Les OVNIs en Amérique du Sud

 

I. Les OVNIs en Amérique du Sud selon le site www.ovnis-usa.com :

Voici quelques informations relatives aux observations d’OVNIs dans plusieurs pays d’Amérique du Sud.

 

1. L’Argentine :

En 2009, une assemblée générale des ufologues argentins s’est tenue au QG de Silvia Perez Simondini, la directrice du “Musée Ovni” de Victoria. Elle avait fait une observation en 1968 et, en 1990, elle avait choisi de venir s’installer à Victoria parce que plusieurs phénomènes s’étaient produits dans cette région. Elle a depuis créé sa propre équipe de chercheurs, connue sous le nom de ‘‘Visión Ovni’’. Ils ont étudié plus de 4.000 cas de mutilations de bétail, d’« abductions » et de manifestations. Le groupe a été à l’origine, en 2005, d’une émission de radio hebdomadaire.

Lors de l’AG, Guillermo Gimenez a proposé de lancer une pétition nationale pour collecter un million de signatures, le but étant de demander à la Présidente Cristina Elisabet Fernández de Kirchner de déclassifier les archives OVNIs du pays. La commission créée à cette occasion a pris le nom de CEFORA (Commissione di Studio del Fenomeno Ovni della Repubblica Argentina). Son objectif est d’obtenir la “déclassification”, par les autorités, des dossiers OVNIs. Le projet nécessitait de collecter un minimum de 100.000 signatures avant qu’un législateur ou un autre politicien daignât s’y intéresser.

Silvia Simondini a déclaré que « par la suite nous devrons réunir un million de signatures pour que le sujet soit débattu devant le Congrès national ». Les participants savaient que la tâche n’allait pas être facile.

Le CEFORA s’est adressé au Ministère de la Défense, à la Présidence et à la Chambre des Députés, et leur a demandé « de déclassifier toutes les informations relatives au phénomène Ovni en Argentine, indépendamment des initiatives régionales qui seraient en cours d’examen ».

 

2. L’Uruguay :

En 2009, un article de Daniel Iglesias pour “El Pais” (un grand quotidien en espagnol de Montevideo) a été titré : « L’Air Force déclassifie ses dossiers Ovnis, l’hypothèse ET n’est pas écartée ».

« Le phénomène des Objets volants s’est souvent manifesté en Uruguay. Trente ans après le début des recherches, 40 cas restent inexpliqués.

La majeure partie des dossiers ont été déclassifiés et les journalistes de ‘El Pais’ ont pu y avoir accès.

L’Air Force d’Uruguay ne publiera pas ses conclusions dans un ‘Blue Book’, mais accède aux demandes de consultations.

La commission de l’Air Force qui étudie ces affaires est en place depuis quelques décennies, mais le phénomène Ovni en Uruguay a commencé en 1947, en même temps que l’engouement mondial pour ce sujet a démarré.

Bien que l’Uruguay n’ait rien de commun avec Roswell, c’est une région qui semble favorable à l’observation des objets volants non identifiés, selon le Colonel Ariel Sanchez, un officier qui a servi 33 ans dans l’Air Force. Il préside aujourd’hui le CRIDOVNI, la commission d’enquête officielle de l’Uruguay fondée en 1979.

L’agence dispose d’un petit bureau à Montevideo et gère une base de données informatisée ; elle enregistre également des archives qui seront ensuite numérisées. Des centaines de dossiers de couleur verte, estampillés ‘Confidentiel’, renferment des témoignages oculaires, des photos, des croquis, diverses pièces annexes, et des évaluations rédigées par des enquêteurs.

Des affaires non résolues. La collection de rapports augmente d’environ 100 cas par an. La commission a enregistré 2.100 rapports sérieux sur lesquels elle a mené des recherches, et de nombreuses affaires ont été écartées pour diverses raisons. Mais une quarantaine de cas demeurent inexpliqués. Ces dossiers n’ont pas été clos. On y trouve des observations, des témoignages d’Ovnis au sol, et aussi des rapports ‘d’abductions’.

La tâche de cette commission militaire est de rassembler les données et d’en tirer quelques conclusions sur leur véracité et la nature du phénomène. Ils ont obtenu des résultats intéressants, comme le rappelle un officier : ‘La commission a constaté des modifications dans la composition chimique du sol, à l’endroit où des atterrissages avaient été rapportés. Le phénomène doit être étudié. Il pourrait s’agir de particularités constatées dans la basse atmosphère, l’intervention d’engins d’autres nations, ou même des éléments qui valideraient l’hypothèse extraterrestre.

On pourrait avoir affaire à des sondes de contrôle venues de l’espace, de même que nous envoyons des modules pour explorer des mondes lointains.’ Sanchez a déclaré : ‘Ce pays considère sérieusement le phénomène Ovni. Je dois souligner que l’Air Force, après les analyses scientifiques, n’écarte pas l’hypothèse extraterrestre.’

La commission a toutefois conservé certains documents.

La FAU (Air Force d’Uruguay) a maintenant déclassifié toutes ses informations, même les dossiers marqués ‘confidentiel’. Seule l’identité des témoins a été préservée. On y trouve toutes sortes de récits.

Par exemple, ce cas dans le Département de Durazno, où le témoin a signalé l’endroit d’un atterrissage d’engin. En analysant la composition du sol, on a découvert une augmentation de plusieurs minéraux, dont du chrome, du manganèse, du phosphore et du carbone. Les chercheurs ont pu en déduire que l’évènement avait bien eu lieu.

Parmi ces annales militaires, un autre dossier attire l’attention : la manifestation de deux sphères rougeoyantes volant silencieusement au-dessus de deux gardiens de bestiaux. Les objets s’étaient déplacés à grande vitesse dans des directions opposées et avaient filé très rapidement vers l’ouest.

Les mois les plus propices aux manifestations de ces objets sont février, mars, juillet et octobre. En février 2009, la commission a reçu de nombreux rapports avec des photos numériques. Sanchez explique que les photos ou les films ne sont pas un facteur déterminant, compte tenu des possibilités de trucage.

