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La vague d'OVNIs sur la Belgique. Convertir en PDF Version imprimable Suggrer par mail

 

 

 

LA VAGUE D'OVNIs

 

SUR LA BELGIQUE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Entre 1989 et 1991, plus de 1300 observations d'un OVNI ont été collectées. Elles concernent une énorme structure volante triangulaire dotée de quatre phares puissants. Généralement lent et silencieux, il était aussi capable d'accélérations « fantastiques » ou de disparaître instantanément.

Le général Wilfried de Brouwer, à l'époque chef d'état-major adjoint de la Force aérienne belge, a reconnu que les militaires en charge de la défense du territoire n'ont pas été capables d'« identifier ni la nature ni l'origine ou les intentions du phénomène ». Cela n'a pas empêché des rationalistes de chercher à tout prix une explication « conventionnelle ».

Pour évoquer les membres de la SOBEPS, le sceptique Marc Hallet mentionne, sur son site Internet, les « principaux responsables d'un groupuscule d'enthousiastes » qui, arrivés sur le terrain, se sont répandus « en commentaires enfiévrés aussitôt répercutés par une presse alors en manque d'informations importantes ». Il s'agit là d'une présentation tendancieuse. La vague d'observations a débuté, le soir du 29 novembre 1989, par le témoignage de gendarmes, et plus de 150 observations se sont enchaînées en seulement quelques heures. La presse n'y est donc pour rien. Quant à la SOBEPS, on ne peut la qualifier de « groupuscule d'enthousiastes ». En 1991, dans sa préface de l'ouvrage : « Vague d'Ovnis sur la Belgique », le général Wilfried de Brouwer écrit :

« Comme les experts de la Force aérienne ne pouvaient pas se concentrer complètement sur une analyse profonde des données, vu leurs autres activités professionnelles, toutes les informations ont été remises à la Sobeps. Cette décision s'appuyait sur la preuve qu'avait apportée cette organisation d'être capable d'une approche objective et scientifique. »

Le 22 janvier 1990, cinq responsables de la SOBEPS furent invités par la Force aérienne à visiter les installations de la base radar de Glons (province de Liège). Quelques jours après, le ministre de la Défense Guy Coëme reconnut officiellement le groupement comme partenaire de recherche. Michel Bougard (directeur de la SOBEPS) précise que la même nuit que les gendarmes de Wavre, un habitant de Bruxelles put filmer le passage à basse altitude du fameux « triangle ». Le 4 avril, un groupe interministériel accepta la proposition du colonel de Brouwer d'aider matériellement la SOBEPS à organiser un nouveau week-end de « chasse scientifique à l'ovni ». Pendant quatre nuits, deux avions militaires (Hawker-Siddeley et Icelander) furent ainsi mis à disposition du « groupuscule d'enthousiastes ».

 

- L'observation du 29 novembre 1989 :

Ce jour-là, à 17 heures 20, les gendarmes Heinrich Nicoll et Hubert von Montigny, alors en patrouille dans les environs de la ville d'Eupen (région wallonne), observèrent soudain, juste au-dessus d'un champ proche, un objet triangulaire dont la taille fut évaluée à environ 30 mètres. Il était immobile et totalement silencieux. Ses feux, qui projetaient une intense lumière, illuminaient la campagne environnante.

« Après quelques minutes, l'objet se met en mouvement parallèlement à la route, pointe en avant. Il se dirige vers Eynatten, mais on n'entend toujours pas de bruit. Un peu plus loin, l'engin s'arrête, tourne sur place de 180° et se meut ensuite le long de la route d'Eupen (…). Sa progression à très basse altitude, lente et silencieuse, est observée aussi par sept autres témoins indépendants. » (Auguste Meessen)

Les gendarmes pensèrent d'abord à un prototype militaire, mais cette hypothèse fut par la suite infirmée.

 

* Les hypothèses :

 

- L'ULM :

Jacques Bonabot, l'ancien militaire et fondateur du GESAG (groupement d 'étude des sciences d'avant-garde), avança l'hypothèse d'un ULM (aéronef ultraléger motorisé), et ceci au mépris absolu du témoignage, jugeant derechef l'observation du 29 novembre « trop belle pour être vraie »...

