Les « foo fighters » : engins volants allemands ou sondes extraterrestres ?

 

 

On lit, sur le site www.paranormal-encyclopedie.com, que les foo fighters ont été observés, durant la seconde guerre mondiale, par des aviateurs des forces alliées et des forces de l’Axe au-dessus de l’Europe et de l’océan Pacifique. Ces objets volants se présentaient sous la forme de boules lumineuses se déplaçant au côté des avions, tout en effectuant parfois, autour d’eux, d’impressionnantes manœuvres. Ces boules de feu étaient généralement blanches, oranges ou rouges. Un pilote les a comparées à des lumières de guirlandes de Noël et a dit qu’elles semblaient jouer avec l’appareil, « tournant follement avant de disparaître purement et simplement ».

r0300240Ces objets apparaissaient et disparaissaient soudainement, suivaient les avions sans faire preuve de la moindre hostilité et volaient en formation avec eux ou se déplaçaient autour d’eux. Ils étaient observés de jour comme de nuit, les tentatives de les semer ou de les abattre étant vouées à l’échec.

En septembre 1941, dans l’océan Indien, deux marins et un officier britannique qui se trouvaient sur le S. S. Pulaski, un navire marchand polonais qui transportait des troupes britanniques, virent pendant une heure une sphère de lumière verdâtre qui se déplaçait dans le ciel, cette sphère étant environ deux fois plus petite que la pleine lune telle qu’elle leur apparaissait.

Le 10 août 1944, les co-pilotes d’un B-29 américain en mission au-dessus de l’océan Indien ont vu un objet lumineux rouge sphérique de un à deux mètres de diamètre, qui semblait « palpiter » constamment et qui a suivi l’appareil pendant huit minutes avant de disparaître brusquement en tournant à angle droit.

C’est le 27 novembre 1944 que, à la suite d’une nouvelle observation, le terme de « foo fighter » a été, pour la première fois, utilisé pour désigner le phénomène.

Le 14 décembre 1944, le « New York Times » a publié un article présentant des « mystérieuses boules flottantes » comme une nouvelle arme allemande.

Le 22 décembre 1944, le pilote et l’opérateur radar d’un chasseur de nuit américain ont rapporté que leur appareil a été suivi pendant deux minutes par deux grandes lueurs oranges, lors d’un vol au-dessus de Haguenau en Alsace. Ces lueurs, venues d’une altitude moins élevée que l’avion, ont ensuite filé vers l’horizon.

Le 15 janvier 1945, le magazine « Time » publia un article consacré au phénomène. Puis, à quelques jours d’intervalle, ce fut le tour de « Current Science and Aviation », « Newsweek » et « The Era ».

Le 2 mai 1945, l’équipage d’un B-24 américain observa, alors qu’il était en mission au-dessus de l’atoll de Truk, une lumière dont la couleur passa du rouge au blanc. Elle semblait avoir la taille d’un ballon de basket et suivit l’avion.

En deux occasions, durant la seconde guerre mondiale et au début des années 1960, l’appareil du pilote de l’US Air Force Duane Adams a été suivi, pendant environ une demi-heure, par une lumière, cette lumière étant ensuite montée rapidement dans le ciel. Dans les deux cas, l’observation a eu lieu de nuit au-dessus du Pacifique sud. La première fois, Duane Adams pilotait un bombardier B-25, alors que la seconde fois il pilotait un ravitailleur K-35. Dans les deux cas, le reste de l’équipage a aussi vu le phénomène.

 

image5Les « foo fighters » aperçus pendant et après la Seconde Guerre Mondiale n’ont jamais été vraiment expliqués. Chacun des belligérants pensait que c’était peut-être une arme secrète de l’ennemi. Voici le témoignage d’un ancien combattant lors de cette période :

Frédéric Sargent étudiait l’économie au Colby College, dans le Maine, quand il fut appelé pour faire son service militaire lors de la Seconde Guerre mondiale.

