Extraterrestres. Le problème du “non-contact” (1)

 SETI

Si des êtres extraterrestres sont présents sur notre planète depuis des temps immémoriaux, et notamment à notre époque, pourquoi n’entrent-ils pas officiellement en contact avec notre civilisation ? Je m’efforce, dans plusieurs textes, de répondre à cette question.

 

 

I. Le paradoxe de Fermi :

Si beaucoup d’astrophysiciens ou astronomes sont ouverts à la notion de vie intelligente extraterrestre, certains d’entre eux sont adeptes de notre « solitude universelle ». fermi-paradoxePour ces derniers, nous serions « seuls » dans l’Univers, une absurdité encore présente, hélas, dans les esprits.

Les arguments de ceux qui soutiennent notre « solitude cosmique » se situent à plusieurs niveaux. L’absence (prétendue) de visiteurs de l’espace trouverait ainsi son explication en relation avec un ou plusieurs des éléments suivants :

 

• Certains individus mettent l’accent sur le rôle du hasard dans l’évolution, sur Terre, du vivant. L’apparition de la vie intelligente sur une planète s’avère donc, selon eux, très improbable. Il en résulterait que notre planète serait la seule planète habitée.

• D’autres chercheurs mettent en avant la difficulté du voyage interstellaire, le taux élevé d’autodestruction des civilisations technologiques, etc.

Evoquons ces divers aspects.

extraAlain Daniel, un lecteur de la revue « Ciel et Espace », écrit que l’Univers n’est âgé « que » d’une quinzaine de milliards d’années « alors que son espérance de vie, dans la vision la plus pessimiste, est de plusieurs centaines de milliards d’années ! ». Autrement dit, écrit-il, « il vient à peine de naître, et l’on voudrait déjà qu’il fourmille de biosphères abritant des civilisations évoluées ». Il lui paraît évident que si nombre de ces dernières existent, « elles sont encore bien trop parcimonieusement éparpillées dans les profondeurs du cosmos, trop éloignées de notre galaxie pour un contact éventuel ». Nous sommes loin, ajoute-t-il, « de Star Trek, où les espèces intelligentes pullulent déjà dans la Voie lactée ». A son avis, « il semble plutôt optimiste qu’à notre heure cosmologique nous puissions trouver quoi que ce soit », ce qui est normal, selon lui, « car notre jeune Univers accouche encore de la vie à tâtons ». Il cite en outre Stephen Hawking pour qui l’émergence de la vie ne donne pas forcément lieu à celle de l’intelligence.

L’un des rédacteurs de la revue répond à Alain Daniel que l’Univers semble devenu « mature » (capable d’engendrer des planètes) très tôt, les astrophysiciens étant eux-mêmes étonnés par leur découverte de galaxies, d’étoiles et de gaz « enrichi » (en carbone, en oxygène…) à une époque où l’Univers n’avait qu’un milliard d’années. Il ajoute que, par contraste, « il semble que l’Univers doive vivre longtemps stérile et sénile, peuplé de quantités d’astres morts ». Voilà pourquoi, écrit-il, « les astrophysiciens sont séduits par l’argument de Fermi ».

L’Italien Enrico Fermi, prix Nobel de physique en 1938, est le père de la première réaction nucléaire en chaîne expérimentée en 1944. Il est aussi à l’origine de ce que l’on a appelé « le paradoxe de Fermi » (nom donné par l’astronome Carl Sagan). Ce paradoxe énonce qu’une civilisation technologiquement avancée aurait, depuis longtemps, entièrement colonisé la galaxie. Nous devrions donc voir des êtres extraterrestres sur notre planète, ce qui n’est pas le cas. paradoxe-FermiEn 1975, l’astronome Michael Hart stipula que cette absence de présence extraterrestre signifiait que l’Homme est une créature esseulée dans la galaxie (la Voie lactée). En 1976, l’astrophysicien américain Eric Jones était aussi parvenu à la conclusion qu’aucune civilisation technologique n’est apparue dans notre galaxie. Cet argument a été repris par d’autres astrophysiciens (comme Philippe Zarka et Alfred Vidal-Madjar), des adeptes de notre « solitude universelle » qui posent, à propos des extraterrestres, la même question que Fermi :

« Mais où sont-ils ? »

S’ils existent, s’interroge Alfred Vidal-Madjar, pourquoi ne sont-ils pas venus jusqu’à nous ? Une civilisation avec un million d’années d’avance sur nous, « une plaisanterie à l’échelle de l’Univers, serait déjà là »… (1) Selon cet astrophysicien, si les êtres extraterrestres « ne se sont pas encore approprié la Terre qui a 4,6 milliards d’années, c’est qu’il n’existent pas… » Selon lui, en 10 millions d’années, « une civilisation digne de ce nom » (sic) occuperait toutes les planètes de la Voie lactée. Selon ce raisonnement, on devrait voir nos voisins s’ils avaient trouvé le moyen de se déplacer dans l’espace. Alfred Vidal-Madjar écrit de façon simpliste que si nous n’étions pas seuls, « cela se saurait ! ». Son collègue Nicolas Prantzos est aussi un adepte de notre « solitude universelle ».

freres-Bogdanoff2Une émission des frères Bogdanoff a été consacrée, dans la nuit du 30 au 31 décembre 2004 (sur France 2), au sujet de la vie extraterrestre. Les sujets classiques ont été abordés : l’apparition de la vie sur Terre (expliquée notamment par l’intervention du « hasard »), la recherche de la vie dans notre système solaire (Mars, Europe et Titan), les exoplanètes, la recherche SETI… Parmi les scientifiques présents, il y avait Alfred Vidal-Madjar et Nicolas Prantzos. Ces derniers ont expliqué, en gros, qu’ils ne croyaient pas qu’il y ait des civilisations extraterrestres car, dans le cas contraire, elles auraient « colonisé » la galaxie et, par voie de conséquence, notre planète.

Quant à Stephen Jay Gould, il pensait, comme de nombreux scientifiques, que notre existence est un « accident » de l’évolution aveugle. Et si la vie est un accident dû au hasard, la possibilité que ce hasard se soit reproduit ailleurs est improbable.

L’astrophysicien britannique Stephen Hawking considère que s’il y a une vie intelligente ailleurs, ce doit être très loin d’ici, sinon « elle aurait déjà visité la Terre ». Il pense qu’on le saurait si elle nous avait rendu visite, car cela se serait produit comme dans les films « Independance Day » et « La guerre des Mondes » ! (2) Selon Stephen Hawking, si des êtres extraterrestres étaient déjà venus, « nous serions forcément au courant » car les choses se seraient passées comme dans « Independance Day » plutôt que dans « E.T. » ! En conséquence, quand nous explorerons notre galaxie, écrit-il, « nous découvrirons donc peut-être des formes de vie primitives, mais certainement pas des créatures semblables à nous ». Stephen Hawking projette donc sur les êtres d’ailleurs des fantasmes de destruction massive, ce qui est absurde.

