Les expériences au seuil de la mort (2) Une porte ouverte sur l’univers multidimensionnel

Voici deux études qui constituent une brèche dans le dogme relatif à l’absence de conscience sans cerveau :

 

1. Sam Parnia :

Sam Parnia, un médecin du “Southampton General Hospital” (Angleterre), a fait état d’une étude relative au suivi de patients ayant subi une attaque cardiaque. Il est arrivé à la conclusion que la conscience peut perdurer alors que le cerveau a cessé de fonctionner et que le patient a été déclaré cliniquement mort. On se trouve en présence d’un groupe d’individus qui, bien que n’ayant alors pas d’activité cérébrale, ont néanmoins « des processus de pensée lucide et bien structurée », une mémoire et un raisonnement…

Lors de la première étude, 63 patients ont été interviewés, ceux-ci ayant subi une attaque cardiaque et ayant été déclarés cliniquement morts. Ils sont évidemment revenus à eux. L’entrevue a eu lieu moins d’une semaine après l’expérience de chacun. 56 sujets n’avaient aucun souvenir de leur période d’inconscience, mais 4 sujets ont eu une NDE (avec une pensée et un raisonnement lucides, un sentiment de paix, de joie et d’harmonie, une lumière brillante, la communication avec de proches décédés).

Depuis cette première étude, Sam Parnia et ses collègues ont trouvé plus de 3500 personnes ayant gardé des souvenirs lucides de la période pendant laquelle elles étaient reconnues cliniquement mortes. L’une d’elles est un enfant qui n’avait que 2 ans et demi lorsque son cœur a cessé de battre. Il dessina ultérieurement comme un ballon rattaché à lui, et il déclara :

« Quand tu meurs, tu vois une lumière vive et tu es attaché à une corde. »

Six mois après l’accident, il continuait à dessiner la scène.

Sarah Tippit précise que Sam Parnia « émet l’hypothèse selon laquelle la conscience humaine serait en mesure de travailler indépendamment du cerveau, utilisant la matière grise comme mécanisme de manifestation de la pensée, tout comme un téléviseur traduit les ondes en images et en sons ». (2)

 

2. Pim Van Lommel :

Une autre étude a été réalisée en Hollande par le cardiologue Pim Van Lommel, au cours de laquelle ont été interviewés 344 survivants à des arrêts cardiaques, issus de dix hôpitaux.

Livre Pim van Lommel41 sujets, soit 12 %, ont rapporté avoir vécu une NDE. (3)

Cette étude a été publiée dans la revue médicale de référence « The Lancet ». La revue « Sciences et avenir » précise que le pourcentage des patients ayant eu une NDE est de 18 %. Voici ce que note le cardiologue :

« Ce qui est troublant, c’est que ce pourcentage de 18 % est beaucoup trop faible pour s’accorder avec l’explication scientifique actuelle ! Si l’EMI est un phénomène physiologique, causé par un manque d’oxygène dans le cerveau, toutes les personnes dans le coma devraient plonger dans cet état. Or, ce n’est pas le cas. Ce chiffre ne peut pas davantage se satisfaire de l’explication psychologique, c’est-à-dire la crainte de la mort. A cause de la soudaineté de l’attaque, seulement un faible pourcentage de patients s’est rendu compte de ce qui lui arrivait et a pris peur. Il y a là un mystère. »

Pin Van Lommel pose cette question :

« Est-ce que le cerveau ne pourrait pas être une sorte de poste récepteur, comme la radio, pour la conscience et la mémoire ? De la même façon que ce que vous percevez en ce moment n’est pas en vous. Ce sont des ondes électromagnétiques qui sont rendues visibles et audibles pour vos organes sensoriels. Cela expliquerait pourquoi tous les patients de notre étude cliniquement morts – EEG plat, aucune activité du cortex, pupilles fixes et dilatées, perte des réflexes -, ont pourtant fait état d’une conscience totalement claire et de sensations très bien définies. » (4)

 

II. NDE et psi :

Les facultés psi sont l’expression de centres psychiques localisés au niveau du corps subtil (eux-mêmes étant en relation avec certaines glandes endocrines).

Ne peut-on s’attendre à ce que les sujets NDE manifestent de telles capacités ?

Effectivement, de nombreux sujets NDE ont manifesté de telles aptitudes. Susan Blackmore en est réduite à déclarer, de façon simpliste et réductrice, que lorsque « les gens prétendent avoir eu une vision paranormale lors d’une EMI, cela peut être un mélange d’invention, d’exagération et de pur hasard – ils cherchent désespérément la preuve d’une vie après la mort ». (5) Il est vrai que Susan Blackmore a tout intérêt à tenir ce genre de discours nihiliste, car reconnaître que des sujets NDE manifestent des aptitudes psi, c’est mettre en danger le bien-fondé de ses interprétations réductionnistes visant à expliquer les NDE par la sécrétion d’endorphines et l’anoxie. Or, nous avons vu (voyez la première partie) que ces explications étaient obsolètes. Ce qui n’empêche pas un certain nombre de « retardataires » de continuer à les mettre en avant… Diverses études ont en fait montré que de nombreux sujets ayant vécu une NDE ont vu se développer leurs facultés psi. Ainsi, Melvin Morse a constaté que les sujets NDE vivaient beaucoup plus souvent des phénomènes psi (précognition, etc.) que le reste des gens :

« Lorsque je trace le graphisme comparatif entre le nombre d’expériences psi, rapportées par les témoins de l’étude, et celui relatif aux expériences du groupe témoin, le premier fait l’effet d’un gratte-ciel à côté d’un pavillon. » (6)

Melvin Morse observe que « les témoins font quatre fois plus d’expériences psi vérifiables que les gens qui n’ont jamais eu de NDE ». (7)

De son côté, Kenneth Ring a remarqué que les perceptions extrasensorielles étaient fréquentes parmi les rescapés de NDE qu’il a étudiés. Il a abouti à la conclusion que les NDE stimulent le développement psychique, ce qui est étayé par les études de Bruce Greyson (psychiatre de l’Université du Michigan) et de Richard Kohr.

Bruce Greyson distribua à 80 rescapés un questionnaire, dû au parapsychologue John Palmer, visant à analyser notamment les différents phénomènes psychiques. Analysant les 69 questionnaires qui lui furent renvoyés, il découvrit une augmentation globale hautement significative dans les phénomènes psi rapportés après la NDE.

Richard Kohr, membre de l’ARE (la Fondation Cayce, en Virginie), a distribué un long questionnaire à 700 membres de l’association. Il eut 547 réponses. L’échantillon fut divisé en trois catégories :

– Les « expérienceurs » ou sujets NDE. (84 sujets.)

– Les gens ayant frôlé la mort sans NDE. (105 sujets.)

– Et les autres personnes (au nombre de 358) qui constituaient le groupe témoin.

Certaines questions portaient sur les phénomènes psychiques, la méditation, les rêves et les NDE. Richard Kohr a constaté qu’en général il n’y a pas de différence entre les personnes ayant frôlé la mort sans NDE et le groupe témoin, mais que les sujets NDE ont une tendance significativement plus élevée à faire état d’expériences psi ou reliées aux phénomènes psi, telles que des perceptions extrasensorielles en général (que ce soit à l’état de rêve ou à l’état de veille), de la psychokinésie, des “apparitions” ou des expériences extracorporelles.

Kenneth Ring mentionne en outre ce qu’il appelle « le flash prémonitoire personnel » survenant ordinairement dans le contexte de l’évaluation de la vie que fait le sujet au cours de la NDE, mais parfois aussi lors d’une vision ultérieure. (8)

 

III. Une porte ouverte sur l’Au-delà :

Nous avons vu, dans la première partie, que les diverses interprétations réductionnistes (hallucinations, explications physiologiques, etc.) ne résistent pas à un examen détaillé du contenu des NDE.

Comme le fait observer Jean-Pierre Jourdan, les hypothèses physiologiques, etc., censées expliquer les NDE, semblent négliger le fait que durant ces dernières « la conscience est parfaitement claire, la pensée souvent accélérée, la mémoire extrêmement efficace (sans parler des phénomènes de mémoire panoramique, la mémorisation de l’expérience est toujours très précise, les témoins semblent même la revivre quand ils la racontent) ». Or, cette expérience se produit très souvent à un moment où, précisément, souffre le cerveau, « dont on suppose, faute de preuve du contraire, qu’il est le siège de la pensée, mais aussi de la conscience ».

« Si, en effet, il n’a pas été retrouvé de relation de cause à effet entre l’hypoxie et les NDE, si bon nombre d’expériences sont survenues chez des sujets ne souffrant ni d’hypoxie ni d’hypercapnie, ni même d’aucun traumatisme physique ou de maladie, un bon nombre aussi sont survenues pendant des arrêts cardio-vasculaires (dont certains sont survenus au cours d’une anesthésie), pendant des noyades ou à la suite d’intoxications.

De ce fait, la NDE a toute l’apparence d’une expérience indépendante de l’état fonctionnel du cerveau. » (J.-P. Jourdan) (9)

Les interprétations physiologiques, neurologiques, psychologiques, sont tout à fait inaptes à expliquer diverses caractéristiques des NDE, parmi lesquelles on peut citer :

 

a) L’observation, par les rescapés NDE, des procédures de réanimation, ainsi que d’autres perceptions qui ne sont pas perceptibles, justement, par le sujet dans son corps physique :

Jean-Pierre Jourdan remarque que dans de nombreux cas les rescapés ont décrit avec précision le déroulement de leur réanimation et ce qui se passait dans la salle d’attente ou dans d’autres parties de l’hôpital, comme « cette enfant qui, au retour de sa NDE, a parlé à ses parents de son frère aîné qu’elle venait de rencontrer et qui l’attendait ». Elle « avait bien décrit un premier enfant qui était décédé avant sa naissance et dont ses parents ne lui avaient jamais parlé ». (10)

Dans un article paru dans le numéro 310 (septembre – octobre 2004) de « Le monde de l’inconnu », Jocelin Morisson évoque deux cas de perception d’objets ou de situations non visibles normalement : celui de Jean Morzelle et celui de Nine Laügt (dont le livre, « La porte blanche », a été publié, en 2003, aux éditions Les 3 Orangers). Ces deux témoins de NDE sont passés dans une émission de Marc Menant (Europe 1) le 4 juillet 2004.

 

– Jean Morzelle :

Jean Morzelle est l’auteur de « Témoignages d’éternité » (éditions Aquarius, 2003) et de « Tout commence… après » (éditions CLC, 2007). Il a témoigné, notamment, à l’antenne de « Sud Radio », le 3 février 2007, l’émission ayant été rediffusée le 8 avril 2007.

Le 9 juin 1949, Jean Morzelle a été emmené dans un hôpital militaire de Toulouse pour y être opéré en urgence, suite à une grave blessure à la poitrine. Ayant repris conscience, il s’est vu « flotter » près du plafond d’une salle d’opération, « un corps » (le sien) se trouvant sous lui, allongé sur une table. Il n’avait pas reconnu son propre corps. Il vit les médecins s’affairer autour de la table et constata qu’il pouvait « zoomer » instantanément sur des détails : le gant de latex du chirurgien, la lame du scalpel, etc. Il pouvait, sans se déplacer, voir « dans toutes les directions à la fois » ou « depuis des angles différents », et même au travers des objets.

Son attention se porta sur une plaque métallique fixée sous la table d’opération, elle-même recouverte d’un drap, et il put lire sur cette plaque la mention ‘‘Armes et Cycles de Saint-Etienne’’, en lettres blanches sur fond vert. Il traversa, sans effort, un mur de la salle, en ressentant la texture des briques et des galets de Garonne. Il se retrouva à l’extérieur et remarqua un garage à vélos situé en contrebas du mur. Puis il se retrouva flottant de nouveau dans la salle d’opération. Il constata qu’il pouvait entendre les paroles prononcées par les médecins et les infirmières avant que ceux-ci ne les énoncent réellement, comme une sorte d’écho inversé. Il ressentit la nausée qui avait saisi une infirmière. Il savait qu’elle allait s’évanouir, ce qui se produisit dans la seconde suivante.

Jean Morzelle entreprit, ensuite, de se déplacer dans les salles adjacentes. En traversant une vitre, il ressentit, pour la première fois, une sensation « d’étirement » de son corps. Il avait cependant conscience de ne pas avoir de corps au sens propre. Il découvrit une salle d’eau, puis une salle d’attente où une femme était assise.

Revenu à nouveau dans la salle d’opération, il observa une sorte de tourbillon qui prit forme près du sol. Il fut « aspiré » par ce « vortex » et parcourut lentement un tunnel aux parois cotonneuses, au bout duquel une lumière semblait grandir pour devenir de plus en plus brillante et éclatante.

