La planète Nibiru existe-t-elle ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

I. Planète X et planète Nibiru :

En 2017 a été publiée, chez Macro Editions, une réédition en langue française (première édition française en 1988) du best-seller de Zecharia Sitchin (il s’agit de son premier livre) : « La douzième planète », ce livre ayant été publié, dans son édition originale américaine, en 1976. En sous-titre à cette nouvelle édition, on trouve la formulation fallacieuse :

« Les Sumériens l’annonçaient. La science vient de la redécouvrir ».

 

 

 

 

 

 

En page de couverture du numéro 59, septembre-octobre 2017, de « Science et Inexpliqué », on trouve ce titre fallacieux et trompeur :

« La science a trouvé la douzième planète des ‘dieux’ Anunnaki. »

En page de couverture et en page 20, on trouve ces autres formulations incorrectes : « Les Sumériens avaient raison », « La vérité exposée dans un livre événement ». Et dans le corps du texte on trouve des formulations tout aussi inexactes comme : « La science vient de la découvrir ».

A noter que Nicolas Montigiani, le rédacteur en chef de cette revue, m’a banni de sa page Facebook pour le commentaire suivant (daté du 3 septembre 2017) dont j’avais fait un copier-coller avant le bannissement :

 

« Je me suis procuré ce numéro. Néanmoins, le titre de l’article d’Olivier Magnan : ‘La science a trouvé la 12è planète des dieux Anunnakis’ est parfaitement fallacieux. La ‘9ème planète’ (qui a détrôné Pluton à cette place) récemment évoquée n’a strictement rien à voir avec la planète Nibiru théorisée par Zecharia Sitchin (planète qui n’est d’ailleurs pas reconnue par Anton Parks). La planète de Sitchin est censée être habitée, elle serait extérieure à notre système solaire et est censée pénétrer dans ce dernier tous les 3600 ans. Rien à voir avec la ‘9ème planète’ (et non la douzième) qui fait partie de notre système solaire, ainsi d’ailleurs qu’une dixième qui a peut-être été localisée. (Vu sur le site futura-sciences.com) Evidemment, cette ‘9ème planète’ n’est pas habitée (sur le plan physique et à sa surface) car les habitants se les ‘gèleraient grave’… Donc, point d’Anunnakis sur cette planète, ce n’est pas possible. En fait, cette histoire c’est pour vendre la réédition d’un bouquin. Mais ce n’est pas sérieux. Allez demander à n’importe quel astronome s’il pense que la ‘9ème planète’ est la planète de Sitchin avec ses Anunnakis. Vous allez être bien reçus. »

Ce n’est, après tout, que le troisième individu qui me bannit :

Des individus qui sont dans l’incapacité totale et radicale de supporter que l’on puisse remettre en question leurs déclarations ou leur business/marketing. S’agissant de Nicolas Montigiani et de l’article d’Olivier Magnan dans le numéro de septembre/octobre 2017 de « Science et Inexpliqué », il y a là une confusion/identification entre les notions de « planète X » et de « planète Nibiru » :

Dans le langage des astronomes, la planète X désigne (comme c’est le cas pour Konstantin Batygin, qui est titulaire d’un doctorat en sciences planétaires, et dont on trouve une petite interview page 25 du même numéro de « Science et Inexpliqué ») une planète supplémentaire encore inconnue dans le système solaire. Cela n’a donc rien à voir avec la planète Nibiru et ses Anunnakis, laquelle est censées être extérieure à notre système solaire et croiser ce dernier selon un périodicité de 3600 ans.

 

* Une neuvième et une dixième planètes ?

 

1. La neuvième planète (qui n’est pas Nibiru !) :

Voici le texte que Laurent Sacco a mis en ligne le 22 janvier 2016 sur le site www.futura-sciences.com :

 

« La neuvième planète : les raisons d’y croire 

L’hypothèse d’une cinquième planète géante dans le Système solaire est si époustouflante, puisqu’elle n’a pour le moment pas été observée, que l’on peut naturellement avoir du mal à la prendre au sérieux. Pourtant, les analyses qui ont conduit à cette idée sont solides et cette hypothèse a déjà permis de prédire, et même de découvrir, des caractéristiques de corps de la ceinture de Kuiper. Des télescopes pourraient la débusquer d’ici cinq ans.

C’est au biologiste britannique Thomas Henry Huxley que l’on attribue généralement une déclaration qui se résume en ces termes : la Science, c’est de belles théories détruites par des faits horribles’. Espérons qu’elle ne s’appliquera pas à l’hypothèse que viennent d’avancer Konstantin Batygin et Mike Brown, à savoir l’existence d’une nouvelle planète géante dans le Système solaire, peut-être aussi massive et grande que Neptune. Très éloignée du Soleil, elle serait donc restée longtemps indétectable directement.

Comme nous l’avions expliqué dans un précédent article, cette hypothèse n’est pas complètement nouvelle. Depuis des décennies, des astronomes suspectaient la présence d’une nouvelle planète au-delà de l’orbite de Pluton et qui avait été baptisée la planète X (X étant ici une lettre, comme celle désignant une quantité inconnue en algèbre et pas un chiffre). Plusieurs mécaniciens célestes explorant la genèse des systèmes planétaires, dont le Système solaire, au moyen de simulations numériques, avaient depuis quelques années proposé que des planètes géantes autres que Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune, aient pu exister au début de l’histoire du Système solaire. Elles auraient ensuite été englouties par le Soleil ou bien auraient migré à grande distance, voire auraient été éjectées du Système solaire. De quoi accréditer l’existence d’une planète X encore à découvrir. Surtout, l’existence de ces géantes disparues ou cachées permettait de mieux comprendre des caractéristiques du Système solaire, notamment celle de la ceinture de Kuiper.

