entité « Lyra » (voir plus haut) qui aurait emmené Orfeo Angelucci, en esprit, sur sa planète « Lucifer ». En italien, « Angelucci » signifie « ange de lumière », et « Orfeo » évoque « Orphée », le poète grec qui descendit aux “Enfers”. Ce « contacté » était un mystique ayant manifestement choisi des pseudonymes en rapport avec des préoccupations mystiques… De là à penser qu’il y a un « alien » là-dessous, c’est aller un peu vite en besogne.

* En novembre 1952, George Williamson passe pour avoir dialogué avec un Vénusien par l’entremise du médium John Mc Coy. Des messages furent reçus par un petit groupe de « contactés » constitué par George Williamson, en utilisant l’écriture automatique, la planchette « Oui-jà » et même la radio. Or, la réception de certains de ces messages peut fort bien s’expliquer par une origine extraterrestre/multidimensionnelle. Il en va de même pour George Van Tassel qui prétendit avoir dialogué en état de transe extatique avec des êtres extraterrestres nommés « Totalmon » et « Ashtar ». Selon Jean Sider, le premier semble un nom composite issu de « Toth » et d’« Amon », dieux égyptiens, le premier du temps, le second du mystère, alors qu’« Ashtar » semble dérivé d’« Ashtart » (déesse de la sexualité et de la fertilité chez les Phéniciens), d’« Ishtart » (déesse-mère de la sexualité et de la guerre chez les Babyloniens et les Assyriens) ou d’« Ashtoreth » (dans la Bible), diabolisée par les massorètes hébreux. « Ashtart-Ishtart » a donné l’« Aphrodite » des Grecs, cette dernière correspondant, pour les Romains, à Vénus.

Mais peut-on faire réellement appel à « Toth » et à « Amon » pour expliquer « Totalmon », et « Ashtar » est-il réellement dérivé d’« Ashtart », « Ishtart » ou « Ashtoreth » ? Faut-il trouver un sens caché là où il n’y a probablement qu’un hasard sans grande signification ?

* De même, faut-il faire appel à « Aurora », la déesse grecque du lever du jour, fille des Titans « Hyperion » et « Theia », pour expliquer « Aura Rhanes », la présumée entité extraterrestre féminine rencontrée par Truman Bethurum dans le désert de Mojave (Californie), de juillet à novembre 1952 ? Ce mot « Aura » évoque-t-il « Hora » (ou « Héra »), la déesse grecque de la féminité et de la maternité ? Je ne le crois pas. Par contre, le terme employé peut effectivement être une référence implicite au corps immatériel (de nature « multidimensionnelle ») de l’entité (l’aura étant le champ d’énergie, invisible, entourant notamment le corps humain…). Il est par contre peu probable que « Rhanes » soit dérivé de « Rhea », mère de « Hora », Titan femelle.

* En 1953, Dana Howard aurait été contactée par une Vénusienne se faisant appeler « Diane », nom de la déesse romaine de la virginité. Et Howard Menger, en 1956, prétendit avoir vu trois Vénusiens… Il y eut aussi les six prétendus Saturniens rencontrés en novembre 1957 par Reinhold Schmidt, près de Kearney (Nebraska). Un des « Saturniens » lui déclara que Jésus-Christ ressuscité était retourné sur sa planète originelle : Vénus ! En 1954, George King déclara recevoir des messages d’un Vénusien nommé « Aetherius ». Il s’agit là, manifestement, d’un pseudonyme faisant implicitement référence à l’origine « éthérique » (donc : « multidimensionnelle ») de l’entité extraterrestre. (« Aether » est le dieu grec des cieux purs.) George King mentionna un guide vénusien nommé « Patana ». Il est peu probable que ce nom soit une déformation de « Patala », terme qui, dans la cosmologie hindoue, désigne les sept régions infernales « sous la terre, placées juste au-dessus des enfers »

* De même, on peut douter de la pertinence du rapprochement effectué entre le « commandant Marcosan », qu’aurait rencontré Leo Childers en avril 1955, et « Marchosias », prince des régions infernales dans la mythologie médiévale.

* La Vénusienne « Mara », que John Watts prétendit avoir vue en 1950, doit-elle son nom à « Mâra », incarnation des puissances du mal dans la mythologie hindoue et bouddhiste ? L’hypothèse de la simple coïncidence est plus vraisemblable.

* Frank Stranges aurait été contacté par un Vénusien nommé “Val-Thor”, transformé ensuite en « Thor Valiant ». « Val » fait penser à « Vali », dieu de la lumière éternelle dans la mythologie teutonique, fils d’Odin, dieu de la noblesse, Thor étant le rival d’Odin et le dieu des paysans et des petits bourgeois. Certaines informations reçues en channeling et en décorporation signalent que certains dieux de la mythologie se réfèrent en réalité à des entités extraterrestres (« multidimensionnelles » ou non) ayant réellement existé. Cela expliquerait-il, dans certains contacts extraterrestres allégués, certaines références implicites à des noms de la mythologie ?

* En janvier 1958, deux entités se matérialisèrent au domicile de Cynthia Appleton, à Aston (Angleterre), l’une d’elles disant venir d’une région de Vénus nommée « Ghanas Vahn ». Cela fait penser à « Ganas », serviteurs de Dieu dans la mythologie hindoue, et à « Van », qui était une déité teutonique de la fécondité, dont le pluriel, « Vanir », donna « Vénus ». Signalons que Madame Appleton n’avait fréquenté que l’école primaire…

* Daniel Fry aurait été en contact avec un être extraterrestre se faisant appeler « Alan » (ou « A-lan »). Ce « contacté » aurait fait, en 1949, un aller-retour, en vaisseau, entre White Sands (Nouveau-Mexique) et New-York. (Jean Sider mentionne la date du 4 juillet 1950. Timothy Good, dans son livre « Contacts extraterrestres » – Presses du Châtelet, 1999, page 78 -, signale qu’il s’agit en réalité du 4 juillet 1949. Daniel Fry avait initialement donné une date inexacte.) Selon Jean Sider, « Alan » peut être issu d’« Alaunus », dieu celtique correspondant au « Mercure » des Romains et à l’« Hermès » des Grecs, ce dernier, considéré comme le dieu de la fraude, conduisant les âmes des morts en enfer… Mais peut-on réellement rapprocher « Alan » et « Alaunus » ? Dans la mythologie des Tinguians (petite ethnie des îles Philippines), « Alan » est le nom d’Esprits pouvant être malfaisants. Ne s’agit-il pas là, en fait, d’une simple coïncidence ? Il faut se méfier des rapprochements effectués à partir de langues différentes. En fait, comme le rapporte Timothy Good, la voix d’« Alan » (il n’y eut pas de contact physique avec l’entité) fit cette déclaration :

« Oui, nous avons des noms, bien que nous n’ayons guère l’occasion de les utiliser entre nous. Si je m’installe sur Terre, je prendrai celui d’Alan ; il est assez courant et, par ailleurs, ressemble beaucoup à mon vrai nom que l’on pourrait écrire ‘‘Ah-lahn’’. » (Page 71 de « Contacts extraterrestres ».)

Inutile, par conséquent, d’évoquer des « Esprits malfaisants »…

* En août 1947, au Brésil, José Higgins vit trois humanoïdes de 2 mètres 10, l’un d’eux ayant dessiné un système solaire sur le sol. Le Soleil, dans leur langue, s’appelait « Alamo », et leur planète : « Orques ». Jean Sider décompose ainsi le premier mot : « Al » (démon de la mythologie arménienne, connu pour voler des bébés), « amo » pouvant évoquer « Amon » ou « Amon-Râ », dieu égyptien (« Râ » étant le dieu du Soleil). Le terme « Orques » est susceptible de faire songer à « Orcus », nom latin de l’« Hadès » des Grecs, dieu du monde souterrain. Là aussi, la question se pose : ces analogies sont-elles pertinentes ? On peut, bien sûr, en douter.

* Evoquant John Mc Coy, le médium de George Williamson, Jean Sider mentionne la réception de messages émanant d’entités extraterrestres et d’autres entités telles que des archanges ou des êtres tels que « Hilarion », « Sanat Kumaru » et « Koot Hoomi » :

« Hilarion », écrit-il, est un saint qui vécut au quatrième siècle après J.-C.

« Sanat » peut venir de « Sani », dieu saturnien de la mythologie hindoue, décrit comme un homme entièrement vêtu de noir.

« Kumaru » vient probablement de « Kumari », déesse vierge de l’Inde.

« Koot Hoomi » fut l’un des Maîtres à l’origine du mouvement théosophique (par l’intermédiaire de Madame H. P. Blavatsky).

Selon Jean Sider, on a là « une première indication sérieuse du lien existant entre l’ufologie et le spiritisme »… Cette conclusion, erronée, doit être nuancée. En effet, selon le modèle H. S. P., un channel peut recevoir des communications émanant de divers types d’entités. De nombreux channels ont ainsi reçu des messages émanant aussi bien d’entités extraterrestres (de type « multidimensionnel ») que d’Archanges ou de Maîtres ascensionnés. Cela n’a rien de surprenant car, ainsi que le signalent certaines sources, il existe une collaboration entre, par exemple, la Hiérarchie planétaire et l’Alliance galactique (alliance de planètes confédérées). Cela n’exclut évidemment pas l’origine extraterrestre de nombreux OVNIs. Les spirites, quant à eux, reçoivent des messages de défunts résidant sur les divers sous-plans du Plan astral.

1) Signalons qu’« Hilarion » est, dans l’enseignement reçu par Alice Bailey, le « Chohan » (ou responsable) du cinquième Rayon de la Science ou Connaissance concrète, l’une de ses incarnations étant le saint de même nom signalé par Jean Sider. Divers channels ont « canalisé » Hilarion, notamment Maurice Cooke.

2) « Sanat Kumara », quant à lui, est le Seigneur du Monde, identifié à l’Ancien des Jours de la Bible, à Melchisédech ou au « Père » des fidèles de la religion judéo-chrétienne. Sa demeure est à Shambhalla (également orthographié : « Shambhala »), celle-ci correspondant en fait à la Jérusalem Céleste. (105)

* Faut-il faire un rapprochement entre l’entité extraterrestre « Kronin », qui aurait contacté Madame Maris-Delong en 1967 en Californie, et « Cronos » (106), le plus jeune des Titans de la mythologie grecque (les « Nephilim » de la Bible) ? On peut en douter… Notons qu’à la même époque, dans le même secteur de Tujunga Canyon, une dame subit une « abduction » (puis plusieurs « bedroom-visits »). Son nom : Emily Cronin.

* Dans les années 1970, un médium prétendit communiquer par télépathie avec un être extraterrestre nommé « Zandark ». Chaque communication de ce dernier débutait par : « Adonaï Vassu ». « Adonaï » est le pluriel du mot hébreu « Adôn » (« Maître ») et signifie aussi : « Seigneurs ». « Vassu » vient du bas-latin « vassus » (« serviteur »). L’expression signifie donc : « Serviteur des Maîtres ». (107)

Notons, au passage, qu’une communication reçue le 4 juin 1966, en provenance d’un être de l’espace nommé « Voltra », se termine par la salutation : « Adonai vassu baragus ». (108)

La reconnaissance d’une collaboration entre entités de natures diverses n’implique évidemment pas une identité de nature de ces entités.

Au dix-huitième siècle, le Suédois Emmanuel Swedenborg déclara s’être rendu sur des planètes du système solaire, lors de transes extatiques. Les habitants de ces planètes étaient grands, blonds, et vêtus à la mode du temps du médium, les déplacements ne s’effectuant que par la pensée. On peut sûrement expliquer ces descriptions très « terre à terre » autrement que par des comédies montées par de prétendus « aliens » (thèse de Jean Sider)… La référence au déplacement par la pensée montre que les visions – si elles n’étaient pas le fruit de l’imagination d’Emmanuel Swedenborg – concernaient un autre niveau dimensionnel que le niveau physique de la planète perçue.

En 1866, William Denton, de Boston, prétendit aussi se rendre « en esprit » sur d’autres planètes. Il aurait reçu des communications télépathiques d’habitants de Mars, lesquels étaient censés pouvoir se déplacer sur Terre à bord de vaisseaux en « aluminium ». En 1891, le Californien Thomas Blot rédigea un petit ouvrage faisant état de sa rencontre avec un soi-disant Martien qui lui délivra, écrit Jean Sider, des informations totalement fausses sur sa planète. Le manque d’information sur ces deux cas ne me permet pas d’en évaluer le contenu. Dans le dernier cas, par exemple, toutes les hypothèses sont possibles : fabulation, entité du « bas astral » se faisant passer pour un « Martien », ou véritable extraterrestre donnant des informations fantaisistes sur son monde…

Quant à la « langue martienne » d’Hélène Smith, qui voyagea aussi « en esprit » jusqu’à Mars, l’analyse de Théodore Flournoy révéla qu’il ne s’agissait que d’une langue fabriquée, semble-t-il, à partir du français. Néanmoins, ce cas recèle des aspects curieux qui compliquent la compréhension de celui-ci : réelles capacités médiumniques chez Catherine-Elise Muller – le vrai nom d’Hélène Smith -, description d’inventions « vues » sur la « planète Mars », inventions qui devinrent une réalité sur Terre des décennies après la mort d’Hélène Smith… (Je développe ce cas dans mon livre : “Communications interdimensionnelles”, JMG éditions, 2007.)

 

XIII. Critique des conclusions de Jean Sider :

Selon Jean Sider, les extraterrestres « grands blonds » sont identifiables aux Anges des religions judéo-chrétiennes. Le modèle H. S. P. distingue, par contre, deux types d’« Anges » :

1) Les vrais Anges, ceux qui appartiennent aux Hiérarchies créatrices.

2) De faux Anges, identifiables à des visiteurs de l’espace (comme dans le cas des « Anges déchus » dont parle Le Livre d’Enoch).

Contrairement à ce que pense Jean Sider, nous avons affaire à deux types distincts d’entités, auxquels le même attribut « angélique » a été donné.

Selon Jean Sider, les noms des entités et de leurs prétendus mondes originels « ont leurs racines dans les mythologies des civilisations anciennes dont les panthéons ont été diabolisés par l’Eglise ». Le modèle H. S. P., par contre, apporte plusieurs nuances :

1) La plupart des rapprochements effectués avec la mythologie manquent de pertinence.

2) Certains cas semblent justifier les rapprochements effectués. Mais l’explication peut se trouver ailleurs que dans l’intervention de prétendus « aliens » malicieux. Le nom attribué à certains êtres de l’espace est peut-être un écho d’une réalité non reconnue : certains ‘‘dieux’’ de la mythologie n’étaient pas autre chose que des visiteurs de l’espace.

Jean Sider déclare que les démons ont été inventés par « d’astucieux théologiens », ce que je ne nierai pas. Malheureusement, les « aliens » de sa théorie se comportent tout à fait comme les « démons » de la théologie : mensonges et arnaques en tous genres ! Où est la différence ? Les extraterrestres n’ont pas été suscités « par de malicieuses entités suprahumaines », ceux-ci faisant partie intégrante des multiples catégories d’entités intervenant dans ce que Jean Sider appelle de façon inexacte les « phénomènes paranormaux ». (Cette expression doit être réservée à l’étude des phénomènes entrant dans le champ de la parapsychologie.)

Il n’y a pas de leurres adaptés aux croyances humaines, grimés selon nos rêves et espérances, puisque les « aliens », tels que Jean Sider les conçoit, n’existent pas. Selon le modèle H. S. P., en effet, des extraterrestres sont bien à l’origine de nombreuses manifestations ufologiques et visitent notre planète depuis l’aube des civilisations…

Les fondamentalistes chrétiens perçoivent ces manifestations comme étant d’essence diabolique, ce qui, évidemment, est totalement absurde. Le commentaire suivant de Jean Sider est, pour une fois, tout à fait pertinent. Ces fondamentalistes ne perçoivent, dit-il, « que le mythe ancien, celui duquel ils sont prisonniers, victimes de leur fanatisme et de leur stupidité ».

« Nous connaissons quelques ufologues qui ont basculé dans les abîmes de cette superstition moyenâgeuse. Certains passent leur temps à publier des écrits apocalyptiques démentiels sur l’arrivée prochaine de l’Antéchrist et des années calamiteuses qui nous sont réservées. Ce sont des irresponsables qui disent se réclamer de Dieu mais qui ne font que parler du Diable et sont devenus les adeptes d’un démonisme forcené. » (J. Sider) (109)

Le contenu de cette citation reflète bien la vérité, mais on peut aussi observer que Jean Sider n’a pas l’air de se rendre compte que sa propre théorie contient, elle aussi, des « relents démoniaques » ! Il ne parle, en effet, que de manipulations, de leurres, etc.

Il faut reconnaître que les « aliens » de la théorie de Jean Sider ressemblent beaucoup aux « démons » des Témoins de Jéhovah et autres croyants, ces deux sources soutenant, par exemple, l’inexistence de l’âme… En réalité, il n’y a ni faux extraterrestres, ni vrais démons ou « aliens ». De plus, les fondamentalistes bibliques n’ont pas « foncé tête baissée dans le filet tendu par les Aliens » (sic), ils se sont seulement englués dans leur ignorance et leur bêtise.

Cecil Michael aurait vu, en esprit, une « planète de l’enfer ». (110) Mais il s’agissait peut-être, dans ce cas, d’une vision symbolique ou la perception de scènes du « bas astral » d’une autre planète. Le canular n’est pas non plus impossible…

Une chose est sûre : les conclusions de Jean Sider sont erronées. Le défenseur du modèle H. S. P. s’oppose à la conception de celui-ci selon laquelle il existerait « dans de nombreux cas de faits paranormaux, notamment en ufologie », une « trace sous-jacente de manipulation de nos acquis spirituels, plus ou moins perceptible selon les cas ».

« Il s’agit généralement (pour ne pas dire toujours) d’une ‘signature diabolique’. Pour citer un exemple particulièrement révélateur, je rappellerai le cas des ‘contactés’ américains des années 1950. Tous disaient avoir vu des ‘Vénusiens’ débarquer d’une ‘soucoupe volante’. Toutefois, quand on cherche l’origine des noms que ces pseudo extraterrestres se sont donnés, on s’aperçoit qu’ils trouvent leurs racines dans les noms de dieux païens appartenant à divers panthéons, tous diabolisés par l’Eglise ! » (J. Sider) (111)

Nous avons pourtant vu que cette théorie était sans fondement réel. En effet :

1) De nombreux rapprochements effectués n’ont aucune réelle pertinence.

2) Les rapprochements valables (« Aetherius »…) sont parfaitement compatibles avec la conception de l’origine extraterrestre/multidimensionnelle de certains OVNIs (niveau « éthérique » de la planète Vénus, par exemple). Or, nous avons vu que le modèle H. S. P. distingue deux types d’êtres de l’espace en provenance de niveaux planétaires distincts (physique et « éthérique »).

 

XIV. “Etheria” et l’univers yin :

 

1. Meade Layne et “Etheria” :

Jean Sider a consacré un article à Meade Layne, un personnage peu connu qui créa, en février 1946, à San Diego (Californie), le “Borderland Sciences Research Associates”, dont le but était d’étudier le « monde éthérique » ! Meade Layne prétendait, note Jean Sider, « qu’il existait une autre dimension dans un spectre non visible par l’œil humain ».

Le 9 octobre 1946, plusieurs personnes observèrent, dans la région de San Diego, un objet oblong, en forme de balle de fusil, muni d’ailes comme une chauve-souris. Un médium, Mark Probert, se trouvait parmi les témoins. Ce dernier contacta Meade Layne qui lui suggéra d’essayer d’entrer en contact avec « les entités résidant dans ce prétendu ‘monde éthérique’ qui fut rebaptisé Etheria, tout simplement ! ». Notons, déjà, que « Etheria » fait irrésistiblement penser aux « Ethériens de la cinquième dimension » dont parle Cyrille Odon ! (Voir : “Les racines du futur”, éditions Louise Courteau, 1998.)

Mark Probert prétendit être entré en relation télépathique avec le vaisseau « qu’il avait vu auparavant, et commença à tenir des propos pleins de naïveté et d’extravagance sur les habitants d’Etheria ! ». Jean Sider n’évoque cependant pas ce qu’il appelle les « prétentieuses et très suspectes assertions de Probert dont Layne se fit l’écho dans son premier livre ‘The Ether Ship and its Solution’, édité par BSRA à Vista, en Californie, en 1950 ». Selon lui, quand « on sait que ce médium prétendit être en mesure de dialoguer avec des esprits désincarnés, dont celui d’un moine tibétain nommé Yada Di’Shi’Ite, ayant vécu il y a 500 000 ans, on comprend que Probert fut victime d’une manipulation mentale qui l’abusa totalement, ainsi que son ami Layne ». Ces deux hommes, « comme bien d’autres », se firent ainsi, selon Jean Sider, « piéger par une intelligence inconnue ».

Jean Sider ne détaille pas les « prétentieuses et très suspectes assertions » de Mark Probert, ce qui ne permet évidemment pas de déterminer la validité ou non de son jugement. Ce commentaire ne traduit-il pas, en fait, les propres préjugés de son auteur ? La référence au moine tibétain d’il y a 500.000 ne peut évidemment que paraître absurde pour les historiens et préhistoriens. L’histoire de l’humanité, cependant, est, d’après certaines sources ésotériques, beaucoup plus vieille que les dates communément admises…

Quoiqu’il en soit, on notera que les données suivantes, extraites de l’œuvre de Meade Layne, sont parfaitement compatibles avec le modèle H. S. P., lequel intègre la notion d’origine extraterrestre/multidimensionnelle de certains OVNIs :

– La forme, la taille et la couleur des vaisseaux « éthériques » peuvent varier pendant le vol.

– Ces vaisseaux peuvent apparaître soudainement et diminuer rapidement en taille (sans pour autant s’éloigner du lieu où ils se montrent).

– Etant constitués de matière « éthérique », ces engins ne sont pas normalement perceptibles à nos organes sensoriels. Ils doivent, pour être visibles sur Terre, se matérialiser…

– Ni « le modèle, ni la structure moléculaire ne sont détruits ». Seule la « disposition des atomes est différente, ce qui explique qu’ils peuvent pénétrer nos matières ».

Meade Layne considérait que ces engins n’étaient pas originaires « d’autres planètes de notre univers perceptible, mais d’Etheria, un monde qui se trouve dans et autour de tous les objets visibles ». Sur ce point, cependant, Meade Layne n’avait qu’en partie raison. Il faut dire, en réalité, que certains OVNIs viennent du niveau « éthérique » d’autres planètes que la Terre. Si Jean Sider – et d’autres spéculateurs – n’a pas compris cela, la raison est simple : obnubilé par le mythe des « aliens » nous trompant systématiquement, il lui a été impossible d’accorder foi aux informations données par de nombreuses sources (channels, etc.) éclaircissant ce point. Il ne lui reste, dès lors, qu’à nous « asséner », à propos du médium Mark Probert, les sempiternelles déclarations relatives aux prétendus « pompeux discours » dictés par des « manipulateurs », des entités qui, selon ce que prétend à tort Jean Sider, « se plaisent à servir aux êtres humains les éléments qui correspondent à leur attente, et qui ne sont que des logorrhées, bourrées de mensonges qui plus est ». (112)

 

2. Shi Bo et l’univers yin :

Dans son troisième livre consacré aux OVNIs, paru en 1999, l’ufologue chinois Shi Bo fait état des conceptions de Chang Hong, qui est à la fois un maître bouddhiste et un maître du Qi Gong. Wen Konghua le présente ainsi :

« Lorsqu’il se trouve en profonde méditation, son âme peut quitter son corps, voyager dans le cosmos, contacter les extraterrestres, visiter les étoiles d’où proviennent les OVNI. »

Chang Hong mentionne l’existence de trois types de vitesses :

* en dessous de la vitesse de la lumière ;

* la vitesse de la lumière ;

* plus vite que la vitesse de la lumière.

Les deux premières vitesses existent dans l’« univers yang », l’univers physique ou astronomique, alors que la troisième est spécifique à l’« univers yin ». Selon Chang Hong, les OVNIs volent à une vitesse dépassant celle de la lumière. Lorsque « nous franchissons la barrière de notre univers yang à trois dimensions, nous entrons tout de suite dans l’univers yin, donc dans la quatrième dimension ».

« Les OVNI et leurs pilotes existent dans cet univers yin. Pour réaliser cette entrée, le seul moyen est une vitesse dépassant celle de la lumière. »

Ainsi donc, pour Chang Hong, les extraterrestres vivent dans un « univers yin ». On peut entrer en contact avec les OVNIs, dit-il, grâce à un état « extrasensoriel » obtenu en pratiquant des exercices de Qi Gong, ce qui implique la pratique quotidienne, pendant des années, d’une méditation s’échelonnant sur quatre étapes…

Trois observations doivent être faites à propos des conceptions de Chang Hong :

1) L’« univers yin » correspond à ce que Régis Dutheil a appelé l’« univers superlumineux », la théorie de ce dernier chercheur faisant aussi intervenir trois types d’univers : “sous-lumineux”, lumineux et “super-lumineux”. L’univers “super-lumineux” implique également des vitesses supérieures à la lumière.

2) La conception selon laquelle l’« univers yin » est à l’origine des OVNIs est en partie exacte. Divers OVNIs viennent effectivement de l’« univers yin », ce denier pouvant aisément être identifié aux “Ethériens de la cinquième dimension” dont parle Cyrille Odon.

3) Chang Hong commet cependant une erreur en ne reconnaissant pas l’existence de deux types d’origines extraterrestres, contrairement au modèle H. S. P. qui intègre cette double origine. Les informations relatives à la capture d’humanoïdes et à la récupération d’engins le « font rire » (sic) car les OVNIs, dit-il, « existent dans une autre dimension » et « sont insaisissables ». (113) Tenir de tels propos, c’est méconnaître la double origine extraterrestre de la plupart des “vrais” OVNIs : l’origine « multidimensionnelle » (l’« univers yin » ou la « cinquième dimension ») et l’origine extraterrestre « classique » (êtres biologiques, de nature physique, en provenance d’autres systèmes stellaires) !

 

XV. Sexualité et génétique :

Les « abductions » contemporaines présentent des points communs avec les histoires de « fées » qui, reconnaît Katharine Briggs, « font souvent allusion à des captures de jeunes filles et de nourrices, tout comme à des vols d’enfants ».

« On explique ces actions par le fait que les fées ont besoin des humains pour renouveler les ressources génétiques de leur race. »

Si l’on se réfère au modèle H. S. P., ces analogies s’expliquent fort bien : dans un cas comme dans l’autre, nous avons affaire, ainsi que nous l’avons vu plus haut, à des créatures de petite taille, d’origine extraterrestre ou souterraine, procédant à des enlèvements à des fins spécifiques. Il va de soi, cependant, que les « fées », dans ces cas-là, n’ont rien à voir avec les véritables « fées », ces dernières faisant partie des « élémentaux » ou « Esprits de la Nature ». Rappelons que ces derniers, qui ne sont pas de nature physique, ne peuvent évidemment pas enlever des êtres humains !

S’agissant des « abductions » modernes, l’explication “extraterrestre” de David Jacobs, Budd Hopkins ou John Mack s’intègre bien dans le cadre du modèle H. S. P. Il n’en va pas de même, évidemment, de la conception de Rima Laibow, par exemple, qui considère qu’il ne s’agit là que de phénomènes illusoires liés à des problèmes de traumas enregistrés dans l’enfance (sévices sexuels, viols…). On se demande pourquoi des gens ayant subi ce type de sévices se mettraient à imaginer des enlèvements par des extraterrestres !

Jean Sider évoque les agissements et particularités des dieux de la mythologie grecque (Zeus, etc.). Il note que les « aliens » paraissent utiliser « le même artifice que Zeus, il y a près de trois mille ans, et ce pour la même apparente activité ». Cette constatation ne gêne absolument pas le défenseur du modèle H. S. P. puisque nous avons vu que certains « dieux » de l’Antiquité étaient en réalité des êtres de l’espace ! On connaît aussi le passage de la Genèse, dans la Bible, qui conte les amours des filles des hommes (les Terriennes) avec « les fils des Elohim », desquels naquirent les « Nephilim ». Le Livre d’Enoch s’y réfère aussi. Il est important de préciser qu’il ne s’agissait pas, à l’époque (il s’agit, en réalité, de l’époque de l’Atlantide ou d’une époque antérieure à celle-ci), des « petits Gris » ! (114)

Jean Sider évoque aussi les « incubes » et les « succubes », connus des civilisations pré-chrétiennes, et que les Pères de l’Eglise transformèrent en créatures démoniaques. Dans ce cas, cependant, il ne faut pas oublier le rôle joué par les superstitions et les interprétations fantaisistes. Dans la mythologie sumérienne, il est ainsi fait référence à « Kiskil-Lilla » (démon-femelle de la nuit), ce dernier ayant donné la « Lilith » palestinienne citée par Isaïe et identifiée en Grèce à « Hécate » (la reine de la nuit). Mentionnons aussi les « satyres », les « corybantes » et les « lamies » des Grecs, les « lémures » des Romains, les « duses » des Gaulois, etc.

Certains cas de « succubes/incubes » correspondent peut-être à une réalité objective. Soyons assurés, en tout cas, de la non implication des vrais « aliens » dans la plupart de ces cas…

Jean Sider commet une erreur lorsqu’il compare ces histoires d’« incubes » et de « succubes » avec les rapports de coïts entre Terriens et « ufonautes » à bord d’OVNIs. Selon lui, dans ce dernier cas, « les démons des inquisiteurs paranoïaques et sadomasochistes se sont ‘déguisés’ en Extraterrestres », et l’intelligence « qui tire les ficelles en coulisse veut encore nous fourrer ». (115)

Les analogies que l’on peut relever, dans certains cas anciens et les récits contemporains d’« abductés », permettent de penser qu’il y a une même origine extraterrestre ou souterraine dans les deux cas. Mais beaucoup d’autres cas relèvent sûrement du mythe. Enfin, on a peut-être affaire, dans quelques cas, à un « élémentaire » matérialisé.

Jean Sider mentionne qu’une ethnie maya, les Tzeltals, croyait en l’existence des ‘‘ Ik’Als’’, « nains noirs résidant dans des zones souterraines » :

« Leurs voisins, les Tzotzils, de même culture, parlent de l’IK’AL comme le dieu de la mort. Il est dépeint comme un petit homme noir d’environ trois pieds de haut (90 cms), vêtu d’habits noirs, sales et nauséabonds. Outre le cannibalisme qu’il pratique, l’IK’AL a un autre fâcheux défaut : il vole les femmes Tzotzils, et celles-ci deviennent très prolifiques à son contact, allant jusqu’à porter un enfant une fois par mois, par semaine, ou même par jour ! » (116)

Voilà une croyance qui s’intègre fort bien au modèle H. S. P., celui-ci expliquant les « abductions » par des créatures de petite taille, de nature extraterrestre ou souterraine ! Comparez avec les descriptions fournies par Richard Shaver et par la source extraterrestre du « contacté » Edwin, ces cas ayant été évoqués plus haut.

 

XVI. Les traces corporelles :

Jean Sider n’a pas démontré qu’une intelligence nous trompe systématiquement sur sa véritable nature et sur ses buts réels, les divers éléments de sa théorie pouvant être intégrés, répétons-le, dans un modèle explicatif distinct… Un autre exemple de démonstration hâtive et superficielle, de la part de cet auteur, est constitué par le problème des traces corporelles. On sait que les « abductés » à bord d’OVNIs peuvent présenter diverses traces corporelles (marque en creux, coupure en ligne droite, sang dans le nez, etc.).

Claude Lecouteux a mentionné le cas, survenu en 1190, d’un paysan allemand nommé Godeschalc, de la paroisse de Neumnster, dans le Holstein, qui expérimenta un « voyage astral » du type NDE. Cet homme, qui faillit être enterré, revint dans son corps cinq jours après. Sur son corps il présentait des blessures : pieds déchirés « par les épines et les ronces d’une lande qu’il dut traverser », brûlure au flanc gauche. De plus, « les vapeurs fétides de l’enfer » lui ont, paraît-il, causé des maux de tête. Comme d’habitude, Jean Sider conclut trop rapidement : si ce paysan faillit être enterré, dit-il, « nul doute qu’il expérimenta une abduction en esprit, et, compte tenu des traces qu’il avait sur le corps, toute la phénoménologie relative aux enlèvements modernes doit nécessairement être réexaminée ». Godeschalc, ajoute-t-il, « semble avoir visité l’enfer comme le contacté Cecil Michael », et il a été « absent » cinq jours, comme l’« abducté » Travis Walton en 1975. Il ne manque que l’OVNI « pour parfaire la comparaison, mais en 1190 ce concept n’existait pas encore dans l’esprit des populations ». (117)

Le défenseur du modèle H. S. P. aboutira, au contraire, aux conclusions suivantes :

1) Dans le cas des « abductés » de type OVNI, les traces sont consécutives aux manipulations physiques exercées sur les victimes par les vrais « aliens ».

2) Dans le cas de Godeschalc, nous n’avons pas affaire à une « abduction en esprit », mais à une décorporation (« sortie hors du corps ») de longue durée, au cours de laquelle le « voyageur astral » est entré en contact avec la zone du « bas astral » (celui-ci correspondant à l’« enfer »), les blessures sur le corps pouvant s’expliquer par une répercussion sur le corps d’une action initialement ressentie sur le corps astral. On pourra à ce sujet faire un rapprochement avec les expériences d’extériorisation de la sensibilité que fit Albert de Rochas au dix-neuvième siècle : une action sur le « double » se répercute sur le corps…

Un autre cas, comparable à celui de Godeschalc, est celui, survenu en 1197, d’une femme nommée Rannweig, qui perdit connaissance à la suite d’une chute. Blessée alors qu’elle traversait les « champs de lave de l’au-delà », elle présenta sur son corps des traces de brûlures. Cette femme semble avoir aussi traversé le « bas astral »

Une grande fatigue est, selon Jean Sider, « le facteur commun de quasiment tous ceux qui expérimentent une abduction, une OBE, une NDE, une extase ou encore une transe, comme si les Aliens s’étaient employés à prélever une source fluidique quelconque de leur corps ou de leur cerveau ». Jean Sider confond, ici aussi, des réalités distinctes :

1) Dans les cas d’OBE, de NDE, d’extase ou de transe, la grande fatigue, si elle existe, doit être en relation avec la perte naturelle et temporaire d’une énergie liée au processus de décorporation.

2) Dans les cas d’« abduction », il faut se demander si cette fatigue n’est pas un effet secondaire du caractère plutôt traumatisant de l’expérience vécue. On pourrait aussi concevoir l’existence d’une perte d’énergie consécutive à certains actes exercés sur le corps du sujet (décorporation provoquée du sujet, etc.).

Jean Sider évoque aussi d’autres manifestations corporelles émanant de sources distinctes :

– Les Caraïbes, une ethnie d’Amérique, se plaignaient d’être battus dans leur sommeil par l’un des deux dieux qu’ils vénéraient : « Maboya ».

– Des saints et mystiques ont été victimes d’agressions de “l’Invisible” (volée de coups, traces de brûlures…). Outre les cas cités par Grégoire de Tours (sixième siècle) et Augustin Thierry (à propos d’un cas survenu en 616), on peut citer les cas de Christine de Stumbèle, Palma Maria Matarelli, Maria Rosa Andriani – ces deux dernières stigmatisées ont été rencontrées par le docteur Imbert-Gourbeyre (dix-neuvième siècle) -, Yvonne Beauvais (décédée en 1951). Le corps de cette dernière, examiné après la mort, présentait des plaies, et on notait aussi la marque de griffes sous la plante des pieds.

– Il ne faut pas oublier, non plus, les « marques du Diable » (« Stigmata Diaboli » ou « Sigillum Diaboli ») constatées lors de présumées possessions démoniaques.

Au seizième siècle, le mystique Dominique de Jésus Marie, qui était sujet aux lévitations, fut tourmenté par les « démons », et il garda toute sa vie deux cicatrices, une à chaque genou.

Si l’on se situe dans le cadre du modèle H. S. P., l’absence d’origine unique à ces divers phénomènes est évidente :

1) Divers « stigmates diaboliques » s’expliquent simplement par des défauts de la peau : verrues, taches de naissance, excroissances de chair…

2) Les volées de coups et autres agressions caractérisées peuvent émaner d’entités du « bas astral »… Les « aliens », bien sûr, n’y sont pour rien.

3) Les manifestations corporelles (chaleur intense, stigmates, etc.), constatées chez les stigmatisés, relèvent de la psychophysiologie ascétique et mystique, laquelle est évidemment tout à fait indépendante d’une mythique intervention d’« aliens »…

4) Il peut y avoir, dans certains cas, de réels cas d’« abduction ». Il convient de noter, à ce sujet, que David Jacobs a constaté la présence de marques, d’une teinte bleu-noir, sur le corps de certains « abductés ».

Dans un ouvrage publié en Angleterre en 1645, il est écrit que « le Diable » laisse sur le corps des sorciers « des marques pareilles, tantôt à un bleu, tantôt à une tache rouge comme une piqûre de puce ». De plus, le juriste écossais George Mac Kenzie écrivit que la « marque serait faite par une égratignure sur une partie quelconque du corps ; elle est bleue ». (118) Il n’est donc pas impossible que certains cas anciens soient en réalité des cas d’« abduction ».

Ainsi, les traces corporelles, loin d’avoir une origine unique, sont en rapport avec des manifestations de natures diverses. En conséquence, on ne saurait faire intervenir des leurres subtils changeant en fonction des lieux et de l’époque.

Dans les cas où interviennent les vrais « aliens », le terme « abduction » (ou « enlèvement ») n’est pas usurpé car il y a alors un réel enlèvement corporel. Dans certains cas, cependant, l’« enlèvement » peut n’être que de nature psychique, comme dans le cas de Maureen Purdy, laquelle sembla vivre une décorporation en présence de deux témoins, dans sa voiture à l’arrêt. N’oublions pas que le modèle H. S. P. suggère la possibilité, pour les « aliens », de provoquer une décorporation chez leur victime…

Si, se demande Jean Sider, les « aliens » peuvent passer « à travers les murs du domicile des témoins, pourquoi s’emploient-ils à se saisir de gens à bord de leur voiture à partir d’un vaisseau aérien sinon pour nous convaincre qu’ils sont d’origine extraterrestre ? ». Autrefois, ajoute-t-il, il n’y avait pas d’automobiles et les victimes étaient « capturées » chez elles, le plus souvent dans leur lit. Il s’agit donc, selon lui, « d’un type d’expérience totalement différent de ce que veulent nous faire croire les Aliens, et que bon nombre de chercheurs traduisent au premier degré ». (119) Cette conclusion de Jean Sider est cependant erronée. Le fait de « passer à travers les murs » peut relever d’une technologie qui nous est inconnue, à moins qu’il ne s’agisse de l’expression d’une faculté psi des « aliens » (les vrais !), particularité qui n’est pas incompatible avec une éventuelle origine extraterrestre. N’en déplaise à Jean Sider, l’interprétation « au premier degré » peut être valable. On ne peut pas, dès lors, conclure que les indices allant dans le sens d’un rapt physique à bord d’une machine volante ne sont « que les pièces maîtresses d’un leurre malicieux ». On ne peut pas davantage soutenir que les traces corporelles « sont d’extraordinaires manipulations de la matière au niveau des particules, accomplies par les Aliens pendant qu’ils neutralisent l’esprit » du sujet, avec introduction d’une simulation de rencontre « avec des personnages que le psychisme humain identifiera selon un modèle acceptable en fonction des critères conceptuels des intéressés ». (120) On ne peut pas en effet parler d’extraordinaires manipulations de la matière par des « aliens » puisque, nous l’avons vu, les différents types de traces corporelles s’expliquent par des origines diverses (psychophysiologie mystique, « bas astral »…). Quant aux traces laissées par les vrais « aliens » (marque en creux, etc.), elles sont aisément réalisables, la référence à une extraordinaire manipulation de la matière devenant caduque… On peut envisager une volonté de dissimulation de la vraie nature de l’expérience (rapt physique réel) – avec une éventuelle induction de scènes faisant office d’écran, dans le psychisme de l’« abducté » – dans les cas anciens d’« abduction ». Dans les cas modernes, cette dissimulation se concrétise par la période du « temps manquant », les sujets n’ayant pour la plupart aucun souvenir conscient de leur expérience. L’hypnose est alors nécessaire afin de retrouver la mémoire. Les différences des descriptions données par les « abductés », à propos de leurs ravisseurs et de l’endroit où ils ont été amenés, pourraient s’expliquer par des images implantées dans la psyché de certains sujets ou tout simplement par l’existence de plusieurs espèces extraterrestres impliquées dans les « abductions »

En ce qui concerne les états de « ravissement », dans le folklore, Claude Lecouteux note que les phénomènes « ont toujours été les mêmes – rêves, songes, transes, léthargies, comas… ». L’explication est simple : tous ces cas s’expliquent par des contacts avec un certain niveau de “l’Invisible” (le « bas astral »), le sujet étant alors en état de décorporation. Mais les « aliens », les vrais, n’y sont, dans la grande majorité des cas, pour rien…

 

XVII. Les médiums sont-ils manipulés ?

Dans la théorie de Jean Sider, les médiums sont, eux aussi, « manipulés ». Contrairement à ce que celui-ci insinue, cependant, les médiums ne sont pas « leurrés », sauf dans les cas de contact avec certaines entités du « bas astral », celles-ci pouvant, par exemple, se faire passer pour des personnages illustres…

Selon Jean Sider, il arrive « que les formes empruntées par les manipulateurs soient fort différentes les unes des autres, allant parfois jusqu’à s’opposer, ce qui laisse croire que les médiums ont affaire à des entités aux origines multiples ». Lorsqu’on analyse leur discours, soutient-il, on s’aperçoit que leur technique « consiste à tromper les individus concernés par les messages transmis ». Selon Jean Sider, la « diversité des entités n’est en réalité qu’une apparence captieuse fort subtile faisant partie intégrante de cette formidable manipulation des sociétés humaines ».

Bien sûr, cette manipulation relève de l’imagination de Jean Sider, ce dernier ne l’ayant nullement démontrée dans ses livres puisque toutes les données qu’il invoque pour justifier sa théorie peuvent être intégrées dans un modèle explicatif différent. Les oppositions rencontrées, sur le plan doctrinal, s’expliquent bien par la diversité des entités contactées et par le niveau de celles-ci (« astral » inférieur, moyen, supérieur, etc.). Notons, au passage, qu’il existe aussi de nombreux points de convergence… Le désir de tromper les individus concernés par les messages est absent, si l’on excepte certaines entités du « bas astral ». En outre, dans certains cas, les entités font davantage preuve d’ignorance que de tromperie…

Contrairement à ce que soutient Jean Sider, on ne peut pas concevoir que le « don » du médium procède « d’un calcul insidieux, masquant une contrepartie qui échappe totalement aux intéressés, au profit de l’intelligence qui les contrôle ». Il est également inexact de dire que les médiums subissent « les caprices et la malice d’une volonté indépendante d’eux et qu’ils ne maîtrisent absolument pas ». Les facultés médiumniques ont, en réalité, plusieurs origines : elles peuvent constituer un acquis hérité d’une précédente incarnation de l’individu, par exemple…

Selon Jean Sider, si les médiums sincères ne se bousculent pas aux portes des laboratoires scientifiques ou devant les caméras de la télévision, cela est dû au fait que leurs capacités, qu’ils ne maîtrisent pas, dépendent « d’une intelligence supérieure qui n’aime guère se plier aux impératifs de la Science ni de nos médias ». Ce simple constat, ajoute-t-il, « donne déjà une idée du caractère fallacieux qui se dégage de ces contacts ». Or, cette explication relève de la pure spéculation. Le parapsychologue constate que les phénomènes psi ne sont pas reproductibles à volonté, ce qui rend difficile leur étude en laboratoire (et facilite donc leur négation par les scientifiques). On ignore les variables (physiologiques, etc.) qui permettraient la production à volonté des phénomènes. S’il est si difficile de produire volontairement le phénomène, c’est sûrement en relation avec l’ignorance du mécanisme de production de celui-ci. Inutile d’invoquer une intelligence supérieure laissant, à dose homéopathique, des bribes de faculté « paranormale » à des individus sélectionnés, et de conférer un prétendu caractère fallacieux aux contacts allégués… On peut par contre penser que “l’Invisible” tolère dans une certaine mesure la communication avec le Plan physique, afin de sensibiliser certaines personnes à l’existence de Dieu et de la survie de la conscience après la mort, et de contrebalancer de la sorte les effets de l’athéisme, la preuve absolue (admise par tout le monde) ne pouvant, pour certaines raisons, être envisagée avant l’acquisition, par l’humanité, d’un certain niveau de conscience. Cette dernière observation permet de rendre obsolète la déclaration de Jean Sider selon laquelle les entités s’exprimant par des médiums « contacteraient plutôt des personnalités connues du monde politique, scientifique, et religieux », si elles voulaient prouver leur existence. Ce n’est pas, comme le croit Jean Sider, pour servir leurs propres intérêts que ces entités se manifestent, mais pour la raison évoquée ci-dessus, à laquelle il convient d’ajouter des raisons secondaires, selon les cas, comme la demande d’aide et d’assistance de la part d’entités attachées à la Terre…

Jean Sider détaille deux cas de médiums ayant aperçu des OVNIs et ayant été confrontés à des phénomènes inexpliqués : Paul Letendre et « Robert David » (un pseudonyme). L’objectif avoué est de montrer que la variété et le nombre des anomalies vécues (« poltergeist », extases, observations d’OVNIs, etc.), « sans rapport apparent les unes avec les autres, sauf en de rares cas », indiquent une parenté indéniable, les chercheurs ayant tort, selon lui, de séparer ces phénomènes et de les attribuer à des causes différentes.

* Paul Letendre avait notamment la capacité de prévoir à l’avance le lieu exact de futures observations d’OVNIs, en utilisant des cartes Michelin.

Tout se passait comme si cet homme recevait des indications précises émanant de l’intelligence extraterrestre (multidimensionnelle ou non) à l’origine des phénomènes observés.

* « Robert David », cadre dans une grande administration, a expérimenté – outre des observations d’OVNIs – une grande quantité de phénomènes inhabituels : manifestations de type « poltergeist » ou « fantomatique » (souffle violent et glacé sous les draps, couverture flottant au-dessus du lit, etc.), messages émanant d’entités (l’« Esprit Multiple », etc.) et tapés à la machine à écrire… Une prénommée Sylvie a suivi « le même cursus que lui : observations d’o.v.n.i., de phénomènes inexpliqués, ensuite prise de conscience d’une autre réalité, et enfin apparition ou développement de certaines facultés ‘psi’, sans compter les contacts avec des entités ou forces par le biais de l’écriture automatique ». Cette dame, devenue médium, aurait reçu des messages de la Vierge Marie… (121)

Si l’on se place dans le cadre du modèle H. S. P., on ne peut pas parler de la même famille d’« étrangetés » (rêves prémonitoires, êtres humanoïdes bizarres, hommes en noir, esprits désincarnés, etc.). Les « dieux », les « fées », les « anges », les « démons » et les « morts » ne se transforment pas en « extraterrestres » pour les besoins d’une comédie qui utiliserait les faiblesses humaines « pour mieux abuser notre crédulité ». Le pas de l’identification à une même source ne doit pas être franchi et, contrairement à ce que croit Jean Sider, dissocier « ces anomalies et envisager des causalités différentes », ce n’est pas « se condamner à s’accrocher à des chimères toute la vie ». La multiplication de manifestations distinctes, chez une même personne, peut fort bien être expliquée par le modèle H. S. P. :

1° Nous avons vu que certains extraterrestres sont de nature « multidimensionnelle ».

La matérialisation d’objets volants et d’êtres dans notre environnement planétaire est une possibilité reconnue, notamment par certaines sources reçues en channeling. Il n’est pas exclu, en outre, que la même chose puisse être réalisée par des extraterrestres de nature physique.

La « Vierge Marie » et les désincarnés s’expriment aussi à partir d’un autre niveau dimensionnel que le niveau physique. Nous avons vu aussi que certaines apparitions mariales incluaient des éléments de type « ufologique ».

2° Pour une raison indéterminée, Robert David a été « contacté » par une intelligence extraterrestre. Ce « choix » a peut-être été déterminé par la présence, chez le témoin, de facultés particulières de nature médiumnique, à moins que ces dernières ne soient la conséquence d’une action délibérée de l’intelligence concernée.

 

XVIII. Des conclusions infondées :

Les références aux « dieux », aux « anges », aux « démons », aux « daemons » ou « daimons », aux « Esprits » et aux « extraterrestres » ne renvoient pas, contrairement à ce que Jean Sider a voulu démontrer, aux mêmes intelligences mystérieuses qui s’identifieraient « selon des critères probablement inhérents aux croyances des personnes ciblées ».

Porphyre, au troisième siècle après J.-C., croyait aussi que les « Esprits » passaient leur temps à tromper les humains par toutes sortes d’illusions et de prodiges, le mensonge leur étant très familier. Ceci n’est vrai, cependant, que de certaines entités vivant aux niveaux inférieurs du Plan astral, auxquelles il convient d’ajouter certains “élémentaux”.

L’« esprit familier » de Socrate était peut-être son guide (du monde invisible) ou « ange gardien ». Jérôme Cardan parlait de son « démon personnel », ce dernier correspondant manifestement à son guide spirituel. Au seizième siècle, le docteur Torralba « eut ce genre de compagnon durant plusieurs années, l’entité allant jusqu’à l’accompagner à l’église sous la forme d’un moine ». En 1580, l’inquisiteur Bodin mentionna « qu’un de ses amis avait un esprit familier qui le servait depuis trente-sept ans » et qui était considéré comme un ange gardien car « il le poussait au bien et le détournait du mal ». (122)

Jean Sider commet une erreur lorsqu’il soutient que le « point commun de toutes ces entités, quel que soit le nom qui leur est donné, réside dans leur aptitude à se transformer en n’importe qui et n’importe quoi », cette « protéiformité » ne concernant, « bien souvent, que des illusions induites dans le cerveau ». Le modèle H. S. P. rend illusoire ce genre d’assertion, ce modèle explicatif distinguant des entités de natures diverses qui, pour la plupart, ne passent pas leur temps à tromper les témoins…

Le commentaire suivant de Jean Sider s’avère cependant fort pertinent :

« Afin d’effrayer les masses ignares, le clergé s’ingénia, durant de nombreux siècles, à convaincre les Chrétiens qu’en dehors de Jésus, la Vierge Marie, les anges et les saints, toutes les autres entités (…) étaient des démons. Cela devint une sorte de profession de foi qui déboucha sur un curieux paradoxe : les prêtres passèrent plus de temps à parler du Diable à leurs ouailles que de prêcher l’existence de Dieu ! Pire, cette paranoïa devint, avec les procès de sorcellerie officiellement instaurés à la fin du XVe siècle, une obsession telle chez les gens d’Eglise, que des moines se transformèrent en tortionnaires et en bourreaux sadomasochistes. Ce fut le temps des horreurs de l’Inquisition. » (123)

Les rites païens des sorciers et rebouteux de villages ayant été mis sur le compte des démons, « les témoins commencèrent à voir des apparitions démoniaques ».

« Auparavant, ils voyaient ou croyaient voir des élémentaux et autres esprits de la nature, ainsi que l’âme de personnes chères décédées. A force d’entendre les prêtres vociférer sur les entités diaboliques, ils finirent par être convaincus d’avoir affaire à des démons et commencèrent à en voir. Ce qui prouve bien que ces êtres s’identifient en fonction des croyances des ‘voyants’. » (124)

Cette dernière observation est inexacte. Ces êtres ne s’identifient pas en fonction des croyances des « voyants », car, derrière les nombreux récits de type « démoniaque », se dissimulent des réalités distinctes :

– identifications inspirées du discours des prêtres, certes, mais aussi cas relevant de la pathologie, voire de la simple mystification ;

– décorporation au niveau du « bas astral » (« sabbat » aux réalités virtuelles dues à l’imagination créatrice du « décorporé », la « substance astrale » étant sensible à la pensée) ;

– réels cas d’« abduction ».

Les « pactes avec le Diable » ne permettaient évidemment pas au « Diable » (lequel n’existe pas) de s’approprier l’âme des imprudents. Mais l’interprétation de Jean Sider n’est pas meilleure. Selon lui, « il semble que cette opération avait pour but de culpabiliser les victimes » afin de provoquer en elles « des sentiments de peur et d’angoisse dus aux remords, fort juteux en énergie spirituelle, que paraissent hautement apprécier les entités ». En réalité, de telles pratiques sont plutôt le fait d’esprits malades vouant un culte aux « forces du mal ».

Jean Sider cite deux cas d’« abduction » afin d’étayer sa théorie :

* David Jacobs mentionne un cas de faux accident provoqué par les « aliens » pour faire croire, à un automobiliste, qu’il avait écrasé un enfant. Son cerveau fut ensuite « testé » pour mesurer l’impact créé en lui par les sentiments de culpabilité qu’il développait.