Dans son livre : « Retour sur l'anomalie belge », le sociologue Bertrand Méheust écrit :

« Lors de la reconstitution du cas d'Eupen par l'équipe d'Unsolved Mysteries, les techniciens américains utilisèrent quatre énormes projecteurs totalisant la puissance de 140 000 W, qu'ils accrochèrent au sommet d'une grue de 45 m de haut. Il s'agissait d'illuminer la prairie comme le fit l'objet observé par les gendarmes. Or, ces derniers remarquèrent aussitôt que la surface éclairée par l'ovni était considérablement plus vaste et que sa lumière était éblouissante... »

Il ne pouvait donc pas s'agir de l'éclairage d'un frêle ULM flanqué d'un moteur de tondeuse ultra bruyant !

 

- Les hélicoptères :

Renaud Leclet (décédé en décembre 2004) a évoqué une hypothèse prétendant rendre compte des cas réputés sérieux, ceux-ci étant censés s'expliquer par des méprises avec les feux de position d'hélicoptères militaires de diverses nationalités. Pour expliquer le cas survenu le 11 décembre 1989 près d'Ernage (province de Namur), il suggéra qu'une présence de « voiles de brouillard » a pu exagérer, voire déformer, la perception des témoins. Commentaire à propos des gendarmes Nicoll et von Montigny :

« Les deux gendarmes appelèrent la caserne d'Eupen pour demander s'il n'y avait pas des manoeuvres ''avec des engins spéciaux'' dans le champ d'Elsenborn qui se trouve au sud d'Eupen. On leur répondit qu'aucune manoeuvre n'avait lieu avec des ''engins spéciaux''. L'hélicoptère n'est donc pas exclu puisqu'il peut être considéré comme un engin non pas ''spécial'', mais parfaitement conventionnel, et ce même s'il avait été d'un type rarement employé en Belgique. » (R. Leclet)

Ou comment jouer sur les mots !, note Nicolas Montigiani. Dans un document disponible sur Internet (cobeps.org/pdf/ernage_rapport.pdf), le général Wilfried de Brouwer, le lieutenant-colonel André Amond et des collaborateurs de la SOBEPS démontent ces conjectures. Après avoir rappelé qu'ils ont bien examiné l'hypothèse des hélicoptères (avant de la rejeter), les auteurs rappellent que ces aéronefs ne volent pas dans l'obscurité avec un cockpit et un espace cargo illuminés, car cela aveuglerait les pilotes et conduirait aussi à des réflexions dans leur pare-brise, fort dangereuses à basse altitude. Ils précisent qu'« au moyen d'un amalgame d'histoires secondaires et parfois inexactes, donc de simples rumeurs, Renaud Leclet et ses collaborateurs associent la plupart de ces observations à des hélicoptères de différents types, sans interviewer les témoins ou prendre en considération tous les aspects de leur témoignage ». Wilfried de Brouwer et al. détaillent les extraordinaires propriétés mécaniques et aérodynamiques des plates-formes volantes :

« Elles pouvaient rester stationnaires en position très fortement inclinée ou même en position verticale, avec une rotation simultanée autour d'un axe vertical. Ces observations impliquent que le le système de propulsion de ces objets leur permet de produire une force qui peut être orientée dans n'importe quelle direction... »

Le texte de Renaud Leclet vise à donner l'impression que la Belgique a été le théâtre d'un ballet d'hélicoptères non identifiés pendant plus de trois ans, cela sans que les autorités compétentes n'en sachent rien, ce qui est résolument impossible. Les experts ajoutent :

« La plus grande partie du rapport de Renaud Leclet est pure fantaisie (…). Est-ce l'intention délibérée des sceptiques de tromper les gens ou est-ce par innocence ? Selon notre point de vue, c'est une combinaison des deux ! Les sceptiques cherchent désespérément des explications de phénomènes aériens bizarres et classiquement inexplicables. Pour essayer de prouver leur théorie qu'il doit bien s'agir de technologies conventionnelles, ils injectent des informations non vérifiées et même carrément fausses. »

 

- Aéronefs de forme triangulaire :

Parallèlement au recueil des témoignages, l'enquête s'orienta vers divers aéronefs (expérimentaux ou pas) de forme triangulaire : F-117 Nighthawk, A-12 Avenger, LoFLYTE, Tr-3 Black Manta, etc. Rien ne correspondait.

