Les expériences au seuil de la mort (3)

 1. Le film « Au-delà » et le numéro 9 (janvier 2011) du magazine de l’INREES :

au-delaEn janvier 2011 est sorti un très intéressant film du réalisateur Clint Eastwood : « Au-delà », avec, parmi les interprètes principaux, Cécile de France et Matt Damon. C’est l’histoire de « trois destins croisés » : une rescapée de la mort (lors du tsunami de décembre 2004) ayant vécu une EMI (Marie, interprétée par Cécile de France), un médium (interprété par Matt Damon), et un frère jumeau cherchant à renouer contact avec son frère décédé… Il s’agit d’un film très réaliste sur le sujet, ce qui est très rare en la matière !

On trouve, dans le numéro 9 (janvier 2011), du magazine de l’INREES, une interview de Cécile de France et de Peter Morgan (« l’homme derrière l’histoire de ‘‘Au-delà’’). Dans ce même numéro, notons :

– Un article de Virginie Gomez sur les EMI, avec le témoignage de Nicole Dron et de Joseph McMoneagle (le célèbre « visionneur à distance »).

« Cinq questions au cardiologue hollandais Pim Van Lommel ».

– Un texte sur les médiums, une interview du médium Henry Vignaud, et « deux questions à Julie Beischel » (qui étudie les communications entre des médiums et des défunts, et que l’on a vue, ainsi qu’Henry Vignaud, dans l’une des émissions de la série documentaire « Enquêtes extraordinaires », sur M6 en juin 2010).

« Apprendre à utiliser son sixième sens », avec Maud Kristen.

En 1968, Nicole Dron était âgée de 26 ans. Trois semaines après la naissance de son deuxième enfant, elle a fait coup sur coup deux hémorragies, et son cœur s’est arrêté pendant 45 secondes. Durant ce bref laps de temps, elle a vécu une expérience décrite comme « profonde et inoubliable ».

nicoledron« Tout d’abord, je me souviens m’être trouvée à la hauteur du profond. J’étais là avec toutes mes pensées, mes émotions, mes impressions, avec tout ce qui constitue mon être profond. J’ai pris conscience de voir de tous les côtés à la fois, mais surtout j’éprouvais un sentiment nouveau et incroyable : celui d’exister en dehors de mon corps. Je l’ai regardé et je ne l’ai pas trouvé beau. J’étais cadavérique, j’avais des tuyaux qui me sortaient du nez et de la bouche, je n’étais pas du tout à mon avantage ! J’ai entendu le chirurgien s’exclamer : ‘Elle me pète entre les mains !’ Ces propos m’ont été confirmés plus tard par une infirmière.

Je ne me suis pas trop attardée dans cette salle d’opération, car j’ai pensé à mon mari et à mon beau-père qui attendaient dans la salle d’attente, et instantanément je me suis trouvée près d’eux. J’ai pris conscience de traverser les murs.

Dans cette salle d’attente, j’ai constaté qu’il n’y avait pas de siège. Mon mari me l’a confirmé plus tard. J’ai vu que mon beau-père et lui arpentaient la pièce et j’ai essayé de me manifester à eux, en vain. Ils ne me voyaient pas. Je ne comprenais pas. De ne pas pouvoir communiquer avec eux me désolait. En désespoir de cause, j’ai posé la main sur l’épaule de mon beau-père et ma main a traversé son corps !

Je me suis ensuite trouvée dans un abîme de ténèbres, de silence. J’étais seule au monde, dans un néant infini, et j’aurais tout donné pour entendre un bruit et voir quelque chose. Je ne sais pas combien de temps cela a duré. Peut-être une fraction de seconde ? J’ai pensé : ‘Cela y est, ma fille, tu es morte.’ Et pourtant, je n’étais pas morte puisque j’existais. L’idée de vivre dans ce néant et ces ténèbres m’est apparue insupportable.

Quelque chose en moi a appelé à l’aide, et au loin j’ai vu une lumière. A partir de ce moment, je n’étais plus seule au monde. J’ai été propulsée à une vitesse prodigieuse vers cette lumière et, au fur et à mesure que j’en approchais, elle grandissait jusqu’à occuper tout l’espace. Les ténèbres s’éclaircissaient, je sentais des présences autour de moi sans les voir distinctement. Surtout, une joie inouïe s’élevait de mon cœur, mille fois plus grande que toutes les joies que j’ai pu éprouver sur cette Terre.

Et je suis rentrée dans la lumière. Là, il n’y a plus de mots. Cette lumière était aussi un océan d’Amour pur, de celui qui s’offre sans rien demander en retour. J’étais immergée dans cet océan, totalement comprise, comblée et aimée telle que j’étais, et si loin des soucis et des agitations de cette Terre ! Je n’avais plus conscience du temps et de l’espace, mais d’être, d’avoir toujours été. J’ai compris que j’étais une partie de cette lumière, que j’étais éternelle. Dans cette plénitude et cette paix immense, j’ai compris le sens des mots : ‘Je suis’. C’est comme si, tout en étant moi, je devenais tout et que je retrouvais ma nature réelle. Mon Dieu, comment partager cette expérience ? Si chacun pouvait la vivre, ne serait-ce qu’un instant, il n’y aurait plus de misère ni de violence, ni de guerre sur cette planète. Le sens de l’existence serait perçu et la beauté serait son accomplissement.

Dans cette lumière, j’ai vu un jeune homme resplendissant de lumière venir vers moi. Mon cœur a bondi de joie quand j’ai reconnu mon frère, mort lorsqu’il avait sept mois et moi onze ans. J’adorais cet enfant, j’étais sa petite maman. Comment pouvais-je être certaine que cet être était mon frère ? Il y a évidemment une grande différence entre les traits physiques d’un bébé et ceux d’un adolescent. Pourtant, je sais de façon absolue que c’était lui. J’ai revécu ma vie à l’envers, de mes 26 ans de l’époque jusqu’à ma naissance. Près de moi il y avait un être de lumière. Je ne peux pas décrire le rayonnement et la force d’amour qu’il dégageait. J’ai entendu sa voix qui semblait venir du fond de l’univers, puissante et douce à la fois.

Il m’a demandé : ‘Comment as-tu aimé et qu’as-tu fait pour les autres ?’ J’ai senti tout de suite l’exigence de la question. C’était troublant car, pendant le déroulement de ce bilan, j’étais à la fois celle qui revivait chaque situation avec toutes les émotions qui l’accompagnaient, et l’autre partie de moi, celle qui n’était pas du tout affectée par les émotions, qui était toute sagesse, connaissance, amour et justice. Lorsque j’avais accompli un acte de bonté, j’étais dans le cœur de la personne à qui j’avais fait du bien et je recevais le bien que je lui avais fait. Il en était de même lorsque j’avais été désagréable envers autrui. J’éprouvais en moi-même les souffrances que j’avais infligées à cette personne.

Je me rappelle aussi avoir été en possession d’une grande connaissance. En quelques secondes j’ai vécu des millénaires.

Je ne me rappelle pas être sortie de mon corps, mais je me rappelle l’avoir réintégré en passant par ma tête et m’y être glissée comme dans une chaussette.

Toute l’expérience s’effaçait. Je ne pouvais pas la retenir.

Et pour moi, c’est cela le drame de l’existence. Finie la plénitude, finie la liberté, fini le fait de se sentir un et tout à la fois. On rentre dans son corps comme si l’on rentrait dans une boîte. On oublie que les autres sont nous et l’on se fait du mal…

Mais je sais depuis que l’amour est le secret de la vie. » (N. Dron) (1)

Nicole Dron est l’auteure de : « 45 secondes d’éternité », Kymzo éditions, 2009.

Voici le témoignage de Joseph McMoneagle :

« Je dînais avec ma femme et un ami. A l’apéritif, j’ai pris un verre, et après avoir bu une gorgée je me suis senti très mal. J’ai quitté la table et je me suis dirigé vers la sortie du restaurant. J’ai atteint la porte, et je me souviens d’une sorte de bruit, un peu comme un claquement de doigts. Je me suis retrouvé debout sur le pavé devant l’entrée, regardant mes paumes et la pluie qui passait au travers, sans savoir comment j’étais arrivé là. J’ai alors regardé vers la porte, j’ai vu un corps allongé en travers : c’était moi. A ce moment-là, j’ai compris que ça allait mal ! J’ai su plus tard que j’avais eu des convulsions et que j’avais avalé ma langue, ce qui m’empêchait de respirer. Je les ai regardés qui chargeaient mon corps dans une voiture. Je l’ai suivie alors qu’elle passait la frontière austro-allemande. La voiture s’est arrêtée à Passau. Je les ai vus alors décharger mon corps et l’emmener aux urgences. Je les ai observés quand ils ont coupé mes vêtements et m’ont planté des aiguilles partout… Puis, tout cela a commencé à m’ennuyer prodigieusement. J’ai senti une chaleur derrière, dans le cou, j’ai pensé qu’il s’agissait d’une de ces lampes très brillantes qu’on trouve dans les services d’urgence. Je me suis retourné pour voir ce que c’était et je me suis retrouvé en train de tomber à travers un tunnel. Je suis sorti au bout dans une lumière très, très intense, et brillante. J’étais enveloppé dans cette lumière et j’ai pensé que j’avais rencontré Dieu. Puis il y a eu cette voix dans ma tête qui a dit : ‘Tu ne peux pas mourir ici, tu dois repartir.’ Et j’ai dit : ‘Non, je veux rester ici, dans cette chaleur, cette lumière.’ Résultat, il y a eu un autre claquement de doigt et je me suis retrouvé assis, nu sous un drap, à regarder tout autour de moi, sous le regard étonné du pauvre patient allemand allongé dans le lit d’à côté. » (2)

Notons aussi ce témoignage de l’actrice Sharon Stone, celle-ci ayant vécu, en septembre 2001, une EMI à la suite d’une hémorragie cérébrale :

C’est le 29 septembre 2001 qu’elle a été transportée à l’hôpital par son mari Phil Bronstein après avoir ressenti de violentes douleurs à la tête. Deux angiogrammes successifs n’ayant rien révélé, les médecins furent sur le point de la renvoyer chez elle. En janvier 2004, elle confia à “Paris Match” qu’elle avait alors perdu connaissance et qu’elle avait eu l’impression de se retrouver dans un grand tunnel de lumière blanche :

« Et, à un moment précis, ma grand-mère défunte est venue vers moi, non sous son apparence de vieille dame, mais avec le visage de sa jeunesse. Elle m’a dit de ne pas quitter l’hôpital et de rester allongée, immobile. Alors, j’ai insisté pour rester à l’hôpital. Finalement, on m’a fait un troisième angiogramme et cette fois ils ont décelé le problème. Je suis persuadée que ma grand-mère m’a sauvé la vie. »

Elle précise que cette expérience l’a profondément affectée :

« Désormais, je n’ai plus peur de la mort et je n’hésite pas à dire aux gens que c’est une chose fabuleuse ; que la mort est un cadeau. Je ne veux pas dire que vous devriez vous suicider, mais tout le monde devra un jour être confronté à la mort, et quand ce jour viendra ce sera une expérience magnifique et merveilleuse. Je voyais cette splendide lumière blanche au-dessus de moi et soudainement je baignais dans cette magnifique et aveuglante lumière. J’y ai rencontré certains de mes amis. Tout est allé très vite. Tout à coup, je suis revenue. J’étais dans mon corps et j’étais dans la chambre. » (3)

 

2. « Version Femina », numéro du 17 au 23 janvier 2011 :

Dans un numéro de janvier 2011 du magazine “Version Femina” (magazine dominical du journal “Sud Ouest”), un article de deux pages présente, à l’occasion de la sortie du film “Au-delà”, les avis de diverses personnes : le médecin Jean-Pierre Jourdan, le médium Henry Vignaud, le psychologue Pascal Le Maléfan, la bouddhiste Marie-Ange Cambois. Ces commentaires sont précédés du rappel du témoignage du journaliste et écrivain Philippe Labro, un « expérienceur », selon le terme souvent usité.

Philippe Labro a vécu une EMI relatée dans son livre “La traversée” (éditions Folio) :

« Des années après, j’ai encore en mémoire précisément ce qui s’est passé, ce que j’ai vu dans ce service de réanimation. Cette sensation de sortir de mon corps, puis de me soulever, jusqu’à avoir une vision détaillée de mon propre corps et de toute la pièce en plongée. J’étais devenu une caméra. L’instant d’après, j’étais dans un tunnel blanc, baignant dans une lumière aveuglante, et j’ai ressenti une sensation extraordinaire, à l’inverse de mes cauchemars habituels. Je distinguais des formes, des volutes, je m’incorporais dans un au-delà. Ce voyage est l’effet des produits hypnotiques… Je ne suis pas le premier à avoir vécu une NDE (near-death experience). Seulement, à l’époque, je n’en avais jamais entendu parler. C’est un ami qui m’a appris que cela portait un nom. J’avais déjà le projet d’écrire à ce sujet, alors je me suis bien gardé de lire quoi que ce soit sur ce thème : je ne voulais surtout pas être influencé. Aujourd’hui, cette expérience ne m’obsède pas, je n’y repense jamais, mais elle m’a forcément modifié. Après ma convalescence, j’ai voulu en témoigner. Contrairement à mes autres livres où je mêle réalité et fiction, dans La traversée je n’ai rien inventé. Ce livre n’est pas un roman, c’est un reportage sur moi-même, ce que j’ai vécu. »

Le médecin Jean-Pierre Jourdan, directeur de la recherche médicale de l’association IANDS-France (The International Association for Near-Death Studies), est l’auteur de : « Deadline. Dernière limite » (éditions Les 3 Orangers, réédité aux éditions Pocket). Voici ce qu’il dit à propos des NDE :

« En tant que médecin, je veux rester objectif. Mais je constate que, après un coma, des personnes ont été en mesure de donner des détails comme la couleur ou la marque d’un défibrillateur utilisé à un moment où leur cerveau était inactif. Décorporation, tunnel, lumière intense…, les témoignages d’EMI sont répétitifs et cohérents : j’en recueille depuis vingt ans. C’est une réalité connue des équipes de réanimation. Dans ce trou noir, il est facile de mettre pêle-mêle Dieu, démons ou toute autre pseudo explication. C’est à cause de ces âneries que la recherche avance mal : c’est un répulsif à scientifiques. Mais les témoignages, eux, sont bien réels, et ces personnes sont les premières à rejeter les explications fumantes et à s’éloigner des dogmes religieux. A ce jour, les EMI représentent quelque chose de nouveau aux yeux de la science. Des psychiatres, des neurologues, des cardiologues ont cherché une cause physiologique : sans succès. Et les découvertes des liens entre les perceptions sensorielles et le gyrus angulaire (une zone du cerveau) sont loin d’expliquer l’ensemble de ce que vivent les patients. Pour percer cette énigme, il faut dépasser nos certitudes, chercher du côté d’un nouveau concept que ces disciplines, prises séparément, n’expliquent pas. Nous n’avons pas encore compris toutes les lois de la nature, de la même façon que nous n’avons découvert la radioactivité qu’à la fin du XIXème siècle. Cette découverte a ouvert un champ inédit dans la physique telle qu’elle était connue et pratiquée jusqu’alors. J’espère que nous parviendrons à coordonner la recherche dans cet esprit d’exploration. Et peut-être, qui sait, à trouver une théorie qui bouleversera tout autant les sciences médicales et permettra de découvrir l’origine des EMI. »

Jean-Pierre Jourdan (que l’on a par ailleurs vu, en 2010, dans un émission du magazine de M6 : “Expériences extraordinaires”), c’est le « service minimum » à propos du caractère inexpliqué des EMI. Il ne défend pas l’explication faisant intervenir l’accès à l’Au-delà, se contentant de parler de « cinquième dimension » (en relation avec les nouvelles capacités de perception des « expérienceurs » lorsque ceux-ci se trouvent décorporés)… Nul doute qu’il n’apprécie guère les prises de position de son collègue médecin Jean-Jacques Charbonier, ce que j’ai pu comprendre en lisant certains de ses propos (et ce, même s’il ne cite pas nommément l’anesthésiste/réanimateur), ce dernier défendant ouvertement (avec raison, d’ailleurs) l’explication « survivaliste » (la survie de la conscience après la mort) des EMI. Il ne faut donc pas s’étonner que Jean-Pierre Jourdan range au rang des « âneries » et des « explications fumantes » les références à Dieu… Je développe ce point plus loin dans : 8. Dieu et les NDE

Quelle peut bien être cette théorie, que Jean-Pierre Jourdan appelle de ses vœux, qui bouleversera les sciences médicales et permettra de découvrir l’origine des EMI ? Eh bien, à vrai dire, elle est toute trouvée, car je la développe dans diverses pages sur ce site : c’est un corps subtil (« astral », etc.) qui est le siège de la conscience après la mort, et c’est celui-ci qui, en s’extériorisant temporairement hors du corps pendant l’épisode d’EMI, permet à l’« expérienceur » (qui n’est pas autre chose qu’un “décorporé”) d’éprouver les diverses sensations, perceptions et « rencontres » relatives à son vécu extracorporel. Cette explication est connue depuis bien longtemps dans les milieux médiumniques, occultistes et ésotériques. Hélas, les scientifiques ne sont pas prêts à reconnaître cela ! Certes, en attendant, certains parlent de « non localité de la conscience », sans se rendre compte, ou sans vouloir reconnaître, que cette « conscience extra-cérébrale » correspond tout simplement… au corps astral (ou corps psychique, etc.) de certains ésotéristes (dont je fais partie) !

Le psychologue clinicien et psychanalyste lacanien Pascal Le Maléfan donne, quant à lui, son interprétation psychologique réductionniste et primaire des NDE, qu’il formule en ces termes :

« J’ai rencontré de nombreuses personnes ayant expérimenté une EMI. Ces expériences surviennent dans le contexte de stress intense que provoque un accident grave, un danger de mort. Face à une telle situation d’urgence vitale s’engage une série de réactions psychologiques et neurophysiologiques. Le psychisme de la personne crée des scénarios fantasmatiques pour continuer à se projeter vivant, hors de son corps : c’est la décorporation, relatée par de nombreux survivants. Une sensation de bien-être intense est aussi souvent évoquée, qui s’explique par l’ambiguïté de chaque individu face à sa propre mort, qui l’attire autant qu’elle l’angoisse. L’une des facultés du psychisme humain est d’élaborer ces scénarios, comparables aux rêves. Comme dans ces derniers, on y retrouve des éléments du vécu personnel mêlés à des thèmes récurrents : sortie du corps, lumière, rencontre avec des proches disparus… Tout comme il existe des rêves universels, tel celui d’être capable de voler ou celui de la chute sans fin. Et comme ces récits sont racontés après coup, même peu après, il y a toujours une part de reconstruction mentale. Pour autant, il ne faut pas considérer ces personnes comme des mythomanes, rejeter leur récit ou le qualifier d’illusion : il faut avant tout les écouter et tenter de les aider à trouver en elles des éléments de compréhension. »

Nous avons, dans ce texte, un condensé d’inepties. Rectifions ces fadaises.

Pascal Le Maléfan a rencontré, dit-il, de nombreuses personnes ayant expérimenté une EMI. Il est donc étonnant qu’il en soit arrivé à des conclusions si éloignées de la réalité vécue par les personnes qui lui ont livré le contenu de leur récit. Car ses conclusions ne cadrent pas du tout avec ce que la plupart des chercheurs confrontés à des témoins d’EMI ont pu mettre en évidence. Il faut voit là, bien sûr, l’influence néfaste de sa formation de psychanalyste lacanien (ou de psychologue clinicien formaté)…

D’abord, il est aberrant d’expliquer le contenu des EMI (et donc la décorporation) par l’élaboration de « scénarios fantasmatiques ». Ce type d’explication simpliste et réductionniste a été formellement démenti depuis les premières études faites par les pionniers en matière de recherche sur les NDE : Raymond Moody, Kenneth Ring, Michael Sabom, etc. Tous ces auteurs ont montré que les explications simplement psychologiques (dépersonnalisation, projection de fantasmes, rêves, simples hallucinations, etc.) étaient inaptes à rendre compte de la séquence des visions relatives aux EMI. Un argument parmi bien d’autres : il est bien connu que les fantasmes varient en fonction des individus, alors que le contenu des témoignages d’EMI présente au contraire une remarquable cohérence dans les diverses séquences décrites, à tel point que l’on peut parler (avec des variantes), à ce propos, de « scénario-type »…

On ne peut pas davantage parler de scénarios comparables aux rêves, les « experienceurs » disant qu’il ne s’agissait pas de rêves. Je remets ici ce que j’ai déjà signalé dans « Les expériences au seuil de la mort. (1) » :

Peut-on alors parler de rêves ? Ceci n’est pas possible pour plusieurs raisons. Raymond Moody a noté que les enquêtés relatent ce qui leur est advenu aux approches de la mort, non pas comme on raconte un rêve, « mais de la façon dont on rapporte des faits qui ont réellement eu lieu ». A peu près invariablement, au cours de leur narration, ils « s’interrompaient pour réaffirmer que leur expérience n’était pas un rêve, mais bien décidément, catégoriquement, la réalité ».

Michael Sabom et Kenneth Ring ont découvert que les enquêtés rapportant à la fois des hallucinations et une ‘‘expérience du substrat’’ « savaient clairement distinguer les unes de l’autre ». Michael Sabom a de même noté que la NDE « est ressentie comme fortement réelle par le sujet, aussi bien quand il la vit que, plus tard, quand il y pense ». Enfin, note-t-il, « l’extrême variété du contenu des rêves d’une personne à l’autre contraste avec la constance des schémas de l’expérience aux frontières de la mort ». (Références : Kenneth Ring, « Sur la frontière de la vie », éditions Robert Laffont, 1982, p. 232 ; Michael B. Sabom, « Souvenirs de la mort », éditions Robert Laffont, 1983, p. 255.)

Quant aux « rêves universels » : être capable de voler et celui de la « chute sans fin », ils sont clairement explicités, par de nombreuses sources, comme étant le souvenir plus ou moins déformé de réelles sorties hors du corps réalisées pendant le sommeil. On notera à ce sujet que de nombreuses sources ésotériques et médiumniques, ainsi que diverses peuplades, déclarent que l’âme (ou plutôt le « double ») quitte le corps pendant le sommeil. Et on notera également que les rêves dits « lucides » (ou « éveillés ») présentent des similitudes avec les visions de type EMI, ainsi que l’a noté Danielle Vermeulen dans son livre : « NDE et expériences mystiques d’hier et d’aujourd’hui » (éditions Le Temps Présent, 2007, p. 92-93, 96) :

nde_danielle_vermeulenDanielle Vermeulen note que contrairement aux rêves, les rêves éveillés présentent entre eux « de grandes similitudes en ce qui concerne le vécu subjectif, tant dans ses modalités que dans les répercussions qu’il provoque ».

« Par rêve éveillé, il convient d’entendre un état modifié de conscience se manifestant hors sommeil. La personne a la conscience de son rêve. Elle SAIT, dit-elle, qu’elle est en train de rêver dans un état très proche de l’éveil ou de l’endormissement.

A l’inverse du rêve vécu durant une période de sommeil paradoxal, elle perçoit la réalité de ce vécu, en même temps qu’elle le vit. Cet état a été étudié par Celia Green, directrice de l’Institut de Recherches Psychophysiques d’Oxford, et par Patricia Garfield, docteur en psychologie.

Pour un certain nombre de ces personnes, ces rêves en état d’éveil sont très proches des EMI avec atteinte physique grave. Le contenu en est bref et les épisodes cohérents, semblables souvent à ceux des EMI, notamment celui de la décorporation où le sujet perçoit son corps de l’extérieur. » (D. Vermeulen)

De plus, « contrairement à la plupart des rêves mémorisés avec effort, ou oubliés au moment de l’éveil », le rêve éveillé, « de nombreuses années après, demeure fixé d’une manière très présente dans la mémoire ».