* John Mack a évoqué un cas dans lequel un « alien » dit au témoin enlevé :

« Vos émotions sont pour nous un peu comme une sucrerie pour un enfant, une sorte de drogue que nous apprécions beaucoup. »

Or, ces deux cas s’intègrent parfaitement dans le cadre du modèle H. S. P., lequel reconnaît la réalité physique des « aliens » responsables des « abductions ». J’ai cité Bob Frissell, lequel a évoqué, chez les « Gris », l’absence de « corps émotionnel ». Il est aisé d’en inférer la conclusion suivante : les ravisseurs, qui cherchent à comprendre les énergies émotionnelles, provoquent chez leurs victimes des situations psychologiques qui leur permettent d’étudier, chez les humains, la nature des émotions.

Jean Sider, selon qui les « aliens » prélèveraient un fluide « psycho-énergétique » sur les sujets, se réfère aux notions de « Loosh » et d’« Inspecs » du « voyageur extra-corporel » Robert Monroe. Les « Inspecs » sont des espèces intelligentes associées à des Anges, à des Esprits désincarnés et à d’autres êtres. Selon Jean Sider, cette diversité « laisse augurer les leurres psychiques protéiformes propres à l’expression de ces phénomènes ». Cette conclusion est erronée, le modèle H. S. P. rendant parfaitement compte, nous l’avons vu, de cette diversité.

Selon Jean Sider, les êtres humains (ou certains êtres humains) fourniraient à une intelligence supérieure une forme quelconque d’énergie psychophysiologique (EPP) générée par notre cerveau et certaines fonctions de nos organes sensoriels, sous l’influence de stimuli extérieurs. Les médiums pourraient produire cette énergie. Selon Jean Sider, les « prétendus Extraterrestres » responsables des enlèvements sont identifiables aux « Inspecs », ce qui est absurde car nous avons affaire ici à deux catégories d’entités bien distinctes : les « aliens » (au sens extraterrestre du terme) et des entités du “Monde invisible” (les « Inspecs »).

Si l’on en croit Jean Sider, « l’émotion suscitée par les communications avec les esprits de personnes décédées doit fournir une EPP savoureuse pour les entités, à en juger par le nombre de livres qui sortent régulièrement sur le renouveau du spiritisme, lequel s’est modernisé avec une nouvelle discipline : la trancommunication ». (125) Cette conjecture est dénuée de tout fondement. La multiplication des témoignages sur l’« Après-vie » peut être conçue comme faisant partie d’un processus de sensibilisation des gens, décidé par “l’Invisible” et destiné à contrebalancer les effets de l’athéisme et du matérialisme ambiants.

Les conclusions erronées auxquelles Jean Sider est parvenu sont les suivantes :

– Une intelligence supérieure, de notre environnement planétaire, a pour objectif de soutirer aux êtres humains une énergie psychophysique (EPP) essentielle, semble-t-il, à sa survie. A cet effet, elle manipule un certain nombre d’êtres humains qui « participeraient au maintien de courants spirituels suffisamment forts pour le bon équilibre de nos sociétés ».

« Comme on le sait, de la santé mentale des sociétés humaines dépendent leurs progrès à tous les niveaux. Ceci, dans notre intérêt, mais surtout dans celui de cette intelligence inconnue. » (126)

– Le milieu originel de ces entités, de nature fluidique, se situe sur Terre, et toutes les identités attribuées au cours des âges à cette intelligence « sont inappropriées car elles ont été établies à partir de concepts humains ».

– Le principal but de cette intelligence sur notre planète est de récolter une énergie psychophysique, issue du cerveau de certains humains, et « engendrée par leurs émotions ».

– Les phénomènes paranormaux « ne sont pas des dons naturels exceptionnels, mais des manipulations exercées par les PSS sur le cerveau des individus concernés ». (PSS : « psychosymbiotes ».)

– Les OVNIs sont considérés par Jean Sider comme des matérialisations, et les apparitions de Zeitoun (Egypte), en 1968, sont identifiées à la projection d’images tridimensionnelles dans l’espace. Les « apports » (au sens spirite du terme : apparition d’objets dans un espace clos) et les matériaux récupérés à Roswell sont aussi des matérialisations dues à cette intelligence.

Si l’on se réfère au modèle H. S. P., ces conclusions n’ont aucune validité. En effet :

– Il n’y a pas d’intelligence centrale unique à l’origine des diverses manifestations.

– L’objectif de celles-ci n’est pas de soutirer aux êtres humains une énergie psychophysique.

– Le milieu originel des entités est souvent, effectivement, de nature « fluidique », les êtres se manifestant à partir de ce niveau pouvant être classés en deux catégories :

1° Ceux qui résident sur des niveaux dimensionnels en relation avec notre planète : désincarnés ou défunts, « élémentaux », « Vierge Marie », « Maîtres ascensionnés » (en rapport avec la « Hiérarchie planétaire » ou « Shambhalla »).

2° Ceux qui sont originaires de niveaux dimensionnels extraterrestres (Vénus, etc.) et qui sont à l’origine de certaines manifestations d’OVNIs.

– De nombreux OVNIs sont de nature physique et proviennent d’autres systèmes stellaires que le nôtre. Certains de ces OVNIs sont à l’origine des « abductions », anciennes (peudo-fées, certains « sabbats »…) ou modernes.

– Dans certains cas, le contexte socioculturel et religieux de l’époque a coloré l’identification, souvent erronée, des êtres se manifestant aux témoins ou victimes. La notion de « leurres » est caduque, sauf pour certains cas d’« abduction » et pour certains messages du « bas astral ».

– Le rôle des émotions est limité au cas des « Gris », comme nous l’avons vu plus haut. On ne peut le généraliser à d’autres manifestations. Nous avons vu, par exemple, quel était le rôle réel des prières demandées dans un contexte d’apparitions mariales.

– Les « pouvoirs psychiques » ne sont pas dus à une prétendue manipulation exercée sur le cerveau d’individus, mais sont la conséquence naturelle de capacités liées au développement de certains “centres psychiques” ou “chakras”.

– Certaines apparitions mariales présentent des aspects « ufologiques » car il existe une collaboration entre certaines entités extraterrestres (de nature « multidimensionnelle ») et la « Hiérarchie planétaire » ou « Shambhalla ». (Les apparitions mariales authentiques trouvent sûrement leur source à ce niveau.)

Selon Jean Sider, les entités se manifestent « pour tirer un profit », ce qui, globalement, est inexact, à l’exception de certains vrais « aliens ». Selon lui, si l’individu n’est pas obnubilé par les superstitions liées au Diable, l’entité se manifestera sous la forme d’un « poltergeist », d’un guide spirituel de l’« astral » ou d’un Esprit désincarné de l’« Au-delà ». Mais le modèle Alien-Source unique ne reposant sur aucune réalité, raisonner de la sorte c’est confondre divers niveaux d’entités. Les entités « démoniaques », y compris celles du type « poltergeist », sont en relation avec le « bas astral ». Dans certains de ces cas, des « élémentaux » peuvent être impliqués. Les cas de « poltergeist » impliquent un sujet (généralement un jeune) servant d’épicentre aux manifestations. John Hutchison a réussi à provoquer artificiellement dans son laboratoire les phénomènes d’« Esprits frappeurs », le laboratoire de ce scientifique canadien ayant été encombré d’appareils électriques mis simultanément sous tension (bobines Tesla, transformateurs, etc.)… L’« effet Hutchison » permettrait d’attribuer les phénomènes de « poltergeist » à une forte activité électromagnétique présente dans certains lieux. (127) Néanmoins, certaines entités du « bas astral » ou certains « élémentaux » pourraient utiliser cette « soupe électromagnétique » naturelle pour produire des effets sur la matière…

Dans le cas d’entités négatives s’exprimant par l’écriture automatique, il est inutile de faire intervenir le désir d’obtention d’une « excellente EPP ». Le simple désir de nuire, de la part de ces entités, est suffisant, et il n’est donc pas nécessaire d’invoquer la récolte d’une « énergie psychophysique »… Le défenseur du modèle H. S. P. ne suivra pas le conseil de Jean Sider selon lequel il faut éviter de poser des questions à une entité, sous le prétexte que l’on obtiendrait « une foule de mensonges » qui enroberaient « peut-être une vérité ». (128) Tout dépend, en fait, de la nature et du niveau de l’entité contactée, le modèle H. S. P. reconnaissant l’existence d’entités parfaitement fiables. Le contenu de leurs communications peut être appréhendé avec un esprit d’ouverture et une certaine capacité au discernement… Par contre, le danger est présent dans les cas de contacts avec des entités du « bas astral ». De plus, on ne peut pas dire que toutes les croyances et superstitions, ainsi que la foi sous toutes ses formes, sont utilisées par les entités « dans leurs diverses manipulations du genre humain ». On peut cependant envisager une forme d’exploitation des divers systèmes de pensée et disciplines spirituelles, mais il faut concevoir celle-ci comme une adaptation de ces derniers à une époque donnée et à un peuple donné, en fonction des nécessités de l’époque considérée. Cette observation concerne l’enseignement religieux destiné au plus grand nombre de gens, mais elle ne remet pas en question l’existence d’une pluralité de sources et entités à l’origine des diverses manifestations « paranormales ». Il n’y a évidemment pas de « formidable comédie » dont la Terre serait le théâtre. Les entités ne sont pas là pour se servir de nous, le but de celles-ci n’étant pas de sauvegarder leurs propres intérêts (le cas des vrais « aliens », responsables notamment des « abductions », étant mis à part). Il n’y a donc pas d’intelligence inconnue passant « le plus clair de son temps à nous mystifier ». (129)

La théorie de Jean Sider présente des points communs avec la doctrine des Témoins de Jéhovah. Ces derniers, en effet, se référent à un « Ciel » vide de désincarnés – sauf, curieusement, les 144.000 Témoins « élus » ! -, mais peuplé de « démons » voulant faire croire notamment en la survie de l’âme… Or, le modèle théorique de Jean Sider implique l’existence d’un monde “non-physique” (« fluidique »), dépourvu de défunts, mais habité par une « intelligence supra-humaine » manipulant les sociétés humaines et faisant notamment croire au prétendu « leurre » de la communication post-mortem !

Nous avons vu que les diverses données collectées par Jean Sider pour justifier son modèle explicatif peuvent être intégrées dans un modèle théorique différent. Ce dernier ne privilégie pas la référence à une mythique source « alien » unique qui tromperait nos sociétés, mais il reconnaît l’existence d’une diversité ou hétérogénéité d’origines donnant lieu à des manifestations diverses avec, entre autres, intégration de la réalité de la survie de la conscience après la mort et des communications avec l’Au-delà. Nous avons vu, en outre, que certains rapprochements pertinents, effectués par Jean Sider, peuvent être appréhendés dans une perspective différente de celle faisant intervenir une prétendue intelligence supra-humaine manipulant et trompant les sociétés humaines. Le monde “non-physique”, auquel se réfère Jean Sider, existe bien, et il est effectivement à l’origine de phénomènes tels que les apparitions mariales, les communications spirites ou le channeling, divers phénomènes tels que les cas de « hantise », etc. Néanmoins il existe, comme nous l’avons vu, différents types d’entités à l’origine de ces phénomènes. Les véritables « aliens », par contre, ne concernent que certaines manifestations de type extraterrestre, ainsi que certaines anciennes manifestations (certains cas de « fées »…) susceptibles d’être imputées à un monde souterrain ou à une source extraterrestre.

L’erreur de Jean Sider est de partir du principe absurde que toute “entité non-humaine” nous trompe (ce qui confère à sa théorie un relent de paranoïa) et de n’accorder aucun crédit à l’authenticité des révélations données par certaines sources. (Certaines sources que j’ai mentionnées, et qu’il ne cite pas, seraient aussi qualifiées de « leurres » !) En l’absence de « fil conducteur » valable, la porte est ouverte aux amalgames les plus fantaisistes, lesquels aboutissent à des conclusions erronées. Considérer que toutes les sources « paranormales » nous trompent et nous induisent en erreur pour nous manipuler, cela relève d’un état d’esprit « paranoïaque » qui ne résiste pas à la critique.

Faisant référence aux diverses hypothèses explicatives des OVNIs, Jean Sider observe que chacun trouve dans ses lectures de quoi soutenir sa propre hypothèse, en faisant l’impasse sur ce qui s’oppose à ses vues et en utilisant le cas échéant « l’argument d’autorité qui consiste à considérer comme mauvaises interprétations et supercheries tous les cas qui n’entrent pas dans l’étroitesse » de son modèle. Mais Jean Sider lui-même utilise l’argument d’autorité lorsqu’il déclare péremptoirement que la quasi totalité des partisans de l’existence passée de l’Hyperborée, de la Lémurie et de l’Atlantide s’apparente à des charlatans, et que la Lémurie est un continent mythique dont l’existence est niée par les géophysiciens. Ce dernier point l’autorise à déclarer que la channel J. Z. Knight a été leurrée par l’entité « Ramtha » s’exprimant à travers elle, cette entité ayant prétendu avoir vécu en Lémurie. (130) De nombreuses sources, médiumniques ou autres, affirment au contraire que ces continents et civilisations ont effectivement existé…

 

XIX. Retour sur la prétendue « connexion diabolique » :

Jean Sider a publié, dans plusieurs revues – dont le numéro de juillet 2000 de la revue ufologique américaine du MUFON -, un article relatif à la prétendue « connexion diabolique », l’accent étant mis sur les récits des « contactés » des années 1950. Il est revenu aussi sur le sujet dans un livre paru en 2001. (131) Il n’a fait que reprendre, en fait, les données déjà publiées dans un précédent livre, critiquées plus haut, auxquelles il a ajouté des éléments supplémentaires. Certains de ces rapprochements n’ont aucune validité.

Dorothy Martin, une « contactée psychique », déclara avoir communiqué avec « Sananda » (une entité – qui est en fait le Maître Jésus – qui communique à notre époque à travers de très nombreux channels). A cette occasion, une prophétie de cataclysme, avec date précise (21 décembre 1954), ne se réalisa pas… Quoi qu’il en soit, le rapprochement effectué par Jean Sider avec « Sen’deh » (un « Esprit » connu pour jouer des tours dans la culture des Indiens Kiowa) est fantaisiste. D’une part, on ne voit pas quel est le rapport, sur le plan phonétique, entre « Sananda » et « Sen’deh ». Ensuite, « ananda », en sanscrit, signifie « béatitude » !

Jean Sider évoque le nom de l’être de l’espace rencontré en 1954, dans le Michigan, par Richard Miller. Le nom de l’entité était « Soltec » et son vaisseau était appelé « Phoenix », originaire d’Alpha du Centaure. Mais « Phoenix » n’est pas seulement le nom de trois entités différentes des mythologies du Moyen-Orient, dont un « démon » de la liste des 72 « Esprits » du roi Salomon, car si j’ouvre mon dictionnaire je lis, à propos du phénix : « Oiseau mythologique qui, une fois brûlé, renaissait de ses cendres. » Rien n’autorise à préférer l’interprétation (orientée) de Jean Sider, même si l’on peut s’interroger sur le pourquoi de l’appellation donnée (à titre symbolique) au vaisseau… Et évidemment je ne crois pas du tout que « Soltec » soit la déformation de « Solday », un démon de Saturne cité dans des grimoires de magie noire. Le Centaure, quant à lui, entité mi-homme mi-cheval de la mythologie grecque, a été considéré comme démoniaque durant les dix-septième et dix-huitième siècles. Cette dernière considération, relative à la silhouette de l’entité, relève de la simple superstition. En outre, en astronomie, les astres (planètes, étoiles, constellations) sont fréquemment désignés par des noms de la mythologie. Cela n’est pas spécifique à Alpha du Centaure. Si Soltec avait donné une autre origine, Jean Sider n’aurait pas manqué de lui trouver une autre correspondance mythologique… Le commentaire de Jean Sider devient dès lors obsolète lorsqu’il écrit que ces noms « n’évoquent en rien ceux d’éventuels ‘Fils de la Lumière’, mais plutôt de ‘Fils des ténèbres’ ». Voilà comment on crée une fausse ‘‘connexion diabolique’’.

Jean Sider parle, en outre de « pseudo-Extraterrestres » à propos d’entités telles que Seth, Michael, Ra, Horus, Raphael, Mentor, Emmanuel, Bashar, Torah, Enoch… Or, la plupart de ces entités ne se sont pas spécifiquement présentées comme étant de nature extraterrestre. (Bashar, par contre, est bien présenté, par son canal Darryl Anka, comme étant de nature extraterrestre.) Il cite aussi James J. Hurtak, qui déclare avoir été en contact avec Enoch et Metatron. Le premier est le nom d’un patriarche hébreu, et le second est le nom d’un « bon démon » cité dans la Cabale juive. Mais rien ne s’oppose à ce que le « bon démon » – ou être de lumière -, par exemple, existe bien…

Jean Sider mentionne également le cas brésilien, survenu en 1994, de Madame Joaquina Nogueira de Sousa, qui fut confrontée à deux humanoïdes, l’un d’eux ayant déclaré s’appeler « Karran », lequel prononça plusieurs mots dans une petite boîte : « Ami », « Sabatan » et « Radan »… Je ne crois pas que « Karran » peut trouver ses racines dans « Kéres », terme qui désignait, dans la Grèce antique, des « démons malfaisants ». Peut-on réellement associer « Ami » à « Amy » (l’être suprême régissant l’Enfer, ainsi que l’un des 72 « Esprits » du roi Salomon) ? Sur le plan phonétique, on peut douter du rapport entre « Sabatan » et « Sebettu » (nom des 7 démons akkadiens). Cependant, ces « démons » oeuvraient avec « Erra », ce dernier nom étant aussi, dans le récit du « contacté » Edouard Meier, le nom d’une planète. « Sebettu » est aussi le nom utilisé par les Akkadiens pour désigner la constellation des Pléiades. (Les êtres qu’Edouard Meier dit avoir rencontré sont originaires de cette constellation, origine qui a été ensuite transformée en “Pléiares”.) Tout s’éclairerait si certaines informations données par Edouard Meier étaient conformes à la réalité (contrairement à ce que prétendent ses détracteurs qui ne voient que charlatanisme dans son cas). Rien n’exclut non plus la réalité de contacts, dans l’Antiquité, avec les Pléiadiens…

Faut-il associer « Radan » à « Radu » (déité pré-islamique adorée dans le nord de l’Arabie, associée à Vénus) ?

On peut certes rapprocher « Orthon » (rencontré initialement par George Adamski) avec l’« Orthon » du “Dictionnaire infernal” de Colin de Plancy (1794-1881), un « Esprit familier » attaché au comte de Corasse puis au comte de Foix. Une coïncidence ? En tout cas, le comportement de l’entité et la nature des contacts effectués par certaines personnes avec l’« Orthon » de George Adamski ne correspondent absolument pas à ceux d’un prétendu « démon »…

Les conclusions que Jean Sider tire des rapprochements effectués (dont beaucoup ne sont pas pertinents, comme je l’ai montré plus haut) s’avèrent inexactes. Si l’on se réfère au modèle H. S. P., il n’y a pas de « malicieuse manipulation sciemment perpétrée par une intelligence désireuse de nous faire croire que le Diable se trouvait à l’origine de ces contacts », et il n’y a pas de « gigantesque mystification axée sur nos acquis spirituels ». Toutes les identités données ou suggérées par ces entités ne sont pas trompeuses. Nous avons vu, plus haut, que les rapprochements qui semblent pertinents peuvent s’expliquer par l’origine multidimensionnelle (Vénus, etc.) de certains êtres de l’espace, ainsi que par des « clins d’œil » ou références implicites, dans certains cas, à l’origine extraterrestre de certains « dieux » ou « anges déchus » de l’Antiquité…

Un autre article de Jean Sider, en deux parties, est paru dans la revue “Lumières dans la nuit”, toujours sur le thème « Aliens et démons ». (132) L’auteur mentionne de nouveau son étude sur les contactés des années 1950 et la prétendue « connexion diabolique », ce qui « devrait dessiller les yeux des inconditionnels de l’HET ». Nous avons vu que tel n’était pas le cas. Il distingue quatre grands groupes d’entités (êtres divins et diaboliques, esprits de la nature, esprits désincarnés, êtres cosmiques…). Selon lui, ces entités sont beaucoup trop nombreuses pour appartenir à des groupes n’ayant rien à voir les uns avec les autres. De plus, ajoute-t-il, « les trois premiers concernent des entités non matérielles ayant les capacités d’interférer avec notre monde physique ». Ce qui « tend à vouloir dire que le quatrième est de la même essence ». Ceci est cependant inexact car certains êtres cosmiques sont bien de nature matérielle, ainsi que cela est mentionné dans le modèle H. S. P. De plus, la profusion et la surabondance des formes de vies (matérielles et non matérielles) sont voulues par la Source…

Dans cet article en deux parties, Jean Sider reprend certains éléments de sa théorie que j’ai déjà critiqués (les 16 « anomalies » comparables en ufologie et spiritisme, les analogies entre « possessions démoniaques », « transports au sabbat » et « abductions »). Les « similitudes » constatées concernent le « déplacement en esprit », les « déplacements corporels sans modus operandi connu », les rapports charnels (entre humains, incestueux, avec des faux conjoints vivants, avec les entités, avec des faux conjoints décédés, etc.). Ces similitudes sont, comme nous l’avons vu, parfaitement explicables dans le cadre du modèle H. S. P. Les déchets résiduels après un rapport charnel, le prélèvement de fœtus et l’enlèvement de bébés, les progénitures hybrides, les traces corporelles, la collecte de matériaux génétiques et l’hybridation, impliquent l’intervention d’entités de nature physique et non, contrairement à ce que pense Jean Sider, l’action d’entités opérant dans un « milieu énergétique » par le biais de scènes de réalité virtuelle…

Les détails présentés comme « bizarres » et « invraisemblables » dans un contexte de visiteurs venant d’autres planètes sont explicables si on considère que des « aliens » de nature physique sont capables d’induire des scènes par voie psychique (à notre époque comme lors des siècles écoulés). On ne peut donc pas déclarer que les apparitions, dans les « abductions », d’entités à l’image de parents vivants ou décédés, etc., rendent non défendable l’origine extraterrestre. Nous avons vu que des entités de natures diverses peuvent parfois provoquer des effets comparables, que celles-ci soient matérielles ou non. On ne peut donc pas dire qu’elles sont de nature identique et que les méthodes utilisées émanent de la même intelligence.

 

XX. La solution du mystère ?

En 2001, Jean Sider a publié un nouvel ouvrage (« Ovnis : La solution du mystère ? ») dans lequel il revient, bien sûr, sur sa théorie « Aliens-démons ».

Celui-ci n’est pas le seul à formuler le même genre de théorie, puisque Patrick Harpur confond lui aussi les « grands Vénusiens blonds » des années 1950, ainsi que les « petits Gris », avec les « daimons ». Jean Sider en profite pour déclarer de nouveau que les « pseudo-Extraterrestres » des années 1950 « se sont donnés des noms de dieux païens diabolisés par l’Eglise, donc de démons ». Or, nous avons vu que, souvent, le parallèle était « forcé » (et injustifié), alors que dans les autres cas il pouvait fort bien s’intégrer dans le cadre du modèle H. S. P. En conséquence, et contrairement à ce que s’imagine Jean Sider, ce dernier n’a nullement prouvé « que les contactés des années 1950 ont été abusés par des entités qui se sont identifiées comme étant des Extraterrestres qu’elles ne sont pas ». Contrairement à ce que croit Jean Sider, le fait que les contactés des années 1950 n’aient réalisé leurs contacts qu’en esprit (ce qui, en fait, ne fut pas toujours le cas) n’autorise pas à conclure que « ces incidents sont à considérer comme des leurres de réalité virtuelle induits dans le cerveau des ‘contactés’ ». (133) En effet, comme nous l’avons vu, le modèle H. S. P. soutient l’existence d’entités extraterrestres de type « multidimensionnel » pouvant être contactées, soit en décorporation sur leur planète d’origine, soit par « canalisation » d’informations (channeling).

Critiquons rapidement les autres arguments de Jean Sider contre l’hypothèse extraterrestre, tels qu’ils sont formulés dans son livre paru en 2001. Jean Sider note que, chez de nombreux chercheurs, l’hypothèse extraterrestre au premier degré « est de plus en plus délaissée » au profit de manipulations psychiques qui émaneraient d’une « intelligence fluidique se manifestant sous divers modes énergétiques ». Ces chercheurs, malheureusement, se laissent piéger par certaines apparences, incapables qu’ils sont de concevoir les deux types d’entités extraterrestres (avec leurs capacités spécifiques) reconnus dans le modèle explicatif H. S. P. Jean Sider regrette que les experts du rapport COMETA, de formation militaire, « en sont encore à interpréter l’hypothèse extraterrestre au premier degré, que les ufologues les plus rigoureux ont délaissée depuis longtemps ». En réalité, si l’on se réfère au modèle H. S. P., les membres du COMETA ont en partie raison (certains OVNIs sont effectivement matériels) et les ufologues censés être « les plus rigoureux » ont en partie tort ! Les uns comme les autres, en effet, n’ont pas conscience de l’existence de deux types d’entités extraterrestres (matérielles et « énergétiques » !). Contrairement à ce qu’à dit – lors d’une émission de Bernard Pivot, en mai 2000 – le théologien Jacques Arnould (déclaration à laquelle adhère Jean Sider), il est faux de prétendre que le public confond les OVNIs et les extraterrestres. Il n’y aucune justesse dans ces propos, mais une grosse erreur, et les astronomes, en général, ont tort de prétendre que les OVNIs ne sont pas des vaisseaux extraterrestres. De plus, contrairement à ce qu’écrit Jean Sider, les “aliens” – les vrais – ont besoin de bâtiments pour s’abriter, de vêtements pour s’habiller et de vaisseaux spatiaux pour se déplacer, ceux-ci étant réellement de nature matérielle et non « fluidique » ! Les vaisseaux utilisés par les extraterrestres de type « multidimensionnel » ne sont pas davantage des « leurres »…

A propos des « OANIs » (objets aquatiques non identifiés), Jean Sider écrit que « bon nombre de ceux qui défendent l’HET (hypothèse extraterrestre) sont plus que gênés pour expliquer ces phénomènes ». (134) Or, on ne voit pas du tout pourquoi cela gênerait les défenseurs de l’HET, diverses sources faisant état de bases extraterrestres sous-marines ! Jean Sider utilise de curieux arguments pour se débarrasser de l’implication extraterrestre du phénomène OVNI. Il parle ainsi d’« intoxication » à propos des « révélations » de Michael Wolf, son seul argument étant que les affirmations de ce dernier « viennent en totale opposition » avec la théorie qu’il défend ! En conséquence, pour lui, Michael Wolf a « sans aucun doute » (sic) puisé de nombreuses données « dans les écrits de la frange lunatique de l’ufologie américaine ». Et si certaines données de cette prétendue « frange lunatique » correspondaient à la réalité ?

Le fait que Steven Greer soit partisan d’OVNIs en « tôles et boulons » ne constitue pas un problème, contrairement à ce qu’écrit Jean Sider, certains OVNIs étant réellement de nature matérielle. Jean Sider reproche aussi à Steven Greer d’être partisan d’extraterrestres bienveillants à notre égard, certains cas d’OVNIs n’allant pas du tout dans ce sens-là, comme dans le cas des cas brésiliens répertoriés par Bob Pratt. Sur ce point, la position du défenseur du modèle H. S. P. est la suivante : il existe deux types d’extraterrestres, « positifs » (Pléiadiens, etc.) et « négatifs » (« Gris », « Reptiliens »). Steven Greer a par conséquent tout à fait tort (et il n’est pas le seul dans ce cas-là) de ne voir que des « gentils » extraterrestres parmi nous. Cette attitude d’esprit lui fait considérer à tort que des enlèvements et des mutilations de bovins ne sont pas dus à des extraterrestres, l’attribution de ces phénomènes à ces derniers étant censée être le résultat de services chargés de l’intoxication et de la désinformation.

A propos des visions à distance du médium Ingo Swann relatives à la présence d’une base extraterrestre sur la Lune, Jean Sider écrit, sans aucune justification sérieuse, que celui-ci « n’a pas du tout l’air de réaliser que ses fameuses ‘visions’ ne sont que des images de réalité virtuelle induites dans son cerveau par l’entité qui le ‘manipule’ (ou le ‘vampirise’, ad libitum) ». Or, diverses sources convergentes (sujets en décorporation, etc.) font état d’une réelle base extraterrestre sur la face cachée de la Lune, et pour le défenseur du modèle H. S. P. l’existence de cette base (ainsi que l’existence de bases sur Terre) ne fait pas de doute. Il ne s’agit pas là de « fictions entretenues par des gens manquant trop de sens de discernement ». Les médiums n’étant pas contrôlés par les « aliens », ces derniers n’ont pu fausser les résultats de ces visions à distance…

Jean Sider parle de « campagne d’intoxication » et de « faux documents » à propos des nombreux documents, reçus par divers chercheurs (J. Shandera, Don Berliner, Timothy Cooper), censés émaner d’organismes militaires et de services de sécurité d’Etat américains. Il est vrai que ces documents parlent d’OVNIs matériels (ce qui n’est pas compatible avec la théorie de Jean Sider), certains évoquant même des crashes et des corps d’”aliens”. Jean Sider interprète à sa façon cette pléthore de documents : il s’agirait « d’éloigner l’esprit du public de l’idée que nous pourrions être des exploités à un niveau quelconque par un prédateur présent sur Terre ». Naturellement, pour le défenseur du modèle H. S. P., cette supposition est absurde. Il fera plutôt observer que cette diffusion de documents résulte de “fuites” ou qu’elle entre, peut-être, dans le cadre d’une politique de divulgation progressive du secret OVNI, même s’il ne faut pas perdre de vue le fait que certains de ces documents peuvent comporter sciemment des éléments de désinformation… Cette idée de “fuites” ou de divulgation progressive (afin d’habituer les esprits et d’éviter un choc psychologique trop important) rendrait obsolète la prétendue incompatibilité entre une « générosité » relative à cette diffusion massive de documents et le secret habituellement affiché.

Jean Sider évoque les conceptions de John Keel à propos de l’origine des OVNIs. John Keel a envisagé l’existence d’un monde d’essence énergétique d’où seraient issus les “aliens”. Mais John Keel n’a effleuré qu’une petite partie de la réalité sur les OVNIs. Le modèle H. S. P., rappelons-le encore une fois, distingue plusieurs origines aux OVNIs (extraterrestre « classique » et « multidimensionnelle », “intraterrestre”).

A propos d’un vaisseau « alien » supposé trouvé intact, Jean Sider fait un curieux parallèle, qui relève de l’absurde, entre l’absence de certains composants (pas de moteurs, de système de navigation, de tableau de bord…) et les lévitations des spirites, des mystiques et des sorcières des temps anciens !

Il évoque aussi certains phénomènes de “poltergeist” (« flottement » de lourds meubles). Il parle d’une « énergie fluidique intelligente » capable d’annuler la pesanteur et de transporter les corps. Il se demande si les OVNIs sont « des objets matérialisés temporairement, ‘fonctionnant’ de cette manière »… (135)

En fait, la description du vaisseau n’est pas incompatible avec celle d’un engin d’origine extraterrestre/multidimensionnelle, ce type d’engin pouvant par ailleurs se matérialiser temporairement dans notre environnement planétaire. Voici, à ce sujet, un passage du livre « Walk-in » (dont l’auteure est Anne Givaudan) :

« Aloha aime conduire ces véhicules familiers qu’elle utilise comme un jeu, lors de ses voyages vers les autres planètes du système solaire et parfois même hors du système solaire. Habituellement, elle se sent bien à l’intérieur de ces petits engins qui se déplacent au grès de ses injonctions et des pensées qu’elle lui imprime. » (136)

Jean Sider cite les recherches d’Ann Druffel qui prétend que l’on peut interrompre une « abduction », ce qui semblerait prouver que les enlèvements ne sont pas de nature physique. Contrairement à ce qu’il pense, cependant, Jean Sider n’a pas démontré que nous sommes ici en présence de « parodies de rapts », de phénomènes de type « états possessifs »… Les noms terrestres donnés par les êtres (références à Arcturus, Véga, etc.), à propos de leurs origines, ne constituent pas un argument décisif à l’encontre de leur origine extraplanétaire. Ces êtres peuvent fort bien connaître les noms utilisés par les Terriens. Et on ne peut pas soutenir que les « fausses identités et les informations mensongères constituent la base fondamentale » des contacts des entités (« aliens » ou pas) avec les êtres humains.

Le docteur Baldwin mentionne des cas de personnes ayant des souvenirs de vies antérieures sur d’autres planètes que la Terre. Contrairement à ce qu’insinue Jean Sider, il ne s’agit pas là de « comédies » ou de mystifications, et cela ne démontre pas l’existence d’affinités entre spiritisme et ufologie. La seule « affinité » en la matière est celle-ci : la doctrine spirite enseigne précisément la possibilité d’incarnations sur d’autres planètes !

Sous hypnose, l’« abducté » Herbert Schirmer déclara que les êtres mettent dans son esprit « des choses sur eux » et qu’ils font de même avec tous les gens qu’ils contactent. Selon Jean Sider, cette déclaration « aurait dû dessiller », depuis longtemps, « les yeux des tenants de l’HET ». Cette formulation est curieuse car il est tout à fait normal que des êtres (physiques ou non, selon les cas) en contact avec des humains fournissent à ceux-ci des informations (en l’occurrence, ici, de type télépathique), lesquelles ne sont pas nécessairement erronées…

Divers chercheurs en matière d’« abductions » ont des vues différentes sur les intentions des « ravisseurs » : êtres ne songeant qu’au bien de l’humanité, envahisseurs, voyageurs du futur… Chaque hypnotiseur serait-il manipulé par les entités concernées ? Répondraient-elles aux attentes de l’hypnotiseur ? Jean Sider y voit « la malice d’une intelligence indéfinissable », Dieu, Diable, anges, démons, extraterrestres, Esprits désincarnés, etc., étant pour lui la même catégorie d’entités adoptant des masques circonstanciels. Or, j’ai donné, tout au long de ce texte, les éléments permettant de rejeter formellement cette théorie. Si l’on se situe dans le cadre du modèle H. S. P., on peut penser que certains « abductés » et hypnotiseurs sont effectivement « manipulés » pour délivrer un certain type de message. Il est possible que, dans ces cas, les êtres induisent, de façon télépathique, un certain type de réponse chez des « abductés »… De plus, divers chercheurs en sont arrivés à la conclusion erronée que la matérialité des ravisseurs est illusoire et que par conséquent l’enlèvement est de nature « psychique ». En outre, le fait d’obtenir des informations différentes ne prouve pas que les informations sont toujours erronées et que les spécialistes américains de la régression hypnotique sont tous victimes de l’intelligence à l’origine du phénomène. La récolte de matériaux génétiques n’est pas un paravent ou une mise en scène, contrairement à ce que pense Jean Sider, et si l’on retrouve l’intérêt pour la sphère sexuelle dans certains cas anciens du folklore, c’est tout simplement parce que nous avons affaire, dans les deux cas, au même type d’entités extraterrestres. L’ancienneté de cette pratique n’est pas nécessairement un argument contre sa nature extraterrestre, une recherche constante de nouveau « matériel humain » étant peut être nécessaire pour faire échec à la disparition d’une espèce en voie d’extinction. Il est donc, à mon sens, inutile d’invoquer une tromperie qui dissimulerait des actions de nature cachée.

Selon l’ufologue américaine Ann Druffel, les enlèvements ne sont que des artifices psychiques induits par une intelligence inconnue à partir du cerveau des personnes visées. Elle commet ainsi la même erreur que Jean Sider (entre autres) lorsqu’elle soutient qu’il n’est plus question d’envisager des extraterrestres faits de chair et de sang. Il s’agirait d’Esprits possessifs. Selon Jean Sider, il y a beaucoup trop de types d’”aliens” pour justifier une intrusion de type extraterrestre. Or, d’une part il est exagéré de prétendre, comme le fait aussi Ann Druffel, qu’il y a pratiquement autant de types d’”aliens” et de vaisseaux qu’il y a d’« abductés ». Ensuite, il apparaît qu’il existe plusieurs espèces extraterrestres à l’origine des enlèvements : les « Gris », certes, mais aussi des êtres ayant l’apparence d’une mante religieuse, par exemple…

Selon Ann Druffel, les « abductions » ne seraient pas autre chose que des images mentales produites lors d’états altérés de la conscience ou causées par les ravisseurs eux-mêmes, les scènes n’étant alors vues qu’en esprit. David Pritchard et Richard M. Neal ont aussi conclu à des illusions dans l’esprit des « abductés », ce qui s’oppose au modèle H. S. P. que je défends (ce qui n’exclut pas que certaines scènes puissent être induites par des êtres néanmoins bien matériels). A propos des implants parfois retrouvés dans le corps d’« abductés », et qui impliquent la réalité matérielle du phénomène, Jean Sider en est réduit à postuler que les implants qui ne s’expliquent pas par des composés organiques sont probablement des « leurres astucieux » matérialisés !

Jean Sider évoque les « fanatiques des abductions physiquement réalisées par des extraterrestres tout aussi matériels, et qui ignorent sciemment les éléments qui invalident leur croyance ». On notera que ce n’est pas mon cas, d’autant que je montre l’inexactitude de la théorie de Jean Sider ! Ce dernier accorde une grande importance à la recherche effectuée par Ann Druffel, qui tend à montrer que l’on peut interrompre l’« enlèvement » en utilisant diverses méthodes (résistance mentale, physique, etc.). Jean Sider ajoute deux éléments allant dans le sens de l’exactitude de la théorie d’Ann Druffel : l’idée que la nature psychique des « abductions » peut se démontrer sans les découvertes d’Ann Druffel (référence notamment aux écrits de Jean Sider), le fait que les occupants d’OVNIs se soient évertués à nous faire croire qu’ils viennent de planètes lointaines… Or, ces « arguments » ne valent pas “deux clous”. J’ai, en effet, montré que les éléments utilisés par Jean Sider pour défendre sa théorie peuvent s’insérer dans un modèle explicatif différent faisant imploser son propre modèle. D’autre part, de nombreux OVNIs étant effectivement d’origine extraterrestre, leurs occupants ne pouvaient que nous faire « croire » à cette origine…

Les cas cités par Ann Druffel, en rapport avec les méthodes de rupture de contact, ne démontrent pas que les « abductions » s’apparentent à des manipulations mentales. Certaines scènes (ayant un impact émotionnel) peuvent certes être induites dans le mental des « abductés », mais cela n’exclut aucunement l’origine extraterrestre des « aliens ». En outre, la possibilité de rupture du contact s’explique sûrement, dans de nombreux cas, par l’explication suivante. Nous avons vu que, selon le modèle H. S. P., les « aliens » ont la possibilité de provoquer chez leur victime une décorporation. L’examen médical pourrait-il parfois avoir lieu, dans un vaisseau, au niveau du corps subtil (énergétique ou spirituel) du sujet ? On connaît le cas de Madame Lori Briggs qui passa à travers le mur de son appartement et subit un examen médical. Elle refusa de passer dans une autre pièce du vaisseau. Elle émit un « son intérieur », le contact fut rompu, et elle se retrouva dans son lit. Ce cas se comprend parfaitement si l’« abductée » est en fait sortie de son corps. Mais cela n’exclut pas l’intervention de type extraterrestre ! Le corps subtil de l’« abducté » est-il, une fois dans le vaisseau, quelque peu « densifié » ?

Comme Jean Sider, Ann Druffel relie les histoires de fées et de démons d’antan aux récits actuels d’”aliens”. Cela n’est en fait pas incompatible avec le modèle H. S. P. que je défends. Nous avons vu, en effet, que certains cas de « fées » et de « sabbats » peuvent s’expliquer par des « abductions » anciennes, la différence avec ceux qui s’imaginent qu’il n’y a là que des états altérés de conscience se situant dans le fait que nous avons ici affaire, à l’origine du phénomène, à de vrais extraterrestres (ou « intra-terrestres ») matériels, ceux-ci possédant diverses aptitudes « paranormales » ou technologiques (induction de scènes psychiques, etc.). Les chercheurs (Jean Sider, Ann Druffel, etc.) qui pensent que l’on a affaire à des « entités énergétiques » se fourvoient complètement par méconnaissance des capacités psi ou de la technologie des êtres physiques impliqués dans les « abductions ». Ann Druffel a été convaincue par un article de Jean Sider sur la relation « Aliens-démons ». Or, dans cet article, celui-ci n’a nullement démontré que les contactés américains des années 1950 ont eu affaire à des extraterrestres s’étant donnés des noms de démons. Nous avons vu que beaucoup de ces rapprochements n’étaient pas pertinents, les autres pouvant parfaitement s’intégrer dans le cadre du modèle H. S. P. que je défends.

Il n’est pas impossible que certains « abductés » puissent bénéficier d’une aide spirituelle (dans un cas, on cite l’apparition présumée de l’archange Michel !), même s’il est difficile d’expliquer ce type d’intervention dans un contexte pareil. Il convient en tout cas d’éviter des conclusions « faciles » comme celle selon laquelle Satan et ses démons ont aujourd’hui été remplacés par « des Extraterrestres antipathiques et parfois même violents ».

Jean Sider cite le cas de Karyn T. Mitchell, une hypnothérapeute qui évoque notamment des “aliens” originaires du système binaire Zêta Reticuli. Son récit est qualifié, par Jean Sider, de “science-fiction”.

« Puis elle bascule dans le grotesque. Elle cite de nombreuses autres races extraterrestres, des archanges et des entités nommées Ashtar, Sananda, Athena, Metatron. C’est un mélange des élucubrations de la ‘Lunatic Fringe’ des années 1980 et des contactés des années 1950. Nous pensons que Karyn Mitchell a été manipulée lors de sa propre ‘abduction’ et qu’elle est maintenant difficilement récupérable sur le plan de la crédibilité. »

Evidemment, pour le défenseur du modèle H. S. P., il n’y a là ni du « grotesque », ni des « élucubrations », ni de la « manipulation »… Nous avons vu, en effet, que le modèle H. S. P. reconnaît par exemple l’existence des Hiérarchies créatrices (dont les Archanges font partie), d’entités extraterrestres de type « multidimensionnel » (dont Ashtar et Athena) et de Maîtres Ascensionnés (dont Sananda – le Maître Jésus – fait partie)…

Outre Ann Druffel, Lena Miller et Dona Higbee sont aussi parvenues à la conviction que l’on peut s’opposer aux actions des “aliens”. Gordon Creighton, cependant, considère que les entités ont pu choisir de mettre fin à leur action pour des raisons qui leur sont propres. Jean Sider note à ce sujet qu’on « peut supposer, par exemple, que les victimes ne possèdent pas tous les critères requis par les entités pour mener à bout leurs manipulations ».

« Ou encore que les Aliens ont jugé leur ‘travail’ terminé, tout en donnant aux contactés l’impression qu’ils ont réussi à les chasser. »

Selon Jean Sider, « l’essentiel de l’intrusion a pu être occulté en totalité aux personnes concernées ». (137)

En fait, le travail d’Ann Druffel ne saurait remettre en cause la notion d’extraterrestres matériels, le modèle H. S. P. permettant de rendre compte, comme nous l’avons vu, de l’apparente incompatibilité de certains faits avec celle-ci.

Dans son livre paru en 2001, Jean Sider revient, évidemment, sur sa théorie de l’intelligence unique à l’origine des diverses manifestations « paranormales », d’un seul type de manipulateur aux identités interchangeables. Il revient sur son discours « paranoïaque » : intelligence malicieuse à l’origine de leurres de diverses natures, ce qui est totalement inexact puisque, ainsi que nous l’avons vu avec le modèle H. S. P., les extraterrestres, les entités désincarnées, etc., sont de natures différentes. Les prétendus mensonges grossiers, auxquels il serait impossible d’accorder le moindre crédit, ne concernent en réalité que certains types d’entités (du « bas astral », « Gris », etc.). Il n’y a pas de « manipulation » de nos acquis spirituels et il n’y a pas de « tromperie systématique »…

Jean Sider évoque aussi trois types de « leurres » : leurres matériels, hologrammes, réalité virtuelle. Le défenseur du modèle H. S. P. apportera à ce sujet les rectifications suivantes :

1) Contrairement à ce que pense Jean Sider, l’état matériel n’est pas toujours temporaire. En ce qui concerne les OVNIs, en effet, il est continu pour les engins en « 3 D », et temporaire pour les “vaisseaux-lumière” en « 5 D » (de type « multidimensionnel » ou “éthérique”).

2) Les scènes « holographiques » ou « virtuelles », lorsqu’elles existent, sont spécifiques à certains êtres, comme certains responsables des « abductions ». Elles n’ont en aucun cas le caractère « universel » qu’elles ont dans la théorie de Jean Sider. L’ensemble des médiums, mystiques, contactés, etc., ne sont pas sujets à ce type de « leurres ». (138)

A propos des relations sexuelles des « ravisseurs » et des « abductés », que l’on retrouve dans les « possessions démoniaques » du temps de l’Inquisition, on ne peut pas dire que le « caractère onirique de ces situations est facilement décelable », car plusieurs phénomènes peuvent, en fonction des cas, être présents (réels enlèvements physiques, immersion – en dehors du corps – dans le « bas astral »…). Jean Sider mentionne l’exemple d’un « ravisseur » se transformant à l’image du mari, parfois décédé, de l’« abductée », le ravisseur reprenant son aspect initial après la copulation. Mais ceci s’explique fort bien dans le cadre du modèle H. S. P. : nous sommes en présence d’un “alien” (de nature extraterrestre) qui, afin d’obtenir la confiance de l’humain, projette une scène (de nature télépathique ou non) dans la conscience de celui-ci. On ne peut donc en aucun cas prétendre que ce type de cas n’arrange pas « les affaires des amateurs de ‘dialogues avec les morts’ » car, pour le défenseur du modèle H. S. P., il n’est évidemment pas légitime d’étendre l’explication de la « scène virtuelle » aux communications avec les « morts »…

On ne peut pas déclarer, comme le fait Jean Sider, qu’il est impossible de retenir la matérialité des phénomènes dans le cas des “aliens” (et dans certains cas de « possession » du temps de l’Inquisition), le modèle H. S. P. rendant parfaitement compte, comme nous l’avons vu, de cette matérialité. Dans son livre de 2001, Jean Sider consacre un chapitre à la relation « Aliens-sexualité », relation que l’on trouve aussi bien chez les “aliens” contemporains que dans les cas anciens de « possessions démoniaques » et de « transports au sabbat ». J’ai déjà expliqué que cette relation était parfaitement explicable dans le cadre du modèle H. S. P., et je n’y reviendrai donc pas. Rappelons simplement que les “aliens”, de nature physique et non « énergétique » ou « fluidique », semblent procéder à la récupération de matériaux génétiques en vue de la création d’une race hybride « terrestre/alien »… Voyez aussi, plus haut, le passage relatif aux « Narcadiens ». De nombreux cas anciens sont, semble-t-il, des « sorties hors du corps » localisées au niveau du « bas astral » (le « balai », en l’occurrence, n’étant pas nécessaire !)… Ne pas oublier non plus l’explication donnée à propos des incubes et succubes. La réalité est complexe et on ne peut pas, comme le fait incorrectement Jean Sider, la ramener à une cause unique et simpliste… Par exemple, un cas cité par Stanislas de Guaita – une femme censée avoir “copulé” avec une entité à l’image de son époux décédé – ne démontre en aucun cas que les “Esprits désincarnés” représentent « une autre mystification de ces entités ». (Il pourrait s’agir ici d’un cas d’incube ou d’un cas ancien d’« abduction ».) Un autre cas – cité par Budd Hopkins – concerne deux “aliens” ayant au préalable adopté l’apparence de deux femmes décédées (dont la mère de l’« abductée »). Ce dernier cas ne tend absolument pas à prouver que les « morts » s’adressant aux vivants ne seraient que des « masques parmi d’autres pris par ces entités aux innombrables identités ». J’ai déjà précisé, en effet, que les “aliens”, de nature physique, peuvent induire, dans la conscience de leurs victimes, des scènes ayant pour objet de dissiper la méfiance de celles-ci, ainsi que d’étudier leur comportement émotif. Un autre cas de cette nature est celui de la grand-mère de Ted Rice, un humanoïde reptilien ayant pris l’apparence du mari de celle-ci afin d’avoir un coït avec elle.

L’inquisiteur Guazzo, en 1608, écrivait que les « diables peuvent prendre la forme des personnes décédées ». Ceci ne s’oppose pas à la théorie selon laquelle nous serions en présence de cas anciens d’« abductions » perpétrés, comme à notre époque, par des “aliens” de nature extraterrestre ou souterraine…

Jean Sider cite Eve Lorgen, une chercheuse californienne qui est parvenue à une conclusion semblable à la mienne. Eve Lorgen privilégie en effet l’explication « des Aliens bien matériels qui seraient intéressés par les émotions sexuelles des êtres humains ». Le commentaire de Jean Sider est le suivant :

« C’est une variante de notre hypothèse. Si cette chercheuse avait compulsé la littérature vouée aux transports aux sabbats, peut-être que son opinion serait au diapason avec la nôtre. »

Or, nous avons vu que le modèle H. S. P., tout en niant la validité de la théorie de Jean Sider, explique fort bien le rapport « aliens/étude du comportement émotionnel », les “aliens” étant précisément dépourvus de « corps émotionnel ». Leur intellect et leur science technologique ont en quelque sorte « court-circuité » celui-ci. Ce qui explique notamment l’induction psychique, chez les « abductés », de certaines scènes par les “aliens” (dans un but d’étude comportementale et afin d’arriver à leurs fins). Les « transports aux sabbats » ont, rappelons-le encore une fois, plusieurs origines (dont, parfois, des « abductions » anciennes).

Jean Sider cite aussi Jean-Pierre Bayard pour qui les « relations sexuelles avec un démon » sont des histoires de névrosés et d’« hystéro-épileptiques ». Il est probable qu’il y a eu, dans les victimes des procès de sorcellerie, des psychopathes, mais on ne saurait cependant expliquer de la sorte l’ensemble des cas, d’autant plus que les victimes modernes des « abductions », les études le montrent, sont pour la plupart saines d’esprit. Rappelons encore que les « transports au sabbat » ont plusieurs explications…

Il existe deux autres éléments en faveur de l’authenticité de nombreux cas modernes d’« abductions » :

* L’existence de traces corporelles (cicatrices, traces de piqûres, contusions…), sans oublier les implants (qui ne s’expliquent pas tous par des matériaux biologiques).

* Le développement, chez de nombreux « abductés » – et suite à leur expérience -, de facultés psi (télépathie, télékinésie, sorties hors du corps, psychométrie, torsion de petits objets en métal par simple toucher, précognition, activité poltergeist, etc.). De nombreux chercheurs ont constaté ce fait : James Harder, Thomas E. Bullard, Mark Moravec, D. Scott Rogo, David Gotlib, Eve LorgenJenny Randles considère que 56% des « abductés » sur lesquels elle a enquêté ont développé des « dons psychiques » après leur expérience ou ont vu augmenter les facultés psi qu’ils possédaient avant leur expérience.

Si l’on se réfère au modèle H. S. P., on ne peut pas dire, contrairement aux conclusions de Jean Sider, que les “aliens” n’ont strictement rien à voir avec les identités qu’ils se donnent « ou qu’ils suggèrent par leurs apparences, leurs discours et leurs comportements ». Ce ne sont pas non plus des rôles joués par des experts dans l’art de la tromperie, si l’on excepte les scènes dites de « réalité virtuelle » parfois constatées chez les “aliens” responsables des « abductions ». La récolte de matériaux génétiques ne constitue pas un paravent ou une mise en scène cachant « quelque chose d’essentiel pour les ravisseurs, mais imperceptible pour les abductés ». (139)

 

Djinns et élémentaux :

Ann Druffel a évoqué le cas d’un musulman ayant fait l’objet d’une « abduction ». Les êtres perçus furent qualifiés de « Djinns ». Ceux-ci sont mentionnés dans le folklore et les traditions des pays arabes, y compris dans le Coran. Selon Gordon Creighton (qui croyait à tort que les OVNIs et leurs occupants appartiennent à des « forces noires », nuisibles à l’humanité), « jinn » (ou « djinn ») vient de « janna » (cacher, masquer). Selon le Coran, Dieu a donné au chef (« Iblis ») des “Djinns” – créés avant l’Homme – la permission de tourmenter les humains, à l’exception des bons serviteurs de l’Etre Suprême. Voici ce qu’un érudit arabe a précisé à Gordon Creighton :

« Leur corps n’est pas physique comme le nôtre, mais fait de feu sans fumée, une énergie semblable à du plasma. Ils évoluent dans un plan éthérique ou plan astral. Ce plan semble être davantage une autre dimension de notre espace-temps plutôt qu’une planète d’un autre système. »

Cette définition correspond parfaitement avec ce que disent les sources ésotériques occidentales à propos des « esprits de la nature » ou « élémentaux ». Jean Sider donne, d’après la littérature arabe, les caractéristiques suivantes des “Djinns” :

– Ils ne sont pas visibles à l’œil humain.

– Ils peuvent se matérialiser dans notre monde physique.

– Ils peuvent changer de forme (ainsi qu’apparaître sous la forme d’un animal).

