La transcommunication instrumentale. (3) Informations complémentaires et hypothèses

 

I. Quelques informations supplémentaires :

Notons que, dès 1901, l’ethnologue Waldemar Bogoras a, semble-t-il, obtenu le premier enregistrement audio de voix paranormales, un demi-siècle avant les enregistrements, au début des années 1950, par le prêtre italien Gemmelli. Cela s’est produit lors d’une expédition chez les chamans Tchouktchis de Sibérie. Il aurait procédé, à l’aide de son phonographe, à l’enregistrement de voix paranormales pendant un rituel d’invocation d’« Esprits ». (1)

1. Les messages reçus en TCI :

Disons-le tout de suite : dans la grande majorité des cas, le contenu des messages reçus en TCI se caractérise par son manque d’intérêt. Les textes reçus en écriture intuitive ou automatique, et en « clairaudience », s’avèrent être souvent d’un intérêt bien supérieur.

Jean-Michel Grandire observe qu’en TCI les messages courts, identifiés à des défunts, “jouent avec la corde sensible de l’affect”.

« Mais dès que les messages deviennent longs et structurés, on se demande qui se paye notre tête. »

Selon lui, il y a donc « manipulation ». (2)

On peut en effet se demander s’il n’y a pas « manipulation » lorsque « Jéhovah » est censé s’exprimer, lorsqu’on constate le caractère décousu et fantaisiste des propos tenus par exemple par une entité déclarant être le parapsychologue allemand décédé Hans Bender, sans oublier la prétendue planète Marduk et son « Fleuve de l’Eternité »

Ces entités résideraient-elles dans quelque « dimension » n’ayant rien à voir avec le Plan astral bien connu de la littérature ésotérique et médiumnique ? En tout cas, leurs descriptions de l’Au-delà sont atypiques… On peut se demander ce que peuvent bien faire des désincarnés comme Paracelse, Thomas Edison, Friedrich Jürgenson, Konstantin Raudive, etc., sur cette « planète Marduk ». Bizarre, bizarre…

Notons que, dans un message daté du 19 décembre 1993, le messager de l’Au-delà Georges Morrannier déclare que la planète Marduk et le « Fleuve de l’Eternité » n’existent pas. (3) Cette prétendue planète existerait-elle, cependant, dans une « dimension » particulière ? Il faut noter deux choses :

L’écrivain de science-fiction Philip José Farmer a écrit une saga en cinq volumes, dont le premier s’appelle « Le Monde du Fleuve »… (Ce qui fait penser au « Fleuve de l’Eternité ».) C’était, bien sûr, avant les contacts du C. E. T. L. avec « Marduk ». Il existe divers points de concordance entre le roman et le contact par TCI.…

En 1976, Zecharia Sitchin publia un ouvrage intitulé « La douzième planète ». Il défendit l’existence d’une planète vagabonde, « Marduk », en se basant sur une traduction de tablettes de terre cuite trouvées dans les ruines de la bibliothèque d’Assourbanipal à Ninive. « Marduk » fut déclaré, par le roi Hammourabi, dieu tutélaire de l’empire babylonien. Selon Manfred Lurker, « Marduk » était aussi le nom donné par les Babyloniens à la planète Jupiter. (4)

On peut distinguer deux types de messages en TCI :

– Il y a d’abord ceux qui n’ont aucun contenu métaphysique. Il s’agit seulement pour le défunt, note François Brune, « de réaffirmer son identité pour se faire reconnaître, de rassurer ses proches sur son sort, de leur dire qu’il continue de les aimer, qu’il est souvent près d’eux, même s’ils ne peuvent le voir »… (5)

– Il y a ensuite ceux qui ont un contenu métaphysique et qui délivrent des informations sur divers sujets. On note, là comme ailleurs (écriture automatique…), des contradictions. C’est le cas, par exemple, pour la réincarnation (affirmation ou non de sa réalité).

Les discours « nébuleux » et les contradictions mis à part, on trouve tout de même, dans les contacts par TCI, certains messages au contenu doctrinal intéressant. Notons que « Swejen Salter » et le « Technicien » ont fait explicitement référence à la réalité de la réincarnation…

2. Groupes de recherche, congrès et Tour de France :

Parmi les groupements internationaux de TCI, il y a celui qui a été créé en 1995 à Darlington, en Angleterre, sous le nom de “International Network for Instrumental Communication” (INIT). Monique Simonet, Pierre R. Théry et Jacques Blanc-Garin y avaient adhéré. Ralf Determeyer a expliqué les raisons pour lesquelles ce groupement international a été créé :

1° Protéger la TCI « face à la jeunesse de cette discipline et à sa vulnérabilité vis-à-vis de ceux qui s’emploient à la déchirer et la tourner en dérision ».

2° Maintenir propre la TCI « face à des gens très bassement motivés spirituellement, qui ne font que la souiller ».

3° Être « vigilant et réunir une documentation irréfutable » pour la TCI, « au regard de certains scientifiques et religieux qui recherchent la moindre faille ou contradiction pour lancer leurs attaques ».

4° Organiser une publicité concertée pour la TCI, « face aux interventions plus ou moins ridicules et désordonnées à la radio et à la télévision, qui lui portent souvent un grand préjudice… ».

Le premier « comité extraordinaire » de l’INIT s’est réuni du 29 au 31 août 1998 à Schweich (Allemagne). Adrian Klein (Israël) avait alors été élu coordinateur international… (6)

Outre l’INIT, il y a le GAIT (Global Association Instrumental Transcommunication). Ce dernier groupement a été créé en 1998, son coordinateur étant alors Dale Palmer. Chacun de ces groupes s’est rapproché d’une institution scientifique.

L’INIT s’est rapproché, en février 1999, de “The Nathal Institute” (Wuppertal). Cet Institut a été fondé par le docteur Gertje Lathan. Le docteur Philippe Evrard y a aussi collaboré…

Le GAIT s’est rapproché de “The Institute of Noetic Sciences” (IONS), en Californie. Cet Institut a été fondé par l’ancien astronaute Edgar Mitchell. En 1999, le président était Winston Franklin, et la directrice de recherche était Marilyn Schlitz. Il n’a cependant pas été possible d’obtenir le support nécessaire parmi le comité de direction de IONS.

Il faut aussi mentionner la “Plate-forme internationale TCI”, dont le projet est dû à l’initiative d’Adrian Klein et Ralf Determeyer, auxquels s’est joint Jacques Blanc-Garin pour la France… Il s’agissait de réunir autour de projets communs l’ensemble des chercheurs et groupements impliqués dans la TCI, disséminés et isolés dans le monde. Ce groupement visait à être le plus neutre possible au niveau des idéologies, des croyances et des méthodes de travail. (7)

De nombreux congrès de TCI ont eu lieu. Citons seulement ici ceux de Bâle (Suisse) en novembre 1989, de Sao Paulo (Brésil) en 1997, de Toluca (Mexique) en octobre 1997… En novembre 1998, Margherita Curoso, présidente de l’association « L’Oltre », a invité les représentants de l’association « Infinitude » au congrès de Turin (Italie) afin de faire un exposé sur la TCI en France. Parmi les personnes rencontrées à ce congrès, figurent Giovanni Pulitano, qui animait le « Gruppo Amalia » (groupe d’étude de la TCI audio et vidéo), et Laura Paradiso… (8) En mars 1999, Yves Linès est intervenu dans le cadre du Cinquième Congrès International de Parapsychologie de Riccione (Italie), organisé par Nicola Cutolo, président de l’Association Parapsychologique et du Centre Italien d’Energie Vitale. (9)

En France, un « Tour de France » de la TCI a été organisé par l’association « Infinitude ». La première étape s’est déroulée à Rennes le 22 novembre 1998. Les étapes suivantes eurent lieu à Toulouse (mars 1999), Châteauroux (juin 1999), Aix-en-Provence (octobre 1999), Besançon (mars 2000), Reims (juin 2000), Bordeaux (novembre 2000), Paris (mars 2001, juin 2003, avril 2005), Lille (juin 2001), Valence (novembre 2001)… La seizième étape a eu lieu à Montpellier en décembre 2003. Les dix-septième et dix-huitième étapes ont eu lieu à Aix-les-Bains en juin 2004 et à Limoges en octobre 2004. La dix-neuvième étape a eu lieu en avril 2005, à Paris… Le but de ces réunions, ouvertes au public, était de faire connaître la TCI et de promouvoir l’idée de la survivance à travers diverses approches (NDE, nombreux témoignages…).

