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LE CORPS SPIRITUEL

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Introduction : 


Les notions de « corps subtil » et de « Plans de conscience » sont indispensables pour une bonne compréhension des réalités de l’Après-vie. Nous étudierons, dans ce texte, la première de ces notions.

Le corps spirituel, celui qui survit à la mort biologique, peut être défini comme un organisme subtil (de nature énergétique) associé au corps physique pendant la vie sur le plan matériel, cet "organisme" constituant le siège de la conscience après la mort ou transition et, dans une perspective « réincarnationniste », le véhicule structurel de la personnalité entre deux incarnations.

Ce « corps psychique », qui ressemble au corps physique, constitue un véritable « double » de l’enveloppe charnelle.

 

 

 

1. Un corps spirituel ou plusieurs corps subtils ?

Si toutes les sources médiumniques et ésotériques s’accordent à reconnaître l’existence de ce corps subtil, il existe cependant une opposition entre celles qui ne reconnaissent l’existence que d’un seul corps subtil, et celles qui font référence à l’existence, dans l’être humain, d’une pluralité de corps subtils hiérarchisés :

Le messager de l’Au-delà Georges Morrannier ne reconnaît pas l’existence des six corps subtils mentionnés par « les thèses orientales, les théosophies et certaines écoles initiatiques ». Selon lui les six ''corps d’esprit" dont elles font mention (« éthérique », « astral », « mental », « causal », « bouddhique », « atmique ») sont en fait « six états vibratoires ascendants » de l’Au-delà, lesquels correspondent à six degrés d’évolution spirituelle acquis au cours de différentes existences - on a ici une référence à la réincarnation -, tous ces degrés ne formant qu’un corps. (1)

Un autre exemple de négation de la pluralité des corps subtils est constitué par la source « Oasis », reçue en channeling par le médium J. Robert. La conception des sept corps est présentée comme relevant, je cite, de la « foutaise » : « Que feriez-vous si vous aviez sept corps ? Vous auriez sept consciences ? » Selon cette source ceux qui ont « inventé » cela l’ont fait pour « se rendre intéressants, parce que cela leur apporte des adeptes, parce que cela donne une chance aux intellectuels de se casser la tête sept fois plutôt qu’une ». (2) Voilà une formulation pour le moins contestable. Je considère, pour ma part, qu’elle est dénuée de fondement. (Il ne faut pas oublier que la plupart des sources, « paranormales » ou pas, comportent une marge d’erreur.)

Beaucoup d’autres systèmes de pensée mentionnent l’existence, dans le composé humain, d’un ensemble de différents systèmes énergétiques qui correspondent à divers "véhicules de conscience" subordonnés à un niveau supérieur d’intégration. Ces différents "véhicules de conscience" sont mentionnés dans la Théosophie, l’Anthroposophie de Rudolf Steiner, par des auteurs tels que Pierre Lassalle, Anne et Daniel Meurois-Givaudan, Benjamin Creme, ainsi que par de nombreux channels.

Janine Fontaine évoque, quant à elle, l’existence du « Corps-Onde » composé du « corps énergétique » et du « corps spirituel ». (3)

Au dix-neuvième siècle et au début du vingtième siècle certains pionniers de la « métapsychique » s’étaient efforcés de mettre en évidence les divers éléments du composé humain :

• Albert de Rochas d’Aiglun (1837-1914) réalisa des expériences qu'il rapporta dans « L’extériorisation de la sensibilité »(1895).

• Hector Durville (1849-1923) fut l’auteur, notamment, de : « Le fantôme des vivants, anatomie et physiologie de l’âme »(1909).

• Charles Lancelin fut l’auteur, parmi d’autres ouvrages, de : « Méthode de dédoublement personnel » (1913), « La réincarnation », « La vie posthume », « L’ âme humaine »

En « magnétisant » un sujet Charles Lancelin crut avoir mis en évidence l’existence de ce qu’il appela l’« aérosôme I » et l’« aérosôme II ». Ce dernier, plus petit que le premier, était, toujours par « magnétisme », subdivisé en éléments divers, parmi lesquels la « boule mentale » Selon le messager de l'Au-delà Georges Morrannier, si l’« aérosôme I » correspond au « double » survivant à la mort, l’« aérosôme II » correspond à l’âme, et la « boule mentale » au « cerveau spirituel dégagé de l’encéphale ». (4)

• On peut aussi mentionner les noms de Mac Dougall, Matia et Zaalberg Van Zelst, Hippolyte Baraduc et Fugairon… (5)

 

2. Le « double » :

La notion de « double », présente en ancienne Egypte, se retrouve aussi chez de nombreuses peuplades « primitives », ce qui n’a rien de surprenant, la décorporation (capacité de quitter son corps) étant une faculté naturelle.

Léo Talamonti a observé à ce sujet que dans les populations primitives "on trouve invariablement jointe à l’idée du dédoublement celle d’un ‘‘voyage de l’âme’’, souvent accompli dans des buts pratiques : appeler des personnes éloignées, déceler un voleur, découvrir le gibier dans ses repères".

"En somme on pourrait dire que la faculté de se dédoubler, qui est propre à quelques individus mieux doués à ce point de vue (chamans, sorciers), constitue, dans des limites certes très modestes, un élément de compensation aux lacunes de la technique et de l’organisation qui sont le fait de ces populations. Le sorcier dayak, par exemple, se doit d’aller à la recherche des médecines et des remèdes nécessaires à la guérison des malades : il le fait dans un état de transe qui tient le milieu entre l’opération magique et la séance spirite." (L. Talamonti) (6)

Mauss a évoqué le « barn », un sorcier de la tribu australienne des Kurnai, capable d’envoyer son âme épier les ennemis qui avancent.

Les chamans toungouses (Sibérie orientale) envoient aussi leur âme « en expédition », et des croyances analogues se trouvent parmi les tribus de Laponie, les indigènes de la Terre de Feu et certaines populations du Mexique central. Au Gabon on fait référence à un plan de réalité auquel on ne peut accéder que dans un état de conscience particulier : « Ngwel », le lieu « où le temps et la distance ne comptent pas ». (7)

L’exploratrice Alexandra David-Neel (1868-1969) a évoqué le cas d’une femme d’un village du Tsawarong (Tibet) qui était restée inanimée une semaine entière. Pendant tout ce temps "elle s’était trouvée agréablement étonnée par la légèreté et l’agilité de son nouveau corps qui se mouvait avec une rapidité extraordinaire".

