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Direct 8 : OVNIs, Roswell, théorie des anciens astronautes. Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

 

 

DIRECT 8 :

 

OVNIs, ROSWELL, ANCIENS ASTRONAUTES

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sur Direct 8, les 29 février et 9 mars 2012, on a pu voir des documentaires consacrés aux thèmes des OVNIs, de la théorie des anciens astronautes (extraterrestres) et de la recherche de la vie extraterrestre. (Ces émissions ont été rediffusées après ces dates initiales.) En voici un compte rendu critique.

 

A) LES DOCUMENTAIRES DU 29 FEVRIER 2012 (rediffusés à plusieurs reprises) :

Deux documentaires (rediffusés ultérieurement) ont été diffusés durant la soirée du 29 février 2012.

 

1. Le documentaire consacré au sujet des OVNIs :

Ce documentaire a été présenté comme étant inédit. C’est, à vrai dire, un mensonge à disons 90%. La seule partie inédite, là-dedans, est le début de l’émission, lorsqu’on a montré quelques séquences récentes (datées de 2011 et du début 2012) d’OVNIs filmés : 26 mars 2011 à Fukushima, 28 juin 2011 au Mexique, 31 janvier 2012 en Antarctique, 1er février 2012 en Bosnie, et une autre vidéo datée du 5 février 2012 et montrant un appareil lumineux.

Quelques rares autres séquences sont peut-être inédites :

* Une petite interview de Jean-Jacques Vélasco (qui a été longtemps à la tête du SEPRA).

* Le témoignage de Nelson Monfort (son observation datant de 1985), le chroniqueur sportif bien connu. (Il avait déjà évoqué son observation dans d’autres émissions.) Il a vu un objet triangulaire très lumineux, qui ne faisait aucun bruit, qui a oscillé, puis qui est parti à grande vitesse.

* Une petite interview de Jean-Claude Sidoun, évoquant des observations d’astronautes, dont les propos (en 1978 et 1985) de Gordon Cooper… (Incidemment, je précise que Jean-Claude Sidoun est l'auteur d'un livre paru en 2012 aux éditions Le Temps Présent : "OVNIs dans l'espace".)

* Une petite interview d’Igor Bogdanov et d’Hubert Reeves, leurs propos n’étant cependant pas associés aux OVNIs, mais au thème extraterrestre en général. On a aussi évoqué le message radioélectrique envoyé en 1974 depuis le radiotélescope de Porto Rico.

Tout le reste du documentaire n’est en fait qu’un « rafistolage » de séquences déjà diffusées dans d’autres émissions. En effet :

De nombreuses séquences ont été « empruntées » à un documentaire initialement diffusé en 2008 sur Canal+, et notamment celles-ci :

- L’observation des « lumières de Phoenix » (Arizona) le 13 mars 1997. Avec notamment Emma Barwood, qui avait recueilli plus de 700 témoignages, et le gouverneur F. Symington.

- L’observation faite à Jersey, au-dessus de la Manche, le 23 avril 2007, avec le témoignage du pilote (Ray Bowyer) et le commentaire du contrôleur aérien Marc Angee (de Brest).

- La séquence relative au GEIPAN (avec Yves Patenet, alors directeur de ce service du CNES) et à la collaboration de la gendarmerie dans la collecte des observations relatives aux PAN (Phénomènes Aérospatiaux Non identifiés).

- L’observation, en 1975, du pilote Jack Krine.

- La séquence évoquant les analyses de photos par François Louange, et notamment le commentaire de ce dernier à propos de la photo de « l’OVNI de Petit-Rechain ». Si l’émission avait été « up-to-date », les responsables auraient plutôt évoqué le fait qu’il s’est avéré que cette photo, loin de montrer un OVNI associé à la vague belge, est truquée, le responsable de la mystification s’étant fait connaître en 2011. J’évoque cette révélation de la photo truquée à la fin de mon texte (même rubrique) : "La vague belge d’OVNIs". On trouve par ailleurs, dans le numéro 26 (mars-avril 2012) de « Science et inexpliqué » (pages 22-23), une courte interview du faussaire : Patrick Maréchal. Il s’agissait d’une maquette triangulaire fabriquée en frigolite, d’une longueur d’environ 60 centimètres sur sa grande base, dans laquelle il a encastré quatre ampoules de lampe de poche, celle du milieu étant peinte en rouge avec un simple marqueur. Il a suspendu le tout dans son jardin, il a pris plusieurs clichés et a choisi le meilleur. Il a refait ensuite, à titre personnel, deux maquettes identiques. Pour faire cette photo, il s’est inspiré, dit-il, « de détails de vrais témoins ».

- La séquence montrant des confusions avec des phénomènes naturels, et notamment d’étonnants nuages lenticulaires évoquant la forme d’une « soucoupe volante ». Sur ce point, cependant, il convient d’être prudent, car diverses sources font état de vaisseaux de l’espace prenant l’apparence, parfois, de nuages, afin de dissimuler leur présence. Il existe ainsi d’étonnantes photos de nuages particuliers au-dessus du mont Shasta (en Californie)…

- La séquence montrant Denis Letty, qui a participé, en 1999, au rapport COMETA, et qui soutient que l’hypothèse extraterrestres est la plus cohérente.

Si l’on excepte le fait qu’il ne s’agit, dans ces diverses séquences, que de rediffusions pour la plupart, cela n’enlève rien au fait que cette partie de l’émission a été tout à fait correctement traitée… C’est, je dirai, l’aspect positif de ce documentaire.

D’autres séquences, par contre, sont des emprunts à d’autres documentaires télévisés, anglo-saxons ceux-là, ces documentaires ayant été diffusés quelques jours plus tard, le 9 mars 2012. Ainsi, certaines séquences sont des emprunts au documentaire sur Roswell (diffusé le 9 mars 2012), alors que d’autres séquences sont des emprunts au documentaire consacré à la théorie des anciens astronautes (documentaire également diffusé le 9 mars 2012, après ceux consacrés à Roswell et à l’Aire 51).

Dans le cas de Roswell, on a eu les interventions de Donald Schmitt, de Stanton Friedman, de Denis Balthaser, etc., avec, parmi les opposants, Michael Schermer.

Les séquences consacrées à la théorie des anciens astronautes extraterrestres ont concerné Teotihuacan, les lignes de Nazca, les pyramides, le crâne « Star Child »... :

a) Parmi les intervenants « croyants », il y a eu Erich von Däniken (l'un des « anciens » et pionniers, le seul encore vivant, à ma connaissance, de la thèse des anciens astronautes), Lloyd Pye (à propos du crâne « Star Child »), et quelques autres (des « nouveaux ») dont je ne peux pas donner ici l'orthographe exacte, leurs noms n'ayant pas été écrits lors de leurs courtes interventions filmées.

b) Parmi les intervenants sceptiques/négateurs, on a montré Joe Nickell et l'archéologue Ken Feder.