Les affaires non résolues présentent, selon la FAU, un très haut niveau d’étrangeté. Par exemple, en 1986, deux avions de combat Pucara avaient poursuivi une sphère lumineuse au-dessus du barrage de Palmar. Les pilotes avaient décidé de l’intercepter. La sphère s’était alors éloignée en direction de l’Argentine à une vitesse impressionnante. Alors qu’ils retournaient à la base, la sphère était réapparue au-dessus du barrage. Mais la chasse avait tourné court une nouvelle fois, et la sphère fila en changeant de couleurs, passant du rouge au jaune.

Un groupe de pilotes militaires s’était trouvé dans la même situation en 1996. Ces observateurs qualifiés effectuaient des exercices au-dessus de la base de Santa Bernardinao. Comme leurs collègues en 1986, ils ont vu deux sphères lumineuses dont la présence fut attestée par la tour de contrôle.

Alors que les objets s’éloignaient, leur forme et leur luminosité restèrent identiques, ce qui permit de confirmer leur forme sphérique. Peu après, les pilotes remarquèrent que leur brillance diminuait, et seuls les contours restèrent lumineux.

Sanchez remarque : ‘Ce n’étaient pas des satellites parce qu’ils ne volent pas en formation ni aussi bas, alors que ces objets se trouvaient à environ 3.000 mètres d’altitude, et la luminosité des satellites ne diminue pas de cette façon.’

On notera également le récit de l’équipage d’un avion de ligne – un vol domestique en provenance du Paraguay – qui avait été poursuivi par une puissante source lumineuse en 1979. Cette lueur avait même été photographiée par les passagers.

L’Air Force a collecté également des rapports visuels de douzaines d’animaux mutilés dont les carcasses portaient des marques d’incisions réalisées avec une précision chirurgicale. Ces rapports remontent à 2002. Aucune explication rationnelle n’a pu être fournie, mais les chercheurs de la commission militaire suggèrent une hypothèse selon laquelle ce serait relatif à une attaque biochimique survenue en Argentine, où 700 animaux avaient été retrouvés mutilés. Selon un officier : ‘Les vents soufflant de l’ouest pourraient avoir porté ces produits.’ La FAU n’écarte cependant pas la possibilité d’une cause extraterrestre.

Les statistiques des militaires montrent que le profil des témoins est majoritairement celui de jeunes hommes jusqu’à 45 ans. Elles indiquent également que beaucoup de cas se produisent aux premières heures de la soirée et impliquent généralement une seule personne.

Les rapports de sphères lumineuses représentent 49% des observations ; à peine 2% signalent avoir vu les occupants de ces engins. Mais l’Uruguay ne méconnaît pas les rencontres rapprochées du ‘troisième type’. Le plus inquiétant dans ces affaires ce sont les cas ‘d’abduction’ où des humains seraient enlevés pour subir divers examens.

Parmi les autres cas inexpliqués, celui de Playa Pascual, en 1980 : un campeur se trouvait une nuit sur la plage et de petits êtres l’ont enlevé par surprise. Ils l’avaient immobilisé et porté dans un engin, où il a été soumis à un examen médical. Au réveil, il était dans sa tente et pouvait difficilement bouger. Un autre cas de ‘temps manquant’ a été signalé par une famille qui était en voiture : un vaisseau les a survolés et s’est posé sur la route, juste devant eux. Ils n’avaient gardé aucun souvenir de ce qui leur était arrivé pendant plusieurs minutes. »

Dans un texte en espagnol, que je traduis, on lit que le colonel Sanchez dit que le travail des « contactés » (définis comme étant des personnes qui « utilisent leur perception extrasensorielle pour communiquer ou avoir une expérience avec des extraterrestres ») n’aide en rien la Force Aérienne, laquelle s’intéresse aux évidences empiriques et fait des recherches sur un “terrain solide”. Ces personnes peuvent faire « un acte de foi », mais aucune d’elles n’a fourni la preuve de quoi que ce soit.

Certains récits évoquent l’existence d’un monde « intraterrestre », « une espèce d’univers parallèle servant de zone de recharge d’énergie pour les vaisseaux ». Les recherches effectuées à ce sujet n’ont révélé rien d’étrange, aucun indice de quelque chose de dangereux ou d’inconnu n’ayant été découvert…

(Texte en espagnol :

« Fe y realidad en estancia ‘La Aurora’ :

El trabajo de los ‘contactados’, es decir, las personas que utilizan su percepción extrasensorial para comunicarse o tener experiencia con extraterrestres, no ayuda para nada a la Fuerza Aérea que, naturalmente, se maneja con evidencia empírica e investiga sobre terreno sólido, señaló el coronel Sánchez. ‘Yo soy católico, creyente, pero esto es otra cosa ; es un tema técnico’, aclaró.

Esas personas pueden hacer ‘un acto de fe’ pero ‘nunca nos han dado pruebas de nada’, dijo el militar. Incluso, la mítica estancia ‘La Aurora’, ubicada en la frontera Sur del departamento de Salto aloja varias historias. Según los relatos llegados a oídos de los oficiales, se habla de un mundo ‘intraterreno’, una especie de universo paralelo que sirve de zona de recarga de energía para estas naves. ‘Fuimos, investigamos y nunca encontramos nada extraño. No hay indicios de nada peligroso o desconocido. Se testeó la radiactividad y no surgió nada relevante’, dijo.

Cerca de la estancia hay varias torres de alta tensión que transportan la energía desde Salto Grande hacia UTE. Hay un río, el Daymán, y emanación de gases de minerales del fondo de la tierra a causa de la zona termal. ‘Todo eso podría producir alguna estática o fenómeno, pero nada anormal’, afirmó. »)

 

3. Le Brésil :

Un article de Michael Cohen, paru en 2009 sur le site “AllNewsWeb”, est ainsi titré : « Un évènement historique pour la divulgation : le Brésil publie des archives sur les Ovnis ».

« C’est un évènement historique pour la communauté ufologique mondiale : les ufologues brésiliens ont obtenu la ‘déclassification’ de documents top secret.

