Les Annales akashiques selon Daniel Meurois

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C’est lors de l’écoute d’un Agnus Dei que Daniel Meurois vécut spontanément l’une de ses premières plongées dans la Mémoire du Temps.

Il s’était soudainement retrouvé face à un homme penché sur un bureau de bois sombre.

« Le dos voûté, l’homme, jeune encore, écrivait fiévreusement. Ce n’était pas des mots qui naissaient sous sa plume ; c’était des notes, blanches ou noires, qui jaillissaient à un rythme frénétique sur une portée musicale. Dans le fond de la pièce, devant une étagère où s’empilaient quelques livres, un piano se tenait, le ventre ouvert, en attente d’un enfantement. » (D. Meurois)

La circulation automobile dans la rue interrompit la perception de cette scène. Daniel Meurois ne douta pas que l’homme perçu était l’auteur de l’Agnus Dei.

De spontanées et incontrôlées qu’elles étaient, ses incursions dans la Mémoire du Temps devinrent progressivement volontaires puis totalement dirigées.

Chaque fois que le phénomène se produisait, son corps physique ne lui devenait plus perceptible. Ceci s’accompagnait d’une augmentation de sa lucidité, de sa vigilance. La plupart du temps, il se percevait ensuite brièvement du dehors, puis ils se laissait guider par une sorte de fil lumineux, l’espace traversé ressemblant alors à un « vide », parfois peuplé de quelques étincelles aux accents dorés.

Il mit longtemps à s’apercevoir que le fil directeur qui le tirait en avant de lui était arrimé en un point situé entre ses deux yeux. Plus il se familiarisait avec ce type de projection de conscience en dehors du corps, plus le « trajet » lui semblait rapide avant l’émergence des premières images du passé.

Parfois, sa trajectoire le menait assez soudainement au coeur de ce qu’il décrit comme une immense coupole de verre ou de cristal à l’ambiance presque ouatée. Daniel Meurois se voyait s’y déplacer sur un sol translucide laissant apparaître sous lui l’autre partie, inversée, de la coupole. Il s’aperçut que les parois de la coupole étaient en partie recouvertes de livres à hauteur d’homme. C’est alors que « quelqu’un » qu’il ne distinguait pas en prenait un et l’ouvrait pour le lui montrer. Les pages étaient toujours d’un blanc laiteux, et un flot d’images du passé jaillissait dans sa conscience.

Cette phase, « téléguidée », d’apprentissage, ne dura guère plus de deux ou trois ans.

Les images dans lesquelles il plongeait lui semblaient le plus souvent appartenir à un passé très lointain de l’humanité. Il eut ensuite accès à des percées dans le Temps plus proches de nous, plus intimes. Il n’a plus que très rarement la perception du petit fil de lumière qu’il devait suivre, et encore moins celle de la coupole translucide. Sa conscience se détache de son corps, observe celui-ci de l’extérieur quelques instants, puis elle est aussitôt aspirée par la réalité d’un autre Temps.

« En une fraction de seconde, je me trouve simplement face à un écran blanc laiteux. Cet écran, qui est manifestement le reflet d’un état de ma conscience, me donne parfois l’impression d’être parcouru par des bandes verticales grisâtres se déplaçant de gauche à droite. Dans l’immense majorité des cas toutefois, il se troue par le milieu, m’entraîne au cœur de sa déchirure et me propulse sans autre transition au milieu d’une scène du passé. » (D. Meurois)

Les scènes perçues s’apparentent à des films, le champ de vision s’élargissant à 180°, voire plus.

En outre, la pénétration de la Mémoire du passé fait appel à tous les sens : l’ouïe, l’odorat, le toucher, et même parfois le goût.

La plupart des incursions de Daniel Meurois dans le Temps se caractérisent par le ressenti immédiat d’un contact avec le sol.

« Ainsi, en ‘surimpression’ des premières images captées, viendra aussitôt s’imposer, par exemple, la perception de ‘mes’ plantes de pieds nus marchant sur le sable chaud ou encore la certitude de chausser une paire de bottes claquant sur les dalles de pierre d’un château.

