La destruction de Sodome et Gomorrhe

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I. Les récits bibliques : mythe ou réalité ?

Lorsqu’on évoque le problème de la véracité de certains récits bibliques, et plus particulièrement ceux de l’Ancien Testament, on se trouve généralement en présence de deux grands systèmes d’interprétation :

– Le premier niveau de lecture fait intervenir l’action directe de Dieu dans les affaires humaines. Ce type d’interprétation, qui implique une lecture littérale du texte sacré, se trouve surtout chez les fondamentalistes (aux Etats-Unis et ailleurs).

– A l’autre extrémité, nous avons les exégètes et historiens qui ont une lecture très rationaliste des récits bibliques. Leur mission : donner une interprétation ou explication rationnelle des événements attribués à une intervention directe de Dieu. Leur approche vise en somme à évacuer toute notion de « merveilleux », l’attribution de ces événements à la divinité étant dès lors conçue comme une expression de la « pensée magique ». Dans cette perspective, le Déluge, la destruction de Sodome et Gomorrhe, le passage de la mer Rouge, etc., peuvent aisément s’expliquer par des causes très simples ou par de simples mythes. C’est ce type d’interprétation qui est mis en avant dans les grands médias (émissions télévisées, revues d’histoire et d’archéologie, revues de vulgarisation scientifique comme « Science et vie » et « Sciences et avenir »)…

Il existe, pourtant, une troisième voie possible d’interprétation de ces récits. Les tenants de celle-ci (dont je fais partie) se situent à égale distance des deux types d’interprétation majeurs (car majoritaires) que je viens de définir. Les éléments fondamentaux légitimant cette troisième voie d’approche sont les suivants :

* Ses tenants ne reconnaissent pas la pertinence de la plupart des explications « rationalistes » données par ceux qui veulent à tout prix évacuer toute composante « merveilleuse » des récits bibliques. Et ils n’entérinent pas davantage l’idée d’une action directe de Dieu dans les événements rapportés. C’est ce qui légitime, évidemment, l’appellation de « troisième voie » qui caractérise cette nouvelle approche.

* Les défenseurs de cette troisième approche ne nient pas l’existence de Dieu, mais considèrent que certains événements ou « miracles » sont explicables par une intervention de type extraterrestre. En outre, un événement antique comme le Déluge (avec l’histoire de Noé) est une référence implicite à la destruction finale de l’Atlantide survenue il y a environ 12.000 ans. Il s’agit donc de légendes ou « mythes » qui, en fait, ont un fond de réalité historique, même si les documents et les preuves archéologiques font défaut, ces légendes ne se réduisant cependant pas aux explications prétendument « rationnelles » mises en avant par les tenants des explications officielles.

Dans ce quatrième texte consacré aux rapports « visiteurs de l’espace et religion », j’évoque l’un des événements bibliques mentionnés dans l’Ancien Testament : la destruction de Sodome et Gomorrhe.

 

II . La destruction de Sodome et Gomorrhe :

Evoquons la destruction de Sodome et Gomorrhe (laquelle aurait eu lieu au dix-neuvième siècle avant J.-C.). Le patriarche Abraham put assister de loin au spectacle (Genèse, XIX, 27-28) sous la forme d’une fumée « semblable à la fumée d’une fournaise ». On lit (Genèse 18 : 20 ; 19 : 24-26, 28) que le Seigneur fit pleuvoir du ciel « du soufre et du feu ». L’épouse de Loth, qui regarda derrière elle, devint « une colonne de sel ».

Les sites de Sodome et Gomorrhe se trouvaient dans le vallon de Siddim situé à l’extrémité sud de la mer salée (l’actuelle mer Morte). La Bible mentionne d’autres villes dans le voisinage : Tsoar, Adma et Tseboïm (Genèse, 14 : 2).

 

A) L’explication « naturelle » :

La deuxième émission de Les mystères de la Bible révélés, rediffusée sur RMC Découverte le 18 juillet 2015 et dans la nuit du 1 au 2 août 2015, est consacrée à la destruction de Sodome et Gomorrhe. Dans cette émission, les chercheurs évoqués ont bien sûr défendu une interprétation réductionniste (la destruction due à un astéroïde – voir plus loin) qui évacue toute composante « merveilleuse » ou « miraculeuse » associée au récit, la grille de lecture extraterrestre de celui-ci étant bien sûr totalement absente (contrairement à la série documentaire Alien Theory, également diffusée sur RMC Découverte).

Les archéologues qui reconnaissent l’existence passée de ces villes attribuent leur disparition à un tremblement de terre, à une éruption volcanique ou (c’est la version qui est maintenant privilégiée) à la chute d’un astéroïde !

