La réincarnation. (1) Critique de l’argumentation contre la réincarnation

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Depuis mon plus jeune âge, donc depuis le début des années 1970, j’ai intégré, dans ma conception de la vie et de la mort, la réalité de la réincarnation. C’est par la lecture des livres de Lobsang Rampa (un personnage controversé auquel je consacrerai un texte sur ce site) et par la lecture du livre de Morey Bernstein : « A la recherche de Bridey Murphy » (un livre aussi controversé) que j’ai commencé à acquérir des convictions assurées sur certaines réalités spirituelles dont la réincarnation fait partie. J’ai ensuite eu accès, bien sûr, à un grand nombre d’autres sources qui m’ont conforté dans cette conviction. J’ai décidé de consacrer ce premier texte sur la réincarnation aux critiques faites par divers auteurs anti-réincarnationnistes.

 

 

 

Combien de fois n’entend-on pas des expressions comme : « On n’a qu’une vie » ou « On ne vit qu’une fois » (l’expression la plus fréquemment rencontrée !), « On ne choisit pas ses parents », « Je n’ai pas demandé à naître »… Il n’y a pas que le « tout-venant » qui, au fil d’une conversation, sort ces expressions « convenues ». Citons, par exemple, le philosophe athée hyper-médiatisé Michel Onfray qui, dans une émission de : « On n’est pas couché » (France 2, dans la nuit du 11 au 12 février 2017), a dit qu’on ne demande pas à naître, qu’on ne choisit pas l’endroit où on naît, etc., ajoutant qu’il n’a pas choisi d’être philosophe… Or, lorsqu’on se situe dans une perspective réincarnationniste, toutes ces affirmations péremptoires sont totalement fausses. Tous ces paramètres de vie sont en effet mis en place ou, si l’on préfère, planifiés, avant la descente dans l’incarnation, par soi-même (c’est-à-dire, en l’occurrence, notre âme ou notre corps spirituel) et les « guides » qui président au processus de réincarnation…

Il n’y a pas que les athées (lesquels nient l’existence de Dieu, de l’âme et de l’Au-delà) qui ne croient pas à la réincarnation, il y a aussi ceux qui croient à l’existence et à la survie de l’âme sans pour autant croire à la réincarnation. Le présent texte est axé sur la critique de l’argumentation de cette dernière catégorie de « non-croyants ».

 

I. L’argumentaire des anti-réincarnationnistes :

Dans mon livre : “Communications interdimensionnelles” (JMG éditions, 2007), j’ai proposé une petite typologie des communications médiumniques en distinguant trois types de sources dénommées A, B et C. L’un des critères de différentiation des sources de type A et B réside dans la reconnaissance ou non de la réalité de la réincarnation conçue comme une loi fondamentale de réalisation de l’évolution spirituelle. Les diverses sources de type médiumnique sont donc divisées quant à la réalité de la réincarnation, à l’exception des sources de type C qui regroupent les cas de channeling, lesquelles reconnaissent, de façon unanime, sa réalité.

Les opposants à la réincarnation comprennent, certes, les négateurs de l’existence de l’âme, mais aussi ceux qu’il est convenu d’appeler les « survivalistes “non-réincarnationnistes” », ceux-ci se recrutant parmi les fidèles des religions abrahamiques et parmi des individus qui, tout en croyant fermement à la survie de la conscience, sont réfractaires au concept de réincarnation pour des raisons que je qualifierai d’« émotionnelles » (peur de ne pas retrouver les chers disparus, etc.). Dans leurs écrits, les auteurs réfractaires à la réincarnation (dans son acception occidentale) s’emploient à nier cette dernière en adoptant plusieurs lignes de défense (et de rejet) :

1. La mise en évidence des différences existant entre les approches orientale (métempsycose et transmigration) et occidentale de la renaissance. Les Orientaux perçoivent celle-ci comme une malédiction (dont il faut s’échapper le plus vite possible) et non comme un enrichissement du moi. D’autre part, les « incarnations » peuvent se produire indifféremment dans les divers règnes (animal, etc.), contrairement à la conception de la plupart des sources occidentales. Certains négateurs (ce fut le cas, par exemple, de René Guénon) vont même jusqu’à nier l’existence de l’enseignement de la « réincarnation » dans le bouddhisme et l’hindouisme. La notion d’évolution, inhérente à la conception occidentale de la réincarnation, est perçue comme un ajout tardif en relation avec la théorie darwinienne de l’évolution, et les critiques critiquent (c’est le cas de Laurent Guyénot) la notion d’évolution spirituelle associée à celle de réincarnation.

2. La mise en évidence des inexactitudes rapportées par certains supporters de la réincarnation : auteurs ou célébrités présentés comme ayant été des défenseurs de la réincarnation alors qu’ils ne faisaient qu’en parler sans y adhérer, affirmation selon laquelle l’Eglise aurait d’abord accepté puis rejeté la doctrine de la réincarnation, etc.

3. La mise en évidence des contradictions entre les divers courants de pensée à propos de diverses variables : nombre d’incarnations, durée de l’intervalle entre deux vies, changement ou non de sexe, etc.

4. La dénonciation de la loi du karma, présentée sous un angle négatif. Par exemple, selon Jean Prieur (qui a fêté ses 100 ans en 2015 !), cette loi « détruit toute pitié ». Notons également que certains spirites (comme ceux du Cercle Spirite Allan Kardec) récusent cette loi karmique, tout en prônant la réincarnation. Or, on ne peut pas sérieusement dissocier l’une de l’autre. Tout dépend, aussi, de la façon dont cette loi de cause à effet est présentée, tous les malheurs de la vie n’étant pas imputables à une loi présentée, soit de façon fantaisiste, soit de façon tendancieuse.

5. La démolition du caractère probant des « cas suggérant la réincarnation », la stratégie employée consistant à trouver, à tout prix, des explications alternatives évacuant toute idée de réincarnation. Les promoteurs de cette démarche, parmi lesquels il faut citer Laurent Guyénot, expliquent ainsi tous les cas de prétendue réincarnation par un cocktail d’explications alternatives incluant la clairvoyance, la possession, les faux souvenirs, la « cryptomnésie », etc.

Dans sa préface à un livre de Laurent Guyénot, le prêtre François Brune a fait le commentaire suivant :

« Il n’oppose pas un dogmatisme à un fanatisme. Il se livre à une recherche très documentée et précise, grâce à une érudition exceptionnelle et à une très grande rigueur. Je ne connais pas d’étude aussi poussée sur les différents mécanismes possibles qui peuvent être à l’origine des faits parapsychologiques et psychologiques constatés. Toutes les possibilités sont envisagées, sans exclure d’ailleurs a priori la possibilité d’une authentique réincarnation au sens où l’entend l’Occident moderne. Il s’agit seulement pour l’auteur d’examiner si d’autres phénomènes, correspondant à un tout autre processus, ne pourraient pas présenter les mêmes apparences. Les ‘souvenirs’ de vies passées ne proviennent peut-être pas toujours de vies antérieures vécues par la personne elle-même. »

Il ajoute que plusieurs auteurs, « même parmi les partisans de la réincarnation », avaient pressenti que les choses « ne pouvaient pas être aussi simples que beaucoup de naïfs le prétendent ». (1)

Cette présentation du livre de Laurent Guyénot donne l’impression que ce dernier adopte une approche objective et « scientifique » dans l’évaluation des cas étudiés (études de Ian Stevenson, régressions mémorielles sous hypnose, etc.). En réalité, la lecture du livre de Laurent Guyénot montre chez ce dernier un désir effréné de recherche à tout prix d’explications alternatives (en privilégiant celles-ci bien sûr), le but implicite étant l’éradication de la conception occidentale de la réincarnation pour laquelle l’auteur éprouve, en fait – et il n’est pas le seul -, une aversion manifeste…

François Brune évoque, comme je l’ai cité plus haut, les partisans de la réincarnation ayant procédé à ce type de critique des données disponibles. Il s’agit ici d’une référence implicite, notamment, au théosophe Jean-Louis Siémons (qui a privilégié l’approche théosophique de la réincarnation). Néanmoins, contrairement à ce dernier, des auteurs comme Laurent Guyénot et Jean Prieur (dans son livre paru aux éditions Robert Laffont en 1994) sont foncièrement hostiles à la réincarnation pour des raisons qui, en fait, sont à la base essentiellement de type « émotionnel » (la partie de « cache-cache » avec les chers disparus, évoquée par Jean Prieur, etc.). Ces auteurs aiment évoquer par exemple une « nouvelle interprétation des indices de réincarnation », celle-ci n’étant là, en fait, que pour nier la réalité des vies successives… Ils ne manquent pas non plus de citer les messages de l’Au-delà faisant état de la prétendue inexistence de la réincarnation (ou de son caractère tout aussi prétendument exceptionnel), tout en passant sous silence ou en sous-évaluant l’intérêt des messages qui affirment le contraire.

Le prêtre Jean Martin s’est référé notamment à Jean Prieur qui a écrit qu’avec la réincarnation le rôle du Christ devient problématique ou inutile, car dans la perspective des vies successives l’individu doit, par ses actes, devenir parfait. Ce qui, écrit Jean Prieur, revient à lui demander l’impossible, l’individu ne pouvant accomplir ce travail de Sisyphe. On ne peut se rapprocher de Dieu que de manière « asymptotique ». En réalité, la finalité de la réincarnation n’est pas de rendre l’individu « parfait », le but visé étant plutôt une forme d’alchimie spirituelle qui a pour objet de transformer les défauts en qualités. Il s’agit donc d’atteindre un certain niveau de conscience, la véritable perfection n’étant accessible que bien après le cycle d’incarnations, lors de la fusion de l’âme individuelle dans l’âme universelle (ou Dieu), ce fragment individualisé de Dieu conservant néanmoins sa propre conscience individuelle. Quant à Jésus, son enseignement visait en définitive, par la voie ou le chemin qu’il prônait, à stopper le cycle des vies successives…

 

A) Réponse à quelques objections :

 

a) “Holomatière”, “résidus psychiques”, etc. :

Précisons que le processus de réincarnation n’a strictement rien à voir avec les notions de « holomatière », de « protomatière », de « psychomatière », de « proto-conscience », de « télémnésie », d’un « champ psychique non-local » avec lequel nous serions tous reliés et qui permettrait de capter une partie des souvenirs de n’importe quelle personne ayant existé dans le passé. Se référer à ces concepts, c’est nier la composante « survivaliste » des souvenirs de vies antérieures au profit d’une perspective matérialiste « déguisée ». Certains auteurs ont, en effet, tendance à vouloir faire cadrer à tout prix des concepts « spiritualistes » avec des considérations relevant de la physique théorique (surtout quantique), en évacuant du même coup ce qui constitue le fondement même de la réincarnation, à savoir l’existence d’un noyau spirituel permanent spécifique à un individu qui poursuit son voyage évolutif au travers d’incarnations successives. La conception de René Guénon (décédé en 1951), celle des « résidus psychiques », participe de cette négation de la réalité de la réincarnation ainsi définie, mais elle n’a, pour le « réincarnationniste », pas plus de consistance. Elle se caractérise surtout par son côté nébuleux, au même titre que d’autres spéculations infondées comme celles des « fantômes transgénérationnels », des « récurrences métempsycosiques » et des « relations fusionnelles de syntonie », autant de belles expressions à la saveur poétique, mais dont l’intérêt est limité à ce constat.

 

b) Augmentation de la population mondiale et absence d’amélioration éthique :

Jean-Pierre Girard a repris, sur son site Internet, cette citation de Confucius : “On a deux vies. La deuxième commence quand on se rend compte qu’on n’en a qu’une.” Dans plusieurs de ses ouvrages, dont deux parus aux éditions Trajectoire : « Encyclopédie du paranormal » (2005), « Encyclopédie de l’Au-delà » (2006), Jean-Pierre Girard a abordé le sujet de la réincarnation. Afin de réfuter la réalité de cette dernière, il évoque l’augmentation de la population mondiale et l’absence, au niveau planétaire, de l’amélioration de l’éthique et de la moralité. Il mentionne la constance tragique de l’Homme à générer du mal – ce qui n’est pas faux lorsqu’on jette un coup d’œil à l’histoire de l’humanité (passée et actuelle) – et constate qu’il n’y a pas trace, à ce sujet, d’évolution de l’âme humaine. Et le « plus grand coup porté à l’encontre de la croyance en la réincarnation » est, écrit-il, lié à la croissance des populations. Il se demande d’où viennent toutes ces âmes et s’interroge : comment expliquer cette recrudescence d’arrivées ? Il récuse l’explication « facile » selon laquelle cet excédent d’âmes s’explique par la venue d’âmes d’origine extraterrestre, et ce d’autant plus que l’on ne trouve pas mention, dans les récits d’enfants ayant des aperçus de leur vie précédente, de référence à une incarnation sur une autre planète, pas plus qu’il n’y a d’allusions massives à des existences extraterrestres dans les récits recueillis à la faveur de régressions mémorielles.

« La croissance du monde ? Ce sont des extraterrestres. Vous n’y croyez pas ? Moi non plus, et, encore une fois, vu sous ce seul angle, il ne reste pas grand-chose de tangible à l’hypothèse de la réincarnation. » (J.-P. Girard) (2)

L’argument de l’augmentation de la population mondiale, comme « preuve » du caractère non universel de la réincarnation, a aussi été utilisé par Hubert Larqué. Ce dernier a écrit que si nous avons tous déjà vécu il faudrait que nos ancêtres de Cro-magnon aient été eux-mêmes « des réincarnations de… etc. ». Or, quand on fait les comptes, cela est résolument impossible, « car de 50 000 hommes de jadis, par exemple, on ne fait pas 6 milliards de contemporains par la réincarnation, mais seulement 50 000 »… Il en tire la conclusion que les récits de « vies antérieures », sous hypnose, ne s’expliquent pas par la réincarnation. Cela prouve, écrit Hubert Larqué, que certains, parmi nous, ne sont les réincarnés de personne. (3)

Le musulman Kamel Ben Salem reprend à son compte l’objection de l’augmentation de la population mondiale, de l’« ajout permanent d’individus ». Il reprend aussi le constat de l’absence d’amélioration comportementale (et donc éthique) de l’humanité :

« Comment expliquer alors le fait que l’humanité soit apparemment loin de s’améliorer ? En effet, à part le progrès du savoir technologique et scientifique, on ne peut pas vraiment dire que le mal ait régressé sur Terre… » (4)

Que répond le « réincarnationniste » (que je suis) à ce type d’objections ? La réponse donnée dépend de la réponse initiale à un point fondamental : y a-t-il, dans le processus de création divine, un apport continuel de nouvelles âmes créées, ou le nombre d’âmes créées est-il fixe, cette dernière possibilité impliquant la création initiale d’un nombre limité et fixe d’âmes ? Si la réponse à cette question est un nombre toujours croissant de nouvelles âmes, nous avons tout de suite la réponse à l’objection de Jean-Pierre Girard et d’Hubert Larqué (et à l’objection faite par Aymeric Caron à la médium Patricia Darré dans une émission, en 2013, d’« On n’est pas couché ») ! L’explication est simple et je vais la donner en faisant intervenir le courant électrique et les ampoules ! Considérez les deux ensembles suivants :

– Le courant électrique, les ampoules et le courant passant dans chaque ampoule.

– L’âme universelle (expression de Dieu), les corps physiques et l’« âme-personnalité » individuelle.

Vous avez peut-être déjà compris que le courant électrique représente l’âme universelle, que les ampoules représentent les corps physiques et que chaque ampoule allumée représente une « âme-personnalité » en incarnation. Nous avons ainsi une série d’ampoules allumées (et donc « vivantes »). Or, rien ne nous empêche d’ajouter d’autres ampoules. Nous pouvons en ajouter autant que nous voulons. Et dans chacune d’elles le courant passe ou, si vous préférez, une « âme-personnalité » s’incarne. Et voilà donc résolu, par cette analogie, le problème de l’augmentation de la population mondiale dans une perspective « réincarnationniste ». Les différentes âmes humaines étant autant d’expressions ou segments de l’âme universelle (l’Homme a été créé à l’image de Dieu, dit-on), nous avons de nombreuses nouvelles âmes qui viennent occuper les nouveaux corps disponibles, ces âmes débutant, évidemment, leur processus d’évolution spirituelle au fil des incarnations successives.

Quant à l’absence apparente de l’amélioration éthique et morale de l’humanité, au fil du temps, elle s’explique tout simplement par l’apport de nouvelles âmes inexpérimentées ou immatures, dépourvues d’un bagage d’expériences terrestres (sans oublier certaines âmes enracinées dans le mal). Il ne faut pas oublier non plus que les âmes, une fois arrivées en incarnation, oublient leur origine spirituelle et leur contrat d’incarnation ! Dans le scénario d’une création continue de nouvelles âmes, les deux objections de Jean-Pierre Girard (et de tous ceux qui agitent le prétendu « argument massue » de l’augmentation de la population mondiale) ne s’avèrent donc pas valables. Notons que chaque « âme-personnalité » a sa fréquence ou note vibratoire spécifique, ce qui la distingue de n’importe quelle autre âme de la Création, les expériences terrestres propres à chaque « âme-personnalité » conférant à celle-ci sa spécificité comportementale, émotionnelle, etc. Il ne faut pas oublier, non plus, le libre arbitre et les leçons karmiques résultantes… Et c’est ici que s’arrête, bien sûr, l’analogie entre ampoules électriques allumées (toutes identiques) et « âmes-personnalités » (toutes distinctes) ! En outre, pour répondre à Hubert Larqué, je dirai qu’il est tout à fait normal qu’il y ait, dans la perspective de la création continue de nouvelles âmes, des âmes qui en sont à leur première incarnation. Le fait que de « nouvelles âmes » s’incarnent ne peut donc constituer un argument à l’encontre du caractère universel de la loi de réincarnation. Car il faut bien commencer un jour !

La réponse aux objections faites par Jean-Pierre Girard et Hubert Larqué (et d’autres individus) est par contre beaucoup plus difficile si l’on se situe dans la perspective d’un nombre initial, et donc limité, d’âmes créées, sans création de nouvelles âmes. Nous aurions donc, dans ce cas de figure, un « stock » limité d’âmes ! Comment dès lors concilier cela avec la réalité de la réincarnation ? Notons d’abord que l’objectif des âmes en incarnation est de se libérer, en définitive, du cycle des vies successives. S’il n’y avait qu’un nombre limité d’âmes, il n’y aurait plus personne, à un moment donné, compte tenu de ce processus de libération de la matière qui doit inévitablement se produire à un moment donné du processus évolutif ! Mauvaise affaire pour les plans de Dieu ! On peut certes envisager (contrairement à ce qu’écrit Jean-Pierre Girard) l’apport d’âmes extérieures à la Terre, mais la solution du problème ne se trouve là que de façon partielle.

41FWZE9KDFL._SX310_BO1,204,203,200_La channel française Midaho a reçu l’information selon laquelle il y a eu, à l’origine, la création de douze milliards d’âmes terrestres. (5) Cela dépasse donc largement les quelque sept milliards d’âmes actuellement en incarnation. Mais on se demandera, évidemment, où sont les quelque cinq milliards d’âmes absentes. On peut penser que nombre d’entre elles se sont libérées de la nécessité de s’incarner et qu’elles servent donc « ailleurs » (dans les royaumes spirituels), alors que d’autres peuvent poursuivre leur évolution sur d’autres planètes habitées. Rappelons que les âmes ne sont pas destinées à vivre éternellement l’incarnation (ou à s’incarner continuellement sur Terre, celle-ci n’étant qu’une planète habitée parmi les milliards de planètes habitées). Quoi qu’il en soit, qu’il y ait douze milliards d’âmes terrestres ou qu’il y ait un apport continu de nouvelles « âmes-personnalités », nous venons de voir que ces deux possibilités ne sont pas incompatibles avec l’idée de la réincarnation. Quant à la persistance du mal, dans la perspective d’un nombre limité d’âmes, il faut la mettre en relation avec l’oubli, par les âmes incarnées, de leur origine spirituelle, et tenir compte de facteurs « handicapants » tels que l’existence de fausses conceptions et faux enseignements (menant à l’athéisme et aux fanatismes religieux) sur le sens de la vie, lesquels sont susceptibles d’induire, chez beaucoup de personnes déséquilibrées par certaines expériences de la vie, des actes (atrocités, inégalités, etc.) contraires à la loi d’Amour…

 

c) L’oubli des vies antérieures :

Quant à l’oubli des vies antérieures, il peut s’expliquer de deux façons. Il y a, d’une part, le fait que notre cerveau actuel n’a pu enregistrer les événements « antérieurs », celui-ci étant nouveau. L’autre explication est relative à la nécessité de se focaliser sur les expériences de la vie actuelle, sans être perturbé par le poids des actes commis lors de précédentes vies. Si, dans une précédente vie, quelqu’un a été, par exemple, un officier nazi dans un camp de concentration, lui plairait-il de se rappeler ce passé inquiétant ? On pourrait, bien sûr, multiplier les exemples de ce type. Il s’agit donc d’une mesure de protection (par rapport aux regrets et remords que l’on éprouverait). Certains souvenirs peuvent cependant être retrouvés à la faveur d’un état modifié de conscience ou, beaucoup plus rarement, de façon spontanée. Dans le cas d’une régression mémorielle, on entre en contact avec un niveau profond de la psyché, avec la véritable « mémoire subconsciente » où sont stockés les événements recherchés.

