Les prédictions de Sylvia Browne (1936-2013)

 

 

 

I. Une médium peu fiable en matière de prédictions :

Sylvia Shoemaker, plus connue sous le pseudonyme de Sylvia Browne, est née en 1936 à Kansas City, dans le Missouri. Elle est décédée le 20 novembre 2013. Cette médium a être interviewée dans de nombreux magazines et a participé à divers shows télévisés. Elle est l’auteure de nombreux livres. En voici quelques-uns : « Médium. Ma vie entre deux mondes », « La vie dans l’Au-delà », « La vie des grandes stars dans l’Au-delà », « Aller-retour dans l’Au-delà », « Les bénédictions de l’Au-delà », « Vies passées, santé future », « Les temples de l’Au-delà ».

Si l’oeuvre écrite de Sylvia Browne contient des choses intéressantes, il faut cependant reconnaître qu’en matière de prédictions ce fut plutôt le fiasco.

Dans Aller-retour dans l’Au-delà, Sylvia Browne a écrit qu’elle pourrait remplir des pages et des pages avec toutes les prédictions qu’elle a faites et qui se sont réalisées au cours des trente dernières années, la plupart d’entre elles ayant été consignées dans les médias. Elle dit avoir prédit, six mois avant la tragédie, l’écrasement d’avion survenu à l’aéroport O’Hare de Chicago en 1980 :

« Quelques jours après la catastrophe, je reçus la lettre d’un homme nommé Kent Herkenrath, dans laquelle il me remerciait de lui avoir sauvé la vie. Il avait prévu monter à bord de cet avion, mais, après avoir lu ma prédiction, il avait décidé d’annuler à la dernière minute. » (S. Browne)

Immédiatement après l’enlèvement et le meurtre de Polly Klaas, elle avait donné, dans les médias, les initiales de l’assassin : R. A. D. Richard Allen Davis devait par la suite être arrêté, puis condamné pour meurtre.

Parmi les autres prédictions qui auraient été réussies, il y a notamment celles faites à l’émission de Montel Williams : l’effondrement de la Bourse en octobre 1997, la découverte d’un « cocktail » composé de trois ingrédients inhibiteurs de protéase pour combattre le Sida, une « brève escarmouche » avec l’Irak à la fin de 1998, etc. (1) Mais nous allons voir ci-dessous que beaucoup de prédictions faites ne se sont pas vérifiées.

Le 3 septembre 2001, lors du show télévisé de Larry King, l’illusionniste James Randi avait proposé à Sylvia Browne de démontrer ses capacités paranormales au cours de tests scientifiques qu’il était prêt à lui faire passer, avec à la clef, en cas de réussite, un gain d’un million de dollars. Sylvia Browne accepta le défi, mais elle ne prit jamais rendez-vous avec l’illusionniste.

Lors de ses passages dans les médias, Sylvia Browne a accepté de faire des prédictions en direct devant des millions de téléspectateurs. Parmi les prédictions erronées qu’elle a faites, il y a celles-ci :

– Bill Clinton n’a rien fait avec Monica Lewinsky.

– Le cancer du sein sera définitivement guéri en 1999.

– 2002 : Oussama Ben Laden est mort.

En 2003, Janet McDonald (une auteure américaine vivant en France), qui la consulta, se vit prédire « une très longue vie ». Mais en 2007, quatre ans plus tard, elle mourut d’un cancer du sein, alors qu’elle était âgée de seulement 53 ans.

Malgré tous ses échecs, la voyante annonçait, dans ses messages publicitaires, un taux de réussite faramineux de 85 % !

Ses consultants devaient payer 850 dollars pour une consultation téléphonique de vingt minutes !

Le 21 mars 2011 (elle avait alors 75 ans), alors qu’elle était en vacances à Hawaï, elle dut être hospitalisée en urgence pour des problèmes cardiaques. Sur son site Internet : www.sylviabrowne.com, elle demanda des dons pour l’aider à guérir !

En 1986, elle a fondé la Society of Novus Spiritus. Cette entreprise, qualifiée d’Église gnostique chrétienne, lui a procuré un chiffre d’affaires de 3 millions de dollars, en moyenne, par an ! Il est vrai que la voyante possèdait un esprit marketing très développé : outre ses nombreux ouvrages, elle vendait des CD et des DVD, ainsi que des bijoux… Parmi ses livres, il y a : « Tous les animaux domestiques vont au Ciel » et « La vérité sur les voyants ».

Ryan Shaffer et Agatha Jadwiszczok, journalistes au Skeptical Inquirer, ont étudié 115 de ses prédictions, toutes faites sur les trois dernières années et concernant uniquement des cas de personnes disparues ou assassinées :

Dans 90 de ces cas, encore non résolus au moment de l’étude, les prédictions que Sylvia Browne avait faites étaient trop floues pour aider les enquêteurs.

Dans les 25 autres cas, l’enquête a été résolue par la police. Sur ces 25 cas, Sylvia Browne n’a trouvé aucune bonne réponse.

Voici quelques exemples de ses échecs, évoqués sur le site http://paranormal.blogspirit.com, ainsi que dans l’ouvrage de Ranky, « Encyclopédie du mystère » (éditions Trajectoire, 2012) :

« 1999 : disparition au Texas de la petite Opal Sanderford âgée de 6 ans. Browne annonce qu’elle a été emmenée au Japon dans la ville de Kukouro où elle est soumise à un esclavage par un pédophile. Or, non seulement cette ville n’existe pas au Japon, mais, en août de la même année, le kidnappeur, un certain Richard Franks, est arrêté. Les restes de l’enfant sont retrouvés en décembre 2003 : l’autopsie montre qu’Opal a été tuée d’un coup porté à la tête dès les premières heures de son enlèvement.

Novembre 2000 : disparition en Illinois de Ryan Katcher, âgée de 19 ans. Pour Browne, elle a été assassinée et son corps se trouve dans un puits d’une mine de fer. La jeune fille est morte suite à un accident : elle est retrouvée noyée dans sa voiture tombée dans un étang.

2002 : Holly Krewson a disparu sept ans plus tôt en 1995. Pour Browne, la jeune fille vit à Hollywood et travaille comme danseuse dans une boîte de nuit. En 2006, on identifie son cadavre grâce à son empreinte dentaire : il avait été retrouvé en 1996 à San Diego, mais la police n’avait pas pu mettre un nom dessus à l’époque.

La même année, on recherche Lynda McClelland : pour Browne, elle a été enlevée par un individu portant les initiales M J et emmenée à Orlando, en Floride, où elle est toujours vivante. Son cadavre est malheureusement retrouvé enterré à trois kilomètres de chez elle en Pennsylvanie. Le coupable est David Repasky, le propre gendre de madame McClelland qui, détail morbide, était présent lors de la prédiction faite par la voyante ! »

En 2003, la voyante fut consultée à propos de la disparition à Richwoods, Missouri, le 6 octobre 2002, de Shawn Hornbeck, un garçon de 11 ans. Il allait rendre visite, à vélo, à un ami. Afin de le retrouver, ses parents avaient collé dans toute la région, sans succès, des milliers d’affiches. En direct à la télévision, Sylvia Browne annonça aux parents, avec assurance et un manque total de psychologie, que leur fils avait été enlevé par un homme très grand, avec de longues « dreadlocks ». Le kidnappeur était censé avoir une voiture noire et bleue. Elle prétendit que Shawn était décédé, son cadavre se trouvant, précisa-elle, près de deux gros rochers à trente kilomètres au sud-ouest de Richwoods, dans une région boisée.

« Finalement, l’enfant sera retrouvé quatre ans plus tard, le 12 janvier 2007. Vivant ! Il avait été enlevé par un homme aux cheveux courts, conduisant une camionnette blanche, donc sans aucun rapport avec la description de la voyante.

La police l’a découvert par hasard alors qu’elle était sur la piste de l’enlèvement d’un autre garçon : William Ownby, 13 ans, kidnappé le 8 janvier 2007.

Quatre jours plus tard, les enquêteurs arrêtent le coupable : il s’agit d’un dénommé Michael Devlin, 42 ans, gérant d’une pizzeria, dans l’appartement duquel on découvre les deux enfants ! Des témoins avaient vu William monter à bord d’une camionnette blanche. » (http://paranormal.blogspirit.com ; « Encyclopédie du mystère », de Ranky)

De son côté, Sylvia Browne a été attaquée de toutes parts dans les médias, lesquels ne se sont pas gênés pour critiquer son arrogance et son manque évident de tact. (2)

Suite aux éléments d’information ci-dessus concernant Sylvia Browne, mis en ligne le premier août 2011 sur http://paranormal.blogspirit.com, Jean-Jacques Charbonier a fait, sur ce blog, le commentaire suivant :

« Ce genre de comportement inadmissible décrédibilise l’ensemble de la communauté des médiums dont certains (une minorité) ont une action thérapeutique indéniable dans la douleur du deuil. À quand un Conseil de l’Ordre des Médiums ? Ce serait effectivement un bon outil pour ‘faire le ménage’ et éloigner les indésirables. »

Les éléments d’information ci-dessus ne peuvent en effet que discréditer complètement cette médium. Néanmoins, personnellement je ne rejette pas l’intégralité de l’oeuvre de celle-ci car quelques-uns de ses écrits comportent des éléments d’information valables. (Je pense notamment à son ouvrage : Les temples de l’Au-delà, éditions AdA Inc., 2010.) En matière de prédictions, cependant, elle a largement démontré son manque de fiabilité. Elle reconnaissait elle-même s’être souvent trompée par le passé, ajoutant qu’elle se tromperait encore. Elle prétendait néanmoins que, selon les tests qu’elle a passés, son taux de réussite se situait entre 87 et 90%, « si je me le rappelle bien », écrivit-elle. (3)

Je présente ci-dessous la liste de ses prophéties datées en relation avec la période 2004-2012, ces prophéties ne s’étant pas vérifiées. J’évoque plus loin les prédictions pour la période postérieure à 2012.

 

II. Des prédictions datées erronées :

La médium américaine Sylvia Browne a fait toute une série de prédictions touchant divers domaines, en donnant souvent des dates précises pour leur réalisation. Dans un chapitre de : « Le livre des prophéties » (éditions Le Temps Présent, 2011), j’ai montré que les prédictions datées ne se vérifient pas. A cet égard, Sylvia Browne n’a pas échappé à la règle.

Sylvia Browne était une spécialiste des prophéties datées, et il était même surprenant de voir cette médium faire, avec autant d’assurance, de telles prédictions, au risque évidemment, et cela n’a pas manqué de se produire, de se discréditer pour la postérité ! Il n’y a, en effet, dans son œuvre prophétique, aucune précaution. Elle affirme tranquillement, sans se poser de questions, comme si tout cela était évident. Son oeuvre écrite comporte pourtant des éléments intéressants (notamment à propos de la vie dans l’Au-delà), mais, en matière de prédictions, c’est la catastrophe !

Dans Aller-retour dans l’Au-delà (éditions AdA Inc., 2003), Sylvia Browne avait ainsi annoncé qu’en 2010 des extraterrestres se manifesteraient sur Terre, ceux-ci devant nous apprendre à utiliser « des appareils antigravitationnels, comme ils l’avaient fait à l’époque de la construction des pyramides ». (4)

Dans Prophéties (éditions AdA Inc., 2006), un livre paru initialement aux Etats-Unis en 2004, Sylvia Browne a fait, pour la période 2004-2012, des prédictions datées qui ne se sont pas vérifiées.

« Un président élu après 2008 mourra au cours de son mandat d’une crise cardiaque. Le vice-président terminera son mandat, avec l’intention de déclarer la guerre à la Corée du Nord, une décision impopulaire et extrêmement mal avisée, car cette nation se sera effectivement dotée d’armes de destruction massive au cours des années précédentes. Alors qu’il s’efforcera de rallier le Congrès et d’obtenir un soutien international à sa déclaration de guerre, il sera assassiné. » (S. Browne) (5)

Sylvia Browne avait annoncé qu’en 2007 les téléphones cellulaires seraient capables de transmettre des conférences téléphoniques entre plusieurs personnes, et qu’en 2008 on lancerait sur le marché une montre capable d’enregistrer des conversations et d’envoyer des photos numériques…

Dès 2010, a-t-elle annoncé, des téléviseurs sans fil seront disponibles, ceux-ci devant être de la taille d’un téléphone cellulaire.

