Les crop circles (8) L’origine humaine de la plupart des agroglyphes.1ère partie

 secondoneLe dossier des crop circles est un dossier complexe dans lequel il est fort difficile d’y voir clair.

Bien sûr, pour de nombreuses personnes, tout est clair : les « faiseurs de cercles » sont simplement d’origine humaine. Pour d’autres personnes, l’origine des agroglyphes est à rechercher, pour la plupart d’entre eux, dans une intelligence extérieure à l’humanité.

Ma position, sur le sujet, on la trouve essentiellement dans le texte : « Les crop circles. (10) Les hypothèses sur l’origine des agroglyphes ». J’y soutiens l’idée que les crop circles sont, pour la plupart d’entre eux, d’origine humaine (et sont donc des « faux »), mais qu’il existe néanmoins un phénomène authentique de base à l’origine du phénomène, cette origine étant de type extraterrestre/multidimensionnel. (Ma position est aussi indiquée dans un article de la revue « Parasciences », publié en deux parties – dans deux numéros de la revue – avant le dossier de « Nexus ».)

Il se trouve que la thèse de l’origine humaine de la plupart des « agroglyphes » a été soutenue dans le numéro 70 (septembre/octobre 2010) de « Nexus ». C’est un bon dossier (contrairement à ce que sous-entend Marie-Hélène Courtat dans le numéro d’octobre/novembre 2010 de « Sacrée planète ») qui remet, dans les publications « pro-mystères », certaines « pendules à l’heure ». Dans ces revues, en effet, on mettait systématiquement (et on va continuer à le faire dans certaines revues, soyons-en assurés !) l’accent sur « le mystère » des crop circles, en privilégiant une origine « extraordinaire » à la plupart d’entre eux, et en passant sous silence, par ignorance ou par manque d’esprit critique (ou les deux à la fois), les éléments du dossier montrant qu’effectivement les « crops » sont, pour la plupart d’entre eux, d’origine humaine. On s’extasie sur la beauté des figures, on étudie le symbolisme des formations, on fait l’inventaire des formations de la saison écoulée, on fait la promotion de calendriers à propos de la saison écoulée… Le tout en laissant sous-entendre, bien sûr, que toutes ces formations sont le fait d’une intelligence extérieure à l’humanité. Mais l’essentiel, le problème de l’origine des « crops », on s’en fichait, puisqu’on partait du principe que tout cela n’était pas d’origine humaine.

Pour ma part, j’avais adopté au début cette même idée de l’origine « extraordinaire » (« exotique ») de la plupart des agroglyphes, ayant été influencé uniquement par la lecture d’ouvrages « pro-mystère » (ceux de Michael Hesseman, d’Eltjo Haselhoff, etc.) et en ignorant l’ampleur des controverses et des critiques faites à l’encontre des recherches mettant en évidence des éléments physicochimiques censés attester de l’origine “non-humaine” (avec notamment l’intervention de micro-ondes) de « crops » étudiés. Et puis, j’ai eu connaissance de la critique faite (sur son site Web) par l’ufologue Patrick Gross. Même si je n’apprécie pas le ton extrêmement agressif des dénégations de ce critique, je me suis aperçu de la pertinence de beaucoup des critiques faites par ce chercheur ufologue. Et ce, même si je ne suis pas d’accord avec certaines de ses conclusions. Je consacre, sur le présent site, quatre pages à la critique, par cet auteur, du dossier crop circles.

La réalité est, pour moi, un « mélange » des deux thèses en présence : contrairement aux défenseurs (dont Patrick Gross) de l’origine uniquement humaine des « crops », tous les « crops » ne sont pas le fait de faiseurs de cercles humains, mais ces formations sont cependant, pour la plupart d’entre elles, d’origine humaine. Et, contrairement à ce que pensent les auteurs des articles/livres « pro-mystère » et aux convictions de ceux qui bénéficient plus ou moins largement de la promotion et de la vente de produits dérivés (calendriers, visites guidées, conférences, etc.) associés aux agroglyphes, les « crops » n’ont pas, pour la plupart d’entre eux, une origine « exotique » (étrangère à notre espèce humaine).

 

1. Tous faux ?

Le numéro 70 de « Nexus » (septembre/octobre 2010) contient un dossier de Nathalie Sintes sur les crop circles, intitulé : Crop circles : tous ‘‘faux’’ ?.

En septembre 1991, deux retraités de l’armée britannique, Doug Bower et Dave Chorley, ont déclaré être à l’origine des agroglyphes. Cet aveu suscita de nombreuses vocations, en Angleterre, certes, mais aussi ailleurs dans le monde.

 

* John Lundberg et Matthew Williams :

Parmi ces « disciples », il y a John Lundberg, un documentariste et artiste britannique. Il a fondé en 1990 le groupe des « circlemakers », et il a créé en 1995 le site circlemakers.org. A travers notamment son Guide de réalisation de crop circles pour débutants, réédité en 2006 sous le titre “The Field Guide”, il diffuse les techniques de réalisation des agroglyphes qu’il revendique.

Selon Colin Andrews (dans : « The Hidden Truth »), John Lundberg a été recruté en 1992 par le MI5 (Military Intelligence) et a été payé par les services secrets britanniques pour entraîner sur le terrain des équipes de « cropmakers », en Angleterre, mais aussi en Italie.

La plupart des « faiseurs de cercles » ont opté pour la clandestinité. Ils sont souvent partis de leur propre intérêt pour les « crops », comme cela a été le cas de Matthew Williams, Gallois d’origine. Il s’est aperçu, au fil de ses recherches, que la plupart des « crops » étaient faits de main humaine. Il rejoignit une équipe, ce qui lui permit de réaliser ses propres « cercles ». Il put alors voir des boules de lumière et des petites ombres de forme humaine se déplaçant dans le « crop ». Il filma et prit des photos… En novembre 2000, il fut arrêté à son domicile pour vandalisme, à la suite de la dénonciation de Michael Glickman. Son matériel informatique et ses travaux de recherche lui furent rendus six mois après, mais il dut s’acquitter d’une amende de 525 livres (640 euros).

Matthew Williams considère que le Wiltshire, la région où apparaissent la plupart des crop circles, est une région à haute activité paranormale. Il a eu la vision d’OVNIs, de sphères lumineuses. Il confirme que la plupart des crop circles sont d’origine humaine, mais il a un doute sur l’origine de certaines formations dont les auteurs restent pour lui mystérieux.

Une nuit, lors de la fabrication d’un agroglyphe, lui et les membres de son équipe virent trois énormes boules orangées.

faux-crop« Pris de panique, nous avons appliqué l’une des règles de base, à savoir se mettre rapidement à terre pour ne pas être vus. Nous nous attendions à entendre des gens ou des bruits de pas, mais nous avons juste entendu un sifflement qui accompagnait ces immenses boules de lumière en mouvement. Tout le monde s’est enfui en courant par la seule issue du champ. C’est comme si ces boules de lumière ne voulaient pas que nous fassions ce dessin cette nuit-là. » (M. Williams)

Les « cropmakers » qui ne travaillent pas pour des agences publicitaires ou des entreprises sont en général « dans des situations très précaires et méritent également de voir leur travail récompensé ». C’est pour cette raison qu’en 2010, dit Matthew Williams, les « cropmakers » ont décidé d’un commun accord de faire la quasi-totalité des « crops » à l’extérieur de la zone habituelle d’apparition, dans le but que les chercheurs et les touristes aient plus de kilomètres à effectuer et qu’ils engagent donc plus de frais.

 

* Quelles sont leurs motivations ?

« Le tour de force des ‘‘cropmakers’’ est là : comment se jouer de ce petit monde d’experts partagé entre crédules et croyants, faire reconnaître son talent tout en restant anonyme, montrer l’origine humaine des cercles tout en alimentant le mythe estival tant attendu par les ‘‘croppies’’ ? » (N. Sintes)

Certains « cropmakers » agissent sur commande :

L’”agroglyphe” étant désormais perçu comme un mode d’expression artistique au même titre que la peinture ou la sculpture, des sociétés très diverses appartenant au monde des médias, de l’industrie ou de la société civile font appel aux “cropmakers”. Ainsi, à l’article ‘‘John Lundberg’’, Wikipédia dresse la liste de 29 sociétés ou organisations lui ayant commandé des crop circles, à lui et à ses amis. Citons parmi elles British Petroleum, Disney Channel, Mitsubishi, Orange Mobile, Greenpeace, National Geographic, Pepsi, etc.

Les ‘‘cropmakers’’ de Lundberg ne sont pas les seuls : l’un des dessins les plus récents (27 mai 2010), commandé pour le jeu télévisé britannique QI, a été réalisé de main de maître, de nuit et sous une pluie battante, dans un champ de colza à Yatesbury (Wiltshire, Angleterre). A noter que c’est dans le colza que les techniques de réalisation demandent le plus grand soin. Il s’agit en effet de ne pas abîmer les fleurs et le pollen situés sur la partie haute de la plante et qui s’effritent automatiquement lorsqu’on marche dessus. (N. Sintes)

 

* Comment faire des « crops » ?

Pour apprendre à réaliser des crop circles, on peut se procurer le livre de John Lundberg : « The Field Guide ». On peut aussi lire sur son site circlemakers.org la marche à suivre.

John Lundberg préconise l’utilisation d’un mètre d’arpenteur de trente mètres, d’une planche de un ou deux mètres avec une corde attachée à chaque extrémité de manière à former une boucle, de baguettes de sourcier qui peuvent être en cuivre, d’un rouleau de jardin et d’une montre lumineuse.

L’emplacement est crucial pour la discrétion, mais aussi pour mieux répondre aux tests « d’authenticité » :

Sonder les lieux pour établir quelles sont les énergies telluriques. Si l’endroit est placé là où la culture est dense, ceci permettra de faire les tests ultérieurs d’authenticité, et cela contribuera aux effets curatifs, aux soins, à l’accumulation d’énergie vitale (orgone), aux visions angéliques, aux petites expériences d’“abduction”, et à une sensation générale de bien-être. Avertissement : si la formation est située à contresens du flot d’énergie, le résultat pourrait être inverse : maux de tête, nausées, paralysie temporaire des membres, douleurs articulaires, maladies mentales… (J. Lundberg)

Pour les motifs, les sources d’inspiration vont des symboles anciens (comme le triskell celtique) jusqu’au détournement de logo. Les martinets de la station de lavage de Marlborough (Wiltshire) ont inspiré de célèbres « crops ».

Sur le site circlemakers.org, on lit que l’on peut décider de travailler à partir de diagrammes ou en laissant libre cours à sa spontanéité. Un diagramme ne peut pas être aisément lu dans l’obscurité, et il est important de ne pas utiliser de lampe torche car celle-ci pourrait être repérée par des observateurs se trouvant dans les environs.

Le travail peut commencer à la nuit tombée.