– Ils sont des menteurs et mystificateurs invétérés et aiment tromper les humains.

– Ils enlèvent des êtres humains (qu’ils peuvent transporter sur de longues distances) et incitent ceux-ci à avoir des relations sexuelles avec eux.

– Ils peuvent donner leurs pouvoirs à des individus qui deviendront dès lors magiciens, guérisseurs, voyants, etc.

– Ils s’expriment par télépathie et peuvent séduire facilement leurs victimes.

Ils peuvent être aussi bien bienveillants que malveillants, les plus nombreux étant assimilés à des « shaytans » (démons). Le Coran précise que certaines de leurs espèces, positives, peuvent échapper à la damnation.

Le défenseur du modèle H. S. P. apportera les commentaires suivants :

1° Le musulman victime d’une « abduction » a qualifié de « Djinns » les êtres à l’origine de l’enlèvement, en relation avec son système de croyances religieux. On observe la même chose chez ceux qui expérimentent une NDE : le témoin peut interpréter l’être de lumière perçu comme étant Dieu, Jésus, etc. Dans le cas du musulman, il ne s’agissait évidemment pas de “Djinns” mais de visiteurs de l’espace.

2° Les chroniqueurs arabes ont commis la même erreur que leurs homologues occidentaux en attribuant aux “Djinns” (correspondant aux « élémentaux ») l’enlèvement d’êtres humains (y compris, notamment, les relations sexuelles). Nous avons vu que ces agissements étaient en réalité le fait d’êtres de nature extraterrestre ou souterraine…

Jean Sider revient sur sa liste comparative des traits essentiels des contacts modernes et anciens : 40 points communs entre les récits d’”aliens” et ceux de nos ancêtres sur les « esprits de la nature » diabolisés par l’Eglise. D’évidence, conclut-il, ces diverses identités concernent les mêmes entités (de nature « fluidique »). Ce faisant, Jean Sider commet évidemment une grosse erreur. Les ressemblances sont en fait attribuables au fait que nous avons affaire, dans les deux cas, à des êtres de nature physique (à propos des enlèvements) !

On ne peut pas dire que les « anges » ont été inventés par « d’astucieux théologiens », l’existence des premiers étant par ailleurs reconnue par toutes les sources reçues en channeling. Pour les « démons », par contre, la réalité est, comme nous l’avons vu, plus complexe. Et, évidemment, le défenseur du modèle H. S. P. n’adhère pas à la conception selon laquelle une intelligence inconnue manipulerait les « abductés » en adaptant son identité et son comportement « en fonction de l’univers conceptuel des personnes ciblées ».

Selon Jean Sider, les personnes développant « un penchant pour le négatif » ont des contacts traumatisants et « sulfureux » perçus comme l’action d’extraterrestres antipathiques, éventuellement de démons, alors que les « optimistes », eux, bénéficient de « relations euphorisantes » les amenant à considérer les “aliens” « comme des Extraterrestres sympathiques, voire des anges ou autres êtres divins ». Un tel commentaire n’a évidemment aucun fondement réel. Pour le défenseur du modèle H. S. P., les choses sont simples : les individus ayant des contacts « négatifs » sont simplement en contact avec des entités « négatives » (entités du « bas Astral », « Gris »…), ceci n’étant pas nécessairement corrélé avec un « penchant négatif » chez les témoins. Les autres personnes bénéficient de contacts avec des entités ou êtres appartenant à la large catégorie de sources bienveillantes (extraterrestres « positifs », “Anges”, divers « Esprits » désincarnés, etc.). Ce n’est pas le contenu du psychisme des personnes visées qui joue le rôle de « filtre » dans le type de scénario du contact, et les « Esprits désincarnés », « Anges », « guides spirituels », etc., ne relèvent pas d’un « imaginaire humain parodié par une intelligence surhumaine ».

L’Ecossais Robert J. Stewart a mentionné plusieurs types de rencontres entre ruraux et entités (« avec l’esprit des ancêtres des contactés », avec les « fées » et avec « des humains transportés au royaume des fées »). Selon Jean Sider, ces rencontres correspondent à nos modernes rencontres rapprochées des troisième et quatrième types. Ceci n’est en fait vrai qu’en partie (enlèvements, anciens et modernes, perpétrés par des êtres de nature physique, les entités d’antan et de nos jours n’étant qu’en partie les mêmes). Les « fées » étaient censées avoir, selon les cas, une attitude positive ou négative. Cela n’a rien d’étonnant, les diverses entités ayant, selon leur nature, des comportements distincts. Robert Stewart a conclu à l’existence d’une « race d’êtres non organiques, immatériels ou spirituels » pouvant avoir des relations avec les êtres humains, les « fées » étant censées s’adapter à tout ce qu’elles trouvent dans l’imagination humaine. (140)

 

Les révélations de Jean d’Argoun :

Insistons encore une fois : les « fées » (ou vrais « élémentaux ») ne peuvent procéder à des enlèvements, les “fées” d’antan ayant réalisé ces derniers n’étant pas de nature « énergétique ». La réalité, ici encore, est complexe. Voici, à ce propos, le curieux témoignage de Jean d’Argoun qui, dans une certaine mesure, devrait « consoler » les spéculateurs qui se sont complètement fourvoyés dans leurs analyses.

La scène se passe dans la Vallée des Merveilles (Alpes Maritimes), au lac de Fontanalbe, où, selon la légende, chaque 19 août vers 23 heures 30, apparaissent, aux montagnards et aux promeneurs égarés, des petits personnages inconnus.

« Vers minuit, une lueur bleutée se reflète dans les eaux paisibles du lac. (…) Puis tout à coup, la surface du lac est agitée par un curieux remous. Quelque chose d’indistinct vient d’émerger et progresse lentement vers moi. Dans le clair de lune, je perçois alors une vague silhouette…

Quelques secondes plus tard, je fixe avec stupeur et incrédulité un nain, un petit être d’aspect humain. Il est vêtu d’un justaucorps bleu luminescent, et son visage évoque un type asiatique indéfini. Une paix, une douceur particulière, émane de lui. »

L’être aurait déclaré, mentalement, s’appeler Korig, l’un des « 9 princes du peuple fée, de ce que les humains appelaient jadis les esprits de la nature ».

« Nous vivons au sein d’une réalité parallèle, d’un plan d’existence terrestre qui coexiste avec le vôtre mais régi par une autre loi vibratoire…

Parfois, par stratégie ou par jeu, nous agissons sur l’esprit de certains humains – par induction hypnotique – afin de nous faire passer pour des extraterrestres ou des voyageurs du temps. Depuis les chroniques de votre Moyen Age, ma race a beaucoup évolué. Elle refuse toujours obstinément la technologie…

Sur le plan spirituel, nous avons éveillé de nouveaux pouvoirs, de nouvelles facultés inconnues des hommes. »

L’être aurait tendu la main à Jean d’Argoun, paume ouverte, et aurait matérialisé une petite fleur de lotus… (141)

Notons – car c’est important – l’information suivante donnée par le même auteur. Cette fois-ci, c’est “Sahanâ” qui se serait exprimée, une « entité vêtue d’une robe bleutée ornée d’innombrables petites étoiles dorées », ayant l’apparence d’un vénérable vieillard et tenant dans la main droite un sceptre d’argent et de cristal. Après avoir fourni une “information” relative à la proche venue du « grand monarque » (qui se fait toujours attendre !), cette entité aurait précisé ce qui suit à propos du phénomène OVNI :

« Et j’en arrive, mon enfant, à ma seconde révélation : actuellement, tous les observateurs humains de ce mystère font fausse route. Ils se fourvoient dans des théories relatives à une manipulation, à une intelligence trompeuse, à des leurres psychiques, etc. Alors que la réalité est à la fois plus simple et plus fascinante. » (142)

Voici, toujours d’après la même source, une référence aux « Gris » :

Dans la région de Rennes-le-Château, près du pic de Bugarach, une silhouette haute et massive aurait surgi d’un buisson épais et se serait approchée de Jean d’Argoun. Ce dernier aurait appris, par communication mentale, que l’être s’appelait Ortûs, « l’un des 7 Veilleurs du Bugarach ». Il était grand, svelte, vêtu d’une combinaison argentée.

« J’appartiens à une race extraterrestre qui protège ce globe contre les visées maléfiques de ceux que tu baptises ‘les Gris’ et dont le vrai nom est la race maudite des ‘Azriâs’. » (143)

 

Elémentaux et univers imaginal :

Au seizième siècle, Paracelse évoqua les « élémentals de la nature » : esprits des bois (« durdales » ou dryades), ceux du feu (salamandres ou « acthnicées »), ceux de l’eau (nymphes ou mélusines), ceux de l’air (sylphes ou « nénufarées »), ceux de la terre (gnomes ou pygmées).
Voici ce qu’écrit Michel Coquet à propos des « élémentaux » :

« La Bible fait référence aux ‘élémentals’, mais cette référence est plus claire encore dans le Livre de Jasher LXXX, 19-22, où nous lisons que l’une des plaies d’Egypte infligée par Moïse au pharaon récalcitrant était la SULANUTH, une catégorie particulière d’‘élémentals’ destructeurs. Dans la Kabbale, la tradition juive situe les ‘élémentals’ dans le monde d’ASSIAH (preuve qu’ils existent bien !). On les appelle les KLIPPOTH, bien que dans leur dénomination générique ils soient appelés SHEDIM et composés de quatre classes. Ce sont avec ces quatre classes que travaillent les sorciers de toutes tendances. ‘La Doctrine Secrète’ nous dit que, collectivement, les ‘Klippoth’ constituent le diable ou démon. C’est l’envers de Dieu, le contraire des anges du monde JETZIRAT.

Les Perses les appelaient du nom générique de DAEVAS, les Grecs les nommaient DAEMONS, les Egyptiens AFRITES, et certaines ethnies d’Afrique les YAWAHOU, dans le sud de l’Asie les PHYES, au Japon les ONI, et dans le monde de l’Islam ce sont les DJINNS. » (144)

Ces êtres qui, rappelons-le, n’ont rien avoir avec les “aliens”, sont effectivement originaires d’un monde « énergétique » qui peut être identifié à ce qu’Henri Corbin a appelé “l’univers imaginal”, un monde qui, bien que non perceptible à nos sens, est aussi réel, pour ceux qui y ont accès, que notre monde. Il possède des formes, des couleurs, et est habité par des entités… Ce « Monde imaginal » correspond, en fait, à ce que les occultistes et de nombreux auteurs appellent le “Monde astral” (ou “Plan astral”). Néanmoins, contrairement à ce que pense Jean Sider (qui évoque l’univers imaginal), les entités originaires de ce Plan de conscience ne passent par leur temps – à l’exception d’entités du « bas astral » – à effrayer et berner certains individus « tout en se parant d’identités fallacieuses ». (145)

 

XXI. L’hypothèse Gaïa :

Dans son livre publié en 2001, Jean Sider a émis une hypothèse relative à l’origine de l’intelligence qui, selon lui, est à l’origine des diverses manifestations « paranormales ».

Selon l’hypothèse Gaïa, notre planète est un organisme vivant doté d’une certaine forme de conscience. Le chimiste anglais James Lovelock est l’un des premiers scientifiques à avoir défendu cette théorie. On connaît aussi Peter Russel et Michael Talbot.

Les données relatives au modèle H. S. P. ne s’opposent évidemment pas aux conceptions relatives à l’hypothèse Gaïa – qui n’ont pas à être développées ici -, mais Jean Sider a déduit de ces dernières des données qui l’ont amené à spéculer sur l’origine possible de l’intelligence à l’origine des manifestations « paranormales » de toutes natures. Il est par exemple inexact de prétendre que l’intelligence qui génère les OVNIs et les phénomènes paranormaux « se sert notamment des concepts, des croyances, des superstitions et de tout ce qui constitue l’intellect et la personnalité des individus ‘manipulés’ pour s’exprimer »

Une autre spéculation dénuée du moindre fondement est la référence à un « ensemble soliton-bions » (des particules hypothétiques) qui serait « l’agent intelligent de Gaïa dans le cerveau de chaque individu susceptible d’être ‘manipulé’ ». On ne peut pas dire que les médiums « et les personnes au psychisme prédisposé aux contacts avec des intelligences inconnues (…) seraient les principaux sujets sur lesquels Gaïa exercerait son emprise ». Le modèle H. S. P. se passe très bien de ce fantaisiste « dispositif interne » qui « pourrait créer des visions en esprit comme dans l’espace, des projections holographiques, des matérialisations temporaires d’objets, d’animaux et d’êtres humains animés identiques à des créatures vivantes ». Les médiums « et les personnes au psychisme prédisposé » ne sont pas des sortes de catalyseurs ou des relais « afin que des manipulations d’ordre phénoménal puissent s’effectuer ».

Par contre, l’Univers quantique de David Bohm et l’Univers holographique de Michael Talbot ne sauraient être incompatibles avec les données du modèle H. S. P. Michael Talbot, par exemple, mentionne explicitement les sorties hors du corps (avec ou sans NDE). On sait que, dans cet état, une conscience peut prendre la forme désirée, la pensée ayant par ailleurs une action créatrice au niveau de la « substance astrale ». Jean Sider n’arrive pas, par contre, à prendre conscience du fait que l’existence du « double » ou « corps astral » implique nécessairement la survie de la conscience après la mort…

Jean Sider évoque les découvertes de certains chercheurs – Lars Stixrude et Ronald Cohen, Poirier et Le Mouel -, lesquelles suggèrent que le noyau de la Terre est de structure cristalline. Il évoque un cas d’OVNI survenu en 1994, un couple de Topanga Canyon (Californie) ayant aperçu dans le ciel un objet transparent rectangulaire qui avait la conformation d’un cristal taillé comme une pierre précieuse, avec de nombreuses lumières rouges mouvantes et, en dessous, au centre, des lumières vertes, jaunes et rouges. L’observation eut lieu le soir ayant précédé un tremblement de terre qui avait affecté la Californie. Quelques jours après, l’épouse eut semble-t-il une relation sexuelle avec une « entité » matérialisée dans son appartement. Jean Sider apporte cette précision :

« Elle n’a pris conscience de ce quasi-viol que lorsqu’elle s’est trouvée enceinte car elle prenait toutes les précautions nécessaires pour ne pas avoir d’enfant. Depuis son observation d’ovni, elle a réalisé des peintures qui décorent les murs de sa résidence. Ces tableaux représentent tous des paysages censés se trouver sur d’autres planètes. »

L’entité qui l’aurait « violée » l’a informée par télépathie que son monde n’était pas comme ceux qu’elle peignait, mais qu’il se trouvait cristallisé à l’intérieur d’une planète.

Jean Sider interprète de façon curieuse la déclaration de l’être en écrivant que celui-ci a bien dit « d’une planète », non pas « d’une autre planète ». Où est la différence ? Jean Sider, qui veut ainsi sous-entendre qu’il s’agirait de la Terre, ajoute que cet être prétendait venir d’un lieu qui était « comme du cristal ». Jean Sider se pose la question suivante : « Serait-ce l’une de ces rarissimes vérités que lâchent de temps en temps les Aliens ? ». Mais les « aliens » (de diverses natures) « lâchent » beaucoup plus de vérités qu’il ne s’imagine car ils ne mentent pas en permanence… Il évoque aussi le cas de Madame Meagan Elliot qui dit avoir été enlevée au Texas, en août 1980, un “alien” lui ayant déclaré qu’il venait « du même monde » qu’elle. Dans ce dernier cas, s’agissait-il d’un mensonge ou l’« abductée » a-t-elle eu affaire à un représentant du monde souterrain de l’Agartha ?

Selon Jean Sider, c’est au cœur de notre planète que pourrait être « stockée » l’« intelligence énergétique », laquelle opèrerait à partir du centre de la Terre à structure cristalline, « la nature particulière du cristal lui donnant cette possibilité ». Ainsi, un gigantesque cristal au cœur de la Terre pourrait abriter cette « intelligence énergétique ». Selon Jean Sider, c’est le lieu idéal où elle pourrait évoluer à l’abri de toute atteinte. Nick Nocerino, lui-même médium, considère qu’il existe, au centre de la Terre, « une sorte d’entité vivante, peut-être une forme de cristal »… En outre, Nicolas Tesla prétendait que le cristal est une forme de vie. Selon Jean Sider, les « OANIs » (objets aquatiques non identifiés) seraient, lorsqu’ils sortent de l’eau, des « entités énergétiques issues du cœur de cristal de la Terre qui se sont matérialisées dans l’élément liquide pour une durée temporaire ». Lorsqu’ils plongent dans l’eau, ils seraient « des entités énergétiques matérialisées temporairement qui vont se dématérialiser dans l’élément liquide avant de rejoindre le cœur de cristal de la Terre ». (146)

Le défenseur du modèle H. S. P. fera par contre les observations suivantes :

1) Les « OANIs » n’ont strictement rien à voir avec la spéculation ci-dessus de Jean Sider. Ceux-ci sont des vaisseaux de l’espace (voire des engins de l’Agartha) ayant des bases sous-marines…

2) Le cas de l’entité originaire d’un « monde cristallin » (n’ayant pas de rapport avec la Terre) est à mettre en parallèle avec un extrait du premier livre de Jean d’Argoun.

Jean d’Argoun eut un jour la vision d’une planète, avec notamment un Sphinx bleuté gigantesque, avec à l’intérieur des milliers de salles et de couloirs vides. Dans une pièce circulaire, au sommet d’un monument, se trouvait, sur un piédestal doré, un bloc minéral semblable à du quartz rose. Jean d’Argoun aurait été mentalement informé que cette planète est située dans une autre galaxie, le Sphinx ayant été jadis édifié par la race cosmique des Néphilim. Il s’agirait d’une colonie oubliée ayant transcendé la matière depuis très longtemps.

« Nous sommes Conscience pure. (…)

Nous sommes des millions d’entités à habiter ce bloc minéral dans lequel existe et s’ordonne un espace-temps différent du vôtre. Je suis le porte-parole de la race de cristal, une race psi, qui opère parfois dans l’environnement de votre planète et ‘channelise’ certains humains…

(…) Depuis quelque temps, nous ‘inspirons’ à quelques-uns des tiens l’idée de publier des récits de science-fiction et d’anticipation afin de sensibiliser un maximum d’êtres à la proche venue des peuples de l’espace. Car la plupart de ces entités ne communiquent pas au plan de la matière. Elles opèrent au niveau des fréquences cosmiques subtiles révélées par vos expériences mystiques et parapsychologiques. Organes d’une même conscience, elles existent temporairement – pour le temps d’une mission – dans un aspect physique qui est une matérialisation dans votre univers à 3 dimensions. Leur véritable existence se situant à d’autres niveaux d’énergie. Certains hauts dirigeants humains le savent mais se taisent car ils ont peur… Cependant, vous devez être très vigilants, car il y a des ‘contacts’ avec la Terre qui sont le fait de hiérarchies célestes déchues ou de forces négatives qui, en opposition aux êtres de lumière, tentent de s’établir comme dieux dans votre monde physique et d’y instaurer des cultes à leur profit. C’est actuellement le cas des faux messies qui manifestent des facultés psi et manipulent des pseudo-religions. »

Jean d’Argoun témoigne aussi d’un « contact psychique » avec une entité nommée “Alarhîm”, laquelle déclara que depuis des temps immémoriaux le peuple des Néphilim sillonne l’immensité de l’espace en quête de planètes propices à la vie.

« Lorsqu’ils découvrent un globe favorable à l’éclosion de la vie, ils dissimulent, à grande profondeur, des cristaux pensants – des Théraphîm – afin d’amorcer le long processus d’apparition des formes vivantes. Ces cristaux sont les condensateurs d’une énergie très subtile, appelée le Narhîl – un aspect du Vril, (…).

Cette vibration cosmique, émise sur l’ensemble d’une planète, provoque toute une série de mutations et de réactions en chaîne nécessaires à l’évolution minérale, végétale et animale. Sur le plan végétal, cette influence s’exerce essentiellement au niveau de l’ADN, des cellules. L’aventure du vivant se poursuit alors jusqu’à l’émergence de formes complexes dotées d’intelligence et de conscience. Ces formes humanoïdes sont utilisées comme supports par des âmes en évolution. Des entités spirituelles qui s’incarnent par cycles… Lorsque les insulaires d’une planète commencent à élaborer des croyances, des rites et des cultes, les surhumanités cosmiques leur envoient des sages, des prophètes et des messies dotés de pouvoirs psychiques. »

Ces « envoyés du ciel » sont à la source des grands mouvements religieux et mystiques…

« Cependant, l’origine des premières grandes civilisations du cosmos est un grand secret, un impénétrable mystère uniquement connu du grand architecte de toutes choses…» (147)

Nous voyons donc ici la référence, notamment, à l’origine « extraterrestre/multidimensionnelle » de nombreux OVNIs, à l’existence d’une intelligence extraterrestre « cristalline » (mais qui n’est pas originaire de la Terre !) et à des « cristaux pensants » (donc « vivants »), toutes ces données étant parfaitement compatibles avec le modèle H. S. P. ! Jean Sider s’est évidemment « planté » quant à l’origine de l’intelligence « énergétique »…

 

XXII. L’intelligence supérieure :

Le titre de l’ouvrage paru en 2002 est : “La vie vient d’une intelligence supérieure”.

Dans ce livre, Jean Sider a critiqué la thèse de l’évolutionnisme, l’apparition de la vie étant attribuée à une intelligence supérieure. Cette thèse s’intègre bien dans le cadre du modèle H. S. P., lequel évoque la création de l’âme par Dieu, ainsi que l’apport d’espèces vivantes sur notre planète par des civilisations extraterrestres. Mais ce n’est pas ce sujet qui est traité ici.

Contrairement à ce que Jean Sider prétend, il n’a pas montré que les phénomènes OVNIs étaient les produits « d’une conscience non organique pas obligatoirement issue d’un monde différent du nôtre ». Les OVNIs ne sont pas des leurres de vaisseaux spatiaux destinés à susciter la croyance en l’existence de visiteurs extraterrestres faits de chair et de sang. Les êtres humains ne sont pas mystifiés depuis de nombreux siècles à l’aide de divers artifices, il n’y a pas de stratégie malicieuse, ni de discours mensongers (à l’exception de cas particuliers), ni de « simulacres de créatures aux identités interchangeables selon les lieux, les temps et les individus concernés ». Les OVNIs ne peuvent être considérés comme une facette des phénomènes paranormaux et on ne peut donc pas les ranger dans la même catégorie que, par exemple, les dialogues avec les esprits désincarnés ou les possessions démoniaques. Certaines exceptions à part (entités du « bas astral »…), le principal comportement des entités n’est pas axé sur des actions censées susciter des émotions fortes (peur, angoisse, etc.) chez les témoins. De même, les entités ne se nourrissent pas d’une énergie libérée par les émotions provoquées chez les victimes, à l’exception, là aussi, de cas particuliers… La matérialisation d’objets et d’êtres peut avoir diverses origines : matérialisation de « défunts » ou autres entités spirituelles, extraterrestres multidimensionnels. Les « abductions » et certains cas anciens de « transport au sabbat » sont imputables à des êtres de nature extraterrestre et/ou souterraine. Il en va de même pour certains cas d’enlèvement par des « fées »…

Les entités n’ont pas menti, depuis près de 3000 ans, sur leur identité. Il y a quelques millénaires, la notion de pluralité des mondes habités était inconnue. On parlait alors de « dieux ». Néanmoins, on appelait ainsi, la plupart du temps, des entités du monde spirituel. Il est faux de prétendre que les « aliens » mentent et trompent systématiquement, les entités étant d’origines diverses. Les mensonges sont le fait de certaines entités (« bas astral », certains extraterrestres). La thématique relative à la sexualité est typique de certains « aliens » et est loin de couvrir l’ensemble des manifestations ou communications… Les contradictions à propos des noms donnés aux planètes ne sont qu’apparentes car les origines des visiteurs de l’espace sont multiples, certains venant de planètes de notre système solaire (à un niveau « éthérique »). Le côté malsain ou dangereux des contacts, évoqué par Jean Sider, ne concerne en fait que certaines entités (« bas astral », certains extraterrestres.…), et cela ne s’oppose absolument pas à l’origine extraterrestre de nombreux OVNIs, les extraterrestres « bien intentionnés » existant aussi ! Jean Sider fait fausse route car les éléments qu’il a collectés n’indiquent pas que le problème des OVNIs n’est pas lié à la présence d’extraterrestres matériels, certains d’entre eux étant bien, comme nous l’avons vu, de nature matérielle. Et les interprétations de nature religieuse du phénomène (comme la référence au « Diable ») ne font que refléter les préjugés religieux de leurs supporters. On ne peut parler d’« entités pernicieuses » que dans certains cas. Ceux qui défendent l’origine extraterrestre des OVNIs n’ont pas perdu le sens du discernement. Par contre, Jean Sider s’est fourvoyé en faisant des rapprochements mal interprétés. Le fait que certains chercheurs passent sous silence les aspects négatifs de certains contacts, alors que d’autres ne mettent l’accent que sur ces derniers, ne concerne pas le défenseur du modèle H. S. P., lequel distingue deux types d’extraterrestres, les « positifs » et les « négatifs », certaines mutilations animales étant le fait des extraterrestres “négatifs”.

Joe Lewells, prisonnier de ses convictions religieuses, identifie à Dieu l’intelligence supérieure produisant les OVNIs. Et il sous-estime, ainsi, les agissements négatifs de certains “aliens”. Mais, contrairement à ce qu’écrit Jean Sider, il n’est pas certain que les contacts avec les OVNIs dispensent souvent une « odeur de soufre » plus ou moins prononcée, cette prétendue particularité n’étant pas voulue par l’intelligence à l’origine des incidents. Il n’a nullement prouvé cette « odeur de soufre » dans l’un de ses précédents livres (à propos des prétendus noms de « démons » que se seraient donnés ceux que Jean Sider considère ne pas être des extraterrestres, lesquels ont contacté des citoyens américains dans les années 1950).

Il n’y a pas de « malice des entités » à l’origine de la « confusion » ou des différentes perceptions des phénomènes de la part des chercheurs, la diversité des hypothèse émises ne faisant que traduire les points de vue (dont certains erronés bien sûr) de ces chercheurs. Et il n’y a point de simulacres « visant à créer une croyance mythique en l’existence de voyageurs cosmiques, adaptée à l’élargissement de l’univers conceptuel de nos sociétés ». Pas plus qu’il n’y a d’intelligence supérieure inconnue se présentant sous diverses identités captieuses et ayant produit, au cours des siècles passés, « toute une panoplie de phénomènes variés » : interventions de fées, apparitions religieuses, possessions démoniaques, sorties hors du corps, vies antérieures, dialogues avec les défunts, etc. Le modèle H. S. P. intègre la réalité de ces phénomènes sans qu’il soit nécessaire de faire intervenir une unique intelligence inconnue qui induirait, à leur propos, les gens en erreur.

La diversité des formes humanoïdes aperçues ne constitue pas un argument contre leur origine extraterrestre présumée et ce n’est donc pas un argument en faveur de l’idée selon laquelle les « aliens » peuvent prendre toutes les formes. On ne peut donc pas dire, a priori, que nous sommes en présence des mêmes entités prenant diverses apparences entièrement artificielles.

 

A) “Abductions”, sabbats et fées :

On note parfois, dans les « abductions », la mention, à bord de l’OVNI, d’une apparition de type religieux. Ce qui, écrit Jean Sider, rend encore plus difficile l’idée de scènes réellement physiques car l’on conçoit mal, selon lui, « des Extraterrestres mêlant à leurs actions des spectacles liés à nos acquis spirituels ». Notons pourtant que, dans le modèle H. S. P., le contenu spirituel de certaines communications et manifestations n’est pas du tout incompatible avec un certain type d’entités extraterrestres (de type « multidimensionnel »). Quant aux visions religieuses dans le cadre d’« abductions », difficile de dire si nous sommes ici en présence de scènes perçues par un sujet en état de décorporation (à bord du vaisseau). Le fait que « les entités font croire aux abductés qu’elles peuvent leur faire traverser des solides » n’implique pas des leurres de réalité virtuelle. Il peut s’agir de personnes en état de décorporation, celle-ci ayant été provoquée sur les sujets par les « aliens ».

Jean Sider se demande quels sont les moyens employés pour le déplacement corporel lorsque l’”abducté” est ramené en un lieu différent de celui où il a été capturé, « même si les souvenirs qu’il a gardés de l’expérience relèvent de la réalité virtuelle »… Pour le défenseur du modèle H. S. P., la réponse est simple : le moyen utilisé est tout simplement un vaisseau spatial, et les souvenirs ne relèvent pas nécessairement de la « réalité virtuelle » ! Et on ne peut pas dire que les entités « servent à leurs victimes des scénarios différents les uns des autres » pour introduire peut-être la confusion, le doute et le rejet. On peut en effet penser qu’il y a des êtres appartenant à des civilisations distinctes et qui ont des visées différentes. On ne peut pas dire, contrairement à ce qu’écrit Jean Sider, qu’il semble établi que toutes les scènes montrées aux « abductés » sont des parodies et des comédies. Cependant, certaines le sont, le but étant de « tester » émotionnellement leurs victimes. Et les identités différentes données par les entités (les équipages d’OVNIs donnant des origines différentes) peuvent s’expliquer par des provenances distinctes. Quant aux « chrononautes » (voyageurs temporels) mentionnés par le médecin hypnothérapeute Bruce Goldberg, il faut peut-être voir là une éventuelle quatrième origine de certains OVNIs, le modèle H. S. P. distinguant trois principales origines (extraterrestre « classique » et « multidimensionnelle », intraterrestre).

Les entités ne donnent pas toutes l’impression d’être les démons de notre folklore religieux, l’intention sous-jacente n’étant pas d’effrayer les personnes contactées (dans le but de mieux les subjuguer ou de les exploiter). Il est aussi absurde de prétendre que nous sommes en présence d’une manipulation sous-jacente et malicieuse de nos acquis spirituels axée sur la superstition du Diable, laquelle serait « toujours aussi vivace chez certains abductés ». Et nous n’avons évidemment pas, ici, de manipulations déguisées en « enlèvements par des extraterrestres » et autres prétendues « pantomimes du même acabit ».

Il y a, certes, une incompatibilité phylogénétique entre certaines espèces d’« aliens » (qui ne ressemblent pas du tout à des humains) et les Terriens, ce qui ne permet pas d’envisager, dans ces cas-là, un programme d’hybridation entre ces espèces. Mais les “abductions” peuvent recouvrir plusieurs finalités, l’une d’elles pouvant être, pour certaines espèces, cette tentative de création d’une race hybride. Certaines sources font état de l’implantation de l’espèce humaine, sur notre planète, par des êtres originaires d’autres planètes. Ceci rendrait obsolète, dans certains cas, l’objection de l’absence de même relation phylogénétique entre humains et une espèce différente. L’intéressement à la sexualité que l’on retrouve dans les « possessions démoniaques », et notamment les « transports au sabbat » du temps des procès de sorcellerie, s’explique fort bien dans le cadre du modèle H. S. P., plusieurs types d’entités et d’événements étant à l’origine de cette prétendue identité (comprenant les 20 situations identiques, répertoriées par Jean Sider, entre les “abductions” modernes et les « transports au sabbat » d’antan) : cas anciens d’« abductions » perpétrés par des êtres de nature physique, projections dans le « bas astral » de sujets “décorporés”…

On ne peut pas dire, dans le cas des êtres responsables des « abductions », que nous sommes en présence d’êtres “non-physiques” qui se sustenteraient grâce à l’énergie produite par les fortes émotions générées chez les « enlevés ». Selon Jean Sider, il est probable que si John Mack et David Jacobs, par exemple, avaient lu un ouvrage consacré aux transports au sabbat, ils auraient eu une opinion tout à fait différente sur ces phénomènes. Mais si ces chercheurs avaient eu connaissance des données extraites du modèle H. S. P., ils n’auraient peut-être pas été aussi impressionnés ! Nous n’avons pas affaire, dans les « abductions » contemporaines, à des « états possessifs » suscités par des entités “non physiques” qui « vampiriseraient » des êtres humains « accessibles aux contacts avec des intelligences supérieures ». Faisant référence aux déplacements corporels d’”abductés” (parfois sur de longues distances), Jean Sider en est réduit à les attribuer à la volonté des entités « désireuses de renforcer l’idée de rapts physiques par des créatures extraterrestres aussi matérielles que nous le sommes » ! La seule justification de Jean Sider, à ce sujet, est de déclarer que cette intelligence « est très rusée, experte dans l’art de tromper » ! Evidemment, les déplacements corporels témoignent de la réalité physique de certaines « abductions ». Et il n’y a point, ici, de ruse ou de tromperie.

Les déclarations des “aliens” à John Day (octobre 1974), selon lesquelles ils peuvent voir par le biais des yeux humains et ne peuvent pas se reproduire, n’impliquent pas nécessairement des êtres “non-physiques” agissant comme des « esprits » pouvant accéder au cerveau des « enlevés ». On peut concevoir une télésurveillance grâce, par exemple, à des « implants » particuliers insérés dans le corps des « abductés ». Quant à la non reproduction, que sait-on au juste de la biologie de cette espèce présumée ? Autre interrogation : les êtres concernés étaient-ils des sortes de « robots » ?

Les cas relatés par Ann Druffel (qui a montré que l’on pouvait « interrompre » une « abduction ») ne prouvent pas que les « rapts » sont seulement « psychiques ». Nous avons vu que certains “aliens” pouvaient manifestement provoquer, chez leurs victimes, une sortie hors du corps. C’est ce qui s’est produit manifestement dans le cas « Lydia », cité par Jean Sider. Il n’est pas difficile, dans ces cas, d’interrompre l’expérience, un tel désir d’interruption pouvant ramener la conscience dans le corps… Nous avons vu également que les rapprochements effectués par Jean Sider entre les « abductions » modernes et les « transports au sabbat » anciens sont aisément explicables dans le cadre du modèle H. S. P. : nous avons affaire, dans certains cas de « sabbat », au même type d’êtres de nature extraterrestre et/ou souterraine que ceux impliqués dans les rapts actuels. Dans cette perspective, il n’y a ainsi rien de surprenant dans cette similitude : certains « abductés » se sont vus mutuellement dans un vaisseau spatial ou un lieu, et certains individus « transportés » au « sabbat » se sont aussi rencontrés ! On ne peut parler ici de « leurre ».

Selon Jean Sider, il existe un « noyau dur » de personnes s’accrochant « encore à l’hypothèse extraterrestre au premier degré avec l’énergie du désespoir », de plus en plus de chercheurs ayant abandonné cette option. (148) En réalité, les uns comme les autres sont en partie ou en totalité dans l’erreur, dans la mesure où les OVNIs ont, nous l’avons vu, trois origines : extraterrestre « classique » – donc au « premier degré » -, extraterrestre/multidimensionnelle (donc « fluidique » ou « énergétique ») et “intraterrestre”…

Dans cet ouvrage paru en 2002, Jean Sider reprend les données qu’il a antérieurement publiées dans un article en deux parties paru dans la revue “Lumières Dans la nuit”, données que j’ai déjà critiquées :

1) Le prétendu « lien diabolique » (qui n’existe pas) à propos des « contactés » des années 1950.

2) Les quatre groupes d’entités distingués. Trois d’entre eux sont bien de nature immatérielle, le quatrième incluant en fait des êtres extraterrestres physiques et « immatériels ». On ne peut pas dire, par conséquent, que ce dernier groupe « est de la même essence ».

3) Les seize exemples censés attester une identité de nature entre les manifestations ufologiques et spirites (et dont j’ai montré qu’ils pouvaient s’expliquer dans le cadre du modèle H. S. P., rendant caduque la conclusion de Jean Sider selon laquelle ces analogies démontrent que les intelligences impliquées « ne sont ni des esprits désincarnés, ni des voyageurs venus d’autres planètes »)…

4) Les vingt exemples semblant attester l’identité de nature entre les « abductions » modernes et les « transports au sabbat » anciens. J’ai déjà montré que ces similitudes s’expliquent fort bien à partir du moment où l’on reconnaît l’existence d’anciens cas d’« abduction » interprétés selon les croyances de l’époque, les « rapts » étant, dans un cas comme dans l’autre, de nature physique… Rappelons que les êtres responsables de ces enlèvements peuvent induire chez leurs victimes des sorties hors du corps et des scènes de « réalité virtuelle » (faux souvenirs d’animal tué, apparition d’Abraham Lincoln, etc.), ce qui donne l’illusion que leur nature n’est pas physique. Si une « abduction » comporte une sortie hors du corps, une caméra vidéo destinée à enregistrer le phénomène ne captera évidemment rien. Il est en outre vraisemblable que certains “aliens” (d’origine extraterrestre) influencent le récit de certains « ravis » et par voie de conséquence la conception que certains chercheurs se font des agissements des êtres à l’origine des enlèvements. David Jacobs ne voit que des « envahisseurs », Leo Sprinkle évoque l’élévation du psychisme, John Mack en avait aussi une perception positive, etc. Sur certains points, certains chercheurs sont ainsi orientés (« manipulés ») pour donner par exemple une vision « angélique » des « abductions ». Or, jusqu’à preuve du contraire la plupart des enlèvements ainsi perpétrés n’ont rien de positif pour les victimes… Mais ceci n’a strictement rien à voir avec une « possession », l’analogie avec les possessions démoniaques et les exorcismes étant ici erronée. Dans certains cas, cependant, des messages de type télépathique peuvent être délivrés dans l’esprit du « ravi » (comme dans le cas Herbert Schirmer en 1967). En outre, le mélange de vérités et de mensonges, dans les cas modernes et anciens d’”aliens”, n’est évidemment pas incompatible avec l’idée d’êtres de nature physique à l’origine des enlèvements (physiques et/psychiques). Les « implants », quant à eux, ne représentent pas un type de leurre visant à renforcer l’idée de ravisseurs extraterrestres appartenant à un monde matériel. De plus, tous les épisodes restitués ne constituent pas des faux souvenirs, et ils ne sont donc pas destinés à susciter une croyance mythique, ni à « envoyer les chercheurs dans des voies sans issue ».

Il est faux de prétendre que depuis l’aube de l’humanité les entités donnent naissance à des mythes et qu’elles divisent pour mieux régner. Les entités sont, en réalité, de natures diverses, et elles ont des buts distincts. Et les enquêteurs ne sont pas envoyés systématiquement dans des impasses. Dans les cas anciens, les contusions et balafres constatées sur le corps peuvent s’expliquer, selon les cas, par des répercussions sur le corps physique de « sévices » subis par le corps astral de sujets « décorporés » (incursions dans le « bas astral »), ou par le résultat d’actions faites, pendant de réels enlèvements, sur le corps. La majorité, au moins, des cas modernes de marques corporelles est due à cette dernière catégorie. Ces marques ne sont pas là pour convaincre de la réalité physique des transports, elles sont tout simplement la conséquence des deux types distincts d’expériences vécues.

Les Empuses et les Lamies des Grecs, les Lémures des Romains, n’ont aucun rapport avec les responsables des « abductions ». Je renvoie, à ce propos, à ce que j’ai écrit sur les succubes et incubes… Et il ne faut pas confondre les « mauvais esprits » (chez les anciens Egyptiens, par exemple), qui concernent certains défunts ou d’autres entités négatives du « bas astral », avec les responsables des « abductions ». Les cas des personnes enlevées au « royaume des fées » (avec la vision induite de parents ou d’amis décédés) peuvent aussi être imputés à d’anciens exemples d’« abductions ». A moins qu’il ne s’agisse, tout simplement, de cas de sorties hors du corps… La nature de l’enlèvement ne pouvant qu’épouvanter les victimes, il n’est pas nécessaire d’imaginer que le but est d’épouvanter celles-ci, l’effroi étant inhérent à la nature de l’expérience. Et à notre époque il n’y a point de « grossières imitations d’Extraterrestres » suggérant de manière sous-jacente qu’ils peuvent être des démons.

On ne peut pas non plus suivre Jean Sider lorsqu’il écrit que les intrications de personnages différents dans les « abductions » (extraterrestres, apparitions religieuses, entités à l’image de parents vivants ou décédés, etc.) montrent « que l’origine extraterrestre n’est plus guère défendable », les apparitions et les visions de défunts étant imprimées dans la conscience des sujets afin de tester leurs réactions émotionnelles… Le fait qu’il n’y a pas, dans les « transports au sabbat », de description de machines volantes, peut s’expliquer ainsi : d’une part, un certain nombre de cas authentiques sont probablement des sorties hors du corps dans le « bas astral ». Et lorsque nous avons affaire à des cas anciens d’« abduction », on peut penser qu’il y a occultation des souvenirs, les visions étant associées à la thématique superstitieuse (Diable et démons) de l’époque. C’est essentiellement le contexte culturel qui explique le contenu des visions, les êtres responsables des enlèvements, à l’époque, ayant peut-être volontairement occulté certains aspects afin de dissimuler la nature réelle des faits (que les gens de l’époque, de toute façon, n’auraient pas été capables d’appréhender). Mais on ne peut pas dire, au contraire, que c’est la notion devenue courante de pluralité des mondes habités qui a conduit « les entités à s’identifier comme des Extraterrestres »… Il est absurde de soutenir, à ce propos, que les cas de déplacement corporel pourraient s’expliquer « par le fait que les entités tiendraient à donner l’impression de preuves matérielles de l’abduction (de nos jours) et du transport au sabbat (autrefois) », cette caractéristique du déplacement s’expliquant mieux par un enlèvement (à bord d’un engin).

Les cas d’apparitions d’objets, constatés dans le spiritisme et le mysticisme, n’ont rien à voir avec les effets matériels associés aux OVNIs (traces sur le sol, échos radar, photos et films, etc.), même si certains OVNIs sont effectivement des matérialisations de vaisseaux extraterrestres d’origine « multidimensionnelle » ou « éthérique »…

Jean Sider trouve ridicules les modes de prélèvement – « moyens grotesques mêlés à des techniques robotiques » – de matériaux génétiques. Mais que sait-on des us et coutumes (techniques et autres) des visiteurs ? On ne peut pas non plus assimiler les cicatrices et traces corporelles des « abductés » aux phénomènes psychophysiologiques de certains mystiques, telle Maria Rosa Andriani (laquelle, paraît-il, s’arrachait des os, avec guérison instantanée des plaies !).

Contrairement à ce que pense Jean Sider, les êtres transportés par les OVNIs sont bien (à l’exception des “intraterrestres”) des extraterrestres (physiques et “non-physiques”), et les passagers des appareils (physiques et “non-physiques”) ne sont pas des leurres. Il est faux de dire que toutes les entités n’ont pas de formes physiques propres. Les entités des quatre groupes distingués par Jean Sider n’utilisent pas « les mêmes techniques ‘magiques’ pour illusionner les êtres humains », divers types d’entités étant à l’œuvre. Elles n’ont donc pas une nature identique et ne sont pas produites par une mythique intelligence supérieure unique. (149)

Les vraies « fées » (ou “esprits de la nature”) n’ont rien à voir avec les « aliens » responsables des enlèvements. Ces “esprits de la nature” sont effectivement de nature éthérique. En outre, il convient de faire la part des récits imaginaires et des mauvaises interprétations de divers phénomènes attribués aux « fées ». Peut-on mettre dans la même catégorie les « dames blanches », les « hommes en noir », les « loups-garous », les « nains malicieux », etc. ? Assurément pas. Nous avons vu, en outre, que nos ancêtres ont manifestement confondu les « nains » responsables de certains enlèvements avec les « élémentaux » (comme les gnomes, associés à l’élément « terre ») ou “esprits de la nature”.

Jean Sider dénonce aussi les spéculations des ésotéristes sur le monde des fées. Mais, contrairement à ce qu’il s’imagine – son affirmation constitue la plus grosse erreur de son échafaudage théorique -, les entités ne mystifient pas systématiquement les êtres humains sur leur identité comme sur leurs intentions, et les classifications en « sphères » et « hiérarchies » correspondent bien à une certaine réalité. On ne peut pas dire, contrairement à ce qu’il écrit, qu’il y a presque autant de types de « sphères » que d’ésotéristes car il existe de nombreux recoupements, et il est tout aussi faux de prétendre que « l’étude de toutes les classes d’entités, des ‘dieux’ de la plus haute antiquité aux ‘Extraterrestres’ de notre époque, indique qu’il n’y en a qu’une seule à l’œuvre qui se pare de masques les plus divers selon les circonstances »… Il est absurde de prétendre que les « extraterrestres » d’aujourd’hui ne sont que les fées du Moyen Âge, les démons des théologiens et les dieux de l’Antiquité. En fait, certains « dieux » étaient des visiteurs de l’espace – les autres, lorsqu’ils n’étaient pas imaginaires, se référaient à des entités du monde spirituel -, les « démons » étaient des entités du « bas astral », et les « fées » étaient des “esprits de la nature” (parfois confondus avec des êtres responsables d’enlèvements).

La variété des apparitions n’a pas pour objet de duper les témoins. Elle ne fait que traduire la diversité des sources. Faire le rapprochement entre la diversité des tenues des « fées » et des extraterrestres me semble inepte, ceci pouvant de toute façon s’expliquer par la diversité des espèces vivantes qui nous visitent. Quant aux « fées » des traditions populaires (petites, laides, âgées, difformes…), cela fait davantage penser à une race souterraine ou extraterrestre qu’à des “esprits de la nature” !

Jean Sider présente les travaux du pasteur Robert Kirk, lequel a vécu au dix-septième siècle. Ce pasteur a écrit, en 1690, un petit ouvrage sur le pays des fées, les éléments ayant été recueillis auprès de « voyants » (“seers”) d’Ecosse. Notons ici la référence à l’existence d’un « autre lieu de la Terre, ou une autre dimension, situé dans les entrailles de la Terre ». Nous pouvons donc ici identifier des créatures du monde souterrain.

« Les êtres humains peuvent être transportés physiquement au royaume souterrain des fées. » (On ne peut pas mieux faire pour situer l’origine !)

Naturellement, Jean Sider fait fausse route lorsqu’il parle, à propos du monde souterrain, du mythe de la Terre creuse. Et cet auteur n’a nullement démontré, comme il le prétend, que les entités « ne sont pas ce qu’elles sont censées être aux yeux (ou à l’esprit) des personnes qu’elles contactent »… Ceci dit, on peut diviser les caractéristiques des « fées » en deux catégories :

– Celles qui semblent accréditer la nature physique des “fées” et qui sont compatibles avec l’idée d’une espèce souterraine et/ou extraterrestre : le transport physique au royaume souterrain, l’introduction d’humains partout sur la Terre, le vol de bétail et de blé, les maisons éclairées en permanence, l’enlèvement de femmes pour servir de nourrices à des bébés de « fées », les vêtements et le langage de même nature que ceux des gens sous les pays desquels ils vivent, le massacre d’animaux dont des vaches (afin d’en extraire la quintessence qui leur sert à se sustenter). D’autres aspects sont tout à fait compatibles avec ce que Richard Shaver disait, dans les années 1940, à propos des « Dero », et avec les révélations reçues par le contacté Edwin à propos des « Narcadiens » (« Dero » et « Narcadiens » étant des êtres souterrains) : ces êtres commettent de mauvaises actions, sont à l’origine de certains maux, certains voyants ayant pu voir chez les « fées » des scènes de torture d’individus, des batailles sanguinaires et autres spectacles de violence. Beaucoup d’atrocités sexuelles et de crimes abominables leur sont attribués, ils mentent fréquemment…

« On suppose que ces créatures habitent les grottes et les cavernes qui truffent les sous-sols. »

– Celles qui sont compatibles avec l’idée d’entités « fluidiques » : des corps ou véhicules « spongieux » ou « d’air congelé », la possibilité de prendre diverses formes, leur disparition lors de l’invocation, en leur présence, de Dieu ou de Jésus.

Nous voyons que les premiers éléments sont parfaitement compatibles avec les agissements de certains « aliens » extraterrestres de notre époque : enlèvements, massacres de bovins… Certains éléments accréditent indiscutablement la nature matérielle de ces êtres, alors que d’autres éléments semblent attester (essentiellement la référence au corps « d’air congelé ») leur nature énergétique. Naturellement, les enlèvements, les actions sur les animaux, les références aux maisons éclairées, etc., ne peuvent être que le fait d’êtres de nature physique. On peut donc se demander si les récits recueillis par Robert Kirk ne comprennent pas des témoignages relatifs à deux catégories d’entités qui, par ignorance, auraient été amalgamées : des êtres de nature souterraine (ou extraterrestre) et de véritables “esprits de la nature”.

Si l’on ne signale pas de machines volantes, dans les cas d’enlèvement par des « fées », on mentionne cependant parfois une sorte de tourbillon éolien avec perte de conscience, ou de petites nappes subites et compactes de brouillard. George Henderson a ainsi cité des cas de « fées » se transformant en nuages de brouillard épais. Et, comme le note Jean Sider, « brouillards, fumées, nuages et tourbillons étranges » sont parfois mentionnés dans les récits contemporains d’OVNIs, certains objets volants ayant été vus y pénétrer ou en sortir. Bien sûr, il convient de se départir des croyances de certains peuples associant les tourbillons de vent et de poussière à des « mauvais esprits » ou des “djinns”

On connaît l’intérêt porté par les « fées » à la sexualité (les nains enlevant les femmes ou tentant de les violer). On parlait de « mariage » avec des « fées », de « sages-femmes », de « renforcer la lignée des fées ». Ceci évoque la collecte de matériaux génétiques, et on fera évidemment le rapprochement avec les récits modernes d’enlèvement de type extraterrestre où l’on signale des prélèvements de semence, des rapports sexuels, des tentatives d’hybridation de notre espèce avec celle des « ravisseurs »… Tout ceci est évidemment compatible avec l’idée d’anciens cas d’« abduction » perpétrés par des êtres de nature physique et non énergétique. Comme pour les « aliens » de nos jours, on retrouve diverses procédures d’interruption du contact avec les « fées »…

Ainsi, « démons », « fées » et « aliens » sont, en partie – et non en totalité -, des êtres de même nature : des êtres physiques de nature extraterrestre et/ou souterraine ayant perpétré des enlèvements sur des êtres humains. Il ne s’agit pas là, contrairement à ce que pense Jean Sider, des mêmes entités sous des apparences différentes totalement fallacieuses, mais des êtres de même nature dont la réelle identité ne pouvait, dans les siècles passés, être découverte. Précisons cependant encore une fois que la plupart des « démons » ne sont pas des « aliens » mais des entités du « bas astral », et que les véritables « fées » (ou “esprits de la nature”) n’ont strictement rien à voir avec ces mêmes « aliens »… En outre, contrairement à ce qu’insinue Jean Sider, les « vaisseaux spatiaux » et les « bases souterraines extraterrestres » existent bien, ceux-ci n’étant pas le fruit de « leurres psychiques induits dans l’esprit des personnes ciblées ». Et on ne peut pas dire que toutes les images « vues » et mémorisées par les témoins ne sont que des scénarios de réalité virtuelle. Les entités responsables des enlèvements ont bien une nature physique comme la nôtre. Il n’y a pas de « mythe moderne des Extraterrestres », et le mélange de « morts », de « fées », de “démons” et d’« aliens », dans les témoignages anciens et modernes, s’explique fort bien, comme nous l’avons vu, dans le cadre du modèle H. S. P. Ce ne sont pas les mêmes entités qui créent les mythes, c’est plutôt l’ignorance des multiples possibilités et réalités des univers visible et invisible. Et il n’y a pas de « subtiles manipulations mentales perpétrées par une intelligence inconnue inorganique »… (150)

Parmi les cas cités par Jean Sider afin de démontrer que les divers phénomènes « paranormaux » sont censés émaner d’une intelligence unique, il y a ceux de Madame Briquet (1974, avec des observations d’OVNIs, une apparition de la Vierge, une sensation de présence du mari décédé, etc.) et de Jean-Claude Pantel (phénomènes de “poltergeist”, entités s’exprimant vocalement…).

A propos des enseignements reçus par Jean-Claude Pantel, il déclare que les channels américains “nous ont déjà habitués à ces discours qui ne brillent que par leurs contradictions quand on les compare les uns par rapport aux autres”. Jean Sider prétend que l’enquête de Jon Klimo sur les médiums le démontre sans conteste. Or, ceci est tout à fait inexact. D’abord, la presque totalité des communications de type channeling présente au contraire, sur les divers thèmes abordés, une remarquable similitude. (Pour répondre à un critique de ma critique de la théorie de Jean Sider, je précise qu’en écrivant ceci je ne me réfère qu’aux communications de type C, dans ma classification – voir mon livre “Communications interdimensionnelles”, JMG éditions, 2007 -, et non à l’ensemble des communications médiumniques.) Toutes reconnaissent par exemple la réincarnation, l’existence de “Maîtres ascensionnés”, celle de continents disparus et celle de civilisations “avancées” dans la “préhistoire”, etc. Lorsque les contradictions existent, elles s’expliquent simplement, chez les entités contactées, par le niveau différent d’évolution et de connaissance. Jon Klimo, quant à lui, n’évoque pas de contradictions, et il ne fait que préciser que beaucoup de gens, comme le cite Jean Sider, réduisent ces messages à du « bla-bla-bla psychologique vague et facile, des permutations et une paraphrase d’idées stéréotypées du domaine public ». Cette dernière observation est certes valable pour certains textes reçus, mais elle ne peut absolument pas caractériser l’ensemble de la production de type médiumnique…

Jean Sider mentionne aussi les convictions de la chercheuse et « abductionniste » Barbara Bartholic qui parle des caractéristiques des “aliens” attribuées aussi aux démons, de sustentation à nos dépens à partir de décharges émotionnelles intenses, de manipulation, etc. On trouve des assertions fort sujettes à caution. Par exemple, on lit qu’à chaque vague d’OVNIs il y a une augmentation brutale de la criminalité et de la violence. On “apprend” aussi que les entités utilisent la télévision pour programmer l’esprit des gens et les « anesthésier »… On est ici, semble-t-il, en pleine « paranoïa »… En fait, il manque à tous ces spéculateurs une analyse valable qui donnerait une vue d’ensemble beaucoup plus correcte de la problématique OVNI et paranormale. Les agissements négatifs attribués aux entités ne concernent, en réalité, qu’une catégorie particulière d’entre elles (dont certains extraterrestres) et en aucun cas l’ensemble d’entre elles.