La théorie classique (évoquée notamment par Werner Keller) fait intervenir un tremblement de terre. Ce séisme aurait été accompagné d’explosions, d’éjections de gaz naturels et de retombées de soufre. Il se serait produit, selon Werner Keller, vers 2000 avant J.-C., l’époque d’Abraham et de Lot. Mais Werner Keller a lui-même reconnu une sérieuse difficulté dans cette théorie selon laquelle un cataclysme aurait envoyé le vallon de Siddim par le fond. Selon de nombreux géologues, en effet, cela remonte certainement à des centaines de milliers d’années au moins, sinon des millions. Ces géologues inclinent par conséquent à repousser cet événement bien plus loin dans le temps. On n’a pas trouvé trace de catastrophe survenue récemment (à l’époque d’Abraham) sur l’extrémité sud de la mer Morte. Dans un livre (“The Bible as History”) paru en 1965, Werner Keller a apporté cette précision :

« En outre, c’est précisément au sud de la péninsule de Lisan, là où Sodome et Gomorrhe sont censées avoir été anéanties, que s’évanouissent les traces d’une activité volcanique antérieure. Bref, les constats des géologues ne fournissent pas la preuve qu’une catastrophe très récente, accompagnée de violents phénomènes volcaniques, aurait balayé les villes de la zone. »

Le Britannique Michael Sanders (1999) a, quant à lui, acquis la conviction que le site des deux cités pourrait se trouver dans le bassin nord plutôt que sur la bordure sud de la mer Morte. Il avait fait appel aux services de Richard Slater (un géologue américain expert en plongée profonde) pour l’emmener dans les profondeurs de la mer Morte à bord d’un mini-submersible Delta (qui avait contribué à la découverte du paquebot naufragé “Lusitania”). Mais, comme le fait observer David Childress, localiser Sodome et Gomorrhe dans le secteur nord de la mer Morte contredit encore plus l’histoire et la géologie que ne le fait la localisation dans les basses-eaux de l’extrémité sud.

* On lit, dans un « Hors-Série » de « Sciences et avenir » (décembre 1997/janvier 1998), que les sismologues ont décelé, au sud de la mer Morte, les traces d’un tremblement de terre survenu 2100 ans avant notre ère.

* Et dans un article en deux parties, paru dans les numéros 64 et 65 (1982) de la série de fascicules “Inexpliqué” (éditions Atlas), un auteur anonyme a soutenu l’origine naturelle de la catastrophe de Sodome et Gomorrhe. Il cite l’Américain Jack Finegan qui, en 1951, écrivit qu’il semble que c’est vers 1900 avant J.-C. que se produisit le cataclysme qui détruisit Sodome et Gomorrhe, cette destruction ayant résulté d’un grand tremblement de terre, “sans doute accompagné d’explosions, d’éclairs, de dégagements de gaz naturel et d’un incendie généralisé”.

On notera la contradiction entre les 2 dates : 2100 avant J.-C. et vers 1900 avant J.-C.

L’auteur anonyme d'”Inexpliqué” évoque une petite chaîne de montagnes, appelée Djebel Ousdoum par les Arabes, et constituée presque exclusivement de cristaux de sel. Certains rochers, tombés au pied de la montagne, “sont dressés comme des statues et leurs contours évoquent à peu près celui du corps humain”. “On pense alors à la légende de la femme de Loth transformée en colonne de sel.”

Un tremblement de terre a très bien pu se produire à l’époque, mais sans que celui-ci ne soit directement lié au récit biblique. Car tout semble indiquer que le récit biblique ne fait pas référence à un cataclysme géologique (qu’il s’agisse d’une éruption volcanique ou d’un tremblement de terre). Voyez les parties b) et c), et notamment l’analyse de Zecharia Sitchin. Si l’on tient compte des données du récit biblique, en effet, la nature de la destruction des cités n’a manifestement strictement rien à voir avec un tremblement de terre ou une éruption volcanique.

La tactique fréquemment utilisée par les exégètes et historiens consiste à repousser la validité d’un récit parce que le phénomène naturel qui aurait dû être à l’origine de celui-ci ne s’est pas produit à l’époque alléguée. Donc, ou c’est un mythe, ou l’événement ne s’est pas produit à l’époque de Lot. Ou, alors, cela s’est produit à un autre endroit que celui allégué ! Et dans le cas de Sodome et Gomorrhe, on « gomme » les détails du récit qui ne cadrent pas avec l’idée d’une catastrophe naturelle. On a des exemples analogues avec la date du Déluge, avec le passage de la mer Rouge, etc.

 

* La théorie de l’astéroïde destructeur :

Dans le numéro 21 (mai/juin 2011) de « Science et inexpliqué », page 8, on lit : “La destruction de Sodome et Gomorrhe (enfin) expliquée !” Il s’agit d’une affirmation totalement erronée, pour la simple et bonne raison qu’il ne s’agit là que d’une hypothèse dont la preuve, bien sûr, fait défaut. Cette thèse consiste en effet à attribuer la destruction des deux cités à l’impact d’un astéroïde qui frappa Koefels, en Autriche, aux alentours de 3120 avant J.-C. Cette catastrophe est évoquée sur une tablette d’argile ornée de motifs cunéiformes. Selon le compte rendu de l’Université de Bristol, la « partie arrière de l’explosion se serait courbée sur la Méditerranée, pénétrant à nouveau l’atmosphère vers le Levant, le Sinaï et l’Egypte du nord ». Cette corrélation n’a évidemment pas valeur de preuve et n’est en réalité qu’une nouvelle tentative désespérée de donner une simple explication “naturelle” à la destruction des deux cités maudites, tout en évacuant bien sûr, et comme à l’accoutumée, les détails “dérangeants” (l’épouse de Loth transformée en “statue de sel” par exemple)… De plus, c’est au dix-neuvième siècle avant J.-C. qu’aurait eu lieu la destruction de Sodome et Gomorrhe, pas vers 3120 avant J.- C. !

