Les crop circles (9) L’origine humaine de la plupart des agroglyphes.2eme partie

Jelly-Fish-Crop-Circle-2009Dans un article publié dans le numéro de mai-juin 2011 de « Nexus », Andy Russel écrit qu’en 2010 des artistes ou cropmakers ont revendiqué la fabrication de crop circles, démonstrations à l’appui. Il parle à ce sujet de « coup de théâtre ». Dans la communauté des chercheurs, ajoute-t-il, ce fut la consternation. En réalité, il n’y a pas eu du tout de coup de théâtre en 2010 car on savait depuis longtemps, dans le milieu des spécialistes, que des faiseurs de cercles humains étaient impliqués dans la réalisation d’agroglyphes. Il suffisait, pour s’en rendre compte, d’aller voir sur certains sites Internet (comme par exemple le site de Patrick Gross). Le problème était celui-ci : les tenants du mystère des crop circles ne lisaient que des textes défendant la réalité « exotique » des agroglyphes. Manque d’information, certes, mais aussi manque d’esprit critique. (Voyez mes précédents textes sur le sujet, et notamment les pages consacrées à la critique faite par Patrick Gross.)

 

1. Matthew Williams et « Cosmic Dave » :

Andy Russel revient sur le cas du cropmaker Matthew Williams. Michael Glickman, convaincu de l’origine « paranormale » des crop circles, avait affirmé pouvoir différencier les formations de Matthew Williams des authentiques formations, Whitley Strieber étant censé conserver les clichés du cropmaker en plein travail, en attendant les conclusions de Michael Glickman. Or, Whitley Strieber a immédiatement transmis les photos à Michael Glickman qui, excédé, a prévenu la police, provoquant l’arrestation et la condamnation du faiseur de cercles. Depuis, on peut voir, sur la Toile, les vidéos de Matthew Williams, ainsi qu’une émission hebdomadaire qu’il anime en direct, Circlemakers TV, ouvrant son antenne aux cropmakers anonymes.

Les veilles de surveillance nocturne des fans du phénomène, ainsi que la grogne des fermiers locaux, ont conduit les cropmakers à utiliser des champs plus excentrés et moins repérés. Les chercheurs bien informés ont prévenu des nouvelles intentions géographiques des cropmakers, ce que la saison 2010 a confirmé, une indication supplémentaire de leur origine humaine.

Durant l’été 2010, un chercheur connu sous le nom de « Cosmic Dave » a photographié la réalisation du crop d’East Field. La même nuit, plusieurs témoins ont vu deux sphères orange de la taille d’un ballon de football descendre de la colline voisine et disparaître à la lisière d’East Field, montrant ainsi que des phénomènes particuliers pouvaient se produire même autour des formations d’origine humaine. Les cropmakers sont venus compléter leur formation les deux nuits suivantes. Malgré cela, note Andy Russel, « nombreux sont les irréductibles qui attribuent à ces mêmes formations une origine paranormale et dénoncent une usurpation de leur origine par les cropmakers ».

 

2. Comment fabriquer un crop circle :

planche-fourageIl est assez facile de réaliser un crop circle. Il suffit d’une planche à foulage (une planche en bois), d’un bout de corde et d’un décamètre de longueur suffisante, la plus complexe des figures pouvant être réalisée avec ce simple équipement.

« Les figures sont rarement tracées à l’avance dans les champs, la plupart sont dessinées à la main sur un bout de papier. L’équipe se rend simplement sur place la nuit. L’obscurité, un obstacle ? Pas du tout. Lorsque la météo est clémente, la campagne n’est jamais plongée dans le noir total grâce aux étoiles et à la Lune, et il est bon de se souvenir que l’oeil humain, une fois accoutumé, peut voir à bonne distance dans cette obscurité.

Une grande majorité des dessins commence par la réalisation d’un cercle indépendamment du motif final. Le cercle constitue la base de toutes les formes géométriques. Même si le motif n’est pas de forme arrondie, on entourera le cercle initial qui se fondra dans la figure finie. Pour dessiner le premier cercle, une personne tient le bout du mètre mesureur au centre du futur cercle tandis qu’une autre personne mesure le rayon du cercle, puis se met à marcher (ou à ”scriber” , selon le terme consacré) à l’aide d’une planche à foulage. Le cercle initialement réalisé est un repère facile pour créer les autres éléments du motif. » (A. Russel)

Dans le huitième épisode (diffusé le 9 mars 2011) de CirclemakersTV (www.livestream.com/circlemakerstv), un réalisateur d’agroglyphes a expliqué comment étaient faits les plus connus, montrant comment il est facile de créer ces figures complexes.