Cet aspect tactile de l’expérience est, à mon avis, majeur, car, peut-être davantage que son côté visuel ou auditif, il procure la sensation d’être là, bien présent, en chair et en os, au cœur même de l’action. Autant dire qu’il participe grandement à l’impact émotionnel que le phénomène imprimera dans la conscience. » (D. Meurois)

Lorsqu’elle est vécue dans un but intentionnel, celui d’un témoignage, cette expérience dure parfois trois heures. Plusieurs années de pratique ont été nécessaires pour qu’une telle durée puisse être atteinte. Ces trois heures se sont « installées » d’elle-mêmes. S’il lui arrive de vouloir prolonger l’expérience au-delà de ce laps de temps (jusqu’à quatre heures, par exemple), il en ressent, à son « retour », « une très grande lassitude avec la pénible sensation de ne pas être pleinement présent et – chose plus grave – avec un certain désintérêt pour la vie courante ».

C’est une sorte de petite nausée et de tiraillement vers l’ombilic qui le rappelle à l’ordre (afin de cesser l’expérience).

« Il me suffit alors d’émettre intérieurement le désir d’un retour pour enclencher un processus permettant à mon mental de se déconnecter de la scène vécue. A partir de cet instant, le retour s’effectue rapidement. Les images se brouillent, tous mes sens s’engourdissent et je reviens à moi dans une brève mais forte sensation de chute.

C’est à ce moment-là qu’il convient de ne pas se laisser gagner par la peur… peur du vertige de la chute, peur de ne pas pouvoir regagner l’enveloppe physique ou de mal la réintégrer. Dans les faits, cette peur – donc l’absence de détente et de confiance – suffirait à provoquer des malaises si la ‘récupération’ du corps ne s’effectuait pas en harmonie. On parle de vertiges importants, de la sensation de ‘marcher à côté de soi’ et de maux de tête. » (D. Meurois)

Daniel Meurois a constaté l’existence, lors de ses premières incursions dans le passé, d’une distorsion de la perception du temps. Il a remarqué que, tandis que trois heures s’écoulaient dans notre monde, la partie de lui qui avait accès à des images d’une autre époque y vivait une journée complète dans ses moindres détails et sans perte de vigilance.

Durant les trois ou quatre jours qui suivent l’expérience, les informations captées demeurent gravées en intégralité dans la mémoire, après quoi le souvenir s’atténue normalement.

Lorsqu’elle est amenée à s’immerger dans une époque du passé, la conscience assiste à des conversations dans une langue qui lui est, dans l’immense majorité des cas, totalement étrangère. Mystérieusement, elle en comprend le sens, comme si un décodeur lui était mis à disposition.

« Dans mon propre cas, qu’est-ce qui fait que je deviens soudainement capable de comprendre, à la perfection, les langues de l’Egypte antique, l’araméen, certains dialectes de la Mésopotamie, de la Gaule celtique ou encore, par exemple, l’Occitan du XIIIème siècle ?

Tout ce que je puis dire, c’est que si j’entends ces langues dans leurs sonorités originales, je les comprends aussitôt intérieurement avec mon vocabulaire d’aujourd’hui. » (D. Meurois)

Il est arrivé à Daniel Meurois, à plusieurs reprises, de se trouver plongé au centre d’événements dramatiques se déroulant durant la Révolution française. Il a ainsi été le témoin « en direct » de quelques mises à mort difficilement supportables. Il ajoute qu’on a beau se dire que c’est le passé, l’immersion en son sein est si totale qu’elle ne peut jamais laisser indifférent.

Il a découvert qu’il lui était possible de « rembobiner » le film afin de le visionner plusieurs fois.

 

1. Trois types de perceptions du passé :

Il existe trois types d’exploration du Temps :

* Notre propre mémoire (donc notre être) dans ses pérégrinations à travers les Âges.

* La perception du passé d’une tierce personne.

* Une mémoire globale, celle de notre planète ou d’ailleurs.

L’exploration de notre propre mémoire, et qui implique la notion de réincarnation, est la plus délicate. Daniel Meurois relate une expérience vécue vers la fin des années 1970, alors que sa conscience venait de quitter son corps. En quelques secondes, le voile du Temps se désagrégea :

Tout de suite, je compris que je ne me résumais pas à être deux yeux spectateurs d’une scène. Ces yeux appartenaient à un corps de chair qui marchait sur un sol. J’en apercevais les aspérités sous la plante de mes pieds. Et ce bras qui se balançait à mon côté droit… Il avait le poignet cerclé de cuir et de dents animales.