setiPour l’astrophysicien Louis d’Hendecourt, tout plaide pour notre « solitude cosmique ». La recherche SETI n’a rien donné. Aucun être extraterrestre « n’a voyagé jusqu’à nous », écrit-il, ajoutant : « N’est-ce donc pas que nous sommes seuls ? ». (3) De façon absurde, Louis d’Hendecourt déclare : « Non, nous ne sommes pas banals ! », « soit nous sommes seuls, soit nous sommes les premiers » ! Il soutient qu’à travers son « paradoxe », Enrico Fermi a peut-être donné la réponse à la question de la vie ailleurs : soit nous sommes les premiers, soit nous sommes seuls, deux hypothèses qui, selon ce directeur de recherche au CNRS, sont « trop rapidement écartées en vertu du principe de ‘‘médiocrité’’ » (selon lequel le Soleil est une étoile banale perdue dans une galaxie quelconque). Il parle de préjugé culturel et philosophique, alors que, dans son cas, il faudrait plutôt parler d’esprit rétrograde ! Et contrairement à ce qu’insinue cet astrophysicien, ce principe de médiocrité n’est pas « médiocre ». Cet individu prétend que plusieurs indices plaident pour notre « solitude cosmique » :

Il observe que du premier acide aminé à une molécule d’ADN, le chemin est long « et semé d’embûches ». Des conditions initiales étroites ont présidé à l’apparition et à l’évolution première de la vie, dont le « caractère ‘‘universel’’ et banal est très loin d’être acquis ». Les conditions pour que les molécules prébiotiques accouchent de la vie sur une planète sont infiniment difficiles à réunir.

Selon le principe anthropique, défini par Brandon Carter en 1970, les constantes physiques qui ont conduit à l’existence de l’humanité sont ajustées avec une telle finesse « que nous ne pouvons nous considérer comme ‘‘médiocres’’ ». Notre existence aurait été impossible si ces constantes avaient été ne serait-ce que très légèrement différentes. Louis d’Hendecourt pose donc cette question : Sommes-nous vraiment si « médiocres » ?

Le défenseur de la multiplicité des formes de vie au sein du cosmos peut apporter une toute autre réponse à ces objections au principe de « banalité ». Cette réponse, qui explique que les constantes physiques sont telles qu’elles sont et qu’elles ont ainsi permis l’émergence de la vie, c’est, bien sûr, l’existence d’un principe créateur, une intelligence supérieure plus connue sous le nom de « Dieu » ! L’astrophysicien Trinh Xuan Thuan fait lui-même référence à ce principe créateur. Le processus d’évolution cosmique et planétaire est sous la supervision de cette intelligence, et il va de soi que, dans cette perspective, cette dernière ne s’est pas limitée à une simple petite planète perdue dans l’immensité de l’Univers. Elle a multiplié lez zones d’habitation des âmes incarnées, ces zones d’habitation devenant dès lors « banales » ! Donc, le principe de banalité ou de « médiocrité » est tout à fait compatible avec l’idée de constantes physiques appropriées à l’émergence de la vie.

extra2Il faudrait (mais il s’agit évidemment là d’un « vœu pieu ») que ceux qui s’occupent de la « vie » (chimistes, etc.) s’intéressent aux indices qui témoignent que cette vie a un « sens », les phénomènes allant dans ce sens ne manquant pas (NDE et sorties hors du corps, etc.) ! En fait, le problème des chercheurs matérialistes, c’est leur manque d’approche pluridisciplinaire et leur manque d’ouverture envers des domaines « aux frontières de la science », ce qui leur fait commettre de grossières erreurs dans leur questionnement personnel.

L’autre « argument » avancé par Louis d’Hendecourt pour justifier la « solitude cosmique » concerne le paradoxe de Fermi : les extraterrestres ne sont pas sur Terre, donc ils n’existent pas ! Il conclut faussement que « le message des faits observationnels est que la vie est unique, ou à tout le moins extrêmement rare ». Et il ajoute, de façon tout à fait inappropriée, que cette unicité induit la responsabilité écrasante de notre génération. Etant « seuls » (et peut-être les premiers), interroge-t-il, que ferons-nous de ce fabuleux destin ? (4)

Faisant référence à ce « paradoxe de Fermi », le radioastronome Philippe Zarka dit de façon tout à fait inexacte que c’est « un argument fort en faveur de notre solitude, qui n’encourage guère à se lancer dans une recherche SETI ». De façon plus intelligente, Margaret Turnbull (de l’Université d’Arizona) rétorque :

« Pas du tout. Il se peut simplement que les civilisations ‘‘colonisatrices’’ ont tendance à s’autodétruire. »

François Biraud (de l’observatoire de Meudon), quant à lui, pose la question :

« Après tout, pourquoi une civilisation extraterrestre aurait-elle forcément envie de communiquer ? » (5)

Pour Nayla Farouki (historienne et philosophe des sciences), notre isolement est sans appel car nous ne pourrons jamais aller sur une planète habitée ou communiquer avec les habitants. Il y a peut-être, dit-elle, des milliards de planètes dans l’Univers, « mais nous resterons très isolés ». (6) C’est une conception que je ne partage pas, d’une part parce que les OVNIs de nature extraterrestre existent (contrairement à ce que s’imaginent la grande majorité des astronomes), et, d’autre part, parce que de nombreuses sources « paranormales » convergentes font état d’un futur contact, sur notre planète, avec des civilisations extraterrestres.

L’un des critères censés être incompatibles avec la pluralité des mondes habités est ce qui est présenté, par les tenants de l’évolutionnisme, comme étant « la contingence historique de l’évolution ». Selon eux, en effet, l’apparition de la vie sur une planète ne conduit pas inéluctablement à une forme de vie intelligente. Quant au généticien Jacques Monod, il allait jusqu’à récuser toute possibilité de développement de vie ailleurs que sur Terre, ce qui, à vrai dire, constitue une énorme ineptie.

Les plus « modérés » font seulement observer que les primates et l’Homme n’existeraient pas sans l’extinction des dinosaures et de près de 80% des espèces vivantes à la fin du crétacé, cette extinction ayant ouvert la voie à la diversification des mammifères. On nous dit ainsi que s’il est hautement probable que la vie existe ailleurs que sur Terre, la vie intelligente technologique de type humain est plus problématique. L’évolution vers des formes de vie intelligente est, nous dit-on, improbable. (7) DCOUVRI2On retrouve ce type de conclusion chez Christian Magnan (de l’Université de Montpellier). Dans le courrier des lecteurs du numéro de septembre 2007 de « Ciel et Espace », cet astrophysicien prétend que « la science possède des certitudes confortant la thèse de l’unicité de notre vie terrestre », la vie étant présentée, bien sûr, comme étant dépendante du facteur « hasard ». Christian Magnan considère donc, de façon absurde, que notre humanité est probablement seule dans l’Univers. Ce raisonnement est en fait spécieux, celui-ci étant notamment invalidé par le grand nombre de témoignages (Rencontres Rapprochées des Troisième et Quatrième Types inclues) faisant état d’une présence extraterrestre sur notre planète. En outre, les tenants du « matérialisme/évolutionnisme » ne tiennent pas compte des possibilités suivantes, lesquelles ne permettent pas de réduire la vie à l’aptitude à s’adapter par un processus de variation/sélection :

Il y a d’abord la référence à l’existence d’une intelligence supérieure à l’origine de la Création et de la vie, cette dernière n’étant pas le résultat du simple hasard. On a diversement appelé cette « intelligence supérieure » : Dieu, le Grand Architecte de l’Univers, etc. Pour le spiritualiste, en effet, l’évolution n’est pas « aveugle », mais elle est « assistée » par cette intelligence supérieure, la forme humanoïde étant la forme la plus fonctionnelle pour des êtres intelligents.

