Le mystère des orbes. Quelques contributions à son étude

Que penser des orbes, ces formations, souvent globulaires, qui apparaissent sur de nombreux clichés ? (On lit parfois un orbe, d’autres fois une orbe.)

Je présente les deux thèses en présence : celle expliquant toutes ces manifestations par de simples artéfacts naturels (poussières éclairées par le flash, etc.), ainsi que les contributions de quelques auteurs qui affirment obtenir des photos impliquant l’existence « d’autre chose ».

I. La thèse sceptique :

51dcKoRoDLL._SX317_BO1,204,203,200_Pour la plupart de ceux qui se sont penchés sur le sujet des orbes, il n’y a dans ces dernières aucun mystère. L’explication rationnelle (celle ses zététiciens, par exemple) est simple : les orbes sont des artéfacts, des grains de poussière ou des particules d’eau en suspension. L’un des trois numéros de la revue zététicienne « Science extrême » comportait un article mettant en évidence ce type d’explication. Et il faut avoir l’objectivité de reconnaître qu’au moins pour la plupart d’entre eux, les effets obtenus sur les photos concernées s’expliquent de la sorte.

L’illusionniste Ranky note que le terme « orbes » vient du latin orbis : roue, rond ou cercle. Si les formes photographiées sont interprétées par certaines personnes comme étant la représentation de forces inconnues, d’une manifestation d’entités, de messages de l’au-delà, etc., les rationalistes n’y voient que des phénomènes optiques bien répertoriés.

« Au sein de notre Comité d’expertise, le travail des expérimentateurs consiste donc, dans un premier temps, à éliminer les sources physiques de ces phénomènes optiques, ainsi que les trucages et montages photographiques imaginés par quelques esprits tordus.

C’est seulement après que l’on peut envisager d’éventuelles manifestations spiritualistes.

En règle générale, il ressort de nos investigations que les convaincus du ‘surnaturel’ sont incapables de prouver l’origine paranormale des orbes, et que les rationalistes ne peuvent pas toujours fournir d’explications scientifiques.

Il est indiscutable que si beaucoup de photos trouvent une explication scientifique, d’autres demeurent mystérieuses, en nous faisant penser toutefois à des phénomènes d’énergie inconnue. » (F. Ranky)

Les orbes, qui peuvent être visibles partout, apparaissent le plus souvent sur des photos prises à l’aide de flash. Les photographes expliquent ce phénomène par « la réfraction et la diffraction de la lumière sur des poussières, des gouttes d’eau, des insectes, des fils d’araignée, et autres petits objets présents entre le sujet de la photo et l’objectif de l’appareil ».

« Il faut savoir que des orbes ont été détectées sur des photos argentiques mais que, depuis l’apparition des appareils numériques, elles se sont multipliées pour diverses raisons techniques : par exemple, le flash se trouve plus près de l’objectif de l’appareil, ce qui favorise la réflexion de la lumière sur le cliché.

Les orbes sont aussi souvent présentes sur des photos prises sous l’eau car les particules et les micro-organismes en suspension sont innombrables.

Les tenants inconditionnels du paranormal rejettent la majorité des explications rationalistes par le fait, entre autres, que des orbes n’apparaissent que sur un seul cliché, même si la scène photographiée l’a été par deux photographes différents. Mais si l’une des deux photos ne révèle aucune orbe, c’est tout simplement que l’angle de prise de vue est différent.

Certaines orbes présentent des couleurs irisées dues à la décomposition et l’interférence de la lumière par des particules, ce qui donne des images facettées dans lesquelles les tenants du paranormal peuvent voir des visages, surtout en agrandissant les clichés. Il s’agit là de ce que je nomme ‘l’effet nuage’ dont il sera question en fin de cet article. » (F. Ranky)

Sur une photo, on voit, à gauche de la chanteuse lyrique photographiée, un visage qui apparait dans l’orbe visible… Le commentaire associé est le suivant :

« Voici l’exemple parfait de l’apparition d’un visage dans une orbe, provoquée par l’interférence et la décomposition de la lumière. Il s’agit en fait également de ‘l’effet nuage’ dû à l’image irisée et facettée et seulement visible à l’agrandissement du cliché. » (F. Ranky)

Une orbe visible dans une autre photo est ainsi commenté :

« ‘L’orbe’ provient d’une réfraction de la lumière. La conclusion, émise par Rosedesvents elle-même, confirme bien notre réponse concernant ‘l’effet nuage’ : j’ai agrandi quelques parties dans cette sphère et on aperçoit des visages. » (F. Ranky)

Qu’est-ce que l’effet nuage ?