– L’hypothèse de la neuvième planète est-elle testable ?

Batygin et Brown, en étudiant les caractéristiques des plus lointains objets connus de la ceinture de Kuiper, comme Sedna et 2012 VP113, sont donc parvenus à la conclusion qu’une superterre, ou l’équivalent de la planète Neptune, se trouvait probablement sur une orbite elliptique dont le périhélie serait à environ 200 unités astronomiques (UA) du Soleil et l’aphélie à 600 voire 1.200 UA. Les lois de Kepler nous disent deux choses au sujet de cette hypothétique planète.

Sa période de révolution doit être grande, car elle augmente avec la distance au Soleil, et elle doit se déplacer sur la voûte céleste plus vite près du périhélie qu’à l’aphélie. 200 UA, c’est 30 milliards de kilomètres du Soleil. Cette distance correspond à une période orbitale que les deux chercheurs estiment comprise entre 10.000 et 20.000 ans. Selon eux, ce corps céleste pourrait peser autant que 10 fois la Terre.

– La neuvième planète, si elle existe, est observable :

Toujours selon eux, si la planète était actuellement proche de son périhélie, elle serait suffisamment lumineuse et se déplacerait suffisamment rapidement sur la voûte céleste pour qu’on l’ait déjà découverte. Elle doit donc nécessairement se trouver pas trop loin de son aphélie. Un télescope puissant, comme Hubble ou le Keck à Hawaï, pourrait toutefois la mettre en évidence, mais le problème est qu’ils ne peuvent examiner qu’une petite portion de la voûte céleste. Trouver avec eux un corps faiblement lumineux se déplaçant si lentement qu’il peut être pris pour une étoile lointaine équivaut donc à chercher une aiguille dans une botte de foin.

Heureusement, le télescope japonais Subaru, installé lui aussi au sommet du Mauna Kea, est d’une conception différente du Keck. Son champ de vision est 75 fois plus large que celui du Keck, de sorte qu’en cinq ans tout au plus il devrait être possible de fouiller toute la région où pourrait se trouver la planète X.

On pourrait bien ne pas avoir à attendre autant. Les observations du satellite de la Nasa Wise (Widefield Infrared Survey Explorer), que l’astronome brésilien Denilso Camargo a par exemple utilisé avec des collègues pour préciser la structure de la Voie lactée, contiennent peut-être un trésor caché. Ces observations ont été conduites dans l’infrarouge et elles permettent de détecter des astres froids comme les naines brunes. Elles pouvaient donc révéler la présence de la planète X. Elles n’en ont rien fait mais les astrophysiciens considèrent qu’elles n’ont en fait réfuté que l’existence de corps plus massifs que Saturne à des distances pouvant être de 10.000 UA. Il est possible que Wise ait bien observé la neuvième planète si elle se trouve dans les 20 % de la voûte céleste qui ont été explorés aux longueurs d’onde les plus grandes, et donc pour des objets particulièrement froids. L’astronome Kevin Luhman de la Pennsylvania State University effectue en ce moment des analyses pour en avoir le cœur net.

– Des calculs mathématiques pour explorer et comprendre le Système solaire :

Comme dans le cas de toute bonne théorie scientifique au sens de Karl Popper, les travaux de Konstantin Batygin et Mike Brown conduisent donc à une prédiction qui peut être testée dans un avenir proche. En fait, comme nous allons le voir, les deux comparses, le premier un jeune théoricien de 29 ans et le second un observateur chevronné et talentueux de 50 ans, ont déjà fait une prédiction que la nature a vérifiée. C’est pour cela qu’ils sont passés d’un scepticisme de bon aloi à une confiance prudente mais enthousiaste et entendent bien confirmer leur hypothèse avec les observations en cours du télescope Subaru.

Depuis la découverte de l’existence de la planète Neptune en 1846 par Urbain Le Verrier et John Couch Adams au moyen du calcul infinitésimal et des lois de Newton, bien des spécialistes de la mécanique céleste ont tenté d’utiliser les méthodes des mathématiciens Gauss et Lagrange pour tenter de découvrir de nouvelles planètes dans le Système solaire. Tout comme leurs illustres prédécesseurs, Batygin et Brown se sont donc basés sur la théorie des perturbations gravitationnelles mutuelles des corps célestes. Des irrégularités des mouvements d’Uranus, causées par ces perturbations, avaient en effet trahi la présence de Neptune. D’autres irrégularités semblaient indiquer celles de nouveaux corps célestes à découvrir et, pendant une grande partie du XXe siècle, alors que Pluton était encore la neuvième planète du Système solaire, les spécialistes ont cherché activement la fameuse Planète X, ainsi nommée par Percival Lowell au début du siècle dernier avant la découverte de la planète naine.

Un premier coup d’arrêt à ces recherches a été donné pendant les années 1990, quand les analyses des mouvements de la sonde Voyager 2 ont montré que les irrégularités constatées dans l’orbite d’Uranus étaient dues à une légère surestimation de la masse de Neptune. C’est toutefois à cette période que les premiers objets de la ceinture de Kuiper ont été découverts. Ils font partie des objets transneptuniens (TNO, d’après le nom anglais Transneptunian Objects), c’est-à-dire des corps du Système solaire dont l’orbite est entièrement, ou pour la majeure partie, au-delà de celle de la planète Neptune (certains font donc partie du nuage d’Oort).