Les séquences concernées ayant été, je le rappelle, extraites de documentaires diffusés quelques jours après, je reviens plus loin sur ces deux sujets (Roswell et les anciens astronautes). Voir : B) LES DOCUMENTAIRES DU 9 MARS 2012.

En outre, Seth Shostak, du Projet SETI, a été interrogé.

 

2. Le second documentaire du 29 février 2012 :

Il n'y a pas grand-chose à dire à propos des trois quarts de cette émission, celle-ci ayant été consacrée à la recherche de la vie extraterrestre, du point de vue des « chercheurs académiques » bien sûr. Le sujet a été abordé de façon tout à fait classique, comme c'est toujours le cas lorsque ce thème est traité : les microbes « extrêmophiles », les exoplanètes, les tentatives de réception de messages extraterrestres (SETI), etc. C'est le même discours que l'on entend à longueur d'émissions sur le sujet, et, bien sûr, on n'apprend rien de nouveau. (Dans le journal télévisé de 20 heures, sur France 2, le 12 mars 2012, on a eu droit à un « cours » tout aussi classique sur les exoplanètes.) Bon point quand même : les intervenants s'accordent à penser qu'il est probable (certains en sont même convaincus) que la vie existe ailleurs que sur Terre.

On a entendu Stephen Hawking parler du choc des civilisations, en cas de rencontre extraterrestre, une telle confrontation pouvant conduire à un désastre. On a aussi entendu plusieurs autres intervenants, dont Seth Shostak (projet SETI), D. Fisher, l'astronome Dan Werthimer, Anthony Hewish (qui a parlé des pulsars ou étoiles à neutrons), Frank Drake (et sa célèbre équation permettant d'estimer le nombre de civilisations extraterrestres, mais avec un nombre de paramètres inconnus qui ne permettent pas une estimation fiable). On a évoqué Enrico Fermi (et son célèbre « paradoxe »), l'envoi de la sonde "Voyager" en 1974, Titan (un satellite de Saturne), Europa (un satellite de Jupiter) - ce dernier satellite étant suspecté d'avoir un océan liquide sous la surface - et Mars (avec un sous-sol constitué d'eau). Le planétologue David Grinspoon a énuméré les hypothèses susceptibles d'expliquer pourquoi des civilisations extraterrestres ne sont pas entrées en contact avec nous : nous ne les intéressons peut-être pas, le problème de l'immensité de l'espace (avec la limite de la vitesse de la lumière), etc. (Voyez mes propres textes à propos du problème du non-contact, dans la même rubrique « Présence extraterrestre ».)

Et puis, vers la fin de l'émission, patatras : on expédie, en quelques séquences, le sujet des « soucoupes volantes » ravalées au niveau du mythe. Le cas Roswell a été exécuté sans autre forme de procès : le commentateur a évoqué ce qu'il a appelé le « pseudo crash d'OVNI de Roswell », « ultime théorie du complot » (confondant de la sorte, et après d'autres individus, complot et préservation d'un secret relevant de la sécurité nationale). C'était, a-t-on asséné de façon péremptoire et ridicule, un ballon (référence, en fait, au projet Mogul), les témoignages relatifs à la récupération d'« aliens » s'expliquant par la confusion avec des mannequins dont on nous a montré fugitivement l'apparence.

Le sujet des crop circles a aussi été expédié en quelques séquences et phrases sentencieuses, avec un circlemaker, John Lundberg, en train de faire un crop et de montrer combien il était facile de faire voler un faux OVNI au-dessus d'une formation et de photographier celui-ci.

Le sujet des pistes de Nazca a été aussi évoqué, pour « montrer », bien sûr, le prétendu caractère absurde de la thèse extraterrestre.

Un tel condensé d'inepties en un délai aussi court m'a laissé pantois. Les individus à l'origine de ce documentaire n'ont vraiment rien à voir avec des « journalistes d'investigation », même si leur façon de procéder ne peut que réjouir des sceptiques sectaires comme ceux qui officient dans la revue « Science et pseudosciences » ou des auteurs de la même veine comme Gilles Fernandez...

Mais là aussi, un tel traitement est classique dans ce genre d'émission sur une chaîne télévisée. Cela montre aussi que si les Américains (rappelons qu'il s'agissait d'un documentaire américain) sont généralement plus ouverts, en moyenne, que les Français par exemple, sur le sujet des OVNIs, la désinformation ambiante est aussi bien à l'oeuvre là-bas... Cela ne fait que refléter un état d'esprit général chez les pseudo élites intellectuelles, quel que soit le pays concerné : on est « sympa » avec l'idée d'une vie extraterrestre, quand on fait s'exprimer les astronomes/astrophysiciens qui y sont favorables, mais quand il s'agit de parler d'OVNIs et de la thèse des anciens astronautes, alors, là, on « tire à boulets rouges », sans discernement. Et comme l'immense majorité des gens ne sont pas férus de ce genre de sujets, ils ne risquent pas de s'apercevoir de la grosseur des « ficelles » utilisées...

Notons, au passage, que le jugement expéditif du documentaire tranche avec la présentation beaucoup plus modérée du documentaire précédent (diffusé la même soirée) où le sujet des OVNIs était présenté de façon beaucoup plus objective et où le cas de Roswell n'était pas « assassiné », mais abordé en présentant les deux versions « pro » et « anti ». Mais il est vrai, cependant, que tout le passage concernant le projet Mogul avait été « gommé » dans ce documentaire, ce passage (visant à faire pencher définitivement la balance vers la thèse anti-extraterrestre) se trouvant pourtant dans le documentaire (diffusé le 9 mars 2012) consacré à Roswell. (Les séquences relatives à Roswell, dans ce documentaire du 29 février, ont été extraites du documentaire spécifiquement consacré à cette affaire et diffusé le 9 mars.)