Elle avait aussi annoncé que vers 2012 il serait possible de se procurer « des montures de lunettes équipées d’enregistreuses, de caméras et d’émetteurs numériques, ainsi que d’un système de son portatif », l’une des branches de la monture servant d’écouteur. (6)

 

* La lutte contre le crime, la médecine légale :

Sylvia Browne avait annoncé que vers 2010, les forces de l’ordre allaient finalement admettre qu’elles ont recours à des médiums. Cette collaboration devait devenir banale et largement acceptée. Les agences responsables de faire respecter la loi devaient pouvoir se tourner vers un registre contenant les noms de plusieurs médiums.

« Un médium ne pourra figurer sur cette liste avant d’avoir fait ses preuves dans le domaine de la résolution de crimes ; il devra réussir une série de tests objectifs très poussés et se soumettre à un examen approfondi de son passé. (…) Ce registre sera également mis à jour et révisé sur une base régulière afin de s’assurer que tous les spécialistes du paranormal qui y figurent continuent à collaborer avec les forces de l’ordre, qu’ils ont toujours une réputation irréprochable et qu’ils n’ont commis aucune indiscrétion, que ce soit pour de l’argent ou pour toute autre raison. » (S. Browne)

Elle avait aussi annoncé que vers 2010 il serait obligatoire de prélever, au moment de la naissance, un échantillon d’ADN sur tous les enfants nés aux Etats-Unis. Cette « empreinte » génétique était censée apparaître sur toutes les pièces d’identité. Le code génétique de l’individu devait être imprimé sur ses dossiers scolaires et médicaux, sa carte d’assurance sociale, son permis de conduire, ses permis professionnels, ses cartes bancaires et ses cartes de crédit. La technologie d’alors aurait dû permettre de le lire aussi facilement qu’un code à barres. Les Etats-Unis n’auraient pas dû être le premier pays à instaurer le prélèvement obligatoire d’ADN sur les nouveaux-nés, cette pratique étant censée devenir chose courante une dizaine d’années après son introduction.

Sylvia Browne avait annoncé qu’avant 2010 le gouvernement américain lancerait un programme pour encourager la population à fournir un échantillon d’ADN à des fins d’identification personnelle. Les gens, dans leur majorité, étaient censés participer au programme, ainsi que la population de plusieurs autres pays. Les échantillons prélevés sur les nouveaux-nés auraient donné naissance à une base de données internationale, appelée SCAN.

SCAN aurait dû être en communication permanente avec les bases de données du programme CODIS et les autres bases de données internationales. Le vol d’identité et la fabrication de faux papiers n’auraient rapporté pratiquement plus rien, et l’identification des victimes de meurtre n’aurait pris que quelques heures tout au plus. Les enfants perdus, abandonnés ou enlevés, « retrouvés dans la rue ou entre les mains de criminels, seront réunis avec leur famille en l’espace de quelques minutes ». Tout criminel ayant laissé une trace d’ADN sur une scène de crime aurait pu être, même s’il s’était agi d’un premier délit, facilement identifié. Sylvia Browne avait annoncé que vers 2015, SCAN deviendrait un mécanisme de sécurité essentiel pour la société.

Les futures bases de données d’empreintes digitales seraient capables d’identifier deux empreintes identiques en quelques instants, s’il existait un fichier de ces empreintes. Le côté et la paume de notre main sont presque aussi uniques que nos empreintes digitales, et ceci constitue un atout important pour les experts légistes, surtout si on retrouve des documents écrits sur la scène d’un crime. Vers 2009, « cette base de données permettra de résoudre des cas d’enlèvement de personnes connues à l’échelle internationale, ainsi que quelques crimes déguisés en suicide ».

En 2004, Sylvia Browne avait aussi annoncé qu’en 2008 un autre type de base de données verrait le jour (et serait utilisé partout par les forces de l’ordre vers 2014), cette base de données faisant appel aux caractéristiques uniques de l’iris. Les guichets automatiques et les caisses enregistreuses « seront pratiquement tous équipés de caméras miniatures capables de lire l’empreinte de notre iris », ces caméras étant aussi présentes dans les édifices publics et les aéroports, ainsi que dans les résidences privées. Les images de l’iris étaient ainsi censées faire partie du profil identitaire. En cas de vol de la carte de guichet automatique, par exemple, la caméra du guichet était censée refuser la remise d’argent à quelqu’un dont l’iris n’aurait pas correspondu à celui du détenteur de la carte. Elle aurait déclenché une alarme silencieuse, l’identité de l’individu étant presque instantanément transmise à la police. Les moyens de transport public (autobus, voiture louée, train, avion) auraient été équipés de minuscules caméras directement branchées sur la base de données de l’iris. Si le fugitif avait utilisé ce moyen de transport, la base de données aurait alerté les services de sécurité et les forces de l’ordre « de la présence de tout passager contre lequel un mandat d’arrêt aura été émis ».

On mettrait au point un détecteur de mensonges qui fonctionnerait de concert avec d’autres appareils d’analyse physiologique et qui permettrait de mesurer « le stress vocal, les déglutitions excessives, les changements au niveau de la respiration, ainsi que les autres signes involontaires pouvant signaler une duperie ». Vers 2012, ces appareils d’analyse vocale et physiologique « seront jumelés à un polygraphe infaillible et d’une acuité parfaite ». On pourrait aussi mesurer la température de la peau et la dilatation de la pupille, celles-ci variant apparemment lorsqu’une personne ment.

Sylvia Browne avait annoncé que vers 2011 toutes les voitures neuves seraient vendues équipées d’un système de communication par satellite. Ce système aurait permis, dans la voiture, de regarder la télévision par satellite. La police aurait pu alors déterminer très précisément où se trouvent les véhicules volés, « ceux ayant servi à un enlèvement ou à une évasion, ou encore ceux conduits par des suspects sous surveillance qui n’ont pas encore été arrêtés ». Il aurait été possible d’éteindre à distance le moteur d’un véhicule quand les forces de l’ordre auraient jugé qu’il était possible d’arrêter sans risque le suspect.

Sylvia Browne avait aussi annoncé qu’en 2009 il y aurait une version internationale d’une émission américaine : America’s Most Wanted, les indices fournis par les téléspectateurs aidant la police à résoudre des crimes. La version internationale aurait dû être, d’après elle, diffusée vingt-quatre heures sur vingt-quatre, sept jours sur sept, sur une chaîne satellite. (7)

 

* Santé et médecine :

En 2004, Sylvia Browne annonçait qu’au cours des cinq prochaines années on assisterait à un rapprochement sans précédent entre le monde de la parapsychologie et celui de la médecine, ce qui aurait mené à l’introduction, « vers 2008, des premiers analyseurs d’auras dans les bureaux de médecins axés sur la haute technologie ».

« Les analyseurs d’auras seront essentiellement des appareils d’imagerie par résonance magnétique hautement développés. Au lieu de s’étendre sur un lit, le patient se tiendra sur un disque pivotant, tandis qu’une sorte de lumière infrarouge analysera son corps sous toutes ses coutures pour voir s’il n’y aurait pas des irrégularités au niveau de son aura. Rappelez-vous que l’aura est une émanation d’énergie, une sorte de charge électrique générée par notre corps. Durant la première phase de l’examen, l’analyseur cherchera simplement à détecter les interruptions, les pointes de tension et les autres anomalies présentes dans ce halo d’énergie. Le faisceau lumineux s’arrêtera à l’endroit précis où il aura détecté une anomalie de l’aura, puis l’ordinateur de l’analyseur prendra en note que cette région devra être examinée plus attentivement.

Dès que la première phase de l’examen de l’aura sera complétée et que les régions du corps atteintes d’une maladie et/ou présentant une vulnérabilité auront été identifiées, la seconde phase de l’examen pourra commencer. Le même faisceau lumineux s’arrêtera à nouveau aux endroits où l’analyseur aura noté une anomalie chez le patient, puis, en changeant de couleur, celui-ci diagnostiquera l’urgence du problème qu’il aura détecté. Imaginons, par exemple, que, durant la première phase de l’examen, l’analyseur d’auras a noté la présence d’une anomalie au niveau de la poitrine du patient. Le faisceau lumineux se déplacera à nouveau vers cette région pour un examen plus approfondi du problème. Si la lumière tourne au rouge, cela voudra dire que le problème est urgent et que la vie du patient est en danger, et qu’il ou elle nécessite une intervention immédiate : tumeur, artère coronaire bloquée, anomalie cardiaque, embolie ou caillot humain, etc. Si la lumière tourne au vert, cela voudra dire que le problème est grave, mais moins urgent : pneumonie, maladie cardiaque ou fibrose kystique, par exemple. Si la lumière devient jaune, le problème n’est pas urgent et ne menace pas la vie du patient, comme une bronchite ou un souffle au cœur.

D’autres couleurs s’ajouteront à cet éventail à mesure que la technologie des analyseurs d’auras continuera de se développer. Mais à partir du moment où la communauté médicale acceptera l’idée des analyseurs d’auras, ces derniers nous permettront de sauver temps et argent. Bref, fini les frustrations et les conjectures, les diagnostics erronés et les médicaments prescrits pour de mauvaises raisons, les tests et les analyses de laboratoire inutiles.

Je ne peux m’empêcher de sourire quand je pense que même les médecins les plus sceptiques et les plus obtus, ceux-là même qui disaient que l’aura n’existait pas, ne pourront remettre en question l’infaillible précision des analyseurs d’auras. Les hypocondriaques auront du fil à retordre pour convaincre leur médecin qu’ils souffrent d’un problème non diagnostiqué quand deux ou trois examens de leur aura n’auront rien donné. » (S. Browne)

Et les patients qui se plaignent avec raison « pourront finalement tourner le dos à ces médecins qui, soit par paresse ou par ineptie », se contentent de leur répéter : Vous êtes en parfaite santé, vous vous imaginez des choses. Grâce aux analyseurs d’auras, « nous pourrons facilement déterminer qui, du patient ou du médecin, sait de quoi il parle ».

En 2004, Sylvia Browne a écrit que vers 2006 « une poignée d’oncologues hautement spécialisés se mettront à injecter dans le noyau des cellules cancéreuses des drogues connues pour créer une dépendance extrême, semblable à celle créée par l’héroïne et l’OxyContin ».

« A la suite de quelques traitements, les cellules malades deviendront elles-mêmes dépendantes et constamment à la recherche de cette drogue. Incapables d’en trouver chez les cellules saines ou ailleurs que dans leur propre structure cellulaire, elles se résoudront à se dévorer entre elles pour obtenir leur dose, jusqu’à ce que leur dépendance les amène littéralement à s’autodétruire. » (S. Browne)

Un nouveau traitement contre la paralysie (partielle ou extrême) aurait dû faire intervenir l’implantation de puces informatiques à la base du cerveau, celles-ci envoyant des signaux très précis aux muscles et aux nerfs. Cette technologie était annoncée pour la fin 2004 ou le début 2005.

En 2004, Sylvia Browne avait aussi annoncé qu’en 2008 tous les médecins accepteraient et tireraient profit du fait que « toutes les maladies auto-immunes réagissent de façon spectaculaire aux régimes alimentaires riches en protéines ».

Elle a annoncé qu’à la fin de 2005 ou 2006 les chercheurs parviendraient à prélever des cellules souches sur des cordons ombilicaux… Faisant référence aux cellules souches, Sylvia Browne avait aussi annoncé que vers 2012 il serait possible d’échanger une vieille partie de notre corps contre une nouvelle, entièrement compatible, « de sorte que la mythique fontaine de Jouvence deviendra enfin réalité ».

En 2004, Sylvia Browne annonçait que le rhume banal serait éradiqué d’ici 2009 ou 2010. La solution contre le rhume aurait dû faire appel à la chaleur. Sylvia Browne a évoqué une petite cabine que l’on était censée trouver bientôt dans tous les cabinets de médecin, cette cabine étant chauffée à une température bien précise « et contenant peut-être des antibiotiques sous forme de vapeur ».

« Après avoir passé cinq ou six minutes dans cette cabine, l’atmosphère régulée, conjuguée à notre propre chaleur corporelle, détruira le germe de la rhinite, responsable de la grande majorité des cas de rhume banal. Et comme le germe de la rhinite est également responsable de plusieurs allergies et de complications respiratoires liées à l’asthme, cette approche mènera au traitement d’un grand nombre de troubles et de maladies respiratoires présentement incurables. » (S. Browne)

Sylvia Browne avait annoncé que, vers 2010, l’utilisation des ultrasons et de l’amniocentèse permettrait de corriger, sur le fœtus, les anomalies génétiques, et de prévenir, avant qu’elles n’apparaissent, les malformations congénitales et les maladies.

