La parapsychologie en Europe de l’Est

 

Voici un résumé des recherches qui furent effectuées dans les pays de l’Europe de l’Est, surtout en Russie, dans la période 1919 – années 1970 :

 

 

Jim Schnabel note qu’en 1919, lors d’une campagne contre la Hongrie, un officier tchèque mit sur pied une unité d’espionnage psi composée de deux soldats sous ses ordres. Il les mit en transe hypnotique et leur demanda de rapporter par clairvoyance les positions ennemies. L’armée tchèque utilisait aussi des radiesthésistes pour repérer les pièges, les mines et les ressources d’eau potable.

Lors de la Seconde Guerre mondiale, l’armée russe aurait fait appel aux services de Wolf Messing, un médium né en Pologne. Adolf Hitler, qui avait mis à prix la tête de ce dernier, utilisait ses propres astrologues et radiesthésistes, ces derniers utilisant leurs pendules au-dessus de cartes pour essayer de localiser les divisions ennemies et leurs unités aériennes.

En février 1960, la revue « Science et Vie » révéla une prétendue expérience de télépathie avec le premier sous-marin nucléaire américain, le Nautilus. Cette expérience prétendue s’avéra n’être, en fait, qu’une mystification ou qu’une opération de désinformation. C’était Jacques Bergier qui avait confié l’« information » à Gérald Messadié. Des Soviétiques crurent par contre à cette histoire…

41E34J1UJKL._SX333_BO1,204,203,200_Au début des années 1960, Leonid Vasiliev, directeur du département de physiologie de l’Université de Leningrad et ancien lauréat du prix Lénine, prit la tête d’un laboratoire de parapsychologie. Le travail de Leonid Vasiliev se concentra sur les expériences d’« influence à distance », comme la tentative d’endormissement, par un émetteur télépathe, d’un récepteur éloigné, et ce, à une heure aléatoirement déterminée.

Parmi les autres chercheurs, il y eut l’ingénieur en électricité I. M. Kogan, lequel croyait que le psi était simplement un système radio à basse fréquence dans le cerveau humain. Selon lui, les données psi pouvaient être transmises au sein d’un laboratoire au rythme d’environ 0,1 « bit » d’information par seconde en moyenne (environ un mot de cinq lettres toutes les cinq minutes), alors que le taux descendait à 0,005 bit par seconde lorsque les données psi étaient transmises à environ mille kilomètres.

Milan RyzlAu milieu des années 1960, le Tchèque Milan Ryzl réalisa avec le sujet psi Pavel Stepanek une expérience qui sembla confirmer l’approche de Kogan orientée sur les communications. Il s’agissait de deviner les occurrences (une cinquantaine) d’une séquence de zéros aléatoirement générée.

 

 

En 1968, le parapsychologue soviétique Eduard Naumov annonça que la Marine rouge avait refait avec succès l’expérimentation du Nautilus, et il prétendit que les chercheurs militaires soviétiques avaient mis au point une méthode permettant de s’immiscer télépathiquement dans les communications psychiques d’autres individus.

En 1970, les journalistes américaines Sheila Ostrander et Lynn Schroeder publièrent un livre sur les recherches psi effectuées en Union Soviétique. (Je signale que ce livre, que j’ai, a été publié en France sous le titre : « Fantastiques recherches parapsychiques en URSS et dans les pays de l’Est », éditions Robert Laffont, collection « Les énigmes de l’Univers ».)

Dans un rapport de la DIA (Defense Intelligence Agency) publié en 1972, l’auteur évoquait l’avance soviétique en matière de recherche psi.

Vers 1969, Kogan disparut de la vie publique, ce qui coïncidait avec des rapports affirmant que le KGB avait commencé à financer et à diriger son laboratoire à la Société Popov. On se demandait à quel point le KGB et les militaires étaient réellement capables d’exploiter le psi à de mauvaises fins. Ce qui était certain, c’était qu’ils s’y intéressaient beaucoup. La CIA et le Pentagone, qui, au cours des années 1950 et 1960, avaient financé quelques investigations scientifiques discrètes sur les applications psi possibles, commencèrent à envisager d’effectuer de nouvelles recherches, ouvertement ou secrètement, pour voir si les Soviétiques avaient vraiment fait d’importantes découvertes.

