Les OVNIs selon Jean-Pierre Petit

JPPetit

Ancien Directeur de Recherche au CNRS, l’astrophysicien Jean-Pierre Petit est connu pour son implication dans des travaux de cosmologie, dans des recherches sur la magnétohydrodynamique, ainsi que pour son intérêt pour l’approche scientifique du dossier OVNI. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages sur le sujet, les derniers étant disponibles sur son site Internet : www.jp-petit.org

Sur ce site, d’où je tire les infos ci-dessous, il dresse souvent un portrait corrosif de diverses personnalités s’exprimant dans le champ ufologique. J’apporte mes propres commentaires quand je le juge nécessaire.

 

 

 

 

I. Les “ufologues – savants” selon Jean-Pierre Petit :

 

1. Illbrand Von Ludwiger :

« Né en 1937. Affiche depuis de longues années son intérêt pour le dossier OVNI et peut être de ce fait classé parmi les ‘ufologues – savants’, ou prétendus tels. Récemment, un ‘ufologue’ non-scientifique a attiré mon attention sur un ouvrage que ce monsieur venait de publier, où il développe l’idée selon laquelle la science actuelle ne percera jamais les secrets des ovnis, qu’il prétend étudier depuis 40 ans.

Je l’ai personnellement rencontré, au colloque de Brighton (2001) sur la ‘propulsion avancée’, rencontre qui m’a incité à écrire ‘OVNIS et armes secrètes américaines’ (Albin Michel, épuisé, trouvable sur le marché de l’occasion. Sa cote monte actuellement à 80 euros). Il a procédé à cette époque à la lecture d’un texte interminable concernant les travaux de Burkhard Heim, qu’il considérait comme un génie.

Il a réussi la performance tout à fait remarquable, au cours de cet exposé d’une heure, d’endormir physiquement la majorité des présents, dont certains ronflaient bruyamment.

Von Ludwiger ne se rend probablement pas compte de la faiblesse de ses connaissances scientifiques. Discuter science avec lui n’a strictement aucun intérêt. Disons qu’il fait partie de ces hommes ‘qui ressemblent à des savants’ mais ne sont en fait que des scientifiques très médiocres.

A participé au colloque de Pocantico, chef-d’oeuvre de désinformation. » (J.-P. Petit)

 

2. Allen Hynek et Claude Poher :

« Cette évocation du personnage de Von Ludwiger nous amène à évoquer ce phénomène des ‘ufologues-savants’, scientifiques, docteurs ès science, qui ont affiché ou affichent de longue date un intérêt pour le dossier ovni, mais n’ont jamais rien apporté de concret dans le domaine, ni publié le moindre article lié au dossier, de manière directe ou indirecte, dans de véritables revues scientifiques (c’est-à-dire en se confrontant au monde scientifique). Or, dans le monde scientifique, même si cela peut s’avérer très long et pénible, il faut marquer des buts sur le terrain, non rouler des mécaniques dans les vestiaires.

Ce qui est grave, c’est que cette cohorte de médiocres, dont certains ne méritent même pas le qualificatif de scientifiques, en dépit de la kyrielle de titres dont ils se parent (il y a des imbéciles, mêmes parmi les docteurs ès sciences), constituent une phalange qui s’est intégrée à ‘l’ufologie scientiste’, ou prétendue telle. On peut citer dans ce lot des personnages comme le Français Jacques Vallée, qui vit aux Etats-Unis, auteur de nombreux ouvrages sur le thème ovni, qui s’est prétendu un temps ‘astrophysicien’ mais n’a jamais travaillé que comme informaticien, spécialiste des bases de données, dans les années soixante-dix. Il fut seulement le titulaire d’une maîtrise d’astrophysique, fort ancienne.

Vers 1977, peu après la création du GEPAN, le représentant d’un pays, la Grenade, témoin d’ovni, demanda à ce que le sujet fasse l’objet d’une audition à l’ONU, dont le secrétaire était à l’époque l’Allemand Kurt Waldheim. Celui-ci reçut à l’occasion deux ‘scientifiques’, en l’occurrence Jacques Vallée et Caude Poher. Bref, la pseudo science… à l’ONU.

Bien qu’il soit décédé, je citerai Allen Hynek, que j’ai rencontré en 1976 à l’occasion d’un congrès ovni qu’il avait organisé à Chicago (ou plus précisément à Evanston, Illinois). Là, j’ai pu me rendre compte du fait qu’Hynek, mondialement connu pour son intervention en tant que conseiller scientifique du projet Blue Book, dans les années cinquante, n’était qu’un petit astronome scientifiquement médiocre, sans grands états de service. Son CUFOS (Center for Ufo’s Studies) d’Evanston n’était qu’un deux-pièces où une secrétaire gérait ‘les conférences du maître’. A cette époque, Hynek, de même que Vallée, emboîtait le pas à l’hypothèse du ‘tout paranormal’ vis-à-vis du phénomène ovni. Il éditait une petite revue dont l’article central semblait être ‘l’OVNI du mois’. Bref une perte de temps.

A Evanston, en 1961, j’avais été rejoint par l’ingénieur du CNES Claude Poher, autre ‘ufologue – savant’ qui avait été séduit par cette interprétation du phénomène en tant que manifestation paranormale. Avec un air entendu (je m’en souviens comme si c’était hier), il m’avait dit :

– Quand on est confronté à une manifestation d’ovni, la première chose à faire est de voir s’il n’y a pas des adolescents ‘prépubères’ dans le coin. Car ce sont eux qui génèrent le plus de manifestations paranormales.

Au milieu de cette faune hétéroclite, j’avais débarqué avec des résultats d’expériences de MHD, des photos, et même un film. A la fin de mon exposé d’une heure, un texan devait prendre la suite. Mais quand ce fut son tour, il déclara :

– Ce que dit ce Français est trop intéressant. Je souhaite lui donner mon temps de parole.

J’avais donc continué, tout en remarquant que Hynek tirait la gueule car je lui désorganisais son colloque, avec ses chairmen, ses présidents de séances, ses badges et ses coffee breaks. J’avais espéré, en venant là-bas, qu’Hynek me mettrait en contact avec Peter Sturrock, dont je savais qu’il avait un laboratoire de physique des plasmas opérationnel. Vox clamat in deserto.

Claude Poher est un ‘sorti du rang’, technicien devenu ingénieur Arts et Métiers par les cours du soir (filière qui peut donner des sujets très brillants, parfois). Poher n’a dû son ascension au CNES que grâce à sa parenté avec Alain Poher, président du Sénat. Premier responsable du GEPAN, au moment de sa création, en 1977, il n’a jamais rien publié de sérieux sur le plan scientifique, n’est l’auteur d’aucun apport tangible. Avant de s’occuper du GEPAN, il fut ‘directeur du département fusées sondes’ au CNES. Nommé à la tête du GEPAN par Sillard, alors président du CNES, il démissionna moins d’une année après, soit disant pour aller naviguer sur un bateau qu’il avait construit.

Quand il s’occupa du GEPAN, en 1977, j’étais déjà hospitalisé pour mon accident de travail d’octobre 1976. On doit à Poher une opinion qu’il émit lors d’un échange avec le journaliste Bernard Thouanel, lequel confirma ce point, comme quoi, selon lui, j’aurais fait passer un accident de deltaplane pour un accident de travail pour toucher une pension d’invalidité.

Poher, parfait ‘pseudo-scientist’, se ridiculisa il y a quelques années en publiant un ouvrage, fruit d’années de cogitations solitaires, intitulé ‘Les Universons, énergie du futur’. Des ‘travaux théoriques’, étayés avec des rameaux de fraisier, qui furent prolongés par des travaux expérimentaux menés dans le laboratoire que Poher avait construit dans sa maison. Il redécouvrit là des propriétés des substances piézo-électriques, connues depuis près d’un siècle. En effet, quand on frappe un corps doté de propriété de piézo-électricité, il produit une forte tension, apte à produire, dans l’air, une étincelle. C’est ainsi que ces cristaux ont remplacé les pierres des briquets de nos pères ou grands-pères (selon l’âge du lecteur). Mais inversement, lorsqu’on applique une forte tension sur ces mêmes cristaux, ils produisent une impulsion propre à communiquer quelque élan à une masse. Propriété que Poher attribua à ses universons. Il fut évidemment incapable de publier ces ‘travaux’ dans une revue à comité de lecture, à son grand dam.

Après sa démission (qui fut suivie par celle de son successeur, le polytechnicien Alain Esterle), j’ai toujours perçu sa nouvelle affectation comme une sorte de mise dans un placard doré. Il consacra les vingt années qui précédèrent son départ en retraite à une ‘prospective à long terme’, s’occupant entre autre… d’antimatière (…). Poher est classé parmi les intervenants hauts de gamme des dîners ufologiques français, où ‘l’on prendrait le Pirée pour un homme’. » (J.-P. Petit)

 

3. Auguste Meessen, etc. :

« Autre ‘ufologue – savant’ : le professeur Auguste Meessen, retraité de l’université de Louvain la Neuve, Belgique.

Celui-là au moins a été l’auteur de quelques publications scientifiques authentiques relativement intéressantes, en particulier d’un essai consacré à la quantification de l’espace-temps (mais qui malheureusement tourna court). Il a été mis en vedette par la vague d’OVNIS en Belgique de 1990 et on doit lui reconnaître d’avoir eu l’idée qu’une émission d’infrarouge, par les OVNIS, pouvait inhiber la prise d’image de ces engins sur des pellicules argentiques. Une idée fort intéressante. En effet, un photographe professionnel, Ferryn, témoin d’ovni pendant cette vague, avait pris plusieurs clichés d’un engin le survolant, émettant une lumière ‘comparable aux phares d’un camion’. Au développement, ces ‘phares’ n’étaient plus que des points rougeâtres à peine visibles. Ceci alors que Ferryn, photographe professionnel, avait testé appareil et pellicule, en allant terminer son rouleau, en prenant des images d’appareils se posant, de nuit, sur un aéroport voisin. Meessen suggéra que cette faiblesse de l’enregistrement de l’image pouvait être due à une émission d’infrarouge et il en fit à la SOBEPS une brillante démonstration.

Là se situe la contribution majeure d’Auguste Meessen à l’étude du phénomène ovni. Au moment de l’affaire des F-16, l’armée belge, par l’intermédiaire de son représentant, le colonel Schweicher, professeur de micro-ondes à l’Ecole Royale Militaire de Bruxelles, lui confia les enregistrements issus des boites noires des appareils. Mais il se révéla incapable de les exploiter, et cette étude fut confiée à un ingénieur militaire de l’Ecole Militaire qui fit une intéressante thèse sur le sujet, parvenant à reconstituer la trajectoire 3 D de l’ovni. A l’inverse, Meessen s’empêtra dans une pseudo explication en terme de phénomène météorologique.

J’ai fait la connaissance de Vallée et de Meessen, en 1976, lors d’un colloque sur le phénomène OVNI qui, à l’époque, avait été organisé par l’Université de Poitiers (une chose devenue rapidement impensable et a fortiori aujourd’hui). Vallée se montra d’emblée très déstabilisé de se retrouver confronté à un niveau scientifique auquel il ne pourrait jamais prétendre. Nous nous sommes retrouvés bien des années plus tard sur le plateau de l’émission de Polac, ‘Droit de Réponse’. Je me souviens encore de la phrase avec laquelle il avait débuté son intervention : ‘Eh bien moi, je serais extrêmement déçu si le phénomène ovni ne représentait que des visites d’extraterrestres !’, qui résume à elle seule le personnage. Dans ce domaine de l’ovni, chacun oeuvre pour maintenir le sujet dans le champ de ses connaissances. Celles d’un Vallée étant strictement nulles dans le domaine de la physique, il ne pouvait que manifester d’emblée un rejet d’une position comme la mienne, qualifiée par les anglo-saxons de ‘nuts and bolts’ (‘boulons et écrous’). Même position chez un Allen Hynek, qui m’avait dit en 1976 ‘sur le ton de la boutade’ :

– Vous êtes le genre de scientifique dont j’ai horreur….

Pendant presque dix années, entre 1970 et 1985, j’ai vainement tenté d’entrer simplement en contact avec Auguste Meessen, espérant que sa position de professeur à l’université de Louvain pourrait permettre d’implanter des recherches, tant théoriques qu’expérimentales, liées au dossier ovni, dans un cadre université/recherche. En la matière, j’ai toujours été très ‘partageux’, personne ne pourra prétendre le contraire. Mes nombreuses missives restèrent sans réponse.

Meesen, comme du reste tous les ‘ufologues – savants’, n’a jamais publié d’article dans une revue scientifique à comité de lecture, lié au phénomène ovni, limitant la diffusion de ses écrits aux pages de la revue ‘Inforespace’ publiée par l’association SOBEPS.

La position de Meessen devint hautement inconfortable lorsque celui-ci, professeur de physique théorique, entendit se placer sur le terrain de la MHD. Une année, il publia (toujours dans la revue de l’association belge SOBEPS : ‘Inforespace’) un article reprenant les idées de base de ‘l’aérodyne MHD à induction’, sur lequel nous nous sommes mis à travailler, avec Jean-Christophe Doré, et qui a fait l’objet de trois communications dans les colloques internationaux de Vilnius (2008), Brème (2009) et bientôt de Corée (2010), ainsi que d’une publication dans une revue à comité de lecture polonaise, ‘Acta Physica Polonica’ (2009). Je ne pus que lui signaler, sobrement, mon antériorité, ayant publié tout cela aux Comptes Rendus de l’Académie des Sciences de Paris en… 1977, note présentée par le regretté mathématicien et académicien André Lichnérowicz. On imagine aisément son dépit. Cela n’est jamais agréable de voir qu’un travail dont on croit être l’auteur a été publié par un autre bien des années plus tôt.

Pendant des années, j’ai dérangé Auguste Meessen en tant que… concurrent, vis-à-vis d’un… leadership en matière d’approche scientifique du dossier ovni. Ce climat imbécile de rivalité n’est pas mon fait. Il s’est instauré alors que nous aurions dû au contraire étroitement collaborer. Mais, de facto, le niveau de Meessen en mathématiques n’était pas suffisant pour qu’il puisse appréhender les concepts que j’avais mis en oeuvre en cosmologie dès 1977 (‘Univers énantiomorphes à temps propres opposés’, une autre note à l’Académie des Sciences, toujours présentée par Lichnérowicz). Au lieu de poser des questions pour tenter d’y voir clair, il eut l’imprudence de tenter une attaque frontale, publiant dans ‘Inforespace’ un article où il prétendait démolir complètement mon modèle (de plus directement inspiré par… des textes ummites, auxquels Meessen se déclarait d’emblée allergique !). Evidemment, il perdit cette autre partie-là.

Quand Claude Poher avait été placé à la tête du GEPAN, celui-là aussi m’avait d’emblée perçu comme un dangereux concurrent et avait fait de son mieux pour me ‘diluer’ au sein d’un vaste groupe de ‘collaborateurs extérieurs du GEPAN‘, regroupant le tout-venant de l’ovni. Cette crainte était injustifiée car, l’aurais-je souhaité, ce qui n’était pas le cas, je n’aurais jamais été en position de lui créer quelque inquiétude au plan professionnel (surtout du fond d’un lit d’hôpital où j’aurais pu difficilement être ‘manoeuvrant’).

Je me souviens que, quand je l’avais vainement appelé à l’aide, dans cette pitoyable situation, à la fin 1976, en me retrouvant en butte aux attaques impitoyables de l’académicien Evry Schatzman, alors président de l’Union Rationaliste (qui fut pourtant président du jury de ma thèse en 1972) et qui faisait de son mieux pour me conduire sur un bûcher, au CNRS, Poher me répondit :

– Je ne peux rien faire. Je suis trop occupé. Je rencontre des ministres….

On dit que la vérité ne triomphe jamais, mais que les imbéciles finissent toujours par mourir. La mort est une chose très banale et nous la trouverons tous un jour sur notre chemin (né en 1937, j’ai présentement 73 ans). Le fait de décéder ne blanchit pas un individu de toutes les conneries qu’il a faites dans sa vie. Schatzman est mort, ironie du sort pour un homme qui était si fier des capacités de son encéphale, après deux années d’Alzheimer. (Un autre accident de parcours vis-à-vis duquel personne n’est à l’abri ! Aurai-je, dans dix ans, l’agilité intellectuelle dont je peux encore faire preuve aujourd’hui ? Rien n’est moins sûr.) De son vivant, faisant montre de la plus grande malhonnêteté intellectuelle, Schatzman a été le plus farouche opposant à toute approche scientifique du phénomène ovni. Attitude qu’il considérait comme un véritable ‘devoir sacré’, et qu’il partageait avec le physicien théoricien Lévy-Leblond et avec maints autres scientifiques connus, comme René Pellat (physicien des plasmas, décédé dans un accident).

Je citerai une phrase de Schatzman, quand il était président de la Société Française de Physique :

– Je ne sais pas comment vole un avion et ça ne m’intéresse pas.

Une remarquable ouverture d’esprit.

Schatzman avait été président du Jury de ma thèse, soutenue à Marseille en 1972. Mon approche de la dynamique galactique par le calcul tensoriel l’avait intéressé (de même que Lichnérowicz, qui me sauva carrément la peau, in extremis, en 1969, quand je fus la cible des attaques assassines du directeur de l’Institut de Mécanique des Fluides de Marseille, le professeur Jacques Valensi, maître après Dieu dans ce laboratoire auquel j’ai appartenu 7 années de rang, et où j’avais commis l’imprudence, en 1967, de produire des travaux de MHD potentiellement susceptibles d’applications industrielles de grande envergure).

Schatzman avait été confronté de visu, en 1979, lors d’une présentation de la manip de MHD en simulation hydraulique au centre du CNES d’Evry, à la suppression de la vague d’étrave (analogue à une onde de choc) par les forces électromagnétiques. Voyant cela, il avait reconnu qu’une machine MHD pourrait éventuellement annihiler l’onde de choc frontale qui s’établit quand un objet pénètre à vitesse supersonique dans un gaz. Mais il s’empressa d’ajouter ‘que rien ne permettait d’affirmer que cette onde de choc ne se reformait pas un peu plus loin’. (…)

Propos d’un homme qui n’entendait rien à la mécanique des fluides.

Il ne s’agit pas que de régler des comptes avec des décennies de retard. Je veux simplement signaler que sur le plan scientifique et humain nous n’avons pas été gâtés pendant plus de trois décennies, et que malheureusement le paysage reste sur ce plan extrêmement problématique. Je pense que si quelque chose bougeait, cela ne pourrait venir que des USA, où on trouve des mécènes capables de financer des opérations comme l’édition à très grande échelle des bonnettes à réseau autocollantes pour téléphones portables. » (J.-P. Petit)

 

4. Leon Brenig :

« Brenig n’a pas produit de contribution scientifique notable liée au sujet ovni. Il s’est signalé dans les années précédentes en prononçant un discours, au moment de la dissolution de l’association belge SOBEPS, qui lègue à la postérité des dizaines de kilos de résultats d’enquêtes pauvres en informations scientifiquement exploitables. (Pas de spectres, pas de mesures. Seulement des enregistrements de témoignages, des croquis et quelques photos.) A cette occasion, Léon Brenig a déclaré :

– Que la SOBEPS n’avait plus de raison d’exister puisqu’elle pouvait désormais passer le flambeau au service du CNES, le GEIPAN (…). » (J.-P. Petit)

 

5. Peter Sturrock :

« Né en 1924. Au moment où j’écris ces lignes, il a 86 ans, et il en avait 52 quand je me rendis aux Etats Unis au colloque organisé par Hynek, dans l’espoir de pouvoir le rencontrer. Mais il ne fut pas présent à cette rencontre.

Le cas de Sturrock est différent. Un coup d’oeil à sa fiche montre qu’il fut un scientifique de poids et en particulier un bon spécialiste des plasmas, parfaitement à même de comprendre mes travaux de MHD. Il me visita à Aix au début des années quatre-vingt afin de voir si j’avais le moyen de créer quelque désordre dans ‘l’épistémosphère’. Constatant que je ne disposais d’aucun moyen, il repartit rassurer son maître, la CIA.

Sturrock fut avec Rockefeller le co-organisateur de la rencontre de Pocantico du 29 septembre 1997 (une rencontre consacrée au sujet ovni, organisée par ce dernier dans une de ses propriétés, proche de New York, à laquelle participèrent également Auguste Meessen, Jean-Jacques Vélasco, Von Ludwiger, l’ingénieur français Louange, aucun de ceux-là n’ayant perçu que cette rencontre ne fut qu’un ‘baise-couillons’ complet). Sturrock y déclara en particulier, saluant le travail effectué en France, que ce qu’il manque aux Etats-Unis c’est un… SEPRA.