La première conférence internationale sur l’état des recherches sur la vie après la mort physique a été organisée par Anabela Cardoso, à Vigo (Espagne), du 23 au 25 avril 2004. Parmi les intervenants sur le sujet de la TCI, il y avait Hans Otto König, Daniele Gullà, Carlos Fernandez, François Brune, Ernst Senkowski, Sinesio Darnell, Anabela Cardoso, Pedro Amoros, Jacques Blanc-Garin, Paolo Presi, Martin Wenzel.

3. Informations complémentaires :

Dans le n° 42 (avril 2003) de la revue « Le messager », on trouve notamment le texte de l’intervention de Giuseppe Lenzi, au quinzième congrès international (septembre 2001) du “Mouvement de l’Espérance” à Cattolica (Italie), ainsi que des informations relatives aux groupes d’études allemands suivants : association VTF (président : Jürgen Nett), association TBSF (responsable : Jochem Fornoff). Le groupe INIT, un groupe suisse, est aussi évoqué, son président étant Alfred Zogg-Meier.

L’association américaine AAEVP, créée par Sarah Estep, a été reprise par Lisa et Tom Buttler. Ceux-ci publient la revue “AAEVP News”. Le numéro d’automne 2002 de cette revue évoque l’apparition d’un visage de femme sur un mur d’une église spiritualiste de Las Vegas. La congrégation, qui devait quitter les lieux, organisa une séance de méditation et demanda si l’entité apparue sur le mur pouvait la suivre ou entrer en communication avec d’autres personnes. Le lendemain soir, à Reno (Nevada) où il s’était installé, le groupe fit une expérience de TCI audio et vidéo au cours de laquelle quelques images vidéo furent obtenues. On reconnut, dans l’une d’elles, la femme du mur. Les deux visages présentent des caractéristiques communes.

Lisa et Tom Buttler ont obtenu, en TCI, des images vidéo en couleurs. Elles ont été obtenues avec la méthode Schreiber, en utilisant une caméra analogique couleur, bouclée sur un écran couleur.

On trouve, dans les numéros 42, 43, 44 et 45 de “Le messager”, une intéressante étude (par Ernst Senkowski) des contacts obtenus, en TCI, par Adolf Homes. La liste de ses intervenants présumés, fort éclectique, comprend : Elise Karoline Homes (sa mère), l’Archevêque de Canterbury Thomas Becket (1117-1170), l’ingénieur américain Wernher von Braun (1912-1977), « Seth 3 », le dessinateur, peintre et écrivain humoriste allemand Wilhelm Busch (1832-1908), les chercheurs en TCI Konstantin Raudive, Freidrich Jürgenson, Manfred Boden et Klaus Schreiber, « l’Ange gardien Jan », « ABX Juno », le parapsychologue Hans Bender (1907-1991), le cardinal (Primat de Pologne) August Hlond (1881-1948), des contacts de type « extraterrestre », George Jeffries Mueller (décédé en 1967), Bruno Leuschner, le médium Franz Schneider (décédé en 1993), « Jahwe », le « trans-groupe 2109 », Albert Einstein, « Majo le chaman », Alfred Dreyfus (1859-1935), Rudolf Hoess (ancien commandant du camp de concentration d’Auschwitz), la « Fédération de la Lumière », Paramahansa Yogananda, « Old Lucy ». Il faut noter, cependant, que les messages reçus sont d’une platitude et d’un manque d’intérêt consternants, sans oublier le style bizarre… Tout cela ne vaut pas, et de loin, l’écriture intuitive et le channeling !

Dans le n° 45 (janvier 2004) de « Le messager », l’Allemand Jochem Fornoff évoque la méthode TCI employée à Darmstadt. Dans ce même numéro, Jacques Blanc-Garin s’intéresse à la façon d’améliorer les voix TCI à l’aide d’un ordinateur.

4. La physique quantique et la TCI sont-elles incompatibles ?

Voici, parmi les objections de certaines personnes à propos de la validité ou de la possibilité de la TCI, celle de Philippe Viola, l’auteur de : « Para, c’est du normal ! » (éditions des Ecrivains, 2003).

Selon cet auteur, la transcommunication est envisageable sur le plan de la physique théorique. Ce n’est ni plus ni moins que de la « communication quantique ». Il émet cependant « des doutes sérieux » sur la facilité avec laquelle des personnes auraient eu des « centaines » de communications avec l’Au-delà. Cette objection, cependant, ne me paraît valable que si l’on veut rendre compte de la communication avec l’Au-delà que par la référence à des concepts de la physique théorique, en l’absence de réalités relatives à une physique « multidimensionnelle » (les « chakras-transformateurs », etc.) non intégrée dans la physique théorique actuelle.

« La source d’émission étant une âme, le signal produit pourra être hautement structuré et emporter sous forme purement virtuelle tout un ensemble très complexe d’informations évoluées stockées sous forme virtuelle dans l’esprit du défunt au cours de son existence matérielle. Ces informations seront alors automatiquement converties en informations ‘matérielles’ lors de leur transfert à travers l’espace quantique, si bien qu’elles deviendront détectables dans le monde extérieur et ‘retranscriptibles’ sous forme de sons, d’images et même de langages (qui ne sont, en fait, que des produits de logiques structurées et cohérentes !).

Le même procédé peut s’effectuer en sens inverse, du monde extérieur vers le monde intérieur. Dans ce cas, les informations ‘matérielles’ émises par des êtres vivants et pensants (comme, par exemple, un médium) seront transformées en informations ‘virtuelles’ détectables et ‘retranscriptibles’ dans le monde intérieur.

Voilà pour la théorie.

Maintenant, la détection expérimentale doit relever un tout autre défi, qui est de parvenir à capter et à traiter correctement des signaux quantiques. Pour que cela soit réalisable, il faut donc disposer d’un appareillage spécialement conçu pour la réception, l’émission et le traitement de ce genre de signaux, ce qui n’est pas le cas des appareils conventionnels qui ne savent pas distinguer un signal quantique d’un bruit de fond. (…)

Je ne vois donc pas bien comment on pourrait envisager de capter des voix et des images de l’au-delà au moyen de boules de cristal, de caméras vidéo, de magnétophones, d’ordinateurs, de téléphones ou de télécopies. » (Philippe Viola)

Philippe Viola dit avoir démontré l’impossibilité mathématique de ce type de procédé. (10) Or, cette prétendue impossibilité mathématique (qui ne tient compte que des données de la physique théorique contemporaine) ne tient pas compte d’un fait incontournable : comme je l’ai montré dans les deux précédents textes consacrés à la TCI, de nombreux chercheurs dans le monde ont obtenu, en matière de TCI, des contacts effectifs avec l’Au-delà par le biais de ces moyens techniques. Décréter que ces contacts sont fallacieux parce que la physique théorique (avec l’appui d’une démonstration mathématique) « prouve » que cela est impossible, c’est prendre a priori tous ces chercheurs et tous ces témoins pour des « illusionnés » ou des charlatans. Cela me fait penser à ces gens qui déclarent qu’il n’y a pas d’OVNIs d’origine extraterrestre parce que les distances interstellaires sont trop importantes ou parce que les extraterrestres n’ont pas pris officiellement contact avec nous. Ce qui importe, c’est de prendre d’abord en considération les faits, avant de se baser sur des considérations d’ordre théorique ou mathématique. En matière de TCI, le constat des faits amène à reconnaître qu’il existe bien un mécanisme inconnu de captation des voix et images émanant de l’Au-delà.