Leonid Vasiliev parti à la retraite, son laboratoire fut sous la responsabilité de Pavel Gulayev. Le docteur Lev Lupichev dirigeait un centre de recherche psi appelé l’Institut des Problèmes de Contrôle, rattaché à l’Académie des Sciences de l’URSS. Dans la « Cité des Sciences » de Novossibirsk, sous la direction d’un colonel de la Marine appelé Vitali Petrov, il existait, dit-on, un « Département Spécial n° 8 » qui exécutait un programme militaire secret psi. A Moscou, des recherches psi top secrètes étaient conduites dans un établissement bien gardé nommé l’Institut pour les Problèmes de Transmission d’Informations (IPPI) et dans un laboratoire de l’« Institut de l’Activité Nerveuse Supérieure » de Pavlov. Le collaborateur de Kogan, Eduard Naumov, qui avait toujours paru un peu trop bavard sur le sujet de la recherche psi, avait été condamné à deux ans de travaux forcés en 1974, manifestement parce qu’il s’était fait payer sans autorisation pour des conférences. Les chercheurs psi occidentaux supposaient que les responsables soviétiques voulaient simplement tenir Eduard Naumov « plus étroitement en laisse ».

A cette époque, au milieu des années 1970, les Soviétiques s’étaient embarqués dans un vaste programme de recherche de médiums de valeur dans toute la société, dans les lycées, les universités et l’Armée Rouge. On parla d’une femme médecin d’Asie centrale, qui était le pendant russe de Pat Price, laquelle, disait-on, pouvait visualiser à distance les installations militaires secrètes en détail, depuis des centaines, voire des milliers de kilomètres. On parlait de cosmonautes formés pour utiliser la télépathie comme système de communications d’urgence. On racontait que des médiums de l’IPPI pouvaient s’immiscer dans les réseaux de communication réputés sécurisés et dans les cerveaux d’étrangers importants. Un membre de l’IPPI aurait permis à une unité de l’armée soviétique, au cours d’exercices militaires, d’anticiper les mouvements de ses adversaires et de tendre une embuscade avec succès.

Une voyante bulgare aveugle nommée Vanga Dimitrova était employée par l’Etat et avait même deux secrétaires à son service.

Si, en 1956, l’Encyclopédie soviétique définissait la perception extrasensorielle comme une « fiction idéaliste anti-sociale », Brejnev avait régulièrement recours aux services de la guérisseuse georgienne Djouna Davitashvili. La terminologie des chercheurs était délibérément anti-mystique. Ils parlaient de transmission et de réception d’informations psi, et I. M. Kogan affirmait que la télépathie n’était rien de plus que de la communication radio via des fréquences extrêmement basses (ELF) autour de dix Hertz. A certaines fréquences ELF, les ondes électromagnétiques peuvent parcourir de longues distances avec relativement peu d’atténuation. La fréquence de dix Hertz correspond, disait Kogan, à la fréquence des ondes du cerveau « alpha ». Selon Kogan, ces signaux à basse fréquence sont produits par le cerveau de l’émetteur puis reçus par le récepteur. D’autres chercheurs russes parlaient même de « particules psi », comme si le psi, à l’instar du phénomène électromagnétique, fonctionnait avec une dualité onde/particule.

Certains rapports posent le problème de l’absence de respect de l’éthique la plus élémentaire. Ainsi, selon Eduard Naumov, une expérience a impliqué des bébés lapereaux à bord d’un sous-marin, des électrodes ayant été implantées dans le cerveau de la mère, laquelle se trouvait dans un laboratoire à terre. A un moment prédéterminé, les chercheurs à bord du sous-marin tuèrent les bébés lapins, en leur tordant le cou l’un après l’autre. Pendant ce temps, les chercheurs à terre essayaient de détecter une activité inhabituelle dans le cerveau de la mère. D’après un physicien émigré appelé August Stern, de semblables expériences furent menées par le Département Spécial n° 8, mais avec une chatte et ses chatons nouveau-nés, qui furent torturés par des électrochocs.