L'affirmation relative aux mannequins prétendument confondus avec des « aliens » ne fait que reprendre, en fait, la thèse soutenue par les auteurs d'un rapport (dans les années 1990) pour le compte de l'armée américaine. Cette affirmation est mensongère pour les deux raisons suivantes :

D'abord, le descriptif de ces ridicules mannequins ne correspond en rien avec les descriptions données par certains témoins allégués du crash de Roswell. Ainsi, par exemple, Eli Benjamin a aperçu un visage grisâtre, une large tête sans cheveux qui n’était pas humaine. De mémoire, Eli Benjamin a fait la description d’un petit corps avec une grosse tête en forme d’œuf, des yeux allongés, une bouche mince comme une fente, et deux trous à la place du nez. (Voyez le texte de Gildas Bourdais – sur ce site, dans la même rubrique - : "Roswell. (2)")

Ensuite, il y a un fait incontournable qui montre, sans aucun doute possible, le caractère invraisemblable de la confusion avec de vulgaires mannequins : ceux-ci n'ont été utilisés que dans les années 1950 et donc plusieurs années après l'incident de Roswell !!

Il faut en effet rappeler que le crash de Roswell est daté de début juillet 1947. Il est donc impossible que des témoins aient pu confondre avec des mannequins et ce d'autant plus que le descriptif des êtres qui auraient été aperçus ne correspond absolument pas au standard humain. (Cette dernière constatation permet, incidemment, d'éliminer la thèse sournoise des spécialistes du dénigrement systématique selon lesquels les témoins se sont trompés et ont mélangé les dates, les événements rapportés s'étant déroulés il y a longtemps.)

 

B) LES DOCUMENTAIRES DU 9 MARS 2012 (rediffusés à plusieurs reprises) :

 

1. Le documentaire sur Roswell :

Outre le cas Roswell, le documentaire a évoqué l'ouvrage (« Behind the flying saucers ») de Frank Scully, dans lequel ce dernier développait le cas d'Aztec, avec une prétendue récupération de corps, comme à Roswell. En 1952, les deux individus à l'origine de cette « information », qui avaient tout inventé, furent condamnés pour imposture.

L'observation de Kenneth Arnold (en juin 1947) a aussi été évoquée.

S'agissant du cas de Roswell, on a vu s'exprimer George Newling (qui dit avoir perçu, dans une soute, un morceau d'un vaisseau spatial) et James Ragsdale (qui a fait état de la vision de petits êtres de nature non humaine). On a évoqué le cas de Glenn Dennis qui avait cité le témoignage d'une infirmière, laquelle n'a pas été retrouvée... On a vu Donald Schmidt, Stanton Friedman, Jesse Marcel, Frank Joyce, Toby Smith, Dennis Balthaser.

Les sceptiques et opposants qui se sont exprimés comprennent Michael Schirmer (auteur de : « Why people believe weird things ») et Seth Shostak. Ce dernier, à la tête du projet SETI, a déclaré, pour répondre à ceux qui pensent que les « aliens » se sont intéressés aux essais nucléaires terriens, que ce n'est pas possible car il n'y avait que deux ans d'écoulés entre la première bombe atomique et l'incident Roswell, et qu'aucune civilisation extraterrestre n'aurait pu franchir les espaces interstellaires en un laps de temps aussi court.

Cet individu (et ses pairs) souffre en fait d'anthropomorphisme, ce chantre du projet SETI étant incapable de concevoir que notre planète puisse être « surveillée » depuis bien plus longtemps que la période de l'après-guerre, que ces civilisations puissent disposer de technologies autrement plus performantes que celles qui sont « autorisées » par la physique contemporaine, et qu'il puisse y avoir effectivement eu un regain d'activités extraterrestres de surveillance depuis la découverte, par l'humanité, de l'arme atomique. Il a évoqué la nécessité de moteurs ou vaisseaux énormes !

Seth Shostak a aussi déclaré qu'il y a peu de chances que les extraterrestres nous ressemblent. En réalité, si l'on se réfère aux multiples récits et sources disponibles (rencontres rapprochées, récits de contactés, etc.), on s'aperçoit qu'il y a deux grands types de visiteurs : ceux qui nous ressemblent et ceux qui ne nous ressemblent pas !

Michael Schirmer, mentionnant le fait que l'affaire Roswell n'a pas été importante avant 1980 (l'affaire n'a été relancée que vers cette date), en déduit un peu trop vite que cela en dit long sur la fabrication d'un mythe moderne... A propos du témoignage du jeune Marcel, Michael Schirmer se contente de dire qu'un jeune garçon est forcément influencé par son père. Pourtant, faisant référence aux débris que lui-même avait vus, le jeune Marcel a bien précisé qu'il avait entendu, de la bouche de son père, l'expression « soucoupe volante » (ou disque volant). Pour expliquer les témoignages tardifs des témoins présumés, Michael Schirmer en est réduit à déclarer qu'il s'agit là de faux souvenirs et de témoignages pas fiables. (Je suppose, aussi, que, par exemple, les rescapés des camps de la mort durant la Seconde Guerre mondiale, sont aussi victimes de faux souvenirs et que leurs témoignages ne sont aucunement fiables...) Et on a évoqué le fait qu'il y avait des contradictions sur plusieurs éléments du dossier, comme le lieu de l'accident ou le nombre de corps censés avoir été vus.

A la fin du reportage (cette séquence ne figurait pas dans le documentaire du 29 février 2012), le « mystère » de Roswell a été évidemment « expliqué » par le train de ballons Mogul (train de ballons à haute atmosphère). Les opposants prétendent que les descriptions (par Marc Brazel) des débris correspondent parfaitement au projet Mogul : « hiéroglyphes », colle et ruban adhésif, motif à fleurs.

Aux yeux des scientifiques, nous dit-on, Roswell n'est qu'un mythe. On se demande de quels « scientifiques » le commentateur parle, alors que l'interprétation Mogul n'a été imposée que par des militaires américains, au détriment du bon sens. (Voyez par exemple le texte, sur ce site, de Gildas Bourdais : "Roswell. (1) Retour sur l'imposture des ballons Mogul". Même rubrique : « Présence extraterrestre ».)

Au final, ce documentaire sur Roswell est de piètre qualité. C'est un ensemble de séquences assez décousues mêlant pêle-mêle les déclarations de « pro-Roswell » et d'« anti-Roswell », un documentaire « à l'anglo-saxonne » dans lequel les séquences vont dans tous les sens, avec des déclarations souvent superficielles (les interviewés n'ayant en outre, chaque fois, que quelques secondes pour s'exprimer), le tout ne pouvant que donner « le tournis » aux néophytes qui ne sont pas plus avancés à la fin du reportage, ou, qui, plutôt, sont manipulés afin de leur asséner une fausse vérité, car s'il y a un vrai mythe, dans cette histoire, c'est bien celui que les individus à l'origine du documentaire ont privilégié : celui de la thèse des ballons Mogul.