On peut penser que les souvenirs de certains enfants s’expliquent, quant à eux, en partie par le court laps de temps écoulé depuis le départ du monde spirituel, mais surtout par le très court laps de temps constaté entre les deux incarnations (généralement quelques mois, parfois quelques jours), ce qui facilite le transfert d’informations entre les consciences « astrale » et physique. Si l’on prend en considération l’ensemble des données recueillies sur les modalités de la réincarnation, émanant de divers types de sources (régressions mémorielles, divers enseignements spiritualistes, etc.), on s’aperçoit que ce très court laps de temps entre les incarnations ne constitue pas la règle générale (ce qui explique en partie pourquoi peu d’enfants ont ce type de souvenirs).

Cet oubli des vies antérieures est utilisé, par Kamel Ben Salem (et aussi par d’autres individus), comme un argument contre la réincarnation : comment pourrait-on « tendre vers l’amélioration de soi si on ne conservait pas la mémoire de ses erreurs ? N’y aurait-il pas là comme un non-sens ? ». (6) C’est ignorer d’une part que l’oubli est rendu nécessaire par les deux éléments explicatifs que je viens de donner (nouveau cerveau à chaque incarnation et nécessité d’oublier provisoirement le lourd passif karmique pour se focaliser sur les expériences « actuelles »), d’autre part que l’individu « actuel » est la résultante (au niveau “expérientiel”) de ses précédentes incarnations. En outre, l’âme-personnalité fait le bilan de ses vies dans l’entre-deux-vies et son nouveau programme d’incarnation tient compte du bilan karmique associé (lequel prend en considération, bien sûr, les erreurs passées). Le tout s’avère donc compatible avec l’idée d’une volonté d’amélioration de soi, d’autant que la « mémoire des erreurs » est intégrée dans la mémoire subconsciente (celle de l’âme), laquelle peut servir de « guide » (inconscient) au nouveau parcours évolutif de l’âme (le temps de la nouvelle incarnation).

 

d) L’argument le plus stupide contre la réincarnation :

On sait que certains groupes ethniques prétendent que l’âme se réincarne immédiatement, ce qui constitue une absurdité, une période de repos et d’assimilation des expériences terrestres étant nécessaire, entre deux incarnations, à l’âme, ainsi que le rappellent toutes les sources valables. Le pseudo-argument qui mérite largement la palme de « l’argument le plus stupide » à l’encontre de la réincarnation est justement en relation avec la notion de réincarnation immédiate. Il a été formulé par le musulman Kamel Ben Salem dans le numéro 101 (juin 2016, page 26) de « Parasciences » :

« Lors des EMI, plusieurs témoins ont affirmé avoir rencontré leurs proches défunts, décédés depuis plusieurs années. Comment la doctrine de la réincarnation explique-t-elle la rencontre avec ces défunts qui doivent être normalement déjà réincarnés ? Ce fait a beaucoup embarrassé les bouddhistes. En effet, dans l’ouvrage ‘Dormir, rêver, mourir : explorer la conscience avec le Dalaï- Lama’, ce dernier donne des arguments en faveur d’un état de rêve et non d’une sortie de l’esprit hors du corps. Les bouddhistes ne sont pas en mesure de répondre rationnellement à ces questions. »

Evidemment, pour celui ou celle qui connaît la littérature réincarnationniste occidentale, du dix-neuvième siècle à nos jours, cette objection est totalement ridicule. Il existe bien sûr un intervalle de plus ou moins longue durée (en temps terrestre) entre deux incarnations. Toutes les sources médiumniques et ésotériques occidentales en font état, et cela est bien sûr confirmé par les données factuelles (régressions mémorielles sous hypnose, récits de souvenirs « spontanés ».) Après la mort biologique, l’âme rejoint sa demeure spirituelle (le Monde spirituel) pour faire le bilan et tirer les leçons de son expérience passée, et aussi pour se « reposer » avant de programmer sa prochaine vie en fonction de son niveau d’évolution. Il est donc tout à fait normal que des témoins EMI soient amenés à « rencontrer » des proches défunts non encore réincarnés ! Car, encore une fois, la réincarnation immédiate, cela n’existe pas : une âme ne passe pas d’un corps à un autre comme un électron passe d’une couche électronique à une autre… On ne peut donc qu’être consterné par l’absurdité de « l’argument » bidon de Kamel Ben Salem. Et si les bouddhistes ont du mal à comprendre cela (il paraît qu’ils sont « embarrassés » et ne sont pas en mesure de « répondre rationnellement à ces questions » !), c’est grave ! D’autant que je ne vois pas du tout ce que vient faire ici le point de vue (que je ne partage évidemment pas) du Dalaï-Lama à propos, si j’ai bien compris (je n’ai pas le livre cité), du « rêve » associé à l’EMI (ou NDE).

 

e) La revue de vie après une NDE :

Les arguments de certains auteurs contre la réincarnation sont parfois curieux. Ainsi, Hubert Larqué a présenté comme un « argument massue » à l’encontre de la réincarnation le fait qu’il n’y a pas, dans les « revues de vie » des rescapés NDE (expériences au seuil de la mort), de revue d’une autre vie que celle de la vie écoulée, ce qui est présenté comme étant « totalement dénué de sens dans le cas où on accepterait une multiplicité de vies successives », le tout étant jugé « pire » si l’on retient la théorie du karma ! Ceci est présenté comme un « argument de poids » pour dénoncer les « vies antérieures » nombreuses et obligatoires. (7) Cet argument est absurde pour une simple raison : dans la première étape du processus post mortem (chez certains rescapés NDE comme chez ceux qui sont réellement « morts »), l’accent est évidemment mis sur la vie qui vient de s’écouler, celle dont la conscience de l’individu est imprégnée. La réflexion sur les autres incarnations de l’âme-personnalité ne sera envisagée que plus tard lors du séjour dans le monde spirituel.

En outre, l’absence, lors d’une NDE, de revue de précédentes vies lors de la phase de la revue de vie, n’est pas systématique, comme on peut le voir avec ce récit d’un sujet NDE rapporté par le cardiologue Pim van Lommel (avec qui j’ai échangé quelques mots à Pau le 29 novembre 2015) :

Mort ou pas Lommel« Toute ma vie passée semblait être présentée devant moi en une sorte de vision panoramique tridimensionnelle, et chaque événement s’accompagnait de la conscience du bien ou du mal, ou d’une indication sur sa cause et ses effets. Tout le long, non seulement j’ai vu les choses de mon point de vue, mais je connaissais aussi les pensées des personnes impliquées dans ces événements, comme si leurs pensées étaient déposées en moi. Cela veut dire que je voyais à la fois ce que j’avais fait ou pensé et la façon dont les autres avaient été affectés, comme si je voyais avec des yeux omniscients. Même nos pensées ne sont jamais perdues. Et tout le long, ce film insistait sur l’importance de l’amour. J’ignore combien de temps ce film et ces plongées dans les événements de ma vie ont duré ; pas mal de temps, peut-être, parce que tout a été passé en revue, mais en même temps j’ai eu l’impression que ça durait une fraction de seconde, parce que j’ai tout vu d’un seul coup. C’était comme si le temps et la distance n’existaient pas. J’étais partout à la fois, et parfois, quand mon attention se focalisait sur quelque chose, très vite j’y étais aussi.

Pour commencer, j’ai pu voir des images de mes deux vies précédentes. La première fois que je suis mort, c’était à l’époque romaine, pendant une campagne en Angleterre. J’étais le chef d’une cohorte qui escortait un certain nombre de prisonnières vers la côte, et en chemin nous avons été attaqués par les indigènes de la région. J’ai aussi revu ma mort pendant la première Guerre mondiale. J’étais dans un avion de combat, ce devait être en 1917, et j’ai été pris dans une bataille avec un appareil allemand. J’ai été tué et je me suis écrasé entre les lignes. Je dis 1917 parce qu’en voyant les photos prises cette années-là, j’ai pu identifier le type d’appareil utilisé par l’armée de l’air anglaise à l’époque. Pourquoi j’ai vu des extraits de ces deux vies, je n’en sais rien. Et c’est impossible à vérifier. Ce dont je me souviens le plus nettement c’est des images de ma dernière vie, disons de ma vie actuelle si vous voulez. J’ai d’abord assisté à ma naissance. C’est notre médecin de famille qui m’a fait naître, contrairement à mes sœurs qui sont venues au monde avec la sage-femme. Le docteur m’a pris dans ses bras et a prononcé ces mots mémorables à l’adresse de ma mère : ‘C’est un enfant spécial. Il deviendra soit un grand génie soit un grand vaurien.’ Je n’ai été ni l’un ni l’autre. J’ai vu mes premiers pas. J’ai vu comment ma conduite peu raisonnable tourmentait ma mère. Je me suis vu en train de jouer avec le chien du voisin, Bello. C’était un chien de garde et il gardait la ferme. C’était une bête énorme qui n’obéissait qu’à ses maîtres. Curieusement, je n’avais pas du tout peur de lui et il supportait tout ce que je lui faisais. Il m’arrivait même de me glisser dans sa niche pour une petite sieste. Et je n’aurais pas laissé le fermier Mast, son propriétaire, faire la moindre tentative pour me tirer de là. J’étais en aussi bons termes avec Bles, la grande jument. Quand elle était au pré et que je me glissais sous la clôture en fils barbelés, elle se pointait au grand galop et ruait en arrivant devant moi. Ensuite, elle se couchait souvent par terre et je rampais entre ses pattes et sur son ventre. Le spectacle terrorisait tous ceux qui y assistaient. J’ai aussi vu défiler devant mes yeux mes années d’école, et les professeurs auxquels je menais la vie dure. Les années de guerre surtout ont été très marquantes. J’ai vu certains des hommes que j’avais connus au camp et à qui j’avais, parfois, dérobé le peu de nourriture qu’ils avaient pour tenter de survivre. Mais j’ai aussi vu passer certaines de mes bonnes actions. J’ai vu l’Indonésienne avec qui j’avais vécu quatre ans. J’ai revécu un amour intense, mais aussi ce jour où je lui ai fait beaucoup de mal en croyant qu’elle ne s’en était pas rendu compte. Rétrospectivement, j’ai vu un tas de situations où, en tant que militaire, j’avais été impitoyable. Mais mon EMI m’a aussi rappelé certains incidents où, défiant les ordres, j’avais laissé la pitié prendre le pas sur le règlement. Parmi ces incidents, il y en avait qui s’étaient depuis longtemps effacés de ma mémoire. Par exemple, il y avait des choses que j’en étais venu à accepter comme ‘mauvaises’, mais qui apparaissaient soudain comme bonnes. Pareil pour des choses que je considérais comme bonnes et qui étaient soudain qualifiées de mauvaises. Ensuite, je me suis livré à une analyse minutieuse d’un autre épisode, la bataille d’Arnhem, en septembre 1944. Ce qui m’a surtout frappé, c’est le nombre de gens qui me sont passés devant les yeux de l’esprit en si peu de temps. J’en ai vu beaucoup que j’avais emmenés à l’hôpital ou qui étaient morts dans mes bras. Beaucoup m’ont assuré qu’ils viendraient m’accueillir dès que j’arriverais ‘de l’autre côté’. A ma grande surprise, je n’ai vu qu’un seul Allemand. C’était un soldat qui s’était battu avec un soldat anglais, et ils s’étaient infligé des blessures si graves qu’ils étaient morts tous les deux, l’un après l’autre. Il m’avait donné sa croix de fer, et curieusement j’avais réussi à la conserver pendant toute ma vie. Il me l’avait donnée parce que je lui avais fait tirer quelques bouffées de la dernière cigarette de son adversaire anglais. Le fait de l’avoir fait fumer était considéré comme une bonne action, ce que je ne comprends pas parce que j’avais agi sur ordre ou à la requête de l’Anglais. J’aurais préféré laisser l’Allemand mijoter dans son sang. Ce que je veux dire par là c’est que là-haut les critères de jugements ne sont pas les mêmes qu’ici bas. » (8)

 

f) Autres « objections » :

Kamel Ben Salem fait ce commentaire :

« Une personne ayant accompli de mauvaises actions dans sa vie peut même être réincarnée en une plante ou en un animal. Mais si c’était le cas, selon cette croyance qui nie l’existence de Dieu, qui va juger la vie antérieure d’une personne et la renvoyer dans ce monde avec un nouveau corps ? »

D’abord, la doctrine occidentale (que Kamel Ben Salem ne connaît manifestement pas) de la réincarnation ne nie pas l’existence de Dieu, toute considération « bouddhiste » mise à part.

Ensuite, la métempsycose (la possibilité de se réincarner dans une plante ou dans un animal) n’est pas reconnue par la plupart des sources occidentales qui, contrairement aux crédos orientaux, prônent la réincarnation dans une perspective évolutive à travers les divers règnes de la nature : du minéral au végétal, du végétal à l’animal, et de l’animal à l’humain (avant d’accéder à l’équivalent du « stade angélique »). Tout au plus, cette possibilité évolutive « régressive » est-elle reconnue, pour des cas particuliers, par quelques sources (dont certains « communicateurs animaliers ») que je ne développe pas ici. A-t-on d’ailleurs vu un élève de terminale rétrograder au cours préparatoire ? Il en va de même pour l’école de la vie.

Autre « remarque » de Kamel Ben Salem :

« Avec la thèse réincarnationniste, on peut tomber dans des situations très ambiguës. En effet, une mère ayant un père décédé pourrait être la mère de son père, si l’âme de ce dernier se réincarne dans le corps de son petit-fils. »

Je lui réponds que ce qu’il y a de « bien », dans la réincarnation, c’est que les rôles incarnationnels” sont interchangeables : une fois on peut être le fils, une autre fois la fille, une autre fois le père, une autre fois la mère, etc., et ce, dans des familles distinctes (mais pas toujours). Une « ambiguïté » qui n’en est une que pour ceux qui sont excessivement attachés au principe d’une vie unique et à celui d’une identité corporelle unique, le corps n’étant, dans une perspective réincarnationniste, qu’un vêtement permettant de jouer des rôles différents, étant entendu que par ailleurs personne, au niveau de l’âme immortelle, n’appartient à personne.

Kamel Ben Salem fait le commentaire suivant :

« Selon cette croyance, l’impuissance des hommes, leurs maladies et faiblesses, sont issues des impuretés morales et sont censées être une punition de leurs actes accomplis précédemment. Par exemple, les raisons pour lesquelles une personne est pauvre ou handicapée s’expliqueraient par son comportement lors de sa vie antérieure.

Toutes les mauvaises actions faites par une personne dans une vie antérieure reviennent sous forme de pauvreté dans celle-ci. Autrement dit, les gens n’ont que ce qu’ils méritent ! Cette attitude a conduit beaucoup d’adeptes de cette doctrine à refuser d’aider ou de porter secours aux autres, puisqu’ils considèrent que le malheur est une punition méritée, conséquence d’un comportement antérieur. » (9)

On a là le discours classique du croyant monothéiste (en l’occurrence ici un musulman) hostile à la réincarnation, qui présente la doctrine sous un aspect un peu simpliste et qui pointe en même temps la mentalité irresponsable de certains réincarnationnistes ayant une compréhension superficielle et biaisée de leur doctrine.

La loi de cause à effet existe, et en effet certaines épreuves et difficultés de la vie sont corrélées à des actes « posés » dans de précédentes expressions corporelles de l’âme-personnalité concernée. Néanmoins, il ne s’agit pas là de « punition » (ni, à l’inverse, de « récompense »), mais plutôt d’une recherche de l’équilibre (l’image adéquate est celle du plateau d’une balance) entre les actes « positifs » (qui induisent un « crédit karmique ») et les actes « négatifs » (qui provoquent un « débit karmique »), ce qui a pour effet de neutraliser la loi karmique.

Cependant, toutes les vicissitudes de la vie ne sont pas de nature karmique, une âme-personnalité pouvant délibérément choisir une vie particulière (il peut s’agir de la pauvreté ou d’autre chose) afin de connaître certaines autres facettes de la vie qu’elle n’avait pas suffisamment travaillées auparavant. On ne peut donc pas dire a priori si les épreuves rencontrées par quelqu’un sont le fuit d’un « karma négatif » ou si elles résultent d’autre chose. D’où la nécessité de ne pas « juger » (d’autant que cela arrive à tout le monde dans le cycle de vies de chacun) et de ne pas refuser d’aider ou de porter secours aux autres.

 

B) Les méthodes d’accès aux « souvenirs » :

Evoquons ici brièvement les moyens d’accéder à des éléments d’information relatifs à une vie passée (ou plusieurs vies passées) : la lecture des “Annales akashiques”, la lecture de l’aura causale, la clairvoyance, les régressions mémorielles.

 

La lecture des “Annales akashiques” peut se faire par clairvoyance ou à la faveur d’une sortie hors du corps. Dans cette gigantesque bibliothèque vibratoire (de type holographique) sont enregistrés tous les événements passés et présents… A titre d’illustration, je recommande la lecture de certains livres de Daniel Meurois et d’Anne Givaudan. Certains de leurs récits se passent à l’époque de Jésus. (10) Daniel Meurois a investigué les vies du pharaon Akhenaton (« La demeure du Rayonnant »), de Louis IX (tomes 1 et 2 de « Louis du désert ») et de François d’Assise, ce dernier ayant été la réincarnation d’Akhenaton. Dans ce dernier cas, il ne s’agit cependant pas de lecture akashique, l’informatrice étant en réalité Claire d’Assise. (11)

 

L’étude de l’aura causale (un champ énergétique qui fait partie intégrante de l’aura) constitue un autre moyen d’accès à certaines informations relatives aux incarnations passées. On se référera, à ce propos, au livre de Daniel Meurois : « Les maladies karmiques ». (12)

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– Pour les données relatives à la clairvoyance orientée vers la recherche de vies antérieures, il faut se référer aux livres de Pascale Lafargue. (13) 41G3mlAu1KL._SX314_BO1,204,203,200_

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Seules de très rares personnes sont capables d’avoir ainsi accès à des informations sur les vies passées, ce qui limite évidemment beaucoup l’intérêt de ces méthodes.

 

– Il en va différemment de la quatrième méthode, celle constituée par les régressions mémorielles à la faveur d’un état modifié de conscience comme l’hypnose. La plupart des personnes peuvent en effet, en théorie, vivre ce type d’expérience. Malheureusement, l’interprétation des résultats est difficile, plusieurs explications des souvenirs rapportés pouvant rendre compte de ceux-ci. Dans certains cas, il semble que nous ayons affaire à des récits relevant de la « cryptomnésie », c’est-à-dire des informations extraites de lectures, de films, dont le sujet a pris connaissance dans sa vie et dont il peut ne pas se rappeler à l’état conscient. Il peut aussi parfois s’agir de clairvoyance ou de télépathie. En fait, les régressions mémorielles orientées vers la recherche de vies antérieures peuvent, en fonction des cas, impliquer la « cryptomnésie » seule, mais il peut aussi y avoir des cas « hybrides » comportant à la fois des éléments « cryptomnésiques » et des souvenirs de vies antérieures, sans oublier ceux qui constituent de réels souvenirs de vies antérieures.

Par contre, l’explication par la « possession », chère à certains auteurs (dont Laurent Guyénot pour le cas Bridey Murphy), me paraît sans fondement réel. Les « anti-réincarnationnistes » (comme Jean Prieur et Laurent Guyénot) ont trouvé une marotte adaptée à leur système de négation de la réincarnation, qui consiste à expliquer de nombreux cas de « réincarnation » par des « Esprits » communiquant avec le sujet ! Mais cela n’est, à mon sens, pas sérieux. De même, les cas les plus « concrets » de réincarnation, ceux qui impliquent l’existence de marques de naissance sur le corps de sujets (et dont on a pu montrer la corrélation avec une agression corporelle subie par le précédent corps du sujet), sont expliqués par la possession par un « Esprit » ! Le prêtre (décédé) Jean Vernette faisait, quant à lui, le parallèle avec les stigmates des mystiques et les traces cicatricielles consécutives à la suggestion exercée sur des sujets hypnotisés ou hystériques. Les marques de naissance s’expliqueraient ainsi par l’imagination et la croyance des parents. Cette explication est simpliste, ne serait-ce que parce que les cas étudiés montrent une corrélation entre les traces corporelles des deux corps (antérieur et actuel), et ce, sans que l’on puisse par ailleurs faire intervenir une lignée génétique. Imaginer que les parents ont la possibilité d’imprimer, par leur imagination ou leur volonté, sur le corps d’un enfant, des traces semblables ou identiques à celles d’un autre corps, c’est leur attribuer des « pouvoirs » assez extraordinaires qu’ils n’ont assurément pas, surtout dans les cas où les parents ignoraient que leur enfant allait ultérieurement revendiquer telle ou telle identité.

Jean-Pierre Girard écrit qu’il est difficile d’imaginer comment des cicatrices pourraient être « transférées » d’un corps sur un autre par le biais de l’entité qui se « réincarne ». Aucune explication, même « spiritualiste », n’est convaincante, ajoute-t-il. En fait, il existe bien une explication « spiritualiste » qui, à défaut d’être convaincante pour ceux qui ne se réfèrent qu’aux connaissances de la biologie et de la physique actuelles, n’en est pas moins pertinente pour l’ésotériste. On peut ici évoquer le concept de « mémoire cellulaire ». Certains auteurs (Max Heindel, Alice Bailey, Anne Givaudan et Daniel Meurois…) ont fait état de l’existence d’un « atome-germe » ou « atome permanent », une sorte de « boîte noire » qui contient la mémoire de chaque véhicule de conscience (physique/éthérique, astral, etc.) de l’être humain. Or, cette mémoire peut être réactivée lors du processus de l’incarnation et affecter le nouveau corps physique en reproduisant, par exemple, les marques corporelles qui peuvent avoir été la conséquence de traumatismes physiques ayant affecté le précédent corps physique de l’âme-personnalité qui se réincarne. La mémoire du corps physique disparu est en quelque sorte transférée sur le nouveau corps via le réseau éthérique, le corps éthérique servant de canevas énergétique au corps physique.

