La réincarnation selon Daniel Meurois et Anne Givaudan

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voici quelques considérations sur la réincarnation extraites de l’oeuvre de Daniel Meurois et Anne Givaudan.

 

I. Le problème de l’oubli :

Les anciens Grecs affirmaient qu’avant de s’incarner toute âme buvait l’eau du Léthée, une rivière du monde invisible dont la propriété était de provoquer l’oubli, ceci afin de faciliter l’adoption d’un nouveau corps et de bâtir une nouvelle vie. Cette légende indique que si nous venons au monde pour le moins amnésiques, ce n’est que la conséquence d’une loi naturelle – ou divine – de protection.

« Si l’oubli que constitue la mémoire est indispensable au développement de toute vie consciente d’elle-même, son tranchant est double. Être doté d’une ‘trop grande’ mémoire ou d’une capacité permettant de se frayer un passage à travers les voiles du Temps peut représenter un obstacle considérable à ce que j’appellerais la paix de l’âme et la paix du cœur. Les histoires – nos histoires – passées devenant sans cesse plus présentes à notre esprit, ne font que rendre de plus en plus complexe celle de notre vie de chaque jour.

Réfléchissons… Combien d’entre nous n’avouent pas avoir bien des difficultés à ‘gérer’ leur simple existence quotidienne avec les quelques petites décennies de souvenirs qui la constituent ? Les difficultés de tous ordres, les relations familiales parfois pesantes, ainsi que les amours qui se succèdent la rendent parfois si complexe que les instants de vraie quiétude y sont rares…

Peut-on imaginer ce que cette vie serait susceptible de devenir si des images et des souvenirs précis surgissant d’un ou de plusieurs passés antérieurs venaient s’y ajouter ? Les douleurs et les joies enfouies, le relent des inimitiés refoulées et le parfum des anciennes amours anesthésiées nous emporteraient dans une effrayante et interminable tempête. A moins, évidemment, d’être pourvu d’un équilibre nous permettant de garder le cap de notre vie présente en contournant, sinon la totalité des écueils qui surgissent, tout au moins la majorité d’entre eux.

Visiter les replis du Temps n’est donc pas la partie de plaisir que l’on s’imagine un peu trop facilement. Même lorsque leur lecture ne nous concerne pas en propre, les surprises peuvent être nombreuses et pas toujours aisées à intégrer.

Quel regard portera-t-on sur un ami très cher, par exemple, si notre vécu intime nous apporte la certitude qu’il fut un moine inquisiteur ou encore un criminel nazi ? On peut toujours se dire, bien entendu, que le passé est précisément passé… Il n’empêche que le regard que vous poserez sur cet ami ne sera plus tout à fait le même. Vous n’aurez pas d’autre choix que de grandir en sagesse ou de vous laisser prendre progressivement par la dualité et le jugement.

Quoi qu’il en soit, il y a là un piège énorme qui est tendu à ceux qui s’avanceraient inconsidérément dans cette direction qui consiste à penser que le voile du Temps est bon à percer n’importe comment, sous prétexte que ‘l’heure en est venue’. » (D. Meurois) (1)

 

II. Recherche du passé et maturité de l’âme :

L’accès à notre passé pose le problème de la maturité d’une âme, de la trajectoire de celle-ci ou encore de sa mission.

Daniel Meurois cite le cas d’une jeune femme qui, depuis son enfance, avait été hantée par des images de bûchers. Elle était persuadée de mettre à jour une existence où elle aurait péri dans les flammes. Mais lorsqu’elle chercha à approfondir ses visions, elle se vit dans l’habit d’un prêtre inquisiteur faisant monter sur le bûcher des dizaines d’hérétiques.

« Depuis, disait-elle, sa vie n’était plus qu’un drame. Elle se croyait constamment en ‘devoir d’expiation’ et mettait toujours tout en œuvre pour que tout ce qu’elle entreprenait échoue systématiquement. Elle s’était auto dupée… » (D. Meurois)

Ses visions la concernaient-elles ou appartenaient-elles à une autre âme que la sienne ? En tout cas, elle avait investigué dans un domaine pour lequel elle n’était pas suffisamment mûre.