Elle avait aussi annoncé qu’en 2010 il y aurait la résurgence des chambres d’accouchement, lesquelles auraient été équipées d’un système de poulies permettant à la mère d’accoucher suspendue dans les airs à l’aide de courroies « à la fois très résistantes et très confortables ». L’enfant né serait tombé « sur de doux oreillers stérilisés » tenus par le médecin et les infirmières présents !

« Une attention toute particulière sera accordée à l’atmosphère qui régnera à l’intérieur de la chambre d’accouchement, afin qu’elle inspire le calme, la détente et la tranquillité d’esprit. Les murs de ces petites pièces circulaires serviront d’écrans, sur lesquels seront projetées des images de montagnes, de prairies, de jardins, d’océans, ou une sélection d’images préférées de la mère. Une douce musique, où se mêleront des instruments à vent et le bruit des vagues, jouera en arrière-plan. Les lumières seront tamisées avant même l’arrivée de la future mère, et une subtile dose d’aromathérapie sera utilisée durant l’accouchement. » (S. Browne)

Sylvia Browne avait annoncé que, dès la fin de 2004, le Botox serait utilisé pour traiter l’arthrite et les maux de dos aigus. Peu de temps après, « les scientifiques développeront une variante du Botox pour traiter l’inflammation des glandes, les fractures, ainsi que les déchirures du cartilage et des tendons ». Elle avait aussi annoncé que dès 2007 l’arthrite ne serait plus qu’une petite tracasserie, grâce à un médicament qui devait soulager la douleur tout en réparant les muscles et les nerfs endommagés. La plante à fleurs, qui ressemblerait à un cactus et dont ce médicament serait dérivé, pousserait dans les forêts pluviales d’Amazonie et secrèterait une substance laiteuse.

Sylvia Browne a évoqué une plante de la forêt amazonienne, « dont les larges feuilles ressemblent à des oreilles d’éléphant gonflées aux stéroïdes », et dont la substance transparente qui circule dans la tige ressemble plus à un gel qu’à un liquide. Des chercheurs découvriraient que cette substance possède des propriétés pour le traitement des plaies chroniques. Appliquée directement sur les plaies, cette substance entraînerait « un soulagement immédiat de la douleur, l’arrêt des saignements et de l’enflure », tout en accélérant le processus de guérison.

Sylvia Browne avait annoncé qu’une découverte majeure en 2005 mènerait à la création d’un vaccin contre le sida.

Elle avait annoncé qu’en 2004 des épidémies de grippe et du virus du SRAS feraient des ravages, surtout en Orient et en Amérique du Sud, un vaccin venu « des poulets et des cochons » étant censé mettre un terme à ces épidémies. Elle a aussi annoncé la découverte, dans les artichauts, d’un antioxydant antiviral particulièrement puissant. D’ici 2006 et le début 2007, avait-elle annoncé, le virus du VIH/sida connaîtra une forte croissance dans certains pays du tiers-monde, en Amérique du Sud, au Mexique, en Afrique et en Asie.

Sylvia Browne avait annoncé qu’en 2010 une autre maladie reliée au système immunitaire ferait son apparition. Elle aurait dû être la conséquence de l’importation d’oiseaux exotiques en provenance du Brésil et elle aurait dû se transmettre des oiseaux aux humains par l’intermédiaire d’une sorte d’acarien. Cette infection bactérienne aurait dû se manifester par l’apparition sur le corps d’irruptions ressemblant à des champignons. Les personnes infectées auraient dû être mises en quarantaine, et il aurait fallu attendre quatre ou cinq ans avant de découvrir qu’il était possible de détruire ces champignons et la bactérie qui en est responsable grâce à un dispositif où étaient censés se mêler « électricité et chaleur extrême ».

Sylvia Browne avait aussi annoncé que, vers 2012, un médicament destiné aux personnes en phase terminale serait administré sous forme de soluté pour éliminer la douleur, tout en permettant aux malades de demeurer lucides.

« Quand les effets à long terme commenceront à se faire sentir, le corps et l’esprit sombreront progressivement et doucement dans un sommeil serein et sans douleur, qui n’aura rien à voir avec le faux sentiment d’euphorie que procurent les médicaments actuels ; le patient aura plutôt l’impression de vivre une expérience profonde de sortie hors du corps au cours de laquelle, s’il le désire, son esprit pourra s’avancer dans le tunnel de la lumière de Dieu, en sachant que ses derniers moments passés sur Terre seront remplis de joie et de bonheur pour lui et ses êtres chers, qui continueront à en chérir le souvenir. » (S. Browne) (8)

 

* Régime alimentaire, exercice et apparence physique :

Sylvia Browne avait annoncé qu’en 2005 il deviendrait obligatoire d’apposer une étiquette avertissant les consommateurs qu’il s’agit d’un produit ayant un « contenu en sucre élevé »… Elle avait aussi annoncé que vers la fin 2006 et le début 2007 on encouragerait de plus en plus les gens à se rendre compte qu’ils mangent souvent trop parce qu’ils ont l’impression de ne pas être rassasiés. Il serait possible « de remédier en grande partie à ce problème en prenant des suppléments de protéines et d’acides aminés à dissolution rapide, qui indiqueront à l’organisme qu’il est rassasié sans être gorgé ». En 2007, les écoles étaient censées élargir le cadre de leurs cours d’éducation physique pour inclure notamment des leçons sur l’abc de la nutrition et sur les liens entre la santé et l’alimentation… Les écoles étaient censées financer l’analyse physiologique des élèves afin que ceux-ci puissent apprendre en quoi leurs besoins nutritionnels diffèrent de ceux de leurs camarades et ce qu’ils doivent faire pour les combler.

Sylvia Browne avait annoncé qu’en 2010 les cours d’éducation physique seraient beaucoup plus personnalisés. Les employeurs auraient dû instaurer trente minutes d’exercice quotidien, et, s’ils ne l’avaient pas fait, leurs compagnies n’auraient plus été assurées et leurs employés n’auraient pu recevoir de compensations salariales en cas d’invalidité.

Sylvia Browne avait annoncé l’apparition, en 2006, d’un nouveau médicament agissant sur le pancréas. Il était censé contribuer à réguler le taux de sucre sanguin et favoriser la sensation de satiété (permettant ainsi d’éliminer les épisodes de compulsion alimentaire). Ce médicament, injecté ou infusé à travers la peau, était censé être essentiellement une protéine à l’état pur, à laquelle on devait ajouter des suppléments de vitamines et de minéraux. Les améliorations apportées dans les années suivantes « permettront d’éliminer définitivement les problèmes d’obésité, d’hyperglycémie et d’hypoglycémie ».

Cette médium avait aussi déclaré qu’en 2012 toutes les analyses sanguines de routine incluraient, dès la petite enfance, un profil détaillé de nos carences nutritionnelles, et qu’elles fourniraient aussi une évaluation précise de nos glandes, de nos organes, de nos taux hormonaux et de nos fonctions biologiques.

Sylvia Browne avait annoncé que dès 2007 on utiliserait des aimants pour stimuler la glande thyroïde, les glandes surrénales, l’hypophyse, le système digestif et le métabolisme en général.

Elle avait annoncé qu’en 2006 on lancerait sur le marché un oreiller conçu de façon à ce qu’on puisse le programmer et entendre, pendant le sommeil, divers messages subliminaux, « allant des conseils sur la santé et l’alimentation, aux enregistrements pour vous motiver à perdre du poids et à faire de l’exercice ».

Sylvia Browne avait annoncé que vers 2008 on pourrait se procurer des appareils envoyant « des stimulations calibrées avec soin à divers groupes musculaires, afin de les tonifier et d’en améliorer la circulation sanguine ».

Elle avait annoncé l’apparition, en 2012, d’un appareil conçu pour sculpter le corps. Il était censé être équipé de lumières ou de lasers s’attaquant directement à la couche adipeuse située sous la peau. Au cours des dix ou douze séances qu’était censé compter le traitement, les faisceaux auraient dû décomposer et faire fondre la couche de gras en une substance gélatineuse, laquelle aurait été absorbée par le flux sanguin et ensuite éliminée.

Sylvia Browne avait annoncé que l’engouement pour les perçages extrêmes connaîtrait un fort déclin à partir de 2007. A l’inverse, « les tatouages seront de plus en plus populaires et artistiques au cours des années 2010 ». (9)

 

* Santé mentale :

Sylvia Browne avait annoncé que, vers 2009, on établirait un lien entre divers dysfonctionnements mentaux, « des carences en protéines et des déséquilibres chimiques pouvant rapidement et facilement être déterminés grâce à une analyse sanguine, et pouvant tout aussi rapidement et facilement être corrigés avec une médication appropriée ».

« Hypothétiquement » (sic), ces recherches devaient mener à la découverte, par exemple, « qu’une carence en protéines de l’hémoglobine, de l’élastase et de la cathepsine, combinée à un taux élevé d’acides aminés, peut entraîner un trouble obsessionnel compulsif, alors qu’un excès d’haptoglobuline et une carence en insuline naturelle sont une claire indication d’un cas de dépression clinique ».

Les carences en protéines et les déséquilibres chimiques une fois identifiés, « ils pourront être corrigés avec des pilules, des injections ou des timbres pour contrôler, voire éliminer le trouble mental une fois pour toutes ».

Les antidépresseurs et les anxiolytiques « seront fabriqués et prescrits selon des normes beaucoup plus précises, car nous serons capables d’isoler les déséquilibres protéiniques et chimiques, et de les relier à des problèmes spécifiques ».

Cette découverte aurait dû être appliquée au diagnostic et au traitement des nouveaux-nés, et les problèmes d’ordre psychologique auraient pu être traités dans les jours suivant la naissance de l’enfant grâce à l’analyse en laboratoire des taux protéiniques et chimiques. Sylvia Browne avait annoncé que certains parents refuseraient ces analyses pratiquées sur leur enfant, « par peur ou par refus de reconnaître que leur enfant pourrait souffrir d’un problème psychologique ». La technologie « sera disponible dès 2009, mais il faudra attendre 2012 avant de voir plus de 90 pour cent des parents accepter que l’on pratique ces analyses sur leur enfant ».

Sylvia Browne avait annoncé qu’à partir de 2009 un groupe sélectionné de psychologues offrirait des régressions hypnotiques sur la côte est et la côte ouest des Etats-Unis, ainsi qu’en Europe. La médium avait prophétisé que cette technique, censée remporter beaucoup de succès, allait être adoptée par la majorité des psychologues et être proposée par ceux-ci à leurs clients dès 2011. (10)

 

* Relations interpersonnelles :

Sylvia Browne avait annoncé que, pour rencontrer « l’âme sœur », les gens se tourneraient presque exclusivement, en 2012, vers des agences réputées, et que, pour devenir membre d’une agence de rencontre en 2012, il faudrait débourser une somme importante… Le service pour lequel on paiera, écrivait-elle, « inclura la garantie que les empreintes digitales de tous les clients » rencontrés « auront été acheminées vers une base de données policière, pour vérifier quelques menus détails, comme, par exemple, s’il n’y a pas un mandat d’arrêt émis contre ces personnes, si elles possèdent un casier judiciaire, et si leur nom est bien celui qu’elles ont fourni à l’agence ». Il devait aussi y avoir une enquête sur le passé du client : « mariages, divorces, jugements de la Cour en matière de garde d’enfants, faillites personnelles, curriculum vitae, dossier fiscal, saisies et toute autre information financière du domaine public ». En outre, Sylvia Browne annonçait que les clients de l’agence allaient être soumis à un test de dépistage de drogues.

Elle avait aussi écrit que, vers 2009, il serait beaucoup question d’une action en justice contre une agence de rencontre « qui aura permis à un homme séduisant, ayant apparemment bien réussi dans la vie, de rencontrer une femme qu’il finira par assassiner ». Cet homme « venait d’été libéré sur parole après avoir été impliqué dans une affaire de meurtre au second degré et de possession de drogues ». L’agence de rencontre devait être tenue en partie pour responsable. C’est à la suite de ce jugement de la Cour que les agences de rencontre n’auraient eu d’autre choix que d’améliorer leurs critères de sélection. (11)

 

Conclusion

A ma connaissance (et même si certaines de ces prédictions concernent spécifiquement les Etats-Unis), ces prédictions ne se sont pas vérifiées aux dates données. Certaines prédictions à caractère scientifique peuvent par contre donner, peut-être, quelques idées à des spécialistes, et il n’est pas exclu, bien sûr, que certaines de ces inventions ou découvertes puissent se concrétiser dans les prochaines années…

 

III. Autres prophéties :

Voici, après les prédictions datées pour la période 2004-2012, les autres prophéties faites par Sylvia Browne.

