New-Age, maîtres spirituels et spiritualité

 

 

 

 

 

Dans « Sectes et nouveaux mouvements religieux » (rubrique « Inclassables »), j’évoque le problème des « sectes », en mettant l’accent sur la critique du traitement médiatique et politique du phénomène sectaire.

Un mouvement important des spiritualités « alternatives » (non enracinées dans une tradition religieuse majoritaire) est constitué de ce qu’on connaît sous l’appellation générale de « Nouvel Âge » ou New Age. Le présent texte développe certaines critiques faites à ce mouvement et à certains auteurs/enseignants s’exprimant dans cette mouvance. On peut à cet égard distinguer deux types de critiques (en plus des critiques émanant de croyants « orthodoxes » et des fondamentalistes primaires) :

– Celles de type « rationaliste ».

– Celles qui émanent de personnes qui, tout en faisant en fait partie du mouvement critiqué, s’en démarquent néanmoins pour en dénoncer certains aspects ou certaines doctrines.

Je donne donc, dans ce texte, quelques contributions relatives à ces deux types de critique, avec mes propres commentaires concernant ceux-ci.

Il existe divers ouvrages rédigés par des auteurs qui s’en prennent au mouvement dit du « Nouvel Âge ». Mon objectif, ici, n’est pas de faire l’étude critique du contenu de ces livres, car ceci me prendrait trop de place et trop de temps. J’ai par contre découvert deux sites Web consacrés à la dénonciation des allégations de divers auteurs s’exprimant dans cette mouvance ou mis par le critique dans cette dernière, et je propose donc de présenter certains commentaires de ces détracteurs, commentaires agrémentés, quand je le juge nécessaire, de mon propre commentaire en relation avec ces derniers.

 

I. Un libraire new age « repenti » :

Le responsable (qui réside à Montréal) du premier site Web ( http://blogdesinfidèles.blogspot.com/) n’est connu que par son prénom : Marc-André. Celui-ci, que l’on peut appeler « le libraire new age repenti », a tenu une librairie « nouvel âge » pendant 13 ans. (Je me suis permis de rectifier les fautes d’orthographe et de grammaire, et les formulations incorrectes, que l’on trouve dans ses textes.) Quand je le juge nécessaire, j’apporte mon propre commentaire.

 

A. Les commentaires du prénommé Marc-André :

 

1. Meurois-Givaudan :

« Pendant plus d’une décennie, le couple français Anne et Daniel Meurois-Givaudan a séduit des milliers de lecteurs avec leurs bouquins. Ils prétendent voyager dans le plan astral pour y cueillir de l’information. Cela est très peu probable car rien de neuf ressort de ces ‘découvertes de l’astral’.

Ils ont, ensemble, produit un nombre considérable d’ouvrages, allant de la vie de Jésus, en passant par le processus d’incarnation d’une âme. Le couple n’est plus, mais, chacun de leur côté, ils continuent de produire des écrits.

Dans son livre : ‘Les formes-pensées’, tome 1 (S. O. I. S., 2003, page 95), Anne Givaudan donne un exemple de la puissance des ‘formes-pensées’ sur les individus :

‘Je me souviens d’un film de Zeffirelli appelé ‘Jésus de Nazareth’. Lors de sa sortie, il y eut foule. L’acteur qui jouait le rôle de Jésus, bien qu’ayant peu avoir physiquement avec le personnage réel, avait une présence qui remplissait l’écran et le cœur des spectateurs.

L’acteur n’avait pas encore trente-trois ans, âge fatidique dans l’histoire de Jésus, mais il en était proche. Quelle ne fut pas ma stupéfaction, quelque temps après, d’apprendre que cet homme ne s’était jamais remis de son rôle et s’était suicidé à l’âge précis de trente-trois ans.’

N’est-ce pas incroyable ? Robert Powell fut si affecté par son rôle de Jésus qu’il est mort à trente-trois ans !

Le problème, avec cette histoire, est que Robert Powell n’est pas mort à trente-trois ans.

Anne Givaudan a probablement entendu cette histoire quelque part. Or, si elle avait pris trois minutes pour faire une recherche sur Google, ou si elle avait visité le club vidéo de son quartier, elle aurait découvert que Powell était la vedette dans une production néo-zélandaise sur la première guerre mondiale dans le film ‘Chunuk Bair’ en 1992. De plus, il jouait encore au théâtre en 2008, âgé de soixante-quatre ans.

Mais comme bien des auteurs ‘new age’, elle répète des histoires qui servent à prouver son point de vue, mais qui s’avèrent finalement être de la pure désinformation. Les lecteurs d’Anne Givaudan ne remettront pas en question ces affirmations et répéteront sans y penser deux fois que Robert Powell s’est suicidé à trente-trois ans ! Bienvenue dans le monde du new age… » (Marc-André)

Si Anne Givaudan a certes commis une erreur en évoquant Robert Powell, cela ne permet pas pour autant de jeter le discrédit sur l’ensemble de son œuvre. Et je ne suis pas du tout d’accord avec ce commentaire (à l’encontre de Daniel Meurois et Anne Givaudan) du critique :

« Ils prétendent voyager dans le plan astral pour y cueillir de l’information. Cela est très peu probable car rien de neuf ressort de ces ‘découvertes de l’astral’. »

Donc, si l’on suit la pensée de cet individu, il est « très peu probable » que ce que relatent ces auteurs est vrai car il n’y a, paraît-il, rien de nouveau dans leurs écrits ! Ayant moi-même presque tous les ouvrages des auteurs incriminés, on me permettra de ne pas être d’accord avec l’affirmation selon laquelle il n’y a, dans cette œuvre, « rien de neuf ». Il existe certes des concepts et des thèmes familiers aux lecteurs de la littérature dite « ésotérique », mais il y a aussi des relations de contacts particuliers spécifiques au vécu « extracorporel » allégué des deux auteurs. Rejeter le caractère réel des récits en affirmant (ce qui est faux) qu’il n’y a rien de nouveau dans ceux-ci est, pour moi, une absurdité. En outre, le caractère de « nouveauté » ne constitue aucunement un garant de l’authenticité d’un vécu allégué !

 

2. « Le livre noir des gourous » :

« Quelques années après avoir découvert que mon gourou préféré était illusionniste/pédophile/mégalomane et qu’une dizaine d’autres ‘maîtres spirituels’ respectés avaient eux aussi des ‘vies secrètes’, j’entrepris de produire un collectif d’auteurs qui dévoileraient l’écart considérable entre les paroles et les actions de ces visages à deux faces.

J’ai obtenu la coopération de Luna Tarlo, la mère d’Andrew Cohen, ‘l’éveilleur’ moderne américain. J’eus aussi la chance d’avoir quelques conversations avec Sean Prophet, le fils d’Élizabeth Clare Prophet, gourou de la secte ‘Summit Light House’, plus connue pour ses enseignements sur la flamme violette. Le fait d’avoir des sources aussi solides m’encouragea dans ma démarche pour publier un livre critique sur les gourous.

Je ne me suis jamais attendu à ce que ce livre reçoive un accueil chaleureux. Certains de ces gourous sont considérés comme le summum de la sagesse. Lu, étudié, presque vénéré depuis des décennies, je pense à Jiddu Krishnamurti. Il y a aussi Lobsang Rampa, Osho ou Carlos Castaneda, par exemple. Emettre des doutes sur leur autorité spirituelle n’est pas le bienvenu. Parce que c’est de ça dont il s’agit : l’autorité spirituelle. En dévoilant l’aspect tricheur du gourou, un doute raisonnable s’installe sur la validité de son propos, son ‘expérience de la vérité’ perd de sa crédibilité et rend le chercheur spirituel plutôt nerveux.

Devant cette nervosité, le chercheur spirituel risque d’ignorer ‘Le livre noir des gourous’ en invoquant toutes sortes d’excuses : ‘C’est un livre à potins’, ou : ‘Ces détails sur leurs vies sont sans intérêt’. Est-t-il sans intérêt de savoir que votre professeur connaît uniquement la théorie sans connaître la pratique ? Bien sur que oui, pourquoi ne pas aller vers un professeur qui pratique aussi ?

Alors que Sathya Saï Baba, Muktananda & Gurumayi, Osho Rajneesh, Andrew Cohen et Omraam Mikhaël Aîvanhov ont chacun un chapitre, certains gourous sont seulement brièvement survolés : Blavatsky, Leadbeater, Balsekar, Rampa, Castaneda et Krishnamurti.

‘Le livre noir des gourous’ est le résultat de 7 années de recherche personnelle et deux années d’écriture commune. Plusieurs centaines de sources sont citées, certains documents proviennent de livres, revues, de l’Internet, mais, plus important encore, de l’expérience personnelle. Dans le cas du fils d’Élizabeth Clare Prophet, de la mère d’Andrew Cohen, et moi-même avec Sathya Saï Baba, il s’agit d’expériences de première main. » (Marc-André)

Je n’ai pas ce livre, mais je connais par contre l’essentiel de l’oeuvre de certains auteurs évoqués dans cette citation. La manie visant à dénoncer les imperfections comportementales des autres est « universelle » et on ne la rencontre pas seulement à l’encontre desdits « gourous ». A croire d’ailleurs que ceux qui s’adonnent à ce petit jeu, le prénommé Marc-André inclus bien sûr, sont parfaits dans leur vie de tous les jours, aucun reproche ne pouvant leur être fait. Disons surtout qu’ils bénéficient de l’anonymat (dans le sens de : manque de notoriété) de leur vie, ce qui leur permet de masquer leurs propres insuffisances aux yeux de tous. L’immense majorité d’entre nous avons des « travers » plus pu moins grands bien dissimulés à la faveur de notre « ultra top privé », et heureusement d’ailleurs car il n’y aurait pas grand monde qui en sortirait grandi si tout cela était du domaine public ! Par contre, il est aisé de « taper » sur certaines personnes plus ou moins connues et de donner à la vindicte populaire la connaissance des dysfonctionnements vrais ou faux qui parsèment ou ont parsemé les vies de ces personnalités. Notons que les présumés « grands hommes » (ou « grandes femmes ») ne sont évidemment pas exempts de « travers » (voyez par exemple les critiques de Michel Onfray à propos de Sigmund Freud entre autres)…

S’agissant de Sathya Saï Baba (qualifié par le prénommé Marc-André d’illusionniste, de pédophile et de mégalomane), consultez mon texte (même rubrique) : « Sai Baba (1926-2011) ».

Il faut aussi se méfier du titre de « gourou » donné à certains des auteurs incriminés. Le terme « gourou » est un terme dévoyé employé sans discernement et qui, du fait de sa connotation péjorative et négative acquise en Occident à la faveur des campagnes anti-sectes, constitue un excellent moyen de discréditer toute personne affublée de ce terme. Ainsi, Helena Blavatsky, Charles Leadbeater et Lobsang Rampa, par exemple, n’étaient pas des gourous (ni au sens oriental, ni au sens occidental dévoyé du terme). Tout au plus ont-ils témoigné de certaines réalités suprasensibles ou « extraordinaires », une nuance qui échappe à certains. Elizabeth Clare Prophet – qui est décédée en 2009 -, si elle peut s’apparenter à ce que certains appellent à tort et à travers un gourou, était avant tout une bonne channel qui a rédigé des livres intéressants (j’en ai quelques-uns), sa (présumée) composante comportementale négative, selon certains, ne m’intéressant pas.

 

3. Olivier Manitara :

« Olivier Manitara est un gourou qui prend tranquillement sa place au sein du paysage spirituel et ‘new age’ de la France et du Québec. Il commence à publier sous le nom d’Olivier Martin au début des années 90, avec des titres comme : ‘L’alchimie spirituelle de l’ère du Verseau’, ‘L’ouverture de la Rose du Cœur’, ‘Le Chemin de la plus haute Initiation’ ou ‘La danse éthérique de l’Homme de Lumière’. Tous ces titres étaient disponibles par l’entremise des éditions Télesma, maison gérée par Manitara qui publiait presque exclusivement les ouvrages de Peter Deunov (maître spirituel d’Omraam Mikhaël Aïvanhov) et de Manitara lui-même… évidemment. Cette maison d’édition n’existe plus et a été remplacée par ‘Cœur de phénix’, ‘Ultima’, ‘Équilibre’ et ‘Harmonia’.

Notre nouveau gourou est aussi le fondateur de la revue ‘L’Essentiel’, qui est en fait une grosse publicité à peine cachée pour son mouvement spirituel appelé ‘Fondation Essenia’, un diminutif du mot ‘Essénien’. (Je reviendrai plus tard, dans un autre blog, sur la piètre qualité de cette revue ‘nouvel âge’ et sur les esséniens à la sauce Manitara.)

Propriétaire d’un domaine en France et au Gabon, ce gourou est nouvellement installé au Québec depuis quelques années. La fondation possède un domaine à Cookshire-Eaton (le village essénien). Comme leur site Web l’indique : Un superbe espace boisé de 250 acres accueille 9 km de chemins gravelés, 2 ponts couverts, 7 lacs et une dizaine de sources.

En visitant le site Internet de la fondation, vous verrez comment omniprésente est la demande de dons. Dons qui semblent servir uniquement à la propagation des enseignements de Manitara. Sur le site, on peut lire ceci : ‘La Fondation Essenia est une œuvre de bienfaisance reconnue par le gouvernement canadien. Elle a pour objectifs de promouvoir une nouvelle écologie de l’Homme et de la Nature, de prendre soin du Bien Commun et de la Vie dans toutes ses manifestations, de préserver les trésors de la Nature, de cultiver et protéger la Sagesse, de montrer par des actions concrètes qu’une autre qualité de vie est possible.’

Mais quand on regarde dans l’onglet ‘Nos actions concrètes’ de leur site Web, on ne peut s’empêcher de remarquer que l’argent des dons semble rester dans le cercle de Manitara. Par exemple, le fonds de soutien à l’édition sert à préserver ‘le patrimoine mondial de la Sagesse en soutenant l’édition et la diffusion dans le monde entier des ouvrages de sagesse essénienne, et en les rendant accessibles à tous’. Mais puisque Manitara et sa ‘clique’ sont les seuls à produire des ‘ouvrages de sagesse essénienne’ (même si cela ne fait aucun sens), le fonds de soutien à l’édition se traduit par le fonds de soutien aux livres de Manitara et compagnie. Les autres projets sont entre autres : Prendre soin de la nature (les villages esséniens !) ; prendre soin de nos pensées ; des campagnes de sensibilisation pour l’ouverture des consciences (sites Internet, articles, publications et newsletters !) ; prendre soin de nos aînés ; un centre essénien d’accompagnement en fin de vie. (Aucune info. Il y a des frais ou c’est gratuit ? Qui est admis et qui ne l’est pas ? Est-ce uniquement pour les gens ayant vécu dans la communauté ?)

 

Olivier Manitara dérape :

En 2006, Manitara publie un ouvrage en hommage au Maître Omraam Mikhaël Aïvanhov : ‘Vie et oeuvre d’un fils du Soleil’. Le livre est de 199 pages et il porte bien son nom jusqu’à la page 169 où on tente de faire dire à Omraam Mikhaël Aïvanhov, Nostradamus, Peter Deunov, Rudolf Steiner et Éliphas Lévi, qu’Olivier Manitara est un grand maître attendu.

A la page 171, on mentionne qu’Éliphas Lévi ‘parle de ces sept fils du Soleil et indique la place d’Olivier Manitara comme étant celui qui fera passer une marche supplémentaire à cette tradition, incarnée avant lui par le Maître Aïvanhov’. Mais quand on lit la ‘prophétie’, il n’y a pas la moindre allusion à Manitara. A la page 184, on peut lire que Rudolf Steiner aussi parle d’Olivier Manitara et de son école en ces termes : ‘J’ai dit que ceux qui se trouvent dans le mouvement anthoposophique, d’une façon interne et engagée, reviendront à la fin du siècle, et que d’autres s’uniront alors avec eux pour le salut du monde et de la civilisation humaine qui devra être sauvée de la destruction.’ Même chose dans le cas des ‘prophéties’ d’Aïvanhov, de Deunov et de Nostradamus. Absolument aucun lien avec notre ‘représentant du peuple essénien’.

 

Manitara dédaigné par ses pairs :

Sur le site officiel de la Fraternité Blanche Universelle (mouvement créé par Omraam Mikhaël Aïvanhov), se trouve un avertissement contre Olivier Manitara. Il semble que la ‘Fraternité’ n’accepte guère que Manitara s’approprie le nom d’Omraam pour mousser son propre business de maître spirituel. Plus précisément, ils écrivent que dans son dernier ouvrage intitulé ‘Hommage au Maître Omraam Mikhaël Aïvanhov’, M. Manitara donne des réponses relevant purement de son imagination.

‘Si je n’avais pas eu la prière et tout ça… à mon avis je me serais suicidé’ :

Dans un documentaire qui relate les déboires du groupe de Manitara avec les autorités françaises dans l’affaire ‘L’Essentiel’, notre ‘maître authentique incarné’, notre ‘prophète des temps modernes’, raconte ainsi cette dure période : ‘J’étais dans une dépression énorme après, j’étais vraiment perdu… Si je n’avais pas eu ma croyance en Dieu, si je n’avais pas eu la prière et tout ça, à mon avis je me serais suicidé…’

Aie ! Quel maître spirituel cet Olivier. Il semble juste de dire que la police ait exagéré la menace que représentait le groupe de Manitara, et il est sûrement émotionnellement difficile, inconfortable et stressant d’être épié, victime d’un raid et interrogé, mais de croire que le suicide aurait été une solution envisageable s’il n’avait pas eu sa croyance en Dieu est tout simplement triste et démontre parfaitement bien comment la force de caractère et le pouvoir personnel se perdent quand ceux-ci sont transférés aux anges, entités et gourous. » (Marc-André)

Je n’ai pas grand-chose à dire à propos du cas Olivier Manitara car, à vrai dire, je n’ai jamais été attiré par son œuvre (pas plus d’ailleurs que par l’oeuvre d’Omraam Mikhaël Aïvanhov, même si cette dernière œuvre comporte des éléments intéressants, lesquels ne m’ont pas attiré, ayant déjà connu auparavant, par exemple, l’oeuvre d’Alice Bailey). Je sais par contre que Daniel Meurois avait mis, sur son site, un « avertissement » à propos de l’enseignement et des pratiques dites « esséniennes » d’Olivier Manitara, voulant dire par là qu’il ne cautionnait pas les activités de ce dernier… En novembre 2015, il a mis cette « mise au point » sur sa page Facebook.

 

4. Le New Age :

« Vous connaissez probablement l’expression ‘sous-culture’ (subculture ou ‘counter-culture’ en anglais). Wikipédia la définit comme suit : ‘En sociologie, en anthropologie et dans les ‘cultural studies’, une ‘sous-culture’ est une culture (revendiquée ou cachée) partagée par un groupe d’individus, se différenciant ainsi des cultures plus larges auxquelles ils appartiennent.’

Depuis une quinzaine d’années, certaines ‘sous-cultures’ quittent la marge culturelle dans laquelle elles étaient pour entrer de plein fouet dans la culture populaire.

Le mouvement punk est une de ces ‘sous-cultures’. Depuis la fin des années 60, la musique, les cheveux et le style vestimentaire des punks étaient ostracisés pour finalement devenir partie intégrante de la culture au début des années 90. Les cheveux de couleurs, les tatous, les piercings et les groupes musicaux comme Green Day ou Bad Religion, sont maintenant chose courante et intégrés à la culture. Il ne s’agit plus d’un rejet de la culture populaire, car celle-ci l’a entièrement assimilée.

Un autre exemple : les sports extrêmes. La planche à neige, le bmx et le skateboard. Ces sports de rebelles étaient marginaux et mal acceptés par la société voilà 15 ou 20 ans. Après s’être frayée un chemin à contre-courant, la planche à neige brille maintenant de plein feu, grâce, entre autres, à des compétitions télédiffusées par Radio-Canada. Le bmx jouit d’un avantage semblable grâce aux X-Games télédiffusés par NBC chaque été, et le skateboard possède, quant à lui, un des athlètes les plus connus et respectés de la planète, je parle bien sûr de Tony Hawk.

L’alimentation naturelle et biologique, qui elle aussi se retrouvait marginalisée depuis quelques décennies, est définitivement en train de passer dans la culture populaire. Les boissons de soya, les aliments sans ‘gras trans’, les changements de mentalités concernant le mal du sucre et l’appel vers des aliments non transformés, sont indéniables et sont ici pour rester.

Le ‘nouvel âge’ et la spiritualité n’échappent pas à ce phénomène, et il est évident que cette ‘sous-culture’ entre présentement de plein fouet dans la culture populaire. Certains livres comme ‘Conversations avec Dieu’, ‘Le pouvoir du moment présent’ et le ‘Code Da Vinci’ ont connu, ces dernières années, un succès sans précédent pour ce genre de bouquins, sans compter que les magasins grandes surfaces comme Cosco vendent maintenant les cartes et livres de Doreen Virtue (le pire du ‘new age’).

L’animateur télé Larry King, un des plus respectés aux USA, invite régulièrement John Edward et Sylvia Browne, deux médiums très populaires dans le monde anglophone. De son coté, Oprah n’a pas chômé en popularisant Louise Hay, Gary Zukav, ‘Le Secret’ (un des pires torchons ‘new age’ des dernières années), et finalement Eckhart Tolle avec qui elle a même donné un cours en ligne que des millions d’internautes ont religieusement suivi pendant l’été 2008. Des films comme ‘Conversations avec Dieu’, ‘La prophétie des Andes’, ‘What the bleep do we know ?’, ‘Le guerrier pacifique’, et surtout le ‘Code Da Vinci’ et ‘Anges & démons’, sont de plus en plus populaires. Au Québec, Denis Levesque, Claire Lamarche, et plusieurs émissions matinales, ont aussi contribué à rendre le ‘new age’ et la spiritualité populaires.