« Sur les photos aériennes, on distingue sans peine les lignes de construction initiales qui servent de guide directeur à la structure globale de la figure, ou de repère pour relier entre eux d’autres motifs. D’un vert plus doré, ces lignes révèlent sans équivoque l’origine humaine d’un crop circle.

Cropcircle_tuxLes défenseurs des crops ”non humains” avancent fréquemment l’argument du temps, forcément long par des moyens humains, pour créer une figure complexe, en particulier de grande taille. Là encore, il faut réviser nos croyances. La plupart des créateurs de cercles sont d’accord sur ce point : une équipe de trois ou quatre personnes suffit pour exécuter une figure en quelques heures. Les équipes plus nombreuses servent aux finitions des figures les plus grandes en un même laps de temps. La plupart des chercheurs dénoncent le manque de preuves pour entériner ces affirmations, et insistent sur le fait que la plupart des films de réalisation de motifs ont été tournés en plein jour (campagnes de pub, clips, etc.)

La plupart des créateurs de crop circles ne souhaitent pas que leur travail soit documenté par peur des sanctions pénales. Cependant, comme des réalisateurs d’agroglyphes apparaissent maintenant au grand jour par le biais de CirclemakersTV, ce n’est plus qu’une question de temps avant qu’ils ne soient filmés la nuit en plein travail. CirclemakersTV y a déjà fait allusion. » (A. Russel)

 

3. Les quatre règles d’or du cropmaker :

La première est : Ne jamais laisser le travail inachevé.

La deuxième : Ne jamais revendiquer la création d’un cercle de culture.

« Ceci a changé récemment car les créateurs de cercles ont le sentiment d’être lésés : les chercheurs-croppies sont les seuls à gagner de l’argent grâce aux agroglyphes et ne reversent rien aux artistes qui en sont en fait les vrais auteurs. Quelques cropmakers défendent encore l’importance de la règle de l’anonymat. » (A. Russel)

La troisième : Dissimuler ses erreurs. Personne, à part le cropmaker, ne connaît le dessin d’origine ; donc, en cas d’erreur dans le tracé, improviser un motif. Personne ne s’en rendra compte.

La quatrième : Ne jamais se vanter d’avoir réalisé un cercle dont on n’est pas l’auteur ou auquel on n’a pas participé.

 

4. Intentions des circlemakers et crops interactifs :

Rares sont les créateurs de cercles qui revendiquent la volonté de tromper le public. Ils assurent plutôt pratiquer leur art pour recueillir la réaction des gens, leurs interprétations et conclusions… De nombreux artistes soutiennent qu’ils se sentent poussés à réaliser leurs formations.

« Il existe manifestement une dynamique interactive dans le phénomène des agroglyphes. Plusieurs personnes affirment avoir reconnu dans un nouveau crop un motif entrevu lors d’une méditation. D’autres prétendent avoir rêvé de certains motifs avant leur apparition dans les champs. Evidemment, que l’on impute la création des crop circles à l’Homme complique autant la tâche des chercheurs que celle des artistes. Les gens inspirent-ils inconsciemment des formes aux cropmakers ? Les créateurs de cercles sont-ils réellement ”poussés” à réaliser ces motifs par une intelligence inconnue ? C’est la conviction du chercheur Colin Andrews pour qui une sorte de conscience, d’intelligence, indique le message à transmettre par les cercles. Théorie difficile à étayer, d’autant plus que, qu’entre chercheurs et cropmakers, l’heure n’est pas au dialogue et à l’échange d’informations.

Ceux qui croient que les créateurs servent à faire passer un message en ont vu la confirmation à la lumière des récents événements japonais. Le 18 juillet 2010, à Wooloston Grange, dans le Gloucestershire, un agroglyphe s’est fait remarquer par quelques détails inhabituels. Assez éloigné de la zone habituelle des cercles de culture du Wiltshire, il était à proximité immédiate d’un point d’eau, ce qui est très rare pour un agroglyphe. En fait, il est apparu sur le bord de la Severn, un fleuve, en face du vieux réacteur nucléaire d’Oldbury. Bon nombre de personnes ont pensé sur le moment que la figure avait un lien avec la centrale nucléaire d’Oldbury, dont l’ancienneté et le mauvais état sont source d’inquiétude. Plusieurs personnes certifient que le motif était l’illustration parfaite de la chaîne proton-proton, une réaction de fusion nucléaire classique (présente dans la fusion solaire).