Sturrock fonda avec Jacques Vallée la revue ‘The Journal for Scientific Exploration’, qui refusa un article que je leur envoyais sur la propulsion MHD au début des années quatre-vingt, ce qui convainquit feu l’astronome Pierre Guérin que Sturrock et Vallée participaient d’une opération concertée de black-out et de désinformation, la tâche de Vallée étant de folkloriser le sujet de son mieux, ce qu’il fit en vendant des millions d’ouvrages. » (J.-P. Petit)

Je partage les commentaires négatifs (évoqués aussi plus haut) de Jean-Pierre Petit vis-à-vis de Jacques Vallée. Néanmoins, il n’est pas vrai que ce dernier ait participé, par sa théorisation rapprochant le paranormal et les OVNIs, à une opération concertée de « désinformation ». Il s’agit simplement d’un spéculateur qui fait partie de cette catégorie d’« ufologues » ayant trouvé certains rapprochements à faire entre manifestations a priori dissemblables. Jean-Pierre Petit cite Jacques Vallée, mais il ne cite pas (car il n’a très certainement pas lu les livres et articles de ces auteurs) bien d’autres auteurs se trouvant dans cette mouvance : John Keel (décédé en 2009), Jean Sider, Fabrice Bonvin, etc. Je ne suis absolument pas d’accord avec les thèses fantaisistes de ces auteurs, et je déploie beaucoup d’efforts sur ce site pour les « contrecarrer » et en faire la critique, mais ils font partie d’une « école de pensée » au sein du petit monde de l’ufologie et des ufologues (des mots que Jean-Pierre Petit ne veut pas « entendre » !), le milieu ufologique étant en outre actuellement phagocyté, en France, par le mouvement « Ovnis et Conscience » (avec la publication d’un livre en 2015).

Jean-Pierre Petit a raison de rejeter ce genre de thèses « paranormales » associées au phénomène OVNI, mais son approche qui se veut exclusivement scientifique, sur le terrain de la cosmologie et de la MHD, ne tient pas compte de la profusion de données qui montrent que le phénomène OVNI est plus complexe et qu’il inclut, en plus de l’origine extraterrestre « classique », une origine extraterrestre « multidimensionnelle » (ou « éthérique »).

Jean-Pierre Petit ne voit, dans le phénomène OVNI, que des nefs en provenance d’autres mondes habités (extérieurs à notre système solaire) de notre Univers physique, et sa critique de thèses comme celle de Jacques Vallée est, en ce sens, parfaitement compréhensible : ne mélangeons pas les genres. Mais comme je le soutiens sur ce site, la réalité est un peu plus complexe : ce que les astrophysiciens ignorent pour l’instant, c’est que l’Univers n’est pas seulement en 3 D, c’est-à-dire de nature matérielle (perceptible par nos instruments de mesure et nos organes sensoriels), mais qu’il est « multidimensionnel ». (Je ne parle pas de la théorie des « supercordes », dont Jean-Pierre Petit ne veut d’ailleurs pas entendre parler !) Les récits de sorties hors du corps et les « voyages astraux », les récits de NDE, les communications médiumniques, sont autant d’éléments ou d’indices témoignant de cette plus grande complexité du Réel que la conception scientifique actuelle de la seule réalité d’un Univers matériel. Il faut donc y ajouter ce que l’on appelle communément « l’Au-delà ». Il y a les mondes spirituels à proprement parler (les mondes de « l’après-vie ») et les niveaux « éthériques » (intermédiaires entre les mondes spirituels et matériels) où résident les unités de conscience ou monades d’entités résidant sur des strates dimensionnelles différentes du niveau physique de leur planète d’origine. (Vénus, Mars, etc.) De nombreuses sources « psychiques », ainsi que certains récits de « contactés » (extraterrestres), font en effet état de l’existence d’états de l’énergie/matière qui interpénètrent l’Univers matériel, ceux-ci vibrant sur des registres fréquentiels beaucoup plus élevés que ceux de la matière dense. En fait, chaque planète (de notre système solaire par exemple) possède des « strates dimensionnelles » de cette nature, ce qui explique que chaque planète est en fait habitée sur un niveau dimensionnel, soit au niveau physique (c’est le cas de la Terre), soit à un niveau fréquentiel plus élevé (c’est le cas de Vénus et de Mars, par exemple). C’est ce qui explique, bien sûr, les récits de « contactés » disant avoir communiqué avec des Vénusiens par exemple.

En fait, les théoriciens qui font appel à un « système de contrôle »Jacques Vallée -, à une unique catégorie d’entités énergétiques et fluidiques trompeuses et manipulatrices s’exprimant dans les phénomènes ufologiques et paranormaux (Jean Sider), ou à une « entité matricielle », voire à Gaïa (la conscience de la Terre), se trompent lourdement, les rapprochements entre manifestations paranormales et manifestations ufologiques faits par ces spéculateurs pouvant s’intégrer dans une perspective différente de celle qui sous-tend leurs constructions théoriques. Il suffit seulement d’être capable de reconnaître l’existence de deux catégories de visiteurs de l’espace : des êtres physiques (extérieurs à notre système solaire) et des êtres provenant de « strates dimensionnelles » plus subtiles que celle du niveau physique/dense de leur planète, ces derniers pouvant temporairement se manifester sur le plan physique (avant de réintégrer leur état « éthérique » originel). Je consacre sur ce site divers textes à la critique des hypothèses d’auteurs comme Jean Sider, Jacques Vallée, John Keel, etc.

 

6. Michel Bounias :

« Michel Bounias, directeur de recherche à l’INRA d’Avignon (Institut National d’Agronomie), fut un scientifique de grand talent. Il fit sa thèse au CEA en étudiant les altérations créées sur des végétaux par des irradiations. Par la suite, il milita très tôt, en pure perte comme tant d’autres, en dénonçant les actions néfastes de pesticides, en particulier sur les abeilles.

En 1981, il fut sollicité par le GEPAN pour effectuer des analyses sur des échantillons végétaux prélevés dans un terrain situé dans la localité de Trans-en-Provence, où un témoin d’origine italienne, Renato Nicolaï, disait avoir observé un atterrissage d’un engin discoïdal ayant un diamètre d’un peu plus de deux mètres. Intrigué par la différence sensible qu’il avait pu mettre en évidence, concernant les équipements pigmentaires des plantes (dosages effectués par chromatographie sur couches minces), il revint sur les lieux et effectua des prélèvements tous les mètres, le long de la ‘restanque’ sur laquelle M. Nicolaï disait avoir vu l’objet se poser.

Reprenant ses mesures, il mit en évidence une corrélation extrêmement forte entre le phénomène et la distance, la valeur du coefficient de corrélation atteignant, si mes souvenirs sont bons, 0,95.

Ce qui était intéressant, c’est qu’on ne connaissait aucun effecteur capable de produire un tel phénomène. Et c’est toujours le cas aujourd’hui, en dépit des affirmations d’un simple instituteur, Eric Maillot, parfaitement incompétent (cité dans la page Wikipedia consacrée à cette affaire), ‘spécialiste ovni’ au sein du ‘laboratoire de Zététique’ créé et animé par le professeur Henri Broch, à Nice. Signalons au passage que cette discipline autoproclamée, la zététique (ce qu’elle a de commun avec l’ufologie), reste totalement inconnue des épistémologues du Département de philosophie de cette université dont elle devrait en principe relever.

Une chose est sûre, en tout cas. S’étant imprudemment exprimé dans les médias, Bounias fut méthodiquement dépouillé par la direction de l’INRA (comme le fit l’INSERM, recherche médicale, avec Jacques Benveniste) de son matériel, de ses locaux, de son personnel, et déporté dans un simple bureau de l’université d’Avignon. Cet effet de la chasse aux sorcières ne fut pas sans incidence sur sa santé et il décéda d’un cancer en 2004, bien avant son départ en retraite.

Comme l’avait aussi dit le regretté Aimé Michel :

– Ce travail est le premier exemple d’un travail d’analyse d’un cas d’ovni, réellement scientifique.

Oui, Michel Bounias fut un des très rares scientifiques ayant de la valeur qui s’aventura dans le dossier ovni, et il y laissa non seulement sa carrière, mais aussi sa vie. » (J.-P. Petit)

 

7. Yves Sillard :

Ce polytechnicien a créé, en 1977, le GEPAN (Groupe d’Etude des Phénomènes Aérospatiaux Non identifiés).

En 2005, Jean-Pierre Petit a eu avec lui une conversation. C’était au moment de la création du GEIPAN (Groupe d’Etude et d’Information sur les Phénomènes Aérospatiaux Non identifiés).

« Ceux qui ont lu mes livres, aujourd’hui épuisés, mais trouvables sur le marché de l’occasion, comme ‘Enquête sur les OVNI’ (Editions Albin Michel, 1988), savent que les interventions du CNES, de 1977 à 1981, ne furent qu’une succession de manoeuvres plus catastrophiques les unes que les autres, dont les acteurs furent Claude Poher, puis son successeur Alain Esterle, secondé par l’ingénieur, docteur es sciences Bernard Zappoli. Un Alain Esterle mis au placard par un autre polytechnicien, René Pellat (décédé). Derrière ces agissements, un autre polytechnicien (décidément…), Gilbert Payan, (…), mis à la retraite d’office à 55 ans, ses mentors militaires ayant fini par s’apercevoir de l’étendue de ses erreurs. » (J.-P. Petit)

Jean-Pierre Petit parle d’une incroyable gabegie qui condamna tout redémarrage de la MHD en France. Il évoque un texte rédigé à une époque où son auteur et lui-même croyaient encore à quelque malice de la part de l’Armée, en particulier lorsqu’on y évoque le fait que des échantillons végétaux, correctement prélevés cette fois, lors de l’affaire de l’Amarante, auraient été envoyés vers un clone du laboratoire Bounias, que l’Armée aurait créé à l’ETCA (Etablissement Technique Central de l’Armement).

« On sait que les échantillons de l’Amarante furent prélevés en dépit du bon sens, puis adressés à un laboratoire de Toulouse au lieu d’être dirigés vers celui de Bounias, à Avignon, comme il aurait été logique de le faire. Mis à l’abri par les pandores ‘dans le bac à légume de la brigade’, enfermés dans ‘des sacs étanches’, ces plans d’amarante arrivèrent complètement pourris à Toulouse. Vous trouverez les détails de cette grotesque affaire dans les archives mises en ligne sur le site du GEIPAN.

On a du mal à imaginer que ceci ne soit dû qu’à l’incompétence des gens concernés. D’où cette hypothèse d’études/leurres tournant court, tandis que des études correctement menées auraient été faites par l’Armée dans le plus grand secret.

La vérité est beaucoup plus simple et prosaïque, et elle émergea de la bouche d’Yves Sillard en 2005, lors de notre conversation téléphonique de plus d’une heure. Si les échantillons furent dirigés vers un laboratoire de biologie de Toulouse, c’est parce que le responsable de ce qui était devenu le SEPRA, Jean-Jacques Vélasco, avait trouvé que c’était simplement plus près du CNES. Si Michel Bounias avait été averti, il serait immédiatement revenu sur les lieux, aurait prélevé de nouveaux échantillons, les aurait congelés dans de l’azote liquide pour les transporter et les stocker, puis les aurait analysés. Il avait montré en 1981 que le phénomène mis en évidence perdurait pendant des mois, et il l’avait explicitement consigné dans le rapport remis au CNES.

Dans l’ouvrage collectif qu’Yves Sillard signa en 2007, cette affaire est évoquée. Dans un chapitre dû, si je me souviens bien, à Jacques Patenet, alors responsable du GEIPAN, il est dit que le témoin, après que les gendarmes soient passés effectuer leurs prélèvements, avait nettoyé son jardin de fond en comble et en particulier tondu son gazon. Pour les enquêteurs du CNES (et, ce qui est plus grave, pour leur successeur et pour Yves Sillard), ‘il n’y avait plus rien à analyser’. Or, on ne tond pas son gazon avec une charrue. Des brins d’un centimètre de long auraient amplement suffi à effectuer les analyses ad hoc, ce que Bounias avait précisé dans son rapport. Mais voilà, il ne fut pas sollicité.

Pourquoi ? Parce que le labo de biologie de Toulouse était simplement plus près. Ne cherchez aucun machiavélisme ni de goût du secret dans tout cela. C’est simplement … de l’incompétence. » (J.-P. Petit)

Apprenant en 2005 le traitement que Michel Bounias avait subi, Yves Sillard se déclara navré, “n’ayant pas été mis au courant”.

« Aujourd’hui retraité, ayant donc par le fait perdu beaucoup de son influence, Yves Sillard a tenté de sortir le SEPRA de l’ornière en créant le GEIPAN, doté ‘d’un comité de pilotage’ constitué par une nouvelle bande de ‘multi-incompétents’. Lors de notre coup de fil, j’ai entendu Sillard me dire (et c’était il y a cinq ans) :

Il serait bien que vous soyez entendu par le comité de pilotage.

On se croirait dans une mauvaise pièce de théâtre de boulevard. Il n’y a nulle malice chez ce Sillard. Pour lui, la MHD est un acronyme de trois lettres, c’est tout. Administratif de A à Z, le long d’une carrière ‘stratosphérique’, il a dû penser, comme de Gaulle, ‘que l’intendance suivrait’. Hélas, l’intendance n’a pas suivi. Maintenant, c’est ‘irrattrappable’. Un jeune technicien de Rochefort tient à bout de bras la MHD française dans son garage de 9 mètres carrés. » (J.-P. Petit)

Le 10 août 2010, Christian Nazet, ancien ingénieur général de l’armement, a écrit à Jean-Pierre Petit que Sillard est un brave type et qu’il est inutile de lui taper dessus”.

« C’est possible. Il pense aussi que le GEIPAN, avec lequel il a un temps collaboré, de loin, est un échec complet.

Sillard le réalisera-t-il à son tour ? Réalisera-t-il que le ‘comité de pilotage’, dont il a requis la création pour ‘diriger les activités de ce service’, n’est qu’une réunion de nouveaux incompétents ? Réalisera-t-il qu’Yvan Blanc, de même que son prédécesseur Jacques Patenet, ne sont pas, ne peuvent pas être à la hauteur de ce formidable problème car ce sont simplement des petits ingénieurs CNES, en fin de carrière, sans talent ?

Que peut-il faire dans la situation où il se trouve ?

Rien…

Il existe au sein de la Direction Générale du CNES une faction extrêmement puissante, majoritaire, totalement allergique à tout ce qui a trait au dossier ovni, suffisamment puissante pour bloquer toute évolution. Le mécanisme qui est à l’oeuvre chez ces gens : LA PEUR, la bonne vieille ‘cosmotrouille’ dont je parlais dans mes livres, irrationnelle, capable d’envahir tout un individu, de déterminer tous ses gestes, de prendre possession de sa pensée.

Il y a cinq ans, au téléphone, Yves Sillard m’avait dit : ‘Vous comprenez, je dois avancer très prudemment. Dans un premier temps …’

‘Dans un premier temps’, une phrase prononcée à l’époque, vingt-huit années après la création du GEPAN ! Allongé sur le sol de mon bureau, j’avais l’impression de m’enfoncer progressivement dans la moquette.

Sillard connaît le projet ‘UFOcatch’. Doré le lui a présenté à son domicile. Mais savez-vous quelle a été sa réaction ? Il a trouvé que si on enlevait le mot UFO… ça serait mieux…

Cachez cet ovni que je ne saurais voir.

Ancien directeur de la DGA (Délégation Générale à l’Armement, ou recherche militaire française), il a dû penser qu’un tel projet aurait plus de chances d’être bien accueilli et soutenu dans un cadre militaire. » (J.-P. Petit)

 

II. Missile de croisière et Z-Machine :

« Bien sûr, ‘UFOcatch’ c’est aussi la caméra de surveillance tous azimuts, grâce à son objectif ‘fish eye’, la sentinelle automatique. Equipée d’une caméra infrarouge, celle-ci peut détecter la moindre présence d’un être humain. Avec deux caméras, on peut apprécier la distance de la cible humaine, régler à la hausse, opérer un tir imparable à grande distance. De tels systèmes sont opérationnels de longue date aux Etats-Unis, où ils servent à protéger, sans barrières apparentes, des zones sensibles, comme l’aire 51.

‘Tresspassers will be shot on sight’.

L’aérodyne MHD, c’est aussi le missile de croisière hypersonique, imparable, qu’aucun missile conventionnel ne saurait intercepter, capable de voler à Mach 10 au ras du sol.

Le compresseur MHD en Z-pinch, dont la Z-machine n’est que la préfiguration, et dont il sera abondamment question en Corée, du 10 au 13 octobre 2010, des ‘bombes à fusion pure’, dont j’ai donné les principes généraux dans mon site, l’énergie primaire étant celle d’un explosif chimique créant des millions d’ampères par un système à magnétostriction dérivé de l’invention d’Andréi Salharov, des années cinquante.

Cela pourrait être l’énergie de l’avenir, avec la fusion Bore11 + Hydrogène H1, donnant trois hélium He4 et peu de neutrons (sous forme de réactions secondaires). Nazet et moi avons bataillé des mois pour essayer de faire passer cette idée. C’est lui qui a obtenu la fameuse lettre de Smirnov, directeur du Département fusion de Moscou, inventeur des ‘liners à fils’ (clé du succès de la Z-machine).

Il y a des années, j’avais rencontré deux types de la DGSE, à Paris, à propos de l’affaire du Koursk. Nous échangeâmes des informations. L’un d’eux me dit :

– Soyez sans crainte. Votre site ne sera pas fermé car il est pour nous la source de précieuses informations.

– C’est Alliot Marie qui vous envoie ?

– Oui, elle passe souvent des heures, scotchée sur votre site, disant ‘quel dommage que ce type n’ait pas voulu travailler avec nous !’.

C’est en vain que j’ai pu rencontrer le jeune de Pirey, conseiller scientifique de Valérie Pécresse. Je lui avais envoyé un mémo court sur la Z-machine. Quand j’ai été face à lui, au ministère, il m’a dit :

– Je n’ai pas eu le temps de le lire….

Je lui ai remis la copie de la lettre de Smirnov, qui recommandait l’ouverture d’un front ‘Z-pinch’ parallèlement à ITER, en lui disant :

– Si votre patronne accepte d’en être la destinataire, nous pouvons demander à Smirnov de lui adresser ce courrier très officiellement.

Il a pris la lettre et n’a probablement rien compris. Sa patronne non plus. La recherche, il y a longtemps que ça n’est plus de la science, mais de la politique, et ITER est un plan social, rien d’autre. Tout le monde le sait.

Quelque temps avant, j’avais eu un appel téléphonique de Jean-François Leon, un jeune ingénieur militaire qui avait conçu à Gramat, dans le Lot, la machine Sphinx, un autre compresseur MHD en Z-pinch, installé dans ce centre militaire, dont le but premier avait été, comme la Z-machine, de produire d’intenses flux de rayons X pour tester ‘le durcissement des ogives nucléaires’, leur résistance aux armes anti-missiles.

On devait être à l’été 2007, je crois. Leon parla d’une réunion qui venait de se tenir à Gramat, avec la DGA, le CNRS, le CNES, pour ‘tenir conseil’. Lui, il avait choisi de m’appeler. Je lui avais parlé de ma future rencontre avec le conseiller de Valérie Pécresse. Cela l’intéressait :

– Nous pourrions y aller ensemble. Je connais beaucoup de monde….

Dans un mail, je lui ai écrit :

– Quand on est face à la possibilité d’une telle rencontre, il faut avoir une demande à formuler. Je pense que la première chose à faire serait un tour d’horizon dans les différents pays, si cela est possible. Il faudrait aller à Sandia, où se trouve la Z-machine. J’aimerais pouvoir discuter avec Yonas ou Deeney. En Angleterre, il y a l’engin Magpie. Même souhait vis-à-vis de mon collègue Malcom Haines. Et puis, bien entendu, il faudrait rencontrer les Russes, maîtres absolus dans ce domaine. Je verrais bien une mission avec de Pirey. Lui, étant donné son titre, se ferait ouvrir les portes, et moi je délierais les langues.

Commentaire immédiat du jeune Jean-François Léon, par mail :

– Je ne crois pas que cela soit une bonne idée pour un non spécialiste de formuler une telle demande, dans un premier temps.

J’ai fait silence, trois mois. Il a fini par me rappeler :

– Je voulais savoir : pour cette rencontre avec de Pirey, ça tient toujours ?

– Ecoutez, monsieur Leon. Quand vous m’avez appelé, je vous ai écouté pendant une heure. Je vous ai posé des tas de questions d’ordre scientifique, assez pour me rendre compte que vous ne touchiez pas votre bille sur le plan théorique. Assez pour me rendre compte que vous n’étiez qu’un ingénieur, pas un physicien des plasmas à la hauteur du problème abordé. Enfin, c’est mon avis. Quand je relis le mail que vous m’avez envoyé, où vous me qualifiez de ‘non-spécialiste’, je me dis deux choses. Ou vous avez raison, et je n’ai rien à faire dans cette histoire. Ou vous avez tort, et c’est vous qui n’avez rien à faire là-dedans. Et je crois que nous n’avons plus rien à nous dire.