Une émission initialement diffusée sur Discovery Channel (2008) et notamment rediffusée sur RMC Découverte le 18 juillet 2015 et dans la nuit du 1 au 2 août 2015, a été consacrée à cette interprétation, par la chute d’un astéroïde, du récit de la destruction de Sodome et Gomorrhe. Le titre de cette émission (citée plus haut) : « Les mystères de la Bible révélés », ne mérite pas, ainsi que la première émission consacrée à l’Exode, son titre, car il ne s’agit là que d’interprétations et de spéculations de chercheurs. Parmi les intervenants dans cette émission, il y a Robert Cargill, Alan Bond, Mark Hempsell, Mohammad Najjar, etc. Le « fil d’ariane » de cette émission est la découverte, en 2008, d’une tablette d’argile sur laquelle un astronome sumérien a consigné un événement céleste identifié par des chercheurs contemporains au passage d’un astéroïde ayant terminé sa course céleste dans les Alpes autrichiennes, à Koefels (ou Köfels). Selon ces chercheurs, l’astéroïde (qui mesurait, dit-on, plus de 1 kilomètre de diamètre) s’étant désintégré dans l’atmosphère, des débris sont retombés à la surface terrestre et notamment, bien sûr, dans la région de Sodome et Gomorrhe. La température au sol aurait été de 400° et les gens se seraient enflammés comme des torches. La zone de rentrée atmosphérique a été localisée près de la mer Morte, la date de cette rentrée étant le 29 juin 3123 avant J.-C. Une étude réalisée par l’université d’Etat de l’Ohio a montré, grâce à l’analyse de carottes de glace récupérées, qu’il y a eu à cette époque un brusque changement climatique sur la planète. Nous aurions donc là l’explication de la destruction (attribuée à Dieu par les narrateurs bibliques) des cités maudites, la pluie de feu et de soufre mentionnée dans le récit biblique étant identifiée à la chute des débris de l’astéroïde.

Comment expliquer que la compagne de Loth ait été transformée en « statue de sel » (parce qu’elle s’était retournée, contrairement au conseil donné aux habitants) ? Pas de problème pour ces chercheurs : cette région de la mer Morte étant caractérisée par la présence de piliers de sel, ces piliers peuvent ressembler, vus de loin, à des personnes !

Je ne remets certes pas en cause le fait qu’un astéroïde ait provoqué, vers 3100 avant J.-C., une catastrophe à l’échelle planétaire. Ce que je récuse, c’est que la destruction de Sodome et Gomorrhe ait été provoquée par cette catastrophe, laquelle ne s’est pas produite à l’époque du passage de l’astéroïde, mais plus tard. L’explication de la destruction des cités bibliques se trouve, comme nous allons le voir, « ailleurs ». C’est donc à tort que les chercheurs du documentaire de Discovery Channel/RMC Découverte pensent que c’est « l’énorme panache qui est à l’origine du mythe de Sodome et Gomorrhe »… Et, contrairement à ce que l’on entend vers la fin du documentaire, on n’a pas là un faisceau de présomptions permettant d’expliquer « de façon scientifique » (sic) la destruction de Sodome et Gomorrhe, car il ne s’agit là que d’une interprétation visant à faire « coller » une rentrée atmosphérique d’astéroïde avec un récit biblique dans lequel sont en outre expurgés, pour les besoins de la pseudo démonstration scientifique, les éléments narratifs du récit biblique impliquant, dans la réalisation de l’événement, une intervention « exogène » (étrangère à l’espèce humaine)…

 

B) L’explication nucléaire :

Quelle est l’explication que peut donner celui qui emprunte la « troisième voie » ? C’est ici que nous allons réintroduire le « merveilleux », lequel, cependant, est de nature différente de celui impliqué par les tenants de la « première voie » (celle faisant intervenir une action divine directe). L’explication (connue par de nombreux chercheurs marginaux) est celle-ci : Sodome et Gomorrhe ont été détruites par une explosion nucléaire d’origine extraterrestre !

Mais, avant, faisons une mise au point :

Dans le numéro de septembre 2005 de « Sciences et avenir », on trouve un dossier sur l’utilisation de la science par les « sectes ». On y évoque notamment les Raëliens. Olivier Hertel présente ainsi la doctrine raëlienne :

« Selon le gourou français Claude Vorilhon, alias Sa Sainteté Raël, probablement inspiré par les livres de l’auteur ésotérique Jean Sendy, l’homme serait le fruit d’une expérience scientifique menée par des extraterrestres extrêmement avancés, les Elohim, que ces benêts de rédacteurs de la Bible ont pris pour Dieu. La preuve de cette ‘technocréation’ est bel et bien inscrite dans le Livre. Du moins pour l’exégète soucoupiste.

Reprenez la Genèse, tout y est : la terre ferme, c’est à coups de bombes lancées dans les océans que les Elohim l’ont fait émerger. Les plantes, les animaux et les hommes, on les doit à des équipes de chercheurs aidés d’artistes (intervenus, entre autres, pour donner des couleurs aux jolis oiseaux et à certaines plantes dans un but purement décoratif…). L’arche de Noé ? un vaisseau spatial. La tour de Babel ? une fusée. Et que serions-nous devenus si les Elohim n’avaient pas détruit Sodome et Gomorrhe ? C’est dans ce repaire de terroristes que les créateurs ont envoyé deux de leurs espions confondus avec des anges. Les locaux ont tenté d’occire ces curieux observateurs. Mal leur en a pris : en bons agents secrets, les deux 007 de l’espace les ont aveuglés avec leurs redoutables armes atomiques de poche ! »

Cette présentation appelle les commentaires suivants :