5. L’Au-delà retrouvé :

François Brune observe que dans notre monde « où règne en général un effroyable matérialisme et un rationalisme souvent sectaire, dans un monde où, trop souvent, l’on ne dénonce le faux surnaturel que pour mieux déconsidérer le vrai, et non pour le défendre, c’est une formidable nouvelle que nous apporte la transcommunication instrumentale :

L’AU-DELA est enfin retrouvé ! ». (11)

Dans certains cas, cependant, le problème se pose de la véritable identité de certaines entités. François Brune prend l’exemple de Thomas Becket, archevêque de Canterbury (décédé en 1170), qui s’est manifesté à Luxembourg et à Rivenich. Il y a plusieurs possibilités :

1. Il s’agit réellement de lui.

2. Il s’agit d’un défunt qui a une grande admiration pour ce saint et qui s’identifie avec lui.

3. Il s’agit d’un défunt qui, pour donner plus de poids à ses messages, essaie de se faire passer pour lui.

Parmi les êtres ayant communiqué avec Adolf Homes, il y a eu – outre ceux composant la « Fédération de la Lumière » « ABX-Juno », « Harald 2 », un chaman du nom de « Majo », un groupe appelé « 2109 », ce dernier prétendant être le même groupe que celui qui a envoyé des messages à Ken Webster en Angleterre. (12) Serions-nous en présence, dans certains cas, d’êtres « rêvant » leur propre monde (comme « Marduk »), qu’ils auraient eux-mêmes créé, et n’entrerait-on dès lors en contact qu’avec des niveaux inférieurs du Plan astral ?

6. La TCI a été prédite :

Il est intéressant de constater le fait suivant : la TCI avait été prédite, avant son apparition, par diverses sources.

Jean Riotte note que deux grands scientifiques, Edison et Marconi, avaient déjà affirmé, vers 1920, « qu’un jour prochain les progrès de la science nous permettraient de fabriquer des appareils aptes à recueillir les paroles de nos aimés ». (13)

Venons-en aux informations reçues, sur ce sujet, par voie médiumnique :

Dans un ouvrage édité en 1935, « Messages d’un Esprit libéré », Suzanne Max-Getting a mentionné un message, daté du 2 février 1930, où il est clairement annoncé l’avènement de la TCI :

« Nous vous parlerons au moyen de phonographes et vous nous verrez au cinématographe. »

« Dans bien des cas, les appareils remplaceront le travail fourni par les médiums. (…) Nous arriverons aussi à nous passer de médium au moyen du phonographe. (…) Nous pourrons impressionner les rouleaux de phonographes au moyen des vibrations de nos ondes. (…) Cette invention n’est pas encore au point naturellement ; mais elle est déjà à l’étude dans quelque monde supraterrestre. (…)

Dans la suite, il y aura l’adaptation de la vision par la photographie à distance des entités, ce qui permettra d’arriver à un résultat magnifique. Vision et audition des ‘Disparus de la Terre’, cela sera du cinéma sonore assez intéressant. (La télévision sera déjà un commencement de cette réalisation ; on appliquera le même procédé en le modifiant.) (…). »

Dans un message à sa mère daté du 23 septembre 1953, le messager de l’Au-delà Roland de Jouvenel fit cette déclaration :

« Un jour viendra où la science ira plus loin encore : Vous verrez l’invisible. » (14)

Alice Bailey a servi, pendant une trentaine d’années (1919-1949), de « canal » télépathique (on dirait aujourd’hui de channel) au Maître DK (Djwal Khool), l’un des membres de la Hiérarchie Planétaire (ou Hiérarchie Spirituelle) ayant impulsé, au dix-neuvième siècle, le mouvement théosophique, par l’intermédiaire d’Helena Petrovna Blavatsky. Alice Bailey est décédée en 1949. Dans l’un de ses ouvrages, elle écrivit ce qui suit (sous l’inspiration de DK) :

« Les trépassés finiront par se servir de la radio et par établir des communications que l’on pourra réduire à l’état de vraie science. » (15)

II. Critiques et hypothèses explicatives :

1. Les critiques de Moskovakis, Lignon, Grapin et Krivine :

Hervé Moskovakis n’a pas été convaincu par les images vidéo car la communication entre deux univers par le biais de la vidéo lui paraît difficilement admissible sur le plan scientifique. L’émission vidéo est une émission codée extrêmement complexe. Sa question est : comment les « entités » font-elles pour connaître notre code ? Il a du mal à imaginer que l’Au-delà ressemble à notre monde avec ses stations d’émission et ses chercheurs… Il comprend mal que les désincarnés nous apparaissent « si semblables à nous, avec des lunettes, des tee-shirts »… (16)

De son côté, dans une émission radio, Yves Lignon, foncièrement hostile à la TCI, déclara que le corps mort « ne décroche pas le téléphone, contrairement à ce que certains prétendent » : une âme, c’est immatériel, cela n’a ni tête, ni bras, ni jambes. Une âme ne peut pas avoir de voix, c’est incompatible avec la notion d’âme, car la voix nécessite l’utilisation de cordes vocales, ce que les « morts » n’ont pas. C’est, selon Yves Lignon, une « contradiction fondamentale », « ça ne colle pas ensemble ». Ce point, les religions, ajoute-t-il, l’ont compris, elles sont « plus cohérentes que certains groupuscules tels qu’on les a vus apparaître depuis quelques années et qui ont commencé à prétendre que les personnes décédées laissaient leurs voix sur des bandes magnétiques, téléphonaient, etc. ». Dans la même émission, on entendit un extrait de « voix de l’Au-delà » envoyée par un auditeur, voix captée à la radio en ondes courtes, avec comme support une langue étrangère. Verdict : rien d’extraordinaire n’a été décelé. Yves Lignon prétend que lorsqu’on se lance « dans cette aventure », on veut entendre la voix d’une personne décédée et on finit, sous l’effet de l’imagination, par l’entendre. C’est « exactement comme dans les sectes », insinue-t-il. Il a, dit-il, reçu des lettres anonymes, des articles découpés « je ne sais où » (!), des messages sur Internet, des pressions :

« Vous n’avez pas le droit de toucher à la transcommunication, comme vous n’avez pas le droit de toucher à certaines sectes. Ce sont des groupes qui se referment sur eux… ». (Y. Lignon)

Vient ensuite cette curieuse formulation :

« On détruit les gens, on les démolit parce qu’on leur fait croire qu’un mort est encore vivant. » (!!) (Y. Lignon)

Sur le même registre, on a entendu ce qui suit :

« Il y a peut-être quelque chose après la vie, mais ce quelque chose n’est pas la continuation de notre vie de tous les jours, de ce qui se passe entre notre naissance et notre mort. Et donc quand on nous fait croire qu’il y a des coups de téléphone, des fax, des voix sur bande magnétique, c’est qu’on laisse croire que la mort n’existe pas, et ça c’est mentir délibérément aux personnes qui sont sous le choc d’un décès. » (Y. Lignon)

Il faut, poursuivit-t-il, « finir par accepter le décès ». En nous « laissant croire qu’on peut recevoir des coups de téléphone, qu’on peut entendre des voix sur des cassettes, on finit par nous faire croire que la mort n’existe pas ». Et ça « c’est terrible pour ceux qui sont emportés dans ce maelström ». (17)

On ne sait rien sur l’enregistrement effectué par l’auditeur. Ce dernier a-t-il reconnu, dans la voix captée, celle d’un disparu de la famille ? Les mots entendus lui ont-ils permis l’identification de celui-ci (signe de reconnaissance) ? A défaut de ce type de renseignement, il est impossible de déterminer si ce cas relève éventuellement d’interférences radio ou d’une interprétation ayant pour seule base l’imagination du sujet…

Yves Lignon n’est évidemment pas le seul à expliquer les voix captées en TCI audio par l’attente de l’auditeur qui interprète les murmures captés comme des voix de l’Au-delà. Dans une émission télévisée de Sylvain Augier, en mai 2000, on a ainsi entendu Michel Grapin expliquer de la sorte ces voix : la modification de la fréquence, par le changement de vitesse du magnétophone, permet de détecter quelque chose ressemblant à un langage plus ou moins humain. En outre, la captation d’images de l’Au-delà a été réduite à de simples images floues et fugaces sujettes à interprétations subjectives. Michel Grapin évoqua à ce propos des parasites qui forment de façon aléatoire des taches, des points, ces taches formant ensuite des silhouettes qui donnent naissance à une libre interprétation. Selon lui, ces images sont obtenues de façon totalement aléatoire. Il s’agirait d’un phénomène comparable à la perception, dans les nuages, de visages ou formes…

Selon Jean-Paul Krivine, rédacteur en chef de « Science et pseudo-science », l’explication est simple : si on a envie de voir des images, on finit par les voir… C’est ignorer que divers expérimentateurs en TCI vidéo ont obtenu des images nettes, parfaitement reconnaissables et non assimilables à des images de type ‘‘test de Rorschach’’…

2. Arguments en faveur de la réalité de la TCI :

Jacques Blanc-Garin note que seule une expérience personnelle « permet d’asseoir sa certitude de manière stable et ainsi avancer sereinement à travers la jungle des détracteurs, dont certains font malheureusement fi de toute connaissance pratique en ce domaine pour tenir des propos déstabilisants vis à vis de personnes fragilisées par le deuil ».

