Les OVNIs au Royaume-Uni

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Au Royaume-Uni, l’étude des OVNIs a commencé en 1950 au sein du Ministère de la Défense (MoD, Ministry of Defence), le MoD ayant créé une agence, ou « bureau OVNI », qui enquêtait sur les cas. En décembre 2009, le programme de recueil de témoignages a été fermé, l’équipe ayant été submergée par le nombre de témoignages et par le flot continu de requêtes sous FOIA (loi sur la liberté de l’information). Ces cas ne représentaient pas une menace pour la sécurité nationale.

Dans les années 1950, le ministère britannique de la Défense a mis en place son bureau d’enquêtes sur les OVNIs. Pendant vingt-et-un ans, à partir de 1985, Nick Pope a travaillé pour le Ministère de la Défense. En 1991, on lui a demandé s’il serait intéressé par les investigations sur les OVNIs. Il a accepté, même s’il ne connaissait pas grand-chose sur le sujet et qu’il était alors largement sceptique. Il fut ainsi, de 1991 à 1994, à la tête de ce programme gouvernemental sur les OVNIs. Sa perception du phénomène changea radicalement durant ses années d’enquêtes.

Depuis le début des années 1950, le MoD (Ministère de la Défense) avait recueilli plus de 12000 rapports. En 1950, le MoD avait mis en place un groupe secret, le « Flying Saucer Working Party » (Groupe de travail sur les soucoupes volantes), composé de spécialistes du renseignement scientifique et militaire pour enquêter et conduire des évaluations sur les nombreuses observations d’OVNIs rapportées par les médias. En 1951, le groupe a recommandé qu’il soit mis fin aux investigations, jusqu’à ce que des preuves matérielles devinssent disponibles. Mais quelques années après, cette politique s’est inversée à la suite d’une série d’observations impliquant des militaires. Deux divisions du ministère de l’Air : S6 (une division civile de secrétariat à l’Air Staff) et la DDI (Tech, une division de renseignement technique) se sont alors impliquées dans les enquêtes sur les observations d’OVNIs en recherchant s’il existait des éléments suggérant une menace pour le Royaume-Uni.

Après enquête, le bureau d’étude de Nick Pope a conclu qu’environ 80% des observations pouvaient être expliquées comme des erreurs d’identification de choses ordinaires (lumières d’avion, satellites, ballons, planètes). Dans environ 15% des cas, il n’y avait pas assez d’informations pour parvenir à une conclusion ferme, et les 5% restants semblaient défier toute explication conventionnelle. Les cas inexpliqués concernaient des témoins multiples ou des témoins qui étaient des observateurs entraînés (officiers de police ou personnels militaires), des pilotes civils ou militaires. Il y avait aussi des observations étayées par des documents photographiques ou vidéo (pour lesquels les analyses techniques ne trouvaient aucun signe de manipulation), suivies au radar, ainsi que des observations impliquant des engins structurés apparemment capables de vitesses et de manoeuvres bien au-delà de nos aéronefs même les plus avancés. En certaines occasions, le bureau d’enquête de Nick Pope a abordé des questions sur le phénomène en général ou sur des observations spécifiques avec d’autres pays, par l’intermédiaire des ambassades britanniques concernées. Nick Pope a aussi rencontré des officiels d’autres pays qui ont été en charge d’un travail gouvernemental sur ce sujet, tels que Jacques Patenet de l’unité française GEIPAN et le colonel Aldo Olivero des forces aériennes italiennes. Au cours de ces discussions, il est clairement apparu, note Nick Pope, que les termes de référence et les méthodologies britanniques étaient largement similaires, de même que leurs conclusions.

 

1. Le Projet Condign et la publication d’archives :

Le 5 mai 2006, en application de la loi britannique sur la Liberté de l’information, le Ministère de la Défense a rendu public un rapport classifié sur les OVNIs. Seuls onze exemplaires du rapport, qui comptait plus de 460 pages, avaient été édités. Il avait reçu le nom de code de « Project Condign ». Le travail avait commencé en 1996, le rapport final ayant été publié en décembre 2000. Dans ce rapport, on lisait que les PAN (phénomènes aériens non identifiés) existent, mais qu’aucune preuve n’avait été trouvée pour suggérer qu’ils sont « hostiles ou sous quelque type de contrôle ». On lisait que l’étude ne pouvait offrir « la certitude d’une explication à tous les PAN ». Le rapport évoque des plasmas atmosphériques chargés électriquement censés avoir donné lieu à des témoignages d’immenses appareils de forme triangulaire, ce qui est une absurdité, au même titre d’ailleurs que l’interaction de tels champs de plasma avec les lobes temporaux du cerveau qui serait une autre raison pour laquelle des gens pourraient croire qu’ils ont eu une étrange expérience. Ce rapport traite aussi des questions de sécurité aérienne. Le 6 janvier 1995, un OVNI s’est dangereusement approché d’un Boeing 737 avec soixante passagers à bord, lors de son approche sur l’aéroport de Manchester. Nick Pope note que le Projet Condign fait une curieuse recommandation concernant de telles rencontres aériennes : « Aucune tentative ne devrait être faite pour tenter de surpasser un PAN durant une interception. »

En raison d’un fardeau administratif, la charge de travail générée pour traiter au cas par cas les demandes FOIA (loi sur la liberté d’information) étant devenue intolérable, le MoD a décidé de publier ses archives de dossiers OVNI, le premier contingent de huit dossiers ayant été divulgué le 14 mai 2008. Le programme de divulgation s’est achevé en juin 2013. Si beaucoup d’observations sont « banales », il y a quelques récits de pilotes civils et militaires et des observations corroborées par des enregistrements radar. En décembre 2009, le MoD décida de fermer son bureau de réception de témoignages venant du public.

Si je ne partage pas la déclaration de Nick Pope selon qui personne n’a « une explication définitive » (sic) au phénomène OVNI, il reconnaît que celui-ci existe et se contente de poser cette question à propos des 5% ou plus de cas inexpliqués : certains d’entre eux pourraient-ils être attribués à « quelque chose d’exotique ou même d’extraterrestre » ? (On ne voit d’ailleurs pas très bien la différence, ici, entre « exotique » et « extraterrestre ».) C’est l’attitude minimaliste de ceux qui, ayant occupé une fonction officielle, reconnaissent l’existence de cas inexpliqués (donc non imputables à des phénomènes naturels ou à des engins terrestres conventionnels), sans pour autant être capables de reconnaître ce que cela implique.

 

2. L’incident de Cosford :

Les 30 et 31 mars 1993, une série d’observations d’OVNIs a impliqué plus de cent témoins, dont beaucoup étaient des officiers de police et des personnels militaires. L’OVNI a volé à la verticale de deux bases aériennes militaires. La première observation eut lieu dans le Somerset, le 30 mars vers 20 heures 30, et elle fut suivie d’une observation vers 21 heures dans les Quantock Hills. Le témoin était un officier de police qui, avec un groupe de scouts, vit un appareil décrit comme ressemblant à « deux Concorde volant l’un à côté de l’autre et accolés ». Un citoyen de Rugely (Staffordshire) a signalé un OVNI dont il a estimé le diamètre à deux cents mètres. Ce témoin et des membres de sa famille ont raconté à Nick Pope comment ils avaient poursuivi l’OVNI dans leur voiture et étaient arrivés très près de lui, croyant qu’il avait atterri dans un champ à proximité. Mais une fois arrivés sur place, il n’y avait rien.

De nombreuses descriptions ont évoqué un appareil de forme triangulaire ou des lumières perçues comme situées sur la partie inférieure de l’appareil. L’OVNI a été observé par une patrouille de la police de l’air basée à la station RAF de Cosford, à 240 kilomètres au nord-ouest de Londres. Le rapport, qui disait que l’OVNI était passé à grande vitesse au-dessus de la base, à une altitude d’environ trois cents mètres, mentionnait deux lumières blanches avec une faible lueur rouge à l’arrière et aucun bruit de moteur. Ce rapport contenait aussi des détails d’observations civiles d’OVNIs que les policiers avaient recueillies en contactant d’autres bases militaires, les aéroports civils et la police locale. Plus tard dans la nuit, l’OVNI a été vu par l’officier météo de la RAF à Shawbury (la base d’entraînement avancé des équipages d’hélicoptères, contrôleurs de trafic aérien et personnels d’opérations de vol pour les trois armes du Royaume-Uni). Cet officier météo a vu l’appareil diriger vers le sol un mince faisceau de lumière (comme un laser), cette lumière ayant balayé d’avant en arrière le terrain au-delà de la clôture du périmètre, comme si elle cherchait quelque chose. L’officier de météo a entendu un bourdonnement désagréable à basse fréquence provenant de l’objet, et il a expliqué qu’il pouvait le ressentir aussi bien que l’entendre. Il a estimé la taille de l’appareil entre celle d’un avion de transport C-130 Hercules et celle d’un Boeing 747. L’officier a précisé à Nick Pope que le faisceau de lumière s’est alors rétracté d’une manière inhabituelle et que l’appareil a soudain accéléré vers l’horizon de façon incomparablement plus rapide qu’un avion militaire.

Nick Pope a lancé une enquête à propos des observations de Cosford. Il a regardé les données radar avec des spécialistes compétents de la RAF, et ceux-ci lui ont dit qu’il y avait quelques retours radars bizarres, mais que ceux-ci ne permettaient pas de tirer une conclusion…

Par le canal de l’ambassade britannique à Washington, cette question a été posée : ces observations pouvaient-elles être attribuées à un prototype américain ? Dans la réponse reçue par Nick Pope, il apparaissait que les Américains, qui avaient eu leurs propres observations de grands OVNIs de forme triangulaire, voulaient savoir si la RAF pouvait avoir un tel appareil, éventuellement dans le cadre d’un « programme noir » (ultra secret), capable de se déplacer, en un instant, depuis une situation de vol quasi-stationnaire jusqu’à une vitesse de plusieurs milliers de kilomètres/heure.

« Nous aurions aimé que ce fût le cas ! L’aspect intéressant était que quelqu’un aux Etats-Unis s’intéressait manifestement toujours aux ovnis, en dépit du désengagement apparent de ce dossier depuis la fermeture de Livre Bleu en 1969. » (N. Pope)

Dans un briefing que Nick Pope avait préparé le 16 avril 1993 après l’investigation de Cosford, pour la direction de la division, celui-ci écrivait qu’il semble qu’un objet volant non identifié d’origine inconnue ait opéré, sans être détecté par radar, dans la zone de défense aérienne du Royaume-Uni, ce qui semble avoir « une importance considérable pour la défense »… Le chef de division de Nick Pope, en principe sceptique sur le phénomène OVNI, fut d’accord avec la conclusion de celui-ci. Dans son mémo du 22 avril 1993 transmis au chef adjoint de l’Air Staff, le chef de division disait qu’il semble qu’il y ait dans ce cas des éléments de preuve selon lesquels un objet (ou des objets) non identifié d’origine inconnue ait opéré au-dessus du Royaume-Uni.

 

3. L’incident de la forêt de Rendlesham :

Cet incident, le plus spectaculaire de Grande-Bretagne, a eu lieu tard le soir de Noël 1980 et aux premières heures du lendemain, des lumières étranges ayant été vues dans la forêt de Rendlesham, près d’Ipswich. Les nombreux témoins étaient principalement des personnels de l’Air Force américaine en poste sur les deux bases jumelles de l’Air Force/OTAN, RAF Bentwaters et RAF Woodbridge, dans le Suffolk. A l’époque, ces bases étaient opérées par l’U. S. Air Force, la forêt de Rendlesham se trouvant entre les deux bases. Au Projet ovni, Nick Pope a eu accès à l’épais dossier du MoD sur cet incident qui, à cette date, n’avait pas été divulgué au public.

Aux premières heures du 26 décembre, des personnels de garde ont signalé voir des lumières brillantes, craignant qu’un avion ne se fusse écrasé. Ils ont eu la permission de sortir de la base et d’aller voir. Les trois hommes du quatre-vingt-et-unième escadron de police de sécurité – Jim Penniston, John Burroughs et Ed Cabansag – ont vu un petit appareil métallique se déplaçant à travers les arbres et qui, au bout d’un moment, s’est posé dans une petite clairière. Ils se sont approchés avec précaution. Jim Penniston est arrivé assez près pour voir des inscriptions étranges sur le côté de l’appareil, qu’il a ensuite comparées à des hiéroglyphes égyptiens. Il a fait quelques croquis rapides sur son carnet de notes de police.

Plus tard, la gendarmerie du Suffolk a été appelée sur le site où l’objet avait semble-t-il atterri. Elle a fait un bref examen, non concluant, mais trois marques (dépressions au sol) étaient bien visibles dans la clairière et formaient, une fois relevées, un triangle équilatéral. L’utilisation d’un compteur Geiger révéla des pics de lecture notables au niveau des dépressions où l’objet – peut-être sur des sortes de pieds – s’était brièvement posé.

La nouvelle d’une rencontre avec un OVNI est parvenue à l’attention du commandant adjoint de la base, le lieutenant-colonel Charles Halt. Bien que sceptique, il a demandé aux témoins d’écrire un rapport officiel, avec des croquis de ce qu’ils avaient vu. Deux nuits plus tard, il participait à une soirée sur la base lorsqu’un jeune aviateur est entré pour lui dire que l’objet était revenu. Charles Halt a rassemblé une petite équipe qui s’est rendue dans la forêt, son intention étant de « démonter » toute l’affaire. Alors que les hommes étaient à la recherche de l’objet, leurs radios ont commencé à mal fonctionner et les puissants projecteurs mobiles apportés pour illuminer la forêt sont mystérieusement tombés en panne. Par contre, le magnétophone du colonel n’étant pas tombé en panne, on dispose d’un enregistrement dans lequel on entend notamment : « Il revient encore… Il vient de ce côté… Il vient vers nous maintenant… Maintenant, nous observons ce qui semble être un faisceau descendant vers le sol… un objet qui survole encore la base de Woodbridge… éclairant vers le sol. » L’objet s’approcha tout près d’eux et projeta des faisceaux lumineux juste à côté de ces derniers.

Charles Halt écrivit un rapport officiel de l’incident et l’envoya au ministère de la Défense. Dans ce rapport intitulé « Lumières inexpliquées », l’OVNI est décrit comme étant d’apparence métallique et de forme triangulaire, avec une lumière rouge pulsante au sommet et, en dessous, une rangée de lumière bleues. On lit aussi que les animaux d’une ferme proche se sont agités frénétiquement. Mais il y eut une erreur dans ce rapport : des dates incorrectes pour l’incident. Lorsque le MoD a vérifié les enregistrements radar, on a regardé aux mauvaises dates, et l’investigation a été dès lors stoppée. Mais, comme Nick Pope le découvrit des années plus tard, l’OVNI avait bien été repéré. Il a parlé avec l’ancien opérateur radar Nigel Kerr, qui était en poste à la station RAF de Watson à Noël 1980 et avait reçu un appel de quelqu’un à la base RAF de Bentwaters, cette personne voulant savoir s’il y avait quelque chose d’inhabituel sur l’écran radar. Il avait regardé et, pendant trois ou quatre balayages de l’écran, quelque chose était en effet apparu directement au-dessus de la base. Puis cela s’était effacé et aucun rapport officiel n’a été fait. Ce n’est que dix ans plus tard que Nigel Kerr a entendu parler de l’incident de la forêt de Rendlesham et qu’il s’est rendu compte qu’il avait peut-être eu une pièce manquante du puzzle. Mais à l’époque de l’observation, et en l’absence apparente de données radar, l’élément de preuve le plus crucial n’a pas eu de suite : le staff du Renseignement de la Défense avait évalué les relevés de radiation faits sur le site de l’atterrissage et avait jugé qu’ils étaient « significativement plus élevés que la moyenne alentour ». Pour la zone concernée, ils étaient en fait environ sept fois plus élevés que la normale.

En réévaluant le cas, Nick Pope a été déçu par ce qu’il a découvert : pas de protection du site d’atterrissage, pas de recherche avec détecteur de métaux, pas de prélèvement d’échantillons du sol, retard pour rapporter l’incident au MoD, échange insuffisant d’information entre le MoD et l’USAF. Nick Pope a revérifié l’évaluation des relevés de radiations, cette fois avec le service de protection radiologique de la Défense, et l’analyse originale a été confirmée. Il a parlé, en diverses occasions, avec les principaux témoins du cas. Il est convaincu qu’ils étaient sincères et, bien que leurs souvenirs aient pu varier sur certains points, « il faut s’attendre à cela étant donné le temps qui a passé et que les événements se sont déroulés sur plusieurs nuits, avec des gens différents impliqués dans des lieux différents ». Il serait suspect que tout le monde raconte exactement la même histoire, car, selon l’expérience de Nick Pope, cela suggèrerait, écrit-il, une connivence inappropriée entre les témoins.

L’amiral cinq étoiles Lord Hill-Norton, ancien chef d’état-major de la Défense britannique, a souvent demandé à Nick Pope de l’informer sur le phénomène OVNI et de lui fournir des résumés sur le sujet. A propos du cas de Rendlesham, l’amiral pensait fortement que la position du MoD sur cet incident (selon laquelle les événements « n’avaient pas d’importance pour la défense ») était inacceptable et en contradiction avec les faits. Dans une lettre qu’il a écrite au ministère de la Défense, et dont il a transmis une copie à Nick Pope, l’amiral déclara que sa position est qu’il n’y avait que deux possibilités à propos du cas de Rendlesham : soit il y a eu une intrusion dans l’espace aérien et un atterrissage d’un appareil non identifié, soit le commandant adjoint d’une base opérationnelle américaine sur le territoire britannique, dotée d’armes nucléaires, et de nombreux soldats sous ses ordres, ont halluciné ou ont menti. L’une et l’autre de ces possibilités, ajouta l’amiral, sont d’un « grand intérêt pour le ministre de la Défense », ce qui a été nié de manière répétée, précisément dans ces termes.

On trouve, dans le livre de Leslie Kean, le récit du sergent James Penniston et celui du colonel Charles Halt :

C’est en 1980, alors qu’il était âgé de 25 ans, que James Penniston a été affecté à la plus grande escadre de chasse tactique de l’Armée de l’Air américaine, basée au complexe de la RAF Bentwaters/Woodbridge en Angleterre. Il était le responsable senior de la sécurité de la base de Woodbridge. Aux premières heures du 26 décembre 1980, le sergent Steffens lui a signalé que quelques lumières avaient été vues dans la forêt de Rendlesham, juste à l’extérieur de la base, et qu’il y avait eu un atterrissage de quelque chose. James Penniston a rapporté au centre de contrôle de la base qu’il y avait peut-être un avion accidenté et il a donné l’ordre au première classe Edward Cabansag et au première classe John F. Burroughs de l’accompagner. Arrivés sur le site, ils virent une lumière brillante émanant d’un objet posé sur le sol, et, en se rapprochant, ils ont distingué les contours d’un appareil de forme triangulaire d’environ trois mètres de long et deux mètres de haut. Alors qu’ils s’approchaient encore plus près, ils commencèrent à avoir des problèmes avec leurs radios. James Penniston a demandé à Edward Cabansag d’assurer le relai de la transmission radio vers le Centre de Contrôle de Sécurité, et Cabansag est resté un peu en arrière, tandis que James Penniston et John Burroughs se sont approchés de l’appareil. Des lumières bleues et jaunes tournoyaient sur la face externe de celui-ci, et l’air était chargé électriquement. L’engin n’émettait aucun son. Au bout de dix minutes, James Penniston a décidé de s’approcher un peu plus. Après avoir fait un premier tour de l’engin, il a été rempli d’étonnement et de stupeur. Il a pris des photos, fait des croquis, pris des notes et envoyé des messages au CSC (Centre de Contrôle de Sécurité) par l’intermédiaire du première classe Cabansag.

Sur un côté de l’appareil, il y avait des symboles sur environ 7,5 centimètres de haut et 60 centimètres de large, ces dessins, gravés sur la surface de l’appareil, ressemblant à des pictogrammes. Le plus grand symbole était un triangle qui se trouvait au milieu des autres. James Penniston a posé la main sur l’appareil, celui-ci étant chaud au toucher. La surface était lisse, comme du verre, mais elle avait la qualité d’un métal, et il ressentait un courant constant de faible voltage qui lui traversait la main jusqu’au milieu de l’avant-bras.

Après environ quarante-cinq minutes, la lumière émise par l’appareil a commencé à s’intensifier. John Burroughs et James Penniston se sont écartés en position de défense, et il s’est élevé du sol sans aucun bruit ni déplacement d’air. Il a manoeuvré entre les arbres puis s’est élancé à une vitesse incroyable, disparaissant en un clin d’oeil. Dans son carnet de notes, James Penniston a écrit : « Vitesse impossible », et il a ensuite appris que d’autres personnels basés à Bentwaters et Woodbridge avaient vu le décollage.

James Penniston était alors conscient que la technologie de cet appareil était bien au-delà de ce que l’on pouvait fabriquer. En retournant au quartier-général du CSC, les militaires ont été interrogés et avisés de retourner de jour sur le site d’atterrissage pour chercher des traces physiques. Sur les lieux, James Penniston et John Burroughs ont trouvé des branches cassées et éparpillées, celles-ci semblant avoir été cassées et projetées à terre lorsque l’appareil avait atterri. On voyait des marques d’éraflures sur les arbres faisant face au site. Le plus important est la découverte, dans le sol, de trois indentations, des marques laissées par le train d’atterrissage de l’OVNI, aux trois coins d’un triangle. James Penniston a pris des photos du site d’atterrissage et il a porté le film au laboratoire de la base, avec les photos qu’il avait prises de l’OVNI. Après avoir ramené John Burroughs chez lui, James Penniston est retourné seul sur le site pour faire des moulages en plâtre des trois dépressions faites au sol par l’objet.

Les informations recueillies ont été transmises par voie hiérarchique. L’équipe de James Penniston et d’autres témoins ont été informés de considérer cette investigation comme top secrète, aucune autre discussion n’ayant été autorisée. Ils ont été interrogés par le premier lieutenant Fred Burran (responsable en poste au CSC), par le sergent-chef J. D. Chandler (chef de vol) et par le capitaine Mike Verano (commandant de l’équipe de jour). Dans les jours suivants, d’autres interviews ont été conduites par le colonel Charles Halt et par le Bureau d’enquêtes spéciales de l’armée de l’Air.

James Penniston est retourné au laboratoire photo de la base puisqu’il avait passé la commande de développement des deux rouleaux de film 35 millimètres qu’il avait faits de l’appareil et du site d’atterrissage. On lui a dit que les photos étaient apparemment surexposées ou voilées, et qu’aucune n’était sortie. Cependant, le sergent-chef Ray Gulyas a pris, quarante-huit heures après l’événement, six photos du site qu’il a fait développer hors de la base et qui ont survécu. Deux photos montrent un officier de police britannique et le capitaine Verano en train d’examiner le site, les trois indentations étant clairement signalées avec des bâtons.

