Le corps éthérique, le corps spirituel et les Plans de conscience

 Leadbeater L'Homme visible et invisibleJ’évoque, dans ce texte, des notions bien connues des lecteurs de la littérature occultiste et ésotérique occidentale : le corps éthérique, le corps astral (psychique, spirituel, etc.) et les Plans de conscience.

Il émet une aura (ou rayonnement) parfois appelée « aura de santé ou de vitalité ». Notons que certains clairvoyants confondent l’aura avec le corps correspondant (« astral », etc.). A la vision clairvoyante, le corps éthérique apparaît comme un corps de lumière constitué de millions de filaments lumineux ressemblant à des canaux conducteurs d’énergie.

On peut déceler, dans le corps éthérique, un « cœur éthérique », un « cerveau éthérique », etc., dans la mesure où il reproduit, globalement, les organes du corps physique.

Il constitue une partie de l’« éther cosmique » qui interpénètre tout ce qui existe. (Franz Anton Mesmer, au dix-huitième siècle, avait compris cela, avec son « fluide universel » et son « magnétisme animal »).

 

1. Les 4 “éthers” :

Le corps éthérique est constitué de 4 « éthers » : de chaleur, de lumière, de son ou chimique, et de vie.

Le corps éthérique, associé à tous les rythmes vitaux, est à la base, par exemple, du rythme de la circulation sanguine et de la respiration, par l’intermédiaire des éthers de lumière et de son (ou chimique), lesquels agissent principalement dans la zone de la poitrine.

Les éthers de chaleur et de lumière pénètrent par le chakra coronal (au-dessus de la tête), alors que les éthers de son et de vie pénètrent par les pieds. Selon Pierre Lassalle, l’éther de vie pénètre par les pieds dès le lever du Soleil, monte par le côté droit, atteint la tête vers midi, et redescend par le côté gauche au coucher du Soleil. Cette circulation éthérique est à l’origine de la direction du courant sanguin dans l’organisme.

Pierre Lassalle note aussi que :

1° Léther de chaleur agit principalement dans le système métabolique et les membres de l’être humain.

2° L’éther de vie se concentre surtout dans la tête (système « neurosensoriel »).

3° Les éthers de lumière et de son (ou chimique) se partagent le système rythmique (cœur-poumons), l’éther de lumière oeuvrant surtout sur l’aspect “conscience”, et l’éther de son travaillant davantage sur la nutrition.

Les corps éthériques ne sont pas tous identiques au niveau de la quantité de chaque « éther », cette particularité étant à l’origine du « tempérament », concept connu depuis l’Antiquité : le colérique a une dominante d’éther de chaleur, le sanguin ou nerveux a une dominante d’éther de lumière, le flegmatique a une dominante d’éther de son, et le mélancolique a une dominante d’éther de vie. (1)

 

2. Le corps éthérique selon Max Heindel :

L’occultiste Max Heindel (décédé en 1919) enseignait que la « force vitale » du Soleil est absorbée par le corps à travers la partie éthérique de la rate, où elle devient rose pâle et se répand ensuite le long des nerfs à travers tout le corps physique. Il fit lui aussi référence aux 4 « éthers » constituant le corps éthérique :

– L’éther chimique (permettant l’assimilation de la nourriture et la croissance).

– L’éther vital (pour la reproduction).

– L’éther-lumière (chaleur du corps physique, action sur le système nerveux et sur les muscles).

– L’éther-réflecteur (fonction de mémorisation).

L’extension du corps vital (ou corps éthérique) au-delà du corps physique, disait Max Heindel, est d’environ quatre centimètres, sa coloration étant à peu près celle d’une fleur de pêcher fraîchement éclose.

Le corps physique est construit dans la matrice du corps vital pendant la vie intra-utérine, sa forme étant déterminée par les lignes de force du corps vital, « tout comme celles qui existent dans l’eau préparent la formation des cristaux de glace au moment de la congélation ».

Pendant toute la durée de la vie, “le corps vital construit et restaure la forme matérielle”.

“Sans l’activité du cœur éthérique, le cœur physique succomberait rapidement sous l’effort constant que nous lui demandons. Tous les abus auxquels nous soumettons le corps matériel sont neutralisés, dans la mesure du possible, par le corps vital qui lutte sans cesse contre la désintégration du corps dense.” (M. Heindel)

Le corps vital de l’homme est de nature « négative » et celui de la femme est « positif ». Le fait que la femme “cède facilement à ses émotions est dû à la polarité de son corps vital positif”. Il produit “un excès de sang et la force à agir sous l’effet d’une pression intérieure”…

Si une personne se noie, tombe d’une certaine hauteur ou est sur le point de mourir de froid, le corps vital abandonne le corps matériel… Et il peut arriver que le corps vital se retire partiellement, comme dans le cas où notre bras garde une mauvaise position, ce qui entraîne la sensation de main engourdie. A ce moment, écrit Max Heindel, “on pourrait voir la main éthérique pendue sous la main physique comme un gant”.

“Quand le bras revient à une position normale où la circulation n’est plus entravée, la main éthérique reprend sa place et ses pointes provoquent cette sensation assez désagréable de picotement.” (M. Heindel)

Parfois, dans le sommeil hypnotique, « la tête du corps vital se divise en deux et pend en dehors de la tête physique, une moitié sur chaque épaule, ou bien s’affaisse en rouleau autour du cou… ».

L’administration d’anesthésiques ‘rejette hors du corps physique une partie du corps éthérique en même temps que les véhicules supérieurs’.

“Si la dose est suffisamment forte pour expulser l’éther vital, la mort peut s’ensuivre. On peut observer un phénomène analogue dans le cas des médiums à matérialisations. La différence entre un médium de ce genre et un homme ou une femme ordinaires est la suivante : chez l’homme et la femme ordinaires, le corps éthérique et le corps physique sont, en l’état actuel de notre évolution, étroitement unis, tandis que chez le médium la connexion des deux véhicules est lâche (…). Quand un médium abandonne son corps vital à des entités du Monde du Désir* qui veulent se matérialiser, le corps vital se retire généralement du sujet par le côté gauche, à travers la rate, qui est son ‘‘passage spécial’’. Les forces vitales ne peuvent plus alors circuler dans le corps physique, comme elles le font à l’état normal, et les médiums deviennent extrêmement faibles ; un très grand nombre d’entre eux ont recours à des stimulants pour combattre cet épuisement et deviennent petit à petit d’incurables ivrognes.” (M. Heindel) (* « Monde du désir » : le Plan – ou Monde – astral.)

Quand certaines parties du corps physique sont amputées, « seul l’éther planétaire accompagne la partie détachée », et la contrepartie éthérique d’un membre amputé « se désintègre graduellement en même temps que la partie physique, ce qui explique pourquoi un opéré soutient qu’il souffre encore du bras dont on l’a amputé ».

(Sur ce point, on notera que différentes explications psychologiques et physiologiques ont évidemment été données pour expliquer la sensation de « membre fantôme » : simple souvenir – ce qui n’explique pas la souffrance éprouvée -, impulsions nerveuses aléatoires dans le moignon subsistant, en particulier dans les « neuromas » ou modules se formant sur les terminaisons nerveuses, origine dans la moelle épinière, dans le thalamus et le cortex cérébral ; mais l’extraction chirurgicale des parties concernées ne fait pas disparaître la douleur. Rupert Sheldrake, par contre, fait intervenir une notion qui correspond à l’explication « occultiste » du “membre fantôme” : il parle de champs « localisés précisément là où semblent être les fantômes ». Ils peuvent « occuper un espace plus vaste que celui du corps de chair et de sang ». Référence : « Facteur X » n° 39, éditions Marshall Cavendish, p. 1085-1087.)

A l’âge de 7 ans, l’éther chimique est arrivé à complète maturité. (L’assimilation et la croissance dépendent des forces agissant au pôle positif de l’éther chimique du corps vital.) A la quatorzième année, l’éther vital, lié à la faculté de reproduction, est complètement mûr.

Le corps vital manifeste principalement son activité dans le sang, les glandes et le système nerveux sympathique.

L’« atome-germe » du corps physique, situé dans le cœur pendant la vie, n’en est retiré qu’à la mort. Le sang absorbe, par l’air aspiré, le panorama de la vie de l’être et le grave sur l’atome-germe et sur le corps vital. De la sorte, les annales de la vie « s’impriment d’une manière indélébile et sont enregistrées fidèlement dans l’existence post mortem ».

Un « atome-germe » est une “unité d’énergie” où sont stockés les résultats des expériences éprouvées dans un “véhicule de conscience” donné, comme le corps physique. Cet « atome » est resté stable de vie en vie car il a fait partie de tous les corps physiques que l’Ego a habités et dont il s’est servi. Il est extrait du corps physique à l’instant de la mort et il entre de nouveau en activité au moment où l’Ego se réincarne. Il sert alors de noyau au nouveau corps utilisé par l’Ego (ce qui légitime l’expression « atome-germe »). Pendant la vie terrestre, il est situé près de la pointe du ventricule gauche du cœur, et au moment de la mort “il remonte jusqu’au cerveau par le nerf pneumo-gastrique”.

“Il abandonne le corps physique, en même temps que les véhicules supérieurs, en passant par les sutures des pariétaux et de l’occipital.” (M. Heindel)

Une fois extériorisé, l’être prend alors conscience des images « enregistrées au pôle négatif de l’éther-réflecteur de son corps vital, siège de la mémoire subconsciente », et l’ensemble de sa vie passe devant lui comme un panorama… Les évènements se présentent, déclara Max Heindel, en sens inverse : âge mûr, adolescence, enfance… Ces images s’impriment sur les “véhicules supérieurs”. Le sujet n’éprouve, à ce moment, aucun sentiment à leur égard. Ce panorama dure, selon Max Heindel, de quelques heures à plusieurs jours, selon le nombre d’heures pendant lequel la personne était susceptible de se maintenir éveillée durant sa vie. Cette phase de la vie après la mort « est analogue à celle par laquelle passe un homme qui se noie ou qui tombe d’une certaine hauteur ». Dans ce cas, le corps vital abandonne aussi le corps physique, et le sujet « voit passer sa vie comme dans un éclair »… A ce moment, la corde d’argent n’est pas brisée, sans quoi ce serait la mort assurée. L’affaissement du corps vital marque la fin du “panorama” et force l’être à se retirer dans le Monde du Désir (ou Plan astral).

A l’origine du sommeil, on retrouve cet « affaissement » du corps vital car, à un moment donné, le « fluide vital » cesse de passer en quantité suffisante le long des nerfs. Le corps s’assoupissant, l’Ego se trouve forcé de se retirer, entraînant avec lui le corps du désir (ou corps astral). Ce retrait des “véhicules supérieurs” laisse le corps physique pénétré par le corps vital, dans l’état appelé sommeil.

Chez les végétaux, seuls l’éther chimique et l’éther vital sont en pleine activité, les facultés de perception sensorielle et de mémorisation, spécifiques à “l’éther-lumière” et à “l’éther-réflecteur”, ne pouvant être exprimées par le règne végétal.

Dans le corps vital des animaux, les éthers chimique, vital et lumière sont actifs, le quatrième éther étant inactif. Selon Max Heindel, le corps éthérique et le corps du désir des animaux ne coïncident pas complètement avec le corps physique, notamment en ce qui concerne la tête. Par exemple, “la tête éthérique d’un cheval s’étend considérablement au-delà de sa tête physique”.

“S’il arrive – chose exceptionnelle – que la tête éthérique coïncide avec la tête physique, le cheval peut apprendre à lire, à compter et à faire des opérations d’arithmétique élémentaire.” (M. Heindel) (2)

 Cosmogonie des Rose Croix

 

 

 

 

 

 

 

 

3. Sources convergentes :

Les informations ci-dessus ont été données au début du vingtième siècle et, un siècle plus tard, elles sont toujours valables. (Pierre Lassalle se réfère à Rudolf Steiner, décédé en 1925.)

1. Le phénomène du panorama de la vie, par exemple, a été confirmé par les rescapés modernes de NDE (expériences au seuil de la mort).

2. On trouve une mention des 4 « éthers » constitutifs du corps éthérique ou vital dans un ouvrage d’Anne Givaudan et de Daniel Meurois. Leur guide a déclaré, lors d’une décorporation, que l’éther « est une concentration d’énergies chimiques et vitales » parcourant la surface de la planète en tous sens, formant « une couche intermédiaire entre les univers physiques et astraux », et ayant « quatre natures distinctes » :

– La première « assimile les énergies terrestres qui meurent » et les transmue.

– La deuxième a une fonction de reproduction.

– La troisième concerne « tout ce qui est liquide vital, c’est-à-dire sang ou sève », procurant vie, nourriture et chaleur « par sa lumière très subtile ».

– La quatrième est un éther « réfléchissant », un éther “où puisent parfois ceux que l’on appelle médiums et spirites”.

“Il peut être source de grandes découvertes mais aussi d’incalculables erreurs. Bien dirigé, il est utilisable en tant que mémoire, car le moindre événement de l’univers terrestre s’y reflète et s’y inscrit à tout jamais.” (3)

 

351iGixXqnTL._SX305_BO1,204,203,200_. Anne Givaudan et Daniel Meurois ont été aussi informés de l’existence des « atomes-germes » (désignés, dans l’enseignement d’Alice Bailey, par l’expression : « atomes permanents »). Il existe, leur a-t-on expliqué (en état de décorporation), un “atome-germe” pour le corps physique, un autre pour l’organisme éthérique, « puis pour l’émotionnel et ainsi de suite pour toutes les manifestations de l’âme-personnalité ».

« Chacun de ces atomes, voyez-vous, est un accumulateur d’informations qui persiste, identique à lui-même bien que de plus en plus chargé, d’existence en existence (…). » (4)

 

 

En somme, l’« atome-germe » constitue une sorte de « boîte noire » stockant les informations relatives à chaque “véhicule de conscience”, en relation avec les diverses incarnations de l’Ego.

Les courants d’énergie parcourant le corps éthérique sont dénommés « nadis » par les yogis et « tza » par les Tibétains. Dans ces “canaux” (on a avancé le nombre de 72.000, mais on parle aussi de millions de courants d’énergie) circule l’énergie universelle appelée « prâna » par les yogis, « levan » par les Tibétains. On parle aussi, ce qui est la même chose, de « chi », de « ki », de « mana », de « wakan », d’« orgone » (Wilhelm Reich) ou de « force odique » (baron Reichenbach, dix-neuvième siècle).

Les trois “nadis” principaux sont dénommés « Pingala », « Ida » et « Sushumna » (le canal central). La terminaison des “nadis” « Ida » et « Pingala » se trouve dans les narines, d’où l’importance de la respiration alternée des yogis, laquelle purifie ces deux courants latéraux.

 

4. Les “chakras” :

Des centres énergétiques particuliers, dénommés « chakras », existent dans le corps éthérique.

C’est le croisement d’un certain nombre de “nadis” qui donne naissance aux “chakras” mineurs ou majeurs, perçus comme des tourbillons ou entonnoirs d’énergie. Ils ressemblent à des vortex énergétiques en mouvement, leur rôle étant d’émettre et de transmettre les énergies élevées. Patrick Drouot note à ce sujet que, d’un point de vue physiologique, les chakras sont “des récepteurs-transformateurs-émetteurs de l’énergie subtile élevée”.

“Ils la reçoivent, la ralentissent en diminuant sa fréquence, comme un électron passant d’une couche électronique vers une autre, si l’on veut. A ce moment-là, l’énergie est envoyée à travers le corps.” (P. Drouot) (5)

Les 7 principaux “chakras”, localisés dans le corps éthérique, sont en rapport avec un plexus nerveux majeur et une glande endocrine majeure.

Le “chakra” du front est en relation avec la faculté de clairvoyance.

L’anatomie des “chakras” a été décrite dans la littérature tantrique tibétaine et yogi, ainsi que dans la littérature médiumnique et ésotérique occidentale contemporaine, certains auteurs ayant apporté dans ce domaine leur contribution grâce à leur vécu psi (informations obtenues par la perception clairvoyante des champs énergétiques localisés autour du corps).

Certains chercheurs se sont aussi intéressés aux “chakras” : Hiroshi Motoyama, Valery Hunt, Pierre de Vernejoul

La vitesse de rotation des “chakras”, rapide et variable, est fonction de l’état de santé de la personne. L’énergie pénètre dans le noyau du “chakra”, atteint la colonne vertébrale, puis circule le long des “nadis” connectés au système nerveux central.

Le système des “nadis” constitue l’interface des niveaux « astral » et physique, les “chakras” jouant par ailleurs un rôle important dans l’équilibre physiologique et endocrinien du corps physique.

Comme le champ éthérique, le champ “astral” possède 7 “chakras” majeurs. Le champ “astral” étant lié à l’expression émotionnelle, « les chakras astraux sont perturbés chaque fois que l’état émotionnel l’est », ce qui provoque un déséquilibre dans le corps physique. Si les endocrinologues reconnaissent que certains déséquilibres émotionnels sont liés à des types spécifiques de dysfonctionnement glandulaire, il leur reste à découvrir que l’activité hormonale des glandes endocrines majeures dépend de l’influence énergétique de leurs “chakras” respectifs.

Depuis la découverte des phénomènes électromagnétiques par Maxwell et Faraday au dix-neuvième siècle, on sait qu’un courant électrique engendre un champ magnétique et qu’un champ magnétique engendre un courant électrique. Le docteur Richard Gerber considère qu’il est possible, note Patrick Drouot, que “les énergies magnétiques éthérique et astrale traversant les chakras puissent créer des effets de champs électriques associés”.

“Ce qui expliquerait les découvertes des champs électrostatiques sur les chakras du Dr Hiroshi Motoyama, et vraisemblablement les oscillations électriques enregistrées sur la peau au niveau de ces mêmes chakras par le Dr Valery Hunt de l’UCLA.” (P. Drouot) (6)

L’étude du docteur Karagulla, sur plus de 200 patients, montre que des anomalies graves dans les couleurs, les rythmes, les luminosités, les formes, les textures des “chakras”, indiquent un sérieux problème de santé qui doit résulter du développement d’une maladie par dérèglement endocrinien ou dans la partie corporelle dans laquelle le centre correspondant pourvoit l’énergie. A partir de 1986 – date à partir de laquelle il put percevoir ces vortex -, Patrick Drouot put voir des points noirs, des taches sombres. Dans des cas plus graves, il vit « les pétales rongés comme des feuilles de salade mangées par des insectes ».

L’harmonie des “chakras”, dans les champs éthériques, “astraux” et mentaux, constitue un important facteur de santé. Une « lecture énergétique » a pour but « d’obtenir une description claire et précise du corps éthérique chez une personne en bonne santé et de noter les changements lorsque la dysharmonie (maladie) devient imminente ou encore survient ». Les observations du docteur Karagulla et de Dora Kunz montrent que le potentiel de maladies est important en cas de perturbations dans le rythme des centres énergétiques. Notons, au passage, que la clairvoyante Dora Kunz a perçu le corps éthérique de couleur gris-bleu pâle ou violet-gris, « avec des miroitements identiques à ceux perceptibles dans l’atmosphère un jour de grande chaleur ». (7)

 

5. Médecines vibratoires et corps éthérique :

Larry Dossey a distingué trois périodes historiques ou ères dans les thérapies :

– La « médecine matérialiste » (qui s’appuie sur la chirurgie et un arsenal de drogues).

– La médecine du « corps-esprit » (période au cours de laquelle l’esprit a été reconnu comme pouvant interférer avec les mécanismes du corps).

– La « médecine “non-locale” ».

Cette dernière est constituée des “thérapies vibratoires” tenant compte des “états subtils de la matière” et de la “physiologie multidimensionnelle” de l’être humain. Le but recherché est de « ré-harmoniser » le champ énergétique interpénétrant le corps physique.

Patrick Drouot se réfère à la « palpation vibratoire » des champs énergétiques entourant une forme de vie. Chaque organe physique semble avoir son « double énergétique », et il est possible de « lire » l’état véritable des organes dans la contrepartie énergétique. Lorsqu’un organe est infecté, « chargé », dysharmonique, il est possible d’y travailler dessus en pratiquant une forme de chirurgie “micro-vibratoire”.

Le corps physique est dépendant, sur le plan énergétique, du champ énergétique. Lorsque le corps éthérique est distendu, ‘dysharmonique’, « des codages vibratoires vont peu à peu abaisser leur fréquence propre » pour finir par provoquer des perturbations d’ordre physique. (8) D’où l’intérêt de la chirurgie “micro-vibratoire”

Le Reiki, ou « énergie universelle de Vie », dont le système remonte au dix-neuvième siècle avec le docteur Mikao Usui (9), fait partie intégrante des « médecines vibratoires ».

Le docteur Gabriel Cousens, maître de Reiki, considère que l’être humain est le foyer de plusieurs champs énergétiques : des champs d’énergie subtile à fonction organisatrice. Ceux-ci se déplacent à une vitesse à la fois supérieure et inférieure à celle de la lumière, et agissent comme des vortex synchronisant « les vibrations d’énergie cosmique plus rapides que la vitesse de la lumière, et celles du corps beaucoup plus lentes ». Si ces champs s’affaiblissent ou se désorganisent sous l’effet de tensions émotionnelles, par exemple, il en résultera la maladie. L’affaiblissement et la désorganisation de ces champs activent le processus du vieillissement (accroissement de l’entropie), et leur stimulation constitue un facteur de régénération et de guérison (inversion du processus d’entropie) :

« Le Reiki fournit aux champs d’énergie subtile un apport direct d’énergie vitale permettant leur activation et leur réorganisation. Autrement dit, en renversant le processus de vieillissement, le Reiki ralentit la croissance de l’entropie. Cette action se manifeste d’une manière directe sur les champs d’énergie, et indirectement sur l’équilibre des chakras. Lorsque les corps subtils et les chakras ne sont pas alignés, il s’ensuit un blocage faisant barrage à la pénétration de l’énergie vitale dans le corps. Lorsque l’on parvient à réaligner ceux-ci, l’énergie peut de nouveau circuler librement. Le phénomène d’entropie ainsi renversé permet d’obtenir la guérison émotionnelle et spirituelle. » (G. Cousens) (10)

Afin de mieux comprendre la rapport existant entre corps subtils et guérison psychique, il faut signaler que chaque main possède au centre de la paume un “chakra” moyen pouvant devenir très actif. Ce “chakra” rayonne de trois manières :

– Par la paume (imposition).

– Par les doigts (projection).

– Par le dos de la main, proche de l’articulation du poignet.