Or, justement, dès 2003, alors qu’il avait découvert le TNO qui sera baptisé Sedna, un fait étrange avait mis la puce à l’oreille de Mike Brown.

– Des paramètres orbitaux contrôlés par les résonances en mécanique :

Pour comprendre vraiment de quoi il retourne, quelques petits rappels de mécanique céleste sont indispensables. La première loi de Kepler nous dit que les orbites des planètes sont des ellipses dont un foyer est occupé par le Soleil. Mais celles-ci peuvent être plus ou moins allongées ou au contraire proches d’un cercle. (…), la taille des ellipses est donnée par un paramètre que l’on appelle la longueur de son demi-grand axe, et son écart par rapport à un cercle est donné par un autre paramètre que l’on appelle l’excentricité. Bien qu’ayant un même foyer, les orbites des planètes ne sont pas forcément dans un même plan, de sorte qu’il faut d’autres paramètres pour caractériser l’orientation de ces plans par rapport à celui dans lequel évolue la Terre et que l’on appelle le plan de l’écliptique.

Sous l’influence des perturbations gravitationnelles des planètes entre elles, ces divers paramètres ne restent pas fixes dans le temps. Le périhélie d’une planète, par exemple, peut se déplacer, de sorte que l’ellipse de l’orbite d’un astre comme Mercure va elle-même tourner lentement autour du Soleil. On parle de précession du périhélie.

Un phénomène important peut se produire du fait de ces perturbations, la résonance. Il n’est pas difficile à comprendre. Si l’on pousse à une certaine fréquence une personne sur une balançoire, son mouvement va être amplifié ou au contraire freiné. Lorsque des planètes se rapprochent périodiquement les unes des autres, il se peut que les forces exercées entre elles soient telles qu’elles vont amplifier des dérives de certains des paramètres des orbites ou au contraire les réduire.

En fait, toutes ces considérations sont valables pour tous les corps célestes du Système solaire, y compris les lunes. A priori, lors de sa formation, les paramètres des orbites sont aléatoires et ils évoluent dans le temps pour adopter parfois des valeurs proches ou au contraire s’en écarter. C’est pour cela que les planètes principales sont dans des plans proches de celui de l’écliptique ou qu’il existe au contraire des lacunes dans la distribution des astéroïdes de la ceinture principale. Les résonances gravitationnelles sont ubiquistes dans la Système solaire et elles conduisent à des structures qui pointent vers l’influence de certains corps massifs et qui gardent la mémoire de son histoire.

Lorsque Brown a considéré les paramètres orbitaux de Sedna, il a découvert que son périhélie était particulièrement éloigné de Neptune, de sorte que la planète naine était peu influencée gravitationnellement par la géante, contrairement aux objets typiques de la ceinture de Kuiper. La présence de Sedna aussi loin du Soleil et dans cette configuration était en fait étrange, sauf si on supposait qu’un corps massif l’avait fait dériver bien au-delà de Neptune.

En 2014, lorsque Brown a pris connaissance des travaux de Chad Trujillo et Scott Shepherd sur une douzaine de TNO présentant aussi des caractéristiques étranges explicables par la présence d’autres corps célestes massifs au-delà de Pluton, il a commencé à regarder cette histoire de plus près. Peut-être n’était-il pas nécessaire de postuler l’existence d’une nouvelle planète, car on pouvait supposer qu’une étoile avait cheminé suffisamment près du Soleil dans un passé pas trop lointain pour influencer sa bordure. D’ailleurs, il y a un an, des astronomes ont annoncé avoir découvert qu’il y a environ 70.000 ans, l’étoile de Scholz (une binaire) ne se trouvait qu’à 0,8 année-lumière du Soleil.

– Des prédictions spectaculaires mais fragiles :

Brown a voulu en avoir le cœur net et il a entamé une collaboration discrète avec Batygin qui dure depuis plus d’un an et demi. Il est devenu clair que, en particulier dans le cas de six TNO, les périhélies étaient proches les uns des autres alors que les dérives gravitationnelles prévues auraient dû les distribuer au hasard autour du Soleil. Pire, ces mêmes objets ont des plans orbitaux qui sont tous inclinés d’environ 30° par rapport à l’écliptique (…). Un calcul conduit à une probabilité de seulement 0,007 % que ce phénomène soit dû au hasard. Dans le langage technique des physiciens des hautes énergies mais aussi des astronomes, cela revient à dire que l’on est à un écart de 3,8 sigma par rapport aux prédictions d’un effet du hasard. Il faudrait 5 sigma pour que l’on commence à pouvoir parler d’une découverte.

Or, il n’est pas rare en science que des coïncidences étranges au-dessus de 3 sigma finissent par être interprétées comme du hasard quand les données augmentent et les mesures se précisent. C’est pourquoi au moins un des collègues de Brown et Batygin, Dave Jewitt, le découvreur de la ceinture de Kuiper, exhorte à la prudence. Il suffirait de découvrir au moins un autre TNO dont les caractéristiques orbitales soient très différentes de celles des corps considérés pour démolir cette hypothèse. Au final, les alignements observés pourraient bien ne rien avoir de représentatif sur la population des TNO éloignés de Neptune.