« Parvenu face à cette lumière, qui l’entoure complètement, Jean Morzelle arrive au terme de son expérience : il ressent une étrange impression qui mêle une joie indescriptible, un amour infini et une connaissance absolue. Contrairement à d’autres, il ne va pas ‘‘fusionner’’ avec cette lumière pour vivre la phase dite ‘‘transcendantale’’ de l’EMI ; il va malgré lui rebrousser chemin et se retrouver de nouveau au-dessus de ce corps dans la salle d’opération. Il se sent attiré vers ce corps et le réintègre par le sommet du crâne, à l’emplacement de la fontanelle, ‘‘comme une main épouse un gant’’. » (J. Morisson)

Quand Jean Morzelle, une fois « réveillé », a dit à son chirurgien qu’il avait vu une plaque sous la table d’opération, celui-ci alla vérifier. Il constata la présence réelle de la plaque, avec la mention « Armes et Cycles de Saint-Etienne » en lettres blanches sur fond vert. Dès qu’il a pu se lever, Jean Morzelle a demandé à ce qu’on l’approche de la fenêtre de sa chambre, où il a pu constater la présence d’un garage à vélos en contrebas du mur qu’il avait « traversé » durant son expérience de décorporation.

« La nuit suivante, alors qu’il lui était interdit de boire, Jean Morzelle s’est souvenu qu’une salle d’eau se trouvait tout près de sa chambre, ce qui lui a permis de se désaltérer en bravant l’interdit. L’infirmière qu’il avait vue s’évanouir pendant l’opération, la dame dans la salle d’attente qui se trouvait être l’épouse du chirurgien que l’on était allé chercher au cinéma… tout cela était bien réel. Aucun doute possible, Jean Morzelle n’avait pas rêvé. » (J. Morisson)

 

– Nine Laügt :

Livre Nine LaugtNine Laügt est restée dans le coma pendant 21 jours. Elle s’est notamment retrouvée dans la maison de sa mère où l’on se préparait à accueillir le corps pour la veillée funèbre, car elle avait été donnée pour morte par les médecins.

« Les chaises étaient disposées en arc de cercle dans la pièce principale, et Nine entendait le tic-tac de la vieille comtoise qui s’est soudain arrêtée… Sans qu’elle la voie faire ce geste, la mère de Nine a en effet stoppé le mouvement du balancier, comme il était alors d’usage dans ces campagnes du Sud de la France. » (J. Morisson)

Jocelin Morisson note, avec raison, que les neurologues et les sceptiques de tous bords « s’en tiennent à une explication qu’ils pensent rationnelle, mais qui en réalité est ‘‘rationaliste’’ », c’est-à-dire « qu’elle cherche à tout prix à faire entrer l’expérience dans le cadre de ce que l’on croit savoir de la conscience et du fonctionnement du cerveau, plutôt que de remettre en cause ce modèle ».

« Selon eux, l’EMI est donc une illusion, une hallucination produite par un cerveau en souffrance, et les informations recueillies l’auraient été au cours de ‘‘micro-réveils’’ du sujet inconscient, puis reconstituées a posteriori en un tout qui semble cohérent. Cette explication est bien sûr excessivement tirée par les cheveux dans les cas de vécus comme ceux rapportés par Jean Morzelle ou Nine Laügt, mais elle devient tout à fait inopérante quand il est établi que la personne était en état de mort cérébrale au moment de son expérience. » (J. Morisson)

Jocelin Morisson cite un cas étudié par le cardiologue Michaël Sabom, celui de Pamela Reynolds, opérée du cerveau pour un anévrisme. Elle était non seulement sous anesthésie générale, mais on avait aussi placé son corps en hypothermie artificielle :

« L’hypothermie vise ici à ralentir autant que possible le métabolisme de la personne pour que ses tissus et organes ne souffrent pas du manque d’oxygène et de glucose le temps que la circulation sanguine soit rétablie normalement. Or, il est incontestable, dans ces conditions, que le cerveau ne peut absolument pas fonctionner : la température basse interdit tout échange de neurotransmetteurs entre les neurones. Pourtant, Pamela Reynolds a vécu une EMI précisément pendant cette phase d’hypothermie. Elle a assisté à l’opération depuis un point de vue élevé, elle a observé la ‘‘boîte à outils’’ du chirurgien, la scie à trépaner dont la forme est caractéristique, elle a entendu le dialogue échangé par les médecins et soignants, etc. » (J. Morisson)

Les faits sont là, ajoute Jocelin Morisson, « et il faut une certaine dose de mauvaise foi aux scientifiques qui continuent d’affirmer qu’il n’y a rien de réel dans ces expériences, bien souvent sans avoir pris la peine d’examiner les témoignages ».

Jocelin Morisson note également qu’il existe des cas documentés où la personne s’est retrouvée, par exemple, en présence d’un frère ou d’une sœur disparu (e) avant la naissance du témoin, et dont elle ignorait l’existence pour cause de secret familial. Certains « expérienceurs » ont rencontré leur jumeau décédé avant la naissance : fait qu’ils ignoraient avant leur EMI.

Jocelin Morisson évoque aussi, dans son article, la théorie explicative du docteur Jean-Pierre Jourdan, lequel fait intervenir l’existence d’une « cinquième dimension »… (11)

 

b) Le développement ultérieur de facultés psychiques comme la précognition. (Voir, plus haut, « NDE et psi ».)

 

c) Les changements de valeur provoqués par la NDE (12), et l’orientation religieuse et spirituelle qui lui est consécutive :

Voici, brièvement, quels sont les traits essentiels de cette orientation spirituelle, tels qu’ils sont répertoriés par Kenneth Ring (13) :

1° Le fait d’être devenu spirituel plutôt que religieux, « une désaffection pour les aspects formels de la pratique religieuse, les disputes doctrinales et l’atmosphère dogmatique qui souvent rigidifient l’élan religieux », une diminution de l’importance d’une religion formelle.

2° Un sentiment de proximité intérieure de Dieu.

3° La conviction d’une vie après la mort.

4° Une ouverture à la réincarnation et aux religions orientales.

5° L’idée de l’unité des religions et la recherche d’une religion universelle.

 

d) Le fait que la décorporation (et les perceptions associées) se produise aussi dans des conditions où la vie du sujet n’est pas en danger, comme c’est le cas chez les personnes pouvant provoquer le phénomène par un acte de volonté. Dans ces cas-là, impossible d’invoquer l’anoxie cérébrale, la sécrétion d’endorphines ou la kétamine par exemple …

 

e) L’existence de NDE chez des aveugles :

Kenneth Ring et Sharon Cooper purent interroger 21 aveugles ayant vécu une NDE. Parmi ceux-ci, 15 sujets dirent avoir eu des stimuli visuels durant leur expérience, 3 « dirent ne pas en être sûrs tant la sensation était inhabituelle pour eux », et 3 autres dirent n’avoir rien vu. Parmi ces cas, il y a celui d’une femme devenue aveugle à l’âge de 22 ans à la suite d’une attaque cérébrale et qui avait auparavant été très myope. Elle déclara qu’elle pouvait voir pendant sa NDE alors qu’elle était censée être aveugle.

Il y aussi le cas d’une femme de 46 ans qui, à la suite d’une erreur chirurgicale, perdit la vue et se retrouva hors de son corps. Outre son corps, elle aperçut deux hommes au fond du couloir, son ancien mari et son compagnon d’alors, ce dernier ayant confirmé les faits essentiels. Lors de l’interview, la dame était séparée de son compagnon depuis plusieurs années et n’avait pas communiqué avec lui depuis au moins un an. D’après le dossier médical et d’autres sources, il semble bien qu’elle ait été complètement aveugle au moment de l’incident.

Kenneth Ring cite aussi les cas de Vicki Umipeg et Brad, tous deux aveugles de naissance :

Vicki, née en 1950, fut victime en 1973 d’un accident de voiture au cours duquel elle vécut une NDE. Hors de son corps, elle vit la lumière, vit et entendit le personnel médical s’occuper d’elle. Elle vit son corps étendu, ses cheveux, ses bagues et notamment sa bague de mariage « avec ses fleurs d’oranger dans les coins ». Elle évoqua les bâtiments et lumières de la ville, mais déclara n’avoir pu distinguer les couleurs, celles-ci correspondant, pensait-elle, à « différentes nuances de brillant ».

Brad eut sa NDE au cours de l’hiver 1968, à l’âge de 8 ans, avec un arrêt cardiaque d’au moins quatre minutes. Sorti de son corps, il aperçut ce dernier sans vie, ainsi que son compagnon de chambre, aveugle lui aussi, lequel se leva pour aller chercher de l’aide. Ce dernier confirma ceci : Brad vit un ciel nuageux et sombre, les rues couvertes de neige fondue, le passage d’un tramway, et la cour, avec les enfants, de l’école d’aveugles. (14)

Voici ce qu’a écrit, à propos des NDE chez les aveugles, le psychiatre Stanislav Grof (1994) :

« Il existe des cas documentés décrivant des individus dont la cécité due à des lésions organiques de leur système optique a été établie médicalement, et qui, pendant leur état de mort clinique, ont pu voir leur environnement. De tels événements, contrairement à presque tous les autres aspects de l’expérience de mort imminente, peuvent être soumis à des vérifications objectives. Ainsi, ces événements représentent la preuve la plus convaincante que ce qui se passe pendant une NDE est plus qu’une fantasmagorie hallucinatoire de cerveaux physiologiquement altérés. »

Evelyn Elsaesser-Valarino, évoquant l’étude de Kenneth Ring et Sharon Cooper, précise que ceux-ci ont contacté onze institutions américaines pour aveugles au niveau national et régional. Des annonces de recrutement ont été aussi placées dans les revues « Vital Signs » et « Newsletter of the International Association for Near-Death Studies ».

46 personnes ont fait l’objet d’un entretien téléphonique. 31 personnes ont été retenues pour participer à l’enquête : 20 femmes et 11 hommes, âgés de 22 à 70 ans.

• 16 sujets avaient vécu une NDE.

• 5 sujets avaient vécu une NDE et, à d’autres occasions, une ou plusieurs OBE.

Ainsi, 21 personnes avaient vécu une NDE et une ou plusieurs OBE. Et 10 sujets avaient seulement expérimenté une ou plusieurs OBE. Il y a, en tout, 24 NDE, puisque trois personnes ont vécu deux NDE.

Les circonstances à l’origine de l’expérience de mort imminente sont : maladies ou opérations chirurgicales (13 cas), accidents (6 cas), bagarres (2 cas), viol (1 cas), combat (1 cas), tentative de suicide (1 cas). La majorité des OBE sont intervenues en situation de relaxation psychique et corporelle. Quelques-unes, cependant, ont été consécutives à des chutes ou des viols.

L’ensemble des 31 sujets se décompose comme suit :

• 14 personnes étaient aveugles de naissance.

• 11 personnes avaient perdu la vue après l’âge de 5 ans. (Cécité adventive.)

• 6 personnes étaient fortement malvoyantes.

Kenneth Ring et Sharon Cooper se sont limités aux 21 « expérienceurs » mentionnés plus haut. Les résultats sont les suivants :

• Les aveugles vivent une NDE.

• Ces NDE sont identiques à celles des personnes qui bénéficient de la vue.

L’autre question posée était : est-ce que les aveugles ayant vécu une NDE disent avoir eu des perceptions visuelles ? Evelyn Elsaesser-Valarino détaille le cas (mentionné plus haut) de Vicki Umipeg, une aveugle de naissance ayant vécu deux NDE, la première s’étant produite à l’âge de 12 ans (suite à une appendicite dégénérée en péritonite). La seconde NDE se produisit à l’âge de 22 ans (suite à un accident de voiture). Voici ce qui s’est passé lors de la seconde NDE :

« En décrivant sa NDE, Vicki explique avoir quitté son corps et s’être retrouvée dans un corps non-matériel qui avait pourtant une forme distincte et était ‘‘comme fait de lumière’’. Elle n’a aucun souvenir de son transport en ambulance à l’hôpital, mais se rappelle s’être retrouvée au plafond dans une salle d’opération de l’hôpital. Elle observait un médecin et une femme s’affairer autour de son corps. Elle ne pouvait pas préciser si la femme était également médecin ou infirmière. Vicki essayait avec désespoir de dire à ces deux personnes de ne pas s’acharner sur son corps en expliquant qu’elle était bien et en paix, mais elle ne parvint pas à communiquer avec elles. » (E. Elsaesser-Valarino)

Elle savait que c’était elle. Elle monta à travers les plafonds de l’hôpital et traversa le toit.

