Extraterrestres. Le problème du “non-contact” (2) L’analyse de Christel Seval

 Contact et impact

ChristelSevalChristel Seval est l’auteur de plusieurs ouvrages, l’un d’eux étant intitulé : « Extraterrestres. Contact et impact » (JMG éditions, 2006). Cet auteur note que, selon une idée « pleine d’un bon sens terrien et pragmatique », nous verrions les extraterrestres s’ils étaient là. Un processus de contact entre eux et nous se serait immédiatement enclenché. Le citoyen ordinaire, influencé par des films de science-fiction, est convaincu que si des êtres bienveillants avaient été présents, une rencontre « officielle » automatique en aurait résulté. La logique est de conclure que de tels êtres ne sont donc pas présents.

Notons d’abord qu’il était bien naturel, précise Christel Seval, que des voyageurs de l’espace ne soient pas rentrés en contact avec les populations du Moyen Âge, par exemple, « ces populations, imprégnées de conceptions magiques et erronées, n’ayant aucune notion approchée de la réalité de l’Univers et des possibilités technologiques qu’allait receler le futur ».

Notre époque est-elle davantage propice à ce type de contact entre sociétés galactiques ? Les ufologues sont divisés en diverses tendances ou « écoles ». Parmi ceux qui défendent une présence extraterrestre dans notre environnement planétaire, il y a ceux qui considèrent qu’une interférence avec notre civilisation aurait des conséquences fâcheuses pour nous. Mais, note Christel Seval, cet avis est escamoté, mal cerné, ou pauvrement défendu. L’argument, mal étayé, tient en trois lignes.

« Or, cela est dommageable parce que la compréhension du refus du contact est non seulement la clé de la compréhension du phénomène ovnien contemporain, mais aussi la clé d’accès à un stade plus évolué de notre réseau social planétaire. Comprendre pourquoi notre société est incapable d’encaisser un choc culturel dans lequel elle assumerait le rôle du plus faible, c’est comprendre par quelles voies la renforcer, la stabiliser, et c’est nous donner les moyens véritables de réunir les conditions requises pour un contact. » (C. Seval) (1)

La présence extraterrestre, sur notre planète, se caractérise par une manifestation « discrète, furtive et brouillée », ce qui témoigne d’une volonté affichée de demeurer cachée aux yeux de notre civilisation. L’explication la plus probable de cette attitude doit être recherchée dans une éthique qui empêche de bouleverser le cours des civilisations rencontrées, lorsque ce bouleversement est préjudiciable à celles-ci.

extraterrestre3Christel Seval note que la question centrale est de prévoir, à défaut de savoir, ce qui se passerait en cas de contact avéré avec une ou plusieurs ethnies extraterrestres. Le fait que la Terre soit peuplée d’innombrables cultures et races apporte des réponses à ce questionnement. Christel Seval consacre ainsi deux chapitres de son livre « Extraterrestres. Contact et impact » (JMG éditions, 2006) aux chocs culturels historiques qui ont marqué, sur notre planète, les contacts entre peuples différents. Dans le cas de la conquête de l’Amérique, celui de l’Espagne des Conquistadores avec les civilisations du Mexique et du Pérou, les idoles furent détruites, les rites prohibés, les langues refoulées, et les anciens recueils de pictogrammes et de dessins furent brûlés dans un immense autodafé par Monseigneur Zumarraga, le premier évêque de Mexico.astronaute-cathedrale-salamanque-688po En 1500, il y avait, dans les Amériques, 80 millions d’habitants, et au milieu du seizième siècle il en restait 10 millions. A la veille de la conquête, la population du Mexique s’élevait à 25 millions, et en 1600 elle n’était plus que d’un million. Les Espagnols commirent des cruautés inouïes, tranchant les mains, les bras, les jambes, coupant les seins aux femmes, etc. A l’instar des Aztèques, la civilisation Inca possédait un haut degré de développement. Christel Seval note que les deux grandes sociétés (Incas et Aztèques) de la civilisation amérindienne s’effondrèrent devant quelques cavaliers espagnols « parce que de la confrontation de deux conceptions intellectuelles du monde, la plus efficace en sortit vainqueur, et la vaincue disparut, anéantie ».

Un autre exemple est constitué par les Indiens d’Amérique du Nord. En 1930, il n’y avait plus que 500.000 Indiens, soit, par rapport à la population existante avant l’arrivée du premier colon, une chute vertigineuse de 96%.

En présence de deux civilisations différentes et inégales, la libre circulation des personnes et des biens provoque, chez la moins puissante, une série de transformations. Ce type de choc culturel provoque des dégâts irréparables et une forme certaine d’ethnocide. Christel Seval mentionne les Limbu du Népal, les Inuits, les Aborigènes d’Australie. La culture Inuit a réchappé d’extrême justesse à l’ethnocide.

Christel Seval évoque ce qu’il appelle le « contre exemple du Japon ». Il s’agit d’un cas de figure particulier, celui où le choc culturel n’a pas été fatal. Voici ce qu’on lit dans le rapport Cometa :

« Il est clair que, dans l’hypothèse où seraient prouvées l’existence et l’origine extraterrestre des OVNI, non seulement la position d’autorités intellectuelles, mais tout simplement la position sociale des élites scientifiques, risquerait d’être fortement compromise. C’est d’ailleurs ce qui s’est passé chaque fois que des groupes ou des nations se sont trouvés au contact d’une civilisation humaine plus développée, à l’exception notable du Japon de l’ère Meiji sur laquelle il conviendrait de se pencher. »

Lorsque l’Occident a rencontré des grandes civilisations de masse équivalentes à la sienne, comme dans les cas de l’Inde et de la Chine, y a-t-il eu des effets ethnocidaires à proprement parler ? L’Inde a montré sa capacité d’adaptation, la culture indienne ne s’étant pas transformée de façon brutale. Et le système économique occidental a pénétré dans toutes les strates de la vie chinoise.

ChristelSeval« Ainsi tombe l’idée selon laquelle seules des confrontations hostiles ou guerrières conduisent à des ethnocides. Des activités bienveillantes, comme par exemple l’économie libérale, son système, ses règles, la libre circulation des biens et des services, qui véhiculent et imposent une culture au détriment des cultures indigènes, puisque les cohabitations sont généralement irréalisables, peuvent propager des répercussions à caractère ethnocidaire. » (C. Seval) (2)

L’ethnologie nomme la destruction d’une culture par une autre, un ethnocide. Les missionnaires religieux, prosélytes de la foi chrétienne, se sont efforcés de substituer aux croyances “barbares” la religion révélée par la Bible, le paganisme devant être éradiqué « pour le salut des âmes et l’établissement de la religion du Dieu unique ». En Occident, l’ethnocide repose sur l’idée qu’il y a une hiérarchie des cultures (des inférieures et des supérieures) et que la culture occidentale occupe le sommet de cette hiérarchie. Elle ne peut donc entretenir avec les autres cultures qu’une relation de négation : ce qui est bon pour soi est bon pour les autres, et ces derniers seront humanisés malgré eux et pour leur bien. L’Occident n’est cependant pas le seul à exprimer ce racisme culturel à l’encontre des autres… Cependant, toutes les civilisations admettent la supériorité de la civilisation occidentale : le monde entier lui emprunte progressivement ses techniques, son genre de vie, ses distractions, ses vêtements.

Quel est le rapport de ces considérations sur l’ethnocide (développées dans le livre de Christel Seval) avec le sujet du “non-contact extraterrestre” ?

Christel Seval postule l’existence d’une éthique chez des êtres extraterrestres capables de nous visiter, une éthique qui est en phase avec leur développement scientifique. Quelles que soient les divergences philosophiques à la base des définitions que l’individu moderne se donne de l’éthique : humanisme, relativisme, naturalisme, transcendantalisme (religions), aucune éthique humaine en progrès ne supporterait l’éradication d’une culture étrangère…

ChristelSeval« Si c’était à refaire, en admettant qu’on puisse remonter le cours du temps et surmonter les appétits économiques, l’Occident choisirait aujourd’hui de ne décimer ni les Indiens d’Amérique du sud, ni les Indiens d’Amérique du nord, ni les aborigènes, ni leurs populations, ni leurs cultures. A fortiori, peut-on le penser, des extraterrestres munis d’une éthique en avance font de la non-ingérence la condition obligée de leur rencontre avec une civilisation de rang inférieur susceptible d’être déstabilisée ou absorbée. » (C. Seval) (3)

On pourrait distinguer trois types de visiteurs extraterrestres en fonction de leur attitude à l’égard de l’espèce humaine : les « méchants » ou hostiles, les neutres et les bienveillants.