Au début des années 90, les librairies générales/conventionnelle du Québec avaient en inventaire une ou deux tablettes de livres ‘nouvel âge’ et spirituels (entre 50 et 200 livres). En 2009, ces mêmes librairies possèdent quelques îlots de ces titres, soit entre 600 et 2000 titres, sans compter un espace best-sellers réservé à ces livres, situation qu’il aurait été impossible d’imaginer voilà 15 ans.

Il est donc évident que les idées, concepts et convictions ‘new age’ et spirituels, prendront de plus en plus de place dans nos sociétés occidentales. Il serait plus juste de dire qu’ils reprendront plus de place car les concepts ‘new age’ sont peu différents de ce que les religions proposent depuis des lunes. ‘Du vieux dans une nouvelle bouteille’ est ici une expression appropriée.

Sans se faire prophète de malheur, il est crédible de penser que le ‘new age’ pourrait devenir, dans les 15 prochaines années, la religion non organisée possédant le plus d’adeptes en Occident. Chose qui sera toujours difficile à déterminer, quoique la vente de livres sera toujours un indice fiable.

Puisque le passage du ‘nouvel âge’ vers la culture populaire est déjà en opération, il serait préférable, en tant que société, de rester vigilant au déroulement de ce processus. Mais pourquoi ? Pourquoi se montrer méfiant envers quelque chose d’aussi inoffensif que le ‘nouvel âge’ ?

Les Américains ont une expression qui définit parfaitement bien ce qui risque d’arriver à une société victime d’une diffusion massive des croyances ‘new age’. Cette expression est ‘dumbing down’, expression qui peut se traduire poliment par : ‘nivellement, par le bas, de l’intelligence’. L’expression peut sembler dure, mais elle est justifiée. Même si, en surface, les idées et valeurs du ‘nouvel âge’ semblent roses, un regard profond et sincère sur cet univers nous aide à voir plus loin que les apparences.

Un des dangers que fait peser le ‘new age’ sur notre société est ce que l’on pourrait appeler la ‘dictature du feeling’. Voyez-vous, un des ‘enseignements’ les plus répandus du ‘nouvel âge’ est la crédibilité accordée à l’intuition, aux vibrations, au ressenti et à ‘l’écoute du cœur’. Bien que l’être humain soit sans aucun doute muni de fonctions cognitives lui permettant de prendre des décisions-éclair, de capter certains signaux corporels, ou de saisir en un instant les intentions malfaisantes d’une personne par exemple, il serait inquiétant et immature de croire une personne qui prétend, ou pire, qui croit que son intuition lui permet aussi de ‘savoir’ que l’Atlantide a existé, qu’il arrivera ‘un grand changement’ en 2012 ou que votre enfant a besoin d’une thérapie énergétique au lieu du traitement que lui offre la médecine moderne.

Comme le dit si bien David G. Myers dans son livre ‘Intuition. Its powers and perils’ :

‘Est-ce que leur intuition à propos de leur intuition est valide ? Sûrement pas.

Si les ‘new agers’ s’arrêtaient à fantasmer sur leurs pouvoirs psychiques, nous serions tranquilles, mais non – ils sentent aussi le besoin de dénigrer la valeur d’une analyse rigoureuse, de déprécier l’importance de la pensée critique et d’ignorer l’envergure des nombreux raisonnements fallacieux dont nous sommes victimes. Quand la certitude acquise grâce à l’intuition est remise en cause par des faits, des évidences contraires, et que l’intuition l’emporte sur ces faits, un grand danger nous guette. Pour ces raisons et parce que nos croyances forment souvent la base sur laquelle nous prenons des décisions, comprenons le monde et inculquons des valeurs à nos enfants, nous nous devons d’être aux aguets devant cette montée en popularité de ces croyances qui minent la crédibilité d’une recherche sincère et méticuleuse au profit de cette fâcheuse tendance à croire à la connaissance innée.’ » (Marc-André)

Taper sur le New Age, c’est une activité courante et récurrente chez certains individus, lesquels appartiennent d’ailleurs à des idéologies ou à des courants de pensée par ailleurs tout à fait opposés : rationalistes, certes, mais aussi individus défendant ce qu’ils considèrent être le « spirituellement correct », sans oublier les croyants orthodoxes et les fondamentalistes chrétiens… On trouve même ce genre de critiques chez un auteur comme David Icke (voyez plus loin).

Selon le prénommé Marc-André, le « Nouvel Âge » prône la supériorité de « l’intuition » et du « ressenti » au détriment de « l’analyse rigoureuse » et de « la pensée critique ». Il ne vient pas à l’esprit de ceux qui tiennent ce type de discours que certaines personnes peuvent avoir bénéficié d’expériences personnelles (sans pouvoir faire partager à autrui le caractère probant de celles-ci) qui leur ont prouvé l’existence de telle ou telle chose controversée (l’Atlantide ou autre thème), informations obtenues, par exemple, à la faveur de sorties hors du corps. Et l’analyse rigoureuse peut intervenir aussi dans l’étude comparative des informations émanant de multiples sources… Quant aux accusations portées à l’encontre de « maîtres spirituels », certaines sont certes valables (personne n’étant par ailleurs « parfait »), d’autres ne le sont sûrement pas, et d’autres encore posent de gros points d’interrogation.

L’utilisation d’expressions telles que « nivellement, par le bas, de l’intelligence », une expression qui, prétend Marc-André, est justifiée, témoigne plus d’un certain mépris de la part d’une pseudo élite intellectuelle qui dénonce une prétendue « dictature du feeling » et la « connaissance innée ». Certes, dans le New Age, tout n’est pas bon, et il existe, dans ce milieu, de nombreux « marchands du temple ». Mais, d’un autre côté, il n’est pas sain de rejeter l’intégralité des sources et données issues de ce « mouvement », le New Age pouvant être défini comme un network (« structure à réseau »), un réseau de groupes informels ayant des intérêts et des idées en commun, mais qui ne se reconnaissent pas comme liés par des hiérarchies et des structures…

– David Icke, le New Age et les Illuminati :

David Icke, qui a repris à son compte les graves accusations portées à l’encontre de Saï Baba, a aussi fait le commentaire suivant à propos du mouvement du « Nouvel Âge » :

« Au premier abord, vous ne penseriez pas que le christianisme puisse avoir quelque chose en commun avec le soi-disant Nouvel Âge. C’est pourtant le cas. Le Nouvel Âge affirme avoir rejeté toutes les religions officielles pour poursuivre une communication directe et personnelle avec ce que nous appelons Dieu. En fait, bien que je partage les bases métaphysiques de la pensée Nouvel Âge, le lien s’arrête là. Le Nouvel Âge est la plus récente religion créée par les ‘Illuminati’ pour s’emparer des esprits de ceux qui ne pourraient être emprisonnés par une religion officielle ou par ce que nous appelons courageusement la ‘science’. Comprendre la nature métaphysique de la ‘multidensité’, de la vie multidimensionnelle, est bien trop proche de la vérité. Quelque chose doit donc être fait.

Par conséquent, des pans entiers du Nouvel Âge sont peuplés par ceux dont l’illusion ultime est d’être convaincus qu’ils pensent et ressentent par eux-mêmes, alors qu’ils abandonnent tout simplement leur esprit à un autre maître. Cela peut être une entité canalisée d’une autre densité, le commandant Ashtar (autre mythe de sauveurs extraterrestres, créé par les ‘Illuminati’), ou le courant, apparemment sans fin, de gurus et de dieux vivant sur Terre. Tout au long des années j’en ai vu beaucoup, sur des vidéos ou dans des conférences de toutes sortes. L’auditoire est impressionné par ces gens. Pourtant, la grande majorité d’entre eux sont, soit des agents à personnalités multiples programmés par les ‘Illuminati’, soit des êtres qui trompent consciemment leurs disciples. Il n’y a pas de différence entre les héros du Nouvel Âge et les évangélistes chrétiens de la télévision qui escroquent et induisent en erreur les millions de gens qui les regardent. Je ne compte plus le nombre de fois où j’ai entendu les sauveurs du Nouvel Âge dire qu’une entité leur avait dit que telle ou telle chose s’était produite, ou allait se produire, ce qui s’avérait faux. L’un d’eux a dit à son public servile que lui et son équipe avaient changé le taux vibratoire de la pollution produite par les véhicules de la ville de Phoenix, en Arizona, et ainsi ils avaient considérablement réduit les gaz d’échappement. Cette déclaration fut accueillie par des applaudissements déchaînés. Aussi, lorsque j’ai conduit, ce même jour, dans la ville de Phoenix, le nuage de gaz suspendu au-dessus de la ville et la pollution que je respirais ont sûrement été le fruit de mon imagination… » (1)

L’oeuvre de David Icke contient un certain nombre d’inepties*, et une partie du contenu de cette citation n’échappe pas à la règle. Si le mouvement dit du « Nouvel Âge » contient à la fois des éléments valables et d’autres qui le sont beaucoup moins, on ne peut pas prétendre que « le commandant Ashtar » est une création des « Illuminati ». Le « conspirationniste » David Icke, qui fait intervenir un peu partout les prétendus « Illuminati », est, à cet égard, en plein délire. Avant de dénoncer les délires prétendus de certains, il ferait mieux de déblayer sa propre porte…

(* A propos d’inepties « à la Icke » :

Dans « La soirée de l’étrange » du 13 juin 2009, sur TF1, on a vu une séquence où un homme prétendait pouvoir entrer en contact avec des extraterrestres en utilisant des lumières disposées d’une certaine façon… J’avais eu accès, quelques mois auparavant, au site Web de cet individu, et j’ai donc tout de suite reconnu ce dernier (lequel avait notamment imprudemment adhéré à l’annonce, faite par Blossom Goodchild, de l’apparition, le 14 octobre 2008, d’un grand vaisseau dans le ciel). Lui et Patrice Carmouze sont restés pendant des heures à attendre une éventuelle manifestation d’un vaisseau extraterrestre, manifestation qui ne s’est pas produite. Pendant la longue attente ponctuée d’une non moins longue discussion, l’homme a parlé à Patrice Carmouze des « Reptiliens », lesquels, dit-il, ont la capacité de prendre l’apparence de n’importe qui, George Bush père et la reine Elisabeth étant désignés comme étant des Reptiliens ! Or, autant que je sache, c’est David Icke qui est à l’origine de cette fadaise des Reptiliens Bush et reine Elisabeth ! Un peu de discernement ferait beaucoup de bien à certains individus, histoire, au moins, de ne pas passer pour des « tarés »… Cet homme est certes sincère, mais il est un peu trop crédule et accepte d’emblée toute affirmation relative aux extraterrestres dont il peut prendre connaissance, sur le Net ou ailleurs.)

Commentaire de « Marc-André » à propos de ceux qui évoquent les « Illuminati » :

« (…) Et ça c’est quand ils sont au courant que les toutes premières sources anti-‘illuminati’ proviennent de Barruel et Robison. La plupart l’ignorent totalement, ils se fient à Icke, Anne Givaudan, Nenki ou Anton Parks (quelle horreur !). »

Les gens désignés « apprécieront »… Notons que le critique cite David Icke, lequel critique aussi le New Age…

Faisant référence au prétendu rapport ‘‘physique quantique et conscience’’, il fait ce commentaire :

« Tous les bouquins de Stenger sont publiés chez ‘Prometheus Books’, éditeur américain qui publie des livres d’une qualité extraordinaire. »

Or, cette maison d’édition américaine est le fer de lance des « zététiciens » outre-Atlantique, et beaucoup de ces ouvrages publiés, loin d’être « d’une qualité extraordinaire », sont l’expression de la pensée de rationalistes sectaires…

Ce rationaliste s’en prend aussi, bien sûr, au « dessein intelligent »…

Alain Moreau

 

Référence :

1. David Icke, « Les enfants de la Matrice 2 », éditions Louise Courteau, 2005, p. 175-176.

 

II. Sur un autre site Web :

L’autre site, dont j’extrais ici certains commentaires ineptes, est :

http://rocrocodilekinepeuthe.blogspot.com

(Là aussi j’ai corrigé les fautes commises par la personne responsable du « blog ».)

 

1. Un « développement personnel dépersonnalisant » :

Voici ce que la responsable de ce site a écrit :

« Développement personnel dépersonnalisant. Cachez-moi cette vérité que je ne peux supporter : Télos, Actarus, ET, 2012, Lémuriens, Atlantes…

Dans la série ‘sectes et groupuscules sectaires’ et 2012, j’ai repéré un blog extraordinaire, le ‘blog des Infidèles’, qui recherche comme moi les précieuses ridicules sectaires. Le titre de ce billet me paraît bien choisi pour résumer ce qui va suivre.

Après le Reiki il y a quatre ans – à en entendre certains ‘tout le monde serait en mesure d’apprendre – et pratiquer – à ouvrir ce canal d’énergie et soigner Pierre, Paul, Jacques’ -, la mode est au développement personnel, un pur régal ! »

« A partir du moment où vous assaisonnez la métaphysique et la parapsychologie de zestes de Gris, ET, Lémuriens, Maîtres, Atlantes, vous franchissez le mur invisible de la bêtise humaine, donc de la manipulation mentale. Là, vous vous mettez en danger tout seul et vous êtes à la merci de tout et n’importe quoi :

Atlantes, Lémuriens, ET… Les livres ésotériques apocalyptiques 2012.

Souvent ça commence par la lecture de ‘Télos’, avec ‘Actarus’ et les Lémuriens (non pas Goldorak, ce serait trop facile), la prophétie des Andes et ses pratiquants (…), la prophétie maya et ses pratiquants, le commandant ASHTAR SHERAN et ses pratiquants (…), la série financière ‘Conversations avec Dieu’. Je pourrais vous en citer une pagaille monstre, je ne vous mets que les plus connus. Je finirai par mettre une page consacrée à ces lectures fantasques, de science fiction ‘neu neu’. »

Voici, aussi, le commentaire d’un internaute s’exprimant sur ce site :

« Les fans des bouquins 2012, comme ceux de la ‘prophétie des Andes’, de ‘Telos’ et compagnie, ne savent pas que, derrière, les sectes en tirent les ficelles, toi oui, Didier, tu le sais bien, mais combien se font avoir. »

 

Mon commentaire :

D’abord, signalons que le prétendu « blog extraordinaire » mentionné par la responsable du site est précisément celui que j’évoque plus haut. Non seulement ce blog n’a rien d’extraordinaire – il existe d’autres sites de la même veine, visant à dénoncer les prétendus « charlatans » -, mais le responsable de ce site, un rationaliste convaincu, passe son temps à dénoncer tout ce qui, justement, est « extraordinaire », mélangeant les vrais exploiteurs de la crédulité avec tous ceux dont la pensée ne s’intègre pas à la sienne et à sa vision matérialiste et athée. (Ce qui est un comble pour un individu ayant dirigé, pendant 13 ans, une librairie dite « du nouvel âge » !).

A noter qu’« Actarus » (sic) est manifestement, en réalité, « Arcturus » ! De plus, cette internaute dénonce l’ensemble « Télos, ET, 2012, Atlantes, Lémuriens », et le mélange de la métaphysique et de la parapsychologie avec « les Gris », les Atlantes, les Lémuriens, etc. L’aptitude au discernement de cette internaute, elle qui dénonce la « bêtise humaine » et la « manipulation mentale » dans cette affaire, ne me semble pas très élevée. Non, il n’y a pas de « mise en danger », et on n’est pas à la merci « de tout et n’importe quoi » (Atlantes, Lémuriens, ET, 2012) lorsqu’on s’intéresse à ces thèmes. On peut très bien « s’y retrouver » quand on sait faire preuve de discernement, et c’est ce que je m’efforce de faire sur le présent site. Les qualificatifs de « lectures fantasques » et de « science-fiction ‘neu neu’ » ne font que refléter les préjugés de celle qui emploie ces termes, même s’il est vrai que certains thèmes (comme la « prophéties des Andes ») me laissent indifférent.

La série « Conversations avec Dieu » – dont certains livres sont novateurs et très intéressants (par la façon dont de nombreux sujets sont traités), n’en déplaise à cette critique – est-elle une « série financière » ? Il est curieux de voir comment l’aspect financier d’une production littéraire « hors normes » est mis en exergue dès que le succès de celle-ci est au rendez-vous. De même, il ne faut pas s’étonner de l’utilisation abusive du terme « sectes », comme le fait l’internaute en commentaire à la page Web de la responsable du site. Les fans des bouquins 2012, de la prophétie des Andes, de « Telos et compagnie », ne savent pas, écrit cette personne, que des sectes « en tirent les ficelles », ceux qui ne le « savent » pas se faisant « avoir » ! Agiter l’épouvantail sectaire est une méthode efficace pour dissuader les gogos rationalistes d’aller chercher ailleurs que dans ce que distillent les grands médias, ceux-ci étant eux-mêmes le reflet de la « pensée unique » et « scientifiquement/religieusement correcte ».

 

2. A propos de Meurois-Givaudan :

Voici une autre citation de la responsable du site, citation dans laquelle elle critique l’œuvre de Daniel Meurois et d’Anne Givaudan :

« J’ai lu une bonne partie de la série Meurois-Givaudan et acheté les bouquins (revendus, empruntés) pour comprendre le processus de dépersonnalisation qui se met en place aux travers des lectures et conférences. Dans la série ‘Meurois Givaudan petite maison dans la prairie’, ça part de la métaphysique et de la parapsychologie donc, des OBE ou bien sorties de corps. Ces dernières sont des expériences que vous pouvez un jour expérimenter, volontairement ou non (cas des NDE). Le tout est mélangé aux petits Gris, aux Etres de Lumière.

Lisez ‘Terre d’émeraude’ et ‘Récits d’un voyageur de l’Astral’, vous serez gratinés avec leur gris-gris au visage bleu oblong. Par la suite, vous avez la série sur le Christ, où ils vous démontent les livres sacrés tels que la Bible et le ‘tutti quanti quantum’. Viennent après, pour les plus forts et les plus évolués spirituellement, les soins esséniens qui vous coûteront la peau des f…., soins secrets livrés aux infirmiers, médecins, enfin ceux qui ont du ‘flouz’ à mettre dedans… Formation de 42 jours sur 42 mois (‘gloup’ !) pour la modique somme de 110 € par jour, sans compter le logement ni les repas.

Qu’est ce que le soin essénien ? Le soin/énergie christique (rien que ça). Depuis quand ça se paye le don de magnétisme ? »

 

– Mon commentaire :

Peut-on sérieusement parler de « processus de dépersonnalisation » dans la lecture et les conférences des auteurs incriminés ? Quelle ineptie ! Notons qu’elle a acheté, écrit-elle, leurs livres pour « comprendre » ce prétendu processus (et donc pour y consacrer ensuite un commentaire inepte sur le Web), ce qui est curieux.

Elle n’aime pas (mais soyons assurés qu’elle n’est pas la seule dans ce cas) le « mélange » de la métaphysique et de la parapsychologie (via les OBE ou décorporations) avec les « petits Gris » et les « êtres de lumière ». Or, outre le fait que les « êtres de lumière » peuvent être contactés à la faveur de sorties hors du corps, il est tout aussi possible, par le même procédé, d’avoir des contacts privilégiés (par le biais d’entités ou par la lecture dans les « annales akashiques ») permettant d’accéder à certaines informations de type extraterrestre. L’expression « gris-gris au visage bleu oblong » est absurde, l’expression correcte (voir les deux livres mentionnés) étant : « l’être bleu au visage oblong ».

Les auteurs démontent-ils, dans leurs écrits, « les livres sacrés tels que la Bible » ? La réalité est qu’ils montrent (avec bien d’autres auteurs, d’ailleurs) qu’il existe une autre lecture de la vie de Jésus, par exemple, et que divers dogmes religieux ne correspondent pas à la réalité.

Par contre, la diatribe sur le prix des « soins esséniens » me paraît raisonnable. Notons cependant, à propos des stages organisés par Anne Givaudan et Antoine Achram, que ces derniers ont prévu trois places pour les bénéficiaires du RMI et pour les personnes percevant l’équivalent de 15 euros par jour, ces personnes bénéficiant, lors des stages, de 20% de réduction…

Ayant envoyé un message à la responsable du blog, celle-ci m’a envoyé l’email suivant – j’ai corrigé les fautes – dont le contenu se trouve, sur son site, à la suite de mon petit texte :

« Je connais les écrits de Meurois-Givaudan que je détaillerai sous peu un à un.

De ‘Terre d’émeraude’, ‘Les neuf marches’, ‘Ainsi soignaient-ils’, ‘François des Oiseaux’, ‘De mémoire d’Essénien’… Je les ai lus en partie et continue de les lire.

Je pense que tout n’est pas faux dans leur voyage astral, mais à partir du moment où l’on commence, livre après livre, à démonter les croyances des religions monothéistes, tout en démontrant par A+B, en faisant une lecture littérale des livres sacrés tout comme les Témoins de Jéhovah, ceci me dérange.

Quand vous commencez à inclure, sur 5 années de lecture assidues (deux livres par an sortent tout de même), des ET, des vaisseaux spatiaux, faire un lavage de cerveau littéraire d’explications sur tout et n’importe quoi, j’estime qu’il y a danger et surtout un grand début d’intolérance. Je ne dis pas que tout peut être démontré scientifiquement, loin de là. Mais il y a des limites à respecter.