Dans le numéro de juin 1990 de « Science et Vie » (c'est moi qui précise le nom de la revue mentionnée par Nicolas Montigiani), l'auteur d'un article sur la vague belge affirmait avoir découvert le responsable de celle-ci : le bombardier furtif F-117 ! Nous savons aujourd'hui que ce n'était pas du tout le cas...

 

- Un zeppelin ?

Le 24 octobre 2007, une émission diffusée sur la télévision belge francophone mit en avant l'explication des observations par un zeppelin téléguidé et silencieux ! Le reportage montra les évolutions de l'Hyperblimp, un dirigeable télécommandé inventé par l'Américain Daniel Geery.

« A la demande de l'enquêteur, Daniel Geery dispose sur son Hyperblimp trois petites lumières en formation triangulaire (et une rouge au centre) et fait voler le dirigeable. On invite ensuite l'ex-gendarme Dieter Plummans, un important témoin des ovnis de la vague belge, à raconter son observation de l'époque. Puis on lui montre - sans l'avertir au préalable - l'Hyperblimp déguisé en ''ovni triangulaire''. M. Plummans éclate de rire et explique que ça ne correspond pas du tout à ce qu'il a vu ; son ovni était beaucoup plus gros et les phares infiniment plus lumineux. »

 

- Des engins d'origine inconnue :

Les explications réductrices (celles qui font intervenir des engins terrestres conventionnels) étant écartées, il ne reste que cette conclusion de Michel Bougard :

« Sur le plan des faits, il m'apparaît maintenant acquis que la Belgique a été survolée (…) par un ou plusieurs engins capables de performances difficilement compatibles avec les technologies terrestres connues. J'entends par là que les ovnis signalés depuis trois ans sont bien des structures matérielles artificielles, résultant d'une technologie non encore identifiée. D'autre part, le comportement de ces objets semble obéir à un projet intelligent tout aussi inconnu. »

 

- Le témoignage du commandant Yves Meelbergs :

Après avoir étudié à l'Ecole royale militaire (Bruxelles), établissement d'enseignement universitaire chargé de la formation de base académique, militaire et physique des futurs officiers, Yves Meelbergs est devenu pilote de chasse sur F-16 Fighting Falcon (350 Squadron), puis instructeur à l'Operational Conversion Unit de Beauchevain (F-16 et Marchetti SF 260). Fin mars 1990, il a participé avec un coéquipier à une tentative d'interception d'un OVNI détecté par des stations radar de la Force aérienne belge.

Dans quelles conditions s'est déroulée cette intervention ?

« Scramble de nuit, c'est-à-dire décollage immédiat de deux avions de chasse dans un temps inférieur à dix minutes, pour interception et, si possible, identification d'un objet volant non identifié observé par des témoins au sol, détecté par plusieurs stations de contrôle aérien et les radars de nos F-16. » (Y. Meelbergs)

Quelle était, selon lui, la nature de cet OVNI ?

« Nous n'avons toujours pas, à l'heure actuelle, de réponse claire et satisfaisante. Mais il est toutefois possible de dire ce qu'il n'était pas : une inversion de température et un avion furtif américain. Au vu de la multitude des témoignages issus de sources différentes, le seul fait objectif est qu'il y avait bien un objet dans le ciel ce soir-là ! » (Y. Meelbergs)

Répondant à l'allusion faite, par certains sceptiques, à une inversion de température, Yves Meelbergs note :

« Il y aura toujours des sceptiques ! Mais d'après les spécialistes, l'inversion est à exclure. Et puis il suffit de s'adresser aux nombreux témoins visuels pour comprendre que le phénomène n'était pas à caractère météorologique ni une simple vue de l'esprit... La taille de cet objet était réellement impressionnante. »

Plus de vingt ans après les faits, quel regard porte-t-il sur cette vague d'OVNIs ?