« Si les situations déclenchantes sont différentes de celles de l’EMI avec atteinte physique grave, la phénoménologie en est proche, ainsi que les sensations, les sentiments et les répercussions. » (D. Vermeulen)

Elle note que les rêves lucides ou éveillés sont, dans leur vécu transcendantal, très proches de l’EMI. Les « rêves lucides » ou « éveillés » s’apparenteraient donc tout à fait à de réelles décorporations.

Pascal le Maléfan évoque plusieurs éléments dans les récits obtenus, tout en en donnant une interprétation simpliste. Rectifions ici ses interprétations :

La sortie du corps, la lumière et la rencontre avec des proches disparus, ne sont pas cohérents avec de simples rêves, mais ils le sont par contre tout à fait dans la perspective d’une réelle sortie hors du corps à l’approche de la mort (comme lors d’une décorporation en dehors de tout contexte « mortel »).

Les « éléments du vécu personnel » sont une vraisemblable allusion à la vision panoramique de l’existence écoulée. Or, cette vision, très bien explicitée dans la littérature « occultiste » ou « ésotérique », fait partie intégrante de la première phase du processus post mortem. (Ce sujet est abordé dans certains de mes textes de la même rubrique : « Au-delà et médiumnité ».)

La sensation de bien-être intense s’explique par la libération de la conscience (via l’extériorisation du corps subtil) de l’enveloppe corporelle souffrante, et absolument pas par cette stupide « explication » : l’ambiguïté de chaque individu face à sa propre mort, qui l’attire autant qu’elle l’angoisse !

Il y a aussi le « coup », classique, de la « reconstruction mentale ». Malheureusement pour Pascal le Maléfan (et tous ceux qui invoquent ce « mécanisme »), cette fausse réalité est contredite, notamment, par l’étonnante similitude des récits obtenus.

On notera que Pascal Le Maléfan intervient au niveau de l’Institut Métapsychique International (exemple : le 29 janvier 2011, avec d’autres intervenants, sur le thème : Psychanalyse et clinique des expériences exceptionnelles), et qu’il s’intéresse donc à la parapsychologie. On ne s’étonnera cependant pas de son interprétation matérialiste et réductionniste des EMI, les parapsychologues en général étant par ailleurs plutôt réfractaires à l’explication « survivaliste » ou spirite de certains phénomènes psi.

On trouve aussi, dans l’article de “Version Femina”, le commentaire d’une bouddhiste, Marie-Ange Cambois :

Le livre tibétain de la vie et de la mort« A aucun moment, les maîtres spirituels ne mentionnent les expériences de mort imminente. Je me souviens qu’au cours d’un enseignement de Dagpo Lama Rinpoché, quelqu’un avait précisément évoqué ces phénomènes. Sa réponse avait été claire : on ne peut pas établir le lien entre les textes, ceux du Bardo Thödol par exemple, et les EMI. Les textes bouddhistes décrivent de façon très précise les quatre stades ultimes de la mort, la résorption progressive des capacités sensorielles et les visions qui les accompagnent. Le livre Vaincre la mort et vivre une vie meilleure, de Sa Sainteté le dalaï-lama, les expose très clairement : ‘Lorsque les quatre éléments (terre, eau, air, feu) se dissolvent, des illusions variées apparaissent. Parfois, avant même que l’œil et l’oreille ne cessent de fonctionner, des images et des sons inhabituels se font entendre. Des visions de toute sorte font surface à la conscience.’ Une fois cette étape franchie, se succèdent trois esprits plus subtils : ‘Ciel-mental d’une blancheur éclatante, ciel-mental rouge orangé, et ciel-mental d’un noir profond.’ Ces trois niveaux conduisent au niveau très subtil de la conscience, l’‘esprit de claire lumière’. »

Il n’y a pas de rapport entre les EMI et le contenu du “Bardo Thödol” ? Il est étonnant que cette bouddhiste, qui cite Dagpo Lama Rinpoché, ne mentionne pas Sogyal Rinpoché, pourtant l’auteur d’un livre très connu : “Le livre tibétain de la vie et de la mort” (éditions de La Table Ronde, 1993), qui fait justement le rapprochement entre le “Bardo Thödol” et les EMI, ce livre étant par ailleurs préfacé (il s’agit d’un « avant-propos ») par le Dalaï-Lama !

Voici, en outre, ce qu’a noté Danielle Vermeulen dans son étude comparative du contenu des EMI et des textes du “Bardo Thödol” :

« Si nous effectuons un regroupement des événements vécus dans ces EMI, nous les retrouvons, en majorité, dans les textes du Bardo thos grol’ :

– La vision de la Claire Lumière.

– La décorporation.

– L’incapacité à réaliser l’état de mort.

– L’incommunicabilité avec les vivants.

– Les déplacements aisés et immédiats.

– Le tunnel et les bruits.

– La vision panoramique de la vie écoulée.

– Le jugement et son verdict.

– La vision de déités paisibles ou irritées. »

(Danielle Vermeulen, « NDE et expériences mystiques d’hier et d’aujourd’hui », JMG éditions, 2007, p. 268.)

Finalement, des divers « intervenants » de l’article de “Version Femina”, le commentaire que je préfère est bien sûr celui du médium Henry Vignaud, car ce qu’il dit correspond tout à fait à ce que je dis moi-même à propos des EMI :

Henry Vignaud_w320« Je m’intéresse de près aux expériences de mort imminente, comme à tous les phénomènes paranormaux. En Grande-Bretagne, au Japon ou ailleurs, des recherches sérieuses sur ces phénomènes associent scientifiques, hommes de foi et médiums. Vivre une EMI c’est aller au seuil de la lumière, quand la corde d’argent qui relie le corps et l’âme est sur le point de rompre, sans pour autant franchir cette limite qui ne permettrait pas de réintégrer le corps physique. Ceux qui sont passés par là ont été dans le transit, on leur a montré un aperçu de l’au-delà. A la suite de ce type d’expérience, certaines personnes développent des perceptions, des dons de guérison, de voyance. Il est intéressant de voir que presque tous ceux qui en ressortent vivent dans la nostalgie de cet état. Ils sont rassurés, emplis de plénitude, convaincus qu’il se passe quelque chose après. Une EMI permet une ouverture de conscience parfois spectaculaire, une mutation intérieure. Dans la majorité des cas, elle m’apparaît comme un cadeau merveilleux fait à ceux qui la vivent, une seconde chance spirituelle, dans un contexte dramatique d’accident ou de problème de santé. » (4)

A noter qu’Henry Vignaud est l’auteur de : “En contact avec l’invisible” (Dunod-InterEditions, 2011). On l’a notamment vu, en juin 2010, dans un documentaire de la série (de Stéphane Allix) de cinq émissions : “Enquêtes extraordinaires”, sur M6. Le 2 février 2011, il a donné une conférence à Paris, dans le cadre de l’INREES. (Voir : http://www.inrees.com)

 

3. Le passage vers une autre dimension :

Il existe des invariants dans les récits de NDE. C’est le cas de la sortie hors du corps, le « décorporé » n’étant alors plus en mesure de communiquer avec le monde des vivants, que ce soit par le toucher ou la voix. Néanmoins, il « voit » son environnement (immédiat ou éloigné), « entend » les conversations (par exemple entre une infirmière et le médecin qui tente de le réanimer), « perçoit » le futur, etc.

Si la réanimation médicale a été rapide, l’individu réintègre son corps, sinon c’est le passage à travers ce qui a été comparé à un « tunnel » :

« L’expérienceur se sent aspiré ou attiré avec une force invincible et à une vitesse incroyable dans une ‘spirale obscure’, un ‘cylindre’, un ‘puits de pénombre’, un ‘couloir bordé de pavés sombres et humides’, un ‘endroit tout noir, comme une immense nuit très noire’, ou encore un ‘tourbillon bleu-noir piqueté de scintillements dorés’ (…). Bien que le vocabulaire employé soit variable, il s’agit bien de la même expérience vécue, à savoir, pour simplifier : un passage extrêmement rapide dans un trou obscur. » (J.-J. Charbonier)

De manière générale, une lumière rassurante, vive mais jamais éblouissante, marque la fin de ce « tunnel ». Les « expérienceurs » connaissent alors « l’Amour inconditionnel ». L’un d’eux raconte :

« Je sais maintenant que de l’autre côté tout est Amour. La lumière m’a enveloppée. Elle était très forte, mais n’éblouissait pas. Elle était très chaude, mais ne brûlait pas. Elle m’aimait, me parlait par la pensée, et moi je faisais comme elle. »

D’autres êtres s’avancent à la rencontre du nouveau venu, paraissant vouloir lui venir en aide. Il aperçoit les esprits de parents et d’amis décédés avant lui. Cet instant marque la limite à ne pas franchir, un point de non retour qui peut être matérialisé par une lourde grille ou un épais brouillard. Les entités indiquent alors à l’« expérienceur » que « ce n’est pas son heure », ou qu’il a encore des choses à vivre et à apprendre.

Le retour est souvent brusque, avec le sentiment d’être « aspiré », la réintégration du corps physique étant vécue comme désagréable et traumatisante.

Il existe des cas d’EMI « négatives ». Dans ces cas-là, les personnes décorporées ont, note Jean-Jacques Charbonier, traversé des lacs de feu entourés de monstres et de démons.

 

* Deux cas :

En janvier 1981, une jeune fille de 17 ans a vécu une EMI pendant son année de préparation au Bac. Elle était tombée inconsciente sur le sol du palier du second étage dans la maison de ses parents. Elle vit le « tunnel » avant la décorporation. Elle s’est retrouvée dans une douce pénombre, un genre de tunnel avec, au fond de celui-ci, une lumière… Elle se retrouva dans sa maison, comme « collée au plafond », depuis lequel elle observait son corps inerte. Elle a alors « vogué » entre un mètre et le plafond, est descendue d’un étage et a vu sa sœur écrire à sa table, puis son père, étendu sur son lit, qui lisait la page 71 d’un livre de science-fiction.

« Je l’ai vu se redresser d’un coup et l’ai suivi du dessus alors qu’il grimpait au second. Il a vu mon corps au sol et est parti chercher sa trousse de médecin. Il m’a frappée brutalement, j’observais tout au-dessus et ai été très surprise de ressentir son inquiétude et de me rendre compte que j’avais peur qu’il se mette en colère contre moi… Il m’a injecté quelque chose (sans doute de l’adrénaline) en me parlant, je n’entendais pas sa voix distinctement. Mais d’un seul coup je me suis retrouvée à l’intérieur de mon corps, avec une douleur forte à crier. J’ai crié, je pense. L’accident cardiaque n’a pas dû durer plus de quelques minutes, quatre ou cinq selon mon père. »

Après avoir subi de nombreux tests cardiaques, la jeune fille précisa à sa sœur, sans se tromper, ce que cette dernière avait écrit au moment de l’« accident », et elle retraça, avec exactitude, les faits et gestes, à ce moment précis, de son père.

Le 1er juillet 1999, Pierre R. fut admis en urgence en réanimation pour une pneumopathie avec syndrome de détresse respiratoire aiguë. Il sombra dans le coma. Quarante-huit heures après, on demanda à son épouse de prévenir la famille que son cas était désespéré et qu’il ne survivrait pas. Lui, par contre, vagabondait sans contrainte, sans appréhension, sans souffrance, et il lui suffisait de penser à une personne pour être en prise directe sur sa conversation ou sur les pensées de celle-ci. Il avait un corps, « mais version light, soft ». Pierre R. décrit son examen médical. Il vit une femme amenant le matériel d’échographie, et il s’adressa à elle en vain pour lui dire qu’elle devrait arrêter de le regarder de cette manière et surtout de penser qu’il n’était qu’un « légume ».

« Pourquoi celle-ci porte-t-elle un logo CHU de Roanne sur sa blouse, alors que nous sommes à Thiers ? ‘Fais voir sa vésicule, c’est de la boue… Fais voir le foie, non mais t’as vu ce foie ? Enorme ! Ce n’est qu’un œdème ce type ! Le cœur ? T’as vu la taille du ventricule ? Enorme, pfuuuu. Ouais, eh bien c’est peut-être pour ça qu’il est encore vivant…’ »

Sorti d’affaire de justesse, l’« expérienceur » a précisé que presque dix ans plus tard, il n’y avait pas un jour où il ne pensait pas à cette aventure…

 

* L’approche « rationnelle » :

Les interprétations matérialistes (et réductionnistes) ne manquent pas.

L’hypoxie, c’est-à-dire l’oxygénation insuffisante des tissus de l’organisme, a été mise en cause, celle-ci provoquant une souffrance du cerveau. Mais les études cliniques sur des sujets volontaires ont montré que plus le taux d’oxygène respiré baisse, plus le délabrement de la conscience augmente, précédant des convulsions, puis l’arrêt de la respiration. Une étude chez des alpinistes a montré une irritabilité, des difficultés de concentration, une lenteur du raisonnement, accompagnées de troubles de la mémoire. Tout cela est en opposition avec la clarté et la lucidité de la conscience qui accompagnent une EMI. De nombreux cas d’EMI ont aussi eu lieu en l’absence d’hypoxie ou de souffrance cérébrale.

En 2002, dans un article publié dans la revue “Nature”, le neurologue suisse Olaf Blanke et trois de ses confrères ont présenté une théorie jugée « convaincante » par une grande partie du corps médical. La stimulation électrique, chez une épileptique, d’une région cervicale, le gyrus angulaire, a provoqué chez la patiente la sensation de « sortir de con corps ». Même si les mots « voir d’en haut », « voir ses jambes », ou « se situer à environ deux mètres de haut », reviennent souvent chez les « opérés » d’Olaf Blanke, ceux-ci sont conscients et non en situation de mort clinique.

Le neurologue Michael Persinger a inventé un casque doté d’électrodes pour stimuler les lobes temporaux du cerveau. Mais le système n’a jamais recréé les spécificités les plus extraordinaires des « vraies » EMI

Rêves, paralysie du sommeil, épilepsie, schizophrénie et mythomanie n’expliquent pas davantage le phénomène. Et puis, la personne se trouvant dans le coma peut avoir la perception exacte d’une scène (parfois distante). (5)

 

4.  Jean-Jacques Charbonier :

Le médecin anesthésiste/réanimateur Jean-Jacques Charbonier fait un excellent travail de sensibilisation aux réalités de l’après-vie, notamment à propos des EMI ou NDE. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages, dont les suivants que je recommande particulièrement :

« Les preuves scientifiques d’une vie après la vie » (éditions Exergue, 2008).

« La médecine face à l’Au-delà » (éditions Guy Trédaniel, 2010).

livre_7-bonnes-raisons-de-croire-au-delaSa notoriété de médecin-anesthésiste lui a permis de sensibiliser un grand nombre de personnes à la réalité de “l’Au-delà”, ceci ayant été rendu possible grâce à ses livres, certes, certains étant en outre traduits en plusieurs langues, mais aussi grâce à de nombreuses conférences, notamment en France et au Québec. Il y a aussi, outre son site (www.charbonier.fr), sa page Facebook qui était suivie, en janvier 2017, par plus de 48 000 personnes… Il collabore à plusieurs revues, dont “Parasciences” (disponible seulement par abonnement). Sur la page de couverture du numéro de cette revue paru en juin 2015, numéro dans lequel on trouve un hommage de Jean-Jacques Charbonier à Jean-Claude Carton (prématurément décédé en 2015), on trouve aussi mentionné mon article (publié initialement quelques années auparavant dans la même revue) sur le médium brésilien (observé par l’actrice Shirley McLaine) Mauricio Panisset.

Parmi les autres livres de Jean-Jacques Charbonier, il y a :

* “Les 7 bonnes raisons de croire à l’Au-delà” (éditions Guy Trédaniel, 2012).

 * “Les 3 clés pour vaincre les pires épreuves de la vie” (édition Guy Trédaniel, 2013).

 Jean-Jacques Charbonier a écrit un livre en collaboration avec Annie Babu : “4 regards sur la mort et ses tabous” (éditions Guy Trédaniel, 2015). Il est sous-titré : “Soins palliatifs, euthanasie, suicide assisté et expériences de mort imminente”.

Les convictions de l’auteur sont conformes aux miennes (à part son opinion contre la réincarnation, évoquée dans deux articles de revues, “argumentation” à laquelle je consacre un texte sur ce site). Signalons aussi que, contrairement à lui, je suis pour l’euthanasie…

Voici ce qu’on lisait à un moment donné sur le site (www.charbonier.fr) de l’auteur/conférencier :

« J’ai été victime d’une campagne de calomnie prétendant que mon site Internet était un site commercial exclusivement destiné à m’enrichir !

Ceux qui me connaissent savent bien que le profit n’est en aucun cas mon moteur d’action. Par exemple, je rappelle ici que toutes mes conférences sont faites bénévolement, dans le seul but d’aider les gens à surmonter leurs angoisses face à la mort, et que je donne beaucoup de mon temps et de mon énergie pour accomplir cette ‘mission’.

Certains rationalistes matérialistes m’attaquent sur tous les fronts : après avoir essayé en vain à multiples reprises de dénaturer mes propos pour me discréditer, de tenter par tous les moyens de m’empêcher de parler ou de diffuser mes écrits, de m’envoyer des lettres de menace de mort à mon domicile… ils veulent aujourd’hui me faire passer pour un escroc, vendeur de boniments.

‘Toute grande vérité passe par trois phases : elle est d’abord ridiculisée, puis violemment combattue, avant d’être acceptée comme une évidence.’ Schopenhauer.

Sans aucun doute, nous n’en sommes encore, hélas, qu’à la deuxième phase… »

Ultérieurement, il a été amené à demander une contribution financière pour ses conférences, ce qui est normal.

Dans le numéro 79 (automne 2010) de « Parasciences », Jean-Jacques Charbonier évoque quelques anecdotes :

Il n’est pas rare de constater que les marqueurs du temps (montres, horloges, pendules ou réveils) s’arrêtent de fonctionner au moment d’un décès.

« Mon père est parti pour un monde meilleur le 4 juillet 2006 en faisant sa sieste. Il ne s’est pas réveillé. Bien que très intéressé par mes recherches sur les expériences de mort provisoire, il était beaucoup plus sceptique que moi sur l’existence d’une vie dans l’Au-delà et, de façon plus précise, sur l’opportunité de donner des signes à ses proches lorsque l’on est passé de l’autre côté du voile.

Aussi, nous avions passé un accord. Se sachant très malade du cœur et sentant l’échéance arriver à grand pas, il m’avait dit que s’il y avait bien une vie après la mort il me le ferait savoir par l’intermédiaire de l’horloge comtoise qui trônait dans un coin de sa salle à manger. Or, le 4 juillet, à l’heure précise de son décès, la fameuse horloge s’est mise à carillonner de façon tout à fait inhabituelle et ses aiguilles se sont définitivement arrêtées. » (J.-J. Charbonier)

Jean-Pierre Postel, chef de service en réanimation à l’hôpital de Sarlat en Dordogne, est à l’origine d’une étude portant sur des cibles cachées à percevoir par des comateux profonds, ceci afin de tenter de prouver la réalité, lors des EMI, des sorties hors du corps. Dans un courrier adressé à Jean-Jacques Charbonier, il a raconté une expérience vécue, avec son fils, dans le box de réanimation où son propre père était sur le point de mourir.

« Nous étions avec mon fils près de mon père, lorsque les aiguilles de la pendule accrochée au mur se sont mises à tourner à toute vitesse, et ensuite elles se sont replacées toutes seules en position normale pour indiquer une heure correcte. Je ne sais pas du tout comment ce phénomène a pu se produire, ni pourquoi il s’est produit, mais en tout cas je n’ai pas rêvé puisque nous étions deux à avoir vu la même chose… » (J.-P. Postel)

Dans les témoignages des personnes ayant vécu une EMI, on trouve différentes « visualisations » d’objets symbolisant l’écoulement du temps : bouliers, sabliers, cadrans de montre, de pendule ou d’horloge. Voici le récit de Marc :

« J’étais dans une lumière d’amour, et cette lumière était vivante, elle me parlait. On me montrait toute ma vie, tout ce que j’avais fait de bien ou de mal. Ma vie défilait devant moi dans ses moindres détails, en accéléré, et on me montrait en surimpression les aiguilles d’une montre qui tournaient à l’envers à une vitesse vertigineuse. Personne ne me jugeait. C’était moi qui jugeais tous mes actes. »

Dans le journal de 20 heures de TF1, du 25 août 2010, il y a eu un petit reportage (que je n’ai pas vu) intitulé : « Il sont revenus de l’Au-delà ».

« Ce jour-là, une équipe de TF1 était venue m’interviewer pour passer un sujet de 3 minutes 40 sur les expériences de mort provisoire. Bien que grandement censuré dans mes propos, et accompagné par les commentaires du Dr Naccache, qui joue le rôle du détracteur de service en développant les hypothèses habituelles d’un cerveau défaillant responsable d’hallucinations diverses, le sujet a eu quand même le mérite de passer à l’antenne à une heure de grande écoute, et certains téléspectateurs ont dû entendre parler pour la première fois, à cette occasion, des expériences de mort imminente. » (J.-J. Charbonier)

A cette occasion, un curieux phénomène a été remarqué par une internaute qui a alerté Jean-Jacques Charbonier. Au moment de l’interview de ce dernier, l’aiguille de la pendule murale du bloc dans lequel il se trouvait s’est mise à tourner à l’envers !

« L’image est furtive, mais suffisamment prolongée pour qu’il n’y ait aucun doute possible.

J’ai tout de suite téléphoné à Dominique Lagrou Sempère, la réalisatrice du reportage, pour savoir s’il s’agissait d’un effet spécial pour renforcer le côté marginal ou mystérieux du sujet. La journaliste est formelle : il n’existe aucun trucage, et aucun membre de son équipe ne se serait amusé à prendre une telle initiative au montage sans la mettre au courant. Je me suis donc adressé à des spécialistes de l’audiovisuel pour essayer de trouver une explication rationnelle à ce surprenant phénomène. Ils m’ont informé qu’il existe des procédés automatiques d’inversion d’image pour masquer une inscription ou un logo filmé au hasard des prises, et, dans ces cas-là, les aiguilles d’une pendule pourraient apparaître comme si elles tournaient à l’envers. Certes, mais cette hypothèse ne tient pas non plus, car les chiffres de la pendule seraient aussi à l’envers et ce n’est pas le cas dans le film !

Donc, s’il ne s’agit ni d’un montage, ni d’un trucage, ni d’un effet automatique, cela voudrait dire que les aiguilles ont réellement tourné à l’envers pendant un très court laps de temps ! » (J.-J. Charbonier)

Jean-Jacques Charbonier a parlé de ce phénomène à deux médiums :

« Sans se concerter, elles m’ont donné la même réponse : ce mouvement aberrant d’aiguilles serait un signe fort envoyé par mes guides pour m’encourager à poursuivre mon action dans les domaines qui touchent l’Au-delà. Dont acte. » (J.-J. Charbonier) (6)

On trouve, dans le numéro 19 (janvier/février 2011) de « Science et inexpliqué », une interview de Jean-Jacques Charbonier :

Il rappelle la similitude des récits d’EMI, quelle que soit la culture, l’âge, la religion ou la vie des gens rapportant cette expérience.

Afin d’illustrer le fait que ces expériences ne peuvent pas être hallucinatoires, il évoque brièvement le cas connu de Jean Morzelle :

« Cet ‘expérienceur’ a pu décrire de façon bien précise ce qui se passait autour de lui, et même à distance de son corps au moment où il était opéré, alors qu’il était totalement inconscient et en grande détresse vitale. Il a pu décrire une plaque recouverte d’un molleton qui était vissée sous la table d’opération et dont personne ne connaissait l’existence, un point d’eau où se lavaient les chirurgiens avant de pénétrer dans les blocs, ainsi qu’un parc à vélos situé à l’extérieur de l’hôpital… »

Tout cela a pu être vérifié, ce qui est bien une preuve qu’une EMI n’est pas une hallucination.