"Il lui suffisait de vouloir se transporter dans un endroit pour y être immédiatement rendue, elle pouvait traverser les rivières en marchant sur l’eau, passer à travers les murailles, etc. Une seule chose lui était impossible, c’était de trancher un cordon de matière presque impalpable qui la rattachait à son ancien corps qu’elle voyait parfaitement étendu sur sa couche. Ce cordon s’allongeait indéfiniment, mais gênait sa locomotion. Elle ‘‘s’y empêtrait’’, disait-elle.

Un homme délog*, que mon fils adoptif a vu dans sa jeunesse, décrivait son état de façon identique." (A. David-Neel) (8)

(* Terme pouvant être traduit par l’expression : « revenu de l’au-delà ».)

En Afrique la tribu des Azandes "soutient que l’âme jumelle, le imbisimo, peut quitter le corps durant le sommeil". Les légendes birmanes, quant à elles, "comparent l’âme jumelle à un papillon".

Dans chaque langue "existent des noms pour désigner des formes de spectre".

"Dans la culture écossaise on parle du taslach, dans l’anglaise du fetch, tandis que les Bacairis d’Amérique du Sud comparent le double à une ombre, comme le font les Zoulous qui craignent qu’il puisse être perdu ou blessé." (9)

L’ethnologue Pascal Dibie note que chez les Maoris (Nouvelle-Zélande) "l’esprit-songe, te waira, abandonne le corps pendant le sommeil et part à la recherche de renseignements utiles au bien-être de son écrin corporel".

"Chez les Maoris on évite toujours de réveiller quelqu’un brusquement afin de laisser le temps à l’esprit de réincarner convenablement le corps."

Chez les Tarahumaras du Mexique on affirme que lorsque l’homme dort son âme « sort et travaille pour lui ».

Chez les Joraïs, minorité ethnique du Vietnam, l’être humain "est vu comme un couple composé de pô + bôngat", en quelque sorte le ‘‘corps + le moi que la mort ne détruit pas’’.

"Pendant le sommeil le pô est allongé sur la natte et il arrive que le böngat parte se promener ; ce qu’il voit alors en voyage nourrit les images du rêve."

Chez les Indiens Guajiros, vivant dans une péninsule partagée entre la Colombie et le Vénézuela, le rêve "est un vagabondage nocturne de l’âme qui peut annoncer la maladie ou la mort".

"Le terme rêver définit ‘‘une rencontre avec un double’’. Chaque Guajiro a son double (…). L’âme peut aller se perdre dans le ‘‘monde-autre’’ peuplé de dieux, d’ancêtres, de créatures fantastiques." (10)

Ces conceptions sont parfaitement compatibles avec l’affirmation, fréquente dans la littérature ésotérique contemporaine, selon laquelle le « corps astral » (le « double ») quitte le corps physique pendant le sommeil, cette extériorisation produisant la perte de conscience, indépendamment de certains mécanismes cérébraux concomitants. De plus certains rêves sont effectivement le résultat de l’état de conscience « astral » du « décorporé ».

Déjà, au seizième siècle, Paracelse (1493-1541) enseignait que la mort libère l’« Evestrum », "ou corps astral, qui est un double éthérique susceptible, dans certaines circonstances, de se montrer au regard des vivants". L’Evestrum a un pouvoir dynamique d’action et de communication. (11)

Au vingtième siècle de nombreuses personnes ont décrit leurs « voyages » hors du corps : Sylvan Muldoon, Yram, Robert Monroe, Raymond Réant, Jeanne Guesné, etc.

 

3. Parapsychologie et OBE :

De nombreuses personnes ont expérimenté au moins une OBE, ou expérience extracorporelle, durant leur vie.

Une enquête d’Hornell Hart (1945) révéla que, sur 155 étudiants de sociologie, 27% avaient vécu au moins une OBE durant leur vie, et, parmi ceux-ci, 70% l’avaient vécue plus d’une fois.

Deux enquêtes de Celia Green (1967), avec des étudiants anglais, donnèrent les pourcentages suivants : 19 % sur 115 personnes, et 34 % sur 380 personnes.

Une étude de Charles Tart (1971) sur 150 personnes utilisant la marijuana, révéla un pourcentage de 44% de personnes s’étant perçues en dehors du corps.

Robert Crookall, un géologue anglais, analysa plus de 1000 rapports d’OBE et publia ses résultats dans trois ouvrages parus en 1961, 1964 et 1972. Dans 50 cas sur 250 le corps projeté était relié au corps physique par un lien ou une corde. Il divisa ces expériences en deux groupes : les expériences naturelles (sommeil, veille, maladie, seuil de la mort) et les expériences forcées (suffocation, noyade, drogues, hypnose, projection volontaire).

John Poynton (1975), professeur de biologie à l’Université de Natal (Afrique du Sud), obtint, en réponse à un questionnaire paru dans la presse locale, 122 rapports analysables. 74,5% des sujets vécurent une fois une OBE. Seulement quatre d’entre eux furent aperçus par des tiers, et 9% virent la corde les reliant à leur corps. 24,5% des sujets « eurent des sensations très claires d’entrée et de sortie du corps physique, et 50% firent cette expérience dans un état normal (veille, relaxation, bon état de santé) ».

Celia Green (1968) obtint 377 cas par l’intermédiaire des médias anglais, la plupart d’entre-eux s’étant produits en état de relaxation. (12)

Scott Rogo (1978) a distingué :

• La "clairvoyance somnambulique" (dans laquelle aucun corps projeté n’est mentionné).

• Les "apparitions des vivants" (dans lesquelles le sujet n’a pas conscience d’avoir quitté son corps).

• Les OBE proprement dites (dans lesquelles les sujets se perçoivent dans un corps projeté).

Il constata que le sujet, en état d’OBE, pouvait se percevoir de trois façons différentes :

* Avec un corps « parasomatique ».

* Comme une conscience enveloppée de brume ou d’une sphère de lumière (sans impression de corps).

* Comme une conscience séparée, dans l’espace, du corps, mais sans aucune forme.

