Joëlle, un contact extraterrestre..

Tim-GoodTimothy Good

Voici le témoignage extraordinaire d’une femme dont les contacts extraterrestres ont été rapportés par l’ufologue britannique Timothy Good, ce dernier ayant connu celle-ci pendant trente ans. Comme elle répugnait à ce que son histoire soit publiée même après sa mort (survenue en 1995), Timothy Good a appelé cette femme Joëlle. 894767123

Elle est née en 1914 à Saint-Petersbourg, de parents français et russe. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, elle avait rejoint la résistance française en lutte contre l’occupation nazie. Après la guerre, elle travailla à Paris pour le ministère de la Défense, puis elle partit à Londres avec sa famille. Ses deux filles, Frédérique et Isabelle, et la fille de Timothy Good, avaient toutes les trois fréquenté l’Arts Educational School, où, en plus du cursus habituel, on apprenait la danse et la comédie. tgoodC’est à cette occasion que Timothy Good rencontra Joëlle. Lorsqu’ils se revirent, en 1967, elle était alors en compagnie de son mari et de Lou Zinsstag, laquelle apprit à Timothy Good ce qui était arrivé à Joëlle.

L’aventure de Joëlle débuta en 1963, alors qu’elle sillonnait la région de Sheffield, où elle conduisait une étude de marché en faisant du porte-à-porte pour le compte d’une société dont elle était la fondatrice, cette étude de marché portant sur les appareils ménagers. Dans un foyer où elle s’était invitée, elle fut frappée par le nombre de gadgets « dernier cri » exposés dans le living et dont aucun ne se trouvait dans le commerce. Joëlle s’étant étonnée, à ce propos, auprès de la maîtresse de maison (« Rosamund »), cette dernière répondit que son mari était un savant qui testait régulièrement ses dernières trouvailles afin d’en vérifier l’intérêt pratique.

Joëlle ayant remarqué un grand émetteur-récepteur radio, Rosamund lui apprit que son mari était radioamateur et qu’il parlait à des gens dans le monde entier. Pour étayer ses dires, Rosamund alluma le poste et quitta un instant la pièce. Un bref message fut à ce moment transmis en anglais, que Joëlle s’empressa de noter sur le carnet qu’elle tenait à la main. Quand Rosamund revint, Joëlle lui signala qu’un message était arrivé, sans plus de précision. Rosamund parut brusquement contrariée et éteignit le poste, expliquant que son mari serait très fâché d’apprendre qu’elle avait tourné le bouton de l’appareil sans son autorisation.

De retour à son hôtel, Joëlle réfléchit au contenu du message : « Serai au Blue John, demain à 16 h 30 – Mark. » Intriguée, elle mena sa petite enquête et apprit que le Blue John désignait des carrières situées près de Castleton, dans le Derbyshire. Leur nom vient du français « bleu-jaune », la couleur donnée à la pierre bleue, un spath, découverte dans le Derbyshire. Curieuse de savoir si elle n’était pas tombée sur un réseau d’espionnage, Joëlle décida d’enquêter.

1. La rencontre :

Le 16 septembre 1963 dans l’après-midi, Joëlle prit sa voiture pour rentrer à Londres. Sur le chemin, elle s’arrêta, vers 14 heures 30, près de la carrière, et elle se gara dans un endroit dominant une vallée en pente douce. Elle prit le repas froid qu’elle avait préparé et attendit.

Un peu avant 16 heures 30, Joëlle remarqua dans le ciel une lumière brillante qu’elle prit d’abord pour le Soleil. Cette lumière cessa de briller au moment où elle se posa à quelques centaines de mètres. Joëlle vit alors un disque d’environ six mètres de diamètre, posé sur un trépied dont les extrémités ressemblaient à des champignons retournés, l’appareil étant entouré d’une vitre circulaire. Un homme surgit de derrière l’appareil, celui qui se présentera plus tard sous le nom de Mark, vêtu d’un costume bleu d’une seule pièce et d’un casque recouvert de tissu. Au même instant, un autre homme sortit d’une voiture garée non loin de là, et Joëlle reconnut le véhicule qui stationnait devant chez Rosamund. Cet homme descendit de la colline pour rejoindre l’engin, et les deux hommes se saluèrent chaleureusement. Mark se tourna vers l’appareil et fit un signe aux membres de son équipage. Les deux hommes se dirigèrent vers la voiture et disparurent. L’engin s’illumina et décolla tandis que le « train d’atterrissage » se rétracta à l’intérieur de l’appareil, lequel s’immobilisa un instant avant de disparaître à une vitesse fantastique.