Si nos visiteurs avaient eu des intentions malveillantes, depuis le temps qu’ils rôdent au-dessus de nos têtes, il y a longtemps qu’ils nous auraient envahis. Le vilain étranger étant exclu, il ne reste que les bienveillants et les neutres. Le principe de non-ingérence s’applique parfaitement aux neutres, leur attitude correspondant à celle de l’ethnographe qui étudie une culture sans interférer avec celle-ci.

extraterrestre4Reste le cas des civilisations extraterrestres « bienveillantes », celles qui sont susceptibles d’aider l’humanité de façon discrète, « dans les coulisses », sans pour autant se montrer au grand jour. Ces civilisations peuvent être variées : ethnies d’origines différentes, stades de développement différents, objectifs et finalités différents. La « bienveillance » peut se graduer selon l’intérêt porté à l’espèce humaine, « intérêt d’autant plus élevé que la ressemblance entre nos peuples sera importante par exemple, et selon l’éthique et la métaphysique dont la race sera porteuse ». Comment procèderait l’ethnologue extraterrestre ? On peut transposer les souhaits de nos propres anthropologues quant aux conditions d’une étude dans un nouveau milieu : furtivité maximum, ingérence minimum, pour un prélèvement d’informations maximum.

 

I. Le « xénocide » :

Quel serait l’impact du contact officiel d’une civilisation extraterrestre avec la nôtre ? A la même enseigne que l’ethnocide terrestre, le terme de « xénocide » recouvre des réalités variées. Dans « Le plan pour sauver la Terre », Christel Seval définit l’ethnocide, en l’occurrence ici le « xénocide », comme étant la catastrophe globale économique et culturelle résultant d’un contact prématuré avec une intelligence extraterrestre. Il revient sur le sujet dans « Extraterrestres. Contact et Impact ». Il distingue cinq degrés de xénocide.

– Dans le cas du xénocide de degré 0, la prise en compte de l’existence extraterrestre aboutit à des remises en question intellectuelles sans remettre en jeu ni les identités culturelles, ni les équilibres socioéconomiques profonds.

– Dans le cas du xénocide de degré 1, le choc est amorti sur le long terme et la société planétaire entre dans une nouvelle ère.

– Dans le cas du xénocide de degré 2, le contact provoque un effondrement majeur : le système économique est atteint, les systèmes religieux « sont en capilotade », etc.

– Dans le cas du xénocide de degré 3, c’est l’éradication des cultures terrestres, des systèmes de pensée, de l’économie, des religions et des philosophies…

– Dans le cas du xénocide de degré 4, on a le summum de la violence, avec possibilité de disparition de l’espèce humaine ou sa rétrogradation à un âge sombre.

ChristelSeval« Il est important de noter que, in fine, les degrés compris entre 0 et 3 conduisent inéluctablement au métissage et à l’hybridation culturelle avec la ou les sociétés extraterrestres à l’initiative du contact, donnant lieu à une transformation profonde de la société planétaire, le troisième pattern de Lévi-Strauss. Le degré 4, par son amplitude, remet en question l’avenir de l’Homme ainsi que ses relations avec les entités extraterrestres. » (C. Seval) (4)

 

II. Le rapport du “Brooking Institution” et le rapport Cometa :

A la demande de la NASA en 1960, une commission du “Brooking Institution”, regroupant l’élite des scientifiques américains, a publié en 1961 un rapport officiel au Congrès portant sur l’ensemble des activités spatiales à venir. Ce rapport aborde, en quelques pages, la question extraterrestre.

Il note que pour les sectes fondamentalistes (et antiscientifiques) la découverte d’une autre vie serait l’équivalent d’un choc électrique. Il a été spéculé que, parmi toutes les communautés, les scientifiques et les ingénieurs devraient être les plus atteints par la découverte de « créatures supérieures ». Une compréhension fructueuse devrait être obtenue d’une étude comparative des facteurs affectant les réponses des sociétés primitives à l’exposition aux sociétés technologiquement avancées. Quelques-unes réussissent, d’autres survivent, d’autres meurent.

Ce rapport ne répond à aucune des questions qu’il soulève, mais met en évidence une série de questions dont les implications sont jugées potentiellement importantes. Le rapport distingue plusieurs situations :

• La découverte d’une vie non intelligente sur une planète de notre système solaire.

• La découverte d’artefacts extraterrestres suite à des missions interplanétaires menées par des sondes ou des engins habités, artefacts relevant de civilisations disparues ou de passage.

• La découverte de signaux radioélectriques prouvant l’existence d’une civilisation extraterrestre vivante.

Christel-Seval3Nulle part n’est évoquée, note Christel Seval, une confrontation directe avec une race extraterrestre sur notre planète, « probablement pour ne pas paniquer le lecteur du Congrès ». Il est recommandé à l’agence spatiale, avant de divulguer la découverte d’artefacts extraterrestres que pourraient réaliser ses missions dans le système solaire, de bien peser les conséquences d’un tel acte. Parmi les raisons justifiant une éventuelle censure, le rapport cite celles-ci :

– Risques de réactions violentes suscitées par des groupes d’influence divers, notamment religieux.

– Risques de bouleversements politiques, sociaux, scientifiques et culturels.

– Risques de révolutions.

75321156ChristelSeval« Le rapport estime que l’existence de civilisations extraterrestres dans notre environnement planétaire pourrait rendre obsolètes toutes nos théories cosmogoniques anthropocentristes et cosmologiques. Des manifestations violentes pourraient éclater qui mettraient en danger la vie des scientifiques et l’existence des institutions pour lesquelles ils oeuvrent. Le rapport suggère que les scientifiques puissent s’opposer à la révélation de découvertes d’artefacts, considérant les risques de perturbations mentionnés. » (C. Seval) (5)

En 1999, l’association Cometa a publié son rapport sur le phénomène OVNI. Cette association comprenait des personnalités issues de l’Institut des Hautes Etudes de Défense Nationale. Le rapport aborde notamment les répercussions d’un contact extraterrestre sur la société humaine. Les membres de l’association ont mis en scène une future expédition terrienne vers une autre planète habitée, et ils se sont posés la question de l’approche et de l’étude de cette civilisation, puis du contact avec celle-ci. La première phase exclurait tout contact physique et correspondrait à la phase de l’observation scientifique (avec écoutes électroniques, télédétections, etc.). La deuxième phase serait constituée de prélèvements et d’analyses d’éléments minéraux et végétaux, d’animaux et peut-être d’êtres évolués. La troisième phase serait associée à une acclimatation psychologique ayant pour objet d’habituer peu à peu la population à l’idée qu’il pourrait bien y avoir des visites extraterrestres. Et la quatrième phase serait celle du contact direct avec la population de la planète visitée.

extraterrestre6« Il est aisé d’imaginer le retentissement immense que cela provoquerait dans toutes les sphères du psychologique, du politique, du militaire, du stratégique, du religieux, sans parler des médias, des multiples concertations et colloques internationaux, des séances ininterrompues d’organisations du style de l’ONU, des appels à l’unité du monde, à la concertation internationale, à la création de commissions d’accueil, etc. La rivalité des Etats sera intéressante à observer.

Il va de soi que nos intentions devront être perçues comme pacifiques. » (Rapport Cometa)

Il y aurait des impacts religieux et politiques. Les impacts politiques devraient être beaucoup plus éphémères… Cependant, tel monarque ou tel chef d’Etat pourrait se proclamer l’interprète exclusif et privilégié des visiteurs. Ne serait-il pas tenté de se consacrer dieu-roi ou “roi-dieu” aux yeux de ses sujets ?