Il est totalement absurde, comme le fait Jean Sider, d’identifier les sources désincarnées des channels aux “aliens” des “abductions”, l’intelligence supérieure unique étant un mythe et les identités concernées étant totalement différentes. Rappelons que les « aliens » sont des êtres extraterrestres de type physique, les entités « canalisées » résidant, elles, sur divers Plans de conscience interpénétrant l’Univers matériel et les planètes physiques. Et le channeling n’est en aucun cas « une autre technique de manipulation des entités exercée par télépathie sur certains individus pour des intentions qui ont peu de chance d’êtres honnêtes ». Cet auteur continue dans le délire interprétatif en prétendant que les entités « ne font que répondre à l’attente de leurs ‘proies’ ». Mais il n’y a absolument pas ici d’« experts en mensonges et en hypocrisie » censés profiter du contact pour peut-être « charger leurs batteries » au détriment des personnes ciblées. Ce qui pourrait être vrai pour certaines entités du « bas astral » ne l’est absolument pas pour l’ensemble des « êtres de lumière » canalisés… Quant à la « grande fatigue » mentionnée, elle n’est pas systématique, et lorsqu’elle existe elle peut être imputée aux effets secondaires du processus de communication sans qu’il soit nécessaire d’invoquer une « ponction d’énergie ». En ce qui concerne le channeling, ce point (la “ponction d’énergie”) n’a évidemment pas été « amplement démontré » dans les précédents ouvrages de Jean Sider

Jean Sider évoque trois cas d’individus ayant eu des contacts négatifs, par des procédés de type médiumnique, avec des entités : Joe Fisher, une lectrice de ce dernier, et Barbara Schutte.

La lectrice est une ancienne spirite qui est entrée en contact avec des « Guides » qui ont fini par s’avérer n’être que des « manipulateurs ». Ses deux maris spirites, influencés par leurs propres « Guides », se sont comportés de façon néfaste à son égard… Cette femme reprend à son compte l’idée du grand intérêt pour le sexe des entités, ainsi que celle de l’adaptation des phénomènes, au cours du temps, « à l’évolution des systèmes de croyances et à nos attentes » (Moyen Âge : fées ; premiers Chrétiens : anges ; à notre époque : enlèvements par des extraterrestres). Elle évoque les « Maîtres de la tromperie » et les « Maîtres de l’illusion », les personnes visées étant des « victimes ». Si l’on croit à la vie après la mort, le phénomène fournira les preuves attendues… Notre espèce, dit-elle, a été directement façonnée par ces êtres et pas dans un but bénéfique. Bref, c’est du Jean Sider « tout craché » ! A tel point qu’on peut se demander, si manipulation il y a, si certaines personnes ne sont pas effectivement « manipulées » (par certaines « entités ») pour défendre les mêmes âneries !

Barbara Schutte a vu des OVNIs (elle est peut-être aussi une « abductée ») et elle a manifesté des dons psychiques, des entités s’étant exprimées par son intermédiaire. Jean Sider précise qu’elle a perdu son emploi, sa maison, sa santé, sa famille et ses amis… Un ami l’a alors convaincue « de tourner son esprit vers Dieu », et elle estime maintenant que les OVNIs et leurs occupants « ne représentent que des forces sataniques déguisées en Extraterrestres pour mieux tromper les humains ». En d’autres termes – ce que ne précise évidemment pas Jean Sider – elle a subi une autre forme de « manipulation » exercée cette fois-ci par une sorte de fondamentaliste biblique (comme il y en a beaucoup aux Etats-Unis) ! (Voyez mon texte : Le mythe des OVNIs sataniques, dans la même rubrique.)

 

B) Communications médiumniques :

 

1. Robert David :

Jean Sider évoque aussi le cas du médium Robert David (un pseudonyme) qui a reçu une multitude de messages (plus de 3000 fin décembre 2000) émanant d’entités de nature et d’origine « douteuses » (« Envoyés d’un Prince du Serpent », la « Reine de la Nuit » ou « Reine de l’Univers », « Oxmyx », etc.). La grande majorité de ces messages sont « atypiques » et ne cadrent pas avec les données habituellement obtenues par des procédés de type médiumnique.

Ces entités déclarent notamment qu’elles sont à l’origine de nos diverses divisions : ethnies, langues, religions… On trouve dans ces messages des affirmations suspectes et erronées. On ne peut pas dire, par exemple, que toutes les capacités psi viennent de ces entités, certaines d’entre elles étant l’expression de certains “centres psychiques”, d’autres nécessitant par contre l’aide de “l’Invisible” pour leur production. Les entités affirment en outre « contrôler » les OVNIs, déclaration ne comportant qu’une once de vérité (origine « multidimensionnelle » de certains OVNIs). L’explication par les « bulles temporelles », la déclaration selon laquelle tout « est fait pour faire croire le contraire », l’explication par la « pensée-force » du Maître de ces entités, sont dénuées de fondement. Bref, ces entités sont éminemment suspectes et émanent manifestement d’un niveau (« dimension x ») sujet à caution. Le fait que certains OVNIs ne sont vus que par certaines personnes (ayant une capacité de « perception éthérique ») peut s’expliquer par l’origine « multidimensionnelle » de ceux-ci, sans qu’il soit nécessaire d’invoquer, comme le fait Jean Sider, de prétendus « leurres psychiques ».

Dans un message, on mentionne des « implants » (ou bioprocesseurs à l’échelle de la cellule vivante), lesquels sont rejetés, comme possibles « leurres », par Jean Sider, sous le prétexte que les entités sont censées se passer de tout support matériel (ce qui n’est pas vrai en ce qui concerne les vrais « aliens »)… Jean Sider évoque la théorie de Kurt Johmann sur l’ensemble « bions-soliton » (des particules cervicales tout à fait hypothétiques !), les « bions » pouvant être à l’origine de leurres adaptés à la « manipulation choisie » par l’« intelligence supérieure ». On retombe toujours sur l’hypothèse paranoïaque des entités manipulatrices…

Dans le cas des entités « captées » par Robert David, on a l’impression d’entités d’une « dimension x » ou d’un niveau inférieur du Plan astral élaborant, pour s’amuser, de la science-fiction (des plaisantins de l’Au-delà, en quelque sorte), avec notamment la référence à « Oxmyx », une « entité biocybernétique » ou « robot », et à des « frères croyants de l’espace »… Quelques éléments valables sont ainsi noyés dans un fatras de considérations douteuses.

Certains messages captés par Robert David sont censés émaner de défunts. Jean Sider déclare cependant à tort qu’il a pu établir que ces « défunts » correspondaient à un autre type de leurres. Or, il est simplement dit, dans un message, qu’il ne faut pas trop écouter les choses dites par des décédés car ce sont souvent « des goules, des larves, des entités rampantes » qui nous contactent « pour se donner de l’importance ». Cela ne signifie pas que les entités elles-mêmes se font passer pour des morts, cela signifie que certaines entités ne sont en fait que des « larves astrales » ou « coques astrales » (évoquées par certains occultistes, et dont j’ai déjà parlé)… Nuance. Les « aliens » rencontrés par Herbert Schirmer (qui ont dit à celui-ci : « Vous devez nous croire un peu mais pas trop ») ne sont cependant pas de même nature !

Quant à la nature des « diables », donnée par ces messages, elle ne saurait offusquer un défenseur du modèle H. S. P. Selon cette source, en effet, il s’agirait de créations de la pensée de ceux qui croient à ceux-ci, ces « diables » se « nourrissant » de ces pensées. Ceci rejoint évidemment la conception des égrégores de haine et de violence qui se nourrissent justement des pensées de même nature que ceux qui les constituent. Mais il n’y a pas d’« aliens » là-dedans !

Des prières sont recommandées afin d’atténuer les futurs désastres annoncés. On retrouve ceci dans diverses apparitions mariales. Dans un autre message (fantaisiste), on dit qu’un autre condamné à mort a été substitué à Jésus, ce dernier n’étant pas mort sur la croix mais au Tibet à 85 ans ! Il aurait même été emmené en « soucoupe volante » pour évangéliser d’autres planètes !

Selon Jean Sider, il s’agirait, par tous ces messages, « de faire fonctionner la pompe à émotions, productrices d’une énergie psychique subtile » dont les entités se nourriraient. Les occultistes Gurdjieff et Stanislas de Guaïta « ont défendu cette idée en leur temps ». Les occultistes, cependant, reconnaissaient la réalité de la survie de la conscience après la mort, et leur théorie (concernant les « coques ») ne concernait pas toutes les formes de communications avec des entités de natures diverses. (Les « aliens », par exemple, leur étaient inconnus.)… On peut faire le parallèle avec le « loosh » de Robert Monroe, une énergie que produirait le cerveau humain et qui servirait à la survie d’entités, une conception fort vague à vrai dire, laquelle ne saurait s’appliquer qu’à une catégorie particulière d’« entités ». (Voyez la notion d’égrégores…).

Selon Jean Sider, 95% des messages reçus par Robert David relèvent de mensonges. Concédons-lui qu’il y en a un certain nombre de ce type… Il y en a aussi de valables, comme cette prédiction, faite le 17 novembre 1984, selon laquelle l’U.R.S.S. est appelée à disparaître pour laisser la place à une fédération de nations libres et indépendantes se rapprochant de nos pays d’Europe occidentale.

Pour le défenseur du modèle H. S. P., une chose apparaît évidente : au-delà du leitmotiv incessant (et lassant) des leurres, de la manipulation, etc., appliqué de façon inadéquate et inexacte à l’ensemble des manifestations et communications émanant d’entités de natures diverses, on a l’impression que Jean Sider s’ingénie à rechercher (et trouver) les quelques cas du type « communication médiumnique » qui vont (en partie) dans le sens de sa thèse. Or, ces cas ne constituent à vrai dire qu’une petite partie de la vaste production médiumnique. Il est patent de constater à cet égard que cet auteur ne cite jamais la quantité de cas dont le contenu est caractérisé par une remarquable convergence des thèmes et des enseignements, les oppositions doctrinales constatées, lorsqu’elles existent, dépendant des niveaux de conscience où résident ces entités et non de prétendus « leurres ».

En outre, le modèle H. S. P. reconnaît l’existence d’« entités trompeuses » résidant sur les niveaux inférieurs du Plan astral ou « attachées à la Terre ». Il n’y a donc rien de surprenant à ce que certains spirites ou médiums puissent être manipulés par de prétendus « Guides » ayant des motifs inavoués. Mais cela ne suffit pas à jeter l’anathème sur les contacts avec les entités spirituelles dans leur ensemble et à étendre les notions de « leurres » et de « manipulations » à l’ensemble des contacts avec le monde spirituel…

 

2. Mirabelle Coudris :

Jean Sider cite le cas de la médium autrichienne Mirabelle Coudris (qui aurait été en contact avec Carl Jung), laquelle a tenté d’entrer en relation, en 1995, avec les « esprits désincarnés » des passagers du vaisseau spatial « crashé » près de Roswell en 1947 !

Les entités contactées (« Bax » et « Lilit ») ont d’abord déclaré venir de notre futur, puis de Vénus. S’agissait-il de désincarnés « humains » s’étant fait passer pour des désincarnés extraterrestres ? Jean Sider ne peut évidemment pas s’empêcher de rappeler la prétendue « connexion diabolique » dans le cas des contactés américains des années 1950, lesquels ont essentiellement évoqué des « Vénusiens » qui auraient porté le nom de « démons ». Or, j’ai montré que cette prétendue connexion diabolique ne reposait sur rien de sérieux. Le fait que Vénus ait parfois été associée à « Lucifer » (le porteur de lumière) n’y change rien, même si « Lilit » fait évidemment penser au démon/succube de même nom. Rappelons que Vénus est bien habitée sur un niveau dimensionnel différent du globe physique dense…

Comme l’ouvrage de René Coudris ne mentionne pas de désagréments dans la vie du couple suite aux contacts de ce dernier avec des « Esprits », Jean Sider rappelle les propos de la correspondante de Joe Fisher, selon laquelle rares sont les médiums acceptant de révéler les effets négatifs engendrés par de tels contacts ! On pourra rétorquer que si de tels effets négatifs ne sont pas mentionnés, c’est tout simplement qu’ils n’existent pas (comme dans un très grand nombre de cas de contacts avec le monde spirituel) !

 

3. Emmanuel Swedenborg :

A propos d’Emmanuel Swedenborg, célèbre médium du dix-huitième siècle, Jean Sider dit que celui-ci était un « abducté » car il affirmait avoir été enlevé par un « ange ». Cette affirmation de Jean Sider est pourtant absurde car le voyant suédois avait en fait la capacité de sortir de son corps, ce qui lui a permis de se rendre, dans cet état, sur d’autres planètes du système solaire. L’« enlèvement par un ange » est une image désignant le phénomène vécu.

De façon tout aussi inexacte, Jean Sider déclare que comme « tous les médiums qui lui ont succédé dans ce type d’expérience, il a lui-même été mystifié par quelque chose qui l’a dépassé ». Motif invoqué : l’entité l’aurait emmené voir « les habitants de Jupiter, de Mercure, de Saturne, de Vénus et de la Lune (dans son corps spirituel, ce qu’il admet lui-même) »… Or, nous avons vu que le modèle H. S. P. reconnaît l’existence d’une humanité sur un globe subtil, ou niveau dimensionnel, de chaque planète de notre système solaire, cette humanité étant seulement visible (et accessible) par la voie de la décorporation ! Les « anges » ne sont pas, comme le pense Jean Sider, des « identités fictives adaptées aux superstitions humaines, des masques parmi d’autres dont se parent des intelligences surhumaines ». L’« ange » d’Emmanuel Swedenborg, qui n’était pas nécessairement un véritable ange, était en réalité une entité spirituelle servant de guide… On ne peut pas non plus dire que les Etats-Unis sont dans le « collimateur » des entités (« abductions », channeling). Quelle que soit la raison pour laquelle ces deux phénomènes sont plus fréquents dans ce pays, il ne faut pas y voir là une espèce de mainmise par des entités négatives, les deux phénomènes n’ayant du reste aucun rapport. Les « aliens » sont de nature physique (n’en déplaise à Jean Sider) et les entités « canalisées » résident sur d’autres Plans de conscience que notre Univers matériel. Ajoutons que les channels américains ne doivent pas subir « une sorte de lavage de cerveau à l’aide de discours philosophico-religieux »

 

C) Aliens, transfert de technologie et base lunaire :

Evoquant les révélations recueillies par Steven Greer, émanant de pilotes, de radaristes, de fonctionnaires et militaires ayant lu des rapports top secret sur les OVNIs, de scientifiques, Jean Sider précise que certaines révélations à caractère extraordinaire peuvent relever d’une opération d’intoxication. S’il est vrai qu’il est difficile de déterminer parfois ce qui relève de l’information et de la désinformation, Jean Sider ne commet pas moins, à ce propos, des erreurs d’« évaluation ».

Prenons le cas de Don Phillips, un ingénieur ayant travaillé pour la “Lockeed Shunkworks”, laquelle fabrique des avions spéciaux pour le compte du gouvernement américain. Don Phillips prétend notamment avoir lu un rapport mentionnant la rencontre, en 1954, d’extraterrestres avec des membres du gouvernement américain, dont le président Eisenhower lui-même. Selon Jean Sider, il s’agit là d’une légende née de l’imagination de Gerald Light, « reprise épisodiquement par des personnes peu scrupuleuses, nantie d’ajouts introduits par les différents rapporteurs ». Parmi ces derniers, Jean Sider cite Milton William Cooper (présenté comme étant un mythomane faisant partie de la “lunatic fringe” de l’ufologie) et George Andrews. Le premier évoqua l’échange de technologie extraterrestre avec l’autorisation d’enlèvements d’êtres humains (devant être restitués sains et saufs), le second parla de l’apport d’une énergie non polluante (destinée à remplacer le pétrole) contre l’abandon des armes nucléaires.

Néanmoins, contrairement à ce qu’insinue Jean Sider, qui parle à ce propos de « rencontre imaginaire », la rencontre entre « aliens » et Eisenhower a bien eu lieu. Anne Givaudan et Daniel Meurois ont ainsi eu la perception de scènes, dans les “Annales akashiques”, qui montraient les accords effectués à l’époque d’Eisenhower avec des « aliens » (en l’occurrence des « Gris »)… (Voyez, dans la même rubrique, mon texte : “Contacts du Président Eisenhower avec des “aliens”.) Il ne s’agit donc pas d’un canular lancé par Gerald Light. Les différences de scénario entre Milton William Cooper et George Andrews peuvent éventuellement s’expliquer par le fait suivant. Certaines communications de type channeling expliquent que des contacts furent effectués avec deux types d’extraterrestres : des « négatifs » (les « Gris », avec transfert de technologie, transaction qui fut acceptée) et des « positifs » (ce qui correspondrait à la version de George Andrews, la collaboration avec ces derniers ayant été refusée)… Il n’y a donc pas modification et amplification d’un prétendu canular, mais accès à des sources différentes ! Les individus concernés ne sont donc pas, sur ce point, des mythomanes. Quant à Karl Wolfe (ancien sergent de l’U. S. Air Force), qui dit avoir vu des photos montrant une base extraterrestre sur la face cachée de la Lune, il est certes difficile de dire s’il est sincère, mais je remarque pour ma part que de nombreuses sources convergentes (sorties hors du corps, channeling, “contactés”) font justement référence à l’existence d’une telle base sur la face cachée lunaire…

 

Conclusion :

En conclusion, Jean Sider n’a nullement démontré, contrairement à ce qu’il prétend, que les entités sont de nature inorganique, cet auteur confondant et amalgamant divers types d’entités de natures diverses dont certaines sont bien de nature physique (les vrais « aliens »). Et il n’y a pas de présence inconnue exploitant le genre humain d’une façon ou d’une autre.

Les « prédateurs » de nature immatérielle, mentionnés par le chaman indien Yaqui du Mexique, don Juan Maltus, relèvent, s’ils existent, d’une catégorie d’entités n’ayant aucun rapport avec la plupart des manifestations de type « paranormal », et n’ont strictement aucun rapport avec les vrais « aliens » (de type extraterrestre). Don Juan Maltus fabule lorsqu’il déclare que ce sont ces « prédateurs » qui ont imposé nos systèmes de croyance, nos idées sur le bien et le mal et nos mœurs sociales, sans oublier d’autres spéculations… Ces « prédateurs » n’expliquent évidemment pas les communications avec les « Esprits ».

Il n’y a pas d’« entité multiple », de « conscience-matrice » tapie dans la « graine » cristalline de la Terre, et les souvenirs des défunts ne sont pas exploités par une intelligence supérieure pour divers leurres dont les dialogues avec les « Esprits ». Toutes ces théories évoquées par Jean Sider relèvent de la fantaisie pure et simple… Il n’y a pas d’entités se faisant passer pour des extraterrestres, pour des « Esprits », etc. Toutes ces identités ne sont absolument pas des comédies visant à « exploiter » les partisans de l’existence d’autres mondes matériels ou spirituels.

De plus, Jean Sider accuse David Icke (avec raison, dirai-je) de délire, David Ike se référant à des extraterrestres de type reptilien qui contrôleraient l’humanité. Or, Jean Sider donne aussi dans le délire avec ses « aliens » trompeurs, lesquels de surcroît sont suspectés, dans sa théorie, de créer diverses formes de violences locales, nationales, voire internationales, de manipuler des individus à l’origine d’événements annoncés, d’être à l’origine de diktats politiques, de tabous religieux, de dogmes scientifiques, de doctrines philosophiques, etc., avec manipulation de toutes sortes d’individus (prophètes, mystiques, gouvernants, etc.) ! Mais il n’y a pas d’intelligences inorganiques manipulant les humains, le mensonge n’étant pas le trait commun à toutes les entités. Leurs actions et discours ne sont pas axés, pour la plupart, sur la tromperie ou la mystification des êtres humains. On ne saurait dire que les entités contrôlent les “contactés” et « abductés », à l’exclusion de certains cas spécifiques. Et elles n’ont pas créé des leurres de phénomènes suggérant des machines volantes extraterrestres. Les diverses manifestations de type OVNI, dans le temps, n’ont pas été créées par des « entités » afin de fortifier « le mythe moderne des Extraterrestres ». Il n’y a pas, à ce sujet, de mise en œuvre d’un plan pour que l’Homme « s’accroche éternellement à des concepts chimériques ».

Les « entités » ne nous trompent pas continuellement « avec des allégations captieuses et des artifices de diverses natures », et il n’est pas impossible « de tirer un enseignement définitif sur le mystère représenté par leur présence sur Terre ». Nous avons vu en effet que le modèle H. S. P. permettait de rendre compte des diverses manifestations de type paranormal et ufologique. Et les données de ce modèle invalident celles du modèle de Jean Sider, ce dernier s’étant fourvoyé dans ses conclusions selon lesquelles les intelligences concernées « n’ont aucun respect pour la vie humaine » et sont à l’origine de la croyance en l’existence de créatures fictives. Les mensonges et leurres sont seulement spécifiques à certaines entités (certains « aliens » de type extraterrestre, entités du « bas astral »)…

Quant aux « Géants » invisibles et immortels, mentionnés dans les manuscrits de la mer Morte, lesquels pouvaient se déplacer avec « la vitesse du vent » et avaient des « ailes », ils me font penser aux créatures « éthériques » que nous étions avant notre descente dans le monde de l’incarnation terrestre (la « Chute »). Ils n’ont donc rien à voir avec les vrais « aliens » (de type extraterrestre). L’« intelligence supérieure » ayant apporté la vie sur la Terre est simplement de nature extraterrestre (la création de l’âme par Dieu mise à part) et n’a strictement rien à voir avec les fadaises de Jean Sider sur l’intelligence fluidique manipulant les sociétés humaines ! (151)

Parmi les autres livres publiés par Jean Sider, il y a « Extraterrestres… Mystère et magie des enlèvements ». Dans ses livres postérieurs à ceux que je viens de critiquer, il distille aussi, bien sûr, ses inepties relatives aux entités fluidiques manipulatrices. La critique détaillée ci-dessus est suffisante pour montrer l’inanité des spéculations et interprétations de cet auteur.

 

XXIII. Une « adepte » de Jean Sider :

Une correspondante internaute m’a un jour envoyé le texte suivant :

« Ne vous en déplaise, je suis d’accord (sur presque tout) avec ce que dit Jean Sider à propos des phénomènes paranormaux et des ovnis.

Je vous trouve quand même bien naïf d’interpréter les faits ufologiques au premier degré, c’est-à-dire de croire que les extraterrestres ne cessent de faire des allers-retours de leur planète à la nôtre, qu’ils ressemblent à des Gris, des Reptiliens, des Mantes religieuses, etc.

Evidemment que c’est une apparence prise par ces entités qui nous manipulent en vue de nous faire avaler des couleuvres ! Je crois qu’il y a de la vie ailleurs, mais les E.T. sont chez eux, et s’occupent de leurs affaires, ils n’ont pas besoin de nous pour se constituer un stock de matériel génétique ! Tout cela, comme le dit très bien M. Sider, ce sont des leurres.

Et il n’y a pas de Terre creuse, les scientifiques qui ont étudié la question sont unanimes (tout comme on ne peut pas voyager dans le temps), il est impossible que des êtres vivants y résident. Pareil pour l’Atlantide, la Lémurie, le déluge universel, et j’en passe, ce sont des mensonges transmis par ces entités, qui nous mènent en bateau, via les prophètes, les channels, les médiums, les témoins d’EMI, etc.

Même si je crois à la survivance (j’ai eu droit à quelques phénomènes), je ne crois pas, en revanche, que les défunts communiquent avec nous, à la demande, par le biais de quelques privilégiés, comme vous dites. Il suffit d’entendre les sottises proférées par tous ces médiums pour comprendre que nos chers disparus n’ont rien à voir dans la propagation de telles croyances, entre autres : la réincarnation, la bibliothèque akashique (que fait l’erreur d’accepter J. Sider), les êtres de lumière, etc.

Ces archanges et ces maîtres ascensionnés n’existent pas davantage, c’est, encore une fois, une identité que se donnent ces aliens pour nous manipuler…

Tout ce que racontent les personnes qui sont en contact avec ces entités, c’est du vent ! ! !

Et même si les mauvais esprits existent, ainsi que les élémentaux – et sur ce point je suis d’accord avec vous, ils n’ont rien à voir avec les aliens -, on se doit d’admettre que ces derniers se font souvent passer pour des lutins ou… des fantômes. Dans ce cas, leur comportement est très éloquent.

Il ne faut pas tout mélanger, et là, vous marquez un point.

J‘ai eu affaire aux mauvais esprits et j’ai appris à les connaître. Et je peux dire qu’ils sont plus puissants que les fantômes, mais bien moins puissants que ces aliens. Ce sont d’ailleurs eux (j’imagine que vous allez être indigné) qui exaucent les prières, et c’est ce qui explique que ‘Dieu’ soit si lent à réagir quand quelqu’un qui subit une attaque démoniaque prie pour être débarrassé… Je me suis toujours étonnée que les prières étaient peu efficaces en la circonstance… ‘Les démons croient en Dieu, et ils tremblent’, a écrit Paul. Tu parles ! On voit bien qu’il ne connaissait rien au paranormal, sinon il se serait abstenu de dire une telle absurdité. Je connais des gens qui ont été harcelés par de mauvais démons (ce n’étaient pas des aliens), et il leur a fallu du temps pour s’en débarrasser. Pour cette raison, entre autres, je ne crois pas en ‘Dieu’. Trop de choses prouvent qu’il n’existe pas, et que oui, c’est un concept imaginé par ces entités pour tenir l’humanité sous leur coupe.

Depuis le temps que ça dure… »

Ayant montré plus haut l’inanité des thèses de Jean Sider, je me contente, ici, de répondre par des réponses inverses à celles que la correspondante internaute a distillé dans son courrier :

Je ne suis absolument pas naïf « d’interpréter » les faits ufologiques « au premier degré », les différentes espèces extraterrestres mentionnées n’étant pas des apparences prises par des entités manipulatrices. Il est par ailleurs absurde de considérer que les extraterrestres doivent « rester chez eux », les histoires de « matériel génétique » n’étant pas, par ailleurs, des leurres.

Les géologues ne peuvent évidemment pas souscrire à l’idée d’une Terre creuse. Pourtant, des sources que je considère fiables font état de cette « impossibilité »… L’Atlantide, la Lémurie, le déluge universel, ne sont absolument pas des mensonges transmis par des entités qui nous mèneraient « en bateau » via des channels, des médiums, des témoins EMI, etc. Je précise d’ailleurs que les témoins d’EMI n’évoquent pas ces thèmes…

Ma corerspondante croit à la survivance, mais elle réfute que des défunts puissent communiquer avec notre monde en 3 D ! La négation d’une telle communication est aussi absurde que l’interdiction aux extraterrestres de venir nous visiter. Il est en outre inexact de réduire à des sottises tout ce qui est transmis par les médiums, la réincarnation, la « bibliothèque akashique », les êtres de lumière, etc., étant des réalités… Contrairement à ce qu’elle insinue, les archanges et les maîtres ascensionnés sont une réalité. Il ne s’agit pas d’identités que se donneraient des « aliens » manipulateurs. La correspondante continue son délire paranoïaque en affirmant de façon tout aussi péremptoire et injustifiée que tout ce que disent les « entités » contactées n’est « que du vent ».

Les « mauvais esprits » exaucent les prières ? Encore une ineptie.

Ne pas croire en Dieu parce qu’il y a de « mauvais démons », voilà un curieux raisonnement. Quant à prétendre que « trop de choses prouvent » que Dieu n’existe pas, alors là, je me permets de rigoler. D’ailleurs, ma correspondante croit à la survivance, mais elle ne croit pas en Dieu ! Ce faisant, comme d’autres individus, elle ne respecte pas le principe de “non-contradiction”, l’une des deux réalités ne pouvant aller sans l’autre. Contrairement à ce qu’elle affirme péremptoirement, Dieu n’est absolument pas un concept imaginé par des entités afin de tenir l’humanité « sous leur coupe », car la thèse des entités fluidiques et énergétiques manipulatrices de Jean Sider, que ce dernier associe à la totalité des phénomènes paranormaux et ufologiques, relève de la paranoïa et du mythe.

Que dire de plus, si ce n’est que le cas de cette internaute est tout à fait typique du manque de discernement des adeptes de la pensée « siderienne ». Beaucoup de confusionnisme et de contrevérités, dans tout cela.

 

XXIV. Un « ancien adepte » de Jean Sider :

Un membre du forum qui existait alors sur le site d’Anton Parks a fait état de ses cogitations sur le phénomène OVNI en général. Dans un post consacré à ce qu’il a appelé « la bivalence », il a commence par écrire que « personne ne connaît les travaux de Jean Sider sur près de 20 ans dans le haut du panier de l’ufologie française, mais on le cloue au pilori sans autre jugement que le fait qu’il remette en cause la théorie ET reptilienne ? ». Jean Sider n’est pas, ajoute-t-il, un désinformateur, « mais vous n’avez lu aucun de ses travaux, donc vous ne pouvez pas le savoir ». Il a alors omis de rappeler qu’un an auparavant j’avais posté à ce sujet sur le même forum, ce qui m’avait valu, de sa part, une critique de ma critique de la théorie de Jean Sider. (Voir plus loin.) Il a, dit-il, « jeté un oeil sur différentes hypothèses dont l’hypothèse Gaïa », hypothèse qu’il a « considéré longtemps comme une idiotie New Age de plus » (c’est classique de s’en prendre au « New Age », quitte même à mettre sous cette étiquette des auteurs qui n’en font pas partie), et il est « inévitablement tombé sur les travaux de Jean Sider ».

« Je dirai juste que j’ai lu l’ouvrage entier d’où était extrait l’article qui démonte l’hypothèse ET reptilienne… Hé bien, dans son contexte (sans rentrer dans les détails des sources Sitchin), ça TIENT DEBOUT et – attention – c’est argumenté, si si ! Non pas que les visions d’Anton ne le soient pas, mais c’est surtout un travail de dialectique… Les chroniques du Girkù c’est plutôt un “travail de traduction” avec des visions hypothétiquement vraies – en plus. Les visions, les images de réalité virtuelle imposées au cerveau…, tous ces dols mentaux sont une ‘technique’ utilisée pour nous détourner l’attention de la véritable intelligence qui nous domine (et qui n’a pas la peau squameuse !). Sincèrement, les gars, lisez un (ou plus, hein) ouvrage de Jean Sider (sauf ‘Les armées fantômes’ et ‘Les ‘extraterrestres avant les soucoupes volantes’, ceux-là c’est du bonus après avoir compris l’ensemble de l’hypothèse) et on reparlera des Reptiliens. »

Moi aussi, j’ai lu le livre dont il parle ici, ainsi que la grande majorité des livres et articles de Jean Sider, et cela ne m’empêche pas d’être en total désaccord avec les fadaises de ce dernier à propos de l’intelligence unique manipulatrice et de l’univers sombre et paranoïaque de cet auteur.

Quant à l’article dont le membre du forum parle, censé démonter l’hypothèse extraterrestre reptilienne, il évoque notamment Zecharia Sitchin et David Icke. Pour moi, ce dernier n’est pas quelqu’un de fiable (on connaît ses affirmations relatives aux Reptiliens incarnés dans la reine d’Angleterre et George Bush père !), et ce n’est pas « ma tasse de thé ». Ce qui ne signifie pas pour autant que les humanoïdes de type reptilien n’existent pas. Les visions d’Anton Parks n’ont rien d’« images de réalité virtuelle imposées au cerveau » ou de « dols mentaux », une prétendue « technique » utilisée pour détourner l’attention de la véritable intelligence qui nous dominerait, pour la simple raison que, ainsi que je le montre plus haut, il n’existe pas d’intelligence unique de cette nature, mais une diversité d’intelligences de natures diverses et ayant des objectifs variés. Je rappelle que les divers éléments que Jean Sider utilise pour défendre sa théorie peuvent être intégrés dans un modèle explicatif différent, lequel fait imploser le prétendu caractère démonstratif de la théorie « siderienne ».

Le membre du forum évoque les deux hypothèses concernant les OVNIs :

– L’origine extraterrestre.

– Le rapprochement avec « d’autres phénomènes paranormaux comme les NDE, les poltergeist, les observations du ‘Petit Peuple’, les dieux-démons du début de notre histoire, les Anges et les Démons des religions, etc. »

« Bref ! Une manifestation d’une Intelligence qui ne serait autre que l’âme de la planète Terre : Gaïa. »

Il ne précise pas ici que l’hypothèse « gaïenne » est défendue par Fabrice Bonvin (ce qu’il n’ignore pas). On pourrait d’ailleurs dire que l’hypothèse de Fabrice Bonvin est la version « angélique » de l’hypothèse « démoniaque » de Jean Sider !

J’ajoute que les OVNIs ne font pas partie du paranormal, contrairement à ce que prétendent certains individus, dont Jean Sider de manière récurrente dans son œuvre écrite. Le qualificatif « paranormal » est historiquement associé au champ d’investigation de la parapsychologie, pas à celui de l’ufologie. Combien de fois faut-il le marteler ?

Bien sûr, les NDE et les « poltergeists » n’ont strictement rien à voir avec les OVNIs et les « ufonautes ». Quant au « Petit Peuple », aux « dieux », aux « anges » et aux « démons », il peut y avoir parfois des liens historiques, lesquels sont explicités dans mon propre modèle théorique, distinct de celui de Jean Sider et d’autres auteurs.

« Si vous croyez à la première hypothèse, l’hypothèse extraterrestre (HET), vous vous dites très certainement qu’il y a des Aliens ‘gentils’ et des Aliens ‘méchants’ en fonction des témoignages de leurs agissements à notre insu. Vous (nous) êtes (sommes) donc dans une double bivalence : la première de croire que le phénomène est extraterrestre et non ‘gaïen’, et d’autre part que celui-ci est orienté dans la bonté ou dans la méchanceté. Rassurez-vous, si vous êtes partisans de l’hypothèse Gaïa, vous êtes aussi dans l’illusion de la bivalence ! Bah oui, pour vous c’est Gaïa, pas les extraterrestres ! »

En réalité, les qualificatifs de « gentils » et de « méchants » sont subjectifs, les « gentils » désignant en fait les extraterrestres travaillant « en accord avec le Plan divin », et les seconds concernant ceux qui travaillent « pour leur propre intérêt » (ce qui inclut des agissements perçus comme « négatifs »). Il existe aussi sur Terre des « gentils » (qui se comportent à peu près correctement) et des « méchants » (responsables d’actes plus ou moins abominables, envers le règne humain ou animal). Voilà une dualité bien universelle…

Pour celui qui était alors (il a évolué depuis) un adepte de la pensée de Jean Sider, l’Intelligence Supérieure, « cet Etage Du Dessus (EDD, son petit surnom) », n’est ni Gaïa, ni extraterrestre, mais autre chose.

« EDD peut très bien exister en parallèle d’une éventuelle Gaïa et d’éventuelles races extraterrestres dans des galaxies lointaines. Mais pour ma part je pense que, comme le disait Baudelaire, ‘la plus belle ruse du Diable est de nous persuader qu’il n’existe pas’. Et pour ce faire, EDD donne l’illusion de sa ‘non-existence’ en proposant à l’humanité (ou du moins ceux qui creusent un peu) des choix ne nous renseignant pas, ou peu, sur sa nature – de prime abord. Qui irait penser qu’une soucoupe dans le ciel soit autre chose qu’une illusion gaïenne ou un aéronef extraterrestre (voire un avion expérimental pour les sceptiques) ? Qui irait rapprocher une RR4 d’un enlèvement au Sabbat par des démons ? Qui irait rapprocher les NDE des RR3, ou le comportement des fées et des Aliens ? Peu de monde en effet… Sans penser à une supercherie ou une manipulation gaïenne ? Je rappelle que, selon l’hypothèse Gaïa, la planète (Gaïa) serait un organisme vivant, et comme tout système vivant elle s’autorégulerait pour maintenir un certain équilibre de la flore et de la faune (humains compris). Mais depuis la première révolution industrielle, l’Homme n’a de cesse de s’activer indirectement dans la destruction de la nature, donc de la planète, et donc de Gaïa. D’où son intervention directe sous forme d’esprits de la nature (avant la révolution industrielle) et en OVNI (après la révolution industrielle), afin de prévenir l’Homme des risques écologiques (cf. messages transmis à certains contactés lors de RR3/RR4). La bivalence ‘ovnienne’ qui veut qu’il y ait des Aliens ‘gentils’ et des Aliens ‘méchants’ prévalait aussi lorsque les bons dieux affrontaient les mauvais génies, lorsque les mauvaises fées étaient craintes à contrario des gentilles fées, lorsque le pouvoir de Dieu, au travers des actes purificateurs des Inquisiteurs, chassait les sorcières, vampires et autres loups-garous censés avoir pactisé avec le Malin, ou encore aujourd’hui quand on oppose les Démons aux Anges… Le bien contre le mal en somme ! Une notion presque inscrite dans nos gènes si je puis dire, et qui est pourtant bien subjective en fonction du peuple, de la géographie et de l’époque concernés… »

D’abord, je ne partage évidemment pas la boutade baudelairienne relative à la ruse du Diable faisant croire à son inexistence, pour la simple et bonne raison que le Diable est une invention humaine (destinée à expliquer l’existence du mal, ce dernier n’étant que la conséquence du libre arbitre de l’humanité). Et il en va de même, évidemment, pour l’inexistante « EDD ».

Il n’est pas interdit de faire des rapprochements entre manifestations apparemment distinctes, encore faut-il interpréter correctement ceux-ci :

– Le rapprochement entre une RR4 et un enlèvement au Sabbat, entre le comportement des fées et celui des « Aliens » ? Pas de problème, j’en ai donné l’explication plus haut, et cette explication n’a nul besoin d’un recours à la thèse paranoïaque et sombre de Jean Sider, et pas davantage à celle, « gaïenne » ou « angélique », de Fabrice Bonvin.

– Le rapprochement entre RR3 et NDE ? Alors là, il y a un problème. L’auteur fait manifestement ici référence au dernier livre de Kenneth Ring publié en langue française dans les années 1990 : « En route vers Oméga ». Dans mon modèle théorique, il s’agit là de deux phénomènes totalement distincts n’ayant rien à voir l’un avec l’autre. Les NDE sont un phénomène « spirituel » attestant (n’en déplaise aux rationaliste et athées) de la survie de la conscience après la mort, et les RR3 concernent des perceptions d’OVNIs et de leurs occupants, ou des rencontres avec ces derniers. Les seuls « rapprochements » réels que l’on peut faire entre ces phénomènes distincts peuvent se situer à deux niveaux : les répercussions analogues (spirituelles, etc.) au niveau de la personnalité, que l’on peut constater entre les « experienceurs » de NDE et certaines rencontres d’origine extraterrestre, et la possibilité, dans certains cas de RR3/RR4, d’une « planification », avant l’incarnation du futur « expérienceur » RR3/RR4, de ce dernier type de rencontre, d’où parfois le contact initial avec des entités spirituelles visant à préparer le futur témoin aux contacts particuliers prévus dans son « contrat de vie » (ou « contrat d’âme », ou « contrat d’incarnation »). Les rapprochements faits par certains spéculateurs peuvent sous-entendre qu’il s’agit du même type d’expérience, alors qu’en réalité nous sommes confrontés à deux phénomènes distincts pouvant parfois avoir des points communs. J’ai donné plus haut un exemple illustrant cette possibilité, cet exemple étant extrait du livre de Kenneth Ring.

– L’idée de la planète, Gaïa ou la Terre, conçue comme un organisme vivant, ne pose aucun problème dans le cadre du modèle H.S.P. (Hétérogénéité des Sources Paranormales) que je défends. (Voyez la notion de “Logos planétaire” dans l’enseignement canalisé par Alice Bailey.) Si les vrais esprits de la nature peuvent être considérés comme une émanation de la conscience de la Terre – il s’agit en effet d’entités éthériques qui participent notamment à la flore terrestre -, il est absurde d’imputer à Gaïa les OVNIs, ceux-ci étant, comme je le développe plus haut, d’origine extraterrestre (physique et « multidimensionnelle ») pour la plupart, et « intraterrestre » pour certains. Il n’y a donc pas d’intervention directe de Gaïa avant la révolution industrielle (par l’entremise d’esprits de la nature) et après celle-ci (par la manifestation d’« OVNIs »). Le fait que des messages relatifs aux risques écologiques aient été transmis à certains contactés lors de RR3/RR4, s’intègre parfaitement dans le cadre de l’HET, sans qu’il soit nécessaire de faire intervenir une mythique intervention « gaïenne » : ces messages sont essentiellement l’œuvre de visiteurs de l’espace travaillant « en accord avec le Plan divin » et désireux de mettre en garde l’humanité contre certains dangers qui la menacent. Gaïa n’y est pour rien (n’en déplaise à Fabrice Bonvin et à d’autres) !

– S’agissant de la « bivalence ovnienne » distinguant des « Aliens gentils et méchants », j’ai dit plus haut ce qu’il fallait en penser, à propos des visiteurs travaillant « en accord avec le Plan divin » et ceux travaillant « pour leur propre compte ». On distinguait, dans le passé, des « bons dieux », des « mauvais génies », des « mauvaises et gentilles fées » ? Où est le problème ? Il n’y en a pas si l’on considère que ces « entités » sont diverses par leur nature et leurs intentions ou actes, que ces entités soient, en fonction des cas, de nature spirituelle ou éthérique (il existe des « élémentaux » ou « génies » « positifs » et « négatifs », des entités spirituelles élevées et des entités dites du « bas Astral »), ou de nature matérielle et physique (visiteurs de l’espace ou du monde souterrain). L’opposition « démons/anges » est compréhensible si l’on distingue ainsi diverses entités du monde éthérique ou spirituel. Passons sur « le pouvoir de Dieu » chassant les sorcières au travers des « actes purificateurs des Inquisiteurs », car cette conception relève d’esprits dérangés en proie à des superstitions moyenâgeuses. Enfin, laissons de côté les vampires et les loups-garous, des cas très rares et très particuliers… (Les rares cas authentiques de lycanthropie, donc de « loups garous », s’expliqueraient en fait par la matérialisation, sous forme d’animal, du corps astral d’une personne, un peu comme pour certaines matérialisations ectoplasmiques à l’apogée du spiritisme.) Quant aux notions de « bien » et de « mal », elles sont certes subjectives et varient bien en fonction de l’époque et du lieu, comme le note l’auteur, mais il n’en demeure pas moins que les meurtres, les tortures, etc., relèvent quand même plutôt du mal que du bien…

 

1. Des arguments contre l’HET ?

L’auteur avait évoqué « les doutes » qu’il avait envers l’hypothèse extraterrestre :

 

Il y a d’abord la « vague d’Airships » de la fin du dix-neuvième siècle aux USA. Pourquoi les « OVNIs » de cette époque ressemblaient-ils à des Zeppelin ou à des dirigeables avec des hélices ?

C’est une bonne question à laquelle je n’ai pas la prétention de répondre de façon catégorique. Si je me place dans le cadre de mon modèle théorique, je ne peux que poser à mon tour une question : s’agit-il d’un camouflage destiné à passer relativement « inaperçu » – pour ce qui est de l’origine réelle des engins – auprès des témoins de l’époque ? (On trouve le même type de camouflage dans quelques cas contemporains : OVNIs initialement perçus comme des « hélicoptères ».) Autre question : ces engins étaient-ils extraterrestres ou d’origine souterraine (Agartha) ?

 

– La diversité des « Aliens » impliqués dans les RR3/RR4 :

L’auteur a parlé de « victimes » de RR3/RR4, ce qui est compréhensible dans l’idée d’une intelligence manipulatrice, mais ne l’est que partiellement dans le cadre du modèle H.S.P. En effet, si l’on se place dans le cadre de ce dernier, il faut, contrairement à ce que fait cet auteur, d’une part distinguer les RR3 et les RR4, et d’autre part ne pas mettre toutes les RR4 (nombre d’entre elles impliquant un « enlèvement ») au même niveau. Les RR3 sont souvent de « simples » observations d’OVNIs avec vision d’occupants humanoïdes, alors que les RR4 impliquent un contact réel avec des « ufonautes », à l’intérieur ou à l’extérieur d’un engin, ces cas incluant aussi les nombreux récits d’« abduction ». Les RR4 ne sont pas toutes « négatives » ou traumatisantes, et certains de ces cas s’apparentent d’ailleurs à des récits de « contactés ».

A propos des êtres perçus, l’auteur mentionne « des insectes géants », des robots, des grands blonds, des petits gris, des Bigfoots, « sans oublier les militaires ». Il se demande pourquoi il y a autant d’« Aliens » (les militaires à part) « en vadrouille sur la même planète », ce qui, à ses yeux « est un non sens ». C’est l’un des leitmotiv (que l’on trouve notamment chez Jean Sider) des opposants à l’origine extraterrestre des OVNIs, mais, objectivement, qu’est-ce qui s’oppose à ce que la planète puisse intéresser diverses espèces galactiques ? Rien, bien sûr. (Passons sur le problème des « militaires » : faux enlèvements ET ou collaboration « militaires/ET » ?)

 

– Les mutilations animales :

« C’est un acte qui est pour moi juste ‘une démonstration’ de technologie : regardez, on a enlevé une vache, on lui a découpé des morceaux de choix au laser (muqueuses), on l’a relâchée en hauteur (fractures), et en plus de ça aucun charognard ne viendra croquer la dépouille (trop de radioactivité pour ça) ! Rien de tel pour vous montrer que nous sommes des Aliens abducteurs de bétail afin de prélever du matériel génétique ! Mais pourquoi ne pas faire disparaître purement et simplement ladite vache – si ce n’est pour qu’elle soit retrouvée et étudiée ? »

Même question pour ceux qui soutiennent que ces mutilations sont le fait de militaires faisant des expérimentations : pourquoi ne pas procéder à ces expériences en milieu sécurisé et donc à l’insu des gens ? On ne peut pas imaginer une seconde que des chercheurs, militaires ou pas d’ailleurs, s’amusent à massacrer des bovins en pleine nature, chez les propriétaires, alors que ces atrocités pourraient être faites tranquillement dans une enceinte ou un laboratoire (militaire ou pas). Le faux argument de l’auteur se retourne contre lui-même. Même la théorie conspirationniste ne tient pas la route : les militaires qui feraient cela pour faire croire que ce sont des extraterrestres qui sont à l’origine de ces exactions. Une telle manipulation ne présenterait aucun intérêt.

Et qu’on ne me dise pas que c’est Gaïa qui s’amuse à mutiler des bovins !

Alors, une démonstration de (mauvaise) technologie de la part de certains extraterrestres (genre « petits Gris ») ? Pourquoi pas, en effet ? Et comment peut-on se permettre de décréter que certains extraterrestres feraient nécessairement disparaître les animaux mutilés ? L’auteur a-t-il suivi un « briefing » sur la psyché et les motivations des êtres responsables de ces agissements ? Il y a en fait beaucoup d’anthropomorphisme dans cette attitude consistant à trouver absurdes les comportements d’une espèce complètement inconnue, celle-ci étant présentée comme devant nécessairement se comporter comme le feraient des représentants de notre propre espèce.

 

– Les “abductions” « et leurs dérives » :

« Les Aliens seraient capables de traverser les murs, de léviter et faire léviter leurs victimes, de leurs injecter des implants, etc. Mais ils sont incapables de faire disparaître un souvenir… bah voyons ! Si le souvenir est là, ou qu’il est réactivé par hypnose, cela prouve que cela est délibéré. Et où est l’intérêt de traverser les murs lorsque l’on peut ‘arrêter’ le temps et ouvrir les portes ? Où est l’intérêt de garder la victime consciente, alors que les Aliens peuvent rendre n’importe qui inconscient d’une simple ‘salve psycho-télépathique’ ? Où est l’intérêt d’injecter des implants qui n’ont rien d’extraterrestre vu qu’ils n’intègrent même pas (lorsqu’ils sont rarement retrouvés dans l’organisme) le simple circuit imprimé ou une technologie d’aucune sorte ? Et puis pourquoi enlever autant de personnes pour du matériel génétique : ils n’en ont pas récolté assez ? Enfin, il y a une méthode de prélèvement de semence qui est bien iconoclaste (mais aussi bien prise au sérieux…) : c’est la copulation avec une (ou un) Alien déguisé/maquillé en être humain ! Le summum du ridicule… »

Là encore, je réponds : les Aliens ne veulent pas nécessairement faire disparaître les souvenirs des « abductés », et dans ce cas garder la victime consciente ne leur pose pas de problème.

En outre, je ne vois pas en quoi « arrêter le temps » (sic) et « ouvrir les portes » seraient incompatibles avec le fait de « traverser les murs ». Un télétransfert de la matière (par l’utilisation de vortex dimensionnels ?) n’empêche pas les êtres, une fois téléportés (ou densifiés) sur les lieux, d’ouvrir une porte…

Quant aux implants, ils sont peut-être de nature telle, ou ils ont une fonction telle, que leur origine « exotique » ne peut peut-être pas être détectée par la technologie terrestre.

Pourquoi enlever autant de personnes pour du matériel génétique ? Il faudrait pouvoir le demander aux “ravisseurs”.

Enfin, la copulation avec un Alien « déguisé » en être humain n’est pas nécessairement le « summum du ridicule ». Il peut s’agir d’un stratagème pour obtenir plus aisément la « collaboration » de « l’abducté », le « partenaire » prenant parfois l’image d’une personne décédée de l’entourage de la victime. Quant à savoir pourquoi exactement ils font cela, on ne peut que spéculer en fonction de cas précis…

 

– Les MIB ou « terribles Hommes en Noir » :

« Attention, on va bientôt toucher le fond. Ces êtres, qui ressemblent plus à des homoncules qu’à des humains (pas de cou, pas de jambes, etc.), se comportent de manière délibérément ‘asociale’ : ils ne parlent pas ou très peu, et ce sont toujours des menaces. Ils sont parfois maquillés comme des femmes ou sont assimilés à des robots… D’autant qu’ils peuvent se dématérialiser à loisir ! Bref ! Un casse-tête pour ceux qui pensent avoir à faire à des agents gouvernementaux ou à des hybrides Alien/Humain ! Là encore : une grosse blague à mes yeux. Les MIB ne reviennent jamais, ne mettent jamais leurs menaces à exécution, et leur aspect ‘hors norme’ pourrait les classer dans la rubrique des êtres folkloriques ; au même titre que les Gobelins ou les Djinns. »

Une « grosse blague » ? Peut-être, mais pas nécessairement en provenance de « l’EDD » (« Etage Du Dessus » auquel je ne crois pas). Peut-être s’agit-il tout simplement de clones ou de robots biologiques à la solde d’une espèce galactique particulière et dont l’objectif est de faire peur ou d’intimider certains témoins. (Pourquoi ? Je n’ai pas la réponse, bien sûr.) Ce n’est qu’une pure spéculation de ma part car, à vrai dire, je ne connais aucune source « psychique », ou extraterrestre alléguée, qui aurait donné une information sur la nature réelle de ces « épouvantails exotiques »… (A part Lobsang Rampa qui parlait justement, à leur sujet, d’extraterrestres.)

Pour ma part, je ne les rangerais pas à côté des « Gobelins » ou des « Djinns », car ces derniers appartiennent plutôt à des catégories d’« esprits de la nature » (ou « élémentaux »).

