Le miracle de Garges-les-Gonesse

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Voici un exemple, parmi beaucoup d’autres, de « phénomène miraculeux » survenu dans un contexte mystique chrétien. Ce cas a connu, à un moment donné, une large couverture médiatique.

 

1. Les phénomènes :

En 2010, les médias ont évoqué un miracle survenu à Garges-lès-Gonesse (Val d’Oise) : une icône s’est mise à exsuder de l’huile d’olive.

Le phénomène a débuté le 12 février 2010 dans un pavillon de la région parisienne occupé par une famille chrétienne originaire de Turquie : les Altindagoglu.

La personne au centre du phénomène est la maîtresse de maison, Sevim (surnommée Samira), une femme pieuse et sans instruction. Le 12 février, une icône offerte au couple par un prêtre libanais, placée contre un mur, s’est mise à exsuder de l’huile d’olive. Dans les jours qui ont suivi, la presse s’est emparée du sujet.

Début mars, après avoir vu, sur Canal +, un « reportage » consacré à l’affaire, Jean-Michel Grandsire, de la revue « Parasciences », s’est rendu sur place. Comme les personnes présentes, il a constaté que de l’huile coulait en quantité de l’icône. Il a filmé et photographié le phénomène.

Les Altindagoglu déplacèrent l’icône pour la positionner à quelques mètres de là, mais elle cessa alors d’exsuder. Ils décidèrent donc de la remettre à son emplacement initial, et le phénomène se reproduisit.

La fièvre médiatique tomba, mais les phénomènes s’amplifièrent :

Le premier avril 2010, jeudi Saint pour les chrétiens, Samira présenta des stigmates au front et dans la paume des mains. Le lendemain, elle présenta tous les signes de l’extase, et à son « réveil » elle raconta s’être trouvée au Golgotha, devant la Croix. La Vierge lui apparut et lui dit de ne pas avoir peur, de se souvenir, lors de ses épreuves, que le Christ a énormément souffert par amour pour nous. Marie prit un peu de terre au pied de la Croix et la plaça dans la main de Samira. De la terre se trouvait dans la main de Samira lorsque cette dernière sortit de l’extase. Cette terre a été placée dans un tube de plastique d’où elle exhalait un agréable parfum.

Le 3 avril, après la communion, les stigmates de Samira se refermèrent, restant seulement visibles sur les mains.

Les phénomènes reprirent le 21 avril. Vers 2 heures du matin, Samira « vit » Notre Dame de Lourdes, la Vierge étant vêtue de blanc avec une ceinture bleue.

Le 28 avril, c’est « saint Michel Archange » qui apparut.

Samira étant partie en Grèce pour les funérailles d’un membre de sa famille, elle se rendit, le premier mai, dans un monastère où se trouve un calvaire qui lui rappela celui de sa vision du vendredi Saint. Instinctivement, elle préleva un peu de terre qu’elle rapporta en France. Celle-ci, comparée à celle qu’elle avait ramenée mystérieusement de sa « visite » au Golgotha, s’avéra de même texture et dégageait le même parfum.

Le 13 mai, jour de l’Ascension, le Christ apparut à Samira dans une grande lumière, celle-ci étant différente de celle qui accompagnait les visions de la Vierge et de saint Michel. Jésus, vêtu de blanc avec une étole rouge, déclara en arabe à Samira : « Je monte vers mon Père, mais je vous laisse ma mère », et il ajouta que cette année serait sombre et sans lumière. Il demanda à Samira de noter deux numéros de pages de sa Bible. Samira ne sachant pas écrire, il lui montra les chiffres en vision pour qu’elle puisse les reproduire. Ces chiffres correspondaient aux chapitres 19 et 20 de saint Jean, le texte biblique étant semblable au discours du Christ.

Deux jours après, pendant la nuit, « saint Michel Archange » apparut à Samira, celui-ci portant un vêtement blanc et bleu avec une étole rouge.

Le 22 mai, veille de la Pentecôte, au milieu de la nuit, la Vierge apparut une première fois, vêtue de blanc et de bleu, puis elle réapparut vêtue d’une robe blanche et d’un voile rouge. Elle remit à Samira un tissu sur lequel était imprimée une scène représentant la descente de la Croix. Ce tissu existe réellement. Son image est reproduite dans les numéros 78 et 80 de « Parasciences ». Par la suite, une petite croix en aluminium se matérialisa et se posa sur le tissu, avant de disparaître aussi mystérieusement qu’elle était apparue.