« Nous devrions rencontrer des idolâtres, des thuriféraires et des hérodiens qui par certitude millénariste, crédulité, pragmatisme ou intérêt, nous accueilleront avec enthousiasme comme des sauveurs à même de résoudre toutes leurs difficultés, de leur apporter la paix et la prospérité, de préférence sans avoir beaucoup d’efforts à fournir. Ce seront nos premiers alliés. Des zélotes, sceptiques ou repliés sur les vénérables conceptions séculaires de leur monde bouleversé, mettront en doute ou nieront notre existence. S’ils venaient à l’admettre, ils nous considèreraient comme autant d’envahisseurs, dont les intentions seraient perçues comme d’autant plus suspectes qu’elles seraient pacifiques. extraterrestre-invasionDe là à imaginer la création de mouvements de défense et de résistance à l’envahisseur, il n’y a qu’un pas qu’il est logique de franchir. (…) Mais comment éviter le piège des bonnes intentions et des bons sentiments, dont chacun sait combien l’enfer en est pavé ? Faudra-t-il avouer depuis quand datent nos observations ? Nous reprochera-t-on de ne pas être intervenus pour empêcher tel conflit mondial, ou nous en imputera-t-on la responsabilité, ou encore, et plus généralement, nous fera-t-on grief d’avoir modifié le cours des civilisations ? De très fortes et durables perturbations psychologiques seront à envisager dans ces cas. Seront-ils déçus de ne pas nous savoir immortels ? Plus tard, des échanges économiques et technologiques, et des liens financiers, devraient s’établir avec ces populations. Sera-t-il de sage politique de nous occuper des affaires locales ? Et, d’une manière ou d’une autre, pourrons-nous échapper à la sollicitation de devenir les arbitres des différends politiques, de la paix, de la guerre et des crises économiques ?

extraterrestreQuoi qu’il en soit, toutes les difficultés non résolues seront, un jour ou l’autre, mises à notre charge. N’ira-t-on pas jusqu’à nous reprocher les apports de notre civilisation très évoluée, ou du moins ce que nous pensons être pour eux des bienfaits ? Des changements d’opinion et d’attitude à notre égard pourront se produire avec le temps. Des groupes de personnes ne seraient-ils pas tentés un jour de se considérer nos égaux, à défaut pour nous d’être demeurés inaccessibles ? Surgiront, dès lors, des mouvements revendicatifs et s’enclencheront, sans doute, des cycles révolutionnaires, dont nous pâtirons ainsi que nos alliés hérodiens. Notre politique globale serait alors compromise et nous devrions envisager d’espacer les contacts et, à la limite, de nous retirer (…). » (Rapport Cometa)

Le contact avec une civilisation extérieure à notre planète, interférant avec nos affaires, provoquerait l’écroulement du cadre des « pensées confortables de l’humanisme anthropocentrique ». Dans certaines disciplines comme la physique, le contact avec une civilisation beaucoup plus avancée pourrait faire apparaître infantiles les concepts scientifiques terrestres, « ce qui démobiliserait complètement les chercheurs qui les utilisent ». La position d’autorités intellectuelles et la position sociale des élites scientifiques risqueraient d’être fortement compromises.

 

III. Plusieurs types d’impacts :

Christel Seval liste les différents types d’impacts consécutifs à un contact officiel avec des êtres extraterrestres :

– L’impact événementiel.

– L ’impact émotionnel.

– L ’impact religieux.

– L ’impact économique.

– L ’impact « politicosocial ».

intergalacticRobert L. Hall a rédigé un article sur l’éventualité d’une réaction de panique au sein de la population dans le cas d’un contact avec une ethnie extraterrestre. Selon lui, le mythe des réactions de panique suite à des événements traumatisants, conduisant la foule à des émeutes, des actions hystériques et destructrices, est trompeur et exagéré. En réponse à un contact public avec des êtres extraterrestres, la panique apparaît en fait comme une réaction peu probable. On n’a jamais trouvé de signes d’hostilité extraterrestre patente envers les humains. Si le dossier OVNI était correctement présenté au public, un contact ne serait probablement pas perçu comme une menace imminente. Robert Hall nota qu’en obtenant de l’information crédible, les risques de panique et de comportements destructifs seraient minimisés. Si les visiteurs de l’espace ne manifestaient aucune hostilité, il est concevable de penser que cette situation ne générerait, sur le moment, aucun mouvement de panique collective. Notons, cependant, que l’étude de Robert Hall se cantonne à l’événementiel, le jour du contact, et ne concerne pas les conséquences à moyen terme sur les structures sociales humaines.

– Quelle serait la répercussion sur la sphère émotionnelle et psychique des individus en cas de contact officiel ? Dans son immense majorité, l’humanité serait en état de choc.

ChristelSeval« En toute conscience, qui n’appellerait pas de ses vœux une telle rencontre ? Qui n’applaudirait pas des deux mains en songeant à tous les bénéfices que la civilisation humaine pourrait en retirer ? Qui n’imaginerait pas voir l’éradication du cancer, du sida, du paludisme ? Qui n’imaginerait pas assister à la fin de la dépendance au pétrole, la fin de nos problèmes de ressources non renouvelables ? La fin de la pollution effrénée, celle du réchauffement climatique ? Qui n’imaginerait pas la fin des conflits entre nations ? des guerres territoriales ? des guerres d’intérêt économique ? des guerres de religion ? Qui n’espérerait pas en finir avec l’archaïsme religieux quel qu’il soit ? Qui ne verrait pas enfin l’occasion d’en terminer avec la faim et la soif dans le monde, des maux aussi basiques mais devant lesquels notre impuissance se révèle dans toute sa dimension dramatique ?

Que dire alors du traumatisme qui s’enchaînerait au premier si la réponse de l’extraterrestre était négative et qu’il ne voulait remplir aucune des attentes de l’homme en souffrance ? » (C. Seval) (6)

Tout transfert de technologie pourrait avoir des effets très négatifs. Le Terrien ne comprendrait pas la réponse négative du visiteur extraterrestre. Ce dernier pourrait-il dire la vérité ? A savoir que s’il donnait ce que nous demandions, connaissant de nouvelles lois physiques mettant en jeu des puissances fantastiques, les Terriens ne pourraient s’empêcher de construire des armes, d’expérimenter les nouvelles forces au profit des dirigeants et des groupes industriels.

– Quel serait l’impact d’un contact extraterrestre sur la sphère religieuse ? Voici ce qu’a écrit le pasteur presbytérien Barry H. Downing :

« Je suspecte que les OVNIs sont là depuis des siècles et qu’ils ont été impliqués dans le développement de la religion biblique, à la fois sous la forme de l’Ancien et du Nouveau Testament. Il est également possible que cette présence ait stimulé d’autres religions à travers le monde. (…) Comment cela s’accorderait avec le dogme moderne ? Je pense que la réponse est : pas bien du tout. »

En 1984, Barry Downing mena une enquête auprès de cent pasteurs et prêtres séminaristes aux Etats-Unis. Ils doutaient pour la plupart que les OVNIS fussent des engins extraterrestres. Mais dans le cas où il s’agirait bien d’engins de ce type, ces religieux étaient reconnaissants envers leur gouvernement d’avoir fait en sorte de maintenir le public dans l’ignorance.

Quelles seraient, pour les religions, les conséquences d’une manifestation extraterrestre ? En fait, cela dépendrait de chaque religion. Dans l’Hindouisme, il est fait référence, dans divers textes sacrés (le “Mahabharata”, etc.), à des véhicules aériens appelés “vimanas”Selon Barry Downing, les religions orientales, l’hindouisme et le bouddhisme en particulier, seraient probablement moins traumatisées par un contact extraterrestre que les religions du “Livre” (judaïsme, christianisme et islam).

chariot-de-feuIl existe, dans la Bible, divers épisodes pouvant être de nature extraterrestre : tourbillon de feu (Elie), char de feu (Enoch), roues volantes et êtres non humains (Ezéchiel), buisson ardent, destruction de Sodome et Gomorrhe, etc. Mais cette explication extraterrestre échappe, bien sûr, aux croyants, qu’ils soient fondamentalistes ou pas.