Les athées et matérialistes font grand cas de l’intervention du hasard dans le processus de l’émergence de la vie. Un exemple de cette idéologie qui règne dans les sphères « médiatico-scientifiques » est illustré par le numéro 1079, d’août 2007, de « Science et vie ». Le hasard y est présenté comme étant le « maître de nos origines, de notre identité et de notre destin ». Voici un aperçu des formulations qu’on lit dans cette revue :

« Et si la vie devait tout au hasard ? » (Titre de couverture.)

« Sans hasard, il n’y aurait pas de vie. »

« Si la nature est si ‘‘bien faite’’, c’est grâce au hasard, dont les biologistes n’en finissent plus de découvrir le rôle qu’il joue à toutes les étapes du vivant », et ce, jusqu’au cœur de nos cellules.

« Si chacun de nous est un être unique, c’est par le plus fécond des hasards. »

« Ce sont les systèmes les plus aptes à ‘‘fabriquer’’ du hasard qui ont perduré. »

« Quand le hasard organise la structure du génome. »

Les individus qui vouent un culte au dieu « hasard », s’ils fustigent les créationnistes (que l’on peut certes qualifier de « primaires »), s’en prennent aussi à l’idée d’un « dessein intelligent » participant au processus de l’évolution. Les biologistes disent que la seule explication, c’est le hasard. Voici une citation :

« La présence de l’Homme au monde doit tout au hasard. L’affirmation fait frissonner tant elle rabaisse l’idée que nous nous faisons de nous-mêmes et de notre destinée sur Terre. Il faut pourtant s’y faire : depuis 150 ans, les preuves scientifiques s’accumulent qui démontrent que le hasard est ce qui gouverne le vivant et même crée la vie. Ainsi, personne n’a apporté la moindre preuve qu’autre chose que le hasard pouvait expliquer la diversité des œuvres de la nature, leur histoire, leur disparition, leur succès. En ce début de XXIe siècle, le constat est donc sans appel et reste celui que faisait en 1876, dans son autobiographie, Charles Darwin, à l’origine du scandale de la théorie de l’évolution. »

alien-humourOn a droit aussi à des propos comme ceux de Boris Cyrulnik qui pense que les individus opposés à la théorie de l’évolution sont « angoissés par la liberté », le dialogue avec eux étant impossible sur le terrain de la raison. Mais, en réalité, on peut très bien être spiritualiste/survivaliste et reconnaître l’existence du libre arbitre humain…

Pas un mot, bien sûr, de tout ce qui va à l’encontre, en dehors de la biologie, de l’explication « hasardeuse » (phénomènes suggérant la survie de la conscience après la mort, etc.). Il est vrai que ces mêmes matérialistes donnent de ces phénomènes, lorsqu’il leur arrive d’en parler, des interprétations réductionnistes, celles-ci étant destinées, bien sûr, à sauvegarder leur conception nihiliste.

Le deuxième élément à prendre en compte est la référence à l’existence de “Porteurs de Vie” extraterrestres chargés d’implanter la vie sur des planètes propices à l’éclosion de celle-ci. Certaines sources évoquent aussi l’implantation, sur diverses planètes (dont la Terre), d’humanoïdes, le but recherché étant l’accélération du processus de l’évolution planétaire. On trouve ce type d’assertion dans, notamment, de nombreuses sources « canalisées »…

A côté de ces deux possibilités, il faut aussi évidemment prendre en considération l’immense dossier OVNI, ainsi que l’étude des récits et traditions (impliquant la référence implicite à des visiteurs de l’espace ou « anciens astronautes ») relatifs à la venue sur Terre de « dieux »…

Notons, au passage, que la confirmation future (pour les scientifiques) de l’existence d’une multiplicité de civilisations, au sein du cosmos, aura un effet destructeur vis-à-vis de la théorie de l’intervention du seul hasard dans l’évolution de la vie, ainsi, évidemment, que vis-à-vis de la théorie darwinienne de l’évolution. Un jour viendra où on mettra en évidence le fait que la vie intelligente est répandue dans le vaste Univers. Ceci se produira lorsqu’un contact « officiel » aura lieu, sur Terre, entre notre civilisation et une civilisation extraterrestre. Un tel événement mettra un terme au « règne » (“médiatico-scientifique”) des adeptes du hasard dans l’émergence du vivant. Car un hasard qui se répète de nombreuses fois (sur des milliards de planètes, dirai-je), ce n’est plus du hasard ! Il faudra alors envisager finalement, chez ceux qui ne voulaient pas le faire, l’existence d’un principe créateur ! Cette prise de conscience est inéluctable et j’ajoute qu’elle se fera dans le courant de l’actuel vingt-et-unième siècle.

Je note ceci : le rejet des deux possibilités évoquées (Principe créateur, “Porteurs de Vie”) et du dossier OVNI pousse les négateurs de la multiplicité des formes de vie dans l’Univers à se poser des questions dépourvues de fondement et à y répondre de manière non appropriée.

genes-aliens-extraterrestres-neandertal-200poPour les mêmes raisons que ci-dessus, un autre argument contre la multiplicité des formes de vie intelligente s’avère obsolète. Notre galaxie étant réputée être âgée d’environ 10 milliards d’années, et la majorité des étoiles qui nous entourent étant soit contemporaines de notre Soleil, soit plus jeunes, elles sont censées ne pas pouvoir accueillir de formes de vie ayant développé une intelligence et une technologie plus avancées que les nôtres ! Ce qui, écrit un auteur anonyme d’un hors série de « Sciences et avenir » (juillet/août 2007), conduit à envisager que « nous sommes seuls pour un long moment encore, faute de voisins proches, voire de voisins tout court »…. (8) Ce « raisonnement » se heurte, évidemment, aux multiples indices d’une présence extraterrestre sur notre planète !

Jacques Patenet, qui a été le directeur du GEIPAN, a écrit, dans un encadré du même hors série de « Sciences et avenir », que trente ans d’études des PAN (Phénomènes Aérospatiaux Non identifiés) n’ont pas permis de trouver le moindre indice scientifique permettant de valider ou de rejeter l’hypothèse extraterrestre. (9) Notons déjà que cette conclusion n’est pas celle de son prédécesseur : Jean-Jacques Vélasco, ce dernier ayant conclu que certains OVNIs sont tout à fait compatibles avec une origine extraterrestre. En outre, précisons que la conclusion sur la nature des cas « inexpliqués » des PAN ou OVNIs ne doit pas se faire uniquement sur les quelques cas inexpliqués répertoriés en France par le GEIPAN, mais sur l’étude du phénomène à l’échelle mondiale, une étude qui doit par ailleurs tenir compte des nombreuses ramifications du dossier (y compris les RR 3 et 4, les « abductions », etc.).

Relevons aussi l’ineptie écrite dans le numéro de « Sciences et avenir » d’août 2006, reprise par le professeur de philosophie Jean-Michel Besnier dans le hors série de juillet/août 2007 de la même revue, ineptie selon laquelle les OVNIs paraissent avoir disparu du ciel depuis plusieurs décennies. Ces gens-là n’ont pas eu connaissance de l’actualité ufologique jusqu’à nos jours ! Quant aux spéculations du philosophe, qui écrit que l’exobiologie déçoit les attentes populaires, inutile d’en parler car elles ne présentent pas un grand intérêt…

Partant du constat qu’il n’y a pas (selon lui) d’extraterrestres ayant visité la Terre, le planétologue Michael Hart a conclu que nous sommes la première civilisation dans la galaxie ! L’astronome Laurence Cox rétorque que la colonisation interstellaire est extrêmement difficile, d’où, dit-il, l’importance d’un contact radio avant d’entreprendre un voyage, une civilisation pouvant par ailleurs éviter de coloniser la Terre dans le souci de ne pas perturber notre développement.