Il est tout à fait possible, effectivement, que Claude Vorilhon se soit inspiré, à propos des interventions extraterrestres du passé, de lectures d’auteurs des années 1960/1970 (Jean Sendy, etc.). Son adhésion aux interprétations extraterrestres de certains passages bibliques est partiellement correcte – je soutiens moi-même certaines de ces interprétations -, ce constat étant indépendant de son récit relatif à ses prétendues rencontres avec des extraterrestres, lesquelles relèvent, en l’occurrence, de l’affabulation. Ceci dit, certains détails ne correspondent pas à la réalité : bombes dans les océans, interprétation de l’arche de Noé et de la tour de Babel…

Je défends aussi, pour ma part, l’hypothèse de l’origine extraterrestre de la destruction de Sodome et Gomorrhe (et ce, sans être pour autant « raëlien » !). La présentation « humoristique » de cet événement par Olivier Hertel n’enlève rien à la réalité de la nature extraterrestre de l’événement.

L. M. Lewis (1975) a soutenu l’hypothèse extraterrestre. Les colonnes de sel et la concentration saline du pourtour de la mer Morte témoignent, écrivit-il, d’une explosion nucléaire. Il a noté qu’au cours de la reconstruction d’Hiroshima, « on a constaté que des étendues sablonneuses avaient été transformées par l’explosion en une substance qui ressemble à du silicium vitrifié imprégné d’un cristalloïde salin »

Si les colonnes de sel qu’on trouve au bout de la mer Morte étaient de sel ordinaire, a précisé Lewis, les pluies périodiques les auraient fait disparaître. Ces colonnes sont au contraire composées d’un sel particulièrement dur que seule peut créer la réaction nucléaire d’une explosion atomique. Il cite l’historien romain Flavius Josèphe (l’auteur de l’« Histoire des Juifs ») qui évoqua l’épouse de Loth qui s’était retournée vers la cité malgré l’interdiction faite par « Dieu », ce qui eut pour conséquence sa transformation en colonne de sel. Josèphe (qui vécut de 37 jusqu’en l’an 100 environ) déclara qu’il a pu voir cette colonne. Si Josèphe dit vrai, note Lewis, « la seule conclusion possible est que Sodome fut annihilée par une fission nucléaire ».

On notera, en outre, qu’un « ange » a averti Loth de quitter les cités avant l’holocauste. C’est au cours de la fuite que l’épouse de Loth, regardant en arrière, fut aveuglée par l’éclair atomique… (1)

51FSXKKW22L._SX327_BO1,204,203,200_Zecharia Sitchin (1985) a aussi été l’un des auteurs ayant soutenu la nature atomique de la destruction de Sodome et Gomorrhe. Celui-ci (décédé en 2011) a noté que l’événement n’avait rien d’une calamité naturelle car il est décrit comme un événement prémédité : « le Seigneur » révèle à Abraham par avance ce qui va arriver et pourquoi. C’était un événement évitable et non une calamité causée par des forces naturelles irréversibles. Comprenant que la calamité était évitable, Abraham argumenta : s’il y avait 50 justes au milieu de la ville, 45, 40, 30, 20, 10 justes, « le Seigneur » consentirait-il à épargner celle-ci ? « L’Eternel » déclara alors qu’il ne détruirait point la ville à cause de ces 10 justes.

Vers le soir, les deux compagnons du « Seigneur » – des Mal’akhim, « émissaires » – arrivèrent à Sodome avec pour objectif de vérifier les accusations portées contre la ville. Lot reconnut aussitôt (comme Abraham précédemment) la nature « divine » des deux visiteurs, probablement à cause de leur équipement, de leurs armes ou de la façon dont ils étaient arrivés (par les airs). Les visiteurs acceptèrent l’invitation de Lot à passer la nuit chez lui (ce qui prouve bien qu’il s’agissait d’êtres matériels et non de véritables « anges »). Mais les gens de Sodome voulurent connaître ceux-ci, ce à quoi s’opposa Lot. La foule voulut entrer par la force, et les deux Mal’akhim frappèrent « d’aveuglement » les gens à l’entrée de la maison, lesquels ne purent trouver la porte…

Les deux envoyés comprirent que Lot était le seul « juste » de la ville, le sort de la cité étant dès lors scellé. Lot alla informer ses gendres mais ne rencontra qu’incrédulité et moquerie. A l’aube, les envoyés pressèrent Lot de fuir et de n’emmener avec lui que son épouse et leurs deux filles célibataires qui vivaient chez eux. Les envoyés pressèrent Lot de s’enfuir vers la montagne et de ne pas regarder derrière lui. Alors que Lot entrait dans la ville de Tsoar, « l’Eternel » fit pleuvoir, du ciel, « du soufre et du feu », détruisant de la sorte les villes de Sodome et de Gomorrhe, avec leurs habitants. L’épouse de Lot, ayant ignoré la recommandation de ne pas regarder en arrière, fut transformée en « colonne de vapeur » (traduction de Zecharia Sitchin).

Zecharia Sitchin a parlé de la destruction d’une plaine fertile par l’arme atomique. C’était, selon lui, en l’an 2024 avant J.-C.