* Il existe deux importants témoignages qui montrent le caractère inepte de la thèse des ballons Mogul. Ils sont reproduits dans le numéro 27, de mai-juin 2012, de la revue « Science et inexpliqué » (pages 46 – 49).

 

a) Le capitaine Walter G. Haut :

Le premier témoignage est celui du capitaine Walter G. Haut, porte-parole de la base de Roswell. Il a rédigé et diffusé, le 8 juillet 1947, le communiqué de presse mentionnant la récupération d'une « soucoupe volante ». Cette nouvelle fut démentie le soir-même, la nouvelle version ayant alors fait état d'une méprise avec les débris d'un simple ballon météorologique. On ne parla plus de l'affaire jusqu'au début des années 1980.

En 1993, Walter Haut produisit un premier affidavit (déclaration écrite sous serment devant un commissaire à l'assermentation : greffier, notaire, avocat, maire, etc.). Il y avait consigné qu'« il n'y a aucune chance pour que les débris aient été confondus avec ceux d'un ballon », et qu'il était convaincu que « le matériel récupéré appartenait à une sorte de vaisseau venu de l'espace ».

En 2002, dans un second document à n'ouvrir qu'après sa mort (survenue en décembre 2005), il fit cette déclaration :

« 1. Mon nom est Walter G. Haut.

2. Je suis né le 2 juin 1922.

3. Mon adresse est 1405 W. 7e rue, Roswell, NM 88203.

4. Je suis retraité.

5. En juillet 1947, j'étais affecté à la base de l'armée de l'Air de Roswell, au Nouveau-Mexique, où je servais comme officier des relations publiques. J'avais passé le week-end du 4 juillet chez moi (samedi 5 et dimanche 6) à environ quinze kilomètres au nord de la base, située au sud de la ville.

6. Lors de mon retour au service, le lundi 7 juillet, j'ai appris en milieu de matinée qu'un civil avait signalé les restes d'un engin qui s'était écrasé. J'ai été informé que le major Jesse A. Marcel, chef du renseignement, avait été dépêché sur les lieux par le commandant de la base, le colonel William Blanchard, pour enquêter.

7. Le même jour, en fin d'après-midi, j'ai appris l'existence d'autres témoignages civils relatifs à un second site au nord de Roswell. J'ai consacré le reste de la journée à mes taches quotidiennes sans rien apprendre de nouveau.

8. Le 8 juillet au matin, à 7 h 30, j'ai assisté au briefing habituel. Outre Blanchard et Marcel, il y avait le capitaine Sheridan Cavitt, du service de contre-espionnage (CIC), le colonel James I. Hopkins, chef des opérations, et le lieutenant-colonel Ulysse S. Nero, officier d'approvisionnement. Le supérieur de Blanchard, le brigadier général Roger Ramey, de la base de Carswell (Fort Worth, Texas), ainsi que son second, le colonel Thomas J. Dubose, étaient également présents. La discussion, initiée par Marcel et Cavitt, a porté sur la découverte d'un champ de débris dans le comté de Lincoln, à environ 120 kilomètres au nord-ouest de Roswell. Nous avons eu droit à un exposé préliminaire de Blanchard au sujet du second site localisé à environ 65 kilomètres au nord de la ville. Quelques débris ont circulé parmi nous. Je n'avais jamais rien vu de semblable de toute ma vie. Il y avait des morceaux qui ressemblaient à du métal, de l'épaisseur d'une feuille de papier mais extrêmement résistants, et des morceaux couverts d'inscriptions inhabituelles. Personne n'a été capable d'identifier ces débris.

9. La principale interrogation était de savoir si nous devions rendre la découverte publique. Le général Ramey a proposé un plan qui, je crois, avait été conçu par ses supérieurs du Pentagone. L'attention devait être détournée du site le plus important, au nord de la ville, en confirmant le second. Trop de civils étaient déjà impliqués et la presse au courant. Je n'ai pas totalement été informé de la procédure suivie.

10. Vers 9 h 30, le colonel Blanchard a téléphoné à mon bureau pour me dicter un communiqué de presse : nous étions en possession d'un disque volant et le major Marcel avait convoyé les débris au quartier général. On m'a ensuite donné la mission de livrer ce communiqué aux stations de radio KGFL et KSWS, ainsi qu'aux journaux "Daily Record" et "Morning Dispatch".

11. A partir du moment où le message était transmis, mon service a été inondé d'appels en provenance du monde entier. Les messages s'empilaient sur mon bureau et le colonel Blanchard m'a conseillé de rentrer chez moi pour ''me planquer'', plutôt que d'affronter les médias.

12. Avant de quitter la base, Blanchard m'a personnellement conduit au bâtiment 84 (connu sous le nom de P-3), un hangar pour les B-29 situé du côté est du tarmac. En approchant, j'ai pu noter qu'il était étroitement gardé aussi bien dehors que dedans. Une fois à l'intérieur, j'ai été autorisé pour la première fois à observer l'objet récupéré au nord de la ville. Il mesurait approximativement entre quatre et cinq mètres de long, un peu moins en largeur, 1,80 mètre de haut, et avait plutôt la forme d'un œuf. L'éclairage était faible, mais sa surface m'a semblé métallique. Aucune fenêtre, ni hublot, ni aile, ni queue, ni train d'atterrissage, n'étaient apparents.

13. Toujours à distance, j'ai pu voir deux corps disposés sous une bâche en toile. Les têtes, qui dépassaient, m'ont semblé plus grosses que la normale. La disposition de la bâche suggérait que les êtres avaient la taille d'un enfant de dix ans. Plus tard, dans son bureau, Blanchard indiquera leur taille en plaçant son bras à environ 1,20 mètre au-dessus du sol.

14. J'ai été informé qu'une morgue provisoire avait été installée pour entreposer les corps.

15. J'ai été informé que l'épave de l'engin n'était pas radioactive.

16. A son retour de Fort Worth, le major Marcel m'a dit qu'il avait porté les débris dans le bureau du général Ramey, puis, lorsqu'il était revenu dans la salle des cartes, que des morceaux de ballon météo et de cible radar leur avaient été substitués. Il a été très contrarié par cette situation. Nous n'en avons plus reparlé.

17. J'ai été autorisé à me rendre sur l'un des sites du crash tandis que les militaires le nettoyaient. Ensuite, je suis retourné à la base avec quelques débris que j'ai exposés dans mon bureau.

18. On m'a dit que deux équipes distinctes retourneraient périodiquement sur chaque site à la recherche d'indices restants.