Brown et Batygin ont tout de même décidé de tester à l’aide de simulations numériques l’existence d’un corps céleste massif dont l’influence gravitationnelle confinerait les paramètres orbitaux de corps comme Sedna et 2012 VP113 autour de valeurs similaires. Ils ont obtenu des résultats significatifs en supposant qu’une hypothétique neuvième planète entourait les orbites des six TNO. Mais c’est en considérant à l’inverse que l’orbite de la neuvième planète était orientée en direction opposée qu’ils ont obtenu l’accord le plus convaincant avec les observations. Il y avait en particulier le fait qu’une résonance gravitationnelle permettait paradoxalement à ces objets de ne pas entrer en collision, bien qu’ils soient sur des orbites rapprochées.

Toutefois, leur scepticisme a commencé à céder du terrain après une découverte étonnante qu’ils ont faite il y a quelques mois. Les simulations numériques qui fonctionnaient le mieux avec une planète entre 5 et 15 fois plus massive que la Terre et une orbite anti-orientée à celles des six TNO prédisaient l’existence de petits corps qui devaient se trouver sur des orbites bien précises, presque perpendiculaires au plan de l’écliptique. Brown, astronome expérimenté, a soudain réalisé que ces prédictions pouvaient correspondre à quatre objets repérés depuis trois ans ! En étudiant en détail les orbites de ces corps, Brown avoue aujourd’hui avoir failli décrocher sa mâchoire. Ils correspondaient parfaitement aux calculs.

Mais comme on l’annonçait en début de cet article, il reste encore à observer directement la neuvième planète pour clore le débat et on ne peut pas exclure qu’une autre explication vienne rendre compte des observations. D’ici le milieu des années 2020, le Large Synoptic Survey Telescope (LSST) devrait être pleinement opérationnel au Chili. Il est particulièrement bien adapté pour découvrir une hypothétique planète X. Espérons que Subaru le précèdera… »

2. Une dixième planète ?

La prétendue « douzième planète » (la planète Nibiru) se serait-elle « dédoublée » ? En effet, voici ce qu’on lit sur www.futura-sciences.com, l’article, daté du 23 juin 2017, étant rédigé par Xavier Demeersman :

 

« Planète 10 : notre système solaire cacherait une dixième planète !

En étudiant les plans orbitaux de plusieurs objets de la ceinture de Kuiper situés à plus de 50 fois la distance entre la Terre et le Soleil, des chercheurs ont constaté des anomalies quant à leur inclinaison moyenne. Pour eux, la seule explication valable est qu’une planète d’une masse comprise entre celle de Mars et celle de la Terre soit à l’origine de cette déformation. Alors, la planète 10 existe-t-elle ?

Ce qu’il faut retenir :

Des chercheurs ont réalisé des calculs en se basant sur des observations d’objets de la frange la plus lointaine de la ceinture de Kuiper (cet anneau de petits corps, restes de la formation de notre Système solaire, s’étend au-delà de Neptune). Résultat : selon eux, une planète de la masse de Mars perturberait l’orbite de ces objets. Il ne s’agit pas là de l’hypothétique planète 9, dont l’existence a été proposée en 2016 par Mike Brown et Konstantin Batygin, mais d’une autre encore : la planète 10. Enfin… une possible planète 10.

Pour l’instant, personne ne l’a vue. Pour les auteurs de ces recherches à paraître dans The Astronomical Journal (il s’agit de Kathryn Volk et Renu Malhotra, de l’université de l’Arizona), cette planète se cacherait quelque part à environ 60 UA du Soleil. Son influence gravitationnelle serait suffisante pour expliquer l’inclinaison moyenne du plan orbital des objets de la ceinture de Kuiper les plus éloignés parmi les 600 étudiés.

Selon les prédictions, dans l’ensemble, au-delà de 50 fois la distance Terre-Soleil (soit 50 UA), les plans orbitaux des KBO (les objets de la ceinture de Kuiper sont appelés KBO, pour Kuiper Belt Objects, en anglais) devraient être, en moyenne, proches du plan dit invariable des planètes du Système solaire. Or, les chercheurs ont constaté une différence de 8°. Certes, il existe une gamme d’incertitudes pour la déformation mesurée, mais il n’y a pas plus de 1 à 2 % de chance que cela soit simplement un hasard statistique de l’échantillon restreint d’observations de KBO, ont commenté les chercheurs.

– Beaucoup d’interrogations autour de cette hypothétique dixième planète :

Que la fameuse et très recherchée planète 9 (aussi appelée planète X) soit mêlée à la modification des plans orbitaux de ces KBO est une possibilité éliminée par les deux astronomes. Elle n’a pas le profil : sa masse est estimée à 10 fois celle de la Terre et ‘[elle] est trop loin pour influencer ces KBO [elle est située entre 500 et 700 UA, NDLR]. [Le candidat] doit être certainement beaucoup plus proche que 100 UA’. En revanche, ils n’excluent pas qu’il s’agisse en fait de plusieurs objets planétaires.

Autrement, une alternative pourrait être que ces perturbations aient été provoquées dans le passé par le passage d’une étoile dans le voisinage de notre Système solaire. Mais les auteurs n’y croient pas. Il aurait fallu alors que l’intrus soit passé au minimum à 100 UA du Soleil et, en outre, son influence aurait disparu en une dizaine de millions d’années.