« On raconte que même des sujets humains se firent infliger des traitements brutaux, avec des doses de stimulants de type adrénaline, des dépresseurs comme le phénobarbital, des chocs électriques et de puissants champs magnétiques à haute pression, tous visant à créer des états hypnotiques ou psi conducteurs. La rumeur prétend que certains en moururent et que d’autres eurent le cerveau endommagé. » (Jim Schnabel)

Il y eut aussi des expériences d’« influence à distance ». Nina Kulagina aurait arrêté à distance les battements de cœur d’une grenouille. Elle aurait aussi provoqué une tachycardie chez un psychiatre sceptique. Elle pouvait provoquer de sérieuses sensations de brûlures chez certains individus, dont au moins un chercheur occidental en visite, juste en les touchant. (Voyez, à propos de Nina Kulagina, mon texte :Quelques médiums russes à effets physiques, même rubrique.)

D’après August Stern, au sein du Département Spécial n° 8 en Sibérie, des chamanes essayaient de faire ralentir des tramways ou de tuer de petits animaux. La parapsychologue Larissa Vilenskaya déclara qu’on lui a montré, au labo de I. M. Kogan, un film sur un maître PK écoutant un politicien étranger à la radio et essayant de lui envoyer, pour le troubler, des particules psi perturbantes.

A l’IPPI, on raconte qu’un groupe de Tibétains a réussi à briser un crâne humain à quelques mètres de distance, rien qu’en se concentrant dessus.

« Toujours à l’IPPI et dans un laboratoire du Kazakhstan, des chamanes auraient pris des poupées emboîtables matriochka, des cuillères en bois peintes à la main, des modèles réduits souvenirs du Spoutnik – les babioles habituelles que l’on trouvait dans les Beriozka, les magasins pour touristes -, et ils les auraient bombardés d’énergies psi négatives. Alors, les cadeaux auraient émis des rayons anémiants, presque comme s’ils avaient été imprégnés d’une sorte de matière radioactive. On les offrit à de malheureux visiteurs étrangers qui, peu après, croit-on, se mirent à souffrir de névralgie, de dépression, notamment de dépression nerveuse. C’était de la magie noire, pure et simple, dissimulée sous le jargon terne des particules psi et des radiations, transmissions et réceptions psi. Lev Lupichev, de l’Institut des problèmes de contrôle, et un de ses collègues appelé Boris Ivanov, du ‘Laboratoire de bio-information’, prétendaient même posséder des ‘batteries’ pouvant stocker et décharger ces vibrations négatives – ou ces particules négatives, ou quel que soit le nom qu’on leur donne. » (J. Schnabel)

Il y eut des histoires « probablement apocryphes », comme celle d’un homme/médecine qui pouvait arrêter le coeur d’un petit animal à près de deux kilomètres de distance. Lorsqu’on lui demanda d’arrêter le cœur d’un rat dans une cage, c’est l’un des chercheurs qui aurait été tué. On aurait demandé à un autre individu d’essayer d’arrêter le cœur d’un pauvre sujet humain installé dans une pièce adjacente, un criminel condamné qui avait involontairement donné son corps vivant à la science. Le chamane – ou qui que ce soit d’autre – projeta ses énergies psi sur le condamné, mais les deux personnes moururent.

Les chercheurs soviétiques, qui pensaient souvent que le phénomène psi était conduit par des radiations électromagnétiques, eurent l’idée de construire des machines psi, l’une concernant une machine de RV (Remote Viewing) ou de « contrôle mental », élaborée à partir d’un simple radio-émetteur à basse fréquence qui avait été réglé sur les fréquences correctes du système nerveux. Au milieu des années 1970, la CIA et la DIA reçurent des rapports sur des « générateurs psychotroniques » conçus et construits selon ces principes.