« Définissez le centre de votre premier cercle (…), puis faites de grands pas de côté en faisant des bonds de manière à ne pas laisser de traces visibles conduisant au centre. Faites le centre en restant sur un pied, qui sera votre axe, et en tournant sur vous-même, aplatissant ainsi les tiges les unes sur les autres ; un centre en forme de nid (une autre ‘‘preuve d’authenticité’’) peut être fait à la main, ce qui augmentera les probabilités de résultats positifs en cas d’analyses microbiologiques. Les experts peuvent aussi faire leur centre avec une planche ou un rouleau ; parmi ceux qui font les crop circles, certains ont tendance à développer leurs propres styles de centre, assimilables alors à une signature subtile. A mesure que le périmètre s’élargit, décalez-vous du centre jusqu’à environ un mètre. Maintenant, vous pouvez faire le périmètre extérieur. Si vous êtes seul, plantez une pique de barbecue au centre ou juste à côté, et attachez-y votre mètre d’arpenteur avant de marcher à la distance du rayon que vous avez choisi. Assurez-vous que vous marchez bien dans le même sens (des aiguilles d’une montre ou l’inverse) que dans votre centre, faisant des pas en tournant sur l’axe ; si votre mètre s’enroule, vous devrez revenir à votre point de départ. Vous êtes maintenant prêts à utiliser le rouleau, la planche, ou à piétiner le reste du cercle. Dans certaines directions, une brise peut faire que le mètre vibre et produise un son fort, mystérieux, hurlant. Pas d’inquiétude. Ce bruit, comme les analyses scientifiques l’ont montré, est un effet collatéral de la présence d’un véritable faiseur de crop circles. » (J. Lundberg)

 

* Faire un « crop authentique » :

Cropmakers.org donne les conditions à remplir pour aboutir à la conclusion, par les chercheurs, de « l’authenticité » d’un « crop » :

« La formation sera considérée comme authentique : 1) si vous ne vous faites pas prendre ; 2) si le schéma représente une forme dont les spécialistes pourront juger de l’importance symbolique et, par conséquent, qui sera utile à une tournée de conférences et de prosélytisme… mandala, écriture atlante, etc. Toute formation particulière verra se développer son propre folklore à la condition que : 1) elle soit faite dans un champ que les spécialistes diront plus tard avoir étudié ; 2) des phénomènes sonores lui soient associés, plus particulièrement avec le son ‘‘ré’’ ; 3) des substances mystérieuses y soient trouvées, surtout si, après analyses, elles sont définies comme ‘‘pas de cette Terre’’ ; 4) une prédiction ait circulé avant (cette pratique peut résulter d’une répétition du schéma dans un endroit proche ou dans le même champ). Notez bien que si vous prédisez correctement une formation, ou une vague de formations, il est important, comme pour tout bon mystique, de distiller l’énigme dans le public… ceci apportera des offres de consultations payantes, ou des invitations à faire des conférences, etc. »

On lit aussi que toute formation « dans un rayon de 10 miles d’un groupe du Centre d’Etudes des crop circles (CCCS) sera une preuve d’authenticité ».

 

* Les lignes de construction :

La signature humaine la plus évidente réside dans ce que les « cropmakers » appellent les lignes de construction, « véritables clés de voûte de la création d’un crop ».

« Ces lignes correspondent bien souvent à la délimitation du cercle primaire d’où découlera par la suite l’ensemble du dessin. Elles fournissent les repères sur lesquels va se fonder la géométrie globale. Sur les ‘‘crops’’ à tendance circulaire comme celui apparu le 29 juillet 2010 à East Field, près d’Alton Barnes (…), on distingue nettement, entre chaque cercle et sous le blé aplati (…) qui forme les cercles, la ligne de construction qui les relie. Ce ‘‘crop’’ a été déclaré ‘‘faux’’ (fait de la main de l’homme) par les principaux chercheurs et notamment ceux du ‘‘Crop Circle Connector’’, non pas en raison de ces lignes, mais parce que les ‘‘cropmakers’’ ont été vus à l’œuvre, vers une heure du matin. A signaler que deux personnes affirment avoir vu trois boules de lumière à l’horizon, à l’est du champ où le ‘‘crop’’ a été réalisé la nuit même. Le lendemain et le surlendemain, les ‘‘cropmakers’’ sont revenus compléter la figure, là encore devant témoins.

Connaissant son importance, on est en droit de se demander pourquoi aucun chercheur, à part Colin Andrews, n’a jamais soulevé la question de la ligne de construction… » (N. Sintes)

En réalité, il n’y a pas eu que Colin Andrews qui a soulevé la question des « lignes de construction ». Cela était connu par exemple du groupe VECA, dès le début des années 1990, l’ufologue Patrick Gross ayant aussi abordé le sujet sur son site Web. Moi-même j’en parle dans de précédentes pages (sur ce site) consacrées aux crop circles, en me basant justement sur les données du groupe VECA (un numéro de la revue « Science et inexpliqué » en parle) et sur les critiques de Patrick Gross. Il n’y a donc rien de nouveau là-dedans, le problème résidant seulement dans le fait que les revues « pro-mystères » (« Sacrée planète », etc.), y compris « Nexus » d’ailleurs jusqu’à ce numéro de septembre/octobre 2010, ont passé sous silence ce genre d’indices, par ignorance, mais aussi par un manque d’esprit critique. Les auteurs des articles de ces revues mettaient systématiquement des photos des crop circles de la saison écoulée et faisaient une analyse du contenu symbolique des agroglyphes, mais ils ne faisaient pas d’étude critique sur l’ensemble du dossier. Il y avait en outre une surévaluation du caractère inexpliqué du phénomène, les résultats ou les études mis en avant étant en fait dépourvus du caractère démonstratif allégué.

L’auteure du dossier de « Nexus », Nathalie Sintes, a réalisé, avec deux collègues, un crop circle d’environ 120 mètres de diamètre. Il était minuit et demi lorsqu’ils se sont garés. Il n’y avait pas de lampes, juste le téléphone portable pour regarder de temps en temps où ils en étaient sur leur design. Le travail commença à une heure du matin.

« Je déroule mon mètre de 50 mètres, me place dans le champ, et Thomas bloque le mètre sur 30. Je suis le centre et ne bouge pas. Thomas va, avec ses pas, créer la ligne de construction du ‘‘crop’’. Nous sommes donc en train d’installer au sol la forme générale de ce design. Au fur et à mesure que Thomas avance, Yann va, avec sa planche, aplatir le blé, avec comme point de référence la ligne de construction. Nous échangeons les rôles, Yann est fatigué. Nous avons passé la nuit à jouer avec les longueurs du mètre, changer de place, aplatir, aplatir…

L’aube commence gentiment à poindre, nous venons tout juste de terminer, épuisés… Maintenant nous sortons discrètement du champ et rentrons à la maison, satisfaits de notre travail. Demain, nous attendrons que quelqu’un signale le ‘‘crop’’ et, si personne ne le fait, nous enverrons une photo avec une fausse identité pour le signaler. Il devrait être publié et ‘‘analysé’’ sous peu… » (N. Sintes)

 

* Les chercheurs :

Les données scientifiques sur le sujet sont maigres.

Colin Andrews, ingénieur en électricité, a débuté ses recherches avec Pat Delgado, un ingénier retraité de la NASA, et Busty Taylor, un pilote d’avion. Colin Andrews arriva à la conclusion que 80 % des « crops » sont d’origine humaine. C’est en 1999, après avoir découvert par un confrère journaliste de la BBC que d’autres équipes agissaient dans l’ombre en même temps que Doug Bower et David Chorley, qu’il commença son enquête sur les « circlemakers ». Laurance Rockefeller, qui subventionnait depuis 1997 les travaux de Colin Andrews, continua à appuyer ses projets et embaucha même des détectives privés et des policiers. Furent réunis des preuves matérielles, des photos aériennes et, au sol, l’enregistrement des témoignages des personnes présentes sur les sites. Il y eut aussi une étroite collaboration avec les médias.

« A cette époque, plusieurs chaînes de télévision comme la BBC, Nippon TV, Sky TV et NBC, ont déjà lancé des campagnes publicitaires ou des émissions où des ‘‘cropmakers’’ ont été rémunérés. Colin Andrews a donc tous les éléments en main pour juger de l’origine humaine ou non des crop circles qu’il examine. Il repère sans hésiter les fameuses lignes de construction ou les trous laissés par les bâtons…

Fort de ces investigations menées sur 1999-2000, il parvient à la conclusion que 80 % des formations sont d’origine humaine et que 20 % viennent potentiellement d’un réel phénomène inexpliqué. 20 %, cela signifie que 54 des formations apparues au Royaume-Uni échappent à toute explication ! Il précise également que, parmi les 80 % restants, figurent les crop circles les plus complexes.

Le 6 août 2000, la chaîne BBC organise un reportage sur Colin Andrews à Alton Barnes, dans le Wiltshire. Elle espère avoir affaire à un spectaculaire ‘‘crop’’ humain, mais, à sa grande déception, Andrews choisit de se tenir au milieu d’un cercle tout simple. Il évoque alors le fait que les traces d’électromagnétisme constatées dans les 20 % ne se manifestent que dans les cercles simples, comme celui-ci. La BBC enregistre donc les données électromagnétiques de la position de Colin et trouve effectivement un taux d’électromagnétisme élevé. Elle conclut le reportage en reconnaissant que le mystère reste entier.

C’est le début de la fin pour Colin Andrews, qui se voit assailli de lettres et de courriels haineux de la part de chercheurs qui le soupçonnent d’avoir truqué les résultats de son enquête, de travailler pour la CIA et, bien entendu, d’avoir été acheté par la famille Rockefeller. Colin se voit refuser l’entrée aux crop circles et certains médias lui ferment leur porte. Il regrette ces réactions d’‘‘extrémistes’’ ébranlés dans leurs croyances et espoirs, incapables d’admettre que 80 % des ‘‘crops’’ soient ‘‘faux’’. » (N. Sintes)

Le « Crop Circle Connector » (cropcircleconnector.com) est le site Internet le plus populaire sur le sujet. De nombreuses photos y sont déposées par divers photographes, parmi lesquels Steve Alexander. Les membres organisent chaque année une conférence.

« Temporary Temples » (temporarytemples.com) est géré par Steve Alexander et son épouse Karen (diplômée en psychologie). Ils organisent chaque année une grande conférence sur deux jours, ainsi que des visites guidées.

Lors d’une interview au Dailymail online, le 16 juillet 2009, Steve Alexander a fait cette déclaration :

« Nous savons que les crop circles sont faits par des hommes et qu’ils causent de nombreux problèmes aux fermiers, dus aux pertes financières… »

« Nous lui avons demandé de commenter cette déclaration, mais notre demande est restée sans réponse… Nous aurions pourtant bien aimé savoir comment il était possible d’organiser chaque année un week-end de conférences, digne d’une messe d’église, sur le thème de l’ésotérisme des crop circles, de la géométrie sacrée ou des ‘‘abductions’’, tout en reconnaissant la nature humaine du phénomène. C’est d’ailleurs à la fin de la conférence du 31 juillet au 1er août 2010 que le ‘‘cropmaker’’ Matthew Williams s’est posté à la sortie en distribuant des tracts expliquant les enjeux financiers cachés derrière les mensonges des chercheurs… » (N. Sintes)

Gary King, qui a découvert les crop circles en 1997, est guide touristique pendant la saison des crop circles. Il dit avoir vu émerger d’une nuit totalement calme, alors qu’il était juché sur une colline, le « crop » du 7 juillet 2007 (cropcirclereporter.com). On distingue très nettement, pourtant, les lignes de construction de ce « crop »…

Michael Glickman, architecte de formation, est connu pour interpréter la géométrie sacrée de chaque crop circle selon des théories toutes personnelles. Pendant la saison chaude, il organise des après-midi « tea time » autour des crop circles, et il anime, avec Gary King, un blog montrant vidéos et photos.

Le Wiltshire Crop Circle Study Group (wccsg.com), fondé en 1995, propose une conférence annuelle et organise diverses activités (visites guidées, nuits d’observation). A l’entrée du crop circle de Roundway Hill près de Devizes, apparu le 25 juillet 2010, Francine Blake, qui en est membre, a offert comme job d’été aux fils de fermiers locaux de vendre les calendriers de l’année 2011…

Le BLT Research Team, créé en 1990, se trouve aux Etats-Unis. L’étude, par William Levengood, de la composition physicochimique de centaines d’épis de blé, a révélé l’action d’une énergie responsable de la dilatation caractéristique des nœuds de croissance des épis, ces résultats ayant donné naissance à la théorie des micro-ondes. Nancy Talbott, l’un des piliers du BLT, a indiqué que ce centre avait été financé par des fonds privés (dont Laurance Rockefeller) parvenus, semble-t-il, à épuisement.

