L’abduction de Linda Napolitano et l’hommage à Budd Hopkins

 

 

 

 

 

I. Le cas d’« abduction » de Linda Napolitano, l’ONU et les extraterrestres :

 

1. L’enlèvement de Linda Napolitano :

L’événement aurait eu lieu en 1989, mais ce n’est qu’en 1993 que le cas Napolitano a attiré l’attention internationale à la suite de l’apparition de Linda Napolitano et de Budd Hopkins à l’émission télévisée « Inside Edition ».

L’affaire fit l’objet d’articles dans de nombreux journaux comme : « Wall Street Journal » (1992), « Omni » (Baskin, 1992), « Paris-Match » (Marie-Thérèse de Brosses, 1992), « New York Times » (Sontag, 1992).

C’est à New York qu’aurait eu lieu, le 30 novembre 1989, une étrange rencontre sur le pont de Brooklyn, entre un OVNI et le cortège officiel de Javier Pérez de Cuéllar, alors Secrétaire général de l’ONU. C’est Linda C. Napolitano (appelée Linda Cortile dans les premiers rapports de l’enquête), née à New York dans une famille de la classe moyenne, qui a été au centre de l’événement.

Il était environ 3 heures 15 du matin, ce 30 novembre 1989, lorsqu’un cortège de voitures officielles de l’ONU rejoignait le siège de l’organisation, avec d’éminentes personnalités à son bord. Les premières voitures du cortège avaient ralenti et leurs occupants contemplaient un curieux spectacle se déroulant sur la rive opposée du fleuve, un rayon de lumière bleue pointant sur un immeuble. Du point de vue officiel, à en croire les témoins du cortège qui ont accepté de témoigner, les faits s’arrêtent là.

Les événements qui ont suivi l’immobilisation du cortège ont été décrits, sous hypnose, par Linda Napolitano, et ils sont donc sujets à caution.

Selon son récit, divers témoins ont assisté à la scène, dont une demi-douzaine aurait été identifiée (trois d’entre eux ayant été traumatisés pendant des années par ce qu’ils avaient vu).

La lumière bleutée provenait d’un vaisseau extraterrestre qui stationnait au-dessus des toits de la ville, cette lumière pointant vers le douzième étage d’un immeuble situé dans le quartier est de Manhattan. Ce rayon a transporté une femme à travers la fenêtre fermée de son appartement pour l’entraîner à l’intérieur de l’engin, quatre silhouettes recroquevillées sur elles-mêmes étant perceptibles à l’intérieur du rayon de lumière. L’une d’elles aurait été Linda Napolitano.

Un témoin qui se trouvait sur le pont de Brooklyn a raconté que l’éclairage et le moteur de sa voiture ont stoppé d’un coup. Dans le rétroviseur, il a pu constater que les phares de tous les véhicules présents s’éteignaient aussi.

L’éclairage du pont s’est éteint et tout est devenu sombre. Le rayon de lumière a changé de forme, passant d’un ovale long à un rond parfait. Il s’est positionné sur un bâtiment proche, puis il est descendu jusqu’à la route ; il a balayé la façade, de sorte que le témoin a pu voir deux grilles d’environ 5 mètres de haut. Il s’agissait des deux grilles du complexe de Cherry Street, seul accès donnant sur la cour intérieure du bâtiment.

Le rayon lumineux est encore passé le long du bâtiment central, il s’est dirigé vers le haut avant de stopper à hauteur des derniers étages, éclairant la partie inférieure d’une double fenêtre. Lentement, le rayon blanc-vert est devenu plus intense.

Le témoin a regardé dans son rétroviseur au moment où le ciel a été illuminé d’un seul coup, alors qu’une douzaine de personnes étaient sorties de leurs véhicules en panne. L’éclair a illuminé les silhouettes et le pont. Quelques personnes ont commencé à crier et pleurer, alors que d’autres étaient abasourdies. Lorsque le témoin a à nouveau regardé le bâtiment, le rayon lui rappela un spot venant d’une source située au-dessus du bâtiment et éclairant celui-ci d’une lumière dans les tons bleus. Au milieu, quatre objets « sphériques » apparurent, alignés et positionnés comme la pointe d’une flèche, ceux-ci montant vers la source de cette lumière. Ces « boules » s’ouvrirent comme des fleurs, et le témoin put voir, dans le rayon bleu, comme trois créatures grises dans des combinaisons noires, en position triangulaire, avec, au milieu, une femme en chemise de nuit blanche et de longs cheveux noirs donnant l’impression d’être aspirés vers le haut.

Les personnes présentes sont retournées dans leurs véhicules, ont mis le moteur en route et ont continué leur chemin comme si rien ne s’était passé. (Source : « The Day Manhattan Stood Still. A True eye-witness account of the south street abductions », par Yancy Spence.)

Un autre témoin, qui a vu la scène de sa vitre, a évoqué quelque chose de « surnaturel ». Sa première pensée a été qu’il s’agissait d’un test laser mené par un bateau appartenant à la Brooklyn Navy Yard. Mais la lumière bleue ne prenait pas sa source dans l’East River.

 

– Le secrétaire de l’ONU enlevé ?

Budd Hopkins a consacré un livre à ce cas : « Witnessed : The true story of the Brooklyn Bridge » (1996). Selon le récit, Pérez de Cuéllar, le Secrétaire général des Nations unies, et ses deux gardes du corps, auraient été télétransportés à quelques kilomètres de là, sur une plage de Long Island, où ils virent une femme se livrer, avec des extraterrestres, à une sorte de rituel écologique. Cette femme était Linda Napolitano, celle-là même qui déclara plus tard avoir été enlevée par le rayon lumineux puis déposée chez elle. Lorsque les trois hommes furent revenus du voyage, les autres voitures du cortège étaient reparties…

 

– Le récit sous hypnose de Linda :

Linda Napolitano avait des souvenirs conscients fragmentaires de ce qu’elle avait vécu. Elle accepta d’être interrogée sous hypnose par Budd Hopkins, ce qui permit de révéler le détail des événements :