Le CBU (Comité des Ufologues Brésiliens), avec à sa tête A. J. Gevaerd, éditeur de ‘UFO Magazine’, se battait, depuis plus d’un an, pour obtenir ces dossiers par le moyen de requêtes sur la liberté de l’information, et vient d’obtenir gain de cause.

Le gouvernement avait déjà diffusé plusieurs lots de dossiers confidentiels sur le sujet, mais cette fois il s’agit d’archives d’un autre niveau qui étaient jusqu’ici hautement classifiées. On y trouve par exemple des rapports sur la fameuse affaire dite de ‘La nuit des Ovnis’, qui a été souvent comparée en importance à l’incident de Roswell : cette nuit de mai 1986, vingt Ovnis furent suivis au radar et six avions de l’armée leur avaient donné la chasse. Les détails de cet incident spécifique se trouvent sur le site Web du CBU.

A l’époque Ministre de l’Aviation, le Brigadier Général Otavio Moreira Lima avait confirmé les faits et par la suite il révéla le fond de sa pensée en déclarant que selon lui l’humanité établirait prochainement le contact avec des extraterrestres.

Le ministre ajouta que les autorités brésiliennes avaient le droit de révéler au peuple la réalité de l’existence des ‘aliens’, en se passant au besoin de la permission des Américains.

Puis il avait conclu par cette remarque intéressante : si beaucoup de gens sont prêts à accepter l’idée de la présence ‘aliène’, il y en a encore un grand nombre qui ne sont pas préparés à recevoir ce genre d’information.

Vendredi dernier, le CBU a réuni son congrès à Brasilia, la capitale, et ses représentants ont à nouveau rencontré des responsables de l’Air Force. Les ufologues ont déclaré qu’ils avaient pu voir et examiner les dossiers top secret qui leur avaient été présentés, y compris ceux qui concernaient l’incident de 1986, mais pas d’en faire des copies.

L’an dernier, ils avaient déjà obtenu l’accès aux dossiers qui concernent l’‘Opération Prato’. C’est une enquête militaire assez poussée sur des incidents qui se sont produits en Amazonie. Les villageois auraient été attaqués et blessés par des Ovnis et s’étaient organisés pour assurer des veilles nocturnes dans l’éventualité d’avoir à se protéger. Vingt ans après ces évènements, Uyrange Nogueira – le Capitaine en charge de l’opération – avait été interviewé par un ufologue et il a reconnu avoir lui-même vu des Ovnis. Il pensait que des ‘aliens’ étaient effectivement impliqués. Trois semaines plus tard, il a été retrouvé mort, pendu avec sa ceinture. (Les détails sont exposés sur le site Web.)

A présent, les ufologues travaillent à mettre au point une sorte de protocole avec l’Air Force qui leur garantirait un accès permanent à ces dossiers et leur permettrait de pouvoir les étudier.

Une collaboration est devenue possible avec les militaires parce que tout le monde souhaite mieux comprendre le phénomène Ovni.

Pour Rafael Cury, l’un des principaux responsables du CBU : ‘Avec l’ouverture du Comando de Defesa Aérea Brasileira, l’ufologie brésilienne est entrée dans une nouvelle ère.’

En effet. Quand les forces armées et le gouvernement acceptent de communiquer leurs dossiers à des membres d’une association ufologique et reconnaissent ne pas bien comprendre la nature de ces engins, qu’en outre ils se montrent heureux de coopérer pour tenter de progresser, on peut se dire que la divulgation n’a jamais été aussi proche. Les ufologues du monde entier vont certainement se montrer très optimistes en réalisant ce qui vient de se passer. »

Il faut aussi tenir compte de l’interview du Brigadier José Carlos Pereira accordée à « UFO Magazine » le 30 avril 2008.

Les ufologues brésiliens avaient préparé le terrain depuis au moins 2005.

Extrait d’un article de l’époque, montrant comment l’Air Force avait accueilli la proposition de collaboration :

« Deux rencontres ont eu lieu vendredi 20 mai 2005 entre les ufologues civils et les militaires.

La première réunion s’est tenue au quartier général du Centre Intégré de la Défense aérienne et du Contrôle du Trafic aérien (Cindacta), un endroit très protégé. Pendant deux heures, les chercheurs ont entendu des exposés sur les procédures mises en place par le Cindacta et ils ont eu l’occasion de visiter les salles de contrôle. Il leur a été expliqué comment les personnels de l’Air Force procédaient pour détecter les Ovnis.

La seconde réunion, très importante, a eu lieu juste après, au siège même du Commandement de la Défense aérienne du Brésil (Comando de Defesa Aerea Brasileiro, ou Comdabra) où se trouvent des installations particulièrement sensibles et qui contrôle l’ensemble des systèmes de défense du pays, de même que les régions environnantes sur l’Océan Atlantique et l’Amérique latine. Les ufologues ont eu droit à un briefing complet sur les principaux aspects de la défense aérienne du pays.

Le commandant du centre, le Brigadier Atheneu Azambuja, a expliqué aux chercheurs que les forces armées brésiliennes sont réellement préoccupées par le phénomène Ovni. Azambuja leur a confié les détails des procédures du Comdabra et il a reconnu ouvertement que le Brésil avait systématiquement détecté et enregistré les vols d’Ovnis – caractérisés par l’expression ‘Traffic H’ – depuis 1954. Ce n’était pas une surprise pour les enquêteurs du CBU, mais ils ont beaucoup appris sur les méthodes de traçage. »

L‘éditeur brésilien de la revue « UFO Magazine » a publié, le 5 juin 2009, cette annonce sur la liste « UFO UpDates » : « La Divulgation Ovni se poursuit au Brésil ».

A. J. Gevaerd a fait ce commentaire :

« Je vous avais annoncé le 4 mai que le gouvernement brésilien avait divulgué plus de 600 nouvelles pages de documents classifiés. On y trouve des rapports et des enquêtes militaires sur les Ovnis, couvrant la période de 1970 à 1979, avec pour la première fois des photos et des films.

Le contenu a été examiné et se révèle très intéressant. Il montre également la stratégie des autorités brésiliennes à l’époque pour dissimuler les affaires d’Ovnis, qu’ils qualifiaient ouvertement de ‘sources externes’ pour signifier ‘non-terrestres’.