 

– Les “crop circles” :

« Houla, sujet sensible ! Hé bien, pour certains, les Crop Circles sont une symbolisation du langage de la planète. J’adhère plus à cette idée qu’à celles qui suivent : pour beaucoup de partisans de l’HET, les CC seraient créés soit par des champs électromagnétiques générés par les OVNIs, soit par la puissante arme US ‘HAARP’. Pour les partisans de l’hypothèse Gaïa, ils seraient créés par Gaïa elle-même afin de faire évoluer les consciences… Je ne crois à aucune des deux. C’est encore une fois une ‘démonstration de force’ avec des représentations de théorèmes mathématiques complexes (pour notre époque), qui prouve que l’on veut se placer au-dessus de nous et surtout que cela se sache (vu la taille des glyphes !). »

Je consacre, sur ce site, de nombreuses pages au sujet des “crop circles”. (Rubrique “Enigmes”.) Gaïa n’est évidemment pour rien dans leur formation, la majorité d’entre eux étant produits par des mystificateurs et des artistes du paysage. On trouve, dans le numéro 70 de “Nexus” (septembre/octobre 2010), un dossier montrant que la plupart des “agroglyphes” sont d’origine humaine (ce qui est mentionné aussi dans le numéro 78, été 2010, de « Parasciences »), mais ceci n’est pas nouveau, ayant moi-même mentionné ce fait sur ce site et dans les numéros 75 et 76 de « Parasciences ». Il existe néanmoins, comme le suggèrent quelques phénomènes (notamment certaines boules de lumière et quelques témoignages visuels de la formation d’un cercle de culture) et de nombreuses sources « psychiques » (« canalisées », etc.) ou « extraordinaires », un phénomène authentique de base d’origine « exotique », de nature extraterrestre ou « multidimensionnelle ».

 

– Les channels :

« Tous les ‘channels’ du monde sont en relation avec des êtres supérieurs habitant dans des mondes lointains et par définition inaccessibles. Si ce n’est par la pensée ! D’où le principe du channeling. Or, et personne ne pourra me contredire là-dessus, les messages disent tout et son contraire, que ce soit entre sources différentes ou, pire, en provenance de la même source sur deux ‘conversations’ espacées ! On y mélange de la philosophie, de la science expérimentale, de l’histoire remodelée et de la religion reconsidérée : bref, tous les ingrédients d’un mouvement ‘New-Age spirituo-guimauve’ ! Manipulation et mensonge sont les maîtres mots de ce phénomène de mode… Les visions d’Anton Parks sont une forme de channeling à mes yeux. »

Passons sur la formulation « êtres supérieurs » qui est inappropriée (il faut parler d’entités spirituelles ou extraterrestres), les sources alléguées ne provenant pas toutes, par ailleurs, de « mondes lointains », si l’on excepte les sources extraterrestres. Il s’agit souvent, en effet, d’entités spirituelles appartenant à la sphère terrestre (y compris de simples désincarnés).

Je contredis l’auteur (il ne peut donc pas dire que personne ne peut le contredire) lorsqu’il déclare péremptoirement que « les messages disent tout et son contraire, que ce soit entre sources différentes ou, pire, en provenance de la même source sur deux ‘conversations’ espacées », car ceci n’est vrai que partiellement. Il existe quelques sources où existent effectivement des contradictions à l’intérieur de ces mêmes sources entre deux « conversations » espacées, comme dans le cas « Robert David », lequel fait partie, dans ma classification, des cas « atypiques », de type D, et que je ne range donc pas dans la catégorie C, celle contenant les communications par channeling qui présentent un certain nombre de similitudes au plan doctrinal. Plus loin, j’explique cela plus en détail. Les contradictions entre sources différentes existent sur certains points, en effet, mais ces sources se recoupent néanmoins (je parle des cas de type C) sur certains points fondamentaux (comme l’existence de la réincarnation, de continents disparus, etc.). Je ne connais pas, par contre, de sources de type C se contredisant sur des « conversations » espacées.

L’auteur, comme tant d’autres, n’aime décidément pas le « New Age », et on a donc encore droit ici à la formulation « New Age spirituo-guimauve ». Personnellement, je préfèrerais m’attaquer au “Catéchisme de l’Eglise catholique”, par exemple, dont le contenu témoigne d’une théologie dépassée moyenâgeuse. A chacun ses goûts « spirituels » (ou religieux). Et, justement, la « religion reconsidérée » s’impose lorsqu’on a affaire aux inepties doctrinales encore avalisées à notre époque par tant de gens qui se réfèrent à un « texte sacré » vieux de x siècles ou millénaires, tout en étant incapables de s’ouvrir à la nouveauté. Quant à « l’histoire remodelée », il s’agit manifestement d’une référence implicite à la « préhistoire », les sources de type C faisant état de l’existence de civilisations « avancées » durant cette période de l’histoire de l’humanité. Et oui, le darwinisme (n’en déplaise aux institutions académiques et aux grands médias) et le fondamentalisme biblique sont tous les deux faux !

Contrairement à cette autre affirmation péremptoire de l’auteur, il n’y a pas, dans l’ensemble des sources « canalisées », de mensonges et de manipulations, ces deux mots n’étant donc aucunement les « maîtres mots » du channeling. Le mensonge et la manipulation concernent seulement certaines sources et certains messages, et en aucun cas l’ensemble du phénomène. Je consacre, dans mon premier livre (« Communications interdimensionnelles », 2007), un chapitre aux sources trompeuses et douteuses.

Quant aux visions d’Anton Parks, elles ne relèvent pas du channeling à proprement parler. Il faut parler plutôt de « mémoires ». (Un cas analogue, dans les années 1970, a été celui de Chrystia Sylf, qui a dévoilé l’histoire de la Lémurie et de l’Atlantide, mais sous forme de « romans initiatiques ».)

 

– Les « pures démonstrations » :

« C’est comme cela que j’appelle les observations qui ‘ne servent à rien si ce n’est épater la galerie’, comme :

Les hommes volants (oui, comme Superman…).

Les transformations d’avions ou d’hélicoptères en OVNI.

Les transformations d’humanoïdes en OVNI.

Les tailles, formes et couleurs changeantes de l’OVNI, sur un même trajet.

Les ‘vagues’ dans leur ensemble, et plus particulièrement les petites boules lumineuses qui forment des armées de ‘Foo fighters’… »

Franchement, je ne vois pas en quoi ces manifestations peuvent constituer un argument contre l’HET (l’hypothèse extraterrestre). Chaque cas allégué doit être évalué, certaines manifestations pouvant en outre relever d’entités extraterrestres de nature « éthérique » (ou « multidimensionnelle »), d’où la possibilité de changement de formes et de tailles, par exemple.

Une chose est sûre : l’auteur n’a nullement démonté en plusieurs points, comme il le prétendait alors, l’HET.

 

2. L’EDD selon cet auteur :

L’auteur écrit : « Arrêtons d’afficher ce qui divise, c’est exactement ce que souhaite l’EDD. » Eh bien non, je ne suis pas d’accord avec cette formulation, l’EDD n’existant pas.

« Pour résumer partiellement le fond de ma pensée, je crois que nous sommes dans une matrice spirituelle au niveau planétaire ou du système solaire, où l’entité surnommée EDD – sorte de quasi Divinité – est capable de se fragmenter en autant de sous-entités ou sous-consciences que nécessaire (fées, démons, aliens…) afin d’influencer l’Homme. EDD pourrait être à l’origine de la vie ‘physique’ sur Terre. Vie dont elle se sustente au niveau spirituel ou émotionnel en déclenchant des émotions particulières chez les êtres humains. EDD aurait copié son propre mode de fonctionnement sur celui de la faune et de la flore terrestres : compétition, prédation, parasitisme, mutualisme et commensalisme. Ces deux derniers étant plus rares, et davantage un fait du hasard ou des rapports de cause à effet, qu’une véritable interaction pour la survie, je les élimine de la liste. On pourrait également enlever la compétition, sauf à arguer que EDD ait un/une (voire plus) concurrent(e) : il est en effet tentant de croire que les actions bonnes ou neutres sont le fait d’une EDD compassionnelle et attentionnée, alors que celles qui sont néfastes sont dues à une sombre et machiavélique EDD ! Mais, et c’est tout à son honneur, nous retomberions dans le piège de l’unique EDD : l’illusion de la bivalence ! »

Ces spéculations s’inspirent bien sûr largement des spéculations de Jean Sider, et j’ai montré, plus haut, combien j’étais en désaccord avec elles.

Evidemment, il n’y a pas de « sous-entités » ou de « sous-consciences » générées par une mythique entité surnommée EDD, sous des appellations telles que « fées », « démons » ou « aliens ». L’influence négative, sur l’Homme, de cette mythique entité EDD, relève tout simplement de la paranoïa.

L’inexistante entité EDD n’est pas à l’origine de la vie sur Terre, la Source et des porteurs de vie extraterrestres étant les vrais auteurs de celle-ci.

Cette inexistante entité EDD ne se sustente pas au niveau spirituel ou émotionnel en déclenchant des émotions particulières chez les êtres humains. On peut tout au plus dire que certaines entités « astrales » (des niveaux inférieurs du Plan astral) peuvent en effet se « nourrir » d’énergies humaines.

Bien sûr, l’EDD, qui n’existe pas, n’a pas copié son propre fonctionnement sur celui de la faune et de la flore terrestres. La compétition, la prédation et le parasitisme, appliqués dans ce contexte, relèvent, je le répète, de la paranoïa. Encore une fois, la prédation et le parasitisme ne concernent qu’une catégorie particulière d’entités (certaines entités du « bas Astral », certains visiteurs de l’espace), et en aucun cas l’ensemble des entités, spirituelles et extraterrestres, la thèse de l’unique catégorie d’entités parasitaires à l’origine des diverses manifestations ufologiques et paranormales étant battue en brèche par le modèle H.S.P. Rappelons en effet que le modèle H.S.P., que je défends, rend complètement caduque la référence à l’EDD, les divers phénomènes et manifestations interprétés pour suggérer cette mythique entité EDD pouvant s’expliquer différemment. Les « actions bonnes » viennent simplement d’entités travaillant « en accord avec le Plan divin », alors que les « actions néfastes » sont le fait d’entités (matérielles et spirituelles) travaillant en fonction de leurs propres intérêts.

« Peut-être qu’EDD est le joueur de notre simulation virtuelle dont nous ne sommes que les avatars.
Peut-être qu’EDD n’est qu’un Bug.
Peut-être qu’EDD est une entité parasitaire inorganique.
Peut-être qu’EDD n’est que le fruit de mon imagination fertile.
Une chose est sûre, EDD n’est ni Dieu, ni La Source, ni La Compagnie Créole. »

Donnons, à la lumière du modèle H.S.P., la bonne réponse : l’EDD est le fruit de l’imagination fertile de l’auteur (et de certains auteurs comme, par exemple, Jean Sider) !

 

3. Contre l’hypothèse Gaïa :

Après avoir faussement démonté l’HET, l’auteur écrit qu’il va « essayer de démonter l’hypothèse gaïenne comme source du phénomène OVNI et de ses épiphénomènes (crop circles, MIB, mutilations, abductions, etc.) ».

Sur ce point-là je veux bien le suivre, car l’hypothèse « gaïenne » est en effet, comme celle de l’EDD, une grosse ineptie. (Contrairement à ce que s’imaginent des ufologues comme Fabrice Bonvin et Didier Gomez…)

Voici son argumentation :

« Rappel rapide de ce qu’est l’hypothèse gaïenne : La Terre a une conscience ou un ‘réseau neuronal’ organisé sur la base de toutes les consciences des êtres vivants de la planète, humains compris. Cette conscience/âme aurait évolué, tout comme nos propres consciences sont passées du stade animal au stade humain. Cette conscience appelée Gaïa formerait un écosystème complexe qui s’autorégulerait, impliquant un ajustement automatique des températures des océans ou encore l’équilibre des populations animales… La Terre pourrait donc se résumer à un organisme et Gaïa en serait le cerveau/conscience.

Pour les partisans de cette hypothèse donc, les apparitions ovniennes seraient dues à l’intervention directe, et non par ‘réflexe instinctif’, de Gaïa, dans le but d’orienter les décisions humaines vers des choix moins industriels (et par définition menaçants pour l’équilibre naturel des faunes et des flores) et plus ‘Green Attitude’.

1- Pour les partisans de l’hypothèse Gaïa, les formes empruntées par Gaïa ont été diverses au fil des époques traversées : d’abord Dieux/Démons, thérianthropes, dans l’Antiquité (les minotaures, faunes et autres abominations de la Grèce Antique/les dieux totems des natifs américains /les dieux animaux d’Asie, etc.), puis petits peuples (fées, elfes, nymphes, gnomes, nains… et autres élémentaux), puis démons du temps de l’Inquisition post-christianisation en Europe, et enfin OVNIs (et épiphénomènes : abductions, MIB, ‘crop circles’, mutilations animales…). Quelque chose me gêne : pourquoi aller titiller des peuples si anciens que les Romains qui, malgré leurs activités belligérantes quasi quotidiennes, n’étaient pas des destructeurs éperdus des forêts européennes ? Pourquoi communiquer avec les peuples du Moyen-Âge sous forme d’élémentaux et tourmenter les pauvres paysans en enlevant leurs enfants, en leur jetant des sorts ou en les transportant dans des contrées lointaines ? Où est le message écologique dans tout cela, et quel en était l’intérêt à une époque où aucune énergie fossile n’existait ? Question qui se pose encore une fois durant les procès de sorcellerie de l’Inquisition où les déballages publics d’orgies avec le Démon étaient monnaie courante. En quoi les transports au Sabbat seraient liés d’une manière ou d’une autre à la défense de l’environnement ???!!! Cet argument est uniquement valable pour le phénomène OVNI qui s’attarde autour des centrales nucléaires, des fusées et installations militaires sensibles / travaille le blé des champs anglais dans le but de transmettre une donnée écologique / enlève des individus pour les avertir des risques liés au nucléaire / mutile du bétail, etc.

2- Parlons du bétail justement ! Les principales victimes animales de ces mutilations sont les ovins. Les ovins ont une place importante et à forte portée symbolique dans l’histoire de nos civilisations : rappelez-vous les 7 vaches célestes égyptiennes, d’Io le taureau sacré dans la mythologie gréco-romaine, ou encore, pour les hindous, la vache sacrée qui symbolise la vie, celle que Krishna protège. Attaquer la vache et la mutiler revient à nous transmettre comme message que nous les hommes, nous attaquons et mutilons notre mère la Terre, qui est sacrée.

Cela peut paraître cohérent… excepté le fait que nos habitudes en matière de destruction de l’environnement ont explosé depuis la première révolution industrielle, les attaques étant passées de la Fée qui enlève le paysan à la vache du paysan qui est mutilée. J’ai envie de dire : continuons ! Détruisons entièrement la forêt amazonienne : peut-être que Gaïa s’attaquera peut-être aux élevages de poulets ! Je veux bien que le message soit de l’ordre du symbolique, mais vu la faible ampleur du phénomène et surtout le maigre impact qu’il a dans l’opinion publique (essayez de parler de mutilations animales liées aux phénomènes OVNIs dans votre entourage, vous comprendrez…), l’injonction suggérée de ne pas s’attaquer à la nature passe un peu à la trappe…

3- Un des arguments les plus percutants pour rapprocher le phénomène OVNI d’une activité ‘gaïenne’ est sans aucun doute le développement du nucléaire. En effet, il a été très vite conclu que les phénomènes OVNI s’intéressaient de prêt aux centrales nucléaires et aux installations militaires possédant des armes atomiques. De nombreux témoignages parlent même d’interventions directes d’OVNI qui, à grands coups de rayons lasers, désactivèrent les mécanismes d’activation des ogives nucléaires. De plus, les activités belligérantes et les lieux/époques de guerres et autres tensions géopolitiques ont souvent été le théâtre d’apparitions ovniennes. Cela se justifie par le fait, selon les supporters de l’hypothèse ‘gaïenne’, que les guerres engendrent souvent des désastres écologiques… Mouais ! Tout ça est bien joli ! Mais que constate-t-on aujourd’hui ? Une diminution assez conséquente des observations d’OVNIs partout dans le monde ! Avez-vous pourtant l’impression de vivre dans un monde plus sûr ? Guerres civiles/ethniques/religieuses, attentats terroristes et nationalistes, nucléarisations de puissances émergentes pas toujours très démocratiques (Inde, Pakistan, Corée du Nord, Iran…), sans compter sur les désastres écologiques annoncés à grands coups de films/documentaires, grenelles gouvernementaux et autres sommets internationaux !!! L’avenir n’est pas – comment dire – très prometteur ! Cela n’empêche pourtant pas le phénomène OVNI de diminuer progressivement… En outre, les dernières activités supposées d’HAARP, et les épandages chimiques connus sous le nom de chemtrails, n’ont pas non plus changé la donne dans le ciel…

4- Si le phénomène ‘gaïen’ est capable de faire croire à une ‘adbuction’ par des entités ET, comme il y a une époque avec les fées, pourquoi ne pas simplement influencer l’esprit de dirigeants plutôt que de se concentrer sur des individus lambda qui n’auront aucun impact dans la transmission de leur message à portée écologique ? Le contre argument à cette affirmation est que Gaïa ne pourrait communiquer qu’avec des individus aux capacités psy développées. Bah voyons ! Alors Gaïa est capable d’arrêter le temps, d’envoyer des individus dans une dimensions parallèle où ils ne vieillissent pas, de générer et de matérialiser des phénomènes aériens visibles par plusieurs témoins simultanément, plier des cultures entières de blé pour former des formes géométriques… mais pas de rentrer dans la tête de Barack Obama… Certes…

5- A quoi correspond le phénomène des MIB pour Gaïa ? A quoi bon susciter la peur et quel rapport avec l’écologie ? Et le phénomène de channeling ? Quel intérêt de se faire passer pour des entités ET communiquant à des années-lumière pour balancer des banalités teintées de lapalissades ? Si Gaïa a la capacité d’influencer l’espace/temps, pourquoi ne pas simplement se manifester de manière ‘concrète’ sous une entité identique/unique à plusieurs personnes simultanément dans le monde, histoire de confirmer un bon coup son existence et impacter définitivement l’opinion publique avec son message rédempteur ? Les divers subterfuges sont autant de ‘contre-arguments’ en la faveur de l’hypothèse Gaïa, nuisant tant au message final qu’à ses malheureux colporteurs… Bien sûr, il faut que la mutation vienne de nous-mêmes, qu’il n’y ait pas d’ingérence dans notre processus évolutif… Pardon mon général ? Ingérence n’y a-t-il point eu de la part de la soit disant Gaïa ?

‘Voili, voilou’, j’en oublie sûrement, mais je vois déjà poindre les remarques liées au nuage de cendres de ce volcan islandais clouant le trafic aérien européen et stoppant ainsi les émissions carbones et les hypothétiques épandages chimiques (chemtrails) au-dessus de nos têtes… Un message ‘gaïen’ ? Que nenni Sire ! Des volcans ont craché des cendres dans l’histoire humaine bien avant l’apparition des avions… »

Si j’adhère aux arguments de l’auteur critiquant l’hypothèse Gaïa, je m’empresse tout de suite d’ajouter que seule l’HET (de type 3 D et de type « éthérique ») est apte à rendre compte des phénomènes évoqués ci-dessus, ainsi que je l’ai développé plus haut :

– Ce n’est évidemment ni Gaïa, ni l’EDD, qui se sont attardés autour de centrales nucléaires et d’installations militaires. On ne peut en aucun cas parler d’un « argument percutant » qui viendrait étayer une telle interprétation fantaisiste. Ce sont, bien sûr, des engins extraterrestres qui sont impliqués dans cette surveillance.

– Les “crop circles” sont dus, pour la plupart, à des faussaires humains, les autres étant imputables à une intelligence extraterrestre ou « multidimensionnelle ». Gaïa n’est pour rien là-dedans, à moins d’associer des élémentaux ou des dévas à la formation de certains “agroglyphes”.

– L’enlèvement d’individus pour avertir ceux-ci des risques liés au nucléaire est effectué par certains êtres de l’espace, ce type de message « écologique » étant aussi rencontré dans des récits de « contactés » extraterrestres.

– La mutilation du bétail est le fait de certains êtres de l’espace. On imagine d’ailleurs mal la conscience de la Terre s’amuser à mutiler des bovins !

– Se référant au channeling, l’auteur pose la question : quel intérêt de se faire passer pour des entités extraterrestres communiquant à des années-lumière, si c’est pour délivrer des banalités teintées de lapalissades ? D’abord, seules certaines communications de ce type ont des sources extraterrestres alléguées. Ensuite, je connais des channelings de type extraterrestre qui contiennent des informations intéressantes et qui ne se réduisent donc pas à de simples banalités teintées de lapalissades. Enfin, les sources extraterrestres alléguées ne se trouvent sûrement pas, pour nombre d’entre elles en tout cas, à des années-lumière, mais plutôt dans notre environnement terrestre.

Au final, on ne peut pas sérieusement penser que les divers phénomènes évoqués ci-dessus puissent être provoqués par la conscience de la Terre, l’argument de l’intervention de Gaïa dans le phénomène OVNI n’étant absolument pas valable. Prétendre le contraire c’est simplement délirer.

Par ailleurs, l’auteur a prétendu qu’il y avait une diminution assez conséquente des observations d’OVNIs partout dans le monde, le phénomène OVNI étant censé diminuer progressivement. Je me demande ce qui a permis à cette personne d’énoncer ce prétendu fait, car les personnes qui, comme moi, s’intéressent de près à l’actualité ufologique, n’ont pas du tout, me semble-t-il, cette impression. Il suffit de songer, par exemple, à l’augmentation des observations d’OVNIs répertoriées en 2009 en Grande-Bretagne… Voici, à ce sujet, un extrait d’un article de Linda Moulton Howe sur les travaux de Robbie Graham et Matthew Alford, à propos de Steven Spielberg et les OVNIs (traduction de « Diouf » pour www.ovnis-usa.com) :

« Une dernière chose concernant Spielberg et les Ovnis : depuis 2005, sa position publique au sujet du phénomène a changé, passant de croyant pur et dur au Thomas empli de doutes, car il avait confié au ‘Chicago Sun Times’ : ‘Je suis un peu moins certain dans ma cinquantaine que lorsque j’avais 20 ans, que nous aurons de la visite. Pensez aux milliards de caméras partout maintenant, il y a beaucoup moins de photos d’ovnis aujourd’hui. C’est peut-être une période de ‘hors saison’ pour les Ovnis.’

Ce qu’il dit est étonnant, car les raisons qu’il avance sont pour le moins déroutantes. Mondialement, les données Ovni répertoriées par les gouvernements et par les groupes de chercheurs civils cette dernière décennie montrent une franche augmentation dans le nombre d’observations. Ainsi, le ministère de la défense britannique a déclaré que 2009 est officiellement l’année la plus importante pour les observations d’Ovnis, avec 643 rapports l’an dernier. Les observations aux Etats-Unis augmentent également : en 2008, le MUFON a enregistré près de 5.000 rapports. Ce commentaire de Spielberg sur un manque de preuves photographiques est très étonnant puisque pratiquement aucune semaine ne s’achève sans que les journaux d’informations régionaux et nationaux, dans le monde entier, présentent de nouvelles photos et de nouvelles vidéos de choses inexplicables vues dans le ciel. »

 

4. Considérations diverses et « entité matricielle » :

« Si Gaïa n’est pas à l’origine du phénomène OVNI et de ses épiphénomènes, et que l’on peut également écarter l’hypothèse HET, que nous reste-t-il ? Pouvons-nous synthétiser les actions de ces phénomènes et les rapprocher d’autres phénomènes surnaturels de manière ‘presque’ scientifique ? »

Si l’on peut aisément écarter l’absurde hypothèse Gaïa, on ne peut par contre aucunement écarter l’HET, celle-ci rendant parfaitement compte de l’ensemble du phénomène OVNI, contrairement à ce que prétendent ceux qui disent le contraire. Quant au rapprochement avec d’autres phénomènes (qui ne sont pas pour autant « surnaturels »), il est parfaitement en adéquation avec le modèle H.S.P., ainsi que je l’ai développé plus haut.

L’auteur a fait un « hommage appuyé » à Jean Sider. Il a dit admirer « l’homme autant que le chercheur ».

« C’est un homme autodidacte qui s’est forgé tout seul et a fait preuve de beaucoup plus de sérieux dans ses recherches que certains universitaires bien documentés. L’aspect qui me surprend le plus chez le personnage est sa capacité de synthèse et de fine déduction. Sans trop savoir ce qui se cache derrière le phénomène OVNI et tous ses épiphénomènes, il a su détecter l’existence sous-jacente d’une ‘Entité matricielle’ dont le but est – je laisse toute la portée de cette affirmation à l’auteur – de se nourrir de nous, l’humanité… »

Evidemment, je ne partage pas cet « hommage » aux idées de Jean Sider. Être autodidacte et « se forger tout seul » (dans son domaine d’étude), c’est très bien, mais ce n’est pas le seul, et moi-même, par exemple, je peux me prévaloir de ce genre de « qualités » (toujours dans mon domaine). Ce qui importe c’est la validité, et donc le sérieux, des thèses avancées et défendues, et là, on me permettra de ne pas partager du tout l’enthousiasme de l’auteur pour son mentor « siderien ». La « capacité de synthèse » est, chez Jean Sider, mal orientée, car elle a abouti à des conclusions erronées, et il n’y a pas davantage, pour cette même raison, de « fine déduction ». L’« entité matricielle » qui se nourrirait de l’humanité est une spéculation dénuée du moindre fondement sérieux, le tout sur un fond de paranoïa.

L’auteur a confronté l’hypothèse Gaïa de Fabrice Bonvin avec la vision de Jean Sider quant aux buts recherchés par cette prétendue “entité matricielle” :

« Pour faire simple, la vision de Bonvin est plus positive que celle de Sider, dans le sens où, pour Bonvin, cette Entité est Gaïa, l’esprit ou l’âme de la planète Terre. Ne riez pas (encore) ! Il apporte bon nombre d’arguments qui mettent en rapport les dérives écologiques et le phénomène OVNI, et ses deux ouvrages valent le détour (ce n’est pas du tout du Sider recyclé, ça va beaucoup plus loin et dans d’autres directions).

Pour être encore plus trivial, pour Bonvin l’entité est bonne par essence et existe sur un autre plan d’existence que nous, et elle est aussi capable de modifier aussi bien la réalité elle-même (espace-temps) que notre perception de la réalité. Et pour Sider cette Entité est mauvaise ou parasitaire, puisqu’elle ‘se nourrit’ de l’humanité, et elle possèderait les mêmes capacités que celles décrites par Bonvin.

Et puis j’ai progressé dans d’autres domaines (physique quantique également, avec les thèses des frères Bogdanoff et notamment la théorie selon laquelle une réalité existait avant le Big Bang : , et j’ai fait des rapprochements et quelques déductions qui font que (comme je l’ai écrit dans un autre fil) j’en arrive à deux hypothèses concernant la réalité, l’entité matricielle et les Reptiliens :

1- Les Reptiliens ne sont pas ‘les maîtres du jeu’, ils sont juste une émanation d’autres entités aux différentes formes mais aux habitudes identiques, qui ont interagi avec le destin de l’Homme à travers les âges. Ce sont des entités qui se sont toujours adaptées au ‘Zeitgeist’ et qui ont pour origine une Entité Du Dessus (EDD de son petit nom). Aujourd’hui donc, les Reptiliens et autres Gris dans leurs engins spatiaux ont volé la vedette aux anges/démons, fées, élémentaux, et autres anciens Dieux à formes animales d’avant la christianisation… EDD serait donc à l’origine de tous les phénomènes paranormaux et altérations de la réalité connue. Dans quel but ? C’est une autre question… Dans cette hypothèse, les Reptiliens et autres ET n’existent pas.

‘Contre-argument’ : d’où viendraient les mégalithes présents sur les photographies lunaires et martiennes ? Comment expliquer la superposition quasi parfaite du site de Cydonia sur Mars et du site d’Avebury en Angleterre (avec une mise à l’échelle, bien sûr) ? Si ce n’est sans contact(s) extérieur(s)…

2- Les Reptiliens ont existé et existent toujours de manière équivalente à notre existence. Peut-être sur un plan différent. Ils peuvent influencer notre monde à leur manière, mais ils n’ont pas d’impact sur la nature de la réalité. Ils sont tout comme nous des marionnettes de la Matrice qui génère des réalités virtuelles peuplées de mondes, de créatures, de règles propres… Cette matrice bogue de temps à autre, donnant des modifications de ce que l’on croit être la ‘réalité’ (notre réalité virtuelle) et sa physique absolue et immuable : trou dans la terre (http://bit.ly/3bCsTf), apparition simultanée de tous les êtres vivants ), les pluies impossibles (http://bit.ly/13YYyc), le cerveau n’est pas le siège de la mémoire (http://bit.ly/4Egjxv), le ‘plan directeur’ du système virtuel ‘humanité’ gravé dans la pierre (http://bit.ly/1OHp15). Les possessions démoniaques seraient-elles des actions de chevaux de Troie ‘spirituels’ (http://bit.ly/RBSZq) ? Etc. Dans tous les cas, si les Reptiliens sont capables d’influencer notre réalité, ils sont eux-mêmes prisonniers d’une réalité virtuelle générée par une quelconque autre entité.

Nous sommes bien dans le film ‘eXistenZ’, où quand bien même nous croyons sortir de la simulation virtuelle, nous nous rendons compte que nous sommes dans une autre couche de virtualité… Les NDE ne montrent-elles pas que nous sommes attendus pour ‘la suite du jeu’ sur une autre ‘carte’, un autre emplacement où le jeu et ses avatars vont continuer de plus belle ?

J’en suis là, et de ce que je crois savoir c’est que personne ne détient la vérité et que je ne sais rien de la réalité. »

Pour moi, qui me situe dans le cadre du modèle H.S.P. (développé plus haut), il n’existe évidemment aucune entité matricielle, « bonne » (version Fabrice Bonvin) ou « mauvaise » (version Jean Sider).

Les arguments mettant en rapport les dérives écologiques et le phénomène OVNI sont aisément interprétables, lorsque ce rapport existe dans certains cas (mises en garde contre le danger nucléaire, notamment), par des messages délivrés par certains êtres de l’espace. Quant aux Reptiliens, ils existent bien, mais ils ne sont pas, comme nous ne le sommes pas davantage, dépendants de cette mythique entité matricielle. Qu’il existe une âme, et donc que le cerveau ne soit pas le siège exclusif de la pensée et de la mémoire, c’est une évidence pour le spiritualiste et « survivaliste » que je suis, cette indépendance esprit/mémoire et cerveau/ matière étant justement mise en évidence par les NDE notamment. Quant aux « possessions démoniaques », elles sont imputables à certaines entités dites du « bas Astral ».

Pour l’auteur, le phénomène OVNI et ses épiphénomènes sont « l’expression physique d’un phénomène paranormal intelligent et déterminé, qui va plus loin que le simple atterrissage d’une grosse soucoupe effectué par un petit homme gris, dans le but de récolter des herbes dans un champ ou d’enlever des individus ».

« Ceux qui croient encore en cette version des faits sont (c’est mon opinion à moi, hein, attention, ce n’est pas une vérité absolue…) loin d’avoir fait tous leurs devoirs de petits chercheurs en herbes. Lire Sider, Vallée, Bonvin, Ring, Hancock…, permet d’élargir le champ des croyances… par exemple. »

Si la lecture des auteurs cités permet « d’élargir le champ des croyances », cela permet aussi de s’égarer sur de fausses pistes, et ce, même si certaines idées et certains rapprochements effectués comportent une part de vérité, cette dernière étant cependant obscurcie par une théorisation erronée. En outre, je répète encore que le phénomène OVNI et ses épiphénomènes n’entrent pas dans le cadre des phénomènes paranormaux, ces derniers concernant exclusivement le champ d’investigation de la parapsychologie, contrairement aux assertions contraires de certains théoriciens mélangeant tout et n’importe quoi. N’en déplaise à cet auteur et à d’autres véritables « petits chercheurs en herbes », qui ont très mal fait « leurs devoirs », le phénomène OVNI est bien l’expression d’intelligences extraterrestres, lesquelles ne se limitent pas uniquement à des êtres de nature physique, mais incluent aussi des entités extraterrestres de nature « éthérique » ou « multidimensionnelle ». (J’évoque plus haut ces deux catégories de visiteurs de l’espace.) La réalité est plus complexe (et donc « va plus loin ») que l’unique intervention d’êtres de nature physique en provenance d’autres systèmes stellaires, mais elle inclut néanmoins des voyageurs stellaires de nature physique.

Si l’auteur reconnaît que des phénomènes aériens ont de toute éternité inquiété ou interrogé les gens de tous les continents, il ne pense pas que « les cigares, boules, soucoupes », etc., « se soient présentés tels quels à nos ancêtres », car d’après lui, et en cela il a eu tort, il n’y aucune entité extraterrestre dans ces prétendus appareils.

« Un bouclier volant n’est pas une soucoupe volante… désolé ! Cela dépend de l’interprétation du témoin et du récit que l’on en fait des siècles après.

Les gravures du Moyen-âge ne représentent pas non plus pour moi des soucoupes volantes, et si cela y ressemble, est-ce que l’auteur a voulu représenter une soucoupe volante… ? Je ne pense pas !

A l’époque où nos ancêtres peignaient de prétendues soucoupes volantes, ils subissaient les enlèvements des entités du Petit Peuple et/ou les affres des transports au Sabbat ! Leurs contacts surnaturels télépathiques ne s’effectuaient pas non plus avec des entités prétendant venir d’une autre galaxie… Si l’activité ovnienne de type soucoupe volante est intensive depuis des siècles, pourquoi toutes les espèces de l’univers qui nous visitent (‘Lézards’, Gris macrocéphales, ‘Grands blonds’, nains poilus, yetis, ‘dinosoïdes’, amphibiens, mantes religieuses géantes, robots, et j’en passe) se mettent subitement à nous enlever, depuis seulement 50 ans, pour nous révéler leur origine et nous transmettre des messages aussi étranges que leurs apparences ? »

Le « bouclier volant » de l’Antiquité, ou plutôt le « bouclier de feu » (cf. les « clipei ardentes »), n’était pas une « soucoupe volante » ? Peut-être que non, peut-être que oui.

Les tableaux du Moyen-âge qui semblent représenter des OVNIs s’expliquent en effet différemment, au moins pour certains d’entre eux. (J’évoque ce sujet dans mon texte : « Les OVNIs dans l’art ».)

Par contre, j’ai longuement expliqué, plus haut, que le véritable « Petit Peuple » correspond aux « esprits de la nature » ou « élémentaux », et qu’il n’a donc rien à voir (car il s’agit d’entités éthériques) avec d’anciennes « abductions », certains enlèvements attribués aux « fées », etc., étant en fait dus à des « aliens » (au sens extraterrestre, voire souterrain). Les « gnomes », « élémentaux » associés à l’élément « terre », rappellent bien sûr, par leur petite taille, les êtres extraterrestres (« petits Gris », les « Miminu » comme dirait Anton Parks) ou souterrains à l’origine des « abductions » ou enlèvements, et ce, même si certains de ces « enlèvements » sont seulement d’ordre psychique (extériorisation du corps astral des victimes par les êtres à l’origine de ceux-ci).

Quant aux « transports au Sabbat », ils s’expliquent, lorsqu’ils sont authentiques, par l’immersion de la conscience de sujets décorporés dans les zones de « l’Astral inférieur ». Certains cas peuvent cependant être d’anciens cas d’« abduction » interprétés selon les croyances superstitieuses ou religieuses de l’époque. Pourquoi les contacts anciens ne faisaient-ils pas référence à des entités disant venir « d’une autre galaxie » ? D’abord, l’expression « autre galaxie » n’existait évidemment pas en ces temps-là, à une époque où l’on « savait » que la Terre était le centre de l’Univers, et il n’était sûrement pas dans les prérogatives des « ravisseurs » d’aller faire un cours de cosmologie aux autochtones ignorants dont ils se « servaient » pour leur (sale ?) besogne. Bien sûr, ils auraient par contre pu dire qu’ils venaient « d’un autre monde », mais ce n’est manifestement pas ce qu’ils ont fait, préférant « surfer », peut-être, sur les croyances superstitieuses des individus de l’époque. Et puis, si certains « ravisseurs » avaient donné leur identité réelle et avaient distillé des « infos galactiques » aux « abductés », le sort de ces derniers n’aurait sûrement pas été enviable s’ils avaient raconté ce qu’on leur avait dit. Les accusations de « pacte avec le Diable » et autres fadaises les auraient tout aussi sûrement menés sur les bûchers de l’Inquisition. Songez que même à notre époque, il existe de nombreux fondamentalistes, y compris quelques prétendus « ufologues » (qui seraient plutôt des « démonologues »), qui identifient stupidement les « aliens » et les OVNIs à des manifestations sataniques. Alors, il y a x siècles… (Voyez mon texte : « Le mythe des OVNIs sataniques », même rubrique.)

Durant les siècles écoulés, de l’Antiquité au début du vingtième siècle, « l’activité ovnienne de type soucoupe volante » était probablement plus discrète que depuis la découverte par l’humanité de la bombe atomique, mais elle existait quand même, les manifestations étant interprétées en fonction du contexte socioculturel des époques concernées. On ne peut pas dire, contrairement à ce qu’écrit l’auteur critiqué ici, que les différents types d’êtres décrits dans les récits « se mettent subitement à nous enlever, depuis seulement 50 ans », puisque certains récits antiques relevant du « folklore » (enlèvements par des « fées », transports « au Sabbat ») sont sûrement des événements, plus ou moins « masqués », de nature identique. Et si ces êtres « nous révèlent leur origine » (allusion à leur origine extraterrestre), ou s’il sont clairement identifiés par certains témoins à des visiteurs d’autres mondes, c’est que le contexte socioculturel actuel permet une telle identification correcte de ces êtres. Quant à l’étrangeté de leurs messages et de leurs apparences, elle est subjective (nous-mêmes devons apparaître « étranges » à des êtres ayant une apparence corporelle complètement différente), même si certains de ces messages ne reflètent pas la réalité et sont de nature trompeuse. (Je ne pense cependant pas que les apparences corporelles sont trompeuses, contrairement à ce que prétendent des auteurs comme Jean Sider.) Ensuite, les récits dits de « Grands blonds » sont davantage des récits de « contactés » ou de simples rencontres de type RR3, plutôt que des récits d’« enlèvements ». Ce qui est normal, les origines et les buts poursuivis par ces différents visiteurs de l’espace étant en réalité distincts. Quant aux « yetis », je ne pense pas qu’ils enlèvent les gens !

En ce qui concerne les diverses hypothèses faites à propos de « la spirale de Norvège » (décembre 2009), l’auteur a fait le commentaire suivant :

« Houla !
Maitreya… Projet Blue Beam…. Haarp… Fausse invasion extraterrestre… Préparation d’un gouvernement mondial !!

Alors de là à évoquer de loin la création d’un gouvernement mondial !! Nos arrières petits-enfants en riront sûrement encore… Sans parler de la simulation d’une invasion ET (non mais là, sans commentaires….) ou de l’arrivée future du plombier… heu du nouveau messie bouddhiste… »

Effectivement, laissons de côté les inepties relatives au « Pojet Blue Beam » (une ineptie « conspirationniste » que je dénonce dans un texte de la rubrique « Inclassables ») et à la préparation d’un gouvernement mondial (dont on ne voit pas du tout le lien avec un phénomène lumineux expliqué par certains par un missile de fusée), ce qui est totalement absurde. Laissons tomber aussi le programme HAARP qui n’a rien à voir là-dedans. Idem pour la simulation d’une invasion extraterrestre (une ineptie manifestement liée aux spéculations débiles relatives au « Projet Blue Beam »).

Reste « Maitreya », et sur ce point l’ironie de l’auteur n’est peut-être pas de mise. Effectivement, l’explication du phénomène donnée par l’ésotériste Benjamin Creme fait intervenir une manifestation de l’« étoile », cette dernière étant associée au processus d’émergence du Christ/Maitreya, Maitreya ne devant cependant pas se manifester en tant que Bouddha. Dans l’enseignement reçu par Alice Bailey, et poursuivi par Benjamin Creme, le Christ (à distinguer ici de Jésus), Maitreya, l’Imam Mahdi, etc., désignent en fait un seul et même être : le chef de la Hiérarchie spirituelle de notre planète et l’Instructeur pour l’ère du Verseau (comme Jésus l’a été pour l’ère des Poissons). Voyez, à propos de Maitreya, mon texte dans la rubrique « Spiritualité du troisième millénaire » : « L’émergence de Maitreya ». J’ai par ailleurs traité de ce sujet dans mon livre : « Le retour du Christ : une réalité imminente ? » (éditions Le Temps Présent, 2012.)

A noter qu’une autre manifestation semblable à « la spirale de Norvège » s’est produite dans l’est de Australie le matin du 5 juin 2010. (Voir Partage international, n° 263/264, juillet/août 2010, p. 17.)

 

5. Des questions de l’auteur à Anton Parks :

L’auteur a posé à Anton Parks, via le site de ce dernier, une longue série de questions. Je ne donne ici que celles ayant trait aux rapprochements effectués entre manifestations diverses (OVNIs, fées, etc.) :

« A – As-tu une explication quant aux recoupements évidents entre le phénomène OVNI/ET, le phénomène du Petit Peuple ou encore le chamanisme ?

Je rappelle qu’il est évident qu’il existe un lien sous-jacent très fort entre ces trois phénomènes apparemment distincts :

– Enlèvement d’êtres humains par les ET/Fées/Esprits.

– Accouplement avec des ET/Fées/Esprits.

– Progénitures hybrides résultantes de l’accouplement avec des ET/Fées/Esprits.

– Notion du temps totalement variable dans le monde des ET/Fées/Esprits.

– Lieux archétypaux identiques : Grottes, centre de la Terre, Ciel.

– Apparence des ET/Fées/Esprits souvent thérianthropique : mi-homme mi-serpent comme les ET Reptiliens, certaines Fées ( ex : Fée Mélusine), Esprits Serpents, Dragons…

– Modification presque évidente de l’état de conscience de la victime des ET/Fées/Esprits. Appelé aussi facteur OZ : forme induite de déprivation sensorielle qui semble altérer l’état de conscience du sujet. Il se manifeste par la sensation d’une suspension temporelle, de silence absolu, et d’un sentiment d’être isolé du monde, pour être transposé dans un monde magique. (Cf : http://www.ovni.ch/~farfadet/chaman.html)

– Opération / Actes de torture pratiqués sur les victimes des ET/Fées/Esprits.

– Développement des capacités psy chez les victimes des ET/Fées/Esprits.

– Agitation des animaux domestiques ou de ferme avant/lors d’un phénomène lié aux ET/Fées/Esprits.

– Intervention présumée des ET/Fées/Esprits sur les éléments ou les cultures (pluies étranges, chutes de pierres, ‘crops circles’, ‘cercles des fées’…).

B- Comment expliquer la présence de Reptiliens ou de Miminù ‘abducteurs’ sous l’emprise de psychotropes, et que ceux-ci disparaissent dès que l’on ouvre les yeux ?

– Comment expliquer que certaines victimes d’enlèvement ET/OVNI bénéficient de théophanies à l’intérieur des ‘soucoupes’ ou encore aperçoivent des Elfes/Fées près d’OVNIs ?

– Comment expliquer la transformation d’entités présumées ET en OVNI et inversement ? »

A ma connaissance, Anton Parks n’a pas répondu à ces questions, ces sujets ne concernant d’ailleurs pas son propre vécu “mémoriel” relatif aux “Chroniques du Girku”. Pour ma part, j’y réponds dans ce texte, ainsi que dans deux autres textes : « OVNIs et paranormal », « La molécule de l’esprit, l’ayahuasca et les états modifiés de conscience ».

J’explicite, dans mes textes, les « recoupements évidents » entre le phénomène OVNI/ET, le « Petit Peuple » et le chamanisme, ainsi que le prétendu « lien sous-jacent très fort », dans ces trois phénomènes, à propos des enlèvements, accouplements et progénitures hybrides. Les enlèvements, l’accouplement et les progénitures hybrides concernent les agissements de certains visiteurs de l’espace, certains enlèvements ayant néanmoins pu être réalisés par des êtres appartenant au monde souterrain. Lorsque le « Petit Peuple » est impliqué, il ne s’agit pas des esprits de la nature ou « élémentaux », mais d’êtres extraterrestres ou souterrains identifiés à tort (par nos ancêtres) à ces derniers. Quant aux prétendus « Esprits », il s’agissait peut-être d’incubes et de succubes (sujet évoqué dans le présent texte).

La notion du temps est totalement variable dans le monde des extraterrestres, des fées et des esprits ? De l’autre côté du monde des apparences sensibles, celui des véritables « fées » (esprits de la nature, lesquels sont de nature éthérique ou « astrale ») et des « esprits », le temps n’existe pas, et certains extraterrestres peuvent peut-être manipuler le temps ou la perception du temps par les témoins (via ou non des déplacements dimensionnels ou autres)…

L’auteur parle aussi de « lieux archétypaux identiques » : grottes, centre de la Terre, Ciel. Les grottes et le centre de la Terre, ce sont des lieux de résidence normaux pour des êtres souterrains, certes, mais aussi pour des visiteurs de l’espace ayant aménagé des bases sur notre planète. (Pour le centre de la Terre, il faut bien sûr faire sienne la thèse de la Terre creuse.) Quant au « Ciel », il est de deux natures : le « Ciel » astronomique (d’où sont originaires les OVNIs et leurs occupants) et le « Ciel » au sens religieux, c’est-à-dire l’Au-delà, celui-ci correspondant aux strates ou niveaux dimensionnels interpénétrant le niveau physique/dense de chaque planète : les niveaux éthériques, « astraux », etc. Les prétendus « lieux archétypaux » ne sont donc pas identiques, les entités n’étant pas les mêmes dans toutes les manifestations (contrairement à ce qu’insinuent des spéculateurs dont l’auteur évoqué ici se fait l’écho).

Les extraterrestres, les « fées » et les « esprits » ont souvent une apparence mi-humaine, mi-animale ? S’agissant des extraterrestres et de certaines “fées” (qui n’étaient pas de véritables “fées” !), je fais l’observation suivante : Oui, l’une des deux grandes catégories d’êtres de l’espace est justement constituée de ceux que l’on peut appeler des « galactiques non humains », par opposition à l’autre catégorie regroupant les « humains galactiques ». De nombreuses sources convergentes permettent de distinguer ces deux catégories. Les « galactiques non humains » correspondent à ceux qui ont une apparence mi-animale, mi-humaine, et les « Reptiliens » en font bien sûr partie.

Les “esprits” à l’apparence mi-animale/mi humaine peuvent, quant à eux, être de deux types : soit des “larves astrales” (ou “monstres astraux”) qui peuvent être perçues lors d’expériences de décorporation (avec projection de la conscience dans les zones vibratoires les moins élevées du Plan astral, ce qui peut être aussi réalisé avec des plantes hallucinogènes utilisées par des chamans), soit des entités extraterrestres de type “multidimensionnel” (qui peuvent être aussi perçues lors d’états modifiés de conscience provoqués par la DMT ou l’ayahuasca ; voyez à ce sujet mon texte : “La molécule de l’esprit, l’ayahuasca et les états modifiés de conscience”.)

Que penser de la « Fée Mélusine », des « Esprits Serpents » et des Dragons ? La « Fée Mélusine » est une représentation, symbolique ou non, d’un esprit de la nature. Les « Esprits Serpents », et peut-être les Dragons, sont perçus lors d’expériences chamaniques, et correspondent probablement à des entités perçues au niveau d’un certain niveau de « l’Astral ».

Qu’en est-il de la modification (sensation d’une suspension temporelle, de silence absolu, sentiment d’isolement du monde) de l’état de conscience de la victime des extraterrestres/fées/esprits ? L’existence de sensations comparables dans des manifestations diverses (les « esprits » et les vraies « fées » n’ont rien à voir avec les visiteurs de l’espace impliqués dans les « abductions ») n’implique pas l’identité de nature des entités concernées. Dans le cas des « abductions », cela peut être ou non le résultat d’une action délibérée des entités responsables, cette sensation pouvant être, dans d’autres cas (ceux des « fées » et des « esprits »), inhérente à la nature de l’expérience (le temps n’existant pas de « l’autre côté du voile »).

Qu’en est-il des opérations et des actes de torture pratiqués par les extraterrestres/fées/esprits ? D’abord, les « esprits » ne torturent pas (en excluant les cas dits de « possession » par des entités du « bas Astral »), pas plus d’ailleurs que les véritables « fées ». Les « opérations » et les « tortures » (?), lorsqu’elles existent, sont le fait de certains êtres d’origine extraterrestre ou souterraine, étant entendu que les « fées » censées faire cela n’étaient pas de véritables « fées », mais des êtres extraterrestres ou souterrains faussement identifiés, par nos ancêtres, à des êtres du « Petit Peuple » (gnomes, elfes, etc.).

Pourquoi constate-t-on le développement de capacités psi chez les « victimes » d’« abductions », de « fées » ou d’« esprits » ? Il y a là, encore, beaucoup de mélanges. Les contacts avec les vraies « fées » et les vrais « esprits » témoignent généralement d’une capacité médiumnique latente chez les personnes concernées, si l’on excepte les cas de matérialisation temporaire d’entités ou de phénomènes physiques provoqués par celles-ci. Pourquoi alors constate-t-on des capacités psi ou le développement de celles-ci chez des gens ayant témoigné d’observations d’OVNIs ou ayant été victimes d’« abductions » ? Peut-être parce que certains d’entre eux sont sélectionnés pour ces contacts particuliers en fonction de certains critères qui nous échappent (cela pourrait être, dans certains cas, un « contrat de vie » liant certains êtres aux « victimes »).

L’agitation d’animaux domestiques ou de ferme avant ou lors d’un phénomène lié aux extraterrestres, aux fées ou aux esprits est extrêmement simple à expliquer. Les animaux ont une sensibilité particulière qui leur permettent de pressentir ou de voir une présence étrangère potentiellement dangereuse pour eux, ou en tout cas perçue comme telle par eux. Il n’est d’ailleurs pas nécessaire, pour beaucoup d’animaux, d’avoir affaire à une présence « exotique » ou « spirituelle » pour avoir cette réaction de crainte : il suffit, par exemple, de voir la réaction de la plupart des chats à l’approche d’individus qu’ils ne connaissent pas. C’est la fuite assurée ! Et pourtant il n’y a pas de présences étranges (de notre propre point de vue) ! Les animaux ont en général une connexion plus aisée avec le monde de l’invisible, et ils décèlent donc plus aisément des présences étrangères (spirituelles) dans leur voisinage, d’où leur réaction, ces présences pouvant être des « esprits », voire des « fées » (les vraies !). Il est tout aussi normal qu’ils réagissent à des manifestations physiques d’êtres extérieurs à notre espèce… Aucun « mystère » là-dedans.

Qu’en est-il de l’intervention présumée des extraterrestres/fées/esprits « sur les éléments ou les cultures (pluies étranges, chutes de pierres, ‘crop circles’, ‘cercles des fées’) » ? Pour les “crop circles”, j’invite le lecteur ou la lectrice à se reporter à mes textes consacrés à ce thème, dans la rubrique « Enigmes ». C’est un sujet complexe pour lequel il n’est pas aisé d’y voir « clair », la thèse que je défends étant celle-ci : la plupart des “crop circles” sont de création humaine, mais il existe néanmoins un phénomène authentique de base d’origine « exotique » (extraterrestre et/ou « multidimensionnelle »). Les « cercles des fées » sont peut-être d’anciens “crop circles”… Quant aux chutes de pierres et aux « pluies étranges », leur origine peut faire débat, mais elles n’ont rien à voir avec le phénomène OVNI…

Pour la présence, lors de la prise de psychotropes, de Reptiliens ou de Miminu (petits Gris) “abducteurs”, vous pouvez vous référer à mon texte : « La molécule de l’esprit, l’ayahuasca et les états modifiés de conscience ».

Comment expliquer le fait que certaines victimes d’un enlèvement extraterrestre aient pu bénéficier d’une « théophanie » à l’intérieur de l’engin spatial, et comment expliquer la présence d’« elfes/fées » près d’un OVNI ? Pour la présence d’« elfes/fées », il faudrait au moins un exemple précis. Un véritable « elfe/fée » n’étant pas de nature physique, faut-il en déduire que les êtres de l’OVNI sont de nature « éthérique » ? (Je rappelle qu’il existe deux types de visiteurs de l’espace : physiques et « éthériques ».) Quant à la « théophanie » (apparition spirituelle), même possibilité : les êtres de l’OVNI sont peut-être « éthériques », à moins qu’il ne s’agisse d’une perception intérieure spécifique à l’individu « victime » d’une « abduction ». De toute façon, il est impossible de donner une explication générale, en l’absence d’exemples précis et en ignorant le pourquoi de ce type d’« intrusions » dans un contexte a priori « incongru ».

Enfin, comment expliquer la transformation « d’entité présumées ET en OVNI, et inversement » ? Si des entités éthériques peuvent changer de forme, on peut aussi envisager l’implantation d’images dans la conscience des témoins, que les êtres impliqués soient des êtres de nature physique ou éthérique. Tout cela ne va pas à l’encontre de l’origine extraterrestre de ces manifestations. Mais là encore, comme pour le sujet précédent, des exemples précis manquent et il n’est pas possible de suggérer une explication générale.

L’auteur a écrit qu’Anton Parks “propose des théories qui incorporent beaucoup de phénomènes/histoires surnaturels dont les causes et origines étaient floues, voire inconnues (ET, Terre creuse, origine de l’Homme, Mars, NDE/Vie après la mort/Réincarnation…)”.