Dans Aller-retour dans l’Au-delà (éditions AdA Inc., 2003), Sylvia Browne a fait les prédictions suivantes :

Selon Sylvia Browne, le gouvernement américain « reviendra plutôt à la structure du système sénatorial grec ».

Au lieu d’un seul pape, un triumvirat serait élu et chacun des papes serait assigné « à une population catholique spécifique ».

Un gouvernement unique et planétaire remplacerait les gouvernements nationaux. L’exécution des condamnés à mort se ferait « par vaporisation complète du corps ». (!)

Avant que le monde ne connaisse la paix, nous assisterions à une guerre bactériologique. Il y aura des émeutes dans les villes et « plusieurs petites escarmouches entre divers pays », mais il n’y aura pas de guerre mondiale ou d’holocauste nucléaire.

La paix ne serait rétablie au Moyen-Orient qu’en 2050 ! Autres dates données :

Selon Sylvia Browne, autour de 2021 la Terre sera frappée par un astéroïde qui tombera dans « une région éloignée du sud-ouest, sans faire de dégâts, grâce aux avertissements et aux forces conjuguées de la NASA et de la United States Air Force, qui parviendront à traquer/guider/dévier cet astéroïde ». (13)

Les prophéties datées ne se vérifiant jamais, il ne faut pas s’attendre à ce qu’il en soit autrement pour la plupart des événements relatés ci-dessus, à l’exception, peut-être, de la possibilité future, pour la plupart des gens, d’entrer en contact avec des Guides spirituels et des défunts.

 

1. Forêts pluviales et pluies acides :

Selon Sylvia Browne, la raréfaction des forêts pluviales sera à l’origine de l’augmentation alarmante des cas de maladies et de troubles respiratoires (asthme, emphysème, infections des bronches, pneumonie…). Les masques à oxygène et les purificateurs d’air deviendraient alors courants car la pollution serait devenue beaucoup plus persistante et répandue. Elle avait annoncé qu’en 2012 ou 2013 (ne nous étonnons pas de l’absence de confirmation de cet événement !), une coalition regroupant cinq sociétés multinationales allait s’attaquer au problème de la destruction des forêts pluviales en mettant en branle un vaste mouvement mondial pour revitaliser celles-ci. Cela aurait eu pour effet d’améliorer la qualité de l’air et de diminuer les troubles respiratoires chroniques.

Le PDG de l’une de ces sociétés est, écrivit Sylvia Browne, le père d’une enfant souffrant d’un grave problème d’asthme chronique, « et ses investissements de plusieurs milliards de dollars pour la création d’une voiture hybride et la préservation des forêts pluviales ne sont qu’une fraction de ses efforts en vue d’améliorer le bien-être de sa petite fille ».

Une autre société serait dirigée par un homme ayant une foi totale en la notion de karma, et s’il fait preuve de générosité philanthropique, c’est avant tout pour satisfaire son désir d’obtenir un « crédit karmique ».

De nouvelles formes d’essais nucléaires contribueraient fortement à la création de pluies acides, de même que diverses tentatives d’exploration spatiale. L’alarme serait donnée par un parasite ou une moisissure, dont l’apparition serait d’abord remarquée en Angleterre, en Allemagne et en France. Des tests révéleraient que cette pollution du sol est la conséquence de pluies fortement contaminées. La vie des plantes serait gravement menacée, tout comme celle des animaux et des humains qui s’en nourrissent, sans oublier les réserves d’eau potable qui seraient aussi exposées à la pollution.

Les années 2020 seraient difficiles. Selon Sylvia Browne, on devra porter des vêtements et des casques pour se protéger de la pluie et ainsi éviter que la peau ne soit brûlée ou pire. Tous les aliments seront artificiellement fabriqués, pendant que l’eau atteindra des coûts exorbitants à cause des processus de purification précédant la mise en bouteille. Il y aura une augmentation des cas de malformation congénitale et de mutation animale. (14)

 

2. Villes couvertes de dômes :

Selon Sylvia Browne, à la fin des années 2020, on construira, au-dessus des villes, d’immenses dômes protecteurs.

Selon elle, ces dômes seront d’abord construits aux Etats-Unis, puis, peu de temps après, en Allemagne et en Angleterre. L’Inde, le Proche-Orient et l’Asie seraient les dernières régions du monde à se munir de dômes.

Ces dômes seraient fabriqués à partir d’un composé de verre synthétique et de plastique à trois épaisseurs. Ils seraient rétractables afin de permettre le transport aérien et suffisamment hauts et transparents, « bien que légèrement teintés pour une meilleure protection contre les rayons UV, pour demeurer virtuellement invisibles aux yeux des gens qui vivront, travailleront et prospèreront sous eux ».

L’environnement et l’atmosphère y seraient contrôlés, l’air serait filtré et régulé, il serait possible d’ajuster le taux de luminosité et d’obscurité, le tout étant programmé afin de maximiser le développement des espèces cultivées à l’intérieur du dôme. Les virus ne pourraient pas se développer et se propager (l’air étant purifié), et les allergies et autres troubles respiratoires disparaîtraient progressivement.

Les dômes attireraient de plus en plus de gens, et les gens considérés comme « indésirables » seraient forcés à l’exil à l’extérieur des dômes, cet exil devenant « une peine très populaire » contre les criminels. Les gens riches et instruits s’en serviraient pour introduire des mesures discriminatoires contre les pauvres, les gens peu instruits et tous ceux qu’ils jugeraient « inutiles ».

Des dômes verraient le jour dans quelques régions rurales, et certains individus y trouveraient refuge et construiraient des fermes communautaires. Vers 2060, l’atmosphère terrestre se serait suffisamment rétablie pour permettre aux gens de s’aventurer à l’extérieur des dômes. (15)

 

3. Catastrophes diverses :

La tendance au réchauffement climatique continuerait de s’aggraver jusqu’en 2020, date à laquelle elle atteindrait des proportions catastrophiques.

Il y aurait une série d’éruptions volcaniques autour du globe, ainsi qu’une augmentation de l’activité sismique. La poussière volcanique rejetée dans l’atmosphère bloquerait les rayons du Soleil, causant des récoltes désastreuses durant les années 2020.

D’ici 2020, les glaciers auraient pratiquement disparu et la fonte de ceux-ci causerait à l’échelle planétaire des inondations, des raz-de-marée et des problèmes d’érosion « qui modifieront pour toujours les côtes de nos continents ».

Selon Sylvia Browne, les pires raz-de-marée frapperaient l’Orient et la Floride, entre 2025 et 2030. Les raz-de-marée asiatiques s’avèreraient un phénomène quasi mensuel et feraient beaucoup plus de victimes qu’en Floride, car l’Orient mettrait beaucoup plus de temps à adopter les centres urbains sous dôme.

Des ouragans ravageraient la partie méridionale de la côte atlantique, « en particulier durant l’année 2028 ». Le taux de survie serait élevé, en raison des dômes et grâce à de nouvelles digues qui feraient leur apparition au début des années 2020, ces digues étant faites d’acier, d’un alliage ressemblant au titane et d’autres matériaux n’existant pas encore. Ces matériaux rendraient les digues extrêmement résistantes et leur permettraient de plier sous les grands vents sans se fissurer ou se rompre.

Selon Sylvia Browne, à la fin des années 2030, d’énormes éruptions volcaniques souterraines au milieu de l’océan Indien causeront des inondations et des raz-de-marée qui toucheront plusieurs pays, en particulier l’Australie et la Tanzanie, mais le taux de survie sera là aussi très élevé (en grande partie grâce à de nouvelles technologies qui permettront d’avertir les gens suffisamment à l’avance et ainsi de gagner les hautes terres ou l’intérieur du pays).

En raison des inondations continuelles (en particulier dans le nord de la côte est des Etats-Unis et à travers l’Amérique du Sud), les gens seraient envahis par les moustiques, les mouches, les coquerelles et les criquets. Durant la même époque – entre 2022 et 2027 -, les grenouilles se mettraient à proliférer en Amérique centrale et dans la partie nord du continent sud-américain. Les rivières de l’ouest et du sud-ouest des Etats-Unis, qui se jettent dans le Golfe du Mexique, prendraient une teinte rouge sang, presque cramoisie. Ces rivières rouge sang apparaîtraient à la suite d’éruptions souterraines et de perturbations le long des lignes de faille de l’ouest des Etats-Unis, « délogeant ainsi d’importantes quantités de terre oxydée (donc de couleur rouille) depuis longtemps ensevelie, qui s’infiltreront dans les puits, les ruisseaux et les autres cours d’eau, pour finalement alimenter les rivières du sud-ouest et leur donner cette couleur cramoisie ».

Des rumeurs concernant l’imminence de l’Apocalypse se répandraient à travers le monde, et des médiums, des gourous et des leaders de sectes profiteraient de cela pour faire rapidement fortune. Mais il n’y aurait pas d’Apocalypse.

Vers 2029, la Terre serait régulièrement exposée à des pluies de météorites. La couche d’ozone et l’atmosphère étant très affaiblies, les météorites causeraient des dommages considérables à la flore et modifieraient la topographie de plusieurs régions. La prolifération des dômes permettrait cependant de minimiser les pertes de vies humaines et animales.

Sylvia Browne voyait disparaître d’importantes quantités de terre le long des côtes septentrionales du Pacifique et dans la région d’Hawaï, à cause des éruptions volcaniques. Elle voyait aussi de puissants tsunamis frapper le Japon vers 2026.

Vers le milieu du vingt et unième siècle émergeront, selon elle, les continents disparus de l’Atlantide et de la Lémurie. (16)

 

4. Politique et économie :

Jusqu’en 2020, la structure politique américaine demeurerait sensiblement la même.

Les cellules terroristes sont vouées à disparaître. Le FBI, la CIA, les services secrets et des unités spéciales des forces armées « contribueront à l’identification et à l’arrestation des membres dirigeants de trois organisations extrémistes anti-gouvernementales à l’intérieur des Etats-Unis entre 2010 et 2016 ». Selon S. Browne, l’un de ces groupes devait être basé au Montana, un autre devait avoir son quartier général dans le sud du pays, « et le troisième sera débusqué dans les montagnes du Colorado ». Ils devaient utiliser Dieu et le premier amendement comme excuse pour justifier une série de meurtres et des « attaques informatiques fulgurantes ». Quelques représentants élus du gouvernement seraient démasqués et accusés de complot… Autant que je sache, tout cela ne s’est pas réalisé entre 2010 et 2016 !

Vers 2020, les Américains cesseraient d’élire un Président. L’ensemble législatif comprendrait un nombre égal de représentants pour chaque Etat de l’Union, un peu à la manière du Sénat de la Rome antique. Au lieu des démocrates, des républicains, des indépendants, etc., la chambre législative serait divisée entre libéraux et conservateurs, « siégeant littéralement de chaque côté d’une longue allée ». Les projets de lois seraient examinés par divers comités, et, lorsqu’ils seraient présentés devant le Sénat, ils feraient l’objet d’un débat, « après quoi ils seront acceptés ou refusés à la suite d’un vote majoritaire ». Les séances du Sénat seraient télévisées.

Un nombre égal d’hommes et de femmes serait élu au poste de sénateur dans chaque Etat, et certaines qualifications seraient nécessaires pour la nomination d’un candidat : avoir au moins 35 ans, être citoyens américains de naissance ou naturalisés, n’avoir aucun dossier criminel et avoir un passé sans tache, n’avoir jamais occupé une position salariée ou contractuelle auprès du gouvernement (fédéral, étatique ou local), n’avoir jamais été membre d’un club ou d’une organisation qui engage des lobbyistes ou des domestiques. Les candidats devraient, pour la durée de leur mandat, accepter de passer des tests hebdomadaires de dépistage de drogues et d’alcool, et une source indépendante devrait certifier que leurs déclarations de revenu des dix dernières années sont exactes. Leur compte de dépenses et leur compte bancaire seraient vérifiés deux fois par année, pour toute la durée de leur mandat.

La durée du mandat des sénateurs serait limitée à huit ans. Vers 2014, le gouvernement était censé voter une loi disant « que quiconque accuse une autre personne d’un délit s’expose, s’il s’avère que ces accusations sont sans fondement, à purger la peine que la personne aurait purgée si elle avait été condamnée pour ce délit ». Autant que je sache, aucune loi de cette nature n’a été votée vers 2014 !

Les gouvernements seraient à l’image du Sénat, avec un nombre égal de libéraux et de conservateurs, d’hommes et de femmes, tous élus pour un mandat de trois ans.

Le Sénat voterait les lois suivantes :

L’année 2020 marquerait une résurgence de la popularité du troc à travers les Etats-Unis, « au point où l’échange de biens et de services deviendra un mode de paiement aussi courant que la monnaie de papier, les Américains n’ayant plus tellement confiance en leur économie ».