J’ai alors croisé une femme très brune au regard très clair… Je savais que c’était la mienne, mon épouse, et je me suis entendu lui dire que j’allais dans la forêt trouver un bon morceau de bois. Il fallait que je sculpte quelque chose avec mon couteau, le visage d’un animal étrange que j’avais vu en rêve. La femme m’a souri et j’ai ressenti tout son amour. Les rêves étaient importants pour nous…

J’ai alors contourné les fourrés à la lisière de la forêt ; j’ai marché sur des troncs d’arbres morts et j’ai aussi aperçu la teinte cuivrée de mes jambes. Mes mollets étaient entourés de bandelettes de cuir et je portais jusqu’à mi-cuisses une sorte de pagne couvert de signes écarlates. Je savais qu’en marchant un peu vers le torrent, je trouverais le morceau de bois qu’il me fallait. J’ étais passé cent fois à côté de lui en allant harponner le poisson près de la cascade. Un beau tronc de bois gris avec des nœuds comme des yeux d’ancêtres qui me questionnaient…

Brusquement, je vis une silhouette surgir devant moi. C’était celle de l’un de ces hommes blancs portant des bâtons qui crachaient le feu. Nous en apercevions parfois. Il me hurla quelque chose et j’ai aussitôt compris qu’il ne me voulait pas de bien. A cet instant précis, je ressentis un violent choc sur la nuque, un voile blanc tomba devant mes yeux et je n’entendis plus un son. C’était l’absence de tout… Ma pensée elle-même me semblait suspendue.

Je crus que ma vie ou que ma vision du passé allait s’arrêter là, que tout était fini, mais non… le livre du Temps s’ouvrit à nouveau.

J’étais toujours lui, l’Indien de la forêt, et je demeurais parmi les Blancs ; ils m’avaient emporté avec eux, j’étais sur l’un de leurs immenses bateaux voguant vers je ne sais où. La tempête faisait rage et, tandis que des hommes couraient en tous sens sur le pont qui grinçait de toutes parts, on m’attachait avec des cordes en avant du navire, directement au mat de beaupré. Je savais qu’on voulait que je regarde, que je scrute la mer aussi loin que je le pouvais entre l’écume des vagues. Je devais crier s’il y avait des récifs. C’était horrible… J’étais transi, malade, fouetté par toutes les vagues de l’océan. Mon âme et mon corps étaient en enfer. Ai-je perdu connaissance ? Je n’en sais rien…

Une nouvelle fois, je crus que le film du passé allait s’interrompre là, au cœur de cette situation abominable à laquelle je ne comprenais rien. La lumière du jour vint cependant ouvrir une fois encore les paupières de mon âme…

J’habitais à nouveau mon corps amérindien et ce que je découvrais était terrible… Je me tenais là, de retour, sur l’emplacement de mon ancien village. Plus rien ne subsistait de ce que j’y avais connu. Rien ! De-ci, de-là, les pauvres débris de quelques huttes gisaient sur le sol entre les herbes sèches, comme les empreintes dérisoires d’un bonheur à jamais envolé. Je me souviens avoir parcouru les vestiges de mon ancien village en me traînant presque au sol et en pleurant toutes les larmes de mon être. Il n’y avait plus rien à faire ! La douleur était indicible. Tant d’injustice et de sauvagerie dont je ne comprenais toujours pas la raison !

C’est la souffrance de mon coeur saignant qui, j’en suis certain, brisa le film et me ramena brutalement dans mon corps du XXème siècle. Je garde particulièrement en mémoire les quelques heures qui suivirent ce ‘voyage’. Elles furent pénibles… Une lutte silencieuse et très concrète contre le vertige et les nausées.