« Depuis cette perspective, elle jouissait d’une vue panoramique des alentours. Elle se sentait toute excitée et se réjouissait énormément de ce sentiment de liberté qu’elle expérimentait. En même temps, elle entendit une musique exquise, tendre et harmonieuse. Ensuite, elle s’est sentie aspirée dans un tunnel. D’abord, elle était plongée dans l’obscurité, mais très vite elle vit une lumière au bout. Quand elle s’approcha du bout du tunnel, la musique s’intensifia. A cet instant précis, elle sortit du tunnel et se retrouva étendue dans l’herbe, entourée de fleurs magnifiques ainsi que de nombreuses personnes. L’endroit était inondé de lumière, et Vicki expliqua qu’elle pouvait aussi bien voir que sentir la lumière. Cette lumière était faite d’amour, ainsi que les personnes lumineuses qui s’y trouvaient. ‘‘Tout était fait de lumière’’, dit Vicki, ‘‘moi aussi, j’étais faite de lumière. Et l’amour était partout. C’était comme si l’amour jaillissait de l’herbe, des oiseaux, des arbres, de partout.’’ »

Vicki reconnut cinq personnes qu’elle avait fréquentées pendant sa vie terrestre et qui étaient venues l’accueillir. Parmi elles, il y avait Debby et Diane (deux camarades de classe), aveugles comme elles, décédées à l’âge de 11 ans et 6 ans respectivement. De leur vivant, elles étaient gravement handicapées mentalement (en plus de leur cécité), « mais lors de cette rencontre elles étaient rayonnantes et belles, en bonne santé et pleines de vitalité ». Elles n’étaient plus des enfants, mais des adolescentes.

Vicki vit aussi deux personnes (décédées) qui s’étaient occupées d’elle pendant son enfance, ainsi que sa grand-mère (morte deux ans plus tôt), laquelle s’approcha d’elle pour la prendre dans ses bras. Durant ces rencontres, il n’y avait pas de paroles échangées, mais seulement « un échange d’amour et de bienvenue ». Ensuite, Vicki vit un être qui rayonnait beaucoup plus que les personnes qu’elle venait de rencontrer.

« Avec le soutien bienveillant de cet être de lumière, elle expérimenta une revue de vie et visionna également son avenir en compagnie de ses enfants auxquels elle allait donner naissance dans le futur. Finalement, cet être de lumière lui signifia qu’elle devait retourner sur Terre pour y enseigner l’amour et le pardon. »

Les aveugles, même de naissance, ont donc des perceptions visuelles relatives à notre monde physique et à « l’autre dimension » à laquelle la NDE donne accès. Sur les 21 cas retenus, voici quelle est la fréquence des perceptions visuelles chez les aveugles ayant vécu une NDE :

• 15 personnes ont bénéficié de la vue pendant leur NDE.

• 3 personnes ne sont pas sûres d’avoir vu pendant leur NDE.

• 3 personnes (dont 2 aveugles de naissance) n’ont pas eu de perceptions visuelles du tout.

Notons que l’une des trois personnes (un homme) n’ayant pas eu de perceptions visuelles a dit : « Je ne sais pas ce que vous entendez par ‘‘voir’’. »

9 aveugles sur 10 ayant expérimenté une OBE ont bénéficié de la vue pendant leur décorporation. Environ 80 % des sujets examinés ont ainsi témoigné d’une sorte de perception visuelle pendant leur NDE ou leur OBE. Chez les aveugles de naissance, 9 sur 14 ont bénéficié de la vue, soit 64 %.

Les “expérienceurs” non-voyants ou malvoyants voient les mêmes choses que les expérienceurs voyants :

Dans le monde physique, dix des vingt-et-un “expérienceurs” aveugles ont vu leur corps depuis l’extérieur. Sept des dix personnes aveugles qui ont vécu une OBE font le même constat. Les autres perceptions visuelles concernent l’équipe médicale qui s’affaire autour du corps de la personne concernée, la description de la salle d’opération, les gestes médicaux exécutés, les détails de l’accident ayant provoqué la NDE, etc. La description faite, par les aveugles, de l’« autre dimension », est identique à celle des « expérienceurs » voyants.

Les aveugles sont évidemment étonnés de voir pendant leur expérience de mort imminente, comme cette femme devenue, suite à une maladie, aveugle à l’âge de 22 ans :

« Je pouvais voir et pourtant j’étais supposée être aveugle ! Je pouvais tout voir. Quand j’étais en dehors de mon corps, tout était parfaitement clair. Je pouvais voir tous les détails. »

Un homme, qui a perdu la vue lors d’un accident de voiture à l’âge de 19 ans, a précisé que sa vision était parfaitement claire et distincte pendant cette expérience de mort imminente.

Vicki Umipeg a expliqué que la vue est une notion abstraite, totalement inconnue pour les aveugles de naissance. Mettre en paroles ce qu’ils ont vu est extrêmement difficile pour eux.

Vicky a même dit que le fait de voir l’avait effrayée au début. Elle ne savait pas comment décrire les couleurs et elle a parlé, à leur sujet, de « différents degrés de luminosité » :

« C’était vraiment très difficile pour moi de me rendre compte que je pouvais voir, parce que cela ne m’était jamais arrivé auparavant. C’était très étrange… Comment expliquer cela avec des mots ? (…) »

Un autre témoin aveugle de naissance fit cette déclaration :

« C’était comme si j’avais toujours été capable de voir. C’était si naturel, presque comme si j’avais pu voir pendant toute ma vie. D’ailleurs, je n’ai jamais compris pourquoi je n’arrivais plus à voir une fois que j’étais retourné dans mon corps, parce que c’était tout-à-fait normal de voir. Je me suis dit que je devrais pouvoir ramener cela avec moi en revenant à la vie. Comme si la vue était quelque chose que j’avais toujours eue, je me sentais tout à fait à l’aise avec le fait de voir. »

Un cas de personne très fortement malvoyante est celui de Marsha (prématurée comme Vicki). Elle souffre de rétinopathie de prématuré. Elle bénéficie d’un résidu de vision dans l’œil droit qui lui permet d’apercevoir des ombres floues, mais elle ne peut pas lire et elle ne se déplace qu’avec son chien d’aveugle. Lors de sa NDE, elle voyait tout à fait normalement.

Comment expliquer que les aveugles et les malvoyants voient pendant une NDE ou une OBE ? Quelle est la nature de cette perception visuelle ? La reconstitution verbale ne traduit pas totalement le ressenti de la personne, le témoignage devant passer par le filtre de la remémoration et par le filtre linguistique. Il va de soi que les sujets n’ont pas vu avec leurs yeux physiques. Un témoignage mentionne le fait que ce « n’était pas visuel » et que cela s’apparentait plutôt « à une mémoire tactile »…

Voici le cas de Brad (déjà évoqué plus haut), un aveugle de naissance qui a eu une NDE à l’âge de 8 ans à la suite d’une pneumonie aiguë qui le faisait suffoquer. Son cœur s’était arrêté de battre pendant au moins quatre minutes (avant sa réanimation). Il vit son corps apparemment inanimé étendu sur le lit, ainsi que son compagnon de chambre (aveugle comme lui) qui sortit de la chambre pour aller chercher du secours. Brad traversa les plafonds et le toit, et c’est alors qu’il se rendit compte qu’il voyait de manière très distincte. Le ciel était nuageux et sombre, il y avait de la neige. Brad vit une voiture qui passa, ainsi qu’une partie de la cour dans laquelle il jouait habituellement, et un petit talus sur lequel il grimpait souvent. Il voyait très distinctement ces détails. Il s’engagea dans un tunnel et une NDE typique se déroula. Lors d’un autre entretien, Brad a précisé que ces descriptions physiques s’apparentaient plutôt au sens du toucher…

Vicki, quant à elle, a dit que sa NDE se situait en même temps au niveau de la vue et du savoir. Un autre témoin fit cette déclaration :

« Comme je n’avais pas d’yeux (puisque je n’étais pas dans mon corps), je ‘‘voyais’’ avec toute ma conscience. »

Ce qui se passe dans une NDE peut aussi se produire dans d’autres états élargis de conscience, par exemple pendant la méditation. Kenneth Ring et Sharon Cooper ont ainsi cité une expérience de méditation au cours de laquelle la personne concernée pouvait tout voir autour d’elle, alors que ses yeux étaient pourtant fermés : elle voyait la pièce et elle-même, et elle pouvait voir simultanément depuis un point situé devant elle, au-dessus d’elle, en dessous d’elle, derrière elle, etc. Autre cas, celui d’une femme qui eut une décorporation à la suite d’une pneumonie, qui se vit planer au-dessus d’une civière et se rendit compte que le corps enveloppé dans des draps était le sien :

« Je pouvais tout voir. Et je veux dire vraiment tout ! Je pouvais voir le haut de la lampe du plafond et le dessous de la civière. Je pouvais voir les carreaux du plafond et les carreaux du sol – simultanément. Je bénéficiais d’une vision sphérique de 360°. Et elle n’était pas uniquement sphérique, mais détaillée ! Je pouvais voir chaque cheveu, ainsi que le follicule dont il sortait, sur la tête de l’infirmière qui se trouvait à côté de la civière. A ce moment-là, je savais exactement combien de cheveux elle avait sur la tête. Ensuite, j’ai changé de perspective. L’infirmière portait des collants nylon blancs, brillants. Chaque reflet et chaque scintillement se détachaient avec une netteté éblouissante, et de nouveau je savais exactement combien d’étincelles il y avait. »

L’état de conscience d’une NDE (chez les aveugles comme chez les voyants) est un état de conscience élargie, que Kenneth Ring et Sharon Cooper ont appelé « conscience transcendantale ». Ce ne sont pas les yeux qui voient mais « l’esprit »… Tous les « expérienceurs », non-voyants, malvoyants et voyants, appellent « voir » ce qui en fait est « percevoir » grâce à une “conscience transcendantale”. (15)

Cette « conscience transcendantale », en fait, est une capacité inhérente au corps spirituel, celui-ci étant dégagé des limitations spatio-temporelles. Ce corps spirituel est un “véhicule de conscience” de nature énergétique. Et les aveugles, comme les voyants, perçoivent (« voient ») leur environnement physique et « l’autre dimension » de l’Au-delà par l’intermédiaire de la faculté de perception de ce corps subtil.

Rappelons, à ce sujet, que la décorporation (ou séparation du corps physique et du corps astral) est une faculté naturelle connue de tout temps, dans de nombreuses cultures (chamans, etc.), qui peut se produire avec ou sans NDE. Elle était connue par exemple dans les Ecoles de Mystères de l’Egypte antique, où l’on pratiquait la « mort initiatique », laquelle permettait à l’initié de prendre connaissance des réalités de “l’après-vie”. Le récit d’Earlyne Chaney, relatif à une incarnation antérieure de celle-ci, est à ce sujet très instructif. (16)

Notons, au passage, que la lumière perçue par les rescapés NDE n’a strictement rien à voir avec des troubles du système visuel (contrairement à ce que s’imaginent divers spécialistes du réductionnisme matérialiste comme, par exemple, Susan Blackmore), mais qu’elle est inhérente au “Monde astral” (ou “Univers super-lumineux”) longuement décrit dans la littérature ésotérique et médiumnique. On trouve par exemple, chez des voyageurs extracorporels (sans NDE !), les expressions « pays de la lumière blanche » (17) ou « pays de la lumière dorée » (18) pour caractériser le monde des désincarnés ou Plan astral On trouve en outre ce type de description du Monde astral chez des désincarnés s’exprimant par des médiums, ce qui rend encore plus obsolète l’interprétation des troubles du système visuel !

 

IV. Absence de corps spirituel ?

J’ai évoqué, dans la première partie, l’absence apparente de “corde d’argent” dans les descriptions des sujets NDE. Daniel Maurer précise que très peu d’« expérienceurs » – aucun dans son propre échantillon – « signalent l’existence d’un corps spirituel ayant une forme définie, qui serait le nouveau support de leur conscience ». Il se demande si les rares descriptions obtenues de ce « corps » ne s’expliquent pas par « une reconstruction a posteriori sous l’influence de l’imaginaire et des croyances antérieures ». Car, ajoute-t-il, « cette matérialisation d’un supposé corps éthérique – qu’on le nomme périsprit ou corps astral n’y change rien – renvoie à une littérature dont le moins que l’on puisse dire est qu’elle n’est pas exempte de reproches ».

« D’autre part, aucun des innombrables témoignages rapportés dans les études menées au cours des deux dernières décennies ne suggère la présence d’un lien, tel que décrit dans les ouvrages spirites et occultistes, rattachant ce corps astral au corps physique. Le fait que ce lien subtil, appelé corde d’argent ou cordon d’argent, ne soit jamais mentionné dans un témoignage d’EMI, disqualifie ipso facto toutes les ratiocinations qui tentent d’y associer le phénomène qui nous intéresse ici. » (19)

Je ne suis évidemment pas d’accord avec ces commentaires de Daniel Maurer. Rappelons d’abord qu’il est inexact de dire qu’aucun sujet NDE n’a mentionné la corde d’argent, puisque Peter et Elizabeth Fenwick (1995) ont mentionné des cas de personnes ayant signalé un tel « cordon ».