« Je reste ouvert aux témoignages et je rencontre encore des personnes qui tentent de trouver une explication rationnelle ! Disons que le sujet est un peu tabou pour certains... Mais je sais que la plupart des témoins sont des personnes fiables dont le récit est assez concordant, un fait assez rare dans ce genre d'observations. »

 

- L'enquêteur Thierry Wathelet :

Thierry Wathelet a été, pendant un an (1994-1995), enquêteur pour la SOBEPS. Il a ensuite créé l'UFOCOM, une association francophone d'étude du phénomène OVNIs composée de scientifiques, de spécialistes divers et de « personnes de bonne volonté » afin de recueillir et traiter des témoignages de première catégorie (militaires, policiers, etc.). En 1999, il confia le groupement à la scientifique Simone Brunie. De retour en 2003, il « démissionna » en octobre de la même année. Depuis 2004, il n'est plus directement impliqué dans la sphère ufologique. Dans l'interview accordée à « Science et inexpliqué », il apporte les éclaircissement suivants à propos de la vague belge :

Il a interviewé le commandant Meelbergs, l'un des pilotes de F-16 partis « chasser l'OVNI » lors de la nuit du 30 au 31 mars 1990. Cet interview a eu lieu lors d'une émission spéciale sur une radio locale belge. Il y avait aussi le général Mandel, conseiller militaire du ministre de la Défense de l'époque, Guy Coëme. Pour Meelbergs, il ne fait pas de doute que le phénomène était matériel.

« Au cours de la nuit, il y a eu corrélation entre trois postes radar différents, l'aéroport civil de Zaventem, le CRC de Glons et les F-16, et des témoins au sol. Des vidéos ont été enregistrées par plusieurs personnes puis transmises à l'armée. L'une d'elles montre les avions du commandant Meelbergs et son ailier qui passent au travers d'une forme triangulaire. Au travers ! Le général Mandel m'a déclaré qu'il n'y avait eu aucune demande de survol par des avions de quelque nationalité que ce soit. Pour lui, l'hypothèse d'un viol de l'espace aérien par une nation étrangère était hautement improbable. Il a conclu en insistant sur l'utilité de l'étude de ces phénomènes et s'est déclaré ouvert à toutes les hypothèses. » (T. Wathelet)

Il semble que l'intérêt des Américains sur ce qui s'est passé en Belgique ait été assez fort. Thierry Wathelet, qui a rédigé un article à ce sujet, note que le voyage de Richard D'Amato, conseiller du sénateur Robert Byrd, est, à ce propos, assez éloquent.

« D'Amato, qui a rencontré des responsables de la SOBEPS, aurait demandé les enregistrements radar au général Wilfried de Brouwer... Lorsque l'on sait qui est D'Amato et que le phénomène l'intéresse à un tel point qu'il invite le fils du major Marcel, témoin clé de l'affaire Roswell, dans son bureau de Washington, on peut évidemment tirer certaines conclusions. (…) » (T. Wathelet)

S'agissant de la nature des objets observés, Thierry Wathelet note qu'on peut dire ce que ce n'était pas : un avion, un ballon, une rentrée atmosphérique, un plasmoïde météo, un drone américain comme le LoFLYTE, un laser au sol type « dancing », une hallucination collective, etc.

La SOBEPS a archivé des milliers de témoignages. A propos de la position sceptique qui explique toutes les observations par de simples méprises avec des aéronefs conventionnels ou des phénomènes naturels mal interprétés, Thierry Wathelet note :

« Cette position est intellectuellement intenable. Les détracteurs systématiques sont aussi pitoyables que ceux qui attribuent le moindre mouvement céleste à des manifestations paranormales ! Pourquoi l'être humain a-t-il autant de mal à dire ''je ne sais pas'' ? (…) »

A propos de l'hypothèse socio-psychologique, Thierrey Wathelet fait ce commentaire :

« Nous n'en sommes plus là ! Cette hypothèse ne peut en aucun cas expliquer l'ensemble du dossier... Il y a bien trop d'éléments matériels, bien trop de témoignages de personnes sereines et parfois accréditées. Lorsque vous soumettez cette hypothèse à un pilote qui a fait une observation, il rigole doucement ! (…) »

Deux lettres sont reproduites dans le dossier de « Science et inexpliqué » :

La première concerne un document officiel, daté du 16 juin 1995, reçu par Thierry Wathelet suite à une demande de l'éventuelle implication de l'OTAN dans les observations de la vague belge :

« Votre lettre du 17 mai 1995 a retenu mon attention. Les phénomènes dont vous parlez sont créateurs d'émotion dans le public, ils ne peuvent donc ni ne doivent laisser indifférentes les autorités responsables.