J’ai beaucoup aimé ‘François des Oiseaux’, mais, mais… je reste dubitative et préfère lire ces livres en les mettant dans le rayon science-fiction plutôt qu’autre chose. »

J’ai essayé de répondre, sur son site, à l’auteure de ce texte, mais ayant perdu mon mot de passe je n’y suis pas parvenu. (Un email a été cependant envoyé.)

Que d’inepties, pourtant, dans ce texte. Un commentaire s’impose en effet :

Démonter les croyances des religions monothéistes ? Cela n’est pas une mauvaise chose car les dogmes religieux sont souvent erronés…

La déclaration la plus fantaisiste est bien celle relative à l’accusation de « lecture littérale des livres sacrés » comme chez les Témoins de Jéhovah ! En effet, tout, sur le plan « doctrinal », oppose l’œuvre de Daniel Meurois et d’Anne Givaudan aux inepties des « Jéhovistes ». C’est tellement évident quand on connaît (comme moi) l’œuvre des deux auteurs, ainsi que les délires « jéhovistes », ces derniers étant calqués, effectivement, sur une certaine lecture de divers passages bibliques. On ne peut être que littéralement consterné par la stupide déclaration de cette internaute.

En outre, les auteurs incriminés étant aussi éditeurs, ils peuvent publier leurs ouvrages à leur rythme. Evoquer de nombreux sujets (extraterrestres, etc.) – comme je le fais moi-même sur ce site – n’a rien de répréhensible, et il n’y a évidemment là ni « lavage de cerveau littéraire d’explications sur tout et n’importe quoi », ni « danger », ni « surtout un grand début d’intolérance ». Et il ne s’agit pas de « respecter des limites », mais plutôt de respecter la liberté d’expression.

Quant à l’impression de « science-fiction », ce n’est pas la mienne.

 

III. Le syndrome de la méchanceté chronique et le désir de preuve :

Les critiques à propos de certains auteurs et maîtres de sagesse travaillant dans le domaine de la « spiritualité alternative » sont fréquentes. C’est surtout sur Internet, et notamment sur les forums et blogs, que l’on trouve l’expression de ces critiques acerbes et souvent injustifiées. Le tout sous couvert d’anonymat, grâce à l’utilisation de « pseudos ». Dans mon texte : « Quelques mauvaises émissions télévisées sur le paranormal et les OVNIs » (rubrique « Inclassables »), je donne divers exemples de cet état d’esprit déplorable, les commentaires émanant d’individus qui expriment sur la Toile des jugements expéditifs, ou injurieux, qui se veulent « définitifs ».

Dans un livre paru en 2011 aux éditions Guy Trédaniel : « Des êtres merveilleux, créateurs de bonheur et de joie », le docteur Christian Tal Schaller évoque un dîner parisien au cours duquel divers journalistes ont traité de charlatans et d’escrocs Anne Givaudan et Daniel Meurois. Christian Tal Schaller ayant demandé à ces journalistes s’ils avaient personnellement rencontré les accusés, ils répondirent : non. Il leur fit alors un commentaire positif sur les deux auteurs et leur déclara qu’ils ignoraient qu’ils faisaient la nuit, comme tout le monde, un voyage astral…

Le texte suivant (titré : « Un certain syndrome ») de Daniel Meurois, publié, en avril 2011, sur le site Intus Solaris (dans la chronique de Daniel Meurois), a ici sa place :

« Je suis toujours étonné de constater à quel point de très nombreuses personnes ont le jugement et la condamnation faciles. Quoi que vous fassiez et quoi qu’il se passe, cela ne va pas, ce n’est pas bon, c’est faux ou tordu… parce que ceci, parce que cela… On assiste alors à un déploiement d’expressions ‘agressantes’, d’affirmations prétentieuses, bref à un déchaînement de méchanceté… comme si notre monde n’en était déjà pas assez saturé.

Vous ne l’avez jamais remarqué ? Moi, cela me saute aux yeux de plus en plus fréquemment. Je crois que, pour un certain nombre de personnes, c’est devenu un tic comportemental. Dans le langage de la psychologie, on appelle cela un T.O.C., autrement dit un trouble obsessionnel compulsif.

Personnellement, je l’appellerais ‘le syndrome de la méchanceté chronique’. De plus en plus souvent, ceux qui le manifestent se montrent assez pompeux dans leurs attaques… comme pour signifier qu’ils ont tellement tout compris qu’ils savent d’emblée, eux, ce qui est vrai et ce qui ne l’est pas. Ils peuvent donc, cela va de soi, départager à coup sûr ce qui est bon de ce qui est nul.

Il n’empêche que, quand on y prête un tant soi peu attention, on s’aperçoit vite que l’agressivité de ces personnes cache une incroyable frustration, une ‘aigreur’ de l’âme si évidente qu’on en a presque peine pour elles.

Pour peu que vous cherchiez à argumenter afin de leur faire comprendre qu’elles n’ont pas nécessairement la vérité infuse ni la claire perception de tout, voilà que leurs foudres se déchaînent encore plus et qu’elles recrutent autour d’elles tout ce qui bouge et qui est influençable…

En réalité, vous venez de tomber dans leur piège, sur leur terrain de prédilection, celui de la polémique, une polémique qui, par définition, n’en finira jamais… Car dans ces cas-là et pour ces personnes-là, il ne s’agit pas de discuter, mais de blesser ou de détruire pour s’affirmer elles-mêmes. S’affirmer coûte que coûte, c’est ça qui compte !

La volonté de supériorité intellectuelle et intuitive qu’elles affichent, les expériences de vie qu’elles sous-entendent se veulent tellement écrasantes que, si vous ne les avez pas perçues tout de suite, c’est que, franchement, vous êtes idiot. A leurs yeux, vous n’avez donc plus qu’à vous taire.

Alors, vous vous retirez du ‘débat’, vous en décrochez parce que vous venez, vous, de réaliser que ce n’en était pas un mais juste une petite démonstration de lapidation mentale… doublée d’une triste quête de micro-pouvoir.

Internet est bien commode pour ceux qui aiment pratiquer ce sport car il leur permet de rester anonymes, cachés derrière des pseudonymes et toutes sortes d »avatars’. Les forums, les blogs sont leurs terrains de jeu privilégiés.

Je connais bien cette façon de faire… J’en fais souvent les frais en tant que cible, c’est pour cela que je peux en parler facilement. Evidemment, c’est d’une certaine façon normal quand on s’expose publiquement par des prises de position ou des témoignages qui ne font pas l’affaire de tout le monde ni de toutes les sensibilités. J’en assume donc le risque et les désagréments.

Mais là n’est pas le propos. Le propos est plutôt de vous inviter à une réflexion sur une fâcheuse tendance de notre société à jeter du vitriol tous azimuts. Vous me direz… quand on considère des domaines profanes comme celui de la politique et de l’économie, ça ne surprend personne et on trouve cela pratiquement inévitable puisqu’on ne s’attend pas à y trouver une certaine éthique…

Mais là où cela choque, c’est quand cela se produit dans le monde dit de la spiritualité. Là, pas plus qu’ailleurs, on ne semble y avoir compris qu’il y a une différence notable entre un jugement et une opinion, entre l’expression respectueuse d’un désaccord et l’insulte à peine voilée.

Ce n’est pas que je prône la tiédeur face à une divergence de point de vue… Si j’avais été un tiède, je ne me serais jamais lancé dans l’aventure du cheminement intérieur qui est la mienne. Je souhaite simplement parler ici pour le respect. Le respect fait partie de l’intelligence de base dont tout être humain devrait avoir conscience, quelle que soit sa place dans la vie.

S’il est une chose que les jugements à l’emporte-pièce expriment toujours, c’est la bêtise. La plupart du temps, ces jugements se veulent être des sortes de condamnations sans appel, étayées par des suppositions ou des oui-dire qui ont valeur de vérités.

Seulement voilà… Quand on ne sait pas… l’intelligence basique voudrait qu’on ne parle pas ou, du moins, qu’on ne juge pas… a fortiori si on n’a rien accompli soi-même de notable dans le domaine où on s’exprime… ce qui est pratiquement toujours le cas. Car l’un des aspects du ‘syndrome de la méchanceté chronique’, c’est que celui-ci fait surtout s’exprimer des personnes qui ‘auraient voulu’ mais qui ‘hélas, n’ont pas pu’… La frustration est un acide que tous ceux qui l’éprouvent ne peuvent s’empêcher de jeter sur autrui.

Frapper pour se prouver notre propre existence… Frapper pour provoquer une riposte et engendrer un conflit, c’est facile, il n’y a qu’à se laisser aller.

S’engager vraiment dans une action constructrice et y consacrer toute sa vie au risque de se tromper et de se blesser de temps en temps, l’est infiniment moins. C’est cette voie-ci que je souhaite à tous ceux qui se sentent responsables de notre monde et qui ont un peu de courage et de lucidité. On ne parle même pas encore d’amour… l’amour, c’est le stade qui vient après celui du respect et de la décence.

Alors, je m’arrête ici… encore une chronique qui va enclencher quelques polémiques, je le sens déjà ! » (D. Meurois)

Le texte suivant de Daniel Meurois, extrait de sa chronique de juin-juillet 2011 (texte plus tard mis en ligne sur la page Facebook de l’auteur), est complémentaire du précédent :

« ‘Pouvez-vous nous apporter des preuves de ce que vous avancez ?’

Cette petite phrase, je l’ai régulièrement entendue au cours de mes déjà trente années de témoignage… ‘J’ai une enveloppe cachée quelque part. J’y ai écrit une phrase. Si vous parvenez à en connaître le contenu en vous décorporant, alors là, oui, je pourrai vous croire…’. Celle-là aussi, lancée à la manière d’un défi, m’a été adressée maintes fois au fil des ans.

Je n’ai jamais voulu y répondre comme à d’autres du même style. J’en connais trop la perversité ou, plutôt, celle de l’être humain lorsqu’il cherche, coûte que coûte, à vouloir passer l’âme et l’esprit au crible d’une certaine apparente raison.

Pourquoi dis-je ‘apparente’ ? Parce que, justement, de la raison je n’en ai jamais trouvé beaucoup chez ceux qui disent en user. De l’impartialité non plus, d’ailleurs.

Il y a environ trente-cinq ans, lorsque j’ai commencé à parler de façon privée de ma capacité à projeter mon âme hors de mon corps, on m’en a bien sûr demandé tout de suite des preuves. Naïvement, j’ai accepté tout en pensant que cela allait vraiment faire avancer la réflexion. Je les ai donc fournies, ces fameuses preuves, à qui voulait en avoir. Je n’entrerai pas dans les détails, il y en aurait trop. Cela a duré un an ou deux, le délai qu’il m’a fallu pour me rendre compte de l’inutilité de ma démarche, voire de sa stupidité.

À chaque fois ou presque, on me demandait : ‘Peux-tu le refaire une autre fois, ce truc ? Je voudrais être certain… Il me semble que je n’ai pas bien compris ou que j’ai raté un détail…’.

Les premiers temps, candidement, je me suis exécuté, fournissant une fois encore les preuves de ma capacité et, par là même, celle de la réalité de ce principe subtil qu’on appelle l’âme.

Je me suis exécuté jusqu’à ce que je finisse par m’apercevoir que cela ne changeait rien aux yeux de mes interlocuteurs. Rien dans leur perception de l’être humain, rien dans leur compréhension de la vie. Aucun d’eux, en effet, n’a jamais manifesté le besoin d’en savoir davantage. Tout au plus, ils avaient assisté à un bon tour qui leur prouvait que j’étais un type un peu bizarre.

Aujourd’hui, je les remercie tous ces amis, toutes ces connaissances de l’époque. Ils et elles m’ont enseigné, sans même s’en apercevoir, que peu d’entre nous veulent réellement en savoir plus sur la vie et sur eux-mêmes… tout simplement parce qu’ils ne sont pas prêts à bouger.

Pas suffisamment matures ni conscients pour comprendre et avancer, ils se satisfont d’un peu de spectaculaire. Trois décennies plus tard, je ne dépense donc plus d’énergie ni de temps à tenter de prouver, quitte à ne pas être pris au sérieux. Il y a mieux à faire : aider le cœur à grandir et à repousser toutes ses vieilles frontières.

La vérité, c’est que le monde de l’esprit ne se laisse pas capturer par celui de notre société raisonneuse. Il est vain de s’imaginer que l’on puisse un jour changer les regards humains à coups de preuves de ceci ou de cela. Ce serait prendre le problème à l’envers.

Les preuves de la réalité de l’âme et de l’esprit ne sont pas un dû de la Vie envers nous. Elles se méritent, elles nous sont données par surcroît, elles nous sont offertes lorsqu’on n’en a plus besoin, lorsqu’on a fait suffisamment de pas au dedans de nous à la découverte du Sacré. C’est le chemin qui compte et qui livre le secret.

Une porte, voyez-vous, ne s’ouvre pas si on ne se donne pas la peine de se présenter à son seuil et de la pousser. Cela demande évidemment du courage, de la persévérance et de l’amour, c’est-à-dire en résumé… une véritable Intelligence.

Cela demande aussi à ce que l’on cesse d’être spectateur, ricaneur, narquois, rusé et cynique face à ce l’on ne comprend pas, mais que l’on commence à devenir un acteur honnête, humble et sincère du développement harmonieux de notre monde.

Qui l’a, ce courage ? Une minorité d’entre nous, il faut bien en convenir.

Oui, comme le dit la chanson : ‘La vie me donne ce que j’attends d’elle.’ Autrement dit : ‘Que celui qui veut du beau commence par en semer.’

En réalité, ces quelques mots résument à eux seuls l’essentiel de ce qu’il nous reste à faire aujourd’hui, en un temps où on aime polémiquer, critiquer, et où il devient de plus en plus difficile de démêler le vrai du faux.

Aucune preuve de quoi que ce soit extérieure à nous ne viendra jamais faire de nous de meilleurs êtres humains plus conscients du sacré de la Vie. C’est de l’intérieur qu’il nous faut entreprendre notre métamorphose. La mutation urgente qui s’impose à notre espèce ne peut s’amorcer que là, du dedans.

Par fanfaronnade, par prétention raisonneuse ou par inconscience, on peut bien se moquer du Divin qui sommeille en nous… en bout de ligne il nous faudra bien découvrir que celui-ci n’est pas optionnel. » (D. Meurois)

 

IV. Magie et spiritualité :

Dans un texte qui se trouvait sur le Web, un auteur prénommé Philippe (voyez mon texte « Ascension, 4 D et 5 D », même rubrique) a fait ce commentaire à propos d’une auteure « ésotérique » :

« En 2008, un site d’une spiritualiste est sorti avec une approche marketing et merchandising spirituel par la mise en avant de photos à caractère privé, y compris en petite tenue. L’argument du site (dixit l’auteur contacté) était que le marketing spirituel était l’outil de cette époque et qu’il fallait toucher les jeunes avec un style qui pourrait les attirer !

Basés principalement sur la séduction, l’ensorcellement et la fascination (blessure de trahison), le site et le merchandising spirituel ont eu un véritable succès commercial, au point que l’égrégore créé par ce type de site agit à la façon d’un envoûtement sur les personnes faibles, captées par l’intimité offerte au public.
La cible type est une personne dépendante (blessure d’abandon), désabusée, voire déprimée, qui vient trouver des compensations que sa vie de souffrances ne lui offre pas. »

J’ai tout de suite reconnu la personne incriminée : il s’agit de la channel Nathalie Chintanavitch.

Dans un précédent texte extrait du même site où s’exprimait, outre Philippe, une prénommée Arabelle (qui se définissait comme étant une « médium céleste »), une personne a posé cette question :

« Sur quoi repose la magie et quelles différences existent entre la magie noire et la magie blanche ? Le nouveau livre de Nathalie Chintanavitch fait référence à la magie du cosmos, est-ce la même chose ? »

La réponse donnée évoque, à propos de la magie (qu’elle soit noire, blanche ou rouge), une « manipulation du libre arbitre de tiers », ce qui n’est pas spirituel et est « antichristique ». L’expression « magie du cosmos » est qualifiée d’impropre car, lit-on, elle est reliée à la physique quantique et n’a rien à voir avec ce que présente cette « auteure ésotérique » qui « mélange spiritualité et magie » (sic).

« Nous ne cautionnons pas les écrits de cette personne (autrement appelée Tara Glane) qui procèdent d’une méthode du marketing spirituel ésotérique en vogue, méthode fondée sur la séduction, donc avec le monde de l’Avoir, et sur un savoir à forte influence de l’Astral, ce qui n’a rien de commun, de près ou de loin, avec l’authentique spiritualité. »

Personnellement, je ne partage pas cet avis, car les infos données par les sources de Nathalie Chintanavitch sont, sur des sujets très particuliers, indiscutablement intéressantes et novatrices.

Dans la première citation donnée ci-dessus, la référence à une approche « marketing et merchandising spirituel » me laisse un peu pantois. L’auteure vit de ses activités et écrits, et le problème ne se trouve pas là pour moi. Le seul critère à retenir est celui (comme pour des tas d’autres auteurs) de sa sincérité ou non.

La mise en avant de photos à caractère privé, « y compris en petite tenue » ? Il ne faut pas exagérer, il y avait (car elles n’y sont plus) seulement, sur le site concerné, quelques photos prises lors de vacances à la plage…

Le site et le merchandising spirituel basés principalement « sur la séduction, l’ensorcellement et la fascination (blessure de trahison) », sans oublier l’envoûtement sur les personnes faibles captées par « l’intimité offerte au public » ? Nous avons ici deux éléments : il y a d’abord la séduction et l’intimité offerte au public, ces expressions étant reliées, manifestement, aux photos « en petite tenue »… (Ces photos ne s’y trouvent plus.) Je viens de répondre à cela : quelques photos prises lors de vacances à la plage. Un peu léger pour justifier de tels propos. Pour ma part, si je m’intéresse aux écrits de cette jeune channel, ce n’est pas pour sa plastique, mais pour le caractère novateur des informations qu’elle véhicule (le mélange de la « magie » et de la « spiritualité » ne m’indisposant pas, personnellement). Et je pense que la plupart, si ce n’est la totalité, des lecteurs (jeunes et moins jeunes) des écrits de la personne incriminée se retrouveraient dans ce que je viens d’écrire. Et, pour la même raison, on ne peut pas parler d’ensorcellement (ou d’envoûtement) et de fascination (qui seraient la conséquence des « photos en petite tenue » !).

L’autre élément concerne la présumée faiblesse des lecteurs, la cible type étant censée être « une personne dépendante (blessure d’abandon), désabusée, voire déprimée, qui vient trouver des compensations que sa vie de souffrances ne lui offre pas ». Cette déclaration « psycho-paternaliste » présuppose que les lecteurs de l’oeuvre de l’auteure incriminée correspondent à ce profil psychologique. Comment le sait-il ? A-t-il investigué la vie privée des personnes ciblées ? Qu’est-ce qui l’autorise à formuler de tels propos ? Certes, la vie n’est pas facile (la réincarnation est bien une « malédiction »), et les « blessures d’abandon », le fait d’être déprimé et « désabusé », les souffrances, parsèment nos vies, et pas seulement celles des lecteurs attirés par l’oeuvre incriminée…

 

V. « Le chemin de la peur collective. Confusion et contrôle. » Un texte de Philippe :

Le texte suivant, daté de mai 2010, est extrait du site évoqué ci-dessus (et qui n’est plus disponible sur le Web), celui sur lequel s’exprimait notamment le prénommé Philippe.

L’auteur, qui est le même que celui qui a fait le commentaire négatif à propos de l’auteure ésotérique incriminée ci-dessus, m’avait autorisé à diffuser son texte sur mon précédent site. Ce type d’analyse relève d’une certaine forme de critique provenant d’individus qui, tout en se plaçant dans une certaine démarche spirituelle, se démarquent néanmoins de ce qu’ils appellent le mouvement du New Age, certains auteurs, certains mouvements et certaines pratiques (comme le channeling) étant par ailleurs « épinglés ». A cette catégorie appartient aussi un auteur et éditeur (dont je ne me rappelle plus le nom et sur le site duquel j’étais « tombé » un jour du premier semestre 2015) qui écrit sur la magie (la « vraie », pas l’illusionnisme), mais qui, du haut de son jeune âge (il avait moins de 30 ans), se targue de faire « la police », s’en prenant par exemple à Charles Leadbeater (décédé en 1934) et à la channel Midaho, des critiques que je ne partage pas du tout. Gageons que dans quelques décennies, il sera encore là – moi, il y aura longtemps que j’aurai déserté ce monde – en train de « pianoter » sur sa « console quantique » (?) et de déblatérer sur ce qui est « sérieux » ou pas en matière d’« ésotérisme »… Ces critiques se placent en quelque sorte au-dessus des auteurs et mouvements critiqués, eux-mêmes pensant bien sûr détenir la vérité. A les entendre (ou à les lire), ils font partie des vrais channels ou des vrais mages, en quelque sorte. Ils se distinguent de la première catégorie de critiques (comme le prénommé Marc-André) évoqués dans le présent texte par le fait que ces derniers attaquent « tout le monde », alors que les seconds font des critiques ciblées, tout en se présentant, en quelque sorte, et même si ce n’est qu’implicite dans leur discours, comme « les meilleurs » censés apporter le discernement nécessaire…

Voici donc le texte du prénommé Philippe, suivi d’un petit commentaire de ma part à propos de quelques points que je ne partage pas du tout :

 

1. Le texte de Philippe :

« ‘Le monde se divise en trois catégories de gens : un très petit nombre qui décide des événements, un groupe un peu plus important qui veille à leur exécution et les regarde s’accomplir, et enfin une vaste majorité qui ne sait jamais ce qui s’est produit en réalité.’ (Nicholas Murray Butler, Président de la Pilgrim Society, membre de la Carnegie, membre du CFR – Council on Foreign Relations.)