Une autre personne avait ouvert un cabinet de consultation dans lequel elle oeuvrait quatre ou cinq heures par jour, de transes en lectures d’aura presque continuelles.

« Lorsqu’elle m’écrivit pour me faire part de son parcours, cette personne se trouvait au bord du désespoir. Sa lettre n’était qu’une amère confession, l’aveu d’une longue supercherie. Initialement douée ou pas, elle reconnaissait avoir nourri un énorme mensonge s’étalant sur des années. Sa conscience n’en pouvait plus et elle commençait à réaliser l’ampleur des dégâts que ses ‘lectures dans le Temps’ avaient engendrés. Dégâts sur elle-même au niveau de sa propre image qui ne cessait de se flétrir et dégâts évidemment sur autrui. Elle reconnaissait avoir souvent alimenté des rêves insensés, provoqué aussi des phobies et parfois initialisé des délires.

Pourquoi était-elle partie comme un cheval fou dans cette direction ? Elle avouait que c’était par orgueil, par besoin de pouvoir sur les autres, pour se trouver une place dans la vie et, enfin, pour la contrepartie financière qu’elle en tirait. A l’heure où elle m’écrivait, elle était en proie à un ulcère de l’estomac et se trouvait piégée par une clientèle dont elle ne parvenait pas à se détacher et face à laquelle elle se sentait tenue de devoir ‘fournir une marchandise’, coûte que coûte… » (D. Meurois)

C’est au cœur d’une démarche juste et d’un cheminement harmonieux que les mémoires réelles se révèlent avec sécurité. Ceci n’exclut pas toute « secousse ». Dès que l’éventuel choc de la « révélation » est absorbé, la personnalité se trouve raffermie « et son axe de vie notablement consolidé ». Des matériaux sont donnés afin de pouvoir mieux saisir le sens de notre incarnation présente.

Mais la révélation des différentes strates du Temps peut générer des enflures de l’ego. Daniel Meurois a ainsi connu quelques personnes qui avaient mis à jour en elles une existence, parmi d’autres, ayant laissé des traces historiques. Elles s’étaient alors trouvé confrontées au poids de leur célébrité passée. Deux d’entre elles furent persuadées que leur ancienne renommée faisait d’elles des âmes d’exception, et le regard qu’elles posaient sur ceux qu’elles côtoyaient était empreint de condescendance. (2)

 

III. Quelques cas :

 

1. Jean :

« Jean, gonflé à la cortisone, étouffe sous des kilos superflus et une respiration asthmatique.

Cela lui est arrivé à l’âge de trente ans et aucune médecine n’a pu, jusqu’à présent, l’aider.

Il a, comme souvent dans ce cas, essayé tout ce qui proposait des solutions à son mal-être. En vain…

Il a même revécu une vie plus lointaine dans laquelle il a fini assassiné, le nez dans la poussière de la terre ocre, où il a étouffé des heures durant avant d’abandonner son corps.

Il comprend, il sait, mais quelque chose au plus profond de lui ne parvient pas à s’apaiser.

En lui continuent la guerre, la résistance et la colère.

Il n’en est cependant pas conscient et ne sent pas cette haine qui l’habite.

Il se demande sincèrement comment sortir de l’impasse car, pour lui, savoir ne suffit pas. » (A. Givaudan)

 

2. Sylvain :

« Sylvain, dans cette vie, ne peut signer aucun document. Ce n’est pas qu’il refuse, mais une force en lui le paralyse et lui noue la gorge dès qu’il doit signer de sa main.

Dans sa vie, il ne peut rien officialiser, ni contrat, ni engagement, et ainsi reste marginal depuis toujours.

Il connaît pourtant son histoire :

Il était au Moyen-Âge un homme qui vivait dans le sud de la France et faisait avec son épouse partie du mouvement cathare, pourchassé à cette époque par l’église catholique.

Un jour, l’Eglise émit un décret et ordonna que tous les Cathares soient brûlés, exceptés ceux qui parjuraient.