Il a ainsi distingué trois façons dont la conscience peut s’extérioriser du corps physique :

1. Une conscience pure sans véhicule formel.

2. Un corps ressemblant au corps physique.

3. Un véhicule "ultra-physique" autre qu’un corps (sphère de lumière, etc.).

Scott Rogo a cité quelques cas où l’individu, séparé de son corps physique, qu’il regarde à partir d’un deuxième corps, se sépare aussi de ce deuxième corps. Robert Crookall (1964) a cité le cas d’une personne qui se trouvait au lit avec une température de 39° :

« Soudain je me rendis compte que je pouvais voir mon corps physique allongé dans le lit, et un autre corps, lui aussi dans une position couchée, mais placé hors du lit, à peu près à cinquante centimètres au-dessus du corps physique. Ce deuxième corps était d’un bleu scintillant et pulsant de lumière. Mais il me semblait que ‘‘moi’’ j’étais dans un autre corps qui regardait les deux autres, bien que je n’aie aucune conscience de la forme de ce troisième corps. J’avais l’impression que ce qui était mon "je" voyait à la fois le corps physique et le corps lumineux. » (13)

Ce corps lumineux correspondait manifestement soit au corps éthérique (précisons néanmoins que sa séparation complète entraîne la mort), soit au corps astral. Le troisième ‘‘corps’’ est identifiable au corps astral ou au corps mental.

Quelques travaux expérimentaux ont essayé de mettre en évidence l’existence d’un corps projeté lors d’une OBE :

- Le psychologue Karlis Osis travailla notamment avec le médium Alex Tanous en étudiant l’effet d’une projection OBE sur une jauge de contrainte, celle-ci pouvant détecter les plus infimes mouvements physiques.

- En 1973-74 le psychologue Robert Morris expérimenta avec le sujet psi Blue Harary en utilisant des détecteurs humains, la détection par des animaux et des détecteurs physiques. Parmi les expériences sur les animaux « seules celles avec le chat présentèrent une signification statistique ». Il s’agissait d’analyser le comportement du chat sensibilisé à la présence de Blue Harary, lors de l’état de projection présumé de ce dernier. Pendant les périodes OBE, écrit Robert Morris, « le chat démontra une des caractéristiques présumées d’un vrai détecteur : il demeurait tranquille » pendant chaque OBE. En général les détecteurs physiques ne donnèrent aucun résultat consistant. (14)

Tester des sujets capables de décorporation ne présente pas, à vrai dire, un grand intérêt par rapport à la mise en évidence de l’existence d’un corps projeté. Les résultats obtenus, en effet, même s’ils sont positifs (identification de cibles), peuvent toujours être mis sur le compte de la simple clairvoyance par ceux qui sont allergiques au concept de « corps astral » : on ne peut pas déterminer, a priori, si les résultats obtenus sont le fait d’une réelle décorporation ou celui d’une faculté de clairvoyance ou de psychokinèse du sujet. Ce type de recherche semble voué à l’impasse. D’autant que certains chercheurs (Susan Blackmore, Catherine Lemaire) donnent des interprétations totalement erronées des expériences de décorporation. Ces interprétations, de type psychologique, font intervenir des constructions imaginaires de l’esprit, conception ne correspondant pas au vécu de la plupart des personnes vivant cette expérience. (La pensée, par contre, est créatrice sur le Plan astral) Déjà, au dix-neuvième siècle, des chercheurs en « recherche psychique », qui ne croyaient pas en la réalité du « corps d’apparition », soutenaient, rappelle Christine Hardy, « que le récepteur, recevant un message télépathique de la part d’un ami ou d’un parent en détresse, créait lui-même cette hallucination de façon à rendre cette information consciente ». (15) Une telle explication ne cadre absolument pas avec les caractéristiques intrinsèques de la décorporation (sortie hors du corps, vision du corps physique, déplacements instantanés, etc.).

Mentionnons l’Institut International de « Projectiologie » et de « Conscientologie », qui est une organisation à but non lucratif, fondée par Waldo Vieira en 1988. Cet Institut a procédé à une enquête sur les expériences extracorporelles, les personnes ayant participé à celle-ci étant principalement celles qui ont consulté le site Internet de l’IIPC. Les résultats partiels de l’enquête ont été donnés au Premier Forum de Recherche sur la Conscience et au deuxième Congrès International de « Projectiologie », lequel a eu lieu du 21 au 24 octobre 1999 à Barcelone… (16)

 

4. Le problème de la preuve :

Selon Jean-Marie Marchand la preuve de la survie ne sera jamais découverte. (17) Tel n’est pas mon avis. Les éléments accréditant la survie peuvent être recherchés à deux niveaux. Si, à l’aube du vingt-et-unième siècle, la preuve n’est pas à l’horizon, on peut néanmoins penser que celle-ci sera effective d’ici la fin de ce siècle.

On peut, en fait, envisager deux types de preuve :

 

a) La preuve subjective ou personnelle :

Cette preuve est relative à la mise au point d’une méthode permettant à toute personne, désireuse de tenter l’expérience, de vérifier par elle-même la réalité de la décorporation. Ce qui implique la découverte d’une « technique » permettant de provoquer le phénomène chez les gens ne possédant pas naturellement cette capacité.

On sait que la stimulation électrique du lobe temporal peut provoquer certaines sensations comparables à celles éprouvées lors d’une décorporation, mais de là à dire que ceci provoque une réelle décorporation il y a un grand pas à ne pas franchir…

Une approche beaucoup plus intéressante est celle de l’Institut Monroe créé en Virginie par le grand « voyageur extracorporel » que fut Robert Monroe :

Après avoir testé quelques centaines de fréquences sonores différentes, l’équipe de recherche de cet Institut sélectionna un son capable de maintenir le sujet dans un état oscillant entre la vigilance et le sommeil.

La majorité des volontaires expérimentèrent un état, dénommé « focus 10 », dans lequel le corps était endormi et l’esprit alerte.

Les expérimentateurs purent aider le sujet à se relaxer, rester éveillé ou s’endormir en lui faisant entendre les fréquences caractéristiques de ces différents états, les ondes cérébrales du sujet se calquant sur ces fréquences. Dans la cabine obscure les sujets se mirent à voir des couleurs et de la lumière, et à entendre des voix.