J’ai rencontré de Pirey au Ministère de la Recherche quelques mois plus tard. Je ne crois pas qu’il ait compris grand-chose à ce que je lui ai raconté. C’est un jeune, un ancien élève de Normale Supérieure, qui a fait une thèse en géométrie différentielle, qui ne sait même pas ce qu’est un plasma. Valérie Pécresse non plus, j’imagine. Je lui ai dit ce que je pensais :

– Les militaires français ont fait passer le message, comme quoi rien ne se ferait sans leur aval, parce que, disent-ils, ‘cette technologie est potentiellement proliférante’. Mais ils sont incompétents. La machine de Gramat ne peut servir à rien. Travaillant à sec, elle est trop lente et cela ne peut être amélioré. (…) Ce qu’il faudrait, c’est mettre sur pied un projet européen avec moins du centième du budget d’ITER, (…). Et il faudrait axer ces recherches sur les applications civiles, en confiant la conduite des recherches aux Russes. Placer tout cela sous la chape du secret défense serait une erreur.

De Pirey a pris le projet de lettre de Smirnov. La rencontre n’a pas duré trente minutes. Nous nous sommes quittés et il n’y a jamais eu d’écho. A Vilnius, en septembre 2008, nous avons vu que les Américains commençaient à désinformer (voir mon livre). Depuis l’été 2009, nous savons que, chez eux, les bombes à fusion pure commencent à balbutier. Comme d’habitude, c’est :

Les bombes d’abord, l’énergie ensuite. » (J.-P. Petit)

 

III. A propos du GEIPAN :

Revenons au GEIPAN. Où la stratégie de « l’avance prudente » a-t-elle mené ? Nulle part.

« Yvan Blanc, qui a débarqué en ne connaissant rien au dossier ovni, ne sachant que faire, hante ces hauts lieux où souffle l’esprit : ‘les dîners ufologiques’. En sortant à tout propos l’explication des lueurs observées par celle de petites montgolfières lancées par des plaisantins, il s’efforce, pour satisfaire sa hiérarchie, de nous faire prendre les ovnis pour des lanternes.

Il y a cette affaire anglaise, ces ‘lâchers d’informations’, cette histoire selon laquelle Churchill aurait imposé un black-out à propos d’une rencontre entre l’équipage d’un bombardier et un ovni. Logiquement, la presse française devrait donner un semblant d’écho. A TF1, nous avons entendu un imbécile de journaliste dire : ‘Nous ne savions pas que Churchill était intéressé par la science-fiction.’

Les télés iront-elles interroger Yvan Blanc, tout en passant sous silence le colloque de Strasbourg, les 16 et 17 octobre ?

Au passage, mauvaises nouvelles de l’organisateur, Michel Padrines, toujours férocement attaqué par la meute hurlante des ‘ufologues’ qui craignent de voir ce congrès ‘ruiner leur petit fond de commerce’. Je ne savais pas qu’on pouvait atteindre de tels niveaux de bassesse et de lâcheté. Atteint par un cancer généralisé (prostate, puis métastases au cerveau et dans la colonne vertébrale), Padrines, qui a du mal à marcher, a été hospitalisé de nouveau. Si en octobre il ne peut pas assurer la gestion de ce congrès, nous le ferons en son nom.

Yves Sillard répondra-t-il à une invite des médias, pour nous parler du GEIPAN et de son ‘comité de pilotage’ (sans pilote ni avion) ?

Nazet ne croit plus à l’avenir du service du CNES. Trop de blocages et d’incompétence. Vélasco, à quelques mois de sa retraite, avait été immédiatement déposé pour avoir publié un livre où il priorisait l’hypothèse d’incursions d’extraterrestres. Blanc, assis sur le même siège éjectable, ne prendra pas ce risque.

Tout cela n’a aucun sens, aucun avenir. Et si Sillard voulait faire quelque chose qui aurait un peu d’écho, il démissionnerait en expliquant tout cela : que les ‘ufo-carotes’ son cuites au CNES. Nous avons le même âge. En aura-t-il le courage ?

Je pense qu’il vaut mieux pas de service du tout que ce service bidon, qui n’est dans les faits que désinformation.

Des gens, en haut lieu, veulent-ils désinformer ? Je dirais, même pas. Tout le monde s’en fout, tout simplement. Sarkozy songe à sa réélection, c’est tout. Et les jeunes des banlieues, désespérés, brûlent des voitures, pendant que nos journalistes nous endorment avec le énième épisode de l’échec de l’équipe de France de foot ou je ne sais quoi du même genre.

Normal, c’est l’été. » (J.-P. Petit)

Faisant référence à l’homme qui supervisait à l’époque toutes les activités du CNES, l’ingénieur général Yves Sillard, président de cette maison de 1976 à 1982, Jean-Pierre Petit fait ce commentaire :

« Depuis 2005, il tente, à coup d’appuis médiatiques, de remonter le GEIPAN. Je lui ai écrit une lettre en lui demandant de démissionner d’une structure qu’il avait créée en 2005 et qu’il préside toujours : le comité de pilotage du GEIPAN. Je pense qu’au point où en sont arrivées les choses, cette démission s’impose, de même que la suppression de ce service complètement bidon et stérile.

Je lui ai envoyé un mail le 20 septembre 2010. Connaissant la façon de réagir de ce type de personnage, je suis convaincu qu’il ne répondra pas, sinon il l’aurait déjà fait. D’ici une semaine, je publierai alors cette lettre dans mon site sous forme de lettre ouverte et il en sera également fait état au colloque de Strasbourg, avec demande de dissolution du service du CNES, le GEIPAN. A titre de précision, Yvan Blanc, son responsable, sollicité par Padrines par trois fois, n’a simplement pas répondu. Effectivement, comment aurait-il pu répondre à des questions comme :

– Quel est votre bilan ? Quelles sont vos activités ? Quels sont vos projets ?

Des lecteurs suggèrent qu’une enquête parlementaire chiffre le coût de ce service, en 33 ans. Nous vivons à une époque de crise, de restrictions, et il n’est pas tolérable qu’on continue ainsi à gâcher l’argent des contribuables en se payant littéralement leur tête.

La lettre que j’ai envoyée à Yves Sillard a aussi pour but de couper court à un nouvel échappatoire, auquel on pourrait s’attendre, arguant soudain un ‘passage à une vitesse supérieure’, c’est-à-dire à la création d’un comité Condon à la française, ‘constitué de scientifiques au plus haut niveau’, auquel ‘les plus hautes autorités de l’Etat’ auraient demandé un rapport d’ici 12 à 18 mois.

On nous a assez pris pour des imbéciles, ce me semble. » (J.-P. Petit)

Par-delà les polémiques (dont je ne suis pas partie prenante) opposant Jean-Pierre Petit aux divers acteurs du GEPAN, du SEPRA et du GEIPAN, il faut reconnaître que cet organisme n’a pas fait grand-chose en matière de… PAN. C’est simplement par manque de moyens, les scientifiques ayant « boudé » ce service. Pourquoi ? Pour deux raisons très simples :

• D’une part, les scientifiques en général sont très soucieux de leur carrière et ils ne veulent pas se « discréditer » en s’impliquant dans des études « sulfureuses ». (La même observation est valable pour l’étude des phénomènes paranormaux…)

• Ensuite, il n’y a pas de « matériel » sur lequel travailler, seulement des témoignages (avec leur part de subjectivité). Pas de matériel à analyser, donc… rien à en tirer. (Dans l’un des rares cas où du matériel a pu être étudié, à propos des échantillons du cas de Trans-en-Provence, le responsable de l’étude, Michel Bounias, y a laissé, ainsi que le note plus haut Jean-Pierre Petit, sa carrière et sa vie.)

Le service du CNES s’est donc contenté, avec les faibles moyens dont il disposait, de collecter des témoignages et d’en faire une classification, des « expliqués » aux « inexpliqués » (les PAN). Et, à ce niveau-là, il n’a pas mieux fait que les « ufologues de terrain » (et même beaucoup moins bien, car si on devait se baser, pour soutenir l’origine extraterrestre de nombreux OVNIs, sur les cas relatés par le GEPAN/SEPRA/GEIPAN, on serait « mal barré » !).

Alors, quel est l’intérêt de ce service ? Il n’y en a qu’un : celui de donner un semblant de « respectabilité » à l’étude du dossier OVNI. Ainsi, les rares fois où les grands médias parlent un peu sérieusement des OVNIs, c’est grâce à ce service (même s’il ne peut pas faire grand-chose). Eh oui, c’est une émanation du CNES, quand même, donc c’est « officiel » et « sérieux » ! Cela ne signifie pas pour autant une reconnaissance de l’origine extraterrestre d’une partie du phénomène. On dit, pour les PAN (donc les vrais « OVNIs »), qu’ils sont « inexpliqués ». Point. (Certains observateurs ufologues extérieurs à la France, comme, par exemple, la journaliste américaine Leslie Kean ou le Britannique Nick Pope, donnent l’impression de s’enthousiasmer pour ce service « officiel », d’autres ufologues parlant même de « divulgation » – sous-entendu : de la présence extraterrestre -, ce qui est loin de la réalité.)

C’est de façon injustifiée – sauf peut-être pour une plainte que l’ancien directeur du SEPRA avait déposée pour insultes à son encontre dans une petite revue d’ufologie – que Jean-Pierre Petit a critiqué Jean-Jacques Vélasco, car il faut reconnaître que ce dernier a, indépendamment du manque de moyens à sa disposition, fait du bon travail en s’exprimant sur le sujet dans diverses prestations radiophoniques et télévisées. Il a soutenu l’origine extraterrestre de certains OVNIs, et c’est cette position, qu’il a défendue dans un livre (réédité en version augmentée sous le titre : « Troubles dans le ciel »), qui a été à l’origine de son éviction à la tête du SEPRA (qui est ensuite devenu le GEIPAN). Quant aux successeurs de Jean-Jacques Vélasco : Jacques Patenet, Yvan Blanc, Xavier Passot…, ils ont été très « réservés » et sont « rentrés dans les rangs ». Il n’était pas question pour eux de s’aligner sur la position de Jean-Jacques Vélasco. Il ne fallait rien attendre d’eux. La position de Xavier Passot, par exemple, est en gros celle-ci : les observations recensées s’expliquent, pour la majorité d’entre elles, de façon banale (avions, lanternes chinoises, etc.), les quelques cas inexpliqués (les PAN D) n’impliquant pas nécessairement une origine extraterrestre.

 

IV. L’obstacle de la lâcheté :

« Le mur de l’incompétence a constitué, pendant plus de trois décennies, un obstacle sérieux, freinant l’avancement de toute recherche concernant le phénomène ovni. Quand on réalise le peu de compétence des rares scientifiques impliqués, on serait tenté de se dire ‘où sont les autres, ceux qui ont de réelles compétences ? Que font-ils ?’.

La réponse revêt alors un aspect différent. On a vu, en évoquant le destin tragique de Michel Bounias, que le fait de s’intéresser ouvertement au dossier ovni pouvait s’avérer très dommageable, et j’en sais quelque chose. Mon ami Pierre Midy, ingénieur calcul au CNRS, aujourd’hui retraité, paya très cher le fait d’avoir cosigné avec moi des articles de théorie. La direction de l’IN2P3 lui fit aussitôt sauter ‘sa prime de recherche’, alors qu’il produisait à un rythme élevé des travaux de physique mathématique d’un grand intérêt (se déplaçant dans des colloques à ses frais, comme moi). Or, on doit savoir que, chez les Ingénieurs de recherche, cette prime constitue une part importante de leur salaire.

Voyant cela, je décidais alors de protéger l’anonymat de mes collaborateurs. Ce fut le cas de celui qui publia avec moi sous le nom de Frédéric Landhseat, dont ça n’est pas le véritable nom, et qui géra au début des années quatre-vingt-dix d’intéressantes simulations numériques, sur ordinateur, dont on peut voir encore les résultats dans l’ouvrage que j’avais fait paraître en 1997, ‘On a perdu la moitié de l’univers’, qui ne reçut aucun écho dans la presse de vulgarisation scientifique, si ce n’est une critique acerbe d’un ingénieur CNRS, totalement incompétent en la matière, Philippe Zarka, reproduite complaisamment dans les colonnes de la revue ‘Pour la Science’ par son rédacteur en chef adjoint, Hervé This, qui publia l’article mais me refusa un légitime droit de réponse.

Cette protection fit que ce collaborateur n’eut pas à pâtir des inconvénients qui auraient immédiatement découlé de notre collaboration.

En 2002, un jeune mathématicien, docteur es sciences, chargé de recherche au CNRS, en poste à Nice, vint me trouver en exprimant son désir de travailler avec moi. Il fallait pour ce faire qu’il obtienne son transfert dans un laboratoire de mathématiques de Marseille. Il formula cette demande, en toute discrétion, et ce transfert fut effectif, l’année suivante, dans le laboratoire de géométrie de la faculté des sciences de Saint Jérôme, à Marseille.

Ce garçon était un véritable puits de science en mathématiques et particulièrement en géométrie. Je tentais vainement de travailler avec lui, pendant plusieurs années. Dans un climat de totale discrétion, nous nous rencontrions avec une fréquence hebdomadaire. J’avoue que j’ai fondé de grands espoirs en ce garçon, qui ont été malheureusement déçus, non à cause d’un manque de compétence (les siennes étaient exceptionnelles, très supérieures aux miennes), mais à cause du blocage dont il fit preuve. Quand nous avions nos séances de travail, je songeais :

– Si celui-là enlevait son frein à main, on irait plus vite…

Il y a quelques années, l’échec fut patent. Cruelle déception, en songeant que cet exceptionnel technicien de la géométrie de pointe aurait pu m’aider à ‘faire le propre’ dans ma théorie d’univers bimétrique.

Tout est relatif. Autant mes connaissances en mathématiques dépassent de loin celles d’un Von Ludwiger ou d’un Auguste Meessen, autant, dans un institut de géométrie, mes lacunes dans ce domaine se révèlent aussitôt, en dépit de contributions astucieuses, comme mon travail sur le retournement de la sphère ou sur l’inversion droite/gauche d’une surface de Boy. Les connaissances techniques de Boris Kolev auraient pu m’être d’un grand secours. Hélas, celui-ci ne donna pas suite. Pire encore, il eut la lâcheté de me demander il y a quelques mois que son nom soit retiré de mon site, auquel on avait encore accès en utilisant, me disait-il, son moteur de recherche interne. Un de ses collègues le lui avait fait remarquer, en lui disant que cela pourrait nuire à sa carrière. J’avais simplement signalé sa présence lors du séminaire que j’avais donné dans son labo de Saint Jérôme, sur invitation (inconsidérée) de son directeur, Trotman.

Cette demande est intervenue, de plus, après que Boris m’ait avoué avoir été témoin du phénomène ovni, au printemps 2010, alors qu’il marchait dans une rue de Paris en compagnie de sa mère, en plein jour. Tous deux observèrent dans le ciel une masse sombre, de forme ellipsoïdale, entourée de petits objets lumineux qui virevoltaient autour de celle-ci. L’observation dura plusieurs minutes, temps pendant lequel ils eurent le temps d’arrêter un passant pour l’inciter à être également témoin du phénomène. L’objet devait être assez haut dans le ciel puisque, dixit Boris, il passa derrière une traînée de condensation d’avion, avant de disparaître à vive allure.

Quand il me raconta tout ceci, je me suis dit : ‘Cette fois-là, il va comprendre que le fait de travailler sur le dossier ovni est une chose importante.’ En fait, il se contenta de dire :

Je ne préjuge rien sur la nature de ce dont j’ai été témoin…..

Je trouve qu’il y a des limites à tout, y compris dans ce que je considère comme de la lâcheté, de la cécité, de la démission.

C’est la raison pour laquelle j’ai décidé ici de lever un anonymat préservé pendant plus de huit années.

Je voudrais le faire également pour un ancien ingénieur général de l’armement, Christian Nazet, qui fut responsable de l’instrumentation sur le site de Mururoa, et qui est actuellement retraité. Il fut, de par sa position, le subordonné d’Yves Sillard, directeur de la DGA (Recherche militaire). Il est resté en relation avec celui-ci, suivant les activités du service que celui-ci avait créé au CNES, le GEIPAN. Nazet a été témoin d’ovni, mais se refuse à en témoigner, par exemple au colloque de Strasbourg. Je ne comprends pas pourquoi il demande instamment à rester dans l’ombre, alors qu’il est retraité.

Vous devez imaginer qu’il y a autant de témoins d’ovnis parmi les scientifiques, les militaires, les curés, les rabbins, que parmi les bouchers ou les plombiers zingueurs. Que des scientifiques hésitent à témoigner tant que cette démarche puisse s’avérer professionnellement dommageable, cela peut se comprendre. Pas quand ils bénéficient de la protection que leur assure leur statut de retraité et qu’un tel témoignage puisse être produit dans un contexte médiatiquement sain. » (J.-P. Petit)

 

V. Jean-Claude Bourret :

« A cette époque, la DG du CNRS avait été très agacée par les positions que j’avais prises, y compris médiatiquement, à propos du dossier ovni. J’avais écrit un long chapitre d’un ouvrage qui, disait un de mes amis qui ne manquait pas d’humour, ‘avait été écrit par un certain nombre de personnes, sous le pseudonyme de Jean-Claude Bourret‘. C’était le livre : ‘Le Nouveau Défi des OVNI’, paru aux éditions France Empire. Un best-seller à l’époque. Bourret s’emplit bruyamment les poches avec cet ‘or rond’, l’or des ovnis. Sa formule était simple : il faisait écrire les ouvrages par d’autres (à qui il offrait la notoriété), en échange de quoi il partageait l’avance éditoriale que l’éditeur lui versait, entre différents contributeurs. J’avais dû recevoir à l’époque quelque chose comme 500 euros. Mais avec les ventes de cet ouvrage, le digne présentateur du journal de vingt heures fit en quelques années… une véritable fortune.

Puisque nous en sommes à évoquer des anecdotes, allons-y. Bourret avait réalisé que j’étais pour lui une véritable poule aux yeux d’or. Chez cet homme-là, l’argent joue un rôle central. Ceux qui le connaissent le savent.

A l’époque, j’étais encore tellement amoché que je ne pouvais pas m’asseoir. Je vivais couché et je lisais des livres à travers une étagère transparente, fixée au mur, au-dessus de ma tête, que m’avait fabriquée Viton. Il doit s’en souvenir (que serais-je devenu sans l’aide de Maurice ?). Bourret m’appelait chaque jour dans la clinique privée ‘Bon Voyage’, de la Ciotat, où j’avais atterri. Il me tenait les pieds chauds, comme on dit. Un jour il me dit :

– Un de mes parents (je crois que c’était son frère, mais je n’en suis pas sûr) m’a ramené des Etats-Unis un truc qui vient de sortir. C’est une calculatrice programmable fabriquée par la firme Texas Instrument. (Ce fut effectivement la première calculatrice programmable, la TI 57, à apparaître sur le marché, fin 76, avant la HP 67, fabriquée par Hewlett-Packard qui, comme l’autre, stockait des courts programmes et des données sur une petite carte magnétique ayant la surface de deux timbres poste.) Est-ce que cela pourrait vous rendre service ?

J’acquiesçais et le journaliste m’envoya la calculette par voie postale. Mais quelques mois plus tard, un homme me téléphona :

– J’ai fini par avoir vos coordonnées téléphoniques. Voilà. Jean-Claude Bourret, vous le savez sans doute, donne depuis des mois des conférences dans toutes les villes de France, des conférences payantes. Quand il arrive quelque part, il fait placarder des affichettes où l’on peut lire : TF1, Jean-Claude Bourret, diaporama exclusif’ (et un lecteur, collectionneur, nous enverra peut-être un scan d’un tel objet). Les gens se rendent là-bas et payent leur place, qui n’est pas donnée. J’ai fait comme les autres. Bourret se contente de passer des diapos reproduisant des images connues de tout le monde, qu’il a été chercher dans des bouquins, puis tente de donner vie à cet exposé complètement vide en demandant à l’assistance si des gens n’ont pas été témoins d’OVNI. A un moment, un spectateur lui a dit : ‘Avec ces ventes de livres et ces conférences, vous devez vous faire pas mal d’argent. Qu’en faites-vous ?.’ Il a alors répondu : ‘Je ne garde pas tout pour moi. J’en reverse une partie à la recherche. Ainsi, je viens d’offrir un ordinateur à Jean-Pierre Petit pour l’aider dans ses travaux.’

L’ordinateur, c’était la calculatrice programmable, de poche, TI-57.

J’ai alors réexpédié la machine à Bourret, dans une caisse en carton, emballée dans du papier WC.

Pauvre Bourret, je lui en ai joué, des tours. Quelques années plus tard, alors que son business ovni tournait toujours à plein régime, il était venu donner une conférence à Saint-Tropez. Au moment où il était en train de signer ‘son’ ouvrage, à en attraper des crampes au poignet, il m’aperçut. J’avais ma guitare à la main. Il me lança :

– Pourriez vous nous jouer un air ?