« Des chercheurs soutiennent que certains de leurs rivaux travaillent en lien direct avec le gouvernement afin d’investiguer sur ‘‘le réel phénomène’’ pour des raisons cachées au public. Ce que nous avons pu constater sur le terrain, c’est que des chercheurs ayant évoqué la présence d’extraterrestres sur les sites ont fait l’objet de filatures (en voiture ou en hélicoptère) jusqu’à leurs domiciles, lesquels, pour certains, ont été fouillés. On assiste également à des manoeuvres de déstabilisation des chercheurs n’acceptant pas les pots-de-vin visant à alimenter le mythe, le mensonge des ‘‘crops’’ : arrestation sur la route, interrogatoire au poste de police sous des prétextes fallacieux comme le retard de papiers d’assurance (alors que, bien entendu, tous les papiers sont en règle), fouille complète de la voiture… Des opérations qui ont de quoi troubler lorsque l’on sait que certains chercheurs sont directement hébergés dans des logements et terrains que l’armée et le gouvernement ont achetés autour du fameux ‘‘anneau des crops’’ (zone géographique d’apparition des ‘‘crops’’), et profitent de nombreux avantages pécuniaires… » (N. Sintes)

 

* Business et quête spirituelle :

Il y a, dans le comté du Wiltshire, environ 10.000 visiteurs par an, le phénomène attirant des touristes du monde entier.

Les agroglyphes ont aussi leur « office de tourisme », le Silent Circle. On y propose des séjours organisés depuis la France, et les zones d’apparition des « crops » font l’objet de circuits touristiques incluant parfois la visite du site néolithique de Stonehenge… Selon que l’on organise soi-même son séjour ou que l’on passe par des voyagistes, le coût varie de 600 à 1300 euros environ la semaine. Au total, ce sont des millions de livres sterling qui sont injectées dans l’économie de la région.

Certains fermiers trouvent aussi leur compte grâce au phénomène. John Lundberg a relaté, dans un article du « National Geographic », qu’en 1996, un fermier, ayant déposé une boîte à dons à l’entrée d’un « crop », avait reçu en quatre semaines 30 000 livres (35 784 euros), « alors que la valeur de sa perte initiale était de 150 livres (178 euros) ! ».

« S’ils en retirent des bénéfices matériels (droits d’entrée, vente de produits divers, etc.), les fermiers du comté du Wiltshire ont pourtant une attitude de plus en plus ferme. Exaspérés par les dégâts occasionnés par les touristes (plus que par les artistes), ils ont demandé cette année à ce qu’aucun crop circle ne soit exécuté sur leurs terres. Comme les ‘‘cropmakers’’ ont, dans le même temps, décidé de déplacer leur terrain d’expression (…), on peut craindre que les ‘‘crops’’ désertent la région, ceux d’origine humaine en tout cas… » (N. Sintes)

Ces « temples temporaires » répondent « à un besoin de lien sacré à la Nature, la Terre mère », ils matérialisent « des espaces de paix, de recueillement et de rencontres à l’intérieur de structures géométriques d’une grande puissance esthétique et émotionnelle ». Il y a eu aussi le caractère mystérieux de leur apparition. Tout était donc réuni « pour nourrir une quête spirituelle ». Il y a eu également la superposition du phénomène avec les apparitions d’OVNIs…

 

* Le Wiltshire : une région sous surveillance ?

Le Wiltshire est connu pour ses sites néolithiques : Avebury, Silbury Hill, etc. C’est aussi la plus grande région militaire du pays, avec Porton Down, Boscomb Down, Salisbury Plain, Warminster, Corsham. Salisbury Plain, par exemple, est un immense terrain d’entraînement militaire.

« Dans son livre ‘‘Governments Circles’’ (2009), Colin Andrews évoque les travaux qu’il a menés avec l’armée dès 1985, quand la base de Boscom Down l’a directement informé de l’apparition d’un ‘‘crop’’. D’après lui, le gouvernement aurait encouragé ses travaux, notamment lors de son opération ‘‘Black Bird’’ en 1990.

Il prétend que l’armée est allée jusqu’à mettre à sa disposition l’équipement et les hommes nécessaires pour son projet de film sur la formation d’un crop circle. Par ailleurs, toujours selon Andrews, l’armée aurait filmé, en 1990, à Silbury Hill, la capture d’une boule de lumière clignotante au-dessus d’un champ où était apparu, le lendemain, un crop circle. » (N. Sintes)

D’après un rapport publié sur “Facebook le 5 juillet 2010, un hélicoptère Apache, ainsi que des hélicoptères noirs de l’armée, auraient été vus en train de fouiller la région de Silbury Hill, avec l’aide de fermiers… On sait que l’armée rachète des terres aux fermiers locaux. Pourquoi un tel intérêt si les « crops » sont d’origine humaine ?

« Il existe des doutes sur la probité des fameux Doug Bower et Dave Chorley, les premiers ‘‘circlemakers’’ à avoir reconnu être les auteurs de plusieurs crop circles. Certains observateurs ont avancé que ces anciens militaires auraient pu être des agents du puissant M15, les services secrets britanniques, et qu’ils auraient été mandatés pour détourner l’attention du public de la nature réelle du phénomène. Dans cette même logique, le gouvernement payerait-il certains artistes (…) ?

L’armée serait-elle notamment à l’origine de l’électromagnétisme constaté dans certains crop circles, ou bien chercherait-elle au contraire à en percer l’origine ? Un champ électromagnétique anormal a été relevé à Silbury Hill, le 28 juillet 2010, où sont apparus sept cercles de tailles différentes, surnommés ‘‘traces de dragons’’, ressemblant étrangement à l’empreinte de Tully observée en 1966 (…). Les cercles ne sont pas réguliers et les blés sont couchés comme si une pulsion venant d’en haut avait littéralement projeté les blés au sol. La nuit de leur apparition, vers 22 h 30, a été observé aux alentours d’Avebury et de Silbury Hill un grand flash éclairant la totalité du ciel pendant deux secondes. Des témoins affirment qu’une boule de lumière massive a été aperçue au-dessus de la base Royale Air Force de Lyneham (à 20 km au nord-ouest d’Avebury), empêchant l’atterrissage d’hélicoptères. Evidemment, l’incident n’a donné lieu à aucune déclaration officielle… » (N. Sintes)

 

* Pas de création de « crop » par la pensée !

Un groupe a été créé sur Facebook afin de créer un agroglyphe par la seule puissance de la pensée.

Le dessin, vu par les 2663 « cyber-croppies » du groupe, était censé se former dans un champ désigné au préalable, mais la tentative, on s’en doute, a échoué.

 

* La fin d’un mythe ?

Le phénomène crop circle est-il mort ?

 

* Des « crops » avant les années 1970 ?

Peut-on parler de crop circles avant la période Bower/Chorley ?

Les premiers crop circles recensés remonteraient au dix-septième siècle. D’après Terry Wilson (« The Secret History of Crop Circles »), depuis cette époque jusqu’aux années 1960, ils apparaissent majoritairement dans les terrains en friche. Le phénomène se développe en Europe au fil des siècles, particulièrement en Angleterre (avec 44 crop circles recensés avant 1960), mais aussi aux Etats-Unis, au Canada, en Alaska, en Afrique. Dans les années 1960-1970, il s’est étendu en Australie, en Nouvelle-Zélande, en Asie. Les figures sont alors des cercles plutôt simples, parfois des rectangles.

Une nette accélération a été constatée à partir des années 1970, avec des pictogrammes de plus en plus complexes. Cette nouvelle vague est marquée par la photo, prise en 1971 par un ufologue, à Craddle Hill (près de Warminster, Wiltshire), d’un triangle signalé sur le lieu d’apparition d’un OVNI. Le lien fut alors fait entre phénomène OVNI et crop circle, qu’il y ait ou non apparition d’un phénomène aérien inexpliqué.

Il y eut en 1966, à Tully (Australie), une empreinte au sol d’origine inconnue, composée de six cercles de neuf mètres de diamètre, dont deux apparaissaient à la surface d’un marécage. Il y avait aussi, quelques mètres plus loin, un carré de deux mètres sur deux. Un fermier, qui relata avoir trouvé cette figure juste après l’audition d’un fort bourdonnement, affirma avoir vu des OVNIs quittant le site.

En 1975, un habitant de Zurich, M. Meyer, découvrit dans l’herbe trois cercles de deux mètres de diamètre qui formaient un triangle équilatéral. Il affirmait avoir vu des OVNIs sur le site. On constata que les mauvaises herbes, pliées et courbées, mais pas cassées, continuèrent de pousser horizontalement à l’intérieur du cercle. On constata aussi une augmentation de la radioactivité de 400 %, et un bourdonnement de 5,2 kHz fut détecté.

Les crop circles se multiplièrent à partir des années 1970, l’Angleterre totalisant 90 % des agroglyphes mondiaux.

On commença à parler de crop circles lorsque les retraités Doug Bower et Dave Chorley revendiquèrent, au début des années 1990, la paternité des formations (des années 1970 jusqu’alors). Afin de créer leurs propres figures, ils s’étaient inspirés de l’empreinte de Tully. (1)

En fait, il faut être réaliste : les cas prétendus de crop circles, avant les années 1970, n’ont, pour au moins la majorité d’entre eux, pas de rapport avec de réels crop circles. Lorsque les traces sont authentiques, elles sont simplement la conséquence de l’atterrissage ou de la présence, à basse altitude, d’un OVNI, comme cela a été le cas, par exemple, pour l’empreinte au sol de Tully en Australie, en 1966. Il en est de même pour le cas de 1975 à Zurich. Le véritable phénomène des crop circles a en fait débuté à la fin des années 1970 (pour les tenants de la création du phénomène par Bower/Chorley) ou, peut-être (dans l’hypothèse, que je défends, d’une origine “exotique” ensuite parasitée par les retraités Bower/Chorley et leurs successeurs “circlesmakers” humains), un peu avant ; je cite ailleurs un cas daté de 1946.) Pour une critique de divers cas de prétendus crop circles dans les siècles passés, veuillez vous référer à mon texte : “Les crop circles. (7) La critique de Patrick Gross. Quatrième partie.”

 

* Les critiques de deux lecteurs et la réponse de Nathalie Sintes :

Le numéro 71 de “Nexus” (novembre/décembre 2010) contient (page 109) les réactions de deux lecteurs de la revue à propos du dossier de Nathalie Sintes, et la réponse de cette dernière.

« Eupalinos » écrit qu’il a « cherché en vain une démonstration probante de la capacité des ‘‘cropmakers’’ de réaliser, en peu d’heures, en pleine nuit et sans se faire surprendre, de grandes formations complexes, précises et fines ». Il ne voit aucun témoignage de réalisation d’agroglyphes complexes, achevés en quelques heures et en toute discrétion.

« Où sont alors les projets papiers ou numériques préalables à l’apparition soudaine de tant de grands et beaux glyphes ?

Si l’objet de cet article est de démontrer que 80 % des crop circles sont des canulars parce qu’ils ne sont pas exécutés par des ‘‘entités non identifiées’’, j’estime pour ma part que le vrai canular est de faire croire que des humains sont capables d’exécuter 80 % des remarquables agroglyphes que nous contemplons depuis 20 ans. »

Commentaire d’une lectrice à propos du dossier sur les crop circles :

« Depuis plusieurs années, vous publiez des infos à leur sujet, mais cette fois en prenant le parti des ‘‘cropmakers’’. Vous avez soit l’intention de provoquer des réactions, ce qui je crois sera réussi, soit vous pratiquez de la ‘‘contre-information’’ pour des raisons qui nous échappent. Cet article me paraît documenté ‘‘via Internet’’ et parle davantage des faiseurs de ‘‘crops’’ plutôt que des agroglyphes en eux-mêmes, et ceci ne pourra échapper aux chercheurs sérieux qui, depuis un certain temps, se penchent sur ce phénomène. Il présente de plus des analyses biaisées comme pour les lignes de construction (qui sont soit le reflet du soleil sur des images 3 D, soit le piétinement des visiteurs soucieux de faire le moins de dégâts possibles visibles uniquement sur des ‘‘crops’’ qui ont déjà été visités), et il écarte complètement des choses impossibles à expliquer, tels le grossissement des nœuds de croissance des tiges, les images subliminales sur certains ‘‘crops’’, les effets électromagnétiques, les constatations qui montrent que les ‘‘crops’’ sont faits essentiellement de jour et en quelques secondes, le fait que les tiges ne sont pas couchées au sol (pas de planchettes), font parfois des angles, continuent de pousser horizontalement, présentent d’importantes modifications de leur ADN, etc.