En ce qui concerne les voix obtenues en TCI, les explications réductrices et rationalistes d’Yves Lignon, de Michel Grapin, etc., appliquées à l’ensemble des voix captées par tous les expérimentateurs, se heurtent aux faits suivants :

1) La reconnaissance de la voix, celle-ci découlant de « l’appréciation des intonations, de la hauteur et du timbre ».

C’est le cas le moins fréquent, certes, mais cela existe. Jacques Blanc-Garin a vécu cette expérience lorsqu’il a capté la voix de son épouse Annick (décédée en 1988) déclarant : « Je suis là. »

2) La façon dont s’exprime la personne appelée, ce qui parfois oriente sur son caractère, sa personnalité (voix douces ou fortes, etc.).

3) Les termes ou expressions pouvant composer le message (phrase souvent formulée par la personne de son vivant…).

4) La révélation d’un événement significatif pour les proches du défunt (référence à une tranche de vie, etc.), inconnu de celui qui réalise l’appel.

Ainsi, par exemple, un jeune garçon déclara en TCI : « Je respire enfin. » Le père révéla que son fils avait toujours souffert de problèmes pulmonaires qui l’empêchaient de respirer normalement. La mère indiqua de son côté que les dernières paroles de son fils se rapportaient justement à sa respiration.

Yves Linès, appelant un couple dans l’Au-delà, entendit : « Patrick Robin » et « Isabelle ». Il ignorait que les parents avaient laissé deux enfants. Or, le nom et les prénoms donnés s’avérèrent exacts.

Voici un dernier exemple. Une jeune femme délivra le message suivant : « J’ai de la peine, je veux me noyer. C’était affreux, abominable ». On apprit ensuite « qu’ayant absorbé des barbituriques, elle s’était noyée en prenant son bain ». (18)

Nous avons vu qu’Yves Lignon évoque l’état d’esprit « sectaire » des « transcommunicateurs ». On fera simplement observer ici qu’il ne s’agit pas de ne pas vouloir « toucher » à la TCI, mais qu’il s’agit de bâtir une argumentation constructive et non polémique qui tient compte des résultats obtenus par de nombreux chercheurs en TCI.

En outre, on ne peut qu’être étonné de l’accusation relative à une prétendue « destruction et démolition des gens » à laquelle se livreraient ceux qui revendiquent des contacts avec des « défunts » par le biais de la TCI. Quelques années avant sa diatribe anti-TCI à la radio, Yves Lignon avait déclaré que le « laboratoire de parapsychologie » de Toulouse s’élevait, je cite, « contre les déclarations, publications et autres interventions publiques qui, en mettant en avant cette hypothèse de la survie, augmentent la détresse des personnes frappées par un deuil ». En 1996, Yves Linès, expérimentateur en TCI, a fait à ce propos le commentaire pertinent suivant :

« Je reste sidéré par la conclusion de cette ‘Mise au point’ qui s’avère être d’abord un ‘non sens’, qui constitue une ‘ineptie’ et une ‘aberration’. Elle ‘ne serait que déconcertante si elle ne risquait de se révéler peut-être, dans certains cas, lourde de conséquences’.

« Des personnes pour lesquelles nous avions effectué des ‘contacts’, et qui commençaient grâce aux messages reçus de leurs aimés à s’épanouir à nouveau dans le réconfort, m’appelèrent pour me faire part, certaines de leur détresse retrouvée après cette lecture et, pour d’autres, complètement anéanties par une nouvelle descente dans les profondeurs du désespoir ». (Yves Linès)

Yves Linès ajoute qu’il peut certifier, avec tous les ‘‘transcommunicateurs’’, « que ceux qui nous ont adressé leurs appels de détresse et pour lesquels nous avons répondu à leur attente par la TCI, ont retrouvé l’espoir ou ont été confortés dans la conviction que ce que nous qualifions de mort n’est en réalité qu’une séparation provisoire ». Les nombreux témoignages écrits « en notre possession attestent de ces affirmations ». (19)

Il y a effectivement a priori incompatibilité entre la notion d’âme immortelle et celle d’une action de cette même âme sur une bande magnétique, par exemple, comme si l’âme en question possédait réellement des cordes vocales. Pour les spécialistes en TCI, cependant, cette incompatibilité ne peut qu’être apparente. On ignore l’explication précise de l’action PK (« psychokinétique ») exercée par les entités « non-physiques ». On sait seulement que, dans de nombreux cas, les entités utilisent un fond sonore (émission de radio, etc.) pour faire passer leur propre message : des vibrations préexistantes sont « remodelées » afin de construire un nouveau message. On peut donc dire qu’il y a utilisation d’un support vibratoire préexistant. Cela suppose l’action de schèmes de pensée émanant d’une entité « non-physique », lesquels exercent une action sur des champs physiques…

Selon Yves Lignon, une âme n’a ni tête, ni bras, ni jambes… Or, si nous nous référons à la notion de corps astral, omniprésente dans la littérature médiumnique et ésotérique occidentale contemporaine, cette affirmation doit être nuancée, le corps astral étant l’un des “véhicules de conscience” de l’« âme-personnalité ». (L’âme proprement dite correspond, selon certaines sources, au corps causal ou Moi supérieur, l’Esprit correspondant à la monade ou étincelle divine en l’être humain.) Les sources évoquées ci-dessus révèlent que le corps astral constitue une réplique exacte, au niveau « énergétique », du corps de chair. Il possède donc l’équivalent d’une tête, de bras et de jambes… Ceci correspond à la notion de « double », ce dernier étant bien connu dans diverses cultures. (Ce qui n’a rien de surprenant, la décorporation ou « sortie hors du corps » étant une faculté naturelle !) Voici par exemple ce qu’a dicté à sa mère un messager de l’Au-delà, Georges Morrannier :

« (…) Nous sommes très étonnés, après la mort physique, de nous retrouver dans un corps consistant qui nous paraît aussi dur que celui que nous venons de quitter. (…) Nous sommes dans un corps rigoureusement identique au corps physique, même ton de peau, même teinte de cheveux. C’est à ce point surprenant que nous ne voulons pas croire à notre mort terrestre. (…). » (20)

Il n’y a donc rien d’étonnant à ce que l’on puisse voir des têtes et des silhouettes humaines dans les images vidéo captées en TCI ! On peut même dire que ceci constitue la confirmation de l’affirmation, maintes fois rencontrée dans la littérature médiumnique, de la ressemblance des corps physique et astral, confirmation que l’on retrouve également dans divers récits de sujets en état de décorporation, ces derniers ayant eu l’opportunité de visiter le Plan astral par la projection de conscience.