Voici ce que note Jean-Jacques Charbonier à propos des répercussions de lEMI sur les gens qui l’ont vécue :

« De façon très schématique, on peut dégager chez eux un certain nombre de transformations récurrentes : ils n’ont plus peur de la mort, ils savourent la vie mais ne sont pas spécialement pressés de mourir, ils se détachent des valeurs matérielles de ce monde et souhaitent donner aux autres une parcelle de l’amour qu’ils disent avoir reçu dans cette fameuse ‘lumière’ rencontrée lors de l’expérience. Ils vont donc se tourner volontiers vers des œuvres caritatives ou humanitaires, ou avoir des activités tournées vers la spiritualité.

Certains deviennent soignants, magnétiseurs, médiums ou artistes. D’autres changent de métier, d’amis, de conjoint… Si l’expérience est généralement positive pour eux, à condition qu’ils puissent l’exprimer, l’entourage peut au contraire terriblement souffrir d’une transformation aussi radicale. Dans tous les cas, il faudra trouver une oreille attentive à leurs récits car la moquerie ou le rejet peuvent entraîner de graves psychoses en marginalisant leur discours. L’‘expérienceur’ pourra dès lors songer à fuir une société qui ne reconnaît pas ce qu’il a vécu et trouver un échappatoire dans l’alcool, la drogue ou… le suicide. C’est pourquoi l’importance des groupes de parole ne doit pas être négligée. »

Jean-Jacques Charbonier rappelle le cas de Pamela Reynolds, celle-ci ayant été en état de mort cérébrale (authentifiée par un électroencéphalogramme plat). Elle a été capable, dès son réveil, de décrire ce qui s’était passé autour d’elle au moment où il n’y avait plus d’activité neuronale.

« Au cours de cette période, elle a vu, entendu, perçu, compris et intégré les informations, alors que son cerveau était exsangue et refroidi à 15,5° pour les besoins d’une intervention neurochirurgicale… Que faut-il de plus pour pouvoir affirmer qu’une conscience est possible en dehors de toute activité cérébrale ? » (J.-J. Charbonier)

A propos des explications rationalistes :

« Les scientifiques et sceptiques qui prétendent encore que le phénomène des EMI est le résultat d’un rêve ou d’une hallucination ne connaissent tout simplement pas le sujet ! Cette hypothèse n’explique en rien les phénomènes de conscience résiduelle délocalisée lorsque le cerveau s’arrête de fonctionner. Je pose la question : comment un phénomène hallucinatoire pourrait expliquer qu’un ‘expérienceur’ puisse visualiser une scène précise qui se déroule à distance de son corps au moment même où son cerveau ne fonctionne plus ? » (J.-J. Charbonier)

A propos de la recherche actuelle, Jean-Jacques Charbonier rappelle que le neurobiologiste canadien Mario Beauregard et le médecin anglais Sam Parnia ont déposé en septembre 2001, à l’ONU, un projet visant à authentifier les sorties hors du corps, le but étant de cacher des cibles à distance de personnes susceptibles de faire un arrêt cardiaque. Le docteur Jean-Pierre Postel, qui travaille à l’hôpital de Sarlat (Dordogne), a mené une telle expérience dans le service qu’il dirige.

Le cardiologue néerlandais Pim Van Lommel (qui a montré, dans une étude, que 18% des patients qui ont subi un arrêt cardiaque ont rapporté avoir vécu une EMI) et le psychiatre tchèque Stanislav Grof ont suggéré que le cerveau pourrait se comporter comme un récepteur de conscience délocalisée, à la manière d’un poste de télévision qui ne reçoit plus de programme lorsqu’il est éteint ou cassé, alors que le programme continue. Ceci prouve que l’émission n’est pas « fabriquée » dans le poste.

Le cerveau serait un « émetteur-récepteur » de conscience, dans lequel la fonction « réception » serait notamment responsable des inspirations artistiques et de la médiumnité, « tandis que la fonction ‘‘émission’’ donnerait des capacités télépathiques ou de possibles connexions avec ce que l’on pourrait appeler l’‘‘Unité Divine’’ dans la prière ou la méditation ».

« Dans les expériences de mort provisoire, la conscience est beaucoup plus performante qu’en temps ‘normal’, avec des possibilités d’omniscience et de déplacements fulgurants dans le temps et l’espace. Ce qui laisse supposer que le cerveau agirait, en temps normal, comme un ‘filtre réducteur’ de conscience. Une conscience devenue entière et libérée seulement à partir du moment de la mort clinique. » (J.-J. Charbonier)

Jean-Jacques Charbonier note que nos sociétés occidentales matérialistes ne sont pas prêtes à accepter l’idée d’un changement de paradigme sur la mort. Après avoir précisé que l’activité cérébrale cesse quinze secondes après le dernier battement de cœur, il apporte cette précision :

« La définition de la mort clinique étant l’arrêt du fonctionnement cérébral, on peut en conclure que les personnes réanimées après un arrêt cardiaque sont revenues de la mort… Le terme EMI est donc aujourd’hui dépassé. Il serait, en fait, plus juste de parler d’‘expériences de mort provisoire’ (EMP), car nous sommes au-delà des expériences aux ‘frontières de la mort’. Seule l’écoute attentive des récits sincères de ces ‘voyageurs’ peut nous faire envisager un ‘après’ à titre personnel… » (7)

Jean-Jacques Charbonier a par ailleurs procédé, à Toulouse, à des tests de communication télépathique, avec enregistrement EEG, chez le comateux (réanimation et bloc opératoire), l’expérience ayant été tentée avec la médium Christelle Dubois. Les premiers résultats étaient “très encourageants”…

Jean-Jacques Charbonier a en outre dirigé une thèse de doctorat en médecine dont le sujet est : “Les EMI lors de l’arrêt cardiaque”. Elle a été soutenue par le docteur Lallier à l’Université de médecine de Reims. Le président de thèse était le professeur Léon… On a vu l’étudiant en médecine dans l’émission sur les NDE de la série documentaire “Dossiers surnaturels”, début 2015 sur la chaîne 23.

5. Nicole Canivenq :

Le 6 mai 2003, Nicole Canivenq a vécu une EMI, au cours d’un très grave accident de voiture.

OLYMPUS DIGITAL CAMERAAvant son accident, elle était directrice commerciale. Devenue sophrologue, elle exerce à Montpellier depuis 2007. En 2007, elle a fondé l’association NDE et Intégration, ceci afin d’aider les « expérienceurs » à intégrer leur vécu. Elle y a organisé des groupes de paroles où chacun pouvait s’exprimer. Elle a travaillé, avec un thérapeute, à l’organisation d’un atelier (« accepter, intégrer et évoluer après une EMI »), un stage réservé aux « expérienceurs » et aux personnes ayant vécu des sorties hors du corps.

Son site est :

Son blog :

Elle a détaillé son témoignage EMI dans un livre : “L’arbre du choix” (éditions Le Temps Présent, 2010).

« Cette expérience aux frontières de ma propre mort a changé profondément mon rapport à moi-même, aux autres, mes valeurs, mon ouverture spirituelle et mon rapport à la Terre-Mère. En somme, cette expérience majeure d’éveil a changé toute ma relation à la Vie. » (N. Canivenq)

Avant cette EMI, elle fonctionnait comme la majorité des gens, avec le sens de la compétition, d’objectifs matériels à atteindre.

L'arbre du choix_imp.indd« L’amour et la joie de ces êtres de lumière que j’ai eu le privilège de côtoyer durant cette expérience sont incomparables et parfaitement indescriptibles avec notre vocabulaire terrien. C’est comme être immergé dans un océan de lumière, de paix, d’amour et de rires, mais d’un niveau complètement inconnu ici… Je voulais d’ailleurs rester ‘là-bas’, avec eux, pour toujours. J’avais même complètement tout oublié de ma vie sur Terre dans cet instant hors du temps. » (N. Canivenq)

Le retour dans son corps douloureux fut terrible et les mois d’hospitalisation difficiles.

Elle a été attirée par la culture amérindienne et elle a rencontré divers chamans et thérapeutes qui l’ont aidée à guérir de ses blessures, celles de nature physique, mais aussi celles reliées à son enfance, et certaines liées à des vies antérieures. L’initiation chamanique l’a conduite à entreprendre une formation de sophrologue débutée deux ans après le terrible accident qu’elle a eu… (8)

 

6. Le DVD « Faux départ » :

Faux départEn 2006, Sonia Barkallah avait organisé, à Martigues, un congrès sur les EMI. En 2010, elle a sorti un DVD consacré à ce sujet. Elle a présenté ce documentaire en octobre 2010 au cinéma Le Rex à Sarlat (Dordogne), dans le cadre du deuxième CinéForum organisé par l’association “Mythes et Réalités”, sur le thème des différents états de conscience. On y évoque notamment l’étude du professeur Pim Van Lommel, réalisée en 2001 sur 344 cas de patients rescapés de la mort, une étude qui a été publiée dans “The Lancet”. Il considère (à juste titre, et comme moi-même) que le cerveau fonctionnerait comme un poste émetteur/récepteur capable de coder l’information sous la forme d’ondes électromagnétiques…

Le docteur Sam Parnia, quant à lui, a réalisé des tests (conduits dans 25 centres hospitaliers) avec des cibles ou des messages écrits uniquement visibles du plafond, ceci afin de voir si des sujets EMI pouvaient percevoir ceux-ci.

En France, des recherches sont entreprises, depuis 2008, dans deux centres hospitaliers, celui de la Timone à Marseille et celui de Sarlat dans le Périgord. Le docteur Jean-Pierre Postel (anesthésiste réanimateur) a créé le CNERIC (Centre National d’Etude et de Recherche sur la Conscience), une association cofondée avec Sonia Barkallah. Quant au psychologue clinicien Eric Dudoit, il voulait mobiliser une équipe de chercheurs.

Parmi les témoignages évoqués dans ce documentaire, il y a notamment celui d’Yrène Badini, une femme non voyante qui vit, alors qu’elle se trouvait hors de son corps à la suite d’un accident de la route, un infirmier lui subtiliser ses bijoux avant de les glisser dans la poche d’une blouse « en attendant qu’elle meure », entendit-elle alors qu’elle était hors de son corps. Le récit, plus tard rapporté au responsable de l’hôpital, se vérifia, ce qui permit la récupération, à l’endroit indiqué, des objets concernés.

Il y a aussi les témoignages de Lise Thouin (une actrice québécoise), de Jean Morzelle, de Nicole Dron, de Bénédicte Civet Lobstein, d’Elisabeth Curt, de la psychanalyste Evelyne Dumet, du médecin Bernard Samson et de Jacques Fustec.

Philippe Turpin a consacré un livre à Jacques Fustec : “Jacques Fustec, entre épreuve et Lumière”.

Un cas d’expérience négative déstabilisante est évoqué, celui de la Suissesse Martine Burkhalter.

Un autre aspect des EMI concerne l’expérience empathique de mort imminente. Il s’agit de cas dans lesquels l’entourage du mourant assiste à l’apparition du tunnel dans la pièce même où les personnes se trouvent réunies…

Le documentaire “Faux départ” évoque l’hypothèse du professeur Régis Dutheil (décédé) relative à l’« univers superlumineux », c’est-à-dire un univers dans lequel la vitesse de la lumière est dépassée… (9)

 

 7. Les NDE partagées :

En 2010, les éditions Robert Laffont ont publié un nouveau livre de Raymond Moody (en collaboration avec Paul Perry) : “Témoins de la vie après la vie”.

Témoins de la vie aorès la vieDès la fin des années 1970, Raymond Moody a recueilli des témoignages sur l’expérience vécue par certaines personnes ayant accompagné un mourant.

Son premier cas lui fut rapporté par une femme médecin, le docteur Jamieson, qui venait de perdre sa mère après avoir vainement tenté de la réanimer pendant une demi-heure après un arrêt cardiaque.

« Elle raconte qu’elle s’est soudainement sentie sortir de son corps, s’est retrouvée flottant au-dessus de celui-ci et du corps désormais sans vie de sa mère, puis a réalisé que sa mère, radieuse, flottait à ses côtés ! Elle lui a dit au revoir, puis, regardant vers un coin de la pièce, elle a observé ‘une sorte de brèche dans l’univers, qui déversait de la lumière, comme l’eau coule d’une canalisation brisée’. De cette lumière sortaient des personnes décédées, amies de la mère et connues de la fille, ainsi que d’autres, inconnues. Puis sa mère s’est éloignée et a disparu dans cette lumière, sur fond de retrouvailles affectueuses… » (J. Morisson)

Raymond Moody rapporte des dizaines de témoignages semblables.

Un jour de mai 1994, il vécut lui-même l’expérience en accompagnant sa propre mère, chez laquelle on avait décelé, deux semaines auparavant, un cancer du sang extrêmement grave.

« Il se trouve à son chevet avec plusieurs membres de sa famille. Soudain, quatre d’entre eux perçoivent un changement dans la lumière et la forme de la pièce, puis se sentent soulevés, et sa sœur a même une vision de leur défunt père à la tête du lit. En fait, ses deux sœurs et l’un de ses beaux-frères vivent l’expérience avec de subtiles nuances, alors que les deux autres personnes présentes ne perçoivent rien de particulier. » (J. Morisson)

Raymond Moody note que le point de vue sceptique sur la NDE est qu’il s’agit d’une hallucination produite par le cerveau et due à la privation d’oxygène, aux médicaments, etc.

« Dans ce cas, pourquoi les accompagnants vivraient-ils le même type d’expérience ? Ils sont en bonne santé et pourtant rapportent les mêmes caractéristiques : la lumière, la vision de proches décédés, et même la vision de l’esprit de la personne qui s’élève au-dessus du corps, sous forme de brouillard, ou d’un petit nuage qui va traverser le plafond. Parfois il peut s’agir d’une forme plus définie, d’une silhouette. » (R. Moody)

Des accompagnants assistent aussi à la « revue de vie » du partant, une caractéristique majeure de l’expérience de mort imminente. Une femme âgée, qui connaissait son mari depuis l’enfance, a revu à ses côtés la vie entière de celui-ci, incluant les événements qu’elle connaissait et ceux dont elle ignorait l’existence !

Après avoir souvent mentionné en premier lieu un changement de « lumière », de « couleur » ou de « texture » dans la pièce, un autre élément rapporté par les témoins concerne la déformation de la géométrie de la pièce. Dans le cas de l’expérience de Raymond Moody, la pièce a semblé prendre la forme d’un sablier, comme évasée vers le haut et le bas, avant de retrouver celle d’un cube. Dans certains cas, les proches ont la sensation d’accompagner partiellement le défunt dans le tunnel de lumière !

 

* Les visions de mourants :

Raymond Moody s’est penché sur les écrits des premiers explorateurs scientifiques de ce que l’on appelle les « visions des mourants », un phénomène connu de longue date et qui implique la vision, peu avant la mort, d’entités angéliques ou de proches disparus.

Il s’agit parfois de longues discussions alors que la personne se trouvait, depuis des semaines, dans un état végétatif. Il y a des cas de personnes atteintes par exemple de la maladie d’Alzheimer, qui avaient perdu toute capacité à communiquer et qui ont retrouvé soudainement cette faculté juste avant leur dernier souffle. Il arrive que ces visions soient partagées par les proches.

« Atteint d’Alzheimer, M. Sykes est inconscient depuis plus d’un mois. Un jour, sa femme le retrouve assis sur son lit en train de converser de façon extrêmement lucide avec un certain ‘Hugue’. Or, il se trouve qu’Hugue est le frère de M. Sykes et réside dans un Etat voisin. Mme Sykes assure qu’il est en bonne santé et qu’elle l’a mis au courant deux jours plus tôt de l’état de son frère. On apprendra un peu plus tard que le frère est en fait décédé d’une crise cardiaque au moment où M. Sykes avait cette ‘discussion’ sur son lit. » (J. Morisson)

Jocelin Morisson note que le fait de retrouver la lucidité au dernier stade d’une maladie d’Alzheimer « est en soi un énorme caillou dans la chaussure du matérialisme réductionniste ».

« Si le cerveau ‘produit’ la conscience, le modèle tient tant que la conscience s’étiole à mesure que le cerveau s’abîme. Mais retrouver une pleine lucidité au dernier stade de cette dégradation physiologique du cerveau n’a aucun sens. Comme n’a aucun sens le fait d’affirmer que la mémoire est ‘stockée’ dans le cerveau quand un proche assiste à la revue de vie complète et détaillée du mourant. Comment parler d’hallucination dans un cas comme celui de M. Sykes ou celui de ce militaire qui, au cours de sa NDE, a rencontré sa sœur qui venait de mourir au même moment ? Avancer la thèse de l’hallucination collective pour justifier les expériences de mort partagées sera une maigre consolation pour les sceptiques car cela n’explique en rien comment une femme peut assister à la revue d’éléments inconnus, puis avérés, de la vie de son mari, tout comme cette mère avec son fils. » (J. Morisson)

 

* Expériences de mort partagées chez le personnel soignant :

Si ces expériences sont relativement fréquentes parmi les accompagnants proches des mourants, on les observe aussi parmi les médecins et le personnel soignant. Ceux-ci les ont vécues soit dans un cadre professionnel, soit dans un cadre privé.

L’un de ces cas est celui de Jean-Pierre Postel, lequel témoigne dans le DVD « Faux départ ». On y voit aussi Raymond Moody évoquer les expériences de mort partagées lors du colloque de Martigues que Sonia Barkallah a organisé en juin 2006. Il y rappelait que les médecins pédiatres ont appris que même des enfants très jeunes ont des EMI quand ils ont frôlé la mort, et on a appris qu’il y a « des expériences empathiques, dans lesquelles de nombreuses personnes qui se trouvent près de leur proche mourant ont des expériences identiques ».

« Quand la personne qui est dans le lit meurt, le proche qui se trouve à côté a parfois la sensation qu’il quitte son corps et se dirige vers la lumière. » (R. Moody)

Dans son livre intitulé “La médecine face à l’Au-delà” (éditions Guy Trédaniel), le docteur Jean-Jacques Charbonier évoque les vécus de l’entourage des personnes au moment de la mort. Son livre débute par le témoignage d’un chirurgien qui parle d’« un truc qui sort du corps ». Jocelin Morisson note que ce « quelque chose » qui s’échappe du corps au moment du décès a été ressenti par plusieurs témoins interrogés par Jean-Jacques Charbonier, soignants ou non, ce qui vient confirmer les témoignages recueillis par Raymond Moody. Jean-Jacques Charbonier précise que son livre débute « sur les ressentis olfactifs, auditifs, tactiles, ou les visualisations de fumées, de brouillards ou ‘‘d’entités’’ s’échappant des corps de ceux qui nous quittent ».

« A ma connaissance, c’était la première fois que l’on abordait les expériences de mort clinique en se plaçant du côté de l’observateur qui est a priori sain de corps et d’esprit, mais c’était sans compter le dernier livre du Dr Moody qui parle d’expériences de mort partagées. Ainsi, nous avons eu presque la même idée en même temps. » (J.-J. Charbonier)

Jean-Pierre Postel, médecin anesthésiste/réanimateur à l’hôpital de Sarlat (Dordogne), a raconté son expérience devant la caméra de Sonia Barkallah.

« Accompagné de sa femme Anne, également médecin, et de son fils Pierre-Alexandre, le Dr Postel se trouvait au chevet de son père quand il a vu un ‘halo vaporeux’ s’élever au-dessus du corps de celui-ci. Le fils rapporte ‘une impression de brouillard’, et la femme ‘une espèce de brume apaisante’. Jean-Pierre Postel explique ensuite : ‘C’était purement mental. J’ai vu ce tunnel, je peux en décrire la couleur, c’était du bleu, c’était une espèce de grand tuyau… C’est difficilement descriptible, et au fond une lumière blanche intense, comme un halogène.’ Mais Anne Postel précise qu’il s’agit d’une lumière qui est au-delà du visuel, qui nous prend à l’intérieur de nous. Les trois décrivent la silhouette du père qui s’avance dans le tunnel, et Jean-Pierre Postel ajoute : ‘Il était au bord et ne voulait pas sauter, il restait.’ Il se souvient alors avoir exprimé verbalement une ‘autorisation’ de partir à son père. Pierre-Alexandre conclut : ‘On est allé l’accompagner. On a fait un bout du tunnel et il y a quelqu’un qui a pris le relais, qui l’a pris.’ » (J. Morisson)

Cette expérience a bien sûr été un facteur déclenchant dans la démarche du docteur Postel, premier médecin hospitalier à superviser à l’hôpital de Sarlat une expérience de « cibles cachées », selon un protocole imaginé par son confrère Jean-Pierre Jourdan.

Dans son livre : “La médecine face à l’Au-delà”, Jean-Jacques Charbonier livre le témoignage d’un chirurgien qui a souhaité le rencontrer après l’avoir entendu raconter dans une émission télévisée qu’il avait ressenti au début de sa carrière le décès d’un jeune homme, sous la forme d’une présence qui s’échappait du corps.

« Ce chirurgien révèle au Dr Charbonier qu’il a lui aussi ressenti la même chose par deux fois au cours de son exercice professionnel. La première fois, ‘c’était à la fin d’une vilaine opération qui s’était mal passée’, explique-t-il. Hémorragie massive, le cœur s’arrête, et le chirurgien sent ‘un truc qui sort du corps’. ‘Ce truc était exactement comme vous l’avez dit à la télé’, précise-t-il. ‘Une sorte de présence joyeuse qui quittait le corps. Mon instrumentiste aussi l’a ressenti. Elle m’a regardé tout étonnée et m’a dit : ‘Merde alors ! C’était quoi ça ?’.

La seconde fois, le chirurgien ressent la même chose au début d’une intervention, après l’injection d’un antibiotique. Le patient fait une réaction allergique et un arrêt cardiaque. On masse le cœur pendant une heure, mais rien n’y fait. ‘Je savais bien qu’on ne le récupèrerait pas à cause de ce truc-là que j’avais déjà senti une première fois’, ajoute-t-il. » (J. Morisson) (10)

 

8. Quelques témoignages :

Voici un témoignage extrait du numéro 10 (avril/mai/juin 2011, page 12) du magazine de l’INREES :

« Nous sommes en août 1986. Je reviens d’Afrique avec une malaria non diagnostiquée. Dès mon retour en Belgique, je tombe très vite dans un coma profond. Je suis conduite en soins intensifs et les médecins, vu la gravité de mon cas, annoncent à mon entourage que je ne vais pas m’en sortir sans graves séquelles. Je ne suis plus consciente, mais pourtant, à un moment, je vois ces médecins s’affairer autour d’un écran et dire : ‘On la perd, on la perd !’ Je les entends demander à ma soeur, qui veillait sur moi, de ramener une robe pour le corps.

Pourtant, j’ai ce souvenir d’être assise sur le lit des soins intensifs… avec mon corps allongé derrière moi. Un ami se penche sur moi. Pour le rassurer, je veux le prendre par le cou et le rapprocher de mon visage, mais à ma grande surprise ma main traverse son cou. J’en suis toute étonnée. Sans transition, je me retrouve dans la salle d’attente, mes parents effondrés en face de moi. Je les rassure, je leur dis que tout va bien, mais ils ne semblent pas m’entendre ni me voir. Deuxième surprise. Je m’aperçois que je flotte au-dessus du sol. Ensuite, je suis projetée dans un couloir sombre avec de nombreuses portes de part et d’autre. Je sais intuitivement que je dois en ouvrir une, mais laquelle ? Je sens qu’il y a des portes à ne pas ouvrir. Je suis inquiète car j’avance et je ne trouve toujours pas la bonne porte.