«Nous l’avons vu en exemple, un peu plus haut dans le texte, la décomposition et l’interférence de la lumière donnent des images facettées dans lesquelles on voit des visages, surtout en agrandissant les clichés. Il suffit souvent de deux, trois ou quatre zones ombrées différentes de forme ou de couleur, simulant des yeux, un nez, une bouche, pour évoquer un visage. Ce phénomène est bien connu. Mais il ne se situe pas que dans les phénomènes physique de la lumière. On le rencontre couramment dans la vie de chaque jour et il n’y a rien d’extraordinaire à ce qu’il apparaisse sur nombre de photos, et c’est même sur ce support qu’il se révèle le plus facilement. Un enchevêtrement de branches et de feuilles d’arbre, par exemple, révélera une figure humaine qui se trouvera fixée sur le cliché où vous la découvrirez facilement, alors qu’en marchant devant ce même arbre, il vous sera impossible de la voir. L’effet nuage se révèle surtout dans… les nuages et tout le monde connaît ce jeu d’enfant qui consiste à y découvrir des formes d’animaux, des visages, des objets, d’où le nom que je lui ai attribué.

Par extension, on trouve aussi des images dans les tâches d’humidité, sur les vieux murs, les rochers, les eaux stagnantes et sur bien d’autres supports.

Quelquefois, une extraordinaire coïncidence, ou un effet de l’imagination, fait qu’une ressemblance avec une personne décédée interpelle l’auteur de la photographie. Alors il faut rester réaliste et chercher une explication rationnelle que l’on ne trouve pas forcément de suite, surtout si l’on est dans une épreuve de maladie ou de deuil, par exemple.

Je dois admettre que certaines photos nous posent quelquefois, à nous aussi, des problèmes compliqués à résoudre, mais concernant cet effet nuage leur résolution apparaît pratiquement toujours au bout de nos investigations. » (F. Ranky)

Mallory Clément entretient une collaboration avec Sophie Oumoum, laquelle dirige le groupe de recherche UPI. Mallory Clément évoque une piste d’explication possible pour certaines orbes : ce seraient les enquêteurs ou les humains présents lors de certaines enquêtes qui, lors d’un effort ou d’un sentiment comme la peur, par exemple, génèreraient ces anomalies. Il s’agirait alors d’une anomalie de type électrostatique ou électrique. Mallory Clément fait en outre le commentaire suivant à propos des orbes :

« C’est juste la lumière d’un flash sur de la poussière, des insectes ou des particules. Ainsi, 98 % des orbes s’expliquent de façon rationnelle. Par contre, on ne peu pas ignorer que 2 % de cercles de lumières demeurent inexpliqués. Autant par leur taille que par leur fluctuation, mais c’est rarissime. Certains vont quand même aller jusqu’à faire des zooms pour trouver des visages ou des formes singulières… C’est juste de l’illusion optique ou de la paréidolie. Cela reste très subjectif et non objectif. »

 

II. D’autres réalités ?

Donnons maintenant la parole à ceux qui considèrent que certaines orbes sont des manifestations de « présences exotiques ».

 

1. Jean-Noël Degain :

Jean-Noël Degain définit le mot ORB (globe en anglais) comme un A.P.N.A., un Artéfact Photographique Numérique ou Argentique.

Un artéfact peut s’expliquer par une poussière en suspension devant l’objectif ou une prise de vue réalisée sous la pluie.

A fin de comparaison, Jean-Noël Degain a photographié des gouttes de pluie, de poussières, de particules en mouvement. Il n’a trouvé aucun rapport entre ces artéfacts et les photos d’orbes.

Des photos d’orbes illustrent l’article de Jean-Noël Degain paru dans le numéro 79 de « Parasciences » :

– Deux photos montrant une orbe et une goutte d’eau montrent des différences : l’orbe ne déforme pas les images en arrière-plan, et la goutte d’eau ne présente aucune épaisseur d’enveloppe.

– Comparaison entre une orbe et de la poussière : l’orbe présente une structure comparable à une cellule, pas la poussière.

– L’assemblage de divers orbes coupés en deux puis réunis à l’échelle montre que les orbes possèdent invariablement une enveloppe externe d’égale dimension.

Quatre orbes ayant été assemblées et redimensionnées pour leur donner les mêmes proportions, on constate qu’elles ont une épaisseur identique. Jean-Noël Degain distingue plusieurs formes d’orbes :

* Les sphères (translucides, opaques ou lumineuses).

