Les crop circles (6) La critique de Patrick Gross. 3ème partie. Les “boules de lumière”

  A) LA CRITIQUE DE PATRICK GROSS :

boule-de-lumiere-crop-circleSur son site Web (www.ufologie.net), l’ufologue Patrick Gross a critiqué le lien « crop circles/boules de lumière ». Il s’en prend notamment à l’article de l’ufologue bien connu Gildas Bourdais, un article qui a été publié dans les numéros 383 (novembre 2006) et 384 (janvier 2007) de la revue « Lumières dans la nuit ».

J’ai enlevé les commentaires négatifs, et parfois « désobligeants », à l’encontre des « experts en crop circles »… J’ai en outre rectifié quelques erreurs de date commises par le critique, ainsi que les fautes.

I. Les « boules lumineuses » qui n’ont pas de rapport avec les « crop circles » :or

foo-crops1Patrick Gross critique la référence à des boules lumineuses qui auraient été observées dans un contexte n’ayant pas de rapport avec les crop circles. Sur ce point, on ne peut pas lui donner tort, car ce qui est important, dans ce dossier, c’est de voir si des « boules lumineuses » sont présentes lors de la formation d’agroglyphes, et non de collecter des témoignages faisant état de boules lumineuses observées dans un contexte n’ayant aucun rapport avec les crop circles. Voici les exemples qu’il donne :

Faisant référence aux « foo fighters », les premières observations médiatisées de « boules lumineuses » observées pendant la Seconde Guerre mondiale par des pilotes, Patrick Gross note que ceci n’a pas de « rapport démontré avec les crop circles ».

 

A propos des « boules » observées et filmées au Mexique, Patrick Gross prétend que ces vidéos ne montrent, dans leur quasi-totalité, que des groupes de ballons d’enfants, la plupart de ces vidéos étant « montées en épingle » (sic) par le journaliste Jaime Maussan. Patrick Gross précise que les lâchers de ballons sont très populaires au Mexique et d’autres pays d’Amérique latine.

« Par exemple, beaucoup d’écoles célèbrent le premier jour des périodes de vacances scolaires en organisant avec les enfants un lâcher de ballons. Ceci génère des ‘‘rapports d’OVNIS’’ dans les médias.

Pour toutes ces vidéos, aucune enquête digne de ce nom n’a été publiée. » (P. Gross)

Et tout ceci n’a strictement aucun rapport avec les crop circles. Ces « boules lumineuses » sont, écrit Patrick Gross, de banals lâchers de ballons à l’hélium.

Qu’en est-il de la « boule lumineuse » qui tourna autour d’un Concorde en 1976 ? Cette vidéo, datée de juin 1976, montre, non pas une « boule », mais une petite tache qui ne « tourne » pas « autour » du Concorde, mais « précède légèrement le mouvement montant de la caméra, en montant elle-même ».

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Dans une version vidéo trafiquée, que l’on trouve sur le Web, la « boule » est beaucoup plus lumineuse que le vague reflet dans la vidéo originale. Il s’agit en fait du reflet de la lumière du Soleil dans le système de lentilles de la caméra.

Les photos prises par Carlos Diaz et par Paul Villa, présentées par Michael Hesemann, n’ont pas de rapport avec les crop circles. Et selon Patrick Gross, ce sont des faux. Cela est manifestement vrai pour Paul Villa (lorsqu’on voit ses photos dans le livre de Timothy Good : « Contacts extraterrestres » – Presses du Châtelet, 1999 -, on ne peut que suspecter de simples modèles réduits !), mais le caractère frauduleux du cas de Carlos Diaz est moins évident, contrairement à ce qu’insinue Patrick Gross…

 

II. La vidéo d’Oliver’s Castle :

Dans le lot des vidéos censées montrer des boules lumineuses associées à des crop circles, il en est une dont on sait que c’est un faux : celle prise près d’Oliver’s Castle le 11 août 1996. Cette vidéo montre deux boules qui tournoient au-dessus d’un cercle en formation.