L’astronome John Ball a suggéré que les extraterrestres peuvent éviter d’interférer avec nous et nous observer comme une fourmilière. Quant au planétologue Michael Papagianis, il considère que la ceinture d’astéroïdes (entre Mars et Jupiter) serait le meilleur endroit d’où observer le système solaire sans attirer l’attention. (10)

Finalement, les principaux arguments des tenants de notre « solitude universelle » sont :

– L’absence de résultats positifs dans la recherche de signaux radioélectriques émanant de l’espace.

– Le paradoxe de Fermi.

Voyons comment ces obstacles (aux multiples formes de vie répandues dans l’Univers) peuvent être contournés.

 

II. Pourquoi la recherche SETI ne donne aucun résultat ?

drake-frankC’est l’astronome Frank Drake qui, en 1960, a été le premier à faire une recherche systématique (le “projet Ozma”) de signaux intelligents en provenance de l’Univers. L’écoute de deux étoiles similaires à notre Soleil, Epsilon Eridani et Tau Ceti, ne donna rien. En 1961, Frank Drake présenta une équation qui exprimait le nombre de civilisations susceptibles d’exister dans notre galaxie (la Voie lactée). La plupart des paramètres de cette équation sont cependant inconnus (pourcentage de planètes favorables à la vie, pourcentage de planètes où la vie est apparue, pourcentage de planètes où l’intelligence est apparue, etc.). Le résultat final de la formule de Frank Drake dépend grandement de L (la durée de vie moyenne d’une civilisation technologique). Si on donne une valeur élevée à ce paramètre, la galaxie est peuplée de millions de civilisations. Si L est petit, à cause par exemple d’un taux élevé d’autodestruction des civilisations technologiques, on n’a plus qu’une centaine de civilisations.

Démarrée au début des années 1960, la recherche, par des radiotélescopes, d’émissions d’ondes radio en provenance d’une intelligence extraterrestre, n’a toujours donné aucun résultat positif. Cette recherche fonctionne sur fonds privés depuis 1994, date à laquelle le Congrès américain a supprimé ses crédits.

Pour répondre à l’argument mettant en avant l’absence de résultat du programme de recherche extraterrestre SETI, il faut se référer à ce qu’a écrit à ce sujet l’astronome Pierre Guérin (décédé en 2000).

Au préalable, distinguons trois types de civilisations extraterrestres, en prenant comme critère le niveau technologique terrestre actuel :

1. Les civilisations qui n’ont pas encore découvert les moyens de télécommunication, leur niveau scientifique étant tout au plus celui de notre dix-neuvième siècle. Ces civilisations ne peuvent évidemment pas « émettre » !

2. Les civilisations ayant un niveau scientifique et technologique comparable à celui des vingtième/vingt-et-unième siècles terrestres.

3. Les civilisations qui ont, sur les Terriens, une avancée scientifique et technologique de plusieurs siècles, millénaires ou millions d’années.

Appelons-les respectivement les civilisations de type 1, 2 et 3.

Une civilisation de type 2 (comparable à la nôtre) trouvera-t-elle intelligent et rentable de lancer des messages radioélectriques dans l’espoir que l’un d’eux soit capté et identifié par au moins une civilisation semblable, et ce, en tenant compte du fait que le message devra mettre des dizaines, des centaines ou des milliers d’années pour arriver à destination ? Avec, en prime, autant de temps pour la réponse, si réponse il y a ! Certains Terriens trouvent cette démarche « intelligente », mais ce n’est pas nécessairement le cas d’autres civilisations de notre type… Autre question : quelle est la probabilité pour qu’il y ait actuellement, dans le secteur visé de détection, au moins une civilisation ayant un niveau comparable au nôtre ? Compte tenu de l’extrême disparité, à l’échelle du temps, des niveaux évolutifs, cette probabilité est extrêmement faible.

Une civilisation de type 3, elle, ne perdrait pas inutilement son temps à envoyer des messages radioélectriques pour un motif non adapté et dépassé, comme l’a noté l’astronome Pierre Guérin :

astronome-Pierre-Guerin« Si, maintenant, une civilisation extraterrestre nous dépasse significativement sur le plan scientifique, la question qui n’est jamais soulevée par les tenants des projets comme SETI est la suivante : est-il réaliste de croire qu’une telle civilisation n’aura rien trouvé de mieux que les ondes électromagnétiques, radio ou autres, dont la vitesse de propagation (300.000 km/s) est dérisoirement lente à l’échelle de l’univers stellaire, pour communiquer (et éventuellement se déplacer) ? On objectera qu’on ne peut pas aller plus vite que la lumière et c’est vrai, mais cela s’applique à des déplacements dans les 3 dimensions de notre Univers visible ; or, certains physiciens théoriciens modernes suspectent déjà l’existence d’un autre Univers ‘‘consubstantiel’’ à celui-ci, à travers lequel des ‘‘raccourcis’’ spatio-temporels (ou autres ‘‘trous de vers’’ en jargon imagé) pourraient être empruntés pour faire passer l’information ou voyager, sans violer aucunement les limitations relativistes. trou-de-verrePour qui sait que les OVNI sont une réalité ici-bas, il est pratiquement sûr que de tels ‘‘raccourcis’’ existent. Et pour qui ignore les OVNI, ou fait semblant de les ignorer, la croissance exponentielle actuelle de notre savoir scientifique devrait suffire à prouver que, dans un délai impossible à préciser mais qui sera sûrement très court eu égard à la durée des temps géologiques, l’utilisation des radiations électromagnétiques pour la transmission de messages à grande distance dans le Cosmos sera devenue totalement obsolète et remplacée par des techniques basées sur une conception élargie de l’espace-temps dont la nécessité apparaît déjà en physique théorique.

Dès lors, il est aussi vain de chercher à capter des messages radio envoyés par les extraterrestres, que, pour une tribu primitive, d’attendre un message de l’homme blanc sous la forme de signaux émis par des filets de fumée dans la brousse. Car, compte tenu de l’énorme disparité des âges des étoiles (et de leurs éventuelles planètes), compte tenu aussi de la proportion certainement très faible de planètes ayant développé une civilisation scientifique, la probabilité est quasiment nulle qu’il existe, dans un rayon de quelques milliers d’années-lumière autour du Soleil, ne serait-ce qu’une seule civilisation juste arrivée au même stade que nous (et même en ce cas, nous avons vu plus haut que cette civilisation ne trouverait sans doute pas rentable de nous lancer des messages radio). En fait, ou bien nos ‘‘voisins’’ en sont encore à l’âge de pierre, ou même avant ; ou bien ils maîtrisent une physique avancée et il ne leur sert à rien de nous envoyer des messages radio, ils nous connaissent déjà sans cela, par d’autres moyens.

Seth ShostakLe projet SETI pêche donc par anthropocentrisme. » (11)

Seth Shostak, chercheur dans le cadre du programme SETI.

 

 

 

 

III. Quelle est la validité du paradoxe de Fermi ?

Et ce « paradoxe de Fermi », qu’en est-il réellement ?