Du fond du couloir, une petite lumière rose s’approche et devient de plus en plus précise. Des voiles roses en forme de silhouettes humaines flottent aussi au-dessus du sol. Arrivée à ma hauteur, je reconnais ma grand-mère paternelle, décédée depuis longtemps. Dans un large sourire, de sa main droite elle me désigne la porte à ouvrir et continue son chemin dans le silence. La porte s’ouvre d’elle-même. Au bout du sas, une lumière intense, un seuil à franchir… Je suis dans un jardin magnifique. Le sol est jonché de fleurs de couleur rouge et bleue que je ne connais pas. Au milieu du jardin, un arbre impressionnant. Mes pieds ne touchent pas le sol. Une lumière puissante, bienfaisante, douce, m’enveloppe, me transperce et m’inonde. Je cherche le soleil. Il n’y a pas de soleil, mais sur ma droite un être lumineux immense avec une sphère lumineuse en guise de visage. Cet être envahit mon coeur d’un amour inimaginable.

Tout de suite, je ressens une vibration au niveau du plexus, qui me parle : ‘Ta mission n’est pas finie, tu ne peux pas rester ici, il faut rentrer.’ Je refuse évidemment en m’accrochant à l’arbre que j’avais vu en entrant. J’entoure son tronc de mes bras, je sens son écorce rugueuse. L’être vient derrière moi. Je sens deux larges mains sur mes omoplates. Avec une force irrésistible et une grande douceur, il détache mes bras du tronc et me pousse vers la porte. Je suis alors projetée dans le couloir qui devient un long tunnel. Je me déplace à une vitesse accélérée. Je me retrouve alors au-dessus de mon corps, aux soins intensifs, et le réintègre avec douleurs. L’impact est violent et brutal. J’ouvre les yeux, je vois dans le brouillard des visages penchés sur moi, mes soeurs et l’équipe médicale, et j’entends : ‘C’est un miracle, elle vit !’

Je suis revenue de cette aventure extraordinaire, bouleversée, transformée et totalement guérie, sans aucune séquelle. Je suis intimement convaincue que la lumière m’a guérie. Je n’étais au courant d’aucun de ces phénomènes et n’avais jamais entendu parler dEMI. J’ai longtemps tu mon expérience, par crainte de ne pas être crue, entendue, comprise. Récemment, j’ai pu en parler à mon médecin traitant qui ne connaissait pas le phénomène. Me voilà enfin écoutée. Cela me fait du bien d’avoir un espace pour témoigner. »

Voici maintenant un témoignage extrait du numéro 21 (mai-juin 2011, page 7) de « Science et inexpliqué » :

« Il y a quelques années, j’ai eu un terrible accident qui m’a fait sombrer dans le coma pendant 12 jours. Pendant cette période, j’ai vécu une EMI. En premier lieu, je ne me suis pas aperçu que j’étais ‘K. O’ et j’ai continué à me croire les deux pieds sur terre… Au bout de quelques heures, je me suis rendu compte que je flottais entre deux mondes et que j’étais devenu une ‘entité’. Je me sentais heureux. A un moment, j’ai pensé à ma mère et me suis retrouvé instantanément dans sa chambre. Tandis que je contemplais maman endormie, j’ai soudainement été aspiré au travers d’un tunnel ‘cotonneux’ qui m’a semblé constitué d’énergie. Alors je me suis retrouvé dans un lieu splendide où j’ai rencontré des personnes de ma famille que je n’avais jamais vues autrement que sur des photos. Au loin, j’ai vu des ‘constructions’. J’ai voulu m’y rendre, mais un ‘homme’ d’une luminosité incroyable est apparu et m’a regardé dans les yeux. J’ai senti son regard me pénétrer, je ne pouvais rien lui cacher ! Il savait tout de moi : mes mensonges, mes défauts, mes bonnes actions… Je lui ai demandé qui il était et il m’a répondu que je le savais parfaitement au fond de moi. J’ai ressenti de l’amour et j’ai pleuré de joie. Puis j’ai vu mon grand-père qui m’a dit que ce n’était pas encore le moment pour moi. Mais je ne voulais pas que l’expérience s’arrête, je ne voulais pas retourner sur Terre ! Rien à faire, je suis reparti dans l’autre sens et j’ai réintégré mon corps par le sternum ‘comme une vieille chaussette’. Pendant des années, je n’ai parlé à personne de cette étrange expérience… Voilà qui est fait aujourd’hui. »

Dans l’émission « Les 30 histoires les plus extraordinaires » (TF1), du 4 mars 2011, Krystel Cahanin-Caillaud a évoqué son EMI qui s’est produite durant sa longue période de coma de quatre semaines… Elle est l’auteure de : « Je suis sortie de mon corps » (Oh Editions, 2009). Présentation de l’éditeur :

« Krystel a un grave accident de voiture la veille de son bac. Arrivée en état de mort clinique à l’hôpital, elle sombre dans un coma profond durant quatre semaines. Un coma qu’elle vit intensément car elle entend tout ce que ses parents, ses amis, lui racontent près du lit où elle semble dormir. Ce sont eux qui lui donnent la force de rester accrochée à son corps disloqué. Quand elle se réveille, les infirmières crient au miracle. Mais le plus dur est à venir pour Krystel, enfermée dans ce corps qui ne répond plus. Elle a oublié des pans entiers de sa vie, elle ne peut plus parler, plus bouger ses membres. Le monde lui semble si étrange soudain. Pourtant, elle remonte la pente peu à peu, armée d’une soif de vivre inextinguible. Chaque victoire sur son handicap est arrachée à force de volonté. Des séquelles ? Oui, Krystel en garde. Mais aujourd’hui elle parle, elle marche, elle rit, elle travaille, elle a mari et enfants… Son témoignage plein d’espoir et d’émotion nous fait goûter la saveur et la fragilité de la vie, et nous amène à voir le handicap différemment. Un accident arrive si vite… »

 

– L’EMI de Jean-Paul Duc :

Voici ce qu’on lit sur le site www.ledauphine.com :

“Il est mort le 17 juillet 2010 sur la terrasse de sa maison à Bonne, en Haute-Savoie. Lui, Jean-Paul Duc, 46 ans, sportif accompli et cadre dynamique d’une entreprise genevoise. Le travailleur frontalier vient de franchir l’ultime douane. Devant le barbecue, parmi les odeurs de viande cuite, une crise cardiaque l’a foudroyé. Les secouristes du Samu ont tout essayé, et même davantage : douze défibrillations ! Et le médecin-chef qui déclare à Lina, anéantie : Madame, c’est fini, votre mari est décédé’. Reste encore à prévenir la fille du défunt, 14 ans, réfugiée dans une chambre à côté. Ainsi tombe le malheur sur les gens ordinaires…

Déjà, on dispose la bâche sur le cadavre, prêt à l’emporter. Le cri d’un jeune pompier interrompt la procédure : Son abdomen a bougé !’. L’impensable se produit, on reprend les massages, un hélicoptère arrive. Direction l’hôpital d’Annecy, et non plus la morgue.

‘Je suis un type cartésien, pas un illuminé.

Il est mort… pendant une petite heure. Jean-Paul est revenu, mais dans quel état ! Le voici plongé dans le coma, la plupart des fonctions vitales atteintes. Le pronostic médical ne laisse guère de place à l’espérance. Si le patient se réveille, un avenir de ‘légume’ lui semble promis. Mais non. Sa rage de vaincre, ainsi qu’une longue et douloureuse rééducation, lui permettra de récupérer ses capacités physiques. Entièrement ou presque. La présentation de son livre le conduit aujourd’hui à Chambéry. Au fil d’une foisonnante biographie, il y raconte son Expérience de Mort Imminente. NDENear Death Expérience – pour les Anglo-Saxons.Ce qu’il a vu derrière le miroir ? Une lumière blanche, aveuglément belle, apaisante et attirante. Une forme apparaît, bienveillante. On ne vous laisse pas seul, on vient vous chercher. On baigne dans une autre dimension, avec un espace-temps complètement différent.’ Presque gêné, le témoin interrompt son récit : ‘Je suis un type cartésien, je ne voudrais pas passer pour un illuminé.’ Croyant, il l’a toujours été, mais refuse de plaider pour une quelconque religion. Son ‘voyage’ extraordinaire n’a pas provoqué chez lui de crise mystique aiguë. N’empêche, il sait maintenant que l’âme existe : J’ai décroché de mon enveloppe charnelle. Il y avait mon corps, inerte, et mon esprit au-dessus.’ ‘La mort est belle et douce, n’ayez pas peur !’ Ce corps si trivial, plutôt que de suivre ‘la magnifique lumière’, il a fini par le réintégrer. Pourquoi regagner notre ‘vallée de larmes’, alors ? ‘J’avais le choix, et j’ai choisi la vie par amour.’ L’amour de Lina, de sa fille, ‘et de personnes décédées’. Au moment décisif, à l’instar de Verlaine, le Haut-Savoyard a entendu l’inflexion des voix chères qui se sont tues.’ Celle de son père, jadis écrasé par un train, et de son frère Pascal, suicidé l’année précédente : Les esprits de nombreux disparus flottent autour de nous, vous savez.’ Plus troublant encore : On m’a donné une clé pour ouvrir une porte. Assis dans mon canapé, à volonté, je peux retourner là-bas, dans cet univers bizarre.’ Table tournante, soirée médium ? Le rescapé de Bonne aime mieux garder les pieds sur terre : ‘Mon expérience a remis les compteurs à zéro, j’ai revu mes priorités.’ Le bonheur simple avec Linase regarder, se toucher, se parler’ – suffit à remplir sa nouvelle existence. Il faut aussi surmonter les difficultés du quotidien : le lourd traitement médicamenteux, la mémoire qui joue parfois des tours, la perte de repères temporels, l’incapacité à se concentrer longtemps… À le voir souriant et gaillard, on oublie un peu vite le traumatisme subi. L’angoisse qui l’envahit, par exemple, chaque fois qu’il s’agit de retourner chez le docteur. Tempête sous un crâne : ‘Je me dis que je ne serai plus jamais tranquille. Que j’aurai des comptes à rendre à la médecine jusqu’à la fin de mes jours. L’impression vague d’être un cobaye, une chose que l’on ausculte…’

N’empêche, au bout du compte, le miraculé porte un message d’espoir. On peut toujours, comme Francis Blanche, ‘préférer le vin d’ici à l’au-delà’. Mais Jean-Paul Duc, parce qu’il en revient, s’applique à nous rassurer : ‘La mort est douce et belle, je vous assure. Surtout, n’ayez pas peur !’.

POUR EN SAVOIR PLUS

‘Entre la vie et la mort, mon cœur balance’ par Jean-Paul Duc, avec la collaboration de Catherine Hermann.

Une partie des fonds générés par la vente du livre ira aux États Généraux du Cœur. L’auteur souhaite en effet participer au mouvement de prévention des accidents cardiaques, qui passe notamment par l’apprentissage des ‘trois gestes qui sauvent’. Site internet : www.mon-coeur-balance.com”

 

– L’EMI de Mellen-Thomas Benedict :

On trouve, sur le site www.urantia-gaïa.info, le récit d’EMI de Mellen-Thomas Benedict. Le responsable du site précise que Mellen-Thomas Benedict, en phase terminale d’un cancer, a vécu en 1982 une expérience de mort imminente (NDE en anglais ou EMI en français). Il est “mort” durant plus d’une heure et demie, temps durant lequel il a vécu une expérience mystique hors du commun.

Le docteur Kenneth Ring, professeur de psychologie à l’université du Connecticut, a considéré ce cas comme l’un des plus remarquables parmi ceux dont il a eu connaissance au cours de ses recherches sur les expériences de mort imminente.

Voçici le témoignage – j’ai procédé à quelques coupes – de Mellen Thomas Benedict :

“En 1982, je suis ‘mort’ d’un cancer en phase terminale. Il était inopérable et toutes les chimiothérapies possibles m’auraient laissé comme un légume. On me donnait six à huit mois à vivre.

J’avais eu accès à des informations terrifiantes dans les années 70 et j’avais commencé à devenir incroyablement sensible aux problèmes nucléaires, écologiques et autres. Or, comme je n’avais aucune base spirituelle, je commençai à croire que la nature avait fait une bêtise et que nous étions probablement un organisme cancéreux pour la planète. Je ne voyais aucune solution à tous ces problèmes que nous avions créés nous-mêmes.

Je percevais tous les humains comme un cancer et c’est ce que j’ai récolté. C’est ce qui allait me tuer.

Faites attention à votre façon de voir le monde. Il se retourne contre vous, particulièrement si c’est un point de vue négatif. Le mien l’était vraiment et il me conduisait directement à la mort. J’essayais toutes sortes de méthodes de guérisons alternatives, mais aucune ne m’aidait.

Je fus donc déterminé à chercher ce qu’il y avait réellement entre moi et Dieu. Parce que jusqu’ici je n’avais pas jugé bon d’avoir affaire avec Lui. A l’époque, j’étais très éloigné de la spiritualité.

Je commençai mon parcours en étudiant les spiritualités. Je décidai de lire toute la littérature sur ces sujets, parce que je ne voulais pas être surpris en arrivant de l’autre côté. J’ai donc lu tout ce qui se rapportait aux diverses religions et philosophies. C’était très intéressant et cela m’a donné l’espoir qu’il y avait quelque chose de l’autre côté.

A la fin, j’avais une garde-malade. Je me souviens de m’être réveillé un matin à la maison vers 4 h 30 et j’ai su que ‘ça y était’. C’était le jour où j’allais mourir. J’ai donc téléphoné à quelques amis et je leur ai dit au revoir. J’ai réveillé mon infirmière. Nous avions passé un accord pour qu’elle me laisse seul au moins six heures après ma mort, car j’avais lu que toutes sortes de choses intéressantes pouvaient arriver après la mort. Et je me suis rendormi.

Ce dont je me souviens ensuite est typique du commencement de la NDE. Soudain, je fus totalement conscient et debout, mais mon corps était couché. Il y avait cette clarté autour de moi. Être hors de mon corps était même plus vivant que pendant la vie ordinaire. C’était si vivant que je pouvais voir chaque pièce de la maison, je pouvais voir le toit de la maison, je pouvais voir autour de la maison, je pouvais voir en-dessous de la maison.

Il y avait une Lumière brillante. Je me tournai vers la Lumière. La Lumière était très semblable à ce que beaucoup de gens ont décrit dans leur NDE. Elle était si magnifique. Elle était tangible ; vous pouviez la sentir. C’est très attirant ; vous désirez aller vers elle comme vous auriez désiré aller dans les bras de votre père ou votre mère idéal(e).

Comme je commençai à me déplacer vers la Lumière, je sus intuitivement que si je La touchais, je serais mort. Donc, tout en allant vers Elle, je disais ‘S’il Te plait, attends une minute, arrêtons-nous une seconde maintenant. Je veux réfléchir ; j’aimerai parler avec Toi avant de partir.’ A ma grande surprise, à ce moment là, tout s’est arrêté. Car vous avez le contrôle de votre vie après la mort, vous n’êtes pas dans une descente en roue libre.

Ma demande a été entendue et j’ai eu de nombreuses conversations avec la Lumière. La Lumière n’arrêtait pas d’apparaître sous différents visages et formes, comme Jésus, Bouddha, Krishna, des mandalas, des images et des signes archétypaux. Je demandais à la Lumière : Qu’est-ce qui se passe ici ? S’il Te plait, peux-tu m’éclairer ? Je veux réellement connaître la réalité de la situation.’ Et la Lumière me répondit. Je ne peux pas répéter exactement ses mots, car c’était une sorte de communication télépathique.

Ce que j’ai compris, c’est que pendant la NDE vous recevez le feedback ajusté à vos croyances d’avant la rencontre avec la Lumière. Si vous êtes bouddhiste, catholique ou fondamentaliste, vous recevez un feedback qui a la forme de votre propre imagerie. On vous donne une chance de l’examiner de plus près, mais la plupart des gens ne la saisissent pas. A mesure que la Lumière se révélait à moi, je pris conscience que ce que je voyais vraiment était la matrice de notre Soi le plus élevé.

Nous avons tous un Soi le plus élevé, c’est-à-dire une partie de notre être qui est une âme supérieure. Elle me fut révélée dans sa forme énergétique la plus pure. On pourrait la décrire réellement non pas comme un tunnel mais bien plus comme une connexion directe avec la Source. La Source à laquelle chacun de nous est connecté. Ainsi, la Lumière me montrait la matrice du Soi le plus élevé. Puisque je n’étais engagé dans aucune religion particulière, j’ai continué à m’en nourrir après ma NDE.

Comme je demandais à la Lumière de continuer à clarifier, j’ai compris ce qu’était la matrice du Soi le plus élevé : nous avons un réseau autour de la planète où tous les Soi les plus élevés sont connectés. C’est comme une grande confrérie, un cercle d’énergie subtile tout près de nous, le niveau spirituel pourrait-on dire.

Puis après deux minutes,j’ai demandé à savoir vraiment ce qu’était l’Univers et j’ai dit : ‘Je suis prêt, prends-moi.

Alors la Lumière se transforma en la plus belle chose que j’aie jamais vue : un mandala d’âmes humaines sur notre Terre. J’étais encore dans le point de vue négatif au sujet de ce qui arrivait sur notre Terre. Alors, comme je Lui demandai de continuer à m’éclairer, je vis dans ce magnifique mandala combien nous étions merveilleux dans notre essence, dans notre noyau. Nous sommes la plus magnifique des créations.

L’âme humaine, la matrice humaine que nous formons ensemble est absolument fantastique, élégante, exotique, une multitude de magnificences. Je ne peux même pas exprimer comment mon opinion a pu changer à cet instant à propos de l’humanité. Et je m’exclamai : ‘Oh, Dieu, je ne savais pas comme nous étions beaux.’ A tous les niveaux, les plus hauts ou les plus bas, sous quelque forme que vous soyiez, vous êtes la plus magnifique des créations de la Lumière, et encore, et encore, je Lui demandai : ‘Est-ce que cela veut dire que le genre humain sera sauvé ?’ Alors, dans une explosion de fanfare avec une douche d’étoiles tournoyantes, la Grande Lumière me répondit : ‘Souviens-toi de cela et ne l’oublie jamais : vous vous sauvez, vous vous rachetez, vous vous guérissez vous-mêmes. Vous le pouvez toujours. Vous le pourrez toujours. Vous avez été créés avec le pouvoir de le faire depuis avant le commencement du monde.’

A cet instant, ma compréhension s’élargit encore. Je réalisai que NOUS AVONS DÉJÀ ÉTÉ SAUVÉS. Nous étions destinés à nous sauver nous-mêmes comme tout le reste de la création divine. C’est pourquoi il nous est donné une seconde chance.

Je remerciai la Lumière de Dieu de tout mon cœur. Je ne pouvais exprimer qu’une totale appréciation : ‘Oh ! cher Dieu, cher Univers, cher Grand Soi, J’AIME Ma Vie.’

Le Lumière sembla m’aspirer encore plus. C’était comme si je me dissolvais complètement en Elle. Encore aujourd’hui, je ne peux trouver les mots pour décrire cet Amour-Lumière.

J’entrai dans un autre royaume, plus profond encore, et ma conscience s’élargit encore et encore. C’était un énorme fleuve de Lumière, vaste et plongé au Cœur de la Vie. Je demandais ce que c’était.

La Lumière répondit : ‘C’est LA RIVIÈRE DE LA VIE, bois jusqu’à plus soif de cette manne liquide.’ C’est ce que je fis. Je bus un grand coup et encore et encore. Boire la Vie elle-même ! C’était l’extase !

Alors la Lumière me dit : ‘Tu as un souhait.’ La lumière savait tout de moi, tout de mon passé, de mon présent et de mon futur. ‘Oui’, chuchotai-je.

Je lui demandai de voir le reste de l’Univers, au-delà de notre système solaire, au-delà de toutes les illusions humaines. La Lumière me dit alors que je pouvais aller avec le Fleuve. Je le fis, et je fus transporté, NOYÉ dans la Lumière jusqu’à la Fin du Tunnel. Je sentis et entendis simultanément des bourdonnements très doux. Quelle course folle !

Soudain, toujours sur ce Fleuve de la Vie, il m’a semblé être propulsé comme une fusée hors de la planète. Je vis la Terre flotter au loin. Le système solaire dans toute sa splendeur fendit l’air et disparut. Plus vite qu’à la vitesse de la lumière, le flot me précipita dans la galaxie tandis que j’assimilais plus de connaissances que jamais. Je compris que cette galaxie et toutes celles de l’Univers débordent de multiples formes de VIE. Je découvris des mondes et des mondes. La bonne nouvelle est que nous ne sommes pas seuls dans l’Univers !

Tandis que je chevauchai ce fleuve de conscience traversant la galaxie, le fleuve se fractura en terrifiantes vagues d’énergies. Les faisceaux superbes de la galaxie avec toute leur sagesse antique s’enfuyaient. Au début, je pensais que j’allais quelque part, que je voyageais. Mais, finalement, je réalisai qu’en même temps que le fleuve s’élargissait, ma conscience allait s’élargissant pour tout apprendre de l’Univers ! Toute la création se déroulait devant moi. C’était une merveille inimaginable ! J’étais véritablement un Enfant émerveillé : un bébé au pays des merveilles !

A ce moment précis, je me trouvais dans une paix profonde, au-delà du silence. Je pouvais voir et percevoir le TOUJOURS, au-delà de l’Infini.

J’étais dans le VIDE.

J’étais dans l’avant-création, avant le Big Bang. J’avais dépassé le Début des Temps/le Premier Mot/la Première Vibration. J’étais dans l’Oeil de la Création. C’était comme si je touchais la Face de Dieu. Ce n’était pas un sentiment religieux. Simplement je ne faisais qu’UN avec l’Absolu, la Vie et la Conscience.

Quand je dis que je pouvais voir et percevoir le TOUJOURS, je veux dire que je pouvais expérimenter toute la création se générant elle-même. C’était sans début ni fin. C’est une pensée qui ouvre largement l’esprit, n’est-ce pas ?

Les scientifiques perçoivent le Big Bang comme un simple événement qui a créé l’Univers. Durant ma vie après ma NDE, je compris que le Big Bang n’est qu’un parmi un nombre infini d’autres Big Bangs créant des Univers indéfiniment et simultanément. Les seules images qui s’en rapprocheraient ici, seraient celles créées par des super-ordinateurs utilisant des équations géométriques fractales.

Les anciens savaient cela. Ils disaient que Dieu créait périodiquement des nouveaux Univers en expirant et en créaient d’autres en inspirant. Ces cycles de manifestations furent appelées Yugas. La science moderne l’appela Big Bang.

J’étais dans la pure conscience, dans l’absolu. Je pouvais voir et percevoir tous les Big Bangs ou les Yugas se créant et se recréant eux-mêmes. Instantanément et simultanément, j’entrais en eux. Je voyais que chacune des plus petites parcelles de la création a le pouvoir de créer. C’est très difficile de tenter de l’expliquer. Je reste encore sans mots à ce sujet.

Il m’a fallu des années pour assimiler cette expérience du Vide. Je peux vous le dire maintenant : le Vide est moins que le Rien, et cependant plus que le Tout. Le Vide est le Zéro Absolu ; c’est du chaos que toutes les possibilités surgissent. C’est la Conscience Absolue, qui est bien plus que l’Intelligence Illimitée.

