Les divers aspects de Dieu selon Daniel Meurois

 

 

 

 

 

 

 

 

C’est sur la petite île de Chiloë, non loin des côtes de la Patagonie chilienne, que Daniel Meurois eut un contact particulier. Il eut la perception de trois présences humaines, une masculine et deux féminines. Il vit un écran couvert de brume d’où surgirent des lignes et des signes aux dessins archétypaux, avec une lumière verte iridescente. Puis une voix se fit entendre… La voix identifia leur présence à celle des Serviteurs des Anges du Seigneur, ces derniers correspondant aux Elohim des temps passés.

« Le microcosme judéo-chrétien a trahi la pensée du Soleil-Christ en présentant un Dieu distinct de Sa Création et agissant comme un juge extérieur à elle.

Qui plus est, sa vision s’est volontairement limitée à ne tenir compte que de la Terre, faisant de cette dernière le centre de l’univers, enfant chéri du Divin. Enfin, comme pour mieux rétrécir encore votre champ de réflexion et l’infantiliser, une telle conception affirme que Dieu mettra arbitrairement un terme à sa Création ”ex nihilo” et fera apparaître une Terre nouvelle pour les hommes et les femmes qui l’auront adoré et craint et qui, dès lors, se seront libérés du fameux péché originel… » (1)

Dieu, en tant que Père, correspond globalement à ce que certains appellent l’Adhi Bouddha, le Bouddha primordial ou le Bouddha-racine.

« Ce sont les concepts de Dieu en tant que Père et de Christ en tant que Fils qu’il nous faut ébranler. Ceux-ci, dans leur formulation et leurs développements, sont bien évidemment les fruits d’une société terrestre patriarcale correspondant à un cycle terrestre de la même polarité. On peut en jouer le jeu… et c’est ce que nous avons fait avec vous jusqu’ici.

Cependant… Cependant, il devient urgent de comprendre que la Puissance divine, quel que soit son degré de Réalisation solaire, n’est ni masculine ni féminine. Dans l’absolu, dire ‘Dieu le Père’ ou ‘Dieu la Mère’ est une invraisemblance, tout autant qu’un signe d’ignorance.

Dès lors qu’un Maître ascensionné a accès à l’androgynat, ainsi que cela a été mentionné, il serait absurde de s’imaginer que la Conscience solaire qui régit un système planétaire, ou Celle qui rayonne au cœur d’une galaxie, soit d’une polarité plutôt que d’une autre. Seul l’esprit humain assujetti aux différents cycles de vie – ou volontairement complice avec ceux-ci – parle du Divin en termes sexués. »

Quant à l”Esprit que l’on dit saint, il n’est autre que l’Esprit Universel. « Dieu l’Esprit Saint » n’est pas davantage « quelqu’un » que « Dieu le Père ou le Fils ». (2)

 

3. La Conscience du Soleil :

La boule de matière en fusion à laquelle on donne le nom de Soleil n’est que la carcasse physiquement analysable d’un autre Soleil qui œuvre en son sein.

« Celui d’entre nous dont la conscience vint inspirer, il y a quelques millénaires, le pharaon Akhenaton, tentait de transmettre tout cela. Il savait que sa parole ne serait alors qu’un murmure et qu’il lui faudrait l’écho de la sensation du temps qui passe avant que l’on ne commence véritablement à l’entendre. »

La Conscience du Soleil, sa réalité en tant qu’Être et non pas en tant qu’objet céleste, est le résultat d’une fusion.

Il s’agit de la fusion des Maîtres de Sagesse ayant atteint, lors d’une Vague de Création antérieure à la nôtre, les plus hauts niveaux de réalisation de leur monde.

« Chacun de ces Maîtres était originaire d’une planète appartenant à un système gravitant autour d’un Soleil central. Il était l’Être le plus ascensionné que cette planète ait jamais porté. En termes d’analogie, il en était le Krishna, ou le Bouddha ou encore le Jésus, pour ne citer que quelques noms symboliques…

En tant que Maîtres de Sagesse pleinement accomplis et parfaits pour le type de monde où ils s’étaient développés et où ils avaient oeuvré, ils étaient parvenus au bout de leur évolution…

Voilà pourquoi ils ont été appelés à passer à un autre degré de perfection, à un stade qu’il nous faut qualifier de fusionnel, faute de terme plus adéquat.