Je savais que je venais de lever le voile sur un pan de l’histoire de mon âme. Je savais aussi qu’en laissant aller ma conscience hors de son vêtement de chair, j’étais descendu au-dedans de moi, vers mes replis les plus profonds, et qu’aucune théorie de psychologie ou de psychiatrie ne pouvait m’ôter la vérité de ce que je venais de vivre… » (D. Meurois)

Cette expérience vécue témoigne de l’intensité qui caractérise une lecture du passé qui nous concerne en propre. C’est l’aspect émotionnel et surtout affectif qui prime. Lorsqu’on a accès à ce type de vécu, on ne peut en aucun cas confondre ce qui nous concerne et ce qui nous est étranger.

Daniel Meurois a appris qu’aux premiers temps de la colonisation du continent nord-américain par l’Europe, il n’était pas rare que l’on soustraie quelques « sauvages » à leur village afin de les enrôler de force sur des navires où la main d’oeuvre manquait. Lorsqu’il prit connaissance de ce fait historique, cela constitua pour lui la preuve ultime que son revécu à travers le Temps n’avait rien d’un délire, mais correspondait bien à sa mémoire personnelle.

 

– L’histoire de notre planète :

C’est dans ses premières années d’expérimentation qu’il est arrivé à Daniel Meurois de vivre le plus souvent l’accès à une mémoire planétaire.

Le vécu qui en résulte ne déclenche pas de ressenti de nature émotionnelle et il est donc assez facile à intégrer. Par ce genre d’expérience, c’est le mental qui est touché, pas le cœur.

 

2. L’Akasha, une colossale carte-mémoire :

Il existe un élément dans la structure de notre Univers qui agit en permanence comme un film magnétoscopique ou, plus exactement, comme une colossale « carte-mémoire ».

Outre la terre, l’eau, le feu et l’air, il y a l’akasha (terme d’origine sanscrite), le mot Akash désignant en hindi (l’une des principales langues utilisées en Inde) le Ciel en tant qu’espace lumineux.

L’akasha est une sorte de plaque sensible de l’Univers : tout ce qui advient quelque part, en n’importe quel endroit de ce qui existe, s’y imprègne automatiquement.

Lorsqu’on évoque la Mémoire akashique, on ne peut penser qu’au colossal disque dur d’un ordinateur inconcevable à l’esprit humain.

Lors de ses explorations « akashiques », Daniel Meurois a perçu des fils nacrés s’entrecroisant et qui traçaient, en trois dimensions, des motifs géométriques très complexes. Certains de ces motifs le font penser à des rosaces très élaborées (comme celles que l’on voit dans certaines cathédrales gothiques). Le tout dessine un réseau de filaments extrêmement diversifié.

« A chaque fois que deux filaments se croisent, une petite étincelle dorée jaillit et persiste le temps de la rencontre, souvent très brève. Cela signifie que le réseau de fils ou de filaments au centre duquel je me déplace n’est pas fixe, mais que les motifs qui le caractérisent se modifient constamment. » (D. Meurois)

Chaque étincelle dorée (qui naît pour s’évanouir presque aussitôt) est faite à la manière d’une cellule vivante avec sa membrane plasmique, son noyau et son cytoplasme. Au cœur de ce cytoplasme, des signes « flottent ». Daniel Meurois a la certitude de vivre alors dans un océan d’Energie pure qui ne peut être que d’Essence divine.

Il entend très clairement un sifflement extrêmement aigu et légèrement modulé. Il semble que ce soit un chant, lequel n’a cependant rien à voir avec ce que certains appellent le chant du Prâna aisément perceptible lorsqu’on entre en état de méditation. Ce qui vient à l’esprit de Daniel Meurois pour caractériser cela, c’est l’idée d’une harmonique primordiale qui dérive en droite ligne du Verbe.

L’Akasha, une émanation directe de l’Esprit de Dieu, imprègne tout, le Prâna (l’énergie qui imbibe le cosmos) étant la manifestation de l’Âme de Dieu.

Un jour qu’il se laissait guider par un fil de lumière, Daniel Meurois sentit une Présence de laquelle jaillit une voix d’une grande douceur. Cette voix lui glissa cette information :

« Lorsque l’Esprit divin épouse l’Âme divine, alors la Matière vient à naître. Ainsi est engendrée la Création… »

Ainsi, la matière dense qui constitue notre monde provient de la rencontre entre l’Akasha et le Prâna.

Daniel Meurois n’a pas l’impression d’analyser un film du passé car il a pleinement la sensation de vivre en direct les images enregistrées, même s’il conserve toujours la connexion avec qui il est actuellement.