* Les formes en 3D, du type de celles qu’il a photographiées à Sainte-Baume, dans le Var.

* Les formes voilées, comme des nuages.

Il existe des orbes sphériques, « ectoplasmiques », tridimensionnels, en déplacement ou associés aux êtres vivants. Dominique Kubler et Jacqueline Aubert ont aussi photographié des orbes.

Jean-Noël Degain a aussi constaté que les orbes ne vont que dans un sens : de bas en haut.

Il est astronome amateur et est spécialisé dans le traitement d’images CCD. Il a utilisé des programmes de traitement d’images astronomiques, comme IRIS. Il s’est aperçu de la même mesure de taille dans l’enveloppe des sphères (circonférences), de la même mesure d’angle par rapport à la focale de l’objectif. La comparaison de l’épaisseur de l’enveloppe des orbes tendrait à prouver, note Jean-Noël Degain, qu’il s’agit d’objets en trois dimensions (sphériques).

Pour expliquer le phénomène des orbes, il évoque plusieurs pistes :

 

2. Marie-Emilia Vannier :

525699_157344101074587_933872387_nMarie-Emilia Vannier, écrivain et conférencière, dit avoir reçu, suite à la tempête de fin décembre 1999, un message de l’esprit des arbres. Son premier ouvrage retrace l’essentiel de leurs échanges : « L’arbre-guérisseur ». Dans son deuxième livre, « L’arbre et l’étoile », il est question de contact avec des entités du monde végétal et du monde animal. Son intérêt pour la photographie l’a ensuite confrontée à un phénomène insolite. Elle a commencé à avoir, sur ses clichés, de curieuses manifestations. C’est ainsi qu’elle s’est intéressée au phénomène des bulles de lumière que l’on appelle orbes.

Elle note que d’étranges formations lumineuses apparaissent sur certaines photos : des sphères, des personnages, des visages ou d’autres formes… Marie-Emilia Vannier a observé et étudié le phénomène, et elle est l’auteure d’un ouvrage sur le sujet : « Orbes, sphères d’âmes et de lumière ». Elle livre son interprétation des faits. (Voir aussi : www.arbreguerisseur.com)

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– Grains de poussières, gouttes d’eau ou plasma :

Si les rationalistes expliquent les orbes par notamment des grains de poussière, Marie-Emilia Vannier fait intervenir (voir plus loin) des âmes.

« On m’a souvent objecté qu’il pouvait s’agir de grains de poussières, d’eau ou de boules de plasma. Non seulement cela n’est pas incompatible, mais cela est même plausible ! Mes recherches m’ont, en effet, amenée à constater que les âmes avaient besoin d’un support dans la matière pour se manifester à nous ! Alors, que ce soit par ces différents intermédiaires, cela ne pose aucun problème et n’enlève rien au phénomène. Par ailleurs, depuis que la photographie existe, il y a toujours eu de la poussière, des particules d’eau dans l’atmosphère… ou des boules de plasma. Alors, pourquoi ceci se révèlerait-il seulement aujourd’hui ?

Certains m’ont encore objecté que c’était à cause des nouveaux appareils numériques. J’ai donc acheté un appareil jetable pour le vérifier, et je peux affirmer que nous prenons maintenant des Orbes également avec l’argentique. » (M.-E. Vannier)

Elle évoque le physicien Klaus Heinemann (de l’Université de Munich), chercheur en science des matériaux à l’Université de Stanford, qui a travaillé sur le sujet avec la NASA. Il affirme que les orbes ne sont pas explicables par la physique classique, que ce sont des émanations d’une intelligence en dehors du domaine physique conventionnel.

 

– Des formes-pensées ?

Marie-Emilia Vannier ne pense pas que ce soit des formes-pensées qui se manifestent ainsi, car il devrait y avoir, dans le cas contraire, de multiples objets représentés dans les sphères et pas seulement des visages.

 

– Des esprits de la nature ?

Marie-Emilia Vannier a été habituée, sur ses photos, à de nombreuses manifestations des esprits de la nature.

« Je peux affirmer que les Esprits de la Nature ne se présentent jamais enfermés dans des sphères, mais qu’ils évoluent librement dans des espaces naturels. Alors que les Orbes, eux, se manifestent dans n’importe quel endroit, même les plus inimaginables ! »

 

– Des âmes du purgatoire et des âmes errantes ?