Le chemin de l’éveil de conscience est parsemé de nombreux pièges et illusions. Alors qu’ils croient être libres, les êtres humains ne le sont pas. Les compromis permanents qu’ils font avec l’Ombre hameçonnent leur conscience et retardent leur évolution.

Nous vivons une période clé où le contrôle planétaire au service de l’individualisme n’a jamais été aussi puissant, alors qu’une poignée d’hommes commencent à se réveiller grâce aux crises de tout ordre, qu’elles soient climatiques, environnementales, alimentaires, économiques ou sociales.

Les efforts mis en place par le pouvoir pour limiter l’ouverture de conscience sont d’autant plus efficaces qu’ils restent opaques pour la majorité d’une population mise sous anesthésie générale.

Ce dossier spécial a pour objet de mieux comprendre les enjeux de l’ouverture de la conscience face au contrôle mondial représenté par les autoproclamés ‘maîtres du monde’, la zone grise de l’astral, et la peur instillée au niveau individuel.

Alors que des portails énergétiques significatifs se sont ouverts en 1968, 1998 et dans les années 2000, nous sommes entrés dans une guerre silencieuse que certains qualifient de troisième guerre mondiale (Jean Ziegler, ‘Les nouveaux maîtres du monde’, 2002) ; ce terme de ‘guerre silencieuse’ est corroboré par le Maître Ascensionné Saint-Alexandre, guide d’Arabelle.

C’est une guerre de l’Esprit menée sous le contrôle du pouvoir financier et économique, avec la nouvelle vague de conscience qui s’installe peu à peu en dépit de toutes les tentatives pour la freiner.

C’est une guerre au profit de l’intérêt de quelques-uns contre l’intérêt commun.

Sans ‘morts apparents’, cette guerre est pernicieuse pour les consciences. Sous les yeux de 6,8 milliards d’hommes, elle étouffe la vie, la créativité et l’amour sur Terre, au profit d’une destruction générale que l’humanité commence à peine à réaliser.

L’objectif de ceux qui contrôlent le monde est de créer un nouvel ordre mondial. Les moyens employés sont multiples : la manipulation, le conditionnement, et l’affaiblissement physique, émotionnel et mental.

Pendant longtemps, les outils facilitant l’Eveil ont été associés à des pratiques ésotériques réservées à des initiés à travers des Ordres ou des mouvements secrets. L’ésotérisme moderne constitue un vaste marché avec de nombreux courants dont certains se revendiquent, indûment, spirituels.

Loin d’ouvrir les consciences, l’ésotérisme moderne constitue souvent un appât qui ralentit l’Eveil et sert le contrôle mondial destiné à asservir l’Homme au profit du pouvoir et de l’intérêt personnel.

Le contrôle mondial, l’ésotérisme associé à l’occultisme, l’astral et les peurs individuelles ou collectives, tendent à développer les illusions, à nourrir l’ombre et à retarder l’évolution de la conscience planétaire. Les armes et les stratégies d’affaiblissement de la conscience sont loin d’être négligeables. Il est essentiel que nous soyons lucides des mécanismes à l’œuvre pour devenir des acteurs libres et responsables.

 

– La stratégie de contrôle :

Le contrôle mondial fait l’objet de nombreux dossiers et d’études. Des documents vidéos et des sites alternatifs, parfois ‘altermondialistes’ ou simplement neutres, illustrent ce sujet. Le système libéral donne, à lui seul, de nombreux arguments pour comprendre les mécanismes d’asservissement qui ont une emprise sur le libre arbitre individuel. Toutefois, le contrôle mondial est le fruit d’une minorité qui contrôle la planète, notamment sur le plan de ses ressources naturelles, économiques et énergétiques. Une guerre tranquille est à l’œuvre. Elle se cache dans l’ombre à l’abri de tous les regards.

Un document datant de 1979 (‘Behold a pale horse’, de William Cooper, Light Technology Publishing, 1991) donne le ton en situant la décision de cette guerre tranquille à 1954, en évoquant une arme silencieuse destinée à briser les consciences :

‘En conséquence, l’arme silencieuse est un type d’arme biologique. Elle attaque la vitalité, les options et la mobilité des individus d’une société, en connaissant, comprenant, manipulant, et attaquant leurs sources d’énergie sociales et naturelles, ainsi que leur forces et faiblesses physiques, mentales et émotionnelles.’ (Extrait)

Vrai ou faux, la stratégie de contrôle présentée dans ce document a été particulièrement bien reproduite depuis trois décennies dans la société occidentale.

La guerre à l’œuvre atteint des sommets en 2010 avec les mouvements de spéculation sur l’Euro.

L’objectif des spéculateurs est de fondre sur les plus faibles à une vitesse exponentielle rendue possible grâce aux moyens Internet. Les Etats, eux-mêmes instrumentalisés, font pâle figure face aux mouvements financiers orchestrés par quelques-uns.

Avec l’absence de sécurité prise par BP pour l’extraction du pétrole, on a atteint le comble du mépris et de l’inconscience. Le choix d’un profit le plus élevé possible a été préféré au choix collectif, même si l’enfer vient après. Ce profit temporaire et futile justifie des choix, même s’ils aboutissent à une destruction massive de la vie sur Terre.

La stratégie de contrôle est résumée dans le passage suivant, particulièrement évocateur :

‘Diversion, la stratégie première : L’expérience a montré que la méthode la plus simple pour rendre efficace une arme silencieuse et gagner le contrôle du public est de maintenir le public ignorant des principes basiques des systèmes, d’un coté, tout en le gardant dans la confusion, désorganisé, et distrait avec des sujets sans importance réelle, de l’autre coté.

Ceci est obtenu en :

1 – Décourageant l’activité de leurs esprits ; sabotant leurs activités mentales ; fournissant des programmes d’éducation de basse qualité en mathématiques, logique, design des systèmes et économie, et en décourageant la créativité.

2 – Encourageant leurs émotions, augmentant leur égocentrisme et leur goût pour les activités émotionnelles et physiques, en :

a) – Multipliant des affronts et attaques émotionnelles (viol mental et émotionnel) au moyen d’un barrage constant de violence, de guerres, de sexe dans les médias – en particulier la TV et les journaux.

b) – Leur donnant ce qu’ils désirent – en excès -, ‘junk food’ pour l’esprit, et en les privant de ce dont ils ont réellement besoin.

3 – Réécrivant l’Histoire et la loi, et soumettant le public à des distractions, en étant ainsi capable de déplacer leurs pensées de leurs besoins personnels, vers des priorités extérieures hautement fabriquées.
Ceci prévient leur intérêt et leur découverte possible des armes silencieuses et de la technologie d’automatisation sociale.

La règle générale est qu’il y a un profit dans la confusion ; plus la confusion est grande, plus le profit est grand. Ainsi, la meilleure approche est de créer des problèmes et ensuite d’offrir des solutions.’ (Extrait)

Le marché de la consommation sert le désir plutôt que le besoin, et le désir est toujours remplacé par un autre, sans fin inassouvi.

Le contrôle se produit également dans une société où le matérialisme est la base, avec un intellectualisme qui règne en maître sur l’Esprit.

(…) L’individu, représenté par son ego et son masque, s’exprime à partir de ses désirs, de ses manques et de la programmation qui lui a été inculquée par son environnement. Il se réfugie dans l’intellectualisation nourrie par l’éducation, les médias et la complexité de la société. Influencé par les grandes dynamiques de la société que sont les marchés, les médias, les conflits et la peur qui en résulte, il agit sous cette sombre influence.

Les quatre tendances qui le façonnent sont la confusion et le désordre de la société actuelle, l’activité nécessaire pour survivre qui engendre un stress important, l’ensemble des distractions ou occupations qui nourrissent son égocentrisme, et l’attrait de la matière qui lui permet de s’identifier, à l’extérieur de son être, aux objets qui l’hypnotisent (maison, voiture, technologie, vêtements, marques, nourriture, boissons…).

Par son travail, conduit sous pression et exploitation de ceux qui dominent le monde par le jeu des marchés, il cherche à combler ses désirs ou manques, mais plus rarement ses besoins profonds.

La grande force de ce contrôle est l’utilisation de la confusion dont le seul but est de donner l’illusion à l’individu qu’il est libre. En réalité, l’individu est soumis aux caprices de son ego, de ses émotions et de son stress, lui-même sous influence des grandes dynamiques décrites et instaurées par des minorités pour l’unique finalité du jeu de pouvoir, aveugle et destructeur, de la planète Terre.

La figure 2 met l’accent sur les soumissions utilisées pour manipuler et asservir les hommes sans qu’ils aient conscience de ce qui les limite. Cette soumission est influencée par six grandes forces sur cette figure. Ces forces façonnent le comportement et la personnalité en conduisant les individus à se mettre au service de l’Ombre.

La première force est le marché, avec ses logiques financières qui tendent à jouer sur la dette et le crédit pour alimenter les profits d’une minorité, dans une pure logique libérale derrière laquelle se cachent d’autres intérêts tels que le pouvoir. Les spéculateurs tels les fonds de pension anglo-saxons, servant à financer les retraites de ceux qui ont déjà bien profité des trente glorieuses, orientent les bénéfices vers ceux qui ont bien profité de l’humanité la plus pauvre.

La seconde force est l’intellect, relié à la technologie. Cette force, dont l’impact est fondamental en cette période, se substitue au vide laissé par l’absence élevée d’éthique, d’humanisme, de spiritualité et d’ouverture à l’Esprit.

S’alimentant fortement par le cerveau gauche, l’intellect est une force majeure anti-christique qui sert la matière et le mensonge.

La civilisation atlante a connu sa chute avec une influence de l’intellect qui l’a coupé du cœur et des émotions. Alors que les religions se sont embourbées dans le dogmatisme et les abus de toute sortes, l’intellect est devenu pour beaucoup un refuge qui ressemble à s’y méprendre aux logiques des plans gris et noirs de l’astral présentés plus loin.

L’intellect, en se mettant au service des logiques des autres forces (marchés, médias, peurs), crée les conditions nécessaires aux stratégies de contrôle qui asservissent le monde et détruisent la planète.

En se soumettant totalement à l’intellect, l’être humain s’est enchaîné et s’enchaîne à tout ce qui est de l’ordre de la matière dense, donc inerte, car l’intellect prend sa source dans le cerveau, et une fois désincarné, plus de cerveau… ne subsiste que l’Esprit (matière vivante).

L’horizon dominé par l’intellect se rétrécit. L’intellect se développe fortement à cette époque, du fait de la stratégie de confusion, et de l’absence de confiance et de foi au sens spirituel.

L’intellect se nourrit ainsi des misères du monde. La société préfère les idées à la spiritualité.

Les pensées émises par l’intellect sont exclusivement matérialistes, donc liées au mental inférieur et à la Terre. Les humains hyper intellectualisés tombent bas car ils ne voient pas, ne ressentent pas, n’entendent pas le monde subtil et ne peuvent donc goûter aux fruits de la Connaissance.

L’éloge de l’intellect est du ressort des gens de pouvoir et de contrôle, qui n’ont que l’espace (le territoire) et le temps chronologique pour seul terrain d’existence.

L’intellect doit être au service de l’Esprit et non prendre sa place. L’évolution technologique de l’Homme lui a donné la souveraine première place et l’a rétréci. Il voit les choses de bas en haut, alors que si l’Esprit était aux commandes il les verrait de haut en bas.

En 2010 le matérialisme a déjà dépassé son apogée et est sur le point de s’écrouler. Les matérialistes sont désorientés par les conséquences de leurs œuvres et par eux-mêmes. Ils cultivent la méfiance et l’orgueil en suivant de vieilles habitudes.

Ils pensent créer de l’Esprit (vivant), mais créent de la matière inerte et se dirigent vers la décadence. Ils deviennent arrogants, suffisants, mesquins et hypocrites.

La troisième force de soumission est constituée des médias. L’information règne en maître, en servant la désinformation. Elle pollue l’esprit par ses multiples formes et sa présence constante, en jouant sur les principaux sens et en obstruant progressivement les capacités intérieures, les talents et les initiatives. Elle crée un étouffement en volant le temps de vie (télévision), en manipulant les croyances (publicités) et la créativité.

Créant un monde de plus en plus virtuel (jeux vidéos…), elle manipule en profondeur en concevant les conditions d’une stagnation et d’un asservissement progressif de l’Homme.

Les médias sont directement reliés à la peur. Ils projettent des images de violence, de sang, de sexe et de malheurs, qu’alimentent de puissants égrégores négatifs.

La quatrième force de soumission est issue des conflits. Les conflits sont provoqués afin de créer des conditions favorables au profit des minorités qui gouvernent. Le conflit est source de destruction, et celle-ci est nécessaire au renouvellement du fonctionnement libéral. Le conflit n’est pas seulement présent dans les guerres, les révoltes, les manifestations, mais il diffuse à tous les niveaux de l’être. Il contribue à l’affaiblissement mental et émotionnel des populations.

La cinquième force, en lien avec le marché, est l’exploitation par le travail. En exploitant les hommes par un travail mal payé et en les enchaînant sur un rythme de travail élevé, ils servent le profit des nantis et subissent un stress considérable qui affaiblit leurs forces mentales et émotionnelles. Le stress génère d’énormes avantages pour l’industrie pharmaceutique, touristique, les dépendances diverses (tabac, alcool, drogues…). Le stress alimente la compétition, la concurrence et les peurs.

La sixième force, en lien avec l’ensemble des forces précédentes et donc omniprésente, est la peur. La peur favorise l’égocentrisme et coupe de toute spiritualité.

Au final, l’ensemble de ces forces, alliées à l’égocentrisme, formatent et programment les hommes à jouer dans une cour terrestre où l’illusion est la règle. Pensant sortir des dynamiques précédentes, l’individu se tourne alors vers des portes de sortie pour en finir avec ces logiques de contrôle.

L’une de ces portes, très à la mode en cette fin de cycle, est l’ésotérisme dans ses multiples versions modernes.

Or, loin d’être une occupation anodine, l’ésotérisme constitue une arme redoutable pour le contrôle mondial. Il permet, en effet, de tisser des liens étroits avec la sphère invisible du monde éthérique attaché à la matière, aux émotions et aux conflits : la zone grise ; liens qui servent directement les intérêts du contrôle mondial.

Le piège de l’ésotérisme moderne, associé à l’occultisme, est destiné à mieux asservir l’Homme d’une manière beaucoup plus subtile que les produits de consommation habituels. Cela n’en reste pas moins un exemple de consommation supplémentaire dont le but est d’anesthésier une nouvelle fois les consciences.

Les réactions de la plupart des hommes restent sous le contrôle d’une anesthésie générale provenant d’une consommation qui limite le libre arbitre à un champ censuré et engendre la passivité générale, alors que la planète est en cours de destruction accélérée avec des pertes de ressources naturelles à tous les niveaux.

 

– Le piège de l’ésotérisme moderne :

‘Trop de gens se lancent dans la pratique de l’ésotérisme et de l’occultisme sans avoir cherché à purifier leur monde intérieur, leurs pensées, leurs sentiments. Ils ne font que patauger dans les couches inférieures du plan astral, c’est pourquoi ils ne connaîtront jamais la réalité du monde spirituel. Même si, comme c’est parfois le cas, ils possèdent de véritables dons et pouvoirs psychiques, il faut qu’ils sachent que cela ne suffit pas. Car le monde psychique n’est pas le monde spirituel, et il ne suffit pas d’avoir un don psychique pour l’exercer correctement.’ (Omraan Mikhaël Aïvanhov, Pensées quotidiennes, Prosveta, p 170.)

Nous distinguons l’ésotérisme traditionnel de l’ésotérisme moderne. C’est la version moderne, beaucoup plus ‘fourre tout’ et syncrétique, qui constitue le piège tendu à tous ceux qui sont en chemin.

L’ésotérisme traditionnel est une émanation rebelle des dogmes, dans le sens où le dogme était au service du pouvoir de ses ‘ordonnés’ et de leurs intérêts.

L’ésotérisme moderne s’en est quelque peu éloigné, notamment sous l’influence de l’occultisme, de la théosophie et de la ‘Rose-croix’.

L’ésotérisme occidental moderne a une multitude de visages. C’est une émanation de l’ésotérisme ancien qui a la prétention de s’assimiler à la spiritualité alors qu’elle se base sur un fond davantage païen.

Souvent proposé en complément de la spiritualité, ou même la parodiant grossièrement, ou comme voie de travail sur soi, l’ésotérisme moderne induit de nombreuses confusions dans l’accès au chemin de l’Eveil. Comme nous l’avons déjà indiqué plus haut, la confusion est l’un des moyens essentiels du contrôle mondial pour maintenir les humains dans l’illusion.

La spiritualité constitue une église ‘œcuménique’ qui rassemble toutes les religions en constituant une voie d’unité universelle réunissant tous les hommes. De ce fait, la confusion entre ésotérisme et spiritualité est facile.

L’ésotérisme moderne recrute en s’appuyant sur un désir de ‘réenchantement’. Son ancrage ancien en Occident lui permet d’avoir une crédibilité et un pouvoir d’attraction basés sur le mystère et l’accès à des outils apportant des réponses aux désirs et donc aux frustrations des êtres humains.

L’ésotérisme est la bible des pauvres (légendes, textes apocryphes…) dont le langage n’est connu que de quelques adeptes ; c’est un culte païen anticlérical, fondé sur des textes apocryphes, des légendes, des superstitions, sur un langage artistique (géométrie sacrée) et des liens compliqués entre maths et philo, un système de communication complexe accessible à de rares personnes pour générer un mystère (conspiration ?).

Confondu à tort avec ce qui est tourné vers l’intérieur de soi, l’ésotérisme recouvre en réalité dans sa tradition des approches secrètes réservées à des groupes dont chaque individu est minutieusement sélectionné.

L’ésotérisme provient des écoles antiques grecques, selon le modèle que ces sociétés de mystères véhiculaient un savoir écrit transmis de maître à disciples qualifiés s’intéressant à une discipline.

Du grec ‘esôteros’ qui signifie l’intérieur, l’ésotérisme a toujours favorisé des ‘élites’ ou prétendues telles, et des cercles restreints. L’ésotérisme est donc lié à un savoir secret, intérieur et sectaire.

Il oppose le savoir à la Foi. A l’origine, l’ésotérisme se base sur un enseignement professé dans une organisation élitiste par un maître avec ses élèves.

Ainsi, l’ésotérisme découle de toute doctrine et savoir procédant d’une transmission. Vers 1890, l’ésotérisme devient le savoir secret et caché. L’ésotérisme est une branche du savoir qui ne peut être révélée qu’à des disciples soigneusement choisis, avec un caractère secret et voilé qui s’apparente aux mystères réservés à des initiés (le terme d’initiés, souvent repris dans l’ésotérisme, appartient cependant en propre à la spiritualité).

L’ésotérisme dans sa version moderne est à distinguer définitivement de la spiritualité.

Développé pour des instruits (théoriciens avertis), l’ésotérisme a abouti à l’hermétisme et à l’occultisme, domaines qui servent l’Ombre sous prétexte de Lumière, en générant des pouvoirs liés à la magie, à la manipulation de l’autre et au désir de domination du monde.

De nombreuses dérives ont été observées, tant dans la théurgie, chez les francs-maçons ou les rose-croix (et cette liste est non exhaustive). Les loges et les sociétés secrètes ont joué un rôle clé dans la structuration de ceux qui contrôlent le monde et que l’on qualifie parfois d’‘Illuminati’.

Le terme d’‘Illuminati’ ne présente qu’une petite partie de ce qu’est en réalité le contrôle mondial. Ne mentionner que les seuls ‘Illuminati’ est également source de désinformation. D’autre part, il a été fréquemment déformé, galvaudé et récupéré à travers des thèses de complot mondial liées à l’ésotérisme d’extrême droite (lire plus loin le paragraphe qui suit la figure 4). Beaucoup de mouvements ‘New Age’ se font prendre au piège de ces manipulations.

Dans l’occultisme, les doctrines font intervenir des forces que la science ignore et que la religion rejette. L’occultisme repose aussi sur des croyances à des forces ou des réalités suprasensibles qui deviennent sensibles seulement à l’occultiste. Ce dernier est un opérateur qui, tel un prestidigitateur, utilise des énergies à des fins manipulatoires dont le but primordial est la prise de pouvoir sur l’autre.

A l’occultisme sont souvent assimilés la Kabbale, l’ésotérisme, l’hermétisme, l’illuminisme, le spiritisme et la théosophie. En s’appuyant sur les réseaux de communication moderne, l’ésotérisme et l’occultisme permettent de diffuser des pratiques manipulatoires à plus grande échelle que par le passé.

L’ésotérisme s’appuie fondamentalement sur le cerveau gauche en s’adressant, à l’origine, à ceux qui s’autoproclament ‘élites intellectuelles’. En comparaison à la spiritualité qui relie le terrestre au céleste, l’ésotérisme s’appuie sur une vision terrestre intellectualisée.

On relie ce mouvement à la gnose, aux initiations et à l’herméneutique (théorie de l’interprétation des textes). Les exégètes ont interprété les Ecritures en fonction du niveau de conscience collectif, donc du cerveau gauche, mais aussi en fonction des intérêts personnels de ces instruits ou de cette ‘hiérarchie’ autoproclamée ‘éclairée’.

En Occident, le mot ésotérisme a été étendu à un nombre considérable de courants, dont, entre autres, la magie, mais l’application de ce terme à ces domaines a été contestée par des auteurs, notamment René Guénon.