Le développement du “chakra” de la paume entraîne une accumulation de l’aura vers le bout des doigts, des canaux (“nadis”) vitaux sont ouverts et le “prâna” circule plus librement. (11)

La personne désireuse d’approfondir l’étude des “chakras” et de la guérison psychique pourra se référer à certains ouvrages d’Anne Givaudan et de Daniel Meurois, et de Patrick Drouot (12), ainsi qu’aux livres de Janine Fontaine (13) et de la guérisseuse américaine Barbara Ann Brennan (14).

51ybjuwGB2L._SX300_BO1,204,203,200_  9782221011614FS  41xXOBZqKeL._SX323_BO1,204,203,200_  Guérir par la lumière

Sur les “chakras”, il existe une importante littérature, entre autres les livres de Michel Coquet. (15)

Un médecin, Yann Eugène Tiberghien, s’inspirant des idées de Janine Fontaine, a postulé l’existence de corps vibratoires autour du corps physique, qu’il a dénommés « somas vibratoires concentriques » : « somas » éthérique, astral, mental, causal, divin et spirituel.

Alain Sendat, quant à lui, distingue trois enveloppes principales autour du corps physique : le « corps paraphysique » (formé des couches 1, 2 et 3), le « corps éthérique » (formé des couches 4 et 5) et le « corps spirituel » (formé des couches 6 et 7). Selon lui, le fait de placer le corps éthérique tout près du corps physique est une erreur, ce qui est nommé corps « éthérique » n’étant pour lui que l’émanation de la chaleur humaine. (16) Mais il s’agit là d’une conception erronée…

Parmi les « médecines vibratoires », il convient de classer – en plus du « magnétisme » et du « Reiki » – l’acupuncture et l’homéopathie. Leur mode d’action se situe aussi, en réalité, au niveau du corps éthérique. C’est d’ailleurs ce que considère le docteur Yann Eugène Tiberghien, celui-ci pensant que ces trois techniques thérapeutiques – homéopathie, acupuncture, « magnétisme » par imposition des mains – doivent agir sur le « Soma éthérique ». A propos de l’homéopathie, il considère que « puisqu’il n’y a plus de matière active dans une granule homéopathique, il pourrait n’y rester que la vibration de celle-ci, son empreinte énergétique, qui pourrait avoir une action sur notre ‘‘soma’’ vibratoire ». (17)

L’efficacité de l’homéopathie continue à être niée de façon virulente par les « rationalistes ». Pierre Rossion, par exemple, la réduit à un placebo, ses remèdes ne contenant que de l’eau et du sucre. (18) D’où la campagne de dénigrement à propos des travaux de Jacques Benvéniste sur la « mémoire de l’eau », qui sont susceptibles de légitimer les principes homéopathiques… Or, s’il n’y a pas d’action chimique, il y a bien une action énergétique ou vibratoire.

Qu’en est-il de l’acupuncture ? En novembre 1997, l’Institut de la Santé des Etats-Unis a reconnu l’efficacité de l’acupuncture contre certaines pathologies. Les rationalistes, cependant, expliquent son mode d’action par les circuits nerveux (travaux de Jean Bossy, professeur d’anatomie à la Faculté de Médecine de Montpellier-Nîmes), la libération, au niveau des synapses, d’enképhalines (substances au pouvoir antalgique), la libération d’endomorphines (ayant aussi des propriétés antalgiques) par le complexe hypothalamo-hypophysaire du cerveau, et l’action anti-inflammatoire des glucocorticoïdes sécrétés, via le complexe hypothalamo-hypophysaire, par la corticosurrénale (située au-dessus des reins).

En 1987, Felix Mann, ancien président de la Medical Acupuncture Society, avait déclaré que les points d’acupuncture et les « méridiens » n’existaient pas. Et Pierre Rossion d’ajouter que, « malgré des heures passées derrière le microscope, personne n’a jamais pu mettre en évidence les méridiens d’acupuncture, pas plus que le qi censé y circuler ». Or, ceci ne prouve pas que les méridiens (qui font penser aux “nadis” constitutifs du corps éthérique) n’existent pas. Cela montre simplement que le microscope n’est pas un outil suffisamment performant pour déceler des réseaux d’énergie n’entrant pas dans le cadre des énergies connues.

Une expérience avait semblé démontrer l’existence des méridiens. Elle fut publiée en 1985 par l’Académie Nationale de Médecine de Paris, les auteurs de l’article étant trois médecins du service de biophysique et de médecine nucléaire de l’hôpital Necker à Paris, Jean-Claude Darras, Pierre Albarède et Pierre de Vernejoul. L’injection d’un traceur radioactif au niveau d’un point d’acupuncture permettait la visualisation, avec une caméra à scintillation, des trajets se superposant aux méridiens des planches anatomiques chinoises. Le « radiotraceur » était le technétium 99. En 1988, Yves Lazorthes (du service de neurochirurgie du CHU de Rangueil à Toulouse) montra que la migration du radiotraceur était la même si l’injection se faisait non pas au niveau d’un point d’acupuncture, mais au niveau d’un point témoin n’importe où ailleurs sur le pied. Le radiotraceur visualisait non pas des méridiens, mais des trajets nerveux.

Les points d’acupuncture sont censés ne pas exister, le nombre de ceux-ci ayant augmenté au fil du temps dans les traités chinois (160 : deux siècles avant notre ère, 349 au septième siècle, 747 en 1981). La science occidentale nie ainsi les données « ésotériques » sous-tendant la pratique traditionnelle de l’acupuncture. Certaines personnes savent pourtant, par expérience personnelle, que les “nadis” (et le “prâna” qu’ils véhiculent), constitutifs du corps éthérique, existent bien…

N’oublions pas qu’en 1997 l’efficacité de l’acupuncture a été reconnue pour certaines pathologies. Or, en 1984, la revue médicale « The Lancet » affirmait que de « nombreux essais contrôlés ont montré que les allégations de l’acupuncture n’ont aucune validité scientifique », ces essais étant « systématiquement ignorés par les tenants de l’acupuncture ». L’acupuncture était censée poser « le problème complexe de la démarcation entre la science et le charlatanisme, entre la raison et la foi, entre la recherche honnête de la vérité et l’exploitation sans scrupule de la souffrance humaine ». En 1991, le « zététicien » Henri Broch niait toute validité à l’acupuncture… (19)

Soyons assurés que la reconnaissance, par le monde scientifique, de la réalité des “méridiens” ou “nadis” (et donc du corps éthérique) sera l’un des faits majeurs des « découvertes » de la science du vingt-et-unième siècle.

 

6. “Qu’est-ce que le corps éthéré, qu’est-ce que le corps astral ?” (« Tous coachés ! », France 5, 1er avril 2012) :

C’est par hasard que je suis « tombé » sur un émission diffusée sur France 5 le 1er avril 2012 : « Tous coachés ! ». L’émission était déjà commencée, mais, aux premiers propos tenus, j’ai compris que la commentatrice était en train de parler de dérives sectaires dans le milieu du coaching. Elle a notamment évoqué le cas d’une jeune femme qui s’est suicidée (le père ayant porté plainte auprès de l’ADFI locale) après avoir suivi des séminaires tenus par un « coach en thérapie ». On nous a signalé que, dans les années 1990, les activités de cet individu avaient été répertoriées dans la liste des « sectes ».

Je ne connais pas ce dossier, mais mon attention a été attirée par deux choses simultanées : un passage du commentaire de la commentatrice et la vision de quelques notes écrites que la victime avait laissées à propos de l’enseignement du « coach en thérapie ». Sur ces notes, j’ai remarqué qu’il y avait notamment les mentions « Monde mental » et « Monde astral » (qui sont notamment mentionnés dans la littérature théosophique). Quant à la commentatrice, elle a interrogé : Qu’est-ce que le corps éthéré, qu’est-ce que le corps astral ? Cette question est bien sûr la preuve de l’ignorance crasse, en matière d’ « ésotérisme », de la commentatrice à l’origine du documentaire (une ignorance largement partagée, il est vrai, par l’immense majorité des gens), mais, ce qui est beaucoup plus préoccupant, c’est que l’une des rares fois où ces notions sont évoquées dans une émission télévisée, c’est dans un contexte d’activités « douteuses » dites sectaires.

111-large_defaultJe ne sais pas ce qui a pu amener la jeune femme à mettre fin à ses jours, mais je note que la commentatrice a évoqué un passage du texte (avec, si mon souvenir est exact, une référence à la « lumière ») faisant penser que la victime était au courant de la thématique NDE. Cette jeune femme était peut-être une personne psychologiquement fragilisée qui, à la suite de certains propos constitutifs de l’enseignement du prétendu « coach en thérapie », a fini par mettre fin à ses jours. Quoi qu’il en soit, ce « coach », s’il a évoqué dans ses interventions des notions spécifiquement « ésotériques », est aussi, semble-t-il, un manipulateur vénal. Si la jeune femme n’avait pas fréquenté ce genre d’individu, elle aurait pu apprendre, en lisant quelques bons livres, que le suicide n’est jamais une bonne solution aux problèmes rencontrés dans la vie, ces problèmes finissant toujours par suivre la personne de l’autre côté du voile… Le livre de référence indispensable pour comprendre cela est celui d’Anne Givaudan : « La rupture de contrat » (éditions S.O.I.S., 2006), l’auteure étant justement entrée en contact avec des âmes-personnalités qui se sont suicidées dans une ou plusieurs de leurs précédentes incarnations.

Quand on a lu ce genre de livre, on s’aperçoit vite que l’on ne peut pas sérieusement se prévaloir de notions « ésotériques » et être en même temps un candidat au suicide ! Si la disparue avait lu ce genre de livre, plutôt que de suivre des séminaires surtout destinés à enrichir celui qui les organisait, elle n’aurait pas mis fin à ses jours…

Voici d’ailleurs les témoignages de lecteurs de ce livre que l’on peut lire sur le site www.sois. fr :

“Un petit mot pour vous dire qu’après avoir lu votre livre ‘Rupture de contrat’ il y a quelques années, j’ai fait le choix définitif d’écarter la possibilité d’en finir avec les difficultés intrinsèques de ce monde par le suicide… j’ai décidé de prendre mon courage et de faire face…

Je suis, aujourd’hui, très heureux de ce choix que je n’ai jamais remis en cause… Merci infiniment.” — Paul.

“Il y a longtemps que je voulais écrire pour vous donner mes commentaires sur le livre ‘La rupture de contrat’. WOW ! Quel livre SUPER ! Je l’ai prêté à plusieurs personnes et nous avons un commentaire en commun. Je n’aurais pas acheté ce livre car je n’ai pas vécu l’expérience d’une personne proche de moi qui s’enlève la vie. Mais quel livre !” — Ginette.

“J’ai une cliente, policière, qui a lu le livre ‘La rupture de contrat’. Peu de temps après, elle a un appel pour se rendre à une adresse. Un homme dit qu’il est sans nouvelle de son ami et qu’il s’inquiète pour lui. Elle arrive à cette maison, sonne à la porte, pas de réponse. Elle fait le tour et arrive à une porte qui donne au sous-sol de la maison. Elle voit, par la fenêtre, l’homme qui monte dans un escabeau pour se pendre. Elle crie et défonce la porte (elle ne sait pas comment elle y est arrivé), et arrive juste à temps pour le décrocher. Un homme qui fait deux fois son poids. Elle m’a dit que si elle n’avait pas lu le livre elle aurait très mal réagi à cette épreuve. Elle lui a dit : Tu ne peux faire ça, car il faudra que tu reviennes régler ce que tu fuis.

Elle voulait que je te dise MERCI pour ce livre qui l’aide beaucoup dans son quotidien.” — Ginette.

 

7. Chi, arts martiaux et psychokinèse :

L’énergie éthérique est manifestemant en relation avec ce que diverses traditions ont appelé notamment le ki ou le chi. Cette énergie éthérique correspond à ce que les psychotroniciens (parapsychologues) des pays de l’Europe de l’Est appelaient, dans les années 1960-1970, le “bioplasma”.

Il y a eu en 1990, sur France 2, une série documentaire (cinq émissions) sur le paranormal, cette série ayant été réalisée par Bernard Martino. Ce dernier a en outre rédigé un livre (en relation avec les documentaires télévisés) intitulé : “Les chants de l’invisible”. On a notamment vu, dans les émissions concernées, quelques médiums à effets physiques : la Russe Nina Kulagina (que l’auteur avait rencontrée peu avant son décès) connue pour ses aptitudes à la télékinésie, le Japonais Masuaki Kiyota connu pour sa capacité d’action psychokinétique (comme Uri Geller) sur le métal – ainsi que pour son action PK sur une pellicule photographique -, et le Brésilien Thomaz Green Morton de Souza Coutinho (ce dernier ayant malheureusement grossièrement truqué ses prestations). Dans une émission (consacrée au Japon) de cette série, on a aussi pu voir Hiroyuki Aoki, un praticien d’un art martial peu connu, le shintaïdo. Bernard Martino ayant demandé à Albert Palma ce qui se passait quand il attaquait Hiroyuki Aoki, Albert Palma a ainsi répondu :

“Une fois, je l’ai attaqué très violemment, j’ai cru que j’allais avoir un arrêt cardiaque, mais ça a duré une fraction de seconde. Je suis tombé à genoux et je suffoquais… J’avais le coeur qui… je croyais qu’il allait péter mais ça s’est vite rétabli…” (A. Palma)

Hiroyuki Aoki l’avait stoppé “à distance”.

“Il ne m’a pas touché, il avait dû murmurer un mantra… je sais pas, un truc ésotérique quelconque…” (A. Palma)

Albert Palma ne pouvait plus avancer. Une autre fois, il a expérimenté avec Hiroyuki Aoki “une sorte de zone tampon”… Il était emmené dans une spirale, “dans une zone où il y a une sorte de nuage invisible” entre les deux “combattants”. Hiroyuki Aoki pouvait créer “une sorte de pressurisation, de coussin d’air autour de lui”.

Bernard Martino a assisté à un entraînement avec Hiroyuki Aoki, ce dernier ayant demandé à ses élèves de l’attaquer “en tsuki“, tout en faisant intervenir l’énergie du “chi”.

“Quand ils se ruaient sur lui, ses élèves ne parvenaient jamais à le toucher. Comme tentait de l’expliquer Albert, ils semblaient pris dans une spirale dont le centre, Aoki, se dérobait sans cesse ; ‘charmés’, comme des papillons de nuit attirés par la lumière d’une ampoule électrique où ils se brûlent les ailes, les élèves encore et encore cherchaient à l’atteindre et ils finissaient par s’épuiser à lui tourner autour ; leur main en l’air, prête à frapper, ne rencontrant jamais ce corps sur lequel elle était censée s’abattre.” (B. Martino)

Un garçon costaud, lourd, fonça sur Hiroyuki Aoki, mais, à environ cinquante centimètres de ce dernier, il fut stoppé net et il commença à lui tourner vainement autour “comme s’il cherchait une porte”…

C’est parce qu’il avait perçu une intention agressive, un jour qu’il donnait un “gorei” (le fait de diriger une pratique de groupe) qu’Hiroyuki Aoki avait découvert en lui la capacité sidérante d’arrêter un adversaire à distance et de porter à distance ce qu’il appelait un “toaté”, ce coup qu’Albert Palma avait ressenti si fort la première fois qu’il avait eu l’impression que son coeur s’arrêtait de battre.

“J’étais en train de rythmer l’exercice : ‘Ichi, ni, san…’ un, deux, trois, quatre… et tout à coup j’ai senti que l’un des élèves avait le désir de m’attaquer – la règle quand je donnais le ‘gorei’ était qu’ils pouvaient le faire quand ils le voulaient -, et mon rythme : 1 -2-3-4, j’ai eu l’idée de le concentrer sur lui et d’un seul coup il a sauté en l’air, il a fait un tour sur lui-même et il est tombé… J’ai trouvé ça très intéressant et j’ai essayé par la suite avec d’autres élèves. J’ai vu que cela marchait mieux avec ceux qui avaient vraiment le désir de m’agresser… J’avais découvert cela par le plus grand des hasards, mais, comme je savais que dans l’ancien temps il y avait une technique qui s’appelait toaté, je me suis demandé si ce que j’avais fait ce n’était pas… toaté.” (H. Aoki)

Bernard Martino filma Albert Palma en train de charger Hiroyuki Aoki, “sautant en l’air en hurlant quand il parvenait à lui saisir les mains, donnant des ruades, se roulant par terre, revenant aussitôt à la charge tandis qu’Aoki disait en montrant ses mains vides” :

“Je ne lui fais rien, pas de gestes techniques, c’est seulement l’énergie du ‘chi’… Je l’intensifie au fur et à mesure, mais je ne bouge pas les mains, ni les mains, ni le corps, rien.” (H. Aoki)

Albert Palma s’arrêta net en pleine course avant de tomber sur les genoux. Il venait de recevoir “toaté”.

Albert Palma a évoqué une énergie qui s’était libérée en lui, un “feu intérieur” montant du bas. Il sentait cette force partir du hara, du bas du ventre. Il a évoqué les chakras (le long de la colonne vertébrale) et la kundalini. Pour lui, dit-il, l’ouverture du premier chakra a été “une grande fête” (sic), une “chaleur dingue” irradiait son corps, avec une joie de vivre…

“Je me souviens bien de la rencontre avec un yogi qui avait vu ‘Tenshingoso’, il parlait de la kundalini, c’est cela que l’on éveille au shintaïdo, même si la méthode est différente… Arthur Avallon parlait de la ‘puissance du serpent’ à propos de la kundalini.” (A. Palma)

Bernard Martino a vu une vidéo où le fondateur de l’aïkido, Morihei Ueshiba :

“Cela se passe dans un Dojo lors d’une des dernières démonstrations de maître Ueshiba. Il est tout petit avec sa longue barbe blanche. Des élèves l’attaquent qu’il fait chuter sans les toucher, simplement en levant le bras. (…)

Subitement, il demande à un personnage que l’on ne voit pas de l’attaquer et aussitôt après entre dans le champ sur la gauche, une sorte de bulldozer lancé à pleine vitesse qui fonce sur lui une main en avant avec l’intention de le renverser. Au moment où il arrive sur le petit homme, il semble se heurter à un mur, rebondit et tombe à la renverse !” (B. Martino)

Lorsque Bernard Martino put, plus tard, se procurer le document, il s’aperçut, en le passant au ralenti, qu’au moment de l’impact, non seulement l’homme semblait vraiment se cogner dans un mur, mais que Ueshiba, au lieu de reculer ou d’être quelque peu déséquilibré, “se dressait sur ses pieds, décollait du sol, montait dans l’image sans reculer d’un centimètre !”.

Dans “La stratégie de l’invisible”, Michel Random écrit que les exploits extraordinaires de maître Ueshiba rempliraient des volumes.

“Un jour, alors qu’il était souffrant, un de ses disciples voulut le soulever pour le mettre au lit. Ne pouvant y parvenir, il appela à l’aide un second gaillard, puis un troisième, puis un quatrième. Ils s’efforcèrent en vain de soulever le maître. Il semblait collé au sol. Finalement, il parut s’éveiller comme s’il sortait d’un profond sommeil.

‘Excusez-moi’, dit-il, j’avais noué en moi le ciel et la terre’.

Il sembla se détendre et aussitôt on le souleva, léger comme une plume.” (B. Martino)

Sur une bande, on voyait un Américain qui mettait ses mains sur la tête de Michio Hikitsuchi (que Bernard Martino a connu à l’occasion de son séjour au Japon), ce dernier étant assis en tailleur. L’Américain poussait de toutes ses forces, sans parvenir à renverser le “Sense”.

“On le voyait ensuite attaquer le maître avec beaucoup de détermination et de violence ; Hikitsuchi, sans le toucher, comme Ueshiba, en levant simplement le bras, le faisait tomber à terre où il restait, s’efforçant visiblement de se relever mais en vain…” (B. Martino)

Gérard Blaize montra à Bernard Martino un document où on voyait le président Jimmy Carter, en visite officielle au Japon, assistant à une démonstration de Michio Hikitsuchi. Le traducteur prit l’initiative de proposer à Michio Hikitsuchi de remplacer l’Américain (vu sur la précédente bande) par l’un des gardes du corps du président. Quand le caméraman se décida enfin à filmer le “combat”, le garde du corps était à terre, incapable de se relever, et Michio Hikitsuchi ne le touchait pas. Pour Gérard Blaize, ces phénomènes “énergétiques” sont réels.

Gérard Blaize demanda à son épouse Chikako de lui servir de partenaire. Celle-ci ayant saisi le bras de son mari, ce dernier émit une modulation sonore, et, dix secondes après, Chikako se mit à rouler sur le tatamis, “gigotant comme une folle”. Cela ne marcha pas avec Bernard Martino, mais cela marcha avec sa collaboratrice Annick Lacroix

Lors d’une interview de Bernard Martino avec Michio Hikitsuchi, ce dernier fit un signe et Clint (l’Américain évoqué ci-dessus) se rua sur lui. Avec ses deux bras, Michio Hikitsuchi sembla faucher l’air au-dessus de son agresseur “qui, comme happé par cet appel d’air, décolla du sol, s’élevant très haut pour retomber avec violence un peu plus loin sur le dos”.

“Déjà, Hikitsushi était au-dessus de Clint, il fit le geste de le plaquer au sol avec ses deux mains en émettant un sol rauque et Clint resta à terre, essayant vainement de se relever. Je pouvais voir ses efforts, il était tout rouge, les veines de son cou saillaient…” (B. Martino)

Michio Hikitsuchi plaça les deux mains de Gérard Blaize sur le sommet de son crâne. Gérard Blaize poussa en s’arc-boutant sur ses pieds sans parvenir à renverser Michio Hikitsuchi. Ce dernier précisa que c’est avec la respiration (“Kokiou-Ho”) qu’il faut faire cela. Trois personnes peuvent l’attaquer, il ne bougera pas. Il ajouta que la force physique ne compte pas, ce qui compte c’est le “chi”

“Quand ils me poussent, je leur prends leur force… je mange leur ‘chi’ avec le mien… Avec notre ‘chi’, on prend racine, notre esprit s’enfonce dans la terre comme un grand arbre et on ne bouge plus…” (M. Hikitsuchi)

Il appela Gérard Blaize qui fonça sur lui.