Jean Pierre Girard évoque les stigmates constatés chez François d’Assise, Thérèse Neumann et Marthe Robin, ce qui ne fait pas de ces derniers, écrit-il, des « réincarnés » de Jésus-Christ. Or, le rapprochement avec les stigmatisés (et les sujets suggestionnés) est fallacieux. Les mystiques vivent intensément, durant leur vie, leur identification au Christ, alors que les sujets « réincarnés » possèdent leurs marques dès la naissance. Les traces corporelles des sujets suggestionnés, elles, n’ont aucun lien avec une identité « antérieure ». Des phénomènes différents sont ainsi abusivement mis sur le compte d’une causalité unique. On ne peut pas mettre sur le même niveau des cas de simples suggestions hypnotiques avec des cas documentés de corrélation de traces corporelles sur deux corps distincts (avec photos et dossiers à l’appui) établissant un lien entre deux individualités, l’une défunte, l’autre en vie.

Selon Jean-Pierre Girard, la « possession médiumnique » produit, à propos des marques corporelles, les mêmes résultats. Mais dans ces cas on peut penser que c’est le corps astral du défunt qui imprime la marque sur le corps physique, via les processus physiologiques induits. Il s’agit donc du même processus que pour les marques induites par le corps éthérique/astral du « réincarné ». Et tout ceci ne permet pas d’expliquer les cas de marques chez les « réincarnés » par une action de simple suggestibilité.

Dans quelques cas, il semble que l’âme se soit incarnée à un autre moment que la conception. Ainsi, dans un cas, l’âme du défunt se serait réincarnée dans un fœtus de trois mois, le premier enfant étant mort six mois avant la naissance du second. Ian Stevenson a interprété le phénomène comme étant la possession du corps du second enfant par l’âme d’Ashok Kumar. (14) Il peut tout simplement s’agir, ici, d’un cas de « walk-in » (remplacement d’une âme par une autre), la précédente âme ayant cédé la place à celle d’Ashok Kumar. Ces cas ne s’opposent pas à la réalité de la réincarnation.

 

II. Réponse aux critiques :

A la fin des années 1990, j’avais rédigé un texte sur le sujet de la réincarnation, que j’avais proposé à la rédaction de la revue « Parasciences et transommunication », mon intention étant alors de répondre à la prose des auteurs anti-réincarnationnistes qui s’étaient exprimés abondamment dans la revue : Patrice Desserre, Laurent Guyénot, etc. Mon article n’avait pas été publié. Il est vrai qu’à l’époque je n’avais pas d’ordinateur (et donc pas de traitement de texte) et que j’avais été contraint d’envoyer mon texte par courrier postal… Et puis, surtout, j’attaquais « frontalement » l’argumentation développée par des auteurs publiés dans la revue…. Voici donc ce texte, auquel je n’ai apporté que quelques petites modifications :

La plupart des auteurs qui se sont exprimés dans les colonnes de la revue sur le thème de la réincarnation ont développé toute une argumentation visant à nier la réalité effective de celle-ci, ou visant à substituer à la conception d’une réincarnation générale et obligatoire celle d’une réincarnation qualifiée d’« exceptionnelle » ou de « miséricordieuse ».

Répondre, de façon détaillée, aux multiples arguments et jugements dépréciatifs à l’encontre du concept de réincarnation, exigerait un ouvrage entier. Je me bornerai, dans ce texte, à mettre en évidence les lacunes et les insuffisances des contempteurs d’une loi cosmique considérée par de nombreuses sources comme une loi fondamentale de réalisation de l’évolution spirituelle.

Notons, en préambule, qu’il existe deux types de négateurs de la réincarnation :

1° Les athées et rationalistes, incapables d’intégrer les notions d’« âme » et de « survivance », ne peuvent évidemment pas davantage concevoir l’idée de réincarnation, cette dernière impliquant nécessairement la réalité des premières notions.

Je ne développe pas ici une argumentation spécifique relative aux notions d’âme et de survivance, ce sujet étant abordé dans d’autres textes du site. Signalons seulement que les notions de corps subtils et de Plans de conscience sont nécessaires à une bonne compréhension des réalités de l’Au-delà…

2° Ceux que nous appellerons les « spiritualistes non réincarnationnistes » se recrutent, quant à eux, parmi les fidèles des diverses religions dites monothéistes (judaïsme, christianisme, islam), ainsi que chez les spirites non kardécistes (ne se référant pas à Allan Kardec), y compris chez certains auteurs convaincus de la survie de la conscience après la mort mais réfractaires à la réincarnation « obligatoire » (François Brune, Jean Prieur, etc.).

Si nous devions caractériser les types d’objections à l’encontre de la réincarnation (ou retour de l’âme dans un nouveau corps de chair), nous pourrions, dans un premier temps, distinguer :

* Les arguments de type « émotionnel ».

* Les arguments de type « métaphysique ».

* Les arguments de type « rationnel » (interprétations réductionnistes visant à évacuer l’explication par la réincarnation dans les cas suggérant celle-ci : anomalies psychologiques et comportements insolites, anomalies physiques – marques de naissance, malformations -, annonces de « retour », « lectures de vie », témoignages spontanés, témoignages sollicités par régression de mémoire).

Nous allons, dans un premier temps, nous intéresser aux arguments de type métaphysique.

 

– Les oppositions Orient-Occident :

Les spiritualistes réfractaires à la réincarnation se font un plaisir de mettre en évidence les différences existant entre les conceptions orientale et occidentale de la réincarnation, certains auteurs mettant en avant l’idée selon laquelle les deux conceptions n’ont, disent-ils, pratiquement rien à voir.

La notion de réincarnation, notent-ils, est inconnue des Védas, et n’apparaît que dans certaines Upanishads, vers le cinquième siècle avant notre ère.

Les oppositions Orient-Occident, relatives à la réincarnation, se situent en fait à trois niveaux :

* La différence de perspective : enrichissement du Moi (Occident), malédiction (Orient).

* L’opposition entre la métempsychose d’éléments psychiques à travers les divers règnes de la nature (Orient) et la réincarnation effective de l’âme (Occident).

* Certaines oppositions doctrinales quant à différentes variables : nombre d’incarnations, possibilité ou non de s’incarner dans les règnes “sub-humains”, etc.

La conception occidentale met en avant l’enrichissement de la personnalité à travers de multiples expériences au cours desquelles l’être expérimente divers rôles distincts (homme et femme, intellectuel et manuel, riche et pauvre…), alors que, pour le bouddhisme, le « moi » n’est qu’une illusion qu’il faut parvenir à dissiper. Cependant, l’enrichissement de la personnalité – qui est en réalité relatif à l’apprentissage des leçons de la vie – peut être appréhendé dans une perspective différente de celle d’une « exaltation du moi », cette richesse intérieure étant intégrée à une instance supérieure, celle du Soi de l’être.

Shri Aurobindo (1872-1950) mettait en garde contre les conceptions populaires de la réincarnation, mais ces dernières ne sont pas spécifiques à l’Occident…

Dans le bouddhisme tibétain, divers éléments peuvent se réincarner dans des personnes différentes. Alexandra David-Neel relata à ce sujet que pour les Tibétains instruits, ce n’est pas notre moi qui se réincarne, mais « nos énergies, nos pensées, nos perceptions, nos sentiments même ». Selon l’Indien Ananda K. Coomaraswamy (1877-1947), le moi cessant d’exister par la disparition du composé qui le constituait, rien ne peut dès lors se réincarner. On retrouve ce type de conception chez René Guénon (1886-1951), lequel déclara, de façon inadmissible, que la croyance en la réincarnation était une source majeure de démence. (!?)

Patrice Desserre, qui adhérait aux conceptions de René Guénon, a distingué la réincarnation (au sens occidental du terme), la métempsycose et la transmigration :

 

* La métempsycose :

Si la conception occidentale implique la réincarnation de l’âme-personnalité, la métempsycose, typiquement orientale, concerne de prétendus « éléments psychiques » qui se dissocieraient après la mort de l’être humain et qui pourraient passer dans d’autres corps : humains, animaux ou végétaux.

En outre, des « éléments psychiques » de végétaux ou d’animaux seraient susceptibles de passer dans un corps humain.

On notera le caractère extrêmement vague de cette conception.

 

* La transmigration :

La transmigration, quant à elle, serait relative au « passage de l’être à d’autres états d’existence », ce processus ayant lieu dans l’Au-delà et non sur Terre.

Selon René Guénon, il n’est, dans le bouddhisme, nullement question d’autre chose que de la transmigration ainsi définie. Alphonse Levée a repris cette définition « guénonienne » de la transmigration en citant le Brahmane Coomaraswamy. Le Brahmane Alain Daniélou (décédé en 1988) ne croyait pas non plus à la réincarnation. Selon Patrice Desserre, « les plus qualifiés », ceux qui occupent la caste sacerdotale des Brahmanes, « et qui sont la plus haute autorité en matière d’hindouisme », apportent ainsi un démenti formel à l’idée de réincarnation. (15)

René Guénon déclara, de façon péremptoire, que l’idée de réincarnation est « une de celles qui contribuent le plus au détraquement mental d’un grand nombre », cette doctrine se situant « au niveau des pires conceptions philosophiques, puisqu’elle est absurde au sens propre de ce mot »… Il alla même jusqu’à écrire qu’on pouvait « en établir l’impossibilité absolue ». (16) Cette dernière déclaration est évidemment, et réellement, absurde, car, s’il est impossible de prouver scientifiquement la réincarnation, il est tout aussi impossible de prouver sa non-existence. Bien comprise, la doctrine de la réincarnation constitue un système métaphysique et philosophique cohérent ne méritant assurément pas l’accusation de « pire conception philosophique » ou d’absurdité.

On notera le caractère nébuleux de ces « éléments psychiques » constitué de pensées, de sensations, etc., qui, après la mort de l’individu, se propageraient dans les « éthers » pour être finalement captés par des individus qui, du même coup, se prendraient pour la réincarnation de x ! Cette conception fantaisiste, qui était celle de René Guénon et qui a été reprise par ses « disciples » (comme Patrice Desserre), s’avère en fait identique à celle du physicien Jean Charon, lequel avait postulé l’existence d’électrons voyageurs et baladeurs de diverses provenances susceptibles de donner, chez certaines personnes, l’illusion d’être la réincarnation de tel ou tel individu, conception qui fut critiquée à juste titre par André Dumas (décédé en 1997). Les « éons éternels », comme les « éléments psychiques dissociés », relèvent de la même famille d’entités évanescentes, lesquelles n’ont rien à voir avec la structure de l’être humain (corps subtils) impliquée dans le processus de la réincarnation.

Selon Patrice Desserre, on confond, en Occident, le « psychique » et le « spirituel », le spiritisme et le « réincarnationnisme » envisageant la seule « individualité corporelle » de l’être, distincte du Soi transcendant de l’hindouisme. Ce sont les « agrégats » qui sont censés se manifester, et non le Soi.

 

– Personnalité, âme et Monade :

Une certaine tradition ésotérique occidentale distingue bien, pourtant, trois niveaux : la personnalité, laquelle relève du « psychique », l’âme (le corps causal ou Moi supérieur) et la Monade (ou l’Esprit : l’étincelle divine dans l’être humain).

* Les phénomènes spirites sont effectivement dus à la « modalité psycho-corporelle », laquelle correspond en réalité au complexe « corps éthérique/corps astral ». La personnalité est relative aux corps physique/éthérique, « astral » et « mental », l’âme étant ici identifiée au « corps causal ».

Les « éléments dissociés », dont parlent les « guénonniens » et la tradition orientale (notamment bouddhiste), sont identifiables aux « électrons voyageurs » de Jean Charon. Cette « mémoire atomique » (on ne peut pas parler, à ce niveau, de molécules, et on ne peut donc pas utiliser l’expression « mémoire moléculaire ») n’a cependant rien à voir avec le processus de réincarnation.

* Le Soi (identifié au Moi supérieur, voire à la Monade) « transmigre » (c’est-à-dire : change de Plan de conscience dans l’Au-delà) après le cycle d’incarnations expérimenté par l’âme-personnalité. (17) Une forme de transmigration peut aussi avoir lieu entre deux incarnations : du Plan astral au « Dévachan » (au niveau du Plan mental).

Contrairement à ce qu’a insinué Patrice Desserre, René Guénon n’a nullement démontré l’impossibilité métaphysique de la réincarnation. Il est ridicule de prétendre que « l’inanité absolue de la réincarnation – telle que comprise en termes réductionnistes occidentaux – est établie par la démonstration métaphysique (…) ». Comment pourrait-on démontrer quelque chose « métaphysiquement » ? Cette pseudo démonstration métaphysique se réduit en fait à de simples affirmations sans fondement. La véritable « modalité psycho-corporelle » ne concerne pas la dispersion d’« éléments » reconstituant d’autres corps (humains ou non) ; elle est en réalité identifiable, comme nous l’avons vu, au complexe corps physique-éthérique et corps astral, auquel il convient d’ajouter le corps mental (ces « corps » étant décrits, notamment, dans la littérature théosophique).

 

– Métempsycose et conception de René Guénon :

Patrice Desserre était coutumier de déclarations simplistes se voulant définitives, du genre : le « réincarnationnisme » est l’un des « sentiers dangereux sur lesquels on a tôt fait de se perdre, parfois, hélas, définitivement ». (!?) La perspective occidentale serait ainsi « entachée d’erreur due à l’esprit de système et de réductionnisme qui règne partout en Occident », et les conceptions métaphysiques de René Guénon seraient « difficiles à comprendre pour qui est aveuglé par les préjugés occidentaux, et par les chausses-trappes du ‘néo-spiritualisme’ – de nos jours représenté par le ‘New Age’ – et qui n’est que du ‘matérialisme transposé’, comme le disait René Guénon, déjà, dans les années 20 ». (18)

Cette insistance à mettre l’accent sur la prétendue supériorité métaphysique de l’Orient omet de préciser que la conception occidentale de la réincarnation prend sa source, non pas dans une mauvaise interprétation des principes métaphysiques bouddhistes ou hindouistes, mais dans une « révélation » issue, entre autres, de l’Invisible, par l’intermédiaire de nombreux « sensitifs » ou « channels ».

Si l’on doit parler de mauvaise interprétation de la doctrine réincarnationniste authentique, alors on doit faire référence aux comportements superstitieux des Orientaux en rapport avec le règne animal. Parmi les comportements aberrants associés à la croyance en la métempsycose, il y a la justification de la souffrance d’un animal par la régénération de l’âme du parent censé s’être incarné en lui. Jean Prieur rapporte ainsi le cas de Monseigneur Canciani qui vit un hindou s’acharner sur un petit chat à coups de bâton, l’animal étant censé renaître dans un corps d’enfant. Au Rajasthan, il y a un temple où des milliers de rats sont choyés car ceux-ci, croit-on, sont des « enfants réincarnés » ! (19) Ces conceptions fantaisistes et ces comportements aberrants n’ont rien à voir avec la conception occidentale de la réincarnation, laquelle ne reconnaît pas la possibilité de ce que Jean Prieur a appelé la « métempsycose descendante », c’est-à-dire la possibilité de s’incarner dans les « règnes sub-humains ». Platon lui-même a enseigné à ce sujet certaines âneries (y compris celle-ci : les lâches renaîtraient en femmes !) (20) Rares sont les sources médiumniques – comme la source Hilarion de Maurice Cooke – qui admettent la possibilité, dans certains cas spécifiques, de l’incarnation d’une âme humaine dans un corps animal. (Ajout en 2016 : Néanmoins, certains communicateurs animaliers évoquent cette possibilité.)

 

– L’objection de René Guénon :

René Guénon a déclaré, avec raison, qu’il ne pouvait y avoir dans l’Univers deux êtres rigoureusement semblables.

Curieusement, Patrice Desserre écrit que cet « argument » permet « d’écarter la ‘réincarnation’ comme le ‘retour éternel’ », qui serait une « limitation de la possibilité universelle et totale ». (?) (21) Qu’il n’y ait pas, dans l’Univers, deux êtres identiques, cela est un fait, chaque entité ayant sa propre fréquence unique (son vrai « nom » au sens occulte du terme), mais on ne voit pas en quoi l’incarnation de cette même entité dans divers véhicules physiques d’expression sur le plan matériel pourrait constituer une « limitation de la possibilité universelle et totale »Patrice Desserre a aussi observé que le chêne ne devient plus jamais un gland et que le palmier ne redevient plus noix. La comparaison est fallacieuse car elle n’implique pas qu’une même entité ne puisse pas animer un autre fœtus.

Patrice Desserre nous a livré enfin l’« objection majeure », venant de René Guénon, celle qui, paraît-il, « fait que le réincarnationnisme ne peut en aucune façon être une loi juste où tout un chacun serait rétribué en fonction de ses actions précédentes ». Cette argumentation, a-t-il écrit, « saute littéralement au simple bon sens populaire ». Cette prétendue « version populaire et vulgaire de réincarnation » (sic !) tient au fait qu’il s’agit là, selon René Guénon, d’une « conception sociale », l’origine réelle de l’idée de réincarnation étant, selon lui, à rechercher chez les socialistes français de la première moitié du dix-neuvième siècle, « qui l’inculquèrent à Allan Kardec », cette idée étant « essentiellement destinée à fournir une explication de l’inégalité des conditions sociales, qui revêtait à leurs yeux un caractère particulièrement choquant ». (22)

Cette fausse « objection majeure » ne tient pas compte du fait que la réincarnation continue de nos jours à être enseignée, depuis l’Invisible, par de nombreuses entités, leurs canaux spirituels n’ayant pour la plupart sûrement jamais entendu parler des socialistes français du dix-neuvième siècle !

Patrice Desserre a donné une longue citation de René Guénon à l’argumentation spécieuse, sur le thème de l’inégalité des individus. Si les individus n’ont pas parcouru le même nombre d’existences, écrivait-il, « il y a là une inégalité dont ils ne sauraient être responsables, et que, par la suite, les réincarnationnistes devraient regarder comme une ‘injustice’ dont leur théorie est incapable de rendre compte ».

« Ensuite, même en admettant qu’il n’y ait pas de ces différences entre les hommes, il faut bien qu’il y ait eu, dans leur évolution (…), un moment où les inégalités ont commencé, et il faut aussi qu’elles aient une cause ; si l’on dit que cette cause, ce sont les actes que les hommes avaient déjà accomplis antérieurement, il faudra expliquer comment ces hommes ont pu se comporter différemment avant que les inégalités se soient introduites parmi eux. Cela est inexplicable, tout simplement parce qu’il y a là une contradiction : si les hommes avaient été parfaitement égaux, ils auraient été semblables sous tous rapports, et, en admettant que cela fût possible, ils n’auraient jamais pu cesser de l’être (…) ; s’ils ont pu devenir inégaux, c’est évidemment que la possibilité de l’inégalité était en eux, et cette possibilité préalable suffisait à les constituer égaux dès l’origine, au moins potentiellement. Ainsi, on ne fait que reculer la difficulté en croyant la résoudre, et, finalement, elle subsiste toute entière (…). » (R. Guénon) (23)

Ce raisonnement est spécieux car, si les monades humaines sont réellement égales au départ, l’âme-personnalité, confrontée aux épreuves terrestres, réagit différemment à celles-ci et doit subir les conséquences du libre-arbitre humain, avec tout ce que cela peut comporter de négatif. En fonction d’un certain nombre de paramètres (karmiques, etc.), les âmes-personnalités sont amenées à s’incarner plus ou moins rapidement et à évoluer plus ou moins vite. Ainsi, le fait de n’avoir pas parcouru un même nombre d’existences n’a rien d’une « injustice » et n’a rien d’incompréhensible.

Il ne faut pas chercher la cause des inégalités uniquement dans les conséquences karmiques (loi de cause à effet), mais aussi dans la mauvaise utilisation du libre-arbitre et dans un ensemble de facteurs sociaux, économiques et politiques. Tout ne s’explique pas par de mauvaises actions perpétrées dans une précédente vie. L’étroite imbrication du libre-arbitre et de la loi de cause à effet tisse une toile complexe de relations ayant des répercussions au niveau individuel et collectif. La « possibilité de l’inégalité » est évidemment inscrite en chaque âme-personnalité, compte tenu de la confrontation aux vicissitudes de l’existence terrestre, chaque individu évoluant à son rythme. Dès lors, il n’y a pas de difficulté à résoudre…

Patrice Desserre a écrit que la différence et l’inégalité en tout et pour tout constituent un fait d’observation courante, mais, a-t-il ajouté, « qu’est-ce alors que cette prétendue égalité dont on a voulu nous affubler lors de la Constitution des Droits de l’Homme en 1789, puisque tout montre le contraire, et que l’on voit bien, en citant René Guénon (…), que l’explication ‘réincarnationniste’ n’explique en fait rien du tout ? ». (24)

Patrice Desserre commet ici une grosse erreur : il ne faut pas confondre les droits et devoirs du citoyen avec les différences ou inégalités naturelles des êtres humains. De plus, nous venons de voir la non-validité du contenu de la citation de René Guénon, l’explication réincarnationniste expliquant fort bien, en partie, ces inégalités (en vertu du principe : « Vous récolterez ce que vous aurez semé ».)