Là était le piège. J’avais composé une chanson sur l’air du ‘Zizi’, de Pierre Perret. Il faudrait que je l’enregistre et que je la mette sur mon site. Il y avait un couplet que j’avais spécialement composé à son attention :

Moi, dans ces questions extraterrestres, au gai au gai

C’est pas le voyage qui m’intéresse, au gai au gai

J’entasse les picaillons

Pendant que les autres couillons

Se démènent pour faire tourner les électrons en rond

En mettant des points et des virgules

J’entasse un joli petit pécule

Et le refrain, c’était :

Tout, tout, tout, vous saurez tout sur les OVNI

Ce qu’on sait sur l’hyperespace

Y en a qui disent qu’ça les dépasse

Sur le subespace, ma foi

Y en a qui disent n’importe quoi

Tout, tout, tout, vous saurez tout sur les ovnis.

Les gens, dans l’assistance, avaient aussitôt compris et étaient morts de rire. Bourret tirait une mine de six pieds de long. Il y a longtemps qu’il ne porte plus d’intérêt au sujet ovni.

Comme on dit à Marseille :

– Les ovnis, ça a eu payé… » (J.-P. Petit)

J’ai personnellement assisté, en 1979, à deux conférences de Jean-Claude Bourret sur le thème des OVNIs : à Bordeaux et à Biarritz. A chaque fois, il demandait : « Y a-t-il des extraterrestres dans la salle ? » (Après avoir demandé s’il y avait des témoins d’OVNIs.) Evidemment, quelques plaisantins ont levé les mains. (Je l’ai moi-même fait à Bordeaux. A question « idiote », réponse « idiote ».) (Une anecdote : Lors de l’entracte, au casino de Biarritz, en passant dans le couloir j’ai reconnu le comédien Claude Brasseur – qui était là pour, je pense, la première d’un film – qui, venant d’ouvrir la porte de la salle où son film était projeté, la referma aussitôt quand il vit des passants, dont moi-même. Eh oui, ces « people » n’aiment pas être dérangés par le « tout venant ».)

Ceci dit, ne critiquons pas trop Jean-Claude Bourret : même s’il a gagné, dans les années 1970, beaucoup d’argent grâce aux écrits d’autres personnes, il a quand même fait du bon travail en sensibilisant (grâce à sa notoriété) beaucoup de gens à la réalité des OVNIs. C’est d’ailleurs presque – Jean-Pierre Petit a lui-même bien vendu lorsqu’il a publié, à la fin des années 1980 et au début des années 1990, chez Albin Michel – le seul, en France, à avoir gagné beaucoup d’argent en faisant publier des livres sur les OVNIs car, il faut le préciser, les livres sur le sujet se vendent très mal (sauf peut-être aux Etats-Unis, où la situation semble bien meilleure). Il a simplement profité de sa notoriété de journaliste-vedette à TF1. Dans d’autres domaines de « l’extraordinaire », Stéphane Allix profite aujourd’hui de sa qualité de journaliste avec la vente, en trois mois, de 67 000 exemplaires de son livre « Le Test » (paru en octobre 2015), chez Albin Michel. Idem chez Jean-Jacques Charbonier actuellement, qui oeuvre sur le thème de la « conscience intuitive extra-neuronale » (NDE, etc.) et fait du bon travail à ce propos, mais qui surfe simplement sur sa qualité de médecin anesthésiste, ce qui lui permet aussi de faire de nombreuses conférences, ses livres se vendant bien (avec des traductions dans plusieurs pays). Et sans oublier sa « fan-base » sur Facebook composée, en mars 2017, de plus de 50 000 « likers » (pour ne pas dire « fans »)… Il y a aussi la médium Patricia Darré, journaliste de profession. N’oublions pas non plus la « glamour New Age » (même si elle « tape » sur le New Age) Laura Marie, avec ses stages de « reconnexion Indigo », ses vidéos et son « Académie en ligne », une gourelle qui, grâce à l’utilisation de l’arme séduction, était, en mars 2017, « suivie » par plus de 24 000 personnes (surtout des jeunes) qui, pour la plupart, « boivent » ses paroles et écrits… Bref, pour avoir du succès, en France, quand on écrit sur « l’extraordinaire », il faut s’appuyer sur une profession socialement reconnue ou avoir un physique de « poupée Barbie »…

Pour en revenir à Jean-Claude Bourret, on ne peut pas dire qu’il ne s’intéresse plus aux OVNIs puisqu’il a été interviewé sur ce sujet, en 2015, par la revue « Nexus ». Il n’a pas changé dans ses convictions ufologiques depuis les années 1970. On l’a notamment vu le 14 mars 2017 dans une émission diffusée sur RMC Découverte : « Les OVNIs du passé ». Enfin, Jean-Claude Bourret et Jean-Pierre Petit se sont en quelque sorte « réconciliés » puisqu’ils ont publié, en mars 2017, un livre en commun : « OVNIs. L’extraordinaire découverte » (éditions Trédaniel) !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

VI. Evry Schatzman :

« Une autre anecdote, antérieure, celle-là, date de 1977, quand je me traînais encore dans mon appartement d’Aix avec deux béquilles. J’ai eu la visite d’un certain Couturier (que j’ai retrouvé des années plus tard sur le plateau d’une émission animée par Bernard Tapie ; il était, entre temps, devenu directeur de l’Observatoire de Paris). Mais en 77, Couturier vient en tant qu’émissaire de la commission d’astrophysique du CNRS dont je dépendais. Il me tient alors ce langage :

– Je suis venu te dire ce que souhaitait la commission. Je vais peut être te choquer, mais ‘on veut que tu épluches des patates’. Je m’entends : tu te prends un petit cliché de galaxie, tu fais un petit calcul peinard, rien de très extraordinaire, et tu publies. Et alors, on te fichera la paix et tout rentrera dans l’ordre. Mais les univers jumeaux et autres salades de ce genre (je venais de publier en 1977 ma note présentée à l’Académie des Sciences de Paris par le mathématicien André Lichnérowicz), tu oublies.

J’étais face à lui, appuyé sur mes béquilles. Soudain, des larmes que je n’ai pas pu retenir ont coulé sur mes joues.

– Quoi ! Qu’est-ce que j’ai dit !?

– Rien, tu ne peux pas comprendre. Il vaudrait mieux que tu me laisses, maintenant.

Une troisième anecdote. Au moment où j’ai eu cet accident du travail, je cherchais toujours à obtenir un droit de réponse vis-à-vis des propos que l’astrophysicien académicien Evry Schatzman (décédé en 2010) avait tenus quand son auditoire était venu l’écouter à Grenoble raconter pour la nième fois que les OVNIS n’étaient que des hallucinations et des contes de bonnes femmes. A propos des principes de fonctionnement de cet ‘aérodyne MHD’, que j’avais décrit, toujours dans une note présentée à l’Académie des Sciences de Paris par Lichnérowicz, il avait déclaré que cette machine était absurde, ne pourrait se sustenter ‘puisqu’elle créait elle-même son propre champ électrique et magnétique’. Il précisait ‘que des théorèmes s’y opposaient’, et, moqueur, comparait ma démarche à celle du baron de Munchaüsen qui, juché sur sa jument qui s’était embourbée dans un marais, l’avait tirée de ce mauvais pas, sans quitter sa selle, ‘en tirant sur sa crinière’.

Pourtant, Schatzman avait été président du jury de ma thèse d’Etat soutenue en 1972. Il s’était déplacé à Marseille pour la circonstance et était bien placé pour savoir que je n’étais pas le premier crétin venu. Mais dès qu’il s’agissait d’ovnis, il réagissait comme un prêtre défendant l’institution scientifique, qu’il percevait à la manière d’une institution religieuse.

J’ai obtenu ce droit de réponse alors que j’étais carrément grabataire. C’était à Annecy, aux assises de l’Union Rationaliste dont il était alors le président. Je suis donc allé là-bas fin 76, dans une ambulance que des amis avaient affrétée à l’occasion, et c’est sur une civière que j’ai fait mon entrée dans la salle. Schatzman, après que le président de la section locale ait situé l’enjeu du débat, m’attendait au tableau noir, une craie à la main. Mais ce à quoi il fut confronté le laissa pantois. Viton avait fabriqué une petite manip où le baron de Munchaüsen, assis sur sa jument, était plongé dans de l’eau acidulée, contenue dans un petit aquarium. Dans le ventre de la jument : un aimant permanent cylindrique. A la place des éperons du baron, des électrodes. Quand Viton brancha les fils, la jument émergea. Schatzman devint blême et je lui dis :

Si ce que vous prétendez est exact, alors cette expérience ne peut pas marcher.

Il rengracia.

– J’avoue que j’ai été léger dans mes déclarations de Grenoble…

Je venais de me faire un ennemi mortel.

L’ambiance, dans la salle, devint houleuse. Allongé sur ma civière, je ne pouvais pas voir grand-chose. J’interrogeais Viton, qui m’avait accompagné.

– Qu’est-ce qui se passe ? On entend des gens crier….

– Je peux te dire une chose. Si nous vivions au XIII° siècle nous serions, toi et moi, déjà fixés sur des bûchers, en train de rôtir dans la cour.

C’est à cette même minute que nous avons, pour la première fois, compris que nous touchions à un tabou complet et qu’il ne faudrait pas s’attendre par la suite à la moindre réaction rationnelle de la part de nombreuses personnes. » (J.-P. Petit) (www.jp-petit.org)

 

VII. Bonnettes à réseau, UFOcatch, etc. :

OVNIs et armes secrètes« Faute d’études scientifiques sérieuses, faites par des scientifiques compétents, le sujet est abandonné aux seuls enquêteurs, et le seul matériel qu’ils sont alors à même de produire se limite à un ensemble de récits de témoins, ou de photographies et de films, toujours sujets à caution.

La France s’est dotée d’un service, fondé en 1977, qui a porté plusieurs noms au fil de plus de trois décennies : GEPAN (Groupe d’Etude des Phénomènes Aérospatiaux Non Identifiés), SEPRA (Service d’Expertise des Phénomènes de Rentrées Atmosphériques), et enfin en 2005 GEIPAN (Groupe d’Etude et d’Information sur les Phénomènes Aérospatiaux Non identifiés). Mais celui-ci continue de limiter ses actions à des recueils de témoignages et des enquêtes sur le terrain, en précisant que le lancement d’études à caractère scientifique n’entre pas dans la mission qui lui a été assignée (depuis… 33 ans). Que ce soit dans ce corps (militaire, comparable à la Garde Nationale américaine) ou dans le service lui-même (actuellement limité à deux personnes : un ingénieur et une secrétaire), personne ne possède et n’a jamais possédé une compétence scientifique minimale pour affronter ces questions, et rien ne laisse prévoir que les choses puissent évoluer différemment.

Pourquoi les choses ont-elles évolué ainsi ?

La réponse est finalement assez simple. Derrière le phénomène ovni se profile l’hypothèse, ô combien dérangeante, d’incursions de visiteurs issus d’autres systèmes que le nôtre. Pendant des décennies, les scientifiques ont exprimé un scepticisme géocentrique en préférant l’hypothèse selon laquelle la vie n’aurait pu naître et s’organiser que sur Terre. Nombre d’astronomes allaient même jusqu’à douter qu’il puisse exister d’autres systèmes planétaires que le nôtre. Mais à ce jour, l’observation a révélé l’existence de ce qu’on nomme désormais des exo-planètes dont le nombre dépasse aujourd’hui (mai 2010) quatre cent. Ces détections correspondant à des systèmes relativement proches de nous, les astronomes et astrophysiciens les plus réfractaires sont obligés d’admettre que l’univers doit contenir un nombre de planètes, susceptibles d’abriter la vie, défiant l’imagination.

61WooIPYDMLL’observation suggère que l’univers connu contient cent milliards de galaxies, chacune composée de centaines de milliards d’étoiles, et dans lesquelles on recenserait peut-être un million de planètes susceptibles de porter une vie organisée.

Cette prise de contact progressive, mais inéluctable, a des incidences religieuses évidentes, pour tous les courants religieux, monothéistes, qui affichent une prétention d’universalité. Si nombre de scientifiques, comme Stephen Hawking, pour ne citer que celui-ci, finissent par conclure qu’une vie organisée existe nécessairement dans l’Univers, ailleurs que sur la Terre, ceux-ci s’empressent de modérer leurs propos en ajoutant ‘que cette vie serait probablement limitée à un stade très primitif’, ce qui est fantastiquement absurde.

Plus que jamais, la prise en compte de l’idée comme quoi la Terre pourrait être visitée par des extraterrestres représente un tabou absolu. Dans le monde scientifique, le sujet ovni est l’objet du même interdit. Les 16 et 17 octobre 2010, nous allons participer à un colloque international dont le thème est ‘Astronomie – Espace – Ovnis’. Il serait donc logique d’espérer que des astronomes participent à ces rencontres. Dans cet esprit, l’organisateur a contacté des professionnels de cette spécialité en souhaitant avoir leur collaboration. Leur réponse a été :

– C’est d’accord, à condition que vous supprimiez toute référence au sujet ovni.

41NY0569CCLOn ne saurait mieux exprimer le tabou qui frappe ce sujet après plus d’un demi-siècle. L’explication tient au caractère extrêmement déstabilisant de cette idée de visites, qui impliquerait automatiquement une immense supériorité scientifique et technique. Cette simple idée, brisant notre géocentrisme fondamental, remet tout en question : nos connaissances scientifiques actuelles (selon lesquelles de tels voyages seraient physiquement impossibles) et nos croyances religieuses.

Toute forme de pensée n’est qu’un système organisé de croyances. La science, vue sous cet angle, est structurée comme une religion. Le mot religion vient du mot latin ‘religare’, qui veut dire relier. Les sociétés sont cimentées par une vision commune des choses, qu’il s’agisse de religions, de science ou de croyance dans les vertus de tel ou tel système social, ou /et politique, économique. Remettre ceci en question revient à enlever le ciment qui tient un édifice.

Inconsciemment, les êtres humains ont parfaitement conscience du danger lié au contact le plus déstabilisant qu’il n’y en eut jamais dans l’histoire humaine. Au cours de celle-ci, des civilisations très différentes se sont retrouvées brutalement en contact, comme les populations précolombiennes avec les conquistadors espagnols. Des systèmes sociaux entiers se sont effondrés. On assiste quotidiennement à un phénomène semblable, avec par exemple des peuplades d’Amazonie, et le mot correspondant est ethnocide.

Un contact entre les habitants de la Terre et des êtres venus d’une autre planète recèle a priori un risque ethnocidaire. C’est parce que nos systèmes religieux, scientifiques, politiques et militaires perçoivent inconsciemment l’ampleur de ce risque que ces groupes sociaux font montre de mécanismes de dénégation, ayant le caractère d’une réaction ‘psycho-socio-imunologique’. Celle-ci, non seulement ne doit pas nous étonner, mais était en fait hautement prévisible.

Le problème est que ce mécanisme de rejet est également à l’œuvre au sein des professionnels de la science, qui seuls seraient à même de mener une investigation féconde sur le sujet. En l’absence d’une telle démarche, la poursuite du recueil de simples témoignages ou l’empilement de photographies ou de films, comme le fait le service français depuis 33 ans, est une démarche parfaitement vaine et inféconde. » (J.-P. Petit)

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– Une approche scientifique :

 

1. Les bonnettes à réseau :

« Le phénomène présente différentes facettes, la plus connue étant sa manifestation nocturne sous forme de lumières dont le comportement semble exclure un phénomène naturel, ainsi que la mise en œuvre d’objets ou de sources lumineuses correspondant à des technologies bien terrestres. » (J.-P. Petit)

On peut étudier, à l’aide d’un réseau, le spectre lumineux de la source.

« Ces réseaux se présentent sous la forme d’un film plastique portant de fines rayures (le standard est de 500 traits par millimètre). Ces objets, s’ils sont achetés en nombre, ont un prix de revient de quelques dizaines de centimes d’euros. Le problème est qu’il faut que ceux-ci soient diffusés en un nombre suffisamment grand pour qu’un observateur muni d’un tel dispositif ait des chances de se trouver confronté au phénomène. L’association ‘UFO-science’ a choisi d’offrir de tels réseaux. Les gens qui s’adressent à elle et qui envoient un support affranchi permettant son expédition, peuvent alors recevoir cet objet par voie postale. En deux ans, l’association a ainsi diffusé 3000 réseaux dans 17 pays. » (J.-P. Petit)

Les observateurs peuvent placer un tel réseau devant l’objectif de leur appareil de photographie numérique ou devant leur caméscope. L’image de la source est alors transformée « en une succession de taches colorées, constituant un spectre ».

« A ‘UFO-science’, nous avons envisagé la possibilité d’intégrer un réseau dans une bonnette autocollante, analogue à celles que des Japonais fixent à leurs appareils photographiques pour manipuler les images.

Des spécialistes d’optique et de spectroscopie sont à même d’analyser de tels spectres. A ‘UFO-science’, nous avons des personnes ayant ces compétences. L’analyse spectrale, si elle révélait la présence de substances non présentes dans l’atmosphère, permettrait d’exclure, dans une telle observation, toute imputation du phénomène à une cause météorologique naturelle.

Lorsque des gens sont témoins du phénomène ovni, cette source de lumière peut se trouver, sur l’image saisie, mélangée à celle d’autres sources qui perturberont l’analyse spectrale (comme la lumière de réverbères). Confronté au phénomène, le témoin sera tenté de zoomer. Mais, s’il ne dispose pas d’un pied, il aura de fortes chances de perdre l’objet. Il est difficile d’imaginer qu’un jour un témoin disposera à la fois d’un appareil numérique ou d’un caméscope, d’un réseau et d’un pied. » (J.-P. Petit)

 

2. L’UFOcatch :

Une autre approche consiste à automatiser la recherche de spectre d’OVNIs. L’équipe d’« UFO-science » a développé un système nommé « UFOcatch ».

« Un système comportant un objectif fish-eye permet d’opérer une surveillance de l’ensemble du ciel. Cette image est envoyée dans une mémoire d’ordinateur. Le système prend une image chaque dixième de seconde. Des couples d’images successives sont envoyés en mémoire et comparés, pixel par pixel. Il est ainsi possible de détecter n’importe quelle source en mouvement (c’est aussi le principe de fonctionnement des caméras de surveillance). Un système de filtrage intervient, qui peut être paramétré à volonté et éliminer par exemple des sources comme les étoiles filantes ou les phares des avions, etc.

Le système informatique ayant estimé, en fonction de la façon dont il a été paramétré, que la source mérite d’être suivie, une ‘lyre’ motorisée verrouille alors un système optique de visée sur cette source unique. Un ‘zooming’ automatique est alors opéré. Ce premier système optique enregistre une image optique de la source, tandis qu’un second opère une prise de spectre. Celui-ci est analysé automatiquement et comparé à une banque de données spectrales.

Si deux stations de détection ‘UFOcatch’ sont mises en batterie, à une certaine distance l’une de l’autre, ce système permet alors une saisie complète de la trajectoire de la source, en 3 D, avec estimation des vitesses. Si la source entre en contact avec le sol, l’enregistrement indique le point de chute.

Notons au passage que ce système de ‘tracking’ rendrait d’immenses services aux astronomes dans leur quête de météorites.

L‘association ‘UFO-science’ ne saurait à elle seule mettre en œuvre un système comportant un nombre suffisamment important de stations de détection ‘UFOcatch’. Elle est donc à la recherche de partenaires industriels, associatifs, voir de mécènes, pour mener à bien un tel projet. » (J.-P. Petit)

 

3. Données biologiques et trajectoires observées :

En 1981, le professeur Michel Bounias, biologiste à l’Institut National d’Agronomie d’Avignon, fut sollicité pour effectuer, sur une trace alléguée d’atterrissage d’OVNI, des analyses devant permettre éventuellement de corroborer l’observation faite par le témoin, une trace mécanique, au sol, ayant subsisté. La méthode mise en œuvre a consisté en un dosage de l’équipement pigmentaire de plantes par chromatographie sur couche mince… (Pour les méthodes de prélèvement et d’analyse, voyez le site www.ufo-science.com.)

 

* A propos des trajectoires observées :

« Si les ovnis sont bien des objets matériels, lorsqu’on se fonde sur des récits de témoins ou des enregistrement radars, on dénote fréquemment des vitesses supersoniques et même hypersoniques, ce qui soulève immédiatement un paradoxe de taille puisque ces déplacements s’effectuent, sauf très rares exceptions, dans le silence le plus total. Or, selon les lois de la mécanique des fluides classique, un objet se déplaçant dans un gaz à vitesse supersonique crée un système d’ondes de choc, lié à des signaux sonores très intenses (le ‘bang’ supersonique). Les observations d’ovnis soulèvent donc immédiatement la question suivante :

Est-il possible de déplacer un objet à vitesse supersonique dans de l’air sans créer de bang, d’ondes de choc (et de turbulence de sillage) ?

En 1976, deux membres de l’association (J.-P. Petit et M. Viton) montrèrent, dans des expériences d’hydraulique, qu’en faisant intervenir un champ de forces de Laplace adéquat il était possible d’annihiler la turbulence de sillage en aval d’un objet cylindrique.