Le 23 mai, dimanche de la Pentecôte, le visage de Samira rougit. Ses yeux la brûlèrent et ses mains brillèrent. Le lendemain, se produisirent les premières exsudations des mains.

La Vierge apparut la nuit suivante, les bras tendus avec des rayons sortant des mains. En faisant un grand signe de croix, elle dit à Samira : « C’est pour le monde. » Quand la Vierge disparut, Samira exsuda de l’huile de ses mains, de son visage et de ses yeux.

Le lendemain, l’icône et le mur sur lequel celle-ci était accrochée exsudèrent abondamment.

Le 27 mai, Jean-Michel Grandsire présenta François Brune à Samira :

« Au cours d’une sobre cérémonie religieuse, elle exsude devant nous une importante quantité d’huile, des mains, des yeux et du visage. Le tout est filmé par ma caméra vidéo. » (J.-M. Grandsire)

Le 8 juin, une grande lumière fut émise par l’icône.

Le 27 septembre, l’eau contenue dans deux fioles en plastique représentant la Vierge de Lourdes fut l’objet d’un prodige : dans une fiole, l’eau fut transformée en vin, et dans l’autre fiole son contenu fut transformé en eau de rose d’une couleur foncée.

Le 9 novembre, pendant une prière, « saint Michel » déclara (par voix intérieure) à Samira qu’il allait faire quelque chose pour que les personnes présentes soient convaincues de sa présence. Trois fioles avaient été apportées par les rédacteurs de la revue « L’appel du ciel », et l’eau contenue dans celles-ci fut changée soit en huile, soit en vin.

Les exsudations d’huile sur l’icône reprirent, comme on a pu le constater le 12 février 2011, jour anniversaire de la première exsudation.

Des tentatives d’analyse de la terre et de l’huile générée par l’icône ont échoué :

« Des prélèvements, emportés à fin d’analyses, se sont mystérieusement dématérialisés des flacons dans lesquels ils avaient été placés, et ceci loin de Samira et de ses proches. » (J.-M. Grandsire)

 

2. Des commentaires indigents sur Internet :

En mars 2010, sur Parismatch.com, Isabelle Léouffre écrivit :

« (…) Même s’il ne s’agit que d’un morceau de bois qui ‘travaille’ et dont la résine coule avec la chaleur du chauffage… Il a fait particulièrement froid cet hiver à Garges-lès-Gonesse. »

Jean-Michel Grandsire note que l’hypothèse d’un bois dont la résine coule est un non-sens absolu en regard des faits. Il observe aussi que c’est bien un comble qu’il n’existe pas de comité pluridisciplinaire capable de se rendre sur place, d’effectuer des prélèvements, d’observer, d’analyser… avant de juger.

« Dans de telles conditions, qu’on ne se plaigne pas que, sur les forums d’Internet, les avis les plus crétins soient émis. Ce n’est que la conséquence de la féodalité ambiante. » (J.-M. Grandsire)

 

– Florilège du Net :

Jean-Michel Grandsire donne des exemples des messages stupides laissés par différents posteurs sur des forums d’Internet. Il précise que ces avis ont été pris au hasard sur divers forums traitant des phénomènes ayant eu lieu à Garges-lès-Gonesse, ces commentaires datant du printemps 2010.

« Je les ai reproduits tels quels, histoire de montrer que, si Internet peut être une source précieuse d’informations, c’est aussi ce qu’il est convenu d’appeler une belle fosse à brin ! » (J.-M. Grandsire)

Voici donc ces messages largement empreints de bêtise :

* « Ces icônes sont évidemment huileuses et ‘vernies’ avec diverses gommes et oléo-résines. A force de les laisser près d’une source de chaleur, pas étonnant qu’elles coulent un jour. » (Sur LePost)

* « L’explication est très simple… ces icônes orthodoxes sont faites avec un bois très huileux qui se conserve très bien dans des églises où la température est très basse. Ici, elle a été placée dans une maison ultra chauffée, en plein hiver… donc le bois a suinté de l’huile. Rien de bien extraordinaire ! »

* « Un peu d’huile d’olive, un jaune d’oeuf (tous les 2, bien sûr, à la même température !), et cela fait ô miracle une bonne mayo ! »

* « L’icône qui verse des larmes d’huile est aussi un grand classique de l’église orthodoxe grecque. J’ai visité un monastère dans les hauteurs de l’île grecque d’Andros, et dans une chapelle il y avait aussi une très belle icône décorée de plaques d’argent qui soi-disant pleurait de l’huile parfumée à la myrrhe. Evidemment, contre un petit billet, vous pouviez repartir avec un flacon contenant un coton miraculeux enduit de cette huile ; manière indirecte de faire payer la visite. Il faut bien que le monastère et les moines vivent… » (Sur 20minutes.fr)

(Jean-Michel Grandsire note à ce sujet que les Altindagoglu refusent tout don, sous quelque forme que ce soit.)