“Au moyen de ce même mouvement des deux bras qu’il avait déjà utilisé, mais plus violemment, avec Clint, il forma une vague qui sembla soulever Gérard comme une plume, presque au ralenti, avant de le ‘reposer’ délicatement par terre où Gérard resta sans pouvoir se relever…” (B. Martino)

Bernard Martino put filmer Gérard Blaize et ses élèves à Paris :

“Il ‘appela’ ses élèves les uns après les autres et les fit chuter sans les toucher, les immobilisant au sol comme le faisait Hikitsuchi, mais en y ajoutant le fruit de ses propres recherches sur les vibrations. Je vis une jeune femme, dont j’appris qu’elle était ingénieur agronome, frétiller comme un lézard, allongée sur le tatamis à côté de Gérard assis en tailleur qui pointait seulement un doigt, très au-dessus de sa tête. Je vis aussi un homme, qui était lui chercheur à Saclay, se mettre à trépigner de plus en plus fort à mesure qu’il s’approchait de Gérard pour finalement, à la manière d’un épileptique, s’écrouler sur le sol en gémissant. Je filmai encore un ingénieur en informatique, un karatéka expérimenté qui devait peser dans les quatre-vingt-dix kilos, mettre ses deux mains au niveau du ventre de Gérard debout et le pousser de toutes ses forces sans parvenir à le faire reculer d’un centimètre. Tandis qu’il poussait, Gérard s’offrit même le luxe de lentement remonter l’une de ses jambes pour terminer à cloche-pied ! A aucun moment, je ne perçus de la part de ses élèves la moindre complaisance ; je sentis au contraire chez certains de la révolte, presque de la rage…” (B. Martino)

Au siège de la Fédération de Shintaïdo, Bernard Martino a vu un film sur le toaté réalisé par la NHK. L’expérience réalisée visait à mettre en évidence ce qui se passait dans le cerveau d’Aoki et d’Okada au moment du toaté. Face à face, ils étaient tous les deux reliés à la machine par une batterie d’électrodes et de fils. Okada attaquait et, en retour, Aoki le stoppait net, Okada tombant à ses pieds. Les tracés EEG montraient une étonnante complémentarité, une synchronicité parfaite. L’expérience avait été conduite par Hiroshi Motoyama, lequel dirigeait, à Tokyo, un Institut de psychologie religieuse. Hiroshi Motoyama était à la fois médecin et prêtre de la religion Shinto.

“Il nous fit visiter ses installations. La pièce maîtresse de son dispositif était une machine de son invention baptisée E.M.I., qui lui permettait, à l’aide d’électrodes placées sur le corps des patients, suivant le tracé des méridiens d’acupuncture, d’établir des bilans de santé extrêmement précis et même de mesurer le ‘chi’. Comment ? Etienne ne réussit jamais à vraiment le comprendre et donc moi encore moins.

Dans une autre partie du laboratoire, au beau milieu d’une salle se trouvait une construction sommaire en bois entièrement ceinturée d’un réseau de fils de cuivre pour l’isoler. Munie d’une porte, elle était assez grande pour acceuillir deux ou trois personnes. A l’intérieur, une banquette pour s’asseoir et une caméra vidéo qui lui faisait face étaient les seuls accessoires, et quand on refermait la porte il y régnait une obscurité absolue. Cette installation servait aux besoins d’une expérience qu’il faisait avec une Américaine qui pénétrait dans cette sorte de grand placard entièrement nue, pour qu’on puisse être certain qu’elle ne dissimulait rien sur elle. Elle s’asseyait sur la banquette, se plongeait dans une intense méditation dès qu’on avait refermé la porte, et, au bout d’un laps de temps plus ou moins long, la caméra vidéo retransmettait sur un moniteur de contrôle l’image de filaments lumineux qui, à niveau du premier ou du deuxième chakra, semblaient s’échapper de son ventre.” (B. Martino)

Hiroshi Motoyama montra une photo qu’il avait prise, dans la montagne, de l’extérieur d’un temple où se déroulait une méditation collective : on voyait une sorte de mince colonne de lumière qui s’échappait du toit pour se perdre dans le ciel ; ou l’inverse…

Hiroshi Motoyama téléphona à l’Américaine pour savoir si elle accepterait de filmer une expérience, mais elle refusa car, très mystique, elle ne voulait pas risquer de galvauder le caractère sacré du phénomène qu’elle produisait en l’abaissant au rang de “teaser” (séquence “accrocheuse” sinon racoleuse propre à dissuader le télespectateur de “zapper”) dans une émission de télévision.

 

Masami et Masuaki Kiyota :

Hiroshi Motoyama annonça qu’il avait rendez-vous, trois jours après, avec une jeune fille de 13 ans, Masami, qui, accompagnée de sa mère et de son guide spirituel, viendrait de son lointain village démontrer en sa présence des facultés psychokinétiques : elle tordait le métal. Le jour venu, Masami échoua dans ses tentatives de pliage du métal. L’équipe de tournage attendit en vain, pendant des heures, que la petite cuillère se torde…

“Ce fut pour nous tous une rude épreuve, mais curieusement le côté infructueux de ses efforts, son jeune âge aussi, firent beaucoup pour rendre éminemment crédible le fait qu’elle puisse en d’autres circonstances, et pas seulement elle mais d’autres aussi, tordre effectivement le métal.” (B. Martino)

Le matin, Hiroshi Motoyama avait commencé par arrimer Masami à la machine E.M.I., via des électrodes placées à l’extrémité de chaque doigt de pied et de main. Devant l’insuccès de la première tentative, on appela à la rescousse le guide spirituel de la jeune fille, une jeune femme qui lui fit subir une séance d’acupuncture.

“Signe d’un renforcement de l’activité du ‘chi’, selon Motoyama, nous pûmes observer un épaississemment prometteur de la ligne rouge sur l’écran de la machine. Mais la deuxième tentative ne fut pas plus réussie pour autant.” (B. Martino)

Après le déjeuner, Masami fit une nouvelle tentative qui se solda aussi par un échec… Masami était déçue. Bernard Martino lui ayant demandé ce qui se passait dans sa tête quand elle tordait une cuillère, elle répondit :

“Je la tiens par le milieu et j’imagine que c’est quelque chose de très léger… de très mou… je pense à ça très fort et quand j’appuie sur le bout de la cuillère elle se casse…”

Elle arrivait surtout à faire cela quand elle était avec sa famille.

Bernard Martino fit la connaissance du professeur Sasaki qui détenait une chaire de physique dans une université privée et qui s’intéressait à la parapsychologie. Il s’intéressait aux aptitudes psychokinétiques de Masuaki Kiyota, un Uri Geller japonais. Selon Bernard Martino, Masuaki Kiyota était alors âgé, lorsqu’il l’a rencontré, de 23 ans, mais il y a là une erreur car, comme on peut le constater en consultant notamment la page Facebook de Masuaki Kiyota, ce dernier est né le 30 avril 1962. Il était donc âgé, en 1989, de 27 ans (et non de 23 ans). Masuaki Kiyota avait à l’évidence, écrit Bernard Martino, l’habitude d’être sollicité, et il donnait un peu l’impression d’être “une star”, “laissant son imprésario ou son attaché de presse parler à sa place, feignant l’ennui”. Au cours de la conversation, quelqu’un mentionna le fait que le sujet PK n’aimait pas être obligé de produire des phénomènes sur commande. Masuaki Kiyota se révéla quelqu’un d’extrêmement attachant.

“Nanti d’une licence de psychologie, appointé par un laboratoire, il voulait que l’on parle de lui pour autre chose que pour ses dons paranormaux. Il avait horreur qu’on le regarde comme une machine à produire des phénomènes, pensait avoir aussi un message à transmettre. Il se considérait et aimait être considéré avant tout comme un artiste ; (…)” (B. Martino)

Il préparait alors la sortie de son premier album de chanteur de rock. Il entraîna l’équipe de télévision chez ses amis et il proposa un rendez-vous dans l’hôtel de celle-ci pour, dit-il, se présenter et parler de son travail. En ce qui concernait les expériences proprement dites, on fixerait un lieu plus tard, mais il souhaitait qu’elles se déroulent en présence du professeur Ichikawa, un physicien avec lequel il se sentait en confiance.

Le jour du rendez-vous, il prit une dizaine de cuillères que son imprésario avait sorti de son attaché-case et qu’il disposa sur une table basse. Il “testa” chaque cuillère en la tapotant sur le bord de la table. Bernard Martino en prit une pour l’examiner. Masuaki Kiyota sembla finalement trouver celle qui lui convenait le mieux. Il fit signe de commencer à filmer alors que discrètement il était déjà filmé depuis plusieurs minutes.

“Puis sans vraiment appuyer, il commença néanmoins à ‘masser’ le haut de la cuillère comme pour l’assouplir et le spectacle me parut décevant : Thomas, lui au moins, n’avait pas eu besoin de ‘préparer’ sa fourchette avant qu’elle ne devienne toute molle ! Mais tranquillement Kiyota continuait ; quand il jugea que la cuillère était prête, il la saisit alors par l’extrémité du manche et la tint toute droite devant lui en la fixant intensément. Très vite, le haut du manche nous sembla commencer à fondre comme sous l’effet d’un invisible rayon laser et je crus même voir un mince filet de fumée s’en échapper. Le haut de la cuillère se mit à osciller comme si elle ne tenait plus au manche que par un fil de matière, et, moins d’une minute plus tard, sans que Kiyota ait bougé un cil, le haut de la cuillère se détacha et tomba en arrière sur la table. (…)” (B. Martino)

A la question : aurait-il pu faire cela sans toucher la cuillère ?, Masuaki Kiyota répondit positivement, mais que cela aurait pris beaucoup plus de temps. Il l’avait un peu “préparée” pour que cela reste présentable dans le cadre d’une émission télévisée.

Pourrait-il la ressouder ? Oui, il l’a fait trois ou quatre fois. Cela prenait plus d’une heure, mais à l’arrivée on ne pouvait plus voir que la cuillère avait été cassée. Il ne restait qu’une imperceptible fissure.

Masuaki Kiyota a précisé qu’il avait ce genre de faculté depuis sa naissance.

“Quand j’étais gosse, par exemple, je jouais avec mes petites voitures… J’imaginais qu’elles entraient dans un tunnel et, à ce moment, les lumières de ma chambre s’éteignaient, et puis elles se rallumaient quand les voitures sortaient du tunnel…” (M. Kiyota)

Cela lui arrivait souvent, mais il pensait alors que les autres enfants pouvaient en faire autant et il n’en parlait donc pas à ses parents. Par exemple, quand il devait ranger ses jouets dans leur boîte, quand ils étaient un peu loin, il arrivait à les faire s’approcher de lui doucement et ensuite à les prendre. Aujourd’hui, déclara-t-il au moment de la rencontre avec l’équipe de Bernard Martino, il arrive seulement à tordre une cuillère, à prendre des photos ou à faire osciller des pendules sous verre.

Enfant, il avait vu Uri Geller (qui était venu au Japon) à la télévision. Plus tard, il s’est demandé pourquoi il devait faire ce genre de choses.

“Un joueur de base-ball, par exemple, avait un talent qu’il cultivait et, quand il s’exprimait sur un stade, tout le monde applaudissait. Moi aussi j’avais un talent mais, quand je m’exprimais, on se moquait de moi ou l’on me regardait d’un air soupçonneux. J’en ai eu marre, j’ai même failli renoncer. A quoi bon ? Pour moi, il était clair qu’il y avait un corps physique, une force physique et une force spirituelle ; l’une visible, l’autre pas. Quand je tordais ou cassais une cuillère, ce n’était pas du tout pour étonner les gens, c’était seulement pour manifester cette présence bien réelle du spirituel.” (M. Kiyota)

Masuaki Kiyota ayant pris une cuillère, celle-ci se vrilla lentement dans sa main.

“Il me demanda même de la tenir entre deux doigts par le haut, tandis que lui, c’est du moins la sensation que j’eus, continuait à la tordre par le bas. Quand, finalement, il la posa doucement sur la table, le manche formait avec le reste de la petite cuillère un angle de 90°. Je la pris, voulus la remettre droite ou accentuer la torsion, mais ce fut impossible tant la cuillère était solide et le métal épais. Une inscription gravée m’apprit qu’elle était en nickel et argent.” (B. Martino)

Pour Masuaki Kiyota, tordre une cuillère est une forme d’art, un moyen d’expression.

“Je ne suis pas un magicien. Si j’étais un magicien, je proposerais une grande variété de tours. La peinture non plus ça ne sert à rien si ce n’est à être agréable aux gens… On peut se dire que c’est un luxe de faire quelque chose qui ne sert à rien. J’arrive aussi à guérir les maladies des autres. (…) Moi, je ne suis pas médecin, mais si une personne s’est cassé un os, au lieu que la guérison prenne un mois, je la soigne en quelques jours…” (M. Kiyota)

Il a évoqué un nommé Acegawa, un producteur de cinéma qui, à la suite d’une bagarre, avait eu des côtes cassées et respirait difficilement. Ce producteur avait téléphoné à Masuaki Kiyota pour le soulager de ses douleurs. Masuaki Kiyota a, pendant une quinzaine de minutes, mis sa main au-dessus du corps de l’homme, et la douleur a disparu. Deux jours après, le blessé a revu son médecin. L’os s’était ressoudé. Le médecin, stupéfait, a dit qu’il n’était pas un homme ordinaire. Ce dernier n’a pas dit au médecin que c’était Masuaki Kiyota qui l’avait guéri. Il était pourtant impossible que l’os se ressoude tout seul en quatre jours.

Lors de la rencontre suivante avec Masuaki Kiyota, Bernard Martino prit au hasard l’une des cuillères et, afin d’en éprouver la solidité, il se mit à la tordre violemment dans un sens puis dans l’autre. Avant qu’elle ne se casse, il se brûla sérieusement le doigt. Masuaki Kiyota prit ensuite une cuillère qui se cassa en deux en l’espace de quelques minutes. Le professeur Ichikawa, qui était présent, fit remarquer que le tracé des ondes cérébrales restait identique, que Masuaki Kiyota ait les yeux ouverts ou fermés, ce qui démontrait selon lui un pouvoir de concentration hors normes. L’assistant du professeur posa sur la table un appareil Polaroïd d’un modèle ancien, non automatique, et Masuaki Kiyota demanda à Bernard Martino de charger l’appareil Polaroïd. Bernard Martino prit au hasard une des boîtes en carton qui contenait un film noir et blanc (parmi les quatre packs de films qui avaient été achetés – deux noirs et blanc et deux en couleur). Il sortit l’enveloppe scellée de papier opaque qu’il défit, il plaça dans l’appareil Polaroïd le pack de film qui se trouvait à l’intérieur, puis il referma l’appareil. Pour que le pack soit utilisable, il aurait normalement fallu enlever une bande de carton noire qui s’interposait entre le film et l’objectif, mais Masuaki Kiyota demanda à Bernard Martino de la laisser en place puis de boucher l’objectif et bloquer le déclencheur, ce qu’il fit. A aucun moment, Masuaki Kiyota n’avait touché l’appareil. Bernard Martino déposa ce dernier sur la table, devant le sujet PK, lequel mit ses mains à plat de chaque côté de la caméra, ferma les yeux et resta ainsi immobile pendant plus de six minutes. Lorqu’il rouvrit les yeux, il fit signe à Bernard Martino de sortir les huit photos et de les aligner sur la table, chacune dans son emballage chimique. Masuaki Kiyota annonça que pendant sa concentration il avait été traversé par trois images qu’il décrivit. Sur la première et la deuxième photos, il n’y avait rien, mais sur la troisième un éclair était photographié. Sur la sixième photo, il y avait un autre éclair surimpressionné sur une image du globe terrestre, alors que la septième photo montrait un monument. C’étaient les trois images que Masuaki Kiyota avait auparavant décrites.

Plus tard, Ichikawa et son assistant déposèrent sur la table un cube de verre sous lequel ils suspendirent deux pendules en laiton, un petit récipient de verre rempli d’eau étant placé sur la table au-dessous des deux pendules. Le petit récipeint d’eau servait à s’assurer que Masuaki Kiyota ne ferait à aucun moment bouger la table.

“A nouveau il se concentra, plaçant ses mains de chaque côté du cube de verre. Au début il ne se passa rien et nous eûmes l’impression qu’il allait échouer, mais au bout d’une quarantaine de minutes, à sa cinquième tentative, les pendules se mirent d’abord imperceptiblement puis nettement à osciller sans que l’eau du petit récipient ne soit agitée du moindre frémissement.” (B. Martino)

Plusieurs mois après, Bernard Martino alla demander l’avis de l’illusionniste Gilles Arthur (celui que l’on a aussi vu en 2001 à la suite de la séquence consacrée à Uri Geller dans la première émission de “Normal, paranormal ?” sur M6). Mais si, comme l’a noté dans son livre Bernard Martino, on ne trouve pas chez cet illusionniste, à la différence d’un Gérard Majax par exemple, “une sorte d’acharnement et d’aigreur” à l’encontre de ceux qui sont supposés produire des phénomènes paranormaux, il n’en demeure pas moins qu’il a suggéré un trucage (il n’avait pas non plus été convaincu par les séquences relatives à Nina Kulagina) : Masuaki Kiyota avait frappé les cuillères sur la table en les tenant par le milieu (et non pas par l’extrémité du manche), exactement à l’endroit où elles devaient se casser par la suite. Les chants de l'invisibleLa cuillère aurait pu être “préparée” auparavant, et, en massant ensuite la cuillère, il aurait achevé de la “préparer”, l’amenant presque au point de rupture. Il suffisait ensuite d’une petite secousse imperceptible du poignet pour que le haut se détache et tombe sur la table. Bernard Martino ayant tendu à Gilles Arthur une cuillère, ce dernier l’a subrepticement pliée (comme il allait le faire une dizaine d’années plus tard, en 2001, dans l’émission évoquée ci-dessus) en tenant le manche. Bernard Martino ayant précisé que Masuaki Kiyota avait vrillé la cuillère, Gilles Arthur fit ce commentaire : “C’est-à-dire que je ne savais pas exactement ce qu tu allais soulever comme problème, alors je n’avais pas emporté tous mes instruments !” (Note d’Alain Moreau : Il s’agit manifestement de la référence à une sorte de levier dissimulé dans la main ou la manche, que certains illusionnistes ont utilisé – dans un but de prétendue démystification – pour tordre le métal, en prétendant que lesdits sujets PK feraient de même, ce qui est faux.) S’agissant des photos Polaroïd, Gilles Arthur se contenta de dire que ce n’était pas son domaine. Bernard Martino écrit qu’il a vu un film où on voyait Masuaki Kiyota qui, au cours d’une émission télévisée, “visualisait” une personnalité assise à ses côtés. Quand on examina les photos, il y avait un portrait de l’homme avec, derrière, le décor du studio ! Cette photo-là ne pouvait pas avoir été préparée la veille. Pour Bernard Martino, Masuaki Kiyota gardait tout son mystère (tout comme Julia Vorobiova et Luis Antonio Gasparetto, qu’il a aussi rencontrés dans le cadre de sa série documentaire). (20)

 

– La projection de qi :

Il y a, dans le numéro de mai-juin 2013 de “Nexus”, un dossier d’Orianne Faisandier sur le “qi projeté, la force secrète des arts martiaux” :

Dans une vidéo visible sur www.vimeo.com, on voit un asiatique invitant à l’attaque. Avant de pouvoir atteindre son adversaire, la course d’un jeune karatéka est déviée, son corps venant s’échouer en rebonds, à dix pas de son partenaire. Le karatéka semble se heurter à une force invisible qui l’empêche d’atteindre physiquement son adversaire. Les différents maîtres et enseignants en arts martiaux consultés sont critiques. Ainsi, Pascal Plée dit que ce phénomène l’intéresse peu, qu’il laisse ça pour le spectacle “et pour ceux qui ont besoin de croire à l’extraordinaire”. Quant à Yves Réquéna (qui a démocratisé le qi gong en France), il a été peu convaincu par les explications du lama. Le phénomène est rare en soi et rare à observer. Le maître Bi Deng Xia, qui a subi et fait subir ce genre d’expériences, n’aime pas ces démonstrations qui ressemblent à du cirque, sa voie personnelle restant “dans le secret”…

Le phénomène de projection d’énergie est identifié dans les ouvrages de référence en matière de qi gong et de tai ji. Ainsi, la spécialiste du taoïsme Catherine Despeux a précisé que le qi peut être projeté au-delà de son propre corps, sur celui de l’adversaire, particulièrement aux points vulnérables, ce qui peut produire la mort ou une paralysie de l’enenmi, avec la possibilité de créer “une sphère d’impénétrabilité de l’adversaire, ou de le projeter au loin sans le toucher, ou de le vider de sa propre énergie”.

La projection de qi, qui est avant tout conditionnée par la relation au partenaire, procède d’une attitude physique et mentale particulière, celle de “bouger avec l’autre”, comme le dit Pierre Duray. Mais sans une certaine forme de “complicité de perception” (sic), la projection de qi est rendue plus difficile, si ce n’est fortement compromise (comme on peut le voir sur une vidéo que j’ai vue), “à l’image de la déconvenue sévère rencontrée par maître Kiai en 2007, face à un combattant MMA.

“Célèbre pour ses capacités à projeter l’énergie de manière spectaculaire lors de ses cours, maître Ryukerin a ouvert les paris en proposant 5000 dollars à tout combattant souhaitant se mesurer à son pouvoir. En une vingtaine de secondes à peine, le maître projeteur a été mis hors combat et sa démonstration de projection de qi renvoyée aux vestiaires des légendes fumeuses.” (O. Faisandier)

Il convient de noter que la peur constitue un facteur qui entrave l’accumulation et la projection de qi, comme le rapporte Kosta Danaos dans son livre : “The Magus of Java”.

Le maître Bi Deng Xia note que la relation maître-disciple crée un lien sur lequel il est facile de jouer, l’élève étant extrêmement sensibilisé aux mouvements internes de son maître, ce qui constitue même une condition de son apprentissage. Il apprend à ressentir ce que personne ne ressent “normalement”. A cela, s’ajoute la pensée émotionnelle de l’élève, associée à l’image du maître. Cette pensée émotionnelle nourrit la confiance de l’élève et “autorise une empreinte du maître sur son monde intérieur”. D’après Pierre Duray, la projection de qi est de surcroît conditionnée par “l’intensité de présence” de la personne, son aura, son magnétisme, comme dans le cas de son ancien maître Hatsumi, dont la simple présence “l’écrasait” contre les murs… Cette “présence” relève du domaine énergétique, ajoute Pierre Duray.