Dès cette époque, des premiers travaux théoriques, basés sur une reformulation de la théorie des caractéristiques (‘ondes de Mach’) en présence d’un champ de forces de Laplace, montrèrent que ce champ pouvait empêcher ces ondes de se former. Ceux qui connaissent la mécanique des fluides savent qu’en régime supersonique un écoulement peut être associé à un système d’ondes de Mach véhiculant des perturbations de pression. C’est le recoupement de ces ondes qui crée le phénomène des ondes de choc. » (J.-P. Petit)

Cette retombée de la prise en compte du phénomène OVNI sous l’angle scientifique débouche sur une nouvelle et troisième mécanique des fluides. En effet :

« On avait :

– La mécanique des fluides subsoniques.

– La mécanique des fluides supersoniques, avec ondes de choc.

La problématique issue des observations d’ovni a créé un champ de recherche entièrement nouveau :

– La mécanique des fluides ‘MHD controlled’, où les ondes de choc sont éliminées, la MHD contrariant leur formation.

Il est absolument stupéfiant que de telles recherches, sans précédent connu, loin d’être accueillies et encouragées, alors qu’elles avaient fait l’objet de publications dans des revues à comité de lecture (…) et dans des congrès scientifiques internationaux de la spécialité (Moscou 1983, Tsukuba 1987, Pékin 1991), au lieu d’être facilitées et financées, furent au contraire contrariées et même complètement stoppées en France à la fin des années quatre- vingt. » (J.-P. Petit)

Cette problématique des « aérodynes MHD discoïdaux » a fait l’objet d’une communication dans deux congrès scientifiques internationaux, en 2008 et 2009, ainsi que de trois communications dans une revue scientifiques de haut niveau, à comité de lecture.

« Cette problématique a donné lieu à de véritables découvertes en matière de physique des plasmas hors d’équilibre (technique de confinement magnétique pariétal par inversion du gradient de champ magnétique). » (J.-P. Petit)

 

4. Le problème des voyages interstellaires :

« L‘hypothèse d’incursions extraterrestres soulève immédiatement la question épineuse du mode de franchissement des distances considérables nous séparant des étoiles les plus proches, et qui sont dix mille fois plus importantes que les dimensions de notre système solaire.

Au lieu de contredire les incidences de la Relativité Restreinte et la limitation fondamentale des vitesses à celle de la lumière, ce qui correspond à un impératif d’ordre géométrique (dans le modèle de la RR classique, vouloir aller plus vite que la vitesse de la lumière équivalait à chercher à descendre plus profondément dans une sphère… qu’en son centre), il est opportun de tenter de replacer les arcanes de la Relativité Restreinte dans un contexte plus vaste.

Les chercheurs d’‘UFO-science’ ont repris à leur compte les travaux d’Andréi Sakharov, en les étendant. Là, un travail considérable a pu être effectué en 35 années, jalonné de publications scientifiques dans les revues les plus cotées et de présentations dans des congrès internationaux. Le thème était alors décrit comme ‘une théorie des univers jumeaux’, en reprenant la phraséologie introduite par l’académicien soviétique. Aujourd’hui, on a reformulé cela différemment en parlant d’univers ‘bimétrique’, c’est-à-dire d’un univers où pour aller d’un point A à un point B il pourrait exister deux chemins correspondant à des temps de parcours différents. Là encore, le phénomène ovni s’impose comme un puissant stimulant scientifique, comme un générateur d’idées neuves, à une époque où l’astrophysique et la cosmologie connaissent une crise grave, faute d’accepter d’effectuer à leur profit ce saut paradigmatique. » (J.-P. Petit)

(Source : www.ufo-science.com)

 

VIII. Jean-Pierre Petit et la zététique :

Le physicien Jean-Pierre Petit, ancien directeur de recherche au CNRS, est bien connu par son implication dans le dossier OVNIs. Il est convaincu que nous sommes visités par des êtres en provenance d’autres planètes et il est à l’origine de la création du groupe de recherche « OVNI-Science ».

Etant à la recherche d’un soutien à sa recherche, il s’est adressé aux… “zététiciens” pour leur proposer d’organiser un colloque sur le thème : une approche scientifique du phénomène OVNI est-elle possible ?

Je consacre moi-même, sur ce site, un texte à la critique de l’approche « zététique » des phénomènes paranormaux. Consultez, à ce propos, la rubrique « Parapsychologie ».

Voici des extraits des écrits de Jean-Pierre Petit en relation avec ses demandes de collaboration avec les “zététiciens” et en particulier avec « le professeur » Henri Broch, ce « cher collègue » (sic) !

(Je signale qu’Eric Déguillaume, mentionné ci-dessous, est le type – un « ufologue sceptique » ou « zététicien » – opposé à Gildas Bourdais dans un numéro de « Science et inexpliqué ».)

 

1. Les textes de Jean-Pierre Petit (www.jp-petit.org) :

« Nicolas Montigiani vient de mettre en kiosques le numéro 9 de sa revue ‘Science et inexpliqué’

La revue nous avait habitués jusqu’ici à une présentation où les tenants de telle théorie et leurs adversaires confrontaient leurs points de vue. Ceci n’a pas empêché parfois ceux qui tenaient le second rôle de critiquer la revue, en la trouvant ‘trop orientée’, alors que justement la rédaction tient à éviter cette orientation, soit vers le conformisme le plus bêlant, soit vers les délires les plus incontrôlés.

Comme le mentionne Montigiani dans son éditorial, l’un lui a refusé une demande d’interview en prétextant ne pas souhaiter ‘se retrouver à côté d’individus qu’il combat’. Un autre lui a reproché ‘de donner la parole à des individus qui ne devraient pas la prendre, tant les théories qu’ils soutiennent sont indignes de la vraie science’.

En vérité, ‘Science et inexpliqué’ ouvre ses colonnes aux critiques de tous bords, permet l’exercice de droits de réponse. Mais, sachez-le, les critiques n’aiment pas être à leur tour critiqués, pris en flagrant délit d’étalage de contrevérités, de sottise et de lacunes scientifiques. Cela leur fait perdre tous leur moyens.

Ma présence dans ces colonnes a visiblement dérangé les gens de l’Observatoire de Zététique, qui publient un Web-bulletin, le POZ (Publication de l’Observatoire de Zététique). Lisez ce qui me concerne dans cet extrait de leur numéro 46 sur lequel un lecteur a attiré mon attention, sous la plume d’un certain Eric Déguillaume, dans un papier intitulé ‘Dérive Editoriale’.

(…)

Nous citons :

‘Pour nous, ‘l’affaire’ des fameuses archives ‘scientifiques’ du CNES/GEIPAN est désormais close.

N. B. : Et pour les lecteurs qui veulent enfin découvrir ce que donne une enquête réellement bien menée et complète sur les plus célèbres cas d’ovni du CNES, nous vous invitons à découvrir l’excellent ouvrage :

‘Les OVNI du CNES, trente ans d’études officielles (1977-2007)’, par D. Rossoni, É. Maillot, É. Déguillaume, ouvrage disponible dans la collection Zététique aux éditions Book-e-book.’’ » (www.jp-petit.org)

Faisant référence à un texte du « professeur Henri Broch », Jean-Pierre Petit note que ce dernier recommande un ouvrage cosigné par Eric Déguillaume.

« Je me suis donc dit : Déguillaume doit donc faire partie des zététiciens ‘reconnus’.

Il se trouve que j’étais entré en contact avec le professeur Henri Broch, téléphoniquement, deux semaines plus tôt, en l’appelant au Laboratoire de Zététique, qu’il a fondé et qu’il dirige, à l’Université de Nice-Sophia Antipolis. Au cours de ce coup de fil, je lui avais demandé s’il accepterait d’organiser ou de co-organiser un colloque que j’aurais souhaité voir se dérouler à l’université de Nice sur le thème :

Une approche scientifique du phénomène ovni est-elle possible ?

Il avait alors tenté de m’aiguiller vers Eric Maillot, mais je lui ai objecté que, comme le sujet ovni était étroitement lié avec des disciplines aussi sophistiquées que la MHD et la Relativité Générale, je pourrais difficilement trouver chez ce garçon, simple instituteur, un interlocuteur d’un poids suffisant, et que je le voyais mal se charger de l’organisation et de la gestion d’un tel colloque. Il en a convenu, avouant sa méconnaissance d’un dossier qui, selon ses propres termes, ‘n’était pas sa tasse de thé’, en précisant qu’il était plus à l’aise ‘dans le domaine du paranormal’. Il a néanmoins été d’accord sur le principe que dans un tel colloque ne devraient être présentées que des communications ayant déjà fait l’objet de publications en bonne et due forme dans des revues scientifiques de haut niveau à comité de lecture (et non dans des revues ‘ufologiques’ ou dans de simples livres), et que la participation à cette manifestation devrait être limitée aux seuls scientifiques relevant d’institutions universitaires, sous peine de voir les discours et débats partir dans toutes les directions, de manière incontrôlable.

C’est là, justement, que le laboratoire de zététique aurait pu jouer un rôle important, assurant la bonne tenue d’une telle manifestation, sélectionnant les participants, les communications, et contrôlant en fin de parcours la publication des ‘proceedings’ de l’enregistrement du classique débat qui clôt un congrès scientifique.

Tout en refusant ma proposition, prétextant les nombreuses activités qui étaient les siennes, Broch m’a dit qu’il allait contacter des collègues ‘pour voir si l’un d’eux serait intéressé par le projet’. Je précise au passage que ce sujet ovni, n’ayant jamais été abordé de manière scientifique, où que ce soit, dans quelque pays que ce soit, mériterait une mise à plat non seulement critique et sérieuse, mais urgente, sans attendre ‘qu’un collègue scientifique soit intéressé par ce sujet’. On sait en effet que les scientifiques, dans leur immense majorité, fuient ce dossier comme la peste. Il me semblait que la zététique, ‘Chandelle dans l’obscurité’, disposant d’approches méthodologiques et scientifiques solides, pourrait nous aider à apporter plus de clarté dans cet épineux dossier.

J’en étais à attendre le résultat de l’enquête que Broch s’était proposé de mener, quand je suis tombé sur cet article d’Eric Déguillaume. Etant donné que celui-ci avait publié un ouvrage recommandé sur les pages du site du laboratoire de Zététique, je me suis alors adressé à Henri Broch pour lui demander qui était cet olibrius qui ne connaissait visiblement rien à la MHD, quels étaient ses titres et qualités, et comment le contacter.

J’ai alors un message de Broch, sur un ton ironique, dont voici la teneur :

‘Cher Collègue,

Vous avez ‘découvert avec une certaine stupeur un texte publié dans le bulletin N° 46 du POZ‘ ?….

Et vous nous demandez… un droit de réponse dans le futur N° de POZ !!!

Si c’est un gag ummite, il est tout simplement réussi et hilarant.

En effet, en quoi cela nous concerne-t-il, nous, à qui vous adressez une longue lettre ?????

La précision et l’exactitude ne semblent pas être votre point fort car elles ne sont manifestement pas au rendez-vous : vous confondez allègrement les personnes, les institutions, les associations, et vous imaginez peut-être en plus que M. X est responsable des propos de M. Y…

Le laboratoire de Zététique de l’Université de Nice-Sophia Antipolis (sur le campus de la faculté des Sciences, ici à Nice) n’est pas l’association ‘Observatoire Zététique’ (située à Grenoble) ni toute(s) autre(s) association(s) ou groupement(s) ayant le vocable zététique(s) dans son intitulé et que vous pourriez trouver en France et à l’étranger. Vous faites ainsi une plus que regrettable confusion.

Pourquoi ne pas adresser aussi votre missive au ‘Zététique Théâtre’ tant que vous y êtes ?…

Je ne peux donc que vous conseiller, Cher Collègue, de vous adresser directement et précisément aux personnes idoines et d’éviter à l’avenir ce type d’erreur, d’amalgame ou de confusion, qui ne peut qu’être préjudiciable à votre crédibilité.

Cordialement,

Henri Broch

Nous voilà avertis. Il n’y a pas une zététique, mais des zététiques. De toute évidence, les gens de l’Observatoire de Zététique de Grenoble n’ont pas la faveur du professeur Henri Broch, fondateur et chef de file de cette nouvelle discipline.

Bon…

J’ai alors reformulé ma demande, sous la forme d’un mail que je lui ai adressé, en mettant en copie Georges Charpak, physicien et prix Nobel de physique, avec qui il a cosigné ‘Devenez sorciers, devenez savants’, chez Odile Jacob. J’ai précisé celle-ci en précisant qu’il s’agissait de la tenue d’un colloque scientifique sur le thème :

Une approche scientifique du phénomène ovni est-elle possible ?

Le laboratoire de zététique est la seule instance, présente dans une université (Faculté des Sciences de Nice-Sophia Antipolis), où le sujet ovni ait une chance d’être abordé et débattu de manière authentiquement scientifique. (Broch, comme moi-même, est docteur ès sciences physiques.) Ajoutons au passage qu’il existe un observatoire à Nice où travaillent des chercheurs qui comptent parmi les meilleurs spécialistes français en astronomie, astrophysique et cosmologie.

L’université a également des départements de mathématiques, de géométrie et de physique théorique très en pointe.

Certes, la zététique n’est pas encore, dans le milieu université/recherche, une discipline reconnue, dotée d’un Conseil Doctoral, présente dans les conseils d’université, disposant de revues de publication à comité de lecture. Bien que ses publications et enseignements ne soient mentionnés que dans le site du laboratoire, cela reste le seul lieu où le sujet ovni puisse être abordé dans un cadre scientifique (dans la faculté des sciences). Mais elle a le mérite d’exister.

J’ai donc reformulé à Henri Broch cette demande, en date du 7 mai 2009, concernant la tenue d’un colloque, en mettant Georges Charpak en copie. J’ai précisé que la seule chose que je leur demandais était :

– De démarcher auprès de l’université de Nice pour qu’elle accepte d’héberger cette manifestation en son sein, sous leur contrôle, dans un style strictement universitaire.

– De se constituer en comité de sélection vis-à-vis des intervenants et des communications.

– D’opérer un contrôle de la tenue de ce colloque, ainsi que du contenu des ‘proceedings’, contenant en particulier le compte-rendu de la classique table ronde de clôture.

En dehors de cela, avec le concours financier de l’association ‘UFO-Science’, nous prendrions en charge l’éventuel coût de location de locaux, de matériels, ainsi que toute l’organisation du colloque, sur le plan secrétariat, etc.

– Dans le même courrier, j’ai demandé à M. Henri Broch de me fournir la liste des zététiciens agréés (pour le moment par son laboratoire) afin d’éviter des méprises comme ce courrier vis-à-vis d’un article d’un membre d’un groupe visiblement ‘non reconnu’ (l’Observatoire de Zététique).

– J’ai également posé ma candidature pour devenir chercheur associé à son laboratoire, dans la spécialité ‘dossier ovni’.

– Je lui ai proposé de donner un cours de zététique, dans un créneau pour le moment inoccupé, intitulé : ‘Approche scientifique du phénomène ovni’, en précisant qu’en cas d’accord le contenu de ce cours serait au préalable soumis à son acceptation. Un cours bien entendu délivré de manière gracieuse, l’association ‘UFO-Science’ prenant à sa charge mes déplacements et nuits d’hôtel à Nice.

Au pire, et dans l’immédiat, je pourrais donner un séminaire dans son laboratoire sur le thème en question.

J’attends les réponses d’Henri Broch et de Georges Charpak à mon message daté du 7 mai 2009 et je ne manquerai pas de tenir mes lecteurs au courant. » (J.-P. Petit)

Lettre au « professeur Henri Broch », Directeur du laboratoire de zététique de la Faculté de Nice Sophia Antipolis, 31 mai 2009 :

« Monsieur le professeur,

N’ayant pas reçu de réponse à mon mail du 7 mai 2009, je vous reformule ma proposition via mon site, en espérant que ce message vous touchera cette fois et que vous pourrez y répondre d’une façon ou d’une autre. » (J.-P. Petit)

Jean-Pierre Petit a donné, sur son site Web, la copie du mail, daté du 7 mai 2009 (où le professeur Georges Charpak était en copie), qu’il a envoyé à Henri Broch :

« Jean-Pierre Petit, docteur en sciences physiques, au professeur Henri Broch, directeur du Centre de Zététique de l’université de Nice Sophia Antipolis.

Le 7 mai 2009

Cher Collègue,

J’espère que ma maladresse de mon premier mail ne vous a pas froissé. Je vois que vous êtes devenu bien silencieux. J’espère que je n’ai pas créé quoi que ce soit de déplaisant. Si c’est le cas, dites-le moi très simplement. Ne laissons pas s’installer ce qui ne serait qu’un regrettable malentendu.

Je vous ai dit que j’étais navré d’avoir confondu la zététique de Nice Sophia Antipolis, berceau prestigieux de cette discipline, avec une prétendue zététique d’un non moins prétendu ‘Observatoire de Zététique’, et vous m’avez dit que vous n’aviez rien à voir avec ces zététiciens-là.

Je n’avais pas compris quand vous m’avez écrit : ‘Pendant que vous y êtes, adressez-vous au zététique théâtre’, que ce théâtre existait vraiment. Je croyais que c’était une blague. Dont acte et excuses supplémentaires.

Il faut avouer que pour quelqu’un qui débarque, en attendant que la zététique ait acquis, ce qu’elle fera sûrement dans un avenir très proche, ses lettres de noblesse, son conseil doctoral, ses habilitations universitaires, un lien avec le Cnrs, le Ministère de la Recherche et de l’Enseignement, ses revues de publication, avec leurs indispensables comités de lecture, ses thèses de doctorat, que des postes de professeurs de Zététique soient créés en milieu universitaire, ça n’est pas évident de s’y retrouver.

Pour éviter de telles bévues, la solution serait que vous me donniez, une fois pour toutes, la liste des lieux ou groupes dispensant la bonne zététique, ce qui me permettra de me tenir au large des autres, ceux qui font de la mauvaise zététique. Là, je m’en remets à vous, qui êtes, je crois, le père fondateur et la référence de cette nouvelle et passionnante discipline.

Je ne sais pas si je suis l’auteur de cette phrase que j’avais mise dans un de mes livres il y a vingt ans :

– La science, comme toute forme de pensée, est un système organisé de croyances.

Saurais-je, en écrivant cela, mériter le titre de zététicien ?

J’ai réfléchi à pas mal de choses. La zététique, que vous qualifiez d’art du doute, me parait une excellente démarche. A condition de pouvoir douter du doute, évidemment. Mais cela va sans dire.

Bien que retraité du Cnrs, ancien directeur de recherche, je voudrais intégrer votre centre de Zététique en tant que chercheur associé. J’ai vu que vous aviez tout un éventail de cours, mais il n’y a rien concernant les ovnis.

Aussi je vous propose, dans le cadre de ces actions et cours de zététique, de donner à l’université de Nice Sophia Antipolis un cours intitulé ‘approche scientifique du phénomène ovni’, dont le contenu pourrait évidemment figurer dans le site du Centre de Zététique, avec votre imprimatur bien sûr.

Tout cela dans une approche saine et critique.

Si vous voulez, je pourrais vous envoyer un descriptif du contenu de ce cours, que je pourrais donner là-bas, gratuitement évidemment. Je prendrais en charge les frais de transport et d’hébergement à Nice.

Je serais aussi ravi, dans la foulée, que vous me mettiez en contact avec les autres institutions universitaires citées dans votre site, comme le Centre d’Initiation à l’Enseignement Supérieur de Grenoble, le CIES, où sont également délivrés des cours de zététique et où je pourrais également intervenir si ces gens étaient intéressés par le contenu proposé, pour élargir leur palette d’enseignements.

Toujours à titre gracieux, bien sûr.

J’attends avec impatience votre accord sur ces deux points : l’intégration dans votre Centre de Recherche et la possibilité de voir des cours, que je dispenserais, être intégrés dans un cursus de zététique.

Je suppose, comme les démarches sont voisines, que vous devez être en contact avec les épistémologues du département de philosophie de la faculté des lettres de Nice. J’ai donné moi-même des cours pendant une dizaine d’années (j’étais en charge de ‘l’UV de sciences exactes’) dans le département de philo de la faculté des lettres d’Aix en Provence, et j’ai gardé un excellent souvenir de ces contacts avec ‘les gens des sciences humaines’ qui m’ont appris énormément de choses.

Je suis entièrement d’accord avec vous quand vous dites que cette frontière entre sciences humaines et sciences dites exactes n’a pas lieu d’être.

En côtoyant des gens comme le professeur Gilles Gaston Granger, éminent épistémologue, et son collaborateur Philippe Mihn, je crois pouvoir dire, après ma rencontre avec le professeur Souriau, mathématicien qui professa également en fac de lettres (DEUG MASS : mathématiques appliquées aux sciences sociales), que j’ai pu côtoyer dans ce cadre les esprits les plus brillants et les éventails de connaissances les plus vastes que j’ai jamais rencontrés chez des universitaires.