Pour valider l’hypothèse de la « reconstruction », en ce qui concerne les cas de perception d’un « corps spirituel », il faudrait s’assurer que, avant leur expérience, les sujets ont lu quelque chose à propos de ce « corps ». Quant à la littérature faisant état du corps astral, je ne vois pas de « reproches » à lui faire. Ajoutons que de nombreuses personnes ayant expérimenté une décorporation en dehors de tout contexte « mortel » ont fait état de l’existence d’un tel « corps » (et du « cordon » associé). On retrouve en fait, dans les OBE de type « mortel » et non « mortel », diverses descriptions du “véhicule de conscience” du « décorporé ». A propos des cas OBE (sans contexte « mortel »), Scott Rogo a ainsi distingué :

1. Une conscience pure sans véhicule formel (sans forme).

2. Un corps ressemblant au corps physique.

3. Un véhicule “ultra-physique” autre qu’un corps (sphère de lumière, etc.).

On a même signalé quelques cas où l’individu, séparé de son corps physique, qu’il regardait à partir d’un deuxième corps, se séparait aussi de ce deuxième corps. (20)

En fait, la notion de « double » se retrouve dans de nombreuses cultures et traditions : ancienne Egypte, nombreuses peuplades « primitives », chamans, etc. Alexandra David-Neel (décédée en 1969) a cité le cas d’une Tibétaine qui, restée inanimée pendant une semaine, s’était « trouvée agréablement étonnée par la légèreté et l’agilité de son nouveau corps qui se mouvait avec une rapidité extraordinaire », sa locomotion étant gênée par « un cordon de matière presque impalpable qui la rattachait à son ancien corps » et qui « s’allongeait indéfiniment » … Je pourrais multiplier les exemples. Dans son premier livre, Kenneth Ring a lui-même donné des cas de perception de sujets agonisants :

* Estelle Roberts vit, au moment de la mort de son mari, l’esprit de ce dernier sortir par la tête et se modeler peu à peu « en une réplique exacte de son corps terrestre », le corps étant relié à la tête (« astrale ») par une corde (laquelle se brisa).

* R. B. Hout, un médecin, vit (à l’occasion de la mort de sa tante) une vapeur qui se condensa pour prendre une forme humaine ressemblant au corps physique de la moribonde. Son attention fut attirée par une corde de liaison entre les deux corps… Rappelons, en outre, qu’un ouvrage de Wilfried Chettéoui contient des photos montrant distinctement la corde d’argent au chevet d’une mourante. (« La nouvelle parapsychologie », éditions Sorlot/Lanore, 1983.)

Diverses traditions ésotériques et occultistes distinguent, dans le composé humain, une pluralité de corps subtils hiérarchisés (de fréquences vibratoires distinctes) qui interpénètrent, durant l’incarnation, le corps matériel : le corps éthérique, le corps astral, le corps mental, le corps causal… Le corps éthérique, qui n’est pas un “véhicule de conscience” mais le support de la “force vitale” (prana, ki, etc.), se désagrège en même temps que le corps physique. La conscience survit grâce au corps astral (cette conscience étant susceptible d’être ultérieurement transférée au niveau du corps mental). J’évoque plus en détail ces sujets dans d’autres textes de ce site, à la même rubrique.

Les NDE ne sont évidemment pas autre chose que des cas de sortie hors du corps à l’occasion de la circonstance particulière de l’approche de la mort.

 

V. Une porte ouverte sur l’univers multidimensionnel :

Selon le pédiatre américain Melvin Morse, auteur de plusieurs ouvrages sur les NDE, notre mémoire n’est peut-être pas dans notre cerveau, mais dans une « autre dimension ». Notre lobe temporal droit ne serait que l’interface permettant au cerveau de communiquer avec une « banque de données universelle », et il serait aussi le lieu de communication avec Dieu… Selon Melvin Morse, nous n’avons pas une âme, mais nous sommes un corps matériel contenu dans une âme. Sa théorie est présentée dans son livre, « La divine connexion », paru en France en 2002 aux éditions Le Jardin des Livres.

On sait aussi que Jean-Pierre Jourdan évoque, à propos des NDE, l’accès à une « cinquième dimension ».

Mon objectif est de développer ici quelque peu les concepts d’“Univers superlumineux” et d’“Univers multidimensionnel”, ceux-ci étant à mettre en relation étroite avec le “Monde de Lumière” perçu notamment par de nombreux « expérienceurs ».

 

1. NDE et conscience “super-lumineuse” :

Le modèle de conscience “super-lumineux”, élaboré par le physicien (décédé) Régis Dutheil, donne une explication cohérente des diverses phases des NDE. Je n’en donne ici qu’un bref résumé. (21)

Dans ce modèle, la conscience est considérée comme constituée de particules “super-lumineuses” (se déplaçant plus vite que la lumière, soit 300.000 km/s). Elle est aussi associée à un espace-temps dont les propriétés sont radicalement différentes de celles que nous connaissons. Dans ce modèle théorique, le cerveau fait office de filtre et devient ainsi un récepteur sélectif des informations transmises par la conscience. Ce rôle de filtre, note Brigitte Dutheil, s’explique vraisemblablement par l’existence, entre la conscience “super-lumineuse” et le corps physique « sous-lumineux », d’un « corps » intermédiaire constitué de particules (les photons) allant à la vitesse de la lumière et donnant naissance à un champ électromagnétique se focalisant sur des points nodaux, particulièrement, semble-t-il, au niveau du cerveau.

Selon Karl Pribram, le cortex opérerait ce qu’on appelle en mathématiques des « transformations de Fourier ». Brigitte Dutheil considère plutôt que l’opération est assurée par le champ électromagnétique (formé de photons), sous la direction de la conscience super-lumineuse, ce champ étant considéré comme l’interface du cortex et de la conscience “super-lumineuse”.

Dans ce modèle, l’être humain est constitué de trois parties :

1. Un corps moléculaire “sous-lumineux” (< vitesse de la lumière).

2. Un champ électromagnétique lumineux (= vitesse de la lumière).

3. Une conscience “super-lumineuse” (> vitesse de la lumière).

Au moment de la mort, si le corps moléculaire “sous-lumineux” se décompose, il « est fort probable que le champ électromagnétique disparaît assez peu de temps après le décès car il n’est lui-même qu’un transmetteur d’information ». En revanche « la conscience doit subsister dans l’univers superlumineux sous forme d’énergie ».

L'homme superlumineuxRégis Dutheil a postulé en outre l’existence d’un Univers où les particules se déplaceraient à des vitesses supérieures à la lumière. Dans les années 1960, déjà, le Russe A. Terletskij et deux physiciens américains, G. Feinberg et S. Sudershan (ce dernier étant d’origine hindoue), avaient postulé l’existence de telles particules.

On sait que les physiciens contemporains considèrent qu’il est impossible de dépasser la vitesse de la lumière. Terletskij, Feinberg et Sudershan ont cependant montré, en partant de la théorie de la relativité, que des particules allant plus vite que la lumière pourraient exister au-delà du mur de la lumière. Feinberg appela ces particules hypothétiques : « tachyons » (du grec « takhus », rapide). Il y aurait ainsi trois types de particules :

1. Les « bradyons » (du grec « bradus » : lent), qui vont moins vite que la lumière (électrons, protons).

2. Les « luxons » (« lux » : lumière), qui se déplacent à la vitesse de la lumière (300.000 km/s) : photons et neutrinos.

3. Les « tachyons », qui iraient plus vite que la lumière.

On pourrait alors distinguer :

1. L’univers “sous-lumineux”, où le temps s’écoule, régi par la « séparabilité » et la causalité. C’est, bien sûr, notre Univers tridimensionnel astronomique.

2. L’univers “super-lumineux”, où le temps ne s’écoule plus, régi par l’instantanéité, l’éternité, la “non-séparabilité” et l’a-causalité.

3. L’univers lumineux ou mur de lumière, frontière séparant les deux précédents univers et interface de ces deux derniers. Le calcul montre, selon Brigitte Dutheil, que les photons qui constituent l’univers lumineux « sont sans doute formés d’une partie “sous-lumineuse” et d’une partie “superlumineuse” ».

 Le champ électromagnétique mentionné ici fait penser au « champ vital » de Harold Saxton Burr (qui fut professeur d’anatomie à l’Université de Yale), lequel affirma avoir mis en évidence l’existence d’un champ électrique ou électromagnétique entourant tout être vivant, ce champ étant un champ organisateur préexistant à l’embryon et lui fournissant le plan de son développement futur. Or, ce champ organisateur de Harold Saxton Burr fait irrésistiblement penser au « corps éthérique » ou « vital » des occultistes et ésotéristes, ce dernier étant présenté comme le « moule » du corps physique. On pourrait aussi évoquer les « champs morphogénétiques » du biologiste Rupert Sheldrake

 

– Peut-on établir des correspondances avec la littérature ésotérique et médiumnique ?

Les “chakras” et le corps éthérique, ainsi que le rayonnement émis par ce dernier, sont à mettre en relation avec la fonction d’interface jouée, dans le modèle Dutheil, par le champ électromagnétique, entre le cortex/corps physique et la conscience “super-lumineuse”. L’interface évoquée peut être aisément identifiée aux “chakras” ou “centres psychiques”. En effet, d’après de nombreuses sources, ces derniers sont associés à la notion de « transformateurs d’énergie », ceux-ci étant localisés au niveau du corps éthérique. Voici, par exemple, la définition donnée par Gregg Braden :

L'éveil au point zéroGregg Braden« Nous pouvons voir notre corps comme une série de systèmes d’énergie distincts mais interreliés. A partir des patterns géométriques subtils des champs de Mer-Ka-Ba, l’énergie de la lumière est ralentie, en matière de fréquences, dans le corps physique, grâce à un système d’interfaces que les textes anciens nomment chakras. On peut définir un chakra comme une interface entre l’aspect physique du corps et son aspect subtil, c’est-à-dire le cadre ‘non-physique’ dont le corps physique dérive. » (22)

 

Nous avons vu que, dans le modèle Dutheil, il est fort probable que « le champ électromagnétique disparaît assez peu de temps après le décès »… Or, quel est le sort du corps éthérique (à ne pas confondre avec le corps astral) d’après les données de la littérature « ésotérique » occidentale contemporaine (du dix-neuvième siècle – depuis Helena Petrovna Blavatsky – à nos jours) ?

Livre Peter RichelieuLa théosophe Annie Besant (décédée en 1933) écrivit que lors du processus de la mort l’Ego se débarrasse rapidement du double éthérique, qui ne peut passer sur le Plan astral, et n’a plus dès lors qu’à se décomposer comme le corps matériel. (23)

• Dans l’enseignement transmis (lors de sorties hors du corps) à Peter Richelieu, il est précisé que le double éthérique ne peut vivre sans le corps physique et que la matière éthérique se désintègre. (24)

Anne Givaudan et Daniel Meurois ont été informés (également lors de sorties hors du corps) que le corps éthérique, enveloppe d’énergie sans volonté et sans conscience, se dissout progressivement après la mort, « pour aller finalement rejoindre certains courants vitaux de la planète ». (25)

En outre, on n’aura aucune difficulté à identifier la “conscience super-lumineuse” au « corps astral » (ou « corps psychique »), celui-ci servant de véhicule structurel de la personnalité après la mort biologique ou transition.

Les correspondances suivantes peuvent ainsi être faites :

• Corps “sous-lumineux” : corps physique.

• Corps électrique ou champ électromagnétique, “Champ L” de Burr, interface entre le corps et la conscience, cette interface opérant la transformation des énergies de l’un à l’autre : corps éthérique (ou vital) et chakras (transformateurs des énergies de hautes fréquences).

• Conscience “super-lumineuse” : corps astral, mental, etc.

On connaît les correspondances, ou extériorisations physiques, des 7 centres majeurs (ou chakras) :

Centre coronal : glande pinéale

Centre frontal : glande pituitaire

Centre laryngé : glande thyroïde

Centre cardiaque : thymus

Centre solaire : pancréas

Centre sacré : gonades

Centre coccygien : surrénales

La channel Alice Bailey (décédée en 1949) a reçu du Maître D. K., par voie médiumnique, des informations précises sur le processus de la mort, ces informations étant évoquées dans mon texte (même rubrique) : “Le processus de la transition et les premières phases de l’après-vie. (2)”. Je me contente, ici, de faire un parallèle entre les principales données du modèle de conscience “super-lumineux” et la littérature médiumnique contemporaine.

 

a) L’éternel présent :

Vers l'UnitéOn sait que l’Univers “super-lumineux” est caractérisé par une absence d’écoulement du temps (éternité).