« Au début, ce furent surtout des sphères blanchâtres qui apparurent. Mais très vite elles évoluèrent en se présentant transparentes comme du cristal, lumineuses comme des soleils ou magnifiquement colorées. J’avais déjà le sentiment de présences, mais je n’imaginais pas que des visages allaient m’apparaître au sein de ces sphères.

Ce fut une véritable émotion lorsque le premier visage apparut. Très vite, il fut suivi par d’autres. Le plus étonnant, c’est que ces visages affichaient des âges différents (du bébé à la personne âgée), et des époques elles aussi différentes. Certains de ces visages étaient souriants et d’autres tristes !

Le lien fut vite établi dans mon esprit avec la fameuse ‘montée des âmes’ dont les traditions religieuses nous parlent à propos de la période de la fin des temps. Il devenait de plus en plus évident pour moi qu’il s’agissait bien de ces âmes ‘dites’ du purgatoire ou âmes errantes qui surgissaient en ce moment particulier de fin de cycle. Elles m’apparaissaient comme des signatures d’entités (ou de consciences), qui étaient jusqu’alors bloquées entre deux dimensions (ou deux niveaux de conscience). Saint Paul dit d’ailleurs à ce propos, dans sa première lettre aux Thessaloniciens (au chapitre ‘les morts se lèveront’ – th 4, 13 à 18) : ‘Les morts se lèveront les premiers. Ensuite, nous les vivants restés là, nous serons enlevés ensemble avec eux dans les nuages pour rencontrer le Seigneur dans l’air.’ » (M-E. Vannier)

Ici, un petit commentaire s’impose. Qu’il s’agisse, dans certains cas, d’âmes errantes ou du « purgatoire », c’est possible et cela ne me pose pas de problème. Par contre, parler d’un phénomène en rapport avec la période de la fin des temps et en relation avec la croyance de saint Paul sur les morts qui se lèvent, bientôt rejoints par les vivants, appelle chez moi ce commentaire lapidaire : il ne faut pas délirer ! D’ailleurs, les nuages et le Seigneur dans l’air feraient plus penser, pour l’ufologue que je suis, à des vaisseaux en attente de la réception de vivants (à la suite d’un cataclysme), en laissant de côté quand même les morts dont je ne vois pas ce qu’ils viendraient faire dans cette circonstance ! Cette absurde relation entre le phénomène des orbes et des passages bibliques est aussi évoquée dans ce passage :

« Je ne peux m’empêcher d’avoir une pensée pour tous ces prophètes qui auraient certainement désiré être là pour vivre ces événements exceptionnels. Comment pouvaient-ils transcrire, pour les générations futures, les images qu’ils voyaient, ne sachant sans doute pas comment elles seraient traduites lorsque les temps seraient venus ?

Ainsi, on peut lire ces lignes dans Matthieu et Marc (Bible d’André Chouraqui) : Matthieu dit, dans ‘une grande tribulation’ : ‘Si ces jours n’étaient abrégés, aucune chair ne serait sauvée. Mais à cause des élus, ces jours seront abrégés.’

Et Marc : ‘Si Yahvé n’abrégeait pas ces jours, nulle chair ne serait sauvée. Mais à cause des élus qu’il a élus, il abrègera ces jours !’

Dans les Hadîths (communications orales du Prophète de l’Islam, Mahomet), on trouve ces paroles concernant les signes prémonitoires annonçant la fin des temps :

‘L’heure n’aura pas lieu tant que le temps ne se sera pas contracté au point que l’année passera comme un mois, le mois comme une semaine, la semaine comme un jour, le jour comme une heure, et l’heure s’écoulera aussi vite qu’un tison enflammé (At-Titmidhî).’

Pouvons-nous imaginer ce que pouvaient dire de telles phrases prononcées il y a seulement cent ans ? Elles résonnaient comme un belle histoire en laquelle il était simplement demandé de croire.

Nous le voyons, c’est parce que nous sommes confrontés maintenant à cette accélération du temps que ces phrases révèlent toute leur lumière et toute leur importance, et cela nous montre qu’il est difficile d’interpréter une prophétie tant qu’elle n’est pas arrivée dans sa concrétisation. » (M.-E. Vannier)

Marie-Emilia Vannier lie ce phénomène à notre fin de cycle (la Terre ayant, écrit-elle, terminé le tour des constellations zodiacales sur une période de 26 000 ans). Elle soutient que ce phénomène annonce assurément « des moments privilégiés pour la Terre », ce phénomène étant présenté par elle comme se produisant à la fin du cycle annoncée depuis longtemps.