* « D’ailleurs, le phénomène aurait fort bien pu se produire si c’était un nain de jardin taillé du même bois, traité selon le même procédé. On en aurait déduit quoi ? Que l’esprit de Simplet nous parle ? » (Sur 20minutes.fr)

* « J’ai eu un saucisson qui m’a fait ça, il s’est mis à suinter, et comme il me semble que Dieu devrait avoir d’autres soucis que ces petits tours d’illusionniste, j’ai mangé le saucisson… en tranches… chacun sa messe. » (Sur LePost)

* « S’ils trouvent une icône qui fait du vinaigre, ils seront parés pour la vinaigrette. »

Voici d’autres commentaires d’autres abrutis :

* « Ceux qui mettent cette supercherie en circulation devraient être punis par la loi… Pourquoi nos élus ne mettent pas fin à ces tricheries et à ces profiteurs ? Le premier qui devrait mettre fin à cette supercherie c’est Monsieur le maire, mais a-t-il quelque chose à gagner de la chose ? Je rajoute, c’est honteux de la part de l’église de laisser faire. »

* « Les agents du ministère de l’immigration devraient faire quelque contrôle aux alentours de cette demeure… tous ces gens d’Orient… il doit y en avoir qui viennent prier Marie pour avoir des papiers… Non, ici c’est Marianne qu’il faut prier. »

* « J’vais aller voir… j’vous tiens au coran. »

* « C’est pas fini, ces conneries ? Comment un journal peut-il encore véhiculer des imbécillités pareilles sans dénoncer la naïveté ? Passons vite à autre chose. Ce ne sont pas les sujets sérieux qui manquent .»

* « Et après ce qu’il s ‘est passé à Haïti (entre autres…), un bon Dieu tout puissant n’aurait rien d’autre à faire que d’offrir quelques gouttes d’huile qui ne suffisent même pas à agrémenter une salade ? »

* « Cette affaire me rappelle celle du Saint Suaire, les analyses ayant prouvé que l’étoffe censée être portée par Jésus n’existait pas encore. » (1) (J’ai corrigé la formulation incorrecte de l’internaute. En outre, « les analyses » n’ont pas prouvé que l’étoffe censée avoir été portée par Jésus « n’existait pas encore » (sic). Cette formulation est aussi incorrecte. Ce qu’il fallait écrire est : l’analyse au carbone 14 de 1988 a permis de conclure que le Suaire date du Moyen-Âge. Ces résultats ont été ensuite contestés, bien sûr, à tort ou à raison…)

N’importe quel individu peut écrire sur Internet (dans la presque totalité des cas sous le couvert de l’anonymat des « pseudos »), et il ne faut donc pas s’étonner que s’expriment, à propos des sujets vilipendés, des individus incompétents et ignares. Pour répondre à celui (ou celle) qui écrit que Dieu a autre chose à faire que « d’offrir quelques gouttes d’huile », surtout compte tenu de catastrophes du genre de celle d’Haïti, je dirai qu’il s’agit là de signes ayant pour objet de conforter la foi des personnes qui les vivent et de celles qui sont sensibles à ce type de manifestations qui témoignent de la réalité d’une transcendance. Ce n’est d’ailleurs pas Dieu (qui n’intervient jamais directement dans les affaires humaines, y compris dans les phénomènes « extraordinaires ») qui est à l’origine de ces phénomènes, mais plutôt des Maîtres…

 

3. Les événements de la Semaine Sainte :

Le 21 avril 2011, Joël Simon a noté que des petits points rouges commençaient à apparaître sur le front de Samira. De retour au domicile, elle est allée se coucher et on a vu du sang couler de l’un de ces trois points rouges. Les premières traces des stigmates furent aussi observées sur la main droite et le pied gauche. Elle souffrait.