« C’est en ce sens que je pense qu’il se doit d’avoir réponse à peu près à toutes mes questions. De mon côté, j’ai une hypothèse beaucoup plus simple qui répond à toutes les questions que j’ai posé… Mais j’attends quelques réponses d’Anton et/ou de Nora. »

Non, Anton Parks ne “se doit” pas d’avoir réponse à ces questions car il ne peut pas y répondre sur la base des informations, qu’il a retranscrites, relatives à un passé très lointain, les phénomènes évoqués par l’interrogateur concernant des réalités (“crop circles”, enlèvements par des “fées”, etc.) qui concernent des phénomènes “contemporains” ou datant tout au plus de quelques siècles ! S’il y répondait, ce serait à titre de réflexions indépendantes du contenu des “Chroniques du Girku”.

L’hypothèse « beaucoup plus simple » dont l’auteur parle, c’est bien sûr celle qu’il a développée auparavant et que j’évoque plus haut. Je viens de répondre à cette prétendue « hypothèse beaucoup plus simple », laquelle est en fait fantaisiste et farfelue. J’approuve à cet égard la réflexion d’un autre membre (dont le pseudo était « Galaad ») du forum :

« Je m’en doute ; tu crois en une hypothèse qui résoudrait très facilement toutes ces interrogations ‘problématiques’, tu l’as déjà explicité sur ce forum.

Mais tu attends encore quelque chose de la part des Parks… »

Voici une citation extraite d’un livre d’Anton Parks paru en 2010 (aux éditions Nouvelle Terre), « Le réveil du Phénix » (page 405) :

« Les résistances sont tellement fortes parmi certains chercheurs et auteurs, que quelques-uns d’entre eux ont inventé une nouvelle discipline qui expliquerait le phénomène ovni de façon ‘plus rationnelle’ (sic), attribuant le contrôle de l’ensemble des paramètres de la réalité à des entités non extraterrestres – et donc bien terrestres, celles-là – issues de nos différentes dimensions. Certes, ces formes de vie existent, et les chamans les rencontrent chaque jour lors de leurs états modifiés de conscience, mais de là à nous faire croire que nous serions victimes d’une monumentale mise en scène créée de toutes pièces par des entités de l’au-delà… Qui parle alors de ‘conspirationnisme’ ? Sommes-nous à ce point seuls dans notre galaxie qu’il faille nous projeter au centre de notre univers physique et intellectuel ? Mais je laisse à chacun le soin de répondre à tout cela… »

On voit à quels types d’auteurs Anton Parks fait référence dans cette citation !

Je le répète : le tort fondamental d’individus comme l’auteur évoqué ici est de privilégier les grilles de lecture d’auteurs qui spéculent à tort et à travers sur toute une kyrielle d’événements ufologiques et paranormaux, en l’absence d’un « fil conducteur » pertinent qui leur permettrait d’appréhender correctement les liens et les rapprochements effectués entre diverses manifestations. En fait, le tort fondamental de tous ces auteurs (John Keel, Jean Sider, Jacques Vallée, Graham Hancock, Fabrice Bonvin, etc.) est de ne pas prendre en considération le contenu de nombreuses sources « psychiques » ou « ésotériques » qui leur permettraient d’appréhender correctement tous ces phénomènes. Dès lors, ils spéculent à tout va : « système de contrôle », « entité matricielle », Gaïa, « Facteur Oz », « entités fluidiques et énergétiques trompeuses » (sans oublier les « démons » des fondamentalistes), etc., et, ce faisant, ils entraînent leurs lecteurs, ceux qui sont « impressionnés » par leurs « démonstrations », dans une fausse compréhension de tous ces phénomènes. Et l’auteur évoqué ici faisait partie (car il a « évolué » depuis), parmi d’autres, de ces “victimes” !

 

XXV. A propos de la critique de mon modèle explicatif :

C’est début 2009, sur le forum du site d’Anton Parks, que celui qui était alors le défenseur de l’hypothèse EDD (voir plus haut) a exprimé son intérêt pour les écrits de l’ufologue Jean Sider. Pensant « éclairer » ce membre (et les membres du forum ne connaissant pas la pensée réelle de Jean Sider, celle-ci étant en opposition totale aux passionnantes et novatrices informations extraites des « Chroniques du Girku » d’Anton Parks) sur le caractère fallacieux de la thèse défendue par cet auteur dans de nombreux livres et articles de revues, je lui ai suggéré de prendre connaissance de la critique que j’avais faite, sur mon site, de son œuvre.

Je croyais « bien faire », mais mal m’en a pris, en fait. Le membre du forum m’a en effet « gratifié » d’une critique de ma critique, un long texte qui m’a empêché de lui répondre dans la foulée. Le temps est passé avant que je ne me décide enfin à répondre à ce membre (d’autres priorités ayant auparavant pris le pas sur mes velléités de réponse).

Il a ainsi qualifié de fantaisiste ma classification des entités intervenant dans les diverses manifestations « extraordinaires » : âmes de défunts, hiérarchies spirituelles, ‘‘élémentaux’’ (‘‘fées’’, ‘‘elfes’’, ‘‘gnomes’’, etc.), ‘‘Maîtres ascensionnés’’, entités extraterrestres – mondes physiques et ‘‘multidimensionnels’’ -, ‘‘Agarthiens’’. Mais loin d’être fantaisiste, cette classification s’appuie sur l’étude d’un grand nombre de sources que je considère tout à fait fiables.

Il me répond que l’identification de certains passages bibliques (référénce à des ‘‘nuages’’, ‘‘nuées’’, ‘‘gloires’’, ‘‘chars de feu’’, ‘‘colonne de nuées’’ et ‘‘colonne de feu’’ du récit de l’Exode) à des phénomènes de type « OVNI » n’est pas une évidence pour tout le monde. Que ce ne soit pas une évidence pour tout le monde, c’est… une évidence ! Mais quels sont les innombrables « opposants » ? Toujours les mêmes : d’une part, les croyants « orthodoxes » et les fondamentalistes, ceux-ci étant prisonniers, comme sur bien d’autres sujets, de dogmes dépassés et obsolètes ; et, d’autre part, les rationalistes et autres « exégètes » qui ont une lecture réductionniste (éliminant a priori toute interprétation « miraculeuse » ou « ufologique ») de certains passages bibliques. (Voir mes textes : « OVNIs et religion ».)

Ayant évoqué la distinction, par Anne et Daniel Meurois-Givaudan, de deux catégories d’êtres de l’espace, le critique fait ce commentaire idiot : « Attention aux gourous du New-Age, et quelles sont les sources exactes ? » Attention au fait de qualifier de « gourou du New Age » toute personne qui fait état de son vécu « extraordinaire » et des réflexions spirituelles et métaphysiques associées à celui-ci. En outre, taper sur le New Age en partant du présupposé que tout discours mis (parfois à tort et à travers) dans cette catégorie devenue « infamante » est à rejeter, c’est une attitude propre à certains « intellos autoproclamés » et aussi, bien sûr, aux « croyants bien pensants ». Quant « aux sources exactes », je les donne dans les références de mes textes, l’information ayant été obtenue en l’occurrence lors d’une décorporation… Citation extraite d’un livre des deux auteurs incriminés :

« Depuis l’aube de l’humanité terrestre, ils tentent de jouer un rôle de pacificateurs et d’éducateurs. Leur volonté est d’extirper les hommes de leur système de dualité primaire. C’est un stade, vois-tu, qu’ils ont connu en d’autres temps. Voilà une des raisons qui fait qu’ils indiquent la voie à suivre. Les Grands Initiés qui vivent parmi eux sont les créateurs des grandes religions de ta planète.

Fais pourtant attention, car tu ne dois pas en déduire que les religions sont à considérer comme des inventions. Elles constituent des révélations progressives d’une seule Loi cosmique. »

Le critique a parlé à ce propos d’une dualité que l’on retrouve « dans les ‘méchants’ et les ‘gentils’ Aliens… par hasard ? ». La « dualité » c’est, certes, une référence au « bien » et au « mal ». Quant aux « aliens » qui seraient « méchants » ou « négatifs », il ne faut voir, dans ces qualificatifs, que le point de vue du « Terrien », mais sûrement pas celui des « aliens » ainsi qualifiés. En fait, sans être réellement « négatifs », ces êtres ne font que travailler pour leur propre compte et donc en fonction de leurs besoins, comme beaucoup de Terriens le font eux-mêmes…

 

* Citation :

« Pour comprendre l’origine ‘extraterrestre/multidimensionnelle’ de certains OVNIs, il faut savoir que l’enseignement théosophique de H. P. Blavatsky fait référence à l’existence de 7 globes (dont 6 de nature ‘subtile’) constituant chaque planète du système solaire, ces globes s’interpénétrant. »

Le critique : « Blavatsky, dont la société théosophique est à l’origine du mysticisme nazi… belle référence. »

Ma réponse :

Voilà un raccourci saisissant, et surtout une insulte pour la personne concernée et la « société » incriminée. Un membre du forum a d’ailleurs correctement répondu à cette accusation… Pour ma part, j’ajoute qu’il existe, derrière l’intérêt porté par des nazis à certains aspects de l’occultisme, des raisons qui, certes, ne sont pas susceptibles d’être intégrées par les historiens… (Je ne traite pas ce sujet ici.)

 

* Citation :

« J. Sider considère que l’intelligence à l’origine des multiples apparitions ‘paranormales’ (‘fées’, ‘extraterrestres’, etc.) appartient très probablement ‘à un monde essentiellement non-physique, beaucoup plus proche du fluide que de la matière’. Or, selon le modèle H. S. P., cette observation est correcte pour les manifestations suivantes :
– Apparitions mariales.
– ‘Elémentaux’.
– Désincarnés du Plan astral.
– Entités extraterrestres de nature multidimensionnelle (ou ‘éthérique’). »

Le critique : « Donc on pourrait penser que les Fées mangent aux côtés des fantômes et partagent les toilettes publiques de l’astral avec des Aliens de la 5ème dimension… Ce n’est pas fantaisiste du tout… c’est délirant. »

Ma réponse :

Ce qui est délirant, ce sont ces propos ineptes, qui se veulent « spirituels » mais ne font que masquer l’indigence de l’« argumentation ».

En outre, qu’est-ce qui est réellement délirant ? La thèse fantaisiste d’une intelligence unique x qui n’arrête pas de tromper tout le monde tout le temps, ce qui relève de la paranoïa et d’une vision sombre de l’existence et de l’Univers, ou celle qui soutient l’existence d’une diversité d’entités d’origines et de natures variées avec des fonctions et objectifs différents, dont certains sont tout à fait conformes au Plan divin ?

 

* Citation :

« Commentant un ouvrage de Bob Pratt (1996) sur des manifestations brésiliennes d’OVNIs ‘négatifs’ (avec traces corporelles et terribles séquelles sur le corps des témoins), Sider ironise sur le ‘mythe’ des ‘Frères de l’espace’ bienveillants. Il parle à ce sujet de ‘rêve chimérique’ pour ‘âmes sensibles et enfantines’. (20) C’est méconnaître ce fait : les ‘extraterrestres négatifs’ sont minoritaires. Selon le ‘contacté’ suédois Sten Lindgren, par exemple, les ‘Petits Gris’ constituent seulement 4% des visiteurs en provenance de l’espace.

Certaines sources font référence à l’existence d’une ‘Fraternité de l’Obscur’ ou d’une ‘Race du Serpent’ en provenance des étoiles. »

Le critique : « On a pourtant plus de rapports de rencontres de petits Gris que du reste des autres ‘races’ d’Aliens… »

Ma réponse :

Peut-être est-ce tout simplement dû au fait que les ufologues privilégient l’étude de ces agissements émanant d’une ou plusieurs catégories particulières de visiteurs de l’espace, les autres étant, dirai-je, beaucoup plus « discrets » au niveau de leur présence et de leurs agissements.

 

* Citation :

« M. Coquet explique que les ‘formes-pensées de l’archétype physique de la race humaine’ sont à l’origine des formes des élémentaux, souvent assez proches de l’apparence humaine. Selon Sider, cela explique ‘les humanoïdes et autres personnages plus ou moins humains de l’ufologie’. Ceci est erroné, M. Coquet ayant lui-même rejeté l’explication des OVNIs par les ‘élémentaux’, l’une des raisons données étant que les forces élémentales ‘ne sont pas des forces intelligentes et n’ont aucune possibilité de construire de leur propre chef autre chose que ce que nous voyons dans la nature – dont les architectes sont pris dans la sixième hiérarchie et qui est souvent altérée par la quatrième, la nôtre’. La quatrième hiérarchie est notre hiérarchie humaine (l’humanité), la septième concerne les ‘vies élémentales’, et la sixième est la hiérarchie ‘dévique’ ou angélique. »

Le critique : « Tout à fait abstrait… D’autre part, j’aimerais savoir pourquoi les fées, Elfes, Gobelins et autres… n’étaient présents qu’en Europe du Nord et qu’on ne les voit plus aujourd’hui…

Pourquoi il n’y a pas de témoignage d’apparitions d’Elfes en Arabie Saoudite datant de 2008 par exemple… Mystère !? »

Ma réponse :

Eh bien, non, ce n’est pas du tout « abstrait » pour ceux qui sont familiers de la littérature spécialisée, les divers concepts et entités évoqués étant clairement définis dans celle-ci.

Si les « fées », « elfes », « gobelins », étaient présents en Europe du Nord, il y avait par exemple les « djinns » dans le monde musulman, d’autres noms étant donnés dans d’autres contrées aux mêmes types d’entités.

Pourquoi n’y a-t-il pas, à notre époque, de témoignages de rencontres avec ce genre d’entités (les esprits de la nature) ? On peut dire, en 2015, que cette assertion est fausse. Dans les années 2000, un documentaire a été réalisé à propos des rencontres extraordinaires faites dans un pays nordique, et parmi celles-ci il y avait des rencontres avec des « fées »… Si vous lisez les numéros 76 (hiver 2010) et 77 (printemps 2010) de « Parasciences », vous verrez quelques photos de petites entités lumineuses qui font irrésistiblement penser à des « lutins »… Certaines personnes (Dominique Kubler, etc.) arrivent à prendre d’intéressantes photos d’esprits de la nature, et il existe divers témoignages de rencontres avec ces entités, comme par exemple dans le livre d’Anne Givaudan : « Rencontre avec les êtres de la nature » (éditions S.O.I.S.).

115-large_defaultCes dernières années, on assiste donc, au contraire, à un « retour » des élémentaux

 

* Citation :

« On aimerait connaître les références précises relatives aux ‘créatures rivales’ mentionnées, ainsi que les contradictions évoquées. De plus, l’affirmation péremptoire selon laquelle toutes les entités nous mentent systématiquement n’est étayée sur rien de valable. On ne peut sérieusement soutenir que les ‘Aliens’ mentent systématiquement ‘sur tout ce qui se rapporte à leur nature, leur monde originel, ainsi que leurs intentions à l’égard des sociétés humaines’. ».

Le critique : « Je vous pose la même question vis-à-vis des sphères hiérarchiques éthériques ou sur le fait que les fées/Elfes/Dévas ‘étant éthériques et immatériels, ils ne peuvent évidemment pas enlever les gens. Et ce n’est d’ailleurs pas là leur fonction !’ ? Ha bon, il y a une fiche de poste ? Où postule-t-on ? Concernant le mensonge, il va de soi que les ‘Etheriques’ ne mentent pas… ça se saurait. »

Ma réponse :

On remarquera que je ne mentionne pas, dans ma citation, des « sphères hiérarchiques éthériques ». Je signale néanmoins que les Hiérarchies spirituelles sont évoquées dans des livres comme ceux de Rudolf Steiner (+ 1925), de Max Heindel (+ 1919), d’Alice Bailey (+ 1949), etc.

En outre, de par leur nature « immatérielle » (de notre propre point de vue d’êtres incarnés sur le plan physique), les êtres « éthériques » n’ont effectivement pas la possibilité d’enlever des êtres physiques, ces « éthériens » étant eux-mêmes dépourvus d’un corps physique. Leur fonction (inutile d’ironiser sur la « fiche de poste ») se trouve effectivement « ailleurs ».

Si, par « Ethériques », on entend certaines entités de « l’Astral », alors oui, il y en a qui « mentent ». (Exemple : le faux Jésus qui avait annoncé en 2006, pour le 20 mai 2006, un tsunami géant devant balayer les côtes américaines.)

 

* Citation :

« Dans certains cas, des scènes ont pu être délibérément implantées dans l’esprit des témoins. La nature des entités à l’origine du phénomène est la même, qu’il s’agisse des cas d’‘abductions’ (enlèvements extraterrestres), de certains cas relevant du folklore ancien ou de certains ‘sabbats’ : dans tous ces cas, les êtres impliqués, bien matériels et non ‘fluidiques’, sont de nature extraterrestre ou souterraine. (Voir plus loin.) »

Le critique : « Donc, au Moyen-Âge, les Aliens pratiquaient déjà des abductions (super loisir : mieux que le golf interstellaire !) en se faisant passer pour des Fées ou des Démons… ou ‘reconnus’ comme tels en fonction du contexte folklorique et religieux. Pourquoi y voyaient-ils des démons et des scènes d’orgies ? Et pourquoi se révèleraient-t-ils maintenant ? »

Ma réponse :

Pourquoi n’y aurait-il pas eu d’« abductions » à des époques plus lointaines, ou, formulé autrement, pourquoi ces « abductions » devraient-elles être spécifiques à notre époque ? Si les témoins anciens voyaient dans les êtres des « démons » et dans certains de leurs agissements des « orgies », c’est à cause de leur ignorance réelle des êtres impliqués, et du contexte culturel et religieux de l’époque de ces témoins. Les entités ne se faisaient pas nécessairement passer pour des démons ou des fées. Si, à l’époque, la réalité extraterrestre était inconnue, ce ne l’est plus maintenant, et les anciens filtres perceptuels anciens de la réalité ne font donc plus obstacle à la reconnaissance de l’identité réelle des êtres impliqués.

 

* Citation :

« Ces agissements attribués aux ‘démons’ et aux ‘fées’ ne relèvent pas de la superstition ; on peut émettre l’hypothèse d’actions réalisées par des êtres de nature extraterrestre ou souterraine : de vrais ‘Aliens’, en somme, mais qui n’ont rien à voir, contrairement à ce que croit Sider, avec les autres types d’entités (désincarnés, etc.). »

Le critique : « Supposant qu’il s’agissait déjà d’Aliens véritables et qu’ils possédaient aussi une technologie équivalente… ils ont appris l’hypnose en 500 ans ? Je veux dire qu’aujourd’hui ils seraient capables d’étouffer les souvenirs des victimes, mais ils ne le faisaient pas au Moyen-Âge ? Je ne vois d’autre explication que le fait qu’ils aient volontairement souhaité que les victimes se remémorent leurs vilains agissements… »

Ma réponse :

Au Moyen-Âge, avaient-ils besoin « d’étouffer les souvenirs des victimes » ? Je pense que la mentalité superstitieuse et religieuse de l’époque était suffisante pour « étouffer » la compréhension de la nature réelle de l’expérience ! Le problème du désir de la remémoration des « vilains agissements » des êtres impliqués ne se pose donc pas pour cette époque…

 

* Citation :

« Si l’on fait abstraction des éléments fantaisistes du récit de Shaver, d’autres éléments de ce récit méritent l’attention (monde souterrain, nains, etc.), ces derniers étant par ailleurs ‘confirmés’ par 2 autres sources. »

Le critique : « Beaucoup de mensonges saupoudrés d’un peu de vérité ; 50 ans au four et on a la même théorie que JS ! Ou les délires d’un SM caché dans une grenouille de bénitier… »

Ma réponse :

Ce qui est dit là à propos de Richard Shaver correspond grosso modo à ce que je signale pour son cas : un mélange d’éléments fantaisistes « assaisonnés » de quelques vérités. A cette différence près, cependant : ce constat est valable pour ce cas (et certains autres cas), mais il ne peut aucunement être appliqué, contrairement à l’affirmation de Jean Sider, à la totalité des cas et des sources.

 

* Citation :

« Les Dero, les Narcadiens et Uramoran. »

Le critique : « Des nains dans des tunnels… oui c’est le cas chez Tolkien aussi. La petite taille est de mise pour circuler sous Terre. La Terre creuse est un mythe vieux comme le monde. Le ‘mix’ des deux donne ces 3 témoignages de ‘contactés’. »

Ma réponse :

Certains auteurs de récits imaginaires peuvent servir de médiums inconscients à des vérités non reconnues. Et pourquoi pas, justement, et entre autres, l’auteur de « Tolkien » ? Quant aux témoignages des trois « contactés », indépendants, ils comportent quelques éléments communs qui font penser qu’il y a peut-être quelque chose de vrai dans leurs « révélations », et c’est la raison pour laquelle je les ai cités. En outre, je signale que ces cas sont perdus dans une littérature que peu de gens lisent, et que pratiquement personne n’est donc capable de faire ce genre de rapprochements (dans ce cas comme dans d’autres). Par contre, la critique facile et l’ironie de ceux qui sont incapables de faire ce boulot, eh bien… elles sont faciles justement !

 

* Citation :

« L’Agartha/Shambhalla. »

Le critique : « En deux mots : New Age. Point. »

Ma réponse :

Eh bien, avec cela, on a tout dit ! Chez certains individus, le simple vocable de « New Age » est synonyme de déconsidération, comme si l’ensemble des sources, des concepts et des auteurs s’exprimant dans le cadre allégué de cette mouvance, était frappé de l’insigne de l’ignominie.

Comme le mot « ésotérisme », celui de « New Age » est un fourre-tout, et certains individus classent dans cette catégorie tout ce qui leur paraît fantaisiste. Même si ce qui est ainsi déconsidéré ne fait pas réellement partie de ce « network » de courants, eh bien tant pis, mettons-le quand même dedans, puisque le fait que ce soit du « New Age » suffit à lui enlever toute étiquette de sérieux. Ainsi fonctionne le mental des « intellos bien-pensants » (ainsi que celui des spiritualistes qui se veulent « sérieux ») : dites que c’est du « New Age », et il en restera toujours quelque chose (au niveau de l’image négative)…

Plus précisément, que les thèmes de l’Agartha et de Shamballa appartiennent ou non au « New Age », cela n’a pas d’incidence sur leur réalité ou non. Le problème de leur réalité est indépendant de l’étiquette « discriminante » qui leur est accolée.

 

* Citation :

« Les recoupements effectués, plus haut, entre diverses sources, permettent de soutenir l’origine extraterrestre (‘Petits Gris’…) et/ou souterraine (‘Narcadiens’) des enlèvements ou ‘abductions’. Dès lors, le modèle ‘Alien-Source unique’ défendu par Sider implose de lui-même et démontre son inanité. »

Le critique : « Jusque là, aucun de vos arguments ne m’a convaincu, mais poursuivons… Donc parler d’inanité est un peu anticipé… »

Ma réponse :

Si aucun de mes arguments n’a convaincu ce critique, c’est parce qu’il est sous l’influence d’une argumentation fallacieuse, celle de Jean Sider… Je maintiens par ailleurs que le caractère probant de cette argumentation est mis à mal par le fait que les phénomènes abordés peuvent être intégrés dans un autre modèle explicatif. Cela ne prouve pas davantage ce dernier, mais cela montre en tout cas que le modèle de Jean Sider n’est pas le seul à pouvoir rendre compte des rapprochements effectués entre manifestations diverses.

 

* Citation :

« Mais nous sommes ici en présence d’êtres de nature physique possédant une technologie avancée et des capacités psi importantes. »

Le critique : « Oui ! A tel point qu’ils ne peuvent pas endormir leurs victimes durant ‘leurs opérations’… »

Ma réponse :

Ces êtres peuvent être « avancés » dans certains domaines de la science et avoir de grosses lacunes dans d’autres ! Et si, en outre, ils ne voulaient pas « endormir » les sujets ? Où est le problème ?

 

* Citation :

« On peut en fait émettre l’hypothèse suivante : des ‘Aliens’ de nature physique peuvent provoquer chez l’‘abducté’ une expérience de décorporation à des fins spécifiques. Il convient par ailleurs de ne pas oublier le problème des ‘implants’ et des cicatrices sur le corps de certains ‘abductés’. »

Le critique : « Ils peuvent déclencher une décorporation mais pas un simple ‘sommeil profond hypnotique’ pour pratiquer ‘leurs opérations’ (BIS). Les implants ? Vous voulez dire les corps étrangers (qui n’ont rien d’extraterrestre) : http://www.extraterrestres.org/main/page_implants.html »

Ma réponse :

Décidément, ce critique s’accroche à cette « nécessité » de provoquer un « sommeil profond hypnotique ». Même réponse : et si les « abducteurs » ne veulent pas le provoquer ?

Quant à la nature des implants, celle-ci fait débat. La source indiquée défend l’origine purement terrestre, mais cela n’empêche pas que le débat n’est toujours pas tranché. Et pour ma part, je considère, sans développer ici ce sujet, que certains de ces implants sont réellement d’origine « exotique ». (Voir le livre de Roger Leir consacré à ce sujet, aux éditions Le Mercure Dauphinois.)

 

* Citation :

« J. Sider considère que les OVNIs ne viennent pas d’un autre monde et qu’ils ne sont pas non plus établis ‘dans nos sous-sols’, les ‘Aliens’ étant selon lui ‘partout et nulle part à la fois car, pour eux, il n’y a ni lieux, ni obstacles, ni espace, ni temps’. Ils ont leur univers propre et semblent ‘évoluer dans un milieu de fréquences ou de longueurs d’ondes de notre environnement planétaire’. Le modèle H. S. P., par contre, met en évidence la distinction suivante :

Diverses entités évoluent effectivement dans un milieu de fréquences ou de longueurs d’ondes de notre environnement planétaire ou d’environnements extraplanétaires. Ce sont :

• Les âmes de ‘défunts’.

• Les Hiérarchies créatrices (Anges, etc.).

• Les ‘élémentaux’.

• Les ‘Maîtres ascensionnés’ (Hiérarchie planétaire…).

• Les êtres de l’espace de nature ‘multidimensionnelle’. »

Le critique : « C’est une hypothèse tout aussi gratuite que celle de JS ! »

Ma réponse :

Eh bien non, mon « hypothèse » n’est pas aussi gratuite que celle de Jean Sider, pour la simple et bonne raison qu’elle est étayée par l’étude de multiples sources faisant état de l’existence de ces diverses catégories d’entités.

Je note que le critique a écrit que la thèse de Jean Sider est « gratuite », ce qui est curieux pour quelqu’un qui a défendu, pour une bonne part, cette théorie !

 

* Citation :

« La ‘vague de dirigeables fantômes’, survenue en 1897 aux Etats-Unis, semble donner du poids à l’hypothèse d’une intelligence étrangère qui manipulerait nos sociétés en adaptant ses manifestations à l’époque concernée. On voyait des êtres humains ‘pouvant passer pour des inventeurs locaux occupés à tester les capacités de vol de leur aéronef’. Ils donnaient l’impression de s’adapter aux préoccupations du moment, lesquelles se focalisaient sur la navigation aérienne. Le défenseur du modèle H. S. P. se demandera par contre s’il ne s’agissait pas de réels visiteurs de l’espace (ou des ‘Agarthiens’) qui se sont manifestés et se sont comportés d’une certaine manière afin de ne pas trop attirer l’attention des humains qu’ils étudiaient ou auprès desquels ils se manifestaient. »

Le critique : « Au Moyen-Âge ils se manifesteraient sous forme d’OVNIs et au 19ème siècle derrière le leurre de dirigeables ? Quel intérêt ? »

Ma réponse :

Je n’ai pas écrit qu’ils se manifestaient au Moyen-Âge sous forme d’OVNIs, j’ai écrit que certaines « abductions » anciennes sont probablement des manifestations extraterrestres.

Quant aux « dirigeables » de la fin du dix-neuvième siècle, je n’ai fait qu’émettre une hypothèse dans le cadre du modèle H.S.P. que je défends.

 

* Citation :

« La triple origine des OVNIS – Une origine extraterrestre/multidimensionnelle : êtres de nature ‘non physique’, et par conséquent de nature ‘énergétique’ (ou ‘éthérique’)… »

Le critique : “Ethérique, énergétique… comme le lieu où résiderait l’Intelligence Supérieure de J. S. ?”

Ma réponse :

Eh bien oui, justement ! La différence, fondamentale, entre sa théorie et la mienne, c’est que lui ne voit qu’une « intelligence supérieure », de surcroît manipulatrice, qui trompe, tous azimuts, les sociétés humaines, alors que pour ma part je distingue des entités de diverses natures, dont l’objectif n’est évidemment pas de tromper tout le monde ! Les entités extraterrestres de type « multidimensionnel » résident sur une strate dimensionnelle ou un niveau fréquentiel de leur planète d’origine, distinct (e) du niveau physique de celle-ci.

 

* Citation :

« Notons au passage que l’‘abductée’ Betty Andreasson-Luca a reçu l’information selon laquelle 70 races extraterrestres visiteraient notre monde, certaines venant de planètes situées dans d’autres ‘royaumes et plans dimensionnels’. Cette source extraterrestre précise aussi que certains OVNIs viennent de la Terre. (On peut penser que l’humanoïde faisait référence à l’Agartha.) »

Le critique : « J’ai lu ailleurs un nombre supérieur de races d’Alien… Ils se connaissent tous ? »

Ma réponse :

70 espèces galactiques qui nous visiteraient, c’est déjà pas mal… De plus, la source extraterrestre concernée n’a pas nécessairement la capacité de connaître la totalité des incursions « exotiques » dans l’environnement terrestre !

 

* Citation :

« Assimiler l’âme ou ‘enveloppe astrale’ à un ‘Alien’ relève de l’interprétation délirante. Le modèle H. S. P., quant à lui, considère que le lien avec le registre émotionnel n’est valable qu’en relation avec les vrais ‘Aliens’, ceux impliqués dans les ‘abductions’, auxquels on pourrait ajouter certaines entités du ‘bas astral’. Il n’y a cependant pas, dans le cas des vrais Aliens, de phagocytose de fluides ou d’énergies. »

Le critique : « On a le droit de considérer encore plus délirantes vos propres interprétations… Puisque vous l’admettez, les abductions sont le fruit d’Aliens ET de créatures du ‘Bas astral’ (les vilains gobelins). Qui d’autre suivra : les apôtres ? Les Poltergeists ? Les Rennes du Père Noël ? »

Ma réponse :

Que ce critique considére « encore plus délirantes » mes « interprétations », c’est son problème, mais l’expression de son sentiment ne suffit pas à conférer à ce dernier le sceau de la respectabilité. Et il est en effet stupide d’identifier l’âme à un “Alien” !

En outre, le critique fait une grosse erreur en me faisant dire que j’admets que certaines « abductions » sont le fait de créatures du « Bas astral ». Je n’ai jamais écrit cela. J’ai écrit que certains récits de « sabbats » peuvent s’expliquer par l’incursion de la conscience de « décorporés » dans la zone du « Bas astral »… ce qui est totalement différent. Et les créatures du « Bas astral », je ne les identifie pas à ce que le critique appelle « les vilains gobelins ».

Passons sur l’ineptie faisant intervenir les apôtres, les poltergeists et les rennes du Père Noël. Quel délire, justement !

 

* Citation :

« Contrairement à ce que pense Jean Sider, on ne saurait faire de réels parallèles entre les observations d’entités d’OVNIs et les entités matérialisées lors de séances spirites, car il s’agit là de 2 phénomènes distincts, si l’on excepte les cas de manifestations de certains extraterrestres de type ‘multidimensionnel’. Et la prétendue ‘lumière nouvelle’ apportée par ce rapprochement fallacieux ne fait qu’obscurcir une réalité plus subtile. L’hypothèse de la source unique à l’origine des diverses manifestations paranormales étant un leurre (un vrai !), les occultistes du dix-neuvième siècle et du début du vingtième siècle ne pouvaient avoir une meilleure compréhension des ‘Aliens’, d’autant que le phénomène OVNI était alors inconnu. »

Le critique : « Que dire alors de la disparition des ectoplasmes avec la mort du mouvement spirite, de la disparition des Fées d’Europe du Nord avec la christianisation, etc. ? »

Ma réponse :

D’abord, le mouvement spirite n’est pas mort. Un petit tour au Brésil permet de voir qu’il est, dans ce pays, bien portant ! Bien sûr, il a accusé, dans de nombreux pays, dont la France, un net recul, mais il existe toujours des associations spirites. La disparition des ectoplasmes a une explication cohérente donnée par les sources canalisées par Duane Packer et Sanaya Roman, ainsi que je le signale dans mon texte sur l’ectoplasmie, auquel je renvoie… Et pour ce qui est de la prétendue disparition (avec la christianisation) des « fées » d’Europe du Nord, je renvoie à ce que j’ai répondu plus haut. Je ne commenterai pas le « etc. », car on ne sait pas de quoi il retourne !

 

* Citation :

« Cet ouvrage de 1999 constitue en fait la suite de précédents livres de Sider, dont le contenu vient d’être critiqué. Cette critique a montré l’inanité des 3 points énumérés ci-dessus. J’ai montré que les divers éléments utilisés par Sider pour défendre sa théorie pouvaient aisément s’intégrer dans un modèle différent reconnaissant l’existence d’entités d’origines et de natures distinctes. Cette analyse montre notamment que les OVNIs ne sont pas ‘trompeurs’ (à l’exclusion de certains agissements des ‘E.T. négatifs’), que les vrais ‘Aliens’ ne sont pas ‘fluidiques’, et que les entités résidant sur les divers Plans de conscience de l’Au-delà n’ont strictement rien à voir avec les ‘Aliens’ à l’origine des ‘abductions’. »

Le critique : « ET négatifs, ET positifs, Méchants du Bas Astral, Gentils des Hautes Sphères, la France d’en haut, la France d’en Bas… Ce discours rabâché depuis longtemps par les channels américains m’agace au plus au point. La dualité Méchant/Gentil n’a aucune base solide ! On va me répondre que dans la vraie vie (je traduis pour vous : 3 D) il y a aussi des gentils et des méchants… mais non ! Sortez de la cour de récréation, dans la vraie vie des humains adultes il y a l’intérêt pour soi et l’intérêt pour les autres. L’intérêt pour soi-même peut inclure l’intérêt pour les autres. Même si on n’agit que pour soi-même toute sa vie on ne le fera pas obligatoirement sous un angle négatif pour autrui ! La méchanceté pure n’existe pas !!!! Si les petits Gris ont des manques émotionnels et qu’ils ont besoin de nos propres émotions pour se sentir vivants, pourquoi n’ont-ils pas cloné depuis des siècles dans leurs vaisseaux, afin de créer des fermes d’humains, desquels ils pourraient se nourrir à loisir… ? »

Ma réponse :

C’est le critique qui doit sortir de la cour de récréation, car il vit hors du monde en prétendant que la dualité « Méchant/Gentil » et la méchanceté pure n’y existent pas. Il ne doit pas écouter les infos de tous les jours avec leur lot quotidien d’atrocités de diverses natures : meurtres, tortures, agressions, guerres, terrorisme, etc. Cela ne relève pas de la « méchanceté pure », cela ? Le critique doit vivre bien douillettement dans son quotidien pour tenir de tels propos.

En avril 2010, des fermiers près de Shrewsbury (Grande-Bretagne) ont déclaré que leurs troupeaux de moutons avaient été attaqués par des lumières non identifiées provenant d’OVNIs. Certains éleveurs ont retrouvé des animaux décapités, avec des plaies ouvertes comme découpées au laser, et des entrailles prélevées. Ces événements se sont produits, disent-ils, après qu’une mystérieuse lumière orange ait été vue dans le ciel. Le lendemain matin, des moutons étaient retrouvés morts, avec d’horribles mutilations. Certains animaux auraient eu la cervelle prélevée et la chair dépecée, généralement du côté gauche. Phil Hoyle a dit qu’on avait repéré, la veille, des OVNIs parcourant un couloir de 80 kilomètres entre Shrewsbury et Powys. Alors qu’il travaillait de nuit dans une ferme galloise, sur une colline près de la forêt de Radnor, Phil Hoyle a vu, dit-il, ces OVNIs à l’œuvre. Il a déclaré que la technologie impliquée dans ces attaques est effrayante… Le lendemain, tous les fermiers, sauf un, ont découvert dans leurs pâturages des animaux mutilés avec d’étranges blessures. (« Top secret », n° 49, juin/juillet 2010, p. 5.) Peut-on dire que ces agressions barbares à l’encontre du règne animal (qui sont aussi le fait de beaucoup de Terriens) ne sont pas le fait de « méchants » qui méprisent la vie animale ?

S’agissant du « Bas astral », peut-on insinuer que les individus ayant tué, massacré ou torturé, vivent, de l’autre côté, les délices du paradis ?

De plus, je doute fort que les channels américains aient parlé de la France d’en bas et de la France d’en haut. Le seul qui en ait parlé, c’est Jean-Pierre Raffarin. Evitons de mélanger les genres…

Quant au problème du clonage depuis des siècles, le critique n’est pas à la place des êtres concernés pour juger de l’absurdité a priori de cette pratique séculaire. Il devrait les interroger à ce propos (ce qui ne lui est pas possible, pas plus qu’à moi d’ailleurs), au lieu de décréter a priori que cela est absurde. En fait, il fait de l’anthropomorphisme, en appliquant aux « autres » (ceux d’origine « exotique ») ce qui lui paraîtrait logique chez des Terriens. Mais il n’a pas (pas plus que moi, d’ailleurs) tous les éléments du dossier « petits Gris » (ou « Miminu », comme dirait Anton Parks).

 

* Citation :

« Il fait aussi un rapprochement entre la ‘protéiformité’ des apparitions spirites et la ‘protéiformité’ des OVNIs et de leurs occupants. La multiplicité des formes ou modèles d’OVNIs peut en fait aisément s’expliquer par la multiplicité des origines extraplanétaires (et multidimensionnelles) !

Le parallèle le plus absurde, cependant, est celui fait entre la ‘multiplicité’ ou apparition de plusieurs entités lors d’une séance spirite, et la présence de plusieurs ‘ufonautes’ dans de nombreux cas de rencontres rapprochées avec des OVNIs ! Or, il n’y a évidemment rien d’étonnant à ce qu’il y ait plusieurs passagers dans un vaisseau de l’espace ! »

Le critique : « Si, ça gène un esprit logique. Cela me gène moi, bien qu’amateur de SF. »

Ma réponse :

Ce critique trouve donc également illogique le fait de trouver plusieurs occupants dans un vaisseau de l’espace ? C’est grave ! Est-ce que ça se soigne ?

 

* Citation :

« Selon Sider, les mensonges et abus divers échappent ‘aux victimes de ces manigances’. Mais celles-ci, en réalité, ne concernent tout au plus qu’une catégorie particulière d’‘Aliens’ (les ‘Gris’…). »

Le critique : « Pourtant, il y a des témoignages de ‘gentils’ petits Gris… Ils ne sont pas tous ces ‘méchants Aliens’. »

Ma réponse :

D’abord, la distinction entre « gentils » et « méchants » Gris va à l’encontre de ce que soutient Jean Sider, pour lequel tous les « Aliens » sont « méchants », puisqu’ils n’arrêtent pas, selon lui, de tromper tout le monde ! Ensuite, on parle ici en termes génériques, ce qui n’empêche pas l’existence de « sous-espèces » perçues comme « gentilles »… Il existe, en fait, plusieurs types de Gris (ainsi que l’a par exermple déclaré l’ex-agent de la CIA interrogé (peu avant sa mort) en 2013 par Richard Dolan, dans une vidéo visible sur YouTube).

 

* Citation :

« Les OVNIs, loin d’être apparus en 1947, se sont manifestés depuis l’aube de l’humanité. (Exemple : les ‘clipei ardentes’ ou ‘boucliers de feu’ dans l’empire romain.) Jusqu’à notre époque, néanmoins, leur présence s’est faite plus ou moins ‘discrète’. (Certaines sources font cependant état de contacts importants à l’époque de l’Atlantide…). »

Le critique : « Bouclier de feu ne veut pas dire OVNI… C’est vrai que les écrits de l’Atlantide mentionnent des rapports commerciaux avec les Sirusiens, surtout concernant l’échange de Chupacabras… »

Ma réponse :

Oui, il y aussi les comètes et les météorites. Maintenant, si le comportement cinématique des « boucliers de feu » ne correspond pas à celui de ces objets célestes, alors nous pouvons parler d’« OVNIs ».

La mention ironique des « Sirusiens » (il faudrait écrire : « Siriens », originaires de Sirius) et des « Chupacabras » est là pour montrer le caractère invérifiable des échanges terrestres et « exotiques » à l’époque d’une contrée dont on n’a pas la preuve de l’existence passée. Soit, mais à défaut d’écrits de l’Atlantide disponibles, il y a quand même diverses sources « psychiques » convergentes qui font état de cela, et personnellement cela me suffit.

 

* Citation :

« Si les messages des apparitions religieuses délivrent des messages ‘d’une fadeur extrême, au contenu répétitif décevant’, c’est peut-être parce que ces messages – lorsqu’ils ne sont pas l’expression du subconscient des ‘messagers’ – s’adressent avant tout à des gens simples à l’intellect peu développé, l’intelligence à l’origine des phénomènes trouvant là un terrain propice à la diffusion du message. On peut penser que ces messages, qui s’adressent avant tout à ceux qui ont la foi, au sens religieux du terme, sont adaptés à une catégorie particulière d’individus. »

Le critique : « Là, c’est un peu dédaigneux tout de même… Et les paraboles du Christ, c’est du poulet ? »

Ma réponse :

C’est peut-être dédaigneux, mais cela reflète la réalité. Les messages relèvent souvent du catholicisme primaire, et c’est normal car si leur contenu n’était pas conforme aux dogmes de l’Eglise, ces apparitions ne seraient pas reconnues, et le but recherché par l’intelligence à l’origine de ces manifestations est justement la reconnaissance de l’autorité ecclésiastique (car, à défaut, il n’y aurait pas de lieux de pèlerinage).

En outre, je ne vois pas le rapport entre les paraboles du Christ et le poulet. Les messages des apparitions mariales destinées à un public catholique n’atteignent d’ailleurs pas le niveau des paraboles du Christ !

 

* Citation :

« En réalité, le but recherché serait l’émission d’un égrégore ou courant d’énergie positif susceptible de contrebalancer et de détruire, par le processus de la prière et de la méditation, l’égrégore de haine et de violence polluant le champ aurique (l’aura) de la Terre, de manière à prévenir les catastrophes planétaires qui pourraient en résulter. »

Le critique : « Oui, d’où les traumatismes qui suivent les contacts RR3/RR4… très positif un traumatisme, en effet. Personnellement, si on me mettait de force dans un vaisseau spatial de la 5ème dimension pour visiter le salon où sirotent des Fées et des Aliens de 3 races différentes, pour me faire faire un tour gratuit de la planète Venus dans la 4ème dimension, juste pour me dire : sois tranquille mon frère terrien, nous protégeons ta planète contre les Reptiliens mangeurs d’hommes, qui ont failli la détruire 6 fois, et de votre propre volonté d’autodestruction… j’en sortirai légèrement amoché émotionnellement. »

Ma réponse :

Commentaire ridicule n’ayant strictement aucun rapport avec le contenu de ma citation ! Passons. Cette citation explicite en fait le pourquoi de l’importance de la prière et de la méditation, importance soulignée dans de multiples sources, dont justement les apparitions mariales avec messages. Ce sujet est développé et explicité dans mon deuxième livre paru en 2011 aux éditions Le Temps Présent : « Le livre des prophéties ».

 

* Citation :

« Cette dernière suggestion est ridicule. Tous les ésotéristes et occultistes connaissent l’existence des ‘Annales akashiques’ ou ‘mémoire magnétoscopique’ (son et image) de l’Univers. Cette mémoire n’a évidemment pas besoin des ‘Aliens’ pour exister, les événements de la vie des personnes incarnées s’enregistrant automatiquement et naturellement dans ce réservoir de la mémoire planétaire et universelle. Ce ne sont évidemment pas des ‘Aliens’ qui stockent cette mémoire ! »

Le critique : « Ce n’est pas exactement ce que dit J. S. ! Il affirme que cette mémoire globale est soit une partie de l’Intelligence Supérieure, soit une partie de l’environnement où elle réside. »

Ma réponse :

Il n’est pas dans mon habitude de faire dire, aux auteurs que je cite, des choses qu’ils n’écrivent pas. Néanmoins, dans ce cas précis, je reconnais que ma formulation est « tendancieuse ». Je n’aurais pas dû écrire : « Cette mémoire n’a évidemment pas besoin des ‘Aliens’ pour exister », car si cette formulation est exacte, Jean Sider n’a pas prétendu pour autant que les Aliens étaient nécessaires à l’existence de cette mémoire. Dans mon texte, la citation est précédée de ce qui suit :

« Dans certains cas, le supposé défunt a donné des informations inconnues du médium et des assistants, lesquelles se sont avérées exactes. Selon Jean Sider, ces cas peuvent s’expliquer de deux façons :

– Ou bien ces informations ont été puisées dans le subconscient d’un témoin, lequel en avait perdu le souvenir.

– Ou bien les ‘aliens’ ont la possibilité de ‘stocker’ les souvenirs de certaines personnes décédées au niveau de la Mémoire de l’Univers (‘Annales akashiques’) ! »

Ce que j’ai voulu signifier, c’est que les événements de la vie des personnes incarnées s’enregistrent automatiquement et naturellement dans le réservoir de la mémoire planétaire et universelle, et que dans la conception traditionnelle des « annales akashiques » on ne fait pas intervenir des entités dans le processus de stockage de ces souvenirs (même si l’on se réfère à des « gardiens » de ces annales).

La définition, donnée par le critique, de la « mémoire globale » selon Jean Sider, concerne un autre aspect de l’œuvre de ce dernier.

 

* Citation :

« Les ‘assertions contradictoires’ sont en fait assez rares. On trouve, en réalité, dans les communications reçues en ‘channeling’, une remarquable cohérence sur divers points fondamentaux : réincarnation, civilisations disparues (Atlantide…), etc. Il existe certes, parfois, des contradictions, mais celles-ci s’expliquent simplement par l’existence, dans ‘l’Au-delà’, d’entités plus ou moins ‘évoluées’ et informées.

Dire qu’il est pratiquement établi que le contexte de cette médiumnité moderne est une supercherie, cela relève de l’affirmation gratuite et sans fondement. »

Le critique : « A vous lire, on se demande si vous avez pris le temps de lire les rapports de channeling émanant du monde entier depuis ces 10 dernières années ? J. S. a parfaitement raison ! Prenez le matériau “zétain” et confrontez-le au matériau “cassiopéen” : quels sont les points communs ?

– L’existence de l’Atlantide, devenue presque une certitude pour beaucoup et que ne rejette pas J. S. Cependant, on s’arrête là ; les descriptions de l’Atlantide et de ses habitants diffèrent à chaque communication de channel.

– La création de l’humanité par les ‘Aliens’. Là encore, J. S. est en parfaite adéquation avec ce point : nous avons été créés non pas par un processus de lente évolution, mais par une Intelligence supérieure. Pour le reste, les discours se contredisent encore, et les visions divergent.

– Les sphères éthériques : même constat, etc. »

Ma réponse :

Me demander si j’ai pris le temps de lire les rapports de channeling émanant du monde entier depuis « ces 10 dernières années » ! Le critique n’était pas au courant (il n’avait évidemment pas lu mon premier livre, lequel traite du sujet) du fait que je m’intéresse à la médiumnité et au channeling depuis plusieurs décennies et que je dois être l’un de ceux qui, en France, ont le plus grand nombre de livres sur le sujet…

Non, contrairement à ce que le critique a affirmé, Jean Sider n’a pas raison. Ce critique cite le matériaux « zétain » (de Zeta Reticuli, celui de Nancy Lieder) et celui des « Cassiopéens » (celui de Laura Knight-Jadczyck) – je connais mes « classiques » -, mais il s’agit là de deux civilisations extraterrestres alléguées dont le développement spirituel et scientifique est (sous réserve de l’authenticité des sources) différent. Faut-il dès lors s’étonner que le matériau transmis puisse parfois différer ?

S’agissant de l’Atlantide, le critique écrit que Jean Sider ne rejette pas la possibilité que celle-ci ait pu exister. Il devrait « jeter un coup d’oeil » au tome 1 de « Contacts supraterrestres », où cet auteur déclare péremptoirement (page 134) que la quasi totalité des partisans de l’existence passée de l’Hyperborée, de la Lémurie et de l’Atlantide s’apparente à des charlatans, et que la Lémurie est un continent mythique dont l’existence est niée par les géophysiciens. Dans un livre ultérieur (« OVNIs, créateurs de l’humanité », JMG éditions, 2005) – il a donc peut-être, depuis, un peu évolué dans le bon sens -, il a évoqué la possibilité de l’existence de civilisations « avancées » dans des temps reculés, sans pour autant (c’est le cas aussi de Graham Hancock) défendre l’idée de l’Atlantide atlantique.

Le critique écrit aussi que les descriptions de l’Atlantide et de ses habitants diffèrent « à chaque communication de channel ». Je connais pratiquement toutes les communications relatives à l’Atlantide, en langue française (plus les tomes 2 et 3 en anglais, non traduits en français, de la trilogie du channel américain Frank Alper), et je dois « tempérer » ce genre d’affirmation péremptoire. Je note pour ma part deux points :

• Les sources « psychiques » faisant état de l’existence passée de l’Atlantide sont, dans leur grande majorité, d’accord sur les trois points suivants : localisation de l’Atlantide au niveau de l’Océan atlantique, immersion de la dernière île il y a 11.000 à 12.000 ans, et niveau élevé, à la fin de cette civilisation, du développement scientifique et technologique de cette dernière.

• A côté de ces trois éléments convergents, on peut trouver des différences, certaines pouvant s’expliquer par la description de scènes se passant à des époques différentes du continent disparu, et d’autres pouvant être attribuables au degré plus ou moins important de fiabilité des sources concernées.

S’agissant de la création de l’humanité par les « Aliens », le critique évoque la thèse de Jean Sider selon laquelle l’humanité a été créée par une « Intelligence Supérieure ». « Pour le reste », écrit le critique, les discours et les visions se contredisent et divergent. Je présume qu’il veut dire que les sources « extraordinaires » – ufologiques et « psychiques » – faisant état d’une « Intelligence Supérieure » à l’origine de la vie, diffèrent sur la nature et les interventions de cette Intelligence… Le même constat étant à faire, paraît-il, pour les « sphères éthériques ». Sans oublier le « etc. ». Bref, il voit des contradictions partout, comme Jean Sider, et c’est à mon tour de me demander quels textes il a lus. Pour ma part, je distingue deux types d’ « Intelligence Supérieure » :

• L’origine divine de l’âme (avec la référence à la Source).

• L’intervention de civilisations extraterrestres dans le processus d’implantation de la vie sur les planètes propices à l’éclosion de celle-ci, avec possibilité ultérieure d’intervention dans le processus évolutif de l’humanité (grâce à une intervention sur le génome). Le récit d’Anton Parks s’intègre dans ce type de scénario.

S’agissant des « sphères éthériques », là aussi je ne suis pas d’accord avec le critique. L’un de mes projets d’écriture est justement un livre consacré aux descriptions des univers de l’après-vie. Je m’intéresse au sujet depuis mon jeune âge et je peux affirmer qu’il existe de nombreux points communs dans de nombreuses sources, les apparentes contradictions, parfois constatées, ne faisant que refléter le niveau plus ou moins élevé des entités communicantes (avec « paradis artificiels », structures hologrammiques, etc., des notions qui ne sont pas à développer ici). Comme sur d’autres sujets il existe, il est vrai, quelques récits totalement atypiques (je pense notamment à « La cosmogonie d’Urantia », ainsi qu’à la prétendue « planète Mardouk » de certaines communications reçues en TCI), mais ceux-ci ne sont que des exceptions, et ne reflètent pas l’ensemble des communications sur ce sujet.

 

* Citation :

« La référence aux ‘leurres’ et aux ‘fallacieuses identités’ constitue, dans la prose de Sider, un thème récurrent constamment ‘asséné’, de façon non appropriée et sans la moindre preuve. Il y a, chez cet auteur, un manque évident de réel discernement. En outre, si certains textes reçus en ‘channeling’ peuvent s’apparenter à de ‘pompeuses logorrhées’, d’autres par contre apportent des informations précises sur divers sujets, informations qui, bien qu’invérifiables, méritent néanmoins d’être appréhendées avec un esprit ouvert. Enfin, s’il n’est certes pas possible de prouver l’origine alléguée des entités, Sider devrait être aussi conscient qu’il ne peut prouver l’origine fallacieuse invoquée… »

Le critique : « Des informations précises, bien qu’invérifiables… Bel aveu de faiblesse. »

Ma réponse :

Si l’on veut parler de « faiblesse », alors il faut aussi attribuer celle-ci à la théorie de Jean Sider.

Ensuite, le caractère invérifiable des informations est tempéré par le rapprochement que l’on peut faire entre certaines informations émanant de diverses sources, lesquelles sont loin d’être toutes contradictoires. En outre, dans ma citation, je ne fais qu’établir un constat : dans un certain nombre de « canalisations » il y a bien des informations précises sur certains sujets. C’est un constat.