19. Je suis convaincu que ce que j'ai observé était une sorte de vaisseau venu de l'espace, ainsi que son équipage.

20. Je n'ai pas été payé ni reçu quoi que ce soit de valeur pour faire cette déclaration, qui est la vérité selon mes souvenirs.

Walter G. Haut

26 décembre 2002

Témoin : Chris Xxxxxx »

 

b) Sappho Henderson :

En 1947, le capitaine Oliver « Pappy » Henderson était pilote au 509e Groupe de bombardiers de la base de Roswell. Titulaire de l'accréditation « top secret », il y assurait alors des missions « sensibles »... Cinq après son décès, son épouse Sappho Henderson a livré, sous serment, cette déclaration :

« 1. Mon nom est Sappho Henderson.

2. Mon adresse est XXXXX

3. Je suis retraitée.

4. Mon mari était Oliver Henderson, surnommé ''Pappy'' car plus âgé que les autres pilotes de son escadron pendant la Seconde guerre mondiale et qu'il a eu prématurément les cheveux gris. Nous nous sommes rencontrés au cours de cette période tandis qu'il volait avec le 446e Escadron de bombardiers. Il pilotait des B-24 et a mené trente missions au-dessus de l'Allemagne, pour lesquelles il a reçu deux Croix de vol et la Médaille aérienne.

5. Après la guerre, il est rentré chez lui et a été affecté aux bases aériennes de Galveston, Pueblo, puis Roswell (plus tard Walker AFB) où il est resté treize ans.

6. Alors qu'il était basé à Roswell, il a intégré la ''Green Hornet Airline'' où il transportait, en C-54s ou en C-47s, du matériel, des scientifiques et des personnes importantes vers le Pacifique lorsque des essais nucléaires avaient lieu. Une accréditation top secret était alors nécessaire. Après avoir quitté l'armée, il s'est investi dans une entreprise de bâtiment à Roswell. Il est mort le 25 mars 1986.

7. En 1980 ou 1981, il acheta un journal dans une librairie de San Diego, où nous vivions alors. Un article parlait du crash d'un ovni près de Roswell, avec des corps d'extraterrestres retrouvés près du vaisseau. Il me montra cet article et me dis : ''Je veux que tu le lises parce que cette histoire est vraie. Je suis le pilote qui a transporté l'épave de l'ovni à Dayton, dans l'Ohio. Si c'est dans le journal, je pense que je peux te le dire. Je souhaitais t'en parler depuis des années.'' Pappy n'avait jamais parlé de cet épisode en raison de son accréditation.

8. Il a décrit les êtres comme de petite taille avec d'énormes têtes. Il a dit que le matériau qui constituait leurs combinaisons était différent de tout ce qu'il avait jamais vu. Il a dit qu'ils étaient vraiment bizarres. Je crois qu'il a précisé que les corps avaient été mis dans de la glace pour les préserver. Il ne savait pas qu'un livre avait été publié lorsqu'il m'a tout avoué.

9. Je n'ai pas été payée ni reçu quoi que ce soit de valeur pour faire cette déclaration, qui est la vérité selon mes souvenirs.

Sappho Henderson

9 juillet 1991

Témoin : Steve Xxxxxx »

Ces deux témoignages assermentés rendent ridicules les thèses relatives à la confusion avec un ballon, de type Mogul ou non. Ce que les opposants ne sont pas aptes, bien sûr, à reconnaître.

 

2. Le documentaire sur l'Aire 51 :

L'Aire 51 est une zone militaire, aux Etats-Unis, qui a été propice à diverses spéculations relatives à des engins extraterrestres qui y seraient entreposés. Ce documentaire donne la parole à d'anciens militaires ayant oeuvré dans cette base. Il s'agissait en fait d'essais relatifs à des prototypes d'avions secrets de l'armée américaine, tels que l'U2 (dans les années 1950), l'« Oskart » (début des années 1960, le premier avion furtif capable de se rendre invisible aux radars ennemis), le SR-71 Blackbird... Comme on interdisait au personnel la révélation de l'existence de ces avions, les missions étaient secrètes. Un ancien militaire ayant travaillé dans la Zone 51 a précisé qu'il n'y avait pas eu de bases souterraines et pas davantage d'ingénierie inverse à partir de vaisseaux extraterrestres (mais plutôt avec un MIG 51 soviétique).

Dans ce documentaire, le sujet des OVNIs n'a été traité que de façon marginale et de manière très réductionniste. On a ainsi entendu dire que les observations concernant l'avion U2 étaient à l'origine de la moitié des témoignages relatifs aux « soit-disant OVNIs » (sic). C'est une affirmation bidon qui n'a aucun fondement réel, ne serait-ce que parce que ce vulgaire avion n'a, lorsqu'on le voit en photo, strictement aucun rapport avec le descriptif des engins observés à l'époque (en forme de disque, etc.).

 

3. Le documentaire sur la théorie des anciens astronautes :

Dans ce documentaire, divers artefacts ou sites archéologiques ont été évoqués, ceux-ci étant présentés, par les tenants de la thèse des anciens astronautes, comme des éléments qui attestent la venue, dans le passé, d'êtres de l'espace.

On a ainsi évoqué un temple de l'ancienne Egypte dont les motifs passent pour avoir été peints dans le noir complet. Or, on y trouve des hiéroglyphes qui représentent ce qui s'apparente à une ampoule avec un filament. Mais l'archéologue Ken Feder a dit que ce n'est pas une ampoule, que c'est quelque chose qui ressemble plutôt à une aubergine. « Montrez-moi », dit-il, le verre et la source d'énergie.

Un autre exemple concerne les célèbres piles de Bagdad découvertes dans les années 1930.

Objectivement, ces exemples ne constituent aucunement des indices ou preuves que des visiteurs de l'espace ont donné une technologie aux humains de l'époque. Ainsi, Nancy Ried a rappelé que le mode de fabrication (avec du cuivre et du fer) des piles de Bagad, pour obtenir un courant électrique de 1,5 volt, est très simple.

Un partisan de la thèse des anciens astronautes a évoqué (reprenant de la sorte la thèse de Zecharia Sitchin, sans citer celui-ci) la nécessité, pour les « aliens », de s'approvisionner en or afin de réchauffer (grâce à des particules d'or) l'atmosphère de leur planète, d'où la nécessité d'extraire ce minerai. Il a fait état de l'usage de techniques d'extraction minière comme l'or. Ainsi, le site de Teotihuacan (près de Mexico) aurait été un site d'exploitation aurifère pour extraterrestres. Mais, ainsi que l'a précisé l'archéologue Kim Goldsmith, il n'y avait pas d'or à Teotihuacan. Ce spéculateur a manifestement appliqué à tort la thèse de Zecharia Sitchin au site de Teotihuacan...