Par ailleurs, beaucoup de mouvements sectaires s’appuient sur des textes à teneur ésotérique.

L’ésotérisme moderne satisfait à des intérêts personnels de pouvoir. En s’appuyant sur des outils conçus avec le cerveau gauche, celui qui cherche à évoluer risque de tomber dans des pièges liés à la séduction, à l’argent et au pouvoir. Loin d’avancer en conscience, il est soumis au risque de rester piégé dans l’illusion par des crises d’ego et surtout par un ‘autoverrouillage’ de l’ego (mécanisme d’involution décrit par Arabelle dans son dossier spécial sur le Chemin de l’Eveil).

Depuis l’ouverture de portails énergétiques majeurs pour l’ascension de l’humanité en 1968, 1998, 2003, 2005, 2006, 2008, 2009, les enseignements ésotériques sont devenus exotériques.

L’exotérisme est l’opposé de l’ésotérisme. Les Connaissances s’adressent indifféremment à tous les membres d’une communauté. Elles ont pour but d’être diffusées à tous dans un enseignement ouvert à l’extérieur. En grec, ‘exôteros’ signifie l’extérieur.

L’exotérisme se substitue à l’ésotérisme depuis l’ouverture des portails énergétiques, en offrant à tous ceux qui le souhaitent la possibilité d’accéder à ce qui était autrefois réservé à une autorité clandestine. Les enseignements, qui étaient jusqu’à alors réservés à de rares instruits, peuvent être diffusés à une échelle beaucoup plus large. Tous ceux qui cherchent à maintenir secrets des enseignements servent donc les anciennes énergies ‘matière’.

L’exotérisme doit permettre d’évoluer vers la spiritualité et non vers l’ésotérisme, au risque d’être détourné au profit du contrôle mondial.

La spiritualité se différencie de l’ésotérisme par son ouverture à l’Univers et à tous, avec des intentions de pureté. Elle se réfère à la Connaissance, et non au savoir comme dans l’ésotérisme. Le savoir est terrestre, alors que la Connaissance est céleste.

Dans l’article ‘Les pendules à l’heure’ (…), Arabelle donne cette définition de la spiritualité :

‘La spiritualité, néo-intelligence de l’Age d’Or, est l’évolution même de l’espèce humaine, une alliance ‘syntonique’ de ces 2 polarités, du yang et du yin, de l’intellect et du cœur, de la conscience et de l’Amour (et autrement nommée androgynie), le véritable et seul accès à l’authentique, à la lucidité, et au discernement et à l’Amour Inconditionnel. La connexion à l’âme spirituelle représente en fait ces deux pôles réunis dans l’Unité parfaite.’

Ainsi, la spiritualité, présentée dans ce sens, est une science, c’est-à-dire une expression de la vérité et non une quelconque abstraction mystique.

En ce sens, la spiritualité est exacte et renferme cette notion d’exactitude si chère à nos guides célestes et à Arabelle.

Elle se différencie fondamentalement de l’ego, relié aux blessures de l’être qui s’expriment par le Yang négatif et le Yin négatif, mais également par les états Yang positif et Yin positif (les états émotionnels de ces quatre polarités sont décrits en détail par Arabelle dans son dossier spécial Le Chemin de l’Eveil’). Les états émotionnels Yin ou Yang positifs sont extrêmement trompeurs car il nourrissent la ‘force séduction’ des gourous et des enseignants dits spirituels par de la poudre aux yeux, enseignants qui tendent à se multiplier en s’appuyant sur ces atouts illusoires.

Pour Krishnamurti : ‘Ce que j’appelle spiritualité est la recherche de cet état d’unité. Dans l’état de réalisation spirituelle, il n’y a plus de division à l’intérieur de moi, et entre moi et l’extérieur.’

La figure 3 présente les trois aspects de l’enseignement de savoirs et de connaissances d’ordre secret pour certains, et spirituel pour d’autres. Les flèches représentent le lien entre terre et ciel pour la spiritualité. Seule la spiritualité permet de se prémunir des forces d’involution représentées notamment par l’astral.

L’exotérisme se différencie de la spiritualité en se plaçant sur un plan terrestre. Sans spiritualité vécue, l’exotérisme devient isolé du plan céleste et redevient totalement terrestre.

L’ésotérisme est complètement lié à la terre : la spiritualité y est donc absente ou incomplète, car uniquement terrestre. La pollution par l’astral y est générale, et d’autant plus que le lien au céleste est absent. L’ésotérisme donne l’illusion de savoir, d’être relié, d’avoir du pouvoir, et éloigne du véritable être. L’ésotérisme constitue donc un piège de l’ombre en éloignant du chemin spirituel. Il nourrit l’ego.

L’objet du recrutement ésotérique à travers les sociétés secrètes (francs-maçons, rose-croix…), clubs ou cercles fermés, est de sélectionner les individus les plus utiles ou performants, intellectuellement parlant, pour servir le nouvel ordre mondial. Cette sélection se produit sans que la grande majorité d’entre eux n’en comprennent le sens. L’opacité est la règle, y compris au sein des structures qui contrôlent le monde. La compétition y est également implacable au profit d’un pouvoir sans limites.

Les individus qui sont recrutés ont peu d’informations sur les visées réelles de leurs recruteurs. Ils ne constituent que des pions dans un jeu mondial où le pouvoir est roi.

(…) Alors que l’exotérisme permet d’accompagner la spiritualité et le chemin de l’Eveil avec une vision ‘pré-quantique’ (inspiration), les pratiques de l’ésotérisme offrent de nombreux pièges et nourrissent les illusions du fait d’une vision linéaire à prédominance du cerveau gauche.

De nombreux courants sont influencés par l’ésotérisme, comme la gnose (dans sa définition générale), la Kabbale, le néo-chamanisme, et plus globalement le ‘New Age’. Même s’ils ne sont pas en totalité ésotériques, leurs pratiques ésotériques et occultes créent des ponts avec le monde éthérique par l’astral de transition (appelé également zone grise).

Les entités, issues de l’astral, finissent par influencer et contrôler les praticiens, les loges et les sociétés secrètes.

Il existe un ésotérisme d’extrême droite qui s’est diffusé massivement sur Internet. Cet ésotérisme reprend la thèse du complot avec des accents racistes, antisémites et des rapprochements avec les néonazis (société Thulé…), voire nazis (Adolf Hitler y est présenté comme un initié). Sa théorie repose sur le complot et sur le révisionnisme, en utilisant à son compte les critiques sur le libéralisme. On y fait parfois référence aux extraterrestres qui se seraient associés aux ‘Illuminati’ pour mieux dominer le monde.

Il s’agit bien là d’une approche basée sur une doctrine. Ces thèses, basées sur un fondement de complot où le terme ‘Illuminati’ est relié spécifiquement aux Rothschild, tendent à réinventer une approche elle-même reliée à un parcours initiatique et ésotérique. Cette approche ne fait que servir le contrôle mondial et contribue à une manipulation orchestrée par ceux qui forment l’élite pour éliminer toute révélation. Ainsi la boucle se referme : toute mention au contrôle mondial est classée comme une forme de paranoïa ou de déviance. Cet ésotérisme d’extrême droite sert donc plus que tout autre le contrôle par le biais de la stratégie de diversion, en mentionnant le thème du ‘complot mondial’.

Le terme ‘Illuminati’ a donc été récupéré pour affaiblir ceux qui tenteraient de développer cette thématique grâce à la diversion ésotérique. Dans l’analyse que nous faisons ici, nous nous basons sur un contrôle mondial associé au pouvoir financier et économique de la planète, et formé par des élites recrutées et liées entre elles par des accords secrets. Il ne s’agit donc pas d’un complot, mais d’une logique de pouvoir avec une stratégie et des plans d’action.

 

– Les interférences de la zone grise avec l’ésotérisme :

‘Maintenant que l’ésotérisme est à la mode, certaines personnes, après avoir lu quelques bouquins qu’elles ont plus ou moins bien compris, se croient capables d’ouvrir une école et d’avoir des disciples !… Est-ce qu’elles pourront vraiment les éclairer, les aider à se transformer ? Eh non, car pour pouvoir changer les êtres il faut d’abord s’être changé soi-même.’ (Omraan Mikhaël Aïvanhov, ‘Pensées quotidiennes’, Prosveta, p. 160)

Les plans gris et noirs de l’astral constituent un monde éthérique appelé zone grise ou astral de transition. Cette zone est peuplée d’âmes errantes ou entités qui restent en interaction forte avec les plans terrestres. Ces entités servent de support à de nombreuses manipulations (magie, occultisme et ésotérisme) qui agissent directement sur le libre arbitre. Au-delà des entités, l’on rencontre dans cette réalité éthérique des égrégores et des formes-pensées qui agissent directement sur la psyché des hommes et de la planète.

Les entités sont nettement ressenties par les énergies négatives et les vibrations qu’elles émettent. Elles ont donné lieu à de nombreux symptômes connus en psychiatrie, psychologie ou chamanisme, comme par exemple la paralysie du sommeil, la possession, les crises d’épilepsie (dans certains cas), des comportements psychotiques, des attaques nocturnes et attaques psychiques en général.

Les entités constituent des sources de pollution énergétique non négligeable et affectent directement l’équilibre psychique, émotionnel et mental des personnes.

L’extraction des âmes errantes est pratiquée couramment par des passeurs d’âmes, des exorcistes et des guérisseurs spécialisés. C’est une pratique quotidienne pour ceux qui deviennent autonomes sur le chemin de la spiritualité.

Les âmes errantes ou entités sont présentes en très grand nombre notamment sur les lieux publics : centres commerciaux, gares, bureaux de postes, et dans la plupart des lits sous une forme d’incrustation que certaines personnes ressentent nettement.

Les personnes qui partent en astral (alcool, drogue, psychotropes, état modifié de conscience sans aucune protection suite à des prises d’iboga ou d’ayahuasca) sont des proies faciles, avec une possession partielle qui se produit par une attaque par le chakra laryngé arrière, ou par une possession intérieure quand l’entité est installée dans les chakras.

Les cas de transes observés lors de rituels, qu’ils soient païens ou religieux, sont la plupart du temps des possessions sur les personnes les plus fragiles. Les entités négatives sont connues des chamans pour avoir manipulé les consciences chez les Aztèques en provoquant des sacrifices humains.

Les entités négatives agissent également au niveau des comportements des pédophiles et de bon nombre d’agressions physiques ou à caractère sexuel (inceste, viol), en intégrant les chakras et en influant sur le libre arbitre par le biais d’une intrusion des canaux énergétiques principaux de la personne.

L’entité prend peu à peu le contrôle psychique de son hôte. Il s’agit d’un contrôle partiel, mais ponctuellement élevé lors des crises de possession.

La connaissance de la zone grise a une importance majeure pour élever les consciences. Cette dernière contribue à abaisser les fréquences vibratoires des lieux et des êtres vivants. (…)

C’est donc un frein réel pour l’Ascension. Son rôle principal est de constituer une sorte de déchetterie énergétique du plan incarné. Dans les religions, elle est qualifiée d’enfer ou de purgatoire. On y parle de démons, de djinns et de mauvais esprits, voire d’esprits suivant les croyances de nombreuses traditions. En accumulant de nombreuses négativités présentes sous forme d’amas, d’égrégores et de formes-pensées, la zone grise contribue à freiner l’ouverture de conscience sur Terre en s’appuyant sur les faiblesses des hommes. En nourrissant l’inconscient collectif de négativités, elle est l’alliée du contrôle mondial.

Appelée astral de transition, elle est en interaction constante avec le plan terrestre (figure 5). C’est une zone qui abrite des milliards d’âmes errantes et de nombreuses formes de négativité.

Cette zone a un rôle essentiel pour épurer le karma très lourd, car, quand le karma non résolu est trop élevé, les fréquences vibratoires sont abaissées et l’âme ne peut accéder au plan d’évolution céleste, lieu d’accueil des âmes décédées pour un parcours d’évolution d’âme sur un plan de vie céleste.

Pour cette raison, on y trouve des âmes qui ont accumulé de nombreuses négativités.

C’est aussi une zone d’inconscience où transitent ceux qui n’ont pas intégré la spiritualité.

Elle se structure en trois niveaux d’évolution vibratoire : le bas, le moyen et le haut astral. Lorsqu’une personne ayant une conscience assez élevée décède, elle transite par l’astral de transition (haut astral) plus ou moins rapidement, pour atteindre le portail d’entrée des plans célestes (compris comme porte du paradis dans les traditions religieuses, …).

Le monde éthérique (…) est en interaction avec la Terre, avec une proximité marquée du monde astral qui joue un rôle de transition entre les plans terrestre et céleste. Les négativités qui y résident influencent le monde incarné. De même, les liens avec le monde céleste (…) sont en contact avec la matière. (…)

Les fréquences vibratoires de la zone grise évoluent dans une fourchette où le plancher est plus bas que sur Terre, avec un plafond atteint des niveaux intermédiaires de fréquences terrestres. C’est une zone encore très reliée à la matière, mais qui reste non matérialisée et existe donc sous forme éthérique. Elle jour un rôle de filtre entre la matière dense et le monde céleste, dont la fréquence vibratoire est considérablement plus élevée.

Avec des fréquences vibratoires suffisamment proches de la densité, la zone grise interfère avec de nombreux objets (objets de rituels, souvenirs, photos, lits, meubles, cristaux, ordinateurs, circuits électriques, téléphone, télévision…). Les entités de l’astral manquent d’énergie pour réparer leur corps astral. Leur corps astral est fréquemment détérioré, avec des fragmentations élevées qui le rendent fragile. Elles utilisent donc les supports terrestres pour se stabiliser et assimiler des vibrations qui leur manquent. C’est pour cette raison que leur présence dans les lits est particulièrement fréquente.

Il est donc peu aisé de s’affranchir des influences de l’astral, d’autant plus que, comme nous allons le voir, il s’appuie sur les fragilités humaines, et notamment sur les faiblesses de l’ego. Les médiums terrestres (99,9 % des médiums) sont donc inévitablement manipulés s’ils ne pratiquent pas systématiquement le passage des âmes et une protection énergétique minimale. Le niveau de ses protections n’aura de réelle efficacité que si le médium a une fréquence vibratoire suffisante et reflétant son avancement spirituel. Toutefois, en prenant des précautions, il existe encore d’autres failles et fragilités. Pour cette raison, l’immense majorité des channels qui ne pratiquent pas le passage des âmes sont des proies idéales pour l’astral.

Les pollutions des channels sont le plus souvent supérieures à 50 % du fait de ces interférences. Très rares sont donc les channels fiables.

Les rituels pratiqués dans l’ésotérisme, le chamanisme terrestre, le néo-chamanisme, toutes les formes de magie y compris la magie blanche, génèrent des interférences importantes avec la zone grise.

Les sociétés secrètes comme par exemple les francs maçons, les rose croix et les ‘skull and bones’ (traduction : ‘crânes et os’, société où ont été initiés plusieurs Présidents des Etats-Unis), montrent les liens étroits entre ceux qui contrôlent le monde et la zone grise.

Le rituel des ‘skull and bones’ est notamment basé sur deux squelettes, avec le crâne d’une personnalité historique au milieu, et un cadran, tournant comme au casino, qui indique la destinée de la personnalité qui prête serment. Certains crânes de cristal célèbres ont également été utilisés par des sociétés secrètes et notamment en France (Provence).

Ces indications pourraient paraître surréalistes, mais elles n’indiquent que la surface de ce qui est connu. La pyramide du Louvre inversée a, par exemple, été volontairement conçue avec des outils occultes afin de créer un vortex réduisant l’influence de la spiritualité en France.

Les personnes qui pratiquent la magie (nous avons eu l’occasion d’en croiser), ou du moins très reliées à la zone grise par des liens éthériques, ont des capacités de nuisance élevées.

Plus leurs intentions négatives sont élevées et plus leur action est efficace sans aucun rituel, et par simple intention ou émotion non contrôlée elles ont la capacité de générer des attaques et également d’avoir un contrôle psychique élevé sur des personnes faibles.

En se combinant aux basses fréquences de l’astral, la magie constitue une glue pour l’âme qui peut se prolonger sur plusieurs vies incarnées.

L’âme qui choisit la voie de la magie est amenée à connaître des épreuves difficiles par la suite. Elle crée une vulnérabilité de plus en plus élevée dans ses corps subtils, par des fragmentations.

Ainsi, ceux qui pratiquent des rituels de type satanique ou magie noire deviennent, parfois sans le savoir, des instruments au service des entités de l’astral. Ils tendent à renforcer la puissance négative de ces entités et créent une pollution énergétique élevée par leur libre arbitre qui obéit ainsi aux plans gris ou noirs. Certains empires ou civilisations ont succombé face à cela.

Ce contrôle psychique s’établit par des fréquences vibratoires terrestres qui conditionnent la victime suivant son niveau de réceptivité. Ainsi, certains chamans, gourous, sorciers ou praticiens de magie, sont étroitement liés consciemment ou inconsciemment à la zone grise. Cette connexion est commune dans les mouvements lucifériens ou satanistes qui prospèrent actuellement un peu partout dans le monde sous la forme d’églises diverses ou de sectes dans une très grande discrétion.

En France, certains sites, d’apparence ‘New age’, sont lucifériens. Cette influence est à chaque fois le fruit de pratiques occultes et ésotériques qui attirent des entités de très basse fréquence à l’insu même de ceux qui croient ou prétendent naviguer en spiritualité. Ces mouvements se caractérisent par de fortes propensions à utiliser l’ésotérisme et des arguments pseudo scientifiques pour avoir pignon sur rue. Quelquefois, certains sont victimes eux-mêmes de la zone grise et donc d’eux-mêmes, en toute ignorance, puisque l’emprise se fait toujours par le biais de leur ego surdimensionné, aveugle par nature à la manipulation.

Les pratiques ésotériques n’ont pas de réelle efficacité sur le mage, et leur protection est bien souvent illusoire. Les solutions de protection sont énergétiques et spirituelles en même temps. Elles ne passent pas par des objets, si ce n’est en jouant un effet placebo par renforcement de la confiance. Un cumul de magie est très difficile à guérir, car il active de manière considérable les basses fréquences. Cela vaut pour des personnes ayant pratiqué de la magie dans leurs vies antérieures. Par retour de karma, elles vont jouer le rôle inverse en devenant des victimes.

Ceux qui pratiquent aujourd’hui la magie n’ont pas la plus petite idée des conséquences auxquelles ils feront face dans cette vie ou dans une autre. J’ai personnellement connu des personnes affectées par la magie qui portent ce fardeau. Après avoir tout essayé, j’ai fini par accepter que leur choix d’âme ne permettait pas une guérison spirituelle rapide.

La seule alternative pour se protéger des entités est d’entreprendre un véritable travail sur soi et d’avancer en spiritualité. La difficulté pour celui qui est en chemin est donc de discerner dans les enseignements la fausse spiritualité (ésotérisme et occultisme) de la véritable spiritualité (en connexion permanente avec les plans célestes).

Beaucoup tombent dans le piège de la manipulation au service de l’Ombre en confondant l’Ombre avec la vraie Lumière, et ce malgré tous les avertissements que l’on peut leur faire.

(…)

Tous les domaines de l’humanité ont une influence sur les enseignements. La spiritualité est par exemple reliée à la religion, à la philosophie, à l’art et à la musique. Mais elle devrait être également liée à la science, dont elle a été bien souvent coupée par l’Homme.

En réalité, la spiritualité est science car elle est Vérité profonde. Les matérialistes, dans notre société occidentale, nient farouchement cette vérité en limitant leur réalité à la matière et à quelques croyances qui les éloignent de toute spiritualité et les détournent de leur être. Pour se justifier, le matérialisme se raccroche à un intellectualisme forcené qui l’isole dans sa cage d’illusion du monde réel, qu’ils refusent d’accepter.

Les inconscients, qu’ils soient individuels ou collectifs, agissent particulièrement en favorisant de nombreux ponts entre l’ésotérisme et le plan astral. Ils nourrissent de multiples croyances, et une forme de consommation qui répond aux désirs profonds et cachés de l’ego. Ainsi, de nombreuses formes d’enseignement à caractère plus ésotérique que spirituel exploitent ces attentes en proposant des formations en apparence spirituelle, qui rencontrent un succès certain au sein du public, du fait de leur forme consommable.

Au lieu de servir l’Ascension et la Lumière, ces enseignements créent un nouveau voile d’illusion qui tend à retarder l’évolution de conscience sur Terre.

Les médias, en jouant sur les peurs et les fragilités, nourrissent des formes-pensées de la zone grise. Ils influent sur les comportements de manière subliminale et façonnent les modes, les choix, et contrôlent au final la créativité de l’être. A la co-création, ils substituent une forme d’illusion en occupant les esprits. Ils nourrissent la pollution psychique et amènent la confusion dans les esprits.

 

– Les pièges et les poisons de l’âme :

Alors que les formes d’enseignement actuelles constituent souvent des pièges ou des impasses, d’autres pièges enferment l’être et son âme dans l’illusion.

(…)

La ‘fausse spiritualité’, ou encore l’occultisme, décrite précédemment, constitue un premier piège très fréquent du fait de l’absence de lien réel avec la spiritualité émanant du cœur, et à l’inverse des liens qu’elle entretient avec le plan astral.

L’exotérisme de bonne foi (exemple : thérapies énergétiques) peut également tomber dans le panneau en raison de sa présentation de type ‘recettes de cuisine’ et d’une absence de spiritualité profonde et véritable.