Ceux qui essayèrent de se fondre dans la lumière, note Jérôme Bourgine, « furent comme aspirés par un gigantesque tunnel au bout duquel, pénétrant d’un coup dans le halo lumineux, ils se retrouvèrent hors de leur corps ! ».

On utilisa le procédé « hémisync », lequel permet le fonctionnement simultané des deux hémisphères du cerveau.

On mit aussi au point le programme « Gateway » (l’entrée, le seuil). Si le but de celui-ci n’est pas la sortie hors du corps il vise néanmoins la prise de conscience, par le sujet, d’une réalité "non-matérielle" et la familiarisation avec les états modifiés de conscience par lesquels on y accède. On y expérimente les « focus » suivants :

- Le "focus 10" : corps assoupi, esprit alerte.

- Le "focus 12" : contact avec la réalité "non-matérielle".

- Le "focus 15" : conscience hors du temps.

- Le "focus 21" : point de jonction avec le niveau d’existence où se rendent les désincarnés après la mort.

Les "focus" constituent en fait, comme l'a précisé Jérôme Bourgine, « un étalonnage numérique arbitraire des différents états de conscience », qui renvoie « à des niveaux de fréquence énergétique ». Notre réalité matérielle n’occupe "qu’une bande très étroite du spectre énergétique total de la Création".

"La conscience de chacun peut être comparée au bouton de réglage d’un téléviseur permettant de régler le récepteur qu’est en fait l’Homme sur une fréquence ou une autre de ce large spectre. Se trouver en un point (focus) 12 ou 15 signifie simplement que la conscience s’est mise au diapason de cette fréquence énergétique particulière. On est donc en 15 lorsque l’on vibre soi-même à un niveau 15." (J. Bourgine) (18)

Le laboratoire de l’Institut Monroe a mis au point certains outils, tels que l’EEG et la cartographie des zones actives du cerveau, qui permettent de savoir à quel niveau de relaxation et dans quel type d’état de conscience se trouve l’explorateur.

Alors que le tracé d’ondes cérébrales de Robert Monroe correspondait le plus souvent, durant ses décorporations, au rythme delta (associé d’ordinaire à la phase du sommeil profond sans rêves), certains explorateurs purent expérimenter l’OBE tout en étant capables de partager avec le moniteur installé en cabine ce qu’ils étaient en train de vivre. On appela « phasing » ce partage de la conscience entre les plans physique et "non physique".

Afin de faciliter l’isolation sensorielle du sujet on construisit une sorte de chambre forte d’une épaisseur de 30 centimètres, recouverte d’une feuille métallique afin d’éviter toute interférence magnétique, avec un matelas rempli d’eau (pour la suppression de la pesanteur) et un dispositif écouteur-micro pour la liaison avec la cabine de contrôle. Des électrodes fixées sur le crâne, le bout des doigts et le corps, permettent la surveillance physiologique. La porte fermée, l’« hémisync » est envoyé…

La plupart des membres de l’équipe d’explorateurs purent induire des OBE ou atteindre des états de conscience avec disparition des notions ordinaires d’espace et de temps.

Il existe certains exercices de concentration, de visualisation, etc., susceptibles de déclencher une expérience extracorporelle. Les ouvrages de Bernard Raquin (19) et William Buhlman (20) donnent, à ce sujet, des informations intéressantes. Notons, cependant, que pour qu’une telle tentative puisse être couronnée de succès certaines conditions préalables doivent être remplies :

- Bonne santé mentale et physique. (Les cardiaques, par exemple, doivent s’abstenir !)

- Conviction inébranlable en la réalité du phénomène.

- Confiance en sa propre capacité à réussir l’expérience.

- Maîtrise de la peur (de l’inconnu, des éventuels risques encourus).

- Patience et persévérance (car ce genre de résultat ne s’obtient pas en quelques tentatives !).

La chose la plus difficile à obtenir c’est précisément la maîtrise de la peur. Il ne faut pas oublier, en effet, qu’en état de décorporation on expérimente l’état de conscience caractéristique de l’état post mortem. Et une telle perspective a de quoi en faire reculer plus d’un… On peut déjà limiter cette peur par la familiarisation avec les récits de personnes ayant vécu une décorporation et par l’utilisation de méthodes psychologiques de protection (comme la demande d’assistance par des "êtres de Lumière"). La peur, en effet, même subconsciente, constitue un obstacle majeur à la réussite de l’expérience.

L’intérêt de réaliser cette expérience est évident : c’est celui d’avoir la preuve personnelle que la conscience est indépendante de l’organisme biologique (et donc du cerveau) et qu’elle peut survivre à la mort. L’existence et l’immortalité de l’âme ne sont alors plus affaire de croyance mais de connaissance, la croyance ayant cédé la place à la preuve (personnelle)…

Si les conditions réunies ci-dessus sont réunies, l’application d’une méthode visant à provoquer la décorporation (voir les ouvrages de Bernard Raquin et William Buhlman) devrait amener des résultats positifs. Naturellement nous ne disposons pas encore de la méthode particulière qui permettrait à quiconque, croyant ou incroyant, de produire le phénomène en l’absence des conditions préalables requises mentionnées ci-dessus…

La maîtrise de la peur est la condition préalable à la réussite de l’expérience. Cette peur, cependant, peut être induite par les personnes mettant en garde contre les dangers de ce genre d’expérience. Ainsi, par exemple, dans le n° 39 (janvier 2000) du « Journal spirite », Laurent Lefebvre déclare que le « voyage astral » peut « rapidement tourner au cauchemar, voire à la mort ». Selon lui il y a un risque de possession par un « Esprit » mal intentionné, le risque extrême de cette cohabitation forcée étant la rupture de la corde d’argent et donc la mort. Or il existe, je le rappelle, des méthodes de protection.