« Il existait un appareil qui, disait-on, pouvait provoquer des attaques d’apoplexie ou cardiaques. Une autre machine donnait aux individus une sensation d’anxiété ou de désorientation. Une autre encore les rendait agressifs ou fous. Certains rapports attribuaient le développement de cette technologie à un scientifique russe du nom de Victor Inyouchin. D’autres citaient un ingénieur tchèque appelé Robert Pavlita. Nikolai Khokhlov, un émigré qui était apparemment un ancien officier du KGB, affirmait que ses anciens employeurs avaient ‘testé’ de tels générateurs sur certaines communautés choisies d’Amérique du Nord. » (J. Schnabel)

Les Soviétiques essayèrent d’obtenir des informations sur les recherches américaines, y compris sur les travaux du SRI (Stanford Research Institute). Les rédacteurs en chef de l’édition soviétique des “Proceedings of the IEEE” déclarèrent à Russel Targ et à Hal Puthoff qu’ils ne publieraient pas leur article s’ils ne donnaient pas plus de détails sur les expériences du SRI. Ils envoyèrent aux deux chercheurs américains une longue liste de questions : Quelle était la précision de détail des « visions à distance » ? Comment le SRI parvenait-il à trouver de bons « visionneurs » ? Utilisaient-ils des drogues, l’hypnose ou une autre technique pour atteindre des états de conscience psi conducteurs ? Connaissaient-ils des moyens pour protéger une cible contre des « visionneurs » ? Hal Puthoff et Russel Targ refusèrent de répondre à ces questions. L’article fut cependant publié, mais plusieurs années après. La parapsychologue soviétique Larissa Vilenskaya raconta que l’affaire avait été une tentative maladroite du KGB pour recueillir des informations, et elle révéla que c’était elle que l’on avait forcée à rédiger la liste des questions. Un jour, un cosmonaute appelé Vitali Sevastyanov, qui se trouvait à San Francisco, voulut parler à Hal Puthoff et à Russel Targ à propos des expériences psychiques qu’il avait faites. Il était accompagné du parapsychologue Lev Lupichev et du vice-consul local Oleg Sidorenko. Les trois Russes posèrent plus ou moins les mêmes questions que celles de la liste des éditeurs de l’IEEE soviétique. (1)

Qu’en est-il actuellement de la recherche psi (les parapsychologues des pays de l’Europe de l’Est avaient appelé cette discipline, dans les années 1960-1970, la « psychotronique ») en Russie et dans d’autres pays de l’Est européen ? Il est pathétique de constater que nous en savons beaucoup moins (voire rien du tout) à l’époque d’Internet qu’à l’époque de ladite « guerre froide »… Malheureusement, si on ne lit pas le russe, par exemple, il est pour le moins difficile de se tenir au courant. Et autant que je sache, les publications anglo-saxonnes (ne parlons pas des publications françaises quasi inexistantes) ne signalent rien – ou si peu – de ce qui peut bien se passer dans ces pays comme dans d’autres (Chine, etc.), d’ailleurs. Est-il vraisemblable qu’à notre époque il ne se fait rien en la matière ? A défaut de l’existence – un groupe d’étude qui serait pourtant indispensable – d’un centre d’étude centralisant les infos émanant du monde entier (avec les traducteurs appropriés, bien sûr), on nage dans l’ignorance la plus totale. Si un lecteur connaît le russe, le tchèque, etc., et est au courant d’éventuelles « nouveautés » en matière de recherche psi dans ces pays, ce serait sympa qu’il m’en fasse part (alainmoreau7@free.fr) Dans les années 1960-1970, deux chercheurs tchèques en recherche psi ont fait parler d’eux : Zdenek Rejdak (1934-2004) et Milan Ryzl (1928-2011).

La Russe Larissa Vilenskaya (1948-2001), qui prit ensuite (elle émigra aux Etats-Unis) le nom de Laura Faith, est décédée dans un accident. Voici, en ce qui la concerne, une notice biographique (en anglais) d’Edwin May, extraite du « Journal of Parapsychology » :

« Laura V. Faith, known to her friends by her Russian name Larissa, suffered a fatal accident on 13 June 2001. Larissa was a researcher in the field of parapsychology and human potential studies, a linguist, an educator, and author of several nonfiction books, a booklet of poetry, and over 90 scholarly and popular papers in several languages.

Larissa was born in the city of Riga in Soviet Latvia. After finishing high school, she studied physics, engineering, and psychology in Moscow. Before her emigration from the Soviet Union, her focus of interest and research was on parapsychological phenomena and human potential studies. She was fortunate enough to work with many prominent Soviet psychics, healers, and researchers.

In 1981, Larissa moved to the United States and started working at the Washington Research Center, a private San Francisco-based research and publishing institution. There she continued to pursue her interest in psi phenomena; it became both her job and her avocation.