Avant de projeter quoi que ce soit, il faut accumuler du qi (ou énergie vitale) dans un réservoir appelé dantian, situé trois doigts en dessous du nombril. Ce réservoir est l’un des trois “champs de cinabre” ou trois “champs d’elixir” décrits par la littérature énergétique chinoise. Cet apprentissage d’accumulation d’énergie constitue la base et l’objet central de la pratique du qi gong. Le dantian stocke le qi que le pratiquant “capte de l’univers autour de lui”. D’où l’importance de l’intention, l’intention précédant l’énergie, comme le dit l’adage taoïste. Le débutant s’exerce à visualiser ses canaux énergétiques ou méridiens tout en imaginant le qi se déplacer. Il pratique la “conduite de l’énergie par la respiration” (Dao Yin Xi) afin de commencer à accumuler le qi dans le dantian. L’élève apprend ensuite à distinguer sa respiration physique de sa respiration énergétique, et il commence alors, guidé par son “intention”, à “sillonner” ses canaux intérieurs (les méridiens). La médecine traditionnelle chinoise distingue la “petite circulation” (orbite microscopique) de la “grande circulation” (orbite macroscopique). Si la première reproduit le trajet du méridien postérieur (allant du sacrum au crâne) et du méridien antérieur (allant du visage au périnée), la seconde suit les douze méridiens du corps.

Si l’objectif est martial, le pratiquant apprend à transporter progressivement le qi vers un lieu choisi du corps pendant le temps de l’attaque ou de la défense, afin, indique Yves Réquéna, “d’augmenter la puissance de répulsion et/ou d’attraction et d’impact des coups”, cette puissance étant totalement distincte de la force musculaire et considérée comme supérieure dans ses effets.

L’acte de projection de qi s’obtient par une méditation assidue et des exercices de fa gong (“méthode d’émission du souffle”), ce qui permet de transmettre le qi et de le projeter du corps. Dans un premier temps, l’objectif de l’adepte est d’apprendre à émettre du qi à partir d’un point appelé lao gong, situé au milieu des paumes. L’énergie projetée est celle de l’adepte lui-même, “captée, puis raffinée en son dantian”, ce dernier étant rechargé par la méditation. Remplir son dantian intégralement requiert 81 heures de méditation profonde, dit John Chang, lequel a apporté cette précision :

“De nos jours, un étudiant débutant ne peut pas rester concentré très longtemps. Et sur une heure de médiattion en assise, il ne sera peut-être en méditation effective qu’une minute et demie. (…) S’il médite quotidiennement, à raison d’une heure, il lui faudra une dizaine d’années pour parvenir à remplir son dantian.”

Les postures statiques sont celles qui cultivent le mieux la puissance du qi.

John Chang, un guérisseur et maître kung-fu javanais, a médité deux ans dans la jungle, à la frontière de Bornéo. Il a pu développer de nouvelles capacités telles que la vision à distance et l’absorption de chocs en tout genre (électriques, mécaniques, etc.). Un film documentaire lui a été consacré au début des années 1990 : “Ring of fire”. C’était un enfant des rues qui, à l’âge de 8 ans, frappa à la porte d’un homme “un peu étrange”, maître Liao, pour que lui soit enseigné l’art de combattre.

“Pyrokinésie, lévitation, projection de boule d’énergie, télékinésie, vision à distance, guérison par projection de qi : telle est la palette que déploie ler Dr Chang dans la confidence de ses enseignements. Un de ses étudiants, Kosta Danaos, un ingénieur et maître en arts martiaux grecs, a retranscrit dans un ouvrage intitulé ‘The Magus of Java’ les échanges, enseignements et expériences vécus auprès de son maître. Celui-ci lui a transmis de nombreuses clés de compréhension en l’initiant aux particularités de l’énergie yin qi. L’ouvrage offre également un éclairage fourni des manifestations posssibles du qi dans les phénomènes de projection. (…)” (O. Faisandier)

On note la référence, dans cette citation, à la télékinésie… Ce qui valide totalement, bien sûr, le lien “qi/psychokinèse/télékinésie” ! Le qi (ou le prana des Hindous) n’étant pas autre chose, je le rappelle, que l’énergie éthérique des occultistes (ou ésotéristes) occidentaux.

Le qi se mesure-t-il ? Selon une étude réalisée en 2004 par K. W. Chen, de l’université de médecine et d’odontologie du New Jersey, le qi existe et il est mesurable. Le chercheur a utilisé des détecteurs physiques, des méthodes chimiques réactives, des détecteurs biologiques, des capteurs de signes vitaux… L’étude suggère que d’importants phénomènes observés lors de cas de projection de qi ne peuvent être expliqués ni par un effet psychologique, ni par des processus biologiques connus. Le chercheur note cependant que l’on sait très peu de choses sur le rôle de l’intention dans les effets de qi projeté, ainsi que sur sa relation avec le qi gong médical pratiqué dans ces expériences. Si l’étude confirme l’existence d’effets mesurables en matière de projection de qi, “aucun détecteur n’a pu en révéler la nature première, ni apporter d’explication sur le fonctionnement du processus”. Officiellement, cependant, l’existence et la circulation du qi n’ont pas trouvé de validation expérimentale.

La recherche de la projection de qi se retrouve chez des thérapeutes et chez des pratiquants d’arts martiaux. Yves Réquéna note à ce propos que les uns s’en servent pour guérir, les autres pour combattre. Catherine Despeux précise que le phénomène de projection de qi plonge ses lointaines racines dans les rituels exorcistes taoïstes du début de l’ère chrétienne, et ces pratiques seraient elles-mêmes héritées de traditions chamaniques antérieures. Au tournant du troisième siècle de notre ère, la projection de qi est mentionnée, comme méthode thérapeutique, par Ge Hong dans son écrit “Baopuzi”.

Le soignant pouvait, en captant les énergies “cosmiques”, projeter son qi avec les mains sur certaines parties du corps du malade, via les lao gong, points situés dans les paumes. C’est le même principe que l’on retrouve en Occident chez les magnétiseurs, mais aussi dans le Reiki. Néanmoins, le maître projeteur n’est pas un canal, mais un “convertisseur” des énergies captées, le guérisseur pouvant, pour faire circuler le qi, utiliser directement ses mains ou des aiguilles, ou n’avoir aucun contact avec le patient. Ces techniques appelées wai qi (ou “qi externe”) sont utilisées dans le qi gong médical, cette pratique ayant aussi été utilisée à des fins anesthésiques (avant une opération de chirurgie locale). La pratique, néanmoins, est risquée, car le praticien wai qi laisse à chaque fois, dans la projection, une partie de son capital vital ou ying qi.

“Le maître taoïste Xi Chun Sheng raconte avoir ainsi vu l’un de ses disciples mourir d’épuisement, alors qu’il abusait de la projection de qi pour diagnostiquer ses patients à distance. D’où l’importance pour l’élève projeteur d’apprendre au préalable à recharger son capital énergétique. Comment ? En méditant tous les jours, et plutôt deux heures qu’une.” (O. Faisandier)

Le développement de certaines capacités n’est pas nécessairement corrélé à une vie spirituelle et morale. John Chang évoque ainsi le sombre passé de son maître Liao (héritier de la lignée kung-fu Mo Pai) qui, dans les années 1920, décima un jour, aveuglé par la colère, un village chinois entier. Bi Deng Xia a côtoyé des maîtres “absolument pas versés dans la quête intérieure” mais qui ont su “montrer des facultés extraordinaires”. Quant à Yves Réquéna, il a mis en garde contre la recherche de ce genre de pouvoir qui peut être “dangereuse physiquement et probablement psychiquement si l’on n’a pas un mental sain et une humilité naturelle”. Le lama Dondrup Dorje insiste sur l’importance d’une conduite morale et sincère avant de commencer tout travail énergétique. La projection de qi dans les arts martiaux existe, mais :

“Conditionné par un ensemble d’interactions physiologiques et énergétiques aléatoires et complexes, le phénomène est rare. D’autant plus qu’il soumet ses adeptes à la discrétion, tant la pratique peut être dangereuse dans sa quête comme dans son application.” (O. Faisandier) (21)

Dans une émission (“Ils guérissent par l’énergie”) de la seconde série documentaire télévisée d’“Enquêtes extraordinaires” (émission non diffusée sur M6 mais disponible en DVD sur www.inrees.com), Stéphane Allix, qui est allé à la rencontre d’un ancien champion américain de karaté, fait découvrir, comme on le lit dans le texte de présentation du contenu de l’émission, “des techniques de combat impressionnantes, pour mettre en évidence une énergie capable de terrasser quelqu’un à distance”

Dans la série documentaire de Stan Lee : “Les super humains”, diffusée en France sur RMC Découverte, on voit les prouesses de deux artistes martiaux : l’un est capable de chauffer de l’eau grâce à son qi, alors que l’autre (un moine shaolin) est capable de stopper une perceuse en fonctionnement, appliquée contre son front ! La perceuse ne pouvait pas pénétrer le crâne du moine ! Cela ne peut qu’apparaître impossible et aberrant, mais il n’y a pourtant pas de truquage. Dans une autre séquence de cette série documentaire, on voit Guy Bavli, lequel produit, avec une aisance surprenante, des phénomènes de torsion d’objets métalliques et de déplacement d’objets (déplacement d’une cuillère, etc.). Avant de passer dans l’émission de Stan Lee, Guy Bavli avait été “révélé” dans une émission d’Uri Geller. Lors d’une expérience de télékinésie en présence d’un spécialiste en biofedback, l’enregistrement du tracé des ondes cérébrales a montré, au moment de la télékinésie, une forte émission d’ondes gamma. On peut voir sur YouTube cette séquence (mais en anglais) relative à Guy Bavli, ainsi que d’autres vidéos le concernant, comme celle tournée en Corée en 2012. Dans cette dernière vidéo, on voit Guy Bavli produire diverses torsions d’objets métalliques. Pour produire ce type de phénomènes, il ne lui est pas nécessaire de toucher (comme le fait par exemple Uri Geller) l’ustensile. Parfois, il dépose un peu de “chi” (c’est moi qui le formule ainsi !) sur l’objet, ce dernier se pliant ensuite tout seul après avoir été placé entre les mains d’une personne.

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Guy-Bavli-UP-CLOSE-IN-PERSONCette aptitude à la psychokinèse se rencontre chez des enfants. (On connaît cela depuis les années 1970, à la suite des prestations télévisées d’Uri Geller.) Voici par exemple ce qu’écrit Christine Dierkens dans le numéro 97 (juin 2015) de “Parasciences” (p. 31) :

“J’ai connu et suivi un jeune garçon de 9 ans, très impatient et colérique, pour lequel sa mère emportait toujours une poignée de couverts ordinaires et bon marché, qu’elle lui passait lorsque, dans une situation sociale, elle voyait monter l’irritation et la tension chez l’enfant. Celui-ci prenait alors les couverts un par un, se concentrait et on voyait ainsi se tordre cuillères et fourchettes. Au bout d’un certain temps de ce ‘jeu’ (!), l’enfant paraissait détendu et capable de supporter la prolongation de la situation.”

J’ai vu, sur YouTube, une vidéo montrant Dorothy Hagen, une petite fille de 6 ans, qui tord des ustensiles métalliques. Sur la vidéo, on la voit frotter une fourchette qui finit par se briser en deux.

 

8.  L’aura et l’effet Kirlian :

Anne Givaudan indique que l’aura éthérique épouse exactement la forme du corps physique et indique la vitalité de celui-ci par son épaisseur et sa densité. Son aspect ressemble à de la fumée d’encens d’une teinte gris-bleuté. C’est par l’intermédiaire de la rate que cette aura reçoit et répand l’énergie du “prâna” dans le corps entier. Elle mesure environ 2 à 3 centimètres.

* L’aura astrale mesure environ 1 mètre 50.

* L’aura mentale peut être perçue jusqu’à 2 mètres du corps physique.

* L’aura causale peut s’étendre jusqu’à 2 ou 3 mètres du corps physique.

* L’aura de vitalité divine correspond « à des états de conscience christique et bouddhique » peu développés aujourd’hui.

* L’aura d’esprit divin « se caractérise par une immense lumière blanche colorée de temps à autre par un flot ondulatoire doré ». (22)

Il convient de noter, certains sensitifs confondant les « corps » avec les « auras », que le rayonnement d’une aura est inversement proportionnel au corps dont il est issu : plus le corps est petit, plus le rayonnement correspondant est grand.

Il existe des méthodes qui visent la perception de l’aura. On consultera, par exemple, à ce sujet, le livre de Ted Andrews. (23)

Ces champs d’énergie ne sont pas actuellement détectables par la technologie moderne. Il faut néanmoins aborder ici deux aspects : ce que l’on pourrait appeler l’aura du corps physique, ainsi que l’effet Kirlian.

 

a) L’aura du corps physique :

J. Bigu (1976), chercheur au département d’anatomie de l’Université Queen de Kingston (Canada) et à la “Kingston Association for Research in Parasciences (KARP), a fait une étude détaillée des différents champs physiques générés par le corps humain. Il a ainsi distingué les auras suivantes :

Auras de champs électriques.

Auras de champs magnétiques.

Auras de radiations électromagnétiques : auras de fréquences radio et micro-ondes, l’aura infrarouge, l’aura optique, l’aura ultraviolette, les auras de rayons x, Bêta, Gamma et neutrinos.

Auras chimiques.

Auras de dispersion, de diffraction et de réfraction.

Auras d’UV excités.

Aura “mécano-acoustique”.

Pour les détails relatifs aux champs générés par le corps humain, il faut se référer au chapitre que Christine Hardy a consacré à l’étude de Bigu. Notons que ce dernier “met en garde contre le fait de penser que ces auras ‘‘physiques’’, telles qu’il prend soin de les appeler, soient les seules existantes”. Pour lui, la question reste ouverte. (24)

 

b) L’effet Kirlian :

La photographie Kirlian, ou photographie à haute fréquence, « redécouverte » en 1939, en Russie, par les époux Kirlian, permet de visualiser un halo lumineux ressemblent à une aura de couleurs variées, large d’environ 1 à 3 centimètres, autour d’objets ou d’êtres vivants. Ce halo lumineux est expliqué par « une ionisation gazeuse engendrée aux abords immédiats du sujet plongé dans un fort champ électrique alternatif ». (25) L’aura réelle n’y est, semble-t-il, pour rien.

William Tiller, de l’Université de Stanford, ne pense pas que l’on puisse observer directement une manifestation “non physique” en utilisant des instruments, les énergies “non physiques” étant « des énergies d’une nature non électromagnétique, non sonique et non gravitationnelle ». Cependant, comme l’a noté David Tansley, le corps éthérique est aussi de nature physique et « nous percevons peut-être, révélé par l’électrophotographie, l’aspect inférieur de l’aura ». (26)

 

– La feuille fantôme :

Le problème se pose, en effet, de la « feuille fantôme ». Les Kirlian, ayant coupé un morceau d’une feuille, eurent la surprise d’obtenir la photographie d’une feuille entière. Ken Johnson et John Hubacher obtinrent aussi de telles photos. William Tiller a interprété ces résultats comme une « vaporisation de fluides à partir des tissus de la surface fraîchement coupée, par les micro-arcs qui se développent à cet endroit pendant la décharge ». Mais il reconnaît cependant ne pas trouver d’explication raisonnable au fait que la décharge gazeuse « continue à se propager jusqu’à approximativement l’enveloppe extérieure originelle de la feuille », pour être alors stoppée. (27)

Or, le fait que la structure énergétique de la partie manquante épouse exactement les contours de la feuille intégrale s’accorde parfaitement avec la description suivante du corps éthérique donnée par Anne Givaudan et Daniel Meurois :

« Concrètement, l’aura éthérique épouse le corps physique tel un gant sur une épaisseur qui varie généralement entre un et trois centimètres au-delà de la surface de la peau. Sa luminosité, qui avoisine les gris bleutés, voire parfois les argentés, peut faire songer à une légère brume ou à une fumée d’encens, ne serait-ce que par son opacité et sa façon de se mouvoir… » (28)

Selon trois chercheurs indiens, Kejariwal, Chattopadhya et Choudhury (1983), la photographie de l’effet « feuille fantôme » est relativement facile avec une fréquence au-dessus de 100 Khz et une tension nominale entre les deux électrodes entre 15 à 20 Kvolts. (29)

Signalons, enfin, que la notion de « bioplasma », formulée par le biophysicien soviétique Victor Iniouchine, peut être rapprochée de celle de « corps éthérique ». Le bioplasma est défini comme « un amalgame de particules comprenant des protons libres, des électrons libres et des ions » (corpuscules subatomiques dépourvus de noyau). Pour Victor Iniouchine, le bioplasma est présent autour et à l’intérieur même de tous les organismes vivants, qu’on peut concevoir comme des « champs biologiques » ou « biochamps ». (30)

C’est ce « bioplasma » qui, selon moi, est perceptible lors de l’effet « feuille fantôme » (comparable au « membre fantôme » des amputés).

Notons aussi que tous ceux qui peuvent percevoir l’aura humaine s’accordent à dire que l’observation de ce champ ovoïde de lumière permet de connaître les pensées et émotions de l’individu, sans oublier son état de santé. De même, l’effet Kirlian permettrait le diagnostic de maladies…

Si vous voulez approfondir l’étude de l’effet Kirlian, vous pouvez vous reporter aux livres de Georges Hadjo (31) et André Banos (32). Il y a aussi le chapitre de Christine Hardy consacré à la photo Kirlian. (33)

 

II. Le corps spirituel :

Le corps spirituel, celui qui survit à la mort biologique, peut être défini comme un organisme subtil (de nature énergétique) associé au corps physique pendant la vie sur le plan matériel, cet “organisme” constituant le siège de la conscience après la mort ou transition et, dans une perspective « réincarnationniste », le véhicule structurel de la personnalité entre deux incarnations.

Ce « corps psychique », qui ressemble au corps physique, constitue un véritable « double » de l’enveloppe charnelle.

 

1. Un corps spirituel ou plusieurs corps subtils ?

Si toutes les sources médiumniques et ésotériques s’accordent à reconnaître l’existence de ce corps subtil, il existe cependant une opposition entre celles qui ne reconnaissent l’existence que d’un seul corps subtil, et celles qui font référence à l’existence, dans l’être humain, d’une pluralité de corps subtils hiérarchisés :

Le messager de l’Au-delà Georges Morrannier ne reconnaît pas l’existence des six corps subtils mentionnés par « les thèses orientales, les théosophies et certaines écoles initiatiques ». Selon lui, les six ”corps d’esprit” dont elles font mention (« éthérique », « astral », « mental », « causal », « bouddhique », « atmique ») sont en fait « six états vibratoires ascendants » de l’Au-delà, lesquels correspondent à six degrés d’évolution spirituelle acquis au cours de différentes existences – on a ici une référence à la réincarnation -, tous ces degrés ne formant qu’un corps. (34)

Un autre exemple de négation de la pluralité des corps subtils est constitué par la source « Oasis », reçue en channeling par le médium J. Robert. La conception des sept corps est présentée comme relevant, je cite, de la « foutaise » : « Que feriez-vous si vous aviez sept corps ? Vous auriez sept consciences ? » Selon cette source, ceux qui ont « inventé » cela l’ont fait pour « se rendre intéressants, parce que cela leur apporte des adeptes, parce que cela donne une chance aux intellectuels de se casser la tête sept fois plutôt qu’une ». (35) Voilà une formulation pour le moins contestable. Je considère, pour ma part, qu’elle est dénuée de fondement. (Il ne faut pas oublier que la plupart des sources, « paranormales » ou pas, comportent une marge d’erreur.)

Beaucoup d’autres systèmes de pensée mentionnent l’existence, dans le composé humain, d’un ensemble de différents systèmes énergétiques qui correspondent à divers “véhicules de conscience” subordonnés à un niveau supérieur d’intégration. Ces différents “véhicules de conscience” sont mentionnés dans la Théosophie, l’Anthroposophie de Rudolf Steiner, par des auteurs tels que Pierre Lassalle, Anne Givaudan et Daniel Meurois, Benjamin Creme, ainsi que par de nombreux channels.

Janine Fontaine a quant à elle évoqué l’existence du « Corps-Onde » composé du « corps énergétique » et du « corps spirituel ». (36)

Au dix-neuvième siècle et au début du vingtième siècle, certains pionniers de la « métapsychique » s’étaient efforcés de mettre en évidence les divers éléments du composé humain :

Albert de Rochas d’Aiglun (1837-1914) réalisa des expériences qu’il rapporta dans « L’extériorisation de la sensibilité » (1895).

Hector Durville (1849-1923) fut l’auteur, notamment, de : « Le fantôme des vivants, anatomie et physiologie de l’âme » (1909).

Charles Lancelin fut l’auteur, parmi d’autres ouvrages, de : « Méthode de dédoublement personnel » (1913), « La réincarnation », « La vie posthume », « L’ âme humaine »

En « magnétisant » un sujet, Charles Lancelin crut avoir mis en évidence l’existence de ce qu’il appela l’« aérosôme I » et l’« aérosôme II ». Ce dernier, plus petit que le premier, était, toujours par « magnétisme », subdivisé en éléments divers, parmi lesquels la « boule mentale »… Selon le messager de l’Au-delà Georges Morrannier, si l’« aérosôme I » correspond au « double » survivant à la mort, l’« aérosôme II » correspond à l’âme, et la « boule mentale » au « cerveau spirituel dégagé de l’encéphale ». (37)

• On peut aussi mentionner les noms de Mac Dougall, Matia et Zaalberg Van Zelst, Hippolyte Baraduc et Fugairon… (38)

 

2. Le « double » :

La notion de « double », présente en ancienne Egypte, se retrouve aussi chez de nombreuses peuplades « primitives », ce qui n’a rien de surprenant, la décorporation (capacité de quitter son corps) étant une faculté naturelle.

Léo Talamonti a observé à ce sujet que dans les populations primitives “on trouve invariablement jointe à l’idée du dédoublement celle d’un ‘‘voyage de l’âme’’, souvent accompli dans des buts pratiques : appeler des personnes éloignées, déceler un voleur, découvrir le gibier dans ses repères”.

“En somme, on pourrait dire que la faculté de se dédoubler, qui est propre à quelques individus mieux doués à ce point de vue (chamans, sorciers), constitue, dans des limites certes très modestes, un élément de compensation aux lacunes de la technique et de l’organisation qui sont le fait de ces populations. Le sorcier dayak, par exemple, se doit d’aller à la recherche des médecines et des remèdes nécessaires à la guérison des malades : il le fait dans un état de transe qui tient le milieu entre l’opération magique et la séance spirite.” (L. Talamonti) (39)

Mauss a évoqué le « barn », un sorcier de la tribu australienne des Kurnai, capable d’envoyer son âme épier les ennemis qui avancent.