Quant aux « lunettes » et autres « tee-shirts » perçus sur les images vidéo, on peut aisément en rendre compte lorsque l’on sait que dans la littérature médiumnique il est souvent fait référence au pouvoir créateur de la pensée sur le Plan astral, la « substance astrale », de nature énergétique, étant « malléable » à souhait : la pensée peut en effet modeler des formes par un acte de volonté. Il est ainsi possible, par exemple, de se créer des vêtements ou d’adopter une apparence corporelle particulière (dans le but de se faire reconnaître plus aisément par quelqu’un resté sur Terre ou par désir personnel).

3. La fraude :

En matière de TCI, les cas avérés de fraude sont rares.

Le 7 février 1989, lors d’une séance médiumnique, Marcello Bacci essaya de photographier une présence qui s’était manifestée par des caresses sur les visages, Marcello Bacci ayant lui-même senti quelqu’un l’étreindre par-derrière. La table exigea, avec des mouvements énergiques, la destruction de la pellicule. Marcello Bacci eut alors l’idée de reproduire les phénomènes par des trucages, dans le but de photographier ceux-ci. Il fit croire aux autres membres du groupe que les phénomènes s’étaient reproduits chez lui, en leur absence. Il se fit alors maltraiter en paroles par l’intelligence qui se manifestait par les voix et la table, si bien qu’il finit par avouer la supercherie à ses compagnons de recherche.

Mais il est vrai aussi, comme le note François Brune, qu’il peut « y avoir fraude dans les accusations de fraude ». Ainsi Fidelio Köberle perdit ses procès dans les accusations d’escroquerie ou de fraude contre Klaus Schreiber et Hans Otto König. (21)

4. L’illusion :

Dans certains cas, on peut reconnaître des voix là où il n’y en a manifestement pas. François Brune en a donné deux exemples.

Pour éviter ce genre de mésaventure, il faut veiller, lors de l’enregistrement, à ce que personne ne parle ni ne murmure. Il faut aussi faire attention aux bruits extérieurs.

A l’audition, il convient de distinguer les voix parfaitement nettes, les plus rares, des voix faibles ou confuses. En ce qui concerne ces dernières, il faut faire écouter la bande à d’autres personnes sans communiquer à celles-ci ce qu’on a soi-même cru percevoir…

Si on a recours à un support (fond sonore d’un poste de radio avec émission de voix), il faut demander à quelqu’un d’enregistrer, au même moment, la même émission dans une autre pièce, afin de pouvoir comparer les deux enregistrements, ce qui permet de vérifier que les mots censés venir de l’Au-delà ne proviennent pas, en fait, de l’émission. Le mieux, cependant, est de prendre comme support une cassette préenregistrée, avec un mélange de voix de diverses langues riches en consonnes si possible…

Le problème de l’illusion se pose évidemment aussi en TCI vidéo. Les conclusions, déjà évoquées dans le précédent texte consacré à la TCI, d’Arthur Berger, de Gerd Hövelmann et de Walter von Lucadou, à propos des images de Martin Wenzel, en sont l’illustration. La question peut aussi se poser pour les images obtenues par Felice Masi, à Rome, lequel a utilisé des films comme support pour essayer de recevoir plus aisément des images de l’Au-delà. Il pensa avoir capté des visages, des silhouettes, des corps n’appartenant pas au film. Ces images, projetées sur écran, avec arrêt sur l’image, continuaient à se modifier devant lui… Ces images, cependant, restent assez floues.

Le professeur Sinesio Darnell, à Barcelone, a analysé des images paranormales en recourant à un scanner. L’appareil accepte ou refuse l’image reçue. S’il ne s’agit que de taches sans signification, l’écran l’affiche, mais s’il s’agit vraiment d’un visage l’appareil le détecte et le traite. Les images sont améliorées grâce à différents filtres, et le visage apparaît alors beaucoup plus nettement. (22)

Comme je le signale (voir le précédent texte) dans la partie consacrée à la TCI vidéo, il existe de nombreux exemples de visages ne pouvant prêter à confusion.

5. Les interférences :

Il faut être attentif aux possibilités d’interférences avec de multiples sources : radios nationales ou privées, communications de gendarmerie ou d’hôpitaux, les messages de radioamateurs, etc.

Cependant, d’habitude, les voix paranormales sont si particulières qu’aucune confusion n’est possible. De plus, le mécanisme de l’interférence ne peut avoir lieu, le plus souvent, que lors de l’utilisation d’une émission de radio comme « support ». En outre, il faudrait une coïncidence extraordinaire pour que cette interférence corresponde à la question posée par exemple.

L’interférence voulue, provoquée par un mystificateur, impliquerait la connaissance par celui-ci de la longueur d’onde utilisée par l’expérimentateur. De nombreux éléments s’opposent à cette intervention : le changement de support au cours du même essai, le changement de fréquence, la « non-diminution » du volume de la voix en dépit de la réduction, à zéro, du volume de la réception, la captation de voix sur un seul récepteur alors que deux récepteurs radio sont réglés sur la même longueur d’onde… Le mystificateur devrait aussi disposer d’un puissant moyen d’écoute pour répondre aux questions posées. De plus, des expérimentateurs ont noté la réception de la réponse sur la bande avant la formulation de la question (comme dans le cas de l’entité « Cordula » communiquant avec le groupe de Grosseto).

Lors d’expériences faites à Madrid, l’utilisation d’une cage de Faraday, celle-ci empêchant la pénétration des ondes hertziennes, n’empêcha pas les voix de l’Au-delà de s’imprimer sur la bande du magnétophone à piles.

Peter Bander a raconté une séance, avec Konstantin Raudive, au cours de laquelle deux ingénieurs envoyés par « The Sunday Mirror » étaient venus avec une série d’appareils destinés à empêcher toute interférence. Ils notèrent pourtant la captation de voix. C’est ce qui décida Robert Mayer à publier la traduction anglaise du livre de Konstantin Raudive.

Il faut aussi tenir compte d’autres phénomènes constatés :

Il y a d’abord l’enregistrement de voix aux timbres et textes différents au même endroit de la bande, selon la vitesse à laquelle on fait passer la bande.

Il y a ensuite l’existence d’un autre texte, prononcé par une autre voix, à l’envers de la bande. En Espagne, Fernando Magdalena a évoqué un message de deux mots, le premier à l’endroit, l’autre à l’envers : « Somos sotreum » (= « muertos »), ce qui signifie : « Nous sommes morts ». A moins, ajoute François Brune, « que les deux mots ne soient à lire à l’envers, avec inversion de l’ordre normal : ‘morts, nous sommes’ ».

Dans quelques cas, cependant, on a constaté de curieux phénomènes :

Un jour, l’écran de Martin Wenzel capta l’image de l’épouse d’un visiteur, laquelle travaillait à plusieurs centaines de kilomètres de là.

George Magiary, un Hongrois installé à Sao Paulo, reçut sur son magnétophone la voix d’un ami se trouvant dans le coma :

« Les médecins me maintiennent en vie par des appareils. Aide-moi, pour l’amour de Dieu, je n’arrive pas à mourir. »

Il s’agit, dans ce cas, de l’action, sur la bande magnétique, du corps astral extériorisé du mourant…

Klaus Schreiber reçut une image représentant une jeune femme. Celle-ci fut plus tard identifiée : elle était bien vivante, son visage figurant sur de grandes affiches à Berlin. Ce visage n’avait pourtant jamais été diffusé à la télévision.

Une autre fois, Klaus Schreiber capta l’image d’une jeune femme tenant son enfant sur ses genoux. Il n’avait pas reconnu le tableau de Raphaël : « La Vierge à la chaise ». Aucune chaîne de télévision recevable dans la région n’avait émis l’image de cette peinture. (23)

6. La projection par psychocinèse :

L’opérateur en TCI émettrait-il des sons inaudibles qu’un appareil sensible pourrait cependant capter ? L’émission inconsciente devrait alors se situer du côté des infrasons. De telles ondes ne peuvent se propager que dans l’air. Or, des voix ont été enregistrées dans des cloches à vide.