Marie-Emilia Vannier signale avoir observé un phénomène particulier la nuit de la Toussaint 2010 et le 21 décembre (dernier solstice) 2010 :

« Les orbes s’élevaient par grappes entières, colorées, lumineuses et pures. J’ai pu voir aussi, sur des films réalisés sous l’eau, des orbes qui s’élevaient par centaines et parfaitement identifiables. Pour moi, cela voudrait dire qu’aucune parcelle de la Terre n’est épargnée et que d’anciennes civilisations aux contrées maintenant immergées libèrent, elles aussi, les âmes qui y résidaient et y étaient sans doute encore retenues. Comme on le voit, les temps que nous vivons sont exceptionnels et nous réservent certainement encore bien des surprises… »

Personnellement, je ne vois pas pourquoi il faudrait faire intervenir la « montée » d’âmes d’anciennes civilisations !

Marie-Emilia Vannier écrit que les scientifiques nous disent que les vibrations de la Terre montent et que son magnétisme chute.

« Personnellement, j’ai senti que notre Terre est comme un formidable aimant perdant de sa force et permettant aux âmes de se libérer et de s’élever, nous offrant, par la même occasion, cette même opportunité ! J’ai eu l’image très nette ‘d’une Terre qui libérait ses âmes et les rendait à l’univers’.

Nous ne pouvons qu’accompagner le phénomène en nous émerveillant de pouvoir vivre une époque aussi extraordinaire. Nous ne savons pas exactement quand le processus se terminera, mais l’essentiel est que beaucoup de personnes sur la Terre en aient pris conscience et commencent à prendre espoir dans la nouvelle ère. » (M.-E. Vannier)

 

– Grains de poussières, gouttes d’eau ou plasma :

« On m’a souvent objecté qu’il pouvait s’agir de grains de poussières, d’eau ou de boules de plasma. Non seulement cela n’est pas incompatible, mais cela est même plausible ! Mes recherches m’ont, en effet, amenée à constater que les âmes avaient besoin d’un support dans la matière pour se manifester à nous ! »

 

– Des émanations d’autres mondes ?

Marie-Emilia Vannier a capté des visages n’ayant rien à voir avec ce que l’on connaît sur Terre. Ces visages, qui ne sont pas enfermés dans des sphères, semblent être de races différentes.

« Des orbes qui se structurent en vaisseaux, des traits lumineux qui se déplacent autour de vous durant plusieurs clichés (que j’appelle des sondes), des formes humanoïdes avec des ailes bleues électriques et des traînées lumineuses, font également partie de ces incursions étonnantes sur mes photos (voir dans mon livre : ‘Orbes, sphères d’âmes et de lumière’). » (M-E. Vannier)

 

– Orbes et crop circles :

Peut-on rapprocher les orbes des petites boules lumineuses faisant des arabesques et flottant au-dessus des champs de céréales pour former ce que l’on appelle des crop circles ? Marie-Emilia Vannier ne le pense pas car les orbes « ne font que monter à grande vitesse devant nous, ne permettant souvent que la prise d’un cliché, alors que ces petites boules lumineuses s’attardent au-dessus d’un champ bien précis pour suivre la courbe des motifs qu’elles veulent créer ».

 

– La médiumnité et les orbes :

Pour Marie-Emilia Vannier, il est indéniable que les personnes qui photographient les orbes ont des facultés médiumniques (reconnues ou ignorées) :

« Celles-ci en prennent très fréquemment, en effet, et avec n’importe quel appareil. Mais il est vrai, également, que les personnes qui n’ont pas encore développé ces facultés, ou qui ne se sont pas rendues sensibles au phénomène, ont du mal à en capter, parfois dans les mêmes lieux. » (M.-E. Vannier)

Selon elle, on peut considérer que les personnes ayant la capacité à photographier des orbes font probablement partie des « passeurs d’âmes »…

 

– L’aura des orbes et les visages :

Selon elle, on peut faire une lecture de l’aura des orbes, comme pour une personne. Elle y voit le reflet de ce que la personne a expérimenté sur Terre et emporté avec elle « en tant que bagage vibratoire ».

On note aussi la présence de visages humains planant sur fond de ciel, ceux-ci étant sans aura. Il y a même, dit-elle, des visages de personnes qui sont encore de ce monde et que l’on reconnaît.

Toutes les sphères ne sont pas habitées par des visages, certaines n’affichant que des formes géométriques.