Mais alors, si la planète 10 existe, pourquoi ne l’avons-nous toujours pas débusquée ?Très probablement parce que nous n’avons pas encore cherché dans tout le ciel des objets distants du Système solaire’, répondent les chercheurs. Pour eux, la meilleure cachette est le plan de notre galaxie, la Voie lactée (en arrière-plan). Les étoiles y pullulent et il serait facile pour un objet, qui plus est sombre et froid, de se cacher…

Pour l’instant, certains de leurs collègues sont dans l’incertitude. J’ai des doutes sur le fait qu’une planète si proche et si brillante ait pu rester inaperçue’, a indiqué Alessandro Morbidelli (observatoire de la Côte d’Azur) interrogé par New Scientist. Konstantin Batygin (California Institute of Technology), quant à lui, a déclaré : C’est une idée intéressante qui mérite attention’. Affaire à suivre donc… »

Je connais pour ma part une source, réputée être d’origine extraterrestre, qui remonte aux années 1950, et qui faisait état, à cette époque, de l’existence, dans notre système solaire, de 12 planètes. Ce qui est fort intéressant, c’est que, dans le schéma concerné, on ne trouve pas trace de la planète Pluton ! Et cela , dans les années 1950, alors que ce n’est qu’en 2006 que la planète Pluton a été détrônée de son statut de neuvième planète… Par contre, le schéma correspondant fait état de l’existence, après Neptune, de… 4 autres planètes ! A suivre…

 

II. La planète Nibiru selon Zecharia Sitchin :

Les Sumériens ont transcrit, il y a environ 6000 ans, des récits qui font référence, selon Zecharia Sitchin (1920-2010), à une planète qui aurait un cycle orbital de 3600 ans. Il s’agit de la planète Nibiru. Les habitants de celle-ci, qui correspondraient aux dieux (Enki, Enlil, etc.) des Sumériens, auraient interféré avec l’histoire de notre humanité. C’est en étudiant le contenu des tablettes sumériennes que Zecharia Sitchin a développé et détaillé sa version des « mythes » sumériens. Dans cette optique, les dieux sumériens étaient en fait des visiteurs de l’espace.

Parmi les ouvrages de Zecharia Sitchin publiés en français, citons : La douzième planète (éditions Souffles, éditions Louise Courteau), L’escalier céleste (éditions Ramuel, 2002), Les guerres des dieux et des hommes (éditions Ramuel, 2003), La planète cachée à l’origine de l’humanité (éditions Carnot, 2004).

Selon Zecharia Sitchin, des extraterrestres sont venus sur Terre d’une planète appelée Nibiru. C’est vers 445.000 avant J.-C. que ceux-ci auraient débarqué la première fois sur notre monde. Ils y auraient créé ou importé diverses plantes et animaux, ainsi que l’Homo sapiens. Ils seraient définitivement repartis vers 13.000 avant J.-C., note Jean Sider. (1)

Selon Zecharia Sitchin, il y a bien longtemps, la Terre, appelée Tiamat, se trouvait entre Mars et Jupiter. Un satellite aurait orbité autour de Tiamat… La planète appelée Nibiru par les Sumériens, laquelle correspondrait à la planète Marduk des Babyloniens, tournerait dans le sens inverse des autres planètes. Elle traverserait notre système solaire tous les 3600 ans et son orbite passerait alors entre Mars et Jupiter.

D’après les écrits sumériens (selon l’interprétation de Zecharia Sitchin), lors d’un passage en orbite, Nibiru se serait approchée si près de l’orbite terrestre qu’une de ses lunes serait entrée en collision avec Tiamat (la Terre), réduisant de moitié notre planète. Le plus gros morceau de Tiamat et sa lune principale se seraient trouvés sur une nouvelle orbite entre Mars et Vénus, Tiamat devenant alors la Terre telle que nous la connaissons. L’autre partie de Tiamat aurait explosé et serait devenue la ceinture d’astéroïdes se trouvant entre Mars et Jupiter.

L’orbite de Nibiru s’éloignant beaucoup trop du Soleil, les scientifiques Anunnakis auraient décidé de répandre des particules d’or dans la partie supérieure de l’atmosphère de leur planète, afin de réfléchir la lumière comme un miroir et maintenir la température. Afin d’obtenir la grande quantité d’or nécessaire à cette opération, ils auraient envoyé, il y a plus de 400.000 ans, une équipe sur Terre. Ils auraient été environ six cents travailleurs à creuser pour trouver de l’or, encadrés par douze chefs, alors que, pendant ce temps, environ trois cents personnes seraient restées en orbite dans le vaisseau-mère. A cette époque, cependant, les Annunakis n’auraient été qu’au début de leur conquête de l’espace, les tablettes les décrivant dans des vaisseaux laissant sortir des flammes à l’arrière (ce qui suggère des fusées de type rocket). Ils auraient dû attendre que Nibiru soit suffisamment proche de la Terre pour faire le voyage entre les deux planètes.

Les Annunakis auraient d’abord atterri dans l’Iraq actuel, où ils auraient construit des villes, mais ils se seraient rendus, pour trouver de l’or, dans une vallée située au sud-est de l’Afrique. L’un des douze chefs, Enlil, aurait été le patron de l’équipe de mineurs. Ils auraient creusé profondément dans la terre et en auraient tiré de grandes quantités d’or. Tous les 3600 ans, quand Nibiru/Marduk aurait été proche de la Terre, ils auraient transféré l’or sur leur planète d’origine. Ils auraient ainsi creusé le sol pendant 100.000 à 150.000 ans.