Pensant sauver la femme qu’il aimait et après bien des hésitations, l’homme signa son parjure, le cœur lourd. Mais il est bien connu qu’une promesse faite envers un infidèle n’a pas à être respectée… C’est ainsi que, malgré la signature de renoncement à sa foi, sa femme et lui furent menés au bûcher et brûlés après un semblant de procès.

Aujourd’hui encore, il traîne en lui cette mémoire avec des incidences visibles dans sa vie quotidienne. Il connaît son passé et pourtant la mémoire reste présente dans ce qu’il fait, dans ce qu’il pense. » (A. Givaudan)

 

3. L’asthme guéri :

« J’ai assisté cependant à des guérisons instantanées devant la révélation d’une mémoire qui se réactive.

Je me souviens de cette jeune femme qui était venue me voir pour un asthme grave et handicapant.

Elle avait mis beaucoup d’énergie pour éradiquer son mal.

De thérapeutes en stages, de démarches de groupe en rencontres spirituelles, elle était arrivée à mieux se connaître, se comprendre, s’accepter.

Elle avait pardonné, s’était pardonnée et finalement venait me voir afin de clôturer son histoire et de passer à autre chose, car l’asthme était encore là.

Ce jour-là, son aura causale se mit rapidement à parler :

Elle était une petite fille durant une des dernières guerres, et un bombardement venait d’être annoncé. Toute la famille se précipita dans le sous-sol, mais il manquait Emilie que personne ne trouvait. Elle jouait dans un coin de la maison et n’avait pas entendu l’appel. C’est alors que son père, affolé, remonta les escaliers pour aller la chercher. Il la tenait dans ses bras pour redescendre dans la cave, lorsqu’un mur s’abattit sur eux deux. Père et fille succombèrent sous les décombres, étouffés par le poids des briques et de la poussière.

Cette histoire somme toute assez courante durant une guerre venait d’être dévoilée au moment où la véritable guérison pouvait prendre effet.

La jeune femme écoutait attentivement, tandis que le voile sur ses poumons semblait se lever progressivement et que la Forme pensée reliée à ses poumons était absorbée par le plus grand guérisseur qui soit : le chakra du cœur.

Elle venait inconsciemment et au niveau de ses cellules de pardonner à la guerre et de se pardonner. Quelque temps plus tard, elle écrivit pour annoncer qu’elle était guérie. » (A. Givaudan) (3)

 

IV. Fausses réincarnations :

Daniel Meurois fut un jour accosté, à la suite d’une conférence, par un homme dans la cinquantaine qui s’imaginait être la réincarnation de Jésus : il s’était vu sur la croix et il avait eu la perception de nettes images, avec le goût du sang dans la bouche et des gens qui riaient en bas avec des lances. Il en avait pleuré pendant des jours. Les images ont commencé à venir à lui, une ou deux fois par semaine puis environ une fois par mois. Il s’est vu marcher sur les chemins avec ceux qui le suivaient, et Daniel Meurois y était aussi. « Je pourrais tout te raconter en détails afin que tu complètes tes livres », lui déclara-t-il ! Il faut, ajouta-t-il, qu’ils se revoient. Puis il donna son adresse Internet.

Daniel Meurois a eu l’occasion de rencontrer d’autres individus de ce genre, soit physiquement, soit par courrier, soit par téléphone. (4)

« La mémoire akashique est un contenant d’une grande complexité qui englobe tout ce qui a existé sur Terre, depuis la création des mondes. C’est cette immensité qui occasionne les erreurs de traduction de ceux qui y accèdent sans préparation ou croient y accéder.

Une hypersensibilité, ainsi que des capacités médiumniques, nous offrent la possibilité de nous trouver face à un vaste réservoir de mémoires qui nous donnent l’illusion que l’histoire que nous découvrons est bien la nôtre.