« Parmi elles, certaines présentent des lignes de lectures (comme des portées de notes de musique) sur lesquelles des lettres, notamment hébraïques, sont identifiables. Il appartient à chacun de rechercher ce que le message comporte. » (M.-E. Vannier)

Marie-Emilia Vannier a essayé de communiquer avec ces manifestations en leur demandant si elles pouvaient faire devant elle des formes géométriques simples (cercles, carrés, triangles, etc.). Elle en a obtenues, mais ce fut long à se manifester. (Cela n’apparut que le lendemain ou le surlendemain.)

On peut trouver, au sein de ces orbes, des têtes d’animaux. Il semble par ailleurs que les animaux voient parfaitement les orbes :

« J’ai pu le constater sur plusieurs clichés où l’on distingue clairement qu’ils les suivent des yeux. Ils ne manifestent aucune peur en leur présence. » (M.-E. Vannier)

Marie-Emilia Vannier a été surprise, aussi, de trouver des têtes arborant des chapeaux (d’époques différentes), des couronnes, ainsi que des visages portant des lunettes !

 

– Les Guides :

Il apparaît, sur les clichés, des petites lumières qui semblent accompagner les orbes. Marie-Emilia Vannier leur a donné le nom de Guides.

Selon sa définition, le Guide est une entité destinée à nous guider dans la vie courante. Il peut avoir été un proche dans le milieu familial, un Maître, ou autre.

« Il faut savoir que, selon les évolutions de chacun au cours de sa vie, les Guides peuvent changer, de façon à ce que les meilleures réponses soient apportées. Un Ange, lui, intervient dans une situation immédiate et urgente, comme par exemple pour nous éviter un accident, ou lorsque notre survie est menacée. Nous verrons souvent dans ce fait la grâce d’une intervention divine et nous parlerons d’Ange gardien. » (M.-E. Vannier) (2)

Je précise cependant que, selon le Maître de Benjamin Creme, les Anges n’interviennent pas directement dans le quotidien des individus, les sauvetages miraculeux, par exemple, étant en réalité le fait de Maîtres et non d’Anges.

 

3. Eric Giverne :

eric givernePour photographier les orbes, Eric Giverne, né à Figeac en 1961, utilise un Canon G 12 qui donne une très bonne définition d’image. C’est le 8 octobre 2009 qu’Eric Giverne obtint ses premiers clichés concernant les formes énergétiques de la nature. Cela se produisit aux alentours de Cajarc dans le département du Lot, au bord d’un ruisseau, dans la pénombre d’une fin de journée. Sur la première photo apparaissait une boule d’une couleur orangée.

En deux ans, Eric Giverne a ainsi réalisé plus de 20 000 clichés, 3000 d’entre eux ayant été conservés. Il qualifie environ 200 d’entre eux d’exceptionnels. Ces photos ont été réalisées, à 80 %, dans sa propriété, au milieu des bois, autour de la maison et de la grange où il pratique ses soins énergétiques. Les 20% restants ont été pris au Brésil, à Abadiania, et dans d’autres sites.

Pour Eric Giverne, les formes énergétiques photographiées, intelligentes et réactives, sont présentes dans notre environnement et proviennent de différents mondes subtils. Pour les photographier, il faut se munir d’un appareil photo numérique compact de bonne qualité. Toutes les photos sont prises au flash, de jour comme de nuit. C’est le faisceau de lumière envoyé par le flash qui va faire apparaître sur l’écran de l’appareil la forme énergétique, les énergies étant beaucoup plus visibles par temps humide.

Les énergies des végétaux sont représentées par des orbes ou des nuages de particules verdâtres, flottant à proximité d’un arbre généralement plusieurs fois centenaire.

« Pour débusquer ces énergies et les retrouver sur l’écran de notre appareil photo, il faut énormément ruser :

Prendre plusieurs clichés à la file, sans s’arrêter, dans la même direction, au niveau du sol. Souvent, sur les premiers clichés rien n’apparaît, puis à la quatrième, cinquième ou sixième photo, il peut apparaître un à plusieurs orbes ou formes énergétiques.

Ensuite ils ne restent pas au sol, mais commencent à s’élever et à s’éparpiller. Cela dure en général quelques instants, puis, ensuite, plus rien, car ils se déplacent pour fuir la lumière du flash qui, en réalité, les dérange. Si on les a trop mitraillés d’éclairs de flash, ils s’éloignent souvent pour plusieurs jours. Par contre, on peut les retrouver à quelques centaines de mètres aux alentours.