En 1942, à l’âge de 22 ans, il rejoignit le 415th Escadron des Chasseurs de Nuit des Forces Armées et étudia dans plusieurs écoles radio.

Pendant plus de 31 ans, il fut en poste en Afrique du Nord, en Sicile, en Corse, en Allemagne et en Angleterre. En tant que caporal, il n’a jamais volé, mais sa tâche principale était d’entretenir les éclairages sur les pistes d’atterrissage pour les chasseurs de nuit.

Il apprit la mécanique sur les moteurs d’avions. En 1946, en tant qu’historien de son groupe, il écrivit un récit inédit sur l’interaction entre son unité et les « foo fighters », intitulé « Foo fighters et le 415th ».

Frédéric Sargent poursuivit en enseignant l’économie dans diverses universités américaines, avant de se retirer à Sarasota avec son épouse Shirley.

Voici, ci-dessous, quelques-uns de ses écrits et réflexions sur le sujet des « foo fighters » :

« Les britanniques avaient développé le radar et les combats de nuit, alors, quand les États-Unis entrèrent en guerre, nous avons dû tout apprendre des Anglais. Mon escadron était le premier à le faire.

Nos pilotes et chefs d’équipages sont allés en Angleterre et en Écosse pour apprendre auprès des Anglais. Je faisais partie de l’équipe au sol et je ne les ai retrouvés qu’en Afrique du Nord.

Les pilotes du 415th ont rencontré des ‘foo fighters’ (ou lumineux, objets non identifiés) au cours des nuits au-dessus de la vallée du Rhin occupé par les Allemands. Ils ont fait des rapports.

Ces observations ont été enregistrées entre novembre 1944 et avril 1945, quand le 415th opérait à partir de pistes d’atterrissage de Dijon et d’Ochey en France.

Ces observations posaient des questions déroutantes pour les mordus de la guerre aérienne, les scientifiques, les médias et le public. Qu’étaient-ils ?

Les pilotes ne trouvaient pas la moindre explication correspondant à l’ensemble des observations. L’Air Force était en mesure de répondre à cette question étant donné qu’ils avaient récupéré des tonnes de documents allemands sur la guerre aérienne. Mais leur objectif était d’élaborer la prochaine génération de chasseurs et bombardiers, pas de diffuser des informations.

La multiplication des observations, ou d’observations imaginaires, d’Ovnis et de soucoupes volantes partout et par tant de gens, a compliqué la recherche d’une réponse.

Lorsque les Alliés ont capturé la zone située à l’est du Rhin, les observations de ‘foo fighters’ ont cessé.

Quelques chercheurs scientifiques spécialisés dans l’aéronautique ont étudié les dossiers et les archives venant d’Italie, d’Allemagne et du Royaume-Uni. Des récentes investigations indiquent une ligne directrice pointant vers le développement progressif de l’invisibilité radar venant des ‘foo fighters’, vers la furtivité des avions de chasses et des bombardiers.

Éventuellement, alors que les États-Unis deviennent militairement plus sûrs, l’Air Force déclassifiera probablement ses dossiers de recherche sur la Seconde Guerre mondiale. »

Quelques extraits du journal de bord de l’unité :

27 novembre 1944 : le lieutenant Edward A. Schleuter, de retour d’une mission, a indiqué qu’il avait vu une lumière rouge qui volait dans les airs. Elle est arrivée aux environs de 2.000 pieds par tribord, puis a disparu en une longue traînée rouge.

15 décembre 1944, rapport de mission d’un pilote qui a déclaré :

« J’ai vu une lumière rouge brillante à 2.000 pieds allant vers l’est à 200 mph, dans les environs d’Erstein. En raison d’une défaillance de la radio, je ne pouvais pas prendre contact, mais je l’ai suivie en visuel jusqu’à ce qu’elle disparaisse. Impossible de s’approcher suffisamment près pour identifier l’objet avant qu’il ne disparaisse. » (1)

 

2. Une étude de Dominique Weinstein :

Dominique Weinstein a discuté du sujet avec un ancien pilote et officier de renseignement de la Royal Air Force. Pour ce pilote, les « foo-fighters » relevaient d’une technologie secrète allemande.