Je ne suis pas expérimentée en matière d’analyse des ‘‘crops’’, je peux juste faire état d’une expérience personnelle vécue que je ne relaterai pas ici, et qui n’a rien à voir avec ce que Nathalie Sintes évoque dans cet article en se faisant le porte-parole des ‘‘faiseurs de crops sans peine’’, tout en terminant ses vacances après avoir précisé ‘‘c’était un pur régal’’ !!! Quoi ? La visite ou l’article qui sera rémunéré ? »

La réponse de Nathalie Sintes :

« Sachez d’abord que la seule intention qui fonde un article à NEXUS est celle de documenter au mieux un sujet, qu’elles qu’en soient les conséquences et qu’elles que soient les susceptibilités qui s’en froisseraient. En l’occurrence, nous étions évidemment conscients que nous prenions le contre-pied d’une manipulation de type ‘‘canular’’ dont nous avons nous-mêmes été victimes en ne prenant pas les moyens d’enquêter sur place. Ces moyens, je les ai justement pris en enquêtant dans le Wiltshire pendant une année continue, incluant deux saisons de crop circles, comme l’attestent d’ailleurs les deux photos de moi…

Les lignes de construction ne sont en aucun cas un effet visuel ou des piétinements de personnes car, comme indiqué sur les quelques photos publiées, la ligne de construction se trouve toujours sous le blé aplati qui forme le crop circle. Il suffit de se rendre sur place et de constater que ces lignes sont bien présentes.

Quant aux recherches dites ‘‘scientifiques’’, malheureusement très peu sont effectuées faute de moyens, comme me l’a personnellement confirmé Nancy Talbott (BLT Research), le principal organisme de recherche se trouvant aux Etats-Unis. Concernant les courbures des tiges, nous serions en droit de nous demander si les blés couchés ne seraient pas en recherche des rayons du soleil, expliquant alors leur pousse horizontale…

Colin Andrews et quelques chercheurs ayant le courage d’affronter les pressions de leurs collaborateurs affirment que 80 % des ‘‘crops’’ sont faits de main d’homme. Quant à la théorie selon laquelle les crop circles se font de jour et en quelques secondes, aucune preuve n’a pu y être apportée, alors que de nombreux témoignages attestent le contraire… Pourquoi mettre tous les œufs dans le même panier ? Les phénomènes rapportés avant les années 1990 (comme mentionné dans l’article) sont classés comme ‘‘authentiques’’. Si vous cherchez hors des sentiers battus, vous verrez que de nombreux simples cercles perdurent au fil des années, mais sont étrangement très peu mis en avant… Les raisons à cela ? Je vous laisse relire l’article.

Il y a bien entendu des éléments très troublants qui pèsent dans le Wiltshire : un fort électromagnétisme naturel dû aux ‘‘ley lines’’ des sites historiques et sacrés qui demeurent encore très énigmatiques aux yeux des spécialistes. (…)

Oui, c’est un pur régal d’avoir découvert de plus grands mystères que ce plat fade dont cette mafia organisée nous impose l’interprétation… Quant à la rémunération, elle garantit l’indépendance du journaliste qui pourrait être tenté d’accéder aux propositions des acteurs ayant partie liée au sujet traité. »

 

2. Du vrai dans le faux :

Dans le numéro 42 (été 2010) de « Parasciences », Jean-Michel Grandsire relate brièvement sa visite dans la région de formation des crop circles dans le sud de l’Angleterre :

« L’an dernier, j’ai constaté de visu que l’équipe de ‘‘coldevence.com’’ parvenait à filmer, avec une patience rare devant laquelle je m’incline, de curieuses boules lumineuses qui évoluent avec grâce au-dessus de ces formations. Mais une question était restée en suspens : certains ‘‘crops’’ au-dessus desquels ils filmaient étaient suspectés d’être fabriqués de main humaine. Comment, dans ces conditions, expliquer que de mystérieuses boules, bien réelles, puissent y évoluer ?

Ce fut le centre de mon enquête de cette année. J’ai été amené à interroger plusieurs spécialistes reconnus du sujet. Deux en particulier ont éclairci mon jugement sur cette étrangeté : Andrew Collins et William Betts.

Pour eux, les choses sont claires : au moins 98% des formations céréalières sont réalisées de main humaine. Mais, précise notamment Andrew Collins, cela n’exclut en aucun cas qu’il s’y passe d’étranges phénomènes relevant du paranormal, comme les passages de ces fameuses boules lumineuses, ou, plus rarement, l’apparition de curieux Ovnis, voire d’entités ayant l’apparence d’Aliens.

Le fait est d’ailleurs connu des spécialistes : certains chercheurs ont volontairement fabriqué des ‘‘crops’’ pour inciter le ‘‘phénomène’’ à se manifester.

Le faux crée donc du vrai.

Difficile, bien entendu, de faire admettre cela à un rationaliste pur et dur, mais les faits sont là et j’ai pu, comme bien d’autres, le constater de visu et avec des expérimentateurs différents, tant français qu’anglais ou néerlandais. »

Une photo montre trois boules évoluant au-dessus d’une formation, ces boules ayant cependant été invisibles à l’oeil nu. (Photo « Coldevence.com ».)

Jean-Michel Grandsire note que l’arrestation de « hoaxeurs » est rare en Angleterre, alors que les moyens de contrôle sont à la disposition de la police, de l’armée, des fermiers excédés et des chercheurs… Un autochtone a même confié qu’il a entendu parler des « crops » pour la première fois en 1965, bien avant les « papys farceurs »…

Pour William Betts, l’administrateur d’un site consacré aux crop circles : www.culture-crop.com, 100% des « crops » actuels sont d’origine humaine. Ses recherches se concentrent sur les « cercles » obtenus dans les champs de colza, là où les traces humaines sont les plus faciles à détecter.

On voit, sur une photo, un « crop » réalisé en trois fois, réalisé par des « hoaxeurs », la dernière équipe ayant été surprise en plein travail.

Dans un « crop », on a découvert les traces très visibles de l’empreinte des planches ayant servi à le réaliser, traces que l’on retrouvait à distance régulière (ce qui prouvait l’action délibérée de faussaires). Mais, curieusement, une caméra vidéo a enregistré, dans ce même « crop », « une présence semi matérielle, une sorte d’entité fantomatique », et ce, le jour même où avait été lancé le projet du prochain DVD de l’association coldevence.com, celui-ci étant consacré aux fantômes…

Jean-Michel Grandsire mentionne le dossier sur les crop circles publié dans le numéro 70 de « Nexus » (voir plus haut). Il note que la conclusion que l’on y trouve, à savoir le fait que les agroglyphes sont, pour la plupart d’entre eux, de main humaine, rejoint celle qui résulte de son enquête en Angleterre (avec les membres de l’association coldevence.com). (2)

 

3. De la désinformation ?

On trouve, dans les numéros 42 (octobre/novembre 2010) et 43 (décembre 2010/janvier 2011) de « Sacrée planète », une présentation des agroglyphes de la saison 2010.

Avec cette revue, le « son de cloche » est différent :

« On a tenté de faire croire que la plupart des crop circles étaient faits de main d’homme. (…)

Confiants, nous n’avons pas pressenti un tel phénomène et cependant nous savons bien que chaque fois qu’un événement inexpliqué prend de l’ampleur et de l’audience, inévitablement des manœuvres pour jeter le discrédit interviennent. Ce n’est pas la première fois que nous assistons à de tels faits. Les procédés sont toujours les mêmes. On tente de décourager les visiteurs et les chercheurs. Et comment mieux manipuler les gens qu’avec le discrédit ?

On lance toutes sortes de rumeurs… jusqu’à raviver la mémoire de Dave et Doug (les deux premiers faiseurs de ‘‘crops’’ soi-disant identifiés). On envoie des personnes dans la nature qui colportent des controverses et font n’importe quoi de façon à brouiller les pistes. Cette année, ce phénomène de désinformation a pris une ampleur inattendue avec par exemple l’agitation autour d’un soi-disant ‘‘faux’’ crop circle dont les auteurs auraient été pris sur le fait en pleine nuit, le 29 juillet à East Field ! Le but était de faire croire que la plupart des crop circles étaient donc faux et faits de main d’homme… La manoeuvre de mystification a été très forte et a fonctionné. Personne ne savait plus qu’en penser ! » (M.-H. Courtat)

Je ne suis pas d’accord avec ce commentaire.

On n’a pas tenté de faire croire que les crop circles sont faits, pour la plupart d’entre eux, « de main d’homme » (et de la main de quelques femmes, quand même !), mais on a montré que les crops sont effectivement, pour la plupart d’entre eux, d’origine humaine. Nuance…

On ne peut pas parler non plus de « manœuvres pour jeter le discrédit », ni de tentative pour « décourager les visiteurs et les chercheurs », et il n’y a pas de « rumeurs » ni de « phénomène de désinformation », pour la simple et bonne raison que l’analyse critique du dossier montre qu’effectivement les agroglyphes sont, pour la plupart d’entre eux, d’origine humaine.

Il n’y a par ailleurs aucun argument pour contester l’origine humaine du crop circle du 29 juillet 2010. On ne peut donc pas en déduire qu’il s’agissait là d’une tentative pour faire croire que les crop circles sont, pour la plupart d’entre eux, d’origine humaine (ce qu’ils sont bien par ailleurs !). Il ne s’agit pas davantage d’une « manoeuvre de mystification », pour la simple et bonne raison qu’il peut très bien s’agir de l’un des nombreux « crops » réalisés par des « circlemakers ».

La formulation : « On envoie des personnes dans la nature qui colportent des controverses et font n’importe quoi de façon à brouiller les pistes », semble en rapport avec le passage suivant de la même auteure :

« Une personne, qui n’a rencontré aucun chercheur sur place, a fait paraître un article dans la presse française, qui est, à notre avis, une parfaite manœuvre de désinformation. Certains faits rapportés sont faux, et les personnes intéressées et citées n’ont pas été consultées. L’article laisse habilement planer le doute… mais en même temps il a pour effet secondaire de ‘‘décourager’’ les amateurs en leur montrant bien que l’on ne peut démêler le vrai du faux… et qu’il y a probablement plus de faux que de vrai ! » (M.-H. Courtat)

Il n’est pas difficile de reconnaître Nathalie Sintes dans la personne évoquée, l’« article dans la presse française » étant bien sûr le dossier de celle-ci publié dans la revue « Nexus » qui venait de paraître ! Mais, contrairement à ce qu’écrit Marie-Hélène Courtat, on ne peut pas parler, à son propos, de personne ayant colporté des controverses, pas plus qu’elle n’a fait « n’importe quoi de façon à brouiller les pistes ». Nathalie Sintes n’a fait que présenter une vision plus juste du phénomène crop circles, et, à cet égard, son dossier ne constitue aucunement « une parfaite manœuvre de désinformation »…

Peut-on dire que Nathalie Sintes « n’a rencontré aucun chercheur sur place » ? Qu’elle n’ait pas rencontré des « chercheurs » soutenant, sans esprit critique ou avec crédulité, l’origine « exotique » de la plupart des crop circles, on ne peut pas lui en tenir grief, le discours de ceux-ci étant répercuté dans de nombreuses publications, ce discours étant lui-même accepté, avec la même absence d’esprit critique, par les responsables de certaines revues (dont « Sacrée planète »). Par contre, elle a rencontré par exemple le « circlemaker » Matthew Williams, mettant ainsi l’accent sur la réalité, connue depuis longtemps, de l’existence de ces « faiseurs de cercles ».

Comment peut-on par ailleurs écrire que certains faits rapportés sont faux ? On notera qu’aucune précision n’est faite à propos de ces faits qualifiés de faux. Quels sont ces faits prétendument faux, en quoi le sont-ils et qu’est-ce qui permet d’aboutir à cette conclusion de « fausseté » ? Il s’agit simplement d’une affirmation péremptoire sans aucune justification. (Dans le numéro 71 de “Nexus”, celui de novembre/décembre 2010, on mentionne qu’une erreur s’est glissée dans le texte : la personne en photo n’est pas Francine Blake.)