Le sang se mit à couler du front. On put voir, sur ce dernier, comme des petites bosses. Samira se prenait la tête tant elle avait mal, et cela dura une heure.

Les stigmates des mains et des pieds sont ensuite clairement apparus, mais sans saignement.

Vers 2 heures 30 du matin, la Vierge est apparue à Samira, en compagnie de Lazare (ce dernier avec une petite barbe courte), les deux étant habillés de noir. La Vierge lui déclara qu’elle allait lui faire un cadeau. Au bout d’un moment, Samira a tendu la main, comme un appel : elle montrait la Vierge (invisible) qui s’éloignait.

A 3 heures du matin, Samira déclara avoir eu une révélation. Elle demanda à voir le tissu qu’elle avait reçu en apport l’année précédente. Une personne présente alla chercher les objets conservés par Samira, dont la pochette contenant le tissu. On y trouva un nouveau tissu, imprimé à la même largeur que le précédent, bien que deux fois plus long. Ce nouveau tissu représentait la croix, la Vierge d’un côté et saint Jean de l’autre. Si la pochette exhalait un parfum d’huile d’olive, le tissu sentait très fortement la myrrhe.

Vers 4 heures du matin, les douleurs de Samira ont diminué.

Ce matin du vendredi saint, vers 10 heures, elle ressentait toujours les douleurs des stigmates, sans pour autant saigner plus abondamment que durant la nuit écoulée. L’icône, quant à elle, exsudait en abondance de l’huile d’olive.

Un autre phénomène concerne des produits liquides, notamment de l’eau, qui se sont transformés :

« J’avais déposé le jeudi soir, au pied d’un Christ en croix offert à Samira, un flacon que j’ai obtenu à Medjugorje il y a environ huit ans. Selon une personne rencontrée là-bas, il contient un liquide qui ne serait pas de l’eau, mais une sorte de sang sans hémoglobine. Son aspect est transparent comme de l’eau et son goût fortement salé.

Ce matin, en ouvrant le flacon, nous avons constaté qu’il exhalait une forte odeur de myrrhe et que son goût était devenu âcre et différent de ce qu’il était encore la veille. De l’eau obtenue à Lourdes contenue dans un autre flacon (dans une statuette en plastique représentant la Vierge) a exhalé pour sa part une forte odeur de rose.

Les parfums ont envahi la maison pendant toute la journée du vendredi saint. » (J. Simon)

Les plaies de Samira se sont refermées le samedi soir au cours d’une messe, et l’icône a alors cessé d’exsuder de l’huile.

Le 25 avril 2011, vers 3 heures du matin, Samira a entendu la Vierge lui dire que l’icône ne coulerait plus, et elle lui a dit de prendre, pour elle et son mari, les trois dernières gouttes d’huile sous l’icône qui correspondaient à la Sainte Trinité.

Le 2 mai 2011, à 5 heures du matin, Samira entendit la Vierge lui dire qu’elle devait mener une vie familiale normale. Il y avait une grande lumière dans la chambre.

« Le mercredi 4 mai 2011, Samira et moi-même avons prié la très Sainte Vierge pour qu’elle fasse un cadeau à ma femme Andrée. Ce même jour, ma femme m’a accompagné chez Samira pour fêter son anniversaire. Samira, ses enfants et quelques personnes étaient présentes. » (J. Simon)

Le cadeau était bien là. Des flacons contenant de l’eau de Lourdes avaient été laissés aux pieds du Christ et de saint Michel : un petit flacon d’eau de Lourdes datant de 1999, un flacon en plastique d’eau de Lourdes, un flacon en verre d’eau de Lourdes, deux flacons – l’un en plastique, l’autre en verre – d’eau de Lourdes qui se trouvaient dans un sac contenant aussi une caméra apportée par Joël Simon. Toutes les eaux contenues dans ces flacons, ainsi que le grand Christ offert à Samira, dégageaient la même odeur très agréable. Un flacon appartenant à Samira, et placé au milieu des autres, ne sentait rien.

Ce jour-là, deux objets sentaient la myrrhe : l’étole du père d’Esat, le mari de Samira, et une croix reçue en apport (que Samira déclara être envoyée par saint Michel).

Le 11 mai 2011, à 5 heures du matin, Samira a entendu la voix de saint Michel lui disant qu’il allait reprendre la médaille, une boîte contenant une petite veilleuse et une prière, ainsi que l’image de Notre-Dame de la Solitude. Ces objets ont en effet disparu.