En prenant un corps de chair, à la naissance, la conscience ouvre un « dossier-mémoire » sur lequel va se graver de façon indélébile tout ce qui sera son vécu, ce dossier se refermant au moment de la mort (ou changement de Plan d’existence). C’est à l’un de ces dossiers que le voyageur des Archives akashiques va se connecter lorsqu’il plonge dans le Temps. Le voyageur a accès à la banque de données d’un individu, avec le regard strict que celui-ci a pu poser sur les événements de sa vie. Il y a autant de dossiers de vie de nature akashique qu’il y a d’individus qui se sont incarnés depuis l’origine des Temps. A chaque vie correspond un enregistrement akashique spécifique.

« Lorsqu’on parle de la Mémoire akashique, il faut donc ne pas perdre de vue que l’on évoque d’une façon schématique une réalité infiniment complexe. On parle d’une Mémoire colossale, d’un inimaginable disque dur constitué lui-même d’une infinité de dossiers stockés sur d’autres disques durs correspondant chacun à la longueur d’onde qui fut celle d’un être vivant.

En d’autres termes, on pourrait dire que les Annales se composent d’un nombre incalculable de strates et que l’exercice de leur lecture revient à essayer de se syntoniser avec la fréquence vibratoire de l’une d’elles afin d’en extraire les informations. » (D. Meurois)

 

3. L’atome-germe et la Mémoire des mémoires :

A chaque nanoseconde de notre vie, chacun de nous filme en continu tous les événements dont il est le témoin et l’acteur.

« Les êtres que nous sommes gravent ainsi en permanence en eux une impressionnante banque de données qui va constituer la mémoire intégrale de leur vie. Cette banque de données est stockée dans ce qui est traditionnellement appelé l’atome-germe. Il s’agit d’un atome de nature subtile situé dans le cœur physique et dont l’une des particularités est d’être fait d’Akasha à l’état pur.

C’est cet atome-germe qui suit notre âme d’existence en existence. Il est le témoin de notre origine et le garant de notre identité profonde. Il est ‘intimement nous’ parce qu’il représente notre mémoire absolue. Il n’y a pas le plus petit geste que nous ayons accompli qui ne s’y trouve imprimé à tout jamais. Impossible de mentir avec lui… parce qu’impossible de tricher avec ce que nous sommes vraiment, au-delà de la myriade des personnalités que nous avons endossées. » (D. Meurois)

La capacité de mémorisation d’un atome-germe est sans limite. Chaque atome-germe individuel constitue l’un des dossiers qui vont alimenter en permanence la Mémoire globale des Annales.

 

4. Les Annales illusoires :

Au-delà des états solide, liquide et gazeux, existe une autre état : celui de l’Ether. Cet Ether est quadruple :

L’Ether réflecteur ne constitue pas une mémoire fiable à 100%, alors que la Mémoire akashique, elle, est pure et indélébile.

Les masses énergétiques appelées formes-pensées collectives ou égrégores ont tendance à se fixer sur la mémoire de l’Ether réflecteur. Daniel Meurois donne l’exemple de la crucifixion de Jésus :

Les Chrétiens ont cru que, lors de la crucifixion, les clous avaient été enfoncés au milieu des paumes des mains du Maître Jésus, ce qui était conforté par des milliers de sculptures et de peintures. Cette croyance a généré un égrégore qui s’est imprimé sur l’Ether réflecteur. C’est son image stéréotypée qui a été captée sous forme de visions par des personnes n’ayant pas mis en doute la version classique de l’événement.

La mémoire éthérique est le reflet de la pensée humaine et nombre de grands mystiques ont été piégés dans leurs visions et dans la manifestation de leurs stigmates, par leur adhésion à une religion s’efforçant de fixer une certaine conception du passé. Les plaies de François d’Assise se sont ainsi manifestées aux endroits où la Tradition les plaçait sur le corps du Christ. La tâche de François d’Assise ne consistait cependant pas à traduire une vérité historique, mais à impressionner les âmes « afin de leur communiquer une impulsion vers le haut ».

Les distorsions de la mémoire éthérique permettent de comprendre le pourquoi de certains récits divergents relatifs à un même événement. La question se pose de la nature du support – akashique ou éthérique – pour la captation des images perçues.