Larissa’s time had been divided between field, laboratory, and literature research, as well as writing, lecturing, and traveling. Her research interests included mental healing, fire walking, shamanism, and altered states of consciousness. For four years (1982-1986), she was the editor and publisher of ‘Psi Research Journal’, an international quarterly that she herself established and promoted, which was primarily devoted to research in the Soviet Union, Eastern Europe, and China. In 1986, she coedited (with Maria Mir) ‘The Golden Chalice’, which included a chapter summarizing some of her experiential findings. In 1991, Larissa (together with Joan Steffy) published ‘Firewalking : A New Look at an Old Enigma’. In total, she was the author or coauthor of over 90 publications (books, book chapters, scholarly papers, and popular articles) in English, Russian, French, Italian, Portuguese, and other languages.

Larissa was an associate member of the Parapsychological Association and member/honorary member of several other parapsychological institutions, societies, and editorial boards. In 1987, she was awarded the second prize of the Swiss Foundation of Parapsychology for her contributions to the field. In 1992-1994, Larissa worked as a research associate at The Cognitive Sciences Laboratory of the Science Applications International Corporation. During that time, she undertook numerous trips to the former Soviet Union to establish contact with psi researchers and to learn their approaches, experimental methodologies, and research results… » (www.questia.com)

 

2. Vanga Dimitrova :

Voici la note biographique de Wikipédia sur la voyante bulgare Vanga Dimitrova :

200px-vanga« Baba Vanga (‘Vanga’), née le 31 janvier 1911 à Stroumitsa, dans l’Empire ottoman et morte le 11 août 1996 (à 85 ans) à Pétritch, en Bulgarie, et dont le vrai prénom est Vangélia (d’où le diminutif ‘Vanga’), qui a une racine grecque (euaggelion qui signifie ‘évangile’ et se traduit par ‘porteuse de la bonne nouvelle’), est une voyante bulgare. Elle s’est mariée le 10 mai 1942 à Dimitar Gushterov. Elle est connue pour ses prévisions de par le monde entier.

Baba Vanga (‘Vanga’) est devenue aveugle à l’âge de douze ans à cause d’un coup de foudre alors qu’elle se trouvait dans un champ avec deux de ses cousines. Elle est devenue une icône dans les pays de l’ex-bloc communiste (mais méconnue dans les pays occidentaux) pour avoir entre autres prédit l’élection d’un président noir dans un futur indéterminé, qui serait le dernier président des États-Unis avant leur effondrement. »

 

1540-1Référence donnée : Rina, « Baba Vanga », éditions Astrée,‎ 2013. Il s’agit d’un ouvrage complet sur la vie de Baba Vanga, incluant les prévisions de cette dernière pour le monde entier.

 

Sur la page de couverture du livre, on lit : « La plus grande médium du vingtième siècle ». Peut-être faisait-elle partie des meilleures voyantes en matière de révélations sur le passé et le présent de ses consultants, mais assurément pas pour le futur. Voici en effet le texte publié sur le site www.journaldequebec.com, le 8 décembre 2015, par Marie-Renée Grondin :

« Décédée il y a 20 ans, Baba Vanga, une voyante bulgare, a prédit, avant sa mort en 1996, que l’Europe ‘cesserait d’exister’ après une ‘grande guerre musulmane’ qui devrait débuter en 2016.

Connue comme la ‘Nostradamus des Balkans’, la femme, aveugle, a aussi prédit les attaques du 11 septembre 2001 sur les tours jumelles et le tsunami en 2004.

Avant de mourir à l’âge de 85 ans, la dame a prédit que l’Europe serait envahie d’extrémistes musulmans en 2016 et qu’une ‘grande guerre musulmane’ débuterait avec le printemps arabe en 2010. Selon ce que rapporte News.com.au, Baba Vanga aurait révélé que cette guerre aurait lieu en Syrie et se terminerait en 2043 avec l’établissement d’un califat ayant Rome comme capitale. La voyante bulgare a aussi prédit que cette guerre laisserait le continent presque vide et entièrement dépourvu de toute forme de vie.

