Effet Geller, TCI et OVNIs

 Sarah1On trouve parfois, dans le vaste domaine du paranormal et de l’ufologie, des cas qui incluent des manifestations apparemment dissociées : phénomènes ufologiques associés à des phénomènes de type « poltergeist », entités diverses, communications médiumniques…

Pour certains chercheurs, cela signifie qu’une intelligence unique est à l’origine de ces manifestations disparates, lesquelles n’ont apparemment aucun point commun. Pour d’autres, dont je fais partie, la réalité, plus « subtile » et complexe, implique l’intervention d’entités de natures diverses qui peuvent coexister dans le cadre de certaines manifestations, des phénomènes de nature identique pouvant par ailleurs être produits par des entités distinctes (de type physique et de type « multidimensionnel » ou « éthérique »).

Voici quelques éléments de cette « mixité » de phénomènes que j’ai personnellement découverts à travers certaines de mes lectures.

En travaillant sur un texte concernant la vision à distance, à partir du livre de Jim Schnabel paru en 2005 aux éditions du Rocher (« Espions Psi »), et en recevant, dans le même temps, le dernier numéro alors paru de la revue ufologique « Lumières dans la nuit », mon attention a été attirée par certains rapprochements curieux entre phénomènes disparates, et ce d’autant plus que je connaissais déjà certains éléments particuliers des contacts en TCI effectués par l’Américaine Sarah Wilson Estep. Il m’a donc paru intéressant de faire connaître ces divers éléments… Trois sujets sont ici abordés :

– Les expériences d’Uri Geller au laboratoire de Livermore.

Sarah Wilson Estep et la TCI.

– Un cas de « témoin OVNI privilégié ».

 

I. Les expériences d’Uri Geller au laboratoire de Livermore :

UriGeller1On connaît le personnage Uri Geller, ce médium à effets physiques (mais aussi « télépathe ») qui a défrayé la chronique à partir des années 1970 en déclarant être capable, notamment, de tordre, par l’action de la « pensée », donc par psychokinèse, des ustensiles métalliques : cuillères et fourchettes, clés… Au début de sa carrière de « psychic », dans les années 1970, il a été l’objet de quelques études scientifiques. Jim Schnabel mentionne dans son livre l’une d’elles, celle faite au laboratoire de Livermore, aux Etats-Unis.

Le laboratoire de Livermore s’intéressa à Uri Geller. Comme ce dernier était un personnage controversé, on ne le fit pas venir sur le complexe de Livermore lui-même, mais dans un laboratoire emprunté appartenant à un site voisin moins sensible, qui avait été séparé du campus de Livermore quelques années plus tôt, au profit de l’Université de Californie à Davis, le labo se trouvant dans un vieux baraquement en bois datant de la Seconde Guerre mondiale. Les chercheurs de Livermore y amenaient là Uri Geller le soir et le week-end quand il n’y avait personne aux alentours. Ces chercheurs comprenaient Ron Robertson (un officier de sécurité), le physicien Peter Cran et environ une demi-douzaine d’autres scientifiques et ingénieurs. Ils réalisèrent une série d’expériences avec Uri Geller fin 1974 et début 1975, certaines informelles, d’autres strictement contrôlées.

« Les expérimentations étaient généralement conçues pour tester les aptitudes psycho kinésiques de Geller. Par exemple, on lui demandait d’effectuer ses fameux pliages de métal sur différents objets, tandis qu’il était filmé par vidéo de côté, du dessus et même d’en dessous. Certains objets étaient spécialement préparés avec une couche de ‘‘microsphères’’ qui s’écrasaient facilement et qui, ainsi, trahiraient toute tentative pour plier les objets avec une force mécanique directe. A l’instar de Puthoff et Targ, le groupe fut soulagé de constater qu’apparemment Geller était incapable de plier le métal quand on l’empêchait de le toucher.