Faisant référence aux égrégores qui se sont constitués au fil du Temps au cœur des religions et des mouvements spiritualistes, Daniel Meurois note qu’à de rares exceptions, chacune de ces mouvances de pensée est convaincue approcher la Vérité davantage que les autres.

« Pourquoi ? Parce que chacune d’elles se base sur une Révélation soutenue par les visions ou perceptions subtiles d’un grand nombre de mystiques, médiums ou canaux que cette Révélation a suscités.

Faut-il alors voir dans cette incohérence la marque indubitable d’une série impressionnante de supercheries, de mensonges et de manipulations ? Peut-être dans certains cas, mais pas d’une manière globale.

Bon nombre de mystiques, de médiums ou canaux – peu importe leur dénomination et même leur niveau de conscience – ne sont ni plus ni moins que les constructeurs permanents de la foi à laquelle ils ont adhéré. En puisant des images dans l’égrégore de l’Ether réflecteur constitué par ceux qui les ont précédés, ils ont assimilé puis nourri le niveau de compréhension des choses traduit par ceux-ci. Ils ont contribué à gonfler l’égrégore en question, le transformant en une batterie énergétique de plus en plus forte.

Il faut bien réaliser le fait qu’une religion naît très rarement de la volonté du grand Missionné que l’on dit être à sa base. Elle est le fruit progressivement élaboré par la succession des mystiques – plus ou moins authentiques et réalisés – qui en ont constitué l’égrégore, puis par les foules de fidèles qui ont aveuglément adopté celui-ci.

Chacun adore le miroir plus ou moins déformé et déformant de sa Tradition, il s’y cramponne aussi par sécurité… parce que ‘trop’ de liberté, c’est-à-dire de soif de Vérité, est générateur de vertige.

Le conformisme et la crainte, il faut bien le dire, sont donc parmi les ingrédients énergétiques que l’on trouve à la base des batteries que sont la plupart des égrégores religieux. Il n’y a guère que la maturité d’âme qui puisse le faire admettre.

Ainsi, c’est toujours un égrégore et sa vérité figée qui font dire à leurs fidèles qu’ils sont ‘forcément du bon côté’…

Je me souviens avoir indisposé quelques personnes, il y a de cela un grand nombre d’années, en utilisant l’expression ‘mythologie chrétienne’. Cette expression faisait tout simplement allusion à l’ensemble des informations déformées gravées dans l’égrégore du Christianisme – donc au niveau de l’Ether réflecteur – et donnant naissance à une sorte d”Histoire sainte toute faite’ se souciant peu d’une recherche d’authenticité.

L’eau limpide, celle de la Source akashique, se situe ailleurs… Elle se mérite, elle demande à ce qu’un chemin soit déblayé à travers notre jungle intérieure. » (D. Meurois)

 

5. Les Gardiens du Seuil :

Un jour, alors qu’il avait quitté son corps et que les premières images lui étaient parvenues, Daniel Meurois se trouva face à deux gigantesques flammes de Lumière, deux Êtres. Il se sentit sondé au plus intime de son âme… Un réseau de filaments mi-or mi-argent se révéla et il finit par percevoir des scènes d’un lointain passé.

Les deux flammes de Lumière qui font office de Gardiens du Seuil des Annales akashiques seraient des Seigneurs de la Flamme, lesquels correspondent aux Trônes de la tradition judéo-chrétienne. Comme les Séraphins, les Archanges et les Anges, par exemple, les Trônes sont de grands êtres issus d’une Vague de Vie bien antérieure à la nôtre. Leur demeure se situe dans la cinquième sphère de l’Akasha (à partir de la plus dense), l’Akasha se composant lui-même de 7 sphères distinctes.

L’entretien du réseau de filaments mi-or mi-argent serait de la responsabilité des Seigneurs de la Flamme.

« Les filaments qui le constituent seraient, quant à eux, analogues aux prolongements de certaines cellules jouant le rôle de neurones dans la Conscience divine. » (D. Meurois)

La conscience se déplacerait sur le réseau de ces filaments afin d’aller de « neurone divin » en « neurone divin », et chacun de ces neurones constituerait une sorte de dossier incommensurable.