« Linda s’était couchée vers 3 heures du matin. Son mari dormait déjà profondément et elle commença à sentir tous ses membres s’engourdir avant de se retrouver complètement paralysée. En raison de son expérience passée (elle avait déjà ressenti cette sensation), elle se doutait qu’il s’agissait du prélude à une abduction. Elle tenta de réveiller son mari, mais en vain. Elles s’aperçut alors qu’un être ‘gris’ venait d’apparaître dans sa chambre. Elle s’est vaguement souvenue que quelqu’un a palpé sa colonne vertébrale. Puis elle s’est retrouvée dans un endroit fortement éclairé. Elle avait froid et elle n’avait que sa chemise de nuit sur le dos. Elle entendit du bruit, mais sans parvenir sur le moment à l’identifier. Plus tard, elle se rendit compte que ce bruit était celui des vagues. Il faisait nuit, mais il y avait une forte lumière. Des ‘Gris’ l’accompagnaient et ils avaient emporté avec eux des sortes de petites boîtes en forme de cube qui diffusaient une lumière étrange. » (L. Bonin)

Linda se retrouva alors à creuser le sable avec une sorte de cuillère. Elle déclara rechercher certains minéraux (elle donna des noms complexes) et elle énuméra le rôle joué, sur l’environnement, par ces minéraux. Puis elle aperçut trois hommes assis sur le sable.

« Elle remarqua qu’ils n’étaient pas habillés pour une balade sur la plage car ils portaient tous trois un costume. Elle se leva, se dirigea vers eux, trouva un poisson mort sur le sable, le prit dans ses mains et le brandit sous leur nez en faisant un sermon sur la protection de l’environnement et les dangers qu’encourt notre planète. Elle se sentait très triste et en colère à la vue de ce poisson mort…

Puis elle fut ramenée dans son lit par les ‘Gris’ et oublia une grande partie de cet épisode… Une fois la séance d’hypnose terminée, Linda resta perplexe à l’énumération des minéraux qu’elle cherchait sur la plage car elle n’y connaissait absolument rien en géologie et n’avait aucune notion du rôle que jouent ces minéraux dans l’environnement. Elle sera également très surprise de son comportement car, phobique des poissons, elle ne pourrait jamais prendre un poisson mort dans ses mains. » (L. Bonin)

Voici un extrait du récit de Linda sous hypnose :

« Je suis debout. Et ils me conduisent hors du bâtiment. Oh ! C’est merveilleux, comme je l’espère, je ne tombe pas.

L’ovni s’ouvre presque comme une palourde et puis je suis à l’intérieur. Je vois des bancs réguliers… (…)

Ils me ramènent dans un couloir. Des portes coulissantes s’ouvrent et à l’intérieur je vois des tas de lumières et des boutons autour d’une grande table longue. Je ne veux pas monter sur cette table…

Ils m’y contraignent et ils commencent à me dire des choses. J’étais en train de crier. Je pense que l’un d’eux a essayé de me dire de me taire parce qu’il a mis sa main sur ma bouche. » (Source : Witnessed, de Budd Hopkins.)

 

– Un implant ?

Les liens d’amitié entre Budd Hopkins et Linda Napolitano ont débuté en avril 1989, après que Linda eut commencé à lire son livre « The Intruders ».

« Dans les pages de cet ouvrage, on évoque la pose d’implants extraterrestres, ce qui rappela à Linda que 13 ans plus tôt elle avait découvert une bosse à côté de son nez. Examinée par un médecin, il avait alors insisté pour qu’elle subisse une chirurgie nasale réparatrice, mais l’opération n’avait jamais eu lieu.

Les souvenirs retrouvés de cet épisode la poussèrent à venir assister aux réunions du groupe de soutien aux abductés qui se formèrent autour de cet ouvrage.

Linda fut alors de nouveau préoccupée par cette bosse sur son nez car de nouvelles radios avaient fait apparaître un petit objet cylindrique qui, nul ne pouvait dire comment, s’était logé dans son nez quand elle était enfant. Et alors qu’elle se faisait examiner par un ORL, celui-ci lui demanda à quand remontait l’intervention qu’elle avait subie au nez. Linda, perplexe, lui répondit que jamais elle n’avait subi d’intervention chirurgicale au nez. Le médecin lui fit alors remarquer qu’elle avait une cicatrice à l’intérieur de la cavité nasale et il se fâcha presque lorsque Linda soutint qu’elle n’avait jamais été opérée à cet endroit.

Fin octobre 1991, Linda se réveilla le visage maculé de sang séché. Prise de panique, elle appela Budd Hopkins qui lui conseilla d’effectuer d’autres radios aux rayons X. Sur cette seconde série de clichés, l’objet n’apparaissait plus. Il supposa que l’objet avait été ôté pendant cette nuit-là… » (L. Bonin)

 

– Deux autres témoins ?

En 1991, une habitante de New York a dit à Budd Hopkins ce qu’elle avait vu la même nuit. Des « Gris » seraient venus la chercher dans sa chambre. Pendant qu’elle flottait dans les airs, elle se serait rendu compte que des dizaines de personnes se trouvaient dans la même situation qu’elle, celles-ci étant accompagnées par des « Gris ». Toutes ces personnes convergeaient vers les bords de l’East River où des objets lumineux planaient dans le ciel.

Budd Hopkins reçut la lettre d’une femme (plus tard identifiée comme Janet Kimble) disant qu’elle passait sur le pont de Brooklyn, le 30 novembre 1989 vers 3 heures du matin, lorsqu’elle vit, sur le pont, l’ensemble des lumières et des voitures du cortège. Elle était sortie de sa voiture pour voir une femme flotter vers un OVNI qui planait au-dessus de son immeuble.

 

– Deux agents de la CIA :

Environ quinze mois après l’événement, Budd Hopkins reçut une lettre de deux hommes prétendant être officiers de police.

Ils se présentèrent sous les prénoms de Richard et Dan et dirent avoir assisté à l’enlèvement de Madame Napolitano, depuis une voiture garée au-dessous de l’avenue Franklin D. Roosevelt, à quelques blocs de son immeuble. Ils l’auraient vue eux aussi « flotter comme un ange » dans l’espace jusqu’à l’OVNI, dont la taille correspondait à peu près aux trois quarts de la taille de l’immeuble. Puis ils auraient vu l’OVNI prendre de l’altitude, survoler l’avenue Franklin D. Roosevelt et plonger dans l’East River, non loin du pont de Brooklyn. Richard et Dan expliquèrent dans leur lettre qu’ils voulaient garder l’anonymat. Ils précisèrent qu’ils s’étaient beaucoup inquiétés pour cette femme, lorsqu’après 45 minutes à attendre que l’OVNI refasse surface, ils n’ont jamais revu celui-ci. Ils avaient pensé entrer dans l’immeuble pour y retrouver la femme et vérifier la réalité de ce qu’ils avaient vu.