Pour d’autres expérimentations de psychokinésie plus délicate, le groupe avait installé des lasers de haute qualité et les avait dirigés vers une série de détecteurs sensibles pour voir si Geller était capable à distance de détourner le faisceau. Mais il en fut incapable. Et quand on donna au médium une carte programme magnétique d’ordinateur et qu’on lui demanda de l’effacer, il fut incapable de le faire quand la carte fut scellée dans une bouteille. Il ne put le faire que lorsqu’on le laissa frotter la carte avec ses doigts. Résultat : si le groupe de Livermore conclut qu’apparemment Geller avait quelque aptitude psychokinésique, celle-ci ne pouvait s’exercer sur de longues distances. Les armes nucléaires américaines étaient probablement en sécurité. » (Jim Schnabel)

UriGeller3Un jour, alors que Ron Robertson était au téléphone avec Uri Geller, ce dernier se mit à dire à Ron Robertson qu’il le voyait avec quelqu’un qui a un grand chien blanc, qu’il le voyait inquiet à propos de la santé d’un homme plus âgé, et qu’il voyait des problèmes entre deux femmes proches de lui. Là-dessus, il reprit la conversation d’une voix normale. Quatre ou cinq jours plus tard, Ron Robertson et son épouse allèrent à Pacific Grove, près de Monterrey, afin de rendre visite à un vieil ami. C’est alors qu’ils découvrirent que ce dernier avait récemment fait l’acquisition d’un énorme berger allemand blanc. Quelques minutes plus tard, l’ami de Ron Robertson apprenait à celui-ci qu’une vieille connaissance, un directeur de théâtre pour lequel Ron Robertson avait travaillé à l’époque où il était éclairagiste, était très malade et qu’elle allait mourir. Ron Robertson était assis, en train de se demander comment la troisième prédiction allait se manifester, « quand son épouse et celle de son hôte eurent soudain un différend : cela finit entre les deux femmes en véritable pugilat oral ».

Un jour, dans le laboratoire, des membres du groupe de Livermore surveillaient Uri Geller au cours d’une séance de pliage de métal, l’enregistraient sur des cassettes audio, le filmaient en vidéo et le photographiaient avec différents appareils, dont un appareil sensible aux radiations infrarouges thermiques. Le développement des films montra une anomalie. L’appareil infrarouge avait capturé ce qui semblait être deux « vagues taches de rayonnement au sommet de l’un des murs du laboratoire », comme si quelqu’un avait brièvement allumé deux grandes sources de chaleur, soit de l’intérieur du laboratoire, soit de l’extérieur mais dirigées vers l’intérieur. Les taches grandissaient en intensité sur quelques diapositives, puis, sur les diapos suivantes, elles décroissaient jusqu’à disparaître complètement. Le groupe de Livermore fut intrigué par ce phénomène. Et lors de l’écoute des cassettes audio, les membres de l’équipe purent entendre une voix métallique parfaitement distincte, que personne n’avait cependant entendue lors de l’expérimentation. Cette voix était particulièrement audible à défaut d’être intelligible, et on ne put identifier que quelques mots apparemment lancés au hasard et sans cohérence.

D’après Uri Geller, des phénomènes de ce type s’étaient déjà produits auparavant. En plusieurs occasions, notamment quand son ami Andrija Puharich le plaçait sous hypnose, des cassettes audio des séances avaient enregistré de semblables voix étranges. Une autre fois, lors d’une rencontre avec des officiers du Mossad, le magnétophone de quelqu’un s’était mis à marcher tout seul, au vu et au su de tout le monde.

Au cours des jours et des semaines qui suivirent, Peter Crane et d’autres membres du groupe de Livermore commencèrent « à se sentir collectivement possédés par une sorte d’esprit tourmenteur, taquin et hallucinogène ». Ils pouvaient se trouver ensemble dans le laboratoire à effectuer des expériences, ou l’un des membres pouvait être assis chez lui avec son épouse et ses enfants, « quand soudain, au milieu de la pièce, apparaissait la mystérieuse image flottante d’une soucoupe volante presque comiquement stéréotypée ». Elle faisait toujours environ vingt centimètres de diamètre, d’un gris monochrome flou, comme une sorte d’hologramme.

« La connexion thématique avec Geller était évidente, quand on se rappelle que Geller prétendait être contrôlé par une soucoupe volante-ordinateur géante appelée Spectra.

Cependant, la soucoupe volante ne fut pas la seule forme qu’adoptèrent les visions de Livermore. Il y avait aussi parfois des animaux – des animaux fantastiques appartenant à la tradition extatique des chamanes – comme de grands oiseaux du type corbeau que plusieurs membres du groupe virent traîner autour de leurs résidences. L’un d’eux apparut brièvement au physicien appelé Mike Russo et à son épouse terrorisée. Le couple était encore couché, un matin, quand soudain ils virent cet oiseau géant qui les observait depuis le pied de leur lit.