C’est en 1950, lors d’un déjeuner au laboratoire militaire américain de Los Alamos, que le prix Nobel s’était interrogé sur l’existence des extraterrestres. Le physicien italien ne croyait pas que les « soucoupes volantes » étaient d’origine extraterrestre (ce qui constituait sa grosse erreur !), mais la recherche de civilisations extraterrestres l’intéressait. D’où sa question : puisque la vie est sans doute banale dans l’Univers, où sont les « véritables » extraterrestres ?

A la question : « Pourquoi ne sont-ils pas venus jusqu’à nous ? », Hubert Reeves répond qu’ils ont peut-être aussi manqué d’énergie et que, pris de court, ils n’ont pas « entamé leur grande tournée intersidérale »… (12)

Dominique Proust, astrophysicien à l’observatoire de Meudon, précise que plusieurs solutions ont été proposées au paradoxe de Fermi. Selon certains scientifiques, la durée de colonisation de notre galaxie prend beaucoup plus de temps que ce qu’Enrico Fermi pensait. D’autres individus pensent que les difficultés du voyage interstellaire sont insurmontables, alors que d’autres encore supposent que les civilisations supérieures ne sont pas expansionnistes ou qu’elles sont, par essence, vouées à l’autodestruction. Il manque, à cette petite liste, ce que j’identifie comme étant la « bonne solution » : des visiteurs de l’espace sont déjà venus sur Terre et sont toujours présents (d’où l’origine extraterrestre de nombreux OVNIs), mais ils n’ont pas voulu interférer avec notre civilisation pour une ou plusieurs raisons précises (que j’évoque dans les trois autres textes sur le “non-contact” – parties 2, 3 et 4).

On trouve, dans le numéro de novembre 2005 de la revue « Ciel et Espace », les réponses négatives au postulat : l’humanité est une espèce banale dans la galaxie. Voici, à la lumière du défenseur de l’existence d’une multiplicité de civilisations galactiques au sein du Cosmos, ce qui est correct et ce qui ne l’est pas dans ce fameux « paradoxe » :

QUESTION : Puisqu’il doit exister de nombreuses civilisations plus avancées que la nôtre, pourquoi aucun extraterrestre d’aucune planète n’est présent sur Terre aujourd’hui ? FAUX. Intéressez-vous à l’ufologie !

REPONSES :

voyage-interstellaire1. Parce qu’un voyage interstellaire est bien trop long si l’on imagine la durée de vie qu’il faudrait à un équipage ?

« NON. La durée de vie d’un ET peut être très supérieure à la nôtre. De plus, une civilisation avancée maîtrise sans doute la congélation d’êtres vivants. »

REPONSE du défenseur (qu’on désignera par l’expression DMMH) de la multiplicité des formes de vie intelligente – ou des mondes habités – au sein du Cosmos :

L’objection donnée ci-dessus est compatible avec l’existence de civilisations extraterrestres. Que la vie d’un ET soit bien plus longue ou non que celle d’un Terrien, une civilisation ayant des milliers ou des millions d’années d’avance technologique possède des moyens de parvenir jusqu’à nous (sans qu’il soit par ailleurs nécessaire d’utiliser la « congélation » !)…

2. Parce qu’un voyage interstellaire est trop dangereux et qu’ainsi toute tentative est vouée à l’échec ?

« NON. Les rayons cosmiques de haute énergie qui parcourent la Galaxie sont certes dangereux pour un organisme, mais pas au point qu’il soit impossible de s’en protéger. »

REPONSE du « DMMH » : La réponse ci-dessus est correcte et parfaitement compatible (comme la première « objection ») avec l’origine extraterrestre de nombreux OVNIs !

« NON. La fusion nucléaire pourrait fournir l’énergie nécessaire à un voyage interstellaire. Et qui sait quelle serait la technologie d’ET évolués ? »

REPONSE du « DMMH » : Bravo ! Et ceci est toujours compatible avec l’origine extraterrestre de nombreux OVNIs !

4. Parce que ce sont des contemplatifs qui ne s’intéressent pas à l’exploration de la galaxie ?

« NON. Cette explication est valable pour quelques civilisations, à un instant donné de leur évolution, mais il est difficile d’imaginer qu’elle s’applique à toutes les civilisations, pendant toute la durée de leur existence… »

REPONSE du « DMMH » : « Objection » parfaitement correcte mais aussi parfaitement conforme à l’origine extraterrestre de nombreux OVNIs !

5. Parce qu’ils se sont “auto-anéantis” dans une guerre totale ou un désastre écologique ?

« NON. Pour les mêmes raisons qu’en (4). Pourquoi toutes les civilisations ET se seraient-elles anéanties ? »

REPONSE du « DMMH » : Réponse également exacte, mais encore compatible avec l’origine extraterrestre de nombreux OVNIs !

6. Parce qu’ils préfèrent nous étudier de loin ?

« NON. Pour les mêmes raisons qu’en (4). Cette hypothèse du zoo est amusante, mais peu crédible. »

REPONSE du « DMMH » : Certaines civilisations extraterrestres adoptent cette attitude consistant à « observer de loin ». Mais cela ne s’applique pas, effectivement, à toutes les civilisations étrangères à notre planète, lesquelles ont des objectifs différents. C’est ici que nous voyons « pointer » le problème du “non-contact”, par des êtres extraterrestres présents sur notre planète, avec notre civilisation, ce sujet étant abordé plus loin.

7. Parce qu’ils en sont au même stade de développement que nous ?

« NON. Si nous ramenons les 13 milliards d’années d’évolution de la Galaxie à une année symbolique, les premiers hominidés sont apparus le 31 décembre à 19 h 20 (la Terre s’est formée le 13 septembre). Pourquoi tous les ET de la Galaxie seraient-ils nés le même jour et à la même heure ? Ceux qui sont nés 24 heures plus tôt ont 35 millions d’années d’avance ! »

REPONSE du « DMMH » : « Objection » tout à fait valable, mais, là encore, tout à fait compatible avec l’origine extraterrestre de nombreux OVNIs.

8. Parce qu’ils sont déjà repartis ?

« NON. Là encore, pourquoi toutes les civilisations extraterrestres capables de nous visiter seraient reparties ? Pourquoi aucune ne serait-elle restée sur notre planète ? »

REPONSE du « DMMH » : Si l’on se réfère à de nombreuses traditions et textes disponibles (travaux de Zecharia Sitchin sur les tablettes sumériennes, etc.), il est évident que diverses civilisations extraterrestres ont, dans un lointain passé, interagi avec l’humanité de notre planète pour ensuite repartir. Elle sont venues dans un but spécifique, et celui-ci accompli, sont reparties. Et certaines d’entre elles continuent à manifester leur présence de façon plus ou moins discrète. Quant à la raison de notre « quarantaine » actuelle (et du fait qu’aucune civilisation extraterrestre ne soit ouvertement restée sur la planète), qui est en relation avec le problème du « non-contact », elle est abordée plus loin.

La « réponse probable » du paradoxe de Fermi, lit-on, est que « nous sommes seuls dans la Galaxie ».