L’intérêt ne réside pas seulement dans les affaires qui sont exposées, mais les techniques d’enquête des militaires retiendront également l’attention.

Je pense que le plus intéressant de cette ‘déclassification’ ce sont les 195 nouvelles pages de documents traitant de l’Operation Saucer que l’Air Force brésilienne avait menée en Amazonie de septembre à décembre 1977. »

« C’est certainement l’initiative officielle la plus connue au monde où l’armée a été impliquée. Plus de 1.400 pages de documents ont été déclassifiées grâce aux efforts du CBU (Brazilian UFO Researchers Committee) et de sa campagne ‘UFOs : Freedom of Information Now’ commencée en 2004 et coordonnée par la revue brésilienne ‘UFO Magazine’. Ce qui vient d’être déclassifié représente la plus importante divulgation réalisée au Brésil. »

L’éditeur et chercheur conclut :

« Les ufologues brésiliens sont très enthousiastes. Cela démontre que nos efforts ont été récompensés, et l’ensemble de la communauté pourra en bénéficier. »

Les accès aux téléchargements sur le site Web de « UFO Magazine » étaient les suivants :

http://www.ufo.com.br/public/abertura_1

http://www.ufo.com.br/public/brasil

Un email du chercheur brésilien A. J. Gevaert, daté du 21 juillet 2009, a apporté quelques nouvelles intéressantes :

« Il y avait eu jusqu’à présent une diffusion limitée de documents l’an dernier, puis une autre plus importante le 4 mai dernier.

Notre association, le CBU (Committee of UFO Researchers), qui anime la campagne en faveur de la divulgation, a été officiellement informée que le gouvernement a décidé de divulguer tous les documents accumulés pendant les années 80, qui étaient gardés secrets depuis cette époque.

Cette diffusion doit se faire dans le cadre des Archives Nationales d’ici une dizaine de jours.

Le gouvernement brésilien a déjà diffusé une masse considérable de documents autrefois secrets, et il procède par tranches de dix ans.

Les années 60 et 70 sont déjà disponibles, en particulier depuis le 4 mai, avec 195 pages et environ 180 photos de l’‘Operation Saucer’. (En ajoutant cela aux archives qui avaient déjà fuitées, nous arrivons à un total de plus de 500 pages sur 2.000 pages attendues.) Cette Operation Saucer avait été conduite en Amazonie par l’Air Force brésilienne de septembre à décembre 1977. C’est certainement dans le monde la plus grande initiative officielle des militaires pour enquêter sur des Ovnis, du moins pour ce que nous en savons.

A ce stade, plus de 1.400 pages de documents Ovnis concernant le Brésil, qui étaient autrefois classifiées, ont été diffusées grâce aux efforts du CBU et sa campagne ‘UFOs : Freedom of Information Now’, entreprise en 2004 et orchestrée dans ce pays par ‘UFO Magazine’. »

« Istoé », le second magazine en termes de diffusion, a fait sa couverture et publié un article de 8 pages sur cet évènement. Aucun autre support n’avait jusqu’ici accordé autant d’importance à ce sujet.

« Les réactions sont très positives, et cet article a été repris par des centaines de journaux locaux et de sites Web. » (A. J. Gevaert)

A. J. Gevaerd, éditeur de la revue brésilienne « UFO Magazine », a signalé que le gouvernement brésilien a déclassifié une nouvelle série de documents OVNIs. Il s’agit maintenant des années 1980, des documents très importants concernant les années 1950, 1960 et 1970 ayant déjà été rendus publics. C’était la troisième vague depuis le début de l’année 2009. L’ensemble fait plus de 4.000 pages.

Cette divulgation livre en complément des dizaines de rapports d’OVNIs datés du 19 mai 1986, ce cas étant considéré officiellement comme “la Nuit des Ovnis”, lorsque 21 objets sphériques, d’environ 100 mètres de diamètre – selon les sources militaires -, avaient été détectés par les radars et signalés par des pilotes civils. Le trafic aérien étant perturbé au-dessus des principaux aéroports du pays, comme Sao Paulo et Rio de Janeiro, plusieurs Mirage et des F5 furent lancés à leur poursuite. Le lendemain matin de cette ‘invasion’, le brigadier général Octavio Moreira Lima, ministre de l’Air Force, s’était exprimé publiquement sur le réseau de la télévision nationale, en expliquant sans détours ce qui s’était passé. Les pilotes ayant pris part à la poursuite s’étaient également exprimés, ainsi que leurs commandants. Ces incidents avaient duré plusieurs heures.

Nous avons eu plusieurs « déclassifications » depuis 2007. Elles sont à mettre au crédit de la campagne « UFOs : Freedom Of Information Now », qui est animée depuis 2004 par le CBU (Brazilian Committee of UFO Researchers). Ce sont 2.200 nouvelles pages de documents OVNIs qui ont été remises au CBU et simultanément versées aux Archives Nationales brésiliennes.

Fin juillet 2009, des centaines de documents du SIOANI (Brazilian Air Forces official System for the Investigation of Unidentified Aerial Phenomenon) ont montré comment les autorités militaires s’étaient occupées du phénomène OVNIs dans les années 1960 et 1970. Le SIOANI n’est pas une agence top secret, et des chercheurs civils ont également participé à ses travaux. De ce fait, sa structure et son fonctionnement démontrent que le Brésil est le premier pays au monde qui reconnaît publiquement la réalité du phénomène OVNIs. Il est aussi le premier à reconnaître officiellement qu’il mène de telles enquêtes.

On trouve, dans les dossiers du SIOANI, une série de croquis en couleurs de « soucoupes », ces dessins ayant été réalisés par des témoins dont les récits ont fait l’objet d’enquêtes par des militaires. Ces dessins concernent des observations au Brésil dans les années 1960 et 1970.

Le site Web de la revue brésilienne « UFO Magazine » présente des milliers de pages, accessibles en téléchargement, dont 1.200 pages de documents, 200 photos concernant les études du SIOANI, dont « l’Operation Saucer » (qui avait été menée en Amazonie en 1977), ainsi que des dossiers remis au CBU par d’autres sources militaires.