Des Êtres analogues à Jésus ou au Bouddha Gautama ont ainsi ‘marié’ leur conscience deux par deux, puis quatre par quatre, jusqu’à ce que leurs Présences de type solaire n’en fassent plus qu’une : un Soleil à part entière, un astre ayant en charge un ensemble de planètes pour la vague de Création à venir… »

Ce ne sont pas les âmes des plus grands Maîtres ascensionnés qui s’épousent ainsi lors de ces Noces cosmiques particulières. Chacun de ces grands Réalisés doit avoir réuni en lui ses polarités masculine et féminine, car aucun être ne peut prétendre à la Libération que constitue une Ascension sans être passé par les épousailles avec lui-même.

Dans la Vague de Création ayant précédé la nôtre, ce sont les 8 plus grands Maîtres ascensionnés issus de 8 planètes proches sur le plan vibratoire qui se sont unis afin de générer notre Soleil.

Les Maîtres les plus réalisés des planètes de notre système solaire seront eux-mêmes amenés à faire fusionner leur esprit afin de donner naissance à un autre noyau solaire…

Les 9 plus grands Maîtres ascensionnés qui seront issus de notre système solaire s’uniront en esprit à la fin de la présente Vague de Création, initialisant ainsi un Soleil pour la suivante. Ce Soleil fera sortir de son sein 10 planètes, donc 10 Maîtres majeurs en potentiel… et ainsi de suite.

 

– Le Soleil central :

Les autres Maîtres réalisés d’une planète, ceux qui ne fusionnent pas, ont la possibilité de fusionner leurs esprits afin de permettre l’émergence de ce qui sera le Soleil intérieur d’une planète lors d’une Vague de Création à venir. Toute planète possède son Soleil central et il est aussi vital que peut l’être le noyau d’une cellule au sein de celle-ci.

Un tel noyau solaire représente la « banque de données centrale » de l’ordinateur constitué de toutes les expressions de vie s’étant développées au sein d’une planète.

Le Soleil interne d’une planète contient en lui le programme du projet de vie appelé à s’y développer. En outre, l’un des rôles du Soleil central d’une planète est de tenter d’absorber, âge après âge, la masse des pesanteurs psychiques collectives générée par la succession des civilisations qui s’y manifestent.

« Il joue, par conséquent, le rôle de régulateur du karma collectif des peuples… jusqu’à atteindre parfois la saturation. »

On est alors en mesure de commencer à comprendre pourquoi il est dit qu’à l’heure de la Crucifixion, le Christ est « descendu aux Enfers », cette notion constituant la distorsion et la « puérilisation » d’un événement majeur.

« En fait, en quittant le corps du Maître Jésus porté en croix, la Conscience du Christ – celle du Soleil de notre système planétaire – a eu pour mission d’aller décharger le Soleil intérieur de la Terre du surplus de karma collectif des humanités qu’elle a portées.

Analogiquement à ce qui se passe dans vos ordinateurs, il arrive toujours un temps où la capacité d’absorption mémorielle d’une planète vient à saturation, rendant impossible toute avancée.

L’oeuvre du Principe christique, en tant que Soleil central d’un système planétaire – ou, si vous préférez, son dieu – a été, par conséquent, de laver une mémoire, de débarrasser celle-ci de tous les résidus de souffrance entravant sa croissance et l’empêchant d’apprendre ‘autre chose’.

Comprends ceci : ‘Laver les péchés’ d’une communauté, c’est purifier et alléger sa mémoire afin d’y faire de la place pour avancer vers une conscience plus aimante. » (3)

 

4. L’adombrement du Fils et du Père :

Le Christ – qui a adombré le Maître Jésus – s’adressait à une Force incommensurable à laquelle il donnait le nom de Père. Il s’agit du Logos galactique.