(…)

Ce que les mystiques appellent le Vide n’est pas un vide. Il est tout plein d’énergie, une forme différente d’énergie qui a créé tout ce que nous sommes. Tout depuis le Big Bang est vibration, depuis le premier Mot qui est la première vibration. Le terme biblique ‘Je suis’ porte vraiment un point d’interrogation : ‘Je suis – Qui suis-Je ?’ Ainsi, la création est Dieu qui Se découvre Lui-même de toutes les façons imaginables, dans une exploration continue et infinie à travers chacun d’entre nous. Je commençais à comprendre, pendant ma NDE, que tout ce qui est, est littéralement le Soi, votre Soi, mon Soi. Tout est le Grand Soi. C’est pourquoi Dieu sait même quand une feuille tombe. C’est possible parce que, où que vous soyez, c’est le centre de l’Univers. Où que soit chaque atome, c’est le centre de l’Univers. Là est Dieu, et Dieu est dans ce Vide.

Pendant ma NDE, quand j’éprouvais le Vide, les Yugas et toutes les créations, j’étais complètement hors du temps et de l’espace (…).

Dans cet état d’expansion, je découvris que la création est Pure Conscience Absolue, ou Dieu, entrant dans l’expérience-Vie que nous connaissons. Le Vide lui-même est dénué d’expérience. C’est la pré-Vie, avant la première vibration. (…)

Alors soudain, je suis revenu à travers la seconde lumière ou le Big Bang, dans un bruit assourdi de bourdonnements. Je chevauchais à nouveau le fleuve de conscience à travers toute la création, et quelle chevauchée ! Les faisceaux de galaxies me pénétraient avec encore plus d’acuité. Je traversai le centre de notre galaxie qui est un trou noir. Les trous noirs sont les traiteurs ou les recycleurs de l’Univers.

Savez-vous ce qu’il y a de l’autre côté d’un ‘trou noir’ ? (…) Toute énergie, de ce côté du Big Bang, est lumière. Chaque sous-atome, atome, étoile, planète, même la conscience elle-même est faite de lumière et a une fréquence et/ou une particule. La Lumière est une substance vivante. Tout est fait de lumière, même les pierres. Donc tout est vivant. Tout est fait de la Lumière de Dieu. Tout est très intelligent.

Comme je chevauchais le fleuve encore et encore, je pouvais voir une immense Lumière arriver. Je sus que c’était la Première Lumière ; la Matrice de notre système solaire, notre Soi Lumineux le plus élevé. Alors, le système solaire en entier apparut dans la Lumière, accompagné de ces grondement assourdis.

Je pouvais voir toute l’énergie que ce système solaire générait, et c’est un spectacle incroyable, je pouvais entendre la Musique des Sphères. Notre système solaire, comme le font tous les corps célestes, génère une unique matrice de lumière, de sons et d’énergies vibratoires. Les civilisations avancées venant d’autres systèmes stellaires peuvent, comme nous le savons, laisser l’empreinte d’une matrice énergétique ou vibratoire pour marquer leur passage dans l’univers. C’est un jeu d’enfant. Les merveilleux enfants de la Terre (les êtres humains) fabriquent actuellement d’innombrables sons, comme des enfants jouant dans la cour de récréation de l’univers.

La Lumière m’expliqua que la mort n’existe pas. Nous sommes immortels. Nous avons déjà été vivants pour toujours ! Nous sommes une partie de la nature, de ce système vivant qui se recycle lui-même indéfiniment.

On ne m’a jamais dit que je devais rentrer. Mais je savais maintenant que je le voulais. C’était simplement naturel après ce que j’avais vu pendant cette expérience de NDE.

En temps humain, je n’avais aucune idée du temps passé avec la Lumière. Mais j’avais eu des réponses à toutes mes questions et mon retour était proche. Quand je dis que toutes mes questions avaient eu une réponse de l’autre côté, je veux simplement dire ça. Toutes mes questions ont eu une réponse. Chaque être humain a une vie différente et un lot de questions à explorer. Certaines de nos questions sont universelles, mais chacun de nous explore d’une façon unique ce que nous appelons la Vie. Car toute forme de vie depuis les montagnes, jusqu’à la moindre feuille de chaque arbre, est unique.

Et ceci est très important pour nous dans cet Univers. Parce que Tout contribue au Grand Tableau, à la plénitude de la Vie. Chacun de nous littéralement est Dieu, Dieu s’explorant lui-même dans une Danse de Vie infinie. Votre unicité contribue à l’accroissement du Vivant.

Je revenais à la vie. On ne m’avait jamais dit et il ne m’était pas venu à l’esprit que j’allais retourner dans le même corps. Aucune importance. J’avais une totale confiance en la Lumière et dans le processus du Vivant. Comme le fleuve fusionnait avec la grande Lumière, je demandai seulement de ne jamais oublier toutes les révélations et les sensations que j’avais éprouvé de l’autre côté. Il y eut un ‘OUI’. Je sentis comme un baiser sur mon âme.

Je fus entraîné sur le chemin du retour à travers la Lumière dans le royaume vibratoire. Je recevais encore plus d’informations. Je rentrais à la maison et on me donnait des leçons à partir de mon expérience de NDE, sur le mécanisme de la réincarnation. Je recevais les réponses à toutes mes petites questions : ‘Comment ça marche ? Comment ça peut marcher ?’. Je savais que j’allais être ré-incarné.

La Terre est un grand producteur d’énergie et la conscience individuelle en émerge et se développe en chacun de nous. Pour la première fois, je pensais à moi comme à un être humain et j’étais heureux de l’être. D’après ce que j’avais vu, j’aurais été heureux d’être un atome dans cet Univers. Un simple atome. Car, être une partie humaine de Dieu, c’est la plus fantastique des bénédictions. (…)

Je m’attendais à me réincarner en un petit bébé n’importe où. Mais je reçus une leçon sur l’évolution de la conscience et de l’identité individuelle. Quelle surprise lorsque j’ouvris les yeux, ce fut une telle surprise de retrouver ce corps, d’être de retour dans ma chambre. Je ne sais pas pourquoi, bien que je l’ai compris.

Quelqu’un me regardait en sanglotant. C’était mon infirmière. Une heure et demie après ma mort, elle avait renoncé. Mon corps était froid et raide. Elle était sortie dans une autre pièce. Quand je me suis réveillé, je vis de la lumière dehors et j’essayais de me lever pour aller vers elle, mais je tombai du lit. Elle entendit un grand bruit et courut dans la chambre pour me trouver par terre.

Une fois rétabli, j’étais très surpris et même terrifié par ce qui m’était arrivé pendant ma NDE. Au début, je ne me souvenais pas de tout. Le souvenir me revint plus tard.

Je m’échappais de ce monde et continuais à demander : ‘Suis-je en vie ?’. Le monde réel ressemblait plutôt à un rêve. Au bout de trois jours, je redevins normal, ma perception était plus claire et cependant bien différente de ce que j’avais toujours ressenti dans ma vie. Je ne voyais plus rien de mauvais chez quiconque comme avant où j’étais vraiment dans le jugement. Avant, je pensais que tout le monde était cinglé. En fait, je pensais que tout le monde était cinglé sauf moi. Maintenant, je voyais clair.

Environ trois mois plus tard, un ami me dit que je devrais me faire examiner, j’y allais donc, et on me fit un scanner. Je me sentais vraiment bien et pourtant j’avais peur d’apprendre une mauvaise nouvelle. Je me souviens de ce docteur dans cette clinique regardant les scanners d’avant et d’après et me disant : ‘Bien, il n’y a plus rien maintenant.’ Je dis : ‘Vraiment, ce doit être un miracle !’ Il dit : ‘Non, cela arrive, on l’appelle une rémission spontanée.’ Il n’était absolument pas impressionné. Pourtant, c’était un miracle et j’étais impressionné, même si personne d’autre ne l’était.

Pendant ma NDE, j’étais descendu dans ce qu’on appelle l’Enfer, et c’était très surprenant. Je n’ai vu ni Satan ni le diable. Ma descente aux enfers était une descente dans un monde de misère humaine, d’ignorance, une éternité misérable dans la nuit de l’inconnaissance.

Mais chacune des millions d’âmes autour de moi avait une petite étoile de lumière toujours disponible. Mais personne ne semblait s’en apercevoir tant ils étaient consumés par leurs propres chagrins, leurs traumatismes et leurs misères. Mais après ce qui m’a semblé une éternité, je commençais à appeler vers cette Lumière comme un enfant appelle ses parents à l’aide. Alors, la Lumière s’ouvrit et forma un tunnel qui vint droit sur moi et m’entoura de toute cette peur et de toute cette souffrance. C’est cela l’Enfer. Ainsi, ce que nous avons à faire est d’apprendre à se donner la main. Les portes de l’Enfer sont vraiment ouvertes maintenant. Nous allons nous relier, nous entraider et marcher ensemble hors de l’Enfer.

La Lumière vint vers moi et se transforma en un immense ange doré. Je demandai : ‘Êtes-vous l’Ange de la Mort ?’ Il m’exprima qu’il était ma super-âme, la matrice la plus élevée de mon Soi : la partie de nous-mêmes originelle. Et la Lumière m’emporta.

Bientôt, notre science quantifiera l’esprit. Est-ce que ce ne sera pas merveilleux ? Nous allons bientôt avoir des appareils qui vont être sensibles aux énergies subtiles. Les physiciens font entrer en collision les atomes pour voir de quoi ils sont faits. Ils ont déjà trouvé les quarks et tout ça. Eh bien, un jour, ils vont être confrontés à cette petite chose qui maintient tout ensemble et ils devront l’appeler… Dieu. Nous commençons tout juste à comprendre que nous aussi, nous sommes créateurs à mesure que nous avançons.

Ainsi que je l’ai compris pour toujours, j’ai atteint durant ma NDE un royaume dans lequel il y a un point au-delà de toute connaissance qui est le commencement de la création du prochain niveau fractal. Nous avons le pouvoir de créer tout en explorant, et c’est Dieu lui-même qui se répand à travers nous.

Depuis mon retour, j’ai expérimenté la Lumière spontanément et j’ai appris à atteindre cet espace presque à chaque méditation. Chacun de vous peut le faire. Il n’est pas nécessaire de mourir ou de faire une NDE pour y arriver. (…)

Je demandais à Dieu : ‘Quelle est la meilleure religion sur cette planète ? Quelle est la plus juste ?’ Le Dieu tout puissant dit : ‘Cela m’est égal.’ C’était une grâce incroyable. Lorsque Dieu dit ‘ça m’est égal’, j’ai immédiatement compris qu’il n’y avait que nous pour nous en préoccuper. C’est important parce que c’est nous qui avons en charge cette préoccupation. Cela nous importe et c’est là que c’est important. Nous avons l’énergie de résoudre l’équation en matière de spiritualité. Pour Dieu tout puissant, peu importe que vous soyez protestant, bouddhiste ou n’importe quoi. Tout ça, ce sont les boutons fleuris d’un même jardin. Je souhaiterais que toutes les religions en soient convaincues et laissent chacun être. Ce n’est pas la fin de chaque religion, mais nous parlons du même Dieu. Vivre et laisser vivre. Chacun a une vue différente et cela embellit le Grand Tableau. C’est très important.

Je suis allé de l’autre côté pendant ma NDE avec un tas de frayeurs concernant les dégâts écologiques, le nucléaire, la surpopulation, la déforestation. Je suis revenu rempli d’amour pour chacun de ces problèmes. (…) Aussi, je suis revenu de ma NDE en aimant les dégâts écologiques parce qu’ils nous rassemblent. (…)

La déforestation va ralentir et dans 50 ans, il y aura plus d’arbres sur la planète que depuis longtemps. Si vous êtes écolos, foncez, vous êtes cette partie du système qui devient conscient, allez-y de toutes vos forces, mais ne tombez pas dans la dépression. C’est la partie d’un plan plus vaste. (…)” (Mellen Thomas Benedict – Traduction de Michèle T. et Annie A.)

“Voyage à travers la Lumière et Retour. Histoire d’une NDE (Near Death Experience)”, par Mellen Thomas Benedict.

 

9. Dieu et les NDE :

« C’est à cause de ces âneries que la recherche avance mal : c’est un répulsif à scientifiques. Mais les témoignages, eux, sont bien réels, et ces personnes sont les premières à rejeter les explications fumantes et à s’éloigner des dogmes religieux. » (J.-P. Jourdan)

Les démons n’ont certes rien à voir avec les EMI. Pour le “survivaliste” (référence à la survie de la conscience après la mort) que je suis, cependant, elles ont bien un rapport avec Dieu, dans la mesure où elles témoignent effectivement de la survie de la conscience après la mort. Invoquer Dieu, à ce propos, ne relève donc pas du domaine des âneries. Quant à la répulsion des scientifiques, elle ne fait en fait que refléter leur adhésion au paradigme matérialiste et athée qui domine nos sociétés occidentales…

Peut-on par ailleurs dire objectivement que les personnes qui vivent une EMI sont les premières « à rejeter les explications fumantes et à s’éloigner des dogmes religieux » ? Si par cette formulation on entend l’absence de référence, dans les récits des « expérienceurs », à certains dogmes religieux avec lesquels je suis moi-même en désaccord, il n’y a pas de problème. Mais il y a par contre un « hic » dans l’affirmation péremptoire de Jean-Pierre Jourdan : la grande majorité des personnes vivant une EMI en reviennent avec la conviction ferme qu’il y a une vie après la mort ! Et qui dit « après-vie », dit aussi, forcément, « Dieu », tout au moins pour ceux et celles qui respectent le principe de non-contradiction, car on ne peut pas sérieusement concevoir l’une (la survivance) sans l’autre (Dieu ou la Source). En outre, si Jean-Pierre Jourdan connaît « ses classiques » en matière d’EMI (ou de NDE), les observations suivantes de Kenneth Ring (que j’extrais de mon texte : « Les expériences au seuil de la mort. (2) ») n’ont pas pu lui échapper. Voici quels sont en effet les traits essentiels de l’orientation spirituelle des sujets EMI :

1° Le fait d’être devenu spirituel plutôt que religieux, « une désaffection pour les aspects formels de la pratique religieuse, les disputes doctrinales et l’atmosphère dogmatique qui souvent rigidifient l’élan religieux », une diminution de l’importance d’une religion formelle.

2° Un sentiment de proximité intérieure de Dieu.

3° La conviction d’une vie après la mort.

4° Une ouverture à la réincarnation et aux religions orientales.

5° L’idée de l’unité des religions et la recherche d’une religion universelle.

(Référence : Kenneth Ring, « En route vers Oméga », éditions Robert Laffont, 1991, p. 175-200.)

En route vers Oméga

 Donc, qu’on le veuille ou non, il y a bien un rapport entre « Dieu » (via la survivance post mortem de la conscience) et les EMI.

 – Spiritualité dans un cadre non religieux :

« Comme le raconte le Dr Moody dans son livre, le pédiatre américain Melvin Morse a démarré une étude des EMI après une expérience au cours de laquelle son père lui est apparu lors de son décès, alors qu’ils se trouvaient à des milliers de kilomètres de distance. Ces recherches l’ont amené à proposer le concept d’une ‘divine connexion’ dans le cerveau, sous forme d’un ‘module’ qui s’active dans certaines circonstances. Or, cette position lui vaut les foudres des rationalistes, mais aussi les critiques d’autres chercheurs qui estiment que l’expérience spirituelle n’est pas liée à l’action d’un module ou d’un ‘point de Dieu’ dans le cerveau.

Mario Beauregard fait précisément partie de ceux-là et s’est employé, dans son livre Du cerveau à Dieu, à invalider cette hypothèse en montrant au contraire que l’expérience mystique, notamment, est corrélée à l’activité de plusieurs aires distinctes du cerveau. Mais cette position lui vaut à son tour d’être voué aux gémonies tant par les religieux fondamentalistes que par les matérialistes réductionnistes, et le magazine New Scientist s’est même demandé s’il fallait brûler son livre… Quant à Maurice Rawlings, un cardiologue militaire, il s’est fait connaître en voulant montrer que les NDE négatives sont une preuve de l’existence de l’enfer ! Et il se trouve qu’il est lui-même membre d’une Eglise fondamentaliste. » (J. Morisson)

S’appuyer sur les NDE, les expériences partagées et les cas de médiumnité pour démontrer l’existence de l’« après-vie », déplaît autant, écrit Jocelin Morisson, aux grandes religions instituées qu’aux matérialistes athées.

« Toute la difficulté est donc de pouvoir parler de spiritualité dans un cadre non religieux. Et le Dr Charbonier ne s’y trompe pas quand, en écho aux paroles de Raymond Moody, il écrit dans son avant-propos : ‘Plus je progresse dans mes études, et plus je deviens humble devant l’inexplicable. En fait, compte tenu de ce que m’a appris l’ensemble de mes recherches portant sur l’existence d’une vie après la mort, tout me porte à croire aujourd’hui en ce que les habitants de cette planète appellent Dieu. Attention, je dois préciser ici que le mot ‘Dieu’ employé à plusieurs reprises dans le texte n’a aucune connotation religieuse particulière’. Et d’évoquer une ‘facilité d’écriture’ pour désigner une ‘force supérieure dirigeant le destin de l’humanité et de tout ce qui nous entoure’. » (J. Morisson)

Ainsi, ajoute Jocelin Morisson, le « sous-développement » spirituel de la France traduit surtout une moindre mainmise des religions, grâce aux lois sur la laïcité du début du vingtième siècle. Dès lors, « cette tradition d’esprit critique peut aussi être le terreau d’un renouveau spirituel post-religieux ».

Dans un livre, Jean-Jacques Charbonier évoque la médecine spirite et cite des « prières de guérison ». Il rapporte le cas d’un Californien qui s’est trouvé guéri d’un cancer en phase terminale suite à une NDE… Un autre témoignage concerne une sorte de NDE télépathique :

« La dame, professeur de français à Perpignan, a vécu une nuit un état modifié de conscience, sorte de rêve éveillé se déroulant dans une chambre d’hôpital, à Londres, en compagnie d’un médecin-guide. Dans cette chambre se trouve le chanteur Mort Schuman qui vient de pousser son dernier souffle, reconnaît notre témoin, et souhaite à tout prix l’emmener avec lui ! Le médecin-guide s’y oppose et tout rentre dans l’ordre. Histoire en apparence absurde, sauf qu’en allumant la radio dans la matinée cette personne apprend que Mort Schuman est mort dans la nuit dans un hôpital londonien ! Selon elle, l’intervention du médecin-guide lui a évité les problèmes qu’elle aurait certainement rencontrés si elle avait partagé davantage de l’expérience de mort de Mort… » (J. Morisson)

Raymond Moody, qui est membre d’une Eglise protestante, explique qu’il « parle tous les jours à Dieu » et qu’il a « souvent eu des réponses de lui en paroles ou en actes ».

« S’il se refusait à l’époque de La vie après la vie à affirmer que les NDE sont des preuves de l’après-vie, il interroge à la fin de ce nouvel ouvrage, après avoir livré un dernier témoignage d’expérience de mort partagée : ‘Si ces expériences ne sont pas la preuve qu’il existe une vie après la vie, que sont-elles ?’ » (J. Morisson) (11)

 

10. Le cerveau émetteur/récepteur de conscience :

Jean-Jacques Charbonier propose un modèle de cerveau émetteur/récepteur de conscience.

« Certains chercheurs comme Mario Beauregard et Pim Van Lommel se sont déjà prononcés très nettement en faveur d’un cerveau récepteur d’une conscience délocalisée. Je franchis un pas de plus avec une fonction émetteur qui intègrerait des phénomènes très décriés comme la télépathie, la prière, la médiumnité et aussi, pourquoi pas, ce que Raymond Moody appelle l’expérience de mort partagée. Je pense depuis toujours que toutes ces expériences transcendantes sont liées ; à nous en tant que scientifiques non matérialistes de trouver un lien logique en proposant un modèle de pensée cohérent intégrant les choses observables sans tabou ni rejet systématique. » (J.-J. Charbonier) (12)

 

11. Le cas Eben Alexander :

eben alexanderDans un livre intitulé “Proof of heaven” (“Preuve du paradis”), le neurochirurgien américain Eben Alexander a raconté sa propre expérience de mort imminente. Ce voyage l’a convaincu de l’existence d’une vie après la mort, ce à quoi il ne croyait pas avant son expérience. Pour lui, avant sa NDE, tous les récits d’expériences de mort imminente n’étaient que délires et fariboles. C’est ce qu’il a vécu à la suite d’une méningite foudroyante, en novembre 2008, qui a ébranlé ses convictions. Sa déclaration, selon laquelle “le paradis existe”, a fait la Une du célèbre hebdomadaire américain “Newsweek”.

Eben Alexander

« Je suis moi-même le fils d’un neurochirurgien et j’ai grandi dans un environnement scientifique. Je comprends les mécanismes à l’œuvre dans le cerveau quand une personne est proche de la mort et j’ai toujours pensé qu’il y avait de bonnes explications scientifiques à ces voyages paradisiaques hors du corps que décrivent ceux qui ont échappé de peu à la mort. Le cerveau est un mécanisme sophistiqué et fragile. Si vous diminuez dans des proportions infimes la quantité d’oxygène qu’il reçoit, vous provoquez une réaction. Rien de surprenant, donc, à ce que des gens victimes d’un traumatisme sévère reviennent de leur expérience avec des histoires étranges…. Mais après sept jours passés dans le coma durant lesquels la partie humaine du cerveau, le néocortex, était inactif, j’ai expérimenté quelque chose de si profond que j’ai une raison scientifique de croire que la conscience survit après la mort. La preuve du paradisJe sais comment résonne aux oreilles des sceptiques une phrase comme la mienne. Aussi, je vais raconter mon histoire avec les mots et la logique du scientifique que je suis : il y a quatre ans, je me suis réveillé avec une migraine extrêmement violente. En quelques heures, mon cortex – la partie du cerveau qui contrôle la pensée et les émotions – a cessé de fonctionner. Les médecins de l’hôpital général de Lynchburg, en Virginie, où j’avais exercé, ont diagnostiqué une forme rare de méningite bactérienne qui frappe généralement les nouveaux-nés. La bactérie E.coli avait pénétré mon fluide cérébrospinal et dévorait mon cerveau. Mes chances d’en réchapper autrement que dans un état végétatif étaient faibles quand j’ai été admis aux urgences. Très vite, elles sont devenues inexistantes. Mais pendant que les neurones de mon cortex étaient réduits à l’inactivité complète par la bactérie, ma conscience libérée du cerveau parcourait une dimension plus vaste de l’univers, une dimension dont je n’avais jamais rêvé et que j’aurais été ravi d’expliquer scientifiquement avant que je ne sombre dans le coma. J’ai vécu une odyssée où je me suis retrouvé dans un endroit rempli de gros nuages roses et blancs… Bien au-dessus de ces nuages, des êtres chatoyants se déplaçaient en arc de cercle dans le ciel, laissant de longues traînées derrière eux. Des oiseaux ? Des anges ? Aucun de ces termes ne fait vraiment justice à ces êtres qui étaient différents de tous ce que j’avais pu voir sur Terre. Ils étaient plus avancés. Des êtres supérieurs. » (E. Alexander)

On lit aussi, sur www.inrees.com, que le docteur Eben Alexander se rappelle avoir entendu « un son en plein essor, comme un chant céleste qui venait d’au-dessus », ce qui lui a procuré beaucoup de joie, et avoir ensuite été accompagné dans son aventure par une femme. Il décrivit cette dernière comme étant jeune, avec des pommettes hautes et des yeux incroyablement bleus, ainsi “que des tresses châtains qui encadraient son beau visage”. Lui et cette femme se déplaçaient tous les deux sur les ailes d’un papillon. « En fait, des millions de papillons nous entouraient. C’était comme une rivière de vie et de couleur se mouvant dans les airs. »

Cette expérience de mort imminente a convaincu le docteur Alexander que la conscience n’est ni produite ni limitée par le cerveau, contrairement à ce que la pensée scientifique dominante continue à croire, et qu’elle s’étend bien au-delà du corps.