On a mentionné les sites de Chichen Itza, de Baalbeck, de Nazca (Pérou), de l'île de Pâques, ces sites étant suspectés, par les tenants de la thèse des anciens astronautes, d'avoir quelque chose à voir avec les « aliens ».

On a aussi évoqué des images rupestres faisant penser à des individus vêtus de combinaisons spatiales. On a entendu Ken Feder dire qu'il est plus simple de penser qu'il s'agit là de représentations de dieux n'ayant aucun rapport avec des « aliens ». Ce gardien de l'orthodoxie a ajouté, en substance, que ce genre de thèse sous-entend que les humains sont stupides dans la mesure où ils auraient été incapables d'être à l'origine de réalisations imputées à des extraterrestres... Ken Feder a sorti par ailleurs l'argument classique du « rasoir d'Occam », lequel consiste à privilégier l'hypothèse la plus simple. Lui et ses pairs ignorent semble-t-il que les apparences sont parfois trompeuses et que privilégier la prétendue « hypothèse plus simple » peut parfois conduire à de grosses contrevérités...

Les pyramides égyptiennes ont aussi été évoquées. Pour William Henry, elles n'ont pas été conçues par les Egyptiens, une espèce extraterrestre ayant forcément participé à leur construction. Ceci est ridicule, mais mérite une petite précision. Les pyramides sont bien sûr l'oeuvre des Egyptiens, sauf, dirai-je, la pyramide dite de Chéops (ainsi que le Sphinx), qui, si l'on en croit de nombreuses sources « psychiques », est l'ouvre d'architectes atlantes (secondés, d'après quelque-unes de ces sources, par des êtres d'autres mondes). Voyez, à ce propos, mes deux textes sur la Grande Pyramide et le Sphinx, dans la rubrique « Enigmes ».

Le tort fondamental des tenants de la thèse des anciens astronautes est de ne pas reconnaître la réalité de civilisations terrestres « avancées » dans la prétendue « préhistoire », et c'est à tort qu'ils attribuent à des extraterrestres des tas de réalisations monumentales qui sont en fait l'oeuvre, dans certains cas, d'Atlantes ou de Lémuriens ! La thèse des anciens astronautes n'est pas fausse, mais ceux qui la défendent la défendent souvent à tort et à travers en se trompant lourdement sur de nombreux dossiers. C'était comme cela dans les années 1960 et 1970 (avec Robert Charroux, Peter Kolosimo, Erich von Däniken, etc., dont je m'étais procuré les livres à l'époque), et je vois que leurs successeurs (j'ignorais les « nouveaux » avant cette émission) commettent les mêmes erreurs. Et quand ils tombent (apparemment) juste, comme dans le cas de Nazca (voir plus loin), ils n'en ont pas forcément une bonne représentation. (Ainsi, les pistes de Nazca n'étaient pas des « pistes d'atterrissage » mais avaient une autre fonction.)

La Grande Pyramide a été présentée comme un capteur d'énergie géant.

Un intervenant a mentionné les « Anunnakis » pour désigner les dieux extraterrestres, la planète Nibiru et les Sumériens. On nous dit que la plupart des chercheurs estiment que les récits sumériens relèvent du mythe, ce en quoi, je l'ajoute, ils ont tort, car il s'agit, en fait, de « mythes » enracinés dans une réelle vérité historique. (Voyez notamment les "Chroniques du Girku", d'Anton Parks.) Ces dieux extraterrestres nous auraient créé, par métissage, grâce à des manipulations génétiques. Les aliens auraient eu besoin de main d'oeuvre (pour les mines), et celle-ci aurait été constituée d'humains qui, ce faisant, auraient ainsi servi leurs dieux. L'archéologue Ken Feder a ironisé en évoquant, à ce propos, la théorie « des astronautes en chaleur », une ironie qui n'a heureusement aucune incidence sur la réalité des dieux extraterrestres sumériens et de la référence biblique (évoquée dans le documentaire) relative aux Fils de Dieu et aux Fils de l'Homme...

Le documentaire a aussi évoqué le peuple Dropa qui aurait été une race extraterrestre ayant vécu sur Terre. Des disques de pierre ont été découverts, ceux-ci étant réputés raconter l'histoire du vaisseau des Dropas qui se serait écrasé sur Terre. Ils auraient été les ancêtres de la race chinoise.

On a montré le parc d'attraction, créé par Erich von Däniken, qui existe en Suisse et qui est dévolu aux artefacts censés valider la théorie des anciens astronautes. Erich von Däniken a cependant reconnu qu'il y avait, dans son premier livre paru dans les années 1960, beaucoup d'erreurs, celles-ci ne concernant pas tout son contenu mais une partie de celui-ci.

 

- Le crâne « Starchild » :

Dans les années 1930, on a découvert un crâne pas ordinaire, surnommé « Starchild » (« enfant d'étoile »), qui présentait des particularités qui ont fait penser à certaines personnes qu'il pouvait s'agir d'un crâne non humain, et donc extraterrestre. Le chercheur Lloyd Pye a ainsi déclaré que ce crâne n'était pas entièrement humain. Ray et Mélanie Young ont été les propriétaires de ce crâne qui ressemblerait à celui d'un « alien » du genre Gris.

Ce crâne ayant été confié pour analyse à un laboratoire de Miami, son âge a été estimé à 900 ans. On y a décelé un résidu rouge et des fibres solides, et les mycologues et autres spécialistes n'avaient rien vu de semblable. S'agit-il du résultat du croisement entre un humain et un extraterrestre ?

On a essayé d'extraire l'ADN, ce qui n'a été possible que pour l'ADN mitochondrial, celui de la mère. Dans ce cas, l'ADN s'est révélé être humain. Tant qu'on n'aura pas pu analyser l'ADN nucléaire, on ne saura pas qui est le père.

Les caractères particuliers du crâne (comme la boîte crânienne difforme) pourraient en fait ne refléter qu'une simple anomalie de la nature humaine. L'anthropologue Bill Rodriguez a le moulage d'un crâne humain dont la forme rappelle un peu « Starchild ». Mais on ne saura jamais sans doute la vérité.

Ken Feder trouve purement fantaisistes, comme on s'en doute, ces histoires d'accouplement extraterrestres/humains.

Je précise qu'on trouve un article de Lloyd Pye, sur le crâne "Starchild", dans le numéro 80 (mai-juin 2012) de "Nexus", pages 74-81.