Les autorités brésiliennes ont donné l’ordre à l’Air Force d’enregistrer officiellement toute observation d’OVNI. Selon un décret publié en 2010 au « Journal Officiel de l’Union », tous les pilotes militaires et civils, ainsi que les contrôleurs du trafic aérien national, doivent désormais enregistrer toute manifestation d’OVNI auprès des services du commandement de la Défense aérospatiale. Ces informations, rassemblées aux archives nationales à Rio de Janeiro, doivent être accessibles à toute personne intéressée par ces phénomènes, à la recherche de preuves de vie extraterrestre. Tout phénomène inhabituel, photographié ou filmé dans l’espace aérien du pays, doit faire l’objet d’un rapport et être catalogué. Cependant, le commandant de l’armée de l’air, Juniti Saito, a précisé que l’Air Force se contenterait d’enregistrer les observations sur un formulaire spécial :

« Le commandement de l’aéronautique ne dispose pas de structure spécialisée pour faire des recherches scientifiques sur ces phénomènes aériens, et se limitera à enregistrer les faits. »

Un aiguilleur du ciel militaire basé à Rio a indiqué au quotidien « O Dia » qu’« il existait des récits de ministres et même d’un Président ayant vu un Ovni ».

Les ufologues brésiliens ont salué cette initiative.

 

– Des voyageurs temporels ?

Voici maintenant un récit faisant intervenir de prétendus voyageurs temporels qui se seraient crashés dans un vaisseau :

Des nouvelles du Brésil, communiquées par Alberto Franciso do Carmo sur la liste « UFO UpDates » : « Un assistant médical affirme avec conviction qu’il a récupéré des Aliens après un crash d’Ovni ».

« C’était aux infos à la télévision ce matin, sur ‘Rede TV’. Le témoin est un secouriste qui circulait à bord d’une ambulance avec un chauffeur, dans l’Etat de Sao Paulo, le 25 septembre 2005. Ils effectuaient une patrouille de nuit. Il a vu soudain une lueur dans un champ sur le côté.

Ils ont d’abord pensé à un accident de voiture assez inhabituel et sont entrés dans les buissons. Avec stupeur, ils ont découvert un engin sphérique, pratiquement détruit.

Il y avait deux occupants, un survivant gravement blessé et un mort (…).

Le secouriste et son chauffeur ont essayé de porter secours au survivant. Il s’exprimait dans un langage étrange, mais curieusement ils ont constaté qu’ils parvenaient à le comprendre.

Cet être leur a dit qu’ils étaient des voyageurs temporels, des Terriens venus du futur pour se procurer du matériel génétique dont ils ne disposaient pas à leur époque.

Ensuite l’‘alien’ a indiqué au secouriste qu’il pouvait utiliser un produit qui se trouvait dans le vaisseau, une sorte de glace qui avait la propriété étonnante de stopper rapidement les hémorragies. Pendant qu’il assistait le blessé, le secouriste a constaté qu’il avait des particularités communes aux humains, comme par exemple le battement cardiaque.

Les sauveteurs ont naturellement prévenu leur hôpital (ou les autorités, je ne suis pas sûr d’avoir compris ce passage), et un véhicule est arrivé sur place qui a emporté les deux ‘aliens’, le cadavre et le survivant. On leur dit qu’ils seraient emmenés à l’Université de Campinas, le fameux UNICAMP.

Le témoin a accepté de répondre au journaliste, Eduad Pólo, mais de dos, et sa voix a été déformée. Selon lui, ils ont été convoqués par leur supérieur quelque temps plus tard, qui leur a donné l’ordre de garder le silence sur cette affaire. Cependant, ils ont été licenciés par la suite. Il a trouvé un nouvel emploi dans un très bon hôpital de la ville.

Il déclare que cet épisode a radicalement changé ses points de vue concernant la science et la religion. Il passe maintenant son temps libre à faire des recherches sur Internet à propos du phénomène Ovni. Auparavant, il se rangeait parmi les sceptiques.

‘Rede TV’ (‘réseau TV’) ne fait pas partie des ‘grands réseaux’ au Brésil, ce n’est pas une chaîne réputée pour son sérieux, mais leur équipe de rédaction rapporte des infos intéressantes. Je la regarde parfois quand j’ai manqué les informations sur les chaînes principales (‘TV Globo’, ‘Record’, ou ‘Bandeirantes’), et j’apprécie particulièrement leur journal de la nuit.

Je remarque un point important dans cette histoire : c’est la seconde fois que l’UNICAMP est mentionnée dans une affaire Ovni, où des cadavres ‘aliens’ sont emmenés. La précédente fut à la suite de l’incident de Varginha. Comme on pouvait s’y attendre, personne n’a confirmé ni tenté d’infirmer la nouvelle.

Au sujet du ‘voyage temporel’ dont il est question ici, nous devrions TOUJOURS nous souvenir des propos du regretté John Alva Keel (qui est mort le 3 juin dernier) dans l’un de ses ouvrages (‘The Contactee Hoax’ – p. 212-214), et de Jacques Vallée également dans son ‘Collège Invisible’ (Le phénomène apporte son propre discrédit).

Nous ne devrions surtout pas oublier les ‘Six conséquences sociales’ dans ‘Messengers of Deception’, publié en 1979.

Ce témoin me semble tout à fait sincère et honnête. Il n’a pas recherché la moindre publicité puisqu’il a gardé son secret pendant 4 ans, et je suis pratiquement certain qu’il n’a pas menti. Cependant, je ne crois pas forcément ce que l’‘alien’ a pu lui dire…

Soit dit en passant, l’épouse du nouveau Premier Ministre japonais a récemment raconté ce rêve étrange où elle était emmenée vers Vénus par un vaisseau ‘alien’. Elle a couru le risque de passer pour une personne dérangée. Elle est japonaise, a certainement bénéficié d’une excellente éducation, et doit savoir que Vénus est une planète inhospitalière. Malgré cela, elle n’a pas hésité à raconter des choses qui peuvent paraître incohérentes. En résumé, impressionnée (et abusée) par un discours émanant d’un être ‘supérieur’, elle a accepté d’adopter cette version bien que ça puisse être un mensonge… des aliens eux-mêmes.