Peut-on invoquer une forme d’action de l’esprit sur la matière, une projection du subconscient de l’opérateur ? Carlo Trajna dit avoir réussi l’impression sur la bande magnétique de « paroles pensées », par une sorte de psychocinèse. Franz Seidl était parvenu au même résultat (ainsi que Patrick Flamand…). Dans le cas de Franz Seidl, cela avait nécessité une grande concentration d’esprit, un effort volontaire intense. Le phénomène semble aussi s’être produit quelquefois spontanément. De plus, un chercheur américain a constaté que, parfois, les voix imitaient la sienne.

Cependant, on ne voit pas comment on pourrait invoquer le subconscient dans un cas comme celui de l’entité Cordula, polyglotte (ce qui n’est pas le cas de l’expérimentateur Marcello Bacci). C’est une objection parmi bien d’autres.

Quelques rares sujets psi ont démontré leur capacité à imprimer mentalement des images sur une pellicule photographique. Cela fut le cas de l’Américain Ted Serios, ainsi que du sujet psi japonais Masuaki Kiyota, ce dernier ayant aussi été connu pour son aptitude à la torsion d’objets métalliques par psychokinèse.

On ne peut cependant étendre l’explication de la « projection psychokinétique » à l’ensemble des résultats obtenus en TCI. Les voix obtenues peuvent parfois s’exprimer dans des langues ignorées de l’opérateur, et la voix du défunt peut être reconnue (avec des mots ou expressions qui lui sont spécifiques, par exemple). Sarah Estep a signalé le cas d’un ami qui, un soir, a reçu une voix affectée d’un zézaiement, l’ami en question ne présentant pas cette particularité. Sinesio Darnell a, quant à lui, rapporté le cas d’une personne qui avait reconnu la voix de sa mère, à cause des « s » un peu sifflants altérant sa prononciation depuis qu’il lui manquait une dent.

Hildegard Schäfer et Alfred Kroll ont pu constater que l’absence et l’éloignement n’empêchaient pas l’apparition des voix. Le psychiatre et neurophysiologiste Jose Maria Pérez Latorre a cependant soutenu qu’on n’enregistrait plus rien si l’opérateur s’éloignait de plus de 100 mètres du magnétophone.

Cette dernière observation ne cadre cependant pas avec celle de Sinesio Darnell. On disposa, dans des grottes, des appareils enregistreurs avec un système d’horlogerie qui programmait leur déclenchement quelques heures après. Les expérimentateurs, qui s’étaient éloignés de plusieurs kilomètres, constatèrent, revenus sur les lieux, la présence sur une bande d’une voix féminine. (24)

A propos de la théorie psychokinétique, Peter Bander a fait ce pertinent commentaire :

« Les chances que des séries d’impulsions électroniques émises par le subconscient se traduisent en sons correspondant, même de façon très approximative, à une langue intelligible quelconque, sont mathématiquement tellement faibles et improbables qu’elles ne peuvent être prises en considération. »

Sarah Estep a par ailleurs noté que les voix paranormales sont « pareilles à elles-mêmes, quelle que soit la vitesse employée pour l’enregistrement ou le défilement ». Elle ne pense pas que son subconscient, « ou celui de qui que ce soit, puisse compenser la différence de vitesse entre l’enregistrement et l’écoute de la bande ». (25)

En fait, s’il y a psychokinèse, en TCI, celle-ci ne peut que provenir de l’Au-delà, et en aucun cas de l’esprit humain. Les quelques cas (Patrick Flamand, etc.) d’action PK sur une bande magnétique peuvent s’expliquer par l’action du corps subtil de la personne incarnée, cette action n’étant pas différente de celle du corps subtil de l’être désincarné. On ne peut pas non plus exclure, dans certains cas (Ted Serios, etc.), une possible aide de “l’Invisible”…

Selon E. Lester Smith, les voix de Konstantin Raudive n’ont rien à voir avec les ‘‘Esprits’’. Sarah Estep note cependant qu’on peut s’interroger sur l’objectivité de Lester Smith, celui-ci ayant précisé qu’il n’a jamais écouté les cassettes de Konstantin Raudive… (26)

En ce qui concerne les images, il faut mentionner les expériences de la voyante Luce Grimaud, laquelle a non seulement perçu des images dans le cristal, mais a aussi pu les filmer. Le 10 juin 1993, elle a ainsi obtenu le visage de Vahé Zartarian, bien vivant, lequel se trouvait trois étages plus bas. Les formes ou les visages sont parfois hautement symboliques. Elle a cependant aussi capté, fréquemment, des images de défunts. Plusieurs éléments permettent de réfuter l’hypothèse de l’interprétation du type « test de Rorschach » :

– Le cristal prend un aspect laiteux.

– Certaines images sont aisément identifiables.

– Une question précise étant posée au cristal, le film révèle la réponse à la question posée. (27)

Il est possible que les images de Luce Grimaud, y compris celles de personnes présentes, soient obtenues grâce à la collaboration de “l’Invisible”…

Adolf Homes a essayé d’influencer à distance un poste de radio à pile, en s’efforçant de diminuer puis d’augmenter le son. L’expérience a été filmée, le son étant enregistré sur oscillographe. Il y eut trois réussites sur trente tentatives. Le 20 mars 1997, il tenta d’influencer son téléviseur couleur. Après une méditation de trente minutes, il s’installa à environ quatre mètres du téléviseur, appela le groupe de la « Fédération de la Lumière » et lui demanda de produire le chiffre 3, en faisant passer son poste d’une chaîne à l’autre ou en interrompant la réception de l’image. A un moment donné, il y eut disparition et réapparition de l’image à trois reprises. Le même succès fut obtenu avec les chiffres 5 et 7, et le nombre 15. En neuf minutes, il y eut douze succès. (28)

7. Les ondes rémanentes :

La théorie des « ondes rémanentes » est susceptible de rendre compte d’un certain nombre de cas de « hantises ». Certains cas d’enregistrement par TCI relèvent de ce phénomène. Sinesio Darnell a cité les cas suivants :

Dans la principauté d’Andorre, il y a un ermitage, pratiquement en ruine, où des expérimentateurs ont pu enregistrer la récitation du rosaire. Plusieurs mois après, un autre groupe enregistra, au même endroit, la même récitation du rosaire sur fond de chant grégorien. Près de deux ans après, selon les informations reçues par Sinesio Darnell, les mêmes voix et chants ont été obtenus.

« Dans les Pyrénées, dans les ruines d’une maison abandonnée, on a enregistré les lamentations d’une femme qui demandait continuellement pardon. On a alors essayé de lui demander quel était le motif de ses remords, mais sans obtenir de réponse. En s’éloignant de six cents mètres, on n’enregistrait plus ces plaintes, mais en revenant au même endroit les mêmes lamentations réapparaissaient sur l’enregistreur. » (F. Brune)

Le 23 juillet 1978, Sinesio Darnell et un ami, technicien de télécommunication, purent enregistrer dans une bâtisse abandonnée le grincement d’une grille que l’on ferme, ainsi que « le bruit de deux tours de clé, et, enfin, six pas précipités ». (29)

Tout se passe comme s’il y avait une « mémoire des lieux », le magnétophone pouvant exceptionnellement enregistrer celle-ci.

Ernst Senkowski a présenté une douzaine d’exemples de textes et d’images d’origine inconnue, qui concordent, en totalité ou en partie, avec des éléments existant sur le plan physique :

Les 9 et 10 juin 1986, chez Marcello Bacci à Grosseto (Italie), Ernst Senkowski a reçu plusieurs phrases en langue allemande, l’une faisant référence à « la frontière de la vie » et à la « chambre de séparation ». Lors de sa visite aux époux Harsch-Fischbach le 6 septembre 1986, Konstantin Raudive parla de « chambre de séparation ». En mai 1988, Ernst Senkowski découvrit dans un manuscrit de Theodor Rudolph, un pionnier en TCI, la référence à la « chambre de séparation »

Le 9 juillet 1988, les époux Harsch-Fischbach reçurent un message du « Technicien ». Ernst Senkowski découvrit en octobre 1988 un ouvrage de Karl Heinz Jaeckel, dans lequel on trouve un texte coïncidant en grande partie avec ce message. Certaines parties, attribuées à une « trans-entité » (Rabbi Elieser), ont été transmises par un médium.