Les personnes intéressées et citées n’ont pas été consultées ? Curieuse « accusation ». William Levengood, par exemple, vit aux Etats-Unis (difficile, donc, de le consulter). Matthew Williams, le « faiseur de cercles », a par contre été consulté. Mais il est vrai qu’il reconnaît faire des « crops » ! Cette accusation d’absence de « consultation » concernerait-elle Steve Alexander, celui qui, tous les ans, propose notamment un calendrier des « crops » de la saison écoulée (calendriers proposés dans tous les numéros de « Sacrée planète ») ? Je mentionne de nouveau ce que Nathalie Sintes a écrit à propos de cet homme. En juillet 2009, celui-ci a déclaré :

« Nous savons que les crop circles sont faits par des hommes et qu’ils causent de nombreux problèmes aux fermiers, dus aux pertes financières… »

Nathalie Sintes :

« Nous lui avons demandé de commenter cette déclaration, mais notre demande est restée sans réponse… Nous aurions pourtant bien aimé savoir comment il était possible d’organiser chaque année un week-end de conférences, digne d’une messe d’église, sur le thème de l’ésotérisme des crop circles, de la géométrie sacrée ou des ‘‘abductions’’, tout en reconnaissant la nature humaine du phénomène. C’est d’ailleurs à la fin de la conférence du 31 juillet au 1er août 2010 que le ‘‘cropmaker’’ Matthew Williams s’est posté à la sortie en distribuant des tracts expliquant les enjeux financiers cachés derrière les mensonges des chercheurs… »

Evidemment, si ceux que l’on veut consulter refusent de l’être…

A propos de l’article paru dans « Nexus », Marie-Hélène Courtat (qui ne cite pas « Nexus », mais l’auteure – Nathalie Sintes – de l’article incriminé est aisément reconnaissable !) écrit que celui-ci « laisse habilement planer le doute ». Dans ce dossier, l’accent est mis sur cette réalité : les crop circles sont, pour la plupart d’entre eux, d’origine humaine. Il n’y a pas d’« habileté » à invoquer, le « doute » étant à mettre en relation avec le fait qu’il existe effectivement certains points (vision de boules de lumière parfois photographiées et filmées, notamment) qui montrent que la totalité du phénomène crop circles n’est peut-être pas à mettre sur le compte d’humains.

Ainsi que je l’ai mentionné plus haut, Marie-Hélène Courtat écrit aussi que cet article « a pour effet secondaire de ‘‘décourager’’ les amateurs en leur montrant bien que l’on ne peut démêler le vrai du faux… et qu’il y a probablement plus de faux que de vrai ! ». Eh bien oui, effectivement, ce dossier montre bien que l’on ne peut démêler le vrai du faux, et ce pour une raison bien simple : il n’y a jamais eu d’étude scientifique digne de ce nom à propos des crop circles. (Voyez par exemple les critiques faites par Patrick Gross à propos des résultats obtenus par le BLT.) Et il y a bien « plus de faux que de vrai » !

Les jérémiades des personnes qui râlent parce qu’on s’efforce de montrer (avec justesse) que les crop circles sont, pour la plupart d’entre eux, d’origine humaine, font écho à ce commentaire de Colin Andrews (après que celui-ci eut mis en évidence que 80 % des crop circles sont des « faux »), évoqué plus haut :

« C’est le début de la fin pour Colin Andrews, qui se voit assailli de lettres et de courriels haineux de la part de chercheurs qui le soupçonnent d’avoir truqué les résultats de son enquête, de travailler pour la CIA et, bien entendu, d’avoir été acheté par la famille Rockefeller. Colin se voit refuser l’entrée aux crop circles et certains médias lui ferment leur porte. Il regrette ces réactions d’‘‘extrémistes’’ ébranlés dans leurs croyances et espoirs, incapables d’admettre que 80 % des ‘‘crops’’ soient ‘‘faux’’. » (N. Sintes)

Marie-Hélène Courtat (à propos du dossier de « Nexus ») :

« C’est franchement très regrettable, car pour profiter vraiment du phénomène il faut venir avec les yeux, le cœur et l’esprit ouverts. Une des caractéristiques des crop circles est que leur beauté nous touche au plus profond et qu’elle nous met dans un état de réceptivité et d’ouverture pour la compréhension de l’univers et de nous-mêmes. Nous sommes invités à reprendre contact avec la terre, au sens propre, et à redécouvrir l’ancienne Connaissance. Ces dessins nous invitent à de nombreuses découvertes, ouvrent des pistes de réflexion, mais aussi de Connaissance. Leur dessein final dérange assurément les personnes qui ont intérêt à ce que l’ordre établi se maintienne et à ce que les humains ne se détournent pas des préoccupations matérialistes. »

Ce commentaire de type « new age » correspond au type de propos que l’on peut lire dans des articles, livres ou sites Web, mais il ne fait pas avancer pour autant la connaissance scientifique du sujet !

 

* Reconnaître le vrai du faux :

« La question est un peu délicate car les ‘‘faiseurs de crop circles’’ sont assez forts… Néanmoins, en premier lieu, les tiges des céréales sont cassées à leur base et des trous apparaissent là où des piquets ont été plantés pour faire des cercles.

Donc, le plus simple commence par l’observation des tiges des céréales. Elles doivent être courbées avant d’être couchées au sol. C’est une opération impossible à faire mécaniquement. De plus, vous verrez les nœuds des tiges enflés et noircis, et l’éclatement de la membrane extérieure.

Dès 1992, W. C. Levengood, biochimiste et agronome américain, a évoqué des changements génétiques et biochimiques dans les véritables crop circles, en particulier la dilatation jusqu’à 100 % des noeuds sur les tiges. Il impute l’apparition des pictogrammes à des ‘‘tourbillons d’ions instables’’ qui dégagent de l’énergie dans le domaine des micro-ondes, déforment les tiges et les couchent en produisant une brève et intense augmentation de la température. Les tiges des céréales couchées sont déviées (souvent de plus de 45°) au niveau du nœud supérieur, et elles présentent souvent sur les autres nœuds (gonflés et/ou allongés) des ‘‘cavités d’expulsion’’, dues à l’échauffement brutal de la substance contenue dans les nœuds. Tout cela ne peut se produire par un aplatissement mécanique des plantes !

Bien sûr, l’idéal serait de pouvoir faire des mesures électromagnétiques pour savoir si le crop circle est un authentique ! » (M.-H. Courtat)

Il s’agit ici des éléments scientifiques mis en évidence par les défenseurs de l’origine « non-humaine » des « crops » étudiés. Ces éléments ont été critiqués par Patrick Gross sur son site Web, et j’évoque, dans les pages concernant la critique de ce dernier, la polémique relative aux résultats obtenus par le BLT (dont William Levengood fait partie). Vous pouvez voir, en consultant ces pages, que le caractère probant de ces résultats est contesté… Voyez notamment mon texte : « Crop circles. (4) La critique de Patrick Gross. Première partie. »

« Certains vous diront, si la formation apparaît rapidement avec une géométrie complexe, ce sont des vrais… Mais, là encore, il faudrait regarder partout en même temps !

Janet Ossebaard, chercheuse hollandaise, a fait analyser les mouches trouvées dans les formations. En effet, de nombreuses mouches étaient collées aux grains des épis et littéralement explosées. Les experts du Musée d’Histoire naturelle de Londres ne savent pas donner d’explication.

Parfois, on observe également une poudre blanche fine un peu gélatineuse, répandue sur le sol et sur les plantes. Les analyses indiquent que c’est du quartz, du bioxyde de silicium très pur… Les concentrations sont de 20 mg à 250 mg par gramme dans la terre, ce qui est 600 fois plus élevé que la valeur normale. » (M.-H. Courtat)

A propos des mouches retrouvées mortes, consultez mon texte déjà mentionné : « Crop circles. (4) La critique de Patrick Gross. Première partie. » Rappelons l’essentiel :

Il y a, note Patrick Gross, une explication naturelle à ce prétendu mystère. Cette solution a été trouvée en 2003 par l’ingénieur Francesco Grassi, membre d’un organisme italien, le CICAP, semblable au CSICOP américain :

Eltjo Haselhoff a rappelé que le mystère des mouches mortes a débuté le 17 juillet 1998 quand Janet Ossebaard a constaté que beaucoup de mouches mortes étaient collées aux graines des blés dans un crop circle. Les insectes étaient morts et beaucoup avaient leurs ailes tendues. Certains étaient comme éclatés : les pattes, les parties des corps, les ailes et les têtes étaient déployées. D’autres étaient encore vivants mais avaient l’air paralysés.

Janet Ossebaard a prélevé certains insectes morts pour les envoyer au Musée d’Histoire Naturelle de Londres. L’expert a immédiatement trouvé la solution, mais une analyse plus approfondie avait exclu, dit-on, cette solution, la nature de cette analyse plus approfondie n’étant pas indiquée.

Francesco Grassi a remarqué que le livre d’Eltjo Haselhoff ne contient aucune photo du crop circle contenant ces mouches mortes, l’emplacement de la formation n’étant même pas indiqué. Francesco Grassi a trouvé que ce crop circle était à Cherhill dans le Wiltshire (Angleterre), et il a trouvé la photo correspondante. Or, il s’avère que ce crop circle n’a rien d’impressionnant, au point que l’on pourrait même penser qu’il résulte d’une simple tornade ! En outre, le cas cité par William Levengood correspond à ce crop circle !

Deux photos de mouches mortes dans des crop circles se trouvent dans le livre d’Eltjo Haselhoff : « Les cercles des blés et leurs mystères » (éditions Favre, 2002, p. 20). L’une est de Janet Ossebaard, l’autre de Uwe Engelmann. Les insectes ne sont pas « explosés », mais accrochés sur les blés avec les ailes ouvertes. Aucune documentation n’est donnée, aucun lieu, aucune date.

L’expert du Musée d’Histoire Naturelle de Londres avait d’abord précisé à Janet Ossebaard que les mouches étaient mortes à cause du champignon “Entomophthora muscae”. En latin, « muscae » signifie « mouche ». Quant au mot « entomophthora », dérivé du grec, il se décompose ainsi : « ento » (insecte), « tomo » (coupé, creusé), « phthora » (destruction). Ce mycète attaque et détruit les organismes des insectes tandis qu’ils sont encore vivants.

Janet Ossebaard a envoyé une photo qui montrait une substance blanche. Or, quand les champignons ont fini de manger l’insecte, ils se propagent autour de lui, ils sporulent. C’est la substance blanche.

En outre, les mouches mises dans un four à micro-ondes n’éclatent pas, n’écartent pas leurs ailes, ne collent pas, et montrent un aspect « cuit » très différent de celui vu dans les mouches mortes des crop circles, qui paraissent vivantes, non cuites.

Ainsi donc, le mystère des mouches mortes dans un crop circle semble ne pas en être un, et on ne peut donc considérer cette « étrangeté » comme l’une des caractéristiques suggérant une origine « exotique » des crop circles concernés. La première des « six notions-clés » mentionnées dans mon article du n° 325 (daté d’avril/mai 2007) de la revue « Le monde de l’inconnu », perd ainsi de son intérêt.

Pour la substance blanche (du bioxyde de silicium très pur) évoquée par Marie-Hélène Courtat, consultez cette même page : « Crop circles. (4) La critique de Patrick Gross. Première partie. » La partie concernée est : « 7. Le sol chauffé et cristallisé sous un crop circle. »

« Il est un baromètre plus subtil mais non moins efficace, c’est celui de votre ressenti. Qu’avez-vous à perdre à écouter votre sensation, votre intuition ? Le seul risque est de se tromper, mais très vite vous n’aurez pas envie de rester dans un crop circle sans ‘‘vie’’… et par contre vous vous surprendrez à vous endormir dans une formation qui dégage une grande et paisible énergie ! Rappelez-vous, votre corps est une antenne qui augmente ses potentialités lorsque vous vous en servez ! Voyez si vous avez envie de méditer, si une vague de joie monte en vous, si un petit quelque chose vous dit : ‘‘Installe-toi au creux de mes épis !’’.