En 1980, Charles Halt était le commandant adjoint de la base RAF de Bentwaters, le vaste double complexe de l’East Anglia (Suffolk). Juste après minuit, le 26 décembre 1980, la patrouille de police a observé d’étranges lumières dans la forêt, et trois hommes de patrouille (James Penniston, John Burroughs et Edward Cabansag) ont été envoyés dans la forêt pour enquêter. Ils ont rapporté avoir découvert un étrange appareil triangulaire reposant sur trois pieds, l’appareil mesurant environ trois mètres de chaque côté, avec de multiples lumières. Il a quitte la zone à grande vitesse. Deux nuits après, le responsable en poste de la police a affirmé que l’objet était de retour. Charles Halt est alors sorti, emmenant avec lui quatre soldats : Bruce Englund (commandant de vol), Bobby Ball (moniteur de vol), Monroe Nevilles (sous-officier responsable des accidents) et Adrian Bustzina (un jeune policier de sécurité). John Burroughs les a accompagnés et est resté en liaison avec Charles Halt sur une radio empruntée. Sur le site, ils ont trouvé sur le sol les trois marques, profondes de 2,5 centimètres et distantes d’environ 30 centimètres, ces marques étant disposées en triangle. Ils ont fait des relevés et ont trouvé une légère radiation, ainsi que des indices physiques, dont une trouée dans la couverture des arbres au-dessus et des branches cassées. Il y avait, face au site, des abrasions sur le tronc des arbres. Charles Halt, qui entendit des bruits semblant provenir des animaux d’une ferme proche, enregistra sur le magnétophone : « Ils sont très agités et font énormément de bruit. » Quelques secondes après, l’un des hommes présents observa le premier, dans la forêt, un objet brillant de couleur rouge-orangée et noire au centre. Cet objet a donné l’impression, à Charles Halt, d’un œil qui semblait cligner. L’objet a manoeuvré horizontalement entre les arbres avec quelques mouvements verticaux, zigzaguant autour des troncs comme s’il était sous contrôle intelligent. L’objet a soudain explosé en cinq petites lumières blanches qui ont rapidement disparu. Aucun résidu n’a été trouvé sur le terrain.

Les militaires ont ensuite observé, dans le ciel au nord, plusieurs objets avec des lumières multiples (rouges, vertes et bleues), ces objets changeant de forme (d’une forme elliptique à une forme ronde) et se déplaçant rapidement en faisant des angles aigus. Plusieurs autres objets ont été vus au sud, l’un d’eux s’étant approché à grande vitesse avant de s’arrêter juste au-dessus des personnes présentes. Cet objet a dirigé vers le bas un faisceau blanc concentré, un faisceau dense et étroit comme un trait de crayon, comme un rayon laser, très près de là où se trouvait Charles Halt. Ce faisceau a illuminé le sol à environ trois mètres des militaires, puis le faisceau s’est éteint et l’objet s’est éloigné dans le ciel.

Cette nuit-là, un autre objet a aussi envoyé des rayons, près de, ou dans la zone de stockage d’armements. C’était à plusieurs kilomètres de distance, mais quelques faisceaux furent visibles, ceux-ci ayant été signalés, depuis ce lieu, par radio. Plus tard, des personnes de la zone de stockage ont dit à Charles Halt qu’elles avaient vu les faisceaux.

Pendant tout ce temps, les militaires ont eu du mal à communiquer avec la base car les trois fréquences radio – commandement, sécurité et respect de la loi – s’interrompaient continuellement. Cette activité s’est poursuivie pendant environ une heure, et, durant toute l’observation, Charles Halt a enregistré, sur son magnétophone de poche, les commentaires relatifs à ce qui s’était passé, soit une durée totale d’environ dix-huit minutes d’enregistrement.

Le jour suivant l’incident, Charles Halt a croisé le colonel Gordon Williams, lequel commandait, à la RAF Bentwaters, la quatre-vingt-et-unième escadre de chasse tactique. Le colonel avait entendu, la nuit précédente, les transmissions radio de Charles Halt, et ce dernier lui a fait écouter l’enregistrement sur le magnétophone. Le colonel ayant demandé à Charles Halt de lui prêter cet enregistrement, il a emporté ce dernier à la réunion d’état-major de la « Third Air Force » (forces U.S. en Europe et en Afrique), où il l’a fait écouter, ainsi qu’à son supérieur, le général Robert Bazley. Le colonel a dit à Charles Halt que personne, lors de la réunion, n’avait eu une idée de ce que cela pouvait être, et il lui a dit de contacter Don Moreland, l’officier de liaison de la RAF britannique, notant que puisque tout cela s’était produit hors de la base, le général Bazley avait déclaré que c’était une « affaire britannique ». Don Moreland a demandé à Charles Halt de faire un mémo. Ce dernier, titré « Lumières inexpliquées », est daté du 13 janvier 1981, un exemplaire ayant été envoyé au ministère britannique de la Défense et un autre à la « Third Air Force ». Le mémo décrivait l’observation, par James Penniston et les deux hommes de patrouille, de l’objet triangulaire au sol, ainsi que les dépressions et autres traces physiques trouvées sur le site d’atterrissage, sans oublier les différentes lumières et les objets que Charles Halt et d’autres personnes avaient observés.

Quelque temps après, le nouveau patron de Charles Halt a trouvé l’enregistrement et, à l’insu de Charles Halt, il a commencé à le faire entendre lors de cocktails. L’histoire commença à s’ébruiter. En 1983, Charles Halt a reçu un appel de Pete Bent, alors commandant de la « Third Air Force », et ce dernier lui a dit que le mémo allait être divulgué en application de la Loi sur la liberté de l’information. Charles Halt a demandé à Pete Bent de détruire le mémo, en lui expliquant que leurs vies ne seraient plus jamais les mêmes si on le publiait. Pete Bent a dit que trop de gens connaissaient déjà cette déclaration, si bien que Pete Bent n’avait pas le choix. En octobre 1983, le tabloïd populaire britannique « News of the World » a fait un gros titre avec l’article en première page, et des journalistes sont venus à la base à la recherche de l’auteur du mémo. Mais Charles Halt était alors en vol pour les Etats-Unis.

En 1984, l’enregistrement audio a été rendu public. La bande originale fut restituée à Charles Halt, et ce dernier a gardé le magnétophone utilisé lors de son observation. Si le mémo n’avait pas été publié, Charles Halt aurait continué à garder le silence car il n’aurait pas souhaité parler publiquement de cela. Il note que personne n’a cherché à l’influencer pour ne rien dire. Lorsqu’il a eu son debriefing final avant de quitter l’Air Force, l’affaire n’a même pas été mentionnée. Ayant demandé s’il pouvait en parler, la permission lui a été donnée de le faire.

L’opérateur de la tour de la zone de stockage d’armements et un opérateur de communications de la même tour ont dit à Charles Halt qu’ils avaient vu un objet entrer dans la forêt près de la base de Woodbridge. Les opérateurs de la tour de contrôle de trafic aérien à Bentwaters avaient aussi vu un objet et observé quelque chose traverser à très haute vitesse leur écran, de 5000 à 6000 kilomètres/heure. Le moniteur radar avait affiché une seule traînée, contrairement aux habituelles séries de spots (même pour les avions les plus rapides). Ces personnes, ainsi que d’autres, avaient été mises en garde, par quelqu’un de leur hiérarchie, de ne pas parler, ou elles avaient eu peur, pour diverses raisons, d’en parler à l’époque.

Le gouvernement américain était-il informé de l’incident de la forêt de Rendlesham ? Charles Halt note qu’il est devenu clair, au fil des années, que des agents du Bureau des Enquêtes Spéciales (OSI), le principal organisme d’enquêtes de l’Air Force, étaient sur la base et avaient enquêté secrètement. Les agents de l’OSI ont interrogé durement cinq jeunes aviateurs qui étaient des témoins clé, ceux-ci ayant raconté plus tard que les agents leur avaient dit de ne pas parler des événements OVNI car autrement leurs carrières seraient compromises. Au cours de ces interrogatoires, on a utilisé des drogues comme le thiopental sodique, souvent appelé « sérum de vérité » lorsqu’il est utilisé avec une forme de lavage de cerveau ou d’hypnose, « et cette affaire a eu des effets dommageables et durables sur les hommes impliqués ». Des témoins ont pu être exposés à de fortes doses de radiations par l’objet au sol, certains ayant eu des problèmes de santé. A l’époque, le commandant de l’OSI à Bentwaters a dit à Charles Halt que les agents de l’OSI n’avaient pas enquêté, mais d’autres personnes ont raconté une histoire différente.

Charles Halt a quitté l’U. S. Air Force en 1991 avec le grade de colonel. Ce qu’il a vu en décembre 1980 devait être quelque chose, écrit-il, « au-delà de notre technologie », à en juger par la vitesse des objets, leur façon de se déplacer, les virages aigus, etc. Il sait, sans aucun doute, que ces objets étaient sous contrôle intelligent. (1)

Dans le numéro de Science et inexpliqué de mars-avril 2015, on trouve une petite interview de Ian Ridpath, un spécialiste connu du dénigrement systématique en matière d’OVNIs. Il s’attaque au cas Rendlesham en reprenant les explications réductionnistes avancées, à propos de ce cas, par les « sceptiques » en général, explications dont la validité est niée par les témoins de l’affaire.

Les informations ci-après sont presque toutes extraites du site : www.ovnis-usa.com

 

4. Nick Pope :

Voici ce qu’a déclaré Nick Pope, en novembre 2006, sur la BBC :

« J’étais totalement ignorant du phénomène quand j’ai accepté la mission que me confiait le Ministère de la Défense. Puis j’ai examiné un bon nombre des rapports qui avaient été enregistrés depuis les années 50, dont certains émanaient de pilotes ou d’officiers de police.

Les mouvements de ces engins, constatés sur des enregistrements de radars, surpassent toutes nos capacités. Notre défense aérienne semble très souvent prise en défaut par ces objets volants.

J’ai ensuite examiné deux ou trois cents rapports chaque année. 5% d’entre eux exposent des phénomènes extrêmement intéressants.

L’Amiral Lord Peter Hill Norton, ancien Chef d’Etat Major, et ancien Président du Comité militaire de l’OTAN, a souligné plusieurs fois que ces manifestations présentaient un danger pour notre sécurité. Nous n’avons pour l’instant aucune preuve d’un comportement hostile de la part de ces engins. J’ignore totalement quelle explication serait la meilleure, mais ils sont une réalité. Nous en avons de nombreuses preuves dans les dossiers des Archives Nationales. »

Nick Pope a été interviewé, en janvier 2009, sur ‘‘Fox News’’, où il a fait pour la première fois cette affirmation :

« Des pilotes de la RAF ont essayé d’abattre des Ovnis, suivant en cela une directive top secret du gouvernement britannique. »

Nick Pope, qui a travaillé 25 ans au Ministère de la Défense (dont 3 ans pour le ‘‘Bureau OVNIs’’), a révélé dans quelles conditions des avions de chasse avaient été lancés contre des OVNIs. En plusieurs occasions, les pilotes de la Royal Air Force avaient tiré sur ces engins :

« L’ordre avait été donné de les abattre, mais ce fut chaque fois sans résultat. »

Nick Pope a raconté que les protocoles d’opérations avaient été déterminés après que des dizaines de rencontres rapprochées se soient produites dans l’espace aérien britannique.

Les attaques de la RAF contre des OVNIs n’étaient pas systématiques, « mais elles étaient décidées chaque fois que la présence d’un de ces objets pouvait sembler représenter une menace ».

« Nous avons eu recours à des actions radicales. Il y avait au sein du MoD un groupe résolu à abattre un de ces appareils pour solutionner le problème d’une manière ou d’une autre. »

Les incidents qu’il rapporte concernent les années 1980. Selon lui, toutes les tentatives de la RAF contre ces objets volants ont été gardées secrètes :

« Le public ne sera pas tenu informé, à moins que ça se passe dans une région très peuplée… »

« Mais je pense que nous parviendrons à descendre un de ces engins. Nous développons des armes de plus en plus sophistiquées. »

Nick Pope a également écarté les affirmations du MoD selon lesquelles les OVNIs ne représentent aucun danger pour les populations :

« Je crois bien que c’est une phrase que j’avais moi-même rédigée pour eux dans les années 90. »

« Ils cherchent à dénigrer le phénomène en ironisant sur les soucoupes volantes et les petits hommes verts. Mais des députés et des ministres, de même que des responsables du MoD, sont persuadés que les Ovnis sont réels. »

‘‘The Telegraph’’ a souhaité conduire sa propre interview de l’ancien responsable. Nick Pope raconte que, selon des dizaines de témoins crédibles, on a frôlé des quantités d’incidents, impliquant des avions, des hélicoptères de la police et des jets de la RAF.

« Ces affaires sont hautement classifiées et personne n’accepte de les évoquer pour des raisons évidentes de sécurité intérieure. Le pays entretient en permanence depuis la guerre froide – et particulièrement le 11 Septembre 2001 – des avions de chasse prêts à décoller. En plusieurs occasions, ces chasseurs ont été mobilisés pour intercepter des engins inconnus qui avaient été repérés sur nos radars. La même chose s’est produite dans d’autres pays. » (N. Pope)

Sollicité par la presse, un porte-parole du Ministère de la Défense s’est refusé à tout commentaire. (2)

 

5. Une photo d’OVNI ?

Dans un article du journal anglais « The Sun », daté de fin décembre 2007, on évoque une photo d’OVNI prise en Cornouailles britanniques. Kelvin Barbery a capturé l’image d’un objet depuis un petit chemin côtier entre Swanpool et Maenporth, près de Falmouth.

« Kelvin, âgé de 55 ans, n’avait pas remarqué l’Ovni quand il a fait cette photo. Son intention avait été de prendre une vue du paysage ; il a constaté la présence de l’objet en téléchargeant ses photos sur son ordinateur. L’Ovni pourrait s’être trouvé à environ 3 kilomètres de distance. »

Nick Pope, qui a été l’analyste officiel du Ministère de la Défense et reste un des experts britanniques parmi les plus renommés, a déclaré que la photo était l’une des meilleures qu’il ait vue jusqu’ici :

« Si j’étais toujours en poste, j’examinerais très attentivement ce cliché. L’objet paraît structuré, symétrique et métallique. Cette personne a vraiment photographié quelque chose de très intéressant. »

Michael Soper, du groupe ufologique ‘‘Contact International’’, est également de cet avis :

« Cela me paraît authentique. Les photos numériques peuvent être retouchées, mais celle-ci ne comporte pas de traces de manipulation. »

Kelvin Barbery a pris cette photo le 29 décembre 2007 à 15 heures 31, avec un Nikon D80 Digital SLR, en mode automatique. (3)

Selon l’ufologue Joël Mesnard, cet « OVNI » est en réalité… le profil droit d’une mouette. On voit distinctement son bec, écrit-il, le dessus de l’aile gauche formant la “coupole”. (4)

 

6. L’observation de Guernesey :

Les pilotes et les passagers d’un avion volant au-dessus des côtes de Guernesey (petite île au nord de la Grande Bretagne) ont observe deux grands objets “non-identifies” au-dessus de la côte de Guernesey. Des formes mystérieuses allongées de plus de 350 mètres avaient déjà été signalées plus tôt dans la semaine. Les écrans radar ont confirmé l’observation et les pilotes ont rédigé un rapport destiné aux autorités compétentes.

R. Bowyer, un pilote professionnel avec vingt années d’expérience, a déclaré : “En tant d’années de vol je n’ai jamais rien vu de pareil !”

Ces formes plates, jaunes et lumineuses, en forme de disque, estimées à deux fois l’envergure d’un Boeing 737, ont été repérées le 23 avril 2007, entre 12 à 15 milles du nord-est de l’île. Le Capitaine Ray Bowyer, qui a d’abord observé les objets aux jumelles, pensait que c’était le Soleil se reflétant sur des serres à Guernesey. (Ces lumières étaient lumineuses comme le Soleil, mais pas éblouissantes.) Mais après une observation attentive, il a constaté que les objets étaient bel et bien “volants”. Les passagers de l’avion ont également observé ces objets stationnaires. (5)

 

7. « Déclassification » de dossiers OVNIs :

On sait qu’en France le Centre National d’Etudes Spatiales (CNES) a créé en 1977 un service consacré aux signalements d’OVNIs, le GEPAN devenu dans les années 2000 le GEIPAN (Groupement pour l’Etude et l’Information sur les Phénomènes Aérospatiaux “Non-identifiés”). Ses archives ont été mises en ligne en mars 2007. Sur 1.600 cas, environ 28% n’ont pu être expliqués. (www.cnes.geipan.fr)

Qu’en est-il de l’Angleterre en ce qui concerne les OVNIs ? « The Sun » a publié cette info :

« Le Ministère de la Défense va publier l’ensemble de ses 160 ‘X Files’ sur les Ovnis.

Il doit déclassifier des dossiers, qui datent de la fin des années 60, sous la pression des ufologues. Ceux-ci espèrent maintenant connaître la vérité au sujet de certains des mystères de cette affaire.

Parmi ces cas, l’incident de Cosford – qui représente des douzaines de rapports d’Ovnis dans l’ouest de l’Angleterre en 1993 -, l’incident de Berwyn Mountain, où un Ovni se serait crashé dans le nord du Pays de Galles en 1974, et celui qu’on nomme ‘La croix volante’ dans le Devon, en 1967, où deux policiers avaient pris en chasse un Ovni.

Les ufologues souhaitent également que la vérité soit établie sur l’incident de Manchester : en 1995, un Boeing 737 de la ‘British Airways’ avait été ‘perturbé par un Ovni’, ainsi que sur l’affaire de Rendlesham : une lumière brillante s’est manifestée dans une forêt du Suffolk lors de la fête du ‘Boxing Day’ en 1980.

Le Ministère de la Défense va publier ces documents parce que les requêtes formulées par les ufologues selon le FOIA (Freedom of Information Act) ralentissent les travaux des services concernés.

Le MoD souhaite ainsi ‘faire cesser les rumeurs persistantes… concernant son rôle dans les affaires relatives au phénomène Ovni’.

Les dossiers seront disponibles moyennant paiement auprès des Archives Nationales de Kew.

La France a publié gratuitement ses ‘X Files’ sur le Web l’année dernière. »

Un membre du forum ‘‘Ovnis-USA’’ a remarqué une dépêche UPI datée du 7 février 2008 :

« Les fonctionnaires britanniques ont fait état d’une forte augmentation du nombre d’observations d’Ovnis rapportées au Ministère de la Défense l’an dernier. »

« Le ‘Telegraph’ a précisé que le nombre d’observations a été de 135 en 2007 – contre 97 l’année précédente -, incluant des formations de plus de 100 objets mystérieux, des lumières blanches et des objets de forme triangulaire.

Le ministère a diffusé l’année dernière pour la première fois des détails sur les rapports d’observation d’Ovnis, et même ouvert à l’examen du public des archives d’observations remontant à 1998. La précédente directive supposait que ces rapports classés soient gardés secrets pendant 30 ans.

Un rapport de Duxford, dans le Cambridgeshire, fait état d’une manifestation de 50 objets observés le 12 avril, éclairés d’une lumière orange, qui se sont regroupés puis se sont élevés dans le ciel. Onze jours plus tard, deux pilotes aux commandes de leurs avions au-dessus de la Manche ont rapporté avoir observé un engin de couleur orange vif, suivi d’un autre objet identique.

Hilary Porter, de la ‘Société britannique des mystères aériens et terrestres’, a souligné une intensification considérable des manifestations d’Ovnis. Elle a déclaré : ‘Nous avons reçu des quantités d’appels émanant aussi bien de chefs d’entreprises que de témoins téléphonant depuis leur voiture.’ »

Dans son article : “Les manifestations d’Ovnis sont en augmentation”, James Macintyre (pour ‘‘The Independant’’) a repris ces mêmes informations et a ajouté (le 8 février 2008) ceci :

« Le Ministère de la Défense britannique fait un geste significatif en ouvrant ses archives sur les Ovnis. Le MoD a rappelé que si les rapports ne caractérisent pas une menace envers la sécurité nationale, sa politique habituelle est de ne pas enquêter davantage.

Nick Pope, ancien responsable dans ce domaine au Ministère de la Défense britannique, entre 1991 et 1994, a déclaré : ‘Je salue cette nouvelle attitude d’ouverture du MoD… On peut penser ce qu’on veut au sujet des Ovnis, mais le gouvernement est en train de rendre publiques les meilleures pièces de ses dossiers. Les sceptiques et les croyants devraient s’en réjouir.’ »

Cependant, dans une attitude de dénigrement à peine voilée, le commentateur a choisi de citer en exemple, parmi les 135 rapports de 2007, celui qui était de loin le plus fragile, où un habitant de Cardiff a signalé qu’un OVNI aurait enlevé sa voiture, sa tente de jardin, ainsi que son chien. En le plaçant au même rang que le témoignage du Commandant de bord de ‘‘Aurigny Airlines’’ (un objet long de 1,6 kilomètre au-dessus de Jersey), le chroniqueur aura pratiquement désamorcé le sujet. D’où l’utilité pour les « déboulonneurs » que soient enregistrés des témoignages fantaisistes, cela peut toujours être utile au moment de publier des bilans comme celui-ci.

La dépêche ‘‘BBC News’’ a cité en exemple la région de Bonnybridge, celle-ci étant réputée être un foyer d’activité d’OVNIs. Bonnybridge est un petit village dans le Falkirk en Ecosse. Il y a une moyenne de 300 observations par an dans cette région que l’on nomme le “triangle de Falkirk”. C’est une des régions parmi les plus “visitées” du globe.

« Le village de Stirlingshire est devenu célèbre dans les années 1990 après que des dizaines d’habitants aient rapporté la présence d’objets dans le ciel. Un porte-parole du MoD a annoncé que les documents remontent à plus de 10 ans.

Billy Buchanan, le conseiller municipal de Bonnybridge, a précisé : ‘Il s’agit des rapports d’observations Ovni, avec des photos et des dessins réalisés par les habitants. Ces documents n’incluent pas les données scientifiques. Il y aura également les commentaires des bases de la Royal Air Force, situées à proximité, précisant s’il y avait des activités aériennes lors des observations.’ »

Des archives déjà publiées par le Ministère de la Défense avaient conclu que les observations d’OVNIs pourraient être expliquées par des phénomènes naturels dans l’atmosphère.

Le conseiller municipal de Bonnybridge, Billy Buchanan, a lui-même observé des OVNIs à plusieurs reprises. Il s’est réjouit de cette publication :

« Cela donnera de la crédibilité à tous ceux qui, comme moi, ont été ridiculisés à cause de leurs déclarations. En plusieurs occasions, j’ai vu quelque chose qui ne pouvait être rationnellement identifié. Rien n’a été résolu de ce qui s’est passé à Bonnybridge, et les anciens sont préoccupés de ne pouvoir expliquer ce qu’ils ont vu dans le ciel. »

La Grande-Bretagne a déclassifié une nouvelle série de documents conservés par les Archives Nationales. Il s’agit d’un millier de pages où sont relatés des centaines d’incidents, comme celui-ci, en date du 19 avril 1984 :

« Il était 16 h et deux contrôleurs aériens expérimentés d’une petite base dans l’est du pays étaient occupés à traiter un petit avion en approche vers la piste 22, quand leur attention a été attirée par un objet circulaire et lumineux, émettant diverses couleurs, qui se dirigeait vers une autre piste sans s’être annoncé. L’objet inconnu est arrivé à grande vitesse, a touché le sol sur la piste 27, et est reparti à une allure terrifiante, pratiquement à la verticale. »

Interpellé sur ‘‘SkyNews’’, l’ancien Ministre britannique de la Défense Peter Kilfoyle a tenu à rappeler la position officielle : les personnes intéressées n’y trouveront aucun commentaire des autorités tendant à conclure, et « ces documents ne contiennent aucun preuve de l’existence des extraterrestres ».

L’ufologue renommé Timothy Good (”Above Top Secret”, 1987 – “Need to Know”, 2007) pense pour sa part que l’essentiel n’a pas été divulgué :

« Certes, 95% des phénomènes rapportés sont explicables par des méprises. Mais le sujet a été classifié à un niveau bien supérieur à celui de la bombe à hydrogène en 1950. »

Le chercheur est d’ailleurs favorable à cette déclassification, « dans l’intérêt de la sécurité nationale et internationale ».

Le 6 mars 2007, Nick Pope a été interrogé dans une émission de “Radio Ici et Maintenant !” Il était interrogé par Marie-Thérèse de Brosses, Gildas Bourdais et Gérard Lebat. On a constaté à cette occasion que l’ancien Chargé de Mission était toujours tenu à un devoir de réserve sur les affaires sensibles dont il a eu à traiter. Il a démissionné du Ministère de la Défense britannique en novembre 2006.