Dans sa “Somme théologique”, saint Thomas d’Aquin écrivit, au treizième siècle, que Dieu, dans sa grande bonté, doit avoir doté d’une vie intelligente « de vastes régions de l’Univers »…

« Mais d’emblée, on heurte les fondamentaux de l’Eglise. Supposez que la galaxie soit peuplée d’autres êtres intelligents. Que vaudrait alors le mythe fondateur du péché originel ? La Terre serait-elle le seul lieu de péché ? Que vaudrait la déification du Christ ? Le Christ incarné sur Terre serait-il le Roi céleste de l’ensemble des planètes habitées ? L’efficacité de son intervention se serait-elle étendue à tout l’Univers ? Ou l’incarnation christique rédemptrice se jouerait-elle partout en tant que besoin ? Et Marie, et les saints ? Ne seraient-ce que des personnages de second plan ? Ou devrait-on, afin de leur restituer leur trône, leur attribuer un rôle rédempteur sur chacun des mondes de la Création ? » (C. Seval) (7)

Je précise que la réponse évidente est celle-ci : de nombreux dogmes religieux (sur le péché originel, sur la nature du Christ, etc.) sont complètement erronés et relèvent du mythe ! Et j’ajoute que chaque planète habitée a ses propres « Instructeurs spirituels ».

En 1986, Monseigneur Corrado Balducci (un prêtre italien) déclara qu’il est vraisemblable que d’autres êtres existent, distincts des humains et des anges… Le discours est évidemment différent chez les catholiques extrémistes (ou intégristes) et les fondamentalistes issus du protestantisme. On peut supposer que les intégristes verraient, dans une présence extraterrestre, la marque de l’antéchrist, l’œuvre de Satan, l’arrivée des démons, la fin du monde, la fin des temps, le Jugement Dernier, autant de thèmes spécifiques aux obscurantistes religieux. De même, des protestants fondamentalistes comme John Brandenburg, Clifford Wilson et John Weldon, ont soutenu que les êtres extraterrestres sont « démoniaques ». Selon leur stupide thèse (aussi stupide qu’eux-mêmes), ils sont là pour tourmenter et leurrer les humains durant les derniers jours avant la seconde venue du Christ !

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Le protestant John E. Brandenburg, qui est physicien des plasmas, est convaincu que la majorité des interventions extraterrestres sont le fait des “Gris”, et qu’ils sont nos ennemis irréductibles. Les actions des Réticuliens (les “Gris”), écrit-il, révèlent leur objectif : posséder la Terre. Selon lui, le gouvernement américain a été impliqué dans une guerre des étoiles secrète contre les Réticuliens, la position du gouvernement américain étant à ce sujet justifiée. Si nous devons combattre les “Gris”, ajoute-t-il, « Dieu combattra avec nous ». Il dit qu’Il a déjà combattu à nos côtés lors du crash de Roswell ! Il faut, dit-il, combattre les “Gris” ! gouv-aliensMais, comme le note Christel Seval, la position de John Brandenburg est caricaturale. Pour nombre de fidèles, les OVNIS et leurs occupants sont à classer parmi les démons et il faut donc les anéantir, mais les partisans de la théorie angélique sont, note Christel Seval, tout aussi dangereux, car, dès qu’un indice confirmera à leurs yeux que les “aliens” ne sont pas de véritables anges, « ils les déchoiront immédiatement en troupes lucifériennes ». Nous sommes ici, ajoute-t-il, « face à un mode de pensée magique, manichéen et rétrograde qui ne dépareillerait pas chez les ayatollahs les plus sectaires ».

Dans le Coran, on parle de 7 « cieux » (il s’agit, en fait, de 7 Plans de conscience correspondant à des mondes spirituels), d’anges, d’anges déchus (dont Iblis, c’est-à-dire Satan). Au verset 12 de la Sourate 65, on parle de « Terres ». Des commentateurs du Qour’aane (comme Allâma Aloûsi r.a.) pensent que ce verset constitue une preuve de la pluralité des planètes habitées. Un commentaire de ce verset fait état de 7 “Terres” avec, sur chacune d’elles, un Prophète, un Adam, un Noé, un Abraham, un Jésus. Certains théologiens musulmans, comme Wahab r.a., parlent de plusieurs centaines de mondes différents. Abou Saïd al Khoudri, un compagnon du Prophète, rapporta qu’une nuit, alors qu’Ousayd bin Houzayr était en train de réciter le Coran, assis dans son parc à chameaux, son cheval commença tout à coup à s’agiter. Il finit par apercevoir « comme une ombre (ou un nuage) » au-dessus de sa tête, « dans laquelle il y avait des sortes de lanternes ». Elle s’éleva ensuite dans les airs jusqu’à ce qu’il la perdit de vue. Le Prophète lui dit que c’étaient les anges qui l’écoutaient. D’après une autre version, le Prophète dit qu’il s’agissait de la “sakînah”. Cette dernière est une créature particulière d’Allah qui descend parfois sur Terre accompagnée d’anges. Dans le cas d’un contact extraterrestre, il y aurait plusieurs interprétations : êtres extraterrestres considérés comme étant de nature semblable aux êtres humains, c’est-à-dire des créatures de Dieu situées à mi-chemin entre les anges et les démons, entre bien et mal, ou anges déchus, djinns, suppôts du Diable.

ChristelSeval« Quelle serait l’influence de la masse modérée sur les extrêmes ? Aujourd’hui, quelle est son influence sur l’ensemble des mouvements islamistes durs ? Elle existe mais n’est manifestement pas suffisamment forte pour les maîtriser et empêcher qu’ils pullulent. L’obscurantisme assombrit l’Islam qui s’est radicalisé suite aux aléas de l’Histoire. Or, l’intégrisme ne brille pas par son ouverture aux nouveaux concepts ni par sa tolérance envers l’altérité. Il est donc vraisemblable qu’en un temps de réaction assez court la position des ayatollahs et des oulémas ne s’affermisse vers un soupçon contre le visiteur puis son rejet à travers la prononciation d’une fatwa quelconque, capable d’enflammer des millions d’individus et de les jeter dans une guerre sainte de résistance, voire d’actions terroristes visant à obtenir le départ ou à détruire les créatures visiteuses. Car pensez-vous que l’intégrisme tolérerait cette situation ? Cette remise en question de la Parole divine ? Cette apparition incroyable et magique qui lui apporterait le témoignage vivant d’une race bénie d’Allah et totalement étrangère à l’Islam ? Pour tous ces extrémistes de la pensée, il leur serait beaucoup plus aisé de déclarer la guerre sainte contre l’ennemi extraterrestre plutôt que de renoncer à leurs croyances archaïques. Et ce serait le chaos. Un chaos qui rassemblerait sous une même bannière, comme par un tour de magie, les extrémistes de tous poils contre l’ennemi commun venu de l’espace. » (C. Seval) (8)

Si un contact extraterrestre se déroule avec un échange réduit d’informations, on peut aussi craindre, selon Christel Seval, « une prolifération de sectes qui se feront, ou les porte-parole des extraterrestres, ou leurs pires ennemis pour des motifs connus d’elles seules, ainsi qu’un engouement du public en quête de vérités simples et tranchées pour ces groupes sectaires leur servant une réponse ad hoc ».

– Suite à un contact extraterrestre, à quoi peut-on s’attendre sur le plan économique ? Des événements extérieurs, que les économistes appellent « chocs », joueraient un rôle déterminant. Le contre-amiral Gilles Pinon s’est demandé si on peut concevoir un choc culturel plus violent, plus déstabilisateur que le contact impromptu avec des êtres extraterrestres intelligents.

Christel Seval note que le premier impact visible serait certainement un krach boursier consécutif à une perte de confiance des agents économiques, et un manque de lisibilité dans l’avenir. Dans l’attente d’une embellie, les économies ralenties verront le marasme s’installer… On peut supposer qu’entreront en scène des intérêts géopolitiques ou de sécurité nationale se manifestant par des conflits armés.