Il y aurait eu ensuite une rébellion des Anunnakis, laquelle aurait eu lieu il y a environ 300.000 ans. Les travailleurs se seraient soulevés contre leurs patrons. Ces derniers auraient alors pris la décision de prendre le sang d’un primate et d’utiliser son ADN afin de l’ajouter à leur propre ADN dans le but de créer une autre race, l’objectif visé étant de faire travailler cette population dans les mines. (2)

Un tel récit, évidemment, ne peut qu’être mal accueilli par les gardiens du dogme scientifique. Par exemple, dans le numéro de mai 2004 de Ciel et espace, Leïla Haddad parle, à propos du récit de Zecharia Sitchin, du mythe planète X « en version grand guignol » (sic), Zecharia Sitchin étant qualifié de « spécialiste autoproclamé de la Mésopotamie ». Elle rappelle qu’en 1983, le satellite infrarouge Iras détecta un objet bizarre dans la constellation d’Orion et que le Washington Post insinua que les astronomes avaient découvert la dixième planète. Ceux-ci ayant démenti, les amateurs de planète X hurlèrent au complot : « on » avait trouvé Nibiru et « on » la cachait… (3)

Je ne fais pas mienne l’intégralité du récit de Zecharia Sitchin. Et j’adhère encore moins à la thèse de Jean Sider, qui fait intervenir, dans cette histoire, des entités inorganiques… (4) Néanmoins, il m’apparaît évident que certaines données du récit de Zecharia Sitchin correspondent à la réalité, dans la mesure où diverses sources de type « psychique » abondent dans ce sens (sans pour autant se référer à Zecharia Sitchin).

Quant à la planète Nibiru, Anton Parks soutient qu’elle correspond à… la planète Vénus. Cette dernière, qui aurait été le satellite d’une planète qui se trouvait entre Mars et Jupiter, aurait été éjectée de son orbite à la suite de l’explosion (consécutive à une guerre) de cette planète (Mulge) entre Mars et Jupiter.

Par contre, plusieurs sources canalisées font état de l’existence réelle de Nibiru. C’est le cas des sources canalisées par les channels américaines Jelaila Starr (www.nibiruancouncil.com) et Patricia Cori, et par la channel française Régine Fauze (Réalisation solaire, éditions Ariane, 2005).

 

III. Nibiru selon Anton Parks :

Dans le tome 1 de Civilisations extraterrestres, je consacre deux chapitres aux informations données par le « visionnaire » connu sous le pseudonyme d’Anton Parks. Selon cet auteur, la version de Zecharia Sitchin à propos de Nibiru ne correspond pas à la réalité. Selon lui, comme je viens de le préciser, cette planète était en fait Vénus, ou plus précisément le satellite de Mulge, la planète qui se trouvait, dit-il, entre Mars et Jupiter. Vers 10 000 avant J.-C., ce satellite, appelé Mulge-Tab, aurait été expulsé de son orbite à la suite d’une explosion provoquée par l’instance Usumgal/Anunna. Il aurait ensuite erré dans l’espace avant de finir par se stabiliser au niveau de l’orbite qu’on lui connaît maintenant, entre la Terre et Mercure.

Anton Parks précise que les Anunna ne proviennent pas de Neberu (Nibiru), Neberu étant, selon lui, Vénus. Les textes mésopotamiens évoquent, comme lieu originel des Anunna(ki), Dukù, dont le sens est « monticule sacré » ou « saint monticule ». Anton Parks situe ce lieu dans les Pléiades.

Anton Parks précise que les premiers humains du continent africain ont été réquisitionnés pendant plusieurs millénaires dans le but de récolter de l’or pour le Bestiaire Céleste. Néanmoins, les dieux sumériens n’avaient pas pour habitat une planète nommée Neberu ou Nibiru, et l’or ne leur servait pas de composant actif à la confection de son atmosphère censée ne plus retenir la lumière du Soleil. Pas une tablette d’argile ne peut prétendre que Nibiru est la planète d’origine des dieux sumériens dénommés Anunna. La seule habitation céleste qui soit mentionnée est le Dukù. Néanmoins, le Dukù est effectivement le nom d’une planète. Par la suite, ce nom fut utilisé pour désigner un vaisseau orbital que le « Bestiaire Céleste », échoué sur Terre, confectionna dans un but de survie. Les Sumériens utilisèrent ce même nom pour désigner des chapelles dans les anciennes villes d’Eridu et de Nippur. Ces lieux de culte symbolisaient la manifestation terrestre de la colline primordiale des dieux. Quant au Dukug, il s’agissait du nom de la montagne où le Bestiaire Céleste s’était établi aux abords de la plaine mésopotamienne.

La constellation MULMUL, qui correspond à celle des Pléiades, comprend le système stellaire de l’Ubsu’ukkinna (Maïa) où se trouve la planète dénommée Dukù, assimilée dans l’Ancien Orient au saint monticule ou encore à la montagne céleste des dieux. Cette planète est verte et jaune. (5)

Anton Parks consacre une partie de son deuxième livre à la réfutation de la thèse de Zecharia Sitchin à propos de la planète Nibiru. (6)

 

IV. Quelques sources canalisées :

J’évoque, ci-après, quelques sources canalisées évoquant Nibiru : les channels américaines Jelaila Starr et Patricia Cori, et la channel française Régine Fauze.

Jelaila Starr dit être le canal de la Fédération Galactique des Mondes (Galactic Federation of Worlds) et la messagère du Nibiruan Council. Il s’agit, bien sur, d’une référence à la célèbre planète Nibiru.