D’ici 2020, il y aurait la disparition des comptes d’épargne retraite, des fonds communs de placement, des fonds de pension et du marché financier.

Même si le Sénat américain « se laissera quelque peu emporter par son enthousiasme au début des années 2020, cela n’aura rien de comparable à la rigidité des gouvernements qui séviront alors en Europe, en Asie et en Afrique ». Au cours de cette décennie, l’Australie deviendrait un modèle de démocratie libérale, « mais tant de gens voudront y immigrer qu’elle devra fermer ses frontières pendant quelque temps ». (17)

 

5. L’éducation :

Dès 2020, des changements importants seraient apportés à l’ensemble du système d’éducation.

Dans les classes de la maternelle à la sixième année, il n’y aurait pas plus de dix à quinze élèves par classe.

Aucun enseignant ne pourrait intégrer le réseau scolaire avant d’avoir obtenu un diplôme en psychologie de l’enfant et accepté que soit menée une enquête exhaustive sur son passé.

« Cela vaudra également pour tous les assistants, qui devront, entre autres choses, s’occuper des enfants ayant des difficultés d’apprentissage et/ou de comportement, en classe ou à la maison. Les besoins éducationnels et émotionnels de l’enfant seront alors considérés d’égale importance, et, si jamais l’un de ces besoins n’est pas satisfait, une équipe, composée de tuteurs, de conseillers et de psychiatres spécialisés en neurologie, interviendra pour corriger le tir.

En plus des matières de base, comme la lecture, l’écriture, les mathématiques et la grammaire, les élèves suivront également des cours de nutrition, d’éthique et d’arts plastiques, et devront apprendre au moins une langue étrangère. Les parents ou les tuteurs devront rendre des comptes si leur enfant omet régulièrement de faire ses devoirs, s’il s’absente ou s’il arrive souvent en retard, et au moins l’un des parents devra assister à une réunion de parents bimensuelle. Si les parents refusent d’y participer, ils s’exposent à payer une amende salée, dont les revenus serviront exclusivement à financer le système d’éducation, ainsi que des cours sur l’art d’élever les enfants, auxquels les parents récalcitrants devront assister trois fois par semaine, jusqu’à ce qu’il soit établi qu’ils sont désormais en mesure d’encourager et de soutenir leurs enfants. » (S. Browne)

Dès 2020, les professeurs enseigneraient à partir de leur ordinateur, à l’intérieur de différents centres d’éducation répartis à travers les Etats.

Chaque étudiant serait muni d’un ordinateur portatif relié à celui de ses professeurs au centre d’éducation, et chaque professeur pourrait vérifier si l’étudiant est branché ou non au réseau. Grâce à ces ordinateurs, les étudiants recevraient une image holographique de leurs professeurs et de leurs assistants, « mais ces derniers pourront également avoir accès à leurs étudiants en enfonçant une touche et ainsi vérifier si quelqu’un est absent ». Si un enfant a de la difficulté à comprendre quelque chose, « le professeur pourra voir et parler directement à l’enfant, au lieu de simplement lui envoyer un message ». Les ordinateurs des étudiants et des professeurs seront interconnectés, de façon à ce que la discussion puisse être diffusée sur un écran.

Les devoirs seront soumis et évalués par un ordinateur, « à l’exception des travaux trimestriels, des comptes rendus de lecture et des autres travaux écrits ». La correction de ces travaux serait confiée à des étudiants du deuxième cycle poursuivant une formation dans l’enseignement, lesquels seraient eux-mêmes évalués sur la base de leur correction.

Les étudiants devraient passer des examens tous les trois mois… Les enfants en difficulté recevraient immédiatement l’aide dont ils auraient besoin et pourraient assister à des cours de rattrapage dans les locaux occupés par les élèves du primaire, en dehors des heures normales de classe.

Trois heures d’éducation physique par semaine seraient exigées de tous les étudiants de 10 à 17 ans. En plus de connaître leur discipline, les professeurs devraient posséder un diplôme de base « en physiothérapie du sport ». Durant l’année scolaire, chaque étudiant devrait se soumettre à intervalles réguliers à un examen physique approfondi.

Les étudiants pourraient choisir une activité parascolaire (en dehors des heures de classe). Il leur faudrait pour cela avoir « une note générale égale ou supérieure à B » et être soumis à des tests aléatoires de dépistages de drogues. L’échec à un test de dépistage entraînerait une suspension de trente jours, que les étudiants passeraient dans un centre de réhabilitation aux frais de leurs parents…

Les universités pourraient accéder aux bases de données des centres d’éducation et ainsi recruter les étudiants « les plus prometteurs sur le plan académique ou sportif ». (18)

 

6. La technologie :

A partir de 2015, les nouvelles maisons étaient censées fonctionner à l’énergie solaire et être préfabriquées en usine ! Les matériaux de prédilection devaient être la pierre et le bois ignifugé, sur une structure en acier renforcé, et le toit devait être recouvert de tuiles en céramique et de panneaux solaires capables de résister à n’importe quelle catastrophe (d’origine naturelle ou humaine).

La baisse du taux de criminalité serait en partie attribuable à la démocratisation des systèmes de sécurité. A l’instar des murs extérieurs, même les plus belles portes en bois sculpté posséderaient des renforts en acier. Les fenêtres seraient en verre incassable, celles-ci pouvant être ouvertes seulement par le propriétaire, par une autre personne approuvée par celui-ci, ou par l’ordinateur central, ceci pouvant se produire en cas d’urgence (si par exemple l’alarme d’incendie se déclenche).

« Les portes et les fenêtres n’auront plus de serrures visibles pouvant être déverrouillées ou forcées. Avant d’accorder l’accès à l’intérieur de la maison, le système de sécurité n’exigera ni un code numérique ni un mot de passe, mais un examen de notre œil. Tous les points d’entrée de la maison seront en effet équipés d’un judas qui permettra à l’ordinateur d’examiner la configuration de notre cornée et de notre iris. Comme nos empreintes digitales et notre ADN, la configuration de notre cornée et de notre iris est unique, et celle de toutes les personnes ayant accès à la maison sera enregistrée dans un fichier informatique.

Si une personne non autorisée est assez stupide pour entrer par effraction dans l’une de ces maisons, le service de sécurité et la police seront aussitôt avertis et dépêchés sur place. Entre-temps, l’ordinateur central, qui aura déjà enregistré les faits et gestes du suspect sur son disque dur, activera autour du périmètre de la propriété un réseau de faisceaux laser ou de charges électriques impénétrables, qui empêcheront l’individu de s’échapper jusqu’à l’arrivée des forces de l’ordre.

Lorsqu’une personne autorisée, par exemple le propriétaire, reçoit la permission d’entrer dans la maison, le système de sécurité déverrouille la porte d’entrée, allume les lumières, puis examine l’intérieur de la maison pour confirmer que tout est en ordre. Ce même ordinateur va ensuite exécuter une série de tâches prédéterminées par le propriétaire à l’aide de commandes vocales. De la musique se met à jouer, les téléviseurs s’allument à travers la maison, le four commence à chauffer, le bain à remous se met à faire des bulles ; tout ce que vous avez programmé pour votre arrivée se met en branle sans que vous ayez à presser le moindre bouton ou même à y penser. » (S. Browne)

Il y aurait une douche pourvue d’autant de jets d’eau qu’on le désirerait et qui pourrait sécher en un éclair (y compris les cheveux), « grâce à un mélange de chaleur, de lumière et d’énergie thermique », tout cela en moins de dix secondes.

En matière de téléphonie, des casques sans fil permettraient de discuter en toute intimité, et un système d’activation par la voix serait accessible via l’ordinateur central, grâce à l’installation, dans la maison, de microphones et de haut-parleurs (pratiquement invisibles). Il suffirait de prononcer le mot « Message » pour entendre les messages reçus pendant l’absence de la personne. Plusieurs messages auraient déjà reçu une réponse, car l’ordinateur s’en serait occupé en suivant les instructions qu’on lui aurait donné avant de partir.

« Par exemple, vous attendez un appel de Marie pour fixer votre rendez-vous du vendredi suivant, mais vous n’êtes disponible qu’avant 11 heures. Vous devez également demander au plombier de venir réparer une fuite le jeudi, durant l’après-midi. Grâce à votre système de haut-parleurs intégrés, pendant que vous vous affairez, vous entendrez la conversation entre votre ordinateur et Marie, ainsi que l’appel qu’il aura placé chez votre plombier. » (S. Browne)

Tous les numéros de téléphone seront mémorisés dans l’ordinateur, et on n’aura bien sûr qu’à dire (par exemple) : « Appelez Lindsay », pendant que l’on range notre épicerie ou que l’on donne à manger au chien, pour que l’ordinateur compose lui-même le numéro où il y a le plus de chance de joindre « Lindsay » à cette heure du jour. Sylvia Browne a ajouté que les conférences téléphoniques seront alors vraiment dignes de s’appeler ainsi. Il sera possible, écrivit-elle, de dire : « Nous devons, Chris, Paul et moi, parler à Pam, Hillary, Fern, Beth et Walter », et au bout de quelques instants toutes ces personnes pourront se parler au téléphone ; peu importe où elles se trouveront alors dans le monde.

La centrale téléphonique sera équipée de caméras et de projecteurs qui permettront de voir les interlocuteurs sur les moniteurs de la maison. Vers 2015, les téléphones visuels devaient être des appareils perfectionnés.

L’ordinateur central enregistrerait tous ceux qui appellent pour déstabiliser, menacer ou harceler, et on pourrait retracer leur numéro en appuyant simplement sur une touche. Il serait alors possible de remettre à la police un enregistrement de l’appel et le numéro des personnes concernées.

On pourrait débrancher le téléphone à l’aide d’une simple commande vocale. On ne l’entendrait même pas sonner. On pourrait, par exemple, spécifier : « Aucun appel à l’exception du bureau », et le téléphone sonnerait seulement si l’ordinateur détectait un appel venant du bureau ou si la voix de la personne était celle d’un collègue de travail. Cet ordinateur activé par la voix pourrait composer le numéro approprié si, par exemple, on criait : « Police ! », « Feu ! », « Ambulance ! », « A l’aide ! ».

Sylvia Browne avait annoncé que le télémarketing aura disparu en 2015 !

Elle avait aussi annoncé qu’en 2015 il serait possible de se procurer un robot domestique. Dès 2015, on était censé le trouver dans la plupart des maisons haut de gamme, mais c’est vers 2019 que ce type de robot deviendrait vraiment abordable pour la majorité des gens. Sur simple commande vocale, ces appareils seraient capables de préparer les repas, de faire le ménage, de servir des rafraîchissements, de faire les lits, de faire la lessive et de nourrir les animaux domestiques. Ils auraient une grande variété de caractéristiques physiques et pourraient être personnalisés à la demande du propriétaire…

« En 2019, quand les robots seront capables de répondre à plus de 500 commandes vocales complexes, ils feront par exemple d’excellents gardiens d’enfants. Ils seront conçus pour passer la nuit dans la chambre de l’enfant, le retournant doucement à des intervalles spécifiés à l’avance pour protéger l’enfant du syndrome de mort subite du nourrisson et intervenir instantanément si l’enfant demeure coincé entre les barreaux de son berceau. Les robots qui auront la charge d’enfants plus âgés seront capables de lire des histoires et de réciter de la poésie, de les aider avec leurs devoirs et même de leur enseigner des choses élémentaires, comme l’alphabet et les fonctions de base d’un ordinateur. » (S. Browne)

Sylvia Browne avait annoncé qu’en 2013 les commerces et les édifices publics s’équiperaient de purificateurs d’air silencieux afin d’éliminer les virus en suspension dans l’air et de filtrer les substances pouvant causer des crises d’asthme et des réactions allergiques. On pourrait ajouter à l’air filtré des essences fortifiantes.

En 2040, la plupart des maisons résidentielles seraient hautes de trois étages et munies de toits rétractables pour permettre aux membres de la famille d’entrer et sortir à bord de leur aéroglisseur.

D’ici une dizaine d’années, écrivait Sylvia Browne en 2004, un comité d’experts, choisis par leurs pairs, aura pour tâche d’examiner les dernières innovations et découvertes dans leurs domaines respectifs. Ces experts devaient assurer le financement et le développement de ces découvertes et veiller à faire publier le nom des gens concernés. S’ils sont américains, ajoutait Sylvia Browne, le gouvernement fédéral et celui des Etats récompenseront ces inventeurs et innovateurs, via un système d’allocation de points, en leur accordant une substantielle déduction d’impôts. (19)

 

7. Autres prédictions :

J’ai donné, plus haut, les déclarations (erronées) de Sylvia Browne à propos de divers thèmes :

lutte contre le crime et médecine légale, santé et médecine, etc., pour la période allant jusqu’à 2012. Voici quelques autres prédictions sur les mêmes sujets pour la période au-delà de 2012.