La question est cependant celle-ci : sommes-nous face à l’éther réflecteur, à un égrégore créé par des croyances ou face aux annales akashiques retraduites à travers notre filtre ? » (A. Givaudan)

 

1. Jésus :

A la fin d’une conférence, Anne Givaudan a été approché par une femme qui lui murmura à l’oreille :

« Je suis revenu et je t’ai retrouvée, ne t’inquiète pas… nous reprendrons ensemble le travail là où nous l’avions laissé. »

« J’ai été crucifié mais je suis revenu, et je suis là maintenant pour rassembler tous ceux qui ont autrefois œuvré à mes côtés… »

Bref, cette femme s’imaginait être la réincarnation de Jésus !

Anne Givaudan resta perplexe devant ces illusoires réincarnations de « grands êtres » qui l’ont mise en présence d’un grand nombre de saint Jean, de Marie-Madeleine, d’Akhénaton. A ce propos, elle fut ainsi éclairée par l’un de ses enseignants de Lumière :

« Sois en paix ! Cette femme a une hypersensibilité qui l’a projetée et plongée dans un vaste champ de mémoires collectives correspondant à ce que, de par le monde, des millions d’êtres ont créé sur la vie de Jésus.

Elle s’est identifiée à cette mémoire et l’a faite sienne. Son exaltation vient de cette discordance entre les différents plans de son être.

Telle une corde de violon trop tendue, elle joue une fausse note, tout en croyant être vraie. Ce qu’elle ressent, ce qu’elle perçoit, est réel dans le monde illusoire qu’elle a capté.

Elle ne ment pas.

Nombreux sont les êtres qui sont revenus sur Terre en oubliant qu’ils en avaient décidé ainsi. Nombreux sont-ils ainsi à vouloir échapper à ce qu’ils considèrent comme une vie médiocre, alors que c’est simplement la Vie.

C’est ainsi, petite sœur, que tu as rencontré et que tu rencontreras encore des St Jean, des rois et des reines, des conquérants et des savants, des alchimistes aussi, tous avec des rôles historiques… tu ne verras pas se présenter à toi de simples personnages sans histoire.

Tous ces êtres se façonnent de manière inconsciente un personnage proche de ce qu’ils croient être leur modèle. L’identification est telle qu’elle en est parfois troublante, tant il y a de sérénité dans leur sourire, de douceur dans leur voix, de noblesse dans leur attitude.

Il ne s’agit pourtant là que d’acteurs, aussi performants soient-ils, qui endossent pour un temps une identité qu’ils n’ont pas. »

Un Judas s’était présenté à Anne Givaudan, juste au moment où des livres sortaient réhabilitant enfin la « mémoire » de Judas l’Iscariote.

 

2. Marie-Madeleine :

« Je me remémorais cette jeune femme qui, passionnée par les soins et les huiles d’onction, faisait remonter sa vie d’il y a 2000 ans, affirmant être une incarnation de Marie-Madeleine.

Elle jouait son personnage avec beaucoup d’habileté, mais pas suffisamment pour que je puisse reconnaître en elle celle que j’avais bien connue sous ce nom, autrefois.

Pourtant, tout donnait à cette jeune femme des signes qui, disait-elle, ne pouvaient la tromper, et les pans d’Histoire qu’elle revivait ne lui laissaient aucun doute sur ce qu’elle avait été autrefois. Lorsque je lui avouai avoir été contactée par nombre de Marie-Madeleine, sans s’émouvoir elle me donna l’explication suivante :

‘Il peut y avoir plusieurs émanations de Marie-Madeleine…’

Mais, alors, pourquoi ces diverses émanations auraient-elles des revécus et des souvenirs tous très différents les uns des autres, même sur des événements historiques précis ? » (A. Givaudan) (5)

 

V. Quelques vies des auteurs :

Daniel Meurois fut amené à découvrir partiellement l’une de ses existences passées, vers les premiers siècles de notre ère, à l’époque mérovingienne.

Il se vit sur un champ de bataille parmi les clameurs, les épées, les haches, la boue et le sang. Il se retrouva aussi après le combat, totalement exténué, s’affaissant sur un sol sablonneux, face à une tente de peau qui devait être sienne.

La dernière image (et la dernière sensation tactile) fut celle de la main droite s’enfonçant nerveusement dans le sable. Daniel Meurois se retrouva dans son lit, ses muscles crispés comme si la tension enregistrée par sa conscience hors de son corps avait été retransmise à celui-ci. La main droite était crispée et résista une trentaine de secondes à la détente.