Selon Laurent Lefebvre, dans la majorité des cas, le « voyage astral » n’est "que l’occasion de récits imaginaires construits par le narrateur, ou au mieux une perception d’un environnement spirituel troublé". Ce n’est donc pas, prétend-il, "une véritable image de l’au-delà". Tout dépend, en fait, du niveau de conscience (ou d’évolution) du « voyageur » : une personne expérimentée ne sera pas victime des créations de sa propre pensée et donc de son « imagination astrale ». Et il existe des narrations de la vie de l’Au-delà, obtenues en décorporation, qui sont parfaitement valables. (Je pense, par exemple, aux récits d’Anne Givaudan et de Daniel Meurois, de Bruce Moen, de William Buhlman, de Midaho, etc.) Là aussi il faut savoir « discerner ». Par contre la décorporation volontaire est un « jeu dangereux » pour les personnes qui se lancent dans cette expérience sans préparation réelle et sans la connaissance nécessaire.

 

b) La preuve objective :

Outre la preuve personnelle, de nature subjective, peut-on envisager la possibilité d’une preuve de nature objective, donc matérielle, susceptible d’emporter l’adhésion de tout le monde, et en premier lieu, bien sûr, celle du monde scientifique ?

La seule preuve envisageable de cette nature consisterait en la mise au point d’une caméra spéciale permettant de filmer la sortie du corps astral lors de la décorporation ou lors de la mort elle-même.

Wilfried Chettéoui a publié plusieurs photos où l’on voit distinctement la corde d’argent (reliant les corps physique et "astral") au chevet d’une mourante. Ce type de photo, bien que fort rare, permet d’envisager la possibilité de la mise au point d’un appareil permettant de filmer dans des bandes de fréquences non perceptibles par nos organes sensoriels et par les instruments de détection des champs physiques connus.

Signalons à ce propos que l’ésotériste Benjamin Creme considère qu’il devrait être possible de photographier ou de filmer le corps éthérique d’un défunt en lumière ultraviolette. De combien faudrait-il aller dans l’ultraviolet ? Selon Benjamin Creme une "octave de lumière" ne suffit pas, mais quatre "octaves" supplémentaires sont nécessaires. (21)

Le biologiste Harry Oldfield, qui mène des recherches dans une clinique proche de Londres, a mis au point la "photographie à interférence polycontrastée" (PIP), en adaptant une ancienne technologie utilisée pour les photos satellite des terres chaudes et froides et des étendues océanographiques. Il a amélioré le procédé après de nombreuses années de recherches sur la photographie Kirlian. L’innovation réside « dans la programmation informatique qui affecte un nombre à chaque degré de lumière et le codifie à l’aide de couleurs ». La technologie d'Harry Oldfield est utilisée dans plusieurs hôpitaux britanniques et cliniques à l’étranger, en conjonction avec le scanner et des appareils de thérapie par les cristaux qu’il a mis au point. Les clichés PIP du corps humain offrent « une représentation graphique des tourbillons et des faisceaux énergétiques correspondant aux chakras décrits en médecine ayurvédique et aux circuits énergétiques suivis par les méridiens de la médecine chinoise ». Nous avons là, « enfin, un outil simple, bon marché et inoffensif, capable de révéler visuellement l’état et les mouvements des champs de force, en utilisant une simple bobine Tesla, un ordinateur et un magnétoscope ».

Le procédé PIP d’Harry Oldfield, note Diana Holland, "permet de déceler les états pathologiques avant qu’ils ne se manifestent lors d’un diagnostic classique, permettant ainsi au thérapeute de saisir à temps l’apparition de pathologies comme une tumeur du sein". Le procédé peut également être utilisé afin d’étudier "des formes de médecine vibratoire comme l’acupuncture, l’homéopathie et la réflexologie"…

Lors d’une étude menée avec trois assistants, dans un lieu où des roturiers britanniques furent exécutés, "l’image de deux soldats de Cromwell apparut puis s’évanouit, restant toutefois clairement visible durant un court instant".

"Les empreintes de l’Histoire persistent, selon lui, dans les vieilles gares ferroviaires, les cimetières, etc., et il existe des clichés PIP de formes fantomatiques et de mains tendues, où les actuels propriétaires de ‘‘maisons hantées’’ parlent de points froids et d’une présence ténébreuse." (D. Holland)

Harry Oldfield a pris, dans des morgues britanniques, des clichés PIP "du corps de personnes ayant subi une mort soudaine, inattendue et violente, dans un accident de la route".

"Dans de tels cas il a pu photographier un champ de force flottant au-dessus ou à proximité du corps étendu." (D. Holland) (22)

 

5. Les constantes du corps subtil :

Le corps subtil principal, celui dont nous faisons l’expérience en état de décorporation et, de façon plus générale, après notre mort, est connu sous diverses appellations.

Ce « corps métaphysique » correspond au « corps astral » des occultistes, théosophes, etc., au « périsprit » des spirites et au « corps psychique » de l’Ordre Rosicrucien AMORC.

Jean Prieur (23) a dégagé 12 constantes dans la description du corps subtil ou métaphysique, à travers les époques et les civilisations, constantes qui, pour plus de simplification, sont ramenées ici à 6 particularités :

1. Le corps subtil, qui a une forme correspondant au corps physique, interpénètre ce dernier et est relié à lui par la corde d’argent.

2. Il émet un rayonnement nommé aura.

3. Il est de nature vibratoire et corpusculaire.

4. Il est à l’origine des divers phénomènes psi, ceux-ci devant être attribués tantôt au corps subtil des vivants incarnés, tantôt au corps subtil des vivants désincarnés.

5. Il peut provisoirement se détacher du corps physique durant l’incarnation, la séparation définitive se produisant au moment de la mort. Dans les deux cas il peut traverser aisément la matière.

6. Que la séparation soit provisoire ou définitive, la perception, la mémoire, la conscience, la pensée, restent intactes. Et c’est ce corps subtil, évidemment, qui permet la survivance personnelle.

 

6. Les facultés du corps spirituel :

Le messager de l’Au-delà Georges Morrannier a donné quelques informations à sa mère à propos des capacités du corps astral.

Dans une communication datée de mai 1987 il précise qu’il existe un "cerveau spirituel" composé d’un « petit champ d’ondes théoniques, sphérique et limité, maintenu par la substance spirituelle de notre tête ».

Les capacités de ce "véhicule de conscience" qu’est le corps astral sont les suivantes :

Une perception visuelle globale permettant de voir à distance et à l’intérieur des objets, ainsi que l’activité des cellules végétales à l’intérieur des plantes et celle des organes à l’intérieur du corps. Un effort de volonté est cependant nécessaire pour parvenir à ce résultat.