A l’annonce de la catastrophe de Fukushima, de nombreux croppies ont interprété ce motif comme le signe annonciateur du désastre, la présence de l’eau évoquant le tsunami. Mais peu de gens savent que cette figure est bien d’origine humaine. Elle a été rendue célèbre par son auteur lui-même, qui l’a présentée sur CircleMakersTV plusieurs semaines avant la catastrophe du Japon, expliquant que le motif et le choix du lieu étaient le pur fruit de son inspiration. Je peux le confirmer ici, en confessant à mon tour avoir participé à cette réalisation. Ce créateur de cercles a-t-il subi quelque influence ? Les croppies tentent-ils rétrospectivement d’établir un lien entre le message qu’ils interprètent dans un agroglyphe et les événements qui surviennent dans le monde ? De nombreux fans de cercles de culture restent persuadés que même si un être humain est bien à l’origine des figures, il a été influencé dans le choix de son design. Lorsque l’on examine le cercle de culture en question sur le site Internet du Crop Circle Connector, force est de constater que la formation est alignée avec la direction du Soleil au solstice d’hiver (21 décembre 2010) et qu’elle est aussi alignée avec la position du Soleil couchant aux équinoxes des 21 septembre et 21 mars. On émet aussi l’hypothèse que l’amas des Pléiades apparaît dans le motif, tout comme plusieurs nombres étranges.

crop-insecticideCelui qui a créé ce cercle avait-il conscience de tous ces éléments ou a-t-il réellement été influencé à son insu ? Si un artiste ou un musicien déclare que Dieu, quelque puissance éthérique ou forme de conscience l’a inspiré, on accepte en général l’idée sans trop de difficulté. Mais lorsqu’un créateur d’agroglyphes revendique ce type d’influence, on tourne ses propos en ridicule. Les hommes qui réalisent les agroglyphes ont été tellement diabolisés par la communauté des chercheurs qu’à chaque fois que l’un d’eux prétend avoir vécu une expérience paranormale, il est immédiatement discrédité. » (A. Russel)

 

5. Des phénomènes inhabituels :

La plupart des créateurs d’agroglyphes ont fait l’expérience de phénomènes inhabituels lors de leurs réalisations.

« Nombre d’entre eux rapportent avoir observé d’étranges boules de lumière, des silhouettes sombres dans les cercles qu’ils produisaient, ou encore une bande de brouillard descendue par une nuit claire pour les protéger du regard des croppies.

Les artistes qui se sont entretenus avec moi sont unanimes : les agroglyphes semblent provoquer des phénomènes paranormaux. De nombreux visiteurs ont également fait état de phénomènes similaires à l’intérieur et autour des agroglyphes. Puisque cela se produit dans des crop circles faits de main de l’Homme, cela soulève un certain nombre de questions : est-ce l’emplacement de ces cercles qui favorise les phénomènes paranormaux ? Les symboles de la figure sont-ils à l’origine de tels phénomènes ? Ou bien les gens s’attendent-ils si intensément à vivre des expériences hors norme dans les agroglyphes qu’ils provoquent inconsciemment ces effets ? » (A. Russel)

Pour ma part, je n’adhère à aucune de ces trois hypothèses. En d’autres termes, il est inutile d’invoquer l’influence de l’emplacement ou celle des symboles de la figure, et pas davantage l’attente des créateurs qui seraient inconsciemment à l’origine des phénomènes constatés. Pour moi, l’explication se situe ailleurs :

Comme je l’ai mentionné dans de précédents textes sur les crop circles, je considère qu’il existe, dans le phénomène crop circles, un phénomène authentique de base, d’origine étrangère à notre espèce, celui-ci étant parasité par de nombreux faiseurs de cercles humains. Dans cette perspective, on peut donc considérer que l’intelligence (d’origine extraterrestre/multidimensionnelle) à l’origine des « crops authentiques » vient s’immiscer dans les réalisations de ceux qui imitent et discréditent le phénomène de base authentique généré par cette intelligence (et dont les boules de lumière sont les principales manifestations évidentes). Une façon de dire : vous discréditez l’origine de nos créations en reproduisant celles-ci par vos moyens, on vous montre que les choses ne sont pas aussi simples et que vous vous trompez en attribuant l’ensemble à des artistes et faussaires comme vous.