 

– La lutte contre le crime, la médecine légale :

Au cours de la première moitié du vingt et unième siècle serait développée la base de données vocales (timbre, ton, rythme, langage, etc.), basée sur le principe qu’il n’existe pas deux voix absolument identiques. Cette base, qui serait communément utilisée vers 2025, aurait recours à des méthodes comparatives pour analyser les habitudes, le style et les idiosyncrasies langagières. On pourrait ainsi identifier le locuteur et déterminer si celui-ci parle en utilisant ses propres mots ou s’il récite un texte écrit par quelqu’un d’autre. Si la voix d’un criminel était enregistrée durant la perpétration d’un crime, celle-ci serait introduite dans la base de données et identifiée en l’espace de quelques minutes. Le kidnappeur qui placerait un appel pour une demande de rançon dévoilerait aussitôt son identité aux autorités, et les appels « anonymes » ne demeureraient pas longtemps anonymes, ce qui découragerait les personnes voulant menacer ou harceler.

Sylvia Browne avait annoncé que vers 2015 presque toutes les maisons aux Etats-Unis seraient équipées d’une antenne de télévision par satellite ou seraient accessibles via une antenne satellite.

« Grâce à ces antennes, les forces de l’ordre et le gouvernement auront en main la technologie nécessaire pour placer les habitants et les visiteurs de ces maisons sous surveillance, incluant leurs conversations téléphoniques, leurs activités sur Internet, leurs habitudes télévisuelles, leurs conversations privées, etc. En théorie, il faudra obtenir un mandat de la cour avant de placer une résidence sous surveillance. En pratique, bien sûr, cette procédure sera régulièrement contournée ou complètement ignorée, jusqu’à ce que la société et les tribunaux exigent que le respect des droits humains ait préséance sur l’envahissement technologique. » (S. Browne)

Les satellites de communication, équipés de lentilles d’une précision inouïe, pourraient voir tout ce qui se passe dans le quartier, et les forces de l’ordre pourraient utiliser les signaux satellites pour traquer et localiser les suspects. Vers 2014, les satellites étaient censés pouvoir alerter les forces de l’ordre « et lancer de l’espace un appel 9-1-1, avant même que nous ayons eu le temps de décrocher le téléphone et de composer le numéro de la police ». Ces satellites pourraient transmettre instantanément un enregistrement vidéo de l’incident ayant déclenché leur système d’alarme.

Sylvia Browne avait annoncé qu’en 2015 les véhicules de poursuite des forces de l’ordre seraient équipés d’un moteur atomique « capable de les faire voler à quelques mètres au-dessus des autres véhicules, permettant ainsi aux policiers de se rendre sur les lieux d’un crime ou d’un accident en l’espace de quelques minutes » ! Il serait impossible de les semer. En outre, on ne pourrait pas voler un de ces véhicules car ceux-ci ne répondraient qu’aux membres des forces de l’ordre « dont l’ADN aura été encodé dans leur système de démarrage informatisé ». Evidemment, cette prédiction ne s’est pas vérifiée en 2015 !

 

– Santé et médecine :

Sylvia Browne avait annoncé que vers 2013 ou 2014, les hormones de croissance « joueront un rôle important dans le traitement de la maladie de Lou Gehrig, de la dystrophie musculaire et de la sclérose en plaques ».

En 2020, on créerait « une merveilleuse substance synthétique composée de trois matériaux déjà existants », laquelle serait capable de reproduire à la perfection un tympan humain « et sera couramment utilisée pour redonner le sens de l’ouïe à des milliers de personnes souffrant de surdité ».

Sylvia Browne avait imprudemment prophétisé que bien avant 2020, « la cécité deviendra une chose du passé », la transplantation d’organes contribuant grandement à l’élimination de la cécité. Un « minuscule appareil numérique » implanté dans les lobes frontaux du cerveau permettrait de récréer ou de rétablir la communication entre le cerveau et les yeux.

« Une fois l’appareil installé et activé, les yeux du patient percevront aussitôt des formes, des couleurs et de la lumière, un peu comme un nouveau-né qui ouvre pour la première fois les yeux. Lorsque le cerveau aura compris que cet appareil lui est utile et lui permet de faire ce qu’il est censé faire, le processus d’apprentissage s’accélèrera et le patient recouvrera la vue en l’espace de quelques jours, même s’il était au départ complètement aveugle. » (S. Browne)

Sylvia Browne avait aussi déclaré qu’en 2015 les pratiques chirurgicales impliquant des incisions, des scalpels, des points de suture et des cicatrices, auraient complètement disparu, et que nous verrions apparaître une forme de chirurgie au laser. Elle avait écrit que d’ici 2015, le laser serait grandement amélioré « grâce à un senseur informatisé, une sorte d’œil électronique » qui serait programmé pour pratiquer n’importe quelle opération et qui serait capable de localiser les anomalies, de les analyser en quelques secondes, puis de prendre les mesures appropriées sur le plan médical. Le temps de récupération serait très court et pratiquement sans douleur.

Selon cette médium, vers 2025 on prélèverait, chez les très jeunes enfants, des cellules des principaux organes, celles-ci étant conservées dans un « dossier » au cas où il s’avèrerait nécessaire un jour de remplacer un de ces organes. On pourrait par exemple créer un nouveau foie à partir de quelques cellules hépatiques. Les listes d’attente pour une transplantation n’existeraient plus, ainsi que le trafic d’organes sur le marché noir.

2025 serait l’année où les chercheurs mettraient au point un sang artificiel d’un type universel (et donc utilisable dans toutes les situations où une transfusion sera nécessaire), ce sang contenant en outre des suppléments nutritionnels et immunitaires.

Sylvia Browne avait annoncé qu’avant 2020, « probablement au cours de l’année 2008 », les chercheurs découvriraient que les nutriments et les protéines contenus dans le placenta contribuent à ralentir la progression de la maladie d’Alzheimer. Rien de tel ne s’est produit en 2008…

Elle a aussi annoncé qu’en 2014 la plupart des médicaments sous forme solide ou liquide seraient remplacés par des chambres à oxygène chauffées, « à l’intérieur desquelles des médicaments sous forme gazeuse pénètreront par tous les pores de notre peau ». Des électrodes et une sorte de synthétiseur électronique seraient utilisées pour soulager la douleur et stimuler le processus de guérison de la plupart des blessures. On pourrait réduire les inflammations et réguler les problèmes d’arythmie cardiaque.

En 2040, on découvrirait un extrait de plante originaire de la Nouvelle-Zélande, le nom de cette plante ressemblant à « chimunga ». Cet extrait stimulerait la production des cellules cérébrales et permettrait au cerveau « de comprendre, de retenir et de traiter de l’information plus rapidement qu’un superordinateur ».

En 2020, de plus en plus de gens porteraient en public des masques chirurgicaux et des gants de caoutchouc, « par crainte d’une maladie ressemblant à la pneumonie, qui s’attaquera à la fois aux poumons et aux bronches, en plus d’être extrêmement résistante à tout traitement ». Après avoir semé la panique au cours de l’hiver, elle réapparaîtrait dix ans après.

Vers 2050, l’espérance de vie moyenne se situerait « quelque part entre 120 et 130 ans ».

 

– Régime alimentaire, exercice et apparence physique :

Sylvia Browne avait prophétisé qu’une pilule ou une capsule serait inventée en 2014, laquelle était censée remplacer les chirurgies gastriques. Le recours à cette pilule devait s’avèrer nécessaire uniquement « dans les cas d’obésité morbide ». Sylvia Browne avait annoncé que, la même année, l’anorexie et la boulimie disparaîtraient, « grâce à un médicament qui ciblera l’hypophyse ». Là aussi, rien de tel ne s’est vérifié.

Elle a aussi annoncé l’apparition, pour 2015, d’un appareil d’entraînement physique :

« Pour activer l’ordinateur et l’appareil, l’utilisateur devra se placer sur une petite plateforme située au niveau du sol, ressemblant à un pèse-personne, et dire à l’ordinateur s’il a beaucoup ou peu d’expérience, à quand remonte sa dernière séance d’entraînement, à quelle fréquence il souhaite s’entraîner et quels sont ses objectifs (perte de poids, tonus musculaire, endurance, amélioration de son état de santé général, etc.). L’ordinateur concevra une séance d’entraînement complète et personnalisée, répondant aux exigences de l’utilisateur, basée non seulement sur les informations fournies par ce dernier, mais aussi sur les résultats d’un examen physiologique quasi-instantané qui déterminera les forces et les faiblesses de l’utilisateur, ainsi que les mesures qui doivent être prises pour éviter le surmenage et les blessures. L’ordinateur, et non l’utilisateur, manipulera l’appareil et dirigera la séance d’entraînement, comme le ferait un entraîneur personnel de haut niveau possédant une expertise médicale. On retrouvera ces appareils très abordables autant à la maison que dans les gymnases et les centres de conditionnement physique. » (S. Browne)

Je n’ai pas connaissance qu’un tel appareil soit « apparu » en 2015…

Selon Sylvia Browne, en 2030 la taille humaine moyenne aura augmenté de plusieurs centimètres : les Américaines mesureront en moyenne 1 mètre 75, et les hommes mesureront entre 1 mètre 80 et 1 mètre 85.

Sylvia Browne avait également annoncé que vers 2015 le laser pourrait agir sous la surface de la peau pour stimuler les cellules et le collagène, « et ainsi permettre une véritable reconstruction des tissus autour des structures osseuses ». A l’exception des cas de défiguration extrême, « il s’agira d’une procédure non effractive, dont les gens se remettront en un ou deux jours tout au plus ».

« Deux ou trois consultations préliminaires avec un spécialiste seront exigées avant le début de la procédure, en partie pour éviter les décisions impulsives, mais surtout parce qu’il sera impératif que le spécialiste et le patient s’entendent parfaitement sur les objectifs à atteindre. Lors de ces consultations, une image holographique du visage ou de la partie du corps ciblée sera projetée, afin que le patient et le spécialiste puissent l’étudier ensemble et apporter les changements qui s’imposent. Lorsque l’image obtenue correspondra aux attentes du patient, entendu que le spécialiste a légalement et moralement le droit de la créer, ils fixeront la date de l’intervention. » (S. Browne)

Elle avait annoncé qu’en 2015 les individus ne pourraient pas se faire opérer pour ressembler à leur vedette préférée, « uniquement si la vedette en question est décédée ». Les spécialistes pourraient refuser « une demande jugée moralement inquiétante » ou pouvant occasionner, à leur patient, des souffrances physiques ou morales. Le spécialiste qui accepterait pareille demande serait suspendu et poursuivi en justice. Une fois que le spécialiste et le patient se seront entendus sur une image holographique, « le spécialiste programmera l’ordinateur de l’appareil, qui se chargera de l’opération ».

« L’ordinateur effectuera ensuite tous les calculs nécessaires, en tenant compte de la structure osseuse et cellulaire du patient, de son taux de collagène et d’hormones, et ainsi de suite, afin d’obtenir l’image désirée.

Lorsque l’ordinateur aura terminé son travail et transmis ses résultats à un appareil capable d’une précision microscopique, le patient, anesthésié à l’aide d’un timbre cutané, s’étendra sur une table en verre, surplombée d’un toit recourbé, lui aussi en verre, qui se rabattra vers le patient, comme le couvercle d’un lit de bronzage ou celui d’un appareil d’IRM. Des capteurs au laser, installés dans le toit et sous le lit, préprogrammés pour respecter les spécifications de l’image holographique, se mettront ensuite au travail pour reproduire cette image. Le spécialiste se tiendra tout près, devant un écran d’ordinateur, pour surveiller les mouvements de l’appareil et raffiner la mise au point, voire prendre l’opération en main, dans l’éventualité quasi inexistante d’une défaillance quelconque.