Nick Pope a été l’invité privilégié de la chaîne ‘‘SkyNews’’. Parmi les exemples marquants qu’il relève dans les nouveaux dossiers déclassifiés, il rappelle l’observation de deux OVNIs parcourant 18 kilomètres en 12 secondes, soit une vitesse de 3.500 miles/heure : « Cela ne prouve absolument pas une présence ‘aliène’, mais ça devrait nous encourager à approfondir ! » L’ancien Chargé de Mission au Ministère de la Défense britannique, pressé de donner un autre exemple, est revenu sur l’incident de la forêt de Rendlesham. Il a annoncé que le programme de mise en ligne des dossiers britanniques doit s’étaler sur quatre ans. Il a terminé son interview par une remarque subtile : « Vous ne trouverez pas de petits hommes verts dans ces archives, du moins pas dans celles-là. »

Interrogé par Nick Jackson pour ‘‘The Independant’’, David Clarke, qui présente à l’Université Hallam de Sheffield (Grande-Bretagne) des conférences traitant du journalisme, a fait ce commentaire :

« Par conséquent, les sociologues, les psychologues et les anthropologues pourraient disposer d’une quantité impressionnante de données à étudier. Le Ministère de la Défense britannique est parvenu à la conclusion qu’il existe des Ovnis mais qu’il ne s’agit pas forcément de vaisseaux spatiaux. Il y a donc des rapports sur des phénomènes naturels que nous ne parvenons pas à comprendre, et ça devrait constituer un sujet d’étude pour les météorologistes ou les physiciens de l’atmosphère. C’est vraiment dommageable que personne ne s’y consacre sérieusement. »

Le Ministère de la Défense britannique a publié, pour la première fois, des archives d’observations remontant à 1998. La précédente directive imposait que ces rapports classifiés soient gardés secrets pendant 30 ans. Le sujet OVNI est le plus demandé par les citoyens selon la procédure des requêtes FOIA (Freedom of Information Act). (6)

 

– Une émission sur CNN :

Le 15 mai 2008, une émission du “Larry King Live” (sur CNN) a été consacrée au phénomène OVNI, avec pour intitulé :

« Le Ministère de la Défense britannique vient de déclassifier des documents couvrant la période 1978-1987.

D’autres dossiers seront divulgués au cours des quatre années suivantes. »

Il y avait Nick Pope (qui a été responsable des affaires d’OVNIs au Ministère de la Défense de 1985 à 2006), Bob Rosamond (président du BUFORA anglais), Peter Davenport (Directeur du NUFORC), le Lieutenant Colonel Chuck Halt (retraité de l’Air Force).

Larry KING : « Nick, ces dossiers, qu’est-ce qu’ils renferment exactement ? »

NICK POPE, ancien chargé de mission au Ministère britannique de la Défense :

« Eh bien, je dois dire que ces nouvelles sont très excitantes pour nous ici, en Grande-Bretagne. C’est énorme, cette histoire. Et encore, ceci n’est que la première étape d’un programme qui va étaler sur 4 ans la publication de la totalité des archives sur les dossiers Ovnis. Ce que nous avons pu voir du matériel qui vient d’être publié, ce sont environ 200 pages de documentation – dont une partie n’a rien de bien surprenant.

Mais parmi ces rapports figurent des cas absolument fascinants. Beaucoup d’officiers de police ont vu des Ovnis. Nous avons également des témoignages de pilotes. Et on a un cas, très étonnant celui-là, d’un Ovni pisté par un radar militaire, qui a parcouru 18 kilomètres en 12 secondes, soit une vitesse de 5.600 kilomètres à l’heure. »

KING : « Bob, Pourquoi le gouvernement a-t-il décidé d’autoriser la publication de ces dossiers ? Je sais que le gouvernement français l’a fait l’année dernière. Pourtant, jusqu’ici, les gouvernements ont toujours veillé à garder ces dossiers secrets, y compris les Etats-Unis. Alors pourquoi les choses changent-elles maintenant, Bob, votre avis ? »

BOB ROSAMOND, président du BUFORA :

« Je ne sais vraiment pas. Si on veut considérer la chose avec cynisme, disons que c’est un bon coup de Relations Publiques pour prouver au monde entier un truc du style ‘Hé, vous voyez bien, on n’a rien à cacher : Tenez, voilà tous nos dossiers sur les Ovnis!’. J’ignore la motivation de cette décision. Pourquoi maintenant ? Je n’en sais rien. »

KING : « Peter Davenport, est-ce que cela va commencer à faire taire les éternels réfractaires ? »

PETER DAVENPORT :

« Cela reste un sujet taxé d’hérésie. Je trouve d’ailleurs intéressant que cette autorisation de publier suive, à un jour près, ce qu’a déclaré hier le Vatican à ce sujet. Ils ont dit que, désormais, ils acceptaient qu’on puisse croire aux Ovnis et aux E.T., et que la vie existait ailleurs dans notre galaxie. Je trouve que cette coïncidence est une bonne combinaison gauche/droite, comme dans un match de boxe. »

KING : « Lieutenant Chuck Halt, parmi les intervenants de ce soir, vous êtes le seul à avoir vu un Ovni. Que pensez-vous de cette publication des dossiers ? »

CHUCK HALT, retraité de l’US Air Force :

« Eh bien, tout cela me laisse perplexe. Pourquoi étaler sur 4 ans la publication de ces dossiers ? Pour moi, cela n’a aucun sens, à moins que le volume de ces documents soit si important qu’il justifie un délai. »

KING : « Et vous, Nick ? Vous avez une idée? »

POPE :

“Eh bien, c’est en vertu de la Loi sur l’accès à l’information (Freedom of Information Act) – et c’est l’une des raisons pour lesquelles le Ministère de la Défense a pris la décision de publier. De plus en plus de requêtes FOIA au sujet des Ovnis sont adressées au Ministère de la Défense, sur ce sujet-là plus que tout autre. La charge administrative que représentent ces requêtes, auxquelles il faut donner suite, est devenue si lourde que le gouvernement s’est dit qu’il valait mieux déposer tous ces dossiers aux Archives nationales de façon à ce que les gens puissent être dirigés vers ceux-ci.

Mais, bien évidemment, en vertu de cette même Loi, il y a toutes sortes de dérogations, et c’est bien ça le problème : les informations personnelles sur les témoins, des informations classées secret défense telles que, par exemple, les capacités des systèmes des radars militaires. Et un pauvre officier se trouve chargé de plonger dans toute cette documentation – et il a des dizaines de milliers de pages. C’est un boulot vraiment écrasant. Alors on a décidé de procéder par tranches, d’une demi-douzaine de dossiers par mois, et ce sur trois ou quatre ans. Je me rends bien compte que c’est long. Mais vous devez quand même bien vous douter que le Ministère de la Défense a de nombreuses priorités, tout aussi importantes.”

KING : « Bob Rosamond, est-ce que le BUFORA a collecté de nombreux rapports de manifestations Ovnis depuis toutes ces années ? »

ROSAMOND :

« Nous avons des archives très conséquentes. Il y a de 12.000 à 15.000 cas enregistrés dont certains remontent à 1925. Cela représente une documentation très abondante, probablement plus fournie que celle du Ministère. »

KING : « Peter, pourquoi est-ce que ça a toujours été aux Etats-Unis, et avant cela en Grande-Bretagne, un secret si bien gardé ? Qu’est-ce qui empêche les Etats-Unis de diffuser ce qu’ils savent ? »

DAVENPORT :

« Oui, Larry, beaucoup de gens s’interrogent à ce sujet. Aucun des enquêteurs ufologues parmi les plus motivés ne connaît la réponse à cette question. Mais ça reste une question intrigante. Bien sûr, la Belgique, le Chili, la France, et maintenant l’Angleterre, pour une part également l’Union soviétique (aujourd’hui la Russie). Tous ces pays ont partiellement ouvert leurs dossiers.

On s’attendrait à ce que le gouvernement des Etats-Unis fasse de même. J’aimerais particulièrement voir un responsable du gouvernement américain, ou des milieux militaires ou encore de la communauté du renseignement, s’adresser aux gens pour leur dire : si vous savez quelque chose dans le domaine du phénomène Ovni, vous pouvez en parler librement en vous adressant à la presse et au public américain. Cela résoudrait rapidement le problème. »

KING : « Comme vous le savez, le lieutenant colonel Halt a lui-même observé quelque chose alors qu’il servait dans l’armée américaine. Il avait réalisé un enregistrement alors qu’il enquêtait sur les lieux. Ecoutons. »

(Début de la séquence)

HALT : « Il n’y a aucun doute là-dessus, il y a cette étrange lumière rouge qui émet des flashes. »

Voix d’homme : « J’ai vu une variante jaune à deux reprises. »

Voix d’homme : « Bizarre. »

HALT : « On dirait que ça se déplace un peu vers nous. La lumière est plus vive. Cela vient vers nous. C’est vraiment en train de venir vers nous.

A présent, nous avons un objet qui fait dix degrés plein sud, environ dix degrés sur l’horizon. »

Voix d’homme : « Il y en a une qui s’éloigne. Cela part vite. »

(Fin de la séquence)

KING : « Colonel Halt, comment avez-vous été considéré par les autorités après avoir déposé ce rapport ? »

HALT :

« Eh bien, j’ai été traité avec respect, mais tout le monde a pris ses distances. Personne ne tenait vraiment à me côtoyer ou paraître impliqué avec moi. Ce genre d’affaire est traumatisant. Très peu de gens sont disposés à s’exprimer et dire la vérité. C’est bien trop extraordinaire, on ne manque pas de vous critiquer. »

KING : « Les actions du gouvernement britannique pourraient-elles servir d’exemple aux Etats-Unis ? »

HALT :

« Je le souhaite évidemment, mais la situation dans ce pays est assez différente. Nous avons ici au moins une demi-douzaine d’agences de renseignement qui ont – comment dire – leurs propres dossiers, qui poursuivent leurs propres programmes en quelque sorte. Elles ne partagent que si ça les arrange. Elles échangent quand ça leur paraît nécessaire. Et elles font de la rétention. »

KING : « Est-ce que vous observez beaucoup le ciel ? »

HALT :

« Non, non. Je ne fais partie d’aucune organisation, je ne contribue à aucun magazine d’aucune sorte. »

KING : « Mais vous êtes convaincu d’avoir vu quelque chose qui n’était pas un avion. »

HALT :

« J’ai effectivement vu quelque chose qu’on ne peut expliquer. Excusez-moi. »

KING : « Nick Pope, donnez-nous un exemple d’un rapport anglais. »

POPE :

« Eh bien, c’est un rapport qui est dans le domaine public depuis un moment – mais c’est seulement pour vous montrer le genre de cas spectaculaires que nous recevons -, nous avons une observation d’un pilote de lignes commerciales qui a vu deux Ovnis dont la longueur faisait environ un mile. Et cette chose a été capturée par le radar. Il y avait un écho du radar primaire.

Quelques années auparavant, nous avons eu le cas d’un Ovni qui a survolé deux bases militaires en Grande-Bretagne et qui a été vu par de nombreux témoins, des policiers et des militaires. L’un des officiers de l’Air Force a dit que cette chose était en forme de triangle, elle est passée en quelques secondes d’une position stationnaire à une vitesse plusieurs fois supérieure à celle d’un avion à réaction. Et la personne qui me l’a raconté est un officier de l’Air Force qui compte huit années d’expérience. »

KING : « Nous avons une question d’un spectateur qui se trouve à Mobile, Alabama. Hello. »

APPELANT : « Hi, Larry. Je me demandais si ces dossiers contiennent des données relatives à des formes de vie ‘aliènes’, ou bien n’y a-t-il que des rapports d’objets volants ‘non-identifiés’ ? »

KING : « Bonne question. Bob Rosamond ? »

ROSAMOND :

« Dans nos dossiers, oui. Nous avons rassemblé par le passé un grand nombre de rapports de rencontres supposées avec des ‘aliens’, et des expériences avec des entités, ainsi que de possibles ‘abductions’. »

KING : « Est-ce que vous les croyez ? »

ROSAMOND :

« Notre organisation se veut rigoureusement objective, donc il ne peut s’agir de croyance. Seuls les faits et les preuves peuvent amener à conclure ainsi. »

KING : « Peter, pensez-vous que ce qui se passe en Grande-Bretagne pourrait avoir un effet d’ouverture en d’autres endroits ? »

DAVENPORT :

« C’est un signe encourageant, Larry. Cela pourrait laisser penser qu’il y a un processus actuellement en cours qui pourrait nous délivrer cette information. Peut-être est-ce un moyen de nous préparer à quelque chose, dont le gouvernement a connaissance et qu’il aimerait nous faire savoir. Mais ce n’est qu’une spéculation. Nous nous répétons la même chose depuis 61 ans, et ce n’est toujours pas en vue. Donc, c’est un signe encourageant. Mais j’attends de voir si le gouvernement américain y apporte une quelconque réponse. Cela sera intéressant de voir si le Vatican a autre chose à dire. »

KING : « Pensez-vous que cette attitude s’explique au nom de la sécurité nationale ? »

DAVENPORT :

« C’est difficile à dire. C’est ce que tout le monde tendrait à penser. Tout le monde se dit que le gouvernement ne divulgue pas cette information au public américain parce qu’il craint un mouvement de panique. Franchement, ça ne me semble pas du tout tenir la route. Je ne pense pas que les gens se mettraient à paniquer. Regardez les dessins animés du samedi matin, 90% nous parlent de vie extraterrestre et de vaisseaux spatiaux, et ainsi de suite. Il peut y avoir une autre raison à cette rétention. »

KING : « Chuck Halt, pensez-vous que nous connaîtrons un jour la vérité ? »

HALT :

« J’en doute fortement. Je pense que nous sommes allés trop loin dans la couverture du phénomène et que nous ne connaîtrons jamais le fin mot de l’histoire. »

KING : « Jamais ? »

HALT :

« Je n’en suis pas totalement certain. Si quelque chose d’étrange venait à se poser sur Times Square et la pelouse de la Maison Blanche, je me dis quand même que nous finirions par savoir. »

KING :

« Cela serait brillant. Nick Pope, nous avons appris que l’astronome du Pape avait dit aujourd’hui que les extraterrestres font partie de la création divine. Est-ce que ça vous a surpris ? Est-ce que c’est un élément nouveau pour vous ? »

POPE :

« Oui, ça a eu un certain impact ici en Angleterre. J’apprécie que ce genre de déclaration survienne à peu près en même temps. A propos de l’idée de couverture et de conspirations, je voudrais ajouter que si les gens s’attendent à ce que ces dossiers du Ministère de la Défense leur apportent la preuve définitive de l’existence des extraterrestres, ils seront forcément déçus. Mais je pense qu’ils y trouveront – qu’ils soient croyants ou sceptiques – des éléments qui soulèvent une quantité de problèmes très sérieux en termes de défense, de sécurité nationale et de sécurité aérienne.

J’aimerais rappeler à ceux que ça intéresse l’adresse du site Web des Archives Nationales. Ce site est entièrement consacré à ces dossiers. Et j’ajoute que tout ce qui se passe en ce moment dans ce domaine témoigne d’un mouvement, et j’apprécie de voir que ça bouge. C’est en train de permettre à ce sujet d’obtenir la faveur des grands médias. »

KING : « Bob, quand vous recevez des rapports, qu’est-ce que vous en faites ? Vous vous contentez de les classer ? Ou bien vous les analysez ? Que faites-vous ? »

ROSAMOND :

« Non, nous procédons à une enquête approfondie. L’information nous parvient par email, parfois c’est un appel téléphonique d’un témoin qui a observé quelque chose. Nous leur demandons de rédiger un premier rapport, ce qui nous donne déjà un certain nombre de données. A partir de là nous menons une enquête précise et détaillée afin d’explorer toutes les possibilités. »

KING : « Peter, je vais vous poser la question que j’avais adressée à Chuck. Pensez-vous que nous connaîtrons un jour la vérité ? »

DAVENPORT :

« Je pense que nous saurons la vérité, Larry. En fait, j’ai publié un article il y a environ quatre ans, où je traitais de l’utilisation des radars passifs pour détecter les OVNIs. C’est la solution qui permettra de résoudre ce problème. Dès qu’un de ces systèmes sera en place, je pense que nous serons en mesure de contrer le monopole du gouvernement américain sur l’information relative aux Ovnis. Et j’invite tous ceux qui voudraient témoigner à adresser un rapport au NUFORC.

Qu’ils décrivent en un ou deux paragraphes ce qu’ils ont vu et l’envoient à UFOCenter.com.

Nous sommes une organisation dédiée au service du peuple américain. Nous leur assurons le fonctionnement d’un centre d’appels. Et l’information que nous recevons est rendue publique afin que tout le monde dispose des informations que nous avons reçues. Nous respectons l’anonymat des personnes. »

KING : « Chuck Halt, vous avez évoqué un atterrissage sur Time Square. En supposant que ça se passe ainsi que vous le dites, nous nous retrouverons avec plaisir sur ce plateau. »

HALT : « Cela me va tout à fait, Larry. »

KING : « En fait, nous vous enverrons à Times Square pour faire la première interview. »

HALT : « Parfait. »

KING : « Et nous ferons venir également l’astronome du Pape. Merci à tous de nous avoir éclairés sur cet évènement qu’on doit aujourd’hui aux Anglais. » (7)

 

– A propos de Rendlesham :

Evoquant la publication des dossiers du Ministère de la Défense britannique, un internaute a rapporté un fait peu connu qu’il trouve assez choquant :

« A propos de l’incident de la Forêt de Rendlesham, saviez-vous que la base Air Force de Bentwaters était à l’époque sous administration anglo-américaine ? Eh bien, les Américains ont récolté tous les témoignages, y compris de gens comme Jim Penniston (celui qui a touché l’engin et relevé les symboles étranges sur son carnet), et ils ne les ont pas transmis au Ministère. Aussi, lorsque vous vous adressez au MoD au sujet de cette affaire, ils vous répondent qu’ils n’ont rien !
C’est Nick Pope lui-même qui me l’a raconté… » (8)

 

– ‘‘Déclassification’’ d’autres archives en 2008 :

En octobre 2008, 19 archives du MoD ont été déclassifiées, concernant la tranche des années 1986 à 1992. Parmi ces documents, le ‘‘Telegraph’’ a choisi de s’intéresser au récit d’un pilote de chasse de l’US Air Force, auquel on avait ordonné de tirer ses 24 missiles sur un OVNI repéré au-dessus de East Anglia. Deux avions de chasse de l’US Air Force avaient reçu en 1957, en pleine Guerre froide, l’ordre d’abattre un objet volant “non-identifié” au-dessus de l’Angleterre. L’un des deux pilotes, Milton Torres, était sur le point de tirer 24 roquettes sur cet OVNI dont la signature radar faisait penser à “un porte-avions volant”.

Le 20 mai 1957, Milton Torres, alors âgé de 25 ans, était en veille sur la base RAF de Manston, dans le Kent, lorsqu’il reçut l’ordre de décoller en urgence pour intercepter un objet volant inconnu ‘‘qui avait des caractéristiques de vol très inhabituelles’’.

« Je n’étais que lieutenant mais j’avais bien conscience de la gravité de la situation. Avant même de décoller, j’ai reçu l’ordre d’ouvrir le feu sur l’Ovni dont la signature radar faisait penser à un porte-avions volant. »

Aux commandes d’un Sabre F-86 D, il parvint à “verrouiller” la cible sur son radar, mais il ne pouvait l’avoir en visuel à cause de la couche nuageuse. Ses instruments montraient que l’objet avait la taille d’un bombardier B-52. Il raconte : “Quand la cible est très grande, le verrouillage est instantané.”

Milton Torres avait l’ordre de tirer tous ses missiles sur l’OVNI, mais l’objet, qui était un moment resté immobile, disparut de son écran radar, avant qu’il puisse agir, à une vitesse estimée à plus de 12.000 km/h. Au dernier moment, juste avant le tir, l’objet avait en effet disparu de l’écran radar, et la poursuite fut annulée.

A 77 ans, le docteur Milton Torres (retraité et vivant à Miami) restait persuadé qu’il s’agissait d’un vaisseau ‘‘aliène’’. Il raconte que le lendemain de l’incident un homme est venu le trouver, ‘‘qui ressemblait à un représentant de chez IBM, plutôt bien habillé’’. Il s’est présenté comme un agent de la NSA et l’a menacé de perdre ses qualifications de vol s’il racontait ce qui s’était passé.

Milton Torres attend une explication depuis 50 ans. Voici ce que l’ancien pilote de chasse a déclaré au « Times » de Londres :

« Je ne pourrai jamais l’oublier. Cette nuit-là, on m’avait ordonné d’ouvrir le feu avant même que j’aie décollé. Cela ne se produit qu’en temps de guerre. »

L’histoire de l’ancien pilote a été conservée dans les archives du MoD après qu’il l’ait racontée lors d’une réunion de vétérans en 1988. Aucune explication officielle n’a été enregistrée. Cet incident est survenu à une époque de tension entre les forces occidentales et l’Union soviétique. Les avions étaient maintenus en alerte sur les bases britanniques, dans l’éventualité d’une attaque soviétique.

Pour le journaliste David Clarke, il est possible que cette manifestation ait pu faire partie d’un projet secret américain pour créer un avion fantôme sur des écrans radar, afin de tester la défense aérienne soviétique :

« Le pilote a peut-être participé sans le savoir à une expérience dans le cadre de la guerre électronique, à moins que ce soit un Ovni. Il s’est passé quelque chose d’extraordinaire. Il y a sûrement encore des gens qui sont en vie actuellement et connaissent la réponse. »

David Clarke a également été convié sur le plateau de ‘‘BBC News’’ pour évoquer rapidement les principaux incidents qui ont été rendus publics. La BBC s’est plutôt intéressée à cet évènement de 1991 : un avion de ligne Alitalia se dirigeant vers l’aéroport d’Heathrow, à Londres, a failli entrer en collision avec un OVNI. Le commandant de bord a crié à son co-pilote : “Regarde ça !”, en voyant un objet oblong de couleur marron qui passait juste au-dessus d’eux. Le MoD avait finalement classé l’affaire sans que les enquêtes menées par la direction de l’Aviation Civile et les militaires n’aient pu fournir d’explication. Elles avaient cependant écarté la possibilité d’un missile, d’un ballon météo ou d’une fusée.

Achille Zaghetti, pilote d’Alitalia, était donc aux commandes d’un vol entre Milan et Londres le soir du 21 avril 1991 quand un objet volant a traversé son champ de vision. Il a d’abord pensé à un missile.

« Tout de suite, j’ai dit ‘regarde, regarde’ à mon copilote, et il a regardé et vu la même chose », écrit Achille Zaghetti dans son rapport.

« Dès que l’objet nous est passé devant, j’ai demandé à l’opérateur de l’AAC (centre de contrôle) s’il avait aperçu quelque chose sur son écran, et il a répondu : ‘J’ai vu une cible inconnue à dix milles nautiques derrière vous.’ »

Plus tard, l’enquête a écarté l’hypothèse d’un missile, sans établir pour autant de quoi il s’agissait exactement.

Cette rencontre mystérieuse fait partie de nombreux signalements d’objets volants “non-identifiés” (OVNIs) recensés dans 19 dossiers mis en ligne sur Internet par les Archives nationales de Grande-Bretagne. Ces nouveaux documents couvrent la période 1986-1992.

Les 1.500 pages d’archives britanniques démontent pas mal de prétendues observations d’OVNIs. Mais il reste quelques cas inexpliqués, comme celui de l’avion d’Achille Zaghetti.