Pour les observations de boules de lumière, consultez (dans la même rubrique « Enigmes ») le texte suivant :

* « Les crop circles. (6) La critique de Patrick Gross. Troisième partie. Les boules de lumière. »

6. Mouches collées, poudre blanche et nœuds courbés :

21886343Andy Russel évoque aussi, dans son article de « Nexus », certains effets constatés dans certains agroglyphes. Selon lui, ces données échappent pour l’instant à toute explication.

* On note plusieurs cas de mouches mortes fixées aux tiges des cultures dans les agroglyphes, comme si quelque chose avait provoqué leur mort alors qu’elles étaient accrochées aux tiges des céréales à l’intérieur des cercles de culture.

« L’utilisation de pesticides ne produit pas cet effet, et l’on n’a trouvé aucune mouche collée de cette manière dans les champs à l’extérieur des cercles de culture. Il serait également impossible de reproduire ce phénomène dans un cercle d’origine humaine. Dans l’une des vidéos qu’il a postées sur le Web, Matthew Williams explique qu’à son avis une infection fongique a tué ces mouches, mais si tel était le cas on aurait trouvé des preuves plus tangibles à l’extérieur des cercles. » (A. Russel)

En réalité, le mystère des mouches collées n’en est pas un. Je reproduis ici mon texte relatif à l’argumentation, sur ce point, de Patrick Gross (passage extrait de : « Les crop circles. (4) La critique de Patrick Gross. Première partie ») :

Dans la liste en quatorze points de William Levengood et Marylin Ruben, la douzième caractéristique « étrange » constatée dans certains crop circles est celle qui concerne des insectes adhérant aux épis dans les blés. Patrick Gross rappelle qu’Eltjo Haselhoff a écrit qu’un tel phénomène n’avait jamais été vu et qu’aucune solution satisfaisante n’a pu être trouvée, ce que conteste bien sûr Patrick Gross.

Ce dernier écrit que la plupart des cercles de récolte n’ont pas d’insectes morts, car peu d’entre eux en ont. Sur seize rapports d’enquête de crop circles listés par William Levengood, seul un (celui de juillet 1998, Cherhill, Wiltshire, Angleterre) comporte la mention d’insectes morts. Les mouches mortes ne sont donc pas une caractéristique habituelle des crop circles.

Il y a, ajoute Patrick Gross, une explication naturelle à ce prétendu mystère. Cette solution a été trouvée en 2003 par l’ingénieur Francesco Grassi, membre d’un organisme italien, le CICAP, semblable au CSICOP américain :

Eltjo Haselhoff a rappelé que le mystère des mouches mortes a débuté le 17 juillet 1998 quand Janet Ossebaard a constaté que beaucoup de mouches mortes étaient collées aux graines des blés dans un crop circle. Les insectes étaient morts et beaucoup avaient leurs ailes tendues. Certains étaient comme éclatés : les pattes, les parties des corps, les ailes et les têtes étaient déployées. D’autres étaient encore vivants mais avaient l’air paralysés.

Janet Ossebaard a prélevé certains insectes morts pour les envoyer au Musée d’Histoire Naturelle de Londres. L’expert a immédiatement trouvé la solution, mais une analyse plus approfondie avait exclu, dit-on, cette solution, la nature de cette analyse plus approfondie n’étant pas indiquée.

Francesco Grassi a remarqué que le livre d’Eltjo Haselhoff ne contient aucune photo du crop circle contenant ces mouches mortes, l’emplacement de la formation n’étant même pas indiqué. Francesco Grassi a trouvé que ce crop circle était à Cherhill dans le Wiltshire (Angleterre), et il a trouvé la photo correspondante. Or, il s’avère que ce crop circle n’a rien d’impressionnant, au point que l’on pourrait même penser qu’il résulte d’une simple tornade ! En outre, le cas cité par William Levengood correspond à ce crop circle !

Deux photos de mouches mortes dans des crop circles se trouvent dans le livre d’Eltjo Haselhoff : « Les cercles des blés et leurs mystères » (éditions Favre, 2002, p. 20). L’une est de Janet Ossebaard, l’autre de Uwe Engelmann. Les insectes ne sont pas « explosés » mais accrochés sur les blés avec les ailes ouvertes. Aucune documentation n’est donnée, aucun lieu, aucune date.