« Il s’agit, en termes d’astronomie, du Soleil central de l’un des bras de notre galaxie, grand ordonnateur d’une multitude de systèmes planétaires. »

En tant qu’Avatar, le Maître Jésus a été adombré par notre Logos galactique en même temps qu’il l’était par la Conscience Solaire de notre système planétaire. Il s’est donc agi d’un double adombrement…

« En termes différents, nous pouvons affirmer que Jésus, Maître de Sagesse et Avatar, a été habité, durant quelques années de sa vie terrestre, par une double Présence divine, celle du Fils – Christ et Logos de notre système solaire – et celle du Père – Soleil central et Logos galactique de notre univers ‘local’.

Ne devient-il pas simple, dès lors, de comprendre pourquoi il lui arrivait d’affirmer : ‘Mon Père et moi ne sommes qu’Un’ ? »

L’adombrement parle du recouvrement d’une conscience par le rayonnement « d’une autre conscience plus réalisée »…

Il s’agit d’un événement ponctuel, cet aspect épisodique s’expliquant par le fait que le corps de Celui qui reçoit la Force est alors soumis à une énergie si colossale qu’il en subirait à la longue des dommages.

C’est une émanation de la Conscience solaire qui adombre l’être, et non la totalité de cette Conscience. Dans le cas contraire, le corps physique du « receveur » exploserait sous la puissance de l’énergie du « donneur ».

Dans le cas du Maître Jésus, c’était la première fois que, dans notre cycle de vie et dans notre système solaire, notre Logos galactique a pu s’exprimer directement par l’adombrement d’un être incarné.

Lors du précédent cycle de vie, seul le Logos solaire, c’est-à-dire le Christ responsable de notre système planétaire, avait pu se manifester. Le Maître ascensionné qui le recevait par adombrement était déjà habité par une émanation du Logos planétaire, c’est-à-dire par le Soleil interne de la planète. (4)

« Les Avatars sont ceux qui, parmi les Maîtres ascensionnés, se voient chargés d’une mission publique d’ampleur planétaire, solaire ou galactique. Il en existe ainsi de plusieurs types, selon ce que l’évolution d’une humanité réclame à un moment précis de son histoire.

Les Avatars représentent plus que des lignes de communication directe avec les différents niveaux d’expression de Dieu (…). Il faut les voir comme des densifications de Son énergie, tout au moins durant les années où ils sont adombrés par Elle.

En fait, un Maître ascensionné devient Avatar dès l’instant où, lors d’un événement précis de sa vie, il est soudainement habité par un Champ de Conscience qui dépasse sa personnalité de Maître et où, dès lors, il parvient à s’exprimer sans trace égotique, au nom du Divin. Il clame alors : ‘Je Suis’… tout simplement parce qu’IL Est, c’est-à-dire qu’il se reconnaît tel un diamant sur lequel l’espace et le temps n’ont qu’une emprise apparente. On pourra certes le voir éprouver des sentiments, souffrir et vieillir – car aimer un monde en fait accepter les contraintes -, mais il traversera tout cela avec une joie et une volonté si inébranlables qu’il dérangera radicalement l’ordre des choses.

Tous les Maîtres ascensionnés ont l’opportunité, à un moment donné de leur propre cheminement, de se voir confier une mission d’Avatar.

Chaque mission a une spécificité. Elle peut concerner une race plutôt qu’une autre en fonction des nécessités karmiques de celle-ci, de son bagage génétique collectif, de ses mémoires cellulaires et de l’éventail de ses sensibilités. Une mission peut aussi, bien sûr, s’adresser à un peuple humain dans sa globalité.

C’est, en définitive, le ‘parfum d’âme et d’esprit’ d’un Maître ascensionné qui le prédispose à telle tâche plutôt qu’à telle autre. »

Par qui cette tâche lui est-elle assignée ? Le Maître la reçoit à partir de la ou des Sources solaires situées en amont de lui, c’est-à-dire soit du noyau central de la planète, du Christ – ou Bouddha majeur – du système solaire, ou encore du Logos galactique.

« Il joue le jeu solennel de celui qui sait qu’il sera bientôt divinisé puis placé ‘à part’ d’une humanité avec laquelle, de par son amour, il faisait corps. »

« Cela n’échappe pas à l’Avatar qui garde donc une personnalité terrestre afin de ne pas trop éblouir par son ‘inhumanité’.