Cette ‘fausse spiritualité’ est totalement intégrée au contrôle mondial que nous exposerons plus loin. Son action est donc très importante. Egalement présente dans les sociétés traditionnelles, la ‘fausse spiritualité’ est très influente dans l’inconscient collectif (exemples : succès du spiritisme au 19ème siècle, nazisme lié à la croyance de la Terre creuse – ou Agartha – et des forces occultes, Templiers en France, nombreux gourous issus du ‘New Age’…).

Les forces matérialistes, second piège, actuellement au maximum de leur pouvoir historique, s’exercent à partir du contrôle mondial lié au libéralisme moderne. Ces forces jouent sur la consommation, la dépendance au monde virtuel, et de manière plus occulte avec le plan astral (notamment par les égrégores de peur et de contrôle). Leur action déclenche des conséquences tellement désastreuses sur l’environnement et l’Homme (pollutions) qu’une partie de la population occidentale se réveille depuis quelques années, malgré les fortes pressions mentales et émotionnelles qu’elle subit quotidiennement.

Alors que la croissance mondiale est toujours aussi élevée sur la planète malgré les difficultés européennes (4 % en 2010), les fragilités des populations sont de plus en plus sensibles sur le plan physique (tiers monde) ou mental et émotionnel (ensemble du monde), en raison des tensions générées par la société et le travail. L’affaiblissement de l’être est le troisième piège.

Les dépendances ne faiblissent pas, bien au contraire, que ce soit pour le tabac, l’alcool, le sucre, les psychotropes, anxiolytiques, drogues, alors que le sexe est devenu un marché mondial, qu’il soit virtuel (Internet et médias) ou réel (prostitution).

La souffrance est une voie choisie pour le contrôle, du simple fait que c’est une voie utile, de son point de vue, pour accroître la domination et réduire à terme la population.

La chimie de synthèse (médicaments, pesticides, hygiène et produits courants) pollue de plus en plus la planète et les êtres vivants. Un excellent indicateur est fourni par les abeilles qui meurent par milliards chaque année sous l’effet du stress créé par la pollution.

Le quatrième piège est constitué par les médias et les institutions qui conditionnent l’ensemble de l’humanité, avec une emprise croissante sur les populations. Les piliers qui soutiennent la société sont totalement assujettis à un pouvoir souvent insoupçonné, mais dénoncé par les acteurs les plus lucides de la société, conscients des dérives et des manipulations de tout ordre.

Le cinquième piège s’appuie directement sur l’ego individuel de chaque personne. Chaque fois que l’intérêt personnel est flatté et qu’il apporte pouvoir et argent, la résistance de l’ego devient considérable par rapport à la spiritualité. L’intérêt personnel nourrit l’ego, crée des ponts solides avec l’astral et favorise le contrôle mondial exercé par les forces matérialistes.

 

– Les pièges et poisons de l’âme :

• Fausse spiritualité : ésotérisme, occultisme, ‘vampirisation’ par l’astral, sectes, loges et sociétés secrètes, exotérisme non spirituel.

• Forces matérialistes : destruction de la nature, robotisation de l’humain, pollutions, asservissement et conditionnement par les modèles de consommation (alimentation, technologie, énergies…).

• Fragilités liées aux souffrances et aux failles énergétiques, stress, peur, dépendances (drogue, alcool, sexe, tabac, sucre, chimie de synthèse…).

• Contrôle par les médias, la santé, les institutions, les banques, les religions et leurs dérives, les syndicats, les partis politiques, l’égocentrisme individuel…

• Intérêt personnel, pouvoir, argent, consommation, rébellion.

 

– Les dérives du ‘New Age’ :

Le mouvement ‘New Age’ s’est développé dans les années 70 et 80 sous de multiples influences (occultisme, spiritisme, théosophie, philosophie hindoue, hindouisme, tantra, bouddhisme, taoïsme, chamanisme…). C’est une approche individuelle et éclectique de la spiritualité qui constitue un véritable syncrétisme par accumulation d’influences très variées et très souvent récupérées par des gourous et enseignants autoproclamés.

Certains sociologues le qualifie de ‘marché de la spiritualité’, de ‘nébuleuse mystique-ésotérique’ ou de ‘religiosité post-moderne’.

Le ‘New Age’ est souvent mis en parallèle avec le néo-libéralisme qu’il dénonce.

En constituant une dérive palliative, qui ne remet pas en cause les fondements de l’économie de marché, le ‘New Age’ est donc au service de ce qu’il prétend dénoncer. Il a contribué au succès du développement personnel ou de la gestion du stress, qui permet à beaucoup de mieux supporter les systèmes et de mieux négocier avec l’Ombre en évitant les vraies questions sur le changement concret dans sa vie.

Certains y voient un remède contre le stress qui fonctionnerait comme un parfait complément idéologique du capitalisme.

Terme peu utilisé en France, le ‘New Age’ a eu une influence certaine sur le mouvement des créatifs culturels.

Les courants religieux ou spirituels dont s’inspire le ‘New Age’ contestent avec force l’utilisation de leurs pratiques dans le mouvement ‘New Age’ (taoïsme, yoga, ayurveda, arts martiaux, chamanisme…).

Certains mouvements ‘New Age’ sont répertoriés, notamment en France, comme sectes.

Le ‘New Age’ est également perçu par des chrétiens des Etats-Unis comme lié au nouvel ordre mondial totalitaire.

L’utilisation de pratiques occultes et ésotériques constitue cependant la dérive la plus évidente du ‘New Age’, qui l’éloigne d’une approche spirituelle. Cette approche terrestre, influencée par le cerveau gauche, amène les dérives principales (…).

La première dérive est celle auparavant mentionnée pour les inconvénients de l’ésotérisme et de l’occultisme, à savoir la pollution de l’astral.

La pratique de rituels de magie, même blanche, a pour effet de créer des dépendances et de servir le contrôle des personnes par manipulation du libre arbitre.

La seconde dérive est liée à la priorité donnée aux pratiques énergétiques plutôt qu’à une approche spirituelle et un travail sur soi en psychologie. L’excès de pratiques énergétiques génère rapidement des formes d’illusion et un plafonnement de la fréquence vibratoire. De plus, il comporte des risques similaires à la dérive précédente, par création de ponts avec des énergies de basse fréquence dont le praticien n’a pas toujours conscience.

La troisième dérive est liée aux nombreux savoirs et croyances que véhicule l’ésotérisme, sans véritable cohérence. Elle entraîne les individus à nourrir leurs propres blessures. Par exemple, une personne souffrant de la blessure d’abandon crée des dépendances et sera donc plus sensible qu’une autre aux thèses d’extraterrestres venant au secours de l’humanité (ex. : égrégore d’Ashtar Command fréquemment évoqué dans le ‘New Age’ et ses canalisations).

L’évocation des extraterrestres sert l’Ombre dans les deux cas : d’une part pour ceux qui en font des sauveurs et d’autre part pour ceux qui en font des ennemis. Historiquement, ceux qui en font des ennemis se rattachent généralement à des courants d’extrême droite, néonazis (thèses sur les Aryogermains de Guido Von list, la Société de Thulé…) ou nazis.

En parallèle, le ‘New Age’ qui voit des soucoupes volantes au secours des humains (‘flotte intergalactique’) ou ceux qui évoquent des contacts extraterrestres, sont souvent victimes de manipulations de l’astral. Certaines entités (âme errantes) n’hésitent pas à se faire passer pour des dits ‘Gris’ ou des ‘Reptiliens’, reflets de conflits de l’inconscient non résolus. L’illusion des mondes éthériques non célestes constitue donc un phénomène réel de pollution.

Les croyances sont si nombreuses dans le ‘New Age’ que finalement elles s’adaptent parfaitement aux désirs générés par les fragilités de l’ego des personnes. Leur inconvénient principal est d’engendrer un évitement dans le travail sur soi, allant jusqu’au déni. Or, l’évitement et la fuite caractérisent notamment la blessure fondamentale de rejet.

La quatrième dérive s’appuie sur des dons réels de médiumnité qui se développent lors du Réveil de conscience. Ceux qui découvrent leurs talents médiumniques sont tellement enthousiastes qu’ils deviennent rapidement victimes de leur ego. Ils cherchent à flatter leur reconnaissance ou nourrir leur orgueil.

Praticien de Reiki, j’ai pu observer les risques de gonflement de l’ego de certains stagiaires à la suite de stages, mais également des dérives des enseignants eux-mêmes lors de rassemblements de praticiens (rencontres annuelles francophones d’Evian).

Ce même comportement existe dans le néo-chamanisme occidental, et lors de stages ésotériques de plus en plus nombreux, en lien avec la préparation pour 2012, visant, en un week-end, voire moins, à défaire des blessures originelles, ou encore à vous faire ‘grimper au 7ème Ciel’… ! (Publicités dans les magazines de supermarchés bios férus de pratiques ‘New Age’, ou dans les revues spécialisées en kiosque…).

La dernière dérive est directement liée aux stages précédemment cités. La spiritualité enseignée y est bien souvent théorique, et l’on serait étonné de l’application réelle de la spiritualité dans la vie courante de l’enseignant en question.

On découvre ici et là que des dits enseignants spirituels pratiquent la vente pyramidale de produits spirituels parfois à leur insu, ou du moins en manquant d’élémentaire conscience. Or, ces mécanismes non seulement créent un karma négatif individuel, mais engluent de nombreuses personnes dans un karma collectif par l’illusion qui se dégage de cette soi-disant abondance. Beaucoup y laissent des plumes ! Des systèmes financiers pyramidaux, paradoxalement identiques aux logiques du nouvel ordre mondial (pyramides des sociétés secrètes avec leurs niveaux d’initiation ou de promotion), y font flores en toute impunité, sous prétexte d’une loi d’abondance détournée à leur seul profit égotique.

Le mouvement nommé ‘Le Groupement’ (ou Godzich Marketing International), avec un nom délibérément opaque s’appuyant sur du marketing multi-niveaux, s’est illustré en 1995 en finançant une secte chrétienne d’extrême droite aux Etats-Unis, proche du contrôle mondial (secte de Jean Godzich montée de la même façon que la fameuse organisation pyramidale de Bernard Madoff), avec le scandale ‘Leblanc’, célèbre cycliste français. Certains y ont fait des fortunes en France.

Plus récemment, les mouvements ‘New Age’ ont été démarchés dans le Sud de la France avec des techniques pyramidales habilement maquillées (utilisation du symbole du cercle, plutôt que la pyramide, dans un but de séduction), venant de Suisse et se présentant sous différents noms (cercles ou roues d’abondance, cercle des dons, randonnées…). Plusieurs personnes que j’ai connues y ont perdu jusqu’à 10.000 €.

Une loi mathématique indique l’absurdité véhiculée par les manipulateurs. Ces systèmes supposent une évolution exponentielle du nombre de participants, qui est rigoureusement impossible. Pour satisfaire chaque participant, il faudrait atteindre des niveaux dépassant la population de la Terre.

La chaîne de Ponzi, du nom de l’escroc, et reprise par Bernard Madoff qui a arnaqué pour un montant estimé à 50 milliards de dollars, illustre très bien l’absurdité des systèmes pyramidaux et leur logique de contrôle (lien : .

Les chiffres démontrent de manière rigoureuse l’illusion de ces systèmes basés sur la manipulation émotionnelle des individus, où mathématiquement plus de 87 % d’entre eux sont perdants, sans compter tous les dégâts collatéraux.

Ceux qui sont à la tête de ces pyramides (les gagnants) accumulent un Avoir et un karma correspondant (appât du gain sans travailler, et dans une prétendue abondance obtenue par manipulation émotionnelle), et jouent parfois sans le savoir le même jeu que le contrôle mondial (symbole de la pyramide) en s’affirmant parfois en chemin spirituel (lien : . L’ego n’a pas de limites quand il s’agit d’imaginer des systèmes dont l’objet est l’Avoir.

Il existe des analogies fortes au niveau des conséquences de la chaîne de Ponzi, des bulles spéculatives, des ‘cercles d’abondance’ et des nouvelles techniques financières (crise des ‘subprimes’). Ces systèmes fonctionnent sous l’influence des sociétés secrètes organisées, des Hedge funds (fonds de pension anglo-saxons) qui recherchent les meilleurs rendements financiers en exploitant toutes les failles possibles du système, soit au niveau financier, soit au niveau des fragilités de la population.

Le ‘New Age’ est donc influencé et contrôlé par des systèmes pyramidaux.

 

– Les principales dérives du ‘New Age’ :

• L’influence de l’ésotérisme favorise des ponts importants avec l’astral de transition ou zone grise qui fragilise le corps énergétique et crée un voile d’illusion.

• La priorité donnée aux outils énergétiques par rapport au travail psychologique avec un tiers, amène à un plafonnement rapide dans l’ouverture de conscience.

• L’influence de l’ésotérisme développe un ensemble de croyances qui amènent à un évitement du travail sur soi.

• L’accès rapide à des facultés médiumniques ou énergétiques tend à générer un gonflement de l’ego qui bloque l’évolution de conscience.

• L’accès à la spiritualité se fait de manière théorique, sans être intégrée dans la vie courante. Il existe un marché spirituel où la confusion avec l’occultisme est courante.

Parfois en lien avec le ‘New Age’, une partie du mouvement ‘altermondialiste’ se positionne contre le nouvel ordre mondial dans une posture de rébellion, c’est-à-dire de colère s’appuyant sur des blessures profondes non résolues. Cette posture l’amène à opposer l’ego à l’ego et finalement à servir l’ego collectif par une nouvelle illusion basée sur la colère et la haine.

Globalement, le ‘New Age’ véhicule ‘un faux optimisme’ avec une course aux faux professeurs, dont la capacité à éblouir est empreinte d’un spiritualisme qui se prétend élevé et qui dépasse leurs capacités à enseigner et à l’assumer dans leur propre vie.

On y participe à des ‘bacchanales’, réjouissances où sont enseignées de nombreuses ‘méthodes en kit’ à appliquer et à consommer à ‘la va vite’ sans réfléchir, juste pour se remplir et se disculper de ne rien faire, ce qui incite à la pensée magique.

Ce chemin ‘d’amour de pacotille’ achète ‘des miroirs aux alouettes’ très séduisants pour celui qui ainsi s’économise lui-même et en même temps se déculpabilise en s’agitant dans ces consommations diverses et variées.

Offrant des parcours de type ‘mats de cocagne’, où l’on grimpe pour obtenir son lot et où l’on glisse au retour aussi vite, le ‘New Age’ produit une fausse accélération vibratoire qui ne fait que retarder l’Ascension.

 

– Les illusions au service du contrôle :

L’illusion est entretenue par toutes les influences de l’Ombre. Les voiles de l’illusion s’appuient essentiellement sur l’aveuglement de l’ego, lié à la permanence des souffrances de l’être tant qu’elles n’ont pas été traitées par un travail sur soi et notamment avec l’appui d’un tiers (psychologie, psychothérapie…).

L’ego ne peut pas être séparé des deux autres influences représentées sur la figure 9. Tant que l’ego reste important et marqué par des blessures non résolues, une interaction se crée avec d’une part le monde de l’astral (égrégores, forme-pensées et entités), et d’autre part avec une forme d’ego incarnée représentée par le contrôle mondial ou ceux qui s’autoproclament ‘maîtres du monde’. Ce lien se fait par la résonance magnétique, la loi d’attraction et la loi de karma.

La résonance magnétique est un phénomène scientifique décrit par Arabelle pour les entités. L’émission vibratoire de blessures crée un champ magnétique qui attire et favorise l’attirance vibratoire d’entités ayant des champs comparables.

La loi de l’attraction et la synchronicité valent autant pour l’âme que pour l’ego. Chaque être s’attire à lui des champs d’expérience spécifiques destinés à le faire progresser. Cette loi d’attraction est particulièrement utilisée par les entités ou par le contrôle mondial. Elle est utilisée pour mieux dominer dans les stratégies du contrôle.

Le contrôle attire à lui le contrôle tant que le karma n’est pas dépassé. Le karma représente toutes les situations négatives qui n’ont pas été résolues. Tant que la conscience est verrouillée et que l’ego reste aveugle à la réalité, le contrôle peut se perpétuer, voire s’amplifier.

La figure 9 exprime donc l’étouffement de l’être par l’ensemble des forces grises représentées par cette triade de l’illusion. En générant par l’ego des compromis permanents avec l’Ombre, les illusions sont un frein au changement et au Réveil de conscience.

Dans la figure 10 (…) nous avons identifié les éléments essentiels de chacune des trois composantes du triangle de l’illusion.

La manifestation des illusions par l’ego s’établit par les 5 masques (dépendance, contrôle, masochisme, fuite, rigidité) liés aux 5 blessures de l’être décrites par Lise Bourbeau (abandon, trahison, humiliation, rejet, injustice), de manière simple ou combinées entre elles.

Le déséquilibre énergétique contribue à accroître l’illusion et le contrôle extérieur. Il est aisément identifiable par des mesures portant sur le corps aural permettant de diagnostiquer un ‘désancrage’, un décentrage, un défaut d’alignement, un mauvais fonctionnement des chakras, et des fragmentations.

Les failles énergétiques créent des portes ouvertes au contrôle par l’astral ou par les forces du contrôle mondial.

Sur un plan énergétique, les bilans permettent d’identifier des pollutions agissant sur l’illusion (magie, implants, présence d’entités incrustées, polarisées ou flottantes, fuites énergétiques liées aux liens éthériques de dépendance avec des personnes vivantes ou décédées…).

L’astral est une voie de contrôle très importante, en raison du défaut de discernement de ceux qui en subissent les manipulations.

Les égrégores sur Terre jouent un rôle clé dans le contrôle des populations. Ils expliquent par exemple le succès à grande échelle des dérives nazies, nationalistes ou intégristes. Nourrissant l’inconscient collectif, leur présence agit à la fois sur les humains et sur les entités de l’astral. L’astral crée des ponts permanents entre les diverses négativités qui s’appuient sur l’ego des humains.

Le contrôle mondial, présenté dans la partie suivante, est directement lié aux egos individuels. Il s’appuie sur les émotions et le mental pour s’insinuer dans l’ensemble des failles susceptibles d’influencer les individus. Basé sur le profit et l’argent, son rôle est particulièrement néfaste puisqu’il est en grande partie à l’origine des pollutions planétaires et de la misère humaine.

‘C’est moi, le maître du feu
Le maître des jeux,
Le maître du monde, et vois ce que j’en ai fait,
Une terre glacée, une terre brûlée,
La terre des hommes que les hommes abandonnent.’ Zazie

http://www.youtube.com/watch?v=anp4zcjFrAE

 

– La triade de l’illusion :

• Ego blessures de l’être/Failles énergétiques : humiliation, trahison, injustice, rejet, abandon, ‘désancrage’, décentrage, défaut d’alignement, possession (entités, magie, mauvais sorts), fragmentations, implants, pollutions énergétiques.

Astral/Zone grise : égrégores de contrôle et de peur, formes-pensées, entités de bas et moyen astral, attaques psychiques, possessions, soutien du contrôle mental, psychique et de l’esprit, liens éthériques, illusion, séduction, influence par le biais de l’ésotérisme et des sociétés secrètes (rituels).

• Autoproclamés ‘maîtres du Monde’ : contrôle, conditionnement, création de dépendances, peur, soumission, droit de vie ou de mort, destruction, corruption, pouvoir, séduction, affaiblissement des individus, argent, marchés, domination, possession, obscurantisme. Contrôle principal : dettes nationales des pays.

 

– Les autoproclamés ‘maîtres du Monde’ :

‘Il y a une guerre des classes, c’est un fait. Mais c’est ma classe, la classe des riches, qui mène cette guerre, et nous sommes en train de la gagner.’ (Warren Buffet, milliardaire américain, première fortune mondiale en 2008.)

Les oligarchies capitalistes transcontinentales règnent sur l’univers. Quiconque a de l’argent mange et vit. Qui n’en a pas souffre, devient invalide ou meurt.

Leurs rouages sont basés sur le contrôle de la génétique, du secteur de la recherche médicale, des drogues, concrètes ou abstraites, de toutes les armes et des Banques Centrales. Ces hommes sont la matérialisation du subconscient de l’humanité terrestre.

Leurs buts sont de provoquer des conflits, d’infiltrer les partis politiques dominants, les médias.

On les trouve dans :

– La mafia dans les domaines de la drogue, du jeu et du sexe.

– Les finances de la Banque Mondiale.

– Les laboratoires de recherches en technologies de pointe.

– L’Opus Dei.

– Les groupes de décideurs du plus haut niveau.

– Les sociétés secrètes.

La figure 11 représente les principaux domaines où se situent les décideurs du monde. Les sociétés secrètes y jouent un rôle clé. Les francs-maçons y sont devenus très actifs, mais il n’est pas aisé de se retrouver avec le grand nombre de sociétés et groupes associés au contrôle mondial. Parmi eux, les Illuminati sont la forme moderne d’une société secrète très ancienne. On retrouve de multiples sociétés secrètes rattachées ou proches, telles les Templiers et leurs nombreuses ramifications : francs-maçons, rose-croix, Prieuré de Sion, Ordre Militaire et Hospitalier de St Jean de Jérusalem, Ordre de Malte…

Il s’agit bien ici de filiations historiques où les Illuminati jouent un rôle au même titre que de nombreuses sociétés secrètes ou groupes, clubs et forums, dont l’apparence est plus ou moins moderne. Le contrôle mondial reste bien l’apanage des oligarchies capitalistes en lien avec des sociétés secrètes et des groupes clés qui incluent des personnalités importantes du monde financier, économique et politique.