Comme je le disais, le temps de récupération sera tout au plus d’une journée ou deux, et les résultats, immédiatement visibles dans certains cas, continueront à se manifester graduellement à mesure que les cellules, le collagène et les taux hormonaux s’adapteront à ces changements, jusqu’à ce que le processus arrive à son terme, environ six semaines plus tard. » (S. Browne)

Autant que je sache, rien de tel n’a existé en 2015…

Vers 2018, les gens « commenceront à porter de moins en moins de bijoux », mais les individus, pour la plupart d’entre eux, auraient « au moins un perçage sur le corps », la majorité des gens se contentant de se faire percer les oreilles. D’autres personnes opteraient pour le nez, la langue ou d’autres parties moins visibles du corps. Ces perçages n’auraient pas qu’une fonction décorative car ils pourraient aussi abriter des microprocesseurs contenant des informations personnelles : nom, adresse, numéro d’assurance sociale, permis de conduire, groupe sanguin, assurances, nom de la personne à joindre en cas d’urgence, etc. Ces microprocesseurs pourraient être détectés et décodés « grâce à un petit appareil de lecture qui sera installé dans les véhicules d’urgence, les hôpitaux, les bureaux de médecin et les voitures de police ».

 

– Santé mentale :

Cette médium a aussi annoncé qu’il y aurait, vers 2013, un appareil fonctionnant « un peu comme une machine d’IRM : il glissera lentement, doucement et silencieusement dans un mouvement de va-et-vient, couvrant toute la surface du crâne, du sommet du front jusqu’à la nuque ».

« Tandis qu’il arpentera la surface du crâne, l’appareil réagira à toutes les anomalies qui pourraient affecter le cerveau, aux fluides cérébrospinaux qui entourent le cerveau, à la circulation sanguine à l’intérieur du crâne, à l’activité neurologique et chimique à l’intérieur de chaque hémisphère du cerveau, entre les deux hémisphères, entre les lobes, et ainsi de suite.

Si l’appareil détecte une anomalie, il enverra un signal au neurologue ou au psychiatre, responsable du traitement, qui pourra ensuite visionner sur un écran d’ordinateur les résultats détaillés de l’analyse, accompagnés d’un diagnostic précis. Pendant ce temps, l’appareil émettra une série d’impulsions électromagnétiques, d’une précision parfaite et d’une intensité variable, aux endroits où il aura détecté des problèmes connus comme réagissant positivement à ce genre de stimulation – aux endroits où la circulation sanguine est lente, où les neurotransmetteurs connaissent des ratés ou sont inactifs, où il aura détecté un déséquilibre chimique -, bref, partout où l’appareil, sous la supervision d’un spécialiste toujours prêt à émettre une seconde opinion, jugera qu’une stimulation électromagnétique s’avèrera bénéfique.

Les traitements offerts par cet appareil, combinés à une thérapie médicamenteuse spécifique à chaque patient et conçue pour corriger les déséquilibres protéiniques et chimiques révélés par ses analyses sanguines, constitueront un apport au monde de la santé mentale aussi important que le fut l’ADN pour les forces de l’ordre. Grâce à cet appareil, les troubles bipolaires pourront facilement être maîtrisés, au point de disparaître complètement, tout comme la dépression, l’anxiété et divers autres troubles plus ou moins directement liés à un mauvais fonctionnement du cerveau. » (S. Browne)

Sylvia Browne précisait que la schizophrénie ne pourrait pas être traitée par cet appareil, tout en ajoutant que les scientifiques avaient des raisons de croire qu’il existerait un lien entre le trouble bipolaire, la schizophrénie et l’épilepsie. Si cela s’avérait exact, et que l’on découvrait une cause commune, « cela pourrait mener à une solution unique pour ces trois maladies ».

C’est au plus tard en 2014 qu’était censé être inventé un microprocesseur pouvant être implanté dans le cerveau des personnes souffrant de schizophrénie, d’un trouble bipolaire ou d’épilepsie. Ce microprocesseur devait détecter « les ratés, les erreurs de fonctionnement, les pannes et les ruptures qui sont sur le point de se produire dans le cerveau, et, essentiellement, prendre en charge ces fonctions jusqu’à ce que le cerveau soit à nouveau en mesure de les assumer lui-même ». Ces puces informatiques devaient être au cerveau ce que les stimulateurs cardiaques sont au cœur.

« Les schizophrènes dont le diagnostic aura été confirmé par deux psychiatres et/ou neurologues indépendants recevront le plus souvent cet implant à la suite d’un jugement de la Cour, après qu’un proche parent les eut fait déclarer mentalement inaptes, ou qu’un professionnel de la santé ait démontré qu’ils représentent un danger pour leur propre vie et celle des autres. Ainsi donc, le fait de nier qu’ils sont malades n’empêchera plus les schizophrènes de finalement recevoir cette aide à long terme, quasi miraculeuse, dont ils ont tant besoin. Je dis bien quasi, car ce microprocesseur ne les guérira pas en tant que tel de leur maladie. Rien ne peut les en guérir. Mais il leur permettra de prendre le dessus sur leur maladie et d’être suffisamment en santé et fonctionnels pour accepter de prendre les médicaments prescrits par leurs médecins. » (S. Browne)

New York, Cleveland, l’Allemagne et la Suède étaient censés être « à la fine pointe du progrès en matière de santé mentale ». Les compagnies d’assurances étaient censées exiger que leurs clients passent des examens psychiatriques et neurologiques « avant de défrayer les frais de leurs traitements »…

On devait découvrir que les anorexiques réagissent rapidement et positivement à une variante d’un traitement conçu pour soigner la schizophrénie.

Les systèmes juridiques et carcéraux étaient censés bénéficier de l’arrivée d’analyses sanguines capables de déterminer si un suspect souffre effectivement d’une maladie mentale, car feindre la folie ne devait plus être une option viable. Les traitements étant plus précis et plus efficaces, un plus grand nombre de prisonniers devaient en bénéficier.

Sylvia Browne avait annoncé qu’en 2015 les analyses sanguines seraient pratiquées par amniocentèse, directement dans l’utérus, afin de prodiguer au fœtus les traitements et les suppléments dont il a besoin. En 2017, ces analyses sanguines chimiques et protéiniques étaient censées devoir être faites chaque mois chez soi, « grâce à des trousses semblables à celles qu’utilisent présentement les diabétiques pour vérifier leurs taux d’insuline ».

Malheureusement pour Sylvia Browne, les dates données ci-dessus : « vers 2013 », « au plus tard en 2014 », « en 2015 », « en 2017 » (je m’avance un peu pour 2017, mais, sachant qu’une prophétie datée ne se réalise jamais…), n’ont pas vu, à ma connaissance, l’invention des appareils et des traitements associés à ces dates : l’appareil fonctionnant un peu comme une machine d’IRM, le microprocesseur implanté dans le cerveau de personnes souffrant de schizophrénie, d’un trouble bipolaire ou d’épilepsie, les analyses sanguines pratiquées par amniocentèse.

De plus en plus de psychologues se tourneraient vers l’hypnothérapie afin de permettre à leurs clients de régresser dans leurs vies passées. Sylvia Browne, qui a supervisé des milliers de régressions dans les vies passées, a pu constater que celles-ci « libéraient rapidement et définitivement » ses clients de « problèmes de phobies, de culpabilité, de douleur chronique, de cauchemars récurrents, d’attirances et de répulsions malsaines, qui n’auraient pu être traités par des moyens traditionnels, ces phénomènes étant ancrés dans une vie passée ». Ces régressions hypnotiques fonctionnent même si on ne croit pas aux vies passées.

« Etant donné que plusieurs de nos problèmes émotionnels et même physiques sont directement liés à notre mémoire cellulaire, et qu’il est facile de les corriger en retraçant, en examinant et en débloquant ces souvenirs cellulaires sous hypnose, quelle sera l’utilité des psychologues s’ils continuent à défendre l’idée que nous n’avons jamais existé avant de venir au monde en cette vie ? » (S. Browne)

 

– Relations interpersonnelles et ère de paix :

Sylvia Browne avait annoncé qu’en 2015 faire des rencontres dans le cyberespace apparaîtrait avec le recul « aussi téméraire que de faire de l’auto-stop »…

L’année 2020 marquerait la fin de l’institution du mariage telle que nous la connaissons. Les gens seraient néanmoins toujours libres de se marier civilement. Après 2020, les couples non mariés qui voudraient avoir des enfants « rendront visite à un médecin hautement qualifié pour des analyses sanguines et des test d’ADN, qui permettront alors de détecter à l’avance tous les problèmes génétiques pouvant être corrigés par des traitements prénataux ». Chaque membre du couple fournirait un dossier complet de ses antécédents familiaux en matière de maladies physiques et mentales, et les bébés qui naîtraient de ces unions seraient en meilleure santé que ceux dont les parents n’auraient pas pris ces précautions prénatales. Ces tests prénataux deviendraient ainsi une pratique courante pour les couples qui envisageraient d’avoir des enfants.

En 2050, il deviendrait acceptable « d’avoir plusieurs partenaires en même temps », que l’on soit un homme ou une femme, aucune de ces relations n’étant scellée par un mariage. Ces relations multiples contribueraient à une sorte d’évolution naturelle vers le retour des communes… Vers 2075, la monogamie « redeviendra à la mode ».

De 2060 à 2100, Sylvia Browne voyait venir « une merveilleuse ère de paix, de tolérance, de compréhension et de compassion à l’échelle planétaire ». Elle ne « voyait rien » pour la période débutant en 2100. (20)

 

8. La religion :

Sylvia Browne avait annoncé, en 2004, qu’après le décès de Jean-Paul II il y aurait un dernier pape élu, « auquel succèdera ce qui sera essentiellement un triumvirat de papes ou un collège de cardinaux qui assumeront collectivement les responsabilités de tous les papes précédents ». Elle s’est trompée puisqu’il y a eu, après Jean-Paul II, Benoît XVI et François, et il n’y a point de « triumvirat » en vue…

Sylvia Browne avait annoncé la création, entre 2015 et 2018, d’une sorte de congrès chrétien où toutes les congrégations protestantes se réuniraient pour réaliser des projets à l’échelle mondiale. Nous sommes en 2017, et à ma connaissance cela ne s’est toujours pas produit…

Vers 2025, un nouvel esprit communautaire réunirait les fidèles de toutes les religions du monde. De plus en plus de villes, d’Etats, de provinces et de pays à travers le monde verraient apparaître ce qu’on appellera alors des Centres de guérison.

« Constitués de quatre magnifiques édifices de forme pyramidale, tous ornés à leur sommet d’un cristal rotatif étincelant, ces complexes seront relativement petits, de façon à ce que les points les plus éloignés en périphérie soient à distance de marche et toujours, toujours accessibles aux personnes en fauteuil roulant. L’aménagement paysager sera d’une grande simplicité et comptera plusieurs plantes indigènes ne demandant que très peu d’entretien, des bassins d’eau, des bancs invitant à la méditation et des chutes d’eau. » (S. Browne)

L’une des quatre pyramides serait exclusivement utilisée « pour fournir de la nourriture, des vêtements, un abri, des installations sanitaires de toutes sortes, des soins médicaux et des services d’orientation », le personnel étant composé de bénévoles (cuisiniers, médecins, conseillers, concierges), et la nourriture, les vêtements, la literie, les produits de soins personnels, etc., provenant de dons offerts par les membres de toutes les religions affiliées au projet.

Une autre pyramide serait consacrée à des techniques de guérison multiconfessionnelles, où l’Orient rencontrera l’Occident, « où l’ancien se mariera aux dernières technologies » :

Les Hindous pratiqueraient la « purification des chakras ».

Un groupe de diplômés protestants de l’UCLA (Université Californienne de Los Angeles), qui auraient étudié les travaux du docteur Thelma Moss sur les auras et la photographie Kirlian, se spécialiseraient dans une discipline combinant le toucher et l’utilisation de lumières colorées (vertes pour la guérison, rouges pour améliorer la circulation, bleues pour apaiser l’esprit et faire baisser la tension artérielle, jaunes pour stimuler la spiritualité).

Les bouddhistes pourraient donner des cours de yoga et de méditation, etc.

La troisième pyramide abriterait une magnifique bibliothèque et une salle d’ordinateurs. L’histoire et les principes de toutes les religions participantes seraient mis en valeur dans le cadre d’installations de réalité virtuelle.

La quatrième pyramide comprendrait plusieurs paliers « s’ouvrant sur un atrium calme, baigné par une douce lumière et réservé exclusivement à la prière, à l’adoration, à la communion et à la méditation ». Cet atrium serait accessible jour et nuit.

De nombreux dons (déductibles d’impôts, bien sûr) rendraient possible la construction de nouvelles structures à la périphérie des Centres, ainsi que l’achat d’équipement et l’embauche de personnel.

« Par exemple, le pavillon des arts accueillera constamment de nouvelles expositions de peinture et de sculpture, présentera des concerts de musique et fera une large place à tous les arts se voulant l’expression de la foi religieuse à travers le monde. Les artistes de passage y trouveront un endroit simple et confortable où se loger, en échange de quelques heures d’enseignement ou en donnant une conférence sous le dôme de l’amphithéâtre central.