 

* Citation :

« Soutenir que les souvenirs de vies antérieures sont des enregistrements dus à un ‘psychosymbiote’ ayant ‘possédé’ un Terrien il y a x siècles, relève de la fantaisie la plus échevelée… La réincarnation étant, pour le défenseur du modèle H. S. P., une réalité, il n’ y a évidemment rien d’étonnant à ce que John Mack ait pu découvrir quelques cas de souvenirs ‘antérieurs’ dans les récits d’‘abduction’ étudiés. »

Le critique : « Cet argument est pour moi un ‘contre-argument’. En effet, la ‘règle de l’oubli’ implique que le nouvel incarné ne peut se souvenir de ses vies antérieures, sauf exceptions ! Et là nous avons un homme qui, non content d’être victime d’’abduction’ extraterrestre, se retrouve être une exception à la règle de l’oubli – qui je le rappelle est une règle occulte connue depuis l’antiquité. Pour moi, sur ce cas, c’est +1 pour J. S. »

Ma réponse :

Eh bien, si le critique écrit qu’il s’agit d’un « contre-argument », c’est qu’il raisonne (encore) très mal, car la réalité est celle-ci : – 1 pour J. S. !

C’est évident que (pour le réincarnationniste) la « règle de l’oubli » est générale. Mais :

D’abord, il est connu qu’un état modifié de conscience (comme l’hypnose par exemple) permet parfois l’accès à certains « souvenirs antérieurs ». Il existe à ce sujet toute une littérature (avec les partisans et les détracteurs de la validité de ces souvenirs).

Ensuite, les quelques cas relatés par John Mack, qui incluent à la fois des souvenirs d’« abduction » et des souvenirs d’une précédente vie, ces deux types de souvenirs ayant été recueillis sous hypnose, sont interprétables dans une perspective qui permet de relier les deux types de « souvenirs » : lien de l’« abducté » avec ses « ravisseurs », qu’il a connus dans une autre expression corporelle, par exemple. Dave, l’un des « abductés » suivis par le psychiatre John Mack, parla ainsi d’une créature femelle (appelée « Velia ») qui lui « était proche ». Il savait, dit-il, qu’il la connaissait très bien. Dave (qui avait eu des souvenirs de vies antérieures par « régression de mémoire ») se demanda si les extraterrestres « nous ont connus avant cela, dans d’autres vies antérieures », et s’il les y avait rencontrés. Peut-être était-ce après tout « une relation qui s’étalait dans le temps ». (« Dossier Extraterrestres. L’affaire des enlèvements », Presses de la Cité, 1995, p. 335, 347.)

Donc, j’en reviens à ce que j’ai écrit : « La réincarnation étant, pour le défenseur du modèle H. S. P., une réalité, il n’y a évidemment rien d’étonnant à ce que John Mack ait pu découvrir quelques cas de souvenirs ‘antérieurs’ dans les récits d’‘abduction’ étudiés. »

Et c’est bien : – 1 pour J. S. ! (Notons que celui-ci ne croit ni à l’âme, ni à la réincarnation bien sûr, ni à Dieu ou à la Source, alors qu’il martèle sans cesse son « Intelligence Supérieure » à l’origine de la vie, cette intelligence n’étant pas d’origine extraterrestre – puisqu’il récuse que des extraterrestres nous rendent visite -, une « Intelligence » pas sympa, d’ailleurs, car elle passe tout son temps à tromper et arnaquer les créatures qu’elle a créées ! Cherchez l’erreur ! Univers sombre et paranoïa, voilà la vision lamentable de la vie concoctée par Jean Sider et ses « adeptes » ! )

 

* Citation :

« Certains effets secondaires, de type ‘poltergeist’, sont en fait dus à des ‘élémentaux’ ou à des entités du ‘bas Astral’. Quant aux ‘hommes en noir’, ils n’ont rien d’‘éthéré’…

Le but recherché n’est pas la production d’énergie psychophysiologique (EPP) née ‘de l’intensité émotionnelle due à la frayeur et à l’angoisse suscitées’, car ces diverses manifestations, aux origines variées, poursuivent des buts distincts. »

Le critique : « Encore une fois, qu’en savez-vous ? C’est gratuit… »

Ma réponse :

Eh bien non, ce n’est pas du tout gratuit.

Les « hommes en noir » se sont manifestés en tant qu’entités physiques perçues par les témoins, et ils n’ont donc rien d’intangible. Quant aux phénomènes de « poltergeist », lorsqu’il ne relèvent pas d’une activité psychokinétique inconsciente émanant d’une personne présente, on peut effectivement les imputer, comme le signalent de nombreuses sources, à des « esprits de la nature » et à des défunts « attachés à la Terre ».

Les diverses formes d’intelligence et de vie sont multiples dans l’Univers multidimensionnel, comme est très variée la vie sur Terre, cette vie s’exprimant aussi sous des formes multiples. Certaines entités de l’Invisible peuvent se nourrir de l’énergie ou des « formes-pensées » produites par des personnes incarnées, mais là encore il ne faut pas généraliser, ce processus ne s’appliquant qu’à certaines entités « de l’Astral », voire, aussi, à certains « aliens ». Le but, encore une fois, est de montrer ici que les éléments de la théorie de Jean Sider peuvent s’intégrer dans un modèle explicatif différent du sien. Tout cela n’a pas pour prétention de « prouver » telle ou telle théorie.

 

* Citation :

« En réalité, il n’y a pas à proprement parler de production de flots d’EPP par l’intermédiaire des prières sollicitées. Comme je l’ai déjà signalé, l’effet recherché est quelque peu différent : il s’agit de l’émission de courants d’énergie ou d’égrégores positifs visant à purifier le champ aurique (ou aura de la Terre) des égrégores de haine et de violence qui la polluent, la déstructuration du champ aurique planétaire pouvant amener, en définitive, des catastrophes naturelles (tremblements de terre, etc.). La pensée humaine collective, en effet, peut affecter la structure physique de la planète. »

Le critique : « Attention, vous avez mis un pied dans l’hypothèse Gaïa… »

Ma réponse :

Pas du tout. Cela n’a pas de rapport avec la thèse de Fabrice Bonvin qui, lui aussi, mélange tout en attribuant à Gaïa (la conscience de la Terre) les « hommes en noir », les crop circles, les mutilations de bovins, les « abductions ». Les vilains « hommes en noir », les enlèvements et les mutilations perpétrés par Gaïa ? Une absurdité totale.

Quant au contenu de ma citation ci-dessus, je le développe et l’explicite dans un chapitre de mon deuxième livre : « Le livre des prophéties ».

 

* Citation :

« Cette formulation, cependant, est parfaitement compréhensible si l’on se place dans le cadre du modèle H. S. P., et elle ne nécessite pas une référence implicite aux ‘flots d’EPP’. L’être humain, doté du libre arbitre, doit néanmoins se comporter d’une certaine façon s’il veut espérer la réintégration au sein de la Source, à la fin de son parcours évolutif. »

Le critique : « La justice divine en soi ; c’est cela ? On prie, on est gentil, on a un bon karma, on va au Ciel en attendant de redescendre ? On est méchant, on finit avec les âmes errantes du “bas Astral” ? Un peu simpliste comme choix. »

Ma réponse :

La loi d’équilibre ou loi de cause à effet n’a rien de simpliste. C’est une loi de la nature (ou de Dieu) qui s’applique aussi bien dans le monde spirituel que dans le monde matériel.

 

* Citation :

« J. Lear a émis ce qui a été nommé son ‘horrible hypothèse’, selon laquelle un accord secret a eu lieu entre le gouvernement américain et les ‘Aliens’. Cette déclaration est ramenée par Sider au rang d’assertion gratuite relevant d’un syndrome paranoïde. Mais l’hypothèse de Sider, relative aux ‘Aliens’ qui nous trompent, n’échappe pas, elle-même, à l’accusation de paranoïa… »

Le critique : « Pour le coup, tout à fait d’accord avec vous ! Mais la paranoïa comme la xénophobie sont des réflexes naturels, de protection et de survie. Vaut mieux en avoir une petite goutte dans sa bouteille. »

Ma réponse :

Une petite goutte ? Avec Jean Sider c’est carrément un océan ! Et c’est là qu’il y a un gros problème d’inanité.

 

* Citation :

« Selon J. Sider, on a là ‘une première indication sérieuse du lien existant entre l’ufologie et le spiritisme’… Cette conclusion, erronée, doit être nuancée. En effet, selon le modèle H. S. P., un channel peut recevoir des communications émanant de divers types d’entités. De nombreux channels ont ainsi reçu des messages émanant aussi bien d’entités extraterrestres (de type ‘multidimensionnel’) que d’Archanges ou de Maîtres ascensionnés. Cela n’a rien de surprenant car, ainsi que le signalent certaines sources, il existe une collaboration entre, par exemple, la Hiérarchie planétaire et l’Alliance galactique (alliance de planètes confédérées). Cela n’exclut évidemment pas l’origine extraterrestre de nombreux OVNIs. Les spirites, quant à eux, reçoivent des messages de défunts résidant sur les divers sous-plans du Plan astral. »

Le critique : « Il va vraiment falloir que vous me fassiez un dessin pour m’expliquer toute ‘cette organisation’ à la manière d’Anton pour la création de l’humanité et la répartition des races. Parce que là…. Hiérarchie planétaire (avec quoi comme échelon prophète – maître ascensionné – vénusien de la 5ème dimension – ange – archange – directeur général de Paradis SA ?) ; Alliance galactique (bonjour ‘‘Star Wars’’), Plan astral… Cela devient hyper(ion) complexe. »

Ma réponse :

Eh oui, si l’ironie est facile, la réalité est justement complexe. Tout est complexe. La Source a volontairement multiplié les formes de vie, et l’Univers multidimensionnel est complexe ! Il suffit d’ailleurs de voir par exemple l’extraordinaire diversité des formes de vie sur notre planète. Et cette « complexité » ne peut que se retrouver, bien sûr, « ailleurs ». Pour Jean Sider, par contre, c’est très simple : il n’y a qu’une « intelligence » trompant tout le monde en prenant des apparences diverses. J’affirme haut et fort qu’il s’agit là d’une grave absurdité.

 

* Citation :

« Quoiqu’il en soit, on notera que les données suivantes, extraites de l’œuvre de Meade Layne, sont parfaitement compatibles avec le modèle H. S. P., lequel intègre la notion d’origine extraterrestre/multidimensionnelle de certains OVNIs :

– Ni ‘le modèle, ni la structure moléculaire ne sont détruits’. Seule la ‘disposition des atomes est différente, ce qui explique qu’ils peuvent pénétrer nos matières’. »

Le critique : « Allez dire ça à un vrai ‘physicien’ (pas Drunvalo Melchizedek… hein, un vrai physicien). »

Ma réponse :

D’abord, je ne « tire » pas pour ma part sur Drunvalo Melchizédech. Ses deux livres sur « L’ancien secret de la Fleur de Vie » sont novateurs et très intéressants. Et je préfère pour ma part ce genre d’auteur à ceux que le critique considère comme « sérieux » : Jean Sider, Fabrice Bonvin, Graham Hancock, Jacques Vallée, etc. Pour aussi « sérieux » qu’ils soient, ces théoriciens et spéculateurs commettent, dans leurs analyses, de graves erreurs. Jacques Vallée, par exemple, en est encore à défendre la thèse inepte de l’origine militaire des crop circles. Il n’a pas « évolué » depuis vingt ans. Mais il est vrai que quand on a fait fausse route, au début, on continue désespérément, souvent, à suivre cette fausse route…

Ensuite, on peut dire la même chose à propos de la thèse de Jean Sider relative à des entités « fluidiques » et « énergétiques » baignant dans un milieu semblable à celui évoqué par Meade Layne : « Allez dire ça à un physicien. »

Les physiciens devront aussi un jour évoluer dans leur conception du Réel, comme les religieux de toutes tendances, comme les préhistoriens, etc.

 

* Citation :

« Chang Hong commet cependant une erreur en ne reconnaissant pas l’existence de 2 types d’origines extraterrestres, contrairement au modèle H. S. P. qui intègre cette double origine. Les informations relatives à la capture d’humanoïdes et à la récupération d’engins le ‘font rire’ (sic), car les OVNIs, dit-il, ‘existent dans une autre dimension’ et ‘sont insaisissables’. Tenir de tels propos, c’est méconnaître la double origine extraterrestre de la plupart des vrais OVNIs : l’origine ‘multidimensionnelle’ (l’‘univers yin’ ou la ‘cinquième dimension’) et l’origine extraterrestre ‘classique’ (êtres biologiques, de nature physique, en provenance d’autres systèmes stellaires) ! »

Le critique : « Là c’est moi qui rigole… désolé. Ce n’est pas la multitude de témoignages qui importent si ceux-ci proviennent d’une même source… »

Ma réponse :

Là, franchement, je ne comprends pas bien le commentaire du critique. Si ce dernier rigole, c’est qu’il est idiot et qu’il n’a rien compris. Je n’évoque pas ici une « multitude de témoignages », et bien sûr la « source unique » défendue par Jean Sider est une ânerie qui, contrairement à ce que le critique prétend, ne résiste pas à l’analyse que j’ai faite. La double origine extraterrestre des OVNIs, évoquée dans ma citation, est fondamentale, car elle permet de comprendre beaucoup de choses du phénomène OVNI en général, un sujet que je développe dans d’autres textes.

 

* Citation :

« Dans certains cas, cependant, l’‘enlèvement’ peut n’être que de nature psychique, comme dans le cas de Maureen Purdy, laquelle sembla vivre une décorporation en présence de 2 témoins, dans sa voiture à l’arrêt. »

Le critique : « Donc l’’abduction’ perd tout son sens… »

La réponse :

On ne peut pas dire que l’« abduction » perde tout son sens, puisque j’ai déjà signalé que les « Aliens » semblent être capables de provoquer, chez certaines de leurs « victimes », une décorporation.

 

* Citation :

« L’impossibilité de produire volontairement le phénomène est sûrement en relation avec l’ignorance du mécanisme de production de celui-ci. Inutile d’invoquer une intelligence supérieure laissant, à dose homéopathique, des bribes de faculté ‘paranormale’ à des individus sélectionnés, et de conférer un prétendu caractère fallacieux aux contacts allégués… On peut par contre penser que l’Invisible tolère dans une certaine mesure la communication avec le Plan physique, afin de sensibiliser certaines personnes à l’existence de Dieu et de la survie de la conscience après la mort, et de contrebalancer de la sorte les effets de l’athéisme, la preuve absolue (admise par tout le monde) ne pouvant, pour certaines raisons, être envisagée avant l’acquisition, par l’humanité, d’un certain niveau de conscience. »

Le critique : « Encore une fois, c’est un argument que je ne comprends pas. Il est soit fallacieux, soit dédaigneux. Qui sont ces Aliens ou ce Dieu qui ne nous considèrent pas assez ‘mûrs’ spirituellement pour se révéler à nous dans toute leur splendeur et/ou leur gloire ? Dieu s’est manifesté et même incarné dans Jésus-Christ il y a 2000 ans à une époque où le niveau d’obscurantisme n’avait rien à envier à notre niveau de croyance délirante New-Age en tout et n’importe quoi… pourquoi ne pas ‘maintenir’ cet état de fait ? Trop fatiguant ? Pourquoi les Aliens ne posent pas leurs appareils interstellaires dans les parcs de toutes les capitales du monde ? Cela déchirerait le tissu socioculturel ? Mes fesses ! C’est un argument d’anti-colonisateur primaire qui prévaut lorsqu’une civilisation est nettement supérieure à une autre dans tous les domaines et surtout lorsque la plus puissante veut asservir la plus faible… S’ils sont si gentils que ça nos membres de ‘l’Alliance Galactique’, pourquoi ne pas nous intégrer et nous mettre au jus ‘officiellement’ de tout ce qui se trame dans nos dos d’incultes : Terre creuse, Hiérarchie planétaire, Alliances, méchants gris, Archanges… bref, nous présenter toute la clique ?? »

Ma réponse :

Encore une fois, ce commentaire est nul et non avenu, et mon « argument » n’est ni fallacieux ni dédaigneux.

D’abord, je ne parle pas, dans ma citation, des « Aliens », mais de la preuve de la survie de la conscience après la mort.

Outre le fait que je ne crois pas du tout que Dieu se soit incarné dans Jésus-Christ, Dieu et Jésus étant tout à fait distincts (n’en déplaise aux chrétiens fanatiques), je ne partage pas l’expression « niveau de croyance délirante New Age en tout et n’importe quoi », car tout dans ce mouvement n’est pas mauvais. Pour ma part, j’applique très bien la formulation « croyance délirante » à des systèmes de pensée paranoïaque et sombre comme celui de Jean Sider.

Christel Seval a très bien analysé le pourquoi du « non-contact » officiel avec des intelligences extérieures à notre planète, dans son livre « Extraterrestres : Contact et impact » (éditions Le Temps Présent), et je consacre moi-même plusieurs textes, sur ce site, à ce sujet. Contrairement à ce que le critique écrit, l’atterrissage officiel « déchirerait » bien le tissu socioculturel, et voici ce que je peux dire à ce critique : “Il est inutile à ce sujet d’invoquer votre postérieur, lequel ne m’intéresse pas. Je note par ailleurs que vous êtes pour la colonisation (puisque vous parlez d’’anti-colonisateur primaire’). Je m’étonne que vous ne soyez pas capable de comprendre, par ailleurs, que l’absence de colonisation empêche justement l’asservissement de la civilisation la plus faible.”

L’intégration dans l’« Alliance galactique » se fera quand les entités responsables jugeront que cette intégration pourra se faire sans trop de répercussions négatives dans le tissu socioculturel, politique et religieux.

Quant à Dieu se présentant dans toute sa splendeur ou sa gloire, vu sa nature qui transcende notre compréhension et vu sa puissance, cela « déménagerait » (sur notre petite planète en 3 D) ! L'”argumentation » du critique est tout simplement ridicule.

 

* Citation :

« Cette dernière observation permet de rendre obsolète la déclaration de Sider selon laquelle les entités s’exprimant par des médiums ‘contacteraient plutôt des personnalités connues du monde politique, scientifique et religieux’, si elles voulaient prouver leur existence. Ce n’est pas, comme le croit Sider, pour servir leurs propres intérêts que ces entités se manifestent, mais pour la raison évoquée ci-dessus, à laquelle il convient d’ajouter des raisons secondaires, selon les cas, comme la demande d’aide et d’assistance de la part d’entités attachées à la Terre… »

Le critique : « Elle n’est pas assez en danger pour eux la planète en ce début d’année 2009 ? On approche d’une troisième guerre mondiale avec ce conflit débile au Proche-Orient, on aura bientôt plus de terre cultivable, les animaux que nous consommons sont de la crotte, on meurt de maladies incurables terribles comme le SIDA ou le cancer… Bref ! C’est la fête du slip intergalactique ! »

Ma réponse :

Voilà une stupide formulation n’ayant en plus aucun rapport avec le contenu de ma citation. Sans commentaire. (Quant à la troisième guerre mondiale, on « l’attend » encore – et on va « l’attendre » longtemps – en 2015.)

 

* Citation :

« Certaines apparitions mariales présentent des aspects ‘ufologiques’ car il existe une collaboration entre certaines entités extraterrestres (de nature ‘multidimensionnelle’) et la ‘Hiérarchie planétaire’ ou ‘Shambhalla’. (Les apparitions mariales authentiques trouvent sûrement leur source à ce niveau.) »

Le critique : « Donc, en gros, si j’ai bien compris, les Esprits élevés de la Terre demandent un coup de main à des Aliens de dimensions supérieures pour générer un spectacle son et lumière. OK… »

Ma réponse :

Là encore, l’ironie est facile, mais elle sert surtout à masquer l’indigence de l’argumentation.

 

* Citation :

« John Hutchison a réussi à provoquer artificiellement dans son laboratoire les phénomènes d’‘Esprits frappeurs’, le laboratoire de ce scientifique canadien étant encombré d’appareils électriques mis simultanément sous tension (bobines Tesla, transformateurs, etc.)… L’‘effet Hutchison’ permettrait d’attribuer les phénomènes de ‘poltergeist’ à une forte activité électromagnétique présente dans certains lieux. Néanmoins, certaines entités du ‘bas Astral’ ou certains ‘élémentaux’ pourraient utiliser cette ‘soupe électromagnétique’ naturelle pour produire des effets sur la matière… »

Le critique : « John Hutchison est un inventeur canadien prétendant avoir découvert une série de phénomènes extraordinaires, que d’autres chercheurs – et parfois Hutchison lui-même – ont été incapables de reproduire. »

Ma réponse :

Je ne suis pas un adepte de la théorie de John Hutchison, je me suis contenté de faire état de celle-ci et d’ajouter que son éventuelle pertinence ne permet pas de rejeter pour autant, dans la genèse des « poltergeists », l’intervention de certaines entités (comme les « élémentaux »).

 

* Citation :

« L’erreur de J. Sider est de partir du principe absurde que toute ‘entité non-humaine’ nous trompe (ce qui confère à sa théorie un relent de paranoïa) et de n’accorder aucun crédit à l’authenticité des révélations données par certaines sources. (Certaines sources que j’ai mentionnées, et qu’il ne cite pas, seraient aussi qualifiées de ‘leurres’ !) En l’absence de ‘fil conducteur’ valable, la porte est ouverte aux amalgames les plus fantaisistes, lesquels aboutissent à des conclusions erronées. Considérer que toutes les sources ‘paranormales’ nous trompent et nous induisent en erreur pour nous manipuler, cela relève d’un état d’esprit ‘paranoïaque’ qui ne résiste pas à la critique. »

Le critique : « Le fait est qu’aucune communication avec un Alien, esprit désincarné ou élémental, n’a conduit à la découverte de nouveaux théorèmes scientifiques, d’exoplanètes, de traces de civilisations disparues, de traitements thérapeutiques (exception faite pour E. Cayce), ou encore à la réalisation d’une prophétie quelconque… autre que des événements que l’Intelligence elle-même pourrait engendrer. Donc douter est la première vertu à posséder lors de communication avec l’invisible. »

Ma réponse :

Laissons de côté l’élémental, car je ne le vois pas s’occuper d’exoplanètes ou de théorèmes scientifiques.

Si les « Aliens » (à part les prétendus Ummites ?) n’ont pas fourni de données scientifiques, officiellement en tout cas, il faut attribuer ce fait au principe de “non-ingérence”, auquel le critique ne croit pas, mais qui explique bien pourtant, contrairement à ce qu’il pense, l’absence de contact officiel avec notre civilisation.

Quant aux désincarnés qui ne donnent (pour ceux qui seraient capables de le faire) aucune information de ce type, la réponse est simple : c’est au genre humain, bien incarné, de contribuer au développement scientifique, pas à l’Au-delà. Un peu de bon sens ne fait pas de mal, en plus du « doute » prôné.

Quant à l’absence de réalisation des prophéties, je ne peux qu’être d’accord. Je consacre d’ailleurs un chapitre à ce sujet dans mon deuxième livre : « Le livre des prophéties ».

 

* Citation :

« Mais Sider lui-même utilise l’argument d’autorité lorsqu’il déclare péremptoirement que la quasi totalité des partisans de l’existence passée de l’Hyperborée, de la Lémurie et de l’Atlantide s’apparente à des charlatans, et que la Lémurie est un continent mythique dont l’existence est niée par les géophysiciens. Ce dernier point l’autorise à déclarer que la channel J. Z. Knight a été leurrée par l’entité ‘Ramtha’ s’exprimant à travers elle, cette entité ayant prétendu avoir vécu en Lémurie. De nombreuses sources, médiumniques ou autres, affirment au contraire que ces continents et civilisations ont effectivement existé… »

Le critique : « Ou autres… c’est-à-dire ? Quelles preuves concrètes ? L’Atlantide, passe encore c’est assez récent, mais la Lémurie ou Hyperborée (que d’aucuns assimilent à Atlantis) ? »

Ma réponse :

Les « autres » sources, ce sont par exemple des sources extraterrestres…

Les preuves concrètes, si elles existaient, cela se saurait. Mais à défaut de celles-ci, il existe des énigmes archéologiques (carte de Piri Réis, récits de vimanas dans l’Inde antique, etc.) qui suggèrent fortement l’existence de civilisations développées dans la prétendue « préhistoire ».

L’Hyperborée a été traditionnellement localisée vers le pôle Nord, alors qu’Atlantis l’est dans l’océan Atlantique. Confondre les deux constitue donc une erreur. Toutes les sources et affirmations n’étant pas valables, le discernement s’impose.

 

* Citation :

« La position du défenseur du modèle H. S. P. est la suivante : il existe 2 types d’extraterrestres, ‘positifs’ (Pléiadiens, etc.) et ‘négatifs’ (‘Gris’, ‘Reptiliens’). Steven Greer a par conséquent tout à fait tort (et il n’est pas le seul dans ce cas-là) de ne voir que des ‘gentils’ extraterrestres parmi nous. Cette attitude d’esprit lui fait considérer à tort que les enlèvements et les mutilations de bovins ne sont pas dus à des extraterrestres, l’attribution de ces phénomènes à ces derniers étant censée être le résultat de services chargés de l’intoxication et de la désinformation. »

Le critique : « On retrouve les gentils Pléïadiens et les méchants Gris/Reptiliens… ça me gène énormément cet amalgame. Peut-on dire que le système solaire est positif ou négatif ???!!! »

Ma réponse :

Les qualificatifs « positif » et « négatif » ne sont là que pour signifier le fait suivant : si l’on excepte les « neutres » (ceux qui ont une attitude de simples observateurs, de type ethnologique), il existe des visiteurs qui travaillent « en accord avec le Plan Divin » (les « positifs ») et ceux qui « travaillent pour eux-mêmes » (les « négatifs »). Les « négatifs » procèdent à des enlèvements, ainsi qu’à des mutilations de bovins. Peut-on trouver « positif » le fait d’enlever les gens contre leur gré et de mutiler des animaux ? C’est certainement « positif » pour les kidnappeurs et assassins, mais pas pour les victimes. Quant au système solaire, il n’a rien à faire dans cette histoire.

 

* Citation :

« Or, diverses sources convergentes (sujets en décorporation, etc.) font état d’une réelle base extraterrestre sur la face cachée de la Lune, et pour le défenseur du modèle H. S. P. l’existence de cette base (ainsi que l’existence de bases sur Terre) ne fait pas de doute. Il ne s’agit pas là de ‘fictions entretenues par des gens manquant trop de sens de discernement’. Les médiums n’étant pas contrôlés par les ‘Aliens’, ces derniers n’ont pu fausser les résultats de ces visions à distance… »

Le critique : « Oui, certaines décorporations… mais à l’inverse du site de Cydonia sur Mars, nous n’avons aucune image pour appuyer ces ‘suppositions’. »

Ma réponse :

Les déclarations convergentes (que je ne développe pas ici) émanant de diverses sources sont suffisantes pour moi pour être convaincu de l’existence de cette base (sûrement largement souterraine). Je n’ai pas besoin d’« image » pour étayer ce genre de déclaration. Quant au site martien de Cydonia, pour lequel nous avons en effet des photos, il est objet de polémique, les astronomes le présentant comme le résultat de simples reliefs naturels. (Voir par exemple l’article dans le numéro 18 de “Science et inexpliqué”, novembre/décembre 2010, p. 14-25.) Comme quoi, même avec des « images »…

 

* Citation :

« Naturellement, pour le défenseur du modèle H. S. P., cette supposition est absurde. Il fera plutôt observer que cette diffusion de documents résulte de ‘fuites’ ou qu’elle entre, peut-être, dans le cadre d’une politique de divulgation progressive du secret OVNI, même s’il ne faut pas perdre de vue le fait que certains de ces documents peuvent comporter sciemment des éléments de désinformation… »

Le critique : « S’il existait des documents écrits à propos des OVNIs, aucun gouvernement ne les rendrait publics. »

Ma réponse :

En fait, je ne crois pas à la « divulgation progressive du secret OVNI » (la thèse d’ufologues comme Gildas Bourdais), et je suis d’accord sur le fait qu’aucun gouvernement ne rendrait publics des documents « compromettants ». Si, il y a quelques années, on pouvait se poser la question de l’éventuelle réalité de cette révélation progressive (d’où ma formulation, à l’époque, relative à l’éventuelle divulgation), le temps passé a montré qu’il s’agit là d’une chimère. (Je ne parle pas de la divulgation de documents officiels relatifs à des rapports d’observations d’OVNIs, qui ont été nombreux durant les années 2000-2015, notamment en Angleterre.) Voyez à ce sujet mon texte : « OVNIs : la Divulgation n’aura pas lieu ». Par contre, l’hypothèse des « fuites » n’est pas à écarter.

 

* Citation :

« Il évoque aussi certains phénomènes de poltergeist (‘flottement’ de lourds meubles). Il parle d’une ‘énergie fluidique intelligente’ capable d’annuler la pesanteur et de transporter les corps. Il se demande si les OVNIs sont ‘des objets matérialisés temporairement, ‘fonctionnant’ de cette manière’… En fait, la description du vaisseau n’est pas incompatible avec celle d’un engin d’origine extraterrestre/multidimensionnelle, ce type d’engin pouvant par ailleurs se matérialiser temporairement dans notre environnement planétaire. Voici, à ce sujet, un passage du livre ‘Walk-in’ :

‘Aloha aime conduire ces véhicules familiers qu’elle utilise comme un jeu, lors de ses voyages vers les autres planètes du système solaire et parfois même hors du système solaire. Habituellement, elle se sent bien à l’intérieur de ces petits engins qui se déplacent au grès de ses injonctions et des pensées qu’elle lui imprime.’ »

Le critique : « Oui, dirigés par la pensée sont peut-être les OVNIs, Luke. Mais quelle est la source d’énergie ? »

Ma réponse :

Il aurait fallu poser la question à la source extraterrestre concernée ! Si l’on se réfère à ce type de source (il y en a d’autres de ce genre), il faut postuler la possibilité d’une connexion entre un système neuronal et une machinerie (dans le cas de vaisseaux de type physique ou 3 D), ou, comme c’est le cas dans le récit évoqué par Anne Givaudan qui se réfère à un vaisseau de type « éthérique », entre la pensée et le système de guidage du vaisseau.

Sur Terre, il est maintenant possible à un ordinateur de « lire » la pensée d’un sujet qui lui est connecté sur le plan cérébral, et on peut donc extrapoler la possibilité d’une connexion entre la pensée d’un pilote de vaisseau spatial et le système de déplacement (pour ne pas dire « propulsion », un terme qui me paraît « archaïque » dans un tel contexte) de l’engin. Quant à l’énergie utilisée, il faudrait plutôt parler de « routes interdimensionnelles » sur des longueurs d’ondes spécifiques…

 

* Citation :

« David Pritchard et Richard M. Neal ont aussi conclu à des illusions dans l’esprit des ‘abductés’, ce qui s’oppose au modèle H. S. P. que je défends (ce qui n’exclut pas que certaines scènes puissent être induites par des êtres néanmoins bien matériels). A propos des implants parfois retrouvés dans le corps d’‘abductés’, et qui impliquent la réalité matérielle du phénomène, J. Sider en est réduit à postuler que les implants qui ne s’expliquent pas par des composés organiques sont probablement des ‘leurres astucieux’ matérialisés ! »

Le critique : « En 4 points : 1, les implants sont organiques et non technologiques ; 2, les médecins appellent cela des ‘corps étrangers’ que l’on retrouve chez beaucoup de personnes passant des radios et pas forcément les ‘abductés’ ; 3, rares sont les ‘abductés’ à ‘posséder’ un implant ; 4, le fait de retirer l’implant n’exclut pas une récidive des ‘abductions’… D’où la question de l’intérêt de la chose. »

Ma réponse :

Je peux quant à moi poser la question : quel est l’intérêt d’invoquer cette absurde thèse de « leurres astucieux » matérialisés ? Chaque fois qu’il existe des éléments matériels accréditant la nature physique de certains phénomènes OVNIs, Jean Sider, plutôt que de reconnaître cette nature physique faisant intervenir une intelligence extraterrestre, fait intervenir des « leurres matérialisés » pour faire croire à l’origine extraterrestre ! En fait, il interprète à sa façon les faits en contradiction avec sa thèse, sa seule préoccupation étant évidemment de sauver à tout prix son dogme stupide faisant intervenir des entités énergétiques trompeuses adoptant toujours des identités fallacieuses.

Là encore, je ne pense pas que tous les implants soient d’origine naturelle, mais ce texte n’est pas consacré à la polémique relative à la nature extraterrestre de certains d’entre eux.

 

* Citation :

« En outre, la possibilité de rupture du contact s’explique sûrement, dans de nombreux cas, par l’explication suivante. Nous avons vu que, selon le modèle H. S. P., les ‘Aliens’ ont la possibilité de provoquer chez leur victime une décorporation. L’examen médical pourrait-il parfois avoir lieu, dans un vaisseau, au niveau du corps subtil (énergétique ou spirituel) du sujet ? On connaît le cas de Mme Lori Briggs qui passa à travers le mur de son appartement et subit un examen médical. Elle refusa de passer dans une autre pièce du vaisseau. Elle émit un ‘son intérieur’, le contact fut rompu, et elle se retrouva dans son lit. Ce cas se comprend parfaitement si l’‘abductée’ est en fait sortie de son corps. Mais cela n’exclut pas l’intervention de type extraterrestre ! Le corps subtil de l’‘abducté’ est-il, une fois dans le vaisseau, quelque peu ‘densifié’ ? »

Le critique : « Une ‘abduction’ du corps astral… ça fait beaucoup à avaler. »

Ma réponse :

Beaucoup de gens, dont le critique semble faire partie, voudraient que tout soit simple et qu’on leur explique en une petite formule (genre E = MC2 – C au carré) tous les phénomènes et les réalités de la vie. Ce serait simple et cela ne fatiguerait pas les neurones ! Mais la réalité est souvent complexe et diverse. Il est indiscutable que le contenu de certains témoignages d’enlèvement fait penser à un récit de décorporation. Au lieu de simplifier le sujet, cela le complique, certes.

 

* Citation :

« Evidemment, pour le défenseur du modèle H. S. P., il n’y a là ni du ‘grotesque’, ni des ‘élucubrations’, ni de la ‘manipulation’… Nous avons vu, en effet, que le modèle H. S. P. reconnaît par exemple l’existence des Hiérarchies créatrices (dont les Archanges font partie), d’entités extraterrestres de type ‘multidimensionnel’ (dont Ashtar et Athena) et de Maîtres Ascensionnés (dont Sananda – le Maître Jésus – fait partie)… »

Le critique : “Je réitère ma demande de schéma explicatif ET de sources concernant ces élucubrations mixées…”

Ma réponse :

D’abord, ce ne sont pas des « élucubrations », « mixées » ou non… Ensuite, la véritable « élucubration » réside bien dans la théorie paranoïaque et sombre de Jean Sider.

Fournir un schéma explicatif et les sources associées ? Non, pour plusieurs raisons. D’abord, parce que cela demanderait des développements qui augmenteraient de façon draconienne la longueur de ce texte (déjà bien long), ensuite parce que le critique est fermé (comme l’immense majorité des gens) à ce type de sources et de considérations, et enfin parce que je traite progressivement, dans d’autres textes de ce site, de certains de ces aspects.

 

* Citation :

« Rappelons simplement que les Aliens, de nature physique et non ‘énergétique’ ou ‘fluidique’, semblent procéder à la récupération de matériaux génétiques en vue de la création d’une race hybride ‘terrestre/alien’. »

Le critique : « D’ailleurs, ils sont tellement doués dans le domaine de la génétique que cela fait plus de 2000 ans qu’ils s’y attèlent… »

Ma réponse :

Ils doivent avoir de grands besoins ! Je répète encore : il faut éviter d’anthropomorphiser, c’est-à-dire de trouver incohérents et absurdes des comportements et des pratiques caractérisant des entités extraterrestres, en comparant ceux-ci à ce que les Terriens jugent incompatibles avec ce qu’ils attendent de visiteurs de l’espace. Au critique et à tous ceux qui pensent comme lui, je pose la question : que savez-vous des motivations réelles de ces « Aliens » et du pourquoi de leurs agissements ?

 

* Citation :

« La Bible fait référence aux élémentals, mais cette référence est plus claire encore dans le ‘Livre de Jasher’ LXXX, 19-22, où nous lisons que l’une des plaies d’Egypte infligée par Moïse au pharaon récalcitrant était la SULANUTH, une catégorie particulière d’élémentals destructeurs. Dans la Kabbale, la tradition juive situe les élémentals dans le monde d’ASSIAH (preuve qu’ils existent bien !). On les appelle les KLIPPOTH, bien que dans leur dénomination générique ils soient appelés SHEDIM et composés de quatre classes. Ce sont avec ces quatre classes que travaillent les sorciers de toutes tendances. La ‘Doctrine Secrète’ nous dit que, collectivement, les Klippoth constituent le diable ou démon. C’est l’envers de Dieu, le contraire des anges du monde JETZIRAT.

Les Perses les appelaient du nom générique de DAEVAS, les Grecs les nommaient DAEMONS, les Egyptiens AFRITES, et certaines ethnies d’Afrique les YAWAHOU, dans le sud de l’Asie les PHYES, au Japon les ONI, et dans le monde de l’Islam, ce sont les DJINNS. »

Le critique : « Donc, Moïse aurait invoqué des forces démoniaques pour provoquer une des plaies d’Egypte… point de vue intéressant. Pour les élémentaux, qu’est-ce qui a été écrit dessus prouvant qu’ils sont de même essence/nature dans tous les pays cités ? Les Élémentaux européens, on les connaît, ils portent des kilts ou des longues robes ; mais les fées japonaises ressemblent-elles à des geisha miniatures avec le kimono et tutti quanti ? »

Ma réponse :

Moïse avait des connaissances particulières (en rapport avec la « magie », la vraie, pas la fausse magie connue sous les vocables de prestidigitation et d’illusionnisme) qui ne lui venaient pas pour autant de Dieu, lequel d’ailleurs ne se serait pas amusé à balancer sur les Egyptiens les plaies décrites dans la Torah ! La représentation de Dieu que l’on trouve dans l’Ancien Testament relève de l’anthropomorphisme primaire, les entités évoquées (« Yahvé », etc.) n’ayant aucun rapport avec le vrai Dieu, avec la Source. Relisez par exemple « Les chroniques du Girku » !

Le critique ironise, mais ce qu’il ne précise pas c’est que la citation qu’il donne est une citation que j’ai extraite d’un livre de Michel Coquet : « Devas ou les mondes angéliques », première édition en 1988 aux éditions L’Or du Temps. Le contenu de cette citation me paraît tout à fait pertinent, la nature identique des entités ainsi désignées dans diverses traditions pouvant être évaluée par les caractéristiques descriptives de ces entités.

 

* Citation :

« Il évoque aussi le cas de Mme Meagan Elliot qui dit avoir été enlevée au Texas, en août 1980, un Alien lui ayant déclaré qu’il venait ‘du même monde’ qu’elle. Dans ce dernier cas, s’agissait-il d’un mensonge ou l’‘abductée’ a-t-elle eu affaire à un représentant du monde souterrain de l’Agartha ? »

Le critique : « Rhaaaa… ils ont tous une fâcheuse tendance à l’’abduction’ tous ces êtres surnaturels : les Aliens matériels qui nous ‘abductent’ en corps physique ou astral, les monstres du bas Astral, les maîtres de l’Agartha… C’est un TOC ou quelque chose du genre chez les races ‘supernaturelles’ que d’enlever ponctuellement les humains pour leur raconter leur vie ? Une sorte de thérapie “paranormo-universelle” ? »

Ma réponse :

Je fais grâce à l’auteur de ce que je pense de sa terminologie inepte, « ironiquo-personnelle », pour le parodier.

D’abord, je ne suis pas d’accord avec les expressions « êtres surnaturels » et « races supernaturelles », car pour moi tout ce qui existe est naturel, même ce que d’aucuns qualifient stupidement de « surnaturel ». (A moins de concevoir que tout ce qui existe est surnaturel, le hasard ne pouvant expliquer le Réel, ce qui implique par conséquent l’existence initiale d’une Intelligence Supérieure qui s’est « autoengendrée » avant de créer tout ce qui existe.)

Ensuite, j’ai déjà précisé que je n’ai jamais écrit que les « monstres du bas Astral » procédaient à des « abductions ».

Quant à l’éventuel « Agarthien » (pure spéculation), je n’ai pas écrit qu’il pouvait s’agir, en l’occurrence, d’un « maître ».

 

* Citation :

« Les ‘OANIs’ n’ont strictement rien à voir avec la spéculation ci-dessus de Sider. Ceux-ci sont des vaisseaux de l’espace (voire des engins de l’Agartha) ayant des bases sous-marines… »

Le critique : « Les bases sous-marines et souterraines m’intéressent fortement, il y a des parcours organisés chez Fram ? Non, mais bientôt on va me dire que le triangle des Bermudes est au centre d’une base “alien” en forme de pyramide… la totale ! »

Ma réponse :

Encore une fois, l’ironie n’est pas une argumentation. Par contre, il faudra se faire à cette réalité : il y a des bases extraterrestres sur notre planète, certaines d’entre elles étant effectivement océaniques et souterraines. Rien d’invraisemblable là-dedans, malgré la conception erronée, chez beaucoup de gens, du vraisemblable et du sérieux.

 

* Citation :

« Nous sommes Conscience pure. (…)

Nous sommes des millions d’entités à habiter ce bloc minéral dans lequel existe et s’ordonne un espace-temps différent du vôtre. Je suis le porte-parole de la race de cristal, une race psi qui opère parfois dans l’environnement de votre planète et ‘channelise’ certains humains…

(…) Depuis quelque temps, nous ‘inspirons’ à quelques-uns des tiens l’idée de publier des récits de science-fiction et d’anticipation afin de sensibiliser un maximum d’êtres à la proche venue des peuples de l’espace. Car la plupart de ces entités ne communiquent pas au plan de la matière. Elles opèrent au niveau des fréquences cosmiques subtiles révélées par vos expériences mystiques et parapsychologiques. Organes d’une même conscience, elles existent temporairement – pour le temps d’une mission – dans un aspect physique qui est une matérialisation dans votre univers à 3 dimensions. Leur véritable existence se situant à d’autres niveaux d’énergie. Certains hauts dirigeants humains le savent, mais se taisent car ils ont peur… Cependant, vous devez être très vigilants car il y a des ‘contacts’ avec la Terre qui sont le fait de hiérarchies célestes déchues ou de forces négatives qui, en opposition aux êtres de lumière, tentent de s’établir comme dieux dans votre monde physique et d’y instaurer des cultes à leur profit. C’est actuellement le cas des faux messies qui manifestent des facultés psi et manipulent des pseudo religions. »

Le critique : « Nous préparer au ‘contact’, éviter la guerre intergalactique ou la destruction de la planète… des prophéties qui n’auront jamais lieu – j’en ai bien peur, j’ai envie de dire. Ce sont les mêmes discours depuis des millénaires : la fin du monde est prévue tous les siècles en moyenne, la prochaine échéance étant maintenant 2012… Rendez-vous en 2013 ! »

Ma réponse :

D’abord, il n’y a, dans ma citation (extraite d’un livre de Jean d’Argoun), aucune annonce de fin du monde, qu’il s’agisse de 2012 ou d’une toute autre date.

Ensuite, je pense pour ma part que le contact extraterrestre officiel va bien se produire dans le courant de ce vingt-et-unième siècle, diverses sources que je considère fiables faisant état de cet événement planétaire…

 

* Citation :

« Dans les cas anciens, les contusions et balafres constatées sur le corps peuvent s’expliquer, selon les cas, par des répercussions sur le corps physique de ‘sévices’ subis par le corps astral de sujets ‘décorporés’ (incursions dans le ‘bas Astral’), ou par le résultat d’actions faites, pendant de réels enlèvements, sur le corps. Les cas modernes de marques corporelles sont dus à cette dernière catégorie. Ces marques ne sont pas là pour convaincre de la réalité physique des transports, elles sont tout simplement la conséquence des 2 types distincts d’expériences vécues. »

Le critique : « Et si l’autosuggestion négative pouvait engendrer des blessures physiques ? »

Ma réponse :

Cette explication ne me gênerait pas car elle aurait au moins le mérite d’évacuer également l’explication absurde de Jean Sider faisant intervenir des entités fluidiques à l’origine des marques, marques qui seraient réalisées afin de faire croire qu’il s’agit de rapts physiques ! Le problème, avec Jean Sider, c’est que chaque fois qu’il est confronté à des données suggérant fortement que l’on a affaire à des entités physiques, ce qui est destructeur pour son modèle théorique, eh bien il les attribue à ses « chères entités invisibles » ! Ou l’art (si on peut dire) de retomber sur ses pattes. Un sacré félin ce Jean Sider ! Et puis on se demande pourquoi des entités fluidiques voudraient faire croire à des rapts physiques. Tout cela est absurde. Pour ma part, j’ai bien explicité, dans mon texte, que deux types d’expériences peuvent rendre compte des traces constatées :

– Premièrement, une incursion dans le « bas Astral ». Il convient, à ce propos, de se rappeler des expériences d’« envoûtement » faites à la fin du dix-neuvième siècle par Albert de Rochas : en piquant une statuette « magnétisée », le sujet en état d’hypnose ressent l’action correspondante sur son propre corps. Quand on agit sur le corps astral suffisamment densifié, cela se répercute sur le corps physique. (Je pourrais citer un cas évoqué par Raymond Réant, un grand sujet psi décédé en 1997, à propos d’une manifestation de « hantise »…)

– Deuxièmement, le résultat d’une action perpétrée par des êtres d’origine extraterrestre, dans le cadre d’une « abduction ».

L’attribution des marques à une éventuelle autosuggestion négative ou à l’une ou l’autre des deux explications données ci-dessus, ne peut se faire que par l’analyse du contenu de chaque cas, mais divers cas sont indiscutablement corrélés à un ensemble de caractéristiques propres à des récits d’enlèvement, et dans ces cas l’autosuggestion est une explication réductionniste qui ne peut que ravir les rationalistes qui évoqueront ce type d’explication sans approfondir les caractéristiques des cas évoqués.

 

* Citation :

« Le fait qu’il n’y a pas, dans les ‘transports au sabbat’, de description de machines volantes, peut s’expliquer ainsi : d’une part, un certain nombre de cas authentiques sont probablement des sorties hors du corps dans le ‘bas Astral’. Et lorsque nous avons affaire à des cas anciens d’‘abduction’, on peut penser qu’il y a occultation des souvenirs, les visions étant associées à la thématique superstitieuse (Diable et démons) de l’époque. C’est essentiellement le contexte culturel qui explique le contenu des visions, les êtres responsables des enlèvements, à l’époque, ayant peut-être volontairement occulté certains aspects afin de dissimuler la nature réelle des faits (que les gens de l’époque, de toute façon, n’auraient pas été capables d’appréhender). »

La critique : « Donc, les transports au Sabbat sont – lorsque cela vous arrange – soit de véritables ‘abductions d’Aliens’ sans vaisseau spatial, soit des ‘abductions de monstres du bas Astral’, avec dans les deux cas une manipulation mentale à visée religieuse, soit des rêves ou l’imagination d’esprits incultes de l’époque. Cela me paraît plus compliqué que l’hypothèse de J. S. ! »

Ma réponse :

Le problème de ce critique c’est qu’il veut toujours donner dans la « simplicité », alors que les choses et les phénomènes de la vie sont toujours complexes.

Cela ne « m’arrange pas », contrairement à ce qu’il écrit. Simplement, je distingue deux types d’expérience à l’origine de récits interprétés à tort par Jean Sider comme étant le fait d’entités trompeuses énergétiques.

De plus, le critique déforme encore une fois ma pensée. Il tient particulièrement à me faire dire que les « monstres du bas Astral » sont responsables de certaines « abductions », alors que je dis en réalité que certains cas anciens de « sabbats » peuvent très bien s’expliquer par l’immersion de la conscience de sujets décorporés (généralement des femmes qualifiées de « sorcières » – à bas le balai qui n’est pas du tout nécessaire en la circonstance !) dans la zone vibratoire la moins élevée du Plan astral, là où s’épanouissent des entités et formes-pensées négatives… Et dans ces cas-là, il n’y a pas de « manipulation mentale à visée religieuse », mais seulement une interprétation de l’expérience par les personnes concernées, en adéquation avec le système de croyances – enfer, diable, démons – de l’époque. J’ai donné à cet égard le récit de la décorporation – à notre époque – d’une femme en proie à des superstitions moyenâgeuses et dont le vécu extracorporel a pu être « suivi » par Jeanne Guesné, elle-même ayant vécu, dans sa vie, de nombreuses décorporations.

Je ne dis pas non plus que les véritables « abductions » des temps passés se sont produites sans vaisseau spatial, cet élément ayant pu être occulté par les témoins des temps passés, soit du fait d’une action délibérée des êtres à l’origine de l’enlèvement, soit pour une raison inhérente aux personnes concernées. Et il n’y a évidemment pas, dans ces cas-là, de manipulation mentale à visée religieuse.

L’explication – je ne parle pas de rêves – par l’imagination d’esprits incultes de l’époque (celle des sabbats), est sûrement valable pour un certain nombre de cas, ceux qui relèvent de faux « sabbats », de même que tous les cas de « hantises », par exemple, ne s’expliquent pas par des causes « paranormales », ce qui n’empêche pas, par ailleurs, que les cas de « hantise » ou de « poltergeist » puissent avoir, en fonction des cas, plusieurs explications…

Donc tout, dans le commentaire du critique, est faux.

 

* Citation :

« J. Sider trouve ridicules les modes de prélèvement – ‘moyens grotesques mêlés à des techniques robotiques’ – de matériaux génétiques. Mais que sait-on des us et coutumes (techniques et autres) des visiteurs ? »

Le critique : « Par déduction logique et bon sens, on peut supposer qu’étant capables de traverser l’espace intersidéral, nos vrais Aliens devraient être équipés de moyens technologiques un peu plus élaborés que des aiguilles de péridurale dans des blocs opératoires dignes des meilleurs hôpitaux albanais… »

Ma réponse :

Eh oui, toujours ce fameux anthropomorphisme : faites comme nous, sinon vous n’existez pas !

 

* Citation :

« On ne peut pas dire, contrairement à ce qu’il écrit, qu’il y a presque autant de types de ‘sphères’ que d’ésotéristes, car il existe de nombreux recoupements. »

Le critique : « Recoupements hasardeux provenant peut-être du même channel sous différentes identités ? »

Ma réponse :

Encore absurde. Il aurait eu du boulot, ce « même channel » – le critique veut dire : la même source -, en se manifestant depuis tant de temps à tant de « canaux ». Jean Sider n’arrête pas de marteler que les entités se contredisent, preuve selon lui qu’il n’y a rien de valable dans ces contacts, alors que l’existence effective d’un certain nombre de recoupements sur certains sujets montre au contraire qu’il n’y a pas que les contradictions alléguées. En outre, ces recoupements n’ont rien d’hasardeux, encore faut-il les trouver, et je suis peut-être le seul à m’être attelé à ce travail de recherche de recoupements (et de contradictions). Et là on en revient au thème central : le prétendu caractère probant de la thèse de Jean Sider, celle consistant à attribuer l’ensemble des manifestations « paranormales » et ufologiques à la même source, le tout étant attribué à une prétendue « Intelligence Supérieure » spécialiste en arnaques en tout genre, s’effondre dès lors que l’on montre que les données pour défendre sa thèse peuvent parfaitement s’intégrer dans un modèle théorique différent du sien. C’est cela que je montre dans mes textes.

 

* Citation :

« Celles qui semblent accréditer la nature physique des ‘fées’ et qui sont compatibles avec l’idée d’une race souterraine et/ou extraterrestre : le transport physique au royaume souterrain, l’introduction d’humains partout sur la Terre, le vol de bétail et de blé, les maisons éclairées en permanence, l’enlèvement de femmes pour servir de nourrices à des bébés de ‘fées’, les vêtements et le langage de même nature que ceux des gens sous les pays desquels ils vivent, le massacre d’animaux dont des vaches (afin d’en extraire la quintessence qui leur sert à se sustenter). D’autres aspects sont tout à fait compatibles avec ce que Richard Shaver disait, dans les années 1940, à propos des ‘Dero’, et avec les révélations reçues par le contacté Edwin à propos des ‘Narcadiens’ (‘Dero’ et ‘Narcadiens’ étant des êtres souterrains) : ces êtres commettent de mauvaises actions, sont à l’origine de certains maux, certains voyants ayant pu voir chez les ‘fées’ des scènes de torture d’individus, des batailles sanguinaires et autres spectacles de violence. Beaucoup d’atrocités sexuelles et de crimes abominables leur sont attribués, ils mentent fréquemment…

‘On suppose que ces créatures habitent les grottes et les cavernes qui truffent les sous-sols.’ »

Le critique : « Et personne ne serait jamais tombé sur l’un de ces tunnels ? Depuis tout ce temps… Jacques-Yves Cousteau nous manque terriblement… »

Ma réponse :

Toujours l’ironie. Quand on a rien de valable à dire, c’est « imparable ». Si certains individus sont “tombés” sur ces êtres, peut-être n’ont-t-ils pas eu la possibilité de témoigner, les êtres concernés ne leur ayant pas laissé la possibilité de le faire… Il y a des endroits (et des individus, pas seulement terrestres !) qu’il vaut mieux ne pas fréquenter. (Voyez, par exemple, les méchants Musgir du récit d’Anton Parks ! Il vaut mieux les éviter, ceux-là, comme les “Dracos” du récit de Valérie Barrow.)