Lorsque son poing parvint à s’ouvrir, il eut la stupéfaction de découvrir un peu de sable au creux de la paume et sous les ongles…

« Comment ce sable était-il venu se loger là ? Etait-il concevable qu’il ait pu traverser l’espace-temps en empruntant à sa façon le même itinéraire que mon âme ? L’émotion ressentie par celle-ci l’avait-il aspiré ? Toutes les hypothèses sont permises face à un tel phénomène. Toutes, sauf celles d’un hasard, d’un délire ou d’un rêve. Quand on a vécu semblable chose, on sait qu’on l’a vécue ! » (D. Meurois)

Lors d’une visite au musée du Louvre, à la fin des années 1980, Daniel Meurois s’était trouvé face à une vitrine présentant une vingtaine de bagues dont les originaux dataient pour la plupart de quelques milliers d’années. Sa compagne lui proposa de lui offrir une de ces reproductions. L’une ce ces bagues, qui vint rouler juste devant lui, était d’argent et ornée d’un motif plat représentant un lion ailé. Cette bague avait été, semble-t-il, conçue pour servir de sceau. C’est la bague vers laquelle il se trouva attiré.

Quelques années après, commencèrent à défiler en lui les souvenirs de Nagar-Têth, prêtre d’Aton il y a environ 3500 ans.

« Dans la peau de cet homme, je me vis entre autre porter une bague en forme de sceau à l’annulaire droit. Exactement celle du Louvre, quoiqu’en or… Contexte pharaonique oblige ! Tout était identique : le même lion sculpté en creux, vu de profil avec sa coiffe et ses ailes déployées… C’est alors que je me souvins des explications fournies par la vendeuse à son sujet : ‘Il s’agit d’un sceau assyrien de facture égyptienne. On a retrouvé l’original en Syrie actuelle, à Ras-Sham-Ra, l’ancienne ville d’Urgarit.’ Ras-Sham-Ra ! Je m’y étais rendu incidemment plusieurs années auparavant, ignorant alors tout de l’histoire de Nagar-Têth qui avait terminé ses jours à quelques enjambées de la ville.

Pour comble de clin d’oeil du Destin ou du Temps, je savais, pour l’avoir revécu à travers les Annales, que Nagar-Têth avait égaré sa bague peu de temps avant de quitter ce monde. Tandis qu’il se lavait les mains avec l’eau d’une cruche, elle était tombée de son doigt et avait roulé parmi les roches et le sable. Impossible de la retrouver… Elle s’était volatilisée, aurait-on dit.

Bien sûr, celle qui était venue me rejoindre – en roulant dans un mouvement inverse – trois millénaires et demi plus tard n’était qu’une copie de celle qui fut jadis mienne, mais il n’empêche que sa présence suscite des questions. » (D. Meurois) (6)

Daniel Meurois a rédigé le récit de sa vie en tant que Nagar-Thêt, à l’époque du Pharaon Akhenaton, dans un livre paru en 1998 : La demeure du Rayonnant. Ce livre est maintenant disponible aux éditions Le Passe-Monde.

Daniel Meurois a aussi évoqué sa vie à l’époque de Jeshua (Jésus). Il se prénommait alors Simon« Simon, le fils du potier », comme le dit Jeshua dans le récit de sa vie détaillé dans le tome 1 (paru au Québec fin 2015) de : Le livre secret de Jeshua. (Tome 2 : novembre 2017 au Québec, janvier 2018 en France.) La vie de Simon est détaillée dans De mémoire d’Essénien (1984) et Chemins de ce temps-là (1989), deux livres coécrits avec Anne Givaudan, cette dernière ayant été, à la même époque christique, Myriam. Ces livres sont maintenant disponibles aux éditions Le Passe-Monde.