Des proches de la dame prétendent que plus de 85 % de ses prophéties se sont réalisées. Ils racontent qu’en 1989 elle avait fait référence aux attaques terroristes de New York en prétendant que ‘2 frères américains’ seraient attaqués par ‘des oiseaux d’acier et que le sang d’innocents jaillirait’.

Elle aurait aussi prédit le tsunami de 2004 en affirmant qu’une ‘grosse vague couvrirait une grande côte’ et que ‘les gens et les villes allaient disparaître sous l’eau’.

Baba Vanga aurait prédit les effets des changements climatiques. Il y a 60 ans, elle aurait averti les gens que ‘les calottes polaires fondraient, ce qui provoquerait la montée du niveau de la mer’. Elle a aussi prédit que les volcans se réveilleraient.

Baba Vanga avait prédit que le 44e président des États-Unis serait un Afro-Américain. Sa prophétie voulait qu’il soit le ‘dernier président américain’.

Avant sa mort, l’aveugle bulgare a aussi fait des prédictions pour les siècles à venir. Elle a indiqué que des ‘étrangers’ aideraient les civilisations à vivre sous l’eau et qu’il y aura une guerre sur Mars en 3005.

Elle aurait dit que tout sur la Terre mourra en 3797, mais qu’à ce stade l’Homme sera en mesure de voyager vers un nouveau système solaire.

Voici quelques-unes de ses prédictions

2023 : L’orbite de la Terre changera.

2025 : L’Europe ne sera plus habitée

2028 : L’homme se rendra sur Vénus, dans l’espoir de trouver de nouvelles sources d’énergie.

2033 : Les niveaux d’eau du monde augmenteront en raison de la fonte des glaciers.

2043 : La transformation de l’Europe en un califat islamique sera terminée. Rome sera la capitale. L’économie du monde se développera sous la domination musulmane.

2066 : L’Amérique utilisera une nouvelle arme contre les changements climatiques pour tenter de reprendre Rome.

2076 : Le communisme sera de retour en Europe et dans le reste du monde.

2084 : La nature renaîtra.

2100 : Un soleil fabriqué par les humains illuminera le côté sombre de la planète.

2130 : Avec l’aide d’extra-terrestres, les civilisations vivront sous l’eau.

2170 : La Terre connaîtra une sécheresse mondiale majeure.

2187 : Deux grandes éruptions volcaniques seront arrêtées avec succès.

2201 : Les températures chuteront alors que les processus thermonucléaires du Soleil ralentiront.

2262 : Les planètes vont lentement changer d’orbite. Mars sera menacée par une comète.

2354 : Un accident sur le soleil artificiel causera encore plus de sécheresse.

2480 : Deux soleils artificiels entreront en collision et laisseront la Terre dans l’obscurité.

3005 : Une guerre sur Mars changera la trajectoire de la planète.

3010 : Une comète frappera la Lune. La Terre sera entourée par un anneau de roches et de cendres.

3797 : Tout sur Terre mourra. Cependant, la civilisation humaine sera suffisamment avancée pour passer à un nouveau système solaire.

Baba Vanga a aussi fait plusieurs prédictions qui n’ont pas eu lieu, comme l’assassinat de quatre chefs d’État en 2010 et une guerre nucléaire qui aurait ‘présumément’ ravagé la Terre de 2010 à 2016. »

Suit un extrait du documentaire « Ainsi parlait Vanga » (2003), consacré à la célèbre voyante bulgare.

Disons-le de suite : toutes les prédictions ci-dessus sont fantaisistes et ne se vérifieront pas, aucun prophète ou voyant n’ayant été capable de faire une prédiction datée réalisée. (Voyez le chapitre 2 de mon livre : « Le livre des prophéties », éditions Le temps Présent, 2011.) D’ailleurs, la prédiction de l’assassinat en 2010 de quatre chefs d’Etat et la prédiction d’une guerre nucléaire pour 2010-2016 ne se sont pas vérifiées ! Soyons assurés que les autres prophéties datées ne se vérifieront pas non plus (à commencer par l’invasion musulmane annoncée pour 2016).

A propos de quelques commentaires de lecteurs du texte de Marie-Renée Grondin :

Un lecteur :

« Quelle face cachée de la Terre ?? La Terre n’a pas de face cachée. À moins qu’elle veuille dire que sa rotation cesserait, et, alors, cela aurait d’importantes conséquences, si majeures qu’on ne se rendrait même pas en 3797.