J’imagine que la symbiose entre votre Centre de Zététique et la section épistémologie du département de philosophie de la faculté de Nice doit exister de longue date, en constituant un lien des plus enrichissants.

Je reviens au sujet ovni pour lequel il n’existe actuellement aucun enseignement sérieux au plan méthodologique, en milieu universitaire, lacune que je souhaiterais combler grâce à votre aide.

Il ne s’est jamais tenu, à ce jour, de colloque sur le sujet qui soit de qualité, c’est-à-dire où les communications des intervenants aient été, précaution sage (et à mon avis indispensable, sous peine de risque de dérives multiples et variées), publiées au préalable dans des revues scientifiques de haut niveau, à comité de lecture.

En effet, le mot ‘ufologie’ n’a pas de sens. Il n’existe pas de Centre d’Ufologie, ou de Laboratoire d’Ufologie, digne de ce nom. Il n’y a pas non plus de revue d’ufologie. L’ufologie, ‘auto-référente’, en tant que discipline digne de ce nom, est simplement inexistante.

A défaut, je souhaiterais la tenue d’un congrès dont le thème serait : ‘le dossier ovni peut-il être approché selon une méthodologie scientifique ? Et si oui, comment ?’

Lors de notre entretien téléphonique, vous m’avez objecté que vous n’aviez pas de temps à consacrer à un tel projet. Ni temps, ni moyens, ce que je peux parfaitement comprendre étant donné vos multiples activités.

Voilà ce que je vous propose. Un des lieux où un tel colloque pourrait avoir lieu est l’Université de Nice Sophia Antipolis, ne serait-ce que parce que l’observatoire de Nice comprend nombre de scientifiques de haut niveau qui pourraient être amenés à intervenir dans le cadre de cette manifestation.

Mais jamais l’université n’accepterait d’envisager un tel projet sans la caution de gens comme vous, ou comme le professeur Charpak, avec qui, je vois, vous avez publié des ouvrages. Je l’ai mis en copie de ce message.

Le point de départ de ce projet, que nous gérerions entièrement au plan matériel (assumant si nécessaire les frais de location de salle, de matériel, toute l’intendance et le secrétariat, les frais de publication de ‘proceedings’), serait que Monsieur Charpak et vous-même acceptiez de vous constituer en comité de parrainage, procédant en outre à la sélection des intervenants selon le critère proposé. Vous seriez seuls juges de l’acceptation ou du rejet des communications proposées.

Dans l’espoir d’une réponse positive de la part de chacun d’entre vous, recevez, cher collègue, l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Je dirais même : zététiquement vôtre

Jean-Pierre Petit »

Voici ce que Jean-Pierre Petit a écrit le 9 juin 2009 :

« Au passage, je serais ravi, quand j’irai mieux, de présenter ce modèle d’aérodyne MHD discoïdal, maintenant bien étalé dans les pages des revues à comité de lecture et très bientôt dans des congrès internationaux, dans le cadre des conférences de Zététique données à l’université de Nice Sophia Antipolis. Je suis toujours sans nouvelles du professeur Henri Broch, depuis mon message du 7 mai 2009, où je lui avais fait cette proposition, ainsi que celle de la tenue d’un colloque sur la possibilité d’étudier scientifiquement le phénomène ovni. Quelqu’un a-t-il de ses nouvelles ? Est-il en voyage ? Souffrant ? Ce silence a quelque chose d’inquiétant. »

Il ajoute ce qui suit, ce qui pose la question de savoir si l’auteur est « maso » (après le « cirage de pompes » permanent dans ses courriers adressés « au professeur Henri Broch ») :

« La chaîne Direct 8 a peu de moyens financiers. Mais si elle envisage de nouvelles émissions, on essayera de se débrouiller pour maintenir le niveau. Je pense qu’il faudrait une émission comportant un ‘jury’ où figureraient les scientifiques, jouissant d’une notoriété, qui se font un devoir de nous expliquer que le dossier ovni n’a aucun intérêt, ne saurait être abordé scientifiquement (Alain Cirou, rédacteur en chef de ‘Ciel et Espace’), ou André Brahic, astronome, qui pense que jamais un astronome digne de ce nom n’a été témoin d’ovni. Il y a aussi Henri Broch, bien sûr, et l’éminent physicien Georges Charpak, grands pourfendeurs de fausses sciences. On pourrait alors ‘centrer’ sur ‘le cas Daniel Michau‘. Voir son récit dans l’émission Direct 8 du 22 mai 2009. »

(Source : www.jp-petit.org)

 

2. Commentaire personnel :

Jean-Pierre Petit demandant l’aide des “zététiciens” pour aller faire un cours au « laboratoire de zététique », et qui se demande pourquoi le « cher collègue » ne lui répond pas ! Et qui souhaite que la zététique soit enseignée en milieu universitaire ! « J’hallucine ! »

Est-il naïf ? (Rappelons que les “zététiciens” ne croient pas du tout que des OVNIs soient d’origine extraterrestre.)

En outre, dire qu’il n’y a pas d’ufologie (et pas d’ufologues) et pas de revue d’ufologie, c’est totalement absurde. L’ufologie est simplement l’étude des OVNIs par des gens qui s’intéressent au sujet, même s’ils n’ont pas un doctorat (il en existe pourtant, notamment, aux Etats-Unis) en physique ou en cosmologie. Ce sont ces ufologues, qui existent bien, n’en déplaise à Jean-Pierre Petit, qui ont engrangé la masse d’informations disponibles sur le sujet depuis une soixantaine d’années. Le mépris affiché envers eux n’est donc pas admissible. Quant aux revues d’ufologie, elles existent bien, même si, là encore, il ne s’agit pas de revues « à comité de lecture ».

A propos des tentatives de collaboration avec les « zététiciens » (dont l’objectif réel est en fait, sous couverture d’« art du doute » et d’application de la méthode scientifique, de « démontrer » l’inexistence des phénomènes paranormaux et de toute autre réalité « extraordinaire »), on apprend, dans un numéro de « Parasciences » , qu’un lecteur ou une lectrice a envoyé un enregistrement en TCI au « professeur Broch ». Et dans le numéro 8 de « Science et inexpliqué », le spirite Jean-Luc Royens dit qu’il n’est pas contre le fait de collaborer, en matière de TCI, avec des « sceptiques comme le professeur Henri Broch ». S’ils « nous démontrent que nous sommes dans l’erreur, nous applaudirons bien fort », car, ajoute-t-il, « nous ne souhaitons pas nous leurrer toute notre vie »… Et maintenant, nous avons donc les suppliques de collaboration de Jean-Pierre Petit adressées à ce même « professeur » !

Dans un texte daté du 11 juin 2009, Jean-Pierre Petit a fini par commencer à comprendre la nature réelle de l’individu Henri Broch :

« Rencontrer ces cerbères de la science ? Les affronter ? On aimerait bien. Mais ils se défilent. Regardez Henri Broch, devenu silencieux comme une carpe. Regardez Alain Riazuelo, ricanant depuis son bunker de l’Institut d’Astrophysique de Paris. Regardez Thibaud Damour, à l’Institut des Hautes Etudes de Bures sur Yvette. Il y a même Lee Smolin et Sabine Hossenfelder, au Perimeter Institute Canadien, qui restent sourds à la demande d’expertise de mes travaux que lui a transmise Alain Connes, médaille Field français. Il va falloir que je reparte à l’attaque de ces blockhaus de surdité, de bêtise et d’incompétence. Je me sens comme un Chrétien qui tambourinerait à la porte du Colisée. De l’autre côté, les lions disent : ‘Surtout, ne le laissez pas entrer. Sinon on va tous y passer.’ » (www.jp-petit.org)

Finalement, voici ce qu’a écrit Jean-Pierre Petit en juillet 2009 :

« Regardez ce fier à bras d’Henri Broch, ce zététicien de mes deux, qui s’est caché sous son bureau quand je lui ai proposé de venir donner un séminaire dans son fief de Nice. Depuis, silence radio complet. Pas très brillant. » (www.jp-petit.org)

Il lui en a fallu du temps pour comprendre la vraie nature de ce zététicien « de mes deux » ! Mais mieux vaut tard que jamais… Moi, je connais sa vraie nature depuis que ce rationaliste sectaire a sorti, en 1985, son premier livre sur le paranormal… En 2002, il a fait un super coup médiatique et financier en s’acoquinant avec le Prix Nobel de physique Georges Charpak – décédé en 2010 – pour son livre « Devenez sorciers, devenez savants », un livre de très médiocre qualité – comme les quelques autres livres d’Henri Broch, d’ailleurs – rédigé pour au moins 90% par Henri Broch (sa prose étant aisément reconnaissable pour quelqu’un qui connaît les écrits de l’individu), Georges Charpak s’étant contenté de quelques passages… Et qui s’est exprimé dans les médias télévisés pour faire la promotion du livre (qui s’est paraît-il vendu à quelque 200 000 exemplaires !!) ? Le prix Nobel, bien sûr, pourtant totalement incompétent en matière de « paranormal »… D’où l’énorme succès du livre. Parmi les représentants des grands médias, seul Michel Polac a eu un esprit critique quant au contenu du livre. Une grosse manipulation du zététicien qui a parfaitement bien marché. (Il a sorti une suite en 2006.) Car, sans Georges Charpak, ce livre n’aurait pas eu le dixième du retentissement médiatique qu’il a eu eu. Dans la foulée, les zététiciens avaient sorti une revue, mais seuls trois numéros avaient paru (faute de succès, bien sûr, en dépit de l’annonce de la sortie de la revue par Patrick Poivre d’Arvor lui-même, à la fin de l’un de ses journaux télévisés)… Comme quoi, « tirer sur le paranormal », cela ne marche pas, sauf si on devient copain avec un Prix Nobel…

A propos de la zététique, voyez mon texte dans la rubrique « Parapsychologie » : « Zététique et parapsychologie ».

 

IX. L’émission consacrée aux OVNIs sur « Direct 8 », le 22 mai 2009 :

C‘était le 22 mai 2009 à 22 heures 30 sur la chaîne « Direct 8 ».

Le présentateur Damien Hammouchi avait réuni :

Jack Krine, commandant de bord sur Airbus A320, colonel de réserve de l’Armée de l’Air, ancien leader solo de la Patrouille de France. En 1975, alors qu’il était chef instructeur, il a observé un OVNI alors qu’il pilotait un Mirage III.

Jean-Pierre Petit, ancien directeur de recherche au CNRS, président d’« UFO-Science ». Il était accompagné de Julien Geffray, fondateur de l’association.

Gilles Pinon, contre-amiral de réserve, auteur en 2008 de la « Lettre ouverte au Président Nicolas Sarkozy ». (Gilles Pinon est malheureusement décédé peu après cette émission.)

Daniel Michau, pilote d’essai d’hélicoptères. Chef de brigade vol à vue et vol aux instruments. Témoin d’OVNI sur Alouette en 1973.

Christel Seval, auteur de plusieurs ouvrages sur les OVNIs, dont : « Le plan pour sauver la Terre » et : « Extraterrestres. Contact et impact ».

Patrice de Mazery, réalisateur du documentaire diffusé sur « Canal+ » : « Ovnis : Quand l’Armée enquête ».

Comme on le voit, les intervenants sont plus intéressants que ceux qui interviennent (à l’exclusion de quelques-uns) dans la plupart des émissions dites du « service public ».

Jean-Pierre Petit a fait le commentaire suivant :

« Quand Damien Hamouchi m’a appelé au téléphone, ma première réaction a été de refuser de participer à une nouvelle émission de télévision. Mais il a insisté. J’ai émis quelques desiderata concernant la constitution du plateau et il a donné son accord. Une telle ouverture est rare chez les journalistes. Nous avons enregistré le 29 avril 2009.

J’avais recommandé à Hamouchi de prendre deux témoins ‘de poids’ : Jack Krine (et ses belles moustaches) qui a quand même fait une sacrée observation avec son ailier, lors d’un vol de nuit en Mirage III. J’ai parlé aussi à Hamouchi de Daniel Michau, avec qui je vole en hélicoptère en Belgique.

J’avais évoqué le témoignage de Michau dans l’ouvrage ‘OVNIS et science : les aventuriers de la recherche’, que nous avons décidé de ne pas rééditer car il décrivait des projets de recherche que nous n’étions plus à même d’assurer. Il est absolument extraordinaire (‘sidérant’ serait le mot juste) et, si vous n’en connaissez pas la teneur, vous pourrez le découvrir lors de l’émission.

Nous avons enregistré 2 heures d’émission. Au montage il y aura évidemment des coupes, et Hamouchi aura fait de son mieux pour garder l’essentiel de la prestation de chacun. Toujours est-il que j’ai eu l’idée de proposer que mon ami Jean-Stéphane Beetschen, infographiste, aidé de quelques-uns de ses camarades et collègues, reconstitue cette fantastique observation en image de synthèse. Ce qui fut fait. Ne manquez pas cette séquence, réalisée avec le concours de Michau, qui la valide à 100 %. Plus décoiffant, tu meurs…

En deux mots : Dans les années soixante-dix, Daniel Michau, jeune lieutenant, et son copilote, à bord d’un Alouette gros comme un moustique, volant par grand beau temps à 300 mètres du sol, ont été doublés par un engin ‘de la taille d’un zeppelin’, filant à 8000 km/h. Comment connaît-on la vitesse ? Parce que les opérateurs radar de la base de Caen Carpiquet, vers laquelle ils se rendaient, ont également vu cet objet monstrueux traverser leur scope. On pourrait parler dans ce cas ‘d’une observation radar confirmée par des observations visuelles’.

Ces deux dossiers permettent d’évoquer le comportement (parfaitement compréhensible) des pilotes témoins d’ovnis (civils ou militaires). Les réactions de l’époque (années soixante-dix) : ne pas en parler, ne pas faire de rapport. Effectivement, quand vous verrez l’observation faite par Michau et son coéquipier, raconter cela et faire remonter un tel rapport à travers sa hiérarchie équivaut à passer pour un illuminé (des illuminés, puisqu’il y avait quatre témoins : deux dans l’hélico et deux devant le scope radar). Michau et le commandant de la base ont d’un commun accord décidé de passer cette affaire sous silence. Idem pour Krine, à l’époque.

Krine, hors micro : ‘Nous en parlions entre pilotes, mais c’est tout. Il y en avait d’ailleurs pas mal qui avaient des choses semblables à raconter.’

Je ne sais pas si Hamouchi pourra garder ces éléments au montage. Il y a forcément des choses qui sauteront car la matière était … trop riche.

Présent également sur le plateau : Christel Seval, remplaçant avantageusement l’éternel sociologue Pierre Lagrange. Seval est l’auteur de plusieurs ouvrages, dont ‘Contact et impact’, aux éditions JMG.

Hamouchi a également invité Julien Geffray, secrétaire d’UFO-Science, qui a évoqué les travaux de collecte scientifique d’informations qui pourraient être faits, en particulier à l’aide de bonnettes à réseau. A cet effet, Julien avait préparé un court dossier vidéo dont le thème était ‘collectes sur le terrain’ et ‘bonnettes spectroscopiques’.

A ma demande, également présent, Gilles Pinon, contre-amiral à la retraite, auteur et cosignataire d’une lettre adressée en 2008 à la présidence de la République.

Et aussi Patrice de Mazery, auteur réalisateur de l’excellent document diffusé en 2008 : ‘OVNI, l’armée enquête’, dont Hamouchi produira des extraits.

Ajoutons des dossiers préparés par le réalisateur lui-même.

En sortant de l’enregistrement de cette émission, tous les participants ont conclu : il y a cette fois les éléments pour composer une émission de qualité sur les différents plans. Bien sûr, Hamouchi aura dû couper 40 % de ce qui a été enregistré. C’était prévu et inévitable. Mais on peut espérer que le résultat sera de qualité. J’ai visionné d’autres émissions qu’il a animées et conçues, en particulier une où était présent Stéphane Allix, et j’ai trouvé que son travail était bon.

Absence de représentants du CNES (Patenet est à la retraite depuis décembre 2008 et son successeur, Yves Blanc, est en principe en train de prendre ses fonctions au CNES).

Refus, à notre grand regret, des représentants du groupe Cometa de participer à l’émission. »

Je rappelle que le contre-amiral Gilles Pinon est malheureusement décédé en juin 2009, peu de temps après avoir participé à cette émission.

 

X. Le colloque « Astronomie-Espace-Phénomène OVNI », 16 et 17 octobre 2010 à Strasbourg :

Les 16 et 17 octobre 2010 a eu lieu à Strasbourg un Colloque sur les thèmes : Astronomie – Espace – Phénomène OVNI. Voici ce qu’en dit l’astrophysicien Jean-Pierre Petit sur son site :

www.j.p.-petit.org

« Il y a quelques mois, M. Padrines avait pris contact avec nous. Il voulait organiser un Colloque International où le sujet OVNI serait abordé. Il y avait eu ce lamentable précédent du ‘Colloque d’ufologie de Châlons-en-Champagne’ (mais qui avait quand même eu 11.000 visiteurs, et, en dépit de sa totale nullité, avait bénéficié d’une certaine couverture médiatique).

Padrines parlait d’invités comme Stanton Friedman, Nick Pope, le fils du major Marcel. Puis on voyait apparaître le nom du professeur Chandra Wickramasinghe, professeur de mathématiques et d’astronomie à l’université de Cardiff, spécialisé dans la recherche de la vie dans les météorites.

Cela faisait des mois qu’avec les rescapés d’UFO-science (J.-C. Doré, M. Ader, X. Lafont, C. Seval, et quelques conseillers) nous avions songé à louer une salle à Paris pour présenter le bilan des activités sur trois années. A propos de ce colloque de Strasbourg, nous nous étions posé la question, et la réponse générale avait été : ‘Il faut y aller, on verra bien.’

Padrines essaye, et c’est une première mondiale, d’opérer une jonction science – ovnis, au lieu de laisser ce sujet entre les mains des seuls ufologues. Je n’ai rien contre ceux-là. Sans ces enquêteurs bénévoles de la première heure, nous n’aurions jamais rien su. Si les scientifiques se détournent du dossier, ça n’est pas de la faute des enquêteurs, mais c’est un fait. Dans le monde scientifique, je constitue une exception qui confirme la règle :

Je suis le seul qui ait placé des ‘buts’ dans le ‘terrain science’, des publications qui soient liées au sujet OVNI, en 35 années.

Le colloque organisé par Padrines s’étendra sur deux journées : le samedi 16 octobre et le dimanche 17. L’équipe d’UFO-science occupera le créneau du samedi entre 18 heures et minuit, avec une pause sandwich pour le dîner. Il y aura de multiples exposés. Nous amènerons ‘Ufocatch’ et le banc d’essai de MHD en camion. Il y aura des démonstrations de manips.

Padrines a choisi la formule d’un colloque qui se présente comme une suite de conférences payantes, prépayées. Il nous a dit que notre show ‘UFO-science’ (plusieurs conférenciers) coûterait au visiteur 18 euros (mais pas un centime dans notre poche, je le précise). Pour les autres sessions, consulter le site du colloque. Le total se monte, je crois, à 130 euros, mais personne n’est tenu d’assister à toutes les sessions.

Une précision : nous nous rendrons tous là-bas aux frais de l’association ‘UFO-science’ et aucun de nous ne sera rétribué pour sa prestation. Nous resterons ainsi complètement indépendants, financièrement, de la manifestation organisée par Monsieur Padrines.

Si ce colloque ‘fonctionne’, ça sera le coup d’envoi d’un colloque annuel du genre. Mais pour cela, il faut éviter différents écueils que vous imaginez sans peine. Il faut penser à tout. Il y a vingt ans, par exemple, j’ai participé à une sorte de show en plein air sur le sujet OVNI. Les… Raéliens, tous habillés de blanc, avec leur foutue médaille (la croix gammée, mêlée à l’étoile de David), ont débarqué en masse, cherchant à vendre leurs salades. Là, Padrines a averti : ‘Toute manifestation sectaire, sous quelque forme que ce soit, fera l’objet d’une expulsion immédiate par le service d’ordre.’

Dans la salle, le premier rang sera réservé aux scientifiques et aux journalistes scientifiques. Padrines les a donc sollicités. Si certains ont répondu à son appel, d’autres ont carrément dit :

– Oui, si vous enlevez toute référence au sujet ovni (…).

Eh bien, justement, là est l’enjeu : sortir ce dossier ovni de ce ghetto où il croupit depuis plus d’un demi-siècle, moqué par nos médias, géré par des gens incompétents. Déjà, dans des forums, on entend des gens dire ‘qu’il n’y aura pas de scientifiques et pas d’astronomes, et que sur ce plan ce colloque sera un bide’.

Je peux vous dire qu’il y aura au moins un astrophysicien : moi. Je suis spécialiste de la dynamique galactique et sur ce plan je n’ai de leçon à recevoir de personne, fichtre non. Si certains collègues veulent m’en donner, je les attendrai de pied ferme. Parmi les conférences que je ferai ce samedi, il y en aura une consacrée à l’état de nos connaissances de l’Univers, en astronomie, cosmologie.