– Quel serait l’impact d’un contact extraterrestre sur la sphère « politicosociale » ? Il est à prévoir qu’une sérieuse perte de crédibilité affectera les autorités politiques et militaires. Ce processus s’étendra avec encore plus de violence sur la communauté scientifique « dont les élites arrogantes ont maintenu pendant 60 ans, et contre l’avis d’une partie de la société sensibilisée à ces phénomènes, un couvercle idéologique et irrationnel sur le dossier OVNI ». Le réveil sera difficile, ajoute Christel Seval, et on cherchera des coupables.

Dans le monde, beaucoup de gens accuseront leurs gouvernements d’avoir caché la vérité et les presseront d’avouer. En réalité, peu d’individus au sein des instances des divers gouvernements sont au courant de la réalité des OVNIs, car ils n’ont pas le « Need to Know », le besoin de savoir, et il est probable que les minorités réellement informées nieront savoir quoi que ce soit, effrayées par les répercussions qu’aurait l’aveu, sur les populations, de leur mensonge colossal. Et la plupart des gouvernements diront qu’ils ne sont pas fautifs puisqu’ils ne savaient pas.

alien-humour« Il est alors à craindre qu’une querelle enflamme le public. Les plus virulents détracteurs auront de solides arguments pour clouer leurs autorités au pilori. Ils les accuseront de continuer à mentir effrontément. Ils relèveront les éléments à charge du dossier OVNI, des documents et des enquêtes imparables réalisées par des scientifiques atypiques et des bénévoles depuis un demi-siècle dans le monde entier. Ils ressortiront des cartons l’affaire de Roswell avec les affidavits des témoins (déclarations sous serment) et l’enquête du General Accounting Office ; ou plus proche dans le temps, l’affaire de Varginha au Brésil. Ils évoqueront toutes les bonnes raisons utilisées jusqu’alors pour taire l’évidence : le besoin ultime d’éviter une panique publique à tout prix, la crainte d’un mouvement de panique religieux, la hantise d’une rupture de la paix sociale et d’une crise de confiance envers les autorités, etc. Ils diront que ces raisons n’ont jamais été fondées, que le secret et la désinformation étaient des mesures illégitimes et antidémocratiques, que le gouvernement a desservi le peuple en empêchant que les élites scientifiques ne s’attaquent au problème, que lui cacher la vérité n’a pas joué pour son bien. Ils diront que si le dossier OVNI avait été présenté loyalement au public, le contact ne serait probablement pas perçu aujourd’hui comme une menace imminente à l’instar d’une attaque militaire, que la population ne serait pas au bord de la crise de nerfs et que tout cela est de la faute des gouvernements. ChristelSevalIls diront que le peuple était capable d’encaisser cette vérité – en surestimant probablement sa capacité d’absorption. Il y aura de fins psychologues pour ‘‘achever l’ambulance’’ en disant que si tout cela avait été rendu public, il aurait été possible d’examiner de manière dépassionnée et scientifique comment réagir à ce type de situation et de recommander la meilleure solution. Ils diront que parce que la réaction officielle a été de traiter le sujet par l’absurde ou par le secret, il a été impossible de développer des réponses adaptées aux attentes du public, ce public angoissé et proche de la panique aujourd’hui avec ces engins lenticulaires stationnés ici où là. » (C. Seval) (9)

On évoquera aussi la question de savoir si un quelconque gouvernement a pu bénéficier de contacts préalables avec des entités extraterrestres. On posera au gouvernement la question : Que savez-vous réellement ? Sous la pression médiatique, et l’évidence croissante, la vérité sera dite pour éviter le scandale, mais on peut supposer que cette vérité sera tronquée, incomplète, adoucie, car il s’agit là de secrets militaires de première ampleur, « et que personne ne sera prêt à accepter le fait qu’on l’a trompé pour développer des programmes militaires suprêmement coûteux et agressifs dans son dos, ni parmi la population américaine, ni parmi les autres pays du concert international ».

Les autorités militaires seront prises de fébrilité et de panique, et on peut s’attendre à ce qu’elles dépêchent un maximum d’études et d’actions de renseignement sur les visiteurs, à propos de leur technologie spatiale, leur armement, leur psychologie, leur physiologie, leur langage, leur informatique, leur histoire, etc.

ChristelSeval« Concomitamment, on peut craindre que le secteur de l’armement et de la recherche militaire soit dopé sur ordre gouvernemental, sans concertation et sans contrôle international, à la fois pour endiguer la montée des problèmes au sein de la société humaine tel que l’accès aux ressources essentielles, le maintien de l’ordre, la défense du territoire ; et, sur le plus long terme, pour accéder un jour à un stade où l’armée pourrait retrouver sa crédibilité et s’imposer face aux extraterrestres en ayant développé une technologie comparable. » (C. Seval) (10)

On aura besoin d’une instance chargée des relations avec les émissaires extraterrestres, d’une organisation spécifique en la matière. Cette organisation pourrait être accueillie sous l’égide des Nations Unies. Ainsi, l’organe de représentation de l’humanité chargé des échanges protocolaires avec les émissaires extraterrestres pourrait être un organe subsidiaire de l’ONU.

Il s’instaurera, selon Christel Seval, un terrible conflit d’influence entre l’ONU et les grandes puissances sur la question de la représentation de la société humaine auprès de la civilisation extraterrestre. Et certains Etats tenteront probablement, pour leur avantage propre, d’engager directement des pourparlers avec les visiteurs à l’insu de l’ONU et de leurs partenaires habituels. Il pourrait y avoir des ententes entre Etats au détriment de l’ONU. Les Etats-Unis useraient de leur poids pour s’affranchir des contraintes internationales s’appliquant aux autres pays, soit en agissant illégalement sans accord de l’ONU, soit en faisant pression sur les membres votants et sur leurs pays. Qu’y a-t-il de plus vital que l’irruption subite d’un acteur inattendu capable de supplanter la puissance américaine dans tous les domaines ?

« Dans une seconde période, face à la montée des revendications, des hystéries religieuses et sectaires, sur un terrain émotionnel perturbé, on pourra craindre une déstabilisation des démocraties au pouvoir fragile. La tentation de ‘‘retour à des régimes totalitaires prétendument capables de gérer une situation de crise ou de patrie en danger’’ sera forte comme le souligne Gilles Pinon, et surgiront un peu partout des hommes providentiels qui voudront se voir confier la destinée des populations. D’autant que suite à l’écroulement des économies, on tiendra les gouvernements pour responsables.

Dans les Etats où la cohésion nationale est précaire, il y aura des mouvements de contestation se traduisant par la dissolution de groupes socioprofessionnels et par la formation de clans anarchisants, de tribus inféodées autour de personnalités fortes en rupture avec les lois. » (C. Seval) (11)

Plusieurs années après, les suites de l’effondrement économique se feront dramatiquement ressentir :

– Généralisation de la misère et de la famine.

– Epidémies, pandémies, pénuries de vaccins et de traitements…

– Augmentation de la mortalité et écroulement de la démographie.

La survie des gouvernements serait impossible, et on peut supposer qu’entreraient en scène des intérêts géopolitiques ou de sécurité nationale se manifestant par des conflits armés. Des dérapages nucléaires pourraient alors avoir lieu, « accompagnés de demandes brûlantes d’arbitrage et d’appels au secours auprès des émissaires extraterrestres ».

Christel Seval note qu’il est difficile d’imaginer des expéditionnaires prenant contact sans avoir au préalable soigneusement étudié la situation socio-économique, physique et politique de la Terre, et par-dessus tout sans avoir reçu le feu vert de leur hiérarchie planétaire pour une prise de contact officielle. Quel rôle se donneront-ils ?