Les chamans toungouses (Sibérie orientale) envoient aussi leur âme « en expédition », et des croyances analogues se trouvent parmi les tribus de Laponie, les indigènes de la Terre de Feu et certaines populations du Mexique central. Au Gabon, on fait référence à un plan de réalité auquel on ne peut accéder que dans un état de conscience particulier : « Ngwel », le lieu « où le temps et la distance ne comptent pas ». (40)

L’exploratrice Alexandra David-Neel (1868-1969) a évoqué le cas d’une femme d’un village du Tsawarong (Tibet) qui était restée inanimée une semaine entière. Pendant tout ce temps, “elle s’était trouvée agréablement étonnée par la légèreté et l’agilité de son nouveau corps qui se mouvait avec une rapidité extraordinaire”.

“Il lui suffisait de vouloir se transporter dans un endroit pour y être immédiatement rendue, elle pouvait traverser les rivières en marchant sur l’eau, passer à travers les murailles, etc. Une seule chose lui était impossible, c’était de trancher un cordon de matière presque impalpable qui la rattachait à son ancien corps qu’elle voyait parfaitement étendu sur sa couche. Ce cordon s’allongeait indéfiniment, mais gênait sa locomotion. Elle ‘‘s’y empêtrait’’, disait-elle.

Un homme délog*, que mon fils adoptif a vu dans sa jeunesse, décrivait son état de façon identique.” (A. David-Neel) (41)

(*Terme pouvant être traduit par l’expression : « revenu de l’au-delà ».)

En Afrique, la tribu des Azandes “soutient que l’âme jumelle, le imbisimo, peut quitter le corps durant le sommeil”. Les légendes birmanes, quant à elles, “comparent l’âme jumelle à un papillon”.

Dans chaque langue “existent des noms pour désigner des formes de spectre”.

“Dans la culture écossaise, on parle du taslach, dans l’anglaise du fetch, tandis que les Bacairis d’Amérique du Sud comparent le double à une ombre, comme le font les Zoulous qui craignent qu’il puisse être perdu ou blessé.” (42)

L’ethnologue Pascal Dibie note que chez les Maoris (Nouvelle-Zélande) “l’esprit-songe, te waira, abandonne le corps pendant le sommeil et part à la recherche de renseignements utiles au bien-être de son écrin corporel”.

“Chez les Maoris, on évite toujours de réveiller quelqu’un brusquement afin de laisser le temps à l’esprit de réincarner convenablement le corps.”

Chez les Tarahumaras du Mexique, on affirme que, lorsque l’homme dort, son âme « sort et travaille pour lui ».

Chez les Joraïs, minorité ethnique du Vietnam, l’être humain “est vu comme un couple composé de pô + bôngat, en quelque sorte le ‘‘corps + le moi que la mort ne détruit pas’’.

“Pendant le sommeil, le est allongé sur la natte et il arrive que le böngat parte se promener ; ce qu’il voit alors en voyage nourrit les images du rêve.”

Chez les Indiens Guajiros, vivant dans une péninsule partagée entre la Colombie et le Vénézuela, le rêve “est un vagabondage nocturne de l’âme qui peut annoncer la maladie ou la mort”.

“Le terme rêver définit ‘‘une rencontre avec un double’’. Chaque Guajiro a son double (…). L’âme peut aller se perdre dans le ‘‘monde-autre’’ peuplé de dieux, d’ancêtres, de créatures fantastiques.” (43)

Ces conceptions sont parfaitement compatibles avec l’affirmation, fréquente dans la littérature ésotérique contemporaine, selon laquelle le « corps astral » (le « double ») quitte le corps physique pendant le sommeil, cette extériorisation produisant la perte de conscience, indépendamment de certains mécanismes cérébraux concomitants. De plus, certains rêves sont effectivement le résultat de l’état de conscience « astral » du « décorporé ».

Déjà, au seizième siècle, Paracelse (1493-1541) enseignait que la mort libère l’« Evestrum », “ou corps astral, qui est un double éthérique susceptible, dans certaines circonstances, de se montrer au regard des vivants”. L’Evestrum a un pouvoir dynamique d’action et de communication. (44)

Au vingtième siècle, de nombreuses personnes ont décrit leurs « voyages » hors du corps : Sylvan Muldoon, Yram, Robert Monroe, Raymond Réant, Jeanne Guesné, etc.

 

3. Parapsychologie et OBE :

De nombreuses personnes ont expérimenté au moins une OBE, ou expérience extracorporelle, durant leur vie.

Une enquête d’Hornell Hart (1945) révéla que, sur 155 étudiants de sociologie, 27% avaient vécu au moins une OBE durant leur vie, et, parmi ceux-ci, 70% l’avaient vécue plus d’une fois.

Deux enquêtes de Celia Green (1967), avec des étudiants anglais, donnèrent les pourcentages suivants : 19 % sur 115 personnes, et 34 % sur 380 personnes.

Une étude de Charles Tart (1971) sur 150 personnes utilisant la marijuana, révéla un pourcentage de 44% de personnes s’étant perçues en dehors du corps.

Robert Crookall, un géologue anglais, analysa plus de 1000 rapports d’OBE et publia ses résultats dans trois ouvrages parus en 1961, 1964 et 1972. Dans 50 cas sur 250, le corps projeté était relié au corps physique par un lien ou une corde. Il divisa ces expériences en deux groupes : les expériences naturelles (sommeil, veille, maladie, seuil de la mort) et les expériences forcées (suffocation, noyade, drogues, hypnose, projection volontaire).

John Poynton (1975), professeur de biologie à l’Université de Natal (Afrique du Sud), obtint, en réponse à un questionnaire paru dans la presse locale, 122 rapports analysables. 74,5% des sujets vécurent une fois une OBE. Seulement quatre d’entre eux furent aperçus par des tiers, et 9% virent la corde les reliant à leur corps. 24,5% des sujets « eurent des sensations très claires d’entrée et de sortie du corps physique, et 50% firent cette expérience dans un état normal (veille, relaxation, bon état de santé) ».

Celia Green (1968) obtint 377 cas par l’intermédiaire des médias anglais, la plupart de ces cas s’étant produits en état de relaxation. (45)

Scott Rogo (1978) a distingué :

• La “clairvoyance somnambulique” (dans laquelle aucun corps projeté n’est mentionné).

• Les “apparitions des vivants” (dans lesquelles le sujet n’a pas conscience d’avoir quitté son corps).

• Les OBE proprement dites (dans lesquelles les sujets se perçoivent dans un corps projeté).

Il constata que le sujet, en état d’OBE, pouvait se percevoir de trois façons différentes :

* Avec un corps « parasomatique ».

* Comme une conscience enveloppée de brume ou d’une sphère de lumière (sans impression de corps).

* Comme une conscience séparée, dans l’espace, du corps, mais sans aucune forme.

Il a ainsi distingué trois façons dont la conscience peut s’extérioriser du corps physique :

1. Une conscience pure sans véhicule formel.

2. Un corps ressemblant au corps physique.

3. Un véhicule “ultra-physique” autre qu’un corps (sphère de lumière, etc.).

Scott Rogo a cité quelques cas où l’individu, séparé de son corps physique, qu’il regarde à partir d’un deuxième corps, se sépare aussi de ce deuxième corps. Robert Crookall (1964) a cité le cas d’une personne qui se trouvait au lit avec une température de 39° :

« Soudain, je me rendis compte que je pouvais voir mon corps physique allongé dans le lit, et un autre corps, lui aussi dans une position couchée, mais placé hors du lit, à peu près à cinquante centimètres au-dessus du corps physique. Ce deuxième corps était d’un bleu scintillant et pulsant de lumière. Mais il me semblait que ‘moi’ j’étais dans un autre corps qui regardait les deux autres, bien que je n’aie aucune conscience de la forme de ce troisième corps. J’avais l’impression que ce qui était mon ‘je’ voyait à la fois le corps physique et le corps lumineux. » (46)

Ce corps lumineux correspondait manifestement soit au corps éthérique (précisons néanmoins que sa séparation complète entraîne la mort), soit au corps astral. Le troisième ‘‘corps’’ est identifiable au corps astral ou au corps mental.

Quelques travaux expérimentaux ont essayé de mettre en évidence l’existence d’un corps projeté lors d’une OBE :

– Le psychologue Karlis Osis travailla notamment avec le médium Alex Tanous en étudiant l’effet d’une projection OBE sur une jauge de contrainte, celle-ci pouvant détecter les plus infimes mouvements physiques.

– En 1973-74, le psychologue Robert Morris expérimenta avec le sujet psi Blue Harary en utilisant des détecteurs humains, la détection par des animaux et des détecteurs physiques. Parmi les expériences sur les animaux, « seules celles avec le chat présentèrent une signification statistique ». Il s’agissait d’analyser le comportement du chat sensibilisé à la présence de Blue Harary, lors de l’état de projection présumé de ce dernier. Pendant les périodes OBE, écrit Robert Morris, « le chat démontra une des caractéristiques présumées d’un vrai détecteur : il demeurait tranquille » pendant chaque OBE. En général, les détecteurs physiques ne donnèrent aucun résultat consistant. (47)

Tester des sujets capables de décorporation ne présente pas, à vrai dire, un grand intérêt par rapport à la mise en évidence de l’existence d’un corps projeté. Les résultats obtenus, en effet, même s’ils sont positifs (identification de cibles), peuvent toujours être mis sur le compte de la simple clairvoyance par ceux qui sont allergiques au concept de « corps astral » : on ne peut pas déterminer, a priori, si les résultats obtenus sont le fait d’une réelle décorporation ou celui d’une faculté de clairvoyance ou de psychokinèse du sujet. Ce type de recherche semble voué à l’impasse. D’autant que certaines personnes (Susan Blackmore, Catherine Lemaire) donnent des interprétations totalement erronées des expériences de décorporation. Ces interprétations, de type psychologique, font intervenir des constructions imaginaires de l’esprit, conception ne correspondant pas au vécu de la plupart des personnes vivant cette expérience. (La pensée, par contre, est créatrice sur le Plan astral…) Déjà, au dix-neuvième siècle, des chercheurs en « recherche psychique », qui ne croyaient pas en la réalité du « corps d’apparition », soutenaient, a rappelé Christine Hardy, « que le récepteur, recevant un message télépathique de la part d’un ami ou d’un parent en détresse, créait lui-même cette hallucination de façon à rendre cette information consciente ». (48) Une telle explication ne cadre absolument pas avec les caractéristiques intrinsèques de la décorporation (sortie hors du corps, vision du corps physique, déplacements instantanés, etc.).

Mentionnons l’Institut International de « Projectiologie » et de « Conscientologie », qui est une organisation à but non lucratif fondée par Waldo Vieira en 1988. Cet Institut a procédé à une enquête sur les expériences extracorporelles, les personnes ayant participé à celle-ci étant principalement celles qui ont consulté le site Internet de l’IIPC. Les résultats partiels de l’enquête ont été donnés au Premier Forum de Recherche sur la Conscience et au deuxième Congrès International de « Projectiologie », lequel a eu lieu du 21 au 24 octobre 1999 à Barcelone… (49)

 

4. Le problème de la preuve :

Selon Jean-Marie Marchand, la preuve de la survie ne sera jamais découverte. (50) Tel n’est pas mon avis. Les éléments accréditant la survie peuvent être recherchés à deux niveaux. Si, à l’aube du vingt-et-unième siècle, la preuve n’est pas à l’horizon, on peut néanmoins penser que celle-ci sera effective d’ici la fin de ce siècle.

On peut, en fait, envisager deux types de preuve :

 

a) La preuve subjective ou personnelle :

Cette preuve est relative à la mise au point d’une méthode permettant à toute personne, désireuse de tenter l’expérience, de vérifier par elle-même la réalité de la décorporation. Ce qui implique la découverte d’une « technique » permettant de provoquer le phénomène chez les gens ne possédant pas naturellement cette capacité.

On sait que la stimulation électrique du lobe temporal peut provoquer certaines sensations comparables à celles éprouvées lors d’une décorporation, mais, de là à dire que ceci provoque une réelle décorporation, il y a un grand pas à ne pas franchir…

Une approche beaucoup plus intéressante est celle de l’Institut Monroe créé en Virginie par le grand « voyageur extracorporel » que fut Robert Monroe :

Après avoir testé quelques centaines de fréquences sonores différentes, l’équipe de recherche de cet Institut sélectionna un son capable de maintenir le sujet dans un état oscillant entre la vigilance et le sommeil.

La majorité des volontaires expérimentèrent un état, dénommé « focus 10 », dans lequel le corps était endormi et l’esprit alerte.

Les expérimentateurs purent aider le sujet à se relaxer, rester éveillé ou s’endormir en lui faisant entendre les fréquences caractéristiques de ces différents états, les ondes cérébrales du sujet se calquant sur ces fréquences. Dans la cabine obscure, les personnes se mirent à voir des couleurs et de la lumière, et à entendre des voix.

Les volontaires qui essayèrent de se fondre dans la lumière, note Jérôme Bourgine, « furent comme aspirés par un gigantesque tunnel au bout duquel, pénétrant d’un coup dans le halo lumineux, ils se retrouvèrent hors de leur corps ! ».

On utilisa le procédé « hémisync », lequel permet le fonctionnement simultané des deux hémisphères du cerveau.

On mit aussi au point le programme « Gateway » (l’entrée, le seuil). Si le but de celui-ci n’est pas la sortie hors du corps, il vise néanmoins la prise de conscience, par le sujet, d’une réalité “non-matérielle” et la familiarisation avec les états modifiés de conscience par lesquels on y accède. On y expérimente les « focus » suivants :

– Le “focus 10” : corps assoupi, esprit alerte.

– Le “focus 12” : contact avec la réalité “non-matérielle”.

– Le “focus 15” : conscience hors du temps.

– Le “focus 21” : point de jonction avec le niveau d’existence où se rendent les désincarnés après la mort.

Les “focus” constituent en fait, comme l’a précisé Jérôme Bourgine, « un étalonnage numérique arbitraire des différents états de conscience », qui renvoie « à des niveaux de fréquence énergétique ». Notre réalité matérielle n’occupe “qu’une bande très étroite du spectre énergétique total de la Création”.

“La conscience de chacun peut être comparée au bouton de réglage d’un téléviseur permettant de régler le récepteur qu’est en fait l’Homme sur une fréquence ou une autre de ce large spectre. Se trouver en un point (focus) 12 ou 15 signifie simplement que la conscience s’est mise au diapason de cette fréquence énergétique particulière. On est donc en 15 lorsque l’on vibre soi-même à un niveau 15.” (J. Bourgine) (51)

Le laboratoire de l’Institut Monroe a mis au point certains outils, tels que l’EEG et la cartographie des zones actives du cerveau, qui permettent de savoir à quel niveau de relaxation et dans quel type d’état de conscience se trouve l’explorateur.

Alors que le tracé d’ondes cérébrales de Robert Monroe correspondait le plus souvent, durant ses décorporations, au rythme delta (associé d’ordinaire à la phase du sommeil profond sans rêves), certains explorateurs purent expérimenter l’OBE tout en étant capables de partager avec le moniteur installé en cabine ce qu’ils étaient en train de vivre. On appela « phasing » ce partage de la conscience entre les plans physique et “non physique”.

Afin de faciliter l’isolation sensorielle du sujet, on construisit une sorte de chambre forte d’une épaisseur de 30 centimètres, recouverte d’une feuille métallique afin d’éviter toute interférence magnétique, avec un matelas rempli d’eau (pour la suppression de la pesanteur) et un dispositif écouteur-micro pour la liaison avec la cabine de contrôle. Des électrodes fixées sur le crâne, le bout des doigts et le corps, permettent la surveillance physiologique. La porte fermée, l’« hémisync » est envoyé…

La plupart des membres de l’équipe d’explorateurs purent induire des OBE ou atteindre des états de conscience avec disparition des notions ordinaires d’espace et de temps.

Il existe certains exercices de concentration, de visualisation, etc., susceptibles de déclencher une expérience extracorporelle. Les ouvrages de Bernard Raquin (52) et William Buhlman (53) donnent, à ce sujet, des informations intéressantes. On peut aussi consulter le livre d’Akhena : “Sorties hors du corps. Manuel pratique” (éditions Exergue, 2014).

Comment sortir de son corps   411iLRbc3xL._SX358_BO1,204,203,200_

Notons cependant que, pour qu’une telle tentative puisse être couronnée de succès, certaines conditions préalables doivent être remplies :

– Bonne santé mentale et physique. (Les cardiaques, par exemple, doivent s’abstenir !)

– Conviction inébranlable en la réalité du phénomène.

– Confiance en sa propre capacité à réussir l’expérience.

– Maîtrise de la peur (de l’inconnu, des éventuels risques encourus).

– Patience et persévérance (car ce genre de résultat ne s’obtient pas en quelques tentatives !).

La chose la plus difficile à obtenir, c’est précisément la maîtrise de la peur. Il ne faut pas oublier, en effet, qu’en état de décorporation on expérimente l’état de conscience caractéristique de l’état post mortem. Et une telle perspective a de quoi en faire reculer plus d’un… On peut déjà limiter cette peur par la familiarisation avec les récits de personnes ayant vécu une décorporation et par l’utilisation de méthodes psychologiques de protection (comme la demande d’assistance par des “êtres de Lumière”…). La peur, en effet, même subconsciente, constitue un obstacle majeur à la réussite de l’expérience.

L’intérêt de réaliser cette expérience est évident : c’est celui d’avoir la preuve personnelle que la conscience est indépendante de l’organisme biologique (et donc du cerveau) et qu’elle peut survivre à la mort. L’existence et l’immortalité de l’âme ne sont alors plus affaire de croyance mais de connaissance, la croyance ayant cédé la place à la preuve (personnelle)…

Si les conditions réunies ci-dessus sont réunies, l’application d’une méthode visant à provoquer la décorporation (voir les ouvrages de Bernard Raquin et William Buhlman) devrait amener des résultats positifs. Naturellement, nous ne disposons pas encore de la méthode particulière qui permettrait à quiconque, croyant ou incroyant, de produire le phénomène en l’absence des conditions préalables requises mentionnées ci-dessus…

La maîtrise de la peur est la condition préalable à la réussite de l’expérience. Cette peur, cependant, peut être induite par les personnes mettant en garde contre les dangers de ce genre d’expérience. Ainsi, par exemple, dans le n° 39 (janvier 2000) du « Journal spirite », Laurent Lefebvre déclare que le « voyage astral » peut « rapidement tourner au cauchemar, voire à la mort ». Selon lui, il y a un risque de possession par un « Esprit » mal intentionné, le risque extrême de cette cohabitation forcée étant la rupture de la corde d’argent et donc la mort. Or, il existe, je le rappelle, des méthodes de protection.

Selon Laurent Lefebvre, dans la majorité des cas, le « voyage astral » n’est “que l’occasion de récits imaginaires construits par le narrateur, ou au mieux une perception d’un environnement spirituel troublé”. Ce n’est donc pas, prétend-il, “une véritable image de l’au-delà”. Tout dépend, en fait, du niveau de conscience (ou d’évolution) du « voyageur » : une personne expérimentée ne sera pas victime des créations de sa propre pensée et donc de son « imagination astrale ». Et il existe des narrations de la vie de l’Au-delà, obtenues en décorporation, qui sont parfaitement valables. (Je pense, par exemple, aux récits d’Anne Givaudan et de Daniel Meurois, de Bruce Moen, de William Buhlman, de Midaho, etc.) Là aussi, il faut savoir « discerner ». Par contre, la décorporation volontaire est un « jeu dangereux » pour les personnes qui se lancent dans cette expérience sans préparation réelle et sans la connaissance nécessaire.

 

b) La preuve objective :

Outre la preuve personnelle, de nature subjective, peut-on envisager la possibilité d’une preuve de nature objective, donc matérielle, susceptible d’emporter l’adhésion de tout le monde, et en premier lieu, bien sûr, celle du monde scientifique ?

La seule preuve envisageable de cette nature consisterait en la mise au point d’une caméra spéciale permettant de filmer la sortie du corps astral lors de la décorporation ou lors de la mort elle-même.

Wilfried Chettéoui (1983) a publié plusieurs photos où l’on voit distinctement la corde d’argent (reliant les corps physique et “astral”) au chevet d’une mourante. (On peut voir ces photos dans l’une des deux parties de mon texte : “Le processus de la transition et les premières phases de l’après-vie”.) Ce type de photo, bien que fort rare, permet d’envisager la possibilité de la mise au point d’un appareil permettant de filmer dans des bandes de fréquences non perceptibles par nos organes sensoriels et par les instruments de détection des champs physiques connus.

Signalons à ce propos que l’ésotériste Benjamin Creme considère qu’il devrait être possible de photographier ou de filmer le corps éthérique d’un défunt en lumière ultraviolette. De combien faudrait-il aller dans l’ultraviolet ? Selon Benjamin Creme, une “octave de lumière” ne suffit pas, mais quatre “octaves” supplémentaires sont nécessaires. (54)

Le biologiste Harry Oldfield, qui mène des recherches dans une clinique proche de Londres, a mis au point la “photographie à interférence polycontrastée” (PIP), en adaptant une ancienne technologie utilisée pour les photos satellite des terres chaudes et froides et des étendues océanographiques. Il a amélioré le procédé après de nombreuses années de recherches sur la photographie Kirlian. L’innovation réside « dans la programmation informatique qui affecte un nombre à chaque degré de lumière et le codifie à l’aide de couleurs ». La technologie d’Harry Oldfield est utilisée dans plusieurs hôpitaux britanniques et cliniques à l’étranger, en conjonction avec le scanner et des appareils de thérapie par les cristaux qu’il a mis au point. Les clichés PIP du corps humain offrent « une représentation graphique des tourbillons et des faisceaux énergétiques correspondant aux chakras décrits en médecine ayurvédique et aux circuits énergétiques suivis par les méridiens de la médecine chinoise ». Nous avons là, « enfin, un outil simple, bon marché et inoffensif, capable de révéler visuellement l’état et les mouvements des champs de force, en utilisant une simple bobine Tesla, un ordinateur et un magnétoscope ».

Le procédé PIP d’Harry Oldfield, note Diana Holland, “permet de déceler les états pathologiques avant qu’ils ne se manifestent lors d’un diagnostic classique, permettant ainsi au thérapeute de saisir à temps l’apparition de pathologies comme une tumeur du sein”. Le procédé peut également être utilisé afin d’étudier “des formes de médecine vibratoire comme l’acupuncture, l’homéopathie et la réflexologie”

Lors d’une étude menée avec trois assistants, dans un lieu où des roturiers britanniques furent exécutés, “l’image de deux soldats de Cromwell apparut puis s’évanouit, restant toutefois clairement visible durant un court instant”.

“Les empreintes de l’Histoire persistent, selon lui, dans les vieilles gares ferroviaires, les cimetières, etc., et il existe des clichés PIP de formes fantomatiques et de mains tendues, où les actuels propriétaires de ‘‘maisons hantées’’ parlent de points froids et d’une présence ténébreuse.” (D. Holland)

Harry Oldfield a pris, dans des morgues britanniques, des clichés PIP “du corps de personnes ayant subi une mort soudaine, inattendue et violente, dans un accident de la route”.