Notons que l’une des incarnations de Marie (il s’agit en fait d’Anne Givaudan), évoquée dans le livre d’Anne Givaudan : Walk-in, est identifiée à Diane de Poitiers, un personnage historique bien connu – c’était la favorite du roi de France Henri II, un fils de François 1er -, auquel Stéphane Bern a consacré un documentaire, dans une émission datée du 11 août 2010, de son magazine Secrets d’Histoire (sur France 2). Voici le passage concerné extrait de Walk-in :

« ‘Tu as donc été une femme très aimée, très connue, au caractère fort et aux connaissances nombreuses dans les domaines de l’esprit et plus spécifiquement de l’alchimie’, continue-t-il en s’adressant à la partenaire d’Aloha. ‘Tu ne t’en souviens pas aujourd’hui car tu viens tout juste de reprendre un corps pour une nouvelle vie, mais tu as été Diane de Poitiers. Tu as connu la transmutation des corps, la transformation de la matière, et les diverses facettes de la spiritualité n’avaient plus de secrets pour toi.’ » (7)

 

VI. Le karma :

On entend toujours : « C’est mon karma » ou « C’est son karma », sur le ton de la fatalité. Le karma n’est compris que comme un boulet à traîner derrière soi.

« Perçu de cette façon, il entretient tout naturellement un état de victime puisqu’il ne se manifesterait que dans le but de nous mettre des bâtons dans les roues et de nous faire payer une dette dont nous ignorons généralement tout mais qui serait liée aux insuffisances de nos vies antérieures.

Si la notion de karma permet d’aborder d’une manière assez cohérente celle du péché originel, elle n’arrange cependant en rien notre rapport souvent difficile aux obstacles que la vie nous réserve.

Aborder le karma sous cet angle plutôt démoralisant revient, il faut le dire, à poser un regard dramatiquement réductif sur ce qu’il est.

En réalité, le concept de karma ne devrait rien induire qui soit a priori plutôt négatif que positif. Le karma est simplement le résultat d’une mémoire. Ce peut être la mémoire de la collectivité humaine dans laquelle nous nous inscrivons ou encore notre mémoire personnelle. On parle évidemment là de notre banque de données profonde, du gigantesque dossier que représente notre atome-germe. » (D. Meurois)

Au cours d’une vie, il nous faut composer chaque jour avec un crédit et un déficit. En ce sens, le karma permet l’expression d’une loi d’équité absolue.

« Il est le moteur divin par lequel les âmes apprennent à grandir en révélant systématiquement ce qu’elles ont semé de lumineux comme d’obscur. » (D. Meurois)

Nous avons ici une sorte de comptabilité, avec nos avoirs et nos dettes, notre vie actuelle étant la résultante de l’équilibre ou du déséquilibre existant entre les deux « parties ».

Une vie difficile exprimerait ainsi une lourde dette à payer, tandis qu’une existence facile ou agréable serait la conséquence d’un karma positif. Mais on peut, en fait, se programmer une vie facile, même si on ne la mérite pas vraiment, avec l’intention de se rattraper dans la suivante et donc de « rembourser » cette vie facile… On peut parler à ce propos de sollicitation d’une avance ou d’une autorisation de découvert. Mais nul ne peut indéfiniment dépenser plus que ce qu’il est capable de générer. (8)

 

VII. Mémoires de sexes, de races, de peuples :

 

1. Mémoires de sexes :

« Sylvie a trente ans. Elle se bat, depuis qu’elle est adolescente, pour les droits des femmes sur Terre. C’est une militante acharnée qui crée des associations pour les femmes, et dans ses voyages c’est à elles qu’elle s’adresse.

Petite fille, déjà, lorsqu’elle voyait à la télévision des scènes où les femmes étaient victimes des hommes, elle en était malade. A tel point que ses parents la surprotégeaient en lui évitant toute scène se rapportant à ce sujet.

Aujourd’hui, Sylvie est en lutte et son combat quotidien ne lui permet pas de trouver la paix.

Elle s’épuise dans un jeu sans fin où ‘les bons’ et ‘les méchants’ sont étroitement imbriqués, où les hommes et les femmes vivent un conflit permanent.

Ce que Sylvie, qui clame haut et fort sa liberté de femme, ne sait pas, c’est que quelque part, profondément enfouies en elle, des mémoires sont là, en attente de la guérison des traces laissées par les blessures d’autrefois.