Pour mettre vraiment le doute, les faiseurs de crop circles n’hésitent pas à falsifier de vrais crop circles… Cela ne vous empêchera pas d’en ressentir l’énergie vibratoire…

Ne nous détournons pas des vrais crop circles par doute. Ce serait bien dommage de se priver d’une puissante expérience de connexion avec d’autres plans ! » (M.-H. Courtat)

Le « ressenti » (envie de méditer, « vague de joie », etc.), « écouter votre sensation, votre intuition » ? Ce n’est pas de la sorte, bien sûr, que l’on va pouvoir faire valider l’origine « exotique » de certains crop circles !

Les faiseurs de crop circles falsifient de « vrais crop circles » ? Pour soutenir sérieusement cela, il faudrait :

1° Etablir que les « vrais crop circles » sont vraiment « vrais ». Or, nous avons vu que les études scientifiques à ce sujet manquent cruellement.

Ces deux éléments étant absents, l’affirmation selon laquelle de « vrais crop circles » sont falsifiés par des « circlemakers » humains, est invérifiable.

 

* Conclusion :

« Il se passe avec les crop circles le même processus qu’avec tout ce qui touche au phénomène extraterrestre, une désinformation très importante est mise en place afin que l’on ne sache rien de ce qu’il en est véritablement. Cela n’est pas sans rappeler également le discrédit de certains ‘Savants maudits, chercheurs exclus’’ !

Les crop circles ne sont pas tous faux, très loin de là, et puissions-nous continuer à nous émerveiller face à la prouesse technique, esthétique et intelligente qu’ils représentent. Une recherche sincère ne sera pas arrêtée par des rumeurs, des clones de crop circles… Faites le déplacement et vous ne serez pas déçus… Faites travailler votre intuition…

La désinformation a ceci de bon : éloigner les curieux et faire persévérer les vrais chercheurs. C’est avec plaisir que le Wiltshire vous accueillera l’année prochaine car il est essentiel, à notre avis, de venir se rendre compte sur place de ce qu’il en est.

Nous laisserons le mot de la fin à Umberto Molinaro : Il ne faut pas être déçu, bien au contraire, dit-il : ‘‘Il faut récupérer le terrain car ces crop circles sont des sites propices à la méditation, l’évolution de conscience. Tout a été bien fait, l’Intelligence qui est à l’origine des vrais ‘‘cercles’’ a posé les bases d’un temple éphémère magnifique. On connaissait cela jadis, quand on montait des enceintes sacrées ou lorsqu’on édifiait des cathédrales… mais, avec le temps et les démolitions, beaucoup de sites ont perdu ces propriétés extraordinaires. Oui, rien n’est perdu, au contraire, faites fonctionner votre intuition, mettez vos sens en alerte, et vous percevrez les vrais crop circles et profiterez du plaisir de déambuler au milieu de la nature.’’ » (M.-H. Courtat)

(3)

Qu’il y ait une désinformation à propos des crop circles, sûrement, mais celle-ci est essentiellement le fait de personnes rationalistes convaincues que toutes ces formations céréalières sont faites avec des planches et des piquets, d’où les émissions télévisées qui abordent le sujet uniquement sous l’angle des « circlemakers » humains. Mais Nathalie Sintes ne fait aucunement partie de ces personnes participant à un processus de désinformation. Elle n’a fait que constater ce que d’autres personnes (dont moi-même, d’ailleurs !) avaient remarqué avant elle (et les autres responsables du dossier de « Nexus ») : les crop circles sont, pour la plupart d’entre eux, d’origine humaine. Je ne comprends pas, d’ailleurs, pourquoi certains individus se braquent par rapport à un fait qu’ils ne veulent pas reconnaître. Je comprendrais qu’ils se braquent par rapport à l’affirmation selon laquelle tous les crop circles sont d’origine humaine, mais qu’ils le fassent pour la déclaration selon laquelle les “crops” sont, pour la plupart d’entre eux, « faux », cela est un « mystère »… Peut-être ces gens ont-ils peur que si on soutient que les « cercles de culture » sont « faux » pour la plupart d’entre eux, on risque d’en arriver finalement à la conclusion que tous le sont (ce qui n’est pas le cas, si l’on en croit diverses sources « psychiques » que j’évoque dans mon texte : « Les crop circles selon les sources ‘‘extraordinaires’’ ».) !

Quant à la « prouesse technique, esthétique et intelligente », elle ne présente de l’intérêt que si l’on montre que les formations concernées sont bien le fait d’une intelligence extérieure au règne humain. Sinon, ce n’est que… de l’art humain ! Or, je le rappelle, il n’existe pas d’étude scientifique digne de ce nom qui permettrait de valider une origine « non-humaine ». On n’a que des « ressentis », des convictions, des allégations d’entités canalisées, le seul élément concret, permettant d’envisager l’existence de « crops authentiques », étant constitué de phénomènes annexes (comme la présence de boules de lumière sur certains sites de « crops »).

Faire le déplacement, « faire travailler son intuition », ce n’est pas non plus cela qui fera avancer l’étude scientifique du dossier. Est-il réellement essentiel de venir dans le Wiltshire pour se rendre compte sur place de ce qu’il en est ? Eh bien non, cela ne présente pas un grand intérêt en l’absence de toute étude sérieuse : recueil et étude, par un laboratoire, d’échantillons, comparaison entre des épis extraits des formations dont on se demande si elles sont « réelles » ou « fausses », et des épis extraits de formations faites au préalable par des moyens humains (planches…), le tout devant être réalisé en « double-aveugle » (la personne analysant les épis ne devant pas savoir quels sont ceux qui sont extraits des crops « qui sont peut-être vrais » et ceux dont on sait qu’ils proviennent de crops réalisés de main humaine). Bien sûr, on peut occasionnellement tomber sur un phénomène intéressant (comme en témoignent certaines vidéos prises par les membres de l’association coldevence.com). Mais cela ne peut pas remplacer une étude en laboratoire des épis recueillis sur diverses formations.

Passons sur les propos d’Umberto Molinaro : sites propices à la méditation et à « l’évolution de conscience », « faites fonctionner votre intuition », « mettez vos sens en alerte » (!)… Cela est-il réellement suffisant pour identifier les « vrais crop circles » ? Tout cela, là encore, ne présente pas d’intérêt au niveau de la validation objective de l’origine « exotique » de certains crop circles.

 

Umberto Molinaro est un “expert” en crop circles évoqué à plusieurs reprises dans la revue “Sacrée planète”, comme par exemple dans le numéro 69, d’avril/mai 2015, p. 49-54. Umberto Molinaro est un architecte vivant à Wattignies, dans le nord de la France. Il a découvert le phénomène des crop circles en Angleterre en 1996, et il est l’auteur de : « Les cercles dans la nuit », « Crop circle, en quête de lumière ».

Dans un numéro de “Sacrée planète”, Umberto Molinaro déclare que l’authenticité d’un « crop » ne fait pas de doute lorsqu’on découvre que les tiges allongées au sol sont toutes coudées dans le même sens. Des manifestations de ce type, prétend-il, ne laissent pas de place à la suspicion, ainsi que les perforations, ou cavités d’expulsion, que l’on trouve sur les noeuds des tiges. Le phénomène vient de l’intérieur, comme si la tige avait été soumise à des ondes dont l’effet peut rappeler celui des micro-ondes. Nous retrouvons ici toujours le même type d’argument pourtant critiqué par des négateurs comme Patrick Gross !

Umberto Molinaro déclare que le rayonnement des crop circles est perceptible de multiples façons et qu’il agit sur le corps humain, le cerveau et les corps énergétiques ou corps subtils des visiteurs. Hélas, où sont les éléments concrets permettant de soutenir objectivement ce genre d’allégation ?

Il est possible, ajoute-t-il, d’observer des anomalies sur les photos, les films ou tout autre enregistrement, un point avec lequel je suis d’accord.

« J’ai eu l’occasion, à plusieurs reprises, de constater sur mes films que la couleur avait changé au moment où je pénétrais dans le crop circle. Le bleu par exemple avait disparu et toutes les couleurs en étaient affectées, puis tout revenait dans l’ordre dès que je quittais le crop circle. » (U. Molinaro)

Il ajoute que la radiesthésie peut apporter des réponses intéressantes avec les mesures des niveaux vibratoires à l’intérieur des agroglyphes. Le problème est que le corps humain et le mental peuvent être influencés, les erreurs étant alors très fréquentes. Néanmoins, ajoute Umberto Molinaro, on peut être certain que l’on est en présence d’une bizarrerie peu ordinaire quand la boussole ou le GPS est détraqué.


* Ondes de forme et ondes scalaires :

Il évoque aussi les ondes de forme, lesquelles proviennent, dit-il, des dessins généralement élaborés à partir de la géométrie sacrée, notamment du Nombre d’Or, récurrent dans les tracés des agroglyphes.

Selon Umberto Molinaro, les ondes scalaires ou ondes Tesla « semblent être au cœur des effets des crop circles ». Ce sont ces ondes qui seraient peut-être responsables des tiges coudées, « c’est-à-dire fondues à froid »…

« La fusion à froid est une des caractéristiques de ces ondes. Avec un spécialiste de la question, nous avons fait des analyses de terre qui ont révélé une différence considérable entre la résistivité mesurée à l’intérieur et à l’extérieur du crop circle. Il s’avère donc que cette différence n’existe que dans les vrais crop circles. Nous pouvons identifier les ‘‘authentiques’’ car aucun système mécanique ne peut reproduire ce phénomène.

Nous avons quelques preuves de l’effet de ces ondes sur la nature de la terre. La présence de billes de bioxyde de silicium très pur, qui ne se trouve pas d’habitude sous cette forme, révèle qu’il y a eu fusion de cette matière. D’autre part, on a parfois remarqué, l’hiver, que la trace d’un crop circle réapparaissait grâce à la neige. En effet, la neige ne tient pas de la même façon sur les sols qui ont été exposés à ce genre d’ondes. (…)

Un an après, l’influence de ces ondes est encore là et se voit dans les nouvelles cultures. On appelle ce phénomène : les ‘‘crop circles fantômes’’. Cette année, je suis allé au mois de mai, pendant la floraison du colza, revoir les champs où des crop circles étaient apparus en 2009. Dans certains cas, où d’authentiques cercles étaient apparus, on pouvait apercevoir la trace verte des cercles au milieu du champ de fleurs jaunes. » (U. Molinaro)

Pour discréditer les images fantômes, il suffit que ceux qui ont fabriqué un faux crop circle mettent un produit retardateur dans la nouvelle culture, et le tour est joué.

On n’a pas de détails sur l’étude montrant une différence de résistivité, et il est donc impossible d’évaluer la validité de celle-ci. Dans sa critique, Patrick Gross évoque le bioxyde de silicium et les « traces fantômes » (voyez mes textes relatifs à la critique de Patrick Gros), mais il n’y voit pas des preuves de « l’authenticité » des formations concernées…


* Les « crops » en France :

Umberto Molinaro prétend qu’avant 2006 tous les agroglyphes en France étaient authentiques. Mais il ne donne aucun argument pour justifier cette allégation.

« Dès lors que l’on a commencé à en parler, les désinformateurs se sont mis au travail. Nous avons pu analyser la terre de différents crop circles en France depuis cette année-là : en 2006, à la Couarde dans les Deux-Sèvres, puis à la Mothe-Saint-Héray près de la forêt de l’Hermitain, et le Beugnon ; en 2007, à Hesse ; en 2008, à Marly, Sailly Achatel, Sarralstroff en Moselle, Montélier près de Valence ; en 2009, à Bourges au centre de la France, à Hérange commune de Bourscheid en Moselle ; en 2010, au Vigen près de Limoges. Sur ces onze crop circles, huit sont authentiques, soit environ 75 %. (Pour le détail voir http://www.cerclesdanslanuit.com/dossier_scientifique_1.php) » (U. Molinaro)

Là encore, la question se pose : qu’est-ce qui permet d’affirmer que les 8 « crops » sont « authentiques » ? On n’a pas la réponse !