“Dans de tels cas, il a pu photographier un champ de force flottant au-dessus ou à proximité du corps étendu.” (D. Holland) (55)

 

5. Les constantes du corps subtil :

Le corps subtil principal, celui dont nous faisons l’expérience en état de décorporation et, de façon plus générale, après notre mort, est connu sous diverses appellations.

Ce « corps métaphysique » correspond au « corps astral » des occultistes, théosophes, etc., au « périsprit » des spirites et au « corps psychique » de l’Ordre Rosicrucien AMORC.

Jean Prieur (56) a dégagé 12 constantes dans la description du corps subtil ou métaphysique, à travers les époques et les civilisations, constantes qui, pour plus de simplification, sont ramenées ici à six particularités :

1. Le corps subtil, qui a une forme correspondant au corps physique, interpénètre ce dernier et est relié à lui par la corde d’argent.

2. Il émet un rayonnement nommé aura.

3. Il est de nature vibratoire et corpusculaire.

4. Il est à l’origine des divers phénomènes psi, ceux-ci devant être attribués tantôt au corps subtil des vivants incarnés, tantôt au corps subtil des vivants désincarnés.

5. Il peut provisoirement se détacher du corps physique durant l’incarnation, la séparation définitive se produisant au moment de la mort. Dans les deux cas, il peut traverser aisément la matière.

6. Que la séparation soit provisoire ou définitive, la perception, la mémoire, la conscience, la pensée, restent intactes. Et c’est ce corps subtil, évidemment, qui permet la survivance personnelle.

 

6. Les facultés du corps spirituel :

Je rappelle (j’évoque aussi les constantes et les facultés du corps spirituel dans un autre texte de la même rubrique) que le messager de l’Au-delà Georges Morrannier a donné quelques informations à sa mère à propos des capacités du corps astral.

Dans une communication datée de mai 1987, il précise qu’il existe un “cerveau spirituel” composé d’un « petit champ d’ondes théoniques, sphérique et limité, maintenu par la substance spirituelle de notre tête ».

Les capacités de ce “véhicule de conscience” qu’est le corps astral sont les suivantes :

• Une perception visuelle globale permettant de voir à distance et à l’intérieur des objets, ainsi que l’activité des cellules végétales à l’intérieur des plantes et celle des organes à l’intérieur du corps. Un effort de volonté est cependant nécessaire pour parvenir à ce résultat.

• La perception de l’aura des êtres incarnés.

• La possibilité de lire les pages d’un livre sans l’ouvrir.

• L’audition des voix humaines et des bruits terrestres. Si les oreilles « astrales » ont la même forme que celles du corps physique, l’oreille interne n’existe pas et est remplacée « par un très petit champ de spiritons ».

• Une voix très différente de la voix terrestre, sans timbre :

« Elle n’a pas de son puisqu’elle ne provoque pas d’onde acoustique d’ordre physique. Et cependant elle est très audible. »

• Si l’odorat persiste, le sens du goût a par contre disparu car il n’est plus nécessaire de se nourrir.

• Il ne reste aucune trace des poumons, du cœur, de l’appareil digestif ou de l’appareil génital, ceux-ci étant devenus totalement inutiles. Les références de désincarnés à des banquets, des verres de whisky ou des tasses de thé s’expliquent ainsi : tout ceci n’existe que dans le mental de ces êtres.

• Le corps subtil peut se rendre instantanément où il le désire. Il suffit de visualiser la personne que l’on veut rejoindre ou le lieu que l’on veut visiter. Il est possible de visiter une autre planète habitée, ce voyage s’effectuant en groupe. Il est évidemment possible de visiter toutes les planètes du système solaire, les conditions atmosphériques qui y règnent ne pouvant gêner le corps astral.

• Le toucher est différent. Les ondes spi * « de nos mains captent les vibrations de la matière ».

• Les communications sont de nature télépathique, cette forme de communication s’avérant nécessaire avec les êtres spirituels ne parlant pas la même langue, ainsi qu’avec les médiums terrestres.

• Déplacements d’objets à distance, dématérialisations et “re-matérialisations”, bruits divers, « font intervenir les ondes théoniques ». Dans les guérisons spirituelles, le “prâna” est canalisé vers le malade. Les guérisons de Lourdes sont réalisées par des « guides ».

• Les « ondes prâniques » sont nécessaires à la vie du corps spirituel ; elles suivent le réseau des “nadis”, sont captées et diffusées par les “chakras”.

• La pensée possède une créativité surprenante et peut donner naissance à des formes, des images, des sons, de la musique. (57)

(* Les « ondes spi », les « spiritons », les « ondes théoniques », etc., font partie des particules et champs de l’Univers spirituel.)

 

7. Les “véhicules de conscience” :

Rosicrucian ManualNous avons vu que diverses sources mentionnaient l’existence de plusieurs corps subtils.

Dans l’enseignement de l’Ordre Rosicrucien AMORC, il est fait référence à l’existence d’une âme universelle dont les segments animent chaque être humain, l’âme universelle ayant une extension ou partie d’elle-même dans chaque corps humain. Chaque âme humaine comprend un “moi” ou “personnalité” appelé “corps psychique”, lequel réside à l’intérieur du corps physique et est de nature immortelle. (58)

S’agissant de la notion de la pluralité des corps de l’âme, le « Manuel Rosicrucien » déclare qu’aucun « des instructeurs de cette sorte d’existence complexe n’a jamais été capable de montrer qu’il pouvait agir, exclusivement ou partiellement, dans l’un de ces nombreux corps, pas plus qu’il n’a été capable d’enseigner à ses étudiants à agir dans l’un de ces corps avec suffisamment de succès pour rendre les étudiants capables de prouver pour leur propre satisfaction que de tels corps existent bien ». (59)

Pourtant, Raymond Bernard (décédé en janvier 2006) – qui a occupé la fonction de « Grand Maître », pour les pays de langue française, de l’Ordre Rosicrucien AMORC – a écrit dans l’un de ses ouvrages que le rêve « est une conséquence des activités de l’être humain constitué de sept corps ou plans liés à l’un d’eux – le corps physique – aux points connus sous le nom de centres psychiques ou chakras, et dont l’action est ressentie par une zone cervicale particulière située sur le côté gauche de la tête ».

Les 7 “centres psychiques” sont, dans le corps humain, les points de jonction ou les « touches », sur le clavier corporel, « des sept corps ou états qui constituent l’Homme total, l’un deux correspondant, naturellement, au corps physique lui-même ».

Les rêves correspondent, écrivit-il, « aux activités successives des sept corps de l’Homme pendant son sommeil ». (60)

Voici un tableau synthétique relatif aux divers constituants de l’Homme, d’après certaines sources :

_____________________________________________________________________

Théosophie : ………….- Rudolf Steiner : ……………. – Max Heindel :………………
(H. P. Blavatsky, ………. (1861-1925) ………………….. (1865-1919)………………….
A. Besant…)…………………………………………………………………………………….

corps éthérique…….. – corps éthérique……………………….. – corps vital…………………..

corps astral…………. – corps astral…………………………….. – corps du désir………………

corps mental………… – Moi………………………………………… – Intellect…………………….

corps causal………… – Moi spirituel………………………………. – Ego…………………………..

corps bouddhi– …….. – Esprit de Vie…………………………… – Esprit vital…………………..

que ou christique …………………………………………………………………………………..

– corps atmique………. – Homme-Esprit………………………… – Esprit divin…………………..

(61) …………………………………(62)………………………………………(63)…………………

______________________________________________________________________

Mark Prophet …………………………………….. – Joseph Whitfield :…………………..

et Elizabeth Clare Prophet : ………………………… (Channel)………………………….

(Channels) …………………………………………………………………………………….

Corps émotionnel ……………………………………… – corps astral ……………………….

Corps mental …………………………………………….. – corps mental ………………………

Corps éthérique …………………………………………. – corps émotionnel ………………….

Moi christique …………………………………………… – corps christique …………………..

Présence JE SUIS ………………………………………… – corps antichristique ………………

Corps causal ……………………………………………… – corps angélique ……………………

(64) …………………………………………………………………. – corps archangélique …………

………………………………………………………………………………..(65) ……………………

______________________________________________________________________

Doriane :…………….. – Marie Lise Labonté : …………… – Henri Totev (occultiste) :

(channel)…………………… (channel) …………………………………………………….

corps éthérique……. – corps éthérique…………………….. – corps vital (éthérique) …

corps mental………. – corps émotionnel…………………… – corps astral………………

corps astral……….. – corps mental…………………………. – corps de conscience …..

corps causal……….. – corps astral…………………………… – corps de béatitude………

…….. (66) …………. – corps super-astral…………………….. – corps de splendeur………

……………………….. – corps céleste…………………………………. – corps de fusion…………..

………………………. – corps de lumière……………………………………(68)……………………

………………………………………. (67)…………………………………………………..

______________________________________________________________________

Anne Givaudan et Daniel Meurois : …………………. – Aeoliah Kuthumy (musicien “new age”) :

Corps éthérique ………………………………………………. – Corps émotionnel …………..

Corps astral …………………………………………………… – Corps mental ……………….

Corps mental …………………………………………………. – Corps éthérique ……………

Corps causal ………………………………………………………… (70) ……………………

Corps de vitalité divine ……………………………………………………………………….

Corps d’esprit divin ……………………………………………………………………………

(69) …………………………………………………………………………………………….

_______________________________________________________________________

Il convient de clarifier les points suivants :

1° Dans la classification d’Elizabeth Clare Prophet et celle d’Aeoliah Kuthumy, le « corps éthérique » ne désigne pas le même « corps » que dans les autres classifications.

Par ailleurs, dans la classification « Prophet », le « corps causal » ne correspond pas au « corps causal » de la classification théosophique.

2° Dans deux classifications (Joseph Whitfield et Marie Lise Labonté), le « corps émotionnel » et le « corps astral » sont présentés comme deux “véhicules de conscience” différents, alors qu’en réalité le « corps astral » est, par définition, le corps émotionnel.

3° Curieusement, Doriane place le « corps mental » avant le « corps astral », ce qui n’est pas conforme au niveau fréquentiel croissant.

Afin d’éviter ces confusions, je recommande de n’utiliser que la classification théosophique classique (ou celle de Meurois-Givaudan).

Dans la classification théosophique, le « corps causal » (le « kârana-sharîra » des Hindous) correspond à l’âme véritable, et il est également connu sous les appellations de « Moi supérieur » et d’« Ego »… C’est à l’intérieur du « corps causal », écrit Michel Coquet, qu’apparaît l’Homme immortel :

« Ce corps d’énergie pure et flamboyante, d’une grande splendeur, est ce qui se réincarne, c’est en lui que se trouvent le sens et la conscience du ”je”, et c’est en lui qu’a lieu la vraie ‘‘transmutation’’ du je inférieur au Soi supérieur par l’intermédiaire des trois atomes permanents de la personnalité, les seuls qui poursuivent le grand voyage de l’âme et enregistrent son histoire. » (M. Coquet) (71)

Les divers “véhicules de conscience”, avec leurs fonctions, sont décrits dans de nombreux ouvrages, parmi lesquels les livres des théosophes Annie Besant (1847-1933), Charles W. Leadbeater (décédé en 1934) et Arthur Powell. (72)

Besant L'Homme et ses corps   Leadbeater L'Homme visible et invisible

Précisons que le corps éthérique n’est pas un “véhicule de conscience”, mais simplement le véhicule du « prâna » ou “force vitale”. Il est constitué de milliers (ou de millions) de « nadis » ou “canaux d’énergie”, l’entrecroisement d’un certain nombre d’entre-eux donnant naissance à des vortex appelés « chakras », ces derniers étant eux-mêmes en relation avec diverses glandes endocrines. La diffusion de “l’énergie” s’opère de la sorte :

* “Energie cosmique” pénétrant dans le “chakra” ——– Réseau des “nadis” ——– Système nerveux ——— Glandes endocrines ——— Réseau sanguin. (73)

 index

 

8. Correspondances avec diverses traditions :

Il est possible, en ce qui concerne les corps subtils (ainsi que pour les Plans de conscience), d’établir certains parallèles entre les classifications de la littérature médiumnique ou ésotérique occidentale et certaines traditions religieuses (bouddhisme, judaïsme hassidique, Kabbale…).

Par exemple, le « prânamaya-kosha » de la tradition orientale est identifiable au « corps éthérique ».

Michel Coquet donne le tableau suivant de correspondances :

Classification dans le Bouddhisme ésotérique ……………………. Classification dans le Védanta

ATMA – L’ESPRIT…………………………………………………………… ATMA
BOUDDHI – L’AME………………………………………………………….. ANANDAMAYA KOSHA
………………………………………………………………………………. (le corps causal ou KARANA SHARIRA)

MANAS – MENTAL :
1. VIJNANA (a) …………………………………………………………….. VIJNANAMAYA KOSHA (b)

2. VOLITION ………………………………………………………………..
SENTIMENTS
………………………………………………………………………………. MANOMAYA KOSHA (c)
KAMARUPA (désir) ……………………………………………………….

CORPS PRANIQUE (ou éthérique) ……………………………………..
………………………………………………………………………………. PRANAMAYA KOSHA
PRANA (vitalité) (d) …………………………………………………….

STHULA SHARIRA (le corps grossier) ………………………………… ANNAMAYA KOSHA

(74)

Thierry Guinot note que, pour la tradition du Yoga tantrique, l’être humain possède trois corps (“sharîra”) et cinq enveloppes (“kosha”) :

– Le “kârana-sharîra” ou « corps causal », correspondant à “ânandamaya-kosha” (« enveloppe de félicité »).

– Le “sûkshma-sharîra” ou « corps subtil », correspondant à “prânamaya-kosha” (« enveloppe d’énergie vitale »), “manomaya-kosha” (« enveloppe de pensée »), et “vijnânamayakosha” (« enveloppe de connaissance »).

– Le “sthûla-sharira” ou « corps grossier », correspondant à “annamaya-kosha” (« enveloppe nourricière »).

Thierry Guinot considère que le “sûkshma-sharîra” ou « corps subtil » ne correspond pas au « corps psychique ». Il n’est pas possible, écrit-il, « de tenter un rapprochement ‘‘rosicruciano-tantrique’’ sur ce point ».

« De même, il faut distinguer ce ‘sûkshma-sharîra’ des conceptions occidentales de ‘corps astral’, ‘corps éthérique’, ‘corps fluidique’, etc. De même encore, les notions de ‘pensée’ et de ‘connaissance’ sont de faux amis, qui ne recouvrent pas – en Inde – les mêmes réalités que celles auxquelles nous sommes habitués.

Enfin l’âme (âtman) est elle-même indépendante de ces trois corps comme de ces cinq enveloppes, et ne doit donc pas être confondue avec le ‘‘corps causal’’. Par conséquent, attention aux amalgames, ce n’est pas de cette façon qu’on aborde l’Orient ! » (T. Guinot) (75)

Je considère, pour ma part, que si l’âtman peut être identifié à la Monade (étincelle divine dans l’être humain), il est possible d’assimiler le “kârana-sharîra” ou « corps causal » au « corps causal » (l’âme ou Moi supérieur) des théosophes. Mais il convient effectivement d’éviter de grossières erreurs en établissant des identifications précises entre des éléments de traditions différentes. Evoquons brièvement la Kabbale hébraïque et la tradition de l’ancienne Egypte.

La Kabbale hébraïque distingue un ternaire de base constitué de “nephesh” (le corps), “rouach” (l’âme) et “neshamah” (l’esprit). (76)

Le rabbin Yonassam Gershom (qui est « réincarnationniste ») distingue : “nefesh”, “ruach”, “neshamah”, “chayah”, “yechidah”. Les deux premiers niveaux, dit-il, ne subsistent pas après la mort. Par contre, la “neshamah” (la conscience supérieure individuelle) survit et maintient un lien constant avec les deux « niveaux transcendantaux supérieurs où l’âme est en contact avec la lumière du Dieu omniscient ». (77)

La tradition égyptienne antique distinguait différentes “enveloppes” qu’Alain Sendat (78) répartit ainsi :

• Les enveloppes inférieures représentant le corps et comprenant “le Khat”, “le Khaibit” et “le Ka”.

• Les enveloppes intermédiaires représentant l’âme et comprenant “le sekhem”, “le ba” et “l’ab”.

• Les enveloppes supérieures représentant l’esprit et comprenant “le RN”, “l’akhou” et “le sahou”.

 

III. Les Plans de conscience :

A la notion de « corps subtils » ou “véhicules de conscience”, il convient d’associer celle de “Plans de conscience”.

A chaque corps subtil correspond en effet un Plan de conscience déterminé : le Plan astral pour le corps astral, le Plan mental pour le corps mental, etc.

A l’Univers astronomique, perceptible par nos organes sensoriels et nos télescopes, il convient en effet d’ajouter la composante invisible de la Création, composée de divers Plans de conscience dénommés :

– Plans “hyper-physiques”.

– Mondes intérieurs.

– « Autres Dimensions ».

– Univers multidimensionnel.

On en arrive de la sorte à distinguer les aspects visibles et invisibles de la Création, lesquels incluent des mondes physiques et des mondes spirituels.

Ces derniers, inconnus des physiciens, correspondent néanmoins à ce que Régis Dutheil a appelé “l’Univers super-lumineux”, et à ce que les religions ont désigné par les expressions « Ciel » et « Au-delà ».

On peut définir ces “mondes intérieurs” comme étant des états de l’énergie/matière, non répertoriés par la physique contemporaine, qui interpénètrent notre Univers matériel et qui vibrent sur des bandes de fréquences extrêmement élevées, ce qui leur permet de coexister avec notre Univers physique. Il s’agit en conséquence de Plans vibratoires interpénétrant, selon des patterns de fréquences variées, notre univers tridimensionnel. Telle est la véritable nature de cet « Au-delà »* dont les religions et les mythologies donnent des représentations plus ou moins fantaisistes, mais dont la littérature ésotérique et médiumnique donne des descriptions précises.

(*Au-delà de nos facultés sensorielles et des capacités de détection de nos instruments de mesure !)

 

1. Les Plans de conscience “non-physiques” :

C’est sur le Plan astral, subdivisé en 7 “sous-plans”, « sphères » ou « niveaux », que se rendent la majorité des « défunts » après la mort biologique ou transition.

On divise aussi le Plan astral en « astral inférieur » (ou « bas astral »), « astral moyen » et « astral supérieur ».

Les différents “sous-plans” du Plan astral, de fréquences vibratoires diverses, correspondent à des niveaux de conscience différents atteints par les unités de conscience, appelées « entités » ou « Esprits », qui résident sur ce Plan vibratoire avant une nouvelle incarnation. Ces niveaux de conscience correspondent eux-mêmes à des niveaux d’évolution, ceci devant être compris dans une perspective « réincarnationniste ».

La zone du Plan astral la plus proche de la Terre (au niveau vibratoire, le niveau éthérique excepté), et qui fait partie du « bas astral », a été désignée par les communicateurs de la médium Suzanne Demoiny par l’expression « sphère noire ». (79) Cette dernière correspond à ce qui, traditionnellement, est connu sous le nom d’« enfer », à cette différence près que celui-ci n’est pas éternel !

Plus on s’élève dans l’échelle des “sous-plans”, plus on rencontre des paysages ou “formes-pensées” de nature lumineuse et « paradisiaque ».

Au-delà du Plan astral, la littérature théosophique mentionne l’existence du « dévachan », un état de conscience caractérisé par un séjour dans la “sphère mentale” ou le Plan mental de l’Au-delà, la conscience étant alors transférée au niveau du corps mental.

La channel Midaho signale que les Mondes de la réincarnation comprennent les Mondes astral, mental et causal. A sa mort, l’être rejoint le Monde qui lui correspond « vibratoirement ». Au-delà, se trouve le Monde divin, lui-même subdivisé en 7 Mondes ou Plans. (80)

Il existe des descriptions détaillées de ces Plans de conscience (avec les entités qui y résident). Je n’entre pas ici dans les détails…

2. Correspondances avec diverses traditions :

Comme pour les corps subtils, il est possible d’établir des correspondances avec certaines traditions religieuses ou métaphysiques.

Prenons le cas du bouddhisme. Celui-ci répartit le cosmos en trois “mondes” (“loka”) (81) :

1° Le monde du désir sensuel (“kâmaloka”) ou sphère des sens.

2° Le monde de la forme pure ou subtile (“rûpaloka”).

3° Le monde informel (“arûpa”).

La théosophe Annie Besant (décédée en 1933) a précisé que le terme de « kâmaloka » désigne une partie du Plan astral habitée par les êtres humains destinés à subir certaines transformations purificatrices. Cette région “représente et englobe les conditions attribuées aux différents états intermédiaires, enfers ou purgatoires, que toutes les grandes religions considèrent comme la résidence temporaire de l’Homme après l’abandon de son corps physique et avant son arrivée au ‘‘Ciel’’.”

“Elle ne renferme aucun lieu de torture éternelle car l’enfer éternel, auquel croient encore quelques sectaires à l’esprit étroit, n’est qu’un cauchemar de l’ignorance, de la haine et de la peur. Mais elle comprend, à vrai dire, des conditions de souffrance, temporaires et purificatrices, effets des causes mises en jeu par l’Homme pendant sa vie terrestre.” (A. Besant) (82)

Elle précisa aussi que le Plan mental, plus subtil que le Monde astral, comprend aussi 7 “sous-plans” et est divisé en deux parties :

1) Les 4 subdivisions inférieures qui constituent les “sous-plans” « formels ».

2) Les 3 subdivisions supérieures qui comprennent les “sous-plans” « non-formels ». (83)

Si nous prenons en considération les trois composantes « enfer, purgatoire, paradis » de l’Au-delà de la tradition catholique, nous pouvons, là aussi, trouver des correspondances :

1) L’« enfer » peut ainsi être assimilé à la « sphère noire » faisant partie du « bas astral ». Celui-ci, néanmoins, rappelons-le, n’est pas éternel.

2) L’occultiste Max Heindel (1865-1919) a établi les correspondances suivantes :

1. Le « Purgatoire » comprend les 3 Régions (“sous-plans”) inférieures du Monde du Désir (le Monde astral).

2. Le « Premier Ciel » se trouve dans les 3 Régions supérieures du Monde du Désir.

3. Le « Deuxième Ciel » se trouve dans la Région de la Pensée Concrète (qui correspond au Plan mental formel).

3. Le « Troisième Ciel » se situe dans la Région supérieure du Monde de la Pensée (qui correspond au Plan mental informel). (84)

On sait que Jésus a dit : « Il y a de nombreuses demeures dans la maison de mon Père. » Ces ”demeures” correspondent, bien sûr, aux Plans de conscience ci-dessus mentionnés. (On pourrait aussi y inclure les multiples mondes habités.)