 

- Les lignes de Nazca

Dès les années 1960, certains auteurs ont suggéré que les célèbres dessins et lignes de Nazca (au Pérou) ressemblent à des pistes d'atterrissage modernes. Selon certains partisans de la thèse des anciens astronautes, ils auraient été tracés à partir d'un engin.

C’est en 1927 qu’un pilote d’avion a découvert les lignes de Nazca. Celles-ci sillonnent la pampa péruvienne sur plus de 500 kilomètres carrés. Les dessins et les figures géométriques qu’on y voit sont destinés à être vus du ciel. Ces motifs, mis en place par une civilisation « pré-incaïque » il y a plus de 1500 ans, représentent divers animaux : singe, lama, perroquet, baleine, colibri, etc. Il y a aussi des spirales, ainsi que des lignes droites qui se croisent et s’étendent sur des kilomètres.

Parmi les chercheurs s’étant intéressés à cette énigme archéologique, citons Paul Kosok, Maria Reiche, Georg von Breunig, Anthony Aveni, Horkheimer, Henri Stierlin, Simone Waisbard, Alan F. Alfo, Robert Bast, Zoltan Zelko, Albrecht Kottmann, Thomas Wick.

La signification de ces tracés a fait l’objet de nombreuses hypothèses : calendrier astronomique, calendrier météorologique, site de rituels et de cérémonies, système d’irrigation des cultures et culte de l’eau, etc.

Parmi les hypothèses émises pour rendre compte de l’origine de ces lignes et motifs, il y a celle de l’intervention extraterrestre. Parmi les tenants de cette interprétation, il y a notamment eu Erik von Däniken. Evidemment, cette explication est considérée comme irrecevable par les tenants de l’orthodoxie archéologique.

Le 30 mars 2007, sur France 5, Yves Calvi a abordé le sujet des OVNIs avec ses invités : Jacques Patenet (alors président du GEIPAN), l’ufologue Gildas Bourdais, Alain Cirou (rédacteur en chef de la revue "Ciel et espace"), Pierre Lagrange. Un spectateur ayant demandé si les fameuses pistes de Nazca ont pu servir à l’atterrissage d’engins « aliens », Pierre Lagrange se prit « les pieds dans le tapis » (comme on le lit sur le site www.ovnis-usa.com) - il avait auparavant repris les autres participants sur la tentation de l’anthropocentrisme dans l’analyse du phénomène OVNI - en déclarant :

« Ces signes ont été formés par des empilements de cailloux... Comment alors imaginer que des engins propulsés par des réacteurs (sic) aient pu les utiliser pour se poser ? »

Cette réponse est en effet tout à fait absurde car les vaisseaux d’origine extraterrestre n’utilisent pas de réacteurs (des êtres capables de traverser les espaces interstellaires n'ayant pas besoin de ce type de déplacement obsolète et anthropomorphique) !

Joe Nickells, que l'on a vu dans le documentaire de Direct 8, est un « sceptique » (bien connu des milieux zététitiens) qui, comme les archéologues, ne croit évidemment pas à l'explication extraterrestre qu'il juge totalement dénuée de fondement. Afin de montrer qu'on pouvait facilement reproduire ce genre de figures, il a voulu recréer un motif bien connu, celui représentant une araignée de 45 mètres. Il a eu quelques difficultés à faire ce travail. En 1982, il avait reproduit (avec des piquets et une corde) un condor de 150 mètres. Il a bien sûr dit qu'il ne croyait pas que des extraterrestres aient tracé les lignes de Nazca. Raison invoquée : des engins spatiaux auraient créé un gros nuage de poussière !

De même, voici ce qu'on lit page 24 du numéro 27 (mai-juin 2012) de « Science et inexpliqué », à propos des lignes de Nazca :

« Servaient-elles de piste d'atterrissage pour des vaisseaux dont nous ignorons la provenance ? Cette vieille vision des choses ne s'accorde guère avec la réalité des ''pistas'', de simples déblaiements du substrat. »

En réalité, on peut, à propos des tracés de Nazca, concevoir une intervention extraterrestre sans pour autant accréditer l'idée de pistes d'atterrissage. Notons, à ce propos, que si les archéologues et les zététitiens (Joe Nickell dans le documentaire de Direct 8, Henri Broch, etc.) rejettent toute intervention extraterrestre dans l’élaboration des pistes de Nazca, quelques sources « psychiques » ou « paranormales » font intervenir, dans l'élaboration de ces tracés, une guidance extraterrestre.

Ainsi, l’ésotériste britannique Benjamin Creme (2000), qui dit tenir ses informations d’un Maître de la Hiérarchie planétaire, a confirmé que les lignes de Nazca (Pérou) ont été tracées par des visiteurs de l’espace. (1)

Une autre source « psychique » faisant état de l’origine extraterrestre des lignes de Nazca concerne la « psychométrie » (connaissance extrasensorielle par l’intermédiaire d’un objet) effectuée, en juin 1974, par le sujet psi Raymond Réant, un grand médium français décédé en 1997. Ce dernier ayant eu dans les mains un petit éclat de pierre noire, dont il ignorait la provenance, il eut la perception d’un grand plateau désertique :

« Des sortes de fossés très peu profonds y sont creusés. Ils forment de grandes lignes droites qui se recoupent. Sur ces lignes évoluent des fusées… Les unes descendent du ciel, les autres y remontent… Le plus surprenant est de voir ces appareils, qui n’ont pas de roues, circuler sur ces lignes. Ils volent comme portés par un matelas d’air, à une vingtaine de centimètres de hauteur. Ces fusées ressemblent à des obus, elles n’ont ni ailerons ni appareillage extérieur. Une seule ouverture est visible, sur la face postérieure de l’appareil… Pas très loin de là s’élève une ville, une énorme construction parabolique, ainsi que d’autres constructions. Toutes sont en pierre taillée et de dimensions gigantesques. Leur architecture est étrange. Voici qu’une fusée s’approche de moi… Elle stationne à quelques mètres, puis s’élève lentement et se dirige directement vers la montagne, dans laquelle elle s’engouffre en pénétrant sous la voûte d’un énorme bâtiment de pierre… Des êtres descendent de la fusée… Ils ressemblent à des hommes de forte corpulence, mais leurs oreilles sont beaucoup plus longues que les nôtres, et l'arrière de leur tête présente d'étranges bosses. Ils portent une sorte de combinaison, mais pas de casque. En descendant de la fusée, ils retirent une ventouse respiratoire qui leur emprisonne le nez et la bouche… Quelques hommes, exactement semblables à nous, circulent parmi eux. Ils sont presque nus, à l’exception d’un pagne qui forme une petite jupe très courte. A leurs poignets, des bracelets… Ils portent aussi des jambières en or… » (R. Réant)