Dominique Weinstein a rassemblé un catalogue de 145 cas, 93 d’entre eux provenant de rapports officiels de l’US Air Force et de la RAF. Il a constaté que, dans leur grande majorité, les « foo-fighters » étaient observés la nuit et étaient décrits comme des sphères lumineuses avec une dominante orangée. Dans quelques cas, ils ont provoqué des effets électromagnétiques sur les aéronefs et ont été repérés par radar. Ils venaient souvent du sol…

Les premières observations remontent à 1942, le plus souvent au-dessus de zones sous contrôle de l’armée allemande.

image6Ils ont progressivement disparu du ciel européen au fur et à mesure de l’avance des alliés. Dans les zones de combat du Pacifique, les dernières observations datent d’août 1945, peu avant la capitulation japonaise.

Pour Dominique Weinstein, l’origine allemande n’est pas à exclure. Les spécialistes américains du renseignement technologique suspectaient une origine allemande. Un officier allemand a déclaré que ces boules lumineuses étaient des « engins expérimentaux utilisés par la Luftwaffe qui, à terme, s’étaient révélés inutiles ».

 

 

 

 « Je note d’ailleurs qu’en 1948, aux Etats-Unis, des phénomènes identiques sont apparus au-dessus du Nouveau-Mexique, région où était testée la technologie allemande récupérée et où résidaient les scientifiques allemands exfiltrés par les Américains. » (D. Weinstein)

Dominique Weinstein ne dit pas que le mystère est résolu car, si certaines observations peuvent trouver une explication par ce biais, d’autres résistent toujours, ce qui implique l’existence d’« autre chose »… (2)

 

3. Des appareils allemands ?

image14Les « foo-fighters » suivaient les avions alliés et leur apparence était celle d’une boule lumineuse mesurant environ 1 mètre 20 de diamètre et 2 mètres 40 de long.

Alain Hubrecht cite Frédéric Sargent (évoqué plus haut), ce dernier ayant entrepris, en 1946, d’écrire l’histoire de son escadrille.

« Les ‘foo-fighters’ ont été vus uniquement de nuit, au-dessus de la vallée du Rhin en Allemagne, zone occupée à l’époque, entre novembre 44 et avril 45. Les avions décollaient à l’époque depuis Dijon et Ochey en France. Et c’est ici que la première information qui nous intéresse intervient : les apparitions de ‘foo-fighters’ cessèrent lorsque la rive droite du Rhin fut prise par les alliés. Les divers témoignages ont été effectués à une altitude moyenne de 600 mètres, avec des vitesses observées des ‘foo-fighters’ de 360 km/h et une couleur rougeâtre. » (A. Hubrecht)

Un article paru dans le « New York Times » du 14 décembre 1944 émet l’hypothèse que les « foo-fighters » étaient de nouvelles armes secrètes nazies.

L’Université de Stanford gère certaines archives classifiées ramenées d’Allemagne après la guerre, dont des documents ayant appartenu au Major Frederick Anderson. Dans le dossier numéro 7 de la caisse numéro 60, se trouve une étude intitulée « Une évaluation des capacités allemandes en 1945 », avec, au chapitre 6, le titre « Other weapons ». Alain Hubrecht a écrit à l’université afin de demander copie du dossier (entre-temps déclassifié). Après plusieurs rappels et six mois d’attente, il reçut les « Xerox » officiels de ce dossier.

« Ce chapitre très intéressant raconte que les Allemands avaient développé des canons à micro-ondes capables d’arrêter le fonctionnement des instruments des avions ennemis, des radars centimétriques, et surtout des ‘foo-fighters’, dénommés dans ce document ‘Phoo Bombs’. Le document explique que comme ces ‘Phoo Bombs’ n’avaient pas encore fait leurs preuves comme véritable arme de guerre en 1945, l’auteur ne s’étendra pas sur le sujet plus avant.