2. Mark et Val :

Joëlle supposa qu’il s’agissait d’un avion de technologie avancée, peut-être d’origine soviétique, et d’un espion entretenant des relations secrètes avec le mari de Rosamund. Elle décida de retourner chez cette dernière afin de mener son enquête avant de prévenir la police.

Une demi-heure plus tard, elle frappa chez Rosamund. Le savant, qu’elle appela Jack, lui ayant demandé ce qu’elle voulait, Joëlle répondit qu’elle avait interviewé son épouse la veille et qu’elle voudrait revenir sur un ou deux points du questionnaire. Jack s’apprêta à refermer la porte, quand Mark, alors normalement vêtu, intervint en disant à Jack de la laisser entrer. Mark demanda à Joëlle pourquoi elle n’avait pas donné la véritable raison de sa venue. Joëlle ayant encore prétexté l’étude de marché, Mark lui dit qu’elle mentait. Joëlle ayant juré intérieurement, Mark lui dit que c’était vilain de jurer. Puis il lui dit qu’elle était venue ici parce qu’elle avait vu son appareil et qu’elle aimerait comprendre ce qui se passe. Sidérée, Joëlle reconnut qu’il avait raison. Ce soir-là, la discussion se prolongea jusqu’au petit matin. Joëlle finit par accepter l’incroyable vérité : Mark vient d’un autre monde.

Au cours des quinze mois suivants, Joëlle eut 8 heures 30 d’entretiens avec Mark et un de ses semblables, dont la voix grave ressemblait à celle de l’acteur Valentine Dyall, d’où le surnom de Val. Ces rencontres eurent lieu dans plusieurs endroits en Angleterre, dont l’appartement londonien de Joëlle, près d’Earls Court.

Mark et Val dirent qu’ils venaient d’une planète ressemblant par bien des aspects à la Terre et qu’ils ont des bases sur deux satellites de Jupiter, sur Mars et sur la Lune, ainsi que sur Terre (en Amérique du Sud, en Australie et en Union soviétique, entre autres).

Bien que l’Homo Sapiens soit originaire de la Terre, les visiteurs (de l’espace) expliquèrent que pour accélérer l’évolution humaine ils durent intervenir à deux reprises dans notre patrimoine génétique.

La durée de vie des visiteurs est plus longue que celle des Terriens. Val et Mark étaient beaux et distingués, ils avaient la peau claire, des dents parfaites et des yeux « assez particuliers » qu’on ne remarquait toutefois pas tout de suite. Joëlle dit avoir également vu un homme à la peau sombre appartenant au même groupe, mais elle ne lui a pas parlé.

Mark et Val dirent qu’ils étaient entrés en contact, dans le plus grand secret, avec des scientifiques de plusieurs pays. Ils avaient contacté Jack huit ans auparavant. En dehors de Jack, Joëlle rencontra deux autres savants, dont l’un travaillait à la base d’essais de fusées Woomera en Australie, laquelle fut construite, à la fin de la Seconde Guerre mondiale, en collaboration avec l’Angleterre.

Quant au but de leur présence, les visiteurs se contentèrent de dire qu’il n’est pas totalement philanthropique. Cette mission exige un dévouement sans faille de la part des scientifiques, dont certains collaborent ostensiblement avec les visiteurs sur les bases où ils travaillent. A de rares occasions, ils les accompagnent même sur leur planète, ces scientifiques étant choisis parmi les hommes n’ayant pas de responsabilités familiales.

3. Autres contacts :

Joëlle fut une fois invitée à s’approcher du vaisseau spatial qu’elle avait vu en septembre 1963. C’était du côté de la frontière galloise, alors que les visiteurs se préparaient à emmener un scientifique dans une base d’Amérique du Sud. La longueur du trépied d’atterrissage fut estimée à huit centimètres environ, les extrémités en forme de champignons inversés ayant une dizaine de centimètres de large. Joëlle vit des hublots ronds.

Elle n’a pas été autorisée à pénétrer à l’intérieur, mais elle a touché la coque, ce qui, plus tard, lui a donné une légère nausée. Ensuite, Rosamund et Joëlle se sont rendues en voiture au sommet d’une colline voisine pour regarder le vaisseau décoller, lequel s’éleva verticalement avec un bruit ressemblant au bourdonnement d’une ruche d’abeilles, s’illumina et se propulsa à l’horizontale.

Joëlle aida, à plusieurs reprises, les visiteurs. Ces derniers lui ont un jour demandé de traduire un manuscrit russe au British Museum. Elle les a aussi invités à dîner chez elle, dans son appartement londonien. Mark et Val étaient très bien élevés, dit-elle, ils aimaient boire du vin et avaient un grand sens de l’humour.