La jeune femme n’a d’ailleurs aucune idée qu’il pourrait y avoir d’autres vies. Elle trouve qu’une seule vie contient bien assez de ‘problèmes’ pour se suffire à elle-même.

Elle a vaguement entendu parler du karma et, là encore, elle trouve l’idée stupide.

‘C’est ce type de croyance qui maintient les femmes en état de passivité par rapport à leur sort’, pense-t-elle avec colère lorsqu’elle en entend parler.

Cette femme celte qu’elle fut il y a bien longtemps, dans un temps où les étoiles du ciel avaient une position autre, elle ne la connaît pas. Une femme souple et robuste, une femme chef de clan au pouvoir incontesté. Elle régnait alors sur un troupeau d’hommes-esclaves qu’elle menait sans ménagement et dont la vie ou la mort lui importait peu.

Pourtant, un jour, son cœur se mit à battre pour l’homme-esclave à son service. Serviteur loyal et fier, il avait su la séduire. Mais un chef a des contraintes face aux ‘autres’, et c’est avec un sens profond de ses responsabilités et de son devoir qu’elle mit fin à cette relation et aux jours de celui qui avait eu le malheur de lui plaire.

Cette femme soumise et voilée, c’est encore elle. Elle est belle, intelligente, certes, mais femme dans un pays où la loi n’est pas faite pour elle.

Elle est réduite au silence, on ne lui demande que l’obéissance.

L’homme à la peau tannée par le soleil ne veut d’elle qu’une soumission passive. Ni discours, ni rébellion, ni autonomie.

Elle est pourtant riche, mais c’est de cette richesse qui n’a jamais rendu quiconque heureux.

Ses robes sont signées des plus grands couturiers, ses bijoux sont précieux, mais personne d’autre qu’elle n’en profite… Pas même son mari qui bien souvent voyage et emmène avec lui d’autres femmes, plus jeunes, qui partagent son lit.

Elle n’a le courage ni de s’opposer, ni de partir, pas même de pleurer. La colère est là, puissante, elle ne l’anime pas, elle la ronge et la détruit.

C’est cette colère qui l’épuise et affaiblit sa santé. Elle s’empoisonne par son propre venin et, en proie à une haine profonde contre l’homme et cette civilisation de femmes bafouées, elle tourne la page de sa vie sans avoir conscience que celle-ci la suivra où qu’elle aille.

Sylvie, aujourd’hui, porte en elle le poison et le contrepoison, aussi précieux l’un que l’autre pour atteindre enfin ce qu’elle est, au-delà de tous ses personnages, au-delà des rôles inscrits dans son livre de vie.

Dans ce qu’elle vit aujourd’hui, elle fait encore pencher les plateaux de la balance et ne peut trouver l’équilibre et la paix dans une guerre des sexes qui n’en finit plus. » (A. Givaudan) (9)

 

2. Mémoires de « races » et de peuples :

Anne Givaudan évoque les mémoires de Roms, ceux-ci ayant été, il y a bien longtemps, « les proches du Shambhalla le plus physique et les gardiens de grands secrets ».

« Lorsqu’un jour certains d’entre eux dévoilèrent ces secrets, ils furent contraints de partir. Depuis, ils errent de terre en terre sans jamais trouver la leur.

Voyagent-ils ainsi sans repos pour laver cette mémoire ? Eux seuls pourront, un jour, en témoigner. » (A. Givaudan)

Il existe des mémoires remontant à une époque où le peuple noir était une race dominante et où le Blanc était soumis. Puis le temps a tourné, le Blanc a dominé et le Noir fut soumis.

Il y a aussi, outre des mémoires (atlantes ou lémuriennes) de continents disparus, avec de grands cataclysmes et des morts innombrables, des mémoires concernant le peuple de l’Inde qui, il y a aussi bien longtemps, connaissait le pouvoir de l’Esprit sur la matière, mais qui, perdu par cette facilité, devint léthargique et indolent malgré les avertissements de ses sages. (10)

Alain Moreau

 

Références :

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