 

– Influences errantes et coques astrales :

Afin de rendre compte des cas suggérant la réincarnation, les négateurs de cette dernière font appel à des concepts à la saveur poétique. Nous avons ainsi les « fantômes transgénérationnels », les « récurrences métempsycosiques » et la « relation fusionnelle de syntonie » ! De bien jolies expressions, à vrai dire, mais dont l’intérêt s’arrête là…

Patrice Desserre a évoqué une prétendue « fausse interprétation de faits troublants » ne devant rien à une « réincarnation » au sens plein du terme. (25) Mentionnant les cas étudiés par Ian Stevenson, il a soutenu que ceux-ci s’expliquaient fort bien par des « récurrences métempsycosiques », lesquelles, écrit-il, « peuvent s’expliquer par tout autre chose que des ‘réincarnations’ stricto sensu ». Il a évoqué la possibilité de « fantômes transgénérationnels », entités psychiques « gardant un degré de cohésion très important, et susceptibles de se fixer sur d’autres individus en donnant l’illusion d’une réincarnation ». Il a cité les Chinois qui, « pour s’assurer de la tranquillité des vivants, s’occupent de 9 générations ascendantes, et des rites funéraires idoines, afin que les ‘influences errantes’ (produit de la décomposition de psychismes de défunts) n’aillent point perturber les générations suivantes ». (26)

Cette pratique peut être considérée comme une forme de superstition, mais on peut aussi identifier ces « influences errantes » aux « coques astrales » des théosophes, lesquelles sont effectivement des reliquats de corps astraux en voie de désintégration. Si ces « coques » sont susceptibles d’être « canalisées » lors de certaines séances spirites, elles n’ont cependant rien à voir avec la grande majorité des témoignages relatifs à la réincarnation : les « marques de naissance », les aptitudes « héritées », etc., ne sont pas compatibles avec l’interprétation des « influences errantes »… De plus, si les « récurrences métempsycosiques » étaient susceptibles de rendre compte des souvenirs de vies antérieures, on devrait s’attendre à récolter un nombre non négligeable de témoignages relatifs à de prétendues incarnations dans le règne animal et pas seulement des cas associés à des incarnations humaines. Or, si l’on se réfère aux souvenirs spontanés ou provoqués relatifs à la réincarnation, qu’apprend-on en ce qui concerne les éventuelles incarnations animales ?

Jean-Pierre Schnetzler a noté à ce sujet que, bien « que la croyance en la réalité des renaissances animales soit générale chez les Hindous et les Bouddhistes, les souvenirs de telles existences sont rarissimes ».

Dans ses recherches, Ian Stevenson a relevé le nombre suivant de souvenirs de vies animales :

– Inde : sur 105 cas, O cas.

– Birmanie : sur 230 cas, O cas.

– Ceylan : sur 80 cas, 1 cas.

– Thaïlande : sur 38 cas, 1 cas.

51VEYSEQXDL._SX310_BO1,204,203,200_Comme l’a observé Jean-Pierre Schnetzler, la “simple croyance sociale, même largement répandue, ne suffit donc pas à générer de faux souvenirs avec une fréquence notable”.

« Ces souvenirs sont d’une grande pauvreté, réduits à la simple affirmation de leur existence, si bien que Stevenson doute de leur statut de réalité (…). » (J.-P. Schnetzler)

Dans son analyse des régressions mémorielles, Hans Ten Dam (1990) « constate de même la grande rareté de ce type de ‘souvenirs’, cette fois chez une population occidentale ».

« On peut les considérer comme des fantasmes et les analyser comme tels. On peut aussi, et c’est une hypothèse de Ten Dam qui nous semble plausible, y voir une identification temporaire, de type quasi psychotique, où le mental défunt s’attache à un animal, dont la nature lui permet d’assouvir certains aspects de ses conflits inconscients, de nature agressive ou sexuelle. Cette hypothèse, qui fait appel à une relation d’attachement et d’identification partielle, non d’incarnation, est renforcée par l’existence bien documentée de phénomènes du même type à l’égard d’objets ou de lieux, dans lesquels il ne peut être question de s’incarner. » (J.-P. Schnetzler) (27)

Goldberg-Bruce-La-Guerison-De-L-ame-Livre-873360988_MLNotons aussi que le docteur Bruce Goldberg, qui a réalisé 33 000 régressions et progressions dans le temps, n’a constaté aucun cas de vie non humaine. (28)

Il convient évidemment de distinguer les cas réels de souvenirs d’une précédente incarnation, des cas d’identification temporaire comme ceux étudiés par Stanislav Grof et Joan Halifax. Ces « identifications » peuvent être relatives à des individus, à un animal, à une forêt, à un ovule, à une cellule végétale, à une montagne, etc. Selon Stanislav Grof et Joan Halifax, un individu peut, lors d’une expérience « transpersonnelle », vivre n’importe quelle constituante de l’Univers sous sa forme actuelle ou passée. François Brune cite le cas de NDE rapporté par Patrice van Eersel, celui du mécanicien garagiste Tom Sawyer qui, au cours de son expérience, alors que des paysages féériques se présentaient à sa perception, « se rendit compte qu’il était le vent, qu’il était cette rivière d’argent et chacun des poissons qui y frétillaient… » (29)

 

– Origine du concept de réincarnation :

Les auteurs allergiques au concept de réincarnation ont prétexté plusieurs origines à cette doctrine. Outre la prétendue origine « socialiste », dénoncée par René Guénon, et signalée plus haut, on trouve les versions suivantes :

* Laurent Guyénot prétend que la doctrine émane, « à l’origine, d’un niveau populaire, chamanique, et se rapporte à des phénomènes du bas astral ».

« D’ailleurs, l’hindouisme philosophique traditionnel nie la permanence de l’individualité ; comment, dans ces conditions, pourrait-il enseigner la réincarnation ? » (L. Guyénot) (30)

Cette notion de réincarnation, ajoute-t-il, « est apparue au départ en Orient comme une explication populaire pour des phénomènes du bas astral, c’est-à-dire concernant des esprits liés à la Terre ».

« La réincarnation, en Orient hindo-bouddhiste, est une malédiction équivalente à celle de l’enfer en Occident judéo-chrétien. » (L. Guyénot) (31)

Or, ramener la doctrine de la réincarnation à des phénomènes du « bas astral » relève de l’absurdité.

De plus, de grands maîtres spirituels indiens (Saï Baba, etc.) ont intégré, dans leur enseignement, la notion de réincarnation, contrairement à certains « brahmanes »…

Les diverses communications médiumniques témoignent par ailleurs de la persistance de la personnalité (ou individualité) après la mort.

Enfin, le modèle théosophique de la réincarnation, qui distingue la personnalité et le Moi supérieur, permet de comprendre que ce n’est pas la personnalité (avec ses corps subtils « astral » et « mental ») qui se réincarne, mais le Moi supérieur… (Voir plus loin.)

Que la métempsycose, telle que conçue par les orientaux, soit perçue comme une malédiction, cela se comprend : le nombre abracadabrant de renaissances donné par certains textes hindous – Jean Prieur cite le livre des lois de Manou qui parle de dix mille millions de vies ! (32) -, une mauvaise conception de la loi du karma ayant contribué au système des castes en Inde et au fatalisme associé, la peur d’atterrir dans un corps de porc ou de cloporte, tout cela, il faut le reconnaître, ne remonte pas le moral des troupes, mais à qui la faute ? Sûrement aux individus qui, dans un lointain passé, ont été à l’origine de ces spéculations… (Ajout 2016 : A cela, il convient d’ajouter le triste constat des abominations – guerres, meurtres, tortures, etc. – perpétrées tout au long de l’histoire humaine, sans oublier les atrocités à l’encontre du règne animal. Sans oublier, bien sûr, les épreuves parfois traumatisantes qui parsèment nos vies, la vie – en 3 D – n’étant réellement « belle » que pour ceux et celles qui sont en bonne santé, qui ont un bon compte en banque, etc. ! Pour les autres, la vie – et donc la réincarnation – est bien une « malédiction », ou, pour employer la formulation de Michel Coquet, un champ de bataille et d’expérimentation basé sur la loi de dualité. La réincarnation est une malédiction pour nos petits égos effarouchés, certes, mais, qu’elle soit conçue comme un « enrichissement du Moi » ou comme une malédiction, c’est une réalité.)

La source « Kylian » a donné une intéressante explication à propos de l’origine réelle du concept de « métempsycose ». Selon l’enseignement retranscrit par Frédérique Lunardelli et Jacques Rabitz, l’être humain n’a jamais été un animal et ne le sera jamais. Les religions ayant enseigné la métempsycose ont adopté celle-ci pour deux raisons majeures :

La première est relative au principe de la carotte et du bâton. Il s’agit (comme dans le cas de l’« enfer éternel ») de faire peur aux Terriens pour « qu’ils gardent le cap » : si tu ne te comportes pas bien, voilà ce qui t’attends…

La seconde raison de ce concept repose sur une confusion. Les corps physiques peuplant les planètes habitées de l’Univers varient d’une planète à l’autre en fonction des caractéristiques physiques propres à chaque planète (température, composition et pression atmosphériques, etc.). Or, il existe des planètes habitées par des êtres dont le corps physique ressemble à ce qui serait, sur Terre, un animal, ou qui ne ressemble ni à un humain ni à un animal. Ainsi, dans certains systèmes solaires, les « formes carbones » ont quelquefois un aspect extérieur s’apparentant à ce que nous appelons des « animaux » sur Terre, ce qui ne les empêche pas d’abriter des entités qui, pour la plupart, sont bien plus avancées que nous.

Cette source précise qu’une race terrestre a existé dans un lointain passé, dont le corps ressemblait à celui d’une chèvre. Cette race a ensuite poursuivi son évolution sur d’autres planètes carbones (planètes physiques).

« Les chefs de file de certaines religions connaissaient une partie de l’histoire, c’est-à-dire l’existence d’entités mémorielles incarnées dans des corps ressemblant à des animaux, et ce dans le cadre de leur évolution karmique. Ils ont tout mélangé et en ont conclu, un peu hâtivement, que les entités effectuent leurs cycles karmiques uniquement sur la Terre, au travers des trois règnes : minéraux, végétaux, animaux. »

Selon cette source, dans le cadre de son évolution karmique, l’entité doit effectuer un cycle d’incarnations dans toutes les formes de vie qui existent dans les planètes carbones… (33)

Il existe un autre possible facteur explicatif. LIVRHI-2Selon la source Hilarion, transmise par le channel canadien Maurice B. Cooke, des âmes humaines se sont incarnées, dans un passé relativement lointain, dans un animal, cette option n’ayant été offerte que pour une période de temps limitée. L’expérience fut abandonnée. (Le but principal était de permettre à l’âme humaine de ressentir une compassion bien plus profonde envers ses amis animaux quand elle retournerait vers un véhicule humain normal…) L’option ne fut ensuite possible que pour un nombre limité d’âmes, celles aptes à tirer un bénéfice spirituel de l’expérience. Les trois espèces retenues furent, selon Hilarion, certains chiens, certaines races d’oiseaux, et la famille des dauphins et des marsouins… L’immense majorité des âmes humaines n’utilisent plus que des formes humaines. (34)

* Selon Jean Prieur, la croyance en la réincarnation fut importée en Inde et en Grèce par les Proto-Européens (Germains et Celtes). Aristote disait que Pythagore tenait ses doctrines des druides. Il les tenait aussi du Thrace Orphée.

C’est en considérant les phases de la Lune, ajoute Jean Prieur, ainsi que « l’alternance des jours et des nuits, le retour des saisons, que l’homme primitif en vint à imaginer les renaissances innombrables (…) ».

« Il est remarquable que ces idées indo-européennes soient nées dans des contrées à feuilles caduques, tandis que les Sémites, fils du désert, ne les ont pas conçues. » (35)

Il s’agit là en fait de l’explication donnée par les « rationalistes » pour rendre compte de l’origine du concept de réincarnation. Si des peuples en sont venus à émettre l’idée de renaissances en s’inspirant des cycles de la nature, disons qu’ils sont tombés juste. Tout, dans la nature, est précisément de nature cyclique (saisons, etc.), et ce qui est vrai du domaine physique l’est aussi du domaine spirituel. On pourrait évoquer ici la loi des analogies et correspondances, ou la célèbre formulation d’Hermès Trismégiste : « Ce qui est en haut est comme ce qui est en bas… »

Cependant, ce n’est pas uniquement en observant les cycles de la nature que le concept de réincarnation est né. Les expériences personnelles (souvenirs d’autres vies) de certains individus y ont, sûrement, largement contribué.

 

– Qu’est-ce qui transmigre ?

Jean-Pierre Schnetzler (1929-2009), qui était bouddhiste, a posé cette question : qu’est-ce qui passe de l’individu décédé A à l’individu B qui prétend le continuer ?

Si le psychisme anime un nouveau substrat biologique, écrivit-il, « il ne s’agira pas de la même personnalité, dans la mesure où les facteurs héréditaires paternels et maternels impriment à B d’autres limitations déterminantes, dont on sait bien qu’elles sont lourdement contraignantes ». Il considérait cependant qu’« il peut exister une certaine adéquation entre le psychisme issu de A et le futur corps de B ».

Qu’en est-il de l’élément supérieur du ternaire, le noûs grec, le spiritus latin, l’esprit, l’élément informel (arûpadhâtu) du bouddhisme, lequel est par nature supra-individuel (au-delà des formes) ?

Le Vedanta Cankarien dit que seul le Soi transcendant (âtman) transmigre. Le bouddhisme dit que c’est le mental qui transmigre.

Jean-Pierre Schnetzler a envisagé plusieurs possibilités pour la transmigration du psychisme :

1° La disparition complète du psychisme.

2° La résorption du psychisme, vidé de ses attachements et identifications, dans le mode de l’esprit pur.

3° La dissociation des éléments du psychisme, telle que formulée par Sri Aurobindo et René Guénon. (36)

Dans l’inventaire des souvenirs de vie antérieure évoqués par les enfants, on note que ce qui « est affectivement chargé est conservé, ce qui était insignifiant n’est pas ou peu évoqué. »

« On constate aussi des erreurs de mémoire et le plus fréquemment l’effacement des souvenirs devant une réalité actuelle plus prégnante. Les règles habituelles de fonctionnement du psychisme sont conservées. Ce qui ne supprime pas la possibilité d’une conservation latente beaucoup plus large, accessible seulement lors d’états modifiés de conscience comme l’hypnose ou la méditation, voire totale lors de l’atteinte des pouvoirs, ou lorsque l’esprit est débarrassé des limitations corporelles au moment de la mort. » (J.-P. Schnetzler) (37)

Dans les cas étudiés par Ian Stevenson, et dans les cas de bodhisattvas, les éléments transmissibles sont :

* L’intelligence.

* Les connaissances.

* Les aptitudes physiques et les savoirs faire.

* Les intérêts et les goûts.

* Les attachements affectifs aux personnes.

* La sensibilité élective aux situations et les tendances morbides.

* Les marques de naissance.

A la question : Celui qui renaît est-il le même ou un autre ?, le moine Nâgasena fit la réponse devenue classique : Ni le même ni un autre. L’être du moment présent, nota Jean-Pierre Schnetzler, « est héritier de la totalité des êtres du passé, en fonction de la loi causale, ce qui conserve la cohérence du sens et la responsabilité ».

« Mais il n’est pas identique à son ou ses prédécesseurs : ce n’est pas ‘le même’ qui renaît, ce qui s’oppose à l’attachement. » (J.-P. Schnetzler) (38)

Nous avons vu que la littérature ésotérique occidentale contemporaine, depuis le dix-neuvième siècle avec l’émergence de la Société théosophique, distingue dans le composé humain une pluralité de corps subtils hiérarchisés, incluant les corps éthérique, astral, mental et causal. Le corps éthérique ne constitue pas un véhicule de conscience, mais seulement le véhicule de la force vitale (prana, ki, chi…). Après la mort, la personnalité subsiste dans le Monde astral, le véhicule de conscience utilisé étant le corps astral. A un moment donné, la conscience est transférée au niveau du corps mental, le corps astral étant alors laissé à une naturelle désintégration pour devenir une « coque astrale » (processus correspondant à une « seconde mort », à distinguer cependant de la « seconde mort » au sens fort du terme, c’est-à-dire la destruction de l’âme). Puis la conscience est transférée au corps causal, ce dernier correspondant à l’âme véritable.

Du corps physique, du corps éthérique, du corps astral et du corps mental, il ne subsiste qu’un « atome permanent » ou « atome-germe », au sein duquel est enregistré l’ensemble des informations (c’est une sorte de « boîte noire » comparable à une banque de données informatiques) inhérentes au véhicule de conscience ou corps subtil correspondant de l’incarnation écoulée. Ces « atomes permanents » sont intégrés au corps causal. Lors du processus de descente dans l’incarnation, les « atomes » sont « revitalisés » afin de donner naissance à de nouveaux véhicules (mental, astral, éthérique et physique), ceux-ci étant « colorés » des qualités et caractéristiques acquises dans la précédente existence.

C’est le corps causal, corps d’énergie pure et flamboyante, qui se réincarne.

Les Orientaux parlent du « sutratma », lequel correspond en fait à la « corde d’argent », le « sutratma » étant une « extension » des « nadis » (courants d’énergie) du corps éthérique. C’est sur lui que se trouvent les points d’énergie appelés « atomes permanents » où se trouve incorporée la mémoire de toutes nos existences passées, ainsi que la base de tous les phénomènes physiques de l’hérédité. (39)

Chaque véhicule de conscience, formé à partir de l’« atome-germe » correspondant, n’est vraiment complètement développé qu’à partir d’un certain âge. Ainsi, les corps astral et mental ne sont respectivement développés qu’aux environs de 14 et 21 ans. (40)

Une autre source (qui serait : la Source !) a fourni à une channel les informations suivantes :

* Outre le corps physique, l’être incarné possède plusieurs corps subtils recevant leur énergie du monde correspondant. Ces corps, physique et subtils, sont mortels.

* L’énergie du corps physique, que ce dernier reçoit de la Terre, s’enracine dans le fœtus dans les sept premiers jours de la gestation.

* Le corps éthérique, qui reçoit son énergie de l’« éther », s’ancre dans le corps physique dans les sept premiers jours de la gestation.

* Le corps astral, qui reçoit son énergie du monde astral, s’ancre dans le corps physique du huitième au quatorzième jour de la gestation.

* Le corps mental, qui reçoit son énergie du monde mental, s’ancre dans le corps physique du quinzième au vingt-et-unième jour de la gestation.

* Le corps causal, qui reçoit son énergie du monde causal, s’ancre dans le corps physique du vingt-deuxième au vingt-huitième jour de la gestation.

« Toutes ces enveloppes recouvrent l’âme qui est elle-même reliée à la parcelle divine : l’Esprit parfait non incarné. »

(Je note, pour ma part, que l’on peut identifier cette parcelle divine, ou Esprit non incarné, à la Monade de la théosophie.)

On emploie communément le terme d’âme pour désigner l’être hors de son corps physique. Or, en réalité, « l’être, tant qu’il n’est pas sorti des mondes de la réincarnation, n’est pas son âme, il est ses corps subtils ».

A sa sortie du corps physique, « l’être va laisser ses vêtements derrière lui selon son niveau vibratoire, et il va entrer ‘plus ou moins nu’ dans le monde qui lui correspond » (astral, mental, causal ou Monde divin).

La mémoire ne s’inscrit pas dans les corps mortels de l’être, « même si elle est présente dans le corps causal et dans une moindre mesure dans les autres corps, car l’âme l’y imprime ». Elle s’inscrit dans le corps de Lumière de l’être, ce corps d’âme qui seul remonte en Dieu.

« L’âme se réincarne, mais les corps subtils de l’être ne se réincarnent pas. » (41)

 

III. A propos du karma :

J’ai trouvé, dans un texte daté du 23 juillet 2008, et disponible sur le site de Jean-Pierre Petit : www.jp-petit.org, un court commentaire négatif sur le thème du karma et des « vies antérieures ». Cela me permet de répondre à une critique fréquemment rencontrée dans le discours des « anti-réincarnationnistes ».

Voici le texte de Jean-Pierre Petit :

« Le Tibet vivait bel et bien dans une théocratie, avec cette idéologie, car ce n’est rien d’autre, celle du karma, qui permet de justifier les inégalités les plus criantes en vertu de ‘quelque faute à expier dans une vie passée’.

J’ai assez fréquenté, à Aix, ces bouddhistes à l’européenne, ces ‘eurobouddhistes’. Il y a des gens sincères, généreux. Mais que de ‘théotarfuffes’ ! J’ai encore en tête les phrases choquantes d’une imbécile d’universitaire qui parlait à une de ses amies, qui venait de subir une seconde opération pour un cancer au sein (toutes les deux bouddhistes) :

Maintenant il va te falloir essayer de tirer parti de cette expérience, de ce ‘qu’on t’envoie comme épreuve’. Il y a quelque chose que tu dois comprendre.

Une femme qui se pâme au moindre bobo, qui a peur de conduire la nuit, joue dès que nécessaire les faibles femmes, a peur de s’engager dans le moindre combat, peur de tout, mais experte en joutes et intrigues universitaires où on ne se fait pas de cadeaux. Je l’ai entendue se réjouir d’une grave maladie frappant un de ses adversaires dans l’université, considérant ‘qu’il devait subir un retour de karma’. Où est la compassion prônée par Bouddha ? Je ne la voyais guère dans ces propos d’une femme dont la morale est décidément à géométrie variable. Je me souviens d’une autre, prompte à évoquer chez les autres, voyant quelque malheur qui les frappe, une possible faute à expier dans une vie antérieure. Un jour elle s’est cassée la gueule dans sa cuisine et s’est brisé le poignet. Un chirurgien l’a opérée et a posé des broches. Rechute dans cette même cuisine. Cette fois la broche métallique avait endommagé, presque complètement sectionné un nerf, au point que sa main était devenue inerte. Par chance, elle parvint à la récupérer en plusieurs années, à coup de rééducation. Le corps humain possède des facultés de récupération parfois étonnantes.