Entre eux, Mark et Val ne communiquaient pas par télépathie, mais ils parlaient leur propre langue. Pour entrer en contact avec les scientifiques, ils utilisaient une sorte de système radio, avec des fréquences protégées, à partir de petits émetteurs/récepteurs fixés à leur poignet par une lanière. Mais ils pouvaient aussi utiliser des modes de communication plus sophistiqués. Une fois, alors qu’elle rentrait chez elle, Joëlle trouva Val debout dans le living. Surprise, elle lui demanda comment il était entré. Joëlle ayant voulu lui serrer la main, Val lui dit de ne pas s’approcher et de ne pas le toucher, précisant qu’il n’était pas vraiment là… Il expliqua que ce qu’elle voyait était une image projetée d’un cerveau à un autre pour améliorer la communication à distance. Après une brève conversation, l’image disparut d’elle-même.

4. La planète/mère :

Joëlle put assister à la projection d’images tridimensionnelles de la planète des visiteurs. On y voyait des arbres, des maisons de forme circulaire et d’autres de conceptions différentes, ainsi que des véhicules de forme tubulaire se déplaçant juste au-dessus du sol. Ces véhicules sont conçus pour quatre personnes et sont programmés pour s’arrêter là où on désire se rendre.

Joëlle vit aussi des animaux, dont des vaches qui ressemblent aux nôtres, bien que plus petites.

Sur cette planète, les saisons ne sont pas aussi contrastées que chez nous, leur rythme et leur durée ne ressemblant pas aux nôtres. Les habitants mangent moins que nous et consomment plus de poisson que de viande. Les fruits sont abondants, et les habitants produisent une boisson fermentée voisine du vin.

Il n’y a, sur cette planète, ni frontières ni gouvernements, Joëlle ayant cependant cru comprendre que les résidents avaient un « Conseil ». Il n’y a ni classes sociales ni distinctions raciales, et un système de « crédits » remplace l’argent. Tout le monde contribue à la bonne marche de la société. Les scientifiques, par exemple, ne dédaignent pas les tâches plus pratiques.

Les couples n’ont pas plus de deux enfants, les enfants devenant adultes beaucoup plus rapidement que ceux des Terriens. Les hôpitaux sont remplacés par des machines qui traitent tous les types de troubles, organiques ou mentaux, aussi bien que les blessures dues à des accidents. La musique des résidents de cette planète est très différente de la nôtre. Ils ont des instruments à corde, mais ne connaissent pas l’archet. Val et Mark ont souligné à plusieurs reprises à quel point ils appréciaient la musique sur Terre.

Les déplacements entre le système solaire des visiteurs et le nôtre sont pratiquement instantanés. Ces visiteurs de l’espace expliquèrent à Joëlle que certaines différences dans leur environnement planétaire leur rendent assez difficile la vie sur Terre, et qu’ils doivent régulièrement subir un « reconditionnement ». Joëlle a cru comprendre qu’il s’agissait de difficultés liées à la gravité et à la pression atmosphérique. Mark et Val subissaient tous les quatre jours un traitement de « décompression » dans le vaisseau spatial ou dans leur base. Ils n’avaient pas besoin de plus de quatre heures de sommeil.

Ils dirent à Joëlle que, si elle visitait leur planète, il se pourrait qu’elle ne visse pas ses habitants. Ce qui impliquerait, note Timothy Good, qu’ils existent dans une autre dimension ou « fréquence » que la nôtre. Joëlle pensait que notre perception limitée du spectre électromagnétique serait responsable de cet état de fait. Je fais remarquer que la déclaration des visiteurs et le commentaire de Joëlle sont pour le moins curieux, car les visiteurs sont indiscutablement matériels (de nature physique et non « énergétique »). D’ailleurs, Joëlle a toujours souligné que, malgré leur avance spirituelle et technique, ses amis extraterrestres étaient des êtres physiques, avec les besoins que cela entraîne.

5. Autres révélations :

Les visiteurs seraient susceptibles d’intervenir directement dans les affaires terrestres s’ils l’estimaient nécessaire, notamment dans l’éventualité d’une catastrophe nucléaire qui menacerait la Terre et dont les échos risqueraient de se faire sentir jusqu’à leur planète d’origine.

Ils signalèrent aussi que d’autres extraterrestres nous surveillaient, lesquels n’étaient pas aussi bien disposés qu’eux-mêmes à notre égard.

Ils dirent que les habitants de leur planète avaient, à plusieurs reprises, fabriqué génétiquement quelques fortes personnalités – dont Jésus ! – afin d’enseigner, à l’humanité, des concepts spirituels. Ils auraient utilisé une forme d’insémination artificielle.