Le 17 juin 1991, quatre passagers d’un vol Dan Air 737 à destination de Hambourg ont vu un “projectile sans aile passer en dessous et sur la gauche de l’appareil” après le décollage de ce dernier de l’aéroport londonien de Gatwick. “Il semblerait qu’il soit passé assez près pour que les passagers puissent le voir aussi nettement”, note l’Autorité de l’aviation civile dans son rapport.

Plus troublant encore, un mois plus tard, l’équipage d’un Boeing 737 de ‘‘Britannia Airways’’, qui se préparait à atterrir à Gatwick, remarque “un petit objet noir en forme de losange” passant comme une flèche à environ 90 mètres à gauche de l’avion. Le radar de l’aéroport a aussi repéré le passage de l’objet, évaluant la vitesse de ce dernier à 190 kilomètres/heure. Aussitôt, les contrôleurs aériens préviennent l’avion suivant pour que celui-ci s’écarte de la trajectoire de l’objet. Mais, entre temps, il a disparu. Les soupçons se portèrent sur un ballon-sonde météorologique relâché dans la zone le même jour, mais l’enquête n’a jamais pu déterminer de quoi il s’agissait.

C’est le deuxième lot de dossiers sur les OVNIs rendu public, en 2008, par l’armée britannique. D’après David Clarke, qui a travaillé avec les Archives nationales, dans les années suivantes 160 dossiers allaient être ouverts au grand public.

Les nouveaux dossiers comportent leur lot d’histoires farfelues ou pour le moins invérifiables. Un correspondant appelle l’armée pour signaler que des extraterrestres lui ont crié dessus alors qu’il dormait à la belle étoile. Un autre écrit pour annoncer “une grande nouvelle” : les légendaires ‘‘serpents à plume’’ attendent l’autorisation de débarquer sur Terre.

Le supposé témoignage d’un pilote ayant reçu l’ordre d’abattre un OVNI au-dessus de l’est de l’Angleterre, envoyé au Ministère de la Défense par un fan des extraterrestres, est resté dans les archives, même si l’armée n’a jamais pu en retrouver la trace dans ses documents officiels.

Mais, parfois, les autorités ont pu trouver le fin mot de l’histoire. Par un bel après-midi de novembre 1992, un employé de bureau avait appelé le Ministère de la Défense pour signaler un étrange objet aux reflets brillants descendant lentement sur Regent’s Park à Londres. “Au fur et à mesure de la conversation, il est apparu clairement que l’objet en question était un cerf-volant”, a noté sobrement l’officier de permanence dans son compte-rendu.

D’autres archives du Ministère de la Défense laissent clairement entendre que certains cas s’expliquent par des ballons météo, des nuages ou des avions.

Cette mise en ligne par le Ministère de la Défense britannique d’une nouvelle série de documents déclassifiés a connu un retentissement spectaculaire sur l’ensemble des chaînes de télévision américaines. De ces 19 cas, un membre du forum ‘‘Ovnis-USA’’ a extrait deux témoignages et images qui évoquent l’affaire des Drones : un anneau volant ‘‘avec des pointes nettement incurvées vers l”intérieur’’. Le rapport a été enregistré le 25 août 1988 et concerne une observation le 26 juillet précédent :

« Je m’interroge sur cet objet que j’ai vu alors que je conduisais sur l’autoroute A12, au nord de Colchester, peu avant 17 heures. Il semblait stationnaire et j’ai d’abord pensé à un cerf-volant. Mais, de plus près, je n’ai pu voir aucune sorte de filin ; je me suis dit qu’il pouvait s’être rompu et que l’objet dérivait. Mais ce n’était pas le cas. Sa forme m’est apparue plus précisément et c’est ce que j’ai dessiné.

La partie principale ressemblait à un disque sombre. Les autres éléments formaient comme de longues ‘jambes’ assez épaisses. J’en ai dessiné six, mais je ne suis pas sûr du nombre exact. Il est à noter que ces pointes étaient nettement incurvées vers l’intérieur. Je devais garder mon attention sur la route, mais j’ai quand même pu l’observer plusieurs secondes ; j’ai essayé de discerner d’autres détails et j’ai constaté qu’il émanait une lueur jaune des ouvertures rectangulaires de la partie centrale.

Il m’a semblé que c’était un éclairage intérieur qui se diffusait par des fenêtres, mais ce n’était pas très intense – à moins que ce soit un reflet du soleil. Cependant, le corps de l’objet ne reflétait rien. Au fond, cette supposition ne me parait pas la bonne ; je ne me souviens pas si le soleil brillait à ce moment-là. Ensuite, il a disparu de ma vue, passant au-dessus de la voiture. Je n’avais pas la possibilité de m’arrêter quelque part et j’ai continué ma route.

Peu après, je l’ai aperçu par la lunette arrière. Avant que l’objet passe au-dessus de moi, j’ai constaté qu’il se déplaçait assez rapidement mais pas excessivement, et il semblait incliné dans la direction de son déplacement, en gros ce devait être de l’est vers l’ouest. Il ne m’est pas facile de déterminer sa taille, mais je dirais qu’elle se situait entre 10 et 20 mètres de diamètre, s’il volait assez bas ; mais ce pouvait être bien davantage s’il était en réalité plus haut dans le ciel. Je n’ai rien observé qui puisse expliquer son maintien en vol, ni de moyen de propulsion. Cela ne faisait aucun bruit, du moins de l’intérieur de ma voiture.

Il n’y avait aucune aire de stationnement à proximité ; j’ai également pensé que d’autres personnes avaient dû le voir et se demander de quoi il s’agissait. J’ai écouté les nouvelles sur les télés et radios locales, mais on n’en a pas parlé. Je reconnais que cette lettre pourra vous sembler étrange, mais je vous assure que j’ai rapporté ici ce que j’ai vu, aussi précisément que possible. J’aimerais que vous puissiez me fournir une explication. »

La seconde image a été publiée sans commentaires de la part des archivistes du MoD, et date du 10 octobre – 2 novembre 1987. On distingue des groupes de mots qui évoquent : « objet stationnaire de couleur argentée qui soudainement s’est éclairci et est devenu lumineux »« des flashes après que des nuages sombres aient masqué l’objet »« des nuages bas, de couleur bleu pale » – des « trous » dans les branches – un « mini arc-en-ciel après les flashes », des bruits « ressemblant à des claquements secs », associés aux éclairs, « l’absence d’hélicoptère, de pluie, de tonnerre »… (9)

 

– ‘‘Déclassification’’ en 2009 :

Après mai 2008 et octobre 2008, le Ministère de la Défense britannique (MoD) a procédé, en 2009, à une troisième vague de ‘‘déclassification’’ d’une partie de ses documents confidentiels d’OVNIs, portant sur les années 1987 à 1993.

Les nouveaux rapports ne contiennent pas de photos originales, seulement quelques dessins. On est loin d’une ‘‘déclassification’’ complète pour les années concernées.

On y trouve la reproduction de plusieurs bulletins d’associations ufologiques et un bon nombre de coupures de presse. Des récits fantaisistes voisinent avec des affaires très documentées. Richard Osley a titré dans l’« Independant » : « Ovnis : Selon les dossiers secrets, 1.200 observations ont été rapportées entre 1987 et 1993 ».

« Les documents récemment déclassifiés révèlent que le Ministère de la Défense britannique avait renoncé à monter une base de données sur les observations d’Ovnis, par crainte du ridicule si son existence était révélée publiquement. »

Les responsables ne tenaient pas à ce que les citoyens puissent penser que l’idée de visiteurs extraterrestres était sérieusement envisagée. Pour cette raison, le Ministère de la Défense britannique a continué son archivage classique.

Parmi les rapports de 1987 à 1993, on trouve des descriptions de « soucoupes volantes » en forme de gâteaux, ou des « diamants » lumineux dans le ciel nocturne. Mais il y a aussi, dans ces nouveaux dossiers publiés sur le site Web des Archives Nationales, un récit concernant un « alien » (à l’apparence de « banane ») aperçu dans l’ouest de Londres en mai 1989.

Une autre histoire mystérieuse est celle de cette femme qui promenait son chien à Norwich, en novembre 1989. Elle avait été approchée par un homme « en tenue de vol », qui avait un accent « de type scandinave ». Le rapport apporte cette précision :

« Il lui a demandé si elle avait connaissance de ces cercles dans les cultures et lui a expliqué qu’ils étaient formés par des êtres comme lui, venant d’une autre planète semblable à la Terre. »

Il a ensuite disparu, et tandis qu’elle s’enfuyait, effrayée, cette femme a vu une immense sphère brillante, jaune orangée, s’élever verticalement derrière une rangée d’arbres.

D’autres incidents ont été répertoriés, dont une série d’observations à Londres en 1993, où un vaisseau lumineux affichait une publicité pour la nouvelle Ford Mondeo. (!?) On a signalé des lueurs circulaires à Rochdale en 1987, ainsi que divers rapports d’objets étranges à Derby la même année, l’un de ces objets ayant « laissé une traînée de gouttes brillantes derrière lui ».

Un chauffeur de taxi a observé à Huddersfield, en 1990, une structure allongée qui tournait sur elle-même et faisait apparemment trois fois la taille d’un avion. La nuit précédente, il avait vu un engin volant argenté qui émettait des rayons verts, rouges et blancs. Le MoD a également conservé une photo datée d’août 1990, où l’on voit une lumière en forme de diamant au-dessus de la base aérienne de Pitlochry. La lumière brillante se comportait de manière étrange, s’agitant verticalement.

Plusieurs documents concernent le décès d’un pilote américain rattaché à la RAF, qui s’était écrasé en Mer du Nord en 1970. On avait procédé à une enquête sur la mort du Capitaine William Shaffner vingt ans plus tard, lorsque des histoires ont circulé selon lesquelles il avait disparu après s’être approché d’une brillante source lumineuse au large de la côte est. En 1992, l’Evening Telegraph de Grimsby avait publié la transcription supposée de son appel à la base, où il aurait déclaré qu’il voyait quelque chose comme une grosse boule de verre : « Cela se déplace lentement de haut en bas, et de droite à gauche. » Le Ministère de la Défense britannique a souligné dans son rapport que le Capitaine Shaffner avait fait une erreur d’appréciation quant à son altitude, puis n’était pas parvenu à faire fonctionner son siège éjectable.

Le MoD a fait savoir qu’il enregistrait toutes les observations afin que les ministres soient à même de répondre aux questions des députés – mais uniquement sur papier. Des notes datées de mars 1988 montrent pourquoi il avait renoncé à son projet de constituer une base de données informatique. Un mémo adressé au cabinet explique que ce serait « contraire » aux déclarations des ministres, lorsqu’ils affirmaient que les OVNIs ne représentaient pas une menace pour le pays et qu’on ne devait pas mobiliser des ressources pour mener ce genre d’enquêtes. Voici ce qu’un responsable avait écrit :

« Je comprendrais les réactions du public si l’on apprenait dans les medias que nous menons ce genre de travail. »

Il avait ajouté :

« Nous devons maintenant cesser d’enquêter, mais les incidents Ovnis continueront d’être enregistrés lorsqu’ils se produiront. »

Voici ce qu’on lit dans l’article de Yahoo News/Press Association, daté du 22 mars 2009 :

« Les enquêteurs militaires avaient pris très au sérieux les photographies d’un Ovni volant à proximité d’un jet de la RAF au-dessus de l’Ecosse. C’est entre autres ce qu’on apprend à la lecture des nouveaux documents déclassifiés par la Grande-Bretagne. »

Des témoins ont rapporté qu’ils avaient vu un gros objet mystérieux, en forme de diamant, se maintenir en l’air pendant une dizaine de minutes avant de disparaître verticalement à très grande vitesse. Des experts militaires avaient conclu que l’avion était un Harrier, mais n’étaient pas parvenus à identifier l’objet volant malgré ses contours apparemment bien nets. De crainte que les médias s’intéressent de trop près à cette affaire, le MoD avait opéré une démarche inhabituelle en informant les ministres de cet évènement.

On apprend également que les officiers du renseignement militaire britannique chargés d’enquêter sur les rapports d’OVNIs s’étaient beaucoup intéressés aux allégations selon lesquelles les Etats-Unis auraient mis au point un avion-espion top secret.

Les 7 dossiers, assemblés par le DI55 (une branche des services de renseignement de la Défense), concernent la période de novembre 1987 à avril 1993 et comportent environ 1.200 cas d’OVNIs. Ils montrent que les responsables britanniques étaient davantage préoccupés à l’époque des avancées des Russes et des Américains dans le domaine aéronautique que des extraterrestres.

On trouve dans ces dossiers de nombreuses coupures de presse évoquant les rumeurs selon lesquelles les militaires américains auraient conçu un avion-espion hypersonique nommé Aurora. Annexée à un article de septembre 1991 sur l’Aurora, figure cette note d’un responsable du MoD :

« Nous sommes très attentifs à se sujet, malgré une récente réunion organisée par l’USAF pour démentir son existence. »

Selon le journaliste Billy Cox (HeraldTribune.com du 24 mars 2009), la troisième vague de « déclassification » de documents OVNIs par la Grande-Bretagne est « à bailler d’ennui » :

« C’était un tel mélange de genres que personne ne s’y est retrouvé. En parcourant ces 1.200 incidents qui sont censés couvrir la période 1987-93, publiés sur le site Web des Archives Nationales britanniques, les salles de rédaction des principaux médias ne savaient pas par quel bout aborder le sujet. L’‘Observer’ de Londres s’est focalisé sur cette femme anonyme qui promenait son chien, quand elle a été abordée par un ‘alien’ de type scandinave lui expliquant que ses petits camarades étaient responsables des cercles dans les blés. ‘CNN International’ s’en était contenté également.

La BBC et le ‘Guardian’ se sont intéressés à l’Ovni en forme de diamant photographié à côté d’un jet de la Royal Air Force, au-dessus de l’Ecosse, mais que les militaires n’auraient finalement pas jugé digne d’intérêt. Le ‘Telegraph’ a raconté qu’un pilote américain était mort en poursuivant un éventuel Ovni au-dessus de la Mer du Nord en 1970, mais qu’il avait probablement surévalué son altitude.

L’‘Independent’ a tiré son épingle du jeu en révélant que le MoD avait renoncé à monter une base de données sur les observations d’Ovnis, par crainte du ridicule si son existence était révélée publiquement. »

D’après Nick Pope, un ancien du MoD qui était en charge du « Bureau OVNIs » pendant les années 1990, les Anglais ont quatre niveaux de classification : Restreint, Confidentiel, Secret et Top Secret. Au-delà, il existe des catégories spéciales telle que « Eyes Only ». Aucun des documents qui ont été mis en ligne ne relève de niveaux supérieurs à « Confidentiel ». Pour préciser ce point, Nick Pope est intervenu sur la liste UfoUpDates :

« Des qualificatifs supplémentaires (par exemple ‘UK Eyes Only’) peuvent être ajoutés pour renforcer les restrictions, et le principe d’avoir à justifier le ‘Besoin de savoir’ s’applique à tous les niveaux. »

Billy Cox poursuit :

« L’un des rares dossiers qui se situait au rang de ‘Eyes Only’ – connu sous le nom de ‘Projet Condign’ – a été déclassifié en 2006. En 460 pages, il passait en revue des observations enregistrées en Angleterre depuis 1950, et couvrait un large spectre, depuis ce que Pope appelle les ‘terrifiantes collisions évitées’ entre des avions de ligne et des Ovnis, jusqu’à de tortueuses explications du phénomène faisant référence à des ‘champs de plasma’.

Mais cette étude, qui avait été poursuivie de 1996 à 2000, n’avait été lancée qu’à la suite d’un changement d’acronyme opéré par les technocrates : il leur fallait se débarrasser du terme ‘Ovni’ trop connoté et le remplacer par l’insipide ‘UAP’, pour ‘Unidentified Aerial Phenomenon’. En fin de compte, après le ‘Projet Condign’, ils n’auraient plus à se boucher le nez en conseillant à leurs pilotes militaires : ‘Ne tentez pas de surclasser un UAP pendant une interception.’

En bref : il n’y a aucune révélation importante dans les dernières ‘déclassifications’ du MoD. Mais reconnaissons qu’ils tentent de sauver les apparences. »

A propos de l’OVNI en forme de diamant, que les témoins avaient pu observer pendant dix minutes, David Clarke s’est lui-même étonné que le MoD prétende n’avoir pas identifié les chasseurs Harriers, puisque la date de la photographie est connue : le 4 août 1990 à 21 heures.

Nick Pope considère également cette affaire comme l’un des meilleurs cas. Il ajoute sur UfoUpDates :

« L’image qui a été diffusée n’est qu’un dessin, éventuellement exécuté par-dessus la photo. Cela ressemble assez peu à la photographie qui était épinglée sur un mur de mon bureau. »

La conclusion est évidente : les dossiers publiés par le Ministère de la Défense britannique ne contiennent pas toutes les pièces originales, ni d’informations trop précises.

En 2009, le Ministère de la Défense britannique a aussi procédé à une quatrième vague de « déclassification » de documents relatifs au phénomène OVNIs :

Il y a 4.000 pages qui couvrent la période de 1981 à 1996, dont 800 observations entre 1993 et 1996 (609 en 1996).

Les Archives Nationales avaient prévu que l’opération allait être étalée sur trois ans. Les précédentes publications avaient eu lieu en mai et octobre 2008, puis mars 2009.

Comme chaque fois, le docteur David Clarke, maître de conférences à l’Université de Sheffield, a été sollicité pour commenter cette diffusion :

« Il est évident que certaines années, lorsque sortent des séries TV ou des films spectaculaires sur les ‘aliens’, les gens sont davantage portés à témoigner de ce qu’ils ont vu. Ce fut le cas en 1996 avec ‘Independence Day’, et déjà en 1978 avec la sortie de ‘Rencontres Rapprochées du IIIème Type’ de Spielberg. »

Certains des dossiers couvrent des affaires qui avaient été résolues, comme ces vives lumières observées pendant six heures, en mars 1993, qui étaient dues à la rentrée atmosphérique d’une fusée russe.

Mais c’est l’affaire de la forêt de Rendlesham, surnommée “le Roswell anglais”, qui est au centre de l’intérêt des médias. Cela concerne un incident désormais célèbre, survenu en 1980 près d’une base américaine dans le Suffolk. Il a été évoqué dans de nombreux documentaires. L’incident de Rendlesham confirme la position du MoD, exprimée par cet étonnant euphémisme :

« Les rapports que nous avons à traiter montrent qu’il se passe des choses étranges dans le ciel. »

Didier de Plaige (20 août 2009) :

« A propos de la 4ème vague de ‘déclassification’ en Angleterre : les journalistes n’ont pas pris le temps de lire les 4.000 pages publiées. Le lien entre l’augmentation du nombre de témoignages et la sortie de films fantastiques leur a suffi pour rédiger quelques paragraphes. Mais aucun n’a su expliquer à ses lecteurs que ‘Rencontres Rapprochées du IIIème Type’ avait pu donner à l’époque aux témoins d’observations le sentiment passager qu’ils n’auraient plus à affronter la barrière du ridicule.

On ne peut toujours pas attendre de la grande presse qu’elle analyse sérieusement le phénomène : le chroniqueur de ‘Paris Match’ démontre qu’il n’a rien lu des nouveaux documents puisqu’il situe la base militaire de Rendlesham… aux Etats-Unis.

Harry Roselmack, au 20 h de TF1, a cru utile d’ajouter : ‘Ben voyons !’, après la diffusion d’une info sur le sujet. C’est le même présentateur, à peine arrivé sur la chaîne en 2006, qui s’était laissé aller à commenter les premières interdictions de fumer dans certaines entreprises en Irlande, en déclarant : ‘On n’est pas prêt de voir ça en France !’ Il avait évidemment été démenti dans les faits quelques mois plus tard… »

David Clarke, maître de conférences à l’Université de Sheffield, a été choisi par le Ministère de la Défense britannique pour présenter à la presse et “commenter” les vagues successives de « déclassification » des dossiers OVNIs. Le rapprochement qu’il avait esquissé sur les sorties de films et de séries TV avec des « aliens », et l’augmentation des témoignages, a servi de « prêt à penser » à une bonne partie des chroniqueurs. Mais Billy Cox récuse cet argument dans un article pour « DeVoid » : « Le mythe rassurant du rôle d’Hollywood ».

La « déclassification », par le MoD, de 4.000 dossiers sur les OVNIs, portant sur les années 1981 à 1996, a poussé des agences comme « Reuters » à caractériser ce qui a été nommé « l’Effet Will Smith ». Tout cela parce que, selon le consultant OVNIs des Archives Nationales, il serait possible d’établir une corrélation entre les observations et les productions d’Hollywood : des films de science-fiction tels que « Independence Day » et « Men in Black ». Et aussi, bien sûr, les « X-Files » de la Fox. Il avait suffi que David Clarke fasse cette déclaration :

« L’explication la plus plausible des pics de rapports en 1996 et 1997 serait que le public a été davantage sensibilisé par les Ovnis et les ‘aliens’. Ce sont les années où la culture populaire avait été saturée d’images sur le phénomène. »

La plupart des journalistes avaient alors trouvé leur angle d’attaque pour rédiger leurs articles. John Roberts a articulé sa chronique sur CNN de la manière suivante :

« Ces documents du MoD nous montrent en particulier que les observations d’Ovnis semblent culminer dans les époques où les cinémas projettent des films de science-fiction. Serait-ce une coïncidence ? »

Et John Roberts avait ainsi conclu :

« Avec la sortie du film ‘District 9’, il devrait donc y avoir davantage de témoignages dans les jours prochains. »

Dans les années 1990, Paul Meehan a visionné des centaines de films (dont certains remontaient même à 1920) sur les « aliens » venus de l’espace, et il a publié en 1998 : « Les films de soucoupes volantes : Une histoire ufologique du cinéma ». Il reconnaît que ce média a bien la capacité d’implanter quelques idées dans la tête des spectateurs, mais il soutient que les statistiques ne démontrent pas le rôle du cinéma dans l’augmentation des rapports d’observations. Du moins, pas aux Etats-Unis. Paul Meehan apporte cette précision :

« Certaines des plus grandes vagues d’Ovnis se sont produites en 1952, 1957 et 1966-67, et très peu de films concernant les soucoupes étaient sortis ces années-là. »

Son marathon documentaire l’avait même conduit à contempler d’obscurs navets tels que : « Hercule contre les Sélénites », « Le Cerveau maléfique venu des Espaces lointains », ou encore : « The Earth Dies Screaming ».

Paul Meehan attire également notre attention sur le livre « Looking for aliens », paru en 1991, dont les auteurs sont Peter Hough et Jenny Randles. Cette dernière, une ufologue britannique réputée, avait, lors d’une campagne utilisant « The Daily Mail », aidé la Columbia à promouvoir la sortie du film “Rencontres Rapprochées du IIIème Type”. Ses études sur les réactions du public mettent définitivement un terme à l’hypothèse selon laquelle Hollywood pourrait être un catalyseur de rapports d’OVNIs :

« Nous avons analysé l’impact spectaculaire de ce film sur la société, mais clairement démontré qu’il n’avait pas entraîné des vagues de nouveaux rapports, contrairement à ce que les ‘ultra-sceptiques’ avaient bruyamment prédit.