Quelle tête aurait-elle faite si je lui avais dit :

Peut être as-tu commis quelque faute, dans une cuisine, avec cette main-là ?

Elle, elle ne se serait pas gênée une seule seconde pour sortir cela.

Son époux, bouddhiste lui aussi, se lève chaque matin à 5 heures pour s’asseoir dans sa ‘caisse de méditation’ (tradition tibétaine) et y lire des mantras pendant des heures. Mais je n’ai jamais vu un homme aussi pingre, matérialiste et attaché aux gadgets de l’époque moderne.

Ce bouddhisme-là m’insupporte. J’imagine qu’il doit fleurir sur la côte ouest des Etats-Unis. Pensez à la phrase imbécile de Sharon Stone, questionnée par un Chinois à propos du récent tremblement de terre (100.000 morts) et disant ‘que cela devait être sans doute une punition vis-à-vis des exactions chinoises au Tibet’.

Il est possible que ce séisme ait été suscité par la charge liée à la mise en eau de barrages, dénoncée au passage, avant l’évènement, par des ingénieurs chinois. On sait que ces mises en eau créent des ‘mini-séismes’ à chaque fois. On disait que c’était ‘une région à risque’. Dans cette région, des promoteurs immobiliers ont construit des écoles avec des matériaux pourris pour gagner plus d’argent. Les écoles bien construites ont résisté. Les écoles construites par ces gens se sont effondrées. Les Chinois parlent de ‘mises en examen’ suivies d’éventuelles … condamnations à mort. » (Jean-Pierre Petit)

Ainsi, Jean-Pierre Petit parle, à propos du karma, d’idéologie. Ce n’est rien d’autre, dit-il. Elle « permet de justifier les inégalités les plus criantes en vertu de ‘quelque faute à expier dans une vie passée’ ». Il s’agit, à vrai dire, d’une présentation tendancieuse de la loi de compensation ou « loi des conséquences », plus connue sous le nom de loi karmique. Il ne s’agit pas d’une idéologie, mais de l’application de la loi de cause à effet au domaine des actions et réactions humaines, avec des répercussions sur les diverses expressions corporelles d’une même âme animant, au fil du temps, divers « véhicules de chair ». Je m’exprime ici non pas en tant que bouddhiste ou hindouiste, ce que je ne suis pas, mais en tant que familier d’une certaine littérature médiumnique et « ésotérique », car je défends l’approche occidentale de la réincarnation et non l’approche orientale (le bouddhisme ne parlant pas de l’âme et de Dieu, et l’hindouisme faisant référence, comme le bouddhisme, à des incarnations dans des règnes « subhumains », comme les animaux). L’approche occidentale (depuis l’émergence du spiritisme au dix-neuvième siècle) est résolument « évolutionniste » : impossible, une fois atteint un certain niveau (en l’occurrence l’humain), de rétrograder dans l’échelle des manifestations physiques, ce qui est somme toute tout à fait logique. A titre de comparaison a-t-on vu, par exemple, un élève de terminale rétrograder dans une classe de sixième ? Cette analogie permet de comprendre le caractère absurde de la métempsychose orientale.

Selon Jean-Pierre Petit, le karma « est là pour justifier tous les conservatismes, toutes les ‘fatalités’, toutes les inégalités ». (Phrase se trouvant dans un autre texte de Jean-Pierre Petit, texte daté de novembre 2008.) Or il ne s’agit pas uniquement de justifier les inégalités les plus criantes, la loi du karma n’étant là que pour assurer l’équilibre entre des actions passées et les conséquences de celles-ci. Il n’y a là ni « punition », ni « récompense ». Il est vrai que certains « réincarnationnistes » présentent cette doctrine (plutôt qu’« idéologie ») de façon inappropriée, et certains anti-« réincarnationnistes » en profitent pour présenter, dans leur argumentaire, la loi karmique comme « tuant la pitié ».

Jean-Pierre Petit cite le cas de cette « imbécile d’universitaire » (sic) ayant fait un commentaire inepte relatif à la grave maladie d’une amie, la même s’étant réjouie d’une grave maladie d’un « adversaire », en attribuant cette maladie à un « retour de karma ». C’est avec justesse que l’astrophysicien écrit :

« Où est la compassion prônée par Bouddha ? »

Il y a aussi cette autre personne « prompte à évoquer chez les autres, voyant quelque malheur qui les frappe, une possible faute à expier dans une vie antérieure ». Evoquant ses misères avec son poignet brisé, il se demande quelle tête elle aurait faite s’il lui avait dit :

Peut être as-tu commis quelque faute, dans une cuisine, avec cette main là ?

Et puis il y a aussi « la phrase imbécile de Sharon Stone », qui, questionnée par un Chinois à propos du tremblement de terre de mai 2008, eut « l’intelligence » (c’est moi qui utilise ce mot ironique) de répondre “que cela devait être sans doute une punition vis-à-vis des exactions chinoises au Tibet”.

Beaucoup de gens ont, en fait, une compréhension primaire de cette loi karmique (d’où, entre autres, le système des castes en Inde). Lorsqu’on assiste au malheur d’autrui, on ne doit évidemment aucunement « s’en réjouir » (y compris par rapport à ses « ennemis », car nous sommes tous un jour ou l’autre amenés à être confrontés à la souffrance). En outre, dans une perspective « réincarnationniste », on ne sait jamais, lorsqu’on est confronté à telle ou telle épreuve ou à tel ou tel malheur, si celle-ci ou celui-ci est la cause ou l’effet (par rapport à une action « antérieurement » commise). On ne peut donc pas dire (à moins d’être un grand « clairvoyant » !) si l’événement n’est qu’une cause ou est le résultat karmique d’une action « antérieure ». Voilà la double raison qui justifie l’injonction : ne jugez pas autrui (d’autant que nous avons tous commis, nous-mêmes, des actes répréhensibles dans de précédentes expressions corporelles).

Voici, à cet égard, un message canalisé par l’artiste américaine Glenda Green, la source étant le Maître Jésus :

« La prochaine fois que vous verrez une personne vivre d’une manière qui vous bouleverse, au lieu de la condamner, faites silencieusement une prière pour remercier la vie de ne pas être celui ou celle qui a hérité de cette charge. Quand vous voyez une personne handicapée, au lieu de voir son handicap, vous pourriez peut-être poser votre regard sur le courage et le talent qu’il a fallu à celle-ci pour accepter cette destinée. Lorsque vous voyez un homme vivre sous un pont, vous pourriez envisager de rendre hommage à une âme dont la noblesse est telle qu’elle lui permet d’endurer la perte de son statut social et le renoncement à celui-ci. Quand un enfant meurt des suites d’un cancer, au lieu de pleurer sa disparition, voyez plutôt une âme qui était tellement sûre de son immortalité qu’elle était capable de supporter cet héritage. NE CONSIDEREZ-PAS LES EPREUVES COMME UNE PUNITION, MAIS PLUTÔT COMME UN ACQUIS, UNE INCLUSION. » (Glenda Green, « L’Amour sans fin », éditions Ariane.)

Notons que dans la perspective d’une incarnation unique (prônée par les religions dites monothéistes ou « abrahamiques »), ce qui est intolérable ce sont effectivement les inégalités scandaleuses entre les individus (richesse insolente, misère abjecte, etc.) Un Dieu présenté comme « Amour et Lumière » ne pourrait aucunement tolérer de telles disparités. Effectivement, la conception « réincarnationniste » et karmique bien comprise explique tout à fait ces inégalités, sans oublier que certaines épreuves peuvent être choisies par l’âme avant l’incarnation pour une raison qui est spécifique à cette âme et sans qu’il soit nécessaire d’invoquer pour autant le karma.

De multiples contacts avec « l’Invisible » (communications médiumniques ou channelings, informations obtenues lors de sorties hors du corps) attestent de la réalité de la réincarnation considérée comme une loi fondamentale de l’évolution spirituelle par « l’effort auto-éducateur ».

Jean-Pierre Petit s’étant par ailleurs intéressé au dossier Ummo, j’apporte ici la précision suivante. Contrairement aux déclarations écrites d’Ummites (de présumés extraterrestres), ceux-ci étant anti-« réincarnationnistes », il existe des récits de contacts extraterrestres au cours desquels la réalité de la réincarnation a été mentionnée. (Ainsi, l’être rencontré en 1984 par Jean de Raigualgue a fait état de la réalité de la réincarnation.) Quant aux « atomes de krypton », mentionnés dans les textes des prétendus Ummites, cela me fait penser à la « kryptonite » de Superman… (Voyez, dans la rubrique « Enigmes », mon texte sur le dossier Ummo, ainsi que celui de Gildas Bourdais.) Leur conception de l’âme est plutôt vague. Divers phénomènes (dédoublements, NDE, etc.) et de multiples sources évoquent pourtant la notion de « double », ce dernier étant diversement appelé : « corps spirituel », « corps astral », etc.

A propos du séisme chinois (mai 2008), Jean-Pierre Petit écrit qu’il « est possible que ce séisme ait été suscité par la charge liée à la mise en eau de barrages, dénoncée au passage, avant l’évènement, par des ingénieurs chinois ». Voici de nouveau la citation correspondante :

« On sait que ces mises en eau créent des ‘mini-séismes’ à chaque fois. Dans cette région, des promoteurs immobiliers ont construit des écoles avec des matériaux pourris pour gagner plus d’argent. Les écoles bien construites ont résisté. Les écoles construites par ces gens se sont effondrées. Les Chinois parlent de ‘mises en examen’ suivies d’éventuelles… condamnations à mort. »

Je propose de prendre connaissance de l’explication suivante du séisme chinois. Elle est donnée par l’ésotériste britannique Benjamin Creme (1922-2016), ce dernier ayant dit être en relation télépathique avec un Maître de la Hiérarchie planétaire. Cette citation est extraite du numéro 239/240 (juillet/août 2008, p. 38-39) de la revue « Partage international ». Voici d’abord la question d’un lecteur ou d’une lectrice de la revue :

“Le cyclone qui a dévasté la Birmanie et les tremblements de terre en Chine étaient-ils naturels ou provoqués par l’Homme ?” (Question posée à Benjamin Creme lors de sa conférence à Nagoya en mai 2008.)

La réponse de l’auteur anglais est la suivante :

« Non, ces catastrophes n’étaient pas naturelles et elles n’étaient pas non plus directement provoquées par l’Homme. Elles ne sont pas non plus le résultat karmique de méfaits du gouvernement birman ou chinois. Elles sont le résultat des tensions et du stress qui en découle et qui libère des forces qui ne peuvent être contenues.

L’humanité ne comprend pas la loi de cause et d‘effet, la loi d’innocuité. Il existe une énorme tension dans le monde d’aujourd’hui à cause de l’invasion de l’Irak – une guerre néfaste, totalement illégale, dépourvue de nécessité et coûteuse en vies humaines. Cette guerre, l’invasion par les Américains et les Britanniques, a créé une extraordinaire tension dans le monde. Cette guerre, ainsi que la guerre en Afghanistan et la pression américaine sur l’Iran, cause une peur inévitable dans le monde. Les gens vivent dans un état de tension en partie à cause des grandes énergies cosmiques, mais également à cause des actions d’individus puissants. Et les gens observent en silence. Ce pays (le Japon) observe en silence car vous êtes des alliés des Américains. Mais toutes les nations du monde doivent faire entendre leur voix contre cette manière qu’ont les Etats-Unis de piétiner les autres pays.

Les Etats-Unis sont une grande nation et deviendront une nation plus grande encore, mais cette nation s’est malheureusement écartée de sa destinée. Elle joue avec des forces qu’elle ne comprend pas. C’est une nation jeune, puissante et extrêmement arrogante. C’est l’arrogance de la jeunesse, particulièrement d’une jeunesse forte. Il est temps que les nations plus âgées, plus sages, élèvent leurs voix contre la manière d’agir des Etats-Unis.

La meilleure façon de le faire est d’encourager l’acceptation du partage. Le partage et la justice apporteront la tranquillité et l’équilibre dans le monde.

Lorsque nous sommes en déséquilibre comme c’est le cas actuellement, les forces ‘élémentales subhumaines’, qui organisent les cyclones, les tremblements de terre, etc., les forces de la planète elle-même, perdent leur équilibre. Là où il y a régulièrement des tornades, elles deviennent catastrophiques ; là où vous avez régulièrement des séismes, ils deviennent également catastrophiques. Les forces élémentales répondent à notre stress. L’humanité ne comprend pas la connexion qui existe entre toutes les forces et tous les aspects de la planète. »

 

IV. Jean-Jacques Charbonier et la réincarnation :

Le médecin-anesthésiste Jean-Jacques Charbonier est l’auteur de divers ouvrages très intéressants, parmi lesquels : « Les preuves scientifiques d’une vie après la vie » (éditions Exergue, 2008 ; J’ai Lu, février 2016), « La médecine face à l’Au-delà » (éditions Exergue, 2010), « Les 7 bonnes raisons de croire à l’Au-delà » (éditions Guy Trédaniel, 2012), « La mort expliquée aux enfants mais aussi aux adultes » (éditions Guy Trédaniel, 2015), “La conscience intuitive extra-neuronale” (éditions Guy Trédaniel, 2017). Il fait un très bon travail de sensibilisation, auprès du public (conférences, etc.), à propos des NDE et des contacts avec l’Au-delà. Sa page Facebook a atteint, en janvier 2017, plus de 48 000 « likers »…

Concernant le sujet de la réincarnation, l’opinion de Jean-Jacques Charbonier a « évolué » plusieurs fois. Après une première approche positive (voir son chapitre sur le sujet dans « Les preuves scientifiques d’une vie après la vie »), il a tout à coup « viré sa cuti » (serait-ce à la suite d’éventuels contacts avec divers auteurs anti-réincarnationnistes comme François Brune ?) dans deux articles à la teneur résolument anti-réincarnationniste. Il a en effet fait état de ses réflexions « anti-réincarnationnistes » dans le numéro 83 (automne 2011) de « Parasciences ». Un article semblable a été publié dans le numéro 5 (mai/juin/juillet 2012) de la revue (disponible en librairie) « NDE Magazine » (maintenant titrée : « Science et NDE »). Et puis, nouveau changement : dans « La mort expliquée aux enfants mais aussi aux adultes », son approche du sujet redevient, étonnamment, « positive » (y compris dans ses interventions sur sa page Facebook)… Mais intéressons-nous d’abord à sa période « négative » constituée des deux articles évoqués :

Dans ces articles, il reprend l’argumentation de ceux que j’appelle les « survivalistes anti-réincarnationnistes » : ceux qui clament la réalité de la survie de la conscience après la mort mais sont totalement réfractaires à l’idée de réincarnation.

Faisant référence à l’article paru dans « Parasciences » (42), une lectrice de cette revue a fait le commentaire suivant :

« Bravo pour ce qu’a écrit Jean-Jacques Charbonier dans le n° 83 concernant les fausses preuves de réincarnation. Dans le milieu de l’ésotérisme, il est toujours de bon ton de croire aux soi-disant vies antérieures afin d’expliquer ce que l’on ne sait pas. Il a eu le courage d’aller à contre-courant des idées toutes faites. » (43)

Jean-Jacques Charbonier a-t-il eu « le courage d’aller à contre-courant des idées toutes faites » ? Non, car son argumentaire n’a rien d’original, celui-ci ne faisant que refléter ce que d’autres spéculateurs avant lui ont avancé. Ce n’est pas du courage, c’est simplement la mise en exergue d’interprétations visant à évacuer le caractère probant d’un certain nombre de faits accréditant la réincarnation. Quant aux prétendues « idées toutes faites », elles mériteraient un tel qualificatif si ces « idées » étaient dépourvues de fondement, ce qui, nous allons le voir, n’est pas le cas. Par ailleurs, parler de « fausses preuves de réincarnation » c’est entériner la pertinence des arguments présentés par l’auteur de l’article. Or, comme nous allons le voir plus loin, cette pertinence s’avère inexistante ! Ce constat rend également caduque cette autre formulation de la lectrice de l’article de Jean-Jacques Charbonier : Dans le milieu de l’ésotérisme, il est toujours de bon ton de croire aux soi-disant vies antérieures afin d’expliquer ce que l’on ne sait pas.

Dans son article de “Parasciences”, Jean-Jacques Charbonier commence par déclarer que son expérience (sic) le pousse à penser que l’hypothèse de la réincarnation ne repose que sur des faits pouvant s’expliquer d’une autre manière, en particulier celle qu’il développe dans ses interventions publiques et ses écrits, à savoir « la théorie du cerveau émetteur-récepteur de conscience ». Celle-ci permet d’intégrer des notions telles que les NDE, la télépathie, les intuitions, les prémonitions, la prière, la médiumnité. Cette conception permettrait d’écarter l’hypothèse de la réincarnation.

En fait, en lieu et place de l’expérience invoquée, Jean-Jacques Charbonier ne fait que reprendre à son compte l’argumentation classique des survivalistes anti-réincarnationnistes (Jean Prieur, François Brune, Laurent Guyénot, pour ne citer que ceux-là). Sa « stratégie » a consisté à faire intervenir la conscience de défunts (désincarnés) dans la production des phénomènes suggérant la réincarnation ! Ce n’est pas le premier à avoir mis en avant ce type d’interprétation, d’autres auteurs (je viens de citer trois d’entre eux) avant lui ayant évoqué le même genre d’élucubrations.

 

1. L’identification, par des enfants, de lieux où ils ne se sont jamais rendus, et les enfants prodiges :

Selon Jean-Jacques Charbonier, la conscience du disparu peut avoir sollicité le récepteur cérébral de l’enfant pour lui donner des informations lui permettant de reconnaître des lieux ou des personnes de sa vie terrestre. Quant aux enfants prodiges se mettant par exemple à jouer du Mozart dès l’âge de 4 ans, cela serait rendu possible grâce à une perception médiumnique exacerbée concernant des flashs venus de l’Au-delà !

Objectivement, rien ne permet bien sûr de soutenir une telle interprétation, d’autant que les enfants concernés se vivent comme étant la continuation de l’individu précédent, le tout étant associé à d’autres types de souvenirs concernant la famille antérieure. Ils ne se comportent pas comme des médiums inconscients, mais comme des individus qui se « souviennent »…

Quant aux enfants prodiges, leur capacité relève plus d’un « don » (hérité d’une vie précédente) que d’une conscience désincarnée qui s’exprimerait à travers eux. Dans le cas contraire, il faudrait parler de « possession », ce qui ne cadre pas avec le comportement normal de ces jeunes.

 

2. Les stigmates de vies antérieures :

« Quand on sait que l’esprit – et donc la conscience – est en mesure d’avoir des effets sur la matière (télékinésie et psychokinèse), il n’y a rien d’étonnant de concevoir que l’influence de la conscience du disparu puisse également agir sur le corps d’une cible via la réception cérébrale de son destinataire. Les effets du stress ayant des répercussions bien connues sur la peau (eczéma, urticaire, etc.), mais aussi sur l’organisme (ulcères, infarctus, etc.) par l’intermédiaire d’un relais cérébral qui analyse la nature de l’agression. Le sujet ‘possédé’, et même envahi par la conscience du défunt, pourra, dans ces conditions, développer les traces de traumatismes du disparu sans en être pour autant sa réincarnation.

En ce qui concerne les stigmates congénitaux, comme les tâches de naissance, la conscience – ou l’esprit – du disparu pourrait dans ce cas modifier directement la structure génétique moléculaire de sa cible sans passer par le cerveau. » (J.-J. Charbonier)

A propos des cicatrices corrélées à des traumatismes de vécus « antérieurs », Jean-Jacques Charbonier fait donc intervenir l’influence de la conscience du disparu agissant sur le corps d’un vivant ! Comment peut-on sérieusement expliquer de la sorte une marque apparue sur le cou de celui qui avait dû être pendu dans une autre vie, ou une lésion cutanée sur le thorax de celle qui avait été précédemment mortellement blessée au même endroit par une arme blanche ? Cette idée de psychokinèse émanant d’un défunt sur un vivant est tout simplement une absurdité. Par contre, la notion de « mémoire cellulaire » associée à une expression corporelle antérieure est beaucoup plus cohérente (via la transmission, dans la zone corporelle correspondante, de la mémoire énergétique ou « éthérique » du corps subtil du réincarné). Quant à attribuer au défunt le pouvoir de modifier la structure génétique moléculaire de sa cible « vivante », on nage en plein délire…

 

– La mémoire cellulaire :

Les « stigmates » ne sont évidemment pas la conséquence d’une psychokinèse de « défunt » exercée sur une cible incarnée (!), mais sont aisément explicables par la notion de « mémoire cellulaire ».

index« Les marques de naissance sont les signes les plus évidents des mémoires cellulaires de notre corps physique : une tache sur le corps, un creux, une malformation inexpliquée, un angiome cutané, un doigt mal formé, un grain de beauté, sont autant de présences de mémoires cellulaires sur notre corps. Les douleurs morales, les peines et les chocs vécus autrefois s’inscrivent aussi dans nos cellules et nous continuons à reproduire un mal-être qui n’a plus lieu d’exister. » (A. Givaudan)

Ces mémoires sont la résultante des traces que les vies ont laissées sur notre corps vital (éthérique) et sont le fruit des données de l’atome-germe éthérique et de l’atome-germe physique.

 

a) Danielle :

« Lorsque nous avons rencontré Danielle, elle sortait d’une opération.

Elle était née avec une jambe plus courte et claudiquait légèrement.

Cette gentille fille ronde, aux yeux pleins de vie, se demandait pourquoi cette jambe lui posait continuellement des problèmes de santé.

Nous discutions tranquillement, un soir, chez des amis communs, lorsque, au moment où je m’y attendais le moins, un voile léger et brumeux se plaça entre Danielle et moi, me masquant le reste du paysage, tandis qu’une scène commença à prendre forme autour de moi.