Ce n’est qu’après avoir donné cette description que Raymond Réant apprit la nature de l’objet apporté par une journaliste. Elle avait ramassé ce caillou quelques années auparavant sur le plateau de Nazca, au Pérou, ce haut plateau des Andes où se trouvent des traces rectilignes qui s’entrecroisent à l’infini, de quelques mètres de large et de plusieurs kilomètres de long. (2)

Le 13 octobre 1974, on remit à Raymond Réant une pierre plate ramassée sur le plateau de Nazca. Il perçut une ville perchée sur la plate-forme d’un pic rocheux, des bâtiments faits d’énormes pierres taillées, des morts embaumés enfermés dans les cavernes et souterrains de la montagne, un énorme bloc de pierre cylindrique (avec le sommet coupé en biseau) reposant sur une pyramide formée d’une quinzaine de plates-formes… Un homme grand, au teint clair, vêtu d’une combinaison rembourrée, effleurait un pain de pierre à l’aide d’un instrument, le découpant ainsi ; l’une des tranches était la pierre dont le médium faisait la psychométrie. Des individus vêtus de jupes courtes et de robes longues ou courtes, beaucoup ayant des plumes dans les cheveux, s’inclinèrent devant l’inconnu. Une machine équipée de « mâchoires » aux dents de plus en plus serrées réduisait des pierres en poudre, cette dernière tombant dans des bassins alimentés en eau par des canalisations qui captaient les sources des montagnes voisines ; l’eau entraînait la poudre de pierre en suspension vers un bassin dans lequel elle décantait… De temps en temps, des disques de feu dansaient dans le ciel au-dessus de la pyramide.

La poudre obtenue était séchée dans une sorte de presse, mise en sacs et chargée dans un engin faisant penser à une fusée. L’appareil s’envola et pénétra dans une montagne après l’ouverture d’une porte métallique qui y était enchâssée. Les sacs furent déchargés. Les individus présents, portant de lourds vêtements de protection, versèrent la poudre dans une fosse contenant un liquide incolore, d’aspect légèrement huileux ; une ébullition (sans production de vapeur) se produisit, et un homme y plongea un appareil tubulaire (3 mètres de long sur 10 centimètres de diamètre environ)… La pâte résultant de cette opération fut extraite de la fosse par un système d’aspiration, puis modelée en pains plus ou moins gros, lesquels furent soumis, à l’aide d’un instrument, à un rayonnement, avant d’être découpés en disques plus ou moins réguliers.

« Empilés dans une grande salle, ces disques sont coupés à l’aide de ‘‘rayons’’. Ils servent à garnir le fond des appareils volants. Les pièces défectueuses et les déchets sont utilisés pour les pistes de Nazca, où ils jouent un rôle très important pour la navigation au sol. Ces pistes servent à l’orientation des multiples fusées, qui s’y rendent de plusieurs points de la Terre, pour les voyages interplanétaires…

Une reprise de contact fait apparaître des soldats espagnols ravageant la ville, violant et massacrant les quelques femmes qui y sont restées…

Une autre ‘‘mémoire’’ montre des archéologues ou des pilleurs de tombes fouillant une caverne. » (R. Réant)

Après une analyse au laboratoire de pétrologie de l’Université Pierre-et-Marie-Curie, on constata que cette pierre plate, ovale, était une pierre volcanique. On ne put expliquer la coupe précise de ses côtés. (3)

En novembre 1980, Raymond Réant remit à ses « élèves en parapsychologie » quelques décigrammes d’une pierre brune provenant des pistes de Nazca, dont ils ignoraient l’origine. Dix élèves virent des pistes avec des fusées et des « sortes de soucoupes volantes », trois sujets se virent dans une fusée et perçurent sous eux de longues pistes s’entrecroisant, et deux « psychomètres » virent notamment des « hommes aux longues oreilles »…(4)

Voici une troisième source « psychique » :

Dans un livre publié en 2011, on trouve l'explication suivante à propos de l'origine du tracé des lignes de Nazca, explication donnée par Saint-Germain, la source alléguée de Pierre Lessard :

« Elles furent créées physiquement par des hommes en état altéré de conscience guidés par des présences de l'extraterre. Des hommes éveillés (dans un état naturel) accompagnant des hommes en état altéré de conscience (en état de réceptivité) suivaient leurs directives. Si, par une analogie, nous voulions vous représenter la création de ces formes, nous vous dirions d'imaginer qu'à une plus faible échelle vous vouliez tracer des formes symboliques parfaites dans votre jardin. L'un d'entre vous s'élèverait au plus haut niveau de la toiture de votre demeure et, par une communication télépathique ou par l'intermédiaire de vos appareils, il transmettrait à son partenaire en état de réceptivité des consignes très précises comme ''faites trois pas en ligne droite, puis tournez perpendiculairement à votre gauche sur quatre pas''. Ainsi, des formes très précises pourraient être créées sans que leur créateur sache vraiment ce qu'il dessine ou conçoit.

Cela dit, imaginez cette fois une présence de vie cosmique qui guide des hommes. S'ajoute alors aux directives l'influence d'héritages d'humanités lointaines antérieures, héritages enfouis dans le sol et créant une force d'attraction. Les hommes de la Terre, sans en être conscients véritablement, sont attirés vers ces lieux par la puissance du champ magnétique et l'ampleur de la spirale ascendante. Ils sont inspirés par les connaissances enfouies dans le sol et guidés par des présences de la vie de l'outreterre tandis qu'ils sont dans des états altérés de conscience pour créer ces formes. Par la suite, ces formes font l'objet d'une magnétisation cosmique pour en assurer l'inscription continue à laquelle le soleil puissant et le vent participent. » (5)

Alain Moreau

 

Références :

1. Benjamin Creme, "Le grand retour", Association Share France, 2002, p. 136.

2. Raymond Réant, "Parapsychologie pratique pour tous", éditions du Rocher, 1982, p. 124-125.

3. Raymond Réant et Alain Sotto, "Pouvoirs étranges d’un clairvoyant", éditions Tchou, 1977, p. 205-210.

4. Raymond Réant, "Parapsychologie pratique pour tous", op. cit., p. 126.

5. Pierre Lessard, "Histoire sacrée. Tome 1 : Pérou", éditions Ariane, 2011, p. 178.

 
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