Pour ce qui concerne l'Alliance Atlantique, son organisation est structurée de manière à défendre les pays membres contre les menaces jugées collectivement prioritaires. Par leur définition même, les objets volants non identifiés ne figurent pas dans la catégorie des menaces dont la matérialité est avérée. Il n'y a donc pas de consensus parmi les alliés pour entreprendre une action collective dans ce sens et, en conséquence, aucune structure de l'OTAN n'est en charge de ces phénomènes.

Pour autant que je sache, cela n'implique pas que les Etats membres de l'Alliance s'en désintéressent, mais il leur appartient d'y affecter des moyens nationaux et d'échanger des informations avec les alliés sur des bases bilatérales. » (Alexis Brouhns)

Le second document concerne la réponse de l'entreprise Accurate Automation Corporation qui développe, conjointement avec la NASA et l'US Air Force, le LoFLYTE (Low Observable Flight Test Experiment), un appareil de forme triangulaire capable d'atteindre la vitesse de 5000 km/h. On sait aujourd'hui avec certitude que mise à part une maquette, aucun LoFLYTE n'a jamais volé en dehors des Etats-Unis. Traduction de la lettre, datée du 25 octobre 1996, adressée à Thierry Wathelet :

« Merci pour l'intérêt que vous portez à notre programme LoFLYTE.

Comme vous le savez, le ''Sunday Times'' (Londres) a mentionné qu'''un prototype de cet aéronef, dévoilé la semaine dernière, avait conduit les observateurs à spéculer sur l'existence d'une version secrète grandeur nature qui serait responsable de nombreuses observations d'ovnis''. Depuis, j'ai appris par votre biais et d'autres sources sur Internet que cette histoire, diffusée sur la télévision belge, a été considérée comme une explication aux différentes observations d'ovnis faites au-dessus de la Belgique depuis 1990.

LoFLYTE n'est jamais sorti des Etats-Unis. » (Topher Kersting, responsable du marketing) (1)

 

- La photo de Petit-Rechain est truquée :

Voici ce qu'on lisait en juillet 2011, sur le site www.maxisciences.com :

« Un Belge a avoué que la photographie d'OVNI qu'il avait prise, il y a plus de 20 ans à Petit-Rechain, et qui était depuis devenue célèbre, avait été réalisée à l'aide d'une maquette en polystyrène. La vérité est enfin révélée près de 20 ans après. Mardi, l'auteur de la photographie de l'OVNI prise à Petit-Rechain en Belgique en 1989, a avoué qu'il s'agissait en réalité d'un canular. A l'époque, ce cliché avait suscité un très grand intérêt de la part de scientifiques, "y compris de la Nasa". Il avait alors fait le tour du monde, faisant autant d'adeptes que de sceptiques. Mais aujourd'hui plus de doute possible, l'OVNI était en vérité un montage, réalisé à l'aide d'une maquette en polystyrène munie de quatre spots.

Patrick a confié sur la chaîne belge RTL-TVI l'avoir confectionnée à l'âge de 18 ans "pour s'amuser" avec des collègues. Loin de la théorie du complot et même d'un scénario d'X-Files,Patrick a ajouté : "On l'a fabriquée, on l'a peinte, on l'a suspendue dans le vide et on a pris la photo en soirée." Une révélation qui peut en décevoir plus d'un. En effet, cette photo est la plus précise réalisée durant les deux années pendant lesquelles les observations d'OVNI ont été rapportées par plusieurs milliers de témoins aux quatre coins de la Belgique. Une "chasse à l'OVNI ont été rapportées par plusieurs milliers de témoins aux quatre coins de la Belgique. Une "chasse à l'OVNI" avait alors même été organisée depuis l'aéroport de Liège, quelques jours après la diffusion de la photo de Patrick en avril, rapporte l'AFP.

Si cette anecdote en fera sourire beaucoup, il ne faut pas oublier que des milliers de personnes disent avoir observé des OVNI. Mais il est vrai aussi que de tels canulars contribuent à alimenter le mystère. "Mon sentiment, c'est qu'il est facile de tromper beaucoup de monde avec une bête maquette", a conclu l'auteur de la photo qui a expliqué qu'il était temps de mettre fin à la supercherie. »

Alain Moreau

 

Référence :

1. « Science et inexpliqué », n° 21, mai/juin 2011, p. 16-23.

 
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