Budd Hopkins avait averti Linda qu’elle pourrait recevoir la visite des deux hommes. Elle rapporta, quelques semaines plus tard, que Richard et Dan l’avaient appelée et qu’ils étaient visiblement soulagés qu’elle fusse saine et sauve. Malgré son insistance, ils refusèrent, par crainte de la publicité, de parler à Budd Hopkins, tout en acceptant cependant de garder le contact avec lui.

Budd Hopkins finit par s’apercevoir que ces deux individus étaient en fait des agents de la CIA affectés à la sécurité des personnalités politiques importantes. Or, le secrétaire général de l’ONU se trouvant dans le cortège, leur présence sur les lieux s’explique aisément. Ces deux hommes auraient donc été les gardes du corps de Javier Pérez de Cuéllar, lequel aurait, selon eux, été témoin de toute la scène. Ils expliquèrent que, la nuit de l’enlèvement, ils escortaient Pérez de Cuéllar jusqu’à un héliport, après une réunion secrète, lorsque leur limousine était tombée en panne de façon inexpliquée. Ils ont émis l’hypothèse que l’enlèvement a pu être organisé de telle sorte que l’un des hommes les plus influents dans le monde (le secrétaire général de l’ONU) puisse voir de ses propres yeux la réalité du phénomène extraterrestre…

Javier Pérez de Cuéllar n’a jamais voulu s’exprimer sur cette affaire.

En avril et en octobre 1991, Richard et Dan forcèrent Linda Napolitano à monter dans une voiture alors qu’elle se promenait. Ils la conduisirent dans une maison sur la plage de Long Island et ils lui posèrent des questions aberrantes pendant des heures, la soupçonnant d’être une extraterrestre ou de collaborer avec les « aliens ». Ils la firent se dévêtir puis mettre une chemise de nuit blanche, semblable à celle qu’elle portait au moment de l’enlèvement, puis ils lui demandèrent de retirer ses chaussures afin de prouver qu’elle avait des orteils car, lui dirent-ils, les extraterrestres n’ont pas d’orteils !

Quelques mois après le kidnapping de Linda (qui se disait suivie, depuis, par des types bizarres), Budd Hopkins reçut une nouvelle lettre de Richard et Dan dans laquelle ils affirmaient qu’eux aussi s’étaient retrouvés sur la plage où Linda creusait le sable avec des « Gris » à l’aide d’une sorte de petite cuillère à long manche. Ensuite, ils se seraient retrouvés à nouveau près de leur voiture, en plein Manhattan, avec le secrétaire général de l’ONU qui était sur le toit du véhicule, sans savoir comment il était arrivé là.

 

– Des doutes :

On doit se demander pourquoi les occupants des autres véhicules du cortège, après avoir constaté la disparition du Secrétaire général, ont quitté les lieux sans même prévenir la police.

Pourquoi Budd Hopkins n’a-t-il eu que des contacts écrits ou téléphoniques avec les témoins de la scène (hormis Linda Napolitano) ?

Que penser du délai de 15 mois qui s’est écoulé avant que les deux agents de la CIA ne se fassent connaître ?

Personne n’a pu prouver que le secrétaire général de l’ONU était réellement le fameux troisième homme de cette affaire. Dans le livre de Budd Hopkins, le nom de Pérez de Cuéllar est absent.

Pourquoi les deux officiers de la CIA se sont-ils présentés au début comme « Dan » et « Richard », alors que l’ufologue aurait par principe respecté leur anonymat ? Pourquoi avoir enlevé Linda pour lui faire peur et la pousser à raconter, sous la contrainte, les détails de son « abduction » ?

D’un autre côté, si une rencontre a bien eu lieu entre Pérez de Cuéllar et des extraterrestres, il ne serait pas étonnant qu’une bonne dose de désinformation ait été injectée dans cette affaire. (1)

 

2. L’ONU et les extraterrestres :

Selon Richard Tomlinson, qui a fait partie des services secrets britanniques, une opération de dénigrement a eu lieu pendant la période précédant les élections de 1992 contre le candidat Boutros Boutros-Ghali (un homme d’Etat et un diplomate égyptien), considéré, par la CIA, comme dangereusement francophile.

« Le M16 a alors mis en avant une série d’histoires pour dépeindre Boutros-Ghali comme déséquilibré, affirmant qu’il croyait en l’existence des ovnis et des extraterrestres. L’opération a finalement échoué et Boutros-Ghali a été élu secrétaire général de l’ONU de janvier 1992 à décembre 1996.

Une ambassadrice de l’ONU s’est également fait remarquer au sujet des extraterrestres en septembre 2010 en déclarant que si les extraterrestres atterrissaient demain sur Terre, personne n’était habilité à les accueillir… Elle avait alors suggéré que ce soit l’ONU qui soit désignée comme organisme officiel si un extraterrestre sortait de son engin et déclarait au premier venu : ‘Conduisez-moi à votre chef.’

Ce problème fut alors pris à bras le corps par l’ONU, et le Daily Mail’ rapporta qu’en effet les Nations Unies s’apprêtaient à nommer une ambassadrice chargée d’accueillir les extraterrestres au nom de tous les Terriens. » (L. Bonin)

Le nom de Mazlan Othman fut avancé pour tenir ce rôle. Mazlan Othman est une astrophysicienne malaisienne qui est à la tête du Bureau des Affaires Spatiales de l’ONU.