L’expert du Musée d’Histoire Naturelle de Londres avait d’abord précisé à Janet Ossebaard que les mouches étaient mortes à cause du champignon “Entomophthora muscae”. En latin, « muscae » signifie « mouche ». Quant au mot « entomophthora », dérivé du grec, il se décompose ainsi : « ento » (insecte), « tomo » (coupé, creusé), « phthora » (destruction). Ce mycète attaque et détruit les organismes des insectes tandis qu’ils sont encore vivants.

Janet Ossebaard a envoyé une photo qui montrait une substance blanche. Or, quand les champignons ont fini de manger l’insecte, ils se propagent autour de lui, ils sporulent. C’est la substance blanche.

En outre, les mouches mises dans un four à micro-ondes n’éclatent pas, n’écartent pas leurs ailes, ne collent pas, et montrent un aspect « cuit » très différent de celui vu dans les mouches mortes des crop circles, qui paraissent vivantes, non cuites.

Ainsi donc, le mystère des mouches mortes dans un crop circle semble ne pas en être un, et on ne peut donc considérer cette « étrangeté » comme l’une des caractéristiques suggérant une origine « exotique » des crop circles concernés.

* Un autre phénomène difficile à expliquer est, selon Andy Russel, l’apparition, dans des agroglyphes aux Pays-Bas, d’une forme très pure d’hydromagnésite (carbonate de magnésium).

poudre-blanche« Cette poudre blanche est apparue le 5 octobre 2009 dans des formations de la région d’Hoeven. Ce n’est pas la première fois qu’un tel phénomène se produit dans la région, et, à ce jour, la chercheuse Nancy Talbott a prélevé près de 1 kg de ce produit dans les agroglyphes. Il faudrait environ 5000 euros pour acheter cette quantité d’hydromagnésite d’un tel degré de pureté. Si c’est l’oeuvre d’un farceur, la plaisanterie lui coûte vraiment très cher.

Pour Nancy Talbott, le coût de cette substance élimine l’éventualité d’un canular. On pourrait établir un parallèle avec la découverte d’oxyde de fer dans certains agroglyphes (également trouvé par Nancy Talbott et l’équipe de recherche BLT). » (A. Russel)

 

A propos de la découverte d’une poudre associée à un agroglyphe, voyez le passage relatif au rapport de laboratoire n° 3 du BLT dans « Les crop circles. (7) La critique de Patrick Gross. Quatrième Partie ».

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* Andy Russel note que des anomalies végétales, comme des nœuds courbés sur les tiges de blé ou comme éclatés sous l’effet de micro-ondes, sont souvent exposées par l’équipe de recherche du BLT et le docteur Eltjo Haselhoff, comme preuve de la nature « paranormale » des agroglyphes.

« Le problème reste l’absence de confirmation sérieuse de ces observations. Les cropmakers prétendent avoir observé ces anomalies hors des cercles de culture, mais aucune preuve ne vient étayer leurs propos. » (A. Russel)

Pour la critique du caractère probant de ce type d’effets sur les végétaux, voyez notamment mon texte : « Les crop circles. (4) La critique de Patrick Gross. Première partie. »

 

– Conclusion :

« En conclusion, s’il reste encore envisageable qu’un phénomène paranormal ait pu provoquer certains cercles, on ne dispose pas de suffisamment d’études scientifiques sérieuses pour clarifier la question. En attendant, les cropmakers monopolisent le débat, boudés par la plupart des chercheurs qui, eux, se sont reconvertis en documentalistes, photographiant et commentant les cercles à la lumière de leurs théories… » (A. Russel) (1)

Personnellement, ma conclusion est que les seuls éléments à vraiment prendre en considération pour étayer l’affirmation que tous les crop circles ne sont pas d’origine humaine, sont constitués par les observations authentiques de boules de lumière (ainsi que par les perturbations, dans certains agroglyphes, d’appareils vidéos par exemple, et par les rares cas d’observation directe de la formation d’un agroglyphe). J’écris « authentiques » car il faut distinguer les observations d’oiseaux, etc., prises pour des boules de lumière, et les cas de réelles boules de lumière (n’en déplaise aux critiques comme Patrick Gross) comme celles filmées notamment par l’équipe de coldeVence.com Voyez, à ce sujet, mon texte : « Les crop circles. (6) La critique de Patrick Gross. Troisième partie. Les boules de lumière. »

Alain Moreau

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Référence :

1. Andy Russel, « Les cropmakers cultivent le mythe », in « Nexus », n° 74, mai-juin 2011, p. 84-89.

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