Après quelques semaines de ce régime, Russo et certains des autres commencèrent à se demander sérieusement s’ils perdaient la tête. Peter Crane décida de réclamer de l’aide. Il attrapa son téléphone et téléphona à Richard Kennett. » (Jim Schnabel)

Ce dernier était déjà venu à Livermore, en sa qualité d’analyste de la CIA, pour interroger Peter Crane et les autres à propos de leurs résultats avec Uri Geller. Richard Kennett retrouva Peter Crane dans un café de la ville de Livermore. Peter Crane lui exposa la situation, et, peu après, Richard Kennett eut de longs entretiens avec Mike Russo et les autres. Richard Kennett savait qu’un psychiatre ordinaire attribuerait ces histoires à une sorte d’expérience dissociative, hallucinatoire, ou à une forme de délire. Richard Kennett semblait par contre assez convaincu que quelque chose d’autre était à l’œuvre, Peter Crane, Mike Russo et les autres n’ayant aucune accointance avec l’occulte. En outre, leurs situations émotionnelles juste avant ces expériences visionnaires n’avaient rien de particulièrement stressant ou hallucinogène d’une quelconque manière. De plus, ils détenaient tous des habilitations de sécurité top secret, ce qui signifiait, entre autres choses, qu’ils avaient été contrôlés en matière d’éventuels désordres psychologiques.

Et puis, il y avait cette étrange affaire de voix métallique sur cassette audio. Au milieu des quelques mots intelligibles prononcés, il y en avait deux ou trois qui, comme Richard Kennett le savait, pouvaient désigner le nom de code d’un projet gouvernemental secret. Ce dernier n’avait rien à voir avec la recherche psychique et ni Peter Crane, ni Mike Russo, ou un autre de Livermore, ne connaissait le nom de code. En fait, c’était comme si la personne ou la chose, quelle qu’elle soit, qui avait produit ce dernier, avait su que Richard Kennett allait bientôt venir… Richard Kennett rapporta l’incident du nom de code au service de sécurité de la CIA, en ne laissant que très peu de détails bizarres. Mais ses collègues de la sécurité classèrent l’affaire « en se demandant si Kennett n’était pas trop obnubilé par son sujet ».

L’une des dernières manifestations concerna un physicien de Livermore appelé Don Curtis et son épouse. Ils étaient assis dans leur salon un soir, sobres, tranquilles, sans parler de Geller ou du paranormal, quand soudain apparut flottant au milieu de la pièce, comme un hologramme, un bras.

Le bras était habillé comme s’il appartenait à un homme en costume gris uni. Il n’y avait aucune trace sanglante à l’endroit où le membre aurait dû être connecté à l’épaule. Il s’évanouissait tout simplement dans l’espace. Mais à l’autre extrémité, là où il aurait dû y avoir une main, il y avait un crochet. Le bras se tortilla quelques secondes devant le couple puis disparut.

Curtis raconta l’histoire à Kennett et, pour quelque raison, cette histoire fit particulièrement réagir l’agent de la CIA. Il téléphona à Hal Puthoff et Russell Targ en leur demandant de les voir lors de leur prochaine venue à Washington. Il ne pouvait croire qu’ils avaient concocté toute cette affaire, en utilisant leurs lasers du SRI pour créer des hologrammes dignes d’une maison hantée. Mais il pensait que leurs propres expériences de Geller et des phénomènes qui lui étaient associés pouvaient jeter quelques lumières sur ce qui se passait réellement. » (Jim Schnabel)

Quelques jours après, Richard Kennett rencontra les deux physiciens à Washington et il leur raconta toute l’histoire, y compris le bras crochu flottant. « Que pensez-vous de ça ? », demanda-t-il aux physiciens. Au moment où Richard Kennett prononça le mot « ça », il y eut un grand coup asséné contre la porte d’entrée, comme si quelqu’un voulait l’enfoncer. Les coups étaient si forts qu’ils en étaient effrayants.

« Après un moment d’hésitation, Targ se précipita vers la fenêtre et se dissimula derrière les rideaux. Puthoff partit dans la salle de bains. Mais Kennett se dirigea vers la porte et l’ouvrit.