ChristelSeval« Seront-ils de simples témoins passifs ? Pousseront-ils jusqu’à émettre des conseils sur la situation planétaire ? Iront-ils jusqu’à jouer les arbitres dans des oppositions humaines de type politique, diplomatique, ou dans des conflits plus graves concernant des dysfonctionnements économiques ou par exemple des problèmes de juste répartition des ressources ? Devront-ils revêtir leur habit de gendarme si certaines puissances passent outre les décisions de l’ONU et projettent unilatéralement des opérations militaires à l’encontre d’autres pays ? Témoin, conseiller, arbitre, gendarme, quelle sera l’attitude des mandataires extraterrestres vis-à-vis de nos querelles et de nos demandes d’intervention ? » (C. Seval) (12)

Le gouvernement américain ne peut que craindre un contact extraterrestre officiel, car l’hégémonie des Etats-Unis serait alors menacée sur plusieurs terrains : mise à mal de l’économie et mise à mal du dollar comme étalon du système financier, possible remise en question de la suprématie du pétrole comme source d’énergie, mise à mal de leurs prétentions militaires hors de leur sol, mise à mal de leur influence culturelle sur le reste du monde, mise à bas de leur superpuissance face à l’armement extraterrestre, fin potentielle du capitalisme et fin potentielle du lobby militaro-industriel, etc.

 

IV. Les scénarios du contact :

Christel Seval consacre, dans son livre, un chapitre aux scénarios du contact. Il revient sur les types de “xénocide” sur la société humaine en différents degrés de gravité, puis il mentionne divers degrés de prise de contact en fonction de la nature et de la quantité des échanges qui pourraient s’établir entre l’humanité et les visiteurs. Il est possible d’établir des liens entre des causes (un niveau de contact) et des conséquences (un degré de “xénocide”).

J’ai évoqué, plus haut, les degrés de « xénocide », de 0 à 4. Evoquons les niveaux de contact :

ChristelSeval« Le contact de niveau I correspond à une prise de conscience généralisée, par le réseau social visité, de la présence exobiotique, sans que celle-ci ne transmette aucune information supplémentaire autre que son existence ostensible. Il s’agit par exemple du survol de quelques capitales du monde par une collection d’OVNIs visibles, annonçant clairement leur origine exogène par leurs comportements cinématiques défiant les possibilités techniques de nos aéronefs, suivi de leur disparition dans l’espace.

ashtarLe contact de niveau II s’apparente à une visite de courtoisie. Par rapport au niveau I, il s’échange des informations de type protocolaire sous forme de transmission hertzienne ou autre, voire d’un atterrissage suivi d’une visite d’émissaires en chair et en os. Ces informations n’ont qu’un caractère superficiel, même si elles apportent la quasi-certitude d’un contact bienveillant et l’origine galactique des visiteurs.

Le contact de niveau III suppose l’implantation de structures d’échanges et de communications à caractère permanent ou épisodique. Des relations diplomatiques sont établies, avec représentation corporelle ou non. Des données sont échangées dans des domaines variés : culture, art, histoire, science et technologie, religion, philosophie, économie, etc. Ces données n’ont pas de caractère opérationnel, ou un caractère opérationnel limité à notre niveau de connaissance.

Le contact de niveau IV et + fonde sa différence sur la caractéristique des échanges. Il s’agit de transfert de connaissances scientifiques et/ou de matériel technologique. » (C. Seval) (13)

Christel Seval distingue en outre quatre phases temporelles : la Phase I correspond à l’événement ponctuel du contact, la Phase II correspond aux premiers mois, à la première année (sans grandes conséquences structurelles), et la Phase III dure de un an à quelques années, période au cours de laquelle se manifestent les turbulences les plus graves et les problèmes les plus ardus à résoudre. Quant à la Phase IV, c’est celle du “post-contact”.

extraterrestre2On peut illustrer ainsi le contact initié par des êtres extraterrestres bienveillants : par des atterrissages devant de nombreux témoins, et/ou d’autres actions d’envergure, des OVNIs habités par des entités extraterrestres se manifestent de façon ostensible avec des intentions pacifiques. J’ai donné, plus haut, les divers types d’impacts envisagés : sur la sphère émotionnelle et psychique, sur la sphère religieuse, sur la sphère économique, sur la sphère « politicosociale », scientifique et militaire. Une partie de l’humanité se rangerait comme alliée des visiteurs extraterrestres, pour des motifs divers (intérêt, etc.), alors qu’une autre partie de l’humanité s’opposerait à ceux-ci, également pour des motifs divers : fondamentalisme religieux, etc. Des accusations de traîtrise seraient lancées, par les opposants, contre les alliés.

Dans le cas d’un contact de niveaux I et II, il se produira un choc culturel, de la peur et une confusion paralysante à l’instar de celle qui a saisi les Aztèques lors de la conquête espagnole emmenée par Cortès. Le contact de niveau I ou II s’apparente à une visite courtoise, à un échange d’informations superficielles et protocolaires sans engagement. Une manœuvre d’évitement, le refus d’une attitude plus engagée ou le départ des émissaires extraterrestres seraient vécus comme une catastrophe supplémentaire n’arrangeant pas les affaires humaines. Un engagement plus accru de leur part permettrait-il de redresser la situation ?

Dans le cas d’un contact de niveau III et +, le degré d’ingérence est bien plus élevé. Or, plus cette ingérence sera importante, plus la réaction immunitaire de rejet sera forte.

ChristelSeval« L’humanité réclamera, tôt ou tard, des technologies pour l’assister, pour supporter ses nombreuses faiblesses dans les domaines cruciaux de l’alimentaire, de l’énergie et du médical. Mais le transfert d’informations scientifiques véhicule d’insoupçonnables problèmes difficilement solubles, et la fourniture directe de matériel technologique équivaudrait à déposer dans les mains d’un enfant un récipient de nitroglycérine. Une technologie avancée sans la spiritualité avancée qui va de pair est un instrument de mort. » (C. Seval) (14)

Au nom de quoi, si ce n’est de sa spiritualité, l’Homme aurait-il un droit d’accès à une technologie supérieure ?

« Alors quelles solutions restera-t-il ? Un programme plus invasif ? Des implantations technologiques militairement protégées par des extraterrestres sur le pied de guerre, décidés à repousser les révoltes et les tentatives de vol contre leurs installations ? Qui, dans ce cas, repoussera les révoltes des opposants contre les alliés, qui contiendra les guerres civiles ? Un contingent de l’ONU ? Et que vaudra-t-il, ce contingent, face à l’unilatéralisme américain ou chinois, qui jugera que ses intérêts vitaux ne coïncident pas avec les intérêts internationaux ?

Petit à petit, pris au piège de la spirale infernale, forcée par les événements, l’ingérence extraterrestre dérivera vers l’option ultime, la prise de commandement pour rétablir l’ordre. » (C. Seval) (15)

mars-attaqueLe cas extrême de la prise de pouvoir par les visiteurs extraterrestres et de la mise sous tutelle de l’humanité (pour son bénéfice), avec “xénocide” de degré 3, n’interviendrait que si l’espèce humaine était en grand péril avec le risque de disparaître. C’est le seul cas où les avantages d’un tel coup de force seraient supérieurs aux dommages infligés. L’humanité devra adopter intégralement un nouveau modèle socioéconomique fonctionnant correctement (selon la loi du tout ou rien). Le patrimoine culturel humain sera préservé. Comme on ne peut pas remplacer les religions humaines par une nouvelle mystique si celle-ci n’est pas accompagnée de nouvelles bases conceptuelles (vision scientifique du cosmos), on instituera une religion unique basée sur les enseignements des maîtres terriens qui paraîtront en harmonie avec la connaissance des lois cosmiques qu’auront les visiteurs extraterrestres. Les idées ou conceptions erronées seront bannies du domaine éducatif.

La cote d’angoisse générale sera élevée : agressivité, terreur, suicides, flux migratoires incontrôlés… La prise de pouvoir sera ressentie comme une dictature paternaliste immorale et illégitime, et on lancera des accusations de traîtrise envers les alliés humains coopérant au programme extraterrestre. Il y aura des rébellions, des foyers de résistance, des actes de sabotage. Vaincre les fanatismes idéologiques et les réticences de tous ordres (religieuses, philosophiques…) sera une tâche ardue qui ne pourra pas être traitée sans coercition. Par précaution, aucune technologie extraterrestre ne sera donnée aux Terriens.