Le problème avec ce genre de prédictions c’est qu’elles reposent sur des interprétations qui forcément sont contradictoires. Nostradamus a prédit une tonne de trucs qui n’ont jamais eu lieu. D’autres vont dire que tout ce qu’il a prédit s’est réalisé. Ça dépend de l’interprétation qu’on en fait.

Facile après coup de dire qu’elle a prédit le 11 sept. 2001. C’est facile d’interpréter les prédictions pour le passé. Pour le futur, c’est une autre paire de manches. »

Ma réponse (sur le site) :

« Contrairement à Nostradamus, on ne peut pas parler, dans le cas de Vanga Dimitrova, de prédictions reposant sur des interprétations, car dans le cas de la Bulgare les prédictions sont clairement formulées (en plus d’être datées). Mais ces prédictions sont fantaisistes, l’expérience ayant montré que toute prédiction datée est vouée à l’échec. (Ce qui est largement démontré par le grand nombre de prophéties datées qui ne se sont pas réalisées.) »

Un autre lecteur (prénommé Arthur) :

« Si elle était si voyante que ca, elle aurait gagné au Loto et serait dans son manoir avec ses employés pour la servir… Si elle pouvait prédire l’avenir de Couillard avec ses émissions O pour les autos. »

Le même, en réponse à un autre lecteur :

« Non, je ne joue pas au bingo mais des voyants qui ne peuvent rien prouver de leurs histoires sont des imposteurs. Et aucun voyant ne peut prouver quoique ce soit. D’ailleurs, Houdini les démasquaient facilement. »

Ma réponse (sur le site) :

« Aucun voyant ne peut prouver quoi que ce soit ? Vos préjugés rationalistes sont à la hauteur de votre incompétence en matière de recherche psi… Houdini ? Depuis son décès, beaucoup d’eau est passée sous les ponts. Ceci dit, les prédictions de Vanga Dimitrova sont fantaisistes, l’expérience ayant montré que toute prophétie datée est vouée à l’échec. (Je consacre un chapitre aux prophéties datées dans l’un de mes livres.) »

e6d84c20-0dee-11e5-b820-60418b19f4c4_originalLa guérisseuse russe Djouna Davitaschvili est décédée en juin 2015. Voici à ce propos un texte extrait du site www.lavenir.net (9 juin 2015) :

« La légendaire astrologue russe Djouna, guérisseuse secrète du Kremlin à l’époque soviétique devenue star des médias dans les années 1990, est décédée ce lundi à Moscou à l’âge de 65 ans.

L’annonce de sa mort a été confirmée à l’AFP par le présentateur-vedette de la première chaîne de télévision russe Andreï Malakhov.

Née dans la région de Krasnodar, dans le sud-ouest de la Russie, Evguenia Davitashvili, son vrai nom, ‘a été la guérisseuse secrète du Kremlin, une Raspoutine version femme dans les années 1980’, a indiqué le producteur musical Igor Matvienko, qui a été à l’époque son mari ‘pendant un mois’.

L’astrologue mettait volontiers en avant ses origines orientales et se faisait appeler ‘princesse assyrienne’. Elle avait notamment eu pour clients le numéro un soviétique Leonid Brejnev, mort en 1982, et le ministre soviétique des Affaires étrangères Édouard Chevardnadzé, en poste de 1985 à 1991, se souvient M. Matvienko.

À l’époque, des limousines du Kremlin venaient régulièrement la chercher dans son appartement près de la rue de l’Arbat, devenu un salon de chic où ‘dirigeants du Kremlin et artistes se bousculaient’, ajoute le musicien, de onze ans plus jeune que Djouna.

Également peintre et poétesse, la guérisseuse avait fondé en 1990 une Académie internationale des sciences occultes. Elle était sortie de l’ombre avec l’éclatement de l’URSS fin 1991, mais elle avait disparu de la scène publique depuis la mort de son fils Vakhtang dans un accident de voiture en 2001. »

Alain Moreau

 

Référence :

1. Jim Schnabel, « Espions Psi », éditions du Rocher, 2005, p. 116-122, 211-218.

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