Ne se sentant pas en sécurité dans les montagnes d’Hébron (pourtant éloignées d’une bonne soixantaine de kilomètres), Abraham alla s’installer plus à l’ouest, à Guérar. Zecharia Sitchin s’est référé à l’existence d’un « Spatioport » dans la péninsule du Sinaï, lequel aurait été rayé au moyen d’armes nucléaires ayant laissé derrière elles, pendant de nombreuses années, des radiations mortelles. Selon Zecharia Sitchin, qui a fait le rapprochement avec des récits babyloniens, l’attaque contre les cités cananéennes visait à détruire les centres de soutien de Mardouk et à éliminer Nabou qui s’y était réfugié. Nous aurions eu affaire à une guerre entre « dieux » (extraterrestres)… Du cataclysme général qui toucha l’ancien Proche-Orient au temps d’Abraham, « L’Epopée d’Erra » (récit assyrien) dresse, écrivit Zecharia Sitchin, un tableau nettement plus circonstancié que celui que composent les récits biblique et babylonien…

De l’ancienne rive sud de la mer Morte ne subsiste plus que ce que les indigènes appellent el-Lissan (« la Langue »), le secteur sud de la mer Morte étant toujours appelé, par les gens du cru, la « Mer de Lot ». Zecharia Sitchin a noté que des archéologues (W. F. Albright, P. Harland) ont découvert que des établissements montagnards des régions périphériques furent subitement abandonnés au vingt-et-unième siècle avant J.-C. et restèrent ensuite inoccupés pendant plusieurs siècles. I. M. Blake a noté qu’encore aujourd’hui les sources entourant la mer Morte présentent une radioactivité « suffisante pour provoquer la stérilité et des affections annexes chez les animaux et les humains l’ayant absorbée plusieurs années de suite ». (2)

 

C) Sources « extraordinaires » :

L’explication de la destruction de Sodome et Gomorrhe par une explosion atomique n’est pas seulement le fait de chercheurs « marginaux » comme ceux que je viens d’évoquer. On trouve une « confirmation » de ce qui peut apparaître comme étant une spéculation osée chez des personnes ayant affirmé avoir eu des révélations à ce sujet.

 

1. Le récit de Roseline Pallascio :

51wx6fzv0tL._BO2,204,203,200_PIsitb-sticker-v3-big,TopRight,0,-55_SX324_SY324_PIkin4,BottomRight,1,22_AA346_SH20_OU08_Voici le récit de l’« abductée » Roseline Pallascio, laquelle put assister à la scène suivante (sur un écran) lors de son enlèvement à bord d’un vaisseau spatial, le 26 juillet 1966 au Yucatan, scène montrant la destruction des villes débauchées de Sodome et Gomorrhe :

« Sodome et Gomorrhe furent notre dernière intervention majeure ; par la suite, nous avons employé d’autres moyens… plus discrets. »

Roseline vit défiler, sur l’écran, des images montrant une ville ancienne grouillante de vie, entourée de remparts, à l’intérieur desquels se nichait une forteresse avec des immeubles à hautes colonnes (la place du marché), les hommes ayant les cheveux longs. Les personnes étaient petites et trapues, avec la tête difforme, un front proéminent et les yeux foncés. La tête était enfoncée dans les épaules… Une fête avait lieu dans le grand édifice. Autour des tables débordantes de nourriture, des gens étaient étendus un peu partout, à moitié ivres. Au fond de la pièce trônait « une espèce de monstre portant une couronne sur sa tête », lequel était enroulé dans un tissu rose pâle qui laissait à découvert son bras droit, le drapé du tissu laissant entrevoir, dans le dos, une masse de chair rose avec de longs poils. Les yeux étaient déformés et hagards. Une jeune fille au visage difforme – avec le nez épaté qui faisait presque la moitié de la figure et les yeux démesurément grands surplombés d’arcades sourcilières avançant un peu comme celles d’une guenon – s’agenouilla devant le monstre, en tremblant de tous ses membres. Un jeune homme, apparemment mongolien, fut poussé par les invités devant le monstre. Les vêtements de la jeune fille ayant été arrachés (ce qui révéla un corps grassouillet et difforme), la Cour força les deux jeunes gens à s’accoupler…

La voix entendue par Roseline évoqua un peuple de dégénérés dans cette cité de Gomorrhe. L’homosexualité régnait à Sodome, les gens s’accouplant avec des animaux. Une « erreur biologique naturelle » fut à l’origine de cette décadence.

« Soudain, le vent se lève et tourbillonne. Un immense nuage noir s’avance au-dessus de la forteresse. Petit à petit, il se dissipe et laisse apparaître un immense vaisseau que je commence à bien connaître. Il est tellement gigantesque qu’il recouvre toute la ville. Soudain, des rayons de lumière fusent du ventre de l’appareil. Tout ce que ces rayons touchent éclate. C’est un véritable bombardement de faisceaux puissants. Les édifices s’écroulent en poussière et cette poussière remplace toute vie. Des gens sont pétrifiés sur place, comme à Hiroshima. En quelques minutes seulement, tout est entièrement détruit. Il ne reste plus qu’une fine poussière blanche. Même les fondations de pierre sont réduites en poudre. Puis le vaisseau s’élève et disparaît en un clin d’œil.