Sur le seuil, il y avait un homme qui ne se distinguait que par son aspect quelconque.

Il était tout à fait ordinaire, apparemment inoffensif et autour de la cinquantaine. Il pénétra dans la pièce très lentement, d’une allure raide, en contournant Kennett et en gagnant le milieu de la chambre, entre les deux lits. Il se retourna et d’une voix étrangement empruntée dit :

Oh, je vois… j’ai dû… me… tromper… de chambre.

Et sur ce, il quitta la pièce, lentement, toujours aussi raide. Mais tous eurent largement le temps de voir qu’il portait un complet gris et qu’une manche de celui-ci était épinglée sur le flanc : il lui manquait un bras. » (Jim Schnabel) (1)

Nous noterons, dans ce qui précède, les éléments suivants :

– La réception de voix sur cassettes audio, celles-ci étant de type « métallique ».

– La mention d’une « image flottante d’une soucoupe volante presque comiquement stéréotypée ». Sans oublier la référence, dans le cas d’Uri Geller, à la « soucoupe volante/ordinateur géante »…

– La référence à de grands oiseaux du type corbeau.

(Voyez, sur ce site, les pages : “L’Effet Geller”, “A propos d’Uri Geller”, rubrique “Parapsychologie”.)

 

II. Sarah Wilson Estep et la TCI :

Sarah-Wilson-Estep1 Sarah-EstepSarah Wilson Estep a été l’une des principales expérimentatrices américaines en matière de « transcommunication instrumentale ». En 1982, elle a fondé l’Association Américaine du Phénomène des Voix Electroniques.

Rappelons que la TCI désigne les divers modes de communication avec l’Au-delà par le biais d’instruments techniques : magnétophone, radio, téléphone, télévision, etc.

La première voix obtenue par Sarah Wilson Estep fut : « La beauté ». (En réponse à la question posée : « Comment est-ce, là où vous êtes ? ».) Elle a divisé les messages reçus en trois catégories :

• Les messages de « classe B » sont plus forts et plus nets et peuvent souvent être perçus sans écouteurs.

• Les voix de « classe A » sont fortes et distinctes, peuvent être copiées sur d’autres cassettes et ne nécessitent pas d’écouteurs.

L’ouvrage de Sarah Estep sur la TCI est paru en 1988 aux Etats-Unis. Elle avait alors obtenu 24.000 messages. Certains de ces messages étaient en allemand et en français, deux langues qu’elle ne connaissait pas. C’est en 1977 que Sarah Estep contacta pour la première fois « Styhe », son guide…

Parmi les nombreuses voix enregistrées, il y en a qui sont de type extraterrestre, certaines d’entre elles ayant un timbre aigu, « d’une qualité presque mécanique ». Ces voix employaient parfois des mots absents de tous les dictionnaires consultés. Les “voix de l’espace” étaient de classe A, nettes et fortes. Bill Weisensale, qui a étudié un certain nombre d’enregistrements de Sarah Estep avec son oscilloscope, a constaté, dit-il, que certaines voix, en particulier celles déclarant provenir de l’espace, « comportent une caractéristique technique indiquant la présence d’un signal radio, très faible mais par ailleurs normal ». Ce n’est pas un trait habituel des communications ordinaires avec le monde des « Esprits », mais c’est le genre de chose « qu’on attendrait d’un contact extraterrestre »…

Certaines de ces voix ont une « qualité mécanique », « à la manière des voix de synthèse créées par l’électronique plutôt que par des moyens humains ». Naturellement, on ne s’attend pas à ce que le monde des « Esprits » fasse usage de synthétiseurs, mais c’est exactement ce qu’on attendrait d’extraterrestres, « en particulier si les êtres essayant de communiquer sont par nature inaptes à prononcer les mots des langages humains ».

Certains messages « extraterrestres » n’étaient compréhensibles qu’en modifiant la vitesse de déroulement de la bande, les voix se rapprochant beaucoup des voix de synthèse des robots. Les voix extraterrestres ont parlé d’une « boîte noire » utilisée pour faciliter la communication avec Sarah Estep. Les noms extraterrestres entendus comprennent : « Ras », « Seran », « Vrom »Des entités ont déclaré à Ron Stallings – lequel a vécu à l’âge de treize ans une R. R. 4 (Rencontre Rapprochée du Quatrième Type) – qu’elles étaient dans un vaisseau spatial tout proche. A plusieurs reprises, le mot « Vénus » s’est enregistré. Une voix déclara : « Un Martien ici », puis : « Je suis à bord vaisseau. » En plusieurs occasions, les correspondants ont déclaré venir d’Alpha du Centaure.