De plus, Paul, qui déclara s’être rendu au « troisième ciel », se demanda si cela avait eu lieu ou non en dehors de son corps… (“En dehors de son corps” : référence à la “sortie hors du corps” ou “décorporation”…)

Dans le Coran, il est fait référence aux « sept ciels »

Et qui ne connaît pas, par ailleurs, l’expression « monter au septième ciel » ? (Référence implicite aux 7 Plans de conscience !)

Comme William Buhlman (qui pratique la sortie hors du corps) l’a expliqué, le « Ciel » (au sens religieux) désigne en fait les niveaux vibratoires “non-physiques” de l’Univers. (85)

 

3. Correspondances entre sources médiumniques :

En comparant les diverses descriptions de l’Au-delà, on peut se rendre compte que, au-delà des différentes terminologies employées, il existe de nombreux points communs entre les diverses sources d’information.

 

a) Benjamin Creme :

L’ésotériste Benjamin Creme soutient que l’origine de la grande majorité des enseignements donnés par channeling se situe au niveau du cinquième niveau du Plan astral (le cinquième “sous-plan”). A son niveau le plus élevé, le channeling a lieu, dit-il, sur le sixième niveau du Plan astral. Il ajoute que les « guides spirites », quand ils « ne sont pas le résultat de l’imagination du médium, agissent à partir des plans astraux (habituellement depuis le 5e) ». (86)

 

b) Messagers de l’Au-delà :

 

1) Georges Morrannier :

Il est intéressant de noter que le messager de l’Au-delà Georges Morrannier a déclaré à sa mère que les âmes « sont réparties sur sept plans », chaque « sphère » ou plan comportant 7 “sous-plans”. (87) Les états vibratoires supérieurs constituent ce que les chrétiens appellent le “Paradis”. Il ajoute que le « Walhalla » des Scandinaves, le Paradis de Mahomet ou le « Nirvâna » des bouddhistes ne sont rien d’autre que les deux plans supérieurs où les auras (des âmes) sont blanches. (88) Chacun de nous va dans la “sphère” correspondant à son évolution.

Ce qui nous intéresse ici plus particulièrement, c’est la déclaration suivante de Georges Morrannier : il se trouve, dit-il, sur la cinquième “sphère”, la sixième étant celle des guides ayant achevé leur périple terrestre (le cycle d’incarnations), et la septième étant réservée à ceux « qui ont consacré leur vie à Dieu, à tous les initiés, à tous les mystiques de toutes les religions, aux ‘‘bienheureux’’ de l’Eglise catholique comme à d’autres, plus humbles et fort peu connus ». (89)

 

2) Georges Renaud :

Georges Renaud est un autre messager de l’Au-delà passé « en transition » en 1973 (comme Georges Morrannier), et qui a délivré des messages par écriture intuitive à sa belle-fille Suzanne Demoiny.

Il informa celle-ci que les deux premières « sphères » sont de nature « expiatoire », la première étant la « sphère noire » ou « enfer » de la religion chrétienne. La troisième “sphère” est identifiée au “purgatoire”. La sixième sphère est, dit-il, celle des guides, et la septième sphère est « réservée aux mystiques et aux grands Initiés ». (90)

Et où se trouve Georges Renaud ? On l’aura deviné : sur la cinquième “sphère” ! (91) Ici aussi, il est précisé que chaque “sphère” est subdivisée « en sept parties égales »

 

c) Peter Richelieu :

Peter Richelieu fut, quant à lui, informé (lors de sorties hors du corps) qu’il existe 7 “sphères de conscience” dans le “Monde astral”. Sur la septième “sphère”, on trouve des individus qui, “durant leur vie terrestre de moines ou de religieux, appartenaient à des fraternités leur imposant un silence absolu et une vie à l’écart des autres êtres humains”.

“Ils ont été tellement habitués à vivre repliés sur eux-mêmes, à prier pendant de longues périodes pour aider l’humanité, qu’après la mort ils se consolent en poursuivant l’existence qu’ils ont menée pendant tant d’années sur Terre” (92)

On reconnaît immédiatement ici la septième “sphère” consacrée aux mystiques, de Georges Morrannier et Georges Renaud ! Il existe cependant une différence fondamentale car le système de classement des “Plans de conscience” de Georges Morrannier et Georges Renaud est différent de celui de Peter Richelieu (et de celui de nombreuses autres sources) :

1) Les 7 “sphères” de Georges Morrannier et Georges Renaud correspondent en réalité aux 7 “sous-plans” du Plan astral, ce qu’ignorent manifestement ces messagers de l’Au-delà.

Le Plan astral n’est lui-même qu’un Plan de conscience parmi d’autres (le Plan mental avec ses 7 “sous-plans”, etc.)

2) Georges Morrannier et Georges Renaud se trouvent en fait sur le cinquième “sous-plan” du Plan astral. Ce qui rejoint la déclaration de Benjamin Creme selon laquelle la plupart des communications médiumniques émanent de ce cinquième “sous-plan” du Plan astral.

 

4. L’Univers multidimensionnel :

Lors de ses décorporations, William Buhlman découvrit que les “formes” qu’il rencontrait étaient aussi solides que la matière physique, ces “objets non-physiques” semblant constitués d’une “matrice d’énergie lumineuse” au lieu d’énergie moléculaire.

Il découvrit que chaque objet physique autour de nous existe simultanément sur de multiples fréquences.

« Tout ce qui nous entoure existe également dans une dimension parallèle ‘non-physique’ de l’Univers. Bien que nos yeux ne voient que le résultat moléculaire dense de l’énergie, la matière s’étend dans un continuum d’énergie ‘non-physique’ bien au-delà de notre vue. » (W. Buhlman) (93)

La lumière perceptible ne constitue qu’un minuscule segment de l’ensemble du spectre électromagnétique, et nous baignons dans un océan de radiations vibrant sur toutes les fréquences (rayons X, infrarouges, radio, micro-ondes).

« Tout comme la lumière visible ne représente qu’une infime partie du spectre des ondes électromagnétiques, de même la matière visible ne constitue qu’une minuscule partie de l’ensemble des fréquences d’énergie multidimensionnelles de l’Univers. La plus grande partie de l’Univers n’a pas les particules pour fondement, ainsi que la science actuelle le suppose, mais bien les fréquences. Les particules physiques de matière ne sont que le résultat dense des fréquences (ondes) ‘non-physiques’ d’énergie. Tout comme la lumière visible est non seulement une particule d’énergie mais aussi une onde laissant temporairement voir le comportement d’une particule, de même l’ensemble de notre Univers physique n’est pas seulement une énergie moléculaire mais également un continuum de fréquences d’énergie se prolongeant en profondeur dans le cœur de l’Univers multidimensionnel. Autrement dit, tous les objets et toutes les formes de vie sont de nature multidimensionnelle. Tout ce qui nous entoure est multidimensionnel, existant simultanément en différentes fréquences d’énergie de l’Univers. Pourtant, toutes ces dimensions d’énergie coexistent dans le même temps et le même espace, tout comme les ondes radio, les rayons X et la lumière visible existent ensemble, chacun confiné dans sa propre bande de fréquence. » (W. Buhlman) (94)

William Buhlman a observé que chaque objet physique possède une contrepartie “non-physique” ou un double énergétique ressemblant à un moule d’énergie. La plus proche “dimension non-physique” sert d’infrastructure énergétique pour la matière elle-même.

La matière, loin d’être le centre de la réalité, « semble être le résultat final d’une série d’interactions énergétiques se produisant dans les dimensions invisibles ».

L’Univers que nous voyons autour de nous n’est que la couche extérieure, le mince épiderme de l’Univers invisible.

Lors de ses sorties hors du corps, William Buhlman a observé que les objets physiques solides autour de lui avaient l’apparence de formes vaporeuses. Sa main passait à travers eux, et il éprouvait souvent une sensation de picotement lorsque sa main ou son corps passaient à travers les objets physiques. Il a remarqué que plus il demeurait longtemps séparé de son corps, plus son environnement physique immédiat semblait disparaître à sa vue. Il devint évident que la seule réalité à ses yeux était alors faite des objets ou des êtres dont la vibration était proche de celle de sa nouvelle fréquence vibratoire personnelle :

« En d’autres termes, la réalité est relative à la densité vibratoire de l’observateur. » (W. Buhlman) (95)

William Buhlman considère que la double nature de la lumière (à la fois onde et corpuscule) “apporte une preuve concluante que toute énergie est un continuum multidimensionnel à fréquences multiples s’étendant bien au-delà des particules denses de la matière que nous observons autour de nous”.

“Tout comme la lumière possède une double nature, à la fois particule et onde, de même tous les objets physiques et toutes les formes de vie sont constitués à la fois de particules physiques et de composantes d’énergie ‘non-physique’. C’est ce continuum interconnecté d’énergie qui crée et maintient l’ensemble de l’Univers multidimensionnel. Chaque objet physique autour de nous est en réalité le résultat extérieur dense de l’existence de ce continuum d’énergie. Tout comme la lumière existe simultanément comme particule et comme onde, tous les objets physiques existent donc simultanément comme formes moléculaires denses et comme formes spirituelles ‘non-physiques’. ” (W. Buhlman) (96)

 

5. Des « Univers parallèles » ?

En physique, les particules élémentaires sont décrites comme des systèmes dynamiques en perpétuel mouvement, qui ne cessent de se transformer en quelque chose d’autre, et la mécanique quantique montre que les composantes élémentaires de notre réalité sont des structures d’énergie interconnectées qui forment une trame cosmique inextricablement liée. En fait, non seulement la matière est de l’énergie, mais toute énergie est essentiellement de nature “non-physique”.

En 1981, le physicien David Bohm « avança l’idée que l’infrastructure subatomique de la matière n’a du sens que si nous admettons l’existence d’autres dimensions plus complexes au-delà de ce que perçoivent nos sens ».

Le Pont Einstein-Rosen fut la première théorie scientifique presque unanimement acceptée au sujet de l’existence possible d’Univers ou de dimensions parallèles… Il y eut aussi l’hypothèse des « mondes multiples » du physicien Hugh Everett. Le concept des Univers d’énergie parallèles et des ponts les reliant a été formulé par des physiciens tels qu’Arthur Eddington, Christian Fronsdal, David Finkelstein, John Wheeler, G. Szertes et Charles Misner.

En 1961, Martin Kruskal présenta sa carte d’un “trou noir” montrant un lien entre notre Univers physique et un autre Univers invisible, et en 1963 le physicien et mathématicien australien Roy P. Kerr formula des équations révélant l’existence d’un nombre infini d’Univers parallèles, tous directement reliés aux “trous noirs”.

H. Reissner et G. Nordstrom ont émis l’hypothèse selon laquelle les “trous noirs” sont reliés à d’autres Univers.

William Buhlman croit que l’existence des “trous noirs”, du Pont Einstein-Rosen et des équations, des cartes et des théories de Everett, Kruskal, Kerr, Reissner et Nordstrom, constitue une preuve de la nature et de la structure multidimensionnelles de l’Univers. Cependant, si ces théories et spéculations permettent de concevoir l’existence d’autres Univers ou dimensions, il faut se garder d’identifier nécessairement ceux-ci aux Plans de conscience décrits dans la littérature ésotérique et médiumnique. Il est néanmoins possible, comme le fait William Buhlman, de faire certains rapprochements.

Les explorations extracorporelles que l’on peut soi-même faire démontrent que le « Ciel » de la Bible est « en réalité une série de magnifiques environnements d’énergie invisibles constituant l’Univers multidimensionnel ».

Or, il y a des siècles que des artistes représentent dans leurs œuvres des tunnels d’énergie menant à un nouvel environnement rayonnant de lumière ou au « Ciel » :

« L’ascension vers l’Empyrée », œuvre du peintre hollandais Hiéronymus Bosch (1460-1516).

« Echelle de Jacob », œuvre du poète, mystique et peintre anglais William Blake (1757-1827).

Gustave Doré (1832-1883), avec sa gravure de Dante et Béatrice. (97)

On sait par ailleurs que les rescapés de NDE se référent à un tunnel menant à une éblouissante lumière ou à un nouvel environnement.

Le tunnel d’énergie observé durant les expériences de séjour dans l’Au-delà peut être conçu comme un tunnel s’ouvrant à travers un « trou blanc » jusqu’à un Univers parallèle “non-physique” perçu comme un environnement radiant de fréquences supérieures.

« Les observations résultant d’explorations hors-corps faites sous contrôle conscient semblent indiquer que le tunnel de lumière est une ouverture dans la membrane d’énergie ‘non-physique’ séparant la dimension physique de la dimension ‘non-physique’ parallèle. Le tunnel d’énergie communément observé lors d’une expérience de séjour dans l’au-delà est en fait une ouverture ou brèche temporaire extrêmement bien structurée dans la membrane d’énergie ‘non-physique’, et elle semble s’ouvrir automatiquement pour permettre aux formes de vie de passer au travers. Après l’entrée de la forme de vie (conscience) dans la dimension d’énergie de fréquence supérieure, l’ouverture du tunnel revient immédiatement à sa forme initiale. » (W. Buhlman) (98)

Les “explorations non-physiques” autonomes dans l’infrastructure invisible de l’Univers montrent que l’Univers visible et invisible est un continuum de fréquences d’énergie.

Il est important de noter que les environnements “non-physiques” d’énergie subtile réagissent à la pensée, et qu’au-delà de la première dimension “non-physique” parallèle « nous avons affaire à un univers énergétique interactif qui est très sensible à l’influence de la pensée ».

Pour dresser la carte de l’Univers invisible, la méthode la plus pratique, selon William Buhlman, est de classifier le degré de réactivité à la pensée d’un environnement “non-physique” donné.

La vaste majorité des environnements “non-physiques” rencontrés sont extrêmement sensibles à l’influence de la pensée : les pensées, conscientes et subconscientes, entrent en interaction avec l’énergie subtile qu’elles commencent à reconfigurer. (99)

La nature multidimensionnelle de l’Univers offre-t-elle une explication logique à l’existence de mystères contemporains ? C’est ce que nous allons maintenant voir.

 

6. Des mystères résolus ?

 

a) La courbure de l’espace-temps :

Selon la théorie de la relativité d’Einstein, la courbure de l’espace est directement liée à la présence de la matière : l’espace se courbe au voisinage d’objets célestes massifs tels les étoiles.

William Buhlman considère que la courbure de l’espace “est le résultat direct de la courbure des membranes et dimensions énergétiques “non-physiques” servant de fondement à l’Univers visible”.

“La dimension physique extérieure (l’Univers visible) s’adapte en réalité à la forme de la membrane d’énergie invisible. Cette membrane d’énergie ‘non-physique’ fait office de paroi cellulaire interne, apportant le soutien et l’infrastructure nécessaires à l’existence de l’Univers physique (dimension) externe. Puisque la membrane d’énergie intérieure est remarquablement stable et qu’elle est d’une forme flexible, il semble plausible que la membrane d’énergie assure le soutien nécessaire requis par tous les corps célestes physiques.” (W. Buhlman) (100)

 

b) La « matière obscure » :

L’infrastructure et le soutien invisibles de l’Univers visible sont assurés grâce à une série de membranes d’énergie invisibles “non-physiques”, la membrane d’énergie la plus dense existant parallèlement à l’Univers physique.

Les membranes d’énergie se trouvent aux points de convergence “inter-dimensionnels” et servent de zones tampons.

« Jouant le même rôle que les parois cellulaires biologiques, elles séparent différentes fréquences d’énergie les unes des autres. Ainsi, par exemple, la première membrane d’énergie sépare la dimension physique externe de sa dimension énergétique voisine parallèle mais invisible. » (W. Buhlman) (101)

Lorsqu’une chose pénètre dedans, les membranes d’énergie prennent généralement la forme d’une ouverture ou d’un tunnel pour laisser le passage, les membranes reprenant rapidement leur forme normale après ce passage.

Cet effet temporaire de tunnel a été observé et rapporté par des millions de personnes ayant vécu une expérience de séjour dans l’Au-delà.

Chaque membrane d’énergie apporte le soutien, la stabilité et l’infrastructure nécessaires à la dimension énergétique voisine.

La première membrane, qui sert de système de soutien énergétique à l’Univers physique, correspond à la paroi cellulaire interne invisible soutenant l’Univers physique.

Selon William Buhlman, cette membrane invisible et l’énergie qu’elle renferme constituent la « matière obscure » recherchée par les physiciens. On sait que les étoiles visibles, les nuages de gaz, la poussière et les débris cosmiques comptent pour moins de 10% de la masse qui, selon les astrophysiciens, doit forcément exister. Physiciens et astronomes s’interrogent sur la nature de cette « matière noire », diverses hypothèses ayant été formulées à son sujet : nature corpusculaire (neutrinos) – mais il s’est avéré que la masse du neutrino était trop faible -, planètes, étoiles naines brunes ou rouges – dont le nombre s’est avéré insuffisant -, naines bleues… Mais l’interprétation de William Buhlman ne manque sûrement pas d’intérêt.

Chaque membrane permet le transfert d’énergie entre la dimension énergétique de fréquence supérieure (moins dense) et ses contreparties plus denses, chaque membrane faisant office de filtre d’énergie.

Les formes atomiques et moléculaires ne peuvent cependant pénétrer à l’intérieur de l’Univers “non-physique” « sans subir un dramatique changement de fréquence (la mort) ».

« Les membranes d’énergie assurent le soutien intérieur invisible de l’ensemble de l’Univers multidimensionnel. L’Univers physique externe et ses galaxies ne pourraient tout simplement pas exister sans cet essentiel système de soutien énergétique. » (W. Buhlman) (102)

 

c) L’Univers en expansion :

En 1929, Edwin Hubble montra que l’Univers était en expansion, les galaxies les plus lointaines s’éloignant de nous à des vitesses encore plus grandes que les galaxies situées plus proches de nous.

La grande majorité des astrophysiciens expliquent cette expansion en relation avec la théorie du « big bang », l’explosion originelle qui aurait donné naissance à l’Univers il y a environ 13 milliards d’années. Cette explosion est considérée comme étant à l’origine de l’expansion de l’espace.

Or, William Buhlman, qui se base sur les observations faites lors de sorties hors du corps, note que l’infrastructure intérieure de l’Univers (les dimensions intérieures et les membranes d’énergie qui les soutiennent) est en expansion. Cette expansion “paraît être le résultat direct d’un processus continu de conversion d’énergie qui se produit à l’intérieur des dimensions sensibles à l’influence de la pensée existant au-delà de la seconde dimension “non physique”.

“Cette expansion vers l’extérieur de l’énergie et de l’espace ‘non-physiques’ semble être contrôlée par les conduits d’énergie (les trous noirs) disséminés partout dans l’Univers.” (W. Buhlman) (103)

La conception de l’Univers multidimensionnel en expansion postule que l’expansion de l’énergie prend sa source au sein des dimensions intérieures pour s’étendre peu à peu en direction de l’Univers physique :

« L’expansion de l’énergie crée le mouvement d’expansion des galaxies observé dans l’Univers. Les membranes intérieures fournissent l’infrastructure et le soutien aux dimensions extérieures d’énergie de plus en plus denses. Les membranes intérieures en expansion assurent l’existence d’un cadre énergétique stable mais flexible pour l’ensemble de l’Univers multidimensionnel. » (W. Buhlman) (104)

 

d) Les “trous noirs” :

Un « trou noir » est une zone spatiale si dense que sa gravité attire toute matière environnante, y compris la lumière.

Des chercheurs comme Kruskal, Kerr, Reissner et Nordstrom ont créé des cartes conceptuelles rattachant les “trous noirs” à des Univers parallèles invisibles.

Sur la foi d’observations faites lors de décorporations, William Buhlman croit que les “trous noirs” jouent le rôle de conduits d’énergie entre l’Univers physique et les dimensions énergétiques intérieures, ces conduits d’énergie étant nécessaires à l’équilibre énergétique entre ces dernières et l’Univers physique.

La science, soutient William Buhlman, sera un jour en mesure de confirmer que les “trous noirs” constituent « un système hautement organisé et structuré de conversion d’énergie », la justesse de cette théorie devant être scientifiquement prouvée, écrit-il, lorsqu’on découvrira que les “trous noirs” sont stratégiquement situés au centre de chaque galaxie.

« A mesure que se poursuit l’expansion de l’Univers physique, s’accroît également le besoin d’évacuer et d’équilibrer le trop-plein d’énergie extérieure. Les trous noirs fournissent le contrepoids énergétique essentiel à l’expansion de l’Univers multidimensionnel. Je crois que les trous noirs sont créés par l’apparition d’une gigantesque ouverture dans la membrane d’énergie ‘intradimensionnelle’. Cette ouverture ou brèche dans la membrane d’énergie crée une ouverture correspondante dans l’Univers visible extérieur. Nous découvrirons au vingt-et-unième siècle que les trous noirs sont une partie intégrante du système universel de transfert d’énergie. Non seulement attirent-ils toutes les particules (incluant la lumière) dans leur champ gravitationnel, mais ils émettent également d’énormes quantités d’énergie indétectables par notre technologie actuelle. L’énergie invisible s’écoulant de conduits énergétiques est essentielle au maintien de l’ensemble de la structure et de la stabilité des galaxies physiques. » (W. Buhlman) (105)

 

e) L’effet tunnel :

Les physiciens ont découvert que les particules fondamentales comme les électrons peuvent passer à travers des barrières considérées comme impénétrables, pour « se rematérialiser de l’autre côté ». Ce déplacement des particules subatomiques est appelé l’« effet tunnel ».

William Buhlman croit possible que l’effet tunnel soit le résultat du déplacement de particules élémentaires à l’intérieur de l’Univers multidimensionnel « et de leur réémergence en un point différent de l’Univers physique ».

Les expériences de décorporation peuvent d’ailleurs être considérées comme un résultat de l’effet tunnel de la conscience, celle-ci se déplaçant à l’intérieur des niveaux d’énergie invisibles de l’Univers multidimensionnel pour ensuite revenir dans sa forme physique.

En conclusion, William Buhlman note qu’un lien indubitable existe entre l’effet tunnel, les Univers parallèles, la “matière obscure” et la courbure de l’espace-temps, tous étant « le résultat direct d’interactions énergétiques invisibles survenant à l’intérieur de l’Univers multidimensionnel ».