Certaines de ces énergies nous ressentent et lisent dans nos pensées. Avant même que nous ayons eu le temps d’appuyer sur le déclencheur, ils ont déjà commencé à fuir. D’autres s’éloignent dès que le faisceau de mise au point de l’appareil est dirigé dans leur direction. Dans ce cas, il est nécessaire de faire la mise au point dans une direction, et tout en gardant le déclencheur dans cette position, orienter l’appareil dans une autre direction, pour prendre la photo ailleurs – le tout rapidement. » (E. Giverne)

C’est équipé de deux appareils qu’Eric Giverne a réalisé beaucoup de photos, le premier appareil dirigé vers la gauche et le second droit devant lui. Il faut :

* Déclencher celui de gauche à peine une demi-seconde avant le second.

* Répéter plusieurs fois l’opération en suivant.

Si les orbes sont au rendez-vous, on peut avoir sur l’appareil de gauche « un festival d’orbes fixes », et, sur l’autre appareil, voir ceux-ci filer à toute allure à l’horizontale, avec les traînées qu’ils laissent derrière eux. Un tel comportement montre que nous sommes en présence d’énergies intelligentes qui « calculent », qui réagissent en un dixième de seconde.

Selon Eric Giverne, divers types d’entités peuvent être photographiés : élémentaux, êtres de lumière, Maîtres ascensionnés, extraterrestres et intraterrestres, entités du bas astral. Les orbes ne se montrent pas si le photographe n’a pas une certaine ouverture d’esprit et n’est pas en harmonie avec eux.

A plusieurs reprises, Eric Giverne a pris les photos d’un être de lumière se présentant sous la forme d’un laser d’environ six mètres de haut au-dessus de la grange où il pratique ses soins énergétiques. C’est en fait, dit-il, l’énergie qu’il canalise, sa trajectoire se trouvant dans l’axe de la table de soins, au niveau de la tête du patient, là où Eric Giverne s’assoit pour terminer le soin.

Certains êtres ne se trouvent que dans des sites aux énergies très élevées : sites religieux ou sacrés, lieux où l’on pratique des soins, lieux de nature bien préservés. Eri Giverne a obtenu des orbes à Rocamadour et à Abadiania (Brésil).

A Abadiania, chez le guérisseur Joao de Deus, il a pu prendre en photo des « lasers ». Lors d’une opération « subtile » qu’il avait reçue, il en a vu sept devant lui. Plusieurs centaines d’êtres lumineux sont, dit-il, présents en ce lieu où passent plus de 1200 personnes par semaine pour y être soignées.

« Une centaine de médiums en méditation canalisent ces énergies. Joao canalise une quarantaine d’entités connues et reconnues qui étaient, de leur vivant, des grands chirurgiens, docteurs, médiums, religieux, guérisseurs, etc. D’autres magnétiseurs, guérisseurs, énergéticiens, médiums, religieux par le monde, canalisent ces énergies pour, eux aussi, participer à la guérison de l’humanité. Il est rassurant de constater qu’à l’autre bout du monde on retrouve les mêmes formes énergétiques et pour les mêmes raisons. » (E. Giverne) (3)

Le premier avril 2012, Jean-Michel Grandsire a rencontré Eric Giverne dans sa propriété de Cambes. Le photographe d’orbes a raconté cette anecdote :

Un soir, il prenait des photos sur sa propriété lorsqu’il vit les phares de la voiture de sa fille qui rentrait à la maison. La lumière des phares de la voiture qui venait face à lui a rabattu les entités qui sont arrivées en masse face à Eric Giverne qui a pu en photographier un grand nombre…

Il arrive, mais c’est très rare, que l’on photographie des énergies négatives, des formes à l’apparence grisâtre. (4)

 

4. Sylvie Joubert :

Sylvie Joubert est, depuis 1989, docteur en sociologie de l’université René Descartes/Paris V/Sorbonne.

1540-1Elle rappelle que les poussières, les pollens, les particules d’eau, les poils, les cheveux et autres objets/particules naturels, constituent autant de parasitages susceptibles de s’imprimer sur la photo par le lancement du flash. Rodolphe Marion explique comment la rétrodiffusion de la lumière du flash par des particules en suspension devant l’objectif est enregistrée par la photo, et comment cela peut expliquer certains orbes. Si l’on secoue devant l’objectif un chiffon très poussiéreux et qu’on photographie au flash, on verra des sphères blanchâtres en grande quantité et en mouvement. On peut refaire l’expérience avec de la farine, des poils de chats, un vaporisateur d’eau, le contenu d’un sac d’aspirateur, etc.