« Il est désormais évident pour moi que l’image matérialiste du corps et du cerveau comme producteurs plutôt que véhicules de la conscience humaine est caduque. A la place, une représentation nouvelle du corps et de l’esprit est déjà en train d’émerger. Cette représentation, à la fois scientifique et spirituelle, donnera de la valeur à ce qui a toujours été privilégié par les plus grands scientifiques de l’Histoire : la vérité. » (E. Alexander)

Eben Alexander a annoncé vouloir passer le reste de sa vie à enquêter sur la nature véritable de la conscience et à prouver à ses pairs scientifiques, mais aussi au reste du monde, que nous sommes bien plus que seulement nos cerveaux. (Source : www.inrees.com)

Eben Alexander est l’auteur de : “La preuve du Paradis” (éditions Guy Trédaniel, 2013) et de : “La carte du Paradis” (éditions Guy Trédaniel, 2015).

En outre, il est le co-auteur, avec Raymond Moody, de l’ouvrage (qui contient aussi le DVD de l’entretien entre les deux chercheurs) : “L’évidence de l’après-vie” (éditions Guy Trédaniel, 2014), sous-titré : “Conversations entre Eben Alexander et Raymond Moody”. (Ce livre est préfacé par Jean-Jacques Charbonier.)

 L'évidence de l'après vie– Un délire ?

On trouve, sur le site de IANDS-France, une critique de la pertinence du témoignage EMI d’Eben Alexander, cette critique (datée de juin 2013) étant l’oeuvre du docteur Jean-Pierre Jourdan :

“Une opinion personnelle sur le livre d’Eben Alexander : La Preuve du Paradis, par le Dr Jean-Pierre JOURDAN.

Après la lecture de ce livre, et au vu de l’image totalement faussée qu’il peut donner des EMI et de celles et ceux qui ont vécu cette expérience, il m’a semblé nécessaire de faire une mise au point.

Si le texte qui suit se trouve sur cette page Opinions et Réflexions, c’est simplement parce que je l’ai écrit et l’assume en mon nom personnel et non en tant que président de l’association IANDS-France. Il ne reflète donc que mon opinion et n’engage que moi : Dr Jean-Pierre JOURDAN.

Le Dr Eben Alexander semble avoir fait l’unanimité autour de lui, surtout dans le petit monde qui gravite autour des EMI.

Charismatique, charmant, racontant sa propre expérience avec conviction, humanité, chaleur et émotion, que demander de plus à un neurochirurgien, dont la pratique quotidienne implique une rigueur scientifique qui ne pouvait que donner du poids à son témoignage.

Un témoignage qui allait enfin convaincre les plus sceptiques, car au vu des réactions suscitées par la relation de son expérience, on était clairement à un tournant dans l’histoire des EMI.

Depuis vingt-cinq ans que je recueille et étudie les témoignages de personnes qui avaient vécu une EMI, combien de fois n’ai-je pas regretté de ne pouvoir recueillir plus de données précises, en particulier sur leur état cérébral au moment de l’expérience, tout simplement parce que cette dernière datait de dix, quinze, parfois vingt ans…

Et là, une expérience apparemment extraordinaire nous était servie sur un plateau, toute fraîche, et de surcroît vécue par un médecin et scientifique au-dessus de tout soupçon. N’ayant pas eu la chance de pouvoir assister à une conférence de mon confrère américain, j’ai donc acheté son livre, qui apparemment se vend comme des petits pains.

Je reconnais que son titre La preuve du Paradis me gênait un peu aux entournures. S’il n’avait été écrit par un médecin, et si je n’en avais pas entendu des commentaires aussi dithyrambiques, je l’aurais jugé comme un probable ouvrage de prosélytisme clérical et en serais resté là.

Le Paradis est un concept essentiellement religieux qui me semble déplacé dès lors qu’il est question d’EMI. En effet, la grande majorité des expérienceurs – européens et francophones, certes – que j’ai pu rencontrer, croyants ou non, relativisent largement les religions dogmatiques (en fait, il apparaît qu’ils rejettent tout ce qui est dogmatique) au profit de ce que l’on pourrait appeler une spiritualité laïque.

Mais les Américains, croyants ou non, baignent depuis leur enfance dans une religion omniprésente qui leur est aussi naturelle que l’est pour nous l’air que nous respirons. Alors, pourquoi ne pas qualifier de Paradis les sensations d’Amour inconditionnel et d’immense bien-être, la libération de toute tension et de tout conflit qui baignent une EMI, si c’est le premier mot qui vous vient à l’esprit ?

Admettons donc, mais sachant que les scientifiques sont en général – et à juste titre – assez chatouilleux quand la religion essaie de pointer son nez dans la science, un tel titre ne peut que les rebuter d’emblée. Ce qui n’est pas un très bon début si l’on prétend contribuer à la connaissance en apportant des preuves que l’on suppose scientifiques…

Mais bon, ce n’est qu’un mot, évitons de juger a priori.

Aïe, le sous-titre : ‘Voyage d’un neurochirurgien dans l’après-vie’ n’est pas mieux !

Enfin si. Pour les ventes du livre, il est même parfait !

Pas facile de résister à un éditeur qui vous explique que si vous appelez votre livre ‘Un souvenir de coma étrange et pénétrant’ ou ‘Voyage d’un neurochirurgien dans un coma’, vous n’en vendrez que quelques centaines, alors que, si vous glissez le Paradis et l’Après-vie en couverture, vous allez multiplier les ventes par cent ou mille.

Allez, il s’est probablement laissé baratiner par son éditeur. Ce n’est ni le premier ni le dernier, ne lui jetons pas la pierre.

Mais tout de même, il a fallu que ce dernier soit convaincant. Car la mort est connue comme un état définitif, dont par définition l’on ne revient pas. Et qui le sait mieux qu’un médecin, qui la côtoie quotidiennement ?

Les EMI sont une énigme pour la science. Elles remettent en question beaucoup de certitudes, suscitent des réactions épidermiques, et sont à l’origine de nombreuses polémiques. La moindre des choses, si l’on veut qu’un jour elles soient prises au sérieux et étudiées avec le respect et l’intérêt qu’elles méritent, serait d’éviter de jeter de l’huile sur le feu ou de fournir d’emblée un bâton pour se faire battre.

Leur contenu, leur cohérence, leur signification profonde, laissent évidemment penser que la vie telle que nous la connaissons pourrait bien n’être qu’une parenthèse dans quelque chose d’immensément plus vaste. Un quelque chose dans lequel la vie prendrait toute sa signification. Si un jour il s’avère que tel est bien le cas, tout ce que nous croyons savoir sur la conscience, sa nature et sa place dans l’univers serait bouleversé.

Mais si l’on doit passer du domaine de la métaphysique à celui de la science, cela ne pourra se faire qu’avec la plus grande rigueur.

L’exploration des EMI ne peut donc en négliger cet aspect, mais a t-on pour autant le droit de parler d’après-vie quand on est bien vivant pour en parler, et donc que l’on n’est – par définition – jamais mort ? Étonnant donc qu’un médecin et neurochirurgien ne prenne pas plus de précautions, surtout s’il désire, comme il le prétend, être entendu de la communauté scientifique et médicale à laquelle il appartient.

Mais bon, allons voir plus loin que la couverture, qui n’est là que pour faire vendre. Le reste du livre doit certainement être plus intéressant.

Malheureusement, la majeure partie des 237 pages du livre est consacrée à de nombreux retours en arrière sur la biographie de l’auteur et au vécu de sa famille pendant son coma. Son expérience, elle, n’occupe qu’un peu plus d’une vingtaine de pages.

En résumé, il s’agit de multiples allers-retours entre plusieurs ‘mondes’ : un état plutôt désagréable et angoissant, qu’Eben Alexander appelle ‘le Monde Vu du Ver de terre’, baigné par un inquiétant son de martèlement, une odeur intermédiaire entre celles du vomi, des excréments et du sang, des visages grotesques d’animaux grognant en sortant de la boue…

Puis une ‘Mélodie Tournoyante’ accompagnée d’une lumière qu’il traverse pour se retrouver sur une aile de papillon, accompagné d’une jeune femme avec qui il survole un monde extatique fait de paysages enchanteurs habités de personnages dansants et chantants.

Et enfin le ‘Cœur’, baigné d’un chant glorieux, où il reçoit des réponses instantanées à ses questions, et finit par s’approcher de Dieu…

Pendant sa semaine de coma, Eben Alexander a certainement frôlé la mort de près, et les souvenirs qu’il a ramené de cet état peuvent donc, techniquement, entrer dans la catégorie des EMI. Mais il s’agit d’une expérience pour le moins étrange, que l’on pourrait qualifier au minimum d’atypique.

J’ai recueilli en 25 ans plusieurs centaines de témoignages d’Expériences de Mort Imminente, et quoi qu’il en dise, celle du Dr Alexander ne ressemble à aucune d’entre elles. Certaines de ses caractéristiques peuvent s’approcher de ce que l’on appelle une EMI ‘transcendante’, mais si l’on admet qu’il a bien vécu une expérience de ce type, ses souvenirs sont manifestement amalgamés à des perceptions hallucinatoires, qui n’ont d’ailleurs rien d’étonnant dans un tel coma.

Le même phénomène est d’ailleurs à l’origine d’une bonne partie des EMI qualifiées de négatives, voire même d”infernales’. Ces dernières sont en fait, après analyse, soit de purs souvenirs hallucinatoires de coma, en général angoissants et similaires à ce qu’Eben Alexander appelle ‘le Monde Vu du Ver’, soit parfois des EMI authentiques mêlées à de tels souvenirs.

Les livres farfelus ou délirants sur les EMI ne manquent pas, mais ils sont le plus souvent confidentiels. L’expérience d’Eben Alexander, elle, reçoit énormément de publicité, fait le tour du monde et est présentée comme emblématique des EMI.

Ce qu’elle n’est absolument pas.

Tout cela ne risque pas de contribuer à faire prendre ces expériences au sérieux. Bien au contraire, on peut supposer que les tenants d’une hypothèse hallucinatoire vont boire du petit lait et s’en désintéresser définitivement. Quant aux médecins et/ou scientifiques touchés par la publicité faite autour de l’expérience d’Eben Alexander qui se décideraient à aborder le sujet des EMI en lisant ce livre et sans point de comparaison avec ce que sont en réalité la majorité de ces expériences, leur opinion sera aussi vite faite.

Un neurochirurgien fait une méningite bactérienne… Qui va être mieux soigné, exploré et ré-exploré que lui, d’autant que les médecins qui l’ont traité sont ceux avec qui il travaille habituellement !

Il a donc dû subir plusieurs scanners et IRM, afin de suivre l’inflammation de ses méninges et de surveiller l’éventuelle apparition d’une encéphalite, d’une nécrose ou d’un abcès cérébral. Ainsi, évidemment, que des électroencéphalogrammes, pour contrôler l’état de son cortex… Déception, beaucoup de généralités mais pratiquement pas un mot qui soit précis et réellement sérieux là-dessus. Ce serait pourtant la moindre des choses quand l’on prétend apporter des preuves.

Certes, il s’agit d’un ouvrage destiné au grand public, qui pour l’auteur ne s’intéresse probablement pas à de tels ‘détails’ (qui n’en sont pourtant pas !). Mais si l’on ne veut pas ennuyer le lecteur avec des détails superflus, il est d’usage de rajouter un chapitre ou un addendum à la fin du livre, où l’on donne les précisions techniques et médicales auxquelles les chers confrères sont en droit de s’attendre. Si l’on veut susciter leur intérêt, il s’agit même là du passage le plus important du livre.

En revanche, les amalgames, imprécisions et contradictions ne manquent pas :

Le Dr Alexander reproduit à la fin de son livre un certificat dans lequel le Dr Scott Wade, qui l’a soigné, parle de méningite bactérienne.

Les méninges sont les membranes qui entourent et protègent le cerveau. Leur inflammation et/ou leur infection par une bactérie est certes très grave, mais elles ne sont ni le cerveau ni le cortex, qui est la partie externe de ce dernier et est le siège de ses activités les plus élaborées.

Une atteinte infectieuse ou inflammatoire du cerveau et du cortex cérébral est une encéphalite, affection que le certificat du Dr Wade ne mentionne à aucun moment.

Ce qui n’empêche pas le Dr Alexander de parler de la ‘bactérie qui attaquait son cerveau (et) avait probablement dévoré suffisamment de (son) cortex pour compromettre (ses) fonctions cérébrales supérieures’. Il affirme à plusieurs reprises qu’il se trouvait dans un état équivalent à une mort cérébrale, impliquant que son cortex cérébral n’était plus le siège d’aucune activité, et en conclut que son néocortex, envahi par E. coli, ne pouvait pas produire d’hallucinations.

Le coma et la crise d’épilepsie dont parle le Dr Alexander montrent que son cortex a probablement souffert à cause de l’inflammation des méninges qui sont censées le protéger. Pour éviter de graves complications, il est d’usage dans un tel cas de protéger le cerveau en plongeant le patient dans un coma artificiel (par exemple en lui administrant des barbituriques). Mais il ne parle à aucun moment d’une encéphalite, ce qui est heureux car une infection bactérienne du cerveau lui aurait très probablement laissé des séquelles neurologiques irréversibles. On n’a (malheureusement) jamais vu de cortex repousser après avoir été ‘dévoré’ par une bactérie. Si son cortex a souffert, c’est probablement de troubles circulatoires, d’œdème et d’inflammation, tous pouvant générer une activité désordonnée, mais certainement pas une absence totale d’activité.

Tout cela n’est pas très clair et est manifestement écrit pour un public dont le Dr Alexander n’a pas une très haute opinion.

Découvrir que le vécu rapporté par Eben Alexander était très éloigné d’une EMI ‘classique’ et pouvait en grande partie être interprété en termes d’hallucinations m’a donc mis très mal à l’aise.

L’interprétation qu’il en fait n’a pas arrangé les choses.

Il parle certes de connaissance absolue, d’Amour Inconditionnel, de très beaux concepts que l’on rencontre dans les EMI.

L’auteur se définit lui-même comme non pratiquant, n’allant à l’église qu’à Pâques et à Noël. Pourtant, il apparaît au fil du livre que son expérience trouve un cadre idéal dans une interprétation religieuse. Tout au long du livre, on trouve ‘Dieu, le Créateur, la Source qui est responsable de la création de l’univers et de tout ce qu’il contient’, un Dieu qu’il décrit comme personnifié, omniscient et omnipotent, qui rappelle celui que le catéchisme enseigne aux enfants, et est doté de qualités et sentiments humains magnifiés. En fait, il utilise un vocabulaire créationniste et interprète tout ce qui peut l’être dans son expérience dans une optique religieuse.

Personne ne peut juger de croyances ou de foi, ce sont affaires privées auxquelles tout le monde a droit, y compris un neurochirurgien. Je ne me permets donc nullement de juger Eben Alexander sur ce plan-là, mais je trouve extrêmement regrettable qu’il puisse parler de preuves et de science tout en interprétant son expérience dans un contexte clairement religieux.

Mêler science, croyance et religion me semble une démarche obscurantiste, qui ne peut que nuire profondément à la ’cause’ des EMI qu’il prétend défendre.

En fait, pour être honnête, plus j’avançais dans la lecture de ce livre, plus je me demandais s’il ne s’agissait pas d’un canular : Eben Alexander va un jour ou l’autre faire une sorte de coming out, en disant : ‘Je vous ai bien eus ! On peut vous faire avaler n’importe quoi’.

Ou d’une tentative de désinformation montée de toutes pièces par des ultra-sceptiques particulièrement rusés, visant à ridiculiser les EMI en général et avec elles celles et ceux qui les ont vécues.

Ou d’une tentative des fondamentalistes créationnistes d’utiliser une fois de plus les EMI pour essayer de justifier des croyances dogmatiques, celles précisément que la majorité des expérienceurs réfutent.

Le tout remplissant d’aise le petit monde qui fait du commerce autour des EMI, qui avait enfin trouvé un porte-parole charismatique.

Ou enfin, simplement d’un énorme courage – il en faut quand on est neurochirurgien, pour raconter un tel vécu en sachant d’avance les réactions que l’on va susciter – doublé d’une foi inébranlable et d’une incroyable naïveté.

Je ne sais pas. Eben Alexander dit avec humanité beaucoup de choses touchantes, certes. Je le suppose honnête quand il relate son expérience. Ce qui me gêne, c’est tout autant son interprétation qui semble être du prosélytisme religieux, que l’utilisation qui en est faite, présentant comme EMI typique une expérience qui en est loin.

Tout cela risque de faire passer pour hallucinatoires des centaines d’expériences qui ne le sont manifestement pas dès lors qu’on les regarde de près.

J’essaie depuis plus de 25 ans de montrer l’intérêt des EMI pour la connaissance, aussi bien sur le plan humain et éthique que sur le plan scientifique. Ces expériences peuvent nous apprendre beaucoup sur la conscience, sa nature et sa place dans l’univers. Mais cela ne deviendra possible que si le monde scientifique peut constater par lui-même qu’il s’agit d’un phénomène cohérent et consistant, indépendant de toute croyance préalable (ce qui en est même l’une des caractéristiques essentielles !), digne d’être pris au sérieux et étudié avec le respect dû à toute expérience humaine.

Une dernière chose me met très mal à l’aise à la lecture de ce livre : depuis toutes les années que j’essaie de contribuer à l’étude des EMI, j’ai pu remarquer que la majorité des personnes qui ont vécu une expérience profonde ont beaucoup de difficultés à en parler. Elles gardent par devers elles ce qui est pourtant la plus belle expérience de leur vie, presque comme quelque chose de honteux.

Elles restent très discrètes, par modestie, par peur de ne pas être comprises, par refus de devenir des gourous, par manque de mots et de concepts pour faire partager leur vécu à leurs contemporains.

Et quand elles arrivent à en parler, leur préoccupation n’est ni Dieu, ni la mort, ni la vie éternelle ni l’après-vie, mais l’Amour et la Vie tout court.

La Vie, qui semble prendre un tout autre sens quand elle est mise en perspective et cesse d’être vue depuis le mauvais bout de la lorgnette.

La seule chose donc que je sache maintenant, c’est que nous venons de faire un bond gigantesque.

Un bond de 10 ou 20 ans.

En arrière.” (J.-P. Jourdan)

Le 28 juillet 2013, Jean-Pierre Jourdan a rédigé un complément au texte précédent :

“Dans le texte qui précède, j’avais essayé de laisser le bénéfice du doute à Eben Alexander, qui pouvait simplement être totalement naïf mais honnête.

Au vu de l’enquête parue début juillet 2013 dans le magazine américain Esquire sous le titre ‘The Prophet’ (le Prophète) par le journaliste Luke Dittrich, il apparaît qu’il n’en est rien.

Ce journaliste a pu rencontrer et interviewer aussi bien Eben Alexander que l’un des médecins qui l’ont soigné, le Dr Laura Potter. Le témoignage de cette dernière montre que j’étais bien en dessous de la vérité, ne serait-ce que sur un plan strictement médical.

Si Eben Alexander se défend maladroitement en parlant de ‘liberté artistique’ et de ‘dramatisation’ dans le but de rendre tout cela ‘plus intéressant pour le lecteur’, son médecin confirme la supposition que je faisais (car elle semblait médicalement logique) : Alexander a bien dû être placé en coma artificiel dès son arrivée aux urgences. Les médecins ont tenté à plusieurs reprises de cesser ou simplement de diminuer cette sédation dans les jours qui ont suivi, mais ces tentatives répétées se sont toutes soldées par un délire agité.

Ces multiples ‘allers-retours’ entre un coma artificiel et un état d’éveil délirant sont cohérents avec ceux qu’il décrit entre plusieurs ‘mondes’ angoissants (le ‘monde vu du Ver’) ou idylliques (la ‘Mélodie tournoyante’ et le ‘Coeur’).

Son néocortex n’était en rien détruit (il aurait eu du mal à repousser !), il était en revanche sous l’effet de doses variables de drogues destinées à le protéger et à calmer son propriétaire.

Il ne s’agit pas là d’un simple mensonge ‘artistique’. Eben Alexander reprend à de multiples reprises son argument du cortex totalement hors d’état de fonctionner, en particulier quand il passe en revue diverses hypothèses qui pourraient expliquer son vécu, par exemple :

(p. 193) Etait-ce une réminiscence déformée de souvenirs en provenance des zones les plus profondes de mon système limbique, la partie du cerveau qui alimente la perception émotionnelle ? Là encore, non. – Sans un cortex fonctionnel, le système limbique ne pouvait pas engendrer des visions avec la clarté et la logique dont j’ai fait l’expérience.’

(p. 193, à propos des médicaments qui lui ont été administrés) : De nouveau, tous ces médicaments agissent via des récepteurs dans le néocortex. Et sans un néocortex en fonctionnement, ces médicaments n’avaient pas de substrat sur lequel opérer.’

(p. 193, à propos des intrusions de sommeil paradoxal) : Désolé, mais les intrusions de sommeil paradxal nécessitent un néocortex fonctionnel pour se produire et je n’en avais pas.’

(p. 193 – 194, à propos d’une éventuelle libération de DMT par la glande pinéale) : ‘Cependant, il reste un fait que la portion du cerveau sur laquelle agit la DMT (le néocortex) était, dans mon cas, incapable d’être touchée.. Ainsi, en termes ‘d’explications’ de ce qui m’est arrivé, l’hypothèse de la décharge de DMT échouait tout aussi radicalement que les autres principales candidates, et pour les mêmes raisons essentielles. Les hallucinogènes affectent le néocortex et mon néocortex n’était pas en état d’être affecté.’

Tout cela pourrait à l’extrème rigueur être pardonnable à un non-médecin qui n’aurait pas très bien compris ce qui lui est arrivé.

Mais Eben Alexander est médecin, et de plus neurochirurgien. L’intégralité de son argumentation repose sur un mensonge fondamental, mensonge qu’il assume jusqu’au bout. Il sait parfaitement que son cortex a subi une alternance de périodes où il était sous l’effet de drogues et de tentatives de sevrage pendant lesquelles il était en état d’éveil délirant.

Ma première analyse était la bonne : son expérience est de l’ordre d’un délire hallucinatoire, et n’a rien à voir avec une EMI authentique. Nous en avons maintenant la preuve.

Et si cette expérience doit dorénavant mériter une médiatisation (qui sera certainement moins outrancière que celle dont elle a été l’objet jusqu’à présent…), c’est parce qu’il s’agit d’un magnifique exemple de tromperie.

Eben Alexander est un imposteur, il a sciemment menti sur plusieurs points essentiels, et plus particulièrement sur le fondement même de l’authenticité de son expérience : l’incapacité de son cortex ‘détruit par une bactérie’ à produire une quelconque expérience hallucinatoire.

Il a par là même fait preuve d’un mépris total aussi bien pour ses lecteurs que pour les auditeurs de ses multiples conférences.

Voici donc quelques extraits de l’enquête de Luke Dittrich, qui se passent de commentaires :

‘(…) Le dossier médical d’Eben Alexander est confidentiel. Alexander ne prévoit pas de le rendre public, bien qu’il ait proposé d’autoriser trois des médecins qui l’avaient soigné à s’exprimer à propos de son cas. Deux d’entre eux refusèrent cette possibilité.

La troisième, le Dr Laura Potter, était de garde aux urgences de l’Hôpital Général de Lynchburg le matin du 10 novembre 2008, au moment où les ambulanciers l’ont emmené.

Aussi bien Alexander dans son livre que Potter dans ses souvenirs décrivent Alexander arrivant aux urgences agité, gémissant et délirant, ce qui obligea à l’attacher sur le brancard. Dans la ‘Preuve du Paradis’, Alexander décrit le Dr Potter lui administrant alors des ‘sédatifs’ pour le calmer.