Umberto Molinaro donne cependant comme exemple le crop circle de Marly, apparu au petit matin dans un champ situé en contrebas d’un grand axe routier près de Metz. Cette formation était authentique, dit-il :

« Les premiers visiteurs ont vu que les épis n’étaient pas aplatis au sol, ils ont senti la puissance vibratoire qui émanait des cercles. De multiples observations et témoignages ont confirmé qu’il se passait des choses étranges : la boussole perdait le Nord, le GPS divaguait, les visiteurs ressentaient des picotements dans les mains, sentaient des émotions les envahir, à tel point que certains ne pouvaient pas rester trop longtemps sur le site. Dans le cercle principal, tous les épis couchés étaient coudés à 45°, et dans le même sens. Si vous avez la chance de voir ce phénomène un jour, sachez que l’Homme est incapable de reproduire cela. »

Umberto Molinaro développe ensuite la signification symbolique du « crop » : le dessin représente le caducée d’Hermès, et dans le Tarot le 13 correspond à ce symbole. Ce « crop » est apparu le 7 juin (le sixième mois de l’année) : 7 + 6 = 13.

« D’autre part, la route qui permet d’accéder à ce site et qui souligne ce ‘‘crop’’ s’appelle la D913, 9 +1+3 = 13. La personne qui a découvert ce ‘‘crop’’ au matin porte un nom et prénom dont le total des lettres donne 13 (Josiane…), de même pour sa date de naissance et pour son adresse. Tous ces petits clins d’œil sont des synchronicités qui nous montrent que ces dessins sont des messages chargés d’amour et d’humour, et qu’ils émanent apparemment d’une Intelligence bienveillante. » (U. Molinaro)

Je me demande si ces « coïncidences » sont vraiment significatives !


* Des services secrets ?

Il semble évident à Umberto Molinaro que des services secrets utilisent un logiciel de façon à créer des agroglyphes semblables aux authentiques crop circles, ainsi que le suggère Richard Hall dans un documentaire intitulé « The Hidden Truth ».


* Méditer dans un crop circle :

Selon Umberto Molinaro, quand un groupe médite au milieu d’un « cercle », le taux vibratoire du crop circle augmente dans de très fortes proportions.

« J’ai moi-même vécu une merveilleuse expérience. Cela s’est passé cette année vers la fin du mois de juillet. J’encadrais un groupe de 18 personnes lors d’un voyage organisé en Angleterre, et nous avons rencontré un petit problème. Là où habituellement il y avait de très nombreux crop circles, cette fois-ci il n’y avait rien, nous avons été obligés de faire de nombreux kilomètres dans le sud de l’Angleterre pour aller en visiter. Dans la nuit du 22 juillet, nous sommes allés sur le mont sacré de Milk Hill pour faire une méditation et demander un signe, c’est-à-dire un crop circle. Nous étions donc 19 à prier et à remercier pour les bons moments que nous avions déjà passés sur les crop circles. Certains ont pu suivre une boule lumineuse dans leur appareil photo, et l’une d’entre nous déclara avoir vu le dessin d’un oiseau lors de la prière.

Sur la route du retour, nous avons appris que, dans la nuit du 24, un crop circle était apparu au pied de Milk Hill, là où nous étions allés. (…) C’était le premier crop circle dans cette partie du Wiltshire. Apparemment, cette formation était construite avec des cercles. Nous espérions qu’il y en aurait 19, signe que ‘‘là-haut’’ nous avions été entendus. La réponse fut magnifique car l’agroglyphe était un dessin d’oiseau composé de 19 éléments, 19 cercles. » (U. Molinaro)

En 2010, Umberto Molinaro a voulu tester avec un groupe de vingt personnes le taux vibratoire des crop circles en faisant fi des vrais et des faux. Selon lui, la vibration monte très haut lorsqu’on y médite à plusieurs.


* Des techniques de désinformation ?

Umberto Molinaro évoque les façons de discréditer (selon lui) les chercheurs : le faux crop circle, le vrai falsifié (démoli avant la présence des visiteurs), le vrai falsifié par adjonction d’autres dessins rapportés… A Hérange, on a trouvé dans la terre du crop circle une quantité de strontium, un produit toxique qui n’est pas répandu dans la nature. Pourquoi et par qui a-t-il été saupoudré dans le « cercle » ?

Il y a de faux crop circles réalisés pendant la journée pour le compte de certaines grandes marques.

John Lundberg a travaillé pour British Petroleum, Disney Channel, Mitsubishi, Orange, Mobile, National Geographic, Pepsi, etc. C’est un graphiste et designer londonien, connu pour être un célèbre « faiseur de crops ». Il a créé, en 1995, le site Internet cropcirlesmakers.org

S’il y a de faux crop circles réalisés de nuit et d’authentiques crop circles falsifiés (modifiés de façon à faire croire que ce sont des faux), il y a aussi, selon Umberto Molinaro, de faux crop circles qui ont été parfois complétés au petit matin par les « artistes cosmiques ». Pour lui, les énergies des crop circles stimulent la partie droite de notre cerveau, celle qui correspond à l’amour, l’intelligence du coeur, l’intuition, la créativité… Selon lui, les crop circles sont manifestement embarrassants pour le gouvernement britannique, lequel déploie beaucoup d’efforts pour brouiller les pistes.

Un « circlemaker » a déclaré que son groupe travaillait avec des baguettes de sourcier « pour repérer les points énergétiques et y placer les tracés qu’il élaborait en se calquant le plus possible sur les authentiques cercles ».

Une formation est apparue à East Field en plusieurs jours : le 29 juillet, le 30 juillet et le 3 août 2010. Elle a fait l’objet de vives controverses dans les environs d’Avebury. Une équipe aurait été surprise la nuit, en plein travail, dans le champ d’East Field. La boîte de dons du fermier a été cassée et pillée, et des vols ont été signalés dans les voitures des visiteurs, ce qui a occasionné une présence policière plus importante. Peut-on pour autant dire, comme on le lit dans l’article de « Sacrée planète », que tout s’est ainsi passé comme si l’on avait à faire à une manœuvre de désinformation savamment orchestrée, dont le but aurait été de jeter le doute sur l’authenticité des formations et d’instiller la peur chez tous les acteurs (chercheurs et visiteurs) du phénomène, cette pratique étant censée être utilisée lorsque le phénomène « prend trop d’ampleur et devient dérangeant » ?

Un agroglyphe est apparu le 26 juillet 2010 à Roundway Hill. La personne responsable de l’article de « Sacrée planète » rappelle que c’est à cet endroit que fut tourné le documentaire de John Whaley qui montrait pour la première fois des boules lumineuses survolant le champ et l’apparition d’un « crop » en 1996. Commentaire :

« On a tenté par la suite de démontrer que c’était un faux et un trucage. Le doute a été semé dans les esprits, comme toujours en pareil cas, quand le phénomène dérange. » (4)

Le problème, c’est que ce cas est bien considéré comme étant un faux, et il ne sert à rien d’insinuer, à chaque fois que l’on se trouve devant un cas avéré de fraude, que nous sommes en présence d’une désinformation. Disons plutôt que ce qui manque à certaines personnes, ce sont l’objectivité et l’esprit critique.

 

5. Michael Glickman :

Dans le numéro d’octobre 2010 de « Partage international », il y a un petit article intitulé : « Une étude sérieuse sur les agroglyphes ». En fait d’« étude sérieuse », il y a simplement les propos tenus, sur BBC Radio 4, par le Britannique Michael Glickman, l’auteur, notamment, de « Crop circles : the bones of God » (« Crop circles : les os de Dieu »).

Selon lui, les agroglyphes sont le fait d’une intelligence supérieure qui glisse « en douceur des lettres d’amour sous la porte de l’humanité ».

Lorsqu’on lui a demandé s’ils étaient créés par des artistes, il a répondu :

« Des agroglyphes ont été signalés dans plus de cinquante pays au cours des vingt-cinq dernières années. Leur nombre est de l’ordre de 6000 environ, et leur élaboration, leur précision et leur beauté sont à vous couper le souffle. S’il s’agit d’une équipe d’artistes, ils sont stupéfiants car ils produisent chaque année un niveau d’innovation et d’inventivité qui surpasse celui de la saison précédente, et ils sont extrêmement discrets et étonnamment doués (…). A chaque fois qu’il y a une formation faite par des hommes, un faux, pour une campagne de publicité par exemple, le résultat est d’une nullité incroyable ! Je suis architecte, j’ai travaillé dans l’industrie et également sur des effets spéciaux, j’ai développé la production. Je m’enorgueillissais à la pensée que je savais comment tout était fabriqué. Mais les agroglyphes sont si raffinés, dessinés avec tant de précision et élaborés en quelques secondes dans un silence si total, qu’il est impensable qu’ils soient réalisés par des humains. » (5)

Le défenseur de l’origine purement humaine des crop circles fera les objections suivantes :

• Les formations de ce type (pas aussi élaborées, d’ailleurs, qu’en Angleterre) constatées dans de nombreux pays, sont attribuées à des « faiseurs de cercles » humains imitant leurs homologues britanniques.

• L’élaboration, la précision, la beauté, le raffinement de certaines de ces formations ne sont pas la preuve que celles-ci soient d’origine « exotique ».

• L’innovation et l’inventivité mises en avant, censées surpasser la saison précédente, peuvent s’expliquer simplement par un degré de maîtrise plus élevé des artistes humains concernés, ceci étant rendu possible par la pratique.

• Si les artistes humains sont « extrêmement discrets », c’est pour ne pas se faire prendre.

• L’affirmation selon laquelle les formations faites notamment dans le cadre d’une campagne de publicité (donc d’origine humaine avérée) sont « d’une nullité incroyable », demanderait à être vérifiée, d’autant que divers « circlemakers » opèrent dans la clandestinité.

J’ajoute personnellement que l’élaboration en quelques secondes dans un silence total ne peut en aucun cas s’appliquer à l’ensemble des crop circles, car très rares sont les témoignages faisant état de la formation « visuelle » d’un agroglyphe. Que certains de ces agroglyphes soient ainsi réalisés, cela cadre avec la thèse que je défends, selon laquelle certains « crops » sont « authentiques » (d’origine « non-humaine »), mais on ne peut pas se servir de ce « constat » pour décréter que la plupart des crops sont authentiques.

Et puis, on se heurte toujours à la même chose : l’absence complète d’étude scientifique digne de ce nom qui permettrait de valider, par des moyens « objectifs », l’origine « exotique » de certains crop circles.

 

6. Le témoignage de Benjamin Binos :

La rencontre de Benjamin Binos avec les crop circles s’est produite en 2005, lors de deux visites dans le Wiltshire en Angleterre. En octobre 2005, il fit connaissance, lors des Rencontres ufologiques de Châlons-en-Champagne, d’amateurs ayant filmé des phénomènes énigmatiques au-dessus des champs anglais.

Il est retourné dans le Wiltshire en 2006, avec trois amis. Le 26 juillet, l’un deux, Michael R., prit un cliché du crop circle de Straight Soley, près du complexe mégalithique d’Avebury. Il eut la surprise de constater la présence, sur ce cliché, d’un petit objet au-dessus de la formation champêtre, rien n’ayant cependant été remarqué au moment de la prise de vue…

Le lendemain matin, une femme leur signala qu’un « crop » était apparu dans la nuit, au pied de la sculpture de craie dénommée « Le Cheval blanc ». Ce « crop » était constitué d’une formation en étoile munie d’une « queue » composée de coeurs. Cette formation fut photographiée et les amis quittèrent les lieux. Benjamin Binos vit soudainement sortir d’une haie, sur sa gauche, deux « objets » qu’il compara à des « ballons de rugby », blancs et brillants, « le premier au-dessus et en avance sur l’autre »… Les « choses » s’arrêtèrent un instant puis réintégrèrent immédiatement la haie d’où elles étaient sorties. Selon Benjamin Binos, ces « sphères » mesuraient un peu moins d’un mètre de diamètre.