Je flotte au-dessus de cet espace désertique où, il n’y a pas si longtemps, s’élevaient deux villes. Devant moi, à ma hauteur, stagne une espèce de nuage bleuté dont l’apparence rappelle celle du gaz naturel. Il se déplace lentement. De temps en temps, je vois une minuscule flamme bleue partir du sol et s’élever vers le nuage, où elle s’incorpore. » (La « voix » précisa qu’il s’agissait de l’élévation de l’âme des défunts.) (3)

 

2. Le récit de Lobsang Rampa :

51AZNKVYPRL._SX285_BO1,204,203,200_On fera le parallèle avec cette description émanant du récit de Lobsang Rampa, le « lama tibétain » régulièrement présenté par de nombreux individus (dans des articles, des livres et sur Internet) comme ayant été un vulgaire charlatan, celui-ci ayant, pourtant, écrit beaucoup de choses tout à fait exactes :

« Certains des Jardiniers, sous la direction du Prince Satan, avaient établi une Capitale du Péché dans les villes de Sodome et de Gomorrhe, où tous les genres de vices, de perversions, de dépravations étaient considérés comme des vertus. Le Maître de l’Empire mit solennellement Satan en garde et l’invita à démissionner et à s’en aller. Satan se gaussa de lui. Certains parmi les habitants les plus respectables de Sodome et de Gomorrhe furent sommés de quitter la ville. Puis, à une heure donnée, solitairement, un véhicule spatial passa rapidement dans le ciel et fit tomber un petit paquet. Ces villes furent effacées de la carte dans les flammes et la fumée. De grands nuages en forme de champignon montèrent à l’assaut d’un ciel frémissant, alors qu’au sol on ne voyait que dévastation, pierres en ruine, rochers fondus, sans compter les incroyables débris des habitations humaines éventrées. La nuit, toute la région fut illuminée par une souffreteuse lueur violette. Très peu d’habitants échappèrent à cet holocauste.

A la suite de cet avertissement salutaire, on décida de retirer tous les Jardiniers de la surface du globe, de ne plus avoir de contacts avec les indigènes, mais de les traiter comme des spécimens venant de loin. Les patrouilles entreraient encore dans l’atmosphère terrestre. Le monde et ses indigènes continueraient à être surveillés, mais nul contact officiel n’aurait cours. » (4)

 

3. Giorgio Dibitonto :

imageLe livre de ce “contacté” italien, « Anges en astronef », a été publié par les éditions Ramuel en 1995. Cet Italien dit avoir eu, en 1980, des contacts avec divers êtres de l’espace : Orthon, Firkon, Zuhl, Kalna, Ilmuth. Sans oublier Ramu (qui s’est présenté à Giorgio Dibitonto sous sa “véritable identité” : l’archange Raphaël !). On reconnaît là des noms déjà donnés par le contacté américain des années 1950 : George Adamski. Giorgio Dibitonto dit avoir vu, aussi, une « Dame de l’Espace », laquelle correspond manifestement à la Vierge.

A un moment donné, la “Dame de l’Espace” fit cette déclaration :

« Sodome et Gomorrhe furent réellement détruites par le feu, pour un salut supérieur à celui de la matière, qu’ils avaient dépravée. Nous sommes ici pour tous les fils de la Terre, pour annoncer un châtiment imminent. Si nous nous présentions aujourd’hui comme alors, nous ne subirions pas un meilleur sort que nos frères envoyés pour annoncer la fin prochaine. Les hommes corrompus de ces villes voulurent user de violence contre nos envoyés. Aujourd’hui, nous irions au-devant d’un sort bien pire : les meilleurs en riraient, indifférents. »

« Nous vous donnons encore ces ultimes avertissements dans l’espoir que vous vous rachèterez, mais nous ne comptons plus exposer nos frères comme nous le fîmes à Sodome et Gomorrhe, quand les hommes de ces villes essayèrent d’user de violence à l’encontre de nos messagers. » (5)

Vous pouvez noter que la « Dame de l’Espace » du récit de Giorgio Dibitonto fait clairement allusion à cette intervention extraterrestre, ce qui confirme, en quelque sorte, le bien-fondé de cette explication qui, contrairement à ce qu’insinuent les archéologues et historiens, n’a rien de fantaisiste.

 

D) L’objection de Jean Sider :

La confirmation, par diverses sources (Roseline Pallascio, Giorgio Dibitonto, etc.), du caractère extraterrestre de l’événement, rend obsolète et dénué de fondement ce commentaire de Jean Sider :

« Nous avons évité d’aborder les apparitions d’êtres apparemment humains aux yeux des personnages bibliques car il n’y a strictement rien à tirer comme enseignement à ce niveau. Certains cas semblent inventés de toutes pièces pour les besoins métaphoriques du dogme religieux. Les trois hommes qui rendent visite à Abraham pour lui annoncer que sa femme aura un fils (Genèse XVIII), se lavent les pieds, mangent des galettes et du veau, boivent du lait, etc., ne correspondent en rien à des entités supra-humaines mais plutôt à des hommes ordinaires. Au reste, deux d’entre eux se rendent à Sodome chez Loth où ils font honneur au festin qui leur est offert, puis vont se coucher (Genèse, XIX, 1). Mais, entre la tente d’Abraham et la maison de Loth, les termes changent : d’hommes, ils deviennent des anges ; des anges tout ce qu’il y a d’humains par leur comportement, d’autant qu’étymologiquement parlant, ange est issu d’aggelos (en grec : messager). En hébreu, le mot MALAEK veut dire ‘délégué’, élargi à ‘envoyé’ ou ‘messager’, et il n’est pas de nature particulière, au contraire il concerne un être humain. Ces trois ‘messagers’ sont manifestement une fable, un pieux mensonge introduit pour renforcer l’impact de la colère divine sur deux villes accusées par Yahvé de pratiquer la sexualité de manière très particulière… » (6)