Dans la partie (voyez le précédent texte) consacrée à la TCI vidéo, j’évoque le cas d’Aloïs Wiesinger dont l’image a été captée par Klaus Schreiber le 14 mars 1987. Or, les éléments du visage et les contours corporels d’une photographie d’Aloïs Wiesinger s’avèrent être identiques à ceux de l’image « trans-vidéo », seul l’habillement étant différent.

Une image vidéo de Klaus Schreiber fut identifiée comme étant une Berlinoise toujours en vie, représentée sur une affiche prônant le soutien aux handicapés.

Dans la partie consacrée à la TCI vidéo, je mentionne le cas Romy Schneider, celui-ci ayant été l’objet d’une polémique. Fidelio Köberle identifia cette image comme provenant d’un film de l’actrice. Mais les contrôles techniques ont montré que les deux images n’étaient pas identiques. Il ne faut pas oublier non plus qu’une voix sur bande magnétique, s’identifiant à Romy Schneider et annonçant l’apparition de celle-ci sur l’écran de télévision, s’était manifestée deux jours avant.

Le 21 avril 1987, le signe de la fin du « transcontact » fut, comme le Technicien l’avait indiqué la veille, l’apparition de l’indicatif « Info » de Télé-Luxembourg.

Le 24 juillet 1987, onze séquences apparurent lors d’une expérience « trans-vidéo » des Harsch-Fischbach, parmi lesquelles on put distinguer un masque et deux mains correspondant à ceux de figures métalliques qui se trouvent sur la place du Théâtre à Luxembourg. Le Technicien déclara « qu’il s’agissait d’une reproduction, dans un monde parallèle, de statues semblables à celles présentes à Luxembourg, reproduction destinée à faciliter aux personnes vivant en ce milieu l’adaptation aux sphères terrestres ».

Le 4 décembre 1988, chez les Harsch-Fischbach, alors que Konstantin Raudive parlait sur le canal d’un récepteur TV, on perçut un graphique que le docteur Delavre identifia, en juin 1989, à l’exacte reproduction en noir et blanc d’un graphique d’ordinateur. Le Technicien déclara que ce graphique était aussi l’une de leurs formes représentatives.

En mai 1989, le docteur Delavre constata qu’une séquence vidéo enregistrée le 14 janvier 1989 chez les Harsch-Fischbach correspondait au frontispice d’un ouvrage de Tony Hey Patrick Walters, paru en 1987 et représentant une photo de cristaux microscopiques de plomb – étain – antimoine se trouvant sous cette forme rare dans un laboratoire de recherche anglais. Manfred Kage trouva cette reproduction dans un livre de Michael Marten paru en 1977.

On trouve aussi une image vidéo dont le motif correspond à cette image originale, « mais aux parties structurelles disposées dans un ordre différent, dont cependant chacune d’elles prise séparément est identique à l’originale ». On y voit deux personnes désignées comme étant Swejen Salter et Albert Einstein. Dans un message audio, Konstantin Raudive a décrit cette image comme étant celle d’un appareil de l’Au-delà…

Le 4 février 1989, deux scènes d’un magazine de “R. T. L. Plus” apparurent chez les Harsch-Fischbach au cours d’une expérience vidéo. Dans un « trans-texte » par ordinateur reçu à Hespérange, une femme apparue fut désignée comme étant une nommée « Arkturerin »

Un « trans-texte » fut adressé à Ernst Senkowski par Swejen Salter sur l’ordinateur des époux Harsch-Fischbach, sur un thème de physique, quelques phrases étant relatives à une théorie d’Everett-Wheeler. Des formulations analogues se retrouvent dans deux livres, le premier de Paul Davies, le second de John Gribbin.
Le 21 avril 1987, les Harsch-Fischbach captèrent l’image d’une jeune femme immergée dans l’eau jusqu’aux hanches et se tenant une main devant la bouche. En 1990, François Brune présenta cette image lors d’un exposé fait au Québec, où un participant l’identifia comme une scène du film « Bikini Story » (1985) tourné aux Pays-Bas. Ce film n’ayant pu être étudié, « une évaluation précise et une reproduction photographique nous sont impossibles ». (30)

Compte tenu de ces curieux faits, la question suivante se pose : peut-on expliquer partiellement de telles similitudes, entre « transimages » et réalités terrestres, en faisant intervenir les éventuelles « ondes rémanentes » de ces dernières, lesquelles seraient utilisées dans l’élaboration des premières par les entités responsables de la formation de ces images ?

Naturellement, la théorie des « ondes rémanentes » ne peut rendre compte de la grande majorité des contacts obtenus en TCI. Jean Riotte observe ainsi que « l’on ne voit pas comment, fût-ce en tablant sur les meilleures probabilités, des propos mêmes très anciens pourraient s’adapter exactement à chaque question posée ». (31)

8. Les « coques astrales » :

Selon certaines sources (théosophiques, etc.), l’être humain est constitué de plusieurs corps subtils. A un moment donné du processus post mortem, le corps astral finit par se désagréger, la conscience étant au préalable transférée au niveau du corps mental. La « coque astrale », avant sa désintégration naturelle, pourrait être contactée par un médium qui lui redonnerait l’apparence de la vie, la « coque » délivrant alors le contenu des informations dont elle dispose sur le disparu.

Il semble qu’effectivement certaines « transimages » soient l’expression de ces « coques », comme dans le cas des premières images de l’Au-delà captées par Silvia Gessi. Celle-ci reçut en effet « d’interminables séquences de visages à l’aspect pas très rassurant, les yeux fermés, plus semblables à des cadavres qu’à des êtres vivants ». Les voix (en TCI) lui déclarèrent qu’il s’agissait là de « coques de l’astral ».

« Ce n’étaient, en somme, que les dépouilles de ceux qui étaient déjà morts une seconde fois et qui étaient donc passés au troisième niveau, le niveau ‘mental’ et au-delà. »

François Brune note que cela correspondrait « assez bien aussi aux images reçues à Puerto de la Cruz, dans l’île de Tenerife, aux Canaries, par le groupe ‘Mas Alla’ ; surtout à l’une d’entre elles, légèrement inclinée et les yeux fermés ».

Alessandro Papo rapporte le cas d’un ami, Aurelio, habitant sur le territoire des anciens Etrusques, qui tenta de communiquer par TCI avec l’un d’eux. Il obtint des réponses en étrusque… Selon Alessandro Papo, il s’agirait là d’une manifestation des mânes des Etrusques, d’une sorte d’héritage mnémonique, « de formes psychiques nécessairement disparues, mais encore disponibles, et qu’une pensée intense peut encore réanimer pour quelques instants ». (32)

9. Le caractère « paranormal » des voix :

L’ingénieur Carlo Trajna soutenait l’hypothèse que la formation des voix résultait « de la variation d’énergie se produisant dans des phénomènes acoustiques ou électromagnétiques préexistants ».

Diverses études ont établi, n’en déplaise aux « rationalistes », le caractère « paranormal » de certaines voix, éliminant de la sorte les explications réductionnistes (illusion, etc.) :

Le docteur Renato Orso, de Turin, présenta des voix présumées paranormales à des techniciens du Département Acoustique de l’Institut d’Electrotechnique « Galileo Ferraris » de Turin. Cinq voix furent sélectionnées pour leur clarté. Renato Orso fit un second enregistrement dans lequel il répétait ce que les cinq voix paranormales disaient. Il s’agissait notamment de comparer la voix normale de Renato Orso à celles présumées « paranormales ». On note notamment :

1° La structure similaire des voix paranormales avec celle de la voix humaine.

2° L’existence d’une similitude entre les éléments constitutifs des voix paranormales et ceux de la voix enregistrée du docteur Orso, ce dernier ayant donc correctement décodé le message fourni par les voix.

3° L’absence quasi totale de la fréquence fondamentale produite par les voix humaines, par la vibration des cordes vocales, absence décelée par les spectrogrammes.