Le Major Anderson indique quand même que ces ‘Phoo Bombs’ étaient capables de voler à plus de 800 km/h pendant environ 25 minutes. Elles étaient lancées depuis des aéroports locaux et radiocommandées depuis le sol ou un avion. » (A. Hubrecht)

Alain Hubrecht évoque ensuite un livre écrit par Renato Vesco : « Intercept UFO ». L’auteur, un ingénieur aéronautique italien, a étudié avant-guerre au « German Institute for Aerial Development ». Durant la guerre, il travailla pour les Allemands dans les installations secrètes de FIAT du lac de Garde. Dans les années 1960, il a travaillé au ministère de la défense aérienne en investiguant sur les OVNIs.

« Son livre parle des ‘Feuerball’, ou boules de feu. D’après lui, durant la guerre, le Centre Technique Général des S.S. avait l’idée de combattre les escadrilles nocturnes ennemies (US) nouvellement équipées de radars permettant la vision nocturne, en rendant leur électronique inopérante. Leur idée était de s’approcher le plus possible des avions ennemis et de neutraliser leurs instruments de bord grâce à de fortes interférences radios.

L’engin fut conçu pour être propulsé par un turbojet spécialement conçu pour la mission et dont les flammes s’échappaient d’une tuyère circulaire. L’appareil était radioguidé depuis le décollage, guidé jusqu’à la proximité d’un avion ennemi, puis laissé libre de le suivre grâce à un système de suivi par infrarouge s’accrochant à leurs moteurs comme tout missile actuel. Ensuite, l’appareil devait commencer à brouiller leurs instruments de guidage par radio.

Le véritable halo généré par la tuyère, exagéré par le choix tout spécial du combustible et les additifs chimiques qui ionisaient à l’extrême l’atmosphère autour des parties proches de l’avion poursuivi, perturbait également très fortement le radar de type H2S de l’avion. Les ‘Feuerball’ étaient en effet équipés d’un radar puissant calé sur la même longueur d’onde que celui utilisé au sol par les ennemis, un procédé rendant les sondes indétectables depuis le sol.

Divers essais de substance chimique furent effectués dans l’espoir de mettre le feu aux avions ennemis : myrol, acétylène, éther vinylique et poudre d’aluminium. Tout était bon pour perturber les systèmes radios, les radars, les instruments de pilotage, et même la combustion des moteurs.

Les engins volaient à pleine vitesse pour rejoindre les avions ennemis, puis devaient ralentir pour se mettre à leur vitesse, nettement moindre, et accrocher la source d’émission de chaleur de leurs moteurs.

Une distance de 30 mètres était laissée entre les ‘Feuerballs’ et les avions ennemis. Ces engins furent d’abord construits sur le site de ‘Wiener Neustadt Flugzeugwerk’ (WNF) avec l’aide de ‘Fluggfunk Forschungsanstalt of Oberpfaddenhoffen’ (F.F.O.).

Après des tests concluants, la fabrication en chaîne fut confiée aux usines Zeppelin dans la zone du Schwarzwald.

Les tubes radars étaient fournis par la Forschungsanstalt der Deutschen Reichpost (F.D.R.P.) du ‘Aach bei Radolfzell’ sur le Lac de Constance, et plus tard par la section FDRP de Gehlberg, mais cette dernière version provoqua des problèmes de fonctionnement amenant les ‘Feuerball’ à se rassembler entre elles plutôt qu’à suivre différents avions. Les appareils furent également équipés d’une charge explosive destinée à les détruire en cas de mauvais fonctionnement du système de guidage.

Un autre système de double peau métallique permettait, en cas d’atteinte par des tirs ennemis, au même engin d’effectuer une manœuvre d’évasion (verticale) immédiate et de s’éloigner du feu ennemi. » (A. Hubrecht)

Certains prétendent que la date de naissance de Renato Vesco, 1924, rend son viatique peu crédible.