Voici comment le Dr. Potter se souvient de l’épisode :

‘Nous ne pouvions pas du tout travailler avec Eben qui s’agitait, nous n’arrivions pas à mesurer ses constantes vitales, il était tout simplement dans l’incapacité de faire ce qu’on lui demandait. Nous avons pris la décision de le mettre sous coma artificiel. C’était vraiment pour sa sécurité, jusqu’à ce que nous puissions le traiter. Et c’est ce que nous avons fait…. je l’ai endormi et mis sous assistance respiratoire.’

Après son transfert depuis le service des urgences et son arrivée en Unité de Soins Intensifs, déclare Potter, les médecins ont administré à Alexander des anesthésiants qui l’ont maintenu dans le coma. Le jour suivant, elle lui a rendu visite :

‘Et bien sûr, il était toujours dans un coma artificiel’, dit-elle. ‘Sous assistance respiratoire. Ils ont essayé de le réveiller pour voir comment il réagirait, mais il était exactement dans le même état d’agitation. Même s’ils essayaient de ne diminuer la sédation que très légèrement. En fait, pendant des jours, à chaque fois qu’ils essayaient de le sevrer, il se débattait, essayait de crier et de s’emparer de son tube.’

Dans la ‘Preuve du Paradis’, Alexander écrit qu’il a passé 7 jours ‘dans un coma causé par un rare cas de méningite bactérienne à E.coli.

Dans le livre, il n’indique à aucun moment que c’est le Dr Laura Potter et non pas la méningite bactérienne qui a provoqué ce coma, ni que les médecins du service des soins intensifs ont maintenu ce coma dans les jours qui ont suivi en utilisant des anesthésiques. Alexander écrit aussi que, pendant sa semaine dans l’unité de soins intensifs, il ne fut présent que physiquement, que l’attaque bactérienne avait presque complètement détruit son cerveau. Il fait remarquer que selon les connaissances scientifiques conventionnelles, ‘si votre cerveau ne fonctionne pas, vous ne pouvez pas être conscient’, et la clé de son argumentation prouvant la réalité des royaumes qu’il dit avoir visités est que ses souvenirs ne peuvent pas avoir été des hallucinations puisque son cerveau n’était même pas en mesure de créer une expérience hallucinatoire consciente.

J’ai demandé à Potter si l’état de surexcitation, dans lequel Alexander était à chaque fois qu’on le sevrait de ses anesthésiants pendant les premiers jours de son coma, collait à sa définition du terme ‘conscient’.

‘Oui’, répondit-elle, ‘conscient mais délirant’.

Potter n’a pas lu la Preuve du Paradis’, bien qu’elle ait pu en parcourir quelques passages en avant-première. Environ un an après sa guérison, Alexander approcha Potter lors d’une compétition sportive à laquelle participaient leurs fils respectifs, lui disant qu’il avait commencé un livre et qu’il voulait qu’elle jette un œil à certaines parties dans lesquelles il la décrivait en pleine action dans la salle des urgences. Il voulait, disait-il, s’assurer que vous êtes d’accord avec ce que j’ai fait’. Plus tard, il lui en envoya des passages par email, et en les lisant, elle trouva ‘qu’ils correspondaient en gros à ce que des médecins pourraient penser, mais pas exactement à ce que j’étais en train de penser’. Elle lui a fait part de ce constat, et selon Potter il a répondu que c’était une question de ‘liberté artistique’ et que ces aspects de son livre visaient à ‘dramatiser, alors ça ne s’était peut-être pas passé exactement comme cela, mais c’était supposé rendre le livre intéressant pour les lecteurs’.

L’une des scènes les plus dramatiques du livre se situe juste au moment où elle va le transférer des urgences vers les soins intensifs :

‘Juste avant de quitter la salle des urgences, après deux heures ininterrompues de gémissements et de plaintes animales, je suis devenu silencieux. Puis, sortis de nulle part, j’ai hurlé trois mots. Ils étaient parfaitement clairs et ont été entendus par tous les médecins et infirmières présents, de même que Holley, qui se trouvait à quelques pas de là de l’autre côté du rideau.

‘Dieu, aide-moi !’

Tout le monde s’est précipité auprès de mon brancard. Le temps qu’ils arrivent, j’étais totalement sans réaction.’

Le Dr Potter n’a pas souvenir de cet incident ni de ce cri de supplication.

Ce dont elle se souvient, c’est d’avoir intubé Alexander plus d’une heure avant qu’il quitte la salle des urgences, en introduisant un tube en plastique dans sa trachée après avoir traversé ses cordes vocales.

Pouvait-elle imaginer que son patient intubé ait été le moins du monde capable de parler, et à fortiori d’une manière parfaitement claire ?

‘Non’, répondit-elle.’

Vous trouverez l’intégralité de l’article (en anglais) sur le site du magazine Esquire.

Merci à Corinne MUSITELLI pour la traduction.” (J.-P. Jourdan)

Dans un texte daté de janvier 2014, une “expérienceuse” a donné, sur le même site www.iandsfrance.org, son opinion à propos du cas Eben Alexander :

“Je viens d’écouter la vidéo du Dr EBEN ALEXANDER interviewé par la présentatrice de l’émission La télé de Lilou. Je n’ai pas lu son livre, car je m’abstiens de lire des livres au sujet des EMI pour ne pas leur faire plus de publicité.

J’ai vécu une EMI, dite profonde, ce qui me permet de comparer son expérience avec la mienne.

Je ne retrouve aucune des caractéristiques d’une EMI définies par le Docteur MOODY dans le récit du Docteur EBEN ALEXANDER :

– les sentiments de calme et de paix

– le tunnel obscur

– la décorporation

– le contact avec d’autres

– l’être de lumière

– le panorama de la vie

– la frontière ou limite

– le retour

Dès le début, je suis étonnée par ses propos, puisqu’il dit que son expérience a dû se passer entre le 1er et le 5ième jour. A ma connaissance, aucun expérienceur ne sait à quel moment cela a pu se produire.

Son témoignage ne ressemble, contrairement à ce qu’il dit dans l’interview, à aucun autre.

Pour valider ‘son EMI‘, il avance deux arguments. Premièrement, il dit que la sienne se rapproche plus des expériences dites ‘profondes’. Deuxièmement, il ancre son récit dans l’Histoire, en disant que depuis des siècles et des siècles, des récits comme le sien sont racontés. Ainsi, l’étude des récits anciens confirmerait le sien car les plus récents, même profonds, ne correspondent pas au sien.

A ce moment là, la journaliste, qui connaît bien les récits des expérienceurs, précise que son récit ne ressemble pas à ceux des autres expérienceurs.

Puis le Docteur Eben ALEXANDER raconte l’univers du ver de terre, et, comme cette partie de son histoire n’a rien de commun avec les autres récits d’expérienceurs, la journaliste lui demande de raconter plutôt comment il s’en est sorti.

La journaliste préfère lorsqu’il parle de la lumière, car c’est enfin un point commun avec les récits des autres expérienceurs.

Mais la description des paysages relève plus du genre fantastique/onirique. Les êtres de lumière que les expérienceurs voient ne correspondent pas à la description de la superbe créature qu’il décrit.

La description du paysage d’une magnifique vallée, des enfants qui jouent et des chiens qui sautent alors qu’il se déplace sur les ailes d’un papillon à côté d’une superbe créature, tout cela est d’une existence si belle et si parfaite. Et au dessus des nuages, des sphères de lumière et une musique, qui permet de s’élever à d’autres niveaux, et lorsqu’il reconnaît la musique tout s’effondre en un point et l’on voit la demeure ultime de l’âme. La superbe créature lui dit ‘en concept’ des pensées qu’il traduit quelques semaines après. A ce moment là, sa conscience, si lucide jusque là, ne lui a pas permis de comprendre les propos de sa superbe créature, à la différence de beaucoup d’autres expérienceurs qui comprennent instantanément ce que les êtres de lumière disent. Elle lui dit : ‘Tu seras aimé et chéri pour toujours, tu n’as rien à craindre, il n’y a rien que tu puisses faire de mal dans cette réalité, ni à faire quelque chose de juste, tu seras toujours aimé profondément.’

Son récit correspond plus à des récits bibliques qu’aux récits des expérienceurs.

C’est tout son imaginaire religieux qui apparaît dans son récit, sans doute a-t-il dû se raccrocher à sa foi pendant son coma. Les messages d’amour ressemblent plus au besoin d’être aimé et rassuré, comme nous le ressentons ici-bas, et, surtout, ils sont plus des encouragements à résister, notamment lorsqu’on vit une expérience difficile comme le coma.

La description qu’il fait de la conscience est plutôt de l’ordre de la révélation religieuse.

C’est pourquoi son expérience n’est pas, à mon avis, une EMI.

Beaucoup d’expérienceurs préfèrent se tourner vers leur spiritualité intérieure, celle qu’ils ont reçue avec toute la lucidité et clairvoyance pendant leur expérience. Ainsi, la méditation ou la prière, comme il le prône, ne correspondent plus à la nouvelle philosophie avec laquelle sont revenus les expérienceurs.

Ils ne cherchent pas des vérités à l’extérieur car elles sont désormais en eux.

Ce qui s’écroule, c’est cette petite voix rationnelle que notre éducation, culture, croyance, a inscrit dans notre conscience afin de diriger nos vies selon les usages de notre temps.

Notre conscience libérée de cette ‘petite voix rationnelle’, et peut-être aussi de notre corps, devient immédiatement plus lucide et perçoit instantanément l’essence des choses.”

(Source : www.iandsfrance.org)

Alors, le cas Eben Alexander : un simple délire ou une NDE particulière ? Quand le premier livre d’Eben Alexander a fait l’objet d’une intense publicité dans des revues, je ne me le suis pas procuré car j’ai pensé qu’il n’apportait rien de très nouveau sur le sujet – j’avais pris connaissance, dans des revues, de l’essentiel du témoignage -, d’autant que j’avais aussi remarqué que le contenu du témoignage du neurochirurgien ne ressemblait pas aux NDE “normales”… Donc, j’ai “zappé” son livre (comme le deuxième livre paru en 2015). Je me suis par contre procuré le livre d’entretiens entre Eben Alexander et Raymond Moody, avant la prise de connaissance (en 2015) de la critique de Jean-Pierre Jourdan et de l’expérienceuse. (Il est probable que je ne me serais pas procuré ce livre si j’avais eu connaissance auparavant de la critique ci-dessus…)

Avec le recul, j’ai tendance, à propos du cas Alexander, à abonder dans le sens des critiques de Jean-Pierre Jourdan et de l’expérienceuse. Grâce à la mise au point du magazine “Esquire”, il apparaît clair que ce qu’a vécu Eben Alexander relève beaucoup plus du délire que d’une authentique EMI, étant entendu que, pour moi, une authentique EMI suggère la survie de la conscience après la mort. Je pense donc que Raymond Moody et bien d’autres (Jean-Jacques Charbonier, etc.) se sont faits “avoir” sur ce coup-là (même si, à mon sens, Eben Alexander croit ou s’imagine que ce qu’il a vécu relève d’une vraie EMI)… En outre, j’ai appris, sur la page Facebook d’Eben Alexander, que Raymond Moody a reçu des mains d’Eben Alexander, en juin 2015, “The Afterlife Awareness Award for Excellence in Consciousness Studies”… Voici la photo correspondante :

Moody et Alexander(J’ai “liké” la page Facebook du neurochirurgien, pour être au courant des activités de ce dernier, ce qui ne signifie cependant pas que je pense que son histoire relève d’une vraie EMI…)

Si on peut saluer les efforts d’Eben Alexander pour faire reconnaître l’indépendance de la conscience par rapport au cerveau, il est par contre fort gênant et consternant de constater que cette activité-là est générée, dans son cas, par une mauvaise interprétation de sa pseudo EMI

J’ajoute enfin que, si j’adhère à la critique de Jean-Pierre Jourdan à propos du cas Eben Alexander, je ne cautionne cependant pas les propos du premier lorsqu’il écrit que « les livres farfelus ou délirants sur les EMI ne manquent pas ». Personnellement, de tous les livres sur le sujet que j’ai, je n’en connais pas un qui puisse objectivement justifier des adjectifs “farfelu” et “délirant”. Nous n’avons manifestement pas la même perception de ce qui, en la matière, est ou n’est pas farfelu ou délirant. Peut-être Jean-Pierre Jourdan s’en prend-il notamment, par ce commentaire sentencieux, aux livres de son confrère médecin Jean-Jacques Charbonier qui, lui, milite ouvertement en faveur de l’après-vie… Et pourtant, il en faut des gens comme Jean-Jacques Charbonier, car, dans le cas contraire, la voie serait libre pour les négateurs de toute approche spirituelle des NDE, le paysage médiatique étant suffisamment encombré par les Olaf Blanke, Steven Laureys et bien d’autres réducteurs matérialistes du phénomène. Si Jean-Pierre Jourdan fait partie de ceux qui sont “assis entre deux chaises”, il est heureux que certaines personnes s’engagent publiquement en faveur de la survie de la conscience après la mort.

 

12. EMI et décharges électriques chez les rats :

Voici ce que j’ai lu sur le site www.futura-sciences.com (texte du 15 août 2013) :

“L’expérience de mort imminente due à une décharge d’ondes cérébrales ?

Voir une lumière au bout du tunnel ou la vie défiler devant ses yeux, avoir le sentiment de flotter au-dessus de son corps, etc. Nombreux sont les témoignages concordants d’expérience de mort imminente. Mais peu nombreux sont les éléments scientifiques qui peuvent l’expliquer. Une nouvelle recherche laisse entendre qu’au moment où le cœur lâche, le cerveau, lui, devient hyperactif…

Alors que la mort est proche, le cerveau devient hyperactif grâce à une décharge d’ondes cérébrales. Cela pourrait nous faire perdre le sens de la réalité, ce qui peut conduire aux fameux témoignages des personnes ayant vécu et relaté une expérience de mort imminente.

Ils sont des centaines de milliers à travers le monde. Peu importe le pays, le sexe ou la culture d’origine, de nombreux témoignages de personnes ayant vécu une expérience de mort imminente concordent. Victimes d’un arrêt cardiaque ou d’un profond coma qui aurait dû les entraîner vers la mort, certains survivants racontent avoir vu des flashs lumineux, leur vie défiler devant leurs yeux ou ressentir un sentiment de paix et de tranquillité.

‘Beaucoup de personnes pensent avoir vu le paradis’, précise Jimo Borjigin, neurobiologiste à l’université du Michigan. ‘La science ne leur a pas apporté de réponse plus convaincante.’ Mais grâce à son travail et celui de ses collaborateurs, les choses pourraient un peu évoluer. Car la scientifique vient de mener une expérience sur le rat qui suggère une explication au phénomène : après l’arrêt du cœur, le cerveau pourrait rentrer dans une phase d’hyperexcitabilité qui se caractérise par une activité anormalement élevée, dans les zones chargées de la conscience.


Le cœur s’arrête, le cerveau s’active :

Tout a commencé en 2007. La biologiste travaille sur les sécrétions de neurotransmetteurs dans le cerveau de rats. Une nuit, deux des rongeurs meurent. En reprenant les données, elle aperçoit aux alentours de l’heure du décès des pics d’activité étranges. Que se passe-t-il dans le cerveau au moment de la mort ?

Lorsque le cœur arrête de battre, le cerveau souffre de ne plus être irrigué en sang et donc en oxygène et nutriments. À priori, privé d’énergie, l’organe devrait progressivement perdre son activité et s’éteindre dans la minute, le tout étant représenté par un électroencéphalogramme plat. Dans les faits, c’est tout l’inverse qui se produit.

Comme expliqué dans les Pnas, des électrodes ont été directement placées sur le cerveau de neuf rats. Ceux-ci ont reçu une injection de chlorure de potassium, ce qui stoppe les battements cardiaques. Les auteurs ont noté 30 secondes plus tard une augmentation de l’intensité des ondes cérébrales de hautes fréquences, dites oscillations gamma. Leur intensité a même été la plus forte au moment de la dernière pulsation cardiaque, alors que les rats étaient encore bien vivants.


L’expérience de mort imminente, aussi pour les rats ?

Or, selon la théorie en vigueur, ces ondes gamma seraient l’une des caractéristiques neuronales sous-jacentes à la conscience, et spécifiquement lorsqu’il s’agit d’établir un lien entre des informations émanant de plusieurs régions du cerveau. Ainsi, les chercheurs suggèrent que ce même processus se déroule également dans notre crâne dans les instants précédant notre fin, ce qui pourrait expliquer ces sensations particulières ressenties. Seuls ceux qui arrivent à s’en remettre peuvent alors témoigner de ce qu’ils ont connu.

Voici au moins un début d’explication au phénomène, qu’il faudrait désormais creuser. Les personnes ayant vécu une telle expérience de mort imminente racontent avoir vu des flashs lumineux. Il faut donc aller vérifier si le cortex visuel est concerné par cette décharge d’ondes gamma. Et cela semble être le cas. ‘Nous avons noté une augmentation du couplage entre les ondes de basses fréquences et les ondes gamma, une des caractéristiques de la conscience et de la sensation visuelles’, reprend Jimo Borjigin.

Mais les auteurs ne sont malgré tout pas affirmatifs. Il est en effet un peu tôt pour tirer des conclusions définitives de ces expériences menées sur le rat. Il faudrait obtenir des informations sur l’Homme. L’expérience a déjà été tentée, mais les électroencéphalogrammes des personnes en train de mourir n’ont jamais rien décelé. Peut-être parce que les électrodes n’ont pas capté le faible signal depuis le cuir chevelu des patients, alors qu’elles deviennent assez sensibles directement placées sur le cerveau. L’affaire ne fait donc que commencer…” (Janlou Chaput)

Voilà une énième “explication” pseudo-scientifique des NDE, le genre d’hypothèse (car il ne s’agit que de cela) dont sont friands les spécialistes du réductionnisme matérialiste inaptes à concevoir l’existence d’une conscience survivant à la mort physique. Il faut être particulièrement ignare en matière de comptes rendus de récits d'”expérienceurs” pour suggérer qu’une décharge neuronique d’une trentaine de secondes chez des rats peut rendre compte du vécu des rescapés de la mort, ceux-ci faisant parfois mention de scènes se déroulant en dehors de leur champ perceptif… De nombreux éléments s’opposent à ce genre de réductionnisme explicatif, il suffit de connaître la littérature spécialisée. Par exemple, dans le cas de Pamela Reynolds, aucune activité cérébrale n’était possible… Je suggère aussi à ces scientistes d’aller interroger les rats (mince, c’est pas possible, ils sont morts les pauvres) pour savoir s’ils ont vu “la lumière” (entre autres). Tout cela est consternant et ne fait que refléter la bêtise de chercheurs inféodés aux dogmes matérialistes. Voici, à ce propos, la réaction de Jean-Jacques Charbonier (sur sa page Facebook) :

“DES CHERCHEURS DE L’UNIVERSITÉ DU MICHIGAN ONT MONTRÉ QUE LE CERVEAU DE 9 RATS NE SE COMPORTAIT PAS DE LA MÊME FAÇON QUE CELUI DES HUMAINS EN PÉRIODE D’ARRÊT CARDIAQUE. Nous savons que dans les 15 secondes qui suivent un arrêt cardiaque, un cerveau humain a une activité électrique qui chute de façon brutale et que celle-ci devient totalement indétectable dans les 30 secondes. Ces chercheurs du Michigan ont provoqué un arrêt cardiaque sur 9 rats anesthésiés et ont constaté une augmentation généralisée et transitoire de leur activité cérébrale associée à une forte excitation cérébrale dans les 30 secondes qui suivent. Cette expérience montre donc que le cerveau des 9 petites bestioles s’est comporté différemment de celui des humains. L’expérience de mort provisoire aussi appelée EMI ou NDE qui se produit chez l’humain quand il n’y a aucune activité électrique décelable dans le cerveau (EEG plat) est spécifique et certainement… exclusivement humaine. Puisque cet état d'”hyperconscience” se produit quand l’EEG est plat, on peut donc dire que le phénomène NDE est TOTALEMENT INDÉPENDANT de l’activité cérébrale. Penser que des rongeurs vont faire une expérience type NDE au moment de leur arrêt cardiaque parce que leur activité cérébrale électrique est majorée dans les 30 secondes qui suivent montre donc une totale méconnaissance des résultats déjà publiés sur ce sujet. Ceci dit, on imagine mal les 9 petits rats racontant aux chercheurs du Michigan leur expérience de mort provisoire. Ont-ils vu leurs bourreaux ? Sont-ils passés dans un trou d’égout pour se retrouver dans une lumière d’amour inconditionnel où trônait un fromage géant ? Ont-ils retrouvé leurs ancêtres ? Hum… On peut raisonnablement en douter. Trêve de plaisanterie ; cette minuscule expérience faite sur 9 rats montre que les médias savent donner un écho démesuré à tout ce qui tendrait à prouver que l’expérience de mort provisoire est totalement ‘fabriquée’ par le cerveau. Ce manque d’objectivité est pitoyable !”

Faut-il s’étonner que le journal télévisé de France 2 ait évoqué cette minable “expérience” ? Il est vrai que le journal télévisé de cette chaîne de France Télévisions nivelle systématiquement ”par le bas” dès qu’il s’agit d’aborder “l’extraordinaire”, en privilégiant ou en mettant en exergue des éléments d’information réductionnistes, nihilistes ou prétendûment (à tort) rationnels. C’est, nous dit-on, “le service public” (garant de la “bonne façon de penser”.) (Encore heureux que Jean-Pierre Postel ait été invité, dans le petit reportage associé, a donner son sentiment…) Les matérialistes athées ne lâchent pas l’affaire et ils ne sont pas prêts de le faire, malheureusement. Voici une autre intervention de Jean-Jacques Charbonier sur sa page Facebook :

“Le mois dernier, le résultat d’une expérimentation animale menée sur 9 rats fait le tour de la planète ; les médias s’emparent du scoop : on aurait trouvé un début d’explication au phénomène NDE ! Une hallucination produite par des ondes gamma au moment de la mort cérébrale expliquerait le vécu des expérienceurs. Ouf, le monde matérialiste est rassuré ; l’au-delà ne serait qu’une illusion et ces histoires de vie après la vie que des balivernes. Il faut relayer au plus vite cette information capitale par tous les moyens disponibles pour dire haut et fort que la pensée réductionniste matérialiste vient de gagner la partie qui l’oppose depuis quelque temps à certains scientifiques marginaux qui croient au monde des esprits et au paradis. Ils sont de plus en plus nombreux et de plus en plus pressants ceux-là ; ils avaient besoin d’une bonne leçon ! Ah, ah, ah ! Malheureusement pour eux, cette bombe qu’ils jugeaient atomique n’est qu’un pétard mouillé qui ne fait que ridiculiser les bourreaux des neuf malheureuses bestioles sacrifiées sur l’autel de la bêtise humaine. Qu’on en juge plutôt.

Le Dr Jimo Borjigin, neurobiologiste à l’université du Michigan, est à l’origine de ce projet. Son équipe décide d’endormir 9 rats, de leur implanter des électrodes dans leur cerveau et de leur administrer une dose de chlorure de potassium pour provoquer un arrêt cardiaque. Trente secondes après le dernier battement cardiaque, les auteurs constatent une augmentation de l’intensité des ondes cérébrales à hautes fréquences, dites oscillations gamma. Leur intensité a même été plus forte au moment de la dernière pulsation cardiaque, alors que les bestioles étaient encore bien vivantes. Le Dr Borjigin avoue qu’elle n’a pas pu interroger les petits rongeurs pour savoir s’ils avaient vécu une NDE puisqu’elle les avait tous tués, mais elle en a conclu que les neufs avaient dû vivre cette expérience puisque leur activité électrique cérébrale était importante trente secondes après l’arrêt cardiaque.