En revanche, il avait encouragé d’anciens témoins à se révéler, parce qu’ils avaient craint le ridicule à l’époque de leurs observations. »

Il est évident que les 609 rapports déposés en 1996 pendant la diffusion en Angleterre de « Independence Day » contrastent avec les 117 de 1995. De même, les 425 rapports de l’année « Men In Black » (1997) n’ont rien de commun avec les 193 de 1998. Mais en reprenant le constat de Jenny Randle sur “Rencontres Rapprochées”, Paul Meehan s’interroge sur le nombre des rapports effectués en 1996 qui en fait concernait des observations antérieures. Il note également :

« ‘Independence Day’ est sorti le 9 août en Angleterre, donc il faudrait comparer les chiffres de janvier à août, et d’août à décembre, avant de prétendre établir une corrélation avec la sortie du film. »

De plus, Paul Meehan ajoute :

« Pour que la théorie de Clarke soit recevable, il faudrait que la même comparaison soit effectuée aux Etats-Unis. Malheureusement, l’US Air Force avait officiellement mis fin en 1969 à ses études sur les Ovnis. »

Il conclut :

« Même si un pic d’observations était finalement constaté en 1996, il est particulièrement facile d’utiliser Hollywood pour discréditer le phénomène. »

“C’est un mythe rassurant”, pour Paul Meehan.

« C’est comme si on nous disait : Dieu merci, nous avons trouvé une explication pour cette année-là, c’est à cause du cinéma ; circulez, il n’y a plus rien à voir. Vous n’avez pas à vous préoccuper du reste. »

L’opinion d’un lecteur, publiée à la suite de l’article de Billy Cox, justifie l’attitude de David Clarke :

« Le problème est qu’il porte un regard beaucoup plus profond sur le sujet, mais il devait lancer cette petite phrase parce qu’il sait que les medias attendent qu’il leur offre une position de repli, afin que leurs lecteurs n’en perdent quand même pas le sommeil. »

En septembre 2009, Nick Pope a publié cette réflexion :

« Parmi les documents déclassifiés par le MoD, certains montrent que notre but principal dans ces enquêtes sur les Ovnis a consisté à tenter de s’approprier le système de propulsion de ces engins – d’où qu’ils puissent venir. En raison de la nature sensible et confidentielle du sujet, il m’est impossible d’être plus précis. » (10)

 

– « Déclassification » en 2010 :

Une nouvelle « déclassification » a eu lieu en février 2010. La précédente opération de « déclassification » remontait au 18 août 2009. Comme chaque fois, c’est le docteur David Clarke qui a été chargé, par les Archives Nationales britanniques, de commenter quelques cas remarquables. Il est l’auteur de « The UFO Files ».

Les 24 dossiers déclassifiés couvrent cette fois la période 1994 à 2000. Ils représentent 6.000 pages et peuvent être téléchargés sur le site Web des Archives Nationales.

L’une des affaires parmi les plus étranges est celle de ce résident d’Ebbw Vale (South Wales), en 1997 : il rapporta l’incident à la police, affirmant que sa voiture avait été encerclée par un “tube de lumière”. Le lendemain, il fut malade, et il présentait une curieuse maladie de peau. Voici ce qu’on lit dans le rapport de police :

« Il lui avait semblé qu’une étoile géante se déplaçait vers son véhicule. Il avait éteint ses phares, et une très vive lumière l’encercla pendant environ cinq minutes. Il lui fut cependant possible de s’éloigner de l’endroit. Cette manifestation était parfaitement silencieuse, il n’y avait rien qui ressemble au bruit d’un avion ou d’un hélicoptère. L’homme se sentit très mal et il était très effrayé. »

Un OVNI a été observé, le 8 mars 1997, non loin du domicile de Michael Howard à Folkestone, dans le Kent, Michael Howard étant alors Ministre de l’Intérieur. Au moins trois témoins oculaires ont repéré, non loin de sa maison, un objet de forme triangulaire et bourdonnant. L’objet aurait oscillé pendant plusieurs minutes avant de s’éclipser dans un flash de lumière.

Voici ce que dit un témoin :

« C’était une chose gigantesque en forme de triangle, qui était beaucoup plus grande qu’un avion ou que n’importe quoi. Il était entouré de lumières à l’extérieur et il y avait aussi une grande lumière sur l’avant de l’engin. Je me suis garé et, pendant ce temps, il s’est éclipsé. »

« J’étais vraiment effrayé par cela et pourtant je ne suis pas stupide. Je ne crois pas à l’existence des ovnis. Ce n’est pas quelque chose que j’avais déjà vu auparavant ou quelque chose que nous aurions pu construire. »

Chris Rolfe (coordinateur de l’organisation ufologique UFOMEK), qui pense que l’OVNI aurait pu être à la recherche de Michael Howard, a fait cette déclaration :

« Il semblerait que l’objet se soit désintéressé de Sophie, une des témoins. La jeune fille, qui a signalé son observation, a pu regarder l’objet pendant un temps assez long.

Cela fait certainement penser que l’objet avait un but, et cela m’a suggéré que cela avait peut-être quelque chose à voir avec Mr Howard. »

UFOMEK a compilé son propre rapport sur cette affaire et l’a transmis au Premier Ministre, au Ministère de l’Intérieur et au Ministère de la Défense.

L’enquête, qui fut menée par la Royal Air Force, vu l’importance de la position de Monsieur Howard, a conclu qu’il n’y avait aucune preuve concernant une activité aérienne non autorisée et qu’il n’y avait eu aucune alerte de sécurité dans la région du Kent à l’époque des faits. Voici une réponse du MoD qui figure dans le dossier :

« Votre lettre mentionne une observation d’Ovni au-dessus de la maison du Ministre de l’Intérieur, Michael Howard, près de Folkestone.

Bien que le Ministère de la Défense ait reçu des rapports d’observations d’un prétendu Ovni près du domicile de Michael Howard, le 8 mars 1997, le MoD confirme qu’il n’existe aucune preuve suggérant une incursion non autorisée dans la région et l’espace aérien du Royaume-Uni à cette date. »

Voici ce que note Nick Pope dans un article publié dans « The Guardian » :

« Il y a bien sûr cet objet triangulaire au-dessus du domicile de Michael Howard à Folkestone, dont la presse a beaucoup parlé. Mais on relèvera aussi par exemple cet Ovni observé en l’air, à Chelsea FC, par un officier de police, et le contrôleur aérien de Prestwick qui a suivi au radar un objet isolé qui se déplaçait à une vitesse ahurissante. Plus dramatique est cet incident du 6 janvier 1995, quand un Boeing 737 en approche de l’aéroport de Manchester a failli rentrer en collision avec un Ovni en forme d’aile delta. Le pilote et un officier supérieur avaient rédigé un rapport officiel. Ni le MoD, ni les autorités de l’Aviation civile n’ont pu trouver d’explication. » (11)

 

– Un sondage :

Un assureur britannique n’a pas manqué de récupérer le thème « alien » pour sa nouvelle campagne de publicité. La compagnie « Esure » a tenu à rassurer ses clients avec ce message : vous ne perdrez pas vos droits en cas de collision avec un véhicule inconnu ou mal assuré.

Mais le plus intéressant est ce sondage sur les « Observateurs d’Objets Volants », qu’il a fait réaliser dans tout le pays par l’Institut ICM (sur un échantillon de 500 adultes de 18 ans et plus) :

« Après la récente mise en ligne de ses ‘X-Files’ par les Archives Nationales, 12% des Britanniques ont reconnu avoir eu une expérience de rencontre rapprochée du IIIème type. »

Cette proportion représente plus de 1,2 million de personnes (soit 2% de la population).

Selon ICM, à propos des secteurs « chauds » de Grande-Bretagne où des OVNIs ont été vus le plus souvent, on trouve en tête la région du sud-est du pays : 23% de la population ont vu un ou plusieurs OVNIs. Viennent ensuite :

1. Sud-ouest : 18%

2. Nord-ouest : 15%

3. Région Est des Midlands : 12%

4. Nord-est : 12%

5. Londres : 9%

6. Yorkshire et Humberside : 8%

7. Pays de Galles : 7%

8. Ecosse : 7%

9. Région Ouest des Midlands : 6%

Mike Pickard, un responsable d’Esure, reconnaît que le thème des « aliens » (et la question de savoir si nous ne serions pas seuls dans l’univers) est un sujet de débat privilégié :

« C’est pourquoi nous l’avons choisi comme axe de notre nouvelle campagne. »

« Depuis que le MoD a publié ses dossiers, les gens sont davantage tentés de regarder vers le ciel pour tenter d’apercevoir une soucoupe. Mais il est vital pour les conducteurs de garder les yeux sur la route – quoiqu’il arrive – afin d’éviter une rencontre rapprochée avec un autre automobiliste. Notre conseil dans les circonstances paranormales : garez-vous sur le côté, serrez le frein à main, téléphonez chez vous et ne paniquez pas ! » (12)

 

– Les caractéristiques des engins :

Le Ministère de la Défense britannique a lâché un peu de lest avec ce texte de présentation, publié dans le cadre de sa nouvelle « déclassification » de documents relatifs aux OVNIs. Cette fois, le MoD a évoqué les caractéristiques d’engins dont les performances sont exceptionnelles : « Les phénomènes aériens ‘non-identifiés’ dans l’espace de la Défense aérienne de la Grande-Bretagne. »

« Le Ministère de la Défense britannique a publié ce rapport en réponse à une requête FOIA, et nous sommes heureux de pouvoir lui donner une audience plus large, selon le protocole de Publication du MoD.

Des informations peuvent avoir été effacées en conformité avec l’article 26 (Défense), l’article 27 (Relations Internationales) et l’article 40 (Informations personnelles) du FOIA 2000.

Il est indiscutable que les phénomènes aériens ‘non-identifiés’ existent. On leur attribue la capacité de se maintenir en suspension, de se poser, de décoller, d’accélérer à des vitesses prodigieuses et de disparaître. »

« Ils sont capables de réaliser des changements de directions instantanés et montrent clairement des caractéristiques aérodynamiques qui sont nettement supérieures à celles de tout engin volant connu ou des missiles – que ces appareils soient pilotés ou non.

On ne comprend pas les conditions dans lesquelles se produisent leurs formations et comment ces formes apparemment massives peuvent se rassembler, se dissocier, fusionner, s’élever, plonger et accélérer. »

« Selon la température des couleurs et la densité de l’air ambiant, ils peuvent être observés visuellement, soit qu’ils génèrent eux-mêmes des plasmas colorés, soit par réflexion de la lumière, ou encore en contre-jour – contrastant sur le paysage en arrêtant les rayons lumineux.

Parfois, et peut-être exceptionnellement, ils se manifestent comme un champ, dont les caractéristiques restent indéterminées, une charge qui semble générée par ces objets massifs volant en formation dissociée. L’espace qui se crée entre eux détermine une surface, perçue comme une forme souvent triangulaire, qui ne réfléchit pas la lumière. C’est un élément majeur qui a été remarqué et qui caractérise ces ‘engins’ noirs de forme souvent triangulaire, dont la longueur peut aller jusqu’à plusieurs dizaines de mètres. » (13)

 

8. Rapports d’OVNIs de la Police britannique :

Il existe un site Web britannique mis en place par le PRUFOS (Police Reporting Ufo Sightings – Rapports d’OVNIs de la Police britannique). Dans la rubrique « Pas en service à l’heure de l’observation » – 00 h 30, Tewkesbury, Gloucestershire, il y a un cas daté de 1976 :

« Un policier en congé a observé un objet énorme en forme de croix au-dessus de l’autoroute M5, à l’arrière de sa maison de Tewkesbury. C’était vers la fin de son service qui s’est terminé à 22 heures au commissariat de police de Cheltenham.

Un bruit sifflant a attiré son attention. En entrant dans son jardin, il a vu l’objet tourner lentement au-dessus de l’autoroute. Il a rapporté qu’il avait la taille d’un avion de ligne civile, et il l’a observé qui se déplaçait à travers les champs vers sa maison. L’objet évoluait à basse altitude (15 mètres). Il a remarqué une lumière rouge au centre des 4 bras en croix. A un moment, l’objet s’est placé de côté, et il a pu constater qu’il était très peu épais.

Il s’est d’instinct précipité chez lui pour prendre une lampe de poche. Puis, en ressortant, il a émis un flash dans sa direction. L’Ovni a semblé réagir et s’est dirigé lentement vers l’autoroute où il a fait une manoeuvre extraordinaire : un bras de la croix est resté stationnaire alors que le reste pivotait sur son axe. Peu après, l’objet s’est éloigné, et il l’a perdu de vue.

C’est la première d’une série de 4 observations faites par ce policier. »

Le journal britannique « The Telegraph » a titré :

« Un hélico de la police donne la chasse à un Ovni après qu’il ait failli le percuter, près d’une base militaire. »

Le pilote a procédé à une manoeuvre très serrée pour éviter d’être percuté par un mystérieux objet volant. L’hélicoptère revenait vers une base du Ministère de la Défense à St Athan, près de Cardiff.

Les trois membres d’équipage, qui ont décrit l’OVNI en forme de « soucoupe », se sont alors mis en chasse, jusqu’à la côte du North Devon, avant de faire demi-tour parce que les réservoirs étaient à sec. C’était en juin 2008. L’hélico de la police galloise se trouvait à une altitude de 500 pieds (160 mètres), en attente de l’autorisation de se poser, lorsque les membres de l’équipage ont remarqué un autre engin qui montait vers eux.

Un porte-parole de la Police du Pays de Galles a déclaré :

« Nous pouvons confirmer que l’assistance aérienne a remarqué un engin inconnu. Un rapport a été communiqué aux autorités concernées afin qu’elles mènent une enquête. »

L’engin se déplaçait à grande vitesse et se dirigeait directement vers l’hélicoptère, lequel a dû virer précipitamment.

« Ils sont persuadés que c’était un Ovni. Cela peut paraître étonnant, mais ils savent ce qu’ils ont vu. »

Les membres d’équipage ont traversé le détroit de Bristol à la poursuite de l’objet volant, mais ils l’ont perdu de vue et ont dû faire demi-tour parce que les réservoirs étaient à sec.

Le « Telegraph » conclut :

« Cette manifestation intervient quelques semaines après que le gouvernement ait publié une grande quantité de dossiers sur les Ovnis concernant la période située entre 1978 et 2002. Ces documents montrent que même des contrôleurs aériens et des officiers de police ont vu des engins étranges dans le ciel britannique. »

L’AFP a affirmé peu après, sans citer la source, que la police avait démenti toute poursuite et indiqué que l’équipage de l’hélicoptère n’avait jamais été en danger. L’agence ne précise pas si l’incident a été filmé par les caméras embarquées.

L’une des trente lanternes lancées à l’occasion d’un mariage aurait-elle abusé les policiers de Cardiff, lesquels avaient poursuivi le mystérieux objet volant jusqu’à la limite de leurs réserves en carburant ? Les trois hommes d’équipage d’un hélicoptère de la police avaient vu monter vers eux cet objet lumineux, alors qu’ils étaient en vol au-dessus de St Athan en juin 2008. Selon un reporter de la BBC :

« La nouvelle s’était répandue dans la presse internationale, mais Lucy et Lyn Thomas pensent que ça pourrait être une de leurs lanternes. Ils les avaient lancées de Cowbridge, et elles s’étaient dirigées vers St Athan près d’une base militaire de la RAF et de l’aéroport de Cardiff. »

« L’équipage de l’hélicoptère de la police avait témoigné avoir vu un Ovni à 00 h 40 le 8 juin, mais n’avait pas pu le filmer avant qu’il disparaisse au-dessus de l’estuaire de Bristol. »

Cette hypothèse de la lanterne de mariage au-dessus de Cardiff, le 8 juin 2008, hypothèse proposée par un reporter de la BBC, a été totalement démentie par la police du sud du Pays de Galles. Le communiqué de son porte-parole parle d’engin inconnu, mais remet sévèrement le tabloïd anglais à sa place :

« La Police confirme que l’équipage de l’hélicoptère a observé un engin volant inhabituel. Cet incident a été rapporté aux autorités compétentes chargées de l’enquête. Il circule aujourd’hui dans nos cieux des quantités d’engins volants qui ont des caractéristiques très variées, et il est très probable que cette observation a confirmé que l’un de ceux-là était en l’air à ce moment-là. »

Informations complémentaires de la police galloise :

– Ce n’était pas une soucoupe volante et ce n’est pas la forme qui a été décrite.

– L’hélicoptère n’a pas été attaqué et il n’a pas poursuivi cet engin volant à travers l’estuaire de Bristol, en direction de la côte du North Devon.

– Cet engin volant inhabituel ne s’est pas dirigé à grande vitesse vers l’hélicoptère, qui n’a pas eu à faire une manoeuvre brusque pour éviter une collision, et l’équipage n’a pas risqué sa vie.

« Nous n’avons confirmé aucun des détails de l’histoire publiée par ‘The Sun’, dont un grand nombre sont inexacts. »

« The Telegraph » du 4 février 2009 a rendu hommage au travail minutieux du policier anglais Gary Heseltine (48 ans) qui a fondé le PRUFOS (Rapports d’OVNIs de la Police britannique) en 2003. Cette base de données, réservée aux cas d’OVNIs signalés par des policiers, a enregistré 310 incidents sur 6 ans.

En 2009, le nouveau rapport annuel du PRUFOS a affiché 50 nouveaux cas signalés par 106 officiers de police.

Gary Heseltine, qui habite à Wakefield (West Yorkshire), est également le fondateur du « UFO Monthly », intégré depuis 2004 dans l’UFODATA Magazine. L’idée de monter sa base de données lui était venue dès les années 1990, quand il avait découvert, dans un magazine consacré aux OVNIs, des témoignages de pilotes militaires confirmés par des observations radar.

Le policier explique pourquoi les rapports de ses collègues sont particulièrement fiables :

« Nos agents ont tous été formés à produire des descriptions détaillées et se gardent de toute interprétation. Par conséquent, ce sont des témoins hautement crédibles. »

L’un des rapports parmi les plus marquants est celui de son collègue Alan Godfrey qui avait observé un OVNI en forme de diamant, en lévitation à 1 mètre 50 au-dessus d’une route à Todmorden, West Yorks, en 1980. Le policier avait essayé de contacter sa base, mais sa radio ne fonctionnait plus. Il n’avait pas réussi à sortir de son véhicule, aveuglé par une intense lumière blanche. Quand il avait repris connaissance, 40 minutes s’étaient écoulées, il était toujours au volant mais un peu plus loin sur la route, et l’OVNI avait disparu. Lors d’une régression hypnotique, le policier raconta qu’il avait été enlevé dans le vaisseau et examiné par de petites créatures.

Gary Heseltine a lui même observé deux manifestations d’OVNIs. (14)

 

9. Vidéos d’OVNIs :

Nous avons la vidéo du Caporal Mark Proctor, âgé de 38 ans, lequel était en patrouille de nuit à Tern Hill avec deux collègues.

« Le Ministère de la Défense étudie le document et a ordonné à son auteur ainsi qu’à ses coéquipiers de garder le silence sur cette affaire. »

On peut regretter que l’information soit relayée par « The Sun » plutôt que par d’autres journaux plus crédibles. Cependant, Nick Pope a réclamé une enquête officielle. Voici ce qu’a déclaré l’ancien chargé de mission auprès du Ministère de la Défense britannique pour les affaires d’OVNIs :

« Il est très important que le phénomène ait été filmé par des militaires, ce sont des témoins intéressants. Cet objet semblait pulser pratiquement sur toute l’étendue du spectre des couleurs, et c’est assez inhabituel. Ce ne peut être le cas d’un avion de ligne ni d’un satellite, et ça se déplaçait trop lentement pour être une météorite ou une étoile filante. »

Il existe aussi une vidéo d’un OVNI triangulaire filmé à proximité de Southampton, en Grande-Bretagne, le 1er juin 2008. Voici les détails concernant cette vidéo :

Vitesse de la voiture : moins de 80 kilomètres/heure.

Lieu : Sur la A3024 (Millbrook Road Est – juste avant qu’elle devienne Mountbatten Way), se dirigeant à l’est (vers le centre ville), une zone où la vitesse est limitée à 80 kilomètres/heure.

Type de caméscope : SonyEricsson W910i.

Météo : Peu de nuages, journée agréable.

Heure : environ 14 heures 30.

L’objet tournait sur lui-même.

Le « Daily Echo », qui avait publié le rapport initial, titrait le 14 juin 2008 : « Le mystère n’est toujours pas résolu. » La rédaction a continué de recueillir des témoignages sur ce triangle aperçu au-dessus de Shirley et Millbrook.

Dilys Bartlett et sa famille étaient dans leur jardin le dimanche 1er juin 2008 :

« L’objet n’a pas semblé se déplacer latéralement, il a seulement glissé vers la couche de nuages où il a disparu. »

Madame Bartlett a écarté la possibilité que ce soit un cerf-volant, « parce qu’il n’y avait aucun vent ce jour-là ».

Un autre lecteur, Leonard Cattley, a vu la même chose :

« Il est resté immobile pendant 15 minutes et nous l’avons observé attentivement. Dans le cas d’un cerf-volant, il aurait été immense. Cela ressemblait à un bombardier furtif mais complètement silencieux. J’ai travaillé à l’aéroport d’Heathrow et je connais bien les avions ; cet objet était totalement inédit pour moi. »

Les responsables de l’aéroport de Southampton ont ouvert une enquête.

Cependant, l’hypothèse de sacs en plastic gonflés à l’air chaud a été évoquée. Ce genre d’article a entraîné d’autres lecteurs à se manifester, au point d’alimenter pratiquement une rubrique permanente. On a rapporté des formes étranges dans le Hampshire. (15)

 

10. Article de Nick Pope dans le “New York Times” :

Dans un article – « Menaces volantes non-identifiées » – du New York Times, Nick Pope, l’ancien chargé de Mission auprès du Ministère de la Défense britannique, a jugé que les circonstances étaient assez opportunes pour provoquer une réaction dans l’opinion américaine, et ce au nom de la sécurité nationale.

En début d’article, l’auteur et enquêteur a fait une allusion à une menace terroriste. Il estime que les Etats-Unis sont trop dépendants de la technologie radar et qu’en bien des cas les gens peuvent observer des OVNIs alors que les radars ne les perçoivent pas :

« Le 7 novembre 2006, des pilotes et des employés de l’aéroport O’Hare de Chicago ont vu un objet discoïdal stationner au-dessus du tarmac pendant plusieurs minutes. Mais en l’absence de trace radar, la FAA n’a pas mené d’enquête. Le radar n’est donc pas un moyen fiable de détecter certains objets.

Des filtres sont installés sur certains systèmes qui rejettent les signaux considérés comme anormaux. Cette faille pourrait être exploitée par des groupes terroristes.

Le gouvernement américain a cessé de mener des enquêtes sur les Ovnis depuis 1969, lorsque l’Air Force a mis fin au ‘Projet Blue Book’ qui représentait un effort d’analyser scientifiquement toutes les observations afin de voir si certaines manifestations pouvaient constituer une menace en termes de sécurité nationale. La Grande-Bretagne et la France, en revanche, continuent d’étudier ces phénomènes parce que ces pays restent préoccupés de préserver leur espace aérien contre toute intrusion étrangère ou tout dispositif étranger en orbite qui pourrait venir collecter du renseignement.

La plupart des incidents qui ont été analysés en Angleterre ont été facilement élucidés ; il s’agissait de méprises au sujet d’étoiles et de planètes, de lumières de signalisation aérienne, de satellites ou de météorites. Mais dans certains cas nous avons connu des situations où la sécurité nationale ou la navigation aérienne étaient concernées. Par exemple, le 26 décembre 1980, plusieurs témoins présents sur deux bases américaines de l’Air Force installées en Angleterre ont signalé un atterrissage d’Ovni [Bent Waters/Woodbridge]. En examinant le site, on a constaté des marques sur le sol et un niveau de radiations qui était nettement supérieur à la normale. D’autres témoins, sur la même base, ont rapporté qu’ils avaient vu cet Ovni les nuits suivantes. L’adjoint du Commandant de la base a consigné par écrit que l’engin volant avait émis des faisceaux lumineux en direction de la zone la plus protégée de la base – ce qui représente évidemment une atteinte à la sécurité.