Le pavillon de la recherche et du développement sera équipé de laboratoires à la fine pointe de la technologie, en contact permanent avec une multitude d’instituts de recherche multiconfessionnels où les grands esprits scientifiques de toutes les religions du monde contribueront à trouver des solutions aux problèmes les plus pressants de notre planète, qu’il s’agisse de problèmes de santé ou de pollution, de famine ou de sécheresse, ou encore du renouvellement de la couche d’ozone. Une annexe de cet édifice, où l’atmosphère sera conçue de façon à plonger les visiteurs dans la sérénité et la réflexion, tout en favorisant l’art de l’écoute et de la parole contemplatives, sera consacrée à une sorte de salon perpétuel. Prêtres, rabbins, moines, gourous, prophètes, bref, toutes les personnes choisies pour représenter une religion donnée, pourront s’y rassembler sans crainte pour discuter de leurs idées, de leur philosophie, de leurs objectifs, de leurs espoirs et même des questions et des doutes qui les habitent, mais qu’ils ne peuvent pas toujours partager sur d’autres tribunes. Pour entrer dans cette annexe d’une sérénité stupéfiante, il faudra remplir deux conditions : être ouvert d’esprit et ne jamais douter de la sincérité des croyances des autres participants, que vous soyez ou non d’accord avec ces croyances.

Le pavillon de l’aide sociale sera le poste de commande d’un bataillon sans fin de bénévoles qui veilleront à combler les besoins des membres de la communauté d’accueil : nourriture, livraison de médicaments et de provisions, rédaction de lettres, service de voiturage et diverses autres tâches pour ceux qui sont incapables de s’occuper d’eux-mêmes ; visites aux patients et en particulier aux enfants hospitalisés dans des centres de soins de longue durée ; service de consultation à domicile pour ceux qui en feront la demande après la perte d’un être cher ; groupe de bénévoles toujours prêts à se lancer à la recherche des personnes disparues dans la région. Chaque fois qu’un membre de la communauté (ou la communauté tout entière) demandera de l’aide, explicitement ou implicitement, le pavillon de l’aide sociale sera prêt à répondre à l’appel, seul ou en collaboration avec les services d’urgence et les forces de l’ordre.

L’école du dévouement sera possiblement le plus extraordinaire de tous les pavillons situés à la périphérie des Centres de guérison. Haute de quatre étages et construite en forme de demi-lune, cette école offrira des cours spécialisés à ceux qui auront choisi de mettre leur vie au service de leurs religions respectives. La vocation de cette école ne sera pas de remplacer les programmes d’études avancées propres aux écoles rabbiniques, aux monastères, aux couvents, et ainsi de suite, mais plutôt de préparer les étudiants en leur offrant des cours d’introduction aux diverses religions représentées, ainsi qu’aux responsabilités humanitaires qui incombent aux rabbins, aux prêtres, aux religieuses et aux divers autres représentants de la foi. Les cours, qui s’étaleront sur une période de douze mois, seront donnés par des professeurs venus des quatre coins du monde, et, fait particulièrement intéressant, personne ne pourra obtenir son diplôme avant d’avoir complété les cours de base de chacune des religions enseignées. Par exemple, un futur pasteur protestant devra d’abord se familiariser avec la conception de Dieu selon l’hindouisme, le bouddhisme, le catholicisme, le judaïsme, l’islam, la foi Ba’hai et les divers autres religions du monde (…). » (S. Browne)

Au début des années 2020, avant même la création officielle des Centres de guérison, « des gens se mettront à célébrer Azna » (l’aspect féminin ou maternel de Dieu) un peu partout dans le monde, et ils organiseraient une journée de fête pour la paix en son honneur. A cette occasion, ajoute Sylvia Browne, « même au cours des guerres les plus sanglantes et les plus obscènes, pas un seul coup de feu ne sera tiré, par respect, par vénération ou par pure superstition, certains belligérants, couards et ignorants, craignant d’encourir son courroux ».

« Au cœur de chaque Centre de guérison, on pourra apercevoir un magnifique édifice de verre de forme oblongue, entouré de calmes cascades, de bosquets d’arbres et d’allées de pierre. Cet édifice sera discrètement surveillé par des gardiens et par un système de sécurité très sophistiqué (…).

Eclairé par d’innombrables chandelles, l’intérieur de l’édifice, sobrement aménagé, mais néanmoins d’une grande beauté, offrira tout le confort, la dignité et l’intimité dont on peut rêver. Il abritera une salle à manger commune, une salle de séjour et une bibliothèque, ainsi qu’une cuisine où s’affaireront des chefs issus de toutes les religions participantes. Les aires communes seront entourées de locaux privés, tous de même dimension, et très beaux, sans être luxueux.

Ces locaux privés seront réservés aux dignitaires religieux de passage qui pourront alors se retrouver pour dîner ensemble ou prendre une tasse de thé à la bibliothèque. » (S. Browne)

Les Centres de guérison deviendraient un second chez-soi très recherché par les pèlerins. (21)

 

9. L’Antéchrist :

Selon Sylvia Browne, l’Antéchrist est né en 2005 ou 2006, en Syrie.

« Vers l’an 2030, il se mettra à proclamer qu’il est le Christ ressuscité, de retour pour le jugement dernier, et que tous ceux qui le suivront seront sauvés.

Il aura de longs cheveux noirs lui allant jusqu’aux épaules, et de grands yeux bruns. Contrairement à Saddam Hussein et à Oussama Ben Laden, il séduira les gens en feignant la compassion, la non-violence et un désir de voir s’instaurer la paix et la solidarité dans le monde. Son charisme et sa soi-disant humilité lui permettront, au début de son ministère, de recruter ses premiers disciples parmi les pauvres, ces derniers pouvant être facilement soudoyés pour un peu de nourriture et un brin d’espoir. Il vivra lui-même sous une tente ou à l’intérieur d’une grotte pour mousser sa popularité, récoltant les dons de ses disciples sans rien dépenser pour lui-même, du moins en apparence car on découvrira plus tard que ces dons lui auront permis d’amasser une fortune considérable. Cet homme sera un génie de la manipulation et un maître mentaliste, un fin psychologue et un promoteur hors pair.

Ses douces paroles sur le pacifisme et l’humanisme, ainsi que son indéniable charisme, attireront l’attention de plusieurs célébrités, d’abord en Europe puis aux Etats-Unis, qui contribueront à générer encore plus de dons. Lorsque sa rhétorique prendra lentement et subtilement des accents génocidaires et qu’il se mettra à vendre, par l’entremise de ses riches sociétés, des armes nucléaires sur le marché noir, il pourra compter sur l’appui de centaines de milliers de fidèles, réduits au rang d’esclaves grâce à un endoctrinement systématique, prêts à tuer et à mourir pour lui, désormais convaincus qu’il est la seule voie menant au salut éternel. » (S. Browne)

Sylvia Browne ajoute que lorsque cet homme amorcera sa vie publique vers 2030, puis se révélera quelques années plus tard « comme étant authentiquement et sincèrement malintentionné, le choc et le sentiment de trahison seront si grands que bien des gens refuseront d’y croire ». Ce ne serait pas une coïncidence si son ascension serait précédée par la création des Centres de guérison et diverses tentatives de collaboration entre les diverses religions du monde. (22)

 

10. Manifestations extraterrestres :

Selon Sylvia Browne, des vaisseaux extraterrestres se poseront dans des régions désertiques, principalement dans la Vallée de la mort, dans le désert de Mojave et au milieu des océans.

Selon elle, des milliers d’extraterrestres sont présents parmi nous depuis des décennies. Ils occupent, écrivit-elle, des postes de scientifiques et chercheurs, d’ingénieurs en aérospatial, de physiciens nucléaires, d’enseignants, de botanistes, de politiciens, de géologues… Vers 2018, ils s’identifieraient comme n’étant pas d’origine terrestre et ils le feraient auprès de divers gouvernements et organisations internationales (Nations Unies, OTAN, Scotland Yard, NASA), et au cours d’un sommet à Camp David.

Ces hommes et ces femmes seraient des personnalités connues et respectées dans leurs domaines respectifs, et il y aurait même un prix Nobel parmi eux. Leurs déclarations seraient reçues « avec un mélange d’incrédulité, de confusion, de gêne, d’hilarité et d’indignation ». Finalement, des milliers d’extraterrestres accepteraient d’être placés en quarantaine, « sous bonne garde, quelque part en Europe de l’Ouest, afin d’être soumis à une batterie de tests psychologiques et biologiques qui confirmeront qu’ils appartiennent à une espèce inconnue sur Terre ».

La première réaction serait de les renvoyer là d’où ils viennent. Les seules informations que Sylvia Browne a pu obtenir lui ont indiqué comme destination, écrivit-elle, « soit vers Andromède, soit vers les Pléiades ». Vers les années 2020, un accord serait conclu entre les Terriens et les extraterrestres, et on pourrait alors bénéficier d’une quantité d’informations sur l’Univers, sur l’histoire de notre planète (à laquelle leurs ancêtres ont assisté, participé et contribué). Vers 2060, « assister au départ ou à l’arrivée d’un vaisseau extraterrestre sera aussi banal qu’apercevoir un avion dans le ciel ».

Sylvia Browne avait écrit que nous n’arriverons pas à envoyer un homme sur Mars avant 2012, « après un premier essai désastreux mis de l’avant pour des raisons politiques et par conséquent voué à l’échec ». Bien sûr, il était impossible que la première mission martienne habitée eusse lieu en 2012, celle-ci étant envisagée par la NASA pour une date bien plus éloignée dans le temps ! Selon Sylvia Browne, l’exploration martienne deviendra possible grâce à la collaboration de quatre nations, et on apprendra dix ans après que quelques-unes des technologies utilisées lors de cette mission « ont été introduites par des physiciens extraterrestres travaillant pour la NASA ».

Des vols à destination de la Lune auraient lieu à la fin des années 2030, et les extraterrestres s’étant identifiés dans la société terrienne contribueraient à la conception de ces navettes. Au début des années 2040, une base sur la Lune serait établie. De concert avec une équipe d’astronautes et un conseil œcuménique international, les extraterrestres enseigneraient aux civils qui utiliseraient ces navettes pour voyager dans l’espace, et leurs enseignements déclencheraient « une vague étonnante d’unité spirituelle dans le monde »…

Vers 2080, on aurait envoyé des sondes d’exploration sur toutes les planètes de notre système solaire, mais il faudrait attendre le siècle suivant « avant de franchir les frontières de la galaxie voisine » (sic). (23)

 

Conclusion

Que valent toutes ces prédictions de Sylvia Browne ? Pas grand-chose, manifestement. Il y a d’abord deux faits incontournables :

A la lumière de ces faits, on ne peut qu’être extrêmement circonspect quant à la validité des prédictions faites pour la période après 2016. Quelques-unes, notamment dans le domaine scientifique, pourront effectivement se vérifier, mais pas nécessairement dans la tranche temporelle précise donnée par la médium américaine. En outre, les prévisions scientifiques susceptibles de se vérifier pourraient s’expliquer seulement par rapport à une extrapolation de ce qui est déjà envisageable pour un futur proche, et donc ne pas résulter d’une capacité à prédire l’avenir. Je pense notamment à l’ordinateur familial capable de s’occuper, en l’absence des propriétaires, de diverses tâches ou fonctions (éclairage, etc.). Ceci est en effet envisagé pour un avenir proche, ainsi que j’ai pu le voir dans un reportage télévisé en 2012…

Je suis en outre plutôt sceptique quant à la future manifestation de l’Antéchrist, celui-ci étant censé se manifester vers 2030. En effet, si l’information de Benjamin Creme relative à la manifestation publique de Maitreya (via le Jour de la Déclaration) est exacte, le véritable Christ (Maitreya, Imam Mahdi, etc.) se sera manifesté bien avant 2030, le faux Christ ne pouvant dès lors prétendre être le Christ ressuscité. Pour moi, la prédiction de Sylvia Browne est une ineptie. Pour le thème du retour du Christ, veuillez consulter mon ouvrage : Le retour du Christ : une réalité imminente ? (éditions Le Temps Présent, 2012), ainsi que, sur le présent site, les deux textes (rubrique : Spiritualité du troisième millénaire) : Le retour du Christ et l’émergence de Maitreya.

Quant aux extraterrestres qui travailleraient au sein de la population terrestre, c’est envisageable si l’on se réfère à divers témoignages de « contactés ». Mais finiront-ils par dévoiler leur identité, comme le prétendait Sylvia Browne ? Là, c’est moins sûr !

Alain Moreau

 

Références :

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