La perception de l’aura des êtres incarnés.

• La possibilité de lire les pages d’un livre sans l’ouvrir.

• L’audition des voix humaines et des bruits terrestres. Si les oreilles « astrales » ont la même forme que celles du corps physique, l’oreille interne n’existe pas et est remplacée « par un très petit champ de spiritons ».

• Une voix très différente de la voix terrestre, sans timbre :

« Elle n’a pas de son puisqu’elle ne provoque pas d’onde acoustique d’ordre physique. Et cependant elle est très audible. »

• Si l’odorat persiste, le sens du goût a par contre disparu car il n’est plus nécessaire de se nourrir.

• Il ne reste aucune trace des poumons, du cœur, de l’appareil digestif ou de l’appareil génital, ceux-ci étant devenus totalement inutiles. Les références de désincarnés à des banquets, des verres de whisky ou des tasses de thé s’expliquent ainsi : tout ceci n’existe que dans le mental de ces êtres.

Le corps subtil peut se rendre instantanément où il le désire. Il suffit de visualiser la personne que l’on veut rejoindre ou le lieu que l’on veut visiter. Il est possible de visiter une autre planète habitée, ce voyage s’effectuant en groupe. Il est évidemment possible de visiter toutes les planètes du système solaire, les conditions atmosphériques qui y règnent ne pouvant gêner le corps astral.

• Le toucher est différent. Les ondes spi * « de nos mains captent les vibrations de la matière ».

Les communications sont de nature télépathique, cette forme de communication s’avérant nécessaire avec les êtres spirituels ne parlant pas la même langue, ainsi qu’avec les médiums terrestres.

• Déplacements d’objets à distance, dématérialisations et "re-matérialisations", bruits divers, « font intervenir les ondes théoniques ». Dans les guérisons spirituelles le "prâna" est canalisé vers le malade. Les guérisons de Lourdes sont réalisées par des « guides ».

Les « ondes prâniques » sont nécessaires à la vie du corps spirituel ; elles suivent le réseau des "nadis", sont captées et diffusées par les "chakras".

La pensée possède une créativité surprenante et peut donner naissance à des formes, des images, des sons, de la musique. (24)

(* Les « ondes spi », les « spiritons », les « ondes théoniques », etc., font partie des particules et champs de l’Univers spirituel.)

 

7. Les "véhicules de conscience" :

Nous avons vu, en début de texte, que diverses sources mentionnaient l’existence de plusieurs corps subtils.

Dans l’enseignement de l’Ordre Rosicrucien AMORC il est fait référence à l’existence d’une âme universelle dont les segments animent chaque être humain, l’âme universelle ayant une extension ou partie d’elle-même dans chaque corps humain. Chaque âme humaine comprend un "moi" ou "personnalité" appelé "corps psychique", lequel réside à l’intérieur du corps physique et est de nature immortelle. (25)

S’agissant de la notion de la pluralité des corps de l’âme, le « Manuel Rosicrucien » déclare qu’aucun « des instructeurs de cette sorte d’existence complexe n’a jamais été capable de montrer qu’il pouvait agir, exclusivement ou partiellement, dans l’un de ces nombreux corps, pas plus qu’il n’a été capable d’enseigner à ses étudiants à agir dans l’un de ces corps avec suffisamment de succès pour rendre les étudiants capables de prouver pour leur propre satisfaction que de tels corps existent bien ». (26)

Pourtant Raymond Bernard - qui a occupé la fonction de « Grand Maître », pour les pays de langue française, de l’Ordre Rosicrucien AMORC - a écrit dans l’un de ses ouvrages que le rêve « est une conséquence des activités de l’être humain constitué de sept corps ou plans liés à l’un d’eux – le corps physique – aux points connus sous le nom de centres psychiques ou chakras, et dont l’action est ressentie par une zone cervicale particulière située sur le côté gauche de la tête ».

Les 7 "centres psychiques" sont, dans le corps humain, les points de jonction ou les « touches », sur le clavier corporel, « des sept corps ou états qui constituent l’Homme total, l’un deux correspondant, naturellement, au corps physique lui-même ».

Les rêves correspondent, dit-il, « aux activités successives des sept corps de l’Homme pendant son sommeil ». (27)

Voici un tableau synthétique relatif aux divers constituants de l’Homme, d’après certaines sources :

_____________________________________________________________________

Théosophie : .............- Rudolf Steiner : ................ - Max Heindel :..................
(H. P. Blavatsky, .......... (1861-1925) ..................... (1865-1919).....................
A. Besant…)...............................................................................................


- corps éthérique....... - corps éthérique................. - corps vital.......................

- corps astral............ - corps astral...................... - corps du désir..................

- corps mental........... - Moi................................. - Intellect.........................

- corps causal........... - Moi spirituel...................... - Ego................................

- corps bouddhi- ....... - Esprit de Vie..................... - Esprit vital.......................

que ou christique ........................................................................................

- corps atmique......... - Homme-Esprit................... - Esprit divin.......................

(28) ..............................(29)...................................(30).............................

______________________________________________________________________

Mark Prophet ............................................ - Joseph Whitfield :.......................

et Elizabeth Clare Prophet : .............................. (Channel)...............................

(Channels) .................................................................................................

Corps émotionnel .........................................- corps astral ............................

Corps mental ..............................................- corps mental ...........................

Corps éthérique ..........................................- corps émotionnel ......................

Moi christique .............................................- corps christique .......................

Présence JE SUIS ........................................- corps antichristique ..................

Corps causal ..............................................- corps angélique ........................

(31) .........................................................- corps archangélique ..................

.......................................................................... (32) ...............................

______________________________________________________________________

Doriane :................. - Marie Lise Labonté : ............... - Henri Totev (occultiste) :

(channel)........................ (channel) .............................................................

- corps éthérique..... - corps éthérique....................... - corps vital (éthérique) ...

- corps mental..........- corps émotionnel..................... - corps astral..................

- corps astral...........- corps mental........................... - corps de conscience .....

- corps causal..........- corps astral............................ - corps de béatitude.........

........ (33)..............- corps super-astral.................... - corps de splendeur.........

.............................- corps céleste.......................... - corps de fusion..............

.............................- corps de lumière.......................... (35)...........................

.............................................. (34)...........................................................