Nous avons vu, en analysant ce paradoxe, que la plupart des « objections », qui semblent aller dans le sens de notre « solitude universelle », sont en fait parfaitement compatibles avec l’abondance des formes de vie dans le vaste Univers, à condition, naturellement, d’être ouvert à l’origine extraterrestre de nombreux OVNIs. Et c’est là le problème fondamental. Les astronomes méconnaissent complètement, en effet, à de rares exceptions près, le vaste dossier OVNI, mais ils sont aussi opposés à toute prise en considération sérieuse de celui-ci.

hilar3Nous venons de voir que l’une des réponses données au « paradoxe de Fermi » est : « nous sommes seuls dans l’Univers », cette réponse ayant le tort fondamental de ne pas prendre en considération le vaste dossier OVNI. Alain Cirou, dans son éditorial du numéro de mai 2007 de « Ciel et Espace », écrit que les physiciens atomistes Enrico Fermi et Edward Teller avaient conclu en 1950, lors d’une discussion sur la pluralité des mondes habités, que les OVNIs n’étaient pas des vaisseaux extraterrestres. Cette conclusion pourrait s’expliquer par la masse limitée d’informations sur le sujet, à l’époque, mais elle s’explique surtout par le poids du postulat selon lequel les extraterrestres ne sont pas venus sur notre planète parce que ceux-ci ne se sont pas manifestés officiellement.

Mais il existe une autre réponse au paradoxe de Fermi, réponse qui ne tient pas non plus compte du dossier OVNI et qui, par conséquent, est tout aussi erronée que la première. Cette autre réponse erronée est celle de Rasmus Bjork, un jeune physicien danois qui a modélisé l’exploration de notre galaxie par d’éventuels extraterrestres. Ayant pris comme référence une vitesse de 30.000 km/s, soit le dixième de la vitesse de la lumière, il est arrivé à la conclusion que les extraterrestres n’ont pas encore eu le temps de parvenir jusqu’à nous ! Le Britannique Laurence Cox estimait, quant à lui, qu’avec une population extraterrestre stable, l’exploration de notre galaxie par une civilisation prendrait au moins 2 milliards d’années ! Donc, selon le Britannique, l’absence d’extraterrestres sur Terre ne prouve nullement que nous soyons seuls dans notre galaxie. En 1981, William Newman et Carl Sagan ont considéré qu’une civilisation extraterrestre ne peut pas avoir eu le temps de voyager jusqu’à nous et, selon eux, des extraterrestres mettraient 13 milliards d’années à nous atteindre, soit à peu près l’âge estimé de l’Univers ! Ainsi, selon les tenants de cette approche réductionniste, il est très probable que les « aliens » sont encore en chemin ! Ceci est formellement démenti, évidemment, par la masse des données recueillies en faveur de l’origine extraterrestre de nombreux OVNIs.

L’astrophysicien Nicolas Prantzos considère pour sa part que les hypothèses de Rasmus Bjork sont simplistes, ce qui est exact, mais il déclare aussi que l’on n’arrivera jamais à résoudre le paradoxe de Fermi car il y a trop de paramètres dont nous n’avons aucune idée. David Fossé termine son article en écrivant : « A moins que les petits hommes verts finissent par arriver. Mais ils sont déjà bien en retard… » Evidemment, pour le défenseur de l’hypothèse extraterrestre de l’origine des OVNIs, tout cela n’a aucune validité puisque les prétendus « petits hommes verts » (les visiteurs de l’espace ne correspondent évidemment pas à ce stéréotype) ont visité la Terre et la visitent toujours depuis des temps immémoriaux. On notera tout de même que Nicolas Prantzos a fait cette déclaration :

« Alors que le CNES ouvre ses archives sur les OVNIs, la remarque de Fermi : ‘‘S’ils existent, ils devraient être là’’, est à nouveau d’actualité. » (13)

Voici par ailleurs ce qu’on lit sur le site www.ovnis-direct.com (24 juin 2015) à propos d’une conférence qui a eu lieu en juin 2015 :

‘Lors de la conférence scientifique d’astrobiologie de 2015 (The Astrobiology Science Conference 2015) qui s’est déroulée la semaine dernière à Chicago, Charles Lineweaver et Aditya Chopra, de l’université nationale australienne, ont présenté une hypothèse intéressante concernant la question de savoir pourquoi nous n’avons toujours pas officiellement découvert de trace de vie extraterrestre intelligente. Ils évoquent les mécanismes homéostatiques et le rôle de la vie dans le développement de l’atmosphère.

Les chercheurs de SETI utilisent généralement l’équation de Drake pour estimer le nombre de civilisations dans notre galaxie capables de maitriser les systèmes de communication.

Le paradoxe de Fermi s’intéresse à la question de savoir pourquoi nous ne sommes pas déjà en contact avec des extraterrestres, étant donné la jeunesse de notre étoile, le Soleil, par rapport à toutes celles existantes dans l’univers.

La plupart des scientifiques pensent que l’émergence d’une vie intelligente est quasiment impossible étant donné le nombre de conditions qui doivent être réunies.

Selon l’airspacemag, une approche différente a été entreprise par Lineweaver et son étudiant diplômé qui font valoir l’hypothèse que même si la vie surgissait sur une autre planète, elle n’évoluerait pas assez rapidement pour réguler l’effet de serre ainsi que l’albédo (pouvoir réfléchissant d’une surface, soit le rapport de l’énergie lumineuse réfléchie à l’énergie lumineuse incidente), et ainsi maintenir les températures de la surface compatibles avec de l’eau liquide et l’environnement propice à la vie.

‘Les planètes rocheuses doivent être habitées pour demeurer habitables.’

Sur Terre, nous savons que des mécanismes homéostatiques se mettent en place. C’est-à-dire que l’écosystème résiste aux changements (perturbations) et conserve un état d’équilibre.

Par exemple, les premiers microbes exhalaient du méthane et des gaz à effet de serre qui ont contribué à réchauffer la planète à une époque où la Terre était gelée.

En outre, il faudrait des milliards d’années pour que ces mécanismes homéostatiques se mettent en place et puissent favoriser des conditions habitables, puis aboutir à une espèce capable d’explorer l’espace et construire des antennes radio.

Par exemple, l’atmosphère de Vénus présente un effet de serre qui peut avoir été causé par l’évaporation de l’eau (ce qui aurait ensuite entrainé l’augmentation de la quantité d’autres gaz à effet de serre). Mais la vie pourrait encore émerger dans des secteurs de certaines planètes (par exemple, dans la couche inférieure des nuages de Vénus ou de la subsurface de Mars).

Néanmoins, sans les mécanismes de rétroaction de la vie, la survie d’une hypothétique vie sur la surface est très peu probable, et l’évolution d’une civilisation technologiquement avancée semble presque impossible.

Dans un texte titré : « À la NASA, la chasse aux civilisations extraterrestres reste un échec », Rémy Decourt (www.futura-sciences.com) écrit en exergue que des scientifiques ont utilisé le télescope Wise de la NASA, qui observe le ciel dans l’infrarouge, pour sonder 100.000 galaxies à la recherche de civilisations extraterrestres très avancées qui auraient colonisé ces lieux. Aucune de ces galaxies ne semble abriter ce type de civilisations, écrit-il…

« Tout récemment, une équipe d’astronomes, sous la direction de Jason T. Wright, professeur d’astronomie et d’astrophysique à l’université d’État de Pennsylvanie, chargée de l’étude (Glimpsing Heat from Alien Technologies Survey, ou G-HAT), a utilisé le télescope Wise de la NASA qui observe dans l’infrarouge pour sonder de très nombreuses galaxies nous entourant. Avant cela, ce télescope a surtout été utilisé pour observer l’univers dans l’infrarouge afin de cataloguer et recenser les objets qui seront par la suite observés par l’observatoire James Webb, le successeur du télescope spatial Hubble.