En février 2008, une rumeur a circulé sur divers sites américains à propos d’une présumée réunion secrète qui se serait tenue au siège de New York. Le problème relatif aux nombreuses observations d’OVNIs dans le monde et l’éventualité d’une rencontre officielle auraient été à l’ordre du jour. Cette réunion a-t-elle vraiment eu lieu et, si c’est le cas, que s’est-il réellement dit à cette occasion ? L’information initiale provient de Michael Salla, qui lui-même en a été informé par Clay et Shawn Pickering, deux sources qu’il considère fiables. Ces deux personnes tiendraient elles-mêmes cette information d’un membre du corps diplomatique dont l’identité n’a pas été donnée et qui aurait affirmé avoir assisté à cette réunion où les participants étaient triés sur le volet et dont le contenu était hautement confidentiel. Lors des trois jours de la réunion, l’existence d’un groupe secret travaillant sur le phénomène OVNI aurait été évoquée et l’assistance serait tombée d’accord pour révéler la présence extraterrestre dans le courant de l’année 2013. (Note d’Alain Moreau : Au moment où j’écris, nous sommes en 2016, et cette « révélation » n’a bien sûr pas eu lieu.)

Une source française déclara avoir assisté aux réunions des 13 et 14 février. Vérification faite par des groupes d’ufologues, la présence également évoquée de Dominique Strauss-Kahn s’avère être fausse !

Il y a un rapport complet de la chronologie de l’affaire sur le site :

Aux Etats-Unis, les sources de Michael Salla sont restées prudemment anonymes et donc invérifiables. (1)

 

Coleman Von Keviczky et le projet WASA :

Le Colonel Coleman Von Keviczky fut le premier officier qui transmit des documents confidentiels sur les OVNIs à l’ONU. Né en 1909 en Hongrie, c’était un militaire hongrois qui a fait ses études à l’Université Militaire Royale de Budapest. Il sortit en 1932 avec le grade de lieutenant, complété par une maîtrise de science et ingénierie militaires. En 1938, il devint major. Et en 1945, il rejoignit l’armée américaine à Heidelberg en Allemagne, notamment comme officier de relations publiques. Possédant la double nationalité américaine et hongroise, c’est le gouvernement hongrois qui l’éleva au grade de colonel alors qu’il était résident/citoyen américain. Il fut réalisateur de films, caméraman, et officier de relations publiques jusqu’en 1952, année où il émigra aux Etats-Unis. Il s’installa dans le Queens, à New York, l’année où eurent lieu de nombreuses observations d’OVNIs sur le territoire américain. Il commença alors à collecter des rapports et photos d’OVNIs.

Il fonda l’ICUFON, l’Intercontinental UFO Galactic Spacecraft Research and Analytic Network (le Réseau intercontinental de recherche et d’analyse sur les vaisseaux spatiaux galactiques).

En 1966, il travaillait au Bureau de l’information audiovisuel de l’ONU. En relation avec U. Thant, le secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies, il lança le projet WASA (World Authority for Spatial Affairs Autorité Mondiale pour les Affaires Spatiales), une commission internationale d’étude sur les OVNIs. Le projet WASA donna naissance à un mémorandum de deux volumes de 150 pages chacun. Ils sont composés de documents compilés par Coleman Von Keviczky, certains étant déclassifiés, d’autres non.

A l’époque, les Etats-Unis étaient sous le gouvernement de Lyndon B. Johnson, et le Freedom of Information Act (FOIA), loi sur le libre accès aux documents administratifs, n’existait pas encore. Le FOIA fut promulgué sous le Président Carter.

Dans ce document, on trouve des photos d’OVNIs analysées et reconnues authentiques, des rapports de l’USAF et des services secrets américains, dont le Pentagone, ainsi que des sources secrètes de services de renseignement étrangers. Le volume 1 de WASA est composé de cinq grands chapitres :

* Les Etats-Unis et le problème des OVNIs.

* Les documents militaires déclassifiés.

* La CIA.

* Vers la solution du problème (OVNIs).

* Le programme SETI pour la recherche de la vie extraterrestre dans l’Univers.

Le volume 2 est composé de trois chapitres :

* La question OVNIs est une réalité.

* La sécurité internationale est en passe d’être menacée.

* Possibilité d’une guerre entre les nations du monde et les puissances galactiques.

Le tome 1 est factuel, via des documents, alors que le second explore des pistes de réflexion tout à fait révolutionnaires pour l’époque. WASA est la première initiative privée militaire.

Pierre Oul’Chen note à ce propos que plusieurs projets officiels avaient vu le jour avant, mais que tous avaient conclu soit que le phénomène OVNIs était trop peu documenté pour pouvoir être étudié, soit que son intérêt restait très limité et anecdotique. Il y eut ainsi :

– Le Projet SIGN (Signes), 1947-1948.

– Le Projet Grudge (Rancune), 1949-1951.

– Le Projet Blue Book (Livre bleu), 1952-1969.

Le but de WASA était de convaincre l’ONU qu’il y a un problème OVNIs et qu’il doit être étudié au plus haut niveau de l’Etat américain, sous l’angle politico-militaire.

Le secrétaire général de l’ONU se laissa convaincre et chargea Von Keviczky d’établir un groupe d’analyse au sein des Nations Unies. Dans la même période, Von Keviczky contacta Hermann Oberth et lui envoya un projet de texte : Pacte International de Sécurité Spatiale.

WASA est le premier document officiel à aborder les recherches allemandes en matière d’avions secrets circulaires, menées durant la période 1939-45, ainsi que les témoignages des pilotes de l’Axe et des alliés en matière de « soucoupes volantes ».

Dans le mémorandum, on évoque la procédure Merint Reporting, qui donne la conduite à tenir par les militaires américains en cas d’observations d’OVNIs, la Merint-Teamwork in defense of a continent (sorte de plan d’organisation des secours et de défense à l’échelle du continent nord-américain, en cas d’intrusion agressive d’OVNIs), l’organigramme Action for defense (qui présente toute la chaîne de commandement depuis le Président américain, en passant par les forces de police, la CIA, le FBI, les forces armées, les organisations ufologiques), ce schéma étant complété par un second : US intelligence global control of UFOs. Le colonel a publié ces données confidentielles à partir de ses contacts au plus haut niveau du renseignement américain.

Malgré la qualité du mémorandum, il n’y eut pas de suite directe du projet WASA au sein de l’ONU. Coleman Von Keviczky précisa que cela lui avait même coûté sa place puisqu’il fut contraint de quitter son poste au sein des Nations-Unies.