______________________________________________________________________

Anne Givaudan et Daniel Meurois : .............. Aeoliah Kuthumy

-------------------------------------------(musicien "new age") :.............

Corps éthérique .................................................. - Corps émotionnel ..............

Corps astral ....................................................... - Corps mental ...................

Corps mental ...................................................... - Corps éthérique ...............

Corps causal ................................................................ (37) ........................

Corps de vitalité divine ..................................................................................

Corps d'esprit divin .......................................................................................

(36) ..........................................................................................................

_______________________________________________________________________

 

Il convient de clarifier les points suivants :

1° Dans la classification d’Elizabeth Clare Prophet et celle d’Aeoliah Kuthumy, le « corps éthérique » ne désigne pas le même « corps » que dans les autres classifications.

Par ailleurs, dans la classification « Prophet », le « corps causal » ne correspond pas au « corps causal » de la classification théosophique.

2° Dans deux classifications (Joseph Whitfield et Marie Lise Labonté) le « corps émotionnel » et le « corps astral » sont présentés comme deux "véhicules de conscience" différents, alors qu’en réalité le « corps astral » est, par définition, le corps émotionnel.

3° Curieusement Doriane place le « corps mental » avant le « corps astral », ce qui est absurde.

Afin d’éviter ces confusions je recommande de n’utiliser que la classification théosophique classique (ou celle de Meurois-Givaudan).

Dans la classification théosophique le « corps causal » (le « kârana-sharîra » des Hindous) correspond à l’âme véritable, et il est également connu sous les appellations de « Moi supérieur » et d'« Ego » C’est à l’intérieur du « corps causal », écrit Michel Coquet, qu’apparaît l’Homme immortel :

« Ce corps d’énergie pure et flamboyante, d’une grande splendeur, est ce qui se réincarne, c’est en lui que se trouvent le sens et la conscience du « je », et c’est en lui qu’a lieu la vraie ‘‘ transmutation’’ du je inférieur au Soi supérieur par l’intermédiaire des trois atomes permanents de la personnalité, les seuls qui poursuivent le grand voyage de l’âme et enregistrent son histoire. » (M. Coquet) (38)

Les divers "véhicules de conscience", avec leurs fonctions, sont décrits dans de nombreux ouvrages, parmi lesquels les livres des théosophes Annie Besant (1847-1933), Charles W. Leadbeater (décédé en 1934) et Arthur Powell. (39)

Précisons que le corps éthérique n’est pas un "véhicule de conscience", mais simplement le véhicule du « prâna » ou "force vitale". Il est constitué de milliers (ou de millions) de « nadis » ou "canaux d’énergie", l’entrecroisement d’un certain nombre d’entre-eux donnant naissance à des vortex appelés « chakras », ces derniers étant eux-mêmes en relation avec diverses glandes endocrines. La diffusion de "l’énergie" s’opère de la sorte :

* "Energie cosmique" pénétrant dans le "chakra" -------- Réseau des "nadis" -------- Système nerveux --------- Glandes endocrines --------- Réseau sanguin. (40)

 

8. Correspondances avec diverses traditions :

Il est possible, en ce qui concerne les corps subtils (ainsi que pour les Plans de conscience), d’établir certains parallèles entre les classifications de la littérature médiumnique ou ésotérique occidentale et certaines traditions religieuses (bouddhisme, judaïsme hassidique, Kabbale…).

Par exemple le « prânamaya-kosha » de la tradition orientale est identifiable au « corps éthérique ».

Michel Coquet donne le tableau suivant de correspondances :

Classification dans le Bouddhisme ésotérique ......................... Classification dans le Védanta

ATMAL’ESPRIT.................................................................. ATMA ..........
BOUDDHIL’AME......................................................... ANANDAMAYA KOSHA .
....................................................... (le corps causal ou KARANA SHARIRA) .
 


MANASMENTAL :
1. VIJNANA (a) ................................................... VIJNANAMAYA KOSHA (b) .
 

2. VOLITION ..........................................................................................
SENTIMENTS
........................................................................ MANOMAYA KOSHA (c) ...
KAMARUPA (désir) ..................................................................................

CORPS PRANIQUE (ou éthérique) ...............................................................
........................................................................ PRANAMAYA KOSHA .......
PRANA (vitalité) (d) ................................................................................

STHULA SHARIRA (le corps grossier) ....................... ANNAMAYA KOSHA ........ 

(41)

Thierry Guinot note que, pour la tradition du Yoga tantrique, l’être humain possède trois corps ("sharîra") et cinq enveloppes ("kosha") :

- Le "kârana-sharîra" ou « corps causal », correspondant à "ânandamaya-kosha" (« enveloppe de félicité »).

- Le "sûkshma-sharîra" ou « corps subtil », correspondant à "prânamaya-kosha" (« enveloppe d’énergie vitale »), "manomaya-kosha" (« enveloppe de pensée »), et "vijnânamayakosha" (« enveloppe de connaissance »).

- Le "sthûla-sharira" ou « corps grossier », correspondant à "annamaya-kosha" (« enveloppe nourricière »).

Thierry Guinot considère que le "sûkshma-sharîra" ou « corps subtil » ne correspond pas au « corps psychique ». Il n’est pas possible, écrit-il, « de tenter un rapprochement ‘‘rosicruciano-tantrique’’ sur ce point ».

« De même il faut distinguer ce "sûkshma-sharîra" des conceptions occidentales de ‘‘corps astral’’, ‘‘corps éthérique’’, ‘‘corps fluidique’’, etc. De même encore les notions de ‘‘pensée’’ et de ‘‘connaissance’’ sont de faux amis, qui ne recouvrent pas – en Inde – les mêmes réalités que celles auxquelles nous sommes habitués.

Enfin l’âme (âtman) est elle-même indépendante de ces trois corps comme de ces cinq enveloppes, et ne doit donc pas être confondue avec le ‘‘corps causal’’. Par conséquent attention aux amalgames, ce n’est pas de cette façon qu’on aborde l’Orient ! » (T. Guinot) (42)

Je considère, pour ma part, que si l’âtman peut être identifié à la Monade (étincelle divine dans l’être humain), il est possible d’assimiler le "kârana-sharîra" ou « corps causal » au « corps causal » (l’âme ou Moi supérieur) des théosophes. Mais il convient effectivement d’éviter de grossières erreurs en établissant des identifications précises entre des éléments de traditions différentes. Evoquons brièvement la Kabbale hébraïque et la tradition de l'ancienne Egypte.