Le premier livre de Jelaila Starr est : We are the Nibiruans. Selon Jelaila Starr, Nibiru est un vaisseau cosmique de « quatrième Dimension » appartenant à la Fédération Galactique de notre galaxie. Mais c’est aussi, dit-elle, une planète (un peu plus de trois fois la taille de la Terre). Nibiru était à l’origine une planète qui fut éjectée de son orbite lors de « l’implosion/explosion » de Sirius B. Son voyage cosmique l’amena dans les Pléiades. Depuis, elle est présentée par certains comme étant une planète pléiadienne. Nibiru fut transformée en vaisseau stellaire, le peuple vivant à l’intérieur. On peut donc parler, à propos de cette planète, de planète artificielle. Nibiru est aussi un vaisseau de combat (pour sa propre défense ou celle de planètes et de races stellaires)… (www.nibiruancouncil.com)

Dans un message daté du 3 décembre 2012, Jelaila Starr a écrit, se référant à The millenium prophecy, qu’on sait que Nibiru est en réalité un système solaire avec une étoile naine brune qui arrive, tous les 3600 ans, dans notre voisinage. (« … Nibiru is actually a solar system with a brown dwarf sun that comes into our vicinity every 3600 years ».) Cette présentation diffère de la précédente… Dans le « Jelaila’s Weekly Message » (reçu sur ma messagerie électronique) daté du premier décembre 2014, Jelaila Starr dit avoir été informée que les Nibiriens vivent sur plusieurs planètes, ce qu’elle n’avait pas compris lorsqu’elle avait commencé son travail avec eux. C’est la raison pour laquelle elle pensait que Nibiru était notamment une planète. La principale planète des Nibiriens inclut les bâtiments gouvernementaux (« governing buildings »). Il y a aussi des zones avec des communautés où vivent la majorité des gens, y compris les lignées royales. Sur de plus petites planètes, il y a les laboratoires, l’équipement médical et les universités. Il y a une planète colonisée par une race connue pour ses capacités thérapeutiques. Cette planète, qui n’est pas celle qui possède l’équipement médical ou les laboratoires, est une planète avec des indigènes guérisseurs qui travaillent sur les propriétés des plantes et des minéraux. Les planètes et leurs habitants sont protégés par une flotte spatiale militaire.

Patricia Cori est une autre channel américaine ayant fait état de l’existence de Nibiru. Ses sources, des entités originaires de Sirius, révèlent l’existence, outre celle de Sirius A et de Sirius B, d’une autre étoile : Sirius C. Cette dernière n’existe plus sur le plan tridimensionnel. Cette particularité explique bien sûr que cette étoile n’a pas été découverte par les astronomes.

Durant l’existence tridimensionnelle d’Anu (Sirius C), il y avait cinq planètes accompagnées d’un nombre important de petits corps célestes semblables à des astéroïdes. Nibiru est l’une des planètes d’Anu, demeurée sur le plan tridimensionnel. La population de Nibiru se trouve dans le monde intérieur de cette planète. (Ce qui correspond à l’Agartha de notre planète.) Nibiru a engendré des formes de vie « de nature principalement reptilienne ». On retrouvait sur Nibiru, et on y retrouve toujours, des environnements technologiques extrêmement sophistiqués.

Dans son ascension vers la « sixième Dimension », Satais (Sirius B) devint une supernovae. Ce processus eut comme conséquence de déloger Nibiru de son orbite naturelle vers une autre comprenant désormais un mouvement entre notre Soleil et le système des Siriens. Ceci trouve son explication dans l’implication de Sirius dans notre évolution : une sorte de lien karmique « maintenant en voie d’être résolu ».

Certains descendants de la population de Nibiru se sont croisés avec l’Homo sapiens et ont joué le rôle de dirigeants élitistes de notre planète. A la fin de la civilisation atlante, ils ont utilisé l’influence qu’ils exerçaient sur « la Guilde » des prêtres de l’ombre pour créer des technologies permettant « la stimulation électromagnétique des centres d’énergie inférieure, le contrôle des esprits et l’amplification de la conscience égocentrique », afin de plonger notre race dans « la séparation idéologique et l’obéissance ». Durant cette ère d’intervention dans les affaires atlantes, ils ont créé des conflits et des guerres, et ils ont introduit dans la culture des rites sacrificiels et des techniques de contrôle des masses et de manipulation de l’esprit. Ces actes impliquaient la mise à mort publique de ceux qui avaient le malheur d’être choisis par les prêtres de l’ombre, « lesquels obéissaient aux ordres hypnotiques de leurs seigneurs annunakis ». Il y eut un afflux de sang humain dans le sol des temples communaux.

« La destruction de la biosphère est la voie que les civilisations peu éclairées ont suivi sur d’innombrables planètes, comme Nibiru et Mars, et c’est malheureusement ce qui est en train de se produire sur la Terre. Ce suicide écologique est le reflet de la dualité propre à la troisième Dimension, alors que le progrès technologique des civilisations mène inévitablement à l’isolement et à la séparation de la nature, ce qui entraînera tôt ou tard le déclin. » (7)

A la question posée par un lecteur à propos de la « douzième planète de notre système solaire » (sic) ayant une révolution de 3600 ans, l’entité Soria (canalisée par Régine Fauze) a répondu que cette « sphère majeure » suit une trajectoire ovoïdale.

« Dans sa progression excentrée, elle contourne les planètes d’Orion, de Sirius, passe près des Pléiades, puis vient dans ce système en contournant le Soleil, votre planète, et remonte à proximité de Vénus. Cette planète entrera bientôt dans votre champ visuel.