Le symbole du contrôle mondial est présent sur les billets de 1 dollar : une pyramide dont le sommet (l’Elite) est éclairé par l’œil de la conscience et domine une base aveugle faite de briques identiques (la population). Les deux mentions en latin sont très significatives. ‘NOVUS ORDO SECLORUM’ signifie ‘nouvel ordre pour les siècles’. En d’autres termes : nouvel ordre mondial. Et ‘ANNUIT CŒPTIS’ signifie : ‘notre projet sera couronné de succès’.

Aux Etats-Unis, les sociétés secrètes comme les ‘skulls and bones‘ (crânes et os) pratiquent des rituels de magie, avec parfois un caractère sexuel, que l’on pourrait qualifier de sataniques. Certains présidents des Etats-Unis s’y sont introduits, y compris les plus connus (http://wwyw.voltairenet.org/article14367.html).

Les grands domaines de la société qui sont liés au capitalisme et à la société libérale sont sous la domination de ce contrôle dont le moteur est le système financier mondial. Peu d’hommes politiques y échappent. Seules de grandes figures autonomes ont eu la force de se soustraire à leur emprise (Gandhi).

 

– Le contrôle mondial :

• Sociétés secrètes et loges : contrôle de l’information et des décisions, cooptation, initiation ésotérique…

• Organisation économique et politique : banques, gouvernements, organisations mondiales, industries, commerce, assurance, pétrole…

• Organisation militaire : armement, contrôle militaire, police, justice, services secrets.

• Contrôle de la Recherche et des technologies.

• Religions : ‘Opus Dei’, liens avec mafia et terrorisme.

• Mafias : drogue, sexe, jeu…

• Conditionnements : consommation, santé.

• Médias : désinformation, manipulation, peur.

La structuration du contrôle mondial, dont les représentants sont présentés dans la figure 12, tourne autour de quelques centaines de familles en lien avec les Etats-Unis, l’Europe, les Bilderberg, les organisations mondiales (ONU, FMI, Banque Mondiale, OCDE, World Economic Forum, les grandes industries mondiales, les organisations religieuses, les services secrets, le Club de Rome, le trafic de drogue). Les sociétés secrètes y sont communes pour infiltrer la société civile et la politique (francs-maçons, rose-croix, chevaliers de l’Ordre de Malte…). En France, la Fondation Saint-Simon a été connue pour infiltrer la gauche française jusqu’en 1999.

Le groupe de Bilderberg est connu pour être l’un des plus influents de la planète. Il a des liens avec des personnalités de droite (UMP) comme de centre (MODEM) ou de gauche (PS en France). Des personnalités françaises de premier rang en font partie. En 2000 ont participé par exemple Dominique Strauss Kahn (nommé Directeur du FMI en 2007), Pascal Lamy (nommé Directeur de l’OMC en 2005) et Jean-Claude Trichet (nommé Directeur de la BCE en 2003). Le Bohemians Club est une organisation ésotérique occulte où l’on trouve de nombreux dirigeants américains et européens, y compris des acteurs connus (http://www.syti.net/Organisations/Bohemians.html).

Le ‘Siècle’ est un club de réflexion français qui regroupe des patrons et des politiciens dont certains font partie du groupe de Bilderberg.

Représentants du contrôle mondial :

• Groupe Bilderberg : se réunit une fois par an.

• Club de Rome, World Economic Forum, CFR : Conseil pour les Relations Etrangères (USA), IFRI (France).

• Institut Tavistock des Relations Humaines.

• Sociétés secrètes des élites : Illuminati, Skull and Bones (USA), Bohemians Club (USA), Club Saint Simon (France, fermé en 1999), Le Siècle (France), francs-maçons, rose-croix, Lions Club, Rotary, Ordre de Malte…

• Renseignement et services secrets.

• Organisations mondiales : FMI, ONU, OMS, OCDE, Banques mondiales, multinationales…

 

– Les leviers du contrôle mondial :

‘Je décrirais plutôt la globalisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut pour le délai qu’il veut, de produire ce qu’il veut, de rechercher ses matières premières où il veut et de vendre ses produits où il veut, en s’embarrassant le moins possible des droits des travailleurs et des accords sociaux.’ (Percy Barnevik, PDG de ABB, membre du groupe de Bilderberg et de l’European Round Table.)

La crise économique que nous vivons est sous contrôle. La stratégie du contrôle est de transférer les dettes privées en dette publiques. Cette méthode permet d’étendre toujours plus le pouvoir des banques et des multinationales, avec une efficacité de plus en plus redoutable comme en témoigne l’épisode de la crise grecque et de la constitution du front monétaire européen, où chaque situation est mise à contribution sans le savoir, par le biais d’un engagement de chaque Etat.

Lors de la crise de 2008, en liquidant Lehman Brothers, l’oligarchie financière a décidé de créer un choc pour conditionner l’opinion, en vue de débloquer ensuite les ‘plans de sauvetage’ bancaires. Or, ces mêmes plans de sauvetage ont contribué à creuser les déficits publics et donc à aggraver les dettes des Etats. De ce fait, les prestations sociales et les services publics sont de plus en plus réduits. Les sociétés privées de grande taille prennent ainsi peu à peu le contrôle.

‘Le Monde’ du 12 mai 2010 titrait : ‘La commission européenne veut contrôler les budgets nationaux’. L’objectif d’affaiblir les Etats au profit du privé est passé par des instruments tels que les institutions européennes, le FMI, maintenant l’accord européen tenant lieu d’instrument pour affaiblir le citoyen européen.

Un autre instrument de contrôle, plus discret mais efficace, est le rôle des agences de notation qui donnent des notes telles que AAA à un pays à l’origine des mouvements de spéculation, quand la note devient négative. Ce sont trois sociétés internationales qui se partagent le marché. L’indépendance de ces sociétés est rapidement mise en brèche par l’appartenance de certains de ses dirigeants à des clubs précédemment cités.

Ces stratégies financières sont reliées à d’autres buts comme le contrôle du vivant par le biais de la génétique (OGM, clones, alimentation…) et des technologies de pointe. Certains membres du contrôle mondial prônent l’eugénisme et la réduction de la population mondiale à 1 milliard d’humains contre près de 7 aujourd’hui (Warren Buffet, membre du Club des milliardaires). Il est vrai que le mode de vie moyen des Américains consomme l’équivalent de 6 planètes, ce qui est totalement insoutenable à l’échelle mondiale (la France en consomme l’équivalent de 3).

Les leviers du contrôle mondial se structurent en trois grandes forces (…) :

– Le conditionnement cherche par tous les moyens possibles à polluer l’esprit des hommes en les séduisant et en créant des illusions permanentes à tous les niveaux. Ce levier s’appuie sur des émotions émanant des déséquilibres Yang et Yin des individus, telles que la peur.

– La manipulation est largement développée dans la consommation qui nourrit l’Avoir et donc l’ego. Elle s’exprime de la simple alimentation à la santé, à l’argent, au sexe, dans les addictions et dépendances (drogue, alcool, tabac, anxiolytiques, excitants ou stimulants comme le Viagra…). A une plus large échelle, le contrôle financier agit et verrouille tous les fluides vitaux de l’économie en jouant sur le profit lié à l’argent (dettes, crédits).

– L’affaiblissement consiste à entretenir la soumission au système à travers l’obéissance à tous les modes de fonctionnement imposés, du simple vaccin (crise du virus de la grippe H1N1) au contrôle par les nanotechnologies, les OGM (auxquels il faut rajouter de nombreux produits manipulés par la technologie génétique : mutations forcées par l’irradiation ou d’autres techniques sur lesquelles la communication est absente), les clones (courants en biologie végétale), les adjuvants de conditionnement (additifs chimiques de dépendance, produits d’appétence rajoutés dans les sucreries comme dans les pet foods’, ondes électromagnétiques…). S’appuyant là aussi sur des émotions de peur, l’affaiblissement est acquis par le stress (…), qui agit à son tour sur la dépendance.

Les trois leviers du contrôle mondial façonnent nos vies et nos sociétés en les maintenant dans une logique où le profit et l’argent sont rois.

Les ‘rois du monde’ jouent sur l’emprise individuelle afin de garder le contrôle, sans percevoir qu’une autre conscience est en train de naître :

http://www.youtube.com/watch?v=qpF4p0wR1Lg

Comme le dit la chanson, les rois du monde connaissent la peur et se protègent de tout, y compris de l’Amour au sens de l’amour agapè, lié au cœur. Ils sont donc eux-mêmes piégés par l’illusion sans le savoir.

 

– Le choix individuel, principale issue pour sortir du contrôle :

La seule alternative pour sortir du contrôle établi est le libre arbitre individuel. Le dernier film de Coline Serreau illustre parfaitement cette alternative : ‘Solutions locales pour un désordre global’. La précision importante que j’y mettrais est que derrière un désordre global apparent se cache un contrôle mondial dont la finalité est implacable. Le terme désordre, quand il se traduit par instabilité et confusion, reprend ici un sens fort.

Nous sommes donc face à nous-mêmes pour faire des choix de vie cohérents et responsables dans un contexte instable qui cherche à faire de nous des citoyens sous surveillance au service d’un pouvoir égotique à la recherche d’un bonheur illusoire car basé sur la consommation, le pouvoir de l’autre et l’hégémonie.

La figure 14 place le libre arbitre au centre de notre pouvoir de l’être qui a la capacité de sortir du contrôle pour aller vers l’Amour.

A l’illusion correspond la spiritualité, et aux systèmes de contrôle externe : zone grise et ‘contrôlants’ du monde, correspondent les sphères célestes et leur hiérarchie (ce terme est à différencier de la définition terrestre et à replacer dans son contexte par la notion d’expérience).

Les forces noires (…) cherchent à entretenir leur propre réalité par le contrôle et le conditionnement de l’humanité. Cette réalité ressemble quelque peu à ceux qui se réclament d’un matérialisme niant ou réduisant considérablement la réalité spirituelle. Le choix, dicté par nos pensées, paroles et actes, nous rend libres de maintenir les barreaux de notre cage mentale ou d’opter pour l’Amour.

Le choix dicté par la peur renforce le karma et alimente la force des égrégores de contrôle mondial, alors que tout choix fait par amour nourrit notre dharma (terme défini par Arabelle comme bagage ‘vertueux’).

Quand nous apprenons à faire la différence, il est possible de sortir enfin de nos dépendances qui nous maintiennent dans le brouillard gris de l’illusion et de la souffrance.

Les conséquences de nos choix (…) alimentent notre karma à partir des souffrances de limitations et des comportements qu’elles entraînent. Nos choix ont un rôle déterminant dont il est difficile de prendre conscience. Notre avenir et celui de l’humanité se jouent dans chacun de nos choix.

Ce sont nos choix qui déterminent notre évolution de conscience vers l’Ombre, dans la stagnation ou vers la Lumière.

 

– Les pièges individuels liés au choix ou au ‘non-choix’ :

Si le libre arbitre offre une porte de sortie, il ouvre la porte également à de nouveaux pièges.

Un piège fréquent dans les fausses spiritualités se traduit par le ‘non-choix’, le ‘non-agir’, le silence ou l’affirmation d’isolement sur son chemin, sous prétexte des risques multiples que représentent les gourous, les enseignements pseudo spirituels pour la plupart ésotériques, et les pièges réels déjà énoncés dans ce dossier. Que dire d’une telle attitude d’isolement ?

L’isolement est souvent associé à la Blessure de rejet caractérisée par un masque de fuite ou par une recherche de sécurité face au risque (blessure d’injustice avec le masque de la rigidité). Que ce soit cette blessure ou une autre cause, l’isolement tend à entretenir ou à gonfler l’ego d’une manière insoupçonnée par ‘auto-conviction’ que le monde étant risqué, mieux vaut agir en sécurité. Cela peut se traduire par une logique d’involution de type ‘auto-verrouillage de l’ego’, comme l’analyse Arabelle dans son dossier spécial.

Ainsi, le silence que recherchent certains spiritualistes devient un piège. Autrement dit, l’évolution de conscience se fait dans l’apprentissage grâce aux jeux de miroir qui révèlent ce qu’il reste à travailler. Dans le travail sur soi, clé de libération de l’être, il est essentiel de pouvoir travailler à la fois d’une manière ou d’une autre en spiritualité, en énergies et psychologie. Le fait de travailler un seul de ces axes amène inévitablement à une stagnation dans son évolution ou du moins à une évolution beaucoup plus lente.

Le ‘non-choix’ de celui qui ne veut pas choisir une voie, un enseignant quel qu’il soit, un thérapeute, des outils, des références, est de fait un choix.

Le ‘non-choix’ est le reflet d’un déséquilibre dicté par une énergie Yin négative traduisant des blessures non résolues. En clair, si l’autonomie est bien le but, son acquisition passe par un apprentissage, une guidance, une stimulation et des actions. On évolue en sortant des attitudes Yin/Yang négatives, en passant par du Yang/Yin positifs, dans le but d’arriver à la voie du milieu (Yin/Yang neutres), comme l’indiquent les croquis publiés par Arabelle.

Dans le ‘New Age’, il existe une attente passive qui nourrit le Yin négatif. Elle consiste à attendre d’être pris en charge par les évènements extérieurs et donc de ne pas bouger.

L’attitude inverse (Yin positif), qui consisterait à voir les choses en positif (‘peace and love’), amène également à l’évitement et tout particulièrement au refus d’admettre que l’Ombre existe. Ce comportement nourrit l’Ombre. La résolution des négativités ne vient pas par l’indifférence du sujet, mais par le discernement et la vigilance.

En définitive, le choix du ‘non-agir’, de l’attente, de l’indifférence et du ‘non-choix’, contribue à favoriser l’Ombre, car la guerre silencieuse ne fait aucun cadeau. Les arts martiaux enseignent que la passivité conduit à l’autodestruction face aux attaques. S’il n’est pas utile de répondre à l’attaque par l’attaque, stratégiquement les techniques de défense permettent une résistance et une utilisation de la force aveugle de l’ennemi pour l’immobiliser et le mettre face à l’absurdité de son attitude agressive.

Nous sommes entrés dans une résistance active pour faire triompher la Lumière en agissant en toute responsabilité !

 

– Les cinq clés pour échapper à la triade de l’illusion :

La première clé est d’accéder à la connaissance par des enseignements spirituels et exotériques, afin de sortir des savoirs cachés et de la stratégie de contrôle (confusion, diversion, stress). La guidance est la voie. C’est la clé spirituelle.

La seconde clé réside dans le changement de nos croyances et de nos programmations qui constituent la persona et les masques. Sortir de ces schémas passe par un véritable travail sur soi avec un tiers, au risque de stagner. C’est la clé du travail en psychologie.

La troisième clé est de sortir de la dépendance à l’argent, sans tomber dans les nombreux pièges évoqués (pyramides) qui retardent l’évolution de conscience. Cela suppose une créativité, des initiatives, une responsabilité et une recherche d’autonomie. Les solutions sont locales, et tout ce qui permet une valorisation du travail, un lien social et une réponse aux vrais besoins humains, génère une avancée en ancrant la spiritualité dans la matière. C’est la clé de l’autonomie économique.

La quatrième clé est énergétique. La pollution est généralisée et les corps sont atteints. Se libérer, c’est donc trouver des solutions énergétiques à sa vie en recherchant une vie saine. Le sommeil, l’hygiène de vie, l’utilisation de l’eau et le contact à la terre (marcher pieds nus, rester proche de la nature) sont fondamentaux pour garder l’équilibre. Des outils énergétiques plus subtils existent. Leur développement supposerait de les présenter dans un nouveau dossier. Les précautions par rapport à la zone grise constituent l’une des priorités en énergie pour se protéger, car les risques d’attaques sont multiples.

La cinquième clé est physique. Elle est liée à notre consommation d’un ensemble de produits qui sont pollués, nocifs ou agressifs pour notre santé. Le changement d’alimentation accompagne l’évolution de conscience, mais il est propre à chaque personne en fonction de ses besoins liés aux autres clés précédentes qui influent. Le choix dans chaque achat a un impact sur notre corps et sur notre conscience. Il demande donc une vigilance consciente et responsable pour évoluer d’une société de désir à une société d’harmonie qui répond aux besoins essentiels de l’être.

 

– Conclusion :

La stratégie de confusion qui règne sur le Monde nourrit l’illusion des hommes pour mieux les dominer et profiter de leurs faiblesses au service d’un pouvoir qui recherche le profit. L’affaiblissement physique, mental et émotionnel, sert les intérêts d’une minorité qui contrôle des ressources planétaires. Le vivant lui-même est en passe d’être privatisé, ou est mis sous scellé pour assurer l’hégémonie de ces groupes qui nient le sens profond de la vie.

En développant à outrance le matérialisme et l’intellectualisme, la société s’est structurée sur des valeurs masculines, fortement influencées par le cerveau gauche, au détriment du cerveau droit et de l’intuition. Ce déséquilibre est devenu source de conflits et de stress à l’échelle planétaire. Appelé progrès, il amène aujourd’hui l’Homme au bord même de son extinction, et le projette dans un nouveau Moyen-Âge si rien n’est changé dans les années qui viennent.

Ces stratégies d’emprise utilisent tous les stratagèmes pour maintenir leur hégémonie. Ainsi, pour contrer la spiritualité, elles ont diffusé de nombreuses approches issues de l’ésotérisme et de l’occultisme dont les adeptes, sans le percevoir, sont soumis à leur tour à l’Ombre.

Au vingt-et-unième siècle, les soi-disant maîtres et élèves de l’occultisme et praticiens de l’ésotérisme de tout bord sont des fidèles reflets des pharisiens de l’époque de Jésus de Nazareth.

Le secret de la libération et de l’autonomie se situe dans l’espace sacré de notre cœur qui apporte une paix intérieure, préfigurant la vacuité et la maîtrise. En nous amenant vers le ‘lâcher-prise’, cette paix nous libère des tensions génératrices de stress et de souffrances. (…) »

 

2. Mon commentaire :

Cette intéressante analyse comporte de nombreux points valables, mais je voudrais brièvement attirer l’attention sur quelques éléments : les rose-croix, le spiritisme, l’ésotérisme et le ‘New Age’.

* Je ne crois pas que les rose-croix (passons notamment sur les francs-maçons, car ce qui est écrit à leur propos n’est pas faux) font partie de ceux qui « montrent les liens étroits entre ceux qui contrôlent le monde et la zone grise », et qu’ils infiltrent la société civile et politique. J’ai moi-même été longuement membre d’une organisation rosicrucienne bien connue, et si infiltration il y a, il faut plutôt la rechercher chez les francs-maçons (beaucoup plus nombreux, en plus), un fait bien connu ! On ne peut pas sérieusement ranger les rose-croix dans les représentants « du contrôle mondial », ni dire qu’ils font partie des filiations historiques où les Illuminatis jouent un rôle. Lesdits « rose-croix » étant fort peu nombreux et n’incluant pas, dans leurs enseignements, des thématiques relevant de la politique, il est ridicule de prétendre qu’ils infiltrent (au contraire des francs-maçons, nombreux dans ce domaine) la société civile et politique. On notera d’ailleurs que le prénommé Philippe se contente de faire une affirmation sans étayer celle-ci par des données factuelles (noms, etc.), ce qui discrédite de tels propos.

* Qualifier le spiritisme de « fausse spiritualité » est vrai en un sens (si l’on met notamment l’accent sur les phénomènes physiques associés à cette doctrine), mais cela ne doit cependant pas faire oublier qu’il a eu (et qu’il a toujours pour certaines personnes) une utilité certaine en son temps, celle de contrebalancer l’athéisme et de donner à de nombreuses personnes des signes ou des preuves personnelles de la réalité de la survie de l’âme.

* Quant à l’ésotérisme, son approche « élitiste » (accession aux seules personnes ouvertes aux enseignements délivrés) était, dans le passé, indispensable, compte tenu du poids des institutions religieuses et des répressions (Inquisition, etc.) que celles-ci pouvaient engendrer. A notre époque, effectivement, il se justifie beaucoup moins, la connaissance pouvant être délivrée à plus grande échelle, compte tenu de la liberté d’expression (qui caractérise surtout les sociétés occidentales).

* Si les ‘dérives’ du ‘New Age’ sont pointées dans ce texte – une charge que l’on rencontre aussi chez de nombreux auteurs appartenant d’ailleurs à des courants opposés : Eglise, fondamentalistes, ésotéristes, spiritualistes, rationalistes -, je suis pour ma part beaucoup plus nuancé, car ce ‘réseau’ comporte aussi des sources intéressantes. Est-il vrai, par exemple, que des âmes errantes se font passer pour des ‘Gris’ ou des ‘Reptiliens’ ? C’est une simple affirmation, mais pas de preuve pour l’étayer, bien sûr. De plus, l’étude des « abductions » montre que les Gris et les Reptiliens sont bien de nature extraterrestre et n’ont rien à voir avec des « âmes errantes »… (Voyez mes textes à ce sujet, dans la rubrique « Présence extraterrestre ».) Ensuite, on peut s’intéresser à la spiritualité, tout en s’intéressant aussi aux mondes habités et aux OVNIs… De plus, les channels fiables sont-ils réellement « très rares » ?

 

VI. Décès, en novembre 2013, d’Olivier de Rouvroy :

Début 2014, c’est avec surprise que j’ai appris, comme d’autres personnes, le décès prématuré, en novembre 2013, d’Olivier de Rouvroy, l’auteur de plusieurs livres de spiritualité de type « new age » et le créateur de deux sites/blogs : www.erenouvelle.com (jusqu’au début de janvier 2008) et www.erenouvelle.fr (2011-2013).

Avant le décès de l’auteur, j’avais mis dans la précédente version de mon site plusieurs textes de ce dernier.