 

* Citation :

« En outre, contrairement à ce qu’insinue J. Sider, les ‘vaisseaux spatiaux’ et les ‘bases souterraines extraterrestres’ existent bien, ceux-ci n’étant pas le fruit de ‘leurres psychiques induits dans l’esprit des personnes ciblées’. ».

Le critique : « Où ? Photos ? Vidéos ? Témoignages ? »

Ma réponse :

Si les photos et vidéos de bases extraterrestres n’existent pas, il y a certains récits concordants qui en font état. Bien sûr, il ne faut pas s’attendre à ce que ces récits (récits de contactés, informations reçues en channeling…) soient pris au sérieux par ceux qui se prétendent sérieux. Quant aux photos et vidéos de « vaisseaux spatiaux », on en a un certain nombre. Il suffit à cet égard de consulter des publications spécialisées. On parle certes d’OVNIs, mais certains d’entre eux montrent des structures métalliques adoptant des formes (assiette renversée, disque, cigare) ne correspondant pas aux engins (avions, etc.) aériens terrestres. Et l’analyse de certaines de ces photos (et vidéos) a montré qu’elles n’étaient pas truquées. Tout cela est connu dans la littérature spécialisée. Quant aux témoignages, il y en a, pour les « vaisseaux spatiaux », « à la pelle » !

 

* Citation :

« D’abord, la presque totalité des communications de type channeling présente au contraire, sur les divers thèmes abordés, une remarquable similitude. Les contradictions, qui existent, sont néanmoins relativement rares. Ces contradictions s’expliquent simplement, chez les entités contactées, par le niveau différent d’évolution et de connaissance. »

Le critique : « Alors là je m’insurge ! C’est complètement faux ! D’une part, toutes les entités contactées par channeling prétendent nous être infiniment supérieures spirituellement et donnent la plupart du temps des leçons d’humilité qu’elles pourraient commencer à s’appliquer à elles-mêmes ! Ensuite, les informations – comme déjà dit plus haut – se contredisent TOUT LE TEMPS ! J’ai passé les 10 dernières années de ma vie à essayer de faire des recoupements entre tous les messages reçus par channeling et tout y est passé : les Meurois-Givaudan, les Drunvalo Melchizedek, les Cassiopéens, les Pleïadiens, les Zétains, le livre d’Urantia, des plus ou moins connus et réputés… L’ensemble a fini par m’écoeurer : entre les messages “New Age” (mélanges de discours pseudo scientifiques, de leçons “religio-philosophiques nian-nian” et de LSD), les menaces planétaires, les différentes histoires de l’humanité, les prophéties ratées, les descriptions détaillées des sphères célestes absurdes… tout ça n’a AUCUNE cohérence. Alors, attention à ne pas dire des choses pareilles, les esprits crédules qui n’iront pas faire les recherches que j’ai faites vous croiraient sur parole ! Comme le dit bien J. S., la grande majorité des messages de channels ne sont que du ‘bla-bla-bla psychologique vague et facile, des permutations et une paraphrase d’idées stéréotypées du domaine public’. »

Ma réponse :

Eh bien, le critique a parfaitement tort de s’insurger, car ce que j’écris là n’est pas complètement faux !

D’une part, il est absurde de dire, comme il le fait, que toutes les entités contactées par channeling se disent « infiniment supérieures spirituellement », en donnant la plupart du temps des leçons d’humilité qu’elles devraient commencer à s’appliquer elles-mêmes. Je n’ai jamais lu un texte « canalisé » dont l’intervenant déclare sa « supériorité ». Donner son identité témoignant d’un niveau spirituel élevé ne sous-entend pas l’énoncé d’une supériorité affirmée… La manière du critique d’appréhender le contenu de ces textes ne fait que refléter et trahir son indisposition par rapport aux sources concernées, une telle « lecture » ne reposant sur rien d’objectif.

Ensuite, il est tout à fait faux et stupide de prétendre, comme il le fait, que les informations se contredisent TOUT LE TEMPS. Il a passé les dix dernières années de sa vie à essayer de faire des recoupements entre tous les messages reçus par channeling ? Moi, cela fait bien plus de dix ans.

• D’abord, je parle, dans ma citation, du channeling. Or, la contribution de Drunvalo Melchizédek et la grande majorité des récits de Daniel Meurois et d’Anne Givaudan ne relèvent pas du channeling. Le critique mélange donc les types de sources.

• Ensuite, s’il avait lu mon premier livre il saurait que j’ai classé les communications médiumniques et le channeling en trois catégories principales (A, B et C), que je ne développe pas ici. Les deux premières concernent les communications médiumniques « classiques » (avec des défunts, dans un contexte spirite ou non), les catégories A et B se différenciant sur certains points fondamentaux (reconnaissance ou non de la réincarnation, etc.). Je réserve le terme « channeling » à une troisième catégorie se différenciant des deux premières par le type de sources alléguées et le type d’enseignement reçu (avec des thèmes que l’on ne rencontre pas normalement dans les deux premières catégories).

La remarquable similitude à laquelle je fais référence concerne les communications regroupées dans la catégorie C.

Une quatrième catégorie regroupe des cas très particuliers, qui ne sont pas très nombreux, lesquels ne peuvent être classés dans les trois premières catégories à cause des oppositions que l’on trouve sur le plan doctrinal, par rapport aux sujets traités dans les trois autres catégories. Ces cas se différencient donc nettement des trois principales catégories. On y trouve justement « Le livre d’Urantia » mentionné par le critique, cette source étant caractérisée, notamment, par une description totalement atypique des mondes de l’après-vie. Autres cas mis dans cette catégorie D :

– Des communications reçues en TCI (avec la référence à la « planète Mardouk » comme lieu de résidence d’intervenants décédés).

– Certains cas de communications médiumniques comme celui de « Robert David », ce dernier cas ayant d’ailleurs été développé par Jean Sider. On peut aussi y ajouter certains messages émanant prétendument de personnages religieux illustres (Jésus et Marie, essentiellement), messages ayant une nette coloration « fondamentaliste ». (Avec la référence à Satan, aux démons et à d’autres fadaises.)

* En quoi les « descriptions détaillées des sphères célestes » sont-elles absurdes ? Si le critique veut parler de certaines descriptions se trouvant dans « Le livre d’Urantia » (que je classe dans la catégorie D), O. K. Pour le reste, un tel jugement ne fait que traduire sa subjectivité et ses a priori.

* Pour les « prophéties ratées », je ne peux qu’approuver. Je consacre d’ailleurs un chapitre à ce sujet dans « Le livre des prophéties », et je donne les explications que l’on peut en donner. Quant aux « menaces planétaires », associées d’ailleurs aux « prophéties ratées », c’est un sujet récurrent dans un certain nombre de messages « canalisés » (mais aussi dans certaines apparitions mariales), le « scénario Harmaguêdon » ayant fait partie des potentialités de l’avenir de la planète, toutes les sources canalisées n’ayant cependant pas mis ce pessimisme en exergue.

* Le critique stigmatise aussi les « différentes histoires de l’humanité ». Là encore, si on compare les « infos » du « Livre d’Urantia » avec celles se trouvant dans les autres sources « canalisées », je ne peux qu’approuver : comme pour la description de « l’après-vie », ces « infos » sont en contradiction totale avec la totalité des autres sources « canalisées ». Ce qui pose le problème de la fiabilité et de l’origine réelle de cette source si particulière… (D’où mon rangement de celle-ci dans la catégorie D.) Par contre, toutes les autres sources canalisées (donc, celles de type C) reconnaissent l’existence de continents disparus, par exemple. Quant à certaines contradictions concernant ceux-ci (comme la contemporanéité ou non de la Lémurie et de l’Atlantide), elles peuvent être vraiment inconciliables ou peuvent peut-être ne refléter qu’une connaissance partielle de la réalité, complémentaire mais pas nécessairement inconciliable. (Exemple : une partie de la Lémurie aurait pu subsister au principal cataclysme ayant affecté ce continent dans un très lointain passé.)

* Le critique évoque les « Zétains », les « Cassiopéens » et les « Pléiadiens » :

Je connais diverses communications dont la source alléguée est constituée de Pléiadiens, et il s’avère que celles-ci sont essentiellement en accord, par rapport aux sujets évoqués, avec les autres sources classées dans la catégorie C. Attention : je ne parle pas du prétendu contacté Billy Meier, lequel ne fait pas partie des channels. (D’ailleurs, il a ensuite changé le nom de ses contacts allégués en « Pléiariens ».)

C’est la seconde fois que le critique mentionne les « Zétains » et les « Cassiopéens », et là je réitère mon observation : il s’agit là de communautés extraterrestres (alléguées) n’ayant pas le même niveau spirituel et les mêmes objectifs vis-à-vis de l’espèce humaine, et il ne faut donc pas s’étonner que l’on puisse noter des divergences dans le contenu.

* Comme beaucoup de gens, le critique s’en prend encore aux « messages New Age (mélanges de discours pseudo scientifiques, de leçons ‘religio-philosophiques nian-nian’ et de LSD) ».

Personnellement, si je m’intéresse au channeling, je ne m’intéresse pas au LSD, et je ne connais pas de « canal » en ayant recommandé la consommation !

Quant au discours pseudo scientifique et aux « leçons religio-philosophiques nian-nian », je ne vois pas quels sont les textes ainsi stigmatisés, et là encore il s’agit d’un jugement subjectif, lequel d’ailleurs n’est justifié par aucune citation. Moi-même je ne suis pas sensible à certains textes « religio-philosophiques », mais je les trouve moins « nian-nian » que les inepties que l’on trouve par exemple dans le « Catéchisme de l’Eglise catholique »… Par contre, le critique préfère l’univers sombre et paranoïaque de Jean Sider avec ses interprétations fantaisistes (donc pseudo scientifiques) faisant intervenir des entités fluidiques manipulatrices intervenant à tous les niveaux de la société.

Si l’ensemble des contradictions rencontrées a fini par écoeurer ce “critique” et lui ont fait dire que tout cela n’a aucune cohérence, c’est parce qu’il ne sait pas établir une « hiérarchie » des sources permettant de dissocier celles qui sont valables de celles qui le sont moins, et de celles qui sont douteuses ou fantaisistes. Obnubilé qu’il est par certaines contradictions constatées, il mélange toutes les sources en les considérant toutes comme suspectes et dépourvues d’enseignement. C’est le même problème qu’avec Jean Sider, en fait, pour en revenir au thème central de ce texte. Car, je le répète, à l’exception de quelques sources, les sources de type channeling (de type C, donc) présentent une similitude au niveau des thèmes essentiels. Il est impossible ici d’en faire la démonstration car il faudrait citer des dizaines et des dizaines d’enseignements !

Lorsque j’écris qu’il existe de nombreux points communs dans les cas de channeling, c’est vrai, n’en déplaise au critique, car dans cette catégorie je n’inclus pas l’ensemble des communications médiumniques, mais seulement celles qui sont regroupées dans la troisième catégorie, celle dite de type C. Toutes ces sources, en effet, ont pour caractères communs de reconnaître la réalité de certaines choses : la réincarnation, les Maîtres de sagesse (ou « ascensionnés »), les continents disparus, etc. Et si je parle de remarquable similitude, c’est précisément en rapport avec cette communauté de pensée concernant certains sujets traités.

Je précise que je ne suis pas le seul à avoir noté la ressemblance du contenu des communications reçues en channeling (les cas de type C, donc, dans ma classification). Voici en effet ce qu’a écrit Roger Billard dans une série d’articles parus dans la revue « Parasciences », articles consacrés à la médiumnité et au channeling :

« D’autre part, et c’est peut-être ce qui constitue à nos yeux un critère de l’authenticité de plusieurs messages, c’est qu’ils offrent des similitudes dans leurs contenus. Or, les sources qui les émettent et les channels qui les reçoivent viennent d’horizons très divers et ne sont même pas toujours contemporains. Ils ne peuvent donc ni se connaître, ni correspondre, ni se concerter pour adopter les mêmes idées (ce qui présenterait d’ailleurs bien peu d’intérêt et serait dépourvu de sens !). » (R. Billard, « Parasciences et transcommunication », numéro 40, mai 2000, p. 13.)

Inutile par conséquent de m’invectiver en me disant de faire attention « à ne pas dire des choses pareilles » car « les esprits crédules qui n’iront pas faire les recherches » que le critique dit avoir faites me « croiraient sur parole ! ». Les recherches que cet individu a faites, je les ai faites aussi et depuis plus longtemps que lui. Cela fait plus de trente ans que je m’intéresse à ces sujets et je n’ai donc pas de leçons à recevoir. Si « esprits crédules » il y a, ce sont ceux qui avaliseront les propos de ce critique.

Il ajoute que comme « le dit bien J. S., la grande majorité des messages de channels ne sont que du ‘bla-bla-bla psychologique vague et facile, des permutations et une paraphrase d’idées stéréotypées du domaine public’ ». Non, ceci ne concerne qu’une partie des textes « canalisés », car dans beaucoup d’autres il y a des informations précises sur divers sujets…

 

* Citation :

« Dans le cas des entités ‘captées’ par Robert David, on a l’impression d’entités d’une ‘dimension x’ ou d’un niveau inférieur du Plan astral élaborant, pour s’amuser, de la science-fiction (des plaisantins de l’Au-delà, en quelque sorte), avec notamment la référence à ‘Oxmyx’, une ‘entité biocybernétique’ ou ‘robot’, et à des ‘frères croyants de l’espace’… Quelques éléments valables sont ainsi noyés dans un fatras de considérations douteuses. »

Le critique : « Je dis ça là, mais j’aurais pu le dire ailleurs… J’ai la nette impression que la 3 D c’est pas la panacée ! En effet, que ce soit le Bas astral ou le Haut astral, tout le monde peut entrer en contact et s’amuser de nous et de notre esprit à loisir ! Alors que le contraire n’est pas possible… c’est comme si nous étions dans une dimension/densité ‘poubelle’ où l’on peut nous jeter des trucs par la figure sans jamais pouvoir répondre… C’est bien pratique pour l’hypothèse HSP ! Pourquoi les entités du Bas Astral ne vont pas chatouiller les pieds des petits Gris ? Pourquoi les Archanges ne jouent pas aux billes avec les Fées… ??? »

Ma réponse :

Réponse stupide (celle du critique, bien sûr) n’ayant pas de rapport avec le contenu de ma citation. Ma citation se réfère au contenu de certaines communications émanant de « l’Astral », celles-ci ayant pour origine des entités douteuses, la différence fondamentale entre mon « hypothèse HSP » et celle de Jean Sider consistant, dans le cadre de la théorie HSP, à ne pas reconnaître que toutes les entités sont trompeuses – seules certaines l’étant -, et à affirmer qu’elles n’ont pas toutes une unique origine.

Le côté « pratique » de l’HSP ne réside pas dans l’impossibilité, pour les êtres de la 3 D, de « répondre »… Si la 3 D ne peut contacter les niveaux plus élevés, c’est évidemment une simple question de « densité » (ou, si l’on préfère, de niveau fréquentiel), seules des personnes « sensitives » pouvant recevoir des messages d’autres niveaux dimensionnels.

En outre, le « Haut Astral » n’est pas impliqué dans les tromperies. Les univers de l’après-vie ne sont pas, dans leur intégralité, un repaire de voyous (il y en a assez sur Terre !) qui passeraient leur temps à tromper certains vivants incarnés. Ce rôle est dévolu, si je puis m’exprimer ainsi, à des entités « proches de la Terre » et résidant sur les « sous-plans » inférieurs de l’Astral.

Et pourquoi les « entités du Bas Astral » ne pourraient-elles pas ennuyer les « petits Gris », puisque les seconds sont plus matériels que les premières ? Quant au partenariat « Archanges/Fées », que le critique ne s’en fasse pas, cela peut « fonctionner », ces entités faisant partie intégrante, à des niveaux « hiérarchiques » variés certes, des royaumes « déviques » ou angéliques. Attention : je parle des vraies « fées » (qui sont des esprits de la nature), pas des êtres responsables de certaines « abductions », êtres que nos ancêtres ont identifié, par ignorance, à des entités faisant partie de leur folklore (exemple : identification des « petits Gris » ou des êtres du monde souterrain à des gnomes, ces derniers, qui sont de nature « éthérique », étant des élémentaux associés à l’élément « terre »).

 

* Citation :

« Des prières sont recommandées afin d’atténuer les futurs désastres annoncés. On retrouve ceci dans diverses apparitions mariales. Dans un autre message, on dit qu’un autre condamné à mort a été substitué à Jésus, celui-ci n’étant pas mort sur la croix, mais au Tibet à 85 ans ! Il aurait même été emmené en ‘soucoupe volante’ pour évangéliser d’autres planètes… »

Le critique : « Je vois un Abbé ce soir, justement, je lui soumettrai cette ‘communication’… Il va bien rigoler ! L’homme au masque de fer n’était pas en fait le frère de Louis XIV mais la momie du Christ trouvée en Egypte par Louis XII lors d’une croisière sur le Nil… je peux en trouver plein d’autres des messages médiumniques de ce type. La question que je me pose aussi concerne les sensations du médium lorsque celui-ci entre en communication avec des entités aussi variées : les ressentis ne devraient-ils pas varier ? Une communication avec un Archange devrait être à la limite de l’impossible à gérer vu le niveau hiérarchique du bonhomme, alors qu’un esprit désincarné devrait être un jeu d’enfant (et sentir la putréfaction au passage)… »

Ma réponse :

Passons encore une fois sur l’ironie facile, qui se veut « spirituelle » (si on peut dire) mais ne fait que refléter l’indigence de la pensée de celui qui en est à l’origine.

Quant à l’Abbé, je lui souhaite d’avoir bien ri. Il aura ri à tort, d’ailleurs, car le critique présente ma citation comme si je reprenais à mon compte les propos évoqués, ce qui n’est absolument pas le cas. Dans ce passage, je mentionne les propos reçus par le médium Robert David, un cas cité par Jean Sider, lequel a d’ailleurs le « chic » de mettre en exergue les quelques cas donnant un semblant de poids à ses élucubrations. Comme je l’ai signalé plus haut, je mets le cas « Robert David » (je parle des messages reçus) dans la catégorie D de ma petite classification des communications médiumniques en général, cette catégorie regroupant des messages atypiques, d’origine ou de contenu douteux par rapport à la majorité des écrits qui nous sont parvenus par voie « psychique ». Je n’adhère donc pas du tout aux inepties relatives à la substitution de Jésus par un autre condamné et à l’« évangélisation » d’autres planètes par le vrai Jésus. (Je ne parle pas des prières visant à atténuer les catastrophes, une recommandation/leitmotiv que l’on trouve en effet dans de nombreux messages, qu’il s’agisse d’apparitions mariales ou d’autres messages « canalisés ».)

Le critique écrit qu’il peut trouver plein d’autres messages médiumniques de ce type. S’il s’agit de cas de type D, j’en connais moi aussi. Par contre, s’il se réfère à d’autres sources, il faudrait qu’il commence par donner des citations afin que l’on puisse évaluer la pertinence ou non de son jugement. Car ce qui lui paraît fantaisiste ne l’est pas nécessairement.

 

* Citation :

« Quant à Karl Wolfe (ancien sergent de l’U. S. Air Force), qui dit avoir vu des photos montrant une base extraterrestre sur la face cachée de la Lune, il est certes difficile de dire s’il est sincère, mais je remarque pour ma part que de nombreuses sources convergentes (sorties hors du corps, channeling, ‘contactés’) font justement référence à l’existence d’une telle base sur la face cachée lunaire… »

Le critique : « Cela vous arrange bien qu’elle soit en permanence cachée cette fameuse face de la Lune. Dans le cas contraire, cette base serait soit inexistante, soit existante sur un autre Plan d’existence – je suppose. »

Ma réponse :

Eh oui, on peut penser que par mesure de « discrétion » certains visiteurs de l’espace ont profité du fait que la Lune ne présente que la même face pour y installer une base. Où est le problème ? Pour ma part, et en accord avec certaines sources, je ne doute pas que d’autres visiteurs ont d’autres bases ailleurs, et même sur Terre.

 

– A propos de la conclusion du critique :

En conclusion, le « siderien » a posé toute une série de questions censées montrer l’inanité de mes propos. Je réponds à chacune d’elles.

« Pourquoi des extraterrestres enlèveraient des êtres humains depuis des millénaires, soit sous leurs véritables apparences, soit en suggérant mentalement une image de réalité virtuelle adaptée au monde conceptuel de la victime ? »

Ma réponse : Qu’il aille le leur demander. Et pourquoi, dans la thèse « siderienne », des « entités fluidiques » passeraient-elles leur temps à tromper tout le monde en adoptant des identités fallacieuses ?

« Et pourquoi les maintenir en état de veille alors qu’ils ont le pouvoir de les rendre inconscients ? »

Ma réponse : Et pourquoi ne les maintiendraient-ils pas « à l’état de veille » ? Où est le problème ?

« S’ils ne les rendent pas inconscients parce qu’ils se nourrissent de leurs émotions, pourquoi alors – puisqu’ils pratiquent le clonage – n’élèvent-ils pas du ‘bétail humain’ dans leurs vaisseaux ? Ils préfèrent consommer sur place ? »

Ma réponse : Leur seul objectif est-il de se nourrir des émotions de leurs victimes ? Ils ont sûrement d’autres objectifs nécessitant leur présence « sur le terrain ».

« Le clonage, parlons-en : si leur but est de nous hybrider, pourquoi nous maintenir éveillés lors des enlèvements et nous prélever de la semence avec des moyens rudimentaires, voire via des coïts avec des hybrides ? »

Ma réponse : Là encore, il devrait le leur demander. Ce qui paraît absurde à certains individus ne l’est sûrement pas pour eux. Toujours cet « anthropomorphisme »…

« Comment se fait-il que depuis des siècles ils n’aient pas réussi à y arriver, alors que nous y sommes parvenus (nous, ridicules êtres humains) en une cinquantaine d’années depuis la découverte des gènes et de l’ADN ? »

Ma réponse : Mais qu’est-ce qui permet d’affirmer qu’ils ne sont pas parvenus à obtenir ce qu’ils cherchaient, puisque divers récits font état de l’existence d’enfants hybrides ? Ce qui gêne le “critique” c’est : pourquoi continuent-ils à effectuer cette activité in situ ? Ils ont sûrement une raison précise, mais, pas plus que moi, le critique ne peut exiger de la connaître, car, pas plus que moi, il ne peut les avoir pour « interlocuteurs ».

« Pourquoi enlever à 95% des êtres humains sur le sol américain ? »

Ma réponse : D’abord, ce sont des chercheurs américains qui se sont impliqués dans le recueil de ce type de récits. Pour connaître la raison de la prépondérance des activités des « aliens » dans ce pays il faudrait, là aussi, la demander à ceux-ci. Peut-être est-ce en relation avec le fait que les Etats-Unis sont le pays « leader » de la planète…

« Pourquoi s’évertuer à traverser les murs alors qu’ils peuvent arrêter le temps ou du moins altérer la perception de celui-ci (‘missing time’) ? »

Ma réponse : Là, je ne vois pas en quoi c’est inconciliable : la possibilité d’altération de la perception du temps (à supposer que cela soit le cas) ne les empêche pas d’utiliser d’autres capacités (technologiques ou « psi ») pour parvenir à leurs fins, parmi lesquelles, bien sûr, la « pénétration » de la matière, ou le « télétransfert » (téléportation) de celle-ci, en utilisant peut-être des « portes stellaires » (ou interdimensionnelles).

« Pourquoi laisser des vaches mutilées dans les champs alors que leur disparition pure et simple serait plus discrète ? »

Ma réponse : Effectivement, une telle disparition serait plus logique. Mais, trouver illogique un comportement chez une espèce inconnue, c’est encore faire de l’anthropomorphisme.

« Pourquoi dessiner des dessins dans des champs de blé et envoyer des MIB tous plus ridicules les uns que les autres ? »

Ma réponse : S’agissant des “crop circles”, outre le fait que la majorité d’entre eux sont le fait d’humains, ceux qui sont « authentiques » ne sont pas nécessairement le fait de visiteurs « en 3 D ». Les êtres qui sont à l’origine des enlèvements et des mutilations ne sont pas les mêmes que ceux qui sont à l’origine de certains “agroglyphes”. C’est un sujet que je traite dans plusieurs textes (dans la rubrique « Enigmes ».)

Quant aux ridicules MIB, ils ne sont évidemment pas en relation avec les « faiseurs de cercles ». Peut-être s’agit-il de clones ou de « robots biologiques » utilisés par une certaine espèce de visiteurs de l’espace afin d’intimider certains témoins.

« Ces trois dernières interrogations renvoient vers une volonté radicalement ostentatoire de ces ‘vrais’ Aliens ‘petits Gris’ !

L’intérêt est bien évidemment, selon moi, de prouver, par toutes ces démonstrations de force, qu’ils nous sont supérieurs. »

Ma réponse : Je n’y vois pas du tout une volonté de leur part de montrer qu’ils nous sont supérieurs. Pour répondre à l’interrogation ci-dessus, le fait de dessiner des dessins dans des champs de blé, par exemple, n’est pas la marque d’une supériorité, mais s’explique peut-être (je parle de la minorité des « crops » authentiques) par le désir d’intriguer et de faire se poser des questions quant à l’origine de ces formations… (Les figures auraient aussi, d’après certaines sources, des propriétés énergétiques particulières…)

« Pourquoi les Fées ont quasiment disparu avec la christianisation intensive de l’Europe ?

Et pourquoi ne se limitent-elles qu’à un secteur géographique précis (qui va de la France jusqu’à la Scandinavie, et de l’Irlande jusqu’à l’Allemagne), si elles habitent réellement un Plan d’existence différent ? »

Ma réponse : Je répète qu’il existe, à notre époque, des récits de perceptions d’esprits de la nature. Par ailleurs, je répète aussi que dans les siècles passés nos ancêtres ont pu confondre des êtres de petite taille, d’origine extraterrestre ou souterraine, avec des gnomes (« élémentaux » associés à l’élément « terre »).

S’agissant du secteur géographique, j’ai déjà signalé que d’autres peuples ont aussi évoqué les « dévas » et « esprits de la nature » sous des appellations propres à leur culture : les « kami » chez les Japonais, etc.

« Pourquoi les Démons, incubes et succubes ont quasiment disparu avec la fin de l’Inquisition ? »

Ma réponse : Parce que si beaucoup de récits de ce type ne faisaient que refléter les croyances superstitieuses de l’époque, d’autres peuvent très bien s’expliquer, comme je l’ai signalé, par deux types de sources :

– Des « abductions » (d’origine extraterrestre ou souterraine) interprétées par les témoins de l’époque en termes « diaboliques ».

– Des récits de contacts médiumniques avec des entités « astrales » proches de la Terre, et des immersions de la conscience de sujets décorporés dans ces mêmes zones « astrales ».

N’oublions pas les cas modernes de possessions et exorcismes, ainsi que diverses manifestations de « hantises » et de poltergeist (voir la série de témoignages américains dans l’émission « Phénomène paranormal », sur la chaîne 23), qui auraient être interprétés, dans un contexte culturel différent, comme étant des manifestations diaboliques (ce que certains font encore, d ‘ailleurs, à notre époque).

« Pourquoi les Anges ne sont-ils apparus qu’aux premiers Chrétiens et ne se dévoilent pas maintenant, même aux plus fervents d’entre eux ? »

Ma réponse :

Là, le critique n’est pas « à la page ». Des récits de rencontres présumées avec des anges existent de nos jours. Il suffit de lire par exemple, et entre autres, le gros livre (aux éditions Le Jardin des Livres) de Pierre Jovanovic consacré justement à ce sujet. Cela ne signifie pas qu’il s’agisse réellement de contacts avec des anges (il peut s’agir en réalité de simples « guides spirituels » ou de Maîtres ascensionnés), mais c’est ainsi que certaines personnes ont perçu ou interprété leur expérience, cette observation étant aussi valable pour les récits remontant à l’époque des premiers Chrétiens.

En outre, il existe de nombreux « canaux » (Ronna Herman, etc.) disant avoir bénéficié de messages émanant d’entités angéliques ou archangéliques.

« Pourquoi les visites des entités des sphères supérieures ne concernent que certains élus, et bien évidemment jamais des personnes décisionnaires dans l’avenir du monde ? »

Ma réponse : D’abord, il faudrait s’entendre sur la nature des « entités des sphères supérieures ». Fait-on ici référence à des entités extraterrestres ou à des entités spirituelles ?

S’il s’agit d’entités extraterrestres, l’explication du manque de contact avec des « personnes influentes » s’explique par le principe de non-ingérence avec des sociétés moins évoluées, afin d’éviter un « ethnocide » (pour reprendre l’expression forgée par Christel Seval). Je traite ce sujet dans plusieurs textes : « Extraterrestres. Le problème du non-contact » (même rubrique).

Quant aux entités spirituelles, elles contactent des personnes à la sensibilité médiumnique, ce qui permet à ces dernières de recevoir leurs messages.

Dans les deux cas, plutôt que d’« élus » il vaut mieux parler de personnes choisies selon des critères spécifiques. Il est possible que certains témoins ou « expérienceurs » aient eux-mêmes choisi, en accord avec les entités concernées, ce type de contacts, ce choix ayant eu lieu avant l’incarnation. (On peut expliquer ainsi certains récits relatés par exemple dans le livre de Kenneth Ring : “En route vers Omega”, l’auteur faisant un parallèle entre des récits de RR4 et des NDE.)

« Et pourquoi le message est-il soit superflu et vague, soit détaillé et précis ? »

Ma réponse : Parce que le but poursuivi est différent en fonction des sources, tout simplement. Les intervenants sont différents, ils ont des origines diverses et ils adaptent le contenu des communications au type d’information ou de discours qu’ils veulent véhiculer. Et puis, les qualificatifs « superflu et vague » sont subjectifs, je dirai plutôt qu’il y a des textes qui « accrochent » certaines personnes et pas d’autres (mon intérêt personnel allant bien sûr vers les infos « détaillées et précises » !).

« Enfin, entre les égrégores positifs/négatifs, les êtres du bas Astral, les élémentaux (fées, gnomes, elfes, devas, djinns, etc.), les esprits non incarnés/désincarnés, les Poltergeists/fantômes, les maîtres ascensionnés (provenant de l’Atlantide ou de Mû je suppose) vivant à Shambhalla, les Agarthiens… »

Ma réponse :

Je vois que cette longue liste (et je pourrais allonger beaucoup celle-ci !) de réalités qui ne sont pas reconnues et qui sont ignorées par la science actuelle gêne beaucoup le critique. Eh oui, encore une fois, la réalité est complexe et multiple, diversifiée, comme le sont par exemple les formes de vie sur Terre. Le critique préfère, lui, l’idée simpliste et stupide de vagues entités énergétiques à l’origine unique qui mystifieraient les sociétés humaines et les témoins de « rencontres extraordinaires », une vision sombre et paranoïaque qu’il a partagé avec Jean Sider et ceux qui pensent comme lui. Notons au passage que les entités mythiques de Jean Sider sont nécessairement réputées être, de par leur nature « énergétique », “non-incarnées” !

(A préciser : Les Maîtres ascensionnés ne viennent pas nécessairement tous de l’Atlantide et de , pas plus qu’ils ne vivent tous, nécessairement, à Shambhalla !)

 

– A noter :

Dans la précédente version de mon site, j’avais mis, en deux textes distincts (amalgamés ici avec ma critique de la théorie de Jean Sider qui était alors scindée en quatre textes), la contribution du critique au forum (qui n’existe plus) d’Anton Parks. Celui que j’ai appelé ici « l’auteur » puis « le critique » (j’ai enlevé le pseudo qu’il utilisait sur le forum) m’avait ultérieurement contacté par email puis par téléphone pour m’inciter à enlever les deux textes (celui de mes réponses à sa critique et celui consacré à sa thèse sur l’EDD). Le motif invoqué était qu’il avait depuis « évolué »… (Il est devenu depuis très intéressé par l’oeuvre d’Anton Parks.) J’avais donc enlevé ces deux textes. Je profite cependant de la refonte complète des textes de la nouvelle version de mon site pour « réintégrer » le contenu de ces deux textes, avec quelques légères modifications et quelques petits ajouts. Pourquoi ? Parce qu’outre le fait que ces commentaires ont été formulés à un moment donné et qu’ils reflétaient alors la pensée de quelqu’un qui était alors un « disciple » (même si ce n’était pas à 100%) de la pensée de Jean Sider, je pense que les objections et commentaires ainsi formulés par ce critique ne peuvent que refléter, pour l’essentiel, la pensée d’autres adeptes de la théorie de Jean Sider. C’est pourquoi il m’est apparu nécessaire de faire état de mes réponses. Comme exemple de quelqu’un adhérant à la thèse de Jean Sider, j’évoque ci-après le contenu d’un email que j’ai reçu de la part d’une lectrice de ma critique. Je lui ai envoyé la réponse suivante :

« Je ne suis absolument pas naïf ‘d’interpréter’ les faits ufologiques ‘au premier degré’, les différentes espèces extraterrestres mentionnées n’étant pas des apparences prises par des entités manipulatrices. Par contre, vous, vous êtes naïve d’adhérer aux stupidités ‘sideriennes’. De plus, il est absurde de considérer que les extraterrestres doivent ‘rester chez eux’ ! Les histoires de ‘matériel génétique’ ne sont pas, en outre, des leurres.

Les géologues ne peuvent évidemment pas souscrire à l’idée d’une Terre creuse. Pourtant, des sources que je considère fiables font état de cette ‘impossibilité’… L’Atlantide, la Lémurie, le déluge universel, ne sont absolument pas des mensonges transmis par des entités qui nous mèneraient ‘en bateau’ via des channels, des médiums, des témoins EMI, etc. Je précise d’ailleurs que les témoins d’EMI n’évoquent pas ces thèmes…

Vous croyez à la survivance, mais vous réfutez que des défunts puissent communiquer avec notre monde en 3 D ! La négation d’une telle communication est aussi absurde que l’interdiction aux extraterrestres de venir nous visiter. Il est en outre inexact de réduire à des sottises tout ce qui est transmis par les médiums, la réincarnation, la ‘bibliothèque akashique’, les êtres de lumière, etc., étant des réalités (dont vous aurez l’occasion de vous rendre compte, d’ailleurs, lorsque le moment sera venu pour vous de ‘passer de l’autre côté’…).

Contrairement à ce que vous insinuez, les archanges et les maîtres ascensionnés sont une réalité. Il ne s’agit pas d’identités que se donneraient des ‘aliens’ manipulateurs. Vous continuez votre délire paranoïaque en affirmant de façon tout aussi péremptoire et injustifiée que tout ce que disent les ‘entités’ contactées n’est ‘que du vent’.

Les ‘aliens’ exaucent les prières ? Encore une ineptie.

Ne pas croire en Dieu parce qu’il y a de ‘mauvais démons’, voilà un curieux raisonnement. Quant à prétendre que ‘trop de choses prouvent’ que Dieu n’existe pas, alors là, je me permets de rigoler. D’ailleurs, vous croyez à la survivance, mais vous ne croyez pas en Dieu ! Ce faisant, comme d’autres individus, vous ne respectez pas le principe de non contradiction, l’une des deux réalités ne pouvant aller sans l’autre. Contrairement à ce que vous affirmez péremptoirement, Dieu n’est absolument pas un concept imaginé par des entités afin de tenir l’humanité ‘sous leur coupe’, car la thèse des entités fluidiques et énergétiques manipulatrices de Jean Sider, que ce dernier associe à la totalité des phénomènes paranormaux et ufologiques, relève de la paranoïa et du mythe.

Que dire de plus, si ce n’est que votre cas est tout à fait typique du manque de discernement des adeptes de la pensée ‘siderienne’. Beaucoup de confusionnisme et de contrevérités, dans tout cela. »

Alain Moreau

 

Lectures complémentaires :

– « OVNIS et paranormal ».

– « La molécule de l’esprit, l’ayahuasca et les états modifiés de conscience ».

“Effet Geller, TCI et OVNIs”.

 

Références :

1. Jean Sider, « Contacts supra-terrestres », tome 2, éditions Axis Mundi, 1995, p. 206, 168.

2. Paul Misraki, « Des signes dans le ciel », éditions Labergerie, 1968, p. 87-101.

3. Jacques Vallée, « Autres Dimensions », éditions Robert Laffont, 1989, p. 219-244.

4. Jean Sider, « Ces Ovnis qui font peur », éditions Axis Mundi, 1990, p. 434-435.

5. Jean Sider, « Ovnis : Le secret des aliens », éditions Ramuel, 1998, p. 220-221, 225-231.

6. Ibid., p. 234-236.

7. Anne Givaudan et Daniel Meurois, « Terre d’émeraude », éditions Arista, 1983, p. 130-131.

8. Giorgio Dibitonto, « Anges en astronef », éditions Ramuel, 1995.

9. « Partage international », n° 118, juin 1998, p. 7-11 ; « Les mondes parallèles », n°11, Janvier-Mars 1999, p. 38-39.

10. Michel Coquet, « O.V.N.I. à la lumière de la Tradition », éditions L’Or du Temps, 1992, p. 44.

11. Richard T. Thompson, « Alien identities », Govardhan Hill Publishing, 1993.

12. Gildas Bourdais, « Enquête sur l’existence d’êtres célestes et cosmiques », éditions Filipacchi, 1994, p. 333, 380-383.

13. Jean Sider, « Ovnis : Les envahisseurs démasqués », éditions Ramuel, 1999, p. 76.

14. Ibid., p. 85.

15. « Phénomèna », n° 40, 1998, p. 44-45.

16. Jean Sider, « Ovnis : Les envahisseurs démasqués », op. cit., p. 79-80.

17. Cyrille Odon, « Les racines du futur », éditions Louise Courteau, 1998, p. 258.

18. Jean Sider, « Contacts supra-terrestres », tome 2, op. cit., p. 217.

19. Joseph Whitfield, « Le trésor d’El Dorado », éditions Vivez Soleil, 1991, p. 144-153 ; Anne Givaudan et Daniel Meurois, « Le voyage à Shambhalla », éditions Arista, 1986, p. 154-182 ; Jean Michel, « X Contacts », 1998 (cas de Willaru Huayta) ; Mijo, « Visiteurs venant des étoiles », éditions Mijo, 1999, p. 184-185.

20. Jean Sider, « Lumières dans la nuit », n° 342, 1997, p. 43.

21. Jean Michel, « X Contacts », automne 1997, p. 6.

22. Anne Givaudan et Daniel Meurois, « Le voyage à Shambhalla », op. cit., p. 150-151 ; Anne Givaudan et Daniel Meurois, « De mémoire d’Essénien », éditions Arista, 1984, p. 255 ; Jean Michel, « E.T. – Les contactés parlent », éditions J. M., 1983, p. 44-45 (témoignage de Wanda Lockwood, une « contactée » de Sedalia, Colorado).

23. Michel Coquet, « O.V.N.I. à la lumière de la Tradition », op. cit., p. 73-74.

24. Michel Coquet, « Devas ou les mondes angéliques », éditions L’Or du Temps, 1988, p. 239-241.

25. Jacques Vallée, « Autres Dimensions », op. cit., p. 34-37.

26. Michel Coquet, « O.V.N.I. à la lumière de la Tradition », op. cit., p. 72.

27. Jean Sider, « Ovnis : Le secret des aliens », op. cit., p. 271.

28. Ibid., p. 283.

29. Ibid., p. 256, 281.

30. Ibid., p. 242-244.

31. Ibid., p. 244-255.

32. Michel Coquet, « Pouvoirs psychiques et réalisation spirituelle », éditions L’Or du Temps,1989, p. 195.

33. Jeanne Guesné, « Le grand passage », éditions Le Courrier du Livre, 1978, p. 17, 50-51.

34. Jean Sider, « Contacts upra-terrestres », tome 2, op. cit., p. 143.

35. Ibid., p. 145.

36. Ibid., p. 161-172.

37. Carl Van Vlierden, « Les douze planètes parlent », éditions Geneviève Vanquelef, 1993, p. 114-115.

38. Frank Alper, « Mémoires de l’Atlantide », tome 1, éditions Recto-Verseau, 1996, p. 26-27, 33-34.

39. Jean Sider, « Contacts supra-terrestres », tome 2, op. cit., p. 159-160.

40. Anne Givaudan et Daniel Meurois, « Le voyage à Shambhalla », op. cit., p. 100-119 ; Mijo, « Ceux qui nous regardent », éditions Mijo, 1999, p. 107-123.

41. Jean Sider, « Ovnis : Le secret des aliens », op. cit., p. 204.

42. Ibid., p. 196.

43. Ibid., p. 200-203, 281-282, 277.

44. Ibid., p. 278.

45. Ibid., p. 163.

46. Ibid., p. 297.

47. Ibid., p. 303.

48. Ibid., p. 279-280.

49. Ibid., p. 274.

50. Ibid., p. 294-295.

51. Michel Coquet, « O.V.N.I. à la lumière de la Tradition », op. cit., quatrième page de couverture.

52. Anne Givaudan et Daniel Meurois, « Le voyage à Shambhalla », op. cit., p. 181. Notons que Lobsang Rampa (décédé en 1981) a aussi mentionné l’origine “intraterrestre” de certains OVNIs. Voir : « Crépuscule », éditions J’ai Lu, 1975, p. 37.

53. Gérard Demarcq, « Les paraterrestres – Nos initiateurs », éditions Ramuel, 1997. Pour une critique de ce livre voir : Jean-Pierre Tennevin, « Lumières dans la nuit », n° 347, mars 1998, p. 35-38.

54. Jean Sider, « Ces Ovnis qui font peur », op. cit., p. 315.

55. Carl Van Vlierden, « Les douze planètes parlent », op. cit. Le « contacté » sud-africain Edwin dit avoir reçu des communications de visiteurs de l’espace provenant de l’”univers-jumeau” d’antimatière.

Daniel Meurois et Anne Givaudan, « Récits d’un voyageur de l’Astral », éditions Arista, 1983, p.192 (ouvrage réédité en 2000 aux éditions Le Perséa).

Lobsang Rampa, « Les clés du Nirvâna », éditions J’ai Lu, 1973, p. 97.

56. Jean Sider, « Ovnis : Le secret des aliens », op. cit., p. 271, 285-286 ; « Contacts supra-terrestres », tome 2, op. cit. (avant la page numérotée ‘‘1’’).

57. Jean Sider, « Ovnis : Le secret des aliens », op. cit., p. 299-300.

58. Bob Frissell, « Rien n’est vrai dans ce livre, mais c’est ainsi que les choses sont », éditions Vivez Soleil, 1997, p. 197.

59. Ibid., p. 199.

60. Jean Sider, « Ovnis : Le secret des aliens », op. cit., p. 164-166, 168, 171.

61. Ibid., p. 238, 272-273.

62. Michel Coquet, « Savoir mourir », éditions L’Or du Temps, 1986, p. 112. Ultérieurement réédité sous le titre : « Connaissance de l’Après-vie ».

63. Ibid., p. 112.

64. Ibid., p. 113.

65. Christine Hardy, « L’Après-vie à l’épreuve de la science », éditions du Rocher, 1986, p. 274-275.

66. Christine Hardy, « La connaissance de l’Invisible », éditions Philippe Lebaud, 1991, p. 15-24.

67. Kenneth Ring, « Projet Oméga », éditions du Rocher, 1994, p. 192-193.

68. François Brune, « Les morts nous parlent », éditions du Félin, 1988, p. 176.

69. Daniel Meurois et Anne Givaudan, « Récits d’un voyageur de l’Astral », éditions Arista, 1983, p. 57-58.

70. Michel Coquet, « Pouvoirs psychiques et Réalisation spirituelle », éditions L’Or du Temps, 1989, p. 194-195.

71. Jean Sider, « Ovnis : Les envahisseurs démasqués », op. cit., p. 244.

72. Jean Sider, « Ovnis : Le secret des aliens », op. cit., p. 192-193.

73. « Facteur X », n° 76, mars 2000, p. 2109 ; Thomas Jean, « Synthèse Ovni », éditions Louise Courteau, 1999, p. 174-176.

74. Jean Sider, « Parasciences et transcommunication », n° 32, mars 1998, p. 31.

75. Jean Sider, « Ovnis : Le secret des aliens », op. cit., p. 195.

76. Ibid., p. 194.

77. Jean Sider, « Ovnis : Les envahisseurs démasqués », op. cit., p. 140-169.

78. Ibid., p. 150-151.

79. Ibid., p. 154.

80. Ibid., p. 159.

81. Ibid., p. 24-25.

82. Ibid., p. 38.

83. Ibid., p. 45-47.

84. Ibid., p. 50.

85. Ibid., p. 51-52.

86. Ibid., p. 52-54.

87. Ibid., p. 57.

88. Ibid., p. 58.

89. Ibid., p. 55.

90. Ibid., p. 55.

91. Ibid., p. 55-56.

92. Ibid., p. 60-61.

93. Kenneth Ring, « Projet Oméga », op. cit., p. 112.

94. Jean Sider, « Ovnis : les envahisseurs démasqués », op. cit., p. 243-244.

95. Ibid., p. 244.

96. Ibid., p. 244-245.

97. Ibid., p. 245.

98. Ibid., p. 243.

99. Ibid., p. 62.

100. Ibid., p. 241-242.

101. Ibid., p. 242.

102. Michel Coquet, « Lumières de la Grande Loge Blanche », éditions L’Or du Temps, édition de 1987, p. 168.

103. Joseph Whitfield, « La quête éternelle », éditions Vivez Soleil, 1991. (Réédité en 2014 aux éditions Lanore.)

Daniel Meurois et Anne Givaudan, « Récits d’un voyageur de l’Astral », op. cit. Daniel Meurois a été informé que « certains dieux de la mythologie gréco-latine étaient de faux dieux » et qu’ils étaient en réalité « des êtres issus de l’espace, non pas dans un but bénéfique mais à des fins égoïstes » (p. 194).

« Hormis Hermès, Apollon et quelques autres, les Dieux de l’Antiquité gréco-latine sont de faux Dieux. (…) Sache simplement, pour l’instant, qu’ils ne sont pas nés de l’imagination populaire comme on pourrait le prétendre. Ce furent des êtres de chair. Ils n’ont pas vu le jour sur la Terre que tu habites, mais ce ne sont pas des messagers de l’Amour Divin pour autant. Ils commirent sur Terre nombre d’exactions et donnèrent des leçons de perversité à des peuples entiers. Il suffit de lire la mythologie grecque et romaine pour comprendre qu’ils ne pouvaient être des ambassadeurs de la Parole. Néanmoins, je te l’affirme, la mythologie qui les fait revivre est digne d’intérêt. Afin de tirer profit des actes amoraux de ces êtres, le grand réformateur et unificateur de la religion grecque que fut Orphée, ‘celui qui montre la lumière’, a déformé deci-delà leur histoire, leur donnant ainsi une signification ésotérique riche d’enseignements.

Voilà pourquoi il faut prendre en considération des récits comme ceux qui mettent en scène les Argonautes et la Toison d’Or, Héraclès ou Orphée lui-même.

Un essai comparatif sérieux devra être entrepris un jour, concernant les récits inspirés par Orphée et ceux d’autres peuples de par le monde. » (p. 108-109).

104. Jean Sider, « Ovnis : Les envahisseurs démasqués », op. cit., p. 73-75.

105. Michel Coquet, « Le Seigneur du Monde », éditions L’Or du Temps, 1991.

106. Joseph Whitfield a été informé que « Cronos » était en réalité le président du conseil dirigeant de Poséid, en Atlantide. Il fut aussi « Aladran » en Lémurie… Voir, à ce sujet, « La quête éternelle », op. cit., p. 257.

107. Jean Sider, « Ovnis : Les envahisseurs démasqués », op. cit., p. 83-84.

108. Jean Michel, « E.T. – Les contactés parlent », éditions J. M., 1983, p. 85.

109. Jean Sider, « Ovnis : Les envahisseurs démasqués », op. cit., p. 91-92.

110. Ibid., p. 81-82.

111. Jean Sider, « Parasciences », n° 39, février 2000, p. 27.

112. Jean Sider, « Lumières dans la nuit », n° 355, avril 2000, p. 24-26.

113. Shi Bo, « OVNI . Nouveaux dossiers chinois », éditions Aldane, 1999, p. 215.

114. Joseph Whitfield, « La quête éternelle », op. cit., p. 79.

Earlyne Chaney, « Initiation dans la Grande Pyramide », éditions Arista, 1991, p. 66.

Max Heindel, « Cosmogonie des Rose-Croix », éditions Rosicruciennes, édition de 1972, p. 370 :

« La Bible mentionne que les fils de Dieu prirent pour femmes les filles des hommes (leurs compatriotes atlantéennes…). »

Dans ce contexte, il n’est pas fait référence à des extraterrestres. Les deux conceptions (extraterrestre et “non-extraterrestre”) ne sont cependant pas incompatibles, ce qui est confirmé par Earlyne Chaney (op. cit., p. 79) :

« Mes parents m’expliquèrent que les An-Anaki venus de l’Atlantide, à l’instar des hommes-dieux qui les avaient précédés, s’unirent avec des fils et des filles de l’Egypte soigneusement choisis, afin d’engendrer d’autres hommes-dieux et femmes-déesses. Ils enseignèrent les Mystères de l’initiation à leurs enfants, qui devinrent les premiers souverains de l’Egypte. Ils bâtirent de nombreux temples dans les sables d’Egypte. Durant des siècles, poursuivirent mes parents, ils n’autorisèrent leurs enfants à s’unir qu’avec les fils et les filles issus des familles d’origine semi-divine, perpétuant ainsi le caractère divin d’une lignée de souverains, de prêtres et de prêtresses des Mystères. »

115. Jean Sider, « Ovnis : Les envahisseurs démasqués », op. cit., p. 106.

116. Ibid., p. 119.

117. Ibid., p. 124-125.

118. Ibid., p. 133.

119. Ibid., p. 134.

120. Ibid., p. 136.

121. Ibid., p. 26, 175-204.

122. Ibid., p. 233.

123. Ibid., p. 233-234.

124. Ibid., p. 234.

125. Ibid., p. 243.

126. Ibid., p. 248.

127. « Facteur X », n° 77, mars 2000, p. 2152-2156.

128. Jean Sider, « Ovnis : les envahisseurs démasqués », op. cit., p. 258.

129. « Parasciences et transcommunication », n° 32, mars 1998, p. 29.

130. Jean Sider, « Contacts supra-terrestres », tome 2, éditions Axis Mundi, 1995, p. 159 ; tome 1, 1994, p. 134.

131. Outre la revue du MUFON, « Ufo Journal », de juillet 2000, cet article a été publié, avec un ajout, dans les publications françaises suivantes :

« Lumières dans la nuit » (LDLN), n° 358, novembre 2000, p. 33-41.

« Parasciences et transcommunication », n° 42, décembre 2000, p. 33-42.

« Le monde de l’inconnu », n° 291.

Jean Sider, « Ovnis : La solution du mystère ? », éditions Ramuel, 2001, p. 92, 113-114, 163-164.

132. Jean Sider, « Lumières dans la nuit », n° 359, janvier 2001, p. 34-42 ; n° 361, juillet 2001, p. 30-36.

133. Jean Sider, « Ovnis : La solution du mystère ? », op. cit., p. 92, 113-114, 163-164.

134. Ibid., p. 12-13, 24, 202, 235, 187.

135. Ibid., p. 159, 154-156, 233, 236, 158, 197.

136. Anne Givaudan, « Walk-In », éditions S.O.I.S., 2001, p. 60.

137. Jean Sider, « Ovnis : La solution du mystère ? », op. cit., p. 9-10, 12, 191-192, 77-111.

138. Ibid., p. 156, 162-168.

139. Ibid., p. 10, 128-146, 191-192.

140. Ibid., p. 89-91, 117, 177-179.

141. Jean d’Argoun, « Issahâ. La Lumière qui vient… », éditions Guy Trédaniel, 1997, p. 59-60.

142. Ibid., p. 113-114.

143. Ibid., p. 157.

144. Michel Coquet, « Devas ou les Mondes angéliques », éditions L’Or du Temps, 1988, p. 215-216.

145. Jean Sider, « Ovnis : La solution du mystère ? », op. cit., p. 168.

146. Ibid., p. 168-176, 179-181, 195-196.

147. Jean d’Argoun, « Issahâ. La lumière qui vient… », éditions Guy Trédaniel, 1997, p. 17-18, 20-21.

148. Jean Sider, « La vie vient d’une intelligence supérieure », JMG éditions, 2002, p. 12-22, 24-25, 94, 103-107, 111, 114-121.

149. Ibid., p. 123-171.

150. Ibid., p. 181-203.

151. Ibid., p. 220-282, 291-295, 304-309, 315, 317-324.

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