En 1978, le nouveau secrétaire général de l’ONU étant Kurt Waldheim, il y eut une conférence réalisée autour de Sir Eric Matthews Gary, le premier ministre de la République de Grenade. A cette réunion, étaient présents Allen Hyneck, Jacques Vallée, Claude Poher, Leonard Stringfield, David Saunders, Lee Spiegel et Morton Gleisner. L’ONU écarta Von Keviczky. Les Nations-Unies ne voulurent pas parler du sujet OVNIs sous l’angle de la sécurité internationale, mais une résolution fut néanmoins adoptée, l’ONU s’engageant à se tenir informée du dossier OVNIs et incitant les Etats membres à coordonner leurs efforts dans le domaine et à tenir l’ONU informée.

Coleman Von Keviczky devint membre de l’American Institute of Aeronautic and Astronautic Inc de New York. En 1979, il présenta une allocution sur les OVNIs devant la Chambre des Lords à Londres. A cette époque, il passa à Paris et rencontra alors le journaliste Francis Martin. Il était persuadé qu’une guerre interplanétaire est le risque ultime pouvant être provoqué par les OVNIs, et il chercha à alerter l’opinion sur la nécessité de prendre le dossier OVNIs comme une menace potentielle pour l’humanité. Il mourut (d’un cancer) en juillet 1998 à New York.

« Son mémorandum du Projet WASA n’a jamais été remis en question. Il était dérangeant et a été minimisé par l’ONU. L’initiative prise par Ronald Reagan, Président des Etats-Unis en 1983, découle directement des travaux de Coleman Von Keviczky, selon une source proche du dossier.

L’Initiative de défense stratégique (IDS), dite aussi Guerre des étoiles, est un projet lancé le 23 mars 1983 par le Président Ronald Reagan durant la guerre froide, compte tenu d’une part de la poussée soviétique depuis la moitié des années 1970, et de la volonté des Etats-Unis à rester inviolable et invincible sur leur sol et dans leurs zones protégées.

Il s’agit d’un projet de réseau de satellites dont le rôle serait la détection et la destruction de missiles balistiques lancés contre les Etats-Unis. Un programme ambitieux est mis à l’étude pour protéger les Etats-Unis par un bouclier spatial, identifiant et anéantissant tout missile venu de la haute atmosphère. On se souvient qu’à l’époque le sujet avait fait polémique et que l’on pouvait associer à cette défense américaine toutes intrusions venues d’un espace extraterrestre au sens propre.

La procédure a été abandonnée aujourd’hui, sous son nom d’origine, mais s’est vue renforcée par des systèmes plus perfectionnés. Les technologies développées dans ce nouveau programme, National Missile Defense, ont été relancées par l’administration G. W. Bush dans le contexte des attentats du 11 septembre 2001. Le National Missile Defense prévoit d’installer une centaine de Ground Based Interceptor (missiles balistiques antimissiles) sur des territoires contrôlés par les USA. Divers systèmes d’armes antimissiles tactiques sont aussi en cours de développement, ou en fonction actuellement, dans les forces armées des Etats-Unis.

Personne ne dira, officiellement, qu’il y a un lien entre les travaux de 1966 du Colonel Coleman Von Keviczky et le projet ‘guerre des étoiles’ américain, mais dans les faits le rapport existe : défendre l’espace vital US, voire international allié, de toute attaque ‘spatiale’. » (P. Oul’Chen)

En 1979, lors de son passage à Paris et à Londres, Coleman Von Keviczky affirmait que les OVNIs nous surveillent et que la guerre galactique est déjà commencée. En 1983, il rencontra le Président autrichien et en 1987 il donna une conférence à l’ONU (un retour aux sources) où il martela le même message. La référence à la guerre galactique est une position pessimiste que je ne partage évidemment pas – par contre, que les visiteurs de l’espace nous « surveillent », ce n’est pas vraiment faux ! – , car, s’il y avait, de la part des visiteurs, une potentielle hostilité, notre planète aurait été, depuis bien longtemps, envahie ! Disons-le : les choses ne se seraient pas passées comme dans la série (des années 1960) « Les envahisseurs », comme dans « La guerre des mondes » ou comme dans « Independance Day », bref comme dans toutes ces séries télévisées et tous ces films produits par Hollywood, où l’on nous montre systématiquement de méchants extraterrestres (à quelques exceptions près, comme dans « Rencontres du Troisième Type ») venus faire du mal aux « gentils » Terriens. Le but de tous les producteurs de ces films et séries est de faire le max de fric, et pour cela il faut de l’action et donc des méchants, lesquels sont toujours, bien sûr, « les autres ».

A propos de Coleman Von Keviczky, Pierre Oul’Chen fait l’observation suivante :

« C’est un homme de l’ombre et jamais aucune autorité officielle n’a remis en cause le projet WASA. Disons qu’on a simplement fait en sorte, dans les sphères officielles, de minimiser son impact médiatique. A sa façon, Von Keviczky, en tant qu’officier supérieur, a fait bouger les choses dans le domaine du renseignement lié aux ovnis. » (P. Oul’Chen)

Coleman Von Keviczky avait contacté Hermann Oberth (né en 1894 dans la ville transylvanienne de Hermannstadt). Ce dernier est le premier a avoir énoncé les fondements théoriques du fonctionnement d’une fusée dans le vide spatial, son livre de référence étant : « La route des voyages spatiaux ». En 1928, Fritz Lang engagea Hermann Oberth comme conseiller technique pour son film : « Une femme sur la Lune ». Hermann Oberth est le père des fusées allemandes V2 aux côtés de Wernher Von Braun, ainsi que l’un des fondateurs de l’astronautique américaine. A propos des OVNIs, voici ce qu’il déclara à une conférence de presse en juin 1954 :

« Ces objets sont conçus et dirigés par des êtres intelligents d’un très haut rang et sont propulsés en distordant le champ gravitationnel, convertissant la gravité en énergie utilisable. Pour moi, il ne fait aucun doute que ces objets sont une sorte d’appareils interplanétaires. Moi et mes collègues sommes convaincus qu’ils ne proviennent pas de notre système solaire, mais nous pensons qu’ils pourraient utiliser Mars ou un autre corps comme une sorte de station relais. Ils ne viennent probablement pas de notre système solaire, peut-être même pas de notre galaxie.

(…) Ma thèse est que les soucoupes volantes sont réelles et qu’elles sont des vaisseaux spatiaux d’un autre système solaire. » (Source : « American Weekly », 24 octobre 1954).