La Kabbale hébraïque distingue un ternaire de base constitué de "nephesh" (le corps), "rouach" (l’âme) et "neshamah" (l’esprit). (43)

Le rabbin Yonassam Gershom (qui est « réincarnationniste ») distingue : "nefesh", "ruach", "neshamah", "chayah", "yechidah". Les deux premiers niveaux, dit-il, ne subsistent pas après la mort. Par contre la "neshamah" (la conscience supérieure individuelle) survit et maintient un lien constant avec les deux « niveaux transcendantaux supérieurs où l’âme est en contact avec la lumière du Dieu omniscient ». (44)

La tradition égyptienne antique distinguait différentes "enveloppes" qu’Alain Sendat (45) répartit ainsi :

• Les enveloppes inférieures représentant le corps et comprenant "le Khat", "le Khaibit" et "le Ka".

• Les enveloppes intermédiaires représentant l’âme et comprenant "le sekhem", "le ba" et "l’ab".

• Les enveloppes supérieures représentant l’esprit et comprenant "le RN", "l’akhou" et "le sahou".

Alain Moreau

 

Références

1. Jeanne Morrannier, « La totalité du réel », éditions Sorlot-Lanore, 1986, p. 72.

2. Transmis par J. Robert, « Entretiens avec Oasis », tome 1, éditions Berger, 1994, p. 303.

3. Janine Fontaine, « Notre quatrième Monde », éditions Robert Laffont, 1987, p. 166.

4. Jeanne Morrannier, op. cit., p. 73-74.

5. Wilfried Chettéoui, « La nouvelle parapsychologie », éditions Sorlot /Lanore, 1983, p. 38-53.

6. Léo Talamonti, « Univers interdit », éditions Albin Michel, 1970, p. 189.

7. Ibid., p. 189-190.

8. Alexandra David-Neel, « Mystiques et magiciens du Tibet », éditions Plon, 1929, p. 40.

9. « Facteur X » n° 32, juillet 1998, p. 873.

10. « Sciences et avenir » - Hors-Série sur le rêve, n° 109, décembre 1996-janvier 1997, p. 130, 135.

11. Pierre Mariel, « Paracelse », éditions Seghers, 1974, p. 54.

12. Christine Hardy, « L’Après-vie à l’épreuve de la science », éditions du Rocher, 1986, p. 56-60.

13. Ibid., p. 61.

14. Ibid., p. 63-76.

15. Ibid., p. 65-66.

16. “Nexus”, n° 5, novembre-décembre 1999, p. 56.

17. « Parasciences et transcommunication », n° 37, août 1999, p. 52-53.

18. Jérôme Bourgine, « Le voyage astral », éditions du Rocher, 1993, p. 83, note 1.

19. Bernard Raquin, « Comment sortir de son corps ? », Presses Pocket, 1992.

20. William Buhlman, « Voyage au-delà du corps », éditions L’Art de S’Apprivoiser, 1998.

21. Benjamin Creme, « La mission de Maitreya », tome 2, Association Partage, 1995, p. 597.

22. Diana Holland, « Partage international », n° 139, mars 2000, p. 7-10.

23. Jean Prieur, “L’Aura et le corps immortel”, éditions Robert Laffont, 1979, p. 273-275.

24. Jeanne Morrannier, « L’Univers spirituel », éditions Sorlot/Lanore, 1988, p. 137-147.

25. Harvey Spencer Lewis, « Les demeures de l’âme » (1930), éditions Rosicruciennes, cinquième édition française de 1974, p. 127-130.

26. « Manuel rosicrucien », éditions Rosicruciennes, septième édition française de 1975, p. 290.

27. Raymond Bernard, « Nouveaux messages du Sanctum Céleste », éditions Rosicruciennes, 1973, p. 170-172 de l’édition de 1974.

28. Voir par exemple : Annie Besant, « L’Homme et ses corps », éditions Adyar, huitième édition française de 1982, p. 39-102.

29. Rudolf Steiner, « La science de l’occulte », éditions du Centre Triades, édition de 1976, p. 57.

30. Max Heindel, « Cosmogonie des Rose-Croix », op. cit., p. 629-637.

31. Elizabeth Clare Prophet, « Les études de l’aura humaine », éditions de Mortagne, 1993, p. 122-123.

32. Joseph Whitfield, « Le trésor d’El Dorado », éditions Vivez Soleil, 1991, p. 98-115.

33. Doriane, « Lumière de cristal », éditions Rayon d’Or, 1990, p. 32-33.

34. Ninon Prévost et Marie-Lise Labonté, « La guérison spirituelle angélique », tome 1, éditions Shanti, 1995, p. 37-45.

35. Henri Totev, « L’occultisme universel », éditions F. E. U., 1996, p. 195.

36. Anne Givaudan et Daniel Meurois, « Les robes de lumière », éditions Arista, 1987, p. 16-25.

37. Aeoliah Kuthumy, « Eveillez votre lumière intérieure », éditions Vivez Soleil, 1995, p. 21-24.

38. Michel Coquet, « Savoir mourir », éditions L’Or du Temps, 1986, p. 55.

39. Annie Besant, « L’Homme et ses corps », éditions Adyar ; Charles Leadbeater, « L’Homme visible et invisible », éditions Adyar ; A. E. Powell, « Le double éthérique », « Le corps astral », « Le corps mental », « Le corps causal » : éditions Adyar.

40. Anne Givaudan, « Lecture d’auras et soins ésséniens », éditions Amrita, 1997, p. 32.

41. Michel Coquet, « Pratique de la méditation », éditions L’Or du Temps, 1990, p. 16.

42. Thierry Guinot, « Rose-Croix », n° 188, hiver 1998, p. 29.

43. Alain Sendat, "L'âme énergétique", éditions Mosaïque, 1997, p. 39-45.

44. Vicki Mackenzie, « Enfants de la réincarnation », éditions Robert Laffont, 1996, p. 156.

45. Alain Sendat, op. cit., p. 27-37.



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 





 






 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



 

 


 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 


 

 


 
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