Un jour, Sarah Estep enregistra le mot « Deena ». Or, ce mot fut aussi capté par Dan Mc Kee et par une amie de Sarah Estep. Sarah Estep obtint aussi des lettres sur son écran de télévision (VENUS…) et diverses images (buste d’homme les yeux fermés, etc.). (2)

Notons les éléments suivants :

– La réception de voix sur cassettes audio, ces voix ayant une « qualité presque mécanique » et se rapprochant beaucoup des voix de synthèse des robots.

– La nature extraterrestre alléguée de ces voix. (Origines alléguées : Mars, Vénus, Alpha du Centaure.)

Oui, tout cela est bien, me dira-t-on, mais où est l’oiseau ? Dans la partie consacrée à Uri Geller, la référence aux oiseaux se trouve dans une citation de Jim Schnabel. Patience. Cet “oiseau” arrive…

(Je consacre plusieurs pages à la TCI dans la rubrique : “Au-delà et médiumnité”.)

 

III. Michel G., un « témoin OVNI » privilégié :

Dans la revue « Lumières dans la nuit », Georges Metz a consacré un article en deux parties au cas d’un homme, Michel G., qui, au cours de sa vie, a été au centre d’une série d’incidents étranges associés au phénomène OVNI.

Les phénomènes, que je ne détaille pas ici, se sont produits dans la ferme qu’il a habitée, avec son père adoptif, et dans les environs jusqu’à son lieu de travail. Il a vécu, en 1961, une rencontre rapprochée avec un OVNI. Parmi les rencontres étranges auxquelles il a été confronté, il y a notamment :

– La perception, dans l’obscurité de la chambre, d’êtres (hommes et femmes), beaux, amicaux, avec des vêtements lumineux à col officier… Cela se passa en 1965.

– La présence, dans un train, de deux jeunes femmes de 25 à 30 ans faisant penser à des jumelles. Elles fixèrent Michel G. sans un mot, avec la même position : bras le long du corps, pieds au sol. Le témoin nota leur incroyable ressemblance avec la passagère qu’il avait vue sur un bateau sur le Rhin, en janvier 1965. (Cette dernière avait un teint très pâle.) C’était le silence : on n’entendait plus le bruit du train. Sorti du train, Michel G. vit un homme en noir, avec un chapeau, qui le suivait. Cela s’est produit en septembre 1967.

– La rencontre, en octobre 1987, avec un être ayant un masque, avec des yeux en amande qui devinrent lumineux, rouge sombre, et qui fixèrent le témoin. Cet être avait comme deux plaques à la place des oreilles.

Ce qui nous intéresse, ici, c’est ce qui s’est passé en mars 1987. A 7 heures 30 du matin, Michel G. arriva, au volant d’un G7 diesel, en mission sur un site désaffecté de son entreprise. Il aperçut trois hélicoptères posés, moteurs arrêtés, près de la berge d’un étang.

A quelques dizaines de mètres des hélicoptères, il vit un homme de grande taille (entre 1 mètre 90 et 2 mètres), en combinaison kaki, qui s’avança vers lui. Le témoin demanda à l’individu s’il était en panne. Mais l’homme demanda à Michel ce qu’il faisait là et lui demanda, de manière autoritaire, de partir. Michel lui répondit, sur le même ton, qu’il travaillait là. L’homme ne répondit pas, et Michel reprit le chemin du garage.