Les Flakmine V-7, fabriqués par Zeppelin, étaient très similaires aux « foo-fighters ». Pour Alain Hubrecht, les Flakmine V-7 devaient sans doute être l’étape suivante de cette arme, alors beaucoup plus destructrice.

« Cet engin de deux tonnes utilisait ici quatre tuyères de type Pabst, un système de vaporisation pour l’ionisation de l’air, et emportait entre 250 et 500 kg de charge explosive. Les tuyères faisaient tourner des pales horizontales de trois mètres. Après avoir atteint une vitesse de 200 m/s, les pales étaient tournées de 3°, ce qui faisait décoller la machine de sa rampe de lancement. Après le radioguidage (ou guidage filaire comme sur d’autres missiles actuels), l’appareil se calait au moyen d’un système infrarouge sur un avion ennemi et devait exploser par commande radar ou acoustique.

Plusieurs autres projets allemands se rapprochent des ‘foo-fighters’ : des ballons météo métallisés (‘Seifenblasen’ ou ‘bulles de savon’), utilisés pour brouiller les radars. Ils transportaient des bandelettes métalliques de longueurs équivalentes aux longueurs d’onde des radars. Qu’elles soient vues de jour ou de nuit, ces armes ressemblaient de loin aux ‘foo-fighters’. Ces armes avaient été développées initialement pour défendre les ‘U-boat’ et se nommaient au début ‘Afrodita’ (Aphrodite).

Vinrent ensuite des sondes plus petites, nommées ‘AEG Kugelwaffen’, de la taille d’un ballon de football. Elles furent utilisées à la fin de la guerre dans le même but que les ‘foo-fighters’, à savoir ioniser l’air entourant aussi bien leur entourage que l’avion poursuivi. Plus petites, elles devaient s’approcher plus près et voler en formation de 3 à 10 sondes pour obtenir un effet. Leur mode de propulsion n’est pas clair, certaines sources parlant d’électricité, de plasma et même d’antigravité. Les alliés ne pouvaient distinguer la différence entre tous ces types d’appareils. Certains de ceux-ci auraient été exportés au Japon à la fin de la guerre. Sur la base de ces informations sur lesquelles pesait encore un certain doute, et suite aux deux nouvelles informations relayées ci-dessus, nous pouvons prétendre que les ‘foo-fighters’ étaient bien des appareils allemands. » (A. Hubrecht)

A propos des « fusées fantômes » qui ont sillonné le ciel scandinave après la guerre, Alain Hubrecht écrit que leur description faisait penser à un appareil à mi-chemin entre un V-1 et un V-2.

L’article de « Top secret », dont les infos ci-dessus sont tirées, contient plusieurs photos de « foo-fighters ». Des « foo-fighters » ont été photographiés en Italie en 1945. Une autre photo a été prise le 10 août 1944 au-dessus de l’Océan Indien, par le copilote d’un bombardier américain de type « B-29 Superfortress ». La « boule de lumière » intense a poursuivi l’avion en se tenant à environ 500 mètres de son aile gauche. L’objet a suivi, pendant environ 8 minutes, chaque manœuvre de l’avion. (3)

Nous avons vu qu’Alain Hubrecht se réfère notamment à Renato Vesco pour soutenir l’origine allemande des « foo-fighters ». Il n’est donc pas inutile de rappeler ici ce que Patrick Gross a écrit à propos de ce personnage. (Citation extraite de mon texte : « Le mythe des soucoupes volantes nazies », rubrique « Présence extraterrestre ».)