Le 31 juillet 2007, ils décidèrent de se rendre dans un « crop » apparu à Milk Hill au début du mois. Alors qu’ils filmaient la formation, une femme signala à Benjamin Binos la présence d’un autre agroglyphe. Il filma celui-ci. De retour en France, il constata la présence, sur la séquence vidéo, de deux « sphères » blanches passant dans le champ de la caméra. Il n’avait rien remarqué au moment de la prise de vue.

Lorsqu’on prend une carte de la région du Wiltshire, la superficie des zones militaires saute aux yeux. Benjamin Binos pose la question : pourquoi voit-on assez régulièrement des appareils de l’armée, avions ou hélicoptères, volant en rase motte, de jour comme de nuit, au-dessus des champs ?

Quant aux « boules blanches », Benjamin Binos n’a aucune idée de leur véritable nature.

« Je peux dire ceci : c’est comme si, avec mon ami, nous les avions surprises et qu’elles ne voulaient pas être repérées… Leur réaction de fuite, lorsque j’ai crié, montre qu’elles ont réagi en conséquence, intelligemment. » (B. Binos) (6)

 

7. Un témoignage visuel de la formation d’un crop circle :

En août 1983, Pasquale Galante avait 37 ans. Il étudiait avec un groupe bouddhiste au collège de Haverford, en Pennsylvanie. Un soir, après la méditation vers 21 heures, un couple s’est approché de Pasquale pour lui dire qu’il y avait un crop circle gigantesque près de Lancaster, à 45 minutes du collège. Il décida de suivre le couple avec sa voiture pour observer ce mystère. Arrivés sur place, ils se sont garés sur le bas-côté près d’une ferme. La lune, dans son troisième quartier, les éclairait. Ils commencèrent à grimper sur la colline derrière la ferme. Selon le couple, les grands cercles étaient de l’autre côté de la colline, mais, avant qu’ils n’atteignent le sommet, ce qui apparut dans le ciel au-dessus du champ de blé les arrêta net.

L’enquêtrice Linda Moulton-Howe a recueilli ce témoignage peu commun. Monsieur Galante lui raconte son étonnement lorsqu’il assista à la formation d’un crop circle.

Dès que j’atteignis le sommet de la petite colline, je suis devenu subitement conscient de quelque chose, comme une nouvelle énergie. Trois ou quatre choses survinrent simultanément. Il y avait un bourdonnement, de plus en plus de vent, et je remarquais le champ à ma droite. Je suis sûr que c’était du blé, et il a commencé à se secouer d’un côté à l’autre.

Presque tout de suite après, le blé a commencé à trembler puis à tournoyer dans le sens des aiguilles d’une montre. En même temps, j’étais conscient de ce champ de force, cette énergie, puis il y eut une odeur d’ozone et j’entendis un bourdonnement. Tout cela est arrivé en même temps, ça n’a duré que 30 secondes.

En entendant le bourdonnement, je crois que j’ai regardé un peu vers le haut et là j’ai vu le vaisseau. La première chose qui m’a frappé, ce sont les petits hublots qui se trouvaient légèrement au-dessus du bord central.

Ça ressemblait à un vaisseau “classique”, comme ceux que l’on voit sur les dessins des témoins, plus large au centre avec des petites bosses sur le dessus et en dessous. Ce qui m’a le plus intrigué, ce sont les lumières qui me faisaient face, alignées tout autour du centre.

Le vaisseau était rouillé et sale, sa forme fluctuait. J’ai vu ce que j’ai pris pour des fenêtres, je les ai dessinées comme je les ai vues. Les lumières sont beaucoup plus vagues dans ma mémoire, mais l’image changeait et devenait le second dessin. Dans le bas, le vaisseau avait une partie qui s’ouvrait et se fermait.

Je savais que les lumières formaient un enchaînement particulier, pas en ligne droite mais juste sous les fenêtres. Je dis “fenêtres”, mais je ne sais pas ce qu’elles étaient réellement car elles ont disparu quand les lumières se sont éteintes. Elles avaient tourné autour de l’engin en clignotant. Disons qu’il y avait une ceinture de 30 cm de large qui entourait le vaisseau juste au-dessus du centre. Elles étaient rouges, bleues et vertes, et certaines se trouvaient d’un côté de cette ceinture de 30 cm, et les autres de l’autre côté, si bien qu’il y avait une sorte de motif triangulaire avec deux lumières en bas et une en haut. (P. Galante)

Linda : Est-ce l’intensité lumineuse qui variait ou bien les lumières qui clignotaient ?

Pasquale :

« Les lumières clignotaient. Elles n’ont été là qu’un court instant. Ce sont les hublots qui ont attiré mon attention parce qu’ils mesuraient environ 30 X 20, rectangulaires avec des bords arrondis. J’ai tout de suite pensé à des fenêtres, mais ensuite ils ont disparu. Ils se sont fondus dans la forme du vaisseau, quel qu’en fut le métal. Il avait un côté rouillé, comme s’il était vieux et tâché.

Mais les lumières clignotaient encore, plus lentement, puis elles ont disparu. J’ai essayé de voir si c’était des ampoules, je n’en étais pas si loin. Je dirais que le vaisseau s’était placé selon un angle d’environ 40-45 degrés par rapport au sol. »

Linda : Combien de mètres au-dessus de vous ?

Pasquale :

« Environ 12 m à partir de ma gauche et 12 m au-dessus du sol. »

Linda : Vous étiez donc très proche.

Pasquale :

« Oui. Très proche. J’avais peur que les êtres cessent ce qu’ils avaient entrepris, car je sentais cette surtension me traverser. »

Linda : Que voulez-vous dire ?

Pasquale :

« Avec le bourdonnement et le vent, quand le blé a commencé à vibrer, j’ai senti comme une sorte de pouvoir me traverser, un vrai pouvoir physique. Je ne sais pas ce que c’était, mais j’avais presque peur de bouger, en espérant que cela ne devienne pas trop intense. C’était comme une vibration cellulaire puisque j’ai senti quelque chose en moi, plus particulièrement sur mon coté gauche. »

Linda : Que voyiez-vous dans le champ et dans le vaisseau ?

Pasquale :

« Le vaisseau avait disparu avant que les blés ne soient totalement couchés. Après la disparition des lumières, le centre qui était à ma droite, ou plutôt son plancher, s’est abaissé comme une coque de cargo qui s’ouvre. Ça s’est abaissé d’environ 6 m. Il y avait 2 côtés comme pour une coque de cargo traditionnelle, mais cette chose est sortie d’un engin sans coutures, je n’en voyais aucune. C’était comme la mâchoire de quelqu’un qui s’ouvre en s’abaissant. Je pouvais voir dans une partie du vaisseau quand ce coté s’est abaissé lentement. Il descendait comme celui d’un grand avion-cargo. Je pouvais voir à l’intérieur, jusqu’à 3 m.

Je ne voyais que l’intérieur de cette ouverture, rien d’autre. J’étais à gauche, et pour moi ce truc avait la forme d’un bulldozer vu de face. »

Linda : Quelle était sa forme quand cette partie s’est abaissée ?

Pasquale :

Rectangulaire, sombre, et j’avais un peu peur, je pensais : “Oh, je n’en veux pas plus que ça ! Je ne veux pas du contact.”

Linda : Aviez-vous peur que des êtres descendent à ce moment-là ?

Pasquale :

« Oui. Je ne savais quoi penser mais, quelle que soit la chose que j’observais – contrôlée à distance ou par des êtres à l’intérieur que je ne voyais pas -, je sentais qu’il y avait deux êtres, mais je ne savais pas s’ils étaient réellement là-dedans ou s’ils étaient dans un autre vaisseau en contrôlant celui-là.

Ensuite, l’ouverture s’est refermée et le vaisseau disparut immédiatement. Il s’est juste dissout très vite. »

Linda : Tout le vaisseau ?

Pasquale :

« Tout le vaisseau disparut en une demi seconde. »

Linda : Était-ce un vaisseau en forme de disque ?

Pasquale :

C’était un disque mais pas aplati. Il avait des “rotondités” sur le dessus et en dessous.

Linda : Que s’est-il passé ensuite ?

Pasquale :

« Le bourdonnement qui venait de l’Ovni – je pense – et cette odeur dans l’air se sont renforcés, et les blés se sont mis à tourner de plus en plus dans le sens des aiguilles d’une montre. J’ai regardé le sol et je voyais la formation du cercle.

Chaque tige ondulait et tournait, puis toutes les tiges se dirigeaient vers le sol, et toujours en tournant mais sur un axe différent. Quand elles tournaient sur un angle, elles se heurtaient l’une l’autre et certaines d’entre elles s’entremêlaient. C’est ce qui m’intriguait.

Une puissance faisait trembler les plantes avec deux forces à la fois, et les blés se sont retrouvés à plat. Nous nous sommes approchés et les tiges n’étaient pas cassées, j’étais très étonné. »

Linda : Qu’avez-vous vu quand vous vous êtes baissé pour voir les épis au sol ?

Pasquale :

C’est là que j’ai pensé : “Oh, c’est incroyable !” Aucun épi n’était brisé. Les céréales étaient presque à maturité, 2 à 3 m de haut. Les tiges étaient à environ 7-12 cm les unes des autres. Nous avons vu à quel point elles étaient couchées, le blé était abaissé à moins de 30 cm du sol.

Linda : Voyiez-vous une forme circulaire dans le champ de blé ?

Pasquale :

« Oui. Je me tenais juste au bord d’un cercle, j’étais vraiment très proche. Ça ressemblait à un cercle mais il n’était pas très grand. Je dirais que le diamètre du cercle de blé que nous avions sous les yeux était, disons, de 1,20 m à 1,80 m. C’était surtout le mouvement qui me fascinait, la façon dont le tout s’était tressé, quoiqu’il n’y eut personne pour le faire. Je dirais que c’était le jeu de deux forces différentes et simultanées. »

Linda : Quand vous avez marché dans le cercle tout neuf, y avait-il une sensation de “ressort”, comme si vous ne marchiez pas seulement sur des blés couchés au sol ? Était-ce un peu surélevé, créant ainsi une sorte de souplesse ?

Pasquale :

« Oh oui ! Les tiges n’étaient pas couchées au niveau du sol, il y avait bien cette sensation de souplesse aérienne, les épis étaient à 12 cm du sol environ. »

Linda : Avez-vous regardé de nouveau le ciel en pensant : “Oh, ce vaisseau ou quoi que ce fut, nous a montré qu’il avait créé les cercles de blé” ?

Pasquale :

« Oh oui, absolument. »

Ils continuèrent leur chemin sur la colline. Pasquale raconte que la seconde formation était gigantesque : presque aussi étendue qu’un terrain de football (300 mètres). Le schéma comportait deux ou trois cercles avec une sorte de barre qui passait sur deux d’entre eux.

Cela rappelle les agroglyphes qui représentent des haltères et qui vont du plus simple, comme un cercle de chaque côté d’une barre, au plus grand et plus complexe comme pour le motif d’haltère de 100 mètres de long dans les blés, à Crawley Downs, Hampshire, Angleterre, le 13 juillet 1990. (7)

Alain Moreau

Références :

1. Nathalie Sintes, « Nexus », n° 70, septembre/octobre 2010, p. 84-97.

2. Jean-Michel Grandsire, « Parasciences », n° 78, été 2010, p. 54-57.

3. Marie-Hélène Courtat, « Sacrée planète », n° 42, octobre/novembre 2010, p. 14-21, citations extraites des pages 19 et 21.

4. « Sacrée planète », n° 43, décembre 2010/janvier 2011, p. 12-19.

5. « Partage international », n° 266, octobre 2010, p. 15.

6. « Science et inexpliqué », n° 18, novembre/décembre 2010, p. 10-13.

7. www.ovnis-usa.com, texte de « Diouf » daté du 21 novembre 2010.

 

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