Voici ce qu’Hermann Oberth a notamment écrit le 31 octobre 1958 :

« Je suis convaincu que les soucoupes volantes sont pilotées par des formes de vie supérieures, des êtres intelligents qui observent la Terre depuis longtemps. »

(Source : www.rro.org, encyclopédie ufologique en ligne de Jérôme Beau.) (2)

 

Références :

 

II. Hommage à Budd Hopkins – Un texte de Gildas Bourdais :

Voici un texte de Gildas Bourdais extrait de son blog http://bourdais.blogspot.fr :

 

Hommage à Budd Hopkins, 15 juin 1931 – 21 août 2011 :

Budd Hopkins nous a quittés le 21 août 2011 à l’âge de quatre-vingts ans. Il était l’un des chercheurs les plus importants dans le domaine, si difficile et controversé, des enlèvements. Je veux ici lui rendre hommage, l’ayant moi-même rencontré plusieurs fois lors de congrès ufologiques, en France et à l’étranger. J’avais découvert à la fin des années 80 ses deux premiers livres, « Missing Time » et « Intruders », publiés en 1981 et 1987, qui m’avaient beaucoup impressionné (seul le premier livre a été traduit en français : voir plus loin sa bibliographie). Ils m’avaient fait prendre conscience de l’importance de la question des enlèvements supposés par des extraterrestres, encore peu connue en France à l’époque. J’ai eu ensuite le plaisir de le rencontrer, d’abord à la conférence internationale de Brasilia en 1997, puis en Italie et en France. Finalement, j’ai assisté à l’hommage émouvant qui lui a été rendu à New York, en octobre 2011, organisé par sa compagne Leslie Kean, qui a rassemblé plus d’une centaine d’amis.

Il faut ici évoquer une polémique lancée publiquement en 2010 sur Internet par son ex-épouse, qui l’a beaucoup affecté alors qu’il était malade depuis des années et allait de plus en plus mal. Budd a raconté dans son livre de mémoires : « Art, Life and UFOs », comment Carol Rainey, qu’il avait épousée en 1996, était devenue de plus en plus critique de son travail, notamment sur le cas remarquable mais controversé de Linda Cortile qu’il avait enquêté en profondeur et présenté dans son livre : « Witnessed ». Hopkins s’est alors rendu compte qu’il avait fait une « erreur majeure » (page 399) et s’est résolu à en divorcer en 2001, après avoir pourtant écrit un livre comme coauteur avec elle, « Sight Unseen », publié en 2003.

J’ai été l’un de ceux qui ont pris sa défense, sur la liste « UFO Updates », avec beaucoup d’autres, comme on peut s’en rendre compte sur le site de Katharina « Kay » Wilson, « Alien Jigsaw », où elle a cité les nombreux soutiens en sa faveur, ainsi qu’une réfutation des attaques contre lui et Linda Cortile.

Signalons également l’étude approfondie de Greg Sandow (…) sur l’affaire de Linda Cortile (pseudonyme), publiée dans l’« International UFO Reporter », la revue réputée du CUFOS. Linda elle-même a répondu à des attaques d’une équipe sceptique menée par Joseph Stefula, dans un long article traduit et publié en France par Jean-Luc Rivera dans « La Gazette Fortéenne » (Vol. II, 2003).

Budd Hopkins était également un artiste réputé, comme en témoigne un article élogieux du « New York Times » qui a rendu compte de ces deux aspects de sa vie. Je propose plus loin deux articles que j’ai traduits de l’américain : celui du « New York Times », mais d’abord le texte qui présente son œuvre d’ufologue sur le site de l’Intruders Foundation, qu’il avait créée en 1989 à New York et animée pendant de nombreuses années pour venir en aide aux victimes d’enlèvements. Je propose aussi de lire mon article d’introduction générale sur la question des enlèvements, en trois parties sur ce blog, en particulier la troisième partie « Nouvelles perspectives » qui montre la place centrale de Budd Hopkins en ufologie.

 

– Bibliographie de Budd Hopkins :

 

* Budd Hopkins, présenté par l’Intruders Foundation (texte de 2005) :

« Budd Hopkins est un artiste de réputation internationale, un auteur et un pionnier dans le domaine de la recherche sur les enlèvements liés aux ovnis. Ayant enquêté sur plus de 700 cas, il dirige à présent l’Intruders Foundation, une organisation de recherche scientifique et de soutien sans but lucratif. Budd commença à s’intéresser au phénomène ovni lorsqu’il fit, avec deux autres personnes, une observation en plein jour près de Truro, dans le Massachussetts, en 1964. En 1975, il réalisa sa première enquête importante, un incident comportant un atterrissage d’ovni avec occupants au North Hudson Park dans le New Jersey (Ndt : situé sur les hauteurs faisant face à Manhattan, sur la rive ouest de l’Hudson). Peu de temps après, il commença à concentrer ses recherches sur le phénomène des enlèvements liés aux ovnis, qui le conduisirent à publier ses découvertes. Pris ensemble, ses trois livres, Missing Time, 1981, Intruders, 1987, et Witnessed, 1996, sont largement reconnus par les chercheurs, et aussi bien par les sceptiques, comme constituant la plus importante série de livres publiés à ce jour sur le phénomène des enlèvements. Ces travaux, avec les conférences de Hopkins, et ses autres présentations, ont conduit d’autres chercheurs connus – David Jacobs, John Carpenter, Yvonne Smith et John Mack, entre autres – à se spécialiser sur ce domaine extraordinaire. Ses découvertes bien documentées sont devenues la base pour la plupart des enquêtes et recherches qui ont suivi.

Budd Hopkins est considéré depuis longtemps comme la personnalité la plus connue en ufologie. Il a joué un rôle de pionnier et il continue à mener des enquêtes sur cet aspect le plus controversé du phénomène ovni – l’enlèvement systématique d’êtres humains par les occupants des ovnis. En tant que premier expert mondial sur ce sujet, il a travaillé avec plus de mille personnes qui ont témoigné sur des expériences d’enlèvements au cours des vingt dernières années. Ces personnes proviennent de toutes sortes de milieux et elles comprennent des médecins, des psychiatres, des avocats, des officiers de police, des personnels militaires, des hommes politiques, des personnalités du monde du spectacle, et même un scientifique de la NASA.