« Les supporters des soucoupes volantes nazies font de Renato Vesco un de leurs champions, mais là encore tout est mensonge. Bien qu’il soit né en 1924, il a prétendument travaillé à des projets secrets pour les nazis pendant la deuxième guerre mondiale et prétendument été un ‘senior’ de l’Association Italienne d’Aéronautique depuis 1943, voire le chef des services techniques des forces aériennes italiennes, âgé donc de 15 à 19 ans ! En réalité, il était bien un jeune ingénieur aéronautique, mais il n’a jamais travaillé sur quoi que ce soit d’une soucoupe volante nazie et ne l’a jamais prétendu. Il s’est intéressé aux soucoupes volantes après l’observation d’Arnold, mais il ne croyait pas que les soucoupes sont extraterrestres, ce qu’il a écrit dans quelques articles dans les années 1950. Il a rédigé un livre en 1956 qui a été publié en 1968. Tandis qu’il est présenté comme supporter des soucoupes nazies, il avait écrit que les histoires de Schriever sont des inventions et que les Vril et Haunebu n’ont jamais existé. Tout ce qu’il a écrit à ce moment est que lesfoo fighters’ devaient être des armes allemandes et que les soucoupes volantes étaient l’Avrocar. Son premier livre est en fait une inclusion de son texte initial de 1956 dans un livre de David Childress. Dans son second livre, Vesco prétend que les Britanniques se sont posés sur la Lune en 1951 et sur Mars en 1954 en utilisant la technologie secrète des nazis ! (Les fans de soucoupes nazies taisent cela parce qu’ils ne veulent pas que vous découvriez que celui qu’ils font passer pour un ‘expert de l’aviation’ n’était qu’un lunatique de plus.)

Bien entendu, il n’y a pas la moindre évidence pour défendre tout ce folklore, dans aucun de ses livres. » (P. Gross)

Si, pour Renato Vesco, les foo fighters étaient une arme secrète nazie, comme l’avaient supposé les alliés durant la guerre, et qu’ils auraient donc été des sortes de drones conçus pour suivre les avions ennemis, déconcentrer leurs pilotes et interférer avec le fonctionnement de leurs radars ou de leurs moteurs, il s’avère que l’existence d’une telle arme n’a jamais été prouvée. En outre, il semble improbable qu’elle ait pu être réalisée avec la technologie de l’époque.

Certains individus ont attribué certaines observations de foo fighters à la vision de l’avion fusée allemand Messerschmitt Me 163 Komet, entré en service en 1944. Mais cet appareil ne disposait que de quelques minutes de carburant et, de manière générale, il n’était pas équipé pour des vols de nuit. Les autres avions allemands suspectés d’être à l’origine des observations de foo fighters : le Messerschmitt Me 262 Schwalbe, les ailes volantes Horten, les V1 et V2, ne présentaient pas les caractéristiques extraordinaires associées aux foo fighters, lesquels ont aussi été observés par des aviateurs allemands et japonais.

 

II. Des sondes extraterrestres ?

Voici ce qu’on peut lire sur le site : http://nico19dumondboudu.unblog.fr/iv-les-cas-troublant/les-foo-fighters/:

« Au cours de la Seconde Guerre mondiale, des phénomènes aériens sous forme de boules lumineuses blanches, jaunes ou rouges, sont couramment observés par les équipages des forces armées aériennes alliées ou de l’Axe. Les Foo Fighters sont ainsi connus pour leur taux élevé de vitesse et d’agilité, puisqu’ils étaient beaucoup plus rapides que n’importe quel appareil, en étant tout à la fois extrêmement manœuvrables et présentant très souvent les capacités non conventionnelles telles que l’accélération et la décélération instantanées, l’escalade et la descente rapides, et enfin le vol stationnaire.

 

–  Mais pourquoi ‘Foo Fighters’ ?

A cette époque, les termes ‘UFO’ et ‘OVNI’ étaient encore à inventer. Le terme ‘Foo Fighter’ ou ‘Foo Combattant’ est spécifique à l’United States Air Force et désignait un style de pilotage imprévisible avec des manœuvres extrêmes. Mais son origine est attribuée à la bande dessinée des années 40 ‘Smokey Stover’, célèbre pour sa phrase typique : ‘Là où il y a un foo, il y a un incendie’). On pourrait traduire le terme ‘Foo Fighter’ par ‘boule de feu, folle ou incontrôlable’.