La conclusion de Christel Seval est celle-ci : quel que soit le niveau de contact, le résultat est dramatiquement identique sur la civilisation humaine qui subit un “xénocide” de degré 3 ou 4, c’est-à-dire l’éradication des cultures, des systèmes de pensée, de l’économie, des religions et philosophies, « un effondrement global avec un risque aigu de génocide, avec en arrière-plan la rétrogradation de l’humanité à un âge sombre, un état de faible démographie, de faible niveau de développement sur une Terre ravagée ». Il n’y a pas d’échappatoire au désastre, ajoute Christel Seval.

« Quelle que puisse être la bonne volonté de l’ethnie extraterrestre vis-à-vis de nous, sa compassion et sa détermination à nous venir en aide, on assiste impuissants à une succession de crises existentielles, une cascade de perturbations qui inflige au réseau social une blessure mortelle. Pour nourrir et occuper plus de six milliards d’humains, le système actuel est en déséquilibre permanent, et c’est sa dynamique qui le maintient debout et lui confère une stabilité toute relative. ChristelSevalDemain, un choc le renverse et bouleverse ses motivations, ses assises les plus profondes, et le système endommagé ne peut se relever. Or, l’aide extraterrestre ne peut venir profiter qu’à un système socialement stable et mature. L’aide extraterrestre viendrait aujourd’hui, elle serait détournée au profit des oligarchies dominantes et non pas à celui de l’humanité. » (C. Seval) (16)

 

gris-ils-sont-fous-sur-cette-planeteSi l’on songe à toutes les conséquences négatives qui surviendraient en cas de contact, on conclura à la justesse du principe de “non-ingérence” et on tombera d’accord sur l’existence d’un code éthique extraterrestre.

ChristelSeval« Cette éthique exige aujourd’hui, manifestement, l’absence de tout contact patent, ouvert et massif, elle fait du non-contact global (qui n’exclut pas le contact individuel, mais discret et brouillé, irrecevable en tant que preuve déterminante) une règle en respectant et en préservant l’évolution du psychisme inférieur jusqu’à ce que ce dernier accède à un certain stade de conscience.

La société humaine est une civilisation encore immature, elle est dépourvue de l’unité politique nécessaire à la gestion centralisée et rationnelle des ressources planétaires. Sa stabilité est remise en cause par son morcellement territorial, culturel, religieux, économique, et ses penchants destructeurs. Elle puise son énergie des ressources fossiles non renouvelables et met en danger les grands équilibres écologiques : dérèglement climatique, pollution de l’eau et des sols, diminution des boucliers naturels tels que la couche d’ozone, altération des équilibres génétiques, etc. Son réseau social hétérogène subit un nombre élevé de contraintes antagonistes sans être doté des moyens adéquats de prise de décision et de gestion rationnelle sur le long terme. Son équilibre est une compromission permanente et insatisfaisante qui pourrait voler en éclat au moindre choc perturbateur.

L’ambition de notre civilisation doit être l’équilibre. Pour l’atteindre, elle devra changer, devenir planétaire et stable sur le long terme. Le climat devra être suffisamment maîtrisé, ainsi que la démographie, les sources d’eau et l’agriculture. La consommation vorace des ressources non renouvelables devra faire place à une gestion pérenne des matières premières et de l’énergie. La pollution devra être jugulée et contrôlée. Les instances dirigeantes devront gouverner l’ensemble de la planète au nom de la totalité de ses habitants et au sein d’une union abolissant les conflits physiques et les drames inhumains tels que la malnutrition, l’absence de soins, l’absence d’éducation, l’inégalité sous toutes ses formes. Ce point atteint représentera la pérennité assurée de la race humaine, dans un écosystème équilibré et sain. C’est également à partir de ce stade de maturité qu’un contact avec une civilisation extraterrestre sera permis sans risque de xénocide. Judicieusement, le contact ne serait donc établi qu’à partir de cette date où les stratèges extraterrestres seraient certains de son innocuité.

ChristelSevalTout l’enjeu de notre époque réside par conséquent dans la préparation au passage, ô combien délicat, de notre civilisation au stade suivant, équivalant en quelque sorte à la préparation au contact qui, dès lors, n’aura plus aucune raison de ne pas se produire. » (C. Seval) (17)

Dans son précédent ouvrage, « Le plan pour sauver la Terre », Christel Seval avait précisé que l’ethnocide est la clé du problème « ovnien » :

« Tant que nous n’avons pas saisi ce qu’est un ethnocide, et donc les dangers d’ethnocide qui guettent l’humanité à la suite d’un contact, nous ne pouvons saisir ce que le comportement ovnien a de cohérent car il se positionne essentiellement vis-à-vis de ce risque majeur.

La voix populaire appelle de ses vœux l’apparition d’êtres plus doués que l’Homme, car elle y voit naïvement la solution de ses maux, sans discerner l’abîme de l’ethnocide. Les films et les romans ont tellement banalisé la rencontre qu’il nous semblerait parfaitement stupide de trembler en voyant débarquer des êtres exobiotiques animés de bonnes intentions. Le film ‘‘Rencontre du troisième type’’, ainsi que la filmographie hollywoodienne, ont banalisé en un demi-siècle la possibilité d’une présence extraterrestre dans nos parages. Aujourd’hui, chacun se demande pourquoi le contact ne se produit pas puisque, apparemment, nos mentalités se sont forgées en vue de cette issue.

De la même manière, l’argumentation utilisée pour nier l’hypothèse extraterrestre est de dire que si de tels êtres existaient ils auraient déjà envahi l’espace et pris contact avec nous. Cette argumentation a la faveur de la communauté scientifique, des grandes institutions et du public.

ChristelSevalOr, ces opinions sont forgées sur des raisonnements erronés puisqu’ils ne tiennent aucun compte de la véritable dangerosité d’un contact entre des êtres appartenant à une race en avance sur la route de l’évolution et l’humanité actuelle. » (18)

Le contact aurait des conséquences « xénocidaires », et les répercussions sur la société humaine seraient catastrophiques dans l’état actuel du réseau planétaire.

« Ce qui enlève au passage tout caractère de paradoxe au problème soulevé par Fermi ; la réponse ‘‘les extraterrestres sont là et se cachent’’ change alors de statut, passant de l’hypothèse presque grotesque à l’évidence même. » (C. Seval) (19)

 

V. Les “Marionnettistes” :

Christel Seval désigne, par l’expression « Marionnettistes », une certaine ethnie extraterrestre ou un collectif d’ethnies extraterrestres qui, selon lui, oeuvrent par l’intermédiaire des “mariophanies” (apparitions mariales).

Ces « Marionnettistes » ont un haut degré de moralité et un haut degré d’avancement technologique. Ils ont reçu mission, ou se sont donné mission, de surveiller le développement des sociétés humaines et de leur servir « de pilote discret ou tout au moins de garde-fou ». Ils jouent un rôle de garde-fou en indiquant aux humains la route à ne pas emprunter.

L’idée d’une instance hiérarchique supérieure de nature extraterrestre, ainsi définie par Christel Seval, est correcte. Mais certaines petites rectifications doivent, à mon sens, être faites.

* D’abord, Christel Seval ignore (ou ne veut pas tenir compte de) l’existence d’entités extraterrestres de type « multidimensionnel », lesquelles existent parallèlement à des entités extraterrestres de nature physique comme nous. (Voyez par exemple mes textes consacrés à la critique de la théorie de Jean Sider.)

* Ensuite, certains phénomènes associés à certaines apparitions mariales sont en effet rendus possibles grâce à la collaboration d’un certain type d’entités extraterrestres. C’est le cas, par exemple, de la fameuse « danse du Soleil » à Fatima. Ceci s’explique par la collaboration existant entre la Hiérarchie spirituelle de notre planète et l’Alliance galactique. Voyez, à ce sujet, le texte intitulé : “OVNIs, apparitions mariales et religion. (3)”. (Même rubrique : “Présence extraterrestre”.) On ne peut pas cependant dire que toutes les apparitions mariales sont associées à des manifestations de type ufologique ! Et on ne peut pas soutenir, contrairement à ce qu’écrit Christel Seval, qu’il n’est pas improbable que le contact officiel extraterrestre puisse se produire à Fatima ! Ce contact aura bien lieu, mais pas dans la localité portugaise !