« En fait, tous les phénomènes subatomiques et célestes sont le résultat d’ondes d’énergie ‘non-physiques’ rayonnant vers l’extérieur à partir de l’intérieur invisible de l’Univers. L’ensemble de l’Univers physique est avant tout le mince épiderme moléculaire d’un vaste continuum d’énergie créé, maintenu et soutenu par des ondes d’énergie ‘non-physiques’. La théorie des quanta, l’existence des trous noirs, le Pont Einstein-Rosen et la double nature de la lumière, à la fois onde et particule, sont tous des éléments à l’appui de cette observation. » (W. Buhlman) (106)

 

7. Nouvelle physique et mysticisme :

L’attention actuelle de la science, centrée sur l’activité moléculaire dense, va peu à peu se porter sur une forme de recherche basée sur les fréquences, et au vingt-et-unième siècle, comme le note William Buhlman, « la science va commencer à reconnaître que les formes denses nous entourant servent de véhicules extérieurs à l’énergie et que l’ensemble de l’Univers physique n’est qu’une infime partie du magnifique Univers multidimensionnel ».

L’infrastructure immédiate de l’Univers physique est une forme subtile d’énergie qui est indétectable au moyen de la technologie actuelle. Cette énergie invisible, cependant, est hautement organisée, structurée, et soutient l’Univers physique.

William Buhlman note aussi qu’il existe un rapport indéniable entre la physique quantique et le mysticisme, et ce lien deviendra évident lorsque la physique reconnaîtra le fait que l’Univers est essentiellement composé de fréquences d’énergie.

Le lien entre la nouvelle physique et le mysticisme a été présenté par des auteurs tels que Fritjof Capra, Gary Zukav et Michael Talbot.

L’étape évolutive vers laquelle l’humanité va se diriger sera l’exploration consciente des dimensions parallèles “non-physiques” de l’Univers. Cette exploration hors du corps faite sous contrôle conscient permettra la compréhension des faits suivants :

1. La réalité perçue est fonction de la fréquence d’énergie personnelle de l’observateur puisque nous percevons les fréquences d’énergie se rapprochant le plus de notre densité ou taux vibratoire personnel.

2. La conscience est une forme d’énergie “non-physique” utilisant des véhicules biologiques, et les formes de vie biologique sont des véhicules cellulaires temporaires utilisés par la conscience afin de s’exprimer dans un environnement dense.

3. La conscience existe à une fréquence ou longueur d’onde beaucoup plus élevée que celle de la matière. Elle doit interagir avec les formes biologiques en se servant de conduits d’énergie ou de véhicules de forme, qui font descendre les fréquences supérieures de conscience dans le corps physique.

Le cerveau n’est pas la source de la conscience mais joue le rôle de dispositif biologique temporaire de transfert et de mémoire pour la conscience.

4. La conscience est un continuum d’énergie “non-physique” projetant ses facultés perceptives à travers les multiples fréquences ou dimensions de l’Univers. (107)

Lorsqu’on examine les progrès de la physique au vingtième siècle, on voit qu’elle est passée de théories et concepts fondés sur les particules physiques à des observations et découvertes fondées sur les fréquences “non-physiques”. Ainsi, les quarks, particules subatomiques, présentent un comportement comparable à celui des fréquences.

« La reconnaissance de plus en plus répandue du fait que les particules élémentaires soient apparentées aux fréquences est une étape nécessaire dans le cheminement évolutif de la science vers l’ultime découverte de la structure multidimensionnelle de la matière et de tout l’Univers. » (W. Buhlman) (108)

Au cours du vingt-et-unième siècle, la science reconnaîtra que l’infrastructure de l’Univers est bel et bien un continuum d’énergie “non-physique”, et les « nouvelles connaissances obtenues grâce à l’exploration scientifique hors-corps permettront à chaque science de voir au-delà des formes moléculaires denses et de scruter le cœur même de la matière ».

Les données scientifiques actuelles sont en grande partie fondées sur l’observation de l’univers moléculaire, les structures sous-jacentes et les systèmes d’énergie subtile n’ayant pas encore été découverts. Au vingt-et-unième siècle, l’interaction entre la technologie et la conscience humaine deviendra une science à part entière. Supposons qu’une équipe de scientifiques et chercheurs reçoive la formation nécessaire pour faire de l’exploration hors du corps. Les physiciens pourraient observer les composantes inconnues de la matière, les chercheurs en médecine pourraient explorer les forces invisibles responsables du cancer, du sida, du déclin cellulaire et des diverses maladies, etc.

 

8. Le continuum de la conscience :

La conscience est un continuum allant de la vigilance physique aux zones “non-physiques” de l’Univers :

1. Conscience de veille physique.

2. Etat hypnagogique, états méditatifs, visualisation créatrice, états hypnotiques, et de nombreux autres états altérés de conscience.

3. Rêves.

4. Rêves lucides.

5. Expériences spontanées de “sortie hors-corps”.

6. Séjours au-delà de la mort (NDE).

7. Explorations « hors-corps » faites sous contrôle conscient au sein des différentes dimensions “non-physiques” de l’Univers.

8. Ces dernières se poursuivent à l’infini dans les dimensions “non-physiques” de l’Univers. (109)

Ces états de conscience concernent les modes ou méthodes de perception du continuum de conscience.

Notons au passage que le physicien Fred Alan Wolf a postulé que les rêves lucides étaient en réalité des visites dans les Univers parallèles. Selon lui, il conviendrait de désigner les rêves lucides du nom de « conscience des Univers parallèles ».

« Le continuum de conscience se prolonge vers l’intérieur jusqu’au cœur même de l’Univers ; des niveaux et des fréquences sans fin de vie et de réalités ‘non-physiques’ existent juste au-delà des limites denses de notre perception visuelle. Chacun de nous peut s’attendre à découvrir d’innombrables merveilles : d’incroyables mondes de beauté et de lumière attendent patiemment que nous les explorions. Pour en faire nous-même l’expérience, il nous suffit simplement de projeter notre conscience au-delà de notre corps physique et d’explorer le continuum de conscience qui nous est propre. » (W. Buhlman) (110)

 

9. Plans d’existence et Univers “super-lumineux” :

William Tiller, Richard Gerber et Régis Dutheil sont trois chercheurs ayant apporté leur contribution à la compréhension de la nature de l’Univers “non-physique”.

 

1. William Tiller :

William Tiller, de l’Université Stanford, a fait sienne la conception théosophique des Plans d’existence puisque, comme l’écrit Jon Klimo, son idée de base “repose sur l’hypothèse d’un ensemble de dimensions (plans ou bandes de fréquence) supraluminiques adjacentes à la notre, impliquant des fréquences extraordinaires et des vitesses supérieures à celles de la lumière”.

“Dans le modèle de Tiller (qui reflète les systèmes de channels comme H. P. Blavatsky et A. Bailey), le mouvement universel va de l’Esprit au Mental de l’Esprit, puis au Mental Intellectuel, au Plan astral, au Plan éthérique, et enfin tout en bas au Plan physique que nous connaissons.” (J. Klimo) (111)

Le modèle d’espace-temps de ce professeur d’ingénierie distingue un “espace-temps positif” correspondant au monde physique (avec des vitesses inférieures à celle de la lumière) et un “espace-temps négatif” dans lequel la matière subtile (“non-physique”) se déplace à des vitesses supérieures à la lumière.

Certains travaux de William Tiller, note Patrick Drouot, envisagent la possibilité que les énergies dites « astrales » puissent opérer à des vitesses beaucoup plus élevées que la vitesse de la lumière.

« Ce que certaines fraternités, dont celle des Rose-Croix, enseignent depuis longtemps. » (P. Drouot) (112)

 

2. Richard Gerber :

Le docteur Richard Gerber a suggéré qu’au-delà de la matière « éthérique » se trouve la matière « astrale », celle-ci vibrant à des vitesses bien supérieures à celles de la matière « éthérique ».

 

3. Régis Dutheil :

Le physicien Régis Dutheil a élaboré le modèle de conscience “super-lumineux”, dans lequel la conscience est considérée comme constituée de particules dites “super-lumineuses” car elles se déplacent plus vite que la lumière (300.000 km/s). Elle est aussi associée à un espace-temps dont les propriétés sont radicalement différentes de celles que nous connaissons.

Dans ce modèle théorique, le cerveau fait office de filtre et devient ainsi un récepteur sélectif des informations transmises par la conscience. Ce rôle de filtre, note Brigitte Dutheil, s’explique vraisemblablement par l’existence, entre la conscience « super-lumineuse » et le corps physique « sous-lumineux », d’un « corps » intermédiaire constitué de particules (les photons) allant à la vitesse de la lumière et donnant naissance à un champ électromagnétique se focalisant sur des points nodaux, particulièrement, semble-t-il, au niveau du cerveau.

On peut ici faire le rapprochement avec la notion de « champ vital » de Harold Saxton Burr (ce dernier ayant été professeur d’anatomie à l’Université de Yale), lequel avait mis en évidence l’existence d’un champ électrique ou électromagnétique entourant tout être vivant :

– Certaines expériences pratiquées sur des salamandres « ont prouvé que ce champ était un champ organisateur préexistant à l’embryon et lui fournissant le plan de son développement futur ».

– D’autres expériences sur des graines de maïs permirent de démontrer l’influence du champ L (champ vital) « sur les données chromosomiques, c’est-à-dire le programme génétique ». (113)

Il semble par ailleurs exister un véritable système transistorisé capable d’envoyer et de recevoir des signaux, des informations du champ de Burr, tout spécialement dans le tissu nerveux, en particulier par l’intermédiaire des protéines. Le sang et l’eau, circulant partout dans l’organisme, « semblent être les vecteurs possibles de l’information à travers le corps ». (114)

Le « domaine de la fréquence », auquel Karl Pribram s’est référé, peut être assimilé, selon Brigitte Dutheil, au monde “super-lumineux” de la conscience.

 

4. Plan éthérique et “autres Dimensions” :

Max Heindel (décédé en 1919) divisait le monde physique en Région chimique (solides, liquides, gaz) et Région éthérique, cette dernière étant composée de 4 « éthers » (non encore découverts par la science moderne) : éther chimique, éther vital, “éther-lumière” et éther réflecteur. (115)

Le Maître D. K., “canalisé” par Alice Bailey, distinguait, quant à lui, les “états” éthériques suivants : “proto-élémentaire” (pourpre foncé), “méta-élémentaire” (pourpre clair proche du violet), “hyper-élémentaire” (violet clair), “atomique ultime” (lavande translucide). L’état « atomique ultime » se présente, déclara-t-il, sous l’aspect d’une espèce de vortex ayant un peu la forme d’un cœur, construit par l’enroulement en spirale de dix spires de forme allongée. (116)

Voici deux classifications des Plans “hyper-physiques”, des “Mondes intérieurs” ou des « autres Dimensions » :

La première est la classification théosophique : Plans astral, mental, bouddhique ou christique, atmique, monadique, logoïque. On notera que Charles Leadbeater a ainsi appelé les trois derniers Plans : nirvânique, “paranirvânique” et “mahâparanirvânique”. (Voir : « L’Homme visible et invisible », éditions Adyar.)

La seconde classification, celle de Max Heindel, distingue les Mondes : du Désir, de la Pensée, de l’Esprit Vital, de l’Esprit Divin, des Esprits Vierges, de Dieu. Les 7 Mondes (ceux-ci comprenant le Monde “physique-éthérique”) constituent un « Plan cosmique ». Il existe 6 autres Plans cosmiques. (117)

Alain Moreau

 

Références :

1. Pierre Lassalle, « L’expérience du Christ », éditions de Mortagne, 1996, p. 69, 73-85.

2. Max Heindel, « Cosmogonie des Rose-Croix », Association Rosicrucienne, édition de 1972, p. 66-71, 89, 105-106, 110, 116-117, 162, 438-439, 630, 508.

3. Anne et Daniel Meurois-Givaudan, « Terre d’émeraude », éditions Arista, 1983, p. 87.

4. Anne et Daniel Meurois-Givaudan, « Les neufs marches », éditions Arista, 1991, p. 130.

5. Patrick Drouot, « Guérison spirituelle et immortalité », éditions du Rocher, 1992, p. 80.

6. Ibid., p. 113.

7. Ibid., p. 114-118.

8. Ibid., p. 49-52, 72-76, 105.

9. Sur le Reiki voir par exemple : Paula Horan, « Reiki. Soigner, se soigner », éditions Medicis-Entrelacs, 1991.

10. Ibid., p. 20-21.

11. Michel Coquet, « Pouvoirs psychiques et Réalisation spirituelle », éditions L’Or du Temps, 1989, p. 111.

12. Anne et Daniel Meurois-Givaudan, « Les robes de lumière », éditions Arista, 1987 ; Anne Givaudan, « Lecture d’auras et soins esséniens », éditions Amrita, 1997 ; Patrick Drouot, « Guérison spirituelle et immortalité », éditions du Rocher, 1992.

13. Janine Fontaine, « Médecin des trois corps » (1980), « La médecine du corps énergétique » (1983), « Nos trois corps et les trois mondes » (1986), « Notre quatrième Monde » (1987), « La médecine des chakras » (1993), « Médecin des trois corps – Vingt ans après » (1995) : éditions Robert Laffont.

14. Barbara Ann Brennan, « Le pouvoir bénéfique des mains » (1993), « Guérir par la lumière » (1995) : éditions Tchou.

15. Michel Coquet, « Les Chakras. L’anatomie occulte de l’Homme » (1982), « Les chakras et l’Initiation » (1985) : éditions Dervy-Livres.

16. Alain Sendat, « L’âme énergétique », éditions Mosaïque, 1997, p. 61-104.

17. Ibid., p. 71.

18. Pierre Rossion, « Science et vie », n° 968, mai 1998, p. 121.

19. Henri Broch, « Au cœur de l’extraordinaire », éditions L’Horizon Chimérique, 1991, p. 135-144.

20. Bernard Martino, “Les chants de l’invisible”, éditions Balland, 1990, p. 405-410, 439-443, 445-449, 412-425, 253.

21. Orianne Faisandier, “Qi projeté, la force secrète des arts martiaux”, in “Nexus”, n° 86, mai-juin 2013, p. 12-23.

22. Anne Givaudan, « Lecture d’auras et soins ésséniens », éditions S. O. I. S., 1997, p. 20-26.

23. Ted Andrews, « Comment voir et interpréter l’aura », éditions de l’Homme, 1997.

24. Christine Hardy, « L’Après-vie à l’épreuve de la science », éditions du Rocher, 1986, p. 206-223.

25. Ibid., p. 224-225.

26. David Tansley, “ L’Aura. Le corps de lumière”, éditions Albin Michel, 1987, p. 113.

27. Christine Hardy, op. cit., p. 233-235.

28. Anne et David Meurois-Givaudan, « Les robes de lumière », éditions Arista, 1987, p. 17.

29. Christine Hardy, op. cit., p. 235.

30. Stanley Krippner et Gerald Solfvin (avec la collaboration d’Ambroise Roux), « La science et les pouvoirs psychiques de l’Homme », éditions Sand, 1986, p. 272-273.

31. Georges Hadjo, “Grand livre de l’effet Kirlian”, éditions Trajectoire, 1998.

32. Docteur André Banos, « La photo Kirlian et ses applications en médecine énergétique », éditions Dangles, 1997.

33. Christine Hardy, op. cit., p. 224-242.

34. Jeanne Morrannier, « La totalité du réel », éditions Sorlot-Lanore, 1986, p. 72.

35. Transmis par J. Robert, « Entretiens avec Oasis », tome 1, éditions Berger, 1994, p. 303.

36. Janine Fontaine, « Notre quatrième Monde », éditions Robert Laffont, 1987, p. 166.

37. Jeanne Morrannier, op. cit., p. 73-74.

38. Wilfried Chettéoui, « La nouvelle parapsychologie », éditions Sorlot /Lanore, 1983, p. 38-53.

39. Léo Talamonti, « Univers interdit », éditions Albin Michel, 1970, p. 189.

40. Ibid., p. 189-190.

41. Alexandra David-Neel, « Mystiques et magiciens du Tibet », éditions Plon, 1929, p. 40.

42. « Facteur X » n° 32, juillet 1998, p. 873.

43. « Sciences et avenir » – Hors-Série sur le rêve, n° 109, décembre 1996-janvier 1997, p. 130, 135.

44. Pierre Mariel, « Paracelse », éditions Seghers, 1974, p. 54.

45. Christine Hardy, « L’Après-vie à l’épreuve de la science », éditions du Rocher, 1986, p. 56-60.

46. Ibid., p. 61.

47. Ibid., p. 63-76.

48. Ibid., p. 65-66.

49. “Nexus”, n° 5, novembre-décembre 1999, p. 56.

50. « Parasciences et transcommunication », n° 37, août 1999, p. 52-53.

51. Jérôme Bourgine, « Le voyage astral », éditions du Rocher, 1993, p. 83, note 1.

52. Bernard Raquin, « Comment sortir de son corps ? », Presses Pocket, 1992.

53. William Buhlman, « Voyage au-delà du corps », éditions L’Art de S’Apprivoiser, 1998.

54. Benjamin Creme, « La mission de Maitreya », tome 2, Association Partage, 1995, p. 597.

55. Diana Holland, « Partage international », n° 139, mars 2000, p. 7-10.

56. Jean Prieur, “L’Aura et le corps immortel”, éditions Robert Laffont, 1979, p. 273-275.

57. Jeanne Morrannier, « L’Univers spirituel », éditions Sorlot/Lanore, 1988, p. 137-147.

58. Harvey Spencer Lewis, « Les demeures de l’âme » (1930), éditions Rosicruciennes, cinquième édition française de 1974, p. 127-130.

59. « Manuel rosicrucien », éditions Rosicruciennes, septième édition française de 1975, p. 290.

60. Raymond Bernard, « Nouveaux messages du Sanctum Céleste », éditions Rosicruciennes, 1973, p. 170-172 de l’édition de 1974.

61. Voir par exemple : Annie Besant, « L’Homme et ses corps », éditions Adyar, huitième édition française de 1982, p. 39-102.

62. Rudolf Steiner, « La science de l’occulte », éditions du Centre Triades, édition de 1976, p. 57.

63. Max Heindel, « Cosmogonie des Rose-Croix », op. cit., p. 629-637.

64. Elizabeth Clare Prophet, « Les études de l’aura humaine », éditions de Mortagne, 1993, p. 122-123.

65. Joseph Whitfield, « Le trésor d’El Dorado », éditions Vivez Soleil, 1991, p. 98-115.

66. Doriane, « Lumière de cristal », éditions Rayon d’Or, 1990, p. 32-33.

67. Ninon Prévost et Marie-Lise Labonté, « La guérison spirituelle angélique », tome 1, éditions Shanti, 1995, p. 37-45.

68. Henri Totev, « L’occultisme universel », éditions F. E. U., 1996, p. 195.

69. Anne Givaudan et Daniel Meurois, « Les robes de lumière », éditions Arista, 1987, p. 16-25.

70. Aeoliah Kuthumy, « Eveillez votre lumière intérieure », éditions Vivez Soleil, 1995, p. 21-24.

71. Michel Coquet, « Savoir mourir », éditions L’Or du Temps, 1986, p. 55.

72. Annie Besant, « L’Homme et ses corps », éditions Adyar ; Charles Leadbeater, « L’Homme visible et invisible », éditions Adyar ; A. E. Powell, « Le double éthérique », « Le corps astral », « Le corps mental », « Le corps causal » : éditions Adyar.

73. Anne Givaudan, « Lecture d’auras et soins ésséniens », op. cit., p. 32.

74. Michel Coquet, « Pratique de la méditation », éditions L’Or du Temps, 1990, p. 16.

75. Thierry Guinot, « Rose-Croix », n° 188, hiver 1998, p. 29.

76. Alain Sendat, “L’âme énergétique”, éditions Mosaïque, 1997, p. 39-45.

77. Vicki Mackenzie, « Enfants de la réincarnation », éditions Robert Laffont, 1996, p. 156.

78. Alain Sendat, op. cit., p. 27-37.

79. Suzanne Demoiny, « Messages de l’Au-delà », éditions Demoiny, 1991, p. 167-171.

80. Midaho, « Dialogues avec Dieu », éditions Hélios, 1996, p. 81.

81. Jean-Pierre Schnetzler, « De la mort à la vie », éditions Dervy, 1995, p. 109-119.

82. Annie Besant, « La sagesse antique », éditions Adyar, édition de 1987, p. 99-100.

83. Ibid., p. 125-126.

84. Max Heindel, « Cosmogonie des Rose-Croix », op. cit., p. 128-146.

85. William Buhlman, « Voyage au-delà du corps », éditions L’Art de S’Apprivoiser, 1998, p. 279.

86. Benjamin Creme, « La mission de Maitreya », tome 2, op. cit., p. 617, 620.

87. Jeanne Morrannier, « La science et l’Esprit », éditions Sorlot/Lanore, 1983, p. 209-210.

88. Jeanne Morrannier, « La totalité du réel », éditions Sorlot/Lanore, 1986, p. 58.

89. Jeanne Morrannier, « La mort est un réveil », éditions Sorlot/Lanore, édition de 1988, p. 53, 56-61.

90. Suzanne Demoiny, op. cit., p. 76-77, 28, 110.

91. Suzanne Demoiny, « D’un Monde à l’autre », éditions Demoiny, 1992, p. 50.

92. Peter Richelieu, « La vie de l’âme pendant le sommeil », éditions Vivez Soleil, 1991, p. 101, 164-165.

93. William Buhlman, op. cit., p. 60.

94. Ibid., p. 61.

95. Ibid., p. 82.

96. Ibid., p. 82-83.

97. Ibid., p. 87-95.

98. Ibid., p. 96.

99. Ibid., p. 98-101.

100. Ibid., p. 110.

101. Ibid., p. 110.

102. Ibid., p. 111.

103. Ibid., p. 113.

104. Ibid., p. 112.

105. Ibid., p. 116.

106. Ibid., p. 117.

107. Ibid., p. 108, 113, 117-119.

108. Ibid., p. 120.

109. Ibid., p. 125.

110. Ibid., p. 127.

111. Jon Klimo, « Les médiateurs de l’Invisible », éditions Robert Laffont, 1991, p. 268.

112. Patrick Drouot, « Guérison spirituelle et immortalité », op.cit., p. 112.

113. Brigitte Dutheil, « L’Univers superlumineux », éditions Sand, 1994, p. 137, 142.

114. Ibid., p. 143.

115. Max Heindel, op. cit., p. 40-43.

116. Michel Coquet, « Pouvoirs psychiques et Réalisation spirituelle », op. cit., p. 45-47.

117. Max Heindel, op. cit., p. 34, 203.

 

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