Une armée anglaise d’une autre époque préparait un assaut contre un bataillon dont je ne devinais pas l’origine.

Je remarquais plus particulièrement un homme qui, d’après ses gestes et son ton autoritaire, devait avoir un rôle important. Une discussion avait lieu sous une grande tente, devant des cartes d’état-major étalées sur une table.

Selon toutes les apparences, le plan de l’homme différait de celui des autres officiers.

A présent, ‘l’homme’ montrait de la colère. Il pensait avoir raison et il affirmait que si l’on changeait son plan, le massacre était assuré.

Seul contre tous, je percevais son sentiment d’impuissance à convaincre les autres officiers.

Je comprenais tout ce qui se disait, comme si une traduction simultanée était placée au centre de mon crâne.

La première scène s’estompa et une autre prit place aussitôt : la bataille était perdue, les corps jonchaient à présent le sol, rien ne bougeait à l’exception de quelques moribonds rendant leur dernier soupir.

Le spectacle était désolant. ‘L’homme’ était là, lui aussi parmi les mourants, la main sur ce qui lui restait du côté droit, la jambe arrachée sans doute par un tir de mortier.

Il perdait du sang en abondance, tandis que dans ses yeux la colère et la souffrance se lisaient sans équivoque.

Plus rien ! L’histoire s’arrêta net.

Danielle m’écoutait, attentivement.

Elle comprenait pourquoi sa jambe la faisait encore souffrir et se rendait à l’évidence :

Le feu de la colère l’habitait encore, notamment lorsqu’elle savait avoir raison et que personne n’en tenait compte.

La colère, jointe à la douleur, suivait Danielle jusque dans sa jambe blessée autrefois.

Danielle apprit peu à peu à accepter que l’autre ne soit pas toujours de son avis et à pardonner aux hommes ce qu’elle prenait pour de l’entêtement et qui n’était qu’une divergence d’opinion. Elle apprit aussi à faire confiance à la vie.

Aujourd’hui, sa jambe ne lui pose aucun souci. Elle est toujours un peu plus courte que l’autre, mais elle n’en souffre plus. » (A. Givaudan)

 

b) David :

« Je me souviens encore de ce petit homme de cinq ans.

Ses parents l’avaient amené parce que, depuis plusieurs nuits, le petit garçon se réveillait en hurlant, disant que ses jambes le brûlaient.

Un eczéma par plaques commençait à apparaître.

Je regardai l’enfant, me demandant comment accéder à son histoire, lorsque tout à coup je me mis à frissonner, non pas de froid mais de cette sorte de tremblement intérieur désagréable qui ne présage rien de bon.

C’est alors que j’entendis des hurlements qui venaient de si loin et qui étaient si terribles que j’aurais voulu mettre mes mains sur les oreilles pour étouffer ces cris, si je n’avais craint d’effrayer l’enfant.

C’étaient les hurlements d’un homme que je voyais maintenant se superposer à l’enfant.

Des flammes léchaient sa robe, il était attaché sur un bûcher qu’un groupe d’hommes avaient allumé depuis peu et attisaient avec frénésie devant une foule de spectateurs se nourrissant de la douleur des autres en croyant sans doute atténuer la leur.

C’était la nuit et les flammes montaient sur cet être dont le visage exprimait des sévices préalables, signes d’évidentes tortures. Le mot ‘inquisition’ martelait ma tête, puis tout s’arrêta net…

Ce fut tout et bien assez pour comprendre ce qui se passait pour l’enfant.

Une question me restait cependant :

Pourquoi la mémoire revenait-elle à ce moment précis ?

C’est alors que la voix de mon guide se fit entendre au centre de mon crâne, apaisant tout mon être :

‘L’entité a revécu cette mémoire parce qu’un alignement de planètes, semblable à celui qui était présent au moment de sa mort sur le bûcher, est apparu… Cette mémoire traumatisante et non guérie est ainsi remontée en surface comme cela arrive parfois. C’est le moment pour lui de panser ses blessures, même s’il te semble bien jeune, et d’effacer cette mémoire qu’il porte encore dans ses cellules. Je te dirai comment aider l’entité, et ses parents sauront également comment le soulager.’

C’est ce qui fut fait, et le petit enfant, qui est maintenant un jeune homme, put se libérer de ce lourd fardeau. » (A. Givaudan)

Des morts par décapitation, gorge tranchée, pendaison, finissent par activer une mémoire cellulaire qui laisse parfois jusqu’à une ligne fine tout autour du cou. Cela signifie que l’histoire n’est pas encore guérie, « qu’il manque un point de résolution essentiel à la dissolution de l’émotion reliée à cette mémoire ». (44)

Les mémoires cellulaires ne sont pas toujours des mémoires de vies précédentes et peuvent être simplement reliées à notre enfance ou notre adolescence.

« Liliane est une femme dans la quarantaine alerte. Elle assiste à l’un de nos cours et nous avoue qu’elle souffre d’une fièvre importante depuis deux jours.

Elle poursuit l’histoire en ces termes :

‘Je souffre depuis de longues années d’une néphrite qui m’amène régulièrement à l’hôpital. J’ai bien sûr cherché comment je pouvais faire disparaître ce problème et je suis devenue psychothérapeute. J’ai passé des années à comprendre puis à mettre en place les éléments de guérison.

Aujourd’hui, je sais de quoi il s’agit et le problème originel me semble réglé. Mon père, avec lequel j’avais beaucoup de difficultés, ne m’apparaît plus comme celui par lequel tout arrive, et je lui ai pardonné depuis longtemps. J’ai fait beaucoup de thérapies et je suis en paix avec lui et avec moi-même.’

Il ne nous restait plus qu’une possibilité avant que Liliane n’aille comme d’habitude à l’hôpital.

Nous lui avons proposé un soin spécifique pour les mémoires cellulaires. L’intuition était bonne, le surlendemain la fièvre était tombée, non par miracle mais simplement parce que cette fois la mémoire cellulaire avait trouvé une porte de sortie pour se dissoudre. Nous avons rencontré plusieurs fois Liliane. Elle ne souffrait plus et s’était finalement installée aux Etats-Unis où elle est aujourd’hui une thérapeute efficace et reconnue. » (A. Givaudan) (45)

En 2011, les médias ont évoqué le cas de la comédienne Charlotte Valandrey, l’auteure de “L’Amour dans le sang” (2005) et de “De cœur inconnu” (éditions Le Cherche Midi, 2011). Dans ce dernier ouvrage, elle évoque sa vie après une greffe du cœur.

« Deux ans après ma greffe, je fais régulièrement des cauchemars très précis, où je vois un accident de voiture sous une pluie battante à Paris. Je décide de chercher l’identité de la personne qui m’a donné son coeur. Une enquête compliquée, car les médecins ne coopèrent pas. Et je finis par découvrir que, le jour de l’opération, une automobiliste est morte dans un accident de la route, sous la pluie, dans le 12e arrondissement, et que son cœur a été transplanté… Je n’en ai pas la preuve, mais j’ai la conviction de porter le cœur de cette personne. » (C. Valandrey)

Les dernières heures que l’accidentée a vécues sont revenues par bribes dans les rêves de Charlotte Valandrey.

« Tout comme lorsque je pars en vacances en Inde, j’ai la certitude d’avoir déjà vu certains paysages. Qui me dit qu’elle n’est pas allée visiter les mêmes lieux ? Aux Etats-Unis, certains scientifiques croient en cette théorie. Ils l’appellent la ‘mémoire cellulaire’. » (C. Valandrey)

Un prénommé Yann a écrit à Charlotte Valandrey pour lui dire qu’il connait le cœur qui bat en elle et qu’il l’aimait. Il s’agissait du mari de la donneuse :

« J’en ai eu la confirmation en fouillant dans ses papiers en son absence : sa femme est décédée dans un accident de la route, place de la Nation, le jour même de ma greffe ! » (C. Valandrey) (Interview de Charlotte Valandrey publiée dans « Télé 7 Jours ».)

Voici ce que le médecin Pim van Lommel a écrit à propos de ce qu’il appelle la « mémoire transplantée », laquelle correspond à la mémoire cellulaire :

« Lors d’une greffe du cœur, l’organe du donneur contient son ADN personnel. Ce matériel étant étranger au receveur, il va en principe déclencher une réaction de rejet qui ne sera supprimée que grâce à une médication puissante. Mais il arrive que l’ADN de l’organe greffé continue à fonctionner comme lieu de résonance ou interface de la conscience du donneur, permettant au sujet greffé de ressentir des bribes de pensées ou d’émotions qui s’avèrent correspondre à la personnalité du donneur décédé. »

Il précise que ce phénomène a fait l’objet, en 2003, d’un documentaire de Discovery Channel intitulé Transplanting Memories (Greffes de souvenirs). C’est, ajoute-t-il, le terme qui convient pour désigner les expériences décrites par Claire Sylvia dans son livre Change of Heart (Changement de cœur) et par le physicien Paul Pearsall dans son livre The Heart’s Code (Le code du cœur). Pim van Lommel évoque aussi un article qui présente dix cas bien documentés de patients greffés du cœur, très jeunes pour certains, qui ont vécu des transformations émotionnelles et comportementales identifiées ensuite par la famille des donneurs comme correspondant à la personnalité de ceux-ci.

« Cette mémoire cellulaire pourrait s’expliquer par l’hypothèse selon laquelle l’ADN fonctionne comme lieu de résonance de la conscience non locale individuelle, et continue à le faire pour la conscience non locale individuelle du donneur, qui est alors perçue par le receveur par l’intermédiaire de l’ADN de l’organe greffé. Malheureusement, les restrictions des centres de transplantation et des instituts de transplantation ont jusqu’ici empêché toute recherche scientifique systématique dans ce phénomène évoqué par certains. » (Pim van Lommel) (46)

Si la « mémoire cellulaire » explique ainsi des « souvenirs » consécutifs à une transplantation, elle rend aussi compte du report, sur le nouveau corps, de traumatismes corporels (blessures mortelles, etc.) hérités d’un autre corps ayant servi de moyen d’expression à la même âme-personnalité.

 

3. Les impressions de « déjà-vu » :

Selon Jean-Jacques Charbonier, celles-ci pourraient être des réminiscences d’informations précognitives ou historiques.

En fait, la plupart des impressions de « déjà-vu » ont une explication psychologique banale n’ayant rien à voir avec une vie antérieure… Il ne faut pas confondre ces sensations fugaces de « déjà vu » avec, ce qui est beaucoup plus rare, une réelle « reconnaissance » d’un lieu associé à une autre vie, cette « reconnaissance » étant par ailleurs associée à d’autres éléments ou souvenirs concernant cette autre vie. Dans quelques cas, il pourrait cependant s’agir de la « reconnaissance » inconsciente d’un endroit visité, pendant le sommeil, lors d’une sortie hors du corps, ou il pourrait s’agir de la réminiscence d’une scène précognitive perçue en état de rêve.

Dans une émission de E = M6 (sur M6), datée du 23 septembre 2012, on a vu le témoignage d’une femme qui a eu la sensation d’avoir vécu en Egypte. Evidemment, comme il fallait s’y attendre, les intervenants « scientifiques » (dont une psychologue), rationalistes, ont interprété cela en termes psychologiques, en faisant intervenir en outre la notion de faux souvenir… Mais si on est objectif, on ne peut pas a priori affirmer la validité de l’interprétation psychologique. En fait, les individus interrogés ont fait état de leur interprétation réductionniste, conforme à leur idéologie rationaliste et athée, en omettant le fait que l’explication réincarnationniste peut tout aussi bien expliquer ce cas.

 

4. Le karma est-il impitoyable ?

Comme d’autres personnes avant lui, Jean-Jacques Charbonier a fait une présentation tendancieuse de la loi du karma :

« Dans cette hypothèse, notre progression se ferait grâce à une succession d’incarnations dont les problèmes seraient dus à nos fautes commises dans les vies antérieures. En dehors du fait que cette notion peut culpabiliser celui qui est victime d’une singulière malchance, d’une santé pitoyable ou d’une vilaine infirmité – il n’a que ce qu’il mérite, c’est son karma ! -, que faudrait-il penser d’un enfant mort-né ? » (J.-J. Charbonier)

Justement, la question est bonne : que penser d’un enfant mort-né si l’on se situe dans la perspective d’une incarnation unique ? Eh bien, c’est une absurdité. Quel gâchis pour cette âme qui n’aurait ainsi aucune chance d’effectuer son parcours terrestre !

Les « problèmes » (ou les épreuves de la vie, y compris la mauvaise santé ou un handicap) sont certes souvent corrélés à des antécédents karmiques, mais certains d’entre eux (comme d’autres cas de mauvaise santé ou d’un handicap) peuvent être le fruit d’une décision délibérée de l’âme (pour apprendre certaines choses ou « avancer » plus vite), alors que d’autres (pouvant être perçus comme relevant de la « malchance ») sont simplement l’expression du libre arbitre des gens (une épreuve pouvant être une cause subie et non un effet subi). De plus, le fait que certaines personnes puissent « culpabiliser », à tort (si le problème n’est pas de nature karmique) ou à raison (si le problème est de nature karmique), n’enlève rien à la réalité de la loi de cause à effet, laquelle ne doit pas être conçue comme relevant d’un « châtiment » ou d’une « punition », mais comme l’expression du rétablissement d’un équilibre par rapport à un acte antérieurement commis. Et, bien sûr, on ne peut jamais dire : il n’a que ce qu’il mérite, c’est son karma, pas seulement parce que ce n’est « pas bien » et que nous avons tous, à un degré ou à un autre, affaire à notre propre karma, mais tout simplement parce que l’on ne peut pas dire a priori, face à une épreuve, que cette dernière est la conséquence d’un acte précédemment posé. Il peut s’agir en effet de la cause (un individu mal intentionné étant à l’origine d’un acte négatif qu’il devra par la suite « compenser ») et non de l’effet (pas la « punition », mais le rétablissement de l’équilibre). D’où l’injonction : ne pas juger de crainte d’être soi-même jugé (d’autant que nous avons nous-mêmes commis, dans de précédentes expressions corporelles et parfois dans notre vie actuelle, des actes délictueux).

Il y a une grande cohérence dans les principes de la réincarnation et du karma, mais ceux-ci sont malheureusement présentés, par leurs détracteurs, de façon tendancieuse et inappropriée. Voici, très résumé, un cas qui illustre ceci, extrait du livre d’Anne Givaudan, « La rupture de contrat » :

Hors de son corps, Anne Givaudan eut la perception d’un grand gaillard blond aux yeux clairs. Il déclara s’appeler John Smith.

Ses parents n’avaient pas su quoi faire de lui, déclara-t-il. Le père était un homme violent qui buvait et battait son épouse. Les policiers l’attrapaient régulièrement et le gardaient pour des vols sans importance. Un jour, sa mère ne revint plus.

Lui et son père vivaient dans une espèce de grande caravane.

Il fut un jour accosté par deux militaires qui lui proposèrent de s’enrôler dans l’armée, ce qu’il fit. C’était à l’époque de la guerre du Vietnam.

L’âme de John Smith invita la visiteuse à voir ce qui s’est passé comme il l’a vécu. Ils se retrouvèrent alors dans une salle aux murs blancs opaques, avec deux fauteuils confortables. La conscience d’Anne Givaudan se vit alors projetée dans le corps d’un soldat proche de John, dans une rizière pleine de bestioles qui piquaient…

« On a l’habitude de rentrer comme ça dans les villages, on tue, on viole, on brûle, et puis c’est fini, on n’en reparle plus jamais. Cela, c’est les consignes et on les respecte, sinon c’est l’exclusion et c’est comme la mort pour nous.

Au début, on nous avait dit que les villageois étaient tous armés et puis on a bien vu que ce n’était pas vrai, mais on a continué de la même façon. »

« Retourne-toi et frappe ! », hurla John.

« Derrière moi, un jeune adolescent asiatique, un outil semblable à une serpe à la main, s’apprête à me frapper. Je frappe, sans regarder, sans réfléchir, c’est lui ou moi.

‘Vite tué celui-là, au moins, il ne souffrira plus…’, est la seule pensée que l’homme que j’habite momentanément semble capable d’émettre. »

Dans un coin, des femmes et des enfants étaient blottis les uns contre les autres. John viola et tua encore une fois.

Une communication radio informa les soldats que la guerre était finie et qu’il fallait cesser tout combat. Le sentiment de la tuerie inutile les habita.

Anne Givaudan se retrouva, dans son corps subtil, dans le fauteuil de la salle des Lectures de Vie. Elle fut entourée par une autre scène de la vie de John, dans laquelle elle vit celui-ci et un homme qui l’avait accompagné lors de l’épisode sordide du village. Alors qu’il se trouvait dans une chambre en présence d’une prostituée, il eut la sensation que le visage de celle-ci se transformait (il avait auparavant bu quelques verres) en celui d’une femme asiatique. Ce visage se déforma, grimaça et sembla hurler sous l’emprise d’une peur intense. John s’enfuit en courant, l’air paniqué.

Les visions de cauchemar reprirent quelques jours après, celles-ci étant de plus en plus violentes, n’importe où et sans qu’il eusse bu. Un jour, alors qu’un enfant s’était approché de lui, le visage de ce dernier se transforma en celui d’un petit asiatique. John entendit alors : « Pourquoi tu m’as tué ? Méchant ! Méchant ! » L’enfant se mit à hurler et John s’enfuit hébété.

La vie de John devint un enfer, il ne dormait plus, ne mangeait plus, ne sortait plus. Chaque personne rencontrée se transformait en visage torturé, grimaçant de souffrance. Psychiatres, médecins de l’armée, rien n’y fit, et aucun médicament ne pouvait le faire dormir. Et quand il sombrait dans le sommeil, les réveils étaient douloureux. Il finit par se suicider d’une balle dans la tête.

Il précisa à Anne Givaudan qu’il avait pensé que mettre fin à sa vie était la seule solution. Mais là où il s’était retrouvé, après la mort, il avait recréé son enfer, cerné de morts, de souffrances… Il finit par demander qu’un peu de paix arrive enfin. Il éprouva toute la souffrance des guerres, toutes les monstruosités sans raison que l’on fait vivre ou que l’on vit, et il comprenait cette souffrance. Personne ne le punissait, il était seul avec lui-même et vide de toute colère. Puis il a fini par cesser de souffrir.

Il a alors rencontré deux êtres, un homme et une femme qu’il ne connaissait pas mais qui semblaient bien le connaître. Il était, depuis sa mort, comme dans une salle d’attente, et c’était là qu’ils vinrent le trouver. Ils lui ont demandé s’il voulait comprendre et savoir ce qu’il pouvait faire pour se sentir mieux. Il a ainsi été « soigné » : il passa dans des bains de lumière, et les sons qu’il entendait l’apaisèrent.

Un jour, les deux êtres revinrent pour lui dire qu’il était temps pour lui de revenir sur Terre. Une peur profonde et glaciale l’a alors envahi car il ne voulait pas reprendre le fil de son histoire. Les deux êtres lui parlèrent ainsi :

« Le suicide ne fait pas partie du parcours de qui que ce soit. Ce que tu as vécu juste après ta mort, tu aurais pu le vivre en restant sur Terre et réparer ton histoire, vivre deux vies en une.

Tu aurais alors compris que nul n’est obligé d’obéir à l’ordre établi, à des supérieurs, et qu’il est toujours en notre pouvoir de dire non.

C’est ce que tu vas apprendre dans cette nouvelle vie.

Quoi qu’il arrive, tu écouteras ton cœur et tu sauveras autant de vies que tu en as détruites. »

Les deux êtres lui ont alors montré les possibilités qui l’attendaient. Après avoir fini par dire « un petit oui, un peu timide », il a vu des scènes de ses futurs parents et des scènes de son futur travail. Il allait être pompier et il sauverait des vies, même au prix de la sienne.

« Ce que je vois de cette vie-là est très rapide :

Un petit garçon joue avec une voiture de pompiers sous l’oeil amusé de ses parents. Il parle peu mais le peu de mots que j’entends sont les suivants :

‘Je veux être un pompier…’

Le petit garçon a des nuits agitées par des scènes de guerre et de mort qui le font se réveiller en hurlant, tandis que ses parents essaient vainement de le rassurer… Le temps passe vite.

Quelques scènes défilent rapidement : des bâtiments en flammes, des noyés secourus à temps, des voitures prenant feu et des chatons perchés sur des arbres, ne sachant comment en descendre. John devenu Steve est partout dès qu’il faut aider, il est sportif et rien ne lui fait peur malgré son physique un peu lourd et sa tête ronde d’adolescent bien nourri.

Il est aimé et reconnu pour sa bravoure et son grand cœur. Les coups les plus durs, les sauvetages les plus improbables et les plus dangereux, sont pour lui. Il sauve des vies et donne la nette sensation que c’est son seul objectif. Certains pourraient y voir ‘le syndrome du sauveteur’, peu importe, il sent comme une force en lui qui l’aide à accomplir ce qu’il considère comme le but de sa vie.

Il est encore tout jeune et nous sommes le 11 septembre, ce jour qui marquera toute l’Amérique et le monde entier par répercussion.

Steve est pompier à New York.

‘Il y a eu un attentat ! Les tours du World Trade Center sont en feu.’ Les cris fusent partout dans les rues et sur toutes les radios et les chaînes multiples de télévision.

Les pompiers sont sur place tandis que l’affolement se répand, tel un raz de marée, dans la population incrédule.

Des cris, du bruit, des pleurs, on se croirait en guerre, et dans la tête de Steve qui n’a jamais connu la guerre, c’est comme si des images connues, de mort et de peur, de bombardements et de tueries, défilaient à grande vitesse et complètement en désordre.