Un petit flacon, ainsi qu’une image orthodoxe jaune, qui sentaient l’huile d’olive, ont dégagé des effluves différents.

Ce même jour, Samira a vu en songe son beau-père qui lui a expliqué comment laver son étole. Elle a suivi ses instructions et l’ornement de l’étole s’est transformé : la croix s’est métamorphosée en une auréole cruciforme fine et dorée dégageant un agréable parfum. (2)

 

4. Encore des manifestations :

Depuis juin 2011, l’icône a changé plusieurs fois de couleur, comme en témoignent les photos montrées dans le numéro 82 de « Parasciences ».

Le 15 août 2011, fête de la Vierge, l’icône a de nouveau exsudé, dégageant une impressionnante quantité d’huile d’olive. (3)

 

5. Des tentatives d’analyse :

Le mari de Samira, Ezat, a fait appel à plusieurs personnes pour authentifier l’exsudation de l’icône. Il a d’abord fait sceller le boîtier métallique dans lequel se trouve l’icône, ceci dans le but de faire établir par huissier un constat « officiel » attestant que les exsudations ne sont pas le fait d’une intervention humaine. Il a ensuite entrepris de faire analyser l’huile recueillie dans un récipient situé sous l’icône. Joël Simon a, de son côté, essayé de faire analyser du sable mystérieusement retrouvé dans les mains de Samira alors que cette dernière, couchée et inconsciente, subissait les stigmates le vendredi saint 2010.

Ces démarches auraient dû être faites par des autorités « officielles », et il a fallu que ce soient des « amateurs » qui entreprennent une démarche de chercheurs.

Deux photos, prises à plusieurs mois d’intervalle, montrent les mêmes flacons placés sous scellés. Sur la photo la plus ancienne, les flacons sont presque pleins, alors que quelques mois plus tard, sans que quiconque ait violé les scellés, il ne restait quasiment plus d’huile dans les flacons !

Samira, qui reçoit des révélations (principalement durant son sommeil), a une explication venue « d’en haut » : l’huile est faite pour soigner, pas pour prouver quoi que ce soit à des gens de peu de foi !

Ezat, qui s’était rendu en Allemagne chez des parents, avait emmené de l’huile avec lui pour la faire analyser par un laboratoire. Sa voiture est tombée en panne sur une autoroute, ce qui l’a empêché de mettre son projet à exécution.

Joël Simon a tenté de faire analyser le sable évoqué plus haut. Il avait donné à Jean-Michel Grandsire les coordonnées de Philippe Meunier, un scientifique de ses relations, qu’il avait chargé du travail. C’est le 12 février 2012, deux ans jour pour jour après la première exsudation, que Jean-Michel Grandsire a fait sa connaissance. Voici le témoignage de Philippe Meunier :

« En février 2011, Samira m’a remis une sorte de sable rougeâtre que j’ai rapporté chez moi et placé, dans mon bureau, dans un tube à essai scellé, en vue de le faire analyser.

J’étais seul à savoir où se trouvait ce tube ; personne n’est entré chez moi et encore moins dans mon bureau.

Quand je suis allé chercher le tube pour le porter au laboratoire à fin d’analyses, j’ai eu la surprise de constater qu’il n’y avait plus de sable à l’intérieur du tube qui, je le répète, était hermétiquement fermé !

J’ai appelé Joël Simon en lui faisant part de ma surprise et j’ai remis le tube à sa place…

Une dizaine de jours plus tard, j’ai repris le tube par hasard… et j’ai eu la surprise de constater que le sable était à nouveau dedans…

J’avoue n’avoir rien compris. J’ai appelé Joël, je lui ai rendu le tube qui est toujours chez lui. »

Un an après les événements, le sable était toujours dans le tube, comme l’a confirmé Joël Simon. (4)

Alain Moreau

 

Références :

1. Jean-Michel Grandsire, « L’énigme Samira », in « Parasciences », n° 80, hiver 2010/2011, p. 38-44.

2.  Joël Simon, « Retour à Garges. Les événements de la Semaine Sainte », in « Parasciences », n° 81, printemps 2011, p. 43-47.

3.  « Parasciences », n° 82, été 2011, p. 72.

4. Jean-Michel Grandsire, « Parasciences », n° 84, hiver 2012, p. 30-32.

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