Voici deux citations de messagers de l’Au-delà. Voici d’abord ce que Georges Morrannier a dicté en avril 1990, par “écriture intuitive”, à sa mère Jeanne :

« Ceux qui vivent sur les plans les plus élevés (…) vivent dans un présent permanent. On peut même dire qu’ils vivent dans un éternel présent. » (26)

Georges Renaud a de même précisé ce qui suit à Suzanne Demoiny :

« C’est un perpétuel aujourd’hui dans lequel nous vivons, et nous avons beaucoup de mal à suivre le rythme de votre temps. » (27)

 

b) L’instantanéité :

L'univers spirituelUne autre caractéristique de l’Univers “super-lumineux” est l’instantanéité.

Voici ce qu’a déclaré le messager de l’Au-delà Georges Morrannier :

« Nous pouvons nous rendre instantanément là où nous désirons aller. Il suffit de visualiser la personne que nous voulons rejoindre ou le lieu que nous voulons visiter. » (28)

On notera, au passage, que le déplacement instantané est à mettre en relation avec la caractéristique « agilité » attribuée par Thomas d’Aquin au « corps glorieux » !

Continuons les rapprochements :

* Univers “sous-lumineux” (Univers astronomique, mondes physiques) : Univers tridimensionnel (3 D)

* Univers lumineux (photons) : Plan éthérique (et ses quatre subdivisions que je ne détaille pas ici). Même si l’univers “lumineux” ne correspond pas vraiment au Plan éthérique (inconnu de la science actuelle), on peut considérer que l’univers photonique est le plus proche, en termes de fréquences, du Plan éthérique évoqué par les occultistes et certains auteurs.

* Univers “super-lumineux” : Plans “hyper-physiques”, Mondes intérieurs, “autres Dimensions”.

Les « autres Dimensions » comprennent les Plans astral (4 D), mental (5 D), bouddhique ou christique (6 D), “atmique” (7 D), monadique (8 D) et “logoïque” (9 D). D’après certaines sources, ces 7 Mondes – avec le Plan physique et sa composante « éthérique » non encore découverte par les physiciens, ces derniers ne connaissant que la « Région Chimique » : solides, liquides et gaz, ainsi que le plasma – constituent un Plan Cosmique, et il existerait encore 6 autres Plans Cosmiques

On aura compris, je pense, que les “Plans de conscience” (autres que l’Univers matériel) et l’Univers “super-lumineux” correspondent au « Ciel » des religions, les Plans de “l’Après-vie” correspondant à l’aspect invisible (car de fréquences vibratoires trop élevées) de la Création.

 

– L’univers “super-lumineux” et la NDE :

Le “modèle de conscience super-lumineux”, de Régis et Brigitte Dutheil, donne une explication cohérente des diverses phases des NDE. Voici cette explication :

 

a) Phase 1 :

La première phase des NDE « se caractérise par une impossibilité à communiquer avec le monde extérieur, ce qui est normal puisque le patient est privé de l’usage de ses sens ».

Cependant, il y a persistance de perceptions auditives et visuelles, le sujet voyant et entendant le personnel hospitalier s’occuper de lui.

Le cortex cérébral fait office de barrière filtrante entre la conscience “super-lumineuse” et le corps “sous-lumineux”, et au moment de la mort il y a cessation de l’activité du cortex cérébral, le barrage filtrant disparaissant alors. Bien que le sujet ne puisse plus communiquer avec son entourage, il continue à recevoir des sensations (visuelles, auditives, etc.) car il se trouve « en contact direct avec la source de toute sensation : la conscience »

« Non seulement le sujet continue à recevoir des sensations, mais celles-ci bénéficient d’une hyperacuité car elles ne passent plus par la barrière filtrante du cortex cérébral. Ainsi, les couleurs lui semblent plus éclatantes, il a l’impression de comprendre plus rapidement ce qu’il entend autour de lui, de posséder un angle, un champ de vision plus étendu ». (B. Dutheil)

Les sujets éprouvent de la difficulté à communiquer la nature de leur expérience, « les limites de notre langage ne leur permettant pas de décrire exactement les sensations éprouvées à ce moment » à cause de l’explosion du cadre spatio-temporel tridimensionnel.

 

b) La tonalité émotionnelle :

Après la privation de l’usage des sens et la persistance de certaines perceptions, la phase 3 concerne la tonalité émotionnelle de l’expérience caractérisée par une sensation de paix et de bien-être (60% des personnes interrogées dans l’échantillon de Kenneth Ring).

« La mise hors service des organes sensoriels », écrit Brigitte Dutheil, « supprime toute source de douleur physique »

« La douleur et l’angoisse sont les réactions de notre organisme ‘sous-lumineux’ au désordre constant qui règne dans l’univers ‘sous-lumineux’ (…). La mise hors service des organes sensoriels et du cortex coupe les ponts avec le monde ‘sous-lumineux’, donc avec la source du désordre. Le désordre cessant, seules les sensations positives de paix, de bien-être, de chaleur, de sérénité sont conservées ». (B. Dutheil)

 

c) Le phénomène sonore :

La phase 4 est celle de la perception d’un phénomène sonore :

Avant l’entrée dans la « zone obscure », certains sujets de Raymond Moody déclarèrent avoir perçu un bruit tel qu’un « vrombissement » pénible, un « fort timbre de sonnerie », un « bourdonnement aigu », un « grondement », un « tintement de cloches » ou une « musique très belle ». Dans l’échantillon de Kenneth Ring, cependant, ces impressions auditives étaient rares et parfois incertaines.

Afin d’expliquer les quelques cas d’impressions sonores, Brigitte Dutheil mentionne le fait « qu’un sujet placé dans une chambre sourde croit quelquefois entendre du bruit qui lui semble intense ; comme la sensation ne fait pas partie de l’espace-temps habituel, mais de l’espace-temps de la conscience, on pourrait dire qu’analogiquement, sur la conscience séparée du corps, un phénomène semblable peut exister ». L’autre interprétation possible est à mettre en rapport avec la cinquième phase, celle de l’entrée dans la zone obscure, laquelle correspond vraisemblablement, écrit Brigitte Dutheil, au passage du mur de la lumière :

« Pourquoi ne se produirait-il pas à ce moment un phénomène sonore analogue au bang observé dans les avions qui franchissent le mur du son ? »

 

d) Le tunnel :

La phase 5, celle du tunnel, est celle de l’entrée dans une zone obscure, qui a aussi été comparée à une vallée étroite, à un tonneau, à une caverne…

Ainsi, une femme se trouva plongée dans un tunnel formé de cercles concentriques qui, peu après sa NDE, lui fit penser à une série américaine (des années 1960) qui fut diffusée en France – dans le texte il est écrit : « une émission » -, dans laquelle des explorateurs temporels remontaient le temps à travers un tunnel en spirale. (Si ma mémoire est fidèle, cette série s’intitulait en français : « Au cœur du temps ».)

Le passage du tunnel correspondrait « à la traversée du mur de la lumière, à la sortie définitive de la conscience hors du corps ». (Signalons que Raymond Moody a situé la phase de décorporation avant celle du tunnel.)

Beaucoup de témoins, note Brigitte Dutheil, « sont stupéfaits, partagés entre la tristesse d’avoir quitté leur corps, l’ignorance de l’état dans lequel ils sont, ou parfois ne ressentent que sérénité, détachement ». Très fréquemment, « ils trouvent leur dépouille corporelle laide et froide ».

Régis Dutheil a avancé l’hypothèse que notre Univers ne serait qu’un « trou noir » d’un rayon de quelques dizaines de milliards d’années-lumière, et qu’à l’extérieur de ce trou noir l’espace-temps serait “super-lumineux”, cet extérieur étant identifié au monde de la conscience se confondant avec la matière “super-lumineuse”. C’est ici qu’existe une différence fondamentale entre la théorie de Dutheil et la réalité : comme toutes les sources médiumniques valables le signalent, ce « monde de la conscience » (ou « Plan astral ») interpénètre notre Univers matériel et notamment, évidemment, notre planète.

Des témoignages font état d’un nouveau corps très léger, transparent, sans forme précise, constitué d’une sorte d’énergie. Les facultés sensorielles et intellectuelles se trouvent “hyper-développées” : hyperacuité, transmission de pensée, possibilité de déplacement à une vitesse prodigieuse. Les témoins n’ont plus la même notion du temps.

Au cours de cette phase, selon Brigitte Dutheil, « la conscience du sujet, après avoir traversé le mur de la lumière, est imprégnée de particules lumineuses, de photons ». Or, « nous avons dit que l’univers des photons se caractérise par un temps vécu nul, ni spatial ni temporel ». Ce qui correspond à ce qu’un témoin a dit : « Cela devait se passer en dehors du temps et de l’espace. »

La sensation d’être « une forme d’énergie est liée à la nature des photons ».

 

e) La sixième phase :

Au cours de la sixième phase, les parties “lumineuse et superlumineuse de la conscience (c’est-à-dire le corps électrique et la conscience) se détachent du corps physique, d’où l’impression pour les témoins d’avoir leur conscience habituelle, mais à l’état pur et avec des sensations et des facultés intellectuelles d’une acuité exceptionnelle (l’univers superlumineux étant celui de l’information totale et pure)”.

Brigitte Dutheil mentionne l’excitation électrique de la scissure de Sylvius dans le lobe temporal droit, laquelle provoque, dit-elle, « des phénomènes de décorporation et de vision de lumière » :

« Cela montre que les phénomènes de décorporation et de tunnel sont liés au corps électrique dont nous avons déjà dit qu’il est constitué d’un champ électromagnétique, c’est-à-dire de photons ».

 

f) Les phases 7 et 8 :

La phase 7 concerne la rencontre avec d’autres êtres venant accueillir le défunt.

Très souvent, note Brigitte Dutheil, la phase 8 se substitue à la phase 7, le sujet percevant alors « une intense lumière, parfois liée à une présence rassurante et chaleureuse ».

La perception de la lumière constitue l’un des stades les plus avancés des NDE. Dans l’échantillon de Kenneth Ring, 16 % des rescapés ont aperçu la lumière et 10 % seulement y ont pénétré.

Une jeune femme parla de « lumière de pur cristal », une lumière blanche irradiante ne faisant pas mal aux yeux et faite « de totale compréhension et de parfait amour ». Un témoin éprouva une sensation de chaleur au contact de cette lumière, et ceux qui y pénètrent découvrent des paysages de lumière merveilleux. Ainsi, une femme interrogée par Kenneth Ring évoqua un vaste champ à l’herbe « haute, dorée, très douce et brillante ». Un homme vit un paysage de lacs d’un bleu clair intense entouré de fleurs magnifiques, d’une couleur inconnue.

Dans un champ de matière “super-lumineuse”, observe Brigitte Dutheil, « les photons (particules de lumière) ne sont pas absorbés comme dans l’univers sous-lumineux, et remplissent de manière uniforme l’espace-temps de la conscience, ce qui explique le brillant particulièrement intense de la lumière ». Les paysages magnifiques sont interprétés par Brigitte Dutheil comme étant des hologrammes construits par la conscience des témoins, ces hologrammes étant « la réplique en quelque sorte idéalisée des objets sous-lumineux » :

« Ils peuvent être créés instantanément en un temps nul, mais également annihilés instantanément. Nous retrouvons là l’un des éléments essentiels du ‘‘Livre des morts’’ tibétain, d’après lequel la pensée du défunt crée son environnement après la mort. Notons que Pribram admet que la conscience, à l’instar du cerveau, est capable de projeter des hologrammes à partir des schèmes d’interférences ». (B. Dutheil)

 

g) La vision panoramique :

La phase 9 concerne la vision panoramique de la vie par laquelle le défunt juge ses propres actes.

Le témoin revit les moments importants de sa vie à grande vitesse.

Certains sujets signalent la présence d’un être de lumière les guidant dans cette revue de vie et mettant en valeur à leurs yeux l’importance de l’amour et de la connaissance.

Certains sujets perçoivent ce que sera leur avenir dans ses grandes lignes. Ainsi, une jeune femme vit qu’elle aurait deux garçons, ce qui se vérifia.

L’être de lumière perçu par le sujet est interprété par Brigitte Dutheil comme étant la conscience “super-lumineuse” ou moi supérieur du sujet (ce qui est contestable), cette conscience portant en elle, « instantanément disponibles, toutes les informations sur la vie passée, présente et future du sujet ». La projection des évènements de la vie est aussi constituée d’hologrammes… Un témoin a évalué la durée du panorama de vie de 30 secondes à 5 minutes. Cette rapidité peut s’expliquer par les vitesses « superluminiques » qui impliquent un déroulement instantané des évènements, le temps ne s’écoulant alors plus.

 

h) Les phases 10 et 11 :

La phase 10, très souvent absente, est celle d’une limite à laquelle les sujets se heurtent, et la phase 11 est relative au retour dans le corps.