Michel se dirigea, dans le garage, vers un établi. Sur la gauche, il y avait un poêle à fuel, et sur le côté, se confondant avec la couleur grise du poêle, était blottie une créature, qui se leva… et fonça sur le témoin ! Cela ressemblait à une chauve-souris géante, sans poils, d’un mètre de haut, avec un bec de héron et des dents sur les côtés. L’animal agressif poussa des cris. Michel saisit un objet en fer et fit face. La bête recula, déploya d’immenses ailes de plus de trois mètres d’envergure, et s’envola au faîte du hangar. Elle replia ses ailes pour passer la porte d’entrée restée ouverte, et elle sortit en planant. Dans le même temps, on entendait les hélicoptères qui démarraient. Michel s’étant précipité dehors, il vit cinq hélicoptères, au ras du sol, à moins de cent mètres. Ils n’avaient pas de rotor à l’arrière et avaient un fuselage très long. Ils décollèrent, les uns derrière les autres, dans un bruit infernal de moteurs à explosion, avec la bête sortie du garage qui les suivait à grands battements d’ailes ! Cette scène fantastique fut rapidement perdue de vue, masquée par l’environnement boisé du site. (3)

Et voilà donc notre grand oiseau !

 

IV. Quelques réflexions en guise de conclusion :

Pour chacun de ces dossiers, les « rationalistes » ont leurs convictions bien assurées :

• Uri Geller ? Mais on sait bien que ses numéros de torsion d’objets métalliques relèvent de trucs d’illusionniste. D’ailleurs, l’illusionniste américain James Randi l’a bien démontré, ainsi que son collègue français Gérard Majax.

• La TCI ? Elle est explicable par l’attente de l’auditeur qui interprète les murmures captés comme étant des voix de l’Au-delà.

• Le cas du « témoin privilégié » avec son grand oiseau ? Rien ne prouve que le témoin présumé ne soit pas un mythomane.

Or, que donne l’étude comparative des éléments associés aux trois dossiers évoqués ? Récapitulons :

1) Lors des expériences réalisées avec Uri Geller, au laboratoire Livermore, on a enregistré des voix de type « métallique ». En outre, des oiseaux de grande envergure (du type corbeau) ont été signalés, ainsi que l’« image flottante » d’une soucoupe volante. Uri Geller lui-même avait été associé, au début de sa « carrière psychique », à une « soucoupe volante/ordinateur »…

2) L’expérimentatrice en TCI Sarah Wilson Estep a capté sur son magnétophone des voix ayant une « qualité presque mécanique », se rapprochant beaucoup des voix de synthèse des robots. De plus, ces voix se sont identifiées à des entités extraterrestres.

3) Michel G., quant à lui, a été confronté, durant sa vie, à une diversité de manifestations étranges, dont une rencontre rapprochée avec un OVNI et la perception d’un grand oiseau ressemblant à une chauve-souris géante avec un bec de héron.

De simples coïncidences, tout cela ? Je ne le crois pas. Je dirai même que cela n’est pas possible.

Un rationaliste objectif (et donc vraiment « rationnel ») devrait reconnaître que ces correspondances valident en quelque sorte l’authenticité des trois phénomènes considérés comme inexistants. Bien sûr, il existe des éléments de validation de l’effet Geller et de la TCI bien plus consistants que ces analogies entre phénomènes disparates, mais ces analogies constituent néanmoins un élément supplémentaire de validation qu’il était intéressant de mentionner.

On peut spéculer à l’infini sur la nature de cette relation « inter-phénomènes ». Un auteur comme Jean Sider, par exemple, y verrait une « confirmation supplémentaire » de sa théorie selon laquelle tous les phénomènes paranormaux et les OVNIs sont dus à une unique intelligence trompeuse manipulant les sociétés humaines… Néanmoins, il convient de se garder de conclusions hâtives.

Selon Jean Sider, il y a, dans un numéro de « Science et vie », des découvertes scientifiques qui valident son hypothèse sur les OVNIs en général et les phénomène paranormaux en particulier. Ces découvertes l’arrangent, écrit-il. (4) En réalité, les découvertes mentionnées semblent plutôt valider la conception matérialiste athée des rationalistes car, prises au premier degré, elles semblent impliquer que Dieu et la vie après la mort n’existent que dans la tête des gens via un certain taux de sérotonine, lequel est, dit-on, corrélé au degré de religiosité ! Cette conclusion ne pèse pas lourd face aux multiples manifestations « paranormales » qui constituent au contraire autant d’indices de la réalité de la survie de la conscience après la mort (et donc de Dieu) : TCI, décorporation, etc., ce qui va largement au-delà des sentiments de « fusion mystique » censés être en relation avec le ralentissement de l’activité du cortex pariétal supérieur. On évoque aussi la stimulation électromagnétique des lobes temporaux, laquelle provoquerait, selon Michael Persinger, la sensation d’une présence invisible. On sait en outre qu’un chercheur comme Melvin Morse a, par contre, une interprétation spiritualiste de ce type de connexions cérébrales avec le mysticisme…