Ecrivain prolifique et peintre de réputation internationale, Hopkins a fait des centaines de conférences sur les ovnis dans ce pays et à travers le monde. Son premier livre qui a ouvert la voie, Missing Time, fut le premier travail qui compara une série de cas d’enlèvements ovni dans le but de dégager les traits communs qu’ils révélaient. Un deuxième livre, Intruders. The Incredible Visitations at Copley Woods, fut un best-seller du New York Times et il inspira une mini-série populaire de la CBS en 1992, Intruders, qui a été depuis diffusée internationalement. Son dernier livre, qui a été très remarqué, est Witnessed – The True Story of the Brooklyn Bridge UFO Abductions. (Note : il a écrit deux autres livres, en 2003 et 2009. Voir plus haut sa bibliographie.)

Le but d’Hopkins a toujours été de traiter le phénomène des enlèvements liés aux ovnis dans un esprit objectif, scientifique et dépassionné. À cette fin, il a créé l’Intruders Foundation (IF) en 1989. IF est une organisation sans but lucratif consacrée à la recherche et à l’éducation publique concernant cette énigme extraordinaire. Elle publie un journal respecté et offre un service national pour référer ceux qui souhaitent explorer leur propres expériences qu’ils soupçonnent d’être des enlèvements.

En dépit de sa nature extrêmement controversée, la recherche d’Hopkins a reçu des commentaires sérieux dans des publications connues, telles que Time, Paris Match, le Washington Post, la New York Review of Books, Omni, People et Cosmopolitan. Il a été invité à des centaines d’émissions de radio et de télévision, comprenant Nightline, Good Morning America, The Today Show, The Oprah Winfrey Show, The Tonight Show, Charlie Rose, Larry King Live, The Charles Grodin Show, Sally Jesse Raphael, The Geraldo Rivera Show, 20/20, 48 Hours, Unsolved Mysteries, Encounters, A Current Affair, Nightwatch, The Late Show, The Art Bell Show, Tom Snyder, The Laura Lee Show, Hieronimus and Company, Weekend Edition (National Public Radio), Voice of America, Armed Forces Radio, de nombreuses stations affiliées à la BBC, et beaucoup d’autres shows et forums. »

 

* Article sur Budd Hopkins, paru dans le « New York Times » du 24 août 2011 :

 

Budd Hopkins, expressionniste abstrait et auteur sur les OVNIS, meurt à l’âge de 80 ans

Par Margalit Fox :

« Budd Hopkins, un artiste expressionniste abstrait de qualité qui – après ce qu’il décrivit comme une observation qu’il fit par hasard d’un objet volant non identifiable, plat et argenté – devint le père du mouvement sur les ‘enlèvements-aliens’, est décédé ce dimanche à son domicile de Manhattan. Il était âgé de 80 ans. Selon sa fille Grace Hopkins-Lisle, son décès était dû à des complications de son cancer.

Peintre et sculpteur, Mr Hopkins faisait partie du cercle d’artistes de New York qui comptait, dans les années 50 et 60, Mark Rothko, Robert Motherwell et Franz Kline. Son œuvre – qui, dans les années 60, inclut de grands tableaux avec des formes géométriques sacralisées par de grands champs colorés dans le style de Mondrian – figure dans les collections du Metropolitan Museum et du Musée d’Art Moderne de New York, de la Corcoran Gallery of Art de Washington et du British Museum, parmi d’autres.

Plus tard, Mr Hopkins s’est tourné vers de grandes sculptures, presque architecturales, qui semblaient surgir de mythes primordiaux. En 1985, en commentant une telle pièce, ‘Temple d’Apollon avec Gardien XXXXV’ – qui faisait partie d’un lieu de prière, à la fois ruine archéologique et autel de sacrifice -, Michael Brenson écrivit dans le New York Times :

‘Si ce travail concerne le sacrifice et la violence, il évoque aussi l’extase et l’illumination.

En essayant de redonner une signification la plus large à l’abstraction géométrique qui avait fasciné tant d’artistes du 20ème siècle, Hopkins nous amène à considérer que le rituel, l’adoration, la cruauté et la superstition, ont toujours été inséparables.’

Certains articles sur Mr Hopkins ont voulu voir une relation entre ces pièces et sa fascination pour les visiteurs venus d’autres mondes, car ses livres, conférences et apparitions à la télévision l’avaient alors fait bien connaître comme enquêteur sur les OVNIS. Mr Hopkins, cependant, ne reconnaissait pas une telle relation. (Voir mon commentaire à la fin. GB)

Il s’empressait aussi de souligner qu’il n’avait jamais été enlevé lui-même. Mais après ce qu’il a décrit comme son observation d’un ovni, à Cape Cod en 1964, il a commencé à rassembler des témoignages de gens qui disaient qu’ils n’avaient pas seulement vu des véhicules spatiaux mais qu’ils avaient été enlevés à bord de ceux-ci pour des voyages involontaires et déplaisants.

Etant le premier à rassembler et publier de telles histoires en quantité, Mr Hopkins a été largement considéré comme ayant initié le mouvement des ‘enlèvements-aliens’, une ramification des études sur les ovnis. Des écrivains plus connus sur le sujet, comme Whitley Strieber et le psychiatre de Harvard John Mack, ont reconnu que c’était lui qui avait initié leur intérêt pour le sujet. En mettant en avant les récits – dont beaucoup avaient été obtenus sous hypnose – de gens qui disaient avoir été enlevés, Mr Hopkins fut frappé par la récurrence de certains motifs : la route à l’écart, l’obscurité nocturne, le surgissement d’une lumière, le passage soudain, dans l’air, jusqu’à un véhicule en attente, et surtout le sentiment d’un temps manquant.

Il partit à la recherche de ce temps perdu. Voici ce qu’il trouva, histoire après histoire :

Les aliens étaient techniquement sophistiqués et beaucoup d’entre eux parlaient un anglais ‘improbablement bon’. Ils étaient petits, avaient des yeux globuleux (note : ‘bug eyed’, expression venant tout droit de la science-fiction américaine, qui convient mal pour ces récits…), des lèvres minces et la peau grise. Ils ôtaient les vêtements de leurs sujets et les sondaient avec des instruments, prélevant souvent du sperme et des ovules.