« L’absence de cette fréquence fondamentale, ajoutée à celle de consonnes, lesquelles, pour les humains, sont produites par le conduit vocal, amène à penser que l’émetteur de ces manifestations de langage ne dispose pas d’un appareil de production de la voix. » (33)

Le docteur Carlos Eduardo Luz est professeur à l’Université d’Ingénierie et de Technologie de Sao Paulo (Brésil) et est titulaire d’une maîtrise en électronique et acoustique. Il a procédé à une analyse comparative des voix produites par les chercheurs humains et leurs collègues désincarnés.

Sonia Rinaldi lui envoya à cet effet des enregistrements téléphoniques. Carlos Eduardo Luz a déterminé que certaines voix étaient totalement différentes des voix humaines normales.

Il enregistra sa propre voix prononçant le mot « Raudive » qu’il compara au mot « Raudive » des trois dialogues téléphoniques au cours desquels Konstantin Raudive s’était présenté par son nom à trois chercheurs en TCI : l’Allemand Adolf Homes, la Luxembourgeoise Maggy Harsch-Fischbach, la Brésilienne Sonia Rinaldi.

La voix du docteur Luz a vibré à 111 Hertz, ce qui se situe tout à fait dans la portée normale de la voix masculine (100 à 130 Hertz). Précisons, ici, qu’il s’agit de voix « parlées » et non « chantées ».

La voix de Konstantin Raudive, que l’on aurait pu croire se situer aux environs de 90 Hertz en raison de sa gravité, fut mesurée entre 500 et 1428 Hertz, selon la personne à qui il s’adressait au téléphone :

Adolf Homes : 666 Hertz.

Maggy Harsch : 500 Hertz.

Sonia Rinaldi : 1428 Hertz.

Or, aucune voix humaine ne peut être produite, avec une fréquence aussi élevée, par l’appareil vocal. (34)

Carlos Luz a aussi procédé à l’étude d’une voix paranormale obtenue lors d’une communication téléphonique entre Norma Casasco et Sonia Rinaldi. La voix, forte et claire, est celle d’une femme : « Agora » (« maintenant » en français).

La fréquence fondamentale de la voix paranormale est d’environ 590 Hertz.

La voix (« Certo » : « D’accord ») de Norma Casasco se situe à environ 170 Hertz.

Le logiciel « Sound Forge » fait apparaître les mesures suivantes :

• Voix de Sonia Rinaldi : 213 Hertz.

• Voix de Norma Casasco : 180 Hertz.

• Voix paranormale : 593 Hertz.

« En conclusion, il n’y a aucune explication permettant de comprendre pour quelle raison la fréquence (fondamentale) d’une voix peut être à plus de 500 Hz, en dépit d’une sonorité absolument normale à l’écoute. » (35)

Enfin, Jacques Blanc-Garin a fourni à Carlos Eduardo Luz, pour analyse, des voix paranormales obtenues par magnétophone. Deux messages ont ainsi été étudiés : « Le corps du Christ » et « J’t’enverrai une p’tit’ carte ». Les résultats, obtenus avec le logiciel « Sound Forge », confirmèrent ceux des deux précédentes études de voix téléphoniques.

« Il s’agit bien de paroles qui ne peuvent être émises par des cordes vocales humaines. »

Lorsque Jacques Blanc-Garin prononce la phrase « Le corps du Christ », la fréquence se situe vers 137 Hertz, alors que la voix paranormale accuse une fréquence de 401 Hertz.

La seconde voix paranormale présente une fréquence de 509 Hertz.

Carlos Luz a conclu que les deux messages « montrent des caractéristiques de voix paranormales (…), soit une énergie déplacée vers les hautes fréquences ». (36)

Jacques Blanc-Garin s’est par ailleurs référé à plusieurs spécialistes qui ont donné des estimations quelque peu différentes quant aux fréquences de la voix de l’homme et de la femme. (37) Mais celles-ci n’ont pas d’incidence sur les résultats obtenus par Carlos Luz

h_01_vitae_cardoso_picOn trouve, dans les numéros 87, 88, 89 et 90 de « Parasciences », numéros datés de fin 2012 à octobre 2013, les résultats d’une recherche en TCI réalisée par Anabela Cardoso. (38) Dans sa conclusion à cette série d’articles, Anabela Cardoso note que la réalité des voix électroniques apparemment anormales a été confirmée dans des environnements acoustiquement contrôlés et avec différents opérateurs. (39)

Alain Moreau

Références :

1. « Parasciences et Transcommunication », n° 13, avril 1993, p. 22-23 ; Jean-Michel Grandsire, « Contacts avec l’Au-delà », éditions du Rocher, 1995, p. 81.

2. « Parasciences et transcommunication », n° 33, juin 1998, p. 22.

3. « Le messager », n° 5, janvier 1994, p. 9.

4. Jean Sider, « Parasciences et transcommunication », n° 36, mars 1999, p. 31-32.

5. François Brune, « A l’écoute de l’Au-delà », éditions Philippe Lebaud, 1999, p. 192.

6. « Le messager », n° 17, janvier 1997, p. 19-20 ; n° 24, octobre 1998, p. 16.

7. « Info Monde TCI », n° 2, septembre 1999, p. 20 ; n° 3, avril 2000, feuille ajoutée (complément) ; « Le messager », n° 33, janvier 2001, p. 24.

8. « Le messager », n° 20, octobre 1997, p. 6-8, 15-17 ; n° 21, janvier 1998, p. 9-13 ; n° 25, janvier 1999, p. 19-20.

9. « La revue de l’Au-delà », n° 24, avril 1999, p. 20-21.

10. Philippe Viola, « Para, c’est du normal ! », éditions des Ecrivains, 2003, p. 408, 411-412.

11. François Brune, op. cit., p. 263.

12. Ibid., p. 197-198.

13. Jean Riotte, « Ces voix venues de l’Au-delà », éditions Albin Michel, 2001, p. 24.

14. Monique Simonet, « Images et messages de l’Au-delà », éditions du Rocher, 1991, p. 219-221, 194.

15. Alice Bailey, « La guérison ésotérique », édition de 1987, éditions Dervy-Livres, p. 324.

16. « Parasciences et transcommunication », n° 7, octobre 1991, p. 10-12.

17. Yves Lignon, émission « Le secret du mystère », Sud Radio, avril 1999.

18. Jacques Blanc-Garin, « O. N. D. E. S. », n° 9, printemps 1999, p. 280-283.

19. « Le messager », n° 15, juillet 1996, p. 6-7.

20. Monique Simonet, « Réalité de l’Au-delà et transcommunication », éditions du Rocher, 1994, p. 83 (en note).

21. François Brune, « A l’écoute de l’Au-delà », éditions Philippe Lebaud, 1999, p. 122-125.

22. Ibid., p. 125-135.

23. Ibid., p. 137-143.

24. Ibid., p. 144-155.

25. Sarah Wilson Estep, « La communication avec les morts », éditions du Rocher, 1994, p. 73.

26. Ibid., p. 67.

27. « Parasciences et transcommunication », n° 21, mai 1995, p. 9-11 ; Luce Grimaud, « Dans la lumière d’un cristal », éditions Robert Laffont, 1995.

28. François Brune, op. cit., p. 190-191.

29. Ibid., p. 157-158.

30. « Parasciences et transcommunication », n° 30, septembre 1997, p. 18-22.

31. Jean Riotte, « Ces voix venues de l’Au-delà », éditions Albin Michel, 2001, p. 144.

32. François Brune, op. cit., p. 171-173.

33. « Le messager », n° 21, janvier 1998, p. 18-21 ; « Parasciences et transcommunication », n° 24, février 1996, p. 13-17.

34. « Le messager », n° 19, juillet 1997, p. 17-20.

35. « Le messager », n° 20, octobre 1997, p. 17-18.

36. « Le messager », n° 21, janvier 1998, p. 17.

37. « Le messager », n° 24, octobre 1998, p. 12-13.

38. « Parasciences », n° 87, décembre 2012 ; n° 88, mars 2013, p. 14-19 ; n° 89, juin 2013, p. 18-24 ; n° 90, octobre 2013, p. 16-23.

39. « Parasciences », n° 90, octobre 2013, p. 22.

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