L’idée est que si l’énergie d’une galaxie entière, ou peu s’en faut, est utilisée par une civilisation extraterrestre de type III sur l’échelle de Kardashev, ce ne peut être qu’au moyen d’une sphère de Dyson. De telles sphères entourant des étoiles dont elles capteraient presque tout le rayonnement n’en seraient pas moins des sources détectables dans l’infrarouge moyen, une longueur d’onde pour laquelle le télescope Wise a aussi été conçu mais à des fins plus astronomiques en quelque sorte. La longueur d’onde dont il est question permet de voir des objets dont la température est comprise entre 100 et 300 kelvins (environ -173 °C à 27 °C). Peine perdue : parmi les 100.000 galaxies observées par Wise, quasiment aucune ne semble habitée à grande échelle par une telle civilisation extraterrestre. Seule une cinquantaine d’entre elles présentent tout de même un niveau anormalement élevé de ce rayonnement infrarouge. Des investigations plus poussées sont prévues afin de déterminer si ce surcroît inhabituel a pour origine des processus astronomiques ou s’il trahit la présence d’une civilisation avancée.

Cette recherche de civilisations extraterrestres n’en est qu’à ses débuts. À mesure que nos détecteurs spatiaux infrarouges vont devenir plus sensibles, il sera ainsi possible d’étendre cette recherche à l’intérieur des galaxies en se focalisant sur des régions bien précises. » (R. Decourt) ( Source : www.futura-sciences.com, 20 avril 2015.)

Un internaute a fait le commentaire pertinent suivant :

« (…) Sinon, je suis étonné que la NASA recherche des civilisations E.T. sur la base de suppositions obsolètes (en même temps, ils n’ont peut-être pas d’autres pistes).

On sait, depuis le début, que les sphères de Dyson ne sont pas physiquement viables (elles s’effondreraient par les pôles).

De même, l’échelle de Kardashev repose sur un postulat douteux (la consommation énergétique d’une civilisation reflèterait son avancée technologique). »

Il est donc absurde de conclure qu’aucune galaxie étudiée ne semble abriter une civilisation technologiquement avancée. Les scientifiques ont en effet une idée tout à fait anthropomorphique et inepte de ce qu’est réellement une civilisation extraterrestre avancée. Les sphères de Dyson et l’échelle de Kardashev ne relèvent en effet que de simples spéculations, et si les instruments utilisés ne permettent pas de détecter une civilisation à partir de ces théories, c’est que ces dernières sont peut-être tout simplement fausses. En tout cas, on ne peut pas se servir de cette absence de détection pour en déduire l’absence apparente de civilisations technologiques dans les galaxies concernées.

Les scientifiques apportent parfois de bien curieuses, et il faut le dire stupides, explications au paradoxe de Fermi. En voici une autre trouvée sur www.begeek.fr, en date du 29 octobre 2017 :

 

« Pourquoi les extraterrestres ne nous contactent-ils pas ?

Des chercheurs ont peut-être découvert la raison du paradoxe de Fermi ; ces derniers ont avancé une intéressante théorie pour expliquer pourquoi les extraterrestres ne nous répondent pas ou ne nous contactent pas.

Cela fait des années que l’on écoute l’espace en quête d’un signal et pourtant rien ! Le néant… il est pourtant difficile d’imaginer que nous soyons seuls dans l’univers. Alors, pourquoi les extraterrestres ne nous répondent pas (même pas un petit Like sur Facebook ou un SMS pour dire, on est là !) ? Trêve de plaisanteries, derrière cette absence de prise de contact, il existe le paradoxe de Fermi depuis les années 50 et rien ne semble vouloir lui tordre le cou.

Pourquoi aucun extraterrestre ne fait mentir le paradoxe de Fermi :

Le Paradoxe de Fermi est une question scientifique intéressante car il met en évidence que rien qu’en prenant notre galaxie, qui contient pourtant plus de 200 milliards d’étoiles et des centaines de milliards de planètes, aucune civilisation ne s’est encore manifestée officiellement. Certains évoqueront les OVNI, mais jusqu’à présent aucune rencontre de ce type n’a pu être confirmée scientifiquement. Il doit bien exister une raison au fait que les extraterrestres n’établissent pas un contact avec nous.

L’astronome américain Alan Stern, du Southwest Research Institute de Boulder, au Colorado, propose une nouvelle hypothèse expliquant le fameux “paradoxe de Fermi”. D’après ses observations, là où l’on pensait que la présence d’eau était l’exception il y a encore quelques années, c’est en fait tout l’inverse que l’on peut noter, et rien que dans le système solaire on peut observer la présence d’océans sur plusieurs lunes de Jupiter, Saturne, Neptune et Pluton par exemple. L’eau étant directement relationnée à la vie, il est donc très probable de dénicher de la vie ailleurs dans notre galaxie.

Pour expliquer l’absence de contact, le scientifique a démontré que dans tous les cas cette présence d’eau est toutefois différente de ce que l’on retrouve sur Terre ; les océans découverts sur d’autres lunes ou planètes sont généralement à l’état solide. Il est donc très probable que les extraterrestres vivent dans les entrailles de leur planète ou sous des banquises de centaines de kilomètres d’épaisseur. Difficile, dans ces conditions, de pouvoir se tourner vers le ciel pour envoyer des signaux. Pour ce genre de civilisations, le vrai défi ne serait donc pas de viser l’espace, mais d’atteindre la surface de leur planète et d’y survivre car les températures y seraient glaciales.

Alan Stern a présenté cette hypothèse lors du dernier congrès annuel de la division des sciences planétaires de la Société américaine d’astronomie, une première car auparavant aucune théorie ne prenait en compte l’état de l’eau des “mondes océans” pour expliquer l’absence de signaux émis par les extraterrestres. Et vous, qu’en pensez-vous ? »

Donc, d’après l’astronome évoqué, si les extraterrestres ne nous ont pas contactés c’est peut-être parce qu’ils vivent sous terre ou sous l’eau !! On a peine à croire que des scientifiques puissent sortir des âneries pareilles. (Et ce, même si certains extraterrestres peuvent effectivement vivre sous terre.) Cette théorie n’est aucunement intéressante, contrairement à ce qu’écrit la personne à l’origine du texte, elle est simplement idiote. Voilà qui répond en tout cas à la question posée en fin de texte : qu’en pensez-vous ? A noter aussi, bien sûr, cette formulation permettant d’évacuer de façon simpliste la problématique OVNIs : Certains évoqueront les OVNI, mais jusqu’à présent aucune rencontre de ce type n’a pu être confirmée scientifiquement. On se demande ce que cela signifie “confirmée scientifiquement”, d’autant qu’une multitude de témoignages convergents vaut largement la “confirmation scientifique” et qu’il est avéré, chez les authentiques spécialistes, que de nombreuses observations ne sont explicables que par l’incursion d’engins n’appartenant pas à la science aéronautique terrestre.