Pour Jean Sider, il n’y a donc que deux possibilités : l’intelligence derrière les phénomènes extraordinaires est toujours de nature « fluidique » ou « énergétique » (« entités supra-humaines »). Et si ce n’est pas le cas, des « hommes ordinaires » sont impliqués. En fait, la ressemblance des êtres vus par Abraham et Loth avec des hommes ordinaires n’est pas du tout incompatible avec l’origine extraterrestre alléguée : de nombreux récits de « contactés » ou de R. R. 4 (Rencontres Rapprochées du Quatrième Type) font état d’individus ressemblant à des Terriens. Et je ne crois évidemment pas que les « messagers » (d’apparence humaine) constituent une fable ou un mensonge…

 

III. Le code secret de la Bible :

Il est intéressant de faire le parallèle entre la localisation géographique de Sodome/Gomorrhe et la localisation géographique de la “clé” du présumé code de la Bible (d’après Michael Drosnin).

On connaît la polémique relative à l’existence d’un code secret, dans l’Ancien Testament, où seraient annoncés des événements de diverses natures qui se sont déroulés dans l’histoire humaine, sans oublier les potentialités de notre avenir. C’est Michael Drosnin (1997, 2002, 2011) qui a popularisé le sujet. Alors que les sceptiques/négateurs se sont appuyés notamment, pour nier toute validité à la découverte du mathématicien israélien Eliyahu Rips, sur la structure particulière de la langue hébraïque, Eliyahu Rips et Michael Drosnin ont continué à soutenir l’existence d’un tel code. Ce qui nous intéresse ici, et ce, dans la perspective de l’existence réelle éventuelle d’un tel code, c’est la mise en évidence par Michaeel Drosnin (2002) de la localisation géographique de la clé du code.

Rappelons les éléments relatifs à la localisation de Sodome et Gomorrhe :

– Leur localisation se trouve dans le vallon de Siddim, à l’extrémité sud de la mer Morte.

– Sodome et Gomorrhe sont censées avoir été anéanties au sud de la péninsule de Lisan.

513RNNX10VL._SX302_BO1,204,203,200_Il est important de préciser que, nulle part dans son livre, Michael Drosnin n’évoque la destruction atomique de Sodome et Gomorrhe. Il est donc tout à fait possible qu’il n’ait jamais entendu parler de l’explication extraterrestre de cet événement. Ceci précisé, voici les éléments (codés) qu’il dit avoir trouvé dans le texte biblique :

« Obélisques », « Seigneur du code ». Cette dernière expression se trouve dans le passage de l’Exode qui relate la rencontre entre « Dieu » et Moïse sur le mont Sinaï, au moment où ont été gravés sur le saphir les mots du texte sacré. On notera que dans le Midrash (un commentaire datant de plus de 15 siècles) on dit que les « obélisques » n’étaient pas des objets fabriqués par la main de l’Homme, mais l’œuvre du ciel…

La vallée de Siddim. Michael Drosnin note que cette vallée de Siddim se trouvait non loin de Sodome et Gomorrhe. Sur la rive jordanienne de la mer Morte se trouve la péninsule de Lisan (un dôme de sel recouvert de chaux), une masse de terre en forme de langue qui s’enfonce dans la mer Morte. C’est le lieu le plus bas de la planète, à près de 300 mètres en dessous du niveau de la mer.

* Dans le Livre de Daniel, on trouverait, codée, l’expression « arche d’acier ». Et l’expression « véhicule d’acier » apparaîtrait dans l’Exode (passage de la mer Rouge). « Lisan » apparaîtrait dans le texte caché juste au-dessus de « véhicule de fer »

« Arche d’acier », « arche de fer », « ADN sur l’obélisque », « création de l’Homme » et « code de Dieu » seraient tous codés notamment avec « Lisan »… Selon le code de la Bible, l’ADN a été amené « dans un véhicule ».

« Création de l’Homme » serait codée une fois avec « Lisan », une autre fois avec « Mazra’a » (nom d’un village situé sur la rive sud de la « langue de mer » créée par la « langue de terre » à la pointe nord de la péninsule de Lisan).

« Extraterrestre de Lisan » serait codé dans le Livre de Josué et dans la Torah.

Le « char » d’Ezéchiel était manifestement un vaisseau extraterrestre : « immense nuage » et « feu de flammes entouré d’un halo de lumière », avec en son sein « l’image de quatre êtres humains »… Or, au même endroit du Livre d’Ezéchiel seraient codés les mots : « Extraterrestre humain ». Et au même endroit on trouve « Lisan ». Chevauchant ce dernier mot, à l’envers, on peut lire : « humain près de là dans une crypte ».

L’expression « Codes de Moïse » recouperait « clé » et « vaisseau en acier » (ou « réceptacle d’acier »). « Machine temporelle » serait codée. (7)

Nous venons de voir la référence à un humain dans une crypte, près de Lisan. Argoun-Jean-D-Issaha-La-Lumiere-Qui-Vient-Livre-332291272_MLC’est ici qu’il faut évoquer le récit de Jean d’Argoun. Ce « contacté » prétend avoir bénéficié de toute une série de révélations émanant de diverses sources, de type extraterrestre ou autre. Il aurait appris, par l’intermédiaire de « l’ordre de Tsahalîm », qu’Adam et Eve furent en réalité les principaux envoyés d’une mission civilisatrice qui arriva sur notre planète il y a 9000 ans. Leur immense vaisseau argenté sphérique (l’« Eden »), originaire des Pléiades, se posa en Palestine sur la rive ouest du Jourdain, après un voyage qui aurait duré 130 ans. Ces « dieux » auraient rendu compatibles (par manipulations génétiques) les biologies respectives des humains et des visiteurs, ce qui aurait permis une possibilité de croisement avec la race indigène…. L’« Eden » aurait quitté la planète un siècle après son arrivée. Si la date ne correspond pas avec l’époque de Moïse, il est cependant intéressant de noter que les corps non décomposés d’Adam et Eve se trouveraient, selon cette source, en une crypte, à 15 mètres sous la caverne de Machpelach près d’Hébron, sur les rives de la mer Morte, cette crypte recelant aussi des appareillages complexes. (8)