Les 30 et 31 mars 1993, il s’est produit une vague d’Ovnis sur la Grande-Bretagne. Un témoin a décrit un vaisseau triangulaire qui a survolé lentement une base de l’Air Force avant d’accélérer soudain et de disparaître à l’horizon en un instant ; il volait à une vitesse plusieurs fois supérieure à celle d’un jet. L’armée britannique a établi ce rapport : ‘Il nous semble disposer des preuves qu’un objet non-identifié (ou plusieurs objets) d’origine inconnue était en vol au-dessus de la Grande-Bretagne ce jour-là.’

Le 23 avril 2007, le pilote d’un avion de ligne et quelques passagers ont signalé un immense Ovni en forme de cigare – le pilote a estimé sa longueur à près de 1,6 km – près des Iles de la Manche. Au même moment, les contrôleurs aériens ont averti le pilote qu’ils avaient un écho radar, s’agissant d’un ‘parcours d’objet inconnu’.

En outre, on a enregistré plusieurs incidents où des collisions ont été évitées de justesse entre des Ovnis et des avions – au point que le Ministère de la Défense et l’Autorité de l’Aviation Civile britannique ont préconisé aux pilotes, s’ils devaient rencontrer quelque chose, de ‘ne pas effectuer de manoeuvres, si ce n’est pour tenter de se placer, si possible, de manière que l’objet reste derrière eux’.

Les Etats-Unis ne sont pas moins vulnérables que l’Angleterre et la France face aux menaces contre la sécurité et en ce qui concerne les risques aériens. L’Air Force américaine ou la NASA devraient rouvrir les enquêtes sur le phénomène Ovni. Cela ne signifierait pas que le pays s’est soudain mis à croire aux petits hommes verts. Cela serait simplement reconnaître la possibilité que les seuls radars ne peuvent suffire à nous dire ce qu’il y a de ce côté. »

Il faudrait évidemment que la position officielle de l’US Air Force, consistant à dire que l’armée n’enquête plus sur les OVNIs, soit révisée… (16)

 

11. Observations en 2006-2008 :

Depuis le début de l’année 2008, 150 manifestations ont été rapportées aux services de police, ou signalées auprès des bases militaires ou encore au Ministère de la Défense. Sur l’ensemble de l’année 2007, il n’y avait eu que 135 rapports, et 97 en 2006. Une vague comparable en ampleur a touché, en 2008, l’Australie.

Laura Clout a cité dans « The Telegraph » le chercheur et ufologue Malcolm Robinson :

« Il se passe des choses étranges dans le ciel du Royaume-Uni. Je m’intéresse à ce phénomène depuis 30 ans, et nous avons affaire à quelque chose qui est bien réel et dépasse l’entendement humain. »

Fin octobre ou début novembre 2008, dans la région de Chorley située au nord-ouest de l’Angleterre, 14.000 foyers ont été privés d’électricité pendant quelques minutes, suite à une panne affectant deux relais. Le « Lancashire Evening Post » a rapporté qu’au même moment, John Szwarc, de Greenside, se trouvait en voiture avec son épouse sur Runshaw Lane. Ils ont déclaré avoir vu deux objets étranges dans le ciel :

« Ces deux Ovnis étaient des formes différentes…

L’un formait une immense croix lumineuse de couleur argentée. Pour ma femme, sa couleur était plutôt dorée. L’autre était une petite sphère, un objet rond, mais il brillait de la même manière. Ils se trouvaient immobiles dans le ciel et ils ont disparu en même temps. C’était une très grande croix, très imposante, et de forme étrange. Cela n’a duré que quelques secondes, mais suffisamment pour nous permettre de réaliser que nous observions un phénomène inconnu. Il ne pouvait en aucune façon s’agir de débris spatiaux ou de choses de ce genre. J’avais déjà entendu dire que des Ovnis avaient pu être impliqués dans des coupures de courant. »

La compagnie United Utilities a confirmé l’incident :

« Il y a toutes sortes de raisons qui pourraient expliquer qu’un câble dans une station relais soit défectueux. C’est la première fois qu’on associe une panne à une manifestation d’Ovni. »

Un porte-parole du MoD a attendu de voir si quelques rapports d’observations lui seraient transmis. Le BUFORA (British UFO Research Association), basé à Londres, a été saisi de l’affaire, mais son site Web n’est pas à jour.

Avec 285 cas d’OVNIs pour 2008, le Ministère de la Défense britannique a vu doubler le nombre des rapports annuels. Selon « The Telegraph » :

« Les observateurs considèrent que cette hausse est spectaculaire, la plus importante des dix dernières années. En 2007, le chiffre était de 135, mais seulement de 97 pour 2006. »

Le cas du 12 février 2008 a particulièrement retenu l’attention des medias :

« Un vaisseau s’est maintenu immobile au-dessus du Parlement. Il présentait des lumières vertes, rouges et blanches. Il a pu être observé pendant une heure et demie, depuis la Chambre des communes située en face. »

Nick Pope, l’ancien responsable du “Bureau OVNIs” du MoD, a fait ce commentaire :

« Cet incident est particulièrement intéressant. Bien que les couleurs soient généralement associées à des avions, on peut penser que les témoins auront quand même su faire la différence. »

Trois jours plus tôt, un témoin avait vu un objet semblable à Ashton Keynes (Wiltshire) – un endroit réputé pour ses manifestations d’OVNIs et aussi ses crop-circles.

Parmi les 285 nouveaux dossiers, il y a celui d’un policier qui se trouvait à Brightlingsea, dans l’Essex, le soir du Nouvel An :

« Il s’agissait d’une lumière intense dans le ciel, de couleur jaune orangée, assez imposante, à une altitude de 500-700 mètres. Elle s’est déplacée très lentement, en arc de cercle, puis s’est immobilisée au-dessus de l’estuaire, entre Brightlingsea et East Mersea. Elle est ensuite montée à la verticale et a disparu très rapidement. »

En mars 2008, un témoin a rapporté qu’il avait vu à Rainham, dans le Kent, un engin en forme de soucoupe qui faisait vingt fois la taille d’un avion :

« Il y avait cinq ou six lumières en dessous, qui émettaient des flashs. »

Nick Pope a fait cette constatation :

« Quelques dates montrent une activité plus intense. Par exemple, le 12 juin on a noté six cas dans le pays. La même chose s’est produite le 27 juillet. » (17)

 

12. Le témoignage d’un officier de la Royal Air Force :

Le News Scotsman a sorti une affaire embarrassante pour le Ministère de la Défense britannique : « Un officier de la RAF (Royal Air Force) rompt le silence après 37 ans. » Il s’agit d’un article de Marc Horne.

« C’est une rencontre rapprochée officielle. Un ancien officier de la RAF a prétendu que les Ovnis sont réels et qu’ils ont pénétré dans l’espace aérien de la Grande-Bretagne. Le Commandant Alan Turner avait dû prêter serment après avoir détecté au radar une série d’objets ‘non-identifiés’ qui se déplaçaient à des vitesses incroyables au-dessus du sud de l’Angleterre. »

Le récit d’Alan Turner est particulièrement gênant parce que la Reine avait décerné au Commandant le MBE (Ordre de l’Empire Britannique) en 1984. Alan Turner a choisi de s’exprimer publiquement malgré sa promesse de garder le secret. En outre, il a ironisé sur la position des autorités pour lesquelles il pourrait exister « d’autres explications possibles », qualifiant ces autorités de « stupides et arrogantes ». Il a maintenu sa version qui n’exclue pas une manifestation extraterrestre.

Alan Turner (alors âgé de 64 ans) a dirigé le contrôle aérien sur la base RAF de Lossiemouth. L’ancien radariste ressasse depuis des décennies ce qui s’est passé, au cours de l’été 1971, au-dessus de la côte de Sopley située au sud-ouest de l’Angleterre. Il commandait à l’époque une équipe de treize hommes affectés à la surveillance aérienne pour repérer d’éventuelles incursions soviétiques. Ce jour-là, son unité a été mise en état d’alerte par un évènement soudain et inattendu. Voici ce qu’Alan Turner a raconté au journaliste :

« Je me souviens parfaitement bien que tout le monde s’est exclamé : ‘Bon sang, qu’est-ce c’est ?’. Je me suis assis devant une console, et ils me criaient de regarder vers l’est de Salisbury Plain.

Les objets se trouvaient à environ 1.000 mètres d’altitude lorsqu’ils sont apparus, et ils ont grimpé si rapidement que, au moment de disparaître du radar, ils étaient à plus de 20.000 mètres. Aucun avion de combat de l’époque n’aurait pu atteindre une telle altitude en parcourant seulement 60 kilomètres. »

Pour tenter de résoudre ce mystère, Alan Turner avait alors demandé à un jet Canberra de la RAF, qui revenait d’Allemagne de l’Ouest, de se dérouter pour intercepter l’intrus.

« Lorsque le pilote s’est approché à un peu moins de 2 kilomètres de cet écho particulier, il nous a communiqué – d’une voix qui trahissait son excitation – que son radar avait accroché quelque chose qui grimpait ‘à toute allure’. Ni le pilote ni son navigateur n’avaient pu établir de contact visuel avec ce qui se trouvait là. »

Peu après, Alan Turner avait été convoqué au bureau du Chef de l’escadron, où il fut interrogé au sujet de l’incident par deux hommes en civil qui ne se sont pas présentés.

« On m’intima l’ordre, ainsi qu’à tous ceux qui étaient présents ce jour-là, de ne jamais raconter ce que nous avions vu. »

Alan Turner a pris sa retraite en 1995. Il lui a été confirmé qu’il n’y avait dans la région, au moment de cet événement, aucun exercice en cours, classifié ou non, ni aucun lâché de ballons météo.

« Je n’ai aucune idée de ce que c’était, mais je n’écarterai sûrement pas la possibilité qu’il s’agissait d’engins venus d’un autre monde. Il est parfaitement possible que nous soyons visités par des extraterrestres. »

Commentant les déclarations « apaisantes » des autorités, Alan Turner a fait ce commentaire :

« C’est extrêmement arrogant et stupide de penser que nous serions seuls dans l’Univers. »

Alan Turner a pensé que le moment était venu de rompre son silence et il a accepté une invitation du présentateur d’une conférence internationale sur les OVNIs, conférence qui a eu lieu à Pontefract, dans le Yorkshire.

« J’ai parlé avec trois anciens compagnons de l’Air Force qui avaient occupé des postes responsables, et ils ont vu le même genre de manifestations, mais ils avaient décidé de n’en rien raconter parce qu’ils pensaient que leurs supérieurs en viendraient à douter de leur intégrité. C’est pour cette raison que j’ai gardé le silence pendant si longtemps, mais je sais ce que j’ai vu. » (Alan Turner)

« The Paracast » a reçu le Commandant Alan Turner et l’enquêteur Philip Mantle.

« The Real X-Files » est une conférence publique en Angleterre sur les OVNIs qui s’est tenue en octobre 2008 à Pontefract, dans le Yorkshire, celle-ci ayant été organisée par les éditeurs du magazine « UFO DATA ». Il y eut, à cette occasion, la première apparition publique du Commandant Alan Turner, MBE (retraité de la RAF). Il a exposé son observation de six OVNIs repérés par des radars militaires sur la base RAF de Sopley en 1971. Le docteur Roberto Pinotti est venu d’Italie pour évoquer la diffusion des dossiers militaires dans son pays. Brian Allan, chercheur écossais, a évoqué les « portails » et les « zones ouvertes » en Angleterre et aux USA. Gary Heseltine, inspecteur de police, a exposé les objectifs de son intéressante base de données qui regroupe les observations d’OVNIs de ses collègues policiers de Grande-Bretagne. (18)

 

13. Une éolienne endommagée :

Cette histoire d’une éolienne endommagée à Conisholme, dans le Lincolnshire (GB), a intrigué les medias anglophones, jusqu’en Australie :

Il y avait, depuis avril 2008, une vingtaine d’éoliennes installées à Conisholme. L’une des turbines a perdu une pale de 20 mètres de long et une autre était très abîmée. L’équipe de Dale Vince, fondateur de la compagnie « Ecotricity » et propriétaire du site, a enquêté sur cette anomalie. Selon Dale Vince, l’incident était « exceptionnel » :

« Nous n’avons aucune explication pour le moment. D’ordinaire, ces pales sont extrêmement résistantes. »

Robert Palmer, conseiller régional, a déclaré avoir vu une lumière qui semblait stationnaire au-dessus de la turbine :

« Ce n’était pas comme une fusée éclairante, c’était une forme circulaire de couleur blanche. »

Russ Kellett (du Flying Saucer Bureau) et les ufologues de la région ont reçu de nombreux rapports d’activités aériennes inconnues dans cette zone. Leurs équipes étaient sur place à la recherche d’indices.

« Samedi soir, quelqu’un a vu ce qu’il a d’abord pris pour un avion volant à basse altitude. Un autre a entendu un bruit sourd et violent dans la nuit de dimanche. J’ai reçu plus de 30 appels téléphoniques et des emails. »

Voici ce qu’a ajouté Russ Kellett :

« Un objet capable de toucher deux des pales devrait au moins mesurer 50 à 60 mètres de long. »

Dorothy Willows conduisait quand elle a vu « des lumières étranges » dans le ciel nocturne :

« Elles se dirigeaient vers le groupe d’éoliennes. Ensuite, j’ai vu un objet qui volait assez bas, également en direction des turbines. »

Quelques heures plus tard, il y a eu comme une explosion :

« Mon mari a été réveillé par le bruit à 4 h du matin. »

D’autres résidents locaux ont raconté au « Sun » que les lumières évoquaient des boules de feu. Commentaire de Lesley Whittingham (71 ans), ce témoin ayant pu prendre une photo :

« C’était comme une explosion géante dans les airs. »

Depuis sa fenêtre qui donne sur le jardin, John Harrison a vu « une énorme boule de lumière au-dessus du complexe, avec des tentacules, dont certaines touchaient le sol ».

« C’était immense, on aurait dit une pieuvre. »

Pour le docteur Peter Schubel, de l’Université de Nottingham, une charge de dix tonnes pourrait causer de tels dégâts sur une éolienne à l’arrêt.

« Mais il en faudrait beaucoup moins pour endommager une turbine en mouvement. »

Il a complètement écarté la possibilité que ce soit un oiseau.

« Il se peut qu’un morceau de glace ait été projeté par une autre des éoliennes. Il faudrait pour cela que le système de dégivrage n’ait pas fonctionné. »

Le Ministère de la Défense n’a pas été concerné par cet incident. Son porte-parole s’est exprimé de la sorte :

« Le MoD n’étudie que les rapports permettant d’établir si l’espace aérien de la Grande-Bretagne a été menacé par des activités hostiles ou de type militaire, et non autorisées. »

Les tabloïds anglais ont titré : « Un Ovni a percuté une éolienne ». La piste d’un objet volant inconnu est restée ouverte, mais certains individus ont envisagé qu’une pale, en tombant, aurait pu endommager l’autre.

Ed Crooks, journaliste au « Financial Times », a déclaré qu’il était présent dans la région, mais sans autres précisions, pour l’anniversaire des 80 ans de Peter Bell, un fermier qui habitait tout près de la centrale éolienne. Des feux d’artifice avaient été tirés pour l’occasion, ce qui expliquerait selon lui les lumières en forme de pieuvre… On est cependant très loin des récits des témoins.

Des morceaux de la pale retrouvée au sol ont été envoyés en Allemagne afin que le constructeur, la société Enercon, puisse les analyser. Le matériau est du plastique armé à la fibre de verre.

Une source au Ministère de la Défense aurait confié à Chris Irvine, du Telegraph, qu’il devait s’agir d’un drone expérimental en vols d’essais. Le Taranis aurait pu être testé sur une étendue côtière à Donna Nook et North Coates, à 6 kilomètres au nord-est de la centrale. Mais, pour le journaliste, le prototype était toujours en cours d’assemblage.

Les tests en vol du Taranis étaient bien prévus au début de l’année 2009. Aucun rapport n’a été publié qui signalerait un atterrissage d’urgence dans la région. Mais on ne doit pas forcément s’attendre à ce que tous les incidents, surtout de vols expérimentaux, soient rendus publics.

Le Projet Taranis, du nom du dieu celte de l’orage, a été lancé le 7 décembre 2006 par le Ministère de la Défense britannique. Ce programme, conduit par « BAe Systems », devait permettre d’explorer des technologies avancées en prélude à la conception des futurs drones de combat. Le Taranis avait la taille d’un avion d’entraînement Hawk, ce qui en faisait le plus grand drone alors réalisé. Il devait bénéficier des technologies furtives. Il n’était pas envisagé de l’utiliser pour larguer des bombes, seulement pour les transporter. Le Taranis devait être entièrement autonome.

« Cela pourrait être l’un des incidents d’Ovnis parmi les plus marquants de ces dernières années. Cette affaire est particulièrement intéressante parce que ça nous change des récits sans images ou des photos montrant de vagues lueurs dans le ciel. Cette fois, nous pouvons constater des effets physiques, ce qui nous donne une occasion rare de poursuivre l’enquête par l’analyse des pales de la turbine. » (Nick Pope)

L’ancien expert du Ministère de la Défense envisageait que la Guerre froide n’était pas totalement terminée :

« Quand on observe où se situe la région de Louth, sur la côte est, on peut envisager que les gens aient pu voir un avion de reconnaissance envoyé par les Russes, peut-être même un engin sans pilote. Les Russes pourraient-ils utiliser un appareil secret pour tester nos défenses aériennes ? Je pense que le MoD devrait être concerné. » (19)

 

14. Observations en 2009 :

Voici ce qu’on lit dans un article publié en septembre 2009 dans le Daily Star :

« En Grande-Bretagne, cette année 2009 semble battre tous les records pour le nombre des observations. Selon le département concerné, au Ministère de la Défense, le nombre de témoignages a triplé depuis l’an dernier.

Depuis janvier, 394 personnes ont déjà rapporté avoir vu des formes étranges dans le ciel d’Angleterre.

Le précédent record était de 331 observations pendant la même période en 1997. Pour mémoire, le nombre total en 1978 était de 750 rapports.

Les experts parlent maintenant d’une ‘vague’ ou ‘d’une période de manifestations plus concentrées’. »

Un pilote a rapporté avoir vu un cylindre noir de 8 à 10 mètres de long au-dessus de son avion, alors qu’il survolait Otmoor, dans l’Oxfordshire. Les contrôleurs aériens se sont adressés au Ministère de la Défense britannique, après que les responsables de l’aéroport le plus proche aient déclaré ne pas vouloir s’en occuper.

Des employés de l’aéroport de Jersey avaient lancé une autre alerte lorsqu’un objet orange et brillant avait été repéré en vol stationnaire au-dessus de Gorey Castle. Parmi eux, Paul Holley a ainsi commenté : « Cela ne ressemblait à rien de connu. »

Voici ce qu’a dit Gary Heseltine, un officier de la police des transports qui est également un ufologue bien connu (il était responsable de la base de données ‘‘PRUFOS’’) :

« On peut effectivement parler d’une vague. Le nombre d’observations doit être bien plus élevé parce que beaucoup de personnes ne se manifestent pas auprès des autorités de crainte d’être ridiculisées. » (20)

 

15. Un livre de David Clarke :

Maître de conférences à l’Université de Sheffield, David Clarke a été choisi par le MoD (Ministère de la Défense britannique) pour présenter chaque nouvelle vague de « déclassification ».

Les Archives Nationales ont publié, en 2009, son quatrième ouvrage sur les OVNIs : « The UFO Files – The Inside Story of Real-Life Sightings ». Voici un extrait de la note de présentation :

« Ce livre raconte cent ans d’observations s’appuyant sur des rapports qui avaient été classifiés aux Archives Nationales. Il révèle des cas extraordinaires exposés par des témoins, mais démontre aussi que les autorités ont enquêté sur le sujet bien avant la Première guerre mondiale, même si les termes ‘Ovni’ et ‘Soucoupes volantes’ ne sont apparus qu’au milieu du XXème siècle. »

David Clarke a retrouvé des rapports et des enquêtes, conduits dans les années 1920 par les Services météo (le Met Office), qui suggèrent des manifestations d’OVNIs. Il signale que les rapports publiés par le MoD ne sont pas complets.

Linda Moulton Howe, qui s’est surtout intéressée au chapitre qui expose le Project Condign, pense que « c’est un sujet qui devrait motiver la presse britannique ». Cette étude conduite de 1997 à 2000 concernait les UAPs (Unidentified Aerial Phenomena).

« Le MoD avait cessé d’utiliser le terme UFOs (Unidentified Flying Objects) au début des années 50, parce que le sigle était devenu synonyme pour le public d’engins extraterrestres.

‘Condign’ (‘punition adéquate’) concerne l’étude d’un phénomène politiquement inacceptable mais qui persiste à se manifester dans le ciel, sur les mers et aussi sur terre.

L’équipe d’analystes des services de renseignement du MoD, dans le cadre du ‘Project Condign’, avait rédigé un rapport SECRET de 465 pages sur les UAPs constatés dans l’espace aérien britannique, entre 1997 et 2000. »

En page 3 du Sommaire, ils avaient utilisé une photographie en couleurs comme exemple d’UAP. Elle provient de la vague belge en 1990. (Note d’Alain Moreau : Il s’agit manifestement de la photo qui s’est ensuite avérée être un canular, à savoir la photographie d’un modèle réduit.)

« Le rapport du ‘Project Condign’ sur les UAP/UFO fut déclassifié et publié pour la première fois le 15 mai 2006. Il rangeait les phénomènes aériens ‘non-identifiés’ dans la catégorie des plasmas et autres phénomènes naturels inexpliqués, bien que d’autres analystes, restés anonymes, aient estimé que des intelligences extraterrestres pouvaient être impliquées. »

David Clarke n’a pas manqué de revenir sur l’incident de la forêt de Rendlesham. Il a raconté plusieurs cas d’« abductions », de rencontres rapprochées, d’« avions fantômes », et il a abordé les crop circles. L’auteur, qui a conduit ses propres interviews, a rassemblé des témoignages de pilotes civils et de nombreux militaires. (21)

 

16. Fermeture, au MoD, du “programme OVNIs” :

En décembre 2009, Nick Pope a fait cette annonce sur son Blog :

« A compter du 1er Décembre 2009, le Ministère de la Défense britannique a mis fin à son programme Ovnis, clôturant plus de 50 ans de recherches et d’enquêtes.

Cette information devait passer inaperçue sous la forme d’un simple amendement à un document qui figure dans la section ‘Freedom of Information’ du site web du MoD, intitulé : ‘Comment rapporter une observation d’Ovni’.

L’annonce est rédigée ainsi : ‘Depuis plus de cinquante ans, aucun témoignage d’Ovni n’a apporté la preuve d’une menace potentielle pour le Royaume-Uni.’ Il est précisé : ‘Le MoD ne donnera plus suite aux témoignages d’Ovnis et ne procèdera plus à des enquêtes.’

Ayant moi-même travaillé pour le programme Ovni de 1991 à 1994, je suis contrarié de voir le MoD se désengager de cette manière. Je pense que les preuves existent de violations de l’espace aérien britannique par des engins inconnus, que ces intrusions doivent automatiquement relever de la Défense et qu’elles doivent faire l’objet d’enquêtes approfondies.

En réalité, je suis certain qu’on continuera à s’intéresser aux observations des pilotes et aux objets repérés sur nos radars, même si ça ne doit pas être dans le cadre d’un programme formellement consacré aux Ovnis. Depuis les années cinquante jusqu’à ce jour, le MoD a reçu environ 12.000 rapports d’Ovnis. La plupart correspondent à des erreurs d’interprétation sur des objets et des phénomènes ordinaires, mais 5% n’ont pas trouvé d’explications. »

Au fond, le Ministère de la Défense a légèrement modifié un texte destiné au public, mais il n’y a rien de nouveau puisque sa position officielle a toujours consisté à dire : « Nous n’enquêtons pas sur un phénomène qui ne menace pas la sécurité aérienne. » Cette nouvelle n’a pas dû manquer de surprendre de nombreux militaires, comme l’Américain Milton Torres, ancien pilote de chasse de l’US Air Force affecté sur la base RAF de Manston, dans le Kent, auquel on avait ordonné de tirer ses 24 missiles sur un OVNI repéré au-dessus de East Anglia le 27 avril 1957.