Certains témoins perçoivent une clôture, une rivière ou une porte infranchissable.

Réapprivoiser la mortLe retour est souvent instantané et violent, et il est parfois effectué contre le gré du sujet qui se trouvait bien dans son nouvel état. Ce retour peut aussi avoir lieu après une négociation ou une décision personnelle, certaines personnes étant rappelées par le sentiment du devoir (enfants à élever, travail à accomplir, etc.). La fusion entre la conscience “sous-lumineuse” et la conscience totale ne peut vraisemblablement s’opérer, selon Brigitte Dutheil, « qu’à la suite d’un échange d’informations », et si la quantité de celles-ci, accumulées par la conscience partielle, n’est pas suffisante « pour la faire adhérer au monde superlumineux », elle est ramenée dans le corps. Si la quantité d’informations est suffisante, la conscience reste dans le monde “super-lumineux” et le sujet meurt. Dans les deux cas, il doit exister, selon Brigitte Dutheil, « des lois physiques que nous ne connaissons pas encore, reposant sur des échanges entropie/néguentropie, autrement dit ordre/désordre, entre les deux variétés d’espace ». (29)

On trouve une interview de Régis Dutheil dans un livre de Patrice Van Eersel : « Réapprivoiser la mort ». (30)

 

2. Les univers qui s’interpénètrent et l’être de lumière :

Si les divers éléments du modèle de conscience “super-lumineux” appliqué aux NDE s’intègrent bien aux données de la littérature ésotérique et médiumnique, il existe cependant quelques points de divergence.

Comme nous l’avons vu, l’univers “super-lumineux” ne se trouve pas à des milliards d’années-lumière, mais il interpénètre notre univers matériel et entre autres, bien sûr, notre planète.

En outre, l’être de lumière perçu par les sujets NDE ne correspond pas au Moi supérieur de ceux-ci, contrairement à ce qu’ont également supposé Kenneth Ring (31) et Jean-Louis Siémons. (32)

L’ésotériste Benjamin Creme déclare que, dans « la très grande majorité des cas, quand la personne n’est pas encore un disciple, elle voit son propre ange gardien sous la forme-pensée astrale dans laquelle elle avait l’habitude de se représenter cette entité ».

« Si la personne est un disciple, et se trouve donc dans l’ashram d’un Maître, alors l’‘‘être de lumière’’ est une émanation sur le plan astral de son propre Maître ». (B. Creme) (33)

Les neuf marchesAnne Givaudan et Daniel Meurois ont eu la possibilité de suivre, en état de décorporation, le processus d’incarnation d’une âme, celle de Rebecca. A un moment donné, ils perçurent la présence de « deux grands êtres de Lumière ». Rebecca apporta la précision suivante :

« A l’heure de sa naissance, chaque âme est épaulée par deux êtres de grande paix. L’un a la force du Soleil, l’autre la fluidité de la Lune… Ils viennent de je ne sais où, nul n’a pu me le dire. Moi, je les appelle des anges (…). Mes amis ont seulement évoqué l’existence d’un monde où la lumière est limpide comme le diamant, un monde qui est leur demeure et leur source.

La tâche de ces êtres, voyez-vous, est de cheviller la conscience au corps physique à l’heure précise de la naissance. Ce sont les Sages de la Corde d’Argent. » (34)

 

Ces êtres évoquent évidemment ceux qui reçoivent le nouveau venu après la transition (ou mort biologique).

La channel Midaho a obtenu les précisions suivantes à propos de l’« être de lumière » :

Certains êtres, une fois sortis de leur corps au moment de la mort, perçoivent un passage symbolique, un tunnel sombre ou un tunnel de Lumière, une rivière, un pont… Certains voient des êtres chers, d’autres n’en voient pas. Puis, tous, sans exception, ressentent la présence d’un être de Lumière.

« Ils peuvent voir sa Lumière sans comprendre qu’il s’agit d’un être, ils peuvent l’interpréter d’une façon ou d’une autre, penser qu’il s’agit du Christ, d’un ange, d’un Soleil… peu importe, tous ressentent son appel et son Amour, et entendent sa voix leur parler doucement par télépathie.

L’être qui trépasse est toujours accueilli avec Amour ; quoi qu’il ait fait, un être de lumière va lui tendre la main, le rassurer, le conduire, au moment où il le souhaite dans son monde d’accueil. Personne n’est laissé à l’abandon à ce moment-là. Seul, l’être qui ne veut pas suivre cet être d’Amour va rester errer sur Terre. Fréquemment, les êtres se sentent en même temps attirés par l’être de Lumière et retenus par la Terre durant quelques jours. Ils émettent le désir de voir leurs proches et leur enterrement, avant de quitter la Terre. Leur choix est respecté, et l’être de Lumière reviendra quelques jours plus tard au moment exact où l’être en ressent le désir. L’être, alors, en rejoignant cet Amour intense, cette Lumière vivante, fusionne avec elle et se retrouve instantanément dans son monde d’accueil. L’être de Lumière joue ici le rôle de porte vibratoire, d’ouverture sur l’autre monde. La fusion avec sa Lumière permet à l’être d’effectuer un passage vibratoire qui le mène directement sans aucun risque d’erreur dans le monde qui lui correspond ‘vibratoirement’.

Tant que l’être refuse ce contact avec l’être de Lumière, il demeure au niveau de la vibration terrestre et ne peut rejoindre les mondes de l’au-delà. Dans ce cas, il reste sur la Terre, présent au monde comme avant, bien qu’invisible. » (35)

 

3. L’Univers multidimensionnel :

L’Américain William Buhlman a écrit des ouvrages (deux livres sont parus en France en 1998 et 2001) sur le voyage hors du corps. A la suite de ses multiples décorporations, il est arrivé à la conclusion suivante :

« La plus grande partie de l’Univers n’a pas les particules pour fondement, ainsi que la science actuelle le suppose, mais bien les fréquences. Les particules physiques de matière ne sont que le résultat dense des fréquences (ondes) ‘non-physiques’ d’énergie. »

William Buhlman se réfère à l’existence d’un continuum de fréquences d’énergie se prolongeant au cœur de l’Univers multidimensionnel. La matière, loin d’être le centre de la réalité, « semble être le résultat final d’une série d’interactions énergétiques se produisant dans les dimensions invisibles ». L’Univers que nous voyons autour de nous n’est que la couche extérieure, le mince épiderme de l’Univers invisible.

Les explorations extracorporelles que l’on peut faire soi-même démontrent que le « Ciel » de la Bible est « en réalité une série de magnifiques environnements d’énergie invisibles constituant l’Univers multidimensionnel ». Or, il y a des siècles que des artistes représentent dans leurs œuvres des tunnels d’énergie menant à un nouvel environnement rayonnant de lumière ou au « Ciel » :

« L’ascension vers l’Empyrée », œuvre du peintre hollandais Hiéronymus Bosch (1460-1516).

« Echelle de Jacob », œuvre du poète, mystique et peintre anglais William Blake (1757-1827).

Gustave Doré (1832-1883), avec sa gravure de Dante et Béatrice.

On sait par ailleurs que les rescapés de NDE se réfèrent à un tunnel menant à une éblouissante lumière ou à un nouvel environnement.

Contrairement à ce que s’imaginent divers “rationalistes”, dont la psychologue Susan Blackmore, la vision du « tunnel » n’est pas de nature physiologique. L’explication de Jack Cowan (de l’Université de Chicago), qui fait intervenir une population neuronale moindre dans la périphérie du champ visuel, n’est pas valable. Il n’y a pas, comme je l’ai déjà précisé dans mon premier texte (première partie) sur les NDE, d’« allumage progressif des neurones » donnant l’impression d’une sorte de tunnel, mais une accession à la lumière inhérente à l’Univers “super-lumineux”. La lumière perçue par les sujets NDE n’a strictement rien à voir, contrairement à ce que s’imagine par exemple Susan Blackmore, avec des troubles du système visuel, mais elle est inhérente au “Monde astral”, dont on trouve de nombreuses descriptions dans la littérature médiumnique ou « ésotérique/occultiste ». Ainsi que je l’ai précisé dans le précédent texte sur les NDE, on trouve, pour caractériser le monde des désincarnés ou “Plan astral”, les expressions « pays de la lumière blanche » (Anne Givaudan et Daniel Meurois) et « pays de la lumière dorée » (Lobsang Rampa) ! Mentionnons, au passage, à tous ceux qui affirment (y compris le Dalaï-Lama) que Rampa/Hoskins n’était qu’un vulgaire charlatan, que dans un livre paru en 1974 – donc juste avant la parution du premier livre de Raymond Moody – il apportait cette précision à propos de la « projection astrale » :

« Vous aurez l’impression d’être dans un tunnel et d’avancer vers une lumière lointaine. (…). Gardez votre calme, c’est magnifique car vous allez bientôt constater que la lumière grandit de plus en plus, vous serez entraîné hors du tunnel et plongerez dans une lumière infiniment plus intense : vous serez dans le monde astral. L’herbe sera plus verte, beaucoup plus verte que vous ne l’aurez jamais cru possible. » (36)

William Buhlman considère que le tunnel d’énergie observé lors des NDE peut être conçu comme un tunnel s’ouvrant à travers un « trou blanc » jusqu’à un univers parallèle “non-physique” perçu comme un environnement radiant de fréquences supérieures :

« Les observations résultant d’explorations hors-corps faites sous contrôle conscient semblent indiquer que le tunnel de lumière est une ouverture dans la membrane d’énergie ‘non-physique’ séparant la dimension physique de la dimension ‘non-physique’ parallèle. Le tunnel d’énergie communément observé lors d’une expérience de séjour dans l’au-delà est en fait une ouverture ou brèche temporaire extrêmement bien structurée dans la membrane d’énergie ‘non-physique’, et elle semble s’ouvrir automatiquement pour permettre aux formes de vie de passer au travers. Après l’entrée de la forme de vie (conscience) dans la dimension d’énergie de fréquence supérieure, l’ouverture du tunnel revient immédiatement à sa forme initiale. » (37)

Les explorations “non-physiques” autonomes dans l’infrastructure invisible de l’Univers montrent que l’Univers visible et invisible est un continuum de fréquences d’énergie.

Il est important de noter que les environnements “non-physiques” d’énergie subtile réagissent à la pensée… Pour dresser la carte de l’Univers invisible, la méthode la plus pratique, selon William Buhlman, est de classifier le degré de réactivité à la pensée d’un environnement “non-physique” donné. La vaste majorité des environnements “non-physiques” rencontrés sont extrêmement sensibles à l’influence de la pensée : les pensées, conscientes et subconscientes, entrent en interaction avec l’énergie subtile qu’elles commencent à « reconfigurer ».

Voyage au-dela du corpsLa nature multidimensionnelle de l’Univers est susceptible d’offrir une explication logique à l’existence de mystères contemporains comme la courbure de l’espace-temps, la « matière obscure », l’univers en expansion, les trous noirs et l’effet tunnel… Veuillez vous référer, à ce sujet, au texte : “L’Univers multidimensionnel et les Plans de conscience” (même rubrique).

L’attention actuelle de la science, centrée sur l’activité moléculaire dense, va peu à peu se porter sur une forme de recherche basée sur les fréquences, et au vingt-et-unième siècle, comme le note William Buhlman, « la science va commencer à reconnaître que les formes denses nous entourant servent de véhicules extérieurs à l’énergie et que l’ensemble de l’univers physique n’est qu’une infime partie du magnifique univers multidimensionnel ».

Le secret de l'âmeWilliam Buhlman note aussi qu’il existe un rapport indéniable entre la physique quantique et le mysticisme, et ce lien deviendra évident lorsque la physique reconnaîtra le fait que l’Univers est essentiellement composé de fréquences d’énergie. Lorsqu’on examine les progrès de la physique au vingtième siècle, on voit qu’elle est passée de théories et concepts fondés sur les particules physiques à des observations et découvertes fondées sur les fréquences “non-physiques”. Ainsi, les quarks, particules subatomiques, présentent un comportement comparable à celui des fréquences. Au cours du vingt-et-unième siècle, la science reconnaîtra que l’infrastructure de l’Univers est bel et bien un continuum d’énergie “non-physique”. Les données scientifiques actuelles sont en grande partie fondées sur l’observation de l’univers moléculaire, les structures sous-jacentes et les systèmes d’énergie subtile n’ayant pas encore été découverts. Au vingt-et-unième siècle, l’interaction entre la technologie et la conscience humaine (l’exploration scientifique “hors-corps”) deviendra une science à part entière.

Comme le note William Buhlman, la conscience est un continuum : conscience de veille physique, états altérés de conscience (état hypnagogique, états méditatifs, états hypnotiques, etc.), rêves, rêves lucides, expériences spontanées de sortie hors du corps, NDE, explorations extracorporelles faites sous contrôle conscient au sein des dimensions “non-physiques” de l’Univers… Ces états de conscience concernent les modes ou méthodes de perception du continuum de conscience.