L’hypothèse de Jean Sider n’est donc pas grandement renforcée par ce type d’étude. Les cas qu’il évoque (ceux de Betty Andreasson-Luca, Cecil Michael et José Antonio da Silva) impliquent des rencontres extraterrestres associées à des visions religieuses (de Jésus, par exemple). Des entités extérieures (« fluidiques » ou « énergétiques » dans la théorie de Jean Sider) agiraient-elles sur certaines zones cérébrales pour manipuler leurs victimes ? On peut tout aussi bien expliquer ces cas par de réels êtres extraterrestres provoquant (comme ce fut le cas pour Betty) une décorporation chez le témoin. Des êtres extérieurs à notre planète peuvent aussi projeter des scènes religieuses conformes au système de croyances de l’« enlevé » afin de tester la réaction de ce dernier ou obtenir sa « collaboration ». Enfin, il pourrait s’agir, dans de rares cas, d’une réelle intervention de “l’Invisible”.

De même, il convient d’être très prudent dans l’interprétation du lien existant entre les trois dossiers évoqués dans le présent article. Voici, dans le cadre de ma théorie, comment on peut rendre compte de ces correspondances :

Mon modèle théorique postule l’existence d’une diversité d’entités ne pouvant être réduites à une seule catégorie d’entités « fluidiques » ou « énergétiques ». Nous avons, d’abord, les êtres physiques peuplant les milliards de planètes habitées de la Création, dont notre planète.

La seconde grande catégorie est constituée des entités spirituelles (celles qui sont réellement « énergétiques » ou « fluidiques » !) résidant sur les divers mondes spirituels interpénétrant les mondes physiques. (Voyez, sur le présent site, mes textes sur la médiumnité et le channeling.) Ces dernières entités comprennent des catégories aussi variées que les « élémentaux » (les vrais, lesquels n’ont strictement rien à voir avec les « aliens »), les entités de type angélique (anges, archanges, etc.), et, bien sûr, les simples désincarnés (les « morts ») résidant, pour la plupart, au niveau du Plan astral, le Plan de conscience où se rendent la plupart des désincarnés après la mort biologique. Il existe cependant des Plans plus élevés – au niveau fréquentiel – que le Plan astral : le Plan mental, etc.

Si l’on résume l’essentiel des éléments inhérents aux trois dossiers évoqués, nous avons affaire à de présumées entités extraterrestres (parfois associées à des sujets dotés de facultés paranormales comme Uri Geller). La vision des hélicoptères et du grand oiseau, dans le cas de Michel G., montre qu’il s’agit, dans ce cas, de phénomènes physiques réels. Les « hélicoptères » pourraient être des « OVNIs déguisés ». Quant au grand oiseau, la seule chose que l’on peut dire c’est que ce n’était pas un oiseau « normal » (ou, si l’on préfère, terrestre) !

Comment expliquer, par contre, l’action présumée d’entités extraterrestres sur des magnétophones ? On a vu que des voix enregistrées par Sarah Wilson Estep, en matière de TCI, se sont présentées comme étant d’origine extraterrestre et qu’elles ont fait explicitement référence à Vénus, à Mars et à Alpha du Centaure. L’une des voix s’est ainsi identifiée à un Martien. Comment intégrer ceci dans le modèle que je défends, lequel ne privilégie pas l’idée d’entités supraterrestres manipulatrices et trompeuses ?

On notera que ces références à des habitants de Vénus et de Mars ne sont pas nécessairement des mensonges, car elles sont en fait compatibles avec l’origine extraterrestre de type « multidimensionnel » de certains OVNIs. En effet, il faut préciser que de nombreuses sources « canalisées », ainsi que des témoignages de « décorporés », font état de l’existence d’êtres résidant sur d’autres « niveaux dimensionnels » que le niveau physique/dense de leurs planètes respectives : Mars, Vénus, etc. Ces humanités extraterrestres, invisibles à nos yeux et nos instruments scientifiques, peuvent seulement être contactées par projection de conscience sur leurs planètes respectives. Elles peuvent envoyer des messages de type télépathique à des canaux humains. Et on peut supposer qu’elles peuvent aussi exercer une action électronique sur des instruments terrestres, par le biais de la TCI, exactement comme le font leurs « homologues terrestres désincarnés ». On peut penser que des êtres de nature physique sont capables d’obtenir le même résultat, en utilisant des moyens technologiques. (D’où la matérialité indiscutable de certaines entités, comme dans le cas du grand oiseau et des hélicoptères vus par Michel G.)