Il respire, essaie d’effacer ces images qui, pour lui, ne correspondent à rien de ce qui se passe dans les tours. Il doit être efficace et penser très vite comment y parvenir. Dans sa tête, le seul objectif est de sauver le maximum de personnes.

Son chef lui a pourtant intimé l’ordre d’attendre… mais une force le pousse à agir vite. Il grimpe et se trouve face à la silhouette menue d’une femme qui, prise de panique, essaie de passer par la fenêtre du quatrième étage. Elle est là, de dos, prête à sauter dans un vide mortel qui l’attire, et il faut toute la persuasion du jeune homme pour qu’elle se calme enfin et écoute. La silhouette se retourne et Steve n’a que le temps de percevoir le sourire qui se dessine sur le visage asiatique de la femme, tandis que, irrésistiblement attiré, il plonge dans son regard, absorbé par une spirale lumineuse qui l’aspire dans une ronde qui paraît ne jamais s’arrêter.

Il entend avec une netteté qui ne laisse place à aucune interrogation :

‘Ce qui était à accomplir est accompli. A présent, sois en paix !’

La fumée rend tout plus difficile, on étouffe et un brouillard opaque envahit tout l’étage. Un bruit sourd et puis plus rien.

Steve s’élève au-dessus des tours qui s’écroulent. Il regarde sans encore comprendre ce qu’il fait là. Il veut redescendre et s’aperçoit avec stupéfaction que son ‘corps’ traverse les décombres. Il lui faudra un peu de temps et de l’aide pour comprendre qu’il est mort.

Alors, il se souvient… De la guerre, de sa décision, de ce retour un peu forcé, et il sourit.

Il suit ses funérailles et, cette fois, il reçoit de là où il est les remerciements de tous ceux qu’il a aidés. En fait, ce ne sont pas des remerciements dont il a besoin, mais de cette vague de chaleur douce et aimante qui monte vers lui et l’aide à poursuivre sa route vers d’autres plans. Ce n’est pas de reconnaissance dont il a besoin, mais d’Amour, d’affection, et c’est cela même qu’il ressent quand les obsèques, concernant les pompiers courageux morts lors de cet incendie, occupent l’écran de toutes les chaînes de télévision.

Peut-être que John-Steve reviendra encore une fois sur Terre juste pour apprendre à se positionner en face d’une autorité qui prétend lui faire faire ce que son âme réprouve, peut-être n’a-t-il plus besoin de cela… Son âme seule saura le lui dire en temps voulu. » (A. Givaudan)

John déclara qu’il ne sert à rien d’échapper à la Terre et à ses enseignements. Il sait maintenant qu’un contrat signé avec soi-même se vit jusqu’au bout et qu’il y a toujours des solutions.

En bas, une famille est en deuil. Les parents et les frères de Steve vivent à leur façon cette mort brutale…

« Eux aussi sont venus apprendre à travers ma mort un enseignement essentiel. Ma mort va être le choc nécessaire pour que l’un et l’autre de mes parents, à leur manière, ouvrent une porte vers les mondes subtils. Ils vont chercher à comprendre et à adoucir leur peine, et à travers cette recherche ils accompliront un chemin que, sans cela, ils n’auraient jamais entrepris dans cette vie. C’était une entente entre eux et moi… Il est tellement difficile de laisser partir ceux que l’on aime… » (Steve)

Voici l’enseignement de celui qu’Anne Givaudan appelle le « Grand Être sans visage » :

« Dis aux hommes de la Terre que, contrairement à bon nombre d’idées qui circulent sur votre planète, la personne qui se suicide ne va pas en enfer, mais demandez-vous : qu’est-ce que l’enfer, si ce n’est les souffrances que s’inflige celui qui se sent coupable ?

Que cet enfer se matérialise durant la vie sur Terre par des maladies, un intense mal de vivre ou comme pour John par d’insoutenables visions, qu’il se concrétise, après la mort du corps, par un univers de peur et de douleur, qu’importe. Les moyens que l’humain met en place pour se faire souffrir sont innombrables ! (…)

Celui qui souffre dans son corps ou dans son âme, que ce soit lors de sa vie terrestre ou après la mort du corps, est toujours le créateur de ses souffrances. »

Nous sommes responsables de ce à quoi nous donnons existence, dans cette vie ou dans une autre. Nous sommes les créateurs de nos actes, de nos pensées, de nos paroles, et nous en assumons les conséquences. Cette loi n’est ni une récompense ni une punition de quoi que ce soit.

Le corps physique est le temple par lequel l’entité peut dissoudre les conflits et les nœuds qu’elle a engendrés et que son âme veut intensément résoudre.

« La mort du corps ne permet aucun arrêt à ce processus et croire que le tuer mettra un point final aux problèmes de la vie est une illusion supplémentaire. »

Le suicide n’est jamais un choix de Vie.

« Avant toute incarnation, l’entité aidée par ses guides a déjà pris connaissance des grandes lignes de sa vie future. Lorsque John a compris qu’il avait rompu un pacte avec lui-même, il a accepté de revenir sur Terre pour accomplir un temps égal au nombre d’années qu’il aurait dû vivre s’il ne s’était pas donné la mort.

En accord avec les grandes Lois de la Vie qui sont bien loin de celles créées par les hommes, il a passé les quelques années terrestres qui manquaient à son parcours, en sauvant autant de vies humaines qu’il en avait ôtées. » (47)

Voilà donc le cas d’un soldat américain qui a fait la guerre du Vietnam, qui a tué et violé de nombreuses personnes durant celle-ci, et qui, pour « compenser » ses crimes, n’a pas subi des actes de même nature, mais a, dans sa vie suivante, sauvé de nombreuses vies dans le cadre de son activité professionnelle, lui qui en avait ôté beaucoup au Vietnam. Comme quoi, le « karma » n’est pas toujours aussi « impitoyable » que le disent ceux qui y sont réfractaires…

 

5. Il est nécessaire de revenir sur la planète pour évoluer :

« Est-il nécessaire de revenir sur la planète pour évoluer ? N’existe-t-il pas des moyens de progression dans l’Au-delà comme nous le disent la plupart des médiums ? Difficile aussi de concevoir un ancêtre protecteur, un guide spirituel ou un Saint réincarnés, surtout lorsqu’on s’adresse à eux dans la prière. » (J.-J. Charbonier)

Voilà encore un leitmotiv de l’argumentation anti-réincarnationniste : on n’a pas besoin d’évoluer sur Terre, on peut le faire dans l’Au-delà ! Bien sûr, les gens qui tiennent ce type de discours sont incapables de justifier, dans une perspective d’équité, les inégalités flagrantes existant entre les individus : pauvreté et richesse, santé et maladies invalidantes, etc. La thèse de l’incarnation unique ne laisse pas la possibilité d’expérimenter les diverses facettes de la Vie, chacun étant « jugé » ou se jugeant à l’aune d’une simple et unique petite expérience terrestre (et que dire, dans cette perspective, des morts prématurées ?), chanceuse (prospérité matérielle et affective, etc.) ou malchanceuse (misère matérielle et affective, santé défectueuse et handicaps…). Ce n’est pas un problème pour les anti-réincarnationnistes : on « évolue » dans l’Au-delà !

La perspective réincarnationniste, plus sérieuse, envisage deux types d’évolution dans l’Au-delà :

– L’évolution entre deux vies : après le choc de la mort (ou transition), l’âme-personnalité fait le bilan de sa vie puis rejoint son « lieu de résidence » (qui est l’expression d’un niveau vibratoire ou fréquentiel, lui-même synonyme d‘évolution intérieure de l’âme), la conscience pouvant ensuite être transférée sur un palier vibratoire plus élevé (comme dans la représentation théosophique du kamaloka et du devachan), et ce, avant le processus de la « descente » pour une nouvelle incarnation.

– La véritable évolution dans l’Au-delà concerne cependant celle qui survient à la fin du cycle des incarnations successives, lors de l’atteinte du « nirvana » ou de la « vie éternelle ». C’est ici que l’on peut parler de véritable évolution de l’âme dans l’Au-delà : après un très long cheminement à travers les divers Plans de conscience séparant l’Univers matériel de Dieu, le processus ascensionnel s’achève par la fusion de l’âme (qui conserve cependant son individualité) au sein de la Source.

 

6. Des suicidés, tout simplement !

Voici ce qu’une mère a dit lors d’une conférence de Jean-Jacques Charbonier :

« Ma fille Camille est morte en deux mois à l’âge de 22 ans d’une leucémie foudroyante ; ceux qui prétendent que c’était son karma me révoltent et je n’aimerais surtout pas la savoir réincarnée quelque part sans que je puisse la voir ; cette idée m’est insupportable ! »

Et le médecin de faire ce commentaire :

« Mal comprise, la notion de karma peut être aussi traumatisante que redoutable… »

Il y a, dans tous ces propos, beaucoup de sentimentalisme mielleux.

D’abord, cette mère, ainsi que tous les parents avec elle, devrait se rendre compte que sa fille n’est pas sa propriété, que les parents ne font qu’offrir à une âme l’occasion de s’incarner et que cette âme a son propre chemin d’évolution à accomplir. Si ce chemin passe, dans cette incarnation, par une courte vie, c’est qu’il y a une raison à cela. L’une des raisons d’une vie « abrégée » (par rapport à une durée « normale »), c’est celle-ci : dans sa dernière vie, l’individu s’est suicidé, mettant ainsi un terme prématuré à une existence qui, sans cet acte, serait allée à son terme initialement prévu, le suicide ne faisant jamais partie d’un contrat de vie. Dans sa vie suivante, l’âme doit « compenser » en s’incarnant pendant le nombre d’années correspondant à la partie manquante pour laquelle l’individu s’est soustrait dans sa précédente « expression corporelle ». Dans le cas évoqué, il est donc possible (mais il peut bien sûr y avoir une autre raison) que la fille de la mère s’est suicidée dans sa précédente vie, 22 ans avant l’âge qui aurait dû être le sien au terme de sa vie.

51rZs7sql3L._SX324_BO1,204,203,200_Voici, à cet égard, plusieurs cas qui témoignent de cette possibilité, extraits du livre de référence consacré aux contacts (lors de sorties hors du corps) avec d’anciens suicidés, celui d’Anne Givaudan : “La rupture de contrat” (éditions S.O.I.S., 2006) :

* John Smith s’est suicidé, suite aux traumatismes psychologiques consécutifs aux actes abominables qu’il avait commis durant la guerre du Vietnam. Dans sa vie suivante, il est mort (le 11 septembre 2001) en tentant de sauver des gens lors de l’attentat contre le World Trade Center. Il est alors mort jeune, le nombre d’années vécues correspondant à celles qu’il aurait dû vivre lors de sa précédente incarnation s’il ne s’était pas suicidé.

* Elisabeth, une ancienne camarade de classe d’Anne Givaudan, est décédée à l’âge de 16 ans du diabète. Or, lors de sa précédente incarnation, au début du vingtième siècle, elle s’était suicidée (croyant être atteinte d’une grave maladie – ce qui n’était en fait pas le cas car il y avait eu une erreur médicale, une histoire d’inversion de fiches). Les 16 ans de sa vie en tant qu’Elisabeth correspondent aux 16 ans qu’elle aurait dû vivre si elle ne s’était pas suicidée.

* Arthur W. était âgé de 80 ans lorsqu’il décida, alors qu’il se trouvait dans une maison de retraite, de mettre fin à ses jours (en se pendant). Il s’est réincarné dans le corps d’une petite fille morte d’une leucémie à l’âge d’un an et demi, période correspondant au temps qu’il lui restait normalement à vivre en tant qu’Arthur W.

J’ai développé plus haut le cas de John Smith. Les deux autres cas cités ci-dessus sont aussi détaillés (avec d’autres cas) dans « La rupture de contrat » (qui est le livre de référence sur les contacts avec des âmes-personnalités qui ont eu recours au suicide lors d’une ou plusieurs vies).

 

7. La régression sous hypnose :

Certains chercheurs (Brian Weiss, etc.) disent guérir certaines maladies en identifiant le traumatisme initial à l’origine de celles-ci, l’épisode concerné ayant été vécu dans une précédente incarnation de la personne.

« Par exemple, une patiente qui a peur de prendre l’avion trouvera l’origine de sa phobie en apprenant sous hypnose qu’elle était pilote de chasse et qu’elle fut abattue lors d’un combat aérien. Il est indéniable que les résultats thérapeutiques du Dr Weiss sont probants, mais on peut aussi considérer que, dans l’exemple cité, la patiente fut toute sa vie possédée par un esprit désincarné qui avait vécu cet épisode et que celui-ci l’a quittée au moment de son identification ; cela semble être tout aussi logique. Il s’agirait donc d’une reconnaissance d’entité démasquée sous hypnose et non pas d’une régression, au moment de l’hypnose l’esprit possessif se mettant à parler par la bouche de la possédée. » (J.-J. Charbonier)

Il est bien connu que les anti-réincarnationnistes ne sont pas à court d’idées pour rejeter la réincarnation. Si, pour rendre compte des régressions mémorielles, les rationalistes (et les parapsychologues, ces derniers ajoutant cependant « un zeste d’extrasensorialité » !) font intervenir l’imagination ou la suggestion inconsciente de l’hypnotiseur, les « survivalistes » réfractaires à la réincarnation, eux, font appel aux désincarnés qui « possèderaient » les sujets sous hypnose ! Mais c’est une explication qui, contrairement à ce qu’insinue Jean-Jacques Charbonier (après d’autres), n’est pas tout aussi logique. Sachant qu’un grand nombre de gens sont accessibles à l’état d’hypnose et que l’on obtiendrait donc, dans le cadre d’une étude à grande échelle, de multiples prétendus faux souvenirs de vies antérieures, nous aurions alors affaire à un nombre considérable d’« esprits possesseurs » qui s’exprimeraient, ô miracle, à la faveur d’une régression de mémoire ! Bref, nous serions tous « possédés », ce qui serait quand même un peu inquiétant ! Non, soyons sérieux, la « possession » n’est « logique » que pour les survivalistes opposés (pour des raisons religieuses ou « émotionnelles » : perte de l’être aimé tel qu’il était connu sur Terre, etc.) à la réincarnation. Et un processus de réactivation de souvenirs ancrés dans la conscience de l’âme du sujet mis en état modifié de conscience est, justement, plus sérieux que l’intervention d’un « esprit possesseur » qui interviendrait tout à coup à la faveur de cet état…

 

8. Contacts médiumniques avec des défunts désincarnés depuis plusieurs dizaines d’années :

Jean-Jacques Charbonier a fait cette objection :

« Difficile aussi de comprendre les contacts médiumniques de défunts désincarnés depuis plusieurs dizaines d’années si une réincarnation s’était déjà produite. Comment dans ces conditions expliquerait-on pareille prouesse ? »

D’abord, il faut tenir compte du fait qu’il n’y a pas de règle générale quant à la durée de l’intervalle entre deux vies. Cet intervalle peut très bien être, pour de nombreuses âmes, d’un siècle ou plus. La durée de cet intervalle est spécifique à chaque âme-personnalité et dépend de divers facteurs, notamment karmiques.

Comment expliquer cependant, par exemple, les contacts avec des peintres et artistes décédés depuis plusieurs siècles et qui seraient effectivement réincarnés ? J’ai terminé un chapitre de mon premier livre (“Communications interdimensionnelles”) par cette interrogation :

De nombreux artistes/médiums peignent des œuvres émanant de peintres décédés. La question qu’il faut se poser est celle-ci : ces peintres ne se réincarnent-ils plus ? Benjamin Creme (qui disait obtenir ses informations télépathiques d’un Maître de la Hiérarchie spirituelle) a déclaré que Van Gogh, Monet et Toulouse-Lautrec sont actuellement incarnés. (« Partage international » de juillet-août 2003, page 47.) Si cela est vrai, comment se fait-il, alors, que ces mêmes peintres continuent à s’exprimer à travers divers médiums ? Voici deux explications possibles à ce phénomène :

9791024201085FSMichel Coquet, qui se réfère à l’enseignement théosophique, écrit que les âmes qui résident dans le deuxième sous-plan astral le plus élevé sont souvent des individus qui, sur Terre, « furent des artistes, des intellectuels, des penseurs et des créateurs de talent ». A ce niveau de « l’Astral », les âmes peuvent signer des œuvres qu’il ne serait pas possible de reproduire sur Terre.

« Les peintres médiums, comme le Britannique Matthew Manning, trouvent sur ce plan les images astrales des originaux de Picasso, Monet ou Van Gogh. » (M. Coquet)

Selon Michel Coquet, les forces qui ont inspiré Matthew Manning et le Brésilien Luiz Antonio Gasparetto « ne sont pas les peintres défunts comme on le pense généralement », mais sont attribuables au médium qui, « par une forme de communion », s’harmonise avec les « formes-pensées » des peintres, ce qui permet au subconscient de reproduire assez précisément celles-ci. (48)

Dans cette perspective, les artistes peuvent être en incarnation, les médiums ne faisant que capter le contenu d’« images astrales » de leurs œuvres post-mortem. Mais il y a une autre explication possible, celle qui découle de l’information suivante donnée par l’entité Kryeon (via le channel Lee Carroll) :

« Sachez toutefois que vous êtes tous aussi composés de plusieurs fragments dont certains se trouvent de l’autre côté du voile, tandis que d’autres résident sur cette planète en tant que guides pour d’autres humains. » (Lee Carroll, “Entretiens avec Kryeon”, éditions Ariane, 2011, p. 21.)

Voici ce qu’on lit à la page 7 de “Transition” (éditions Ariane, 2009) :

« Votre hologramme humain comporte les parties de ‘vous’ qui existent de l’autre côté du voile et qui sont conçues pour interagir avec un système quantique. Même dans votre ignorance de ce qu’est réellement un hologramme, vous pensez qu’il est toujours autour de vous, sur cette planète. Dans un état quantique, il n’y a pourtant aucun ‘espace’ pour quoi que ce soit. C’est l’existence pure. Par conséquent, vous n’êtes pas conscients de la partie de vous qui s’est détachée quand vous êtes venus sur la Terre et qui demeure toujours de l’autre côté du voile. C’est une partie très active de tout le système qui est ‘vous’ et vous n’êtes pas encore prêts à la concevoir. » (Kryeon)

Nous avons donc trois possibilités :

* Les artistes (ou certains d’entre eux) ne sont pas réincarnés, soit parce que la durée de leur séjour dans l’Au-delà, avant leur nouvelle descente dans la matière, est, pour une raison qui leur est personnelle, très longue, soit parce que certains d’entre eux ont achevé leur cycle d’incarnations.

* Les artistes (ou certains d’entre eux) sont réincarnés, mais les médiums captent les « formes-pensées » de leurs œuvres subsistant dans l’Astral, tout en croyant être réellement en contact avec les âmes correspondantes.

* Les artistes (ou certains d’entre eux) sont réincarnés, mais une partie d’eux-mêmes se trouve « de l’autre côté du voile » et c’est celle-ci que les médiums contactent.

 

9. William Lang n’est pas encore réincarné : et alors ?

« Les esprits peuvent habiter totalement le corps d’un médium sans que le relais cérébral soit sollicité ; exactement comme dans l’écriture automatique où le médium n’a absolument pas conscience de ce qu’il écrit en période de transe. Il s’agit parfois d’esprits évolués et particulièrement doués donnant au médium des capacités thérapeutiques comme a pu le devenir George Chapman, simple plombier, qui était régulièrement incorporé par le célèbre ophtalmologue le Dr William Lang, mort en 1937. Comment cette incorporation aurait pu être possible si le Dr William Lang avait déjà été réincarné au moment des faits ? Jean-Marie Le Gall soigne actuellement ses patients de la même manière que le faisait George Chapman et c’est l’épouse de ce célèbre médium qui a reconnu en lui le successeur de son mari. Le Dr William Lang est donc loin d’avoir terminé son travail. Eh oui, pas encore réincarné le bougre ! » (J.-J. Charbonier)

Là, je suis consterné par cet « argument » inepte ! D’abord, contrairement à ce qu’a écrit Jean-Jacques Charbonier, George Chapman n’était pas un “simple plombier” (sic), mais un… pompier ! (Il est vrai que cela rime.) Et puis, surtout, comme je l’ai mentionné un peu plus haut, l’intervalle entre deux vies est en réalité très variable : si certaines âmes-personnalités « reviennent » vite (après quelques mois ou quelques années, comme dans les cas étudiés notamment par Ian Stevenson), d’autres, par contre, peuvent attendre un ou plusieurs siècles en temps terrestre avant de continuer leur évolution terrestre. Tout cela dépend de divers facteurs (karmiques, etc.). Et si William Lang (décédé en 1937) ne s’est pas encore réincarné, cela n’a donc aucune incidence sur la non réalité de la réincarnation !

Voici en outre le témoignage de Michel Coquet :

« Georges William Chapman naquit à Liverpool en 1921. Il exerça le métier de pompier dans la petite ville d’Aylesbury et se maria en 1943. De ce mariage naquit une petite fille qui mourut en bas âge. Cet événement le poussa à s’intéresser au spiritisme. Chaque jour, il s’entraînait à la méditation et pratiquait la sortie astrale. Il entra ainsi en contact avec un médecin ophtalmologiste, le Dr William Lang, né en 1852 et mort en 1937. William Lang avait acquis de son temps une réputation internationale, ayant été chef d’un service d’ophtalmologie à Londres. Une fois mort, des confrères médecins, eux aussi décédés, lui enseignèrent des techniques de guérison et d’opération sur le corps éthérico-astral. Lorsqu’il les eut maîtrisées, il lui fallut trouver un médium, et cette personne fut Mr Georges Chapman.