Si une personne n’est pas franchement déséquilibrée, elle se garderait normalement de rapporter une telle incohérence. C’est ce qui renforce pour moi le rapport de ce secouriste brésilien. Il a gardé le silence pendant quatre ans, et il y a beaucoup de gens dans le monde qui ne racontent JAMAIS ce qui leur est arrivé.

Je tiens à remercier l’enquêteur et ufologue Eustáquio Andrea Patounas, d’origine ‘gréco-brésilienne’.

On se doute bien que les autorités ne confirmeront jamais cet incident. Nous devrons donc être très patients. Qui sait si d’autres recoupements nous permettront d’y voir plus clair ?

Je vous invite à sauvegarder la vidéo parce qu’elle pourrait ne pas rester indéfiniment sur le site de la chaîne… » (Alberto Franciso do Carmo) (1)

 

II. L’étude des OVNIs en Amérique du Sud selon Leslie Kean :

Le Chili et le Pérou ont installé, respectivement en 1997 et 2001, des agences gouvernementales chargées d’étudier les OVNIs. Quant aux autorités militaires brésiliennes, elles ont conduit, depuis la fin des années 1940, des investigations sur les OVNIs. En 2004, le département de la Défense au Mexique a fourni à un chercheur civil des données sur un cas d’observation militaire non résolu.

 

1. Le Pérou et l’Uruguay :

En 2001, le Pérou a créé son Bureau de l’Air Force pour l’investigation des phénomènes insolites, connu sous le sigle OIFFA, ce Bureau étant soucieux, en premier lieu, de la sécurité aérienne. Environ deux ans plus tard, l’Air Force péruvienne a rendu publiques ses enquêtes sur une série d’observations enregistrées en vidéo dans la région reculée de Chulucanas, tout en déclarant que ce qui avait été vu avait une réalité physique ne pouvant être expliquée. La reconnaissance officielle de l’existence des OVNIs fut annoncée en février 2003 par le colonel Jose Raffo Moloche. Le commandant Julio Chamorro, fondateur et premier directeur de l’OIFFA, avait auparavant été en poste à la base aérienne de La Joya et avait été témoin de l’incident de 1980 impliquant Oscar Santa Maria Huertas, quand la base fut mise en alerte. Il a dit à Leslie Kean que le Pérou avait créé son agence de l’Air Force parce que ces « événements insolites avaient eu lieu sur le territoire national assez fréquemment pour constituer un danger » et qu’il avait été reconnu qu’il fallait les prendre au sérieux. Le commandant Chamorro a précisé qu’en tant que directeur de l’OIFFA, il avait approché l’ambassade américaine pour discuter de la situation et demander de l’assistance, mais qu’il n’avait reçu aucune réponse.

L’Air Force de l’Uruguay, qui a été active pendant des décennies dans les enquêtes sur les OVNIs, a dé-classifié en 2009 ses dossiers OVNIs et les a rendus publics, incluant les archives de quarante cas qui restent inexpliqués, certains impliquant des pilotes militaires. A l’époque, le colonel Ariel Sanchez, qui préside une commission de l’Air Force étudiant les cas, a déclaré que le phénomène OVNI existe, soulignant par ailleurs que l’Air Force n’excluait pas, sur la base des analyses faites, l’hypothèse extraterrestre.

 

2. Le Chili :

Le Chili a créé en 1997 une agence, au sein de son département de l’aviation civile (l’équivalent de la FAA américaine), pour enquêter sur les éventuels risques posés, aux opérations aériennes, par les PAN. Le CEFAA (le Comité pour l’Etude des Phénomènes Aériens Anormaux) a été créé et dirigé par le général Ricardo Bermudez. En 2002, ce dernier avait quitté le CEFAA afin de se consacrer à la préparation d’un cours de troisième cycle sur les PAN pour l’Université de science et de technologie de Santiago, « conçu pour fournir aux étudiants les outils nécessaires pour distinguer entre ce qui est réel et fictif au sujet des ovnis ». Il a conçu le cours pour y inclure une grande variété d’exposés par d’autres professeurs dans des domaines liés, tels que l’astronomie, la physique spatiale et l’astronautique. En janvier 2010, le général Bermudez est redevenu directeur du CEFAA lors d’une cérémonie présidée par le directeur général de l’aviation civile. Des représentants des forces armées, de la police, des communautés académiques et de la recherche, y ont assisté, l’événement ayant été couvert par les médias. Le CEFAA a inclus un comité scientifique composé de quatorze doctorants issus de différentes universités, ainsi qu’un comité d’une douzaine de spécialistes de l’aviation et de l’aéronautique. Les membres de ces comités se réunissent régulièrement et participent aux enquêtes. De plus, des représentants de la police et des diverses branches des forces armées ont été nommés auprès du CEFAA en qualité d’officiers de liaison.

Dans les derniers jours de mars et au début d’avril 1997, divers phénomènes aériens anormaux ont été observés au-dessus de la ville d’Arica, à l’extrême nord du Chili. Pendant deux jours consécutifs, des lumières ont été observées à l’ouest de la ville et de l’aéroport, alarmant les habitants de la région. Des lumières étaient aussi visibles au-dessus de la mer et semblaient se déplacer d’une façon coordonnée. Les témoins comprenaient des civils, ainsi que des opérateurs civils et experts aéronautiques officiels à l’aéroport Chacalluta de la ville d’Arica. Le Département ministériel de l’Aéronautique civile (DGAC) a fait une déclaration publique confirmant ces observations. C’était la première fois que le gouvernement chilien reconnaissait publiquement l’existence, dans l’espace aérien, d’objets non identifiés.