En rendant les conférences payantes, Padrines est en mesure d’inviter des étrangers. Les conférences sont payables d’avance. On ne trouvera pas, a-t-il dit, de billets d’entrée mis en vente le jour même. J’ai annoncé ce colloque la semaine passée à mes amis et relations. Aujourd’hui, je positionne une annonce officielle, sur mon site et sur celui d’UFO-science, six mois avant le colloque. Un colloque dont on espère qu’il recueillera un écho international. » (J.-P. Petit)

 

Jean-Claude Ribes et Yvan Blanc :

« Sous le patronage de la Cité de l’Espace, l’astronome retraité Jean-Claude Ribes, ancien directeur de l’Observatoire de Lyon, conseiller du GEIPAN, membre du groupe COMETA, alors qu’il avait décliné l’offre de venir en tant que conférencier au colloque, monte au créneau en donnant une conférence dans une ‘Académie de l’Air et de l’Espace’, récemment créée. » (J.-P. Petit)

« Ribes reprendra un thème, totalement ringard, qu’il avait déjà développé avec l’astronome Guy Monnet, dans un livre paru il y a vingt ans chez ‘Larousse’, intitulé ‘La vie extraterrestre’. Pour ces deux auteurs, les voyages vers d’autres étoiles étaient possibles dans d’immenses nefs de l’Espace se traînant à des vitesses très ‘subluminiques’ (une idée initialement due au physicien O’ Neil). Des unités immenses, avec écosystème complet, emportant des centaines de milliers de personnes, pour une odyssée sans retour, mettant la plus proche étoile à 40.000 années de voyage. Des nefs tirant leur énergie de l’hydrogène ramassé au filet sur leur passage, puis en extrayant l’énergie par fusion.

En paraphrasant, on pourrait imaginer des indigènes vivant sur quelque île coupée du monde, qui, visités par des hélicoptères stationnés sur un porte-avion, ou survolés par des jets croisant à altitude stratosphérique, proposeraient un modèle de nef propulsée à la rame.

Si j’assistais à cette conférence (et j’espère que quelqu’un le fera), je dirais à Ribes :

Et le phénomène ovni dans tout cela ?

Il donnait déjà sa réponse dans le livre paru. C’est simple : ce sont des annexes qui, se détachant de ces nefs voyageuses, procèdent à une exploration rapide, au passage, avant de regagner en vitesse leur vaisseau-mère.

Un modèle à la dimension des connaissances de Ribes en matière de structure de l’univers, voisines de zéro. Non, décidément, cette nouvelle ‘Académie de l’Air et de l’Espace’ est pleine de… vent. Si vous êtes prêts à prendre des vessies pour des lanternes, courrez-y vite. » (J.-P. Petit)

Yvan Blanc, responsable du GEIPAN, n’a pas répondu aux invites de Michel Padrines qui lui a envoyé trois courriers successifs. « Tant pis pour lui. »

 

– L’enjeu des débats :

« A ce jour, le nombre d’exo-planètes détectées dépasse 500. Aucun astronome digne de ce nom ne peut maintenant douter que la vie existe dans l’univers, ailleurs que sur Terre.

Cent milliards de galaxies.

Cent à mille milliards d’étoiles dans chacune d’entre elles.

Peut être un million de systèmes dotés d’une vie intelligente dans chaque galaxie.

Dans l’univers accessible : cent millions de milliards de planètes dotées d’une vie intelligente.

Aucun astronome, astrophysicien, ne peut s’accrocher à l’idée que nous soyons les seuls êtres vivants dans l’univers. Mais ceux qui évoquent cette possibilité s’empressent de tempérer leurs propos en disant ‘qu’ailleurs cela serait sans doute sous une forme primitive, bactérienne’.

Quelle est cette dernière folie, cette dernière manifestation d’un géocentrisme pathétique ?

Il reste la question à cent euros : celle des visites. Possibles ? Impossibles ? Tel sera l’enjeu des débats qui auront lieu lors de ce colloque et qui impliquent une refonte importante de la géométrie de l’univers, rendue inévitable par la crise dans laquelle s’enfoncent depuis des décennies l’astronomie, l’astrophysique et la cosmologie. On y parlera des évolutions intra-atmosphériques, en utilisant la MHD, et je rendrai compte des communications effectuées dans deux colloques internationaux (2008 et 2009) et de trois publications dans une revue à comité de lecture (2009), de niveau international. Depuis les premières notes aux comptes rendus de l’Académie des Sciences de Paris, des années soixante-quinze, les ‘aérodynes MHD discoïdaux’ étaient déjà présents dans le terrain science. Maintenant, ils s’étalent dans les minutes de colloques (le texte de la communication de Brème, assortie de résultats expérimentaux récents : 19 pages) et dans les revues scientifiques. Et ça n’est qu’un début.

Les voyages interstellaires : possibles, impossibles ? Même débat. Tenter de répondre à cette question impose de remettre sur le métier notre vision de l’univers, de sa géométrie, démarche devenue indispensable pour sortir de la crise dans laquelle s’enfoncent l’astronomie, l’astrophysique, la cosmologie, et même la physique théorique. Le modèle ‘bimétrique’, qui rend ces voyages possibles, fait apparaître maintenant des nouvelles publications, autres que les nôtres. On en parlera.

Tout cela a une incidence. Le sujet OVNI relève de la science, mais d’une science au top niveau, d’un accès difficile. Comment aurait-il pu en être autrement ? Deux jours, c’est court pour débattre. Cela ne laissera pas de temps pour les récits de témoins, interminables, pour des expressions d’opinions.

On été virés : les marchands du temple, ceux qui vendent 117 articles, des T-shirts, des sacs, des… slips, portant, imprimés en sérigraphie, des images de l’iconographie ‘ovniesque’ (…). Il faut en finir avec ce temps-là, avec les manifestations sectaires, les querelles de clochers imbéciles. Place à de véritables débats scientifiques, sans lesquels rien n’avancera jamais. » (J.-P. Petit)

 

– Des attaques :

« Le projet du colloque ‘Astronomie – Espace – OVNIs’, monté par Michel Padrines, est l’objet d’attaques extrêmement virulentes de la part d’ufologues qui se déchaînent dans des forums ufologiques, francophones ou anglophones, en qualifiant Padrines de mythomane et d’escroc (…). Ce projet dérange énormément de monde et de nombreuses personnes oeuvrent pour le faire capoter.

Mais je peux vous dire une chose : en 2010, quoi qu’il arrive, le minuscule groupe ‘UFO-science’ présentera ses travaux (spectroscopie, ‘UFOcatch’, MHD, présentations dans des grands congrès internationaux, publications dans des revues scientifiques de haut niveau, cosmologie au top niveau science).

Cette présentation, par contraste, fera éclater au grand jour cette totale imposture qu’est le service du CNES (GEPAN, puis SEPRA, puis GEIPAN), d’où il ne sortira jamais rien, de par l’incompétence sans faille de ses responsables successifs. Le dernier, Yvan Blanc, peu désireux de se voir demander des comptes sur 33 années de gâchis, a répondu aux trois invitations successives lancées par Padrines par un silence prudent.

Au coeur de ces attaques, ‘la plus grande association française se consacrant au sujet ovni’ : ‘Les repas ufologiques’. De quoi s’agit-il ? Des gens se réunissent dans un restaurant, en général une cafeteria de supermarché, où on écoute des palabres divers et variés. Des gens témoignent, puis chacun y va de son commentaire. Scientifiquement, c’est d’une nullité absolue. Par contraste, il est évident que ce colloque, s’il parvient à réunir, véritable tour de force, des scientifiques présentant leurs travaux tournant autour du dossier ovni, effondrera d’un coup cette ‘discipline’ dénuée du moindre contenu : l’ufologie, en révélant sa vacuité, et qui ne peut s’exprimer qu’à cause du mutisme coupable qu’affecte la communauté scientifique internationale, dans son immense majorité, à d’infimes exceptions près.

Or, la science et les ovnis ont partie liée. Nous le démontrons depuis 35 ans et nous continuerons de le crier haut et fort. Une vraie science et non une pantalonnade comme les discours de l’astronome (vraiment) retraité Jean-Claude Ribes, avec ses caravelles du III° millénaire. Voir plus haut. » (J.-P. Petit)

« Depuis que ce colloque ‘Astronomie – Espace – Ovnis’ est annoncé, à Strasbourg, les 16 et 17 octobre 2010, nous avons reçu une avalanche de mails nous mettant en garde contre le personnage de Michel Padrines, organisateur.

– On nous a dit que les intervenants mentionnés ne viendraient pas.

– On nous a conseillé ‘de nous faire payer avant de venir’, suggestion saugrenue, étant donné que l’équipe d’UFO-science réalisera toute cette opération aux frais de l’association.

– Dans un blog étranger, un courageux intervenant s’exprimant sous un pseudonyme, affirma avoir entendu le précédent responsable du GEIPAN (donc l’ingénieur Jacques Patenet) déclarer que, selon lui, Padrines serait fort capable de partir avec l’argent des billets. Ce message en anglais a été immédiatement repris sur tous les forums ufologiques, et on peut supposer que c’était le but d’une manoeuvre dont on ne put identifier l’auteur. Padrines a alors questionné l’ancien responsable du GEIPAN, aujourd’hui retraité, qui a aussitôt nié avoir tenu de tels propos, tout en précisant qu’il ne souhaitait pas qu’on reproduise son mail…

Pour info, je viens de recevoir à l’instant (28 juillet 2010) un mail des Etats-Unis me disant que Stanton Friedman, Nick Pope et Jessie Marcel, ont été l’objet eux aussi d’une campagne de mails dissuasifs, de ‘mises en garde’ du même tonneau. Ayant reçu son billet d’avion (que lui a envoyé Padrines), Friedman a confirmé sa venue. Idem pour Pope et Jessie Marcel.

Décidément, nous dérangeons un maximum de monde.

Ce qui est étonnant, c’est que les plus acharnés soient les… ufologues. Mais il y a une logique dans tout cela. Ces gens cherchent à maintenir le dossier ovni dans le champ de leur compétence, qui ne vole pas très haut.

Il est vrai que ce colloque de Strasbourg va placer, pour eux, la barre assez haut : au niveau de la vraie science, de pointe, en MHD, en spectroscopie, astrophysique. Ce colloque, c’est la fin d’une imposture de 50 ans intitulée ‘ufologie’. Il faudra simplement remplacer les mots ‘ufologue’ ou ‘chercheur en ufologie’ par celui, tout à fait honorable, ‘d’enquêteur sur le terrain’. » (J.-P. Petit)

Un correspondant a déclaré à Jean-Pierre Petit que s’il participait à ce colloque il allait perdre « le peu de crédit » qu’il lui restait. Jean-Pierre Petit a reçu de ce correspondant « une série de mails qui contiennent des accusations d’une telle gravité » qu’il a « jugé bon d’en reproduire les contenus ».

« Dans un mail en date du 15 juillet 2010, il me dit, entre autre, à propos de M. Padrines :

‘Si vous n’avez pas eu de médias lors de votre conférence de presse, c’est qu’ils connaissent le bonhomme et qu’ils ne veulent plus se laisser avoir par ce menteur, vous en avez vu les résultats.

J’ai cru comprendre qu’il vous a aussi fait le coup du cancer, et de la chimio et des métastases, il l’a fait à d’autres à plusieurs reprises, j’ai téléphoné au centre Paul Strauss 03 88 25 24 24, et il n’est pas hospitalisé, à moins qu’il soit sorti hier.’

Ce à quoi j’ai laconiquement et immédiatement répondu :

‘Donnez précisions, SVP.’

A titre de réponse, ce personnage, méprisable mais ‘non-identifié’, a cherché à nous orienter vers deux ‘ufologues’ qui étaient censés pouvoir nous éclairer sur les agissements de M. Padrines. Il donnait leurs noms, adresses e-mails, et pour l’un d’eux un numéro de téléphone. » (J.-P. Petit)

Ces gens ont déclaré ne pas connaître l’individu et n’avoir rien à voir avec cette désagréable affaire.

Jean-Pierre Petit a appelé Monsieur Padrines pour lui demander de ses nouvelles. Ce dernier, averti des attaques qui étaient dirigées contre lui, et qui le qualifiaient d’affabulateur, d’imposteur, adressa par retour à Jean-Pierre Petit son bulletin d’entrée dans un service de cancérologie.

« Lorsque je me suis rendu à Strasbourg pour participer, de même que Monsieur Christel Seval, à la conférence de presse organisée par M. Padrines, j’ai pu constater que celui-ci avait des problèmes de vision, l’empêchant de conduire lui-même son véhicule. Le lendemain de mon départ, sur insistance de sa compagne, il consulta, et à l’issue de cet examen il s’avéra que ceci était dû à une métastase au cerveau qui comprimait le nerf optique, que les médecins tentèrent alors de traiter par radiothérapie.

M. Padrines est actuellement en instance de subir une chimiothérapie. Il a tenu à préciser qu’au cas où son état de santé l’empêcherait de conduire le colloque qu’il a lui-même organisé, sa compagne, les membres de sa famille et ses proches assureraient le bon fonctionnement de cette manifestation. Il a en outre pris des dispositions pour que si ce colloque laissait dans les caisses de son association un éventuel reliquat, celui-ci serait versé aux associations s’occupant de la recherche sur le cancer.

Nous serons, quant à nous, présents quoi qu’il arrive. Nous présenterons à cette occasion une large palette de résultats concernant des méthodes de capture d’information, vis-à-vis du phénomène ovni. J.-C. Doré fera devant le public une démonstration de son système d’acquisition, de poursuite et de prise de spectre ‘UFOcatch’. Nous avons bon espoir de pouvoir mettre à la disposition du public des bonnettes à réseau autocollantes, adaptables sur téléphones portables, qui sont actuellement en fabrication en Chine. Le banc d’essai pour expérience de MHD en basse densité, finalisé et opérationnel, sera amené en salle, et les spectateurs pourront le voir fonctionner. Dès achèvement, ce banc a produit des résultats scientifiques inédits. Le programme des essais suivants sera évoqué. M. Ader parlera du programme d’essais en hydraulique et des détections de traces au sol par fluorescence laser. M. Laffont évoquera la détection de traces d’atterrissage par visualisation de la signature thermique. Une expérience illustrera son propos. J’évoquerai, quant à moi, mes différents travaux, jusqu’à la clôture de notre session, le samedi 16 octobre à minuit. » (J.-P. Petit)

 

– Autres précisions :

Jean-Pierre Petit a précisé que Claude Nicollier, l’astronaute suisse bien connu, avait confirmé sa venue.

De plus, on a pu vendre des bonnettes à réseau, autocollantes, de fabrication chinoise.

« Nous avons reçu un prototype de qualité satisfaisante et nous allons l’expédier à Yvan Blanc en recommandé avec accusé de réception, en lui fournissant en outre l’adresse du fabricant chinois.

Notre but n’est pas de faire de l’argent avec ce produit, mais de favoriser sa diffusion maximale, et nous comptons sur le service du CNES pour prendre le relais. » (J.-P. Petit)

– L’esprit du colloque selon Michel Padrines :

« Depuis plus de cinquante années, l’étude du phénomène OVNI est restée confinée dans le cadre d’une activité aux contours mal définis, intitulée ufologie. Ceci alors que le phénomène n’a jamais perdu de son ampleur et persiste à déployer ses multiples facettes, ô combien déconcertantes, à travers le monde entier. Un tel enfermement dans cette sorte de ghetto peut s’expliquer de différentes manières.

– Certains aspects du phénomène restent extrêmement déroutants et peuvent par exemple être classés au sein de phénomènes qualifiés de ‘paranormaux’, vis-à-vis desquels la communauté scientifique manifeste une allergie légendaire.

– L’immense majorité des éléments mis à la disposition des scientifiques, à de très rares exceptions près, se résume à des récits de témoins, toujours sujets à caution, et à des croquis, des photographies et des vidéos.

– Des approches prétendument scientifiques sont le plus souvent entachées d’aspects hautement spéculatifs, ce qui amène nombre de scientifiques à déclarer que le phénomène ovni ne se présente pas comme un sujet d’étude possible et qu’on ne dispose d’aucun objet d’étude concret ‘à mettre en lame et lamelle’, sur la base duquel des laboratoires puissent asseoir des programmes de recherche concrets.

– La méthodologie mise en oeuvre par certains groupes, même quand ceux-ci bénéficient d’une certaine aura d’officialité, reste sujette à caution, très embryonnaire, voire entachée de fautes méthodologiques rédhibitoires.

– Enfin, au sein d’une vaste communauté de personnes, le dossier ovni et les questions qu’il charrie avec lui suscitent des réactions ‘psycho-socio-immunologiques’, appelées par d’autres ‘de dissonance cognitive’, qui se traduisent par un rejet en bloc, dénué de toute rationalité, comparable en tous points à un phénomène d’allergie.

En conclusion, depuis plus de cinquante années :

– L’ensemble de la communauté scientifique se détourne du dossier ovni, considérant que son étude ne pourrait représenter qu’une perte de temps et d’argent, le résultat étant que cette approche se trouve de facto récupérée par des ‘non-scientifiques’ qui s’intitulent entre eux ‘ufologues’, ce mot ne se référant à aucune discipline aux contours bien définis et constituant seulement une activité qui, au mieux, se résume à la collecte de témoignages et de documents photographiques ou de vidéos. Ceci étant, ces gens ont toujours été les premiers, les seuls, et continuent d’être les seuls qui, avec leurs moyens dérisoires (un carnet, un mètre à ruban, un appareil photographique, une… boussole), poursuivent une tentative de recueil d’informations, même pauvres en contenu, essentiellement de nature testimoniale, alors que des moyens beaucoup plus sophistiqués, relativement peu coûteux, auraient pu être mis à leur disposition de longue date.

– Ajoutons qu’au sein de leurs sphères politiques et militaires, il semble que certains pays, technologiquement avancés, semblent détenir depuis des décennies des informations qu’ils évitent de diffuser, sous prétexte de ne pas vouloir créer de désordre, voire de phénomènes de panique, au sein des populations, dans la mesure où ces informations pourraient accréditer l’idée que notre planète puisse être l’objet de visites, d’incursions d’extraterrestres, depuis plus d’un demi-siècle, et probablement bien avant. Est mise également en avant le fait que ces lâchers d’informations, de documents, voire de pièces à conviction, pourraient déstabiliser totalement les architectures terrestres, politiques, économiques, religieuses et scientifiques.

– La science conventionnelle, confrontée à cette idée, dresse immédiatement la barrière, le contre-feu de l’impossibilité physique de voyager à des vitesses supérieures à celle de la lumière. Pourtant, si on jette un regard rétrospectif à notre histoire des sciences, il est évident que celles-ci ont de tous temps fait l’objet de profonds remaniements, l’impossible d’hier devenant soudain le possible d’aujourd’hui. Les exemples sont innombrables. Tout scientifique digne de ce nom se doit d’envisager que l’impossible d’aujourd’hui puisse devenir, grâce à un nouveau saut paradigmatique, le possible de demain.

– Enfin, dernier aspect : le sujet ovni est le siège de puissants courants de désinformation dont le résultat est de discréditer le dossier. A de très rares exceptions près, les productions cinématographiques ou les ouvrages littéraires ont pour résultat de ranger le phénomène au rayon d’un nouveau folklore. Le mot ‘science-fiction’ a été créé à cet effet (alors que la science d’aujourd’hui est… la science-fiction d’hier !). Certains groupuscules s’organisent autour de mentors, lesquels adoptent une attitude de gourous. Des sectes se sont constituées, comme celle des Raéliens. On ne doit pas exclure le fait que des services secrets aient, soit facilité l’émergence de tels mouvements, soit les aient créés de toute pièce, dans le but de désinformer les populations, avec facilité d’ailleurs, en jouant soit sur des peurs millénaristes, soit sur des attentes messianiques, ou les deux à la fois. La technique la plus couramment utilisée est la désinformation amplifiante. Cette stratégie consiste à mêler à des bases réelles, des faits concrets, des facettes fantasmagoriques visant à discréditer telle ou telle facette du dossier.

Il n’est pas exclu non plus que le phénomène ovni secrète lui-même ses propres opérations de désinformation, afin d’entretenir un scepticisme jugé protecteur au sein des populations et d’éviter une prise de conscience brutale de la présence d’extraterrestres sur notre sol, pouvant engendrer des bouleversements d’une ampleur insoupçonnée, difficilement prévisible, d’essence paradigmatique, sur les plans religieux, politiques, sociaux, économiques.

La Terre a connu nombre d’exemples ‘d’ethnocides’ au cours de son histoire, lors d’un contact brutal entre deux civilisations par trop éloignées sur le plan technoscientifique et plus généralement culturel. Des ethnocides discrets sont à l’oeuvre, dans maintes régions du monde, détruisant à jamais des traces d’éléments culturels et artistiques, des ensembles culturels et linguistiques, des fragments d’histoire, voire des connaissances médicales et pharmacologiques précieuses, au sein de populations qui avaient jusqu’ici été préservées de tout contact avec ‘le monde moderne’.