 

IV. Une base dans le Sinaï :

Nous avons vu que, selon Zecharia Sitchin, il existait un « Spatioport » (un port de l’Espace ou base spatiale) dans la péninsule du Sinaï. C’est ici qu’il faut faire le très intéressant rapprochement suivant :

Chaney_Earlyne_-_Initiation_dans_la_grande_pyramideDans « Initiation dans la Grande Pyramide », Earlyne Chaney a fait le récit de son incarnation en ancienne Egypte, à l’époque de la Troisième Dynastie, à l’époque de Zoser, environ 3000 ans avant J.-C. Voici un passage de ce texte :

« On disait que l’Osiris et l’Isis de mon époque étaient ‘nés’ à Nyssa (le Mont Sinaï) ; cela signifiait simplement que c’était l’endroit où leur vaisseau spatial avait atterri, car nous reconnaissions en eux des dieux solaires. Osiris était un dieu fait homme et un homme-dieu. On l’appelait souvent Osiris-Eloh. Nous savions aussi qu’il existait, quelque part dans les immenses étendues de Nyssa-Sinaï, un gigantesque terrain d’atterrissage pour les vaisseaux de l’espace. C’est à partir de là qu’ils entraient en Egypte.

La plupart des dieux solaires de l’antiquité – des dieux de l’espace – étaient ‘nés’ à Nyssa, le Mont Sinaï : Dyonisos, Zeus, Bacchus. Ceci montre bien qu’ils avaient tous débarqué sur cette base spatiale encore inconnue située dans le Sinaï. Quand Moïse monta au sommet du Sinaï pour recevoir les Dix Commandements, n’aurait-il pas communiqué avec des dieux de l’espace ? » (9)

Que de coïncidences (ou de « coïncidences ») !

 

A noter :

On sait que l’explication de divers passages bibliques par des interventions de type extraterrestre ont été mises en avant (sur le seul plan spéculatif, sans « révélations »), dans les années 1960 et 1970, par des auteurs comme Robert Charroux, Erich von Däniken, etc. Mais il est intéressant de noter que George Hunt Williamson a, dès 1958, affirmé ce type d’interventions. Une partie de son livre (« Les gîtes secrets du Lion ») est ainsi consacrée aux contacts de Moïse, sur le Mont Sinaï, avec des visiteurs extraterrestres. Il se basait sur des documents qui, écrivait-il, étaient conservés dans la bibliothèque d’une « cité perdue » des montagnes du Pérou. (10) En fait, on apprend, grâce à Michel Zirger, que ces révélations ont pour origine le channeling… (Michel Zirger et Maurizio Martinelli, « Extraterrestres : le contact a déjà eu lieu ! », éditions Le Temps Présent, 2015, l’avant-propos ayant été rédigé par moi.)

Alain Moreau

 

Références :

1. David Childress, « Les technologies des dieux », éditions La Huppe, 2004, p. 192-197 ; “Inexpliqué”, n° 65, 1982, p. 1299-1300.

2. Zecharia Sitchin, « Les guerres des dieux et des hommes », éditions Ramuel, 2003, p. 305-311, 318-319.

3. Roseline Pallascio, « Fille de Mératos », éditions Louise Courteau, 1990, p. 165-170.

4. Lobsang Rampa, « L’ermite », Les éditions de l’Homme, 1971, p. 210-211.

5. Giorgio Dibitonto, « Anges en astronef », éditions Ramuel, 1995, p. 94, 96.

6. Jean Sider, « Ovnis : le secret des aliens », éditions Ramuel, 1998, p. 237.

7. Michael Drosnin, « La Bible : le code secret II », éditions Robert Laffont, 2002, p. 47-49, 99-117, 140-153, 177-190, 215-223, 251-253, 255-257.

8. Jean d’Argoun, « Issahâ, la Lumière qui vient », éditions Guy Trédaniel, 1997, p. 73-74.

9. Earlyne Chaney, « Initiation dans la Grande Pyramide », éditions Arista, 1991, p. 68-69.

10. George Hunt Williamson, « Les gîtes secrets du Lion », éditions J’ai Lu, 1972, chapitre 3.

 

Note :

On trouve, dans le numéro 17 de “Top secret” (janvier/février 2005), mon texte intitulé : “La destruction de Sodome et Gomorrhe”, p. 42-44.

Le sujet est aussi abordé dans le premier de mes deux textes publiés dans le numéro 26 (paru en novembre 2015) de la revue « Aliens ».

 

Lectures complémentaires :

– Visiteurs de l’espace et religion. (1) Vie extraterrestre et foi chrétienne, apparitions mariales et OVNIs.

– Visiteurs de l’espace et religion. (2) Elohim, anges et visiteurs de l’espace.

– Visiteurs de l’espace et religion. (3) Les visiteurs de l’espace dans la mission christique.

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