Mais plus tard, avec l’arrivé du terme ‘OVNI’ , Foo Fighter devient une expression couramment employée pour désigner des objets volants rapides aux trajectoires inattendues et non conventionnelles.

 

– Description :

Tout commence dès 1942, où de nombreux membres d’équipage britanniques, américains, mais aussi allemands ou japonais, rapportèrent leur observations de une ou plusieurs boules lumineuses escortant ou suivant à distance leurs escadrilles de chasseurs ou de bombardiers, voire parfois même leur appareil esseulé. Encore plus surprenant, les témoignages de certains équipages de bombardiers engagés au-dessus de l’Allemagne font état de véritables formations de ces Foo.

D’autres pilotes affirment qu’un Foo aurait tenté de les percuter en leur fonçant droit dessus, avant de dévier brutalement sa trajectoire au dernier moment.

Après avoir remarqué la présence d’un de ces Foo Fighters, de nombreux pilotes pris de panique et de frayeur essayèrent de les semer, mais sans résultat. D’autres pilotes encore, comme le major Donald E. Keyhoe de l’U. S. Navy, essayèrent d’abattre un de ces Foo ; mission impossible.

A l’époque, toutes les nations concernées pensaient qu’il s’agissait de prototypes d’armes secrètes testées par l’ennemi. Mais aucune de ces nations ne possédait une telle technologie et ne la possède même pas encore de nos jours.

 

– Hypothèses et explications :

Aujourd’hui, certaines personnes veulent démontrer la possibilité de phénomènes électriques rarissimes sous forme de foudre en boule, mais cela n’explique pas le comportement intelligent de ces Foo Fighters qui consiste à suivre de très près les avions.

De nouvelles hypothèses encore moins crédibles évoquent des cas de démences ou d’hystérie collective des équipages dues au stress des missions de combat. Mais les chances que tout un équipage entier soit victime d’hallucinations collectives sont très improbables, et quand toutes ces hallucinations se regroupent en un même et unique témoignage, alors cela relève davantage du paranormal (note d’Alain Moreau : il faut plutôt écrire « de l’impossible » – car « paranormal » n’est aucunement synonyme d’impossible) que du possible. Surtout, que de nombreux équipages différents de plusieurs nations auraient eu cette même hallucination collective.

Finalement, avec nos toutes dernières connaissances incontestables en ufologie, la meilleure explication possible serait de dire que les Foo Fighters sont directement liés au phénomène OVNI.

Appelés ‘kraut fireballs’ par certains pays alliés, les Foo Fighters étaient également observés par les forces de l’Axe, pensant qu’il s’agissait d’une arme secrète des alliés.

Avec l’explosion du développement de l’aviation, les témoignages se sont naturellement multipliés, et de nos jours des pilotes civils ont pu observer ces boules lumineuses et en établir les mêmes conclusions : comportement intelligent et facultés de vol hors norme.

L’on ignore toujours l’origine de ces phénomènes dont quelques témoignages identiques à ceux des Foo Fighters sont présents dans le fameux rapport COMETA.

Enfin, tout porte à croire qu’il ne s’agit pas d’un phénomène naturel rare. »

La principale explication, à l’époque des faits, fut que ces sphères étaient des prototypes secrets testés par l’ennemi. Mais, comme on le lit sur la fiche Wikipédia consacrée aux foo fighters, à la fin de la Seconde Guerre mondiale l’accès aux archives des différents protagonistes invalida cette théorie ; aucune armée engagée dans le conflit n’expérimenta de prototype d’appareil sphérique et lumineux. D’autres hypothèses émises ne sont pas davantage valides :

Au final, il est probable que les vrais foo fighters étaient des sondes extraterrestres et non, comme le disent certains individus dans la première partie de ce texte, des armes secrètes allemandes. On notera, à ce propos, qu’il arrive que l’on observe encore, aujourd’hui, des OVNIs qui se présentent sous la forme de boules lumineuses, celles-ci étant vues depuis des avions ou depuis le sol.

Alain Moreau

 

Références :

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