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On sait par ailleurs que, dans les années 1950, certains « contactés » ont prétendu avoir dialogué avec des Vénusiens, par exemple. Certains de ces cas sont des récits de décorporations, comme le montre notamment le témoignage beaucoup plus tardif d’Anne Givaudan, spécialiste de la sortie hors du corps. Elle a relaté, dans « Alliance » (éd. S. O. I. S., 2000), ses contacts avec des Vénusiens. D’autres cas pourraient être explicités en rapport avec la notion de « translation dimensionnelle », certaines sources suggérant que ces êtres peuvent, dans certains cas, se densifier dans un corps physique… Ceci, en tout cas, permet d’appréhender sous un jour nouveau, sans qu’il soit nécessaire d’invoquer des leurres et des tromperies, les allégations de certains « contactés » des années 1950, comme George Adamski et Howard Menger, lesquels évoquaient leurs contacts avec des êtres habitant des planètes de notre système solaire que l’on sait non habitées par des êtres physiques.

Ainsi, il est possible d’envisager, en matière de TCI, l’action de deux types distincts d’entités n’appartenant pas à notre Univers physique :

• Des désincarnés du Plan astral.

• Des entités extraterrestres de type « multidimensionnel ». D’où la référence, dans les contacts de Sarah Wilson Estep, à des Martiens et Vénusiens.

Ajoutons, cependant, que les niveaux fréquentiels de ces deux types d’entités ne sont pas les mêmes. Ce qui signifie que les entités extraterrestres de type « multidimensionnel » ne se trouvent pas au même niveau vibratoire que les désincarnés du Plan astral. Le seul point commun de ces deux types d’entités se trouve dans le fait qu’elles se situent sur des niveaux dimensionnels distincts du Plan physique.

Le fait que certains individus dotés de facultés paranormales sont apparemment associés à des entités (extraterrestres ou spirituelles) gravitant dans leur entourage, peut s’expliciter de la sorte : il peut y avoir une sorte de « contrat » entre des entités incarnées et désincarnées afin de poursuivre un but ou une mission particulière (éveil des consciences à certaines réalités stellaires, « suprasensibles » ou « paranormales »). Ce « contrat » a été « signé » avant l’incarnation de la personne autour de laquelle gravitent les entités concernées. Ceci peut expliquer les correspondances et analogies entre phénomènes disparates, mais aussi le fait que certains « contactés extraterrestres » et médiums présentent, sur divers points, des ressemblances.

Certains auteurs (comme Kenneth Ring) ont fait des rapprochements entre les répercussions des NDE vécues et celles des enlèvements à bord d’OVNIs. Voici ce que note, à ce propos, Daniel Robin :

« Sur le long terme, les répercussions d’une NDE et d’un enlèvement offrent une étonnante similarité. Les effets sont quasiment identiques : changement de personnalité, renversement des valeurs, accroissement des facultés intellectuelles, besoin d’apprendre, intérêt pour l’écologie et la survie de la planète, préoccupations morales et spirituelles, croyance en la réincarnation, élargissement de la conscience, apparitions de facultés psychiques, sentiment d’être investi d’une mission vis-à-vis de l’humanité. » (5)

Fabrice Bonvin (6) invoque Gaïa ou une intelligence supraterrestre indéfinie pour rendre compte, par exemple, des mises en garde écologiques présentes dans certains récits d’enlèvements. Mais des êtres extraterrestres de nature physique peuvent tout à fait être à l’origine de ce discours écologique !

Il n’est pas nécessaire, pour expliquer les analogies entre phénomènes distincts, de faire intervenir des entités trompeuses manipulant les acquis spirituels de l’humanité !

Alain Moreau

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A noter :

La photo associée au lien de cet article représente Sarah Wilson Estep. (Cette dernière est décédée.)

 

Références :

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