Son attraction programmée favorise l’expansion de l’esprit ou procède à la destruction de l’humanité si celle-ci est ancrée dans l’annihilation des lois de Vie de la planète et du système solaire. » (Soria) (8)

On notera que l’annonce selon laquelle Nibiru allait « bientôt entrer » dans notre champ visuel a été faite dans un livre publié en 2005 et qu’en 2017 cette prétendue planète n’est toujours pas visible… (Sachant que la « neuvième planète » présumée ou « planète X » n’a rien à voir avec Nibiru !)

 

V. Quelle est la nature réelle de Nibiru ?

Nous venons de prendre connaissance d’informations contradictoires quant à la nature réelle de la planète présumée des dieux sumériens.

Selon Anton Parks, Nibiru n’a pas existé, et il s’agissait en fait du satellite de la planète détruite entre Mars et Jupiter, satellite qui serait devenu la planète Vénus.

Selon les sources de la channel Jelaila Starr, Nibiru est une planète éjectée à la suite de l’« implosion/explosion » de Sirius B, son voyage cosmique l’ayant amenée dans les Pléiades.

Et selon la source de la channel Patricia Cori, Nibiru est une planète de Sirius C. Selon cette source, Nibiru a été délogée de son orbite naturelle à la suite de la transformation de Sirius B en supernovae.

Il est en outre intéressant de faire les rapprochements suivants :

La channel américaine Earlyne Chaney a évoqué la venue, en Atlantide, d’êtres originaires de Sirius (« Sothis ») : les Anaki (les « Puissants »), qui apportèrent avec eux l’Arche d’Alliance (qui contenait un cristal particulier). (9) Ces « Anaki » font évidemment penser aux « Anunnakis »…

Jean d’Argoun a évoqué la venue d’un vaisseau qui déposa, en Atlantide, le Graal-Cristal. Ce vaisseau était originaire des Pléiades. (10)

Anton Parks déclare que les Annuna viennent des Pléiades. (11)

Notons aussi que Drunvalo Melchizédek évoque (d’après les révélations de Thot) la venue sur Terre d’êtres en provenance de la troisième planète de Sirius B. C’étaient des géants de la même taille que les Néfilims. Si ces derniers étaient des êtres de la troisième Dimension, les Siriens, eux, appartenaient à la quatrième Dimension. Quant à Enlil, il a « amerri » sur Terre… La troisième planète de Sirius B, parfois appelée Océana, serait la planète mère des dauphins, des baleines et des orques, et elle serait entièrement couverte d’eau, à l’exception de deux îles (l’une grande environ comme l’Australie, l’autre à peu près comme la Californie). Drunvalo Melchizédek a repris la conception de Zecharia Sitchin en déclarant que, selon les Sumériens, Nibiru traverse notre système solaire tous les 3600 ans… (12)

 

VI. Scènes dans la Mémoire de la Nature :

Que la planète Nibiru existe ou non, voici une autre source « paranormale » qui confirme la nature extraterrestre des dieux sumériens. Il s’agit de la perception, par Daniel Meurois, de scènes captées dans la Mémoire de la Nature (archives akashiques), lors d’une sortie hors du corps :

Dans son corps de lumière, Daniel Meurois était partie intégrante de la scène perçue. Il vit certaines personnes nues, d’autres étant vêtues d’un tissu à la façon d’un pagne. Un individu était étrangement grand, presque filiforme, avec une chevelure blonde et des habits très larges, d’une teinte légèrement orangée. Il semblait être le chef. II y avait une immense plaine verte et quelques montagnes dans le lointain, le ciel étant maussade.

Les gens étaient trapus, leur peau était d’une pâleur extrême avec une coloration légèrement bleue, et les femmes avaient six seins… L’herbe était haute et on s’y enfonçait jusqu’à mi-corps. D’autres très grands êtres en tenue orangée se mêlaient à ces gens, et, à l’aide de gestes, faisaient avancer ceux-ci dans certaines directions.

Une énorme surface sombre occupa tout le champ de vision du « décorporé ». Il s’agissait d’un engin de forme elliptique de plus de deux cents mètres de longueur. De sa surface gris foncé et lisse, semblait émaner une faible lueur jaune qui enveloppait, d’un halo très pâle, l’énorme engin. Des femmes et des hommes sortaient de ce dernier. Il reposait sur trois pieds qui s’écartaient largement vers l’extérieur. Il n’y avait pas de fenêtre.

L’un des êtres avait dans la main gauche une sorte de cylindre rouge.

Il y eut un roulement de tonnerre et le halo entourant l’engin se fit plus intense. Avec de grands gestes, des êtres en tenue orangée éloignèrent les derniers retardataires. Trois cents ou quatre cents hommes et femmes d’une pâleur de cire contemplèrent l’engin qui s’éleva lentement dans les airs avec un vacarme assourdissant. Une clameur s’éleva de la foule et il y eut un vent puissant. La précision suivante fut donnée par le guide de Daniel Meurois :

« Ces jours-là, dans la chambre de création des dieux, dans leur maison Duku, Lahar et Akhman furent formés. Ces jours-là, Enki dit à Enlil :

Père Enlil, Lahar et Akhman, eux qui furent créés dans la Duku, faisons-les descendre de la Duku.

Ainsi parlaient les anciens Sumériens. »

Le guide précisa que la maison Duku des Sumériens ressemblait beaucoup à l’engin vu. Il ajouta qu’un jour viendra où l’on saura que des êtres de l’espace ont peuplé la Terre d’humains, par vagues successives, en différents endroits et à diverses époques de la planète. Ce que Enki et Enlil ont fait pour les Sumériens, d’autres le firent ailleurs. Ils apportèrent, sur Terre, certains êtres humains. (13)

Alain Moreau

Références :

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