« Il n’est pas interdit de penser que ces neurones soient également regroupés en fonction des types de mémoires qui y sont enregistrées, selon un principe analogue à celui qui fait que certaines zones d’un cerveau sont spécialisées dans un domaine précis. Il y aurait donc des regroupements de neurones centralisant toutes les informations pour telle période de telle vague de Création, tel lieu, tel peuple, etc.

Lorsque ma conscience décorporée se focalise sur un moment précis de notre Histoire, en un endroit donné et sur une personnalité distincte, c’est qu’une clef en elle lui permet de reconnaître le neurone divin au sein duquel tout ceci est gravé.

Cela signifie en conséquence qu’il me faut un autre code d’accès que celui me permettant de franchir le Seuil balisé par les Seigneurs de la Flamme. Qui peut inscrire sur mon âme un tel mot de passe vibratoire sinon ces Gardiens eux-mêmes ?

En poussant encore un peu plus loin la réflexion, il faut réaliser qu’il ne suffit pas d’être habilité à passer le grand Portail des Annales akashiques pour accéder à n’importe quelle information concernant n’importe quelle période ou n’importe quelle individualité.

Tous les dossiers et sous-dossiers sont protégés. Il faut qu’il y ait une bonne et vraie raison pour pouvoir les consulter, c’est-à-dire intégrer en soi la vibration qui les déverrouillera.

On comprend alors mieux qu’il ne peut jamais être question de plonger dans les véritables Annales du Temps par simple curiosité et si on n’est pas en charge d’une fonction bien précise. Il importe que le but soit juste, autrement dit qu’il corresponde à une nécessité. Cette nécessité peut être l’avancement d’une âme ou la maturation d’un groupe d’âmes, celui d’une société par exemple. » (D. Meurois)

Il ne suffit pas de désirer plonger en un « point précis » de la Mémoire du Temps pour s’y rendre.

« Répondre à une demande pour ‘faire plaisir’, par curiosité ou, évidemment, dans un but qui serait mercantile, prive du mot de passe vibratoire requis pour une véritable lecture. Tout au plus atteindra-t-on le miroir déformant de l’Ether.

Ce n’est pas parce que ‘ce n’est pas bien’ selon les critères de notre morale. C’est parce que l’absence de justesse de la démarche désynchronise l’âme d’avec l’itinéraire qu’elle devait emprunter si elle respectait la logique inscrite dans la loi d’harmonie et de nécessité.

Comprenons aussi que les Gardiens du Seuil ne réagissent pas en fonction de notre vision humaine du Bien et du Mal. Ils se situent au-delà de la dualité, sans la moindre réaction émotionnelle ou affective.

Ce qui nous semble être une démarche positive peut éventuellement se révéler être nocif à leurs yeux en fonction de l’altitude qui est la leur. Leur monde est celui du Service à la Force d’Amour dans son exactitude absolue.

Ainsi donc, s’il n’est pas juste de délivrer telle information à un moment donné ou s’il n’est pas cohérent que ce soit telle personne qui la diffuse, cela ne se fera pas ou alors très partiellement. Il y a un temps pour tout et chacun y a son rôle.

Les Gardiens du Seuil des Annales ne sont aucunement dans le jugement mais dans la perception constante d’une logique mathématique sacrée puisque correspondant à une Intention divine précise. » (D. Meurois)

Les Seigneurs de la Flamme ont été des acteurs « de la première heure de la Création à laquelle nous appartenons », et ils en sont les co-créateurs avec la Divinité suprême ainsi que d’autres grands Esprits. L’un de leurs rôles aurait été d’implanter chez tout être animé « le germe du sens de l’ouïe ».

C’est le sens de l’ouïe qui est le premier à se réveiller lors d’une expérience de lecture temporelle.

« Sa primauté est cependant de si courte durée qu’elle s’efface aussitôt devant l’invasion des autres perceptions. » (D. Meurois)

L’essence de la Mémoire d’Eternité gravée sur l’Akasha serait donc en premier lieu de nature sonore avant de s’exprimer sous forme d’images.

Lors d’une expérience mystique très intense, il a été dit à Daniel Meurois que les êtres vivant dans les sphères supérieures de l’Akasha ne possèdent pas d’yeux au sens où nous concevons ceux-ci.