Ce groupe d’extraterrestres a expliqué sa répugnance à communiquer avec l’humanité dans son ensemble par le fait que les Terriens ne sont pas prêts, psychologiquement et spirituellement, à un contact avec une civilisation supérieure. Sans compter qu’il est indispensable que nous assumions notre évolution en toute indépendance.

Les visiteurs ont assuré à Joëlle que nous étions des êtres spirituels qui survivent à la mort.

« Quelle belle planète », dirent un jour Mark et Val à Joëlle. « Quel dommage que vous la traitiez aussi mal…»

6. Une enquête en haut lieu :

Au cours de ses rencontres avec Mark et Val, Joëlle apprit beaucoup de choses, mais elle ne raconta pas tout à Timothy Good. Celui-ci l’a parfois sentie sur le point de lui révéler des secrets brûlants, puis elle se reprenait. Il eut la sensation qu’elle avait été hypnotisée pour empêcher la révélation d’informations confidentielles, un blocage inconscient qui n’opérait pas du tout selon les méthodes conventionnelles.

En 1967, trois ans après sa dernière rencontre avec Mark et Val, Joëlle dit avoir reçu la visite de deux représentants du Home Office à Londres. Ces individus ont commencé par lui poser des questions sur la « disparition » de Jack et Rosamund, et de certains scientifiques qui étaient à l’époque censés vivre en Amérique du Sud. Joëlle supposa qu’elle avait été repérée à cause du carnet de téléphone d’un des scientifiques, sur lequel figurait son nom. Ils semblaient très bien informés. Joëlle se contenta de demander comment ils voulaient qu’elle réponde à de pareilles questions. Ils n’insistèrent pas. (1)

7. Une mise au point :

Dans le n° 54 (avril-mai 2011) de « Top secret » (p. 27-28), Peter Knight évoque le cas de Joëlle (en se référant, bien sûr, au récit de Timothy Good) et évoque à ce propos une manipulation et un récit « parfaitement conforme à la série ‘Les Envahisseurs’ » (sic !)… Il écrit, de façon tout à fait inexacte, que tout porte à croire que Joëlle a été piégée par une organisation qui voulait absolument lui faire croire que son contact était extraterrestre, et qu’il en fut de même pour George Adamski (le contacté américain des années 1950). Dans les années 1950-1960, écrit le « complotiste » Peter Knight (qui délire par ailleurs, comme d’autres individus, à propos des « soucoupes volantes nazies »), les témoins étaient d’autant plus manipulables « qu’ils n’étaient pas au courant de l’existence des armes exotiques de la guerre secrète », alors qu’aujourd’hui, « dans un monde de super technologie, cette manière d’opérer nous semble plutôt naïve ». Cette thèse de la manipulation n’est étayée sur rien de sérieux. (Pour George Adamski, voyez notamment la contribution, dans d’autres numéros de la même revue, de Michel Zirger.) Peter Knight fait partie de ces spéculateurs qui mélangent de nombreux éléments disparates (dans son cas : des thèmes de séries télévisées et de films, de romans, de théories « complotistes »…), le tout parsemé d’inepties récurrentes, y compris l’implication de nazis dans l’histoire des « soucoupes volantes ». Ainsi, par exemple, on lit, pages 28-29 de l’article, que l’année 1948 « correspondrait donc à l’ouverture de bases secrètes comme Dulce, dont a parlé le professeur Benewitz, dédiées à la construction de disques pilotés par des hommes en noir de type allemand » (sic), ce qui signifie, s’imagine Peter Knight, que, « depuis les observations en 1947 de disques et de crashs, les nazis ont commencé à s’installer dans le monde entier »… Nous avons droit aussi à cette affirmation (page 26 du même numéro de la revue) : « Les Allemands étaient certainement en relation avec une race hyperboréenne du centre de la Terre, et ils tenaient de cette dernière le secret de la conception d’êtres hybrides ‘théranthropes’ pour piloter les engins à leur place. (…) » Avec de pareilles inepties, on ne peut que constater le manque de sérieux des thèses défendues par cet individu, par ailleurs auteur d’articles délirants dans la revue « Top secret » et de livres tout aussi délirants, dont le premier est paru en 2015. Pour les fadaises sur les « soucoupes volantes nazies » – que l’on trouve aussi dans les propos délirants de Corey Goode, évoqué notamment par l’exopolitique Michael Salla -, voyez mon texte (dans la rubrique « Inclassables ») : « Le mythe des soucoupes volantes nazies ».

Alain Moreau

Référence :

1. Timothy Good, « Contacts extraterrestres », Presses du Châtelet, 1999, p. 205-216.

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