Dans mon modèle théorique, les « Marionnettistes » peuvent être identifiés à une sorte d’Alliance galactique incluant aussi bien des intelligences extraterrestres de type multidimensionnel que de type physique.

J’évoque, dans le troisième texte de : “Extraterrestres. Le problème du non-contact”, les Ummites, de présumés visiteurs extraterrestres. Il est intéressant de noter, en relation avec le sujet évoqué ici, que, dans un courrier, les Ummites évoquent l’existence d’une race extraterrestre dont la technologie est au-delà de leur compréhension et qui semble surveiller différentes planètes en sondant les vaisseaux qui y font incursion. Les Ummites disent que, dans notre atmosphère, des engins extraterrestres ont été délibérément dématérialisés, de façon exogène, par des êtres à technologie plus avancée. L’avance technologique de certaines races sur celle des Ummites semble parfois très importante :

« Dans un des cas, la finesse résolutive des faisceaux d’ondes gravitatoires émis par eux, avec sans doute comme objectif l’obtention d’une image fidèle de la structure interne de notre vaisseau, était si extraordinaire (à tel point que nos propres équipements détecteurs furent incapables de la mesurer) que, conscients de notre infériorité technique, nous dûmes recourir à l’inversion de la masse… » (Pour fuir.)

Les “Marionnettistes” guident depuis longtemps l’humanité. Cultiver et protéger la vie et l’émergence de la conscience est la tâche dévolue à toute race ayant atteint un niveau supérieur de conscience et de technologie. Ils sont moralement contraints à faire ce qui est en leur pouvoir pour éviter que le pire ne survienne sur Terre.

Il leur est impossible d’intervenir au grand jour puisqu’il y aurait alors une prise de conscience collective de l’humanité qui équivaudrait à une catastrophe ethnocidaire. L’humanité n’est pas prête au contact, et les prévisions sont pessimistes : développement des mouvements religieux obscurantistes, volontés guerrières des stratèges américains. (Je précise que ce dernier point était vrai à l’époque de George Bush fils !)…

Les “Marionnettistes” s’imposent une contrainte forte, celle de respecter la liberté humaine, individuelle et collective, au travers de la libre autodétermination des peuples. Ceci pour deux raisons principales :

• C’est d’abord une question morale et d’éthique. Le respect de la liberté sous toutes ses formes est un « composant fondamental de la progression » de l’Univers.

• C’est ensuite une question stratégique. Laisser l’humanité commettre son suicide, et intervenir au moment approprié pour la sauver, fera endosser aux Terriens l’entière responsabilité et apportera l’entière légitimité au sauvetage des “Marionnettistes”. Ce qui aura pour effet de minimiser les implications négatives du contact forcé. Alors qu’une intervention « marionnettiste » prématurée, par mesure de précaution avant l’autodestruction de l’humanité, soulèverait « le doute et l’amertume ». On se poserait en effet la question de la légitimité de l’intervention, et beaucoup d’individus se révolteraient contre l’envahisseur animé de prétendues bonnes intentions.

« Pour la stratégie Marionnettiste, la péréquation d’ensemble est celle-ci : s’ils n’interviennent pas, l’humanité s’autodétruit. S’ils interviennent, l’humanité subit un terrible choc ethnocidaire équivalant à une destruction. La marge de manoeuvre est extrêmement étroite, d’autant que la situation sur Terre ne laisse guère d’espoir d’amélioration dans les années à venir, celui d’apporter la stabilité sociale nécessaire à l’innocuité d’une prise de contact. Par conséquent, des manoeuvres subtiles sont nécessaires.

ChristelSevalPlusieurs plans d’intervention directe en cas de crise sont mis au point par diverses ethnies. Au cas où l’irrémédiable se produirait, un plan serait choisi parmi l’ensemble des propositions, et la gouvernance de la Terre serait accordée à une ethnie proche des Terriens sur la route de l’évolution. » (C. Seval)

Les “Marionnettistes” peuvent donc être définis comme étant une ethnie ou un collectif d’ethnies ayant pris en charge le guidage historique de l’humanité, ainsi que la conduite des opérations de contact et de sauvetage de notre espèce.

Dans une lettre datée de 2003, les Ummites disent que, pour tout voyage exploratoire qu’ils désirent effectuer, ils ont comme règle tacite de référer aux êtres plus évolués avec lesquels ils sont en contact :

ummo-homme« La règle est encore plus forte en cas de volonté d’incursion dans le réseau social d’une planète à OEMMII non voyageurs : nous sommes tenus moralement d’en faire mention officielle auprès de nos frères galactiques, avec les motivations légitimes qui nous la semblent imposer. Il est fréquent, au vu de notre relative inexpérience, qu’un voyage soit déconseillé. Les motivations de ce refus sont rarement explicitées, mais nous nous y tenons strictement. Dans ce cas, nous différons notre mission en attente d’un accord ultérieur. Nous avons toujours appliqué ce principe depuis un malheureux accident qui eut lieu lors de notre deuxième voyage d’exploration qui se termina par la mort atroce de nos frères, tués par les habitants autochtones de la planète.

Nous avons l’accord de nous immiscer au sein de votre réseau social depuis votre année 1948. Auparavant, tout accord pour visiter votre système stellaire nous avait été refusé. Nous ignorions jusqu’à votre existence. Nous en comprenons aujourd’hui les raisons car vous vous trouviez dans une phase critique de votre histoire qu’il vous fallait surmonter seuls. »

Nous avons donc, ici, la confirmation de la manifestation d’un certain ordre hiérarchique au sein de l’« ethnodiversité ». On peut supposer, note Christel Seval, que celui-ci se fonde sur l’ancienneté, l’avance technologique et spirituelle. En tout état de cause, le peuple ummite doit, avant toute action dans l’espace terrestre, en référer à un niveau supérieur constitué d’êtres de l’espace plus évolués, ce que Christel Seval appelle le “Niveau Supérieur”. Il s‘agit d’obtenir l’autorisation nécessaire…

Les “Marionnettistes” sont-ils identifiables au “Niveau Supérieur” ? Ou ce dernier intègre-t-il dans sa collégialité les “Marionnettistes” ?

Il apparaît évident qu’avant de pouvoir s’amorcer, un contact officiel ummite avec notre civilisation devra recevoir l’approbation du “Niveau Supérieur”, et que ce contact serait l’occasion d’un contact pluriethnique de plus vaste ampleur. (20)

Les traces de visiteurs dans l’histoire…Grand merci à l’Institut National d’Anthropologie et d’Histoire (INAH) d’avoir publié et découvert ces disques fascinants au Mexique.

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VI. Classement des ethnies :

Afin de définir ce qu’est une intervention au regard d’une ethnie extraterrestre, prenons en compte les deux objectifs suivants :

• La participation au processus de contact officiel avec l’humanité.

• La participation aux diverses activités de sauvetage de notre espèce et de son biotope.

On peut établir une classification des ethnies en fonction de leur degré d’évolution, d’ancienneté, d’avance technologique et spirituelle. Christel Seval distingue ainsi quatre possibilités :

N1 : Non interventionniste, Niveau Supérieur

N2 : Non interventionniste, Niveau Inférieur

I1, Interventionniste, Niveau Supérieur

I2, Interventionniste, Niveau Inférieur

Les grands processus identifiés, mis en œuvre par les ethnies extraterrestres dans l’espace terrestre, sont les suivants :

• Etudier la Terre et l’humanité : I1, I2, N1, N2.

• Contacter et/ou surveiller d’autres ethnies : I1, I2, N1, N2.

• Dénoncer les activités « technomilitaires » : I1, I2.

• Injecter de l’information « exiobiotique » dans le réseau social terrestre : de l’information en provenance d’I2.

• Faire prendre progressivement conscience à l’humanité de l’existence extraterrestre et préparer le contact : I1, I2.

• Organiser une mise sous tutelle éventuelle de l’humanité : par I2 sous la surveillance d’I1.

• Elargir la conscience d’une partie des humains et préparer leur « hybridation mentale » en vue d’un contact prématuré : I1, (I2 ?).

• Orienter l’évolution de l’humanité au long de l’Histoire : I1. (21)

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