Du reste, il faut bien comprendre qu’il y a des moments plus sacrés que d’autres dans la vie d’un Avatar, des moments privilégiés où le Divin l’adombre plus en profondeur, des moments où l’intensité de l’Onde qui l’embrasse culmine davantage. »

Les Relais divins mis à part, il y a aussi les Relais du Divin. Ces derniers sont les points de ralliement, les zones précises qui naissent de l’union de pensée de l’ensemble des Maîtres ascensionnés. Ce sont les chakras d’une planète. Ces centres de force surgissent de la complicité de cœur existant entre de tels êtres et la Présence divine palpitant dans le noyau solaire de la planète en question. Ce qui les habite, c’est la vision claire du grand Plan d’expansion de la Conscience à travers le cosmos.

Il existe, sur Terre, deux Relais majeurs du Divin, l’un se situant dans les Himalayas, l’autre dans les Andes. Ces zones ont une existence physique et des contreparties subtiles. Il s’agit de Shambhalla et de l’Eldorado. (5)

Un Réalisé est un être qui s’est libéré de ses entraves karmiques et qui devient donc consciemment maître de son chemin. La plupart du temps, il choisit de poursuivre celui-ci dans la matière afin d’éclairer l’humanité.

Un Ascensionné est un Réalisé qui est parvenu à parfaire plus encore sa fusion avec le Divin.

« Pour lui, le ‘problème’ de la densité du corps de chair à endosser afin de poursuivre une mission d’Eveil ne se pose même plus. Ses cellules sont si saturées de Lumière qu’il n’est plus contraint de passer par la mort physique pour traverser les siècles et circuler d’un monde à l’autre. Son corps est esprit tandis que son esprit imbibe son corps.

Il va de soi, vous l’avez compris, que de tels êtres se rient du temps aussi bien que de l’espace. Par ailleurs, ils ne conservent leur apparence sexuée qu’en fonction des nécessités réclamées par les cycles régulant les mondes qu’ils ont entrepris de guider. »

Il existe tout autant de femmes réalisées et ascensionnées que d’hommes, et celles-ci vivent aussi l’androgynat au fond de leur cœur.

Il y a 144.000 niveaux de conscience, cette globalité exprimant la nature de ce que l’on nomme Dieu à l’échelle galactique. Ses rayons sont les « élus » symboliques de certaines Traditions.

Le Christ (le Logos de notre système planétaire), sous l’identité et les traits du Maître Jésus, a été traditionnellement appelé Fils de l’Homme.

« Si l’on considère que nous sommes énergétiquement Ses enfants et que Lui-même se référait à un Père céleste, tout va de soi… Dans cet ordre d’idée, il faut seulement admettre que ce que l’on appelle ici Homme, avec une majuscule, ne soit autre que Dieu dans sa dimension Père-Mère.

Poser un tel regard sur le Divin, c’est finalement prendre conscience que le Dieu suprême auquel nous sommes capables de nous référer est analogue à nous-mêmes dans Ce qui nous est promis et dans notre réalisation la plus totale.

Autrement dit, les humains que nous sommes tous – pour ne pas dire humanoïdes dans certains cas – ne sont encore que les brouillons, les ébauches, les prémices de l’Homme parfait qui attend en nous, individuellement puis collectivement à travers une série de fusions. »

Dans sa plus belle réalisation, le corps humain subtil est animé par 12 chakras. Chacun d’eux correspond à un niveau de conscience spécifique, et chaque niveau de conscience se décompose lui-même en 12 stades de sensibilité et donc de perceptions différentes de la Vie. On en est ainsi arrivé au nombre sacré de 144. La multiplication par 1000 traduit, quant à elle, « l’amplification donnée par l’accession au Champ de Conscience divin ».

Toute créature est « divinisable ». Elle porte en elle l’embryon du Dieu Père-Mère. L’événement historique de la Résurrection que l’on rattache à la vie de l’Avatar Jésus doit être perçu comme la transposition terrestre « du grand archétype universel de la Réunification de l’Être avec lui-même ou de sa régénération ». (6)

Alain Moreau

 

Share This:

Les commentaires sont fermés.