Il existe apparemment des avis divergents au sein du Ministère… Le 17 août 2009, « The Guardian » avait recueilli ce commentaire contradictoire :

« Les rapports que nous avons à traiter montrent qu’il se passe des choses étranges dans le ciel. »

Cela s’est traduit concrètement par la fermeture de la ligne téléphonique accessible au public.

Greg Boone s’est étonné sur la liste « UFO Updates » :

« Pourquoi veulent-ils se priver d’enquêter sur des objets volants non-identifiés ? Est-ce que ça signifie qu’ils renoncent à surveiller le ciel pour y détecter toutes possibilités d’intrusions d’engins expérimentaux, voire terroristes ? Le Royaume-Uni a-t-il définitivement écarté la menace des vols incontrôlés ou des avions kamikazes ? »

L’information était peu après reprise par « The Telegraph » :

« Les responsables du MoD ont décidé de fermer un bureau dont les frais de fonctionnement se montaient à 55.000 Euros par an, avec une ligne de téléphone publique et un service de courrier. »

Le personnel avait été transféré en 2008 du siège de Whitehall vers le « RAF Command » de High Wycombe, dans le Buckinghamshire. Un porte-paroles a donné cette explication :

« Le MoD n’a pas d’avis sur l’existence des extra-terrestres. Il n’a pas particulièrement la capacité d’identifier la nature des Ovnis. En conséquence, ses ressources peuvent être mieux utilisées. »

L’ensemble de la presse britannique résume les commentaires de Nick Pope en une phrase :

« C’est scandaleux ! La porte est laissée grande ouverte aux attaques terroristes. » (22)

 

17. Les nouvelles directives du MoD :

Le Ministère de la Défense britannique a décidé de ne plus tenir compte des rapports d’observations d’OVNIs qui lui seraient adressés.

David Clarke a expliqué sur son Blog les nouvelles directives du MoD. Il était le mieux placé pour confirmer que le Ministère de la Défense britannique allait détruire tous les rapports d’OVNIs qui lui seront adressés, « afin de ne plus avoir à répondre aux requêtes FOIA des citoyens ». Les détails qu’il a exposés permettent de mieux comprendre comment le gouvernement anglais a été amené à prendre cette décision.

« Cela signifie que les rapports relatifs à toute nouvelle observation – y compris celles provenant de sources crédibles comme des personnels navigants, des opérateurs radar ou des policiers – seront détruits après 30 jours. C’est ce que montre un document confidentiel daté du 25 novembre 2009, que j’ai obtenu selon la procédure FOIA.

J’en ai remis des copies à l’Association des journalistes ainsi qu’à Channel 4. Le site web de la chaîne a décidé de le publier.

La mise en place de ce nouveau protocole avait été décidée lors d’une réunion du MoD en novembre 2009, juste après la décision de fermer le Bureau Ovni et le ‘téléphone rouge’ accessible au public. Selon les responsables, ‘ce dispositif n’était pas utile aux services de la Défense et suscitait de trop nombreux échanges de courriers qui ne relevaient pas de l’activité ministérielle’. Cette décision avait été approuvée par le député Kevan Jones, actuellement sous-secrétaire d’Etat à la Défense :

‘ … les rapports d’observations… ne nécessiteront qu’une réponse standard et, selon l’avis rendu par Corporate Memory et les Archives Nationales, ils seront conservés 30 jours puis détruits ; ceci nous soulagera à l’avenir d’un grand nombre de requêtes FOIA, et nous n’aurons plus à publier de dossiers concernant la période qui commence au 30 novembre 2009.’

La justification de cette décision est le triplement du nombre de cas signalés au MoD, passant d’environ 150 rapports par an durant la décennie écoulée, au chiffre impressionnant de 634 en 2009. Selon les conclusions de cette réunion :

‘L’augmentation de la charge de travail causée par cette recrudescence… dépasse à présent les capacités en personnel du service et ralentit les activités des autres départements.’

Il est bien possible que cet accroissement du nombre de témoignages soit dû à la campagne orchestrée par le journal ‘The Sun’, qui incitait ses lecteurs à penser que des lanternes chinoises pouvaient être des vaisseaux aliens.

Depuis quelques années, le Ministère de la Défense britannique cherchait un prétexte pour fermer son Bureau Ovni, et cette augmentation spectaculaire lui en a fourni l’occasion. Ses responsables se doutaient qu’une telle décision susciterait la colère des ufologues, au point qu’ils pourraient ‘individuellement ou en groupe, lancer une campagne animée, mais de courte durée, pour rétablir ‘le téléphone rouge Ovni’ ; les protestataires ne manqueront pas de faire remarquer que, en refusant d’enquêter sur les Ovnis, le MoD a failli à sa mission de défense’. Le document anticipe les réactions : ‘Il est possible que, pendant un temps, des membres du public multiplieront les courriers pour mobiliser leurs Députés, mais la presse devrait certainement… traiter les choses à la légère plutôt que se montrer vraiment critique.’

Visiblement déstabilisés par les accusations de dissimuler l’information sur les Ovnis, les gens du MoD révèlent qu’ils avaient ‘délibérément évité d’établir des contacts formels sur ce sujet avec les autres gouvernements, car cela aurait été interprété par les ‘ufologues’ comme la preuve d’une collaboration et d’une conspiration internationales’. En conséquence, les responsables du MoD avaient fouillé le site web du Ministère de la Défense américain pour y dénicher un vieux communiqué de presse déclarant : ‘Le gouvernement n’enquête plus sur le sujet des Ovnis’. Ce protocole avait été institué après la clôture du ‘Project Blue Book’ en 1969 et le transfert des archives aux Archives Nationales américaines (NARA).

Je m’étais douté depuis le début que la fermeture du Bureau Ovni et la décision de transférer tous les dossiers aux Archives Nationales étaient des mesures concertées. En référence à l’exemple américain, la note du MoD précise : ‘Ceci est largement conforme aux dispositions prévues. Des sources civiles laissent entendre que d’autres gouvernements se préparent à nous imiter, alors que les gouvernements canadien, français et danois ont publié ces dernières années leurs dossiers Ovnis.’

Le document de cinq pages qui m’a été adressé, ainsi qu’à mon collègue Joe McGonagle, avait auparavant été remis le 11 novembre 2009 au Secrétaire d’État Bob Ainsworth, à de hauts fonctionnaires et à des autorités militaires dont le Chef d’État Major aérien, ainsi qu’à la branche du renseignement du Commandement de la RAF.

Il comportait une ‘mise au point de la Défense’ expliquant que la décision de mettre fin aux enquêtes sur les Ovnis avait été prise parce que cette activité ‘détournait des ressources des affaires centrales de la défense’

Le MoD n’est pas intéressé par les témoignages d’observation d’Ovnis et il ne prendra pas en compte les rapports qui lui parviendront après novembre 2009.

Une ‘Instruction et Notice de la Défense’ a circulé le 1er décembre dans tous les établissements de l’armée, détaillant le nouveau protocole.

‘Il a été prescrit aux personnels en contact avec le public… de ne pas encourager leurs correspondants à déposer un rapport sur une observation d’Ovni et de leur dire de ne pas s’attendre à ce qu’une enquête soit diligentée.’

Selon la nouvelle procédure, l’auteur d’un témoignage recevra en retour une lettre standard et son courrier sera détruit 30 jours plus tard : ‘Cela signifie que nous ne serons plus sollicités au nom du FOIA et ne serons plus tenus de verser des dossiers aux Archives Nationales, puisque les seuls éléments conservés ne seront que des copies de la réponse standard.’

Ça permet également au MoD de transférer aux Archives Nationales les plus récents dossiers Ovnis du Commandement aérien, rédigés avant le 30 novembre 2009, alors que la décision n’était pas entrée en vigueur. Ainsi, au terme de son programme de ‘déclassification’, le MoD n’aura plus aucun document sur les Ovnis.

Le document conclut :

‘Il n’est plus nécessaire de maintenir un Bureau Ovni au sein du Commandement aérien, ni de mobiliser des personnels dans cette activité. Ils seront réaffectés aussitôt que possible à d’autres tâches publiques et en relation avec le Parlement.’

Étrangement, cette décision n’apporte aucune modification aux ‘procédures habituelles pour la surveillance et la défense de l’espace aérien du pays’. A la question : ‘Notre ciel est-il laissé sans défense ?’, le communiqué de presse répond : ‘Les procédures habituelles ne seront pas modifiées et l’intégrité de notre espace aérien sera maintenue grâce aux efforts conjugués des radars civils et militaires, ainsi que des escadrilles capables de décoller en situation d’urgence.’

En conclusion du nouveau protocole, un responsable de la Défense ajoute que la réponse publique du MoD, face aux questions portant sur les Ovnis, consistera à rappeler :

* Le MoD n’a pas d’avis sur l’existence ou non des extraterrestres.

* Depuis plus de cinquante ans, aucun témoignage adressé au MoD n’a laissé pensé à une menace militaire sur le Royaume-Uni.

* Le MoD a la responsabilité de faire usage des ressources de la Défense uniquement pour conduire des activités qui contribuent à la défense et la sécurité du pays.

* Les rapports d’Ovnis émanant du public n’apportent rien à nos systèmes de défense, et le fait d’avoir à y répondre détourne les ressources du MoD des tâches utiles à la défense.

La divulgation de ce document montre que c’est la fin de partie pour le MoD. Il apparaît clairement, en cette époque où on doit procéder à des économies en raison de la crise, que des coupes dans les dépenses publiques ne pouvaient que fournir un bon prétexte à ceux qui voulaient se débarrasser d’un sujet qu’ils considéraient comme une nuisance. En fait, le parallèle est troublant si on compare ces nouvelles directives et les recommandations du rapport de l’Université du Colorado qui conduisirent à la fermeture du ‘Project Blue Book’ de l’USAF en 1969.

Mais si le MoD a appris quelque chose, en 50 ans d’expérience, ça devrait être que les Ovnis ne vont pas simplement disparaître. Je me doute bien qu’au prochain incident aérien, comme une collision évitée de justesse impliquant des avions civils ou militaires, ils seront obligés de réviser cette procédure à courte vue. L’histoire nous le dira. » (D. Clarke)

On sait par ailleurs que la clôture du « Project Blue Book » avait reporté sur d’autres services la poursuite des enquêtes.

Voici ce qu’ajoute le site Web de Channel4 :

« Nick Pope, qui a enquêté sur les Ovnis pour le MoD de 1991 à 1994, nous a déclaré que c’est une ‘tragédie’ si de nouvelles observations terminent à la corbeille au lieu d’être transmises aux Archives nationales. »

« Ce qui va se passer : Les médias vont prendre le relais, les associations ufologiques privées vont s’investir, mais il n’y aura personne capable de rassembler les énergies. Que l’on croie ou non aux Ovnis, c’est l’un des plus grands mystères de notre époque… Un mystère que nous aurons moins de chances d’éclaircir. »

 

18. Autres vagues de « déclassification » :

La dépêche Reuters a été reprise par la plupart des medias francophones, sans la commenter :

Début août 2010, la Grande-Bretagne a rendu public des “dossiers Ovni”, jusqu’ici gardés secrets, qui concernent les années 1995-2003. On y ferait allusion à une lettre de Winston Churchill, dans laquelle ce dernier aurait ordonné de garder au secret une rencontre entre un appareil de l’armée et un objet volant non identifié.
Ces documents, couvrant plusieurs décennies, sont constitués de témoignages, de croquis et de notes classifiées relatifs à des observations mystérieuses dans le ciel britannique. Si certains cas ont été expliqués de manière rationnelle – l’entrée de météorites dans l’atmosphère par exemple -, d’autres sont restés inexpliqués.
Ainsi, une note datant de 1997 relate des phénomènes acoustiques et un accident d’avion dans le nord de l’Angleterre, où aucune épave n’a été retrouvée.

Un autre incident concerne l’observation d’un “Ovni noir triangulaire” au-dessus du domicile du Ministre de l’Intérieur, à la fin des années 1990. Aucun défaut de sécurité n’avait été trouvé.

Dans un dossier ouvert en 1995, un capitaine d’aviation dit avoir failli entrer en collision avec un objet non-identifié à l’approche de l’aéroport de Manchester. Un témoin au sol avait au même moment apporté un dessin d’un OVNI ayant « vingt fois la taille d’un terrain de football ». On n’a jamais su de quoi il s’agissait.

 

– Commentaire stupide sur TF1 :

Dans le journal (en soirée) de TF1 du 5 août 2010, on a évoqué Winston Churchill et la « déclassification » OVNIs en Grande-Bretagne. Je n’ai pas vu cette séquence, n’ayant pas vu le journal et ignorant bien sûr que le sujet allait être traité. Voici les commentaires trouvés à ce sujet dans le forum ovnis-usa.com :

« Il y a le ‘replay’ gratuit en VOD sur le site de TF1. Je viens de regarder en direct, cela a été tourné en dérision encore…. Putain c’est pas possible, limite le journaliste à la fin du sujet a envie de rigoler… Dégoûté. »

« Par contre, c’etait nul, ils ont trop mystifié le truc. »

« (…) mais le sujet a encore été traité d’une façon légère par la rédaction de TF1. Cela a commencé par cette phrase : ‘On ne savait pas que Churchill s’intéressait à la science-fiction’ !!! Et puis, lors de ce petit reportage, on a eu droit à la sempiternelle musique d’X-Files ! Bref, ceux qui n’ont pas vu ce reportage n’ont pas perdu grand-chose… »

« J’ai aussi regardé ce qui se disait sur TF1. Comme l’a dit Herveboy, le sujet a été traité d’une façon plus que légère. En même temps, il ne fallait pas s’attendre à autre chose de la rédaction de TF1… Quel dommage toutefois. »

« Pfff, TF1 s’est contenté de prendre toutes les images du reportage ‘uk’, ils ne se sont pas foulés.

Et encore une fois, on ridiculise le sujet, on montre un expert qui dit que les gens peuvent paniquer, on fait allusion à un homme politique qui aime la SF, et à la fin on parle 3 secondes de Rendlesham en faisant allusion à quelques témoins, sans apporter de précision sur cette affaire où les témoins étaient des militaires pour l’essentiel.

Bref, toujours le black-out sur ce phénomène, avec une synergie entre les médias de tous les pays. C’est vraiment minable je trouve, et si un jour il y a une divulgation ils ne demanderont même pas d’excuses. »

« A quand des conseillers en ufologie sur les grandes chaînes de télé ? » (23)

 

– A propos de « la lettre » de Winston Churchill :

On lisait, sur , ce « billet d’humeur » :

« Début août, ça n’a pas manqué, de TF1 au ‘Monde’, en passant par ‘Rue89’, la presse nous a rapporté un scoop d’ampleur issu d’archives nouvellement divulguées par les archives nationales anglaises : un équipage de la Royal Air Force aurait aperçu un OVNI pendant la guerre, témoignage si inquiétant que Churchill en personne aurait décidé de le mettre au secret pendant cinquante ans pour éviter la panique.

Pour quiconque a quelques notions d’ufologie, un tel récit est à mourir de rire. ‘Aujourd’hui, on parle de soucoupes comme si tout le monde s’entendait sur ce dont il s’agit’, explique Pierre Lagrange. ‘Pour nous, s’ils existent, les ovnis viennent d’autres mondes : après 50 ans de controverse dans la presse et la télévision, de films décrivant des invasions ‘extraterrestres’ et quelques centaines d’ouvrages d’experts, l’identité des soucoupes est fixée.’ (‘La rumeur de Roswell’, La Découverte, 1996, p. 25.)

Tel n’est évidemment pas le cas au début des années 1940, au moment où est censé avoir eu lieu la rencontre, en pleine deuxième guerre mondiale. La notion même de ‘soucoupe volante’ n’existe pas avant l’été 1947, date de publication du premier témoignage par la presse américaine, celui de Kenneth Arnold. A ce moment, au début de la guerre froide, on ne pense pas encore aux extraterrestres pour expliquer ces phénomènes, mais plutôt à des armes secrètes américaines ou soviétiques. Ce n’est qu’à partir de 1950, avec les ouvrages de Daniel Keyhoe (‘Flying Saucers are real’) ou de Frank Scully (‘Behind the Flying Saucers’), puis avec le film ‘The Day the Earth stood still’ (Robert Wise, 1951), que l’idée s’impose de la présence de mystérieux visiteurs extraterrestres.

Les aviateurs anglais, qui voient des V1 puis des V2, tout ce qu’il y a de plus terrestre, sillonner le ciel, ont assez peu de raisons jusqu’en 1945 de s’inquiéter d’ennemis intergalactiques, de même que Churchill ou la population britannique, qui ont d’autres chats à fouetter. Si la thématique du secret militaire deviendra un ingrédient indispensable du récit soucoupique des années 1950, imaginer que le principal chef de guerre contre les forces de l’Axe ait pu être effrayé par une hypothétique menace martienne est du meilleur burlesque.

Lorsque l’on vérifie sur quoi repose le fameux scoop (dossier DEFE 24/2013/1, p. 273-285, voir extrait en ligne), on ne trouve qu’un témoignage indirect par un individu qui affirme en 1999 que son grand-père (décédé en 1973), ex-garde du corps de Churchill, a révélé le secret à sa fille lorsqu’elle avait 9 ans, et que celle-ci vient de le lui transmettre après avoir vu une émission de télévision sur les ovnis, sans pouvoir dater précisément l’événement ni décrire l’objet vu par les aviateurs. Comme de juste, il n’existe aucun document permettant de confirmer la vision supposée de l’ovni, pas plus que l’opinion présumée du premier ministre. S’il n’y a rien de plus solide dans les dossiers mis en ligne par les archives nationales (période 1995-2003), les sceptiques peuvent dormir sur leurs deux oreilles.

Il aura donc suffi d’un témoignage unique, de seconde main, non confirmé, anonyme, invérifiable, rapportant de manière visiblement anachronique et déformée un souvenir vieux d’un demi-siècle – en termes polis du pipi de chat, sans la moindre valeur dans n’importe quel autre contexte -, pour titrer : Churchill aurait imposé le secret sur une apparition d’ovni’ (AFP – merci le conditionnel !). Quelle importance ? C’est l’été. Personne ne croit plus aux soucoupes volantes qui ne sont qu’un thème léger destiné à agrémenter les vacances, cinq minutes bienvenues pour détendre l’atmosphère alourdie par l’adhésion déclarée du chef de l’Etat au programme du Front national, et qui seront oubliées demain. Du pur divertissement, sans autre conséquence que de me flanquer la nausée. »

A propos de l’œuvre de Pierre Lagrange, voyez, sur ce site, le texte consacré à la critique des propos de cet auteur médiatisé, cette critique ayant été rédigée par Gildas Bourdais. (Même rubrique : « Présence extraterrestre ».)

On a cependant noté le caractère peu probant de la référence à la déclaration présumée de Winston Churchill. Précisons quand même que de nombreuses personnes « croient aux soucoupes volantes », même si de nos jours ces dernières sont, heureusement, appelées différemment… (24)

Une nouvelle vague de « déclassification » a eu lieu début mars 2011. Celle-ci représente 8.500 pages et couvre la période 2000-2005.

Cependant, comme les principaux observateurs l’ont d’emblée remarqué, les dossiers concernant l’affaire de Bentwaters, dans la forêt de Rendlesham (en décembre 1980), sont introuvables. Selon BBC-News :

« Les autorités ont constaté un vide ‘immense’ à l’endroit où devaient se trouver ces archives du Renseignement de la Défense. »

Les commentaires dans les medias anglo-américains sont nombreux.

« The Telegraph » note que l’équipage d’un Tornado de la RAF avait été si stupéfait de voir un OVNI apparaître que personne n’avait verrouillé le radar sur lui. Au retour d’une mission à « basse altitude » dans le ciel britannique, se dirigeant vers la base RAF de Laarbruch en Allemagne, l’appareil traversait l’espace aérien néerlandais, au-dessus de la Mer du Nord. L’OVNI était aussi grand qu’un Hercules C130. Personne « n’avait jamais rien vu de semblable ». Dans son rapport sur l’incident, le pilote a fait cette déclaration :

« Je n’ai pas verrouillé le radar sur l’Ovni. Mon navigateur et moi étions si surpris que nous n’y avions pas pensé.

En fait, l’Ovni était resté la plupart du temps sur le côté de mon appareil, et il aurait fallu que j’effectue une manoeuvre pour le placer dans le champ du radar.

Il est intéressant de noter que malgré plusieurs sollicitations par radio, le contrôleur aérien de la base militaire hollandaise nous avait affirmé qu’il n’avait aucune trace de l’Ovni. »

Les archives déclassifiées peuvent se télécharger ici : http://ufos.nationalarchives.gov.uk/ (25)

 

19. Rencontres extraterrestres en Grande-Bretagne :

Voici quelques cas de rencontres « très rapprochées », en Angleterre, avec des vaisseaux et des entités extraterrestres. Trois cas sont abordés :

Le cas de Rendlesham en 1980.

Le témoignage d’un politicien britannique disant avoir aperçu, en pleine rue, une curieuse « entité ». Cela se passait en 2004.

Le témoignage très intéressant, daté de 2007, d’un camionneur.

 

A) Rendlesham :

Le journaliste Nick Britten, du « Telegraph » britannique, s’est fait abuser pas un fraudeur. Il n’a pas pris la précaution de vérifier sa source…

Combien de sites Web auront repris la fausse nouvelle, comme « The Evening Star », ou auront pris la peine de rectifier ?

Peter Turtill, d’Ipswich, a fait croire au journaliste qu’il avait mis le feu à une citerne de fertilisants, il y a 29 ans, près de la base RAF de Bentwaters. Il s’est présenté comme la cause du très célèbre cas OVNI de la forêt de Rendlesham…

John Rackham, qui a découvert puis dénoncé la fraude sur UFO Updates, a mis en demeure le journaliste et le Telegraph de publier des excuses.

En cherchant son nom avec celui de la ville d’Ipswich, on découvre que Peter Turtill a abusé quantité de personnes depuis des années, dans tous les domaines possibles, et toujours à visage découvert.

 

1. Lawrence Warren :

Lawrence Warren, retraité de l’US Air Force, était affecté sur la base américaine de Bentwaters, en Angleterre, au mois de décembre 1980 – à l’époque du fameux incident de la forêt de Rendlesham. Il avait déjà témoigné dans de nombreuses émissions de radio et de télévision. Son livre, rédigé en collaboration avec Peter Robbins, « Left at East Gate », a été publié en 1997. Cependant, c’était la première fois qu’il se décidait à montrer un film qui aurait été tourné le troisième soir. La quatrième vague de « déclassification » du Ministère de la Défense britannique, en août 2009, l’aurait-elle libéré d’un devoir de réserve ? Il avait promis de diffuser ce film dans le cadre de la Semaine du paranormal (Runcorn, 27 octobre 2009).

Larry Warren fut l’informateur du magazine « News of the World » qui publia son récit le 2 Octobre 1983 sous le titre : « UFO lands in Suffolk – and that’s official ». Il avait préféré utiliser le pseudonyme de Art Wallace à l’époque. Mais il ne comptait pas parmi les premiers témoins :

« Larry avait pu constater, depuis un point d’observation sur la colline, que des officiers inspectaient un objet au sol avec des compteurs Geiger, alors que des hélicoptères tournaient dans le ciel. Puis un objet rougeoyant était descendu vers le champ où se trouvaient une quarantaine d’hommes. C’est en les rejoignant qu’il aurait assisté à un face à face de ses supérieurs avec des ‘aliens’… »

Son témoignage avait été corroboré par le Sergent Adrian Bustinza et plusieurs autres militaires.