Il est donc judicieux de choisir un jour sans vent afin que les poussières, les pollens et autres objets microscopiques ne se manifestent pas devant l’objectif de l’appareil photo. Il faut aussi faire attention à l’humidité ambiante, un temps relativement sec devant être privilégié. Evitons également un sable poussiéreux ou une bouche de ventilation rejetant de l’air chargé de particules. Il faut aussi éviter le passage de voitures, de camions et autres engins, ce qui provoque la levée de poussières et de particules. De plus, il faut, avant de flasher, repérer les lumières déjà présentes, les panneaux routiers, les bornages, les astres divers, etc., tous ces éléments étant susceptibles de réagir au flash et de donner l’illusion d’un orbe.

Il semble bien avéré que la haute sensibilité de l’appareil numérique (capteur électronique) permet de recevoir plus d’orbes que l’argentique (procédure photochimique avec exposition d’une pellicule sensible à la lumière).

Avec un compact basique du début des années 2000, Sylvie Joubert a pris en photo un meuble dans le but de le mettre en vente. Elle a eu la surprise de voir, en bas de l’objet, une sphère blanchâtre.

Des formes étranges ont été obtenues par flashage en intérieur à partir du Yukama 5 Mpx. Ces formes, qui n’avaient pas, sur la photo, l’apparence d’orbes, émergeaient plutôt comme des taches opaques et diffuses. Elles auraient pu passer inaperçues si Sylvie Joubert n’avait pas zoomé et projeté de la lumière dessus. Ses appareils ont été à chaque fois positionnés en mode automatique et sans zoom.

Il faut éviter de diriger l’objectif en direction d’éclairages routiers ou de la Lune. Les photos d’orbes peuvent avoir lieu tant en extérieur qu’en intérieur, le plus souvent de nuit. Il faut faire attention aux lieux destinés aux rassemblements humains (salle de spectacle, salle de conférence, théâtre, églises, etc.) car ces lieux sont propices aux parasitages naturels et aux tournoiements de poussières/fibres qui donnent l’impression d’être des orbes. Même s’il peut s’agir d’orbes, il ne s’agit pas là d’une condition idéale de prise de vue. Pour éviter les pollens, il est nécessaire de privilégier les jours sans vent. Une légère lumière ne nuit pas à la captation d’orbes.

Pour observer de plus près un orbe présent sur une photo, on sélectionne la zone correspondante, ce qui permet ensuite de zoomer et agrandir un peu, ou le réduire (en cas de perte d’information). L’orbe extrait du paysage, on peut augmenter la luminosité générale. Sur une photo d’orbe, quelque chose a attiré l’attention en position « sud-est », et l’éclairage envoyé dans cette région a permis de mettre en relief quelque chose ressemblant, en périphérie droite, à un visage. Un ajout de contraste et d’envoi de lumière a fait ressortir un peu plus ce visage qui semble percer l’orbe dans son axe sud-est.

On note parfois une projection de formes hors de l’enceinte de l’orbe. Scruter un orbe, c’est aussi regarder si quelque chose ne s’en expulse pas ou ne se diffracte pas en périphérie. Si la technique est la même, la lumière doit par contre être projetée à l’extérieur et non à l’intérieur de l’orbe.

La technique est la même, après l’arrêt sur image, pour les photos issues des vidéos : isolement et agrandissement, augmentation du contraste, inversion et augmentation de la luminosité/contraste, léger envoi de lumière vers le centre de ce qui semble bien être un visage. (5)

5. Julia Garcia :

La médium Julia Garcia a fait parvenir à la rédaction de “Parasciences” des clichés surprenants pris dans une pièce de son appartement. Après des photos « normales », on voit, sur d’autres clichés, des orbes complexes, avec, au milieu d’entre eux, un visage… (6)

Alain Moreau

 

Références :

1. Jean-Noël Degain, “Le mystère des orbes”, in “Parasciences”, n° 79, automne 2010, p. 64-70.

2. Marie-Emilia Vannier, “Orbes en orbite”, in “Sacrée planète”, n° 46, juin/juillet 2011, p. 22-26.

3. Eric Giverne, “Expérience d’un photographe au pays des orbes”, in “Sacrée planète”, n° 49, décembre 2011/janvier 2012, p. 37-41.

4. “Parasciences”, n° 85, juin 2012, p. 26-30.

5. “Parasciences”, n° 88, mars 2013, p. 24-34.

6. Ibid., p. 34-35.

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