Le général Gonzalo Miranda, directeur de la DGAC, a ordonné la création d’un Comité pour l’étude des phénomènes aériens anormaux. Ce groupe, le CEFAA, a été chargé de compiler et d’analyser les incidents impliquant des phénomènes aériens anormaux observés par le personnel aéronautique, civil ou militaire, et il a débuté son travail le 3 octobre 1997. Le général Ricardo Bermudez Sanhueza a été en charge du CEFAA de 1998 à 2002, alors qu’il était directeur de l’Ecole technique d’aéronautique. Il avait aussi été directeur de l’Ecole d’ingénieurs et sous-directeur de l’Ecole d’aviation. Il avait été un chercheur actif sur les phénomènes non identifiés, en particulier quand il avait servi comme attaché de l’Air en Angleterre. C’est lorsqu’il occupait ce poste qu’il était parvenu à la conclusion que quelque chose d’inexpliqué se passait dans les cieux de la planète. En tant que directeur du CEFAA, il devait notamment diriger des sessions régulières avec le personnel et les membres du groupe, et il encourageait la coopération avec l’Université et les organisations scientifiques, nationales et étrangères. Outre des contacts avec le docteur Richard Haines et le NARCAP (National Aviation Reporting Center on Anomalous Phenomena), il y avait le GEPAN français. Pour le CEFAA, la sécurité aérienne des vols commerciaux est la priorité. Un grand pourcentage de rapports reçus ont été identifiés à des observations de planètes, de météorites, de phénomènes météorologiques, ou les rapports manquaient de données suffisantes pour être analysés. Environ 4% des cas n’ont pas d’explication.

En avril 1998, le CEFAA a informé de son existence le responsable officiel de l’aéronautique à l’ambassade américaine au Chili, et mentionné l’intérêt du Chili à travailler avec une agence américaine. En juillet 2000, le CEFAA a envoyé à l’ambassade un document demandant de consulter le Pentagone pour savoir si une observation faite par un grand nombre de personnes le long de la côte centrale du Chili au mois de février précédent avait été due à l’activité du Système national de Défense antimissile. Ces deux demandes sont restées sans réponse. Le CEFAA n’a eu aucune réponse des Etats-Unis lorsqu’il a été fait appel à leur coopération.
Début 2010, Ricardo Bermudez Sanhueza est revenu à son poste de directeur du CEFAA. Convaincu de l’existence des OVNIs, il est en accord avec les positions du rapport COMETA français : il y a une haute probabilité que les OVNIs soient d’origine extraterrestre. (2)

En avril 2013, un OVNI a été observé et photographié dans le ciel du Chili, au-dessus d’une mine de cuivre. Dans un texte publié sur le site Web Direct Matin, daté du 9 juillet 2014, on apprend que le CEFAA (comité d’études des phénomènes aériens anormaux) a livré ses conclusions après plusieurs mois d’analyse de deux photographies prises au-dessus de la mine de cuivre de Collahuasi, dans une région isolée sur le plateau andin. Selon les techniciens présents sur le site, un appareil lumineux en forme de soucoupe a survolé le site pendant près d’une heure, à une altitude estimée à six cents mètres. L’appareil, qui se déplaçait en silence, a évolué selon diverses trajectoires avant de disparaître définitivement en direction de l’Est. Ce n’est qu’en février 2014 que les photos prises par le personnel ont été transmises au CEFAA, cet organisme ayant publié ses conclusions le 3 juillet 2014. Selon cette organisation, il ne peut s’agir ni d’un phénomène météo, ni d’un drone, ni d’un ballon météorologique. Les analyses menées confirment qu’il s’agit d’un objet solide dégageant une forte chaleur. Selon le CEFAA, qui a croisé les comptes-rendus des témoins avec ses propres analyses, il s’agit bien d’un appareil en forme de disque, d’un diamètre de cinq à dix mètres, d’une consistance solide reflétant le Soleil « et potentiellement animé de sa propre énergie ». Quant à la nature des mouvements observés, elle suppose une forme d’intelligence dans leur enchaînement. De nouvelles réunions d’experts étaient programmées afin de pouvoir approfondir les différentes hypothèses concernant les photos.

 

3. Le Brésil :

Le 16 janvier 1958, autour de midi, le capitaine José Teobaldo Viegas (officier à la retraite de l’Air Force) et Amflar Vieira Filho (chef d’un groupe de plongeurs sous-marins) ont été les premiers à observer un objet inhabituel depuis le pont d’un navire-école de la Marine brésilienne. Almiro Barauna, un photographe professionnel sous-marin qui se trouvait à bord, put prendre des photos au-dessus de l’île de Trindade. Le capitaine Viegas a évoqué la vision d’un disque brillant avec une lueur phosphorescente et ayant à peu près la taille de la pleine Lune. L’objet a poursuivi son chemin dans le ciel, prenant une position inclinée. Sa forme était celle d’une sphère aplatie encerclée, à son équateur, par un large anneau ou plateforme. Le ministère de la Marine brésilienne a apporté son soutien aux photographies de Trindade. Un rapport de « United Press International » a établi que l’amiral Antonio Alves Camara, le ministre de la Marine, a dit, après avoir rencontré le Président Juscelino Kubitschek dans la résidence présidentielle d’été à Petropolis, qu’il avait lui aussi soutenu personnellement l’authenticité des photos. Le Président a ordonné que les photos soient rendues publiques et la Chambre des députés a demandé une enquête de la Marine qui a établi un rapport. Les photos originales et les négatifs ont été analysés par le laboratoire de reconnaissance photographique de la Marine et par le service privé « aérophotogrammétrique » Cruzeiro do Sul, tous deux ayant confirmé l’authenticité de ces photos.

Ce n’est qu’en 2008-2009 que le gouvernement brésilien a commencé à publier de nombreux dossiers OVNIs, jusque là secrets, et a annoncé qu’il allait graduellement les publier par tranches de dix années. Parmi les documents, photos et dessins, couvrant la période des années 1950-1980, soit plus de 4000 pages, beaucoup concernent l’« Opération Soucoupe » de l’Air Force qui consistait en des investigations militaires poussées sur les OVNIs dans la région de l’Amazonie en 1977. A. J. Gevaerd et ses collègues du Comité brésilien des chercheurs sur les OVNIs ont joué un rôle important pour amener à la divulgation de ces dossiers gouvernementaux. A. J. Gevaerd a été aussi le premier à interviewer le général quatre étoiles José Carlos Pereira (retraité), l’officier brésilien de plus haut rang à avoir parlé des OVNIs. De 1999 à 2001, le général a été en poste au Commandement de la Défense aérienne brésilienne, puis il est devenu, jusqu’en 2005, le général commandant les opérations des forces aériennes, supervisant treize généraux et vingt-sept mille subordonnés. Il avait auparavant été commandant de plusieurs bases aériennes au Brésil et commandant de l’Académie brésilienne des forces aériennes.