Pour l’ufologue qui défend l’origine extraterrestre de nombreux OVNIs, les conclusions que certains individus tirent du paradoxe de Fermi et d’autres considérations comme celles que l’on vient de lire relèvent, en fait, de l’absurdité la plus totale. Il fera observer que l’étude historique du phénomène OVNI à travers les âges (traditions relatives à la venue de « dieux » sur Terre, manifestations bibliques de type ufologique, multiples témoignages contemporains d’observations d’engins « exotiques » et de leurs occupants, etc.) montre la persistance, depuis l’aube de l’humanité, d’une présence extraterrestre sur notre globe. Pour cet ufologue, donc, la question pertinente n’est pas : « où sont-ils ? » – car les extraterrestres sont en permanence dans notre environnement planétaire -, mais : « pourquoi n’entrent-ils pas en contact avec nous ? ». C’est à cette question que sont consacrées les parties 2, 3 et 4… Mais avant cela, il convient d’évoquer une réponse erronée au problème du “non-contact”, celle qui fait intervenir des voyageurs temporels.

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IV. “Non-contact” et voyageurs temporels :

On trouve, dans le numéro 333 (daté d’août/septembre 2008) de « Le monde de l’inconnu », un petit texte de Michel Granger dans lequel l’auteur défend l’origine « extra-temporelle » (sic) des OVNIs. En clair, ces derniers sont censés être pilotés par des voyageurs temporels d’origine terrestre, donc venir de notre futur !

Michel Granger cite à cet égard l’ufologue René Fouéré (1904-1990), lequel a publié, dans les années 1960-1970, la revue « Phénomènes spatiaux », au sein du GEPA (à ne pas confondre avec le GEPAN devenu GEIPAN !). Dans le numéro 8, de juin 1966, de cette revue, l’auteur a posé la question : « Les ovnis seraient-ils des revenants du futur ? »

L’origine temporelle permettrait, selon ses promoteurs, de résoudre plusieurs problèmes :

– Le problème des distances galactiques.

– L’aspect humanoïde des conducteurs d’OVNIs, si contesté par les sceptiques et les exobiologistes pour qui la vie dans l’Univers doit être variée. Dans l’hypothèse temporelle, la petite taille des occupants, « assortie à une grosse tête », serait symptomatique de l’évolution future de l’Homme, dans quelques millions d’années, cette évolution ayant tendance à opérer une sorte de « foetalisation régressive ».

– Le problème du « trop grand nombre d’observations », une exploration spatiale envisageant plutôt « un débarquement en bonne et due forme, que des incursions sporadiques étalées sur plus d’un demi-siècle, voire beaucoup plus ».

– Le problème de la politique de la « non-interférence » que pratiquent sans discontinuer les occupants d’OVNIs, « c’est-à-dire un refus systématique du contact, une discrétion non démentie jugée suspecte de la part d’extraterrestres supérieurs, voire conquérants », cette « timidité » étant censée être « totalement incompréhensible de la part de visiteurs spatiaux engagés dans une phase de colonisation du cosmos ».

« En effet, l’immixtion de visiteurs venus du futur au sein même de leur propre passé leur imposerait certaines règles très sévères sous peine de catastrophes pouvant aboutir paradoxalement à leur propre anéantissement.

La pénétration temporelle, ainsi dirigée vers le passé, devrait être drastiquement réglementée sous peine de voir la moindre modification du cours de l’Histoire passée venir perturber même subtilement le cours des choses. » (M. Granger)

Nous retrouvons donc ici le problème du « non-contact »…

D’autres auteurs ont envisagé l’hypothèse temporelle. L’Américain Marc Davenport, l’auteur de « Visitors from time » (1992), qui soutient l’origine temporelle des OVNIs, explique l’expérience du « temps manquant », dans les « abductions », par des « prélèvements » engagés dans le processus d’amélioration rétroactive de l’espèce humaine. (?) (14)

* Que répondre à cette analyse que je ne partage absolument pas ?

Si on ne peut pas exclure l’hypothèse que quelques OVNIs soient effectivement d’origine temporelle (on connaît notamment le dossier des « WingMakers »), on peut par contre affirmer que l’ensemble du phénomène OVNI ne peut pas être attribué à des voyageurs temporels, l’affirmation contraire relevant de l’absurdité la plus complète. Voici en effet ce que l’on peut répondre dans le cadre de l’hypothèse extraterrestre :

– Les distances galactiques ne posent pas un problème pour des civilisations ayant des milliers ou des millions d’années d’avance sur nous sur le plan technologique.

– Les exobiologistes ont trop tendance à imaginer des formes de vie n’ayant strictement rien à voir avec ce que nous connaissons sur Terre. Ainsi, le physicien Michio Kaku part du principe que des formes de vie extraterrestres seraient forcément très différentes de nous, ce qui lui fait rejeter les récits d’« abductions » (les « histoires » d’OVNIs étant selon lui inspirées par la science-fiction), lesquels font intervenir des êtres humanoïdes. Or, comme l’observe Gildas Bourdais, Michio Kaku « ne semble pas connaître l’idée de convergence vers la forme vivante la plus rationnelle, en l’occurrence la forme ‘‘humanoïde’’ » (ce que l’astronome britannique Fred Hoyle avait déjà expliqué en 1969)… (Gildas Bourdais, « Lumières dans la nuit », n° 368, juin 2003.) Evidemment les nombreux récits de rencontres rapprochées et de contacts avec les occupants d’OVNIs donnent tort aux exobiologistes (une fois l’hypothèse temporelle exclue).

– Il n’y a pas que des « nains à grosse tête » chez les « ufonautes ». Toute personne connaissant bien le sujet des RR3 et RR4, ainsi que les récits de « contactés », le sait bien. Cela va des visiteurs nous ressemblant (les « galactiques humains ») aux « galactiques non-humains » (comme ceux du type « reptilien »)… Question : tout ce « beau monde » viendrait de notre futur ? Et puis, il y a bien sûr les récits de contactés (Pierre Monnet, Robert L., Jean de Raigualgue, etc.) affirmant avoir rencontré des extraterrestres. Il n’y a point, dans leurs récits, de voyageurs terrestres temporels !

Les deux dernières objections à l’origine extraterrestre renvoient au même problème, celui du « non-contact » : d’une part, des visiteurs extraterrestres auraient dû procéder à un « débarquement en bonne et due forme » plutôt qu’à des incursions sporadiques étalées sur une longue période de temps, d’autre part, la politique de « non-interférence » et le refus systématique du contact, ce refus étant jugé suspect de la part d’extraterrestres. Or, le « non-contact » n’a rien de « totalement incompréhensible » dans la perspective d’une origine extraterrestre de nombreux OVNIs, ainsi que je le montre dans les trois prochains textes relatifs au problème du “non-contact” et au principe de « non-interférence ». Il s’avère alors inutile de faire intervenir des voyageurs temporels pour expliquer le principe de « non-interférence » et donc l’absence de contact officiel avec notre civilisation !

Alain Moreau

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Références :

2. « Science et vie », n° 1058, novembre 2005, p. 125.

3. « Ciel et Espace », n° 426, novembre 2005, p. 38-39.

4. “Ciel et Espace”, n° 447, août 2007, p. 58-59.

5. « Ciel et Espace », n° 406, mars 2004, p. 49.

6. « Science et vie », n° 1039, avril 2004, p. 87.

13. David Fossé, « Ciel et Espace », n° 444, mai 2007, p. 60-61, 63-64.

14. Michel Granger, « Le monde de l’inconnu », n° 333, août/septembre 2008, p. 34-35.

 

 

 

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