« Etant très proches du Son premier, ils ‘verraient’ strictement par l’intermédiaire de ‘vibrations sonores’. Tout ce qui existe dans quelque sphère de vie que ce soit émet en effet une harmonique précise. Ce sont ces harmoniques, une fois décodées, qui leur fourniraient des images sans qu’ils aient besoin d’yeux au sens commun du terme. Leur univers serait donc fait d’images sonores… et pourquoi pas aussi de senteurs sonores, de touchers sonores ou olfactifs et ainsi de suite ?

La vie telle que nous la concevons n’est, de toute évidence, que l’un des modèles, parmi une infinité d’autres possibles, selon lesquels la grande Vie, celle du Divin, s’expanse et s’invente continuellement à travers l’Eternité. » (D. Meurois)

 

6. Akasha et Prâna :

Au Commencement se situe l’Inconnaissable, l’Aïn Soph de la tradition kabbaliste.

L’Adam Kadmon est l’Homme complet, parfait, à la fois homme et femme à l’état pur, archétypal. C’est à lui que le Christ s’adresse lorsqu’il parle à son Père, et c’est de lui dont il est question lorsque le Christ est présenté comme étant le Fils de l’Homme. Ce Père divin, cet Homme premier et accompli, représente le germe de l’Akasha. On peut l’appeler Grand Akasha.

L’Esprit Divin, Adam Kadmon ou Grand Akasha, reflet d’Aïn Soph, exprime alors la Création, et du germe du Grand Akasha jaillissent l’Akasha et le Prâna.

Symboliquement, l’Akasha représente Adam, d’expression positive et solaire, alors que le Prâna figure Eve, de polarité négative et lunaire. Lorsqu’il est dit qu’Eve fut tirée de la côte d’Adam, cela signifie qu’elle provient d’Adam Kadmon (Grand Akasha).

« Pourquoi la côte est-elle la partie du corps humain qui a été symboliquement préférée aux autres ? Parce que son dessin en arc de cercle rappelle un croissant lunaire avec la polarité qui s’y rattache. » (D. Meurois)

A travers les épousailles d’Adam et d’Eve, c’est la densité qui apparaît, c’est le mariage de l’Akasha et du Prâna.

Cette densification est d’abord celle qui a donné naissance au monde éthérique, fruit direct de la « première chute ».

L’Akasha et le Prâna se marient en proportions égales et, comme l’eau et le feu, leur rencontre génère une « vapeur », cette dernière étant identifiée à l’Ether.

L’Ether sert de moule à la matière dense. Les matériaux qui constituent l’Ether se répartissent en quatre types d’éléments en proportions égales, deux éléments de type « adamique » et deux autres de type « évique ». C’est au sein de ces quatre éléments que s’expriment les forces qu’on nomme les « esprits de la nature ».

Il fut un temps où l’être humain, encore peu densifié, expérimenta la vie en ayant naturellement accès à l’océan éthérique (monde des fées, des elfes, des dévas).

Puis eut lieu un nouveau mouvement d’éloignement et de séparation, celui de la « seconde chute », fruit de notre libre-arbitre. Il y eut un déséquilibre dans la répartition des quatre constituants adamiques et éviques de l’Ether, ce qui a conduit à la densification extrême de la matière. Ce phénomène est présent à travers le cosmos, les manifestations de la vie étant plus ou moins denses selon les variations en proportion des éléments constitutifs de l’Ether des corps célestes au sein desquels une vie consciente s’exprime.

Le développement du noûs – ou supra-conscience – chez un nombre croissant d’êtres humains mènera tôt ou tard à une « dé-densification » de la matière, et il est donc du devoir de chacun de travailler à la modification de son propre niveau de conscience, l’ensemble du règne humain étant concerné par ce travail, sans oublier les règnes plus jeunes dont il a la responsabilité. (1)

Alain Moreau

 

Référence :

1. Daniel Meurois, “Les Annales akashiques”, éditions Le Passe-Monde, 2007, p. 7-9, 13-20, 24-25, 27, 29-35, 42-48, 52-56, 75-83, 85-87, 90-91, 95-101, 157-162.

 

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