Dans sa contribution au livre de Leslie Kean, José Carlos Pereira commence par évoquer les observations faites le 19 mai 1986. A la fin de 2009, la documentation a été rendue publique sur ce cas. Un document de cinq pages sur l’incident de 1986 a été écrit par le commandant en exercice de la Défense aérienne du Brésil pour fournir au ministre de l’Aéronautique des « informations apportées par le Contrôle aérien et la Défense aérienne, ainsi que par les pilotes d’intercepteurs impliqués dans cet incident ». Ce rapport, alors classifié, établit que des traces radar ont été enregistrées simultanément à la fois au niveau du système de défense aérienne et à bord des avions d’interception, les pilotes ayant observé en même temps des objets par les fenêtres de leur cockpit. Le document liste les caractéristiques des phénomènes enregistrés cette nuit-là : accélérations et décélérations soudaines, capacité de vol stationnaire et vitesses supersoniques. Les objets ont été observés en tant que lumières blanches, vertes et jaunes, et parfois sans lumières. Dans la conclusion officielle, on lit que l’opinion du Commandement est que le phénomène fait preuve d’intelligence par sa capacité à maintenir sa distance par rapport aux observateurs, et aussi à voler en formation, « sans être nécessairement piloté ».

Pendant la nuit du 19 mai 1986, des OVNIs ont été repérés au-dessus du sud-est du Brésil, et le système de défense tout entier a été mis en alerte. L’Air Force a fait décoller, pour intercepter ces objets, des pilotes sur des avions à réaction F-5 et F-103. Alors que le colonel Ozires Silva (président d’une compagnie pétrolière brésilienne) et son pilote : le commandant Alcir Pereira de Silva, volaient à bord d’un jet privé Xingu, près de Pocos de Caldas, en direction de Sao José dos Campos, des radars repérèrent vingt-et-un OVNIs dans le ciel, de Sao Paulo à Rio de Janeiro. Ozires Silva et son pilote ont vu l’un d’eux et l’ont suivi pendant trente minutes. Il s’agissait d’une lumière brillante, rouge-orangée, qui se déplaçait rapidement et semblait sauter d’un point à un autre. Comme ils n’ont pu se rapprocher de l’objet, ils ont abandonné leur poursuite.

Quelques jours après ces observations, le général Octavio Moreira Lima, ministre brésilien de l’aéronautique, a convoqué une conférence de presse pour expliquer ce qui était arrivé, conférence au cours de laquelle il révéla que six jets avaient décollé des bases de Santa Cruz et Anapolis, et que plusieurs pilotes avaient eu des contacts visuels, tous les objets ayant été enregistrés sur radar. Le ministre a promis un rapport officiel dans les trente jours, mais, pour quelque raison, il a changé d’avis. José Carlos Pereira précise qu’il s’agissait probablement d’une raison politique ou peut-être la crainte d’une panique, mais les pilotes et contrôleurs n’avaient pas eu l’interdiction d’en parler. Les objets avaient été repérés à la fois par des radars d’avions et par des radars au sol.

Quand José Carlos Pereira était commandant, ces apparitions insolites se produisaient environ une fois par mois et étaient habituellement de courte durée. Il se souvient qu’il y avait environ deux ou trois incidents par an de pilotes militaires envoyés pour intercepter quelque chose d’inconnu qui était apparu au radar.

Les rapports de pilotes qui trouvent une explication conventionnelle sont supprimés, et un responsable de la Défense aérienne informe alors le pilote qu’on a trouvé ce qui s’était passé. Mais si aucune explication n’est trouvée, le cas est transféré dans un autre dossier appelé « Livre des événements de vol ».

Quand, de 1999 à 2001, José Carlos Pereira était commandant à COMDABRA (le Commandement aérien du Brésil), tous les cas concernant des OVNIs repérés par des pilotes militaires et par des radars étaient portés à son attention. Il a participé directement seulement une fois à une enquête sur un incident OVNI, bien qu’ayant eu accès aux dossiers secrets et aux rapports officiels et non officiels. Après avoir quitté l’armée, il a encore eu accès à presque toutes les informations qu’il voulait avoir sur le sujet.

Pour José Carlos Pereira, tirer des conclusions sur ce que sont « ces choses » est « dangereux » car, ajoute-t-il, « nous n’avons pas assez de connaissances pour le faire », une position que je ne partage évidemment pas. Pour autant que nous sachions, écrit-il, notre système solaire ne contient pas de vie sur une autre planète que la Terre. Cette réflexion classique occulte bien sûr la référence à l’existence de formes de vie intelligente sur d’autres niveaux fréquentiels ou dimensionnels de ces planètes… Il précise quand même qu’il ne déclarerait jamais qu’aucune autre civilisation ne pourrait avoir, ailleurs (à l’extérieur de notre système solaire), un million d’années d’avance sur nous. Faisant référence aux questions que l’humanité s’est posée : qui sommes-nous, d’où venons-nous, où allons-nous ?, il ajoute que « nous n’avons toujours pas les réponses », mais, là aussi, il y a des réponses, même si certaines ne sont pas « conventionnelles »… Il pense que tous les pays développés socialement et technologiquement devraient créer des agences gouvernementales pour traiter le sujet des OVNIs. Il pense que les Etats-Unis devraient certainement montrer la voie, et que « s’il devait être accepté que quelque chose vient ici depuis l’espace », les Nations-Unies devraient être responsables plutôt que de laisser cette tâche entre les mains de différents pays. (3)

Alain Moreau

 

Références :

1. www.ovnis-usa.com

2. Leslie Kean, « OVNIs : des généraux, des pilotes et des officiels parlent », éditions Dervy, 2014, p. 262-268.

3. Ibid., p. 269-279.

Share This:

Les commentaires sont fermés