Dans le peu d’années qui vient de s’écouler, la France et l’Angleterre ont rendu publiques des archives, il est vrai exemptes d’informations scientifiquement ou techniquement exploitables. Il ne s’agit, comme toujours, que de matériel testimonial. On a récemment porté à la connaissance du public qu’un important homme d’Etat, en l’occurrence Winston Churchill, aurait interdit formellement la diffusion du témoignage de l’équipage d’un bombardier qui aurait, pendant la seconde guerre mondiale, fait une rencontre rapprochée avec un ovni, un objet d’apparence métallique, aux performances incompatibles avec la technologie de l’époque. La raison invoquée par le Premier Ministre aurait été d’éviter d’affoler la population anglaise, déjà inquiétée par les menaces d’une invasion allemande. La façon dont les médias français ont répercuté la nouvelle est sur ce point significative du discrédit complet frappant le dossier ovni, en France, dans les milieux de la presse. Sur la chaîne TF1, le journaliste a commencé son annonce en disant :

Nous connaissions l’homme politique, le chef de guerre. Mais nous ne savions pas que Winston Churchill s’intéressait aussi à la science-fiction.

Ce qu’on doit envisager, c’est qu’une telle présentation ne traduise aucune politique délibérée, concertée, mais l’expression du simple formatage de ce journaliste, au fil d’années, qui lui interdirait toute autre forme de présentation d’une telle nouvelle. »

S’agissant de cette prétendue info concernant Winston Churchill, voyez mon texte (même rubrique) : « Les OVNIs en Grande-Bretagne. ».

Personnellement, je ne crois pas que la création de « sectes ufologiques », comme le groupe raëlien, soit le fait de services secrets. Il s’agit, selon les cas, soit de charlatans (comme Raël) ou d’« illuminés », soit de réels « contactés » ayant créé leur propre groupe (que l’on ne saurait pour autant qualifier de « secte ») en vue de transmettre le message qu’ils disent avoir reçu. Je suis persuadé qu’il existe de réels « contactés », « psychiques » et physiques, ceux-ci réagissant à leurs expériences de manière personnelle. (Si certains se contentent de témoigner simplement, d’autres ont créé leur petite structure de diffusion.)

 

– Les intervenants du Colloque :

« – Le Professeur Chandra Wikramasinghe, Directeur du Centre d’Astrobiologie de Cardiff, exobiologiste, fera le point de ce qu’il en est de l’éventualité de la présence d’une vie organisée et intelligente dans l’univers où, rappelons le, on évalue le nombre de planètes susceptibles d’abriter la vie à cent mille millions de milliards (un million dans notre seule galaxie, la Voie lactée).

Nick Pope, ancien Directeur du Bureau Ovni du Ministère de la Défense Britannique, évoquera ‘Les dossiers Ovni du gouvernement britannique’.

Jean-Charles Duboc, Jack Krine, Daniel Michau, pilotes professionnels expérimentés, civils ou militaires, témoigneront de leurs propres rencontres avec le phénomène ovni.

Stanton Friedman, du Canada, chercheur en physique nucléaire, donnera une conférence intitulée ‘Soucoupes volantes et science’.

Claude Nicollier, astronaute, nous parlera des vols spatiaux effectués sous la houlette de la NASA, et en particulier du sauvetage du télescope spatial Hubble, auquel il a activement participé, ayant fait partie des équipes des missions Atlantis – Discovery – Columbia – Endeavour.

Jesse Marcel junior, Colonel de l’US-Army, Médecin Chef de l’Etat du Montana, fils du major Marcel, un des acteurs principaux de l’affaire, présentera son ouvrage : ‘L’héritage de Roswell’.

Jean-Jacques Vélasco, ancien Directeur du SEPRA (‘Service d’Expertise des Phénomènes de Rentrées Atmosphériques’), présentera ses conclusions sur trente années de travaux et de réflexions sur le sujet OVNI.

Jean-Pierre Petit, ancien Directeur de Recherche au CNRS, nous montrera, sur la base des travaux qu’il a publiés depuis 1975, que l’observation d’objets susceptibles de se déplacer à vitesse supersonique, ou même hypersonique, en air dense, n’est nullement incompatible avec l’hypothèse de leur matérialité, grâce à ce qu’on appelle la MHD. Il rendra compte des trois communications effectuées au colloque international de MHD de Vilnius, en 2008, au colloque d’Imperial College sur la cosmologie, même année, au colloque de l’AIAA, à Brème, en 2009, et sera à même de rendre compte de la dernière présentation qui aura été faite, quelques jours plus tôt, au colloque international de MHD de Jeju (Corée), de travaux expérimentaux de MHD effectués en collaboration avec Jean-Christophe Doré, s’inscrivant dans un programme d’étude d’aérodynes MHD discoïdaux, autrement dit de soucoupes volantes MHD. Il évoquera également, au fil d’une session de six heures consacrée à la présentation des travaux du groupe qu’il anime, ‘UFO-science’, la crise actuelle de la physique, de l’astrophysique et de la cosmologie contemporaines, ainsi que l’émergence de nouvelles perspectives, suggérant un prochain changement paradigmatique.

Maurice Viton, ancien astronome adjoint au CNRS, docteur ès science, évoquera la crise ouverte par l’anomalie constatée sur les trajectoires des sondes Pioneer.

Jean-Christophe Doré présentera la station de ‘tracking’ automatique d’OVNI ‘UFOcatch’, qu’il a conçue, réalisée, et dont il fera, en salle, la démonstration. Il expliquera comment un réseau de surveillance du ciel par ces stations permettrait de détecter la présence de tout objet insolite dans le ciel, d’enregistrer les paramètres de sa trajectoire et de localiser avec précision son éventuel point de contact avec le sol. (Système qui se prêterait également, au passage, à la recherche de météorites ou de débris satellitaires.) ‘UFOcatch’, opérant un suivi de l’ensemble du ciel grâce à son objectif fish-eye, est conçu pour se centrer automatiquement sur l’objet détecté, effectuer un zoom automatique et enregistrer son spectre. En effet, toute détection, dans un spectre d’ovni, d’une raie caractéristique d’un corps non présent dans l’atmosphère terrestre, permettrait d’exclure l’hypothèse d’un phénomène de nature météorologique. Le colloque de Strasbourg sera l’occasion de présenter et de mettre en vente, au prix unitaire de dix euros, mille bonnettes à réseau de diffraction, autocollantes, pouvant être adaptées en un seul geste sur les objectifs des téléphones portables, dispositif également conçu par J.-C. Doré et mis en fabrication en Chine par l’intermédiaire de Mlle Qin Jie.

Mathieu Ader, également membre du team ‘UFO-science’, évoquera différents systèmes de recueil d’informations physiques et biologiques, sur un site d’atterrissage d’ovni : fluorescence laser, analyse des pigments végétaux. Le programme de diffusion à grande échelle de bonnettes à réseau de diffraction, sous forme de diapositives, sera également abordé. A ce jour, ‘UFO-science’ a déjà mis en circulation 3000 de ces unités au sein du grand public, à travers plus de 17 pays.

Xavier Lafont, d’UFO-science, fera une démonstration en salle de la persistance de traces thermiques, cette technique pouvant être utilisée pour localiser un point de contact/sol d’un ovni, dont la trajectoire aurait au préalable été détectée et enregistrée par un système de stations ‘UFOcatch’.

Christel Seval (‘UFO-science’) évoquera les aspects psychosociologiques liés au phénomène ovni, déjà présentés dans son ouvrage ‘Contact et impact’.

Malcolm Robinson (‘Les meilleures observations d’Ovni en Ecosse’), Vicence Puletto (‘Le bagage historique de l’Homme est-il le tremplin pour un bond dans le futur ?’), Antonio de Comite (‘Ovni, divulgation du 3ème millénaire’), ayant apporté leur contribution à l’étude du dossier ovni, complèteront ces présentations.

Hervé Laurent, clôturant le colloque, évoquera l’impact du phénomène vis-à-vis des croyances religieuses.

Le but de ce congrès n’est pas de le voir se transformer en forum, où chacun exprimerait ce qui ne serait rien d’autre que des opinions. Il est également exclu, en deux uniques journées, de pouvoir évoquer toutes les facettes du phénomène ovni, dont aucune ne saurait être niée à priori. On cherchera simplement à circonscrire les présentations dans un certain nombre de domaines où des scientifiques ont pu effectuer des démarches concrètes, produisant des résultats tangibles, ayant donné lieu à des publications dans des revues à comité de lecture (et non dans de simples revues ufologiques), ainsi qu’à des communications dans des congrès de haut niveau (et non dans des congrès d’ufologie). Bref, nous tenterons de dresser un pont entre phénomène ovni et science contemporaine éprouvée.

Les méthodes d’analyse présentées resteront, elles aussi, totalement ancrées dans les connaissances scientifiques du temps, par simple souci de pragmatisme. Mais ceci ne devra pas empêcher, hors séance, les participants de nouer des contacts et de situer leurs échanges sur le terrain de leur choix.

Nous espérons que ce colloque sera également l’occasion de nouer des partenariats, en particulier pour le développement à échelle internationale des systèmes limités pour le moment à la réalisation de prototypes. » (M. Padrines)

Dans un texte mis sur son site après le colloque, Jean-Pierre Petit a précisé que Jean-Charles Duboc et Daniel Michau, tous deux témoins d’OVNIs, n’ont pas pu se rendre au colloque, pour des raisons de santé ou familiales.

 

PROGRAMME DU COLLOQUE :

Le programme du colloque était le suivant :

1) Programme du samedi 16 octobre 2010 :

– 10 heures : Entrée du public et ouverture des stands, contrôle des billets pour l’accès aux conférences.

– 10 heures 30 : PROFESSEUR CHANDRA WICKRAMASINGHE : Professeur et Directeur du Centre d’Astrobiologie de Cardiff.

Chandra Wickramasinghe est professeur de mathématiques appliquées et d’astronomie à l’Université de Cardiff, et, en collaboration avec Fred Hoyle, il a été le pionnier de la panspermie au 20ème siècle. Ses principaux intérêts astronomiques sont la physique et la chimie des grains de poussière interstellaire, et dans la caractérisation optique des poussières interstellaires et cométaires. Il a été le premier à proposer une composition polymère organique pour la poussière cosmique en 1974. Ses autres intérêts incluent la modélisation de fond diffus cosmologique dans des cosmologies non standard.

– 12 heures 15 : Ouverture officielle du Congrès et vin d’honneur avec les invités, les sponsors et la Municipalité de Strasbourg. (Sur invitation.)

– 13 heures 30 : VINCENZO PULETTO : Président du Centre Ufologique de Taranto. “Le bagage historique de l’Homme est-il le tremplin pour un bond dans le futur ?”

ANTONIO DE COMITE : Directeur Général du Centre Ufologique de Taranto. “Ovni, divulgation du 3ème millénaire”.

– 15 heures 15 : CLAUDE NICOLLIER : astronaute. “Les vols spatiaux et la NASA, et sauvetage Hubble en plein ciel”. Ses missions spatiales: Atlantis – Discovery – Columbia – Endeavour.

– 16 heures 30 : NICK POPE : ancien Directeur du Bureau Ovni du Ministère de la Défense britannique. “Les dossiers Ovni du gouvernement britannique”.

– 18 heures 15 : JEAN-PIERRE PETIT : astrophysicien/ancien Directeur de Recherches du CNRS.

UFO-SCIENCE : Christel SEVAL – Mathieu ADER – Xavier LAFONTJean-Christophe DORE :

“Structure de l’univers – Voyages interstellaires – Détection – Station automatique – Affaire Ummo et ses retombées scientifiques”.

“Les publications UFO-science dans les colloques de Vilnius, Brême, et dans la revue Acta Physica Polonica, les projets”.

“En exclusivité : la présentation du banc MHD devant le public et la presse”.

– 22 heures : Fin des conférences et fermeture des stands.

2) Programme du dimanche 17 octobre 2010 :

– 10 heures : Entrée du public et ouverture des stands, contrôle des billets pour l’accès aux conférences.

-10 heures 30 : JEAN-CHARLES DUBOC : Commandant d’Air France à la retraite. DANIEL MICHAU : Pilote d’essai d’hélicoptères. JACK KRINE : Colonel de l’armée de l’air, pilote de chasse, ancien leader de la patrouille de France, ancien commandant de bord et instructeur sur Airbus.

“Témoignages de pilotes professionnels, civils et militaires. Projection d’un film en 3D illustrant les témoignages, impressionnant !”

– 12 heures 15 : Pause Déjeuner.

– 13 heures 30 : STANTON FRIEDMAN : chercheur en physique nucléaire. “Soucoupes volantes et science”.

– 15 heures 15 : JEAN-JACQUES VELASCO : ancien Directeur du GEPAN et du SEPRA, cellules du CNES. Une présentation et une synthèse de trente années de recherches professionnelles et personnelles consacrées aux phénomènes aérospatiaux non identifiés, en montrant que cette question est une question de citoyenneté liant l’humanité à l’univers.

– 17 heures 15 : JESSE MARCEL JUNIOR : Colonel US Army – Médecin Chef de l’Etat du Montana. “Juillet 1947, le cas Roswell – L’héritage de mon père”.

« L’Affaire de Roswell restera pour de nombreuses personnes la référence en matière d’apparitions d’Ovni, et pour moi une énigme à part entière où se mêlent vérité cachée, dissimulation de preuves et faux témoignages. Mon objectif lors de ce Congrès sera de présenter au public présent une image plus claire de l’homme qui était et reste au centre de la controverse de Roswell, mon père Jesse Marcel senior. »

– 19 heures : MALCOLM ROBINSON : chercheur et écrivain/« UFO Case Files of Scotland ». “Les meilleures observations d’Ovni en Ecosse”.

– 20 heures 15 : HERVE LAURENT : chercheur et écrivain. “La noosphère, ou la pluralité des mondes à travers les grilles de lecture spirite et teilhardienne”.

– 21 heures 30 : fin du Congrès et fermeture des stands

“Soirée et dîner avec les conférenciers, uniquement sur réservation”.

Je rappelle que Jean-Charles Duboc et Daniel Michau n’ont pas pu se rendre au colloque.

 

COMPTE RENDU DU COLLOQUE :

« Je commencerai par un coup de chapeau à Michel Padrines, organisateur de cette manifestation, dont le cancer à la prostate se généralise (métastases osseuses à la colonne vertébrale, recours constant à des patches de morphine). Je pense que le succès de ce colloque constitue la meilleure réponse aux attaques inqualifiables dont il a été l’objet dans les mois qui ont précédé et à la campagne de discrédit, émanant ‘d’ufologues’, visant à dissuader les intervenants d’être là.

Tous sont venus, sauf Michau et Duboc pour des raisons de santé ou familiales. J’ai assuré avec Jack Krine cette séquence qui était initialement consacrée aux témoignages des pilotes.

Tout a été filmé par Antoine, un ami de J-C. Doré, en haute définition (donc présentable sur une télévision, la version basse définition étant destinée à YouTube). Cinq heures de conférence : plus de 100 gigas. Dès que possible, ceci sera mis en forme et mis en ligne sur le Net. On commencera par l’enregistrement de la communication que j’ai faite en Corée. Comme annoncé, tout le monde pourra avoir accès à ces vidéos, gratuitement. Mais il faudra patienter car nous présenterons tous ces documents, avec sous-titrage en anglais, qui toucheront alors des centaines de milliers d’internautes. La vidéo Corée, en anglais, sera sous-titrée en anglais.

Christel Seval a fait une intervention excellente, en couvrant le côté ‘sciences humaines’ du phénomène ovni, place occupée pendant trente ans par Pierre Lagrange, ennuyeux à périr.

L’épouse et le frère de Doré ont assuré in extremis la récupération des bonnettes à réseau, fabriquées en Chine, arrivées… la veille du colloque.

Ces bonnettes sont désormais disponibles en envoyant 10 euros à ‘UFO-science’. Mathieu Ader mettra en place un système de commande. Je mettrai alors un lien. Je ne sais pas si on pourra envisager un envoi ‘livre plus bonnette’, mais je pense que ça ne devrait pas poser de problème. Nous avons fait fabriquer mille pièces en Chine.

‘UFO-science’ ayant loué un camion, il a été possible d’amener sur place les éléments du stand, préparés par Ader, ainsi qu’UFOcatch et le banc MHD basse densité. La démonstration de celui-ci, amené en salle, n’a pu être effectuée à cause d’un bête fusible grillé. Mais la proximité des deux colloques rendait impossible toute mise au point sur les lieux. Doré et moi avons dû encaisser de plus, à l’aller comme au retour, 7 heures de décalage horaire.

Un intervenant supplémentaire s’étant greffé sur notre programme, nous avons supprimé la pause dîner en demandant aux présents d’aller se chercher des sandwiches dans les cafétérias voisines, avant la séance, qui s’est déroulée, non-stop, de 18 heures à minuit. La salle de 200 places a été pratiquement pleine pour toutes les interventions du colloque. Pour la nôtre, les organisateurs ont admis 50 spectateurs supplémentaires qui se sont assis sur les marches, mais ils ont estimé qu’il serait contraire aux règles les plus élémentaires de la sécurité d’en admettre plus. Une cinquantaine de personnes n’ont donc pu avoir accès à la salle. Mais tous pourront visionner ces conférences sur YouTube dès que l’équipe aura pu les mettre en forme et les installer.

Personne n’a quitté la salle pendant ces six heures, et l’attention a été soutenue.

Dans les heures précédentes, l’astronaute suisse Claude Nicollier, ayant participé à quatre missions successives de la Navette américaine pour la réparation et la maintenance du télescope spatial Hubble, et qui a même été commandant de bord pour l’une des missions (le seul ‘non-Américain’ à occuper ce poste), avait fait un exposé très prenant. Dans les mois qui avaient précédé, il avait dû nourrir quelque inquiétude quant à l’ambiance qui aurait pu régner dans ce colloque. Mais en voyant comment celui-ci se déroulait, non seulement il a assisté à notre session, mais il est venu à celles du dimanche, avant de repartir en félicitant Padrines pour la qualité de ce qu’il avait entendu. Pour ce dernier, j’estime qu’il ne pouvait pas y avoir de meilleure récompense.

Si notre promesse sera tenue, à savoir que les enregistrements vidéo de nos conférences seront mis sur le web, je vais provisoirement réserver mes commentaires pour l’ouvrage que je vais écrire non-stop.

Simple parenthèse (mais j’avais prévenu Padrines) : la secte raélienne avait massé une cinquantaine de membres devant la porte de la salle du congrès. Un huissier est venu me demander si nous leur autorisions ou si nous leur en refusions l’accès. Nous avons répondu que n’importe qui pouvait assister aux séances, à condition de s’abstenir d’arborer des insignes témoignant de leur appartenance à la secte et en s’abstenant de toute déclaration ayant valeur de prosélytisme. Mais un grand nombre de membres portaient déjà ces signes, bien apparents, et nous les avons photographiés. La police a été appelée et, avec son aide, nous avons pu interdire l’accès aux membres de la secte. Cette présence de ces lamentables clowns que sont les raéliens tranche avec la qualité exceptionnelle de certains intervenants.

Nous avons eu une intervention très sympathique du major Jesse Marcel Junior, fils du major Marcel, chargé de la sécurité à Roswell, qui a fait toute sa carrière comme médecin dans l’armée américaine.

Avant de clore, je ferai plusieurs remarques.

Grâce à Jean-Luc Guilmot, de Bruxelles, une interview en anglais, effectuée la veille du colloque par-delà l’Atlantique, et dont il a aussitôt composé sous forme texte la traduction en français, a pu être diffusée, les spectateurs entendant le son en anglais et pouvant lire le texte sur l’écran en français. Beaucoup de gens, étant donné l’identité de la personne interviewée, ont estimé que cela fut le point le plus fort du colloque. Nous avons convenu avec Guilmot que ce texte serait inclus dans le livre, pour faciliter sa vente, pour être par la suite diffusé sur le Net, afin de toucher un plus grand nombre de personnes. De cette interview il ressort que les classes dirigeantes des pays les plus puissants du monde sont parfaitement au courant de la nature exacte du phénomène ovni. Il s’agit de visites d’extraterrestres. La réaction de ces classes dirigeantes a été de faire du ‘retro-engineering’ pour s’emparer de connaissances scientifiques et techniques dans l’unique but d’en faire des armes. » (J.-P. Petit)

Jean-Pierre Petit note aussi l’absence de scientifiques extérieurs à l’association « OVNI-science », ainsi que l’absence de journalistes scientifiques comme Philippe Chambon (de « Science et vie ») et Alain Cirou (rédacteur en chef de « Ciel et espace »). Ces derniers, qui avaient été sollicités, « n’ont pas eu la courtoisie de répondre ».

« Nous avons bénéficié d’un minimum de soutien médiatique (une demi page dans un grand journal local, et l’enregistrement d’une interview/dossier par l’antenne locale de FR3). » (J.-P. Petit)

 

Source des citations : www.jp-petit.org

 

Commentaires : Alain Moreau

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