Notons que William Tiller (de l’Université Stanford) a fait sienne la conception théosophique des Plans d’existence, son idée de base reposant, note Jon Klimo, « sur l’hypothèse d’un ensemble de dimensions (plans ou bandes de fréquences) supraluminiques adjacentes à la nôtre, impliquant des fréquences extraordinaires et des vitesses supérieures à celles de la lumière ». Guérison spirituelle et immortalitéLe modèle d’espace-temps de ce professeur d’ingénierie distingue un espace-temps positif correspondant au monde physique (avec des vitesses inférieures à celle de la lumière) et un espace-temps négatif dans lequel la matière subtile (“non-physique”) se déplace à des vitesses supérieures à la lumière. Et le docteur Richard Gerber a suggéré qu’au-delà de la matière « éthérique » se trouve la matière « astrale », cette dernière vibrant à des vitesses bien supérieures à celles de la matière « éthérique ». Certains travaux de William Tiller, note Patrick Drouot, envisagent la possibilité que les énergies dites « astrales » puissent opérer à des vitesses beaucoup plus élevées que la vitesse de la lumière.

« Ce que certaines fraternités, dont celle des Rose-Croix, enseignent depuis longtemps. » (P. Drouot) (38)

 

 4. Le Monde de Lumière :

Sur la frontière de la vieDans son premier livre sur les NDE, Kenneth Ring a évoqué le “Plan astral”, et il avait avancé à ce propos une interprétation holographique. Il définissait celui-ci comme « un univers créé par des interactions de structures de pensées ».

« Ces structures ou ‘formes-pensées’ se combinent pour former des schèmes, tout comme les ondes d’interférences forment des schèmes sur une plaque photographique. Et, tout comme l’image holographique apparaît totalement réelle quand elle est éclairée par un rayon laser, de même les images produites par des interactions de ‘formes-pensées’ paraissent réelles. »

Le « monde de lumière », dans cette interprétation holographique, est “un monde de création mentale façonné par des interactions (ou des interférences) de schèmes de pensée”. Néanmoins, ce monde a une réalité apparente égale à celle de notre monde matériel… (39)

J’ai mentionné la classification classique (théosophique) des Plans de conscience : “astral”, “mental”, etc. Il y a aussi, entre autres, celle de Midaho (« Dialogues avec Dieu » (éditions Hélios) : les Monde Astral, Mental, Causal et Divin (ce dernier comprenant 7 Plans)… Il existe de nombreuses descriptions de ces Mondes (et des corps subtils) dans la littérature spécialisée…

Il est possible d’établir des parallèles avec diverses traditions religieuses ou spirituelles.

SchnetzlerPrenons le cas du bouddhisme. Celui-ci répartit le cosmos en 3 “mondes” (“loka”) : le monde du désir sensuel (« kâmaloka ») ou sphère des sens, le monde de la forme pure ou subtile (« rûpaloka ») et le monde informel (« arûpa »). (40)

La sagesse antiqueLa théosophe Annie Besant (décédée en 1933) a précisé que le terme de « kâmaloka » désigne une partie du Plan astral habitée par les êtres humains destinés à subir certaines transformations purificatrices. Cette région « représente et englobe les conditions attribuées aux différents états intermédiaires, enfers ou purgatoires, que toutes les grandes religions considèrent comme la résidence temporaire de l’Homme après l’abandon de son corps physique et avant son arrivée au ‘‘Ciel’’ ».

 

« Elle ne renferme aucun lieu de torture éternelle, car l’enfer éternel, auquel croient encore quelques sectaires à l’esprit étroit, n’est qu’un cauchemar de l’ignorance, de la haine et de la peur. Mais elle comprend, à vrai dire, des conditions de souffrance, temporaires et purificatrices, effets des causes mises en jeu par l’Homme pendant sa vie terrestre. » (A. Besant) (41)

L’« Enfer » (qui n’est pas éternel !) a sa correspondance avec le « bas astral » ou la « sphère noire » de diverses communications médiumniques, le « Ciel » – et le « Paradis » – correspondant aux “sous-plans” les plus élevés du Plan astral (il ya 7 « sous-plans astraux ») et aux Plans de conscience plus élevés (« mental », etc.)…

Il est intéressant de noter la référence, dans le « Livre des morts tibétain » (ou « Bardo Thödol »), à la lumière, à l’impossibilité pour le défunt de se faire entendre de ceux qu’il a laissés sur Terre, à la possibilité de se transporter instantanément grâce à un corps subtil dans le lieu désiré, etc., autant d’éléments que l’on retrouve dans les NDE. Vous pouvez vous référer au livre de Sogyal Rinpoché : « Le livre tibétain de la vie et de la mort » (éditions de la Table Ronde, 1993).

 

VI. Le panorama de la vie :

De nombreux sujets NDE ont assisté à la vision panoramique de leur vie, cette vision ayant eu lieu en la présence ou en l’absence d’un être de lumière. Les caractéristiques relevées par Raymond Moody dans son premier livre sont les suivantes :

Les souvenirs se succèdent à une vitesse vertigineuse, dans l’ordre chronologique. D’autres sujets ne mentionnent pas de succession dans le temps : le rappel est instantané, tout se présente simultanément. Si la vision est brève, cette évocation est cependant vivante et réaliste. Certains sujets parlent de tableaux en couleurs, en relief, en mouvement. Les sentiments et émotions associés à chaque scène renaissent au passage.

Certains sujets voient tous les actes de leur vie, du plus insignifiant au plus décisif. D’autres ne perçoivent que les faits majeurs de leur vie.

Certains sujets ont vu dans ce défilé d’images l’effet d’une volonté éducative de la part de l’être de lumière. Tout au long de cette rétrospective, l’être souligne l’importance de deux devoirs fondamentaux : apprendre à aimer son prochain et acquérir la connaissance.

On notera avec intérêt que cette vision panoramique de l’existence était déjà mentionnée au début du vingtième siècle par des auteurs occultistes comme Rudolf Steiner (décédé en 1925) et Max Heindel (décédé en 1919). J’évoque notamment la contribution de Max Heindel, à propos de “l’après-vie”, dans : “Le processus de la transition et les premières phases de l’après-vie. (2)” (Même rubrique.) Voici ce qu’enseignait cet auteur, par ailleurs fondateur de l’Association Rosicrucienne, à propos du “panorama de la vie” :

Le panorama de la vie est enregistré au « pôle négatif de l’éther-réflecteur » du corps vital, « siège de la mémoire subconsciente ». (Corps vital : corps éthérique.)

• Le panorama se déroule en sens inverse : depuis les derniers jours de la vie jusqu’à l’enfance.

• Le sujet n’éprouve aucun sentiment à cette vue. Il en sera autrement lorsqu’il se trouvera dans le « Monde du Désir » (le Plan astral).

• Ce panorama « dure de quelques heures à plusieurs jours », selon le nombre d’heures pendant lequel le sujet « serait susceptible de se maintenir éveillé, si cela était nécessaire ». Pour certaines personnes, « ce temps n’excède pas douze heures »

Cette phase de vision panoramique est analogue, écrivit Max Heindel, à celle par laquelle passe une personne qui se noie ou qui tombe d’une certaine hauteur. Dans ce cas, le corps vital abandonne aussi le corps physique, et l’individu « voit passer sa vie comme dans un éclair, parce qu’il perd conscience immédiatement ».

« Bien entendu, la ‘‘corde d’argent’’ n’est pas brisée, autrement il ne pourrait pas être rappelé à la vie. » (M. Heindel)

Après le panorama de la vie, le corps éthérique, qui demeure au-dessus du corps physique, flotte au-dessus du tombeau et se désintègre en même temps que le corps physique. L’être, quant à lui, pénètre dans le “Monde du Désir”Pendant le séjour dans celui-ci, l’entité se trouve de nouveau confrontée au panorama de la vie, mais cette fois-ci l’être éprouve les sentiments associés aux scènes revécues. Il endure tous les chagrins, toutes les souffrances et meurtrissures de ses victimes. (42)

Cosmogonie des Rose CroixOn notera qu’il existe quelques petites différences dans le scénario de type NDE et les révélations des occultistes comme Max Heindel. N’oublions cependant pas qu’une NDE, qui implique un retour dans le corps physique, est un cas particulier, et que des modifications (comme la durée du “panorama” !) doivent par conséquent y être apportées… Mais on notera tout de même que les occultistes savaient déjà, il y a plus d’un siècle en fait, ce que les récits modernes de NDE n’ont fait que confirmer. Précisons que les sujets NDE ignorent, dans la quasi totalité des cas, les données de la littérature ésotérique et médiumnique ! Il est indiscutable que nous nous trouvons ici en présence de preuves indirectes – témoignages concordants et indépendants – de la validité des conceptions « occultistes » (ou “ésotériques”) et des récits NDE.

Il existe certes une mémoire cérébrale, mais, contrairement à ce que s’imaginent les matérialistes et athées (qu’ils soient neurologues ou pas), il existe aussi une mémoire subconsciente, laquelle se trouve en fait localisée au niveau du corps éthérique (la mémoire centrale, indestructible, se trouvant au niveau du corps causal).

 

VII. Les NDE négatives :

Le modèle standard des NDE, caractérisé par une tonalité émotionnelle positive (sentiments de paix et de bien-être, beauté des scènes perçues, etc.), comporte des exceptions, celles des NDE dites négatives.

Ces récits d’expériences négatives (terrifiantes dans le pire des cas) ne concernent cependant qu’un pourcentage réduit, ce qui explique que l’on en parle peu. Les estimations de leur occurrence tournent autour de 5% des cas : 5% (Kenneth Ring, 1999), 4% (Peter Fenwick, 1999). Le cardiologue Maurice Rawlings a prétendu que ces mauvaises expériences étaient fréquentes. Mais on lui a fait le reproche d’utiliser les aspects désagréables d’une NDE « à des fins expiatoires et rédemptrices dans le cadre d’un prosélytisme religieux outrancier » (Daniel Maurer).

Evelyn Elsaesser-Valarino mentionne l’existence de trois types de NDE négatives :

– La NDE infernale.

– La NDE inversée.

– La NDE débouchant sur un vide dénué de toute signification.

* La NDE infernale est « teintée de fortes connotations religieuses » : vision de l’enfer avec des gens « croupissant dans un endroit laid, sale et sombre, plongée dans une chaleur insupportable »

* La NDE inversée comporte les mêmes composantes qu’une NDE positive, mais celle-ci est ressentie, par le sujet, comme négative.

* Dans la NDE présentant une sensation de vide, tout est perçu comme étant absurde et cruellement insignifiant. Ces expériences « sont remplies d’aliénation métaphysique, de solitude et de désespérance ».

Il existe des cas où une NDE négative a été suivie d’une NDE positive. (43)

Daniel Maurer précise que l’étude de Bruce Greyson et Nancy Bush (1992) a permis de distinguer trois catégories d’EMI à composantes négatives. Il évoque sept traits caractéristiques d’une EMI négative :

« – une angoisse initiale qui va en s’intensifiant ;

– des visions de personnages menaçants et de lieux effrayants ;

– un sentiment d’impuissance face à ces visions ;

– une impression de solitude et d’abandon pour l’éternité ;

– une souffrance extrême, souvent qualifiée d’inhumaine ;

– dans la plupart des cas, une intervention libératrice in extremis grâce à un événement ou à un personnage providentiel ;

– une impression a posteriori d’avoir vécu un horrible cauchemar, parfois décrit comme étant très réaliste. » (44)

Selon Bruce Greyson et Nancy Bush, la NDE inversée s’explique par l’idée que la personne « est terrifiée par la perspective de perdre son ego » pendant la mort. La personne « résiste frénétiquement au processus de l’agonie quand elle devrait au contraire s’y abandonner ». C’est « précisément cette résistance qui crée la frayeur croissante qui vient s’infiltrer dans toute l’expérience ». Ainsi, le fait de résister, de refuser de lâcher prise, serait une des raisons expliquant les NDE négatives. Une correspondante de Kenneth Ring (1984) est arrivée justement à la conclusion que sa terreur de la mort de l’ego était à l’origine de sa NDE négative. On voit, dans son récit, que deux facteurs sont à l’origine de sa NDE négative : la frayeur et le refus de lâcher prise. Ayant dit “oui” au passage qui lui était proposé, elle vécut alors une NDE positive

« Ainsi, on peut dire que la NDE inversée est provoquée par la peur, voire la terreur, générées par la perspective de la mort de l’ego. Les personnes qui sont incapables de lâcher prise ou qui entrent dans l’expérience de mort imminente handicapées par une violente appréhension, quelle qu’en soit la cause, peuvent vivre des NDE négatives qui finiront cependant souvent par rejoindre un déroulement classique de NDE positive. » (E. Elsaesser-Valarino)