Voici ce qu’on lit en introduction du site (www.erenouvelle.fr) d’Olivier de Rouvroy :

« Olivier De Rouvroy, écrivain et webmaster de ce blog, est parti dans l’autre monde le 19 novembre 2013.

Beaucoup d’entre vous se sont interrogés sur le silence d’Olivier, dont le dernier article sur le site remontait au 5 juillet dernier. De fait, depuis le 19 juillet, l’état de santé d’Olivier avait atteint un stade critique ne lui permettant plus de créer de nouveaux articles.

Néanmoins, les énergies qui ont entouré son départ indiquent que tout s’est déroulé dans la paix, au-delà de l’épreuve de la maladie, et Olivier s’est éteint auprès de Laurence, sa compagne, pour une libération en douceur du plan physique. Gageons désormais que notre frère et ami a déjà rejoint, à cette heure, les plans de lumière qu’il a si souvent évoqués lui-même dans ses écrits.

Je me permets ici de rendre hommage à l’œuvre accomplie par Olivier de Rouvroy. Depuis une quinzaine d’années, il s’était consacré de toute son âme à une mission d’éclaireur et d’informateur à travers ses livres et son site (‘Ère Nouvelle’, version site de 1999 à 2008 http://pointdereference.free.fr/m/www.erenouvelle.com/NEWS.HTM, puis version blog de 2011 à 2013), parvenant à toucher les consciences de centaines de milliers de personnes à travers le monde. Mais bien au-delà, Olivier restera une figure hors norme et en même temps en prise directe avec son temps, empreint d’une ironie bienveillante et lucide aiguisée par sa perception de l’avenir et des bouleversements occultes dont il a été un témoin actif.

Olivier nous lègue 7 ouvrages :

‘Le temps des tribulations’/Hilarion (éd. Ramuel)

‘Victoire de Mikhaël sur les deux armées de l’ombre’ (éd. Altess)

‘Nos amis d’en-haut’ (éd. Les Sentiers de St Jean)

‘L’avènement de l’ère nouvelle’ (The Book Edition)

‘Contacts extraterrestres’ (The Book Edition)

‘Messages pour l’ère nouvelle’ (The Book Edition)

‘Les codes d’accès à l’ère nouvelle’ (The Book Edition)

Ce blog reste à votre disposition, et certains sites offrent l’ancienne version du site fermé en 2008.

Merci Olivier… puisses-tu depuis l’autre monde continuer ton travail. L’avènement de l’ère nouvelle que tu as annoncé approche, d’une façon ou d’une autre, et le travail d’ouverture des consciences est plus que jamais à l’œuvre par-delà les murailles du visible, dans ce monde et dans l’autre monde…

Bon voyage, cher frère !

V. B. »

Pour ma part, j’avais correspondu (par mails) à une ou deux reprises avec Olivier de Rouvroy. Fin 2013, j’avais envoyé un mail mais je n’avais pas reçu de réponse. Je m’étais demandé si le blog était fermé ou si son auteur avait un problème de santé. C’était la seconde hypothèse qui était la bonne…

Les textes d’Olivier de Rouvroy, ceux de ses livres et ceux de son (double) site, sont bien rédigés, ses sources ayant cependant été, pour l’essentiel, des informations puisées sur Internet. Je suis en phase avec ses écrits, même si je ne partage pas tout, son sens critique ayant été quelque peu émoussé par rapport à certaines choses, notamment – dans son premier site – par rapport à certaines prédictions datées ‘canalisées’ avec lesquelles il n’avait pas eu le recul nécessaire. Je pense notamment à ce faux Jésus qui avait annoncé, par le biais d’une femme, une catastrophe planétaire pour mai 2006… Mais dans son ensemble, son œuvre est intéressante. Le dernier livre de l’auteur que je m’étais procuré est « Contacts extraterrestres », une compilation de textes extraits de son site/blog, avec aussi des textes inédits.

Dans mon quatrième livre paru en janvier 2014 : « Prophéties pour les temps nouveaux » (éditions Le Temps Présent), j’évoque à plusieurs reprises les commentaires d’Olivier de Rouvroy à propos de certains thèmes abordés dans mon livre (l’Ascension, etc.)

Alain Moreau

 

VII. La France est spirituellement sous-développée :

J’ai évoqué, dans ce texte, deux types de critiques en matière de « spiritualité alternative » (hors religions) : celles émanant de « rationalistes » (exemple évoqué : celui de « Marc-André ») ou de croyants orthodoxes, et celles émanant d’individus censés faire le ménage dans le marché spirituel, tout en se réclamant eux-mêmes d’une pensée « non-orthodoxe » (Philippe et le « mage »). Mais il n’est pas nécessaire d’appartenir à l’une de ces deux catégories pour s’en prendre à certains aspects de la mouvance spirituelle, cette opposition existant à tous les niveaux de la société, et notamment, bien sûr, dans le milieu dit scientifique.

Jean-Jacques Charbonier, médecin anesthésiste, est connu pour son implication dans l’étude des phénomènes (NDE, etc.) relatifs à la survie de la conscience après la mort. Il est l’auteur de divers ouvrages, parmi lesquels celui-ci : « Les preuves scientifiques de la Vie après la vie » (éditions Exergue, 2008). Dans le numéro 75, de l’automne 2009, de la revue « Parasciences », il évoque les oppositions et difficultés rencontrées auprès de diverses catégories d’individus, à la suite de ses activités visant à faire connaître les recherches permettant de soutenir la réalité de « l’Au-delà » et de l’âme. Les rationalistes sectaires auxquels il est confronté (et il n’est pas le seul) se rencontrent dans divers milieux : chez les collègues scientifiques, chez ceux qui se targuent de lutter contre les « sectes », chez les journalistes, etc.

 

1. Les collègues médecins :

Voici le commentaire de Jean-Jacques Charbonier à propos des réactions de certains de ses collègues par rapport à son implication dans l’étude de la spiritualité et de la médiumnité :

« Il suffit de dépasser les frontières de notre pays pour se rendre compte de cette spécificité typiquement française : nous vivons bel et bien dans un pays spirituellement sous-développé ! Il n’y a hélas aucun doute à avoir là-dessus.

Je me suis aperçu à maintes reprises que, lorsqu’on est un scientifique reconnu, il est en France particulièrement mal vu de faire état de sa croyance en Dieu, de sa foi en l’au-delà ou de son appartenance à une religion. Cette incompatibilité n’existe pas à l’étranger. Par exemple, mon confrère le Dr Melvin Morse, qui est réanimateur aux USA et que j’ai eu le plaisir de rencontrer en Belgique où nous étions invités à faire une conférence sur les NDE, ne connaît pas ce problème. Il évoque l’existence de Dieu sans retenue dans ses exposés et présente en toute liberté son livre ‘La divine connexion’. Il en est de même pour mon ami le Dr Mario Beauregard, chercheur en neurosciences au Canada, et qui a écrit ‘Du cerveau à Dieu’ sans être discrédité par ses pairs. Sans parler des médecins brésiliens ou mexicains qui ont sur le sujet une liberté totale d’expression et même d’action !

Nos plus proches voisins européens – avec une mention ‘très bien’ pour l’Allemagne et l’Italie – ne souhaitent pas voir griller les médecins dits ‘spiritualistes’ sur l’autel de la pensée matérialiste. En France, l’expérience m’a montré que la simple évocation d’une vie après la mort est une entreprise périlleuse et risquée. Les propos de certains confrères sont aussi déconcertants que ceux de mes détracteurs. Je vous livre en vrac quelques-unes de leurs étonnantes réflexions :

Moi aussi je crois en Dieu, mais il ne faut surtout pas en parler !

Un médecin ne doit pas dire qu’il existe une vie après la mort, ça ne se fait pas !

Si tu veux continuer à exercer ton métier, tu as tout intérêt à te taire ! Tu ne devrais pas participer à des colloques qui parlent de spiritualité ; la médecine et la spiritualité, ça n’a absolument rien à voir !

S’il y avait comme tu le dis une vie après la mort ça se saurait, non ? La télépathie c’est une connerie, ça n’existe pas ! Etc.

No comment. » (J.-J. Charbonier) (1)

 

2. Les sectaires « anti-sectes » :

Il y a aussi (et il ne faut pas s’en étonner) les « anti-sectes » :

« Comme je le mentionne en exergue sur mon site Internet, mes positions très affirmées sur l’après-vie m’ont valu bon nombre d’attaques et d’inimitiés. Récemment, le président d’une association de lutte antisecte (ADFI) a déposé une plainte contre moi auprès du Conseil de l’Ordre des Médecins en soulignant, je cite, que ‘je prônais haut et fort dans mes écrits et mes apparitions publiques des théories charlatanesques’. Un double de cette plainte a été adressé au préfet de région et au procureur de la République, qui attendaient la réaction du Conseil de l’Ordre pour agir. Fort heureusement, j’ai pu bénéficier du soutien de mes pairs qui ont répondu qu’ils connaissaient mes actions, que j’étais très surveillé dans mes déclarations et mes écrits (ce dont je n’ai jamais douté), et qu’il n’y avait pour l’instant aucune raison de me sanctionner (en sachant que les sanctions ordinales vont du simple avertissement à la radiation définitive, en passant par des durées temporaires d’exercice). Forts de cette réponse favorable du Conseil de l’Ordre, certains me conseillent d’attaquer cette association en diffamation, mais je préfère ne pas me lancer dans ce genre de polémique : j’ai mieux à faire. Je continue ma route et le temps fera le reste. » (J.-J. Charbonier)

Voici le commentaire de Jean-Michel Grandsire, qui édite la revue « Parasciences » :

« Quand je lis l’article de Jean-Jacques Charbonier relatant ses démêlés avec un organisme sectaire anti-secte, j’ai envie de dire bien haut ce que je pense de la chasse aux sorcières qui a lieu depuis quelques années dans notre pays.

L’hypocrisie et la perfidie des arguments mis en avant pour justifier cette chasse à ceux qui ne pensent pas droit, me répugnent.

Je dois l’avouer, j’ai un total mépris pour ces gens qui mettent en avant des thèmes sur lesquels nous sommes tous d’accord : lutte contre des sectes criminelles, embrigadements d’enfants, etc., pour insidieusement y amalgamer des gens comme Charbonier – et bien d’autres – et briser la liberté d’expression dans ce pays.

Faut-il se taire ? Faut-il faire comme certains qui ne manquent pas de se réjouir quand un de leurs concurrents est victime de telles dénonciations calomnieuses ? Je vous laisse juges.

Car la liberté d’expression est en danger dans notre pays, et ce n’est pas un problème dû à la droite ou à la gauche. Qu’on ne s’y trompe pas.

Notre excellent confrère ‘Nexus’, une revue dont je vous recommande la lecture, s’est vu par exemple refuser le renouvellement de son numéro de Commission Paritaire sous prétexte que, dénonçant les dangers de certaines pratiques médicales de masse, il mettait en péril ses lecteurs fragilisés par de tels propos. Non, vous ne rêvez pas.

Rappelons que l’inscription à la Commission Paritaire, autrefois accordée à vie par l’Etat à une publication, est désormais régulièrement révisable (…). Or il se fait que ce sacro-saint numéro permet d’obtenir des tarifs postaux avantageux, condition essentielle pour que la presse puisse vivre.

Censure ? Vous avez osé penser ce mot ? Décidément vous êtes comme moi, vous avez mauvais esprit. » (2)

A propos de la collaboration entre les sectaires anti-sectes et les rationalistes, nous avons un excellent (bien que pathétique) exemple fourni par la promotion, faite par l’association « Info-Sectes » (région Aquitaine), du livre de Renaud Marhic : « Guide critique de l’extraordinaire ». Ce livre, préfacé par le « zététitien » Henri Broch (un autre rationaliste sectaire), est distribué dans les collèges et lycées d’Aquitaine ! C’est tout simplement scandaleux. Ce n’est pas l’esprit critique que l’on promeut de la sorte, c’est l’esprit de critique et l’esprit partisan. Les « antisectes », qui parlent beaucoup de « manipulation mentale », ne sont eux-mêmes, en fait, que de pathétiques promoteurs de celle-ci… Faut-il s’étonner que des individus qui se targuent de lutter contre les dérives sectaires fassent ainsi alliance avec des rationalistes connus comme Renaud Marhic et Henri Broch ? Evidemment non. Car ces deux catégories d’individus partagent les mêmes a priori négatifs par rapport à tout ce qui relève de la transcendance et de l’inexpliqué. Ils sont incapables de discernement réel. Prétendant protéger les consciences contre les escrocs, ils font un mélange sournois entre phénomènes réels et phénomènes erronés, entre individus sincères et individus manipulateurs.

Le journal « Sud-Ouest » (qui relaie les actions de l’association « Info-Sectes ») a fait la publicité pour une conférence de Renaud Marhic à Bordeaux. Dans le petit texte de présentation on lisait à peu près que les thèmes comme les prophéties, les OVNIs, le paranormal, etc., sont propices à des dérives sectaires… Cette présentation tendancieuse a pour but de justifier, au sein de l’association, la conférence de l’intervenant, le but étant de faire appel à l’esprit critique des personnes attirées par ces thèmes et de déceler les arnaques et les pièges. Si l’intention est a priori bonne, le résultat est mauvais, car Renaud Marhic (et son préfacier Henri Broch) n’est aucunement habilité à se poser en juge par rapport à la plupart des thèmes abordés dans son livre. (Voyez, sur ce site, mon texte de critique de la zététique, rubrique « Parapsychologie ».)

Il ne faut donc pas s’étonner que quelqu’un comme Jean-Jacques Charbonier ait été victime des agissements d’un responsable de l’ADFI, les membres de ce type d’association, des rationalistes sectaires, ayant une fâcheuse tendance à amalgamer des activités et des individus corrects avec les agissements négatifs de certains groupes ou individus.

 

3. Les grands médias :

Autre instance relayant souvent la pensée matérialiste et rationaliste : les grands médias.

« Toujours dans le même registre d’intolérance nationale, une autre anecdote mérite d’être mentionnée. Enthousiasmée par la lecture de mon dernier livre – ‘Les preuves scientifiques d’une Vie après la vie’ -, une journaliste du ‘Figaro’ est venue à Toulouse pour m’interviewer sur mes recherches et mes travaux. Elle désirait consacrer une page entière sur ce sujet dans le quotidien, dans une rubrique intitulée ‘Portrait’. Son article ne verra jamais le jour. De son propre aveu, en plus de dix ans d’exercice, c’était la première fois que son rédacteur en chef lui refusait un papier !

En ce qui me concerne, échaudé à de nombreuses reprises par des censures de dernières minutes, j’avais fait part de mes craintes à cette jeune femme en la raccompagnant à l’aéroport. Sûre d’elle, elle m’avait répondu : ‘Ne vous inquiétez pas docteur, je ne me suis jamais déplacée pour rien : vous pouvez considérer que l’article est bouclé !’ En l’occurrence, la boucle doit être celle qui referme la boîte dans lequel il repose ! A moins que son article soit déjà passé dans la broyeuse à papier, ce qui semble plus probable. » (J.-J. Charbonier) (3)

 

4. Refus universitaire d’un congrès sur le thème médecine/spiritualité :

Et puis il y a aussi, bien sûr, la citadelle académique et rationaliste de l’Université. Jean-Jacques Charbonier en a fait aussi l’expérience :

« Outre Atlantique, il existe un enseignement de médecine spirituelle dans de nombreuses facultés de médecine. Dans notre beau pays, autoproclamé – haut et fort – le territoire de la liberté d’expression, nous avons une longue route à faire avant d’en arriver à ce stade de tolérance. Ainsi, par exemple, le colloque toulousain intitulé ‘Médecine et spiritualité’, regroupant des scientifiques de renommée internationale (USA, Canada, Belgique, Suisse, Brésil, et moi-même pour la France), qui devait se tenir à l’Université Paul Sabatier les 23 et 24 octobre 2009, a essuyé un refus administratif au tout dernier moment. Les organisateurs, qui avaient déjà investi dans un programme de communication conséquent après avoir reçu un premier avis favorable (articles de presse, flyers, affiches, etc.), ont trouvé dans l’urgence un autre site toulousain. Ici aussi l’argumentation du président d’Université laisse dubitatif :

‘Une Université d’institut laïque ne doit pas montrer la spiritualité à ses élèves. Au vu des thématiques et du programme de cette rencontre, il ne m’est pas possible de vous accueillir au sein de l’Université dans la mesure où le caractère du congrès n’est pas avéré.’

Eh oui, chez nous il est moins dangereux de parler de violences et de pornographie que d’Amour et de spiritualité !

Alors faut-il s’adapter en courbant l’échine et en acceptant cette dérive, ou bien témoigner de ses recherches et de ses ressentis ? Ceux qui me connaissent savent bien que je n’ai pas un tempérament de mouton. » (J.-J. Charbonier) (4)

 

5. Le colloque à Toulouse :

Si le colloque auquel se réfère Jean-Jacques Charbonier (voir ci-dessus) n’a pu avoir lieu à l’Université de Toulouse, il a pu néanmoins être organisé (en 2009) dans la salle des congrès de l’hôtel Mercure de Toulouse.

A ce colloque consacré au thème médecine/spiritualité, 204 personnes étaient présentes, une grande majorité des inscrits étant des médecins ou des membres du corps médical. L’événement a été retransmis en direct, via satellite, sur une chaîne télévisée brésilienne, et un DVD de cette manifestation est disponible (www.spiritisme.org).

A titre de comparaison avec la situation lamentable en France, Jean-Jacques Charbonier note qu’au Brésil 20 millions de personnes connaissent Allan Kardec (à l’origine du mouvement spirite) et qu’en 2004 on dénombrait, dans ce pays, 84 Facultés de médecine enseignant, à leurs élèves, la spiritualité.

Des études ont montré que croire à une vie après la mort a une action positive sur la santé mentale, avec une diminution significative des psychoses paranoïaques, de l’anxiété ou des maladies psychosomatiques.

« Il a été rappelé qu’en 2007 l’Organisation Mondiale de la Santé a reconnu l’importance de la spiritualité dans l’exercice de la médecine. Le doyen de l’Université toulousaine Paul Sabatier, qui a refusé que ce colloque se tienne dans ‘ses’ murs, doit ignorer ce détail ! Voir à ce propos le site www.gwish.org du George Washington Institute for Spirituality and Health. » (J.-J. Charbonier)

Voici une liste d’intervenants au colloque toulousain :

• Le docteur Sergio Fellipe de Oliveira, un médecin psychiatre brésilien qui enseigne à l’Université de Sao Paulo, a montré des photos d’ectoplasmes de patients, et il a exposé sa théorie relative à la fonction de la glande pinéale dans le processus de la médiumnité.

• Le docteur Mario Beauregard, chercheur en neurosciences à l’Université de Montréal, a présenté ses travaux sur les cerveaux de carmélites en prière, et il a critiqué la thèse matérialiste soutenant que la conscience est fabriquée par le cerveau.

• Le docteur Julio Perez, qui travaille à l’Université de Pennsylvanie (Etats-Unis), a objectivé l’expression de la médiumnité en imagerie médicale cérébrale, et il a exposé les résultats de ses recherches en thérapie de régression de la mémoire.

• Le docteur Mario Perez, élu, en 2007, correspondant privilégié de l’American College of Physicians, a parlé des thérapeutiques spirituelles reconnues par l’Organisation Mondiale de la Santé.

• Le docteur Nelly Berchtold, spécialiste en médecine infectieuse en Suisse, a évoqué les liens entre la psychiatrie et la spiritualité…

• Le docteur Danielle Vermeulen, anthropologue, a exposé la meilleure façon de se comporter avec les comateux.

• Le docteur Marlene Nobre, médecin gynécologue et cancérologue, ainsi que présidente de l’Association Médico-Spirite Internationale, a notamment évoqué le processus de l’intuition…

• Jean-Jacques Charbonier et Jean-Paul Evrard (directeur du mouvement spirite francophone et organisateur de ces journées) ont également apporté leur contribution.

Un film, intitulé « Médecine et spiritisme », était disponible chez Debowska Productions (www.debowska.fr). La même maison de production a aussi diffusé le film « Médecine et médiumnité », tourné avec Michèle Riffard (une médium française). (5)

Alain Moreau

 

Références :

1. Jean-Jacques Charbonier, « Parasciences », n° 75, automne 2009, p. 52.

2. Ibid., p. 52-53, 79-80.

3. Ibid., p. 53.

4. Ibid., p. 53.

5. Jean-Jacques Charbonier, « Parasciences », n° 76, hiver 2009/2010, p. 18-20.

 

 

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Un commentaire

  1. Bonjour, ce post et riche est très long.

    Je ne vais pas m’étaler mais je cherche à comprendre.

    Personnellement j’adhère au principe du Karma, j’aime faire attention à ce que je fais et comprendre les influences négatives ou positives que je peux émettre. Je suis également adepte de méditation et m’entraine à la sortie dans l’astral.

    Cela peut se rattacher à l’ésotérisme donc d’après vous je serai dans le déni et sur le mauvais chemin ?

    Je suis pourtant mon coeur et mon égo (si souvent décrié, pas le mien mais l’égo lui même) me protège en m’apportant tout le libre arbitre nécessaire et le sens critique pouvant afin libéré des conditionnement et me protéger des dogmes en tout genre.

    Enfin par exemple sur l’ayahusca, pourquoi être si critique et impliquer forcément des entités négatives qui nous ferais du mal et viendrai s’ancrer dans un chakra pour nous posséder et nous nuir. D’où tirer vous ça ? Nombre de personnes vive des expériences très enrichissantes et bénéfiques pour leur existences. Un peu de nuance dans les propos ne ferait pas de mal à mon sens.

    Bien à vous.

    P.P

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