Ces narrations, a écrit Mr Hopkins, l’ont conduit à une conclusion déplaisante et incontournable : Les aliens – ou les ‘visiteurs’, comme il préférait les appeler – pratiquaient une forme d’eugénisme extraterrestre, visant à redresser leur race en déclin en pratiquant des hybridations avec l’Homo sapiens.

En 1989, Mr Hopkins fonda l’Intruders Foundation, basée à Manhattan, pour aider à donner l’alerte. Il a écrit quatre livres sur le sujet, dont ‘Intruders. The Incredible Visitations at Copley Woods’ (1987) qui est resté pendant quatre semaines sur la liste des best-sellers du ‘New York Times’ et sur lequel reposa un film de télévision en 1992, avec comme acteur principal Richard Crenna. Le travail de Mr Hopkins lui a attiré des foudres, inévitablement ; dans des interviews, il a comparé ses attaquants à des négationnistes de l’Holocauste, une analogie qui a provoqué de nouvelles critiques.

Elliot Budd Hopkins naquit à Wheeling, dans la Virginie de l’Ouest, le 15 juin 1931, et survécut à la polio à l’âge de deux ans. Il obtint une licence en histoire de l’art au collège d’Oberlin en 1953, puis s’installa à New York où il se fit rapidement une réputation artistique. Après son observation de Cape Cod, qu’il décrivit comme un disque argenté au-dessus de Truro dans le Massachussetts, Mr Hopkins commença à enquêter sur les ovnis. En 1976, il écrivit un article sur les enlèvements dans le ‘Village Voice’, suivi d’un article dans ‘Cosmopolitan’. Cette exposition provoqua une abondance de lettres de lecteurs qui se demandaient s’ils avaient été enlevés eux aussi, et sa seconde carrière était née. Au cours des années 80, elle éclipsa la première.

Les trois mariages de Mr Hopkins, avec Joan Baer, April Kingsley et Carol Rainey, se sont terminés par des divorces. A part sa fille Grace, née de son mariage avec Mlle Kingsley, ses proches comprennent sa compagne Leslie Kean ; une sœur, Eleanor Whiteley ; et un petit-fils. Son livre de mémoires,Art, Life and UFOs’, a été publié en 2009 par Anomalists Books.

Contrairement à certains écrivains dans ce domaine qui ont décrit leurs propres enlèvements comme les ayant transformés spirituellement, Mr Hopkins ne pensait pas qu’un bénéfice pouvait être retiré du fait d’être le sujet involontaire d’un vaste projet sur le génome humain dans l’espace. Il appelait ses témoins des ‘victimes’ et il organisait pour eux des sessions de thérapie à New York.

Beaucoup de ceux qui ont partagé leurs histoires avec Mr Hopkins n’avaient pas, au début, le souvenir conscient de leurs enlèvements. Mais ils avaient vécu pendant des années, dit-il, avec le sentiment obsédant que, quelque part, il leur était arrivé dans leur vie quelque chose de dramatique.

Leur condition, dit Mr Hopkins, n’était pas aussi rare qu’on pourrait le supposer. Selon son estimation, un Américain sur cinquante a été enlevé par des aliens et ne le sait tout simplement pas. »

 

* Note sur cet article du « New York Times », Gildas Bourdais :

C’est avec une surprise agréable que j’ai découvert cet article du « New York Times ». Il n’est pas courant, en effet, de lire un hommage sérieux et respectueux rendu à un ufologue dans un journal aussi prestigieux. Certes, Budd Hopkins était connu comme artiste new-yorkais, mais l’article montre bien qu’il avait acquis également une solide réputation dans le monde intellectuel américain en tant que chercheur et auteur de livres sur les enlèvements, un sujet plus connu aux Etats-Unis qu’en France, faut-il le souligner.

Dans son dernier livre : « Art, Life and UFOs. A memoir », paru en 2009 deux ans avant sa mort, Budd Hopkins nous a offert un bilan de sa vie, à la fois d’artiste et d’ufologue. Il y livre, notamment, quelques réflexions sur une influence possible, peut-être inconsciente, de sa recherche ufologique sur sa créativité artistique (pages 188-189). En fait, Budd a reconnu lui-même, avec perspicacité, que son observation d’un ovni en 1964 avait probablement influencé sa peinture. Il évoque ainsi le grand cercle noir qu’il a peint au beau milieu de son tableau « Sun Black » (« Soleil noir ») en 1966 :

« … J’ai utilisé le cercle à la fois comme un objet impérieux, contrôlé, et comme un vide mystérieux. Aussi étrange que cela puisse paraître, ce n’est que des années plus tard que j’ai commencé à prendre conscience des possibles liens, formels et philosophiques, entre mon tableau ‘Sun Black’ et mon observation d’ovni de 1964. Comme je l’ai dit, les artistes essaient rituellement de nier de telles influences pour défendre, sans succès, la pureté virginale de leur travail, et j’admets maintenant, des années plus tard, qu’à l’époque j’étais aussi porté que les autres à cette attitude sans espoir. »

Cette question d’une influence réciproque, même inconsciente, entre art et ufologie, m’intéresse personnellement, ayant moi-même trempé dans ces deux activités. Je l’ai abordée dans mon livre : « Visions célestes. Visions cosmiques » (2007), ainsi que les rapports controversés entre ufologie et science-fiction (voir le chapitre 7 : « Visions d’hier et d’aujourd’hui »). Pour les amateurs de peinture, je signale aussi mon site artistique, créé récemment, où apparaissent (discrètement !) quelques engins volants mystérieux :

Site art gildas bourdais

Gildas Bourdais

 

Share This:

Un commentaire

  1. Dussaussois Michel

    J’ai vu vu un ovni à 2reprises en octobre 1954 à Belleville rue du Poirier de Fer vers 21 heures. La première fois,il volait silencieusement dans le sens de la rue et de la voie ferrée parallèle à la rue.Il était circulaire de couleur marron -gris avec des flammes autour. J’ai eu des doutes mais quelques minutes plus tard,il est passé dans l’autre sens,alors je me suis dit que c’était un engin piloté. Je n’ai pas eu peur. Je suis né en 1941.Après des décennies de recherche,je pense qu’il ne s’agit pas de véhicules extra -terrestres,mais c’est une preuve de la réalité d’un autre monde.

Les commentaires sont fermés