Si cette neurobiologiste connaissait les résultats scientifiques actuels sur le phénomène NDE, elle saurait que les expériences ne se déroulent pas au moment où le cerveau est en hyperactivité mais au contraire au moment où aucune activité électrique ne peut être décelable. Le cas de Pamela Reynolds est l’exemple le plus probant. Nous savons depuis des années que le cerveau humain a une activité électrique qui disparait très vite après l’arrêt cardiaque et que, dans les 15 à 30 secondes qui suivent, le tracé électroencéphalographique est aussi plat que le raisonnement du Dr Borjigin qui n’explique ni la vision à distance, ni la richesse des récits des expérienceurs. Alors, pourquoi cet emballement médiatique autour d’une expérimentation aussi cruelle que ridicule ? Pourquoi ces fausses conclusions montées en épingle et diffusées partout dans le monde ? Pourquoi cette omerta sur l’inexplicable ? Oui, pourquoi ? Tout simplement parce que nous assistons à l’effondrement des valeurs matérialistes de notre monde et que ce monde-là qui s’écroule sous nos yeux dans des postures pitoyables produit d’ultimes ruades avant d’abandonner une partie qui, on le sait, est perdue d’avance. Finalement, cette expérience du Michigan est plutôt une bonne nouvelle ; elle démontre de manière éclatante que nos détracteurs ont des arguments très faibles à opposer à ces millions de témoignages de vie après la mort.”

Voici, ci-après, quelques réactions de lecteurs/lectrices à propos de cette mise au point de Jean-Jacques Charbonier. (Je me suis permis d’apporter quelques modifications ponctuelles : corrections de fautes et de formulations incorrectes.)

“Oui, pauvres petits rats ; çà devrait être interdit ces expériences !!”

“Ouf, le monde matérialiste est rassuré – Heureusement que nous ne sommes pas dans le même panier. J’ai pitié et de la compassion pour les materialistes, s’ils savaient !!!”

“Quand ils vont mourrir, ces imbéciles, ils veront bien que la vie n’est que le début de l’aventure humaine, apres la mort une autre forme de vie prend place.”

“Pauvres rats.”

“Oui, pauvres rats, pauvres chercheurs, pauvres de nous ; Seigneur, prends pitié de nous !” (J-J. Charbonier)

“Je n’arrive décidément pas à comprendre comment tous ces détracteurs peuvent se réjouir à l’idée de prouver au monde entier qu’une autre forme de vie après notre mort physique n’existe pas et que le néant nous attend tous. Savoir que mon esprit survivra à ma mort terrestre m’aide à m’épanouir et vivre mieux.”

“Ce n’est pas une course, mais j’admets que le jour où l’on pourra prouver une NDE, cela changera le monde et en déstabilisera plus d’un, et à tous les niveaux sociaux. (…)”

“Pourquoi eux-mêmes ne font-ils pas les cobayes ? Comme dans un film (dont le nom m’a échappé)… Comme ça, ils seront fixés eux-mêmes !! Sans martyriser de pauvres animaux à cause de la stupidité et de la cupidité humaine.”

“Ne focalisons pas trop sur ces ‘pauvres’ chercheurs, ce serait leur donner trop d’importance ; ils ne sont que le reflet d’une société matérialiste en décomposition.”

“Moi, je prie pour que les sceptiques ouvrent leurs conscience, surtout pour arrêter de tuer ces pauvres animaux qui sont sacrifiés sur l’hôtel de la bêtise humaine !”

“Cela n’explique pas le fait que cela arrive à des gens en bonne santé… et ils n’expliqueraient que des composantes de l’expérience… et non celle-ci dans son intégralité ! Je trouve que c’est triste de se servir de rats pour “prouver” qu’il n’y aurait rien après la mort… En fait, je ne comprends pas le but… enlever l’espoir aux gens ? Et bien, à mes yeux, ils n’ont fait que tuer des rats… ma ‘croyance’ est intacte et le restera !! N’en déplaise a certains !!”

“Tuer des rats pour prouver que les NDE n’existent pas… C’est cruel et lamentable de sacrifier des animaux sur l’autel de la science. De plus, cela ne prouve rien car les rats n’ont pas pu expliquer leur expèrience à la frontière de la mort. Totalement STUPIDE.”

“C’est lamentable. Quelle tristesse de préférer croire au NEANT qu’à la vie ETERNELLE.”

“Pauvres bêtes ! On en a pas fini avec la bêtise et la cruauté humaines, quelle désolation ! ‘Science sans conscience n’est que ruine de l’âme’.”

“Des gens soit-disant intelligents font de telles expériences aussi stupides qu’inutiles avec de pauvres bètes ; ça frise le ridicule, comme si des rats étaient en mesure de parler… Pauvre monde, heureusement que vous et d’autres milliers de témoins se mobilisent contre la bêtise humaine… Encore merci à vous….”

“Ils s’apercevront réellement de ‘leur bêtise humaine’ une fois passé de l’autre côté à leur tour !”

“Avant tout, merci pour ces informations. Et avant toutes autres considérations, beaucoup de compassion pour ces pauvres animaux sacrifiés ridiculement, et pour ces chercheurs visiblement en manque d’éthique et de compassion. Sans oublier l’absence de discernement.

D’autre part, il est très singulier de présenter des conclusions sur ce phénomène, se situant aux frontières de notre connaissance et concernant exclusivement des êtres humains, en se basant sur des expériences pratiquées sur des rats.

Si nous étions des rats, cela se saurait.

D’autant plus qu’il ne s’agit pas là d’une expérience basée sur des corrélations anatomopathologiques, mais qu’il s’agit d’apporter plutôt des réponses sur des activités psychiques très intenses et indécelables (electroencephalogaphie plat) chez des patients ayant subi une mort clinique.

A quoi bon de rechercher une activité électrique cérébrale puisqu’il n’y a plus aucune activité mesurable lorsque les patients sont en phase NDE ?

Les pauvres rats qui ne peuvent pas s’ exprimer ont le dos large.

Force est de constater jusqu’à quel point l’impuissance intellectuelle rend parfois l’être humain idiot !”

Les scientistes à l’origine de cette “expérience” ne sont en autres que de grands ignorants des réalités spirituelles… Et que dire des grands médias qui ont répercuté à l’envie ces inepties ? On a eu droit aux explications réductionnistes d’individus comme Olaf Blanke et Susan Blackmore, aux sempiternelles références à l’anoxie (que l’on ne rencontre d’ailleurs pas chez les sujets en décorporation hors contexte mortel), et maintenant on met à contribution de pauvres rats pour “sauver” le dogme matérialiste. Outre le fait que ce genre d’expérience (comme toutes les expériences sur les animaux ou d’autres abominations comme la tauromachie) relève de la barbarie humaine, les “conclusions” sont non seulement inadéquates mais elles sont aussi stupides… Le même type de considération s’applique aux chercheurs de l’université de Liège (Vanessa Charland-Verville et Steven Laureys) qui ont “découvert”, à propos des NDE, qu’il ne s’agissait pas d’hallucinations (“tu parles” d’une découverte, déjà Raymond Moody dans les années 1970 l’avait constaté par lui-même en interrogeant lui aussi les témoins NDE), mais qui, nonobstant, considèrent quand même que ce sont… des hallucinations. Ces scientistes bénéficient malheureusement, dans les grands médias, d’une aura de scientificité, alors que ces gens-là ne sont que de simples doctrinaires dans le domaine qui nous concerne ici.

A noter en outre qu’on a vu la responsable de l'”expérience” sur les pauvres rats, dans une émission (la première des deux émissions intitulées “La science de l’étrange”) sur RMC Découverte, le 10 mars 2015. J’ai entendu cette personne dire qu’elle ne croyait pas à l’existence d’une après-vie… “Tu parles”, le contraire eut été miraculeux…

Dans un message ultérieur de sa page Facebook, Jean-Jacques Charbonier a mis en lien un article dans lequel on lit que les ondes gamma n’interviennent “que pendant l’agonie, alors que le cœur bat encore !!!!”

“Bref, en écrivant cela, ils se tirent une balle dans le pied… (…) Merci Jacques Lupin d’avoir pointé cette énormité. (…)”

 

13. A propos de Vanessa Charland-Verville et de quelques autres :

Vanessa Charland-Verville est neuropsychologue et doctorante en neurosciences au laboratoire de Steven Laureys du COMA Science Group, Université de Liège, Belgique. On l’a vue notamment dans une émission de “Dossiers surnaturels” (diffusée début 2015 sur la chaîne 23) et elle était présente aux rencontres (les deuxièmes du genre, après Martigues en 2006) sur les NDE à Marseille.

Jean-Jacques Charbonier, page Facebook, 15 avril 2015 :

“L’assistante du professeur Laureys prise en flagrant délit de désinformation. Elle s’énerve contre un de mes livres en prétendant qu’on n’est jamais parvenu à enregistrer un EEG pendant un arrêt cardiaque. Elle ignore ou veut ignorer les résultats scientifiques publiés à ce sujet. Visser GH, Wieneke GH, Van Huffelen AC, De Vries JW, Bakker PF. The development of spectral EEG changes during short periods of circulatory arrest’. J Clin Neurophysiol Off Publ Am Electroencephalogr Soc. 2001 Mar ; 18 (2) : 169-77, et aussi Parnia S, Fenwick P. Near death experiences in cardiac arrest : visions of à dying brain or visions of à new science of consciousness’. Resuscitation. 2002 Jan ; 52 (1) : 5-11. Faut pas s’énerver comme ça contre l’évidence, voyons ! Je sais que ces résultats sont bouleversants, mais ce n’est pas une raison pour les nier et de faire des conférences de désinformation en se moquant des confrères qui disent la vérité. Ce n’est pas très gentil ça !”

“Les résultats des recherches des articles que j’ai publiés dans ce post montrent que l’EEG devient plat et donc égal à zéro dans les 15 à 20 secondes qui suivent l’arrêt cardiaque. Ces résultats publiés il y a plus de dix ans sont hyper connus par tous ceux qui s’intéressent au cerveau. Le fait qu’ils soient niés par le Coma Science Group de Liège remet en cause leur objectivité.”

En réaction à ces propos de Jean-Jacques Charbonier, une personne a fait ce commentaire :

Je suis de Liège en Belgique et croyez-moi, son équipe mène une véritable guérilla contre la survie de la conscience ! (…)”

Jean-Jacques Charbonier a eu affaire à un autre spécialiste du réductionnisme matérialiste et scientiste en matière de EMP (Expériences de Mort Provisoire, comme J.-J. Charbonier préfère appeler dorénavant les NDE ou EMI). Voici ce qu’il a écrit, le 13 décembre 2016, sur sa page Facebook :

« C’était ce matin sur La Radio Télévision Suisse de Lausanne. Mon interlocuteur invisible, le Dr Thomas Durand, est un modèle du genre ; un matérialiste pur et dur qui se dit ‘sceptique’. Il annonce entre autres contre-vérités qu’on ne revient pas d’un état où l’EEG est plat, que Jean Morzelle et le professeur Eben Alexander sont des mythomanes délirants, que la vision du tunnel est une hallucination produite par une hypoxie du lobe occipital et que la décorporation en est une autre provoquée par la stimulation du gyrus angulaire, bref tous les vieux poncifs aussi faux que poussiéreux qui servent ma démonstration sur le concept de la Conscience Intuitive Extraneuronale. J’ai chaleureusement remercié les journalistes de la RTS qui m’ont opposé à ce spécimen pour le moins caricatural. »

J’apprends, page 51 du numéro 55 (janvier-février 2017) de « Science et inexpliqué », que ce Thomas Durand est l’auteur d’un petit livre numérique (72 pages) à propos des NDE – ce livret est disponible depuis octobre 2016 -, avec ce titre incorrect : « La vie après la mort ? Une approche rationnelle ». Cette approche n’est nullement rationnelle, tout au plus s’inscrit-elle dans une perspective matérialiste et athée. Elle n’est pas scientifique, elle est de nature scientiste… L’auteur ne fait que reprendre les propos et thèses des dénégateurs de la survie de la conscience après la mort, dont la critique est faite ici et ailleurs (par Jean-Jacques Charbonier, etc.).

Certains « people » ne sont pas en reste, comme l’animateur Guy Carlier. Voici ce qu’a écrit Jean-Jacques Charbonier sur sa page Facebook, le 28 décembre 2016 :

« (…) Il est grand temps que les médias apprennent que la fin du matérialisme a sonné. Il est inadmissible que celles et ceux qui défendent nos idées se fassent traiter de gourou ou de terroriste. Dans sa chronique, Guy Carlier assimile mon action à celle de Daesh et Geneviève Delpech est décrite comme l’adepte d’une secte. Nous avons adressé au directeur de ‘Télé 2 semaines’ une demande de droit de réponse qui devra être publié dans ce même magazine. À défaut, nous attaquerons le journal en justice pour propos diffamatoires portant atteinte à l’honneur et à la réputation de la personne. (…) »

Il est vrai que Guy Carlier est un « gros con » (il a maigri depuis, c’est vrai). Et cela, ce n’est pas de la diffamation, c’est la vérité.

Sans oublier le sieur Yves Lignon, au caractère teigneux (et qui, vers le 29 novembre 2015, m’avait enlevé de sa liste d’« amis Facebook »). Commentaire de Jean-Jacques Charbonier daté du 29 décembre 2016 :

« UN PEU DE MÉNAGE SUR FACEBOOK ! Depuis les derniers évènements ‘Ardissono-Carliérique’, ça se bouscule au portillon et beaucoup souhaitent intégrer notre groupe d’amis. Malheureusement, ce groupe est saturé et je ne peux plus intégrer personne. Je vais devoir faire un petit ménage pour sélectionner mes VRAIS amis. Je vais donc dans les prochains jours supprimer les 182 amis que j’ai en commun avec le sieur Yves Lignon qui passe son temps à critiquer tous mes faits et gestes sur son FB. Son dernier post du 28 décembre est un modèle du genre… Je n’ai jamais rencontré ce Monsieur, bien que nous soyons tous deux de Toulouse, mais sa haine pour moi est un véritable culte qui est inexpliqué et inexpliquable ; paranormal en somme. Je laisse un petit délai de réflexion à ces 182 amis qui devront faire un choix entre nous deux avant le 12 janvier (mon retour de vacances). Je suis sûr qu’ils comprendront le mien. (…) »

 

14. Le documentaire “After Life” :

Dans le documentaire « After Life », évoqué sur le site www.inrees.com, on entend les opinions de personnes interrogées, dans la rue, sur le thème de l’après-vie. Il y a bien sûr ceux qui pensent qu’il n’y a “rien”, que la mort c’est comme “une bougie qui s’éteint”, que l’esprit ne peut survivre hors du corps. Et il y a les personnes pour qui ne rien pouvoir envisager après la vie est difficilement concevable : « Je pense que notre âme est une force puissante, chargée d’émotions, et je ne peux pas croire que quand nous mourons, tout est terminé. » Pour d’autres personnes, en revanche, l’idée même d’un au-delà semble inimaginable. Après l’étalage de ces opinions personnelles “classiques” non étayées, le documentaire aborde le thème des NDE. Le cas de Martha y est évoqué. En 1974, au cours d’une sortie en ski nautique, celle-ci, qui s’était accrochée le bras à la corde, a été traînée sous l’eau et a bien failli se noyer.

« Je me suis retrouvée dans un tunnel obscur. Il y avait des fleurs magnifiques et des couleurs que l’on ne voit pas sur Terre. J’avais toujours un corps, mais ce n’était pas mon corps physique. C’était comme un corps de lumière. Je me suis retrouvée dans l’Univers au milieu des étoiles et des galaxies, et cela m’a paru normal, comme si j’étais chez moi. Et puis, je me suis retrouvée dans mon corps. Je n’ai pas eu de discussion, ni d’argument avec qui que ce soit. Je n’ai pas eu le choix. Je ne savais pas du tout comment réagir à cette expérience. Cela s’est passé un an avant que ne soient publiés les premiers ouvrages sur les EMI. Je ne savais pas ce que c’était et quand je l’ai dit à ma famille, ils ont refusé de croire que j’avais vécu ça. Ça leur faisait peur et ils ne voulaient pas l’entendre. » (Martha)

Cette expérience, profondément marquante, modifie souvent la façon de percevoir la mort et les croyances à son sujet. Le cas de Martha n’échappe pas à ce constat :

« Ce qui ressort de mon expérience d’EMI, c’est que, depuis, je me sens beaucoup plus en phase avec ce qu’il y a de l’autre côté, avec le ciel, avec cette énergie-là. Je n’ai absolument plus peur de la mort. »

Le pourcentage des personnes vivant ce genre d’expérience est de 4% en moyenne, d’après plusieurs études. Pour la France, cela concernerait environ 2,5 millions de personnes.

Le docteur Jeffrey Long est le co-auteur du livre « Preuve d’une vie après la mort » et il est à l’initiative de la création de la Fondation sur les expériences de mort imminente. Il a recueilli des milliers de témoignages à travers le monde et dans toutes les cultures afin de les analyser et de noter leurs similitudes.

“Les personnes qui vivent une expérience de mort imminente évoquent généralement les mêmes souvenirs : le tunnel, la lumière, le sentiment de calme et de paix, la rencontre avec des êtres chers décédés et/ou avec des guides spirituels, la sensation de baigner dans un amour absolu, la vision de paysages magnifiques, le passage en revue de la vie. Chaque expérience est différente et ne comporte pas forcément l’ensemble de ces éléments.”

Pour le docteur Jeffrey Long, l’un des éléments les plus flagrants prouvant qu’il existe une vie après la mort est la sortie hors du corps vécue par près de la moitié de ceux et celles qui vivent une expérience de mort imminente. Alors qu’ils sont entre la vie et la mort, ils voient et entendent tout ce qui se passe au-dessus de leur corps et sont capables, une fois revenus à la vie, de restituer chaque parole prononcée par les chirurgiens et infirmières. C’est ce qui est arrivé à Lupita Kirckland. Après avoir traversé une baie vitrée qu’elle n’avait pas vu, elle s’est retrouvée avec de multiples coupures sur tout le corps et avec de nombreuses veines sectionnées :

“J’ai compris que j’allais mourir. J’ai vu mon corps de loin, je flottais dans la pièce et j’ai vu ma mère aller chercher le médecin. Elle hurlait, elle pleurait et elle m’a fait de la peine. Je voulais la consoler, lui dire que j’allais bien. Même si j’ai eu peur au début quand je me suis détachée de mon corps, une sensation incroyable de paix m’a envahi. Et j’ai su que tout irait bien et que je retournais dans un endroit qui était chez moi. Je voulais partager tout cela avec mes parents, leur dire que tout allait bien, mais je ne pouvais plus leur parler et je voyais mon cadavre sur le lit. C’est là que le médecin est arrivé, je me souviens qu’il a dit : Oh mon Dieu, elle va y passer. J’ai vu le tunnel, il semblait être fait de nuages sombres. Au bout du tunnel, il y avait de la lumière et dans cette lumière, j’ai vu l’image de ce que j’ai pensé être la Vierge Marie. J’ai revu ma vie avec elle. On a parlé de ma mission dans cette vie. Ensuite, on a décidé qu’il fallait que je revienne. J’ai compris que je n’avais pas rempli ma mission. J’ai été aspirée comme ça. En tout cas, j’ai senti que mon âme rentrait dans mon corps avec force. J’ai compris que le médecin m’opérait. J’ai senti une douleur intense dans la poitrine. Toute cette douleur physique est revenue dans mon corps. J’essayais d’aspirer le plus d’air possible dans mes poumons. Il me fallait de plus en plus d’air. Puis le médecin a dit : Elle est sauvée ! Elle est sauvée !

Dans le documentaire “After Life”, le docteur Raymond Moody, médecin et docteur en philosophie mondialement connu pour être le premier à avoir étudié en détail les témoignages de personnes ayant vécu une expérience de mort imminente, évoque le fait que bon nombre de personnes reviennent, de ce type d’expérience, profondément transformées. Le changement le plus flagrant s’observe chez ceux qui ont recherché toute leur vie la connaissance, la célébrité, le pouvoir ou l’argent… Lorsqu’ils reviennent, ils déclarent qu’à leurs yeux la chose la plus importante est d’apprendre à aimer. Lupita Kirckland a ainsi fait cette déclaration :

« Quand je suis revenue, je n’étais plus la même. J’étais quelqu’un d’autre, plus spirituelle, avec plus de compassion pour les autres. J’étais plus à l’écoute des autres et j’avais plus d’amour à donner. »

Lorsqu’elle était adolescente, Jenny Somers a fait une chute de quatre mètres. Son expérience de mort imminente a profondément modifié sa façon de voir la vie :

« Il s’agit de se reconnecter avec la personne que l’on est vraiment. Il faut se reconnecter à un esprit universel qui est là. Mais nous sommes souvent séparés de notre source. Alors on essaie de se connecter à d’autres gens, aux objets. Cette personne-là va me rendre heureuse, cette voiture-là va me combler. Nous essayons de nous ressourcer auprès des autres dans cette dimension-ci. Mais si on se reconnecte à la source, là on est épanoui. Maintenant, je réalise que je n’avais pas besoin de toutes ces choses extérieures, mais que je peux être cette lumière, cette mémoire, cette énergie qui nous rappelle de ne pas nous connecter entre nous, mais à la source elle-même. »

Jeffrey LongEnfin, la plupart des personnes témoignant de leur expérience évoquent également le fait de ne plus avoir peur de la mort.

‘Nous pouvons affirmer aux gens qu’ils n’ont plus de raison d’avoir peur de la mort. Nous pouvons travailler sur cette peur grâce aux informations solides dont nous disposons, qui sont porteuses d’espoir pour les gens qui ont perdu des proches. Perdre un être aimé est l’une des expériences les plus douloureuses de la vie terrestre, et c’est un réconfort de savoir qu’il y a un autre monde dans l’au-delà, dans lequel nous retrouvons les êtres aimés et continuons la relation avec eux.’ (R. Moody)

(Source : www.inrees.com)

Le DVD du documentaire “After Life”, disponible sur le site Jupiter-Films, a été en vente dès le 5 février 2013 dans les réseaux de distribution classique.

 

 

Alain Moreau

 alain_moreau

* Sites recommandés :

www.inrees.com

www.charbonier.fr

 

A noter :

Voici, à propos de la décorporation, un texte complémentaire dans la même rubrique :

“La décorporation. Vraies et fausses sorties hors du corps.”

 

Références :

1. « 2 E, le magazine de l’INREES », n° 9, janvier 2011, p. 34.

2. Ibid., p. 35.

3. Ibid., p. 32.

4. « Version Femina » (magazine dominical du Journal « Sud Ouest »), numéro du 17 au 23 janvier 2011, p. 38-39.

5. « Le passage vers une autre dimension ? », in « Science et inexpliqué », n° 19, janvier/février 2011, p. 24-29.

6. Jean-Jacques Charbonier, « Parasciences », n° 79, automne 2010, p. 23-25.

7. Interview de Jean-Jacques Charbonier, « Science et inexpliqué », n° 19, janvier/février 2011, p. 30-32.

8. Interview de Nicole Canivenq, « Parasciences », n° 79, automne 2010, p. 4-7.

9. « Parasciences », n° 79, automne 2010, p. 8-10.

10. Jocelin Morisson, « Incroyables NDE partagées », in « Nexus », n° 72, janvier/février 2011, p. 64-67.

11. Jocelin Morisson, « Les NDE viennent-elles du paradis ? », in « Nexus », n° 72, janvier/février 2011, p. 68-69.

12. Ibid., p. 69.

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