Evelyn Elsaesser ValarinoEvelyn Elsaesser-Valarino

 

 

 

 

Kenneth Ring suggère que les NDE négatives seraient induites par le refus du sujet de reconnaître que sa personnalité (confondue avec son identité) n’est ni réelle, ni durable. Un sujet NDE, Bob Helm, dit que si « nous pouvions abandonner nos peurs, nous pourrions alors immédiatement faire l’expérience de la Lumière », les pensées conditionnées par la peur bloquant l’accès à cette “Lumière”… (45)

Daniel Maurer pense aussi qu’« alimenter les phases initiales d’une EMI avec des sentiments négatifs rend plus forte la probabilité de se projeter dans un univers terrifiant, confronté à des entités effrayantes et menaçantes ». Une autre explication, complémentaire, fait intervenir l’appréhension naturelle suscitée par la confrontation à l’inconnu, le sujet luttant pour s’opposer à la poursuite du phénomène. L’incapacité de la personne à enrayer le processus va produire un surcroît d’anxiété. Une réanimation se produisant à ce moment-là « ramènerait un sujet plus ou moins marqué négativement »

Personnellement, je considère que des personnes en proie aux craintes de l’enfer (conséquence des « péchés » commis) peuvent induire la création de “formes-pensées infernales”. Dans certains cas, la peur est probablement susceptible, en abaissant la fréquence vibratoire du « double » du “décorporé”, de projeter ce dernier dans ce que la littérature médiumnique et occultiste appelle le « bas astral », celui-ci correspondant à la zone inférieure, sur le plan vibratoire, du Plan astral. Ce « bas astral » (ou « sphère noire ») correspond à ce qui est traditionnellement appelé l’« Enfer » (ce dernier, rappelons-le, n’étant pas éternel !)…

L’acteur Curd Jurgens vécut une NDE négative (faces déformées et grimaçantes, terreur, langues de feu, femme au voile noir, etc.). Certaines perceptions tactiles (mains glacées sur la peau) pourraient s’expliquer par les mains du chirurgien ou les palettes métalliques du défibrillateur, auquel cas des vécus désagréables succéderaient « à une intervention d’urgence passablement agressive, telle une réanimation cardio-pulmonaire ». (46)

Le cas de l’exploratrice extracorporelle Jeanne Guesné illustre parfaitement la possibilité de projection de certains sujets NDE dans le « bas astral ». Elle connut une personne qui prétendait se dédoubler à volonté et qui avait par ailleurs reçu une éducation religieuse très stricte, « marquée par l’horreur du péché et la certitude de la faute imprégnant la nature humaine ». Or, cette personne se croyait persécutée par le « Diable » et voyait des êtres horribles la poursuivant et la griffant. Jeanne Guesné, d’abord très sceptique, se rendit compte qu’en fait cette personne « sortait bien de son corps, d’ailleurs faible et malade, mais elle se trouvait alors aussitôt plongée dans un enfer que son subconscient, saturé de pensées de sorcières, de sabbats infernaux, d’envoûtements, de mauvais sorts, projetait instantanément dans sa conscience, la retenant prisonnière de ses propres créations ». (47)

 

VIII. A propos du tunnel :

Voici, enfin, une dernière explication possible de certaines NDE négatives, en relation, cette fois-ci, avec le tunnel. Selon la source « Kylian » (un curieux « berger » évoqué par Frédérique Lunardelli et Jacques Rabitz), le tunnel perçu par les sujets NDE représente le sas entre le plan terrestre et le plan cosmique, la lumière résultant quant à elle de l’interaction des deux plans et de la différence de leurs niveaux vibratoires.

Avant le tunnel, l’être dispose de son « capital énergétique » complet. Afin de continuer le voyage, il va devoir en abandonner la majeure partie et n’en conserver, selon « Kylian », que 10% environ. Les 90% qui restent « seront récupérés et serviront à alimenter le plan cosmique ». Cette séparation d’énergie marque le point de “non-retour”. Dés qu’elle est effective, on ne peut plus retourner en arrière.

Toujours selon cette source, c’est dans le tunnel que l’on peut être confronté aux ennuis les plus dangereux, cette traversée relevant « plus du mauvais cauchemar que de la balade de santé ».

« Vous rencontrerez, en chemin, toutes les entités qui, en refusant de quitter l’astral terrestre ou en l’acceptant mais bien trop tard, finissent par se retrouver bloquées dans le passage. Impossible pour elles de retourner en arrière : la séparation de leurs énergies a déjà eu lieu. Mais impossible, aussi, d’avancer et de sortir du tunnel : en refusant de quitter le plan terrestre, elles ont gaspillé les 10% d’énergie dont elles disposaient. Elles restent donc coincées là et, dans la mesure où cela n’a rien de plaisant ni de particulièrement agréable, elles vont essayer de récupérer suffisamment d’énergie pour quitter cet endroit et atteindre enfin ‘l’astral cosmique’. »

Pour ce faire, il n’y a qu’un moyen : c’est de prendre l’énergie à une entité munie des 10% d’énergie nécessaires pour le passage. Dans un premier temps, ces entités du “bas astral” vont essayer de se matérialiser pour se faire reconnaître. Mais par manque de technique et manque d’énergie, les images produites « se délitent peu à peu puis finissent par se déformer complètement ». Elles donnent naissance à des images de cauchemar. Ces rencontres sont très traumatisantes pour l’entité.

Dès que l’une des entités parvient à toucher le nouveau venu, elle « aspire » l’énergie de ce dernier « jusqu’à ce que celle-ci se stabilise en quantité égale de part et d’autre, selon le principe des vases communicants ». Si le nouveau venu se heurte encore à une entité, la réserve d’énergie va finir par devenir insuffisante pour poursuivre le « voyage », et il restera alors bloqué à son tour dans le tunnel.

Plus vite on franchit le tunnel, moins on entame son propre “capital énergétique” (10%)…

Le « tunnel » n’existe pas vraiment, et la lumière blanche résulte « de l’interconnexion de deux niveaux vibratoires différents : celui de ‘l’astral terrestre’ et celui, beaucoup plus élevé, de ‘l’astral cosmique’ ». (48)

 

IX. L’oubli des NDE :

On s’est posé la question : pourquoi de nombreuses personnes ne vivent-elles apparemment pas (elles n’en ont en tout cas pas la mémoire) une NDE, alors qu’elles vivent le même type de situation dramatique que les « expérienceurs » ? Voici, peut-être, la réponse à cette question :

Chercheur d'éternitéPierre Lassalle (qui se réfère à l’enseignement de Rudolf Steiner) écrit que le corps éthérique est le siège de la mémoire. Lors d’une expérience de mort imminente, le corps éthérique ne se détache pas complètement du corps physique, il garde un contact avec ce dernier, « sinon ce serait la mort véritable ». Si la personne vivant la NDE n’a pas eu le temps d’avoir peur, elle « se rappellera ce qu’elle a vu de l’autre côté, dans le monde astral ».

« Si elle a eu le temps d’avoir peur, son corps astral se décollera de son corps éthérique, et elle ne pourra pas se souvenir de son expérience dans l’au-delà ! ». (P. Lassalle)

Les émotions se vivent par l’intermédiaire du corps astral, « et les émotions fortes brassent celui-ci ». La peur perturbe le corps astral, lequel se détache du corps éthérique (d’où la perte de la mémoire)…

Pierre Lassalle fait un parallèle avec l’Initiation antique… (49)

 

Alain Moreau

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Références :

1. « Le nouvel observateur », n° 2094-2095, 23 décembre 2004 – 5 janvier 2005, p. 75.

2. « Ondes », n° 19, septembre 2001, p. 598-599.

3. « Ondes », n° 20, décembre 2001, p. 621.

4. « Sciences et avenir », février 2002, p. 47-48.

5. « Facteur X », n° 1, juin 1997, p. 8.

6. Melvin Morse (et Paul Perry), « Aux frontières de la mort », éditions Christian de Bartillat, 1994, p. 273.

7. Ibid., p. 133.

8. Kenneth Ring, « En route vers Oméga », éditions Robert Laffont, 1991, p. 212-234.

9. Jean-Pierre Jourdan, « La mort transfigurée » (sous la direction d’Evelyne-Sarah Mercier), éditions L’Âge du Verseau, 1992, p. 169.

10. Ibid., p. 168.

11. Jocelyn Morisson, « Le monde de l’inconnu », n° 310, septembre – octobre 2004, p. 38-41.

12. Kenneth Ring, « En route vers Oméga », op. cit., p. 150-174.

13. Ibid., p. 175-200.

14. Ian Wilson, « Enquête aux frontières de la mort », éditions Exergue, 1998, p. 117-122.

15. Evelyn Elsaesser-Valarino, « Parasciences et transcommunication », n° 56, octobre 2004, p. 48-56.

16. Earlyne Chaney, « Initiation dans la Grande Pyramide », éditions Arista, 1991.

17. Anne Givaudan et Daniel Meurois, « Terre d’émeraude », éditions Arista, 1983, p. 60.

18. Lobsang Rampa, « Histoire de Rampa », éditions J’ai Lu, 1969 (Albin Michel, 1963), p. 195.

19. Daniel Maurer, « La vie à corps perdu », éditions des 3 Monts, 2001, p. 55-56.

20. Christine Hardy, « L’Après-vie à l’épreuve de la Science », éditions du Rocher, 1986, p. 61.

21. Brigitte Dutheil, « L’Univers super-lumineux », éditions Sand, 1994.

22. Gregg Braden, « L’éveil au point zéro – L’initiation collective », éditions Ariane, 1998, p. 108.

23. Annie Besant, « L’Homme et ses corps », éditions Adyar, huitième édition française de 1982, p. 44.

24. Peter Richelieu, « La vie de l’âme pendant le sommeil », éditions Vivez Soleil, 1991, p. 37-38.

25. Anne Givaudan et Daniel Meurois, « Terre d’émeraude », éditions Arista, 1983, p. 62-63.

26. Jeanne Morrannier, « Vers l’Unité », éditions Sorlot – Lanore, 1991, p. 108.

27. Suzanne Demoiny, « D’un monde à l’autre », éditions Demoiny, 1992, p. 56.

28. Jeanne Morrannier, « L’Univers spirituel », éditions Sorlot – Lanore, 1988, p. 142.

29. Brigitte Dutheil, « L’Univers superlumineux », op. cit., p. 146-159.

30. Patrice Van Eersel : « Réapprivoiser la mort », éditions Albin Michel, 1997, p. 285-301.

31. Kenneth Ring, « Sur la frontière de la vie », éditions Robert Laffont, 1982, p. 270.

22. Jean-Louis Siémons, « Revivre nos vies antérieures », éditions Albin Michel, 1984, p. 291-292.

33. Benjamin Creme, « La mission de Maitreya », tome 2, Association Partage, 1995, p. 365-366.

34. Anne Givaudan et Daniel Meurois, « Les neuf marches », éditions Arista, 1991, p. 235.

35. Midaho, « Dialogues avec Dieu », éditions Hélios, 1996, p. 78-79.

36. Lobsang Rampa, « Crépuscule », éditions J’ai Lu, 1975 – édition originale : 1974 -, p. 73-74.

37. William Buhlman, « Voyage au-delà du corps », éditions L’Art de S’Apprivoiser, 1998, p. 96.

38. Patrick Drouot, « Guérison spirituelle et immortalité », éditions du Rocher, 1992, p. 112.

39. Kenneth Ring, « Sur la frontière de la vie », op. cit., p. 278-280.

40. Jean-Pierre Schnetzler, « De la mort à la vie », éditions Dervy, 1995, p. 109-119.

41. Annie Besant, « La sagesse antique », éditions Adyar, édition de 1987, p. 99-100.

42. Max Heindel, « Cosmogonie des Rose-Croix », Association Rosicrucienne, édition française de 1972, p. 116-117, 122-123.

43. Sous la direction d’Eric Raulet et d’Emmanuel-Juste Duits, « Paranormal. Entre mythes et réalités », éditions Dervy, 2002, p. 85-90.

44. Daniel Maurer, « La vie à corps perdu », op. cit., p. 79-80.

45. « Paranormal. Entre mythes et réalités », op. cit., p. 86-89.

46. Daniel Maurer, « La vie à corps perdu », op. cit., p. 83-84, 87-89.

47. Jeanne Guesné, « Le grand passage », éditions Le Courrier du Livre, 1978, p. 17, 50-51.

48. Frédérique Lunardelli et Jacques Rabitz, « Connaissance. Point 2 », éditions Hélios, 1999, p. 23-27.

49. Pierre Lassalle, « Chercheur d’éternité », éditions de Mortagne, 1994, p. 38, 41-43.

 

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