 

2. Le Colonel Charles Halt :

Le samedi 7 novembre 2009, à Las Vegas, Linda Moulton Howe a présenté la suite de ses recherches sur l’incident de la Forêt de Rendlesham, ces recherches allant bien au-delà des faits établis jusqu’ici :

« Avant le 25 juin 2009, personne parmi les responsables gouvernementaux anglais et américains n’avait utilisé le terme ‘extraterrestre’ pour qualifier cet évènement. »

C’est alors que Charles I. Halt, Colonel de l’USAF, qui commandait la base RAF de Bentwaters au moment des faits, en décembre 1980, publia ce communiqué :

« Les mystérieuses lumières étaient d’origine extraterrestre, et les services de sécurité des Etats-Unis et de la Grande Bretagne ont agi de manière concertée pour essayer de diminuer la portée de cet évènement en usant des méthodes bien rodées de désinformation. »

Le Colonel Charles Halt avait enregistré la progression de sa patrouille.

Linda Moulton Howe était accompagnée de John Burroughs, ancien militaire originaire de Phoenix, l’un des témoins de l’incident. Il s’était trouvé sur les lieux, aussi bien le 26 que le 28 décembre 1980 :

« De nouvelles recherches ont établi que les évènements ont bien commencé le 25 décembre 1980, mais qu’ils se sont poursuivis jusqu’au 9 janvier 1981. Burroughs avait subi un ‘temps manquant’ de 45 minutes le soir du 2 janvier. » (L. Moulton-Howe)

L’enquêtrice a fait entendre l’enregistrement de son interview du premier soldat qui toucha l’engin.

« Il s’agissait d’un triangle d’environ 4 mètres, de l’avant vers l’arrière. Sa température avoisinait les 60 degrés, dans un air ambiant à 34 degrés. La coque était de couleur noire. Cela se présentait comme du verre, et juste sous la surface évoluaient des cercles lumineux. Leur diamètre était de 15 à 30 cm, et ils ne cessaient de pulser en changeant de taille. Ils étaient bleus, rouges, oranges et jaunes, jusqu’au moment où le vaisseau décolla. Puis toutes les couleurs sont passées au blanc et la luminosité s’est accrue.

Il y eut jusqu’à 5 ou 6 objets dans le ciel, simultanément. L’un d’eux s’était positionné au-dessus du bunker renfermant les armes nucléaires, et il ‘interagit avec elles’. Personne n’a pu préciser ce point. Burroughs a échangé avec des militaires qui étaient entrés dans le dépôt d’armes ; ils en avaient retiré ‘quelque chose’ qui fut immédiatement transféré hors de la base.

Chose incroyable, le 6 ou 7 janvier, quelques-uns des officiers avaient amené leurs familles sur la base pour ‘voir des soucoupes’ ! » (L. Moulton-Howe)

Près de 25 militaires qui avaient la garde des armes nucléaires ont été témoins des évènements pendant ces deux semaines. Pour Linda Moulton Howe, « c’est l’une des rencontres ET parmi les plus étranges et aussi les plus crédibles ».

« Il est incontestable que cette affaire a impliqué un engin et des ‘aliens’ (ou des êtres ‘extra-dimensionnels’). » (L. Moulton-Howe)

Le Ministère de la Défense britannique a déclassifié une partie de ses dossiers sur Rendlesham le 18 août 2009. (26)

 

B) Une entité « non-humaine » en pleine rue :

Adrian Hicks travaillait comme orthopédiste à l’hôpital Royal Hampshire de Winchester, en Angleterre. Il dit avoir fait une rencontre extraordinaire en janvier/février 2004, dans la principale rue commerçante de la ville, un samedi après-midi vers 13 heures 30.

« Elle avançait très lentement dans High Street, vêtue comme une ballerine, en se balançant telle un pingouin, faisant des moulinets avec ses mains. Ses yeux étaient légèrement roses et deux fois plus grands que ceux d’un humain.

Elle avait un comportement avenant, souriante, et donnant l’impression d’être totalement détendue. Je l’ai observée pendant neuf minutes et je me souviens qu’elle portait une grande attention à la pendule qui est accrochée au-dessus de la banque Lloyds. »

Une méprise avec une personne costumée lui semble impossible :

« Je sais bien comment les membres humains sont articulés – c’est mon métier de les remettre en place. De toute évidence elle n’était pas humaine. »

Adrian Hicks, qui avait vu une passante prendre une photo du personnage, espérait que son propre témoignage l’amènerait à se manifester.

Mais ce qui est très particulier dans le cas d’Adrian Hicks, c’est la raison de son engagement politique :

« J’ai pensé qu’il me fallait d’abord essayer de me faire élire comme Conseiller municipal. Après quoi, je pourrais raconter cet évènement sans craindre le ridicule. Cela n’a pas été facile, mais il fallait que je porte ce message. Si j’échoue, on n’entendra plus parler de moi. »

Deux ans après son élection, le Conseiller Hicks a fait réaliser une vidéo pour témoigner et délivrer un discours, « Judgement & Democracy », destiné aux autorités. Il a été enregistré le 19 août 2009. La vidéo a fuité sur Internet le 13 octobre 2009, alors qu’elle ne devait être diffusée qu’au début du mois de décembre.

« Elle a été envoyée à de nombreux leaders mondiaux. ‘Judgement & Democracy’ s’adresse à tous les militaires et employés du gouvernement de Grande-Bretagne, d’Amérique et d’autres grandes puissances. Il expose ce qui se passe réellement sur certaines bases tout autour du globe. »

Le Conseiller concentre ses attaques sur le groupe Majestic-12 et s’adresse aux généraux du Space Command.

Avant cette rencontre dans High Street, Adrian n’avait jamais été concerné par les OVNIs ou le paranormal. Mais il a vu, depuis, plusieurs objets autour et au-dessus du terrain d’entraînement militaire de Chilcomb.

« Ma vie a complètement changé depuis ce jour-là. Il m’arrive de souhaiter qu’il ne me soit rien arrivé de tel, ce qui me permettrait de mener une vie ordinaire. Mais après avoir vécu ça, c’est devenu tout à fait impossible ! » (Adrian Hicks) (27)

 

C) Un vaisseau avec un « alien » :

Linda Moulton Howe a réalisé l’interview d’un camionneur anglais, une interview qu’elle a pu réaliser grâce à l’entremise de Kenneth John Parsons, le Président de la British Earth and Aerial Mysteries Society.

Un condensé de l’incident avait été publié à l’époque sur le site Web du B.E.A.M.S. et dans le journal local, accompagné d’un seul dessin du témoin. L’exposition publique du cas avait été minimale.

LMH titre : « Rencontre avec une étrange entité dans un engin volant, à Basingstoke – dans le Hampshire – le 4 août 2007, à 23 heures. »

Kris Reed, âgé de 31 ans en 2009, était chauffeur routier. Il vivait dans l’ouest londonien.

Le samedi 4 août 2007, Kris était rentré chez lui après une journée de travail. Il s’était préparé à dîner sur le balcon de son appartement, situé au dernier étage de l’immeuble, sur Richmond Road.

« Quelque chose, aperçu du coin de l’oeil, avait attiré mon attention. C’était une ‘orb’ de couleur pourpre qui se trouvait à une cinquantaine de mètres et survolait les toits des maisons. Cela semblait surgi de nulle part !

Immédiatement, des sens en moi se sont mis en alerte, comme jamais auparavant. J’étais entièrement concentré sur cette ‘orb’ lumineuse, et elle a commencé à changer de couleur. Il semblait en émaner des flammes. Les nuances pourpres sont passées au rouge vif, au point d’éclairer maintenant le vaisseau auquel elle était rattachée. C’était comme s’il y avait des flammes juste à l’avant du vaisseau – comme une source d’énergie. » (Kris Reed)

LMH : Quelles étaient la forme et la couleur de cet engin ?

KR :

« Il paraissait refléter en partie le rougeoiement des flammes, ce qui lui donnait une apparence rouge métallique. J’ai pu voir des striures en dessous. Il avait à peu près la taille d’un hélicoptère, l’arrière était plus étroit et remontait. Il y avait des sortes de hublots triangulaires le long de la partie supérieure, mais ils étaient aveugles. Aucun mode de propulsion n’était visible et l’engin évoluait en silence. Il semblait y avoir un champ de force ou une barrière entourant l’objet. »

LMH : Qu’est-ce qui vous fait dire ça ?

KR :

« Parce que je pouvais discerner quelque chose tout autour. Cela formait comme une bulle. »

LMH : Comme des ondes de chaleur sur une route ?

KR :

« Pratiquement… C’est difficile à décrire mais on aurait dit qu’une charge l’environnait. Cela me rend toujours fébrile d’évoquer cette chose ! Je pensais à un dispositif de furtivité. Cela semblait venir du futur. »

LMH : Et les hublots ?

KR :

« Il y en avait cinq ou six, ou sept, vers le haut de l’engin. Soudain, le hublot central est devenu transparent quand l’objet s’est immobilisé à une vingtaine de mètres au-dessus d’une maison. Puis un faisceau de lumière rouge a été dirigé vers la maison pendant environ cinq secondes. (Rires.) J’étais stupéfait !

Et par le hublot devenu transparent j’ai vu cet ‘alien’, comme ces Gris qu’on représente avec de grands yeux noirs. Il regardait tantôt vers sa droite, tantôt vers le bas, en direction de la maison.

Cet être a alors relevé la tête et il m’a regardé. A ce stade, ça va vous sembler dingue mais ça s’est vraiment passé comme ça. Il m’a regardé. Puis il a tourné la tête vers la gauche. Je ne pouvais pas distinguer d’autres occupants dans le vaisseau, mais il a eu l’air de communiquer avec quelqu’un d’autre. Puis il s’est tourné de nouveau vers moi et il a sorti sa langue. Il avait une très longue langue pointue. C’était comme lorsqu’on tire la langue pour plaisanter. (Rires.) Je sais que ça peut paraître insensé mais il l’a vraiment fait. Et il a recommencé. »

LMH : Il l’a fait deux fois ?

KR :

« Oui, et il a esquissé un sourire. J’ai pu voir du blanc, comme s’il avait des dents. Je pouvais aussi observer qu’il portait une combinaison d’un noir assez brillant. Il était très, très maigre, et de petite taille, avec des bras très longs et des doigts également très longs. De grands yeux noirs. Cela me donne encore des frissons d’en parler ! » (Rires)

LMH : Qu’avez-vous pensé à ce moment-là ?

KR :

« A ce stade, je me suis dit que le monde entier, ou une bonne partie, avait été envahi par ces créatures. Je pensais qu’il devait se passer la même chose un peu partout. Qu’il fallait se rendre à l’évidence. J’observais sans bouger. Je ne voyais pas ce que je pourrais faire d’autre. J’ai aussi marmonné quelques jurons parce que je ne parvenais pas à réaliser que j’étais en train de voir ça !

Je ressentais aussi une certaine frayeur. J’avais craint qu’en me voyant cet être aurait choisi de filer. Donc je m’étais tenu en retrait sans cesser de regarder. »

LMH : Mais il vous a vu.

KR :

« Oui, il a regardé droit dans ma direction. Il a sorti deux fois sa langue et il a semblé sourire. Puis il a fait un geste de la main et le hublot s’est obscurci de nouveau. »

LMH : Que s’est-il passé ensuite ?

KR :

« J’ai entendu un grondement assez sourd, puis l’engin s’est lentement déplacé vers la droite sur environ trois ou quatre cents mètres. Le vaisseau s’est arrêté, il s’est tourné vers moi, et les flammes rougeoyantes sont devenues si vives que je ne pouvais plus le voir. Alors, du centre de ces flammes, est sortie une petite boule de lumière blanche, et tout l’engin de même que les flammes se sont dématérialisés en elle. Puis elle a filé comme une balle de fusil, à une vitesse incroyable !
C’était très étrange. C’était comme si une ouverture s’était formée derrière l’engin, comme si quelque chose dans l’atmosphère l’avait suivi dans un tunnel ! »

LMH : Qu’avez-vous fait ensuite ? Avez-vous essayé de prévenir les autorités ?

KR :

« Je tournais en rond sur mon balcon en criant. Ensuite, j’ai téléphoné à mes parents, à mon frère jumeau et à tous ceux que je connaissais. J’étais très excité et sous le choc. Je leur ai raconté que j’avais vu ce Gris avec ses grands yeux, à travers le hublot d’un vaisseau. Je leur ai tout raconté en détails. »

LMH : Qu’est-ce qu’ils vous ont répondu ?

KR :

« Je me suis ridiculisé auprès de ma famille et de mes amis. Ce qui m’était arrivé n’est pas très habituel. Vingt minutes plus tard, 8 ou 10 avions en formation sont passés au-dessus de l’endroit. »

LMH : Expliquez-nous, vous ne pouviez pas dormir ?

KR :

« J’ai pensé que, comme je l’avais vu ce soir là, ils reviendraient, et j’avais peur qu’ils reviennent pendant mon sommeil, alors je suis resté éveillé 3 jours de suite. Je restais éveillé sur mon balcon. En attendant son retour. Je voulais vraiment le voir, avoir un contact. »

LMH : Malgré le fait que cet être vous ait tiré la langue deux fois et ait eu l’air de vous sourire, vous voulez qu’ils reviennent et vous voulez les voir ?

KR :

« Hé bien oui, je voudrais comprendre qui ils sont et ce qu’ils font là, en savoir plus. »

LMH : Quand cet être a tiré la langue deux fois avez-vous eu l’impression qu’il vous transmettait quelque chose télépathiquement ?

KR :

« Non. Il tirait la langue comme pour dire : ‘Oh, vous m’avez vu.’ Il ne riait pas mais semblait sourire, oui, mais rien de télépathique. Je n’ai pas entendu de voix mentalement et n’ai pas eu d’image mentale particulière. »

LMH : Quand vous avez enfin dormi, avez-vous eu des rêves sur cet être ?

KR :

« De temps en temps, j’ai une montée d’énergie mentale quand j’essaie de m’endormir, juste à l’endormissement. Je ne sais pas ce que c’est, c’est comme si ma tête était un aimant et qu’un autre aimant s’approche. »

LMH : Avez-vous des impressions sur les intentions de cet être ?

KR :

« Je ne sais pas quoi. Il envoyait une lumière vers une maison. D’après mes recherches, les Gris n’ont pas bonne réputation. »

LMH : Kris, avez-vous eu peur ?

KR :

« Oui. J’avais… quand je le regardais, j’avais froid. Je ne lui ai pas rendu son sourire. En fait, je lui envoyais plutôt le méchant look, comme : ‘Que faites-vous ici ?’ et ‘Qui êtes-vous donc ?’, ce genre de choses. C’était l’impression du moment. Un ‘alien’ dans un vaisseau. C’est quoi ça ? [Rires.] C’était l’atmosphère du moment, oui. »

LMH : Lorsque vous pensez à cet être dans ce vaisseau inhabituel, capable d’envoyer un faisceau de lumière pourpre vers une maison, et cet être qui va jusqu’à vous tirer sa langue pointue et argentée par deux fois…

KR :

« C’était une langue de type langue de lézard. Vous imaginez qu’une langue de lézard est pointue. Elle mesurait de 15 à 18 cm, elle semblait vraiment très longue.

J’ai parlé à quelques personnes qui ont été ‘abductées’ par des Gris et qui se souviennent de ces êtres, qui les ont rencontrés, et les ‘abductés’ disent que ‘leurs’ Gris n’ont pas ces langues si longues. Je ne sais donc pas de quelle race il était, ni d’où il venait, d’une race différente je pense, bienveillante. »

LMH : Il avait l’air un peu reptilien ?

KR :

« Je ne sais pas. Sa peau était très pâle dans la faible lumière de l’intérieur du vaisseau. Il ne semblait pas avoir d’écailles. Sa peau était très lisse mais la langue était très pâle ou bien blanche. Des grands yeux noirs. Vraiment quelque chose à ne pas croiser une nuit sans lune ! » [Il rit.]

LMH : A ne pas rencontrer une nuit sans lune !

KR :

« Non. De grands yeux noirs et une grosse tête, énorme. »

LMH : Portant une tenue « noir brillant », comme un justaucorps.

KR :

« Comme un justaucorps. Oui, encolure arrondie, manches longues jusqu’aux poignets, collant. Je crois qu’il avait une sorte de signe sur la poitrine. Un être extrêmement mince. »

LMH : Vous souvenez-vous du style de logo ?

KR :

« Une sorte de triangle, un cercle et un triangle, je ne suis pas sûr. »

LMH : Vous pensez que l’être était à quelle distance de vous à ce moment-là dans le vaisseau ?

KR :

« A environ 45 mètres. »

LMH : Ok. Alors ce vaisseau et cet être n’étaient qu’à 45 mètres de vous sur votre balcon ?

KR :

« Oui. Je l’ai vu très clairement, oui. »

LMH : Vous pensez que le vaisseau et l’être sont restés combien de temps ?

KR :

« Quelques minutes. Probablement de 2 à 3 minutes. C’est un souvenir très conscient, pas comme vous voyez une étoile filante. C’était là pendant plusieurs minutes. »

LMH : Avez-vous parlé aux gens de la maison, celle sur laquelle il envoyait un faisceau de lumière pourpre ?

KR :

« Ça avait l’air de cerner une maison, mais il y a une ligne de chemin de fer derrière la maison. Je ne sais donc pas si la lumière éclairait la maison ou la voie. »

LMH : Etes-vous allé parler aux occupants de la maison ?

KR :

« Non. Je pensais qu’ils me prendraient pour un fou. »

LMH : C’est vraiment triste que nous ne puissions pas parler les uns avec les autres de quelque chose d’aussi important que cela, n’est-ce pas ?

KR :

« Ça l’est. »

LMH : Qu’aimeriez-vous voir arriver entre ces Gris et les êtres humains ? Et à quoi vous attendez-vous ?

KR :

« C’est une bonne question. J’espère qu’ils sont des êtres paisibles. Mon sentiment instinctif a été de me sentir protecteur de la Terre, en pensant : ‘Que faites-vous ici, n’êtes-vous pas arrivé sans prévenir ?’, et : ‘Pourquoi êtes-vous là ?’. C’était ce que je ressentais.

Mais il m’a regardé avec une sorte de sourire comme pour dire : ‘Ok, tu m’as vu.’ Et il m’a fait un signe. Ce n’est pas comme s’il m’avait envoyé un regard de travers. Il a plaisanté avec moi en tirant la langue, pourtant j’ai trouvé ça bizarre. [Il rit.] Il ne m’a pas insulté, il essayait de plaisanter.

Voyez, j’aurais voulu lui avoir montré plus d’enthousiasme, ce que je n’ai pas fait. »

LMH : Mais Kris, vous aviez peur.

KR :

« Oui. J’étais sous le choc, ne sachant que faire. J’étais immobile avec cette phrase en tête : ‘Que faites-vous ici ?’ »

Après avoir rapporté l’incident, le journal local de Basingstoke a recueilli d’autres témoignages. Ils furent publiés trois semaines plus tard, le 24 août 2007 :

« Nous avons reçu des appels téléphoniques et des emails de lecteurs qui ont vu un étrange objet volant le 4 août, à la même heure. »

Un dessin réalisé par Kris Reed en 2007 montre de petites ondulations représentant le “champ de force” ou la “bulle d’énergie” autour de l’engin.

Parmi les témoignages recueillis par le journal local après son appel à témoins, il y a celui d’une assistante éducative, Helaine Brownhill, de Norden Close. Elle a fait savoir qu’elle avait également vu quelque chose qui n’était pas de ce monde :

« Il était environ 23 h, ce samedi, et une sirène de voiture qui s’était déclenchée dans la rue avait attiré mon attention. J’étais allée dans la chambre de ma fille pour apercevoir d’où ça venait.

J’ai vu alors une ‘orb’ très grosse et rougeoyante dans le ciel au-dessus de Houndmills, puis elle s’était déplacée très lentement en direction de la ville. Elle s’était immobilisée et avait décrit un cercle.

Elle se déplaçait bien trop lentement pour être un hélicoptère ou l’avion de la police qui nous survole parfois. J’ai appelé mon mari, mais le temps qu’il arrive il n’y avait plus rien. »

En utilisant Google Map, un membre du forum « ovnis-usa » a noté que Helaine Brownhill et Kris Reed habitent à un pâté de maisons l’un de l’autre, pratiquement dans le centre :

« Houndmills (qui serait constituée d’houillères) se trouve un peu plus loin, toujours pas loin du centre mais vers le Nord-Ouest.

Kris Reed est juste à un pâté de maisons, plus près qu’Helaine, mais en direction également du Nord-Ouest, ce qui fait qu’il est juste un tout petit peu plus près. »

Il ajoute ce commentaire :

« Pour être plus précis et totalement honnête, ‘Google Map’ donne l’impression qu’ils habitent à un pâté de maisons, alors que sur ‘Google Earth’ ce sont en fait des pâtés de plusieurs rangés d’immeubles. En réalité, ils habitent deux quartiers différents mais quasiment collés (environ 200 mètres d’écart), dans le secteur qui semble être le centre.

C’est pour ceux qui pourraient suspecter qu’ils se croisent en promenant leur chien ou qu’ils se disent bonjour en sortant les poubelles. L’agglomération a l’air assez dense en concentration de population, ce qui n’empêche pas qu’à l’échelle de la ville ils vivent tout de même assez près.

Une traduction anglaise veut que ‘Houndmills’ = Houillères, mais cela semble plutôt être une zone industrielle qui, à vue d’oeil, à l’échelle de ce que me présente ‘Google Map’, se situe à environ 1 kilomètre des deux témoins. »

On trouve dans le journal local, trois semaines après l’appel à témoins, le témoignage d’Andrew Keeble, un chauffeur de taxi de 64 ans habitant sur New Road, à Bramley. Il a pensé avoir vu le même OVNI six jours plus tard :

« J’emmenais deux passagers à Winklebury et, soudain, nous avons aperçu une vive lumière rouge orangée qui clignotait à travers les arbres.

Nous nous sommes rapprochés et sommes restés assis dans la voiture à la regarder ; elle était pratiquement immobile, presque au-dessus de nous, et nous avons attendu quatre ou cinq minutes. Puis nous l’avons perdue de vue derrière les arbres.

Environ 30 minutes plus tard, j’étais en attente d’un client à Oakridge et je l’ai vue de nouveau.

Je suis sorti de ma voiture pour mieux l’observer, et elle a disparu instantanément. »

Un porte-parole du MoD (le Ministère de la Défense) a déclaré que les militaires n’enquêtent pas sur ces affaires, sauf si elles représentent une menace potentielle. (28)

Alain Moreau

 

Références :

1. Leslie Kean, « OVNIs : des généraux, des pilotes et des officiels parlent », éditions Dervy, 2014, p. 241, 243-245, 230-241, 249-261.

2. www.ovnis-usa.com

3. Ibid.

4. Joël Mesnard, « Lumières dans la nuit », n° 389, daté de mars 2008, p. 43.

5. www.coldevence.com

6. www.ovnis-usa.com

7. Ibid.

8. Ibid.

9. Ibid.

10. Ibid.

11. Ibid.

12. Ibid.

13. Ibid.

14. Ibid.

15. Ibid.

16. Ibid.

17. Ibid.

18. Ibid.

19. Ibid.

20. Ibid.

21. Ibid.

22. Ibid.

23. www.ovnis-usa.com

24.

25. www.ovnis-usa.com

26. www.ovnis-usa.com

27. www.ovnis-usa.com

28. www.ovnis-usa.com

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