En 1977, j’allai le voir pour un genou en mauvais état. Il avait déjà à son actif des milliers de cas de guérison. Lorsque je fus introduit dans la pénombre de son cabinet, quelque part dans la région parisienne, Mr Chapman avait les yeux fermés et avait pris l’apparence du Dr Lang. Il s’exprimait dans un anglais de son époque qui était traduit par une assistante.

Personne ne me connaissait et je n’avais donné aucun renseignement sur la nature de mon problème. Sans un mot, il me fit asseoir sur un tabouret et plaça ses mains sur mes reins. Comme j’étais venu pour mon genou, je commençais à douter de ses dons ! A mon interrogation mentale, il me répondit immédiatement qu’il utilisait cette région pour provoquer un afflux de sang et irriguer mon genou. Une fois la séance terminée, je me sentis soulagé pour la première fois. Cependant, le Dr Lang me fit savoir que cet accident était karmique et qu’il ne pouvait rien faire de plus. » (M. Coquet) (49)

On aura noté la fin de la citation faisant état d’un accident de nature karmique… Et qui dit « karma », dit… réincarnation !

 

10. L’attirance des plaisirs terrestres et la possession :

« Il est sûr que nous sommes tous et toutes plus ou moins attachés à la matière et aux plaisirs terrestres comme faire l’amour, boire du bon vin, goûter un plat succulent, prendre un bain de soleil, nager, etc. Pour certains, l’idée de quitter de façon définitive tous ces plaisirs terrestres peut sembler insupportable et cette crainte suprême ne sera calmée que par l’idée d’une possibilité de réincarnation à la fin de sa vie. Certaines entités profondément attachées aux valeurs matérielles de cette planète ont beaucoup de difficultés à évoluer et ne ratent pas une seule occasion de possession pour tenter en vain une nouvelle incarnation… Mais ceci est sans compter la connaissance de cet Amour inconditionnel et indicible rencontré dans la Lumière au cours des expériences de mort provisoire. Il est, à en croire les expérienceurs, sans commune mesure avec n’importe quel plaisir terrestre ! » (J.-J. Charbonier)

Voilà encore une « objection » qui vaut son absence de pesant d’or. Ce n’est pas l’éventuel attachement aux plaisirs terrestres qui fait espérer la réincarnation, cette dernière étant enseignée par une multitude de sources (y compris « paranormales ») et bénéficiant de nombreux indices factuels quant à sa réalité. Il n’est donc pas utile, à cet égard, de faire intervenir l’Amour inconditionnel éprouvé de « l’autre côté »… En outre, la vie terrestre est loin de ne comporter que des éléments positifs, elle est aussi parsemée d’événements individuels et collectifs très négatifs qui ne la font pas globalement désirer. La réincarnation est d’ailleurs plutôt perçue, en Orient, comme une « malédiction ». Vivre sur Terre, ce n’est pas seulement « bien manger », etc., c’est avant tout s’engager dans un champ de bataille et d’expérimentation basé sur la loi de dualité (pour reprendre la formulation de l’ésotériste réincarnationniste Michel Coquet).

L’existence de certaines entités qui, ne s’étant pas dégagées de leurs attaches terrestres, s’efforcent de « posséder » certaines personnes afin de « revivre » sur Terre, cette tentative étant vouée à l’échec (car le moment de la renaissance n’est pas encore venu pour elles), ne peut être objectivement utilisée pour expliquer les cas avérés de souvenirs d’une autre vie, contrairement à ce que suggère Jean-Jacques Charbonier dans son article.

 

11. Pas assez de réincarnés ?

Jean-Jacques Charbonier écrit qu’il a bien aimé la réflexion d’une auditrice qui l’a interpellé à la fin d’une conférence :

« Mais docteur, je ne comprends pas. Si nous nous réincarnions tous après notre mort, on devrait être beaucoup plus nombreux que ça sur cette Terre : où sont-ils passés tous ces gens ? »

Les anti-réincarnationnistes se font généralement un plaisir de noter que l’augmentation draconienne de la population terrestre est un argument contre la réincarnation. Ainsi, Jean-Pierre Girard, par exemple, déclare, dans plusieurs ouvrages, que le « plus grand coup porté à l’encontre de la croyance en la réincarnation » est lié à la croissance des populations. De même, dans une émission, en 2013, de « On n’est pas couché » (sur France 2), j’ai entendu Aymeric Caron faire ce type d’objection à la médium Patricia Darré (la seule fois qu’une médium – conséquence du succès de son livre publié par un grand éditeur – a été invitée dans ce type d’émission, au cours de laquelle le même Aymeric Caron a comparé l’auteure… à Raël, ce qui témoigne doublement du degré zéro de la connaissance et de la pertinence des propos de cet individu au sujet de thèmes pour lesquels il est réfractaire et incompétent). Plus haut, je donne la réponse à cette apparente incompatibilité de l’augmentation de la population mondiale avec la réincarnation. Avec le cas de l’auditrice d’une conférence de Jean-Jacques Charbonier, nous avons l’inverse. Ce n’est pas : nous sommes trop nombreux et donc la réincarnation n’existe pas (j’ai répondu à cette objection classique), mais : la réincarnation n’existe pas car si nous nous réincarnions tous, les Terriens devraient être beaucoup plus nombreux ! Drôle de « sagesse populaire » (sic) que cette dernière « objection »… Pourquoi devrions-nous être plus nombreux, sachant au contraire que ce sont les mêmes âmes qui, pour nombre d’entre elles, reviennent dans de nouvelles expressions corporelles ? L’objection (à laquelle j’ai répondu) du trop grand nombre d’humains est a priori plus valable ! Quant aux gens qui ne se réincarnent plus (« où sont-ils passés tous ces gens ? »), je rappelle ce que j’écris plus haut à propos des « âmes absentes », sachant que l’objectif des âmes en incarnation est de se libérer, en définitive, du cycle des vies successives :

On peut penser que nombre d’entre elles se sont libérées de la nécessité de s’incarner et qu’elles servent donc « ailleurs » (dans les royaumes spirituels), alors que d’autres peuvent poursuivre leur évolution sur d’autres planètes habitées. Rappelons que les âmes ne sont pas destinées à vivre éternellement l’incarnation (ou à s’incarner continuellement sur Terre, celle-ci n’étant qu’une planète habitée parmi les milliards de planètes habitées).

 

12. Foi religieuse :

Jean-Jacques Charbonier donne la conclusion suivante à son article :

« On l’aura bien compris, je ne suis pas un farouche défenseur de la réincarnation. Si je suis désormais moins neutre quand la question m’est posée, je suis bien conscient que mon avis doit certainement manquer d’objectivité car j’ai reçu une éducation catholique qui rejette cette théorie et qui doit sans nul doute influencer ma prise de position ; il en irait probablement tout autrement si j’étais un bouddhiste natif du Tibet. Je sais que certains lecteurs et lectrices de ‘Parasciences’ ne seront pas d’accord avec ce que j’expose dans cette chronique. Il est sûr que quand on prend position, on ne peut pas plaire à tout le monde… (…) Quoi qu’il en soit, je ne prétends évidemment pas détenir la vérité ; toutes les croyances se respectent. »

On voit donc que le moteur essentiel de ses « objections anti-réincarnationnistes » prend racine dans le dogme de l’Eglise. A moins qu’il n’ait aussi subi l’influence des propos de certains anti-réincarnationnistes, comme François Brune… En tout cas, Jean-Jacques Charbonier a repris l’argumentation de ces derniers, tout en ignorant une certaine autre littérature.

Dans le numéro 86 (daté de septembre 2012) de “Parasciences”, Jean-Michel Grandsire écrit qu’il comprend que certaines personnes soient ulcérées par l’idée de vies successives. Il n’en donne pas la raison, mais celle-ci est aisée à deviner. Certains individus rechignent, en effet, à la perspective de « remettre ça », la vie en 3 D n’étant pas un long fleuve tranquille et étant parsemée de difficultés et de souffrances de diverses natures, contrairement à ce que peuvent laisser croire les personnes qui disent que « la vie est belle ». Elles disent cela parce qu’elles passent une période agréable de leur vie ! (Il est peu probable qu’elles le diraient si elles étaient clouées sur un fauteuil toute leur vie, si elles étaient aveugles de naissance, si elles étaient amputées, si elles mouraient de faim, si elles souffraient le martyr sur leur lit de mort, etc.) Ensuite, il y a la peur, bien sûr, de « perdre » (par une nouvelle incarnation) les êtres chers… Sans oublier les a priori religieux (les religions dites monothéistes étant réfractaires à la réincarnation). Néanmoins, va-t-on priver les enfants d’aller à l’école parce qu’ils n’aiment pas ça ? Ne pas aimer (et réfuter) c’est une chose, mais les lois de la Vie c’est autre chose… Et puis, il y a aussi, peut-être, le refus (inconscient) d’assumer les actes négatifs (y compris, bien sûr, des meurtres) que nous avons tous pu avoir lors de précédentes « expressions corporelles », et donc d’assumer la partie sombre de nous-mêmes qui a pu s’exprimer dans un passé plus ou moins lointain. On comprend dès lors pourquoi la réincarnation n’est pas la bienvenue dans l’univers conceptuel de tant de gens (qui, par ailleurs, ne sont pas athées). Il ne reste donc à ces gens qu’à utiliser une argumentation fallacieuse déniant toute réalité à une loi naturelle (et spirituelle), ce qui permet, certes, de les rassurer, mais ne leur permet cependant pas d’abroger la réalité d’une loi à laquelle ils sont « émotionnellement » et intellectuellement réfractaires… Il y a ainsi des « ressorts psychologiques » qui expliquent le rejet, par beaucoup de gens (néanmoins « survivalistes »), de la réincarnation.

 

13. Une volte-face positive :

516qonZpG7L._SX389_BO1,204,203,200_Changement de ton pour Jean-Jacques Charbonier dans son livre paru en 2015 : « La mort expliquée aux enfants mais aussi aux adultes » (éditions Guy Trédaniel). La réincarnation y est maintenant présentée sous un angle positif, comme en témoigne cet extrait :

« La réincarnation pourra aussi se faire dans un autre corps pour trouver une existence totalement différente. Les épreuves à subir seront choisies à ce moment-là. Toutes les épreuves : des plus légères aux plus lourdes. Par exemple, certains pourront choisir de naître handicapés ou dans une famille avec des parents alcooliques. D’autres préfèreront avoir une vie plus courte mais qui aura un but précis pour faire évoluer d’autres personnes ; c’est le cas des enfants qui meurent très vite après leur naissance. » (50)

On peut être surpris de ce subit changement de perspective… Jean-Jacques Charbonier aurait-il été influencé, entre-temps, par la lecture du témoignage de l’expérienceur (témoin NDE) qui a fait état, dans son récit, de la perception, durant sa revue de vie, de deux de ses précédentes vies (Rome et Première Guerre mondiale), récit que j’ai rapporté plus haut et qui a été évoqué par Pim van Lommel dans son livre ? On pourrait se le demander…

Après ce bon commentaire, l’auteur s’emmêle ensuite « les pinceaux » lorsqu’il parle de se réincarner dans le futur et le passé. Après avoir écrit, avec justesse, que le temps n’existe pas dans l’Au-delà, il utilise cette particularité, qui n’est valable que pour le Monde spirituel et en aucun cas pour l’univers matériel, pour l’étendre, de façon inappropriée, à la réincarnation. Il écrit en effet qu’il « y aurait donc des esprits qui pourraient se réincarner dans notre passé et d’autres dans notre futur », ce qui signifierait que « des esprits qui ont déjà connu ce que nous réserve notre avenir seraient en mesure de se réincarner à notre époque » !

« Comme tous les esprits, ils garderaient une certaine mémoire de ce qu’ils ont vécu. On a pu en effet constater que des personnes avaient des facultés de ‘visionnaires’ en prévoyant ce qui allait se passer bien plus tard. » (J.-J. Charbonier)

Il cite Léonard de Vinci (qui a dessiné des avions, des hélicoptères et des automobiles qui n’ont existé que plusieurs siècles plus tard) et il se demande comment cela aurait pu être possible sans avoir connu l’époque de la réalisation de ces objets. Il cite aussi le médium brésilien Chico Xavier (+ 2002) qui a retranscrit des formules chimiques de médicaments qui ne furent inventés que des dizaines d’années plus tard, et il se demande d’où lui venaient ces informations si ce n’est du futur. Enfin, il mentionne Jules Verne (+ 1905) et ses romans avant-gardistes dans lesquels il a notamment parlé, à une période où cela n’existait pas encore, de voyage sur la Lune à bord d’une fusée ou de déplacements en sous-marin.

« Oui, tout cela s’expliquerait facilement si l’on acceptait l’idée que certains d’entre nous pourraient venir du futur. » (J.-J. Charbonier) (51)

L’explication suggérée est cependant surréaliste. Il n’est pas nécessaire de faire appel à cet invraisemblable voyage temporel réincarnationniste, du futur au passé, pour rendre compte des réalisations des « visionnaires ». Il faut certes tenir compte du processus créatif (comme le mentionne l’internaute citée plus loin), mais aussi d’autres facteurs : la « formation », dans le Monde spirituel, des futurs inventeurs ou des écrivains avec l’aide de guides spirituels spécialisés dans les domaines concernés, avec une réactivation des mémoires lors de l’incarnation de l’individu « formé » ou de l’individu ayant déjà connu ce type d’inventions dans une précédente vie (eh oui, l’Atlantide, cela a existé !). Le cas de Chico Xavier s’explique simplement par la canalisation d’informations en provenance d’âmes spécialisées dans le domaine concerné. Dans tout cela, il n’y a évidemment pas de réincarnation dans le futur suivie d’une réincarnation dans le passé !

Sur la page Facebook de Jean-Jacques Charbonier, on a aussi droit à des commentaires positifs sur la réincarnation. Ainsi, à une question posée sur le suicide, il a correctement répondu que le suicidé devra résoudre son problème soit dans l’Au-delà, soit dans de futures incarnations. Voici quelques autres interventions sur le thème de la réincarnation :

Cathy Boudeau :

« J’ai dévoré et adoré votre livre pour parler de la mort aux enfants. J’ai vécu la perte de mon frère il y a 22 ans et j’ai vu très tôt ses signes. En revanche, je suis interloquée par le fait que l’on puisse se réincarner dans le passé. Pouvez vous me conseiller un bouquin là dessus ? Je vous ai vu à Bordeaux avec Nicole Dron. C’était super. Merci. »

J’ai mis le commentaire suivant :

Je pense qu’il faut comprendre cela d’un point de vue multidimensionnel. Si nous pouvions nous connecter avec notre propre mémoire akashique (la mémoire de l’âme), nous aurions l’impression que nos existences sont simultanées car nous pourrions avoir accès en même temps aux informations des vies passées, tout en étant incarnés à notre époque. De même, de “l’autre côté”, nous pouvons avoir accès à ces mémoires comme si nous les vivions sur le moment… Mais sur le plan linéaire, le passé est le passé, et il va de soi qu’on ne peut pas retourner dans ce passé…

Josette Charret :

« Je viens de lire le livre et n’apprécie pas du tout la fin !!! Ni la négation du pouvoir créatif en insinuant par exemple que les ‘esprits’ de Léonard de Vinci et Jules Verne ont été faire un tour dans le futur avant de revenir à une autre époque pour épater tout le monde… Bref… Beaucoup de choses peu convaincantes… »

J’ai mis le commentaire suivant :

La réalité, sur ce point, est en effet différente. Il n’y a point de “voyage dans le futur”, l’explication étant simple. De l’autre côté du voile (selon l’expression consacrée), il y a des “guides spirituels” qui sont parfaitement au courant des potentialités futures de l’humanité (d’autant que, contrairement à ce qu’on enseigne à l’école et dans les médias, il a existé des civilisations avancées – je pense bien sûr à l’Atlantide – dans la prétendue “préhistoire”). Et ceux qui ont une mission spécifique de divulgation de futures découvertes (ou qui sont des “génies”) sont “formés” avant l’incarnation en rapport avec leur objectif de vie. Durant l’incarnation, ils “réactivent” inconsciemment des mémoires en lien direct avec leur objectif de vie. Aucune trace de “voyage dans le futur” dans tout cela !

Alain Moreau

 

Références :

1. Préface de François Brune au livre de Laurent Guyénot, « Lumières nouvelles sur la réincarnation », éditions Exergue, 2003, p. 6-7.

2. Jean-Pierre Girard, « Encyclopédie du paranormal », éditions Trajectoire, 2005, p. 604-607.

3. Hubert Larqué, « Parasciences », n° 71, automne 2008, p. 54.

4. « Parasciences », n° 101, juin 2016, p. 25.

5. Midaho, « Dialogues avec Dieu », tome 1, éditions Hélios, 1996, p. 31.

5. Hubert Larqué, op. cit., p. 55.

6. « Parasciences », n° 101, juin 2016, p. 25.

7. « Parasciences », n° 71, automne 2008, p. 55.

8. Pim van Lommel, « Mort ou pas ? », InterEditions, 2012, p. 46-48.

9. « Parasciences », n° 101, juin 2016, p. 25-26.

10. Anne Givaudan et Daniel Meurois, « De mémoire d’Essénien », « Chemins de ce temps-là », livres disponibles aux éditions Le Passe-Monde. Voir aussi les livres de Daniel Meurois : « Visions esséniennes » (initialement paru en 1996 aux éditions Amrita), « Ce clou que j’ai enfoncé » (éditions Le Perséa, 2004). Ces deux livres sont maintenant disponibles aux éditions Le Passe-Monde.

11. Daniel Meurois, « La demeure du Rayonnant », éditions Le Perséa, 1998 ; « Louis du désert », tomes 1 et 2, éditions Le Perséa, 2001 ; “François des Oiseaux… Claire et le Soleil”, éditions Le Passe-Monde, 2008.

12. Daniel Meurois, « Les maladies karmiques », éditions Le Perséa, 1999.

13. Pascale Lafargue, « Le passé retrouvé », éditions Lanore, 1996 ; « Nos vies oubliées », JMG éditions, 1999 ; « D’une rive à l’autre », éditions Lanore, 2001 ; « Juliette Drouet, une destinée… », éditions Lanore, 2004.

14. Jean-Pierre Girard, op. cit., p. 610-611.

15. Patrice Desserre, « Parasciences et Transcommunication », n° 30, septembre 1997, p. 49.

16. Ibid., p. 48.

17. L’âme-personnalité est une expression typiquement rosicrucienne (Ordre Rosicrucien A.M.O.R.C.). Je l’utilise ici, dans un contexte théosophique, pour désigner le corps causal (l‘âme) et l’ensemble corps physique-éthérique, astral et mental (la personnalité). Précisons néanmoins que l’A.M.O.R.C. ne donne pas cette interprétation des termes « âme » et « personnalité »…

18. Patrice Desserre, « Parasciences et transcommunication », n° 32, mars 1998, p. 47.

19. Jean Prieur, « Le mystère des retours éternels », éditions Robert Laffont, 1994, p. 25-26.

20. Ibid., p. 25.

21. Pierre Desserre, « Parasciences et transcommunication », n° 30, op. cit., p. 50.

22. Patrice Desserre, « Parasciences et transcommunication », n° 32, op. cit., p. 49-50.

23. Ibid., p. 50.

24. Ibid., p. 50-51.

25. Ibid., p. 51.

26. Ibid., p. 48-49.

27. Jean-Pierre Schnetzler, « De la mort à la vie », éditions Dervy, 1995, p. 59-60.

28. Bruce Goldberg, « La guérison de l’âme », éditions L’Art de S’Apprivoiser, 1998, p. 47.

29. François Brune, « Les morts nous parlent », éditions du Félin, 1988, p. 236-238.

30. Laurent Guyénot, « Parasciences… », n° 27, décembre 1996, p. 34.

31. Laurent Guyénot, « Parasciences… », n° 28, février 1997, p. 13.

32. Jean Prieur, op. cit., p. 27.

33. Frédérique Lunardelli et Jacques Rabitz, « Connaissance. Point 1 », éditions Hélios, 1997, p. 152-153, 62.

34. Hilarion (channel : Maurice Cooke), « Le temps des tribulations », éditions Ramuel, 1998, p. 90-91.

35. Jean Prieur, op. cit., p. 21, 25.

36. Jean-Pierre Schnetzler, op. cit., p. 156-159.

37. Ibid., p. 160.

38. Ibid., p. 172.

39. Michel Coquet, « Savoir mourir », éditions L’Or du Temps, 1986, p. 72.

40. Anne et Daniel Meurois-Givaudan, « De mémoire d’Essénien », éditions Arista, 1984, p. 149, en note.

41. Midaho, « Dialogues avec Dieu », éditions Hélios, 1996, p. 82-84.

42. Jean-Jacques Charbonier, “Mes doutes sur la réincarnation”, in “Parasciences”, n° 83, automne 2011, p. 8-11.

43. “Parasciences”, n° 86, septembre 2012, p. 79-80.

44. Anne Givaudan, “Nos mémoires : des prisons ou des ailes”, éditions S.O.I.S., 2008, p. 37-41, 81.

45. Ibid., p. p. 41-42.

46. Pim van Lommel, “Mort ou pas ?”, InterEditions, 2012, p. 270-271.

47. Anne Givaudan, “La rupture de contrat”, éditions S.O.IS., 2006, p. 13-34.

48. Michel Coquet, “Comprendre la mort pour connaître la vie”, éditions Alphée, 2010, p. 368-369.

49. Ibid., p. 354-355.

50. Jean-Jacques Charbonier, « La mort expliquée aux enfants mais aussi aux adultes », éditions Guy Trédaniel, 2015, p. 181-182.

51. Ibid., p. 182-183.

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