Cette vidéo fait la joie des « démystificateurs » qui profitent de cette aubaine pour jeter le discrédit sur l’ensemble des documents de ce type.

Le 11 août 1996, John Wheyleigh se précipita dans la salle du fameux “Barge Inn” à Alton Barnes et raconta qu’il avait passé la nuit à surveiller les champs, depuis une colline à Oliver’s Castle. Rien ne s’étant passé, il s’est endormi, et au petit matin il a entendu un “son étrange”. Il se leva et il vit des boules blanches fonçant vers un champ plus bas et survolant celui-ci.

Du moins, telle est l’histoire racontée par Wheyleigh !

Car la fameuse vidéo de John Wheyleigh (…) n’est autre que le célèbre canular de la vidéo “d’Oliver Castle”… Celle dénoncée comme montage informatique par nos “experts”, celle que Gildas Bourdais admet être un canular ailleurs dans son même texte, celle que Colin Andrews lui-même reconnaît être un faux… (P. Gross)

 

III. Les cas :

On trouve, dans le livre d’Eltjo Haselhoff, une photo montrant, au-dessus d’un crop circle, ce qui n’est en fait que des « orbes », c’est-à-dire des effets du flash sur des poussières ou des insectes…

Patrick Gross mentionne qu’il y a une soixantaine de récits non évalués, et il n’existe, écrit-il, aucun cas de rapport d’enquête sérieux sur des OVNIs ou des boules de lumière qui n’auraient pas d’explication triviale mais qui auraient un rapport clair et net avec l’apparition de crop circles.


1. 1974, Langenburg (Canada) :

A Langenburg, dans le Saskatchewan, le fermier Edwin Fuhr vit un disque métallique en vol stationnaire au-dessus de son champ, ainsi que quatre demi sphères, également d’apparence métallique, qui firent “cinq cercles de blé dans la fumée et le vent”.

Nous avons affaire, ici, à un cas de traces dans la végétation, sans que l’on puisse parler à proprement parler de crop circle. Il s’agit d’aplatissements relativement anarchiques dans un champ de blé.


2. 1985, Stockbridge Down, Hampshire (Angleterre) :

Michael Hesemann s’est référé, pour relater ce cas, au livre de Pat Delgado et Colin Andrews : « Circular evidence ». Deux retraités, Patricia et Jack Collins, on déclaré le 6 juillet 1985 au soir, à la police du Hampshire, qu’ils avaient roulé sur l’A272 et qu’à la hauteur de Stockbridge Down ils ont vu un grand objet circulaire vertical qui ressemblait à une roue de fête foraine, qui était immobile en “planant près du sol”.

Colin Andrews dit que Pat Collins lui a dit qu’ils en étaient à environ 200 mètres, qu’il y avait des lumières jaunâtres blanchâtres sur le tour, ainsi que des lumières sur les rayons qui allaient du pourtour vers le centre… Colin Andrews dit que deux voitures de police ont fouillé Stockbridge Down et n’ont rien trouvé.

Colin Andrews ajoute que, le lendemain matin, cinq « cercles » mystérieux ont été trouvés près d’Alresford, cinq autres « cercles » ayant été trouvés plus tard à Goodworth Clatford. Colin Andrews dit que les deux sites de ces « cercles » et le site de l’OVNI forment une ligne droite, et qu’un OVNI en forme de roue identique a été vu, avec des crop circles, par quatre personnes près de Warminster en août 1982.

Colin Andrews ne semble pas du tout prêt à envisager que des roues de fête foraine puissent être prises pour “un OVNI” par nos deux retraités, alors que c’est ce qu’ils décrivent parfaitement ! (P. Gross)

En outre, la distance entre le site de l’OVNI et le site des 5 « mystérieux cercles » est de près de 250 kilomètres !


3. 1988, près d’Avebury, Wiltshire (Angleterre) :

Le 13 juillet 1988, Mary Freeman (probablement un pseudonyme) observa une boule de lumière qui projetait au sol un rayon lumineux. Le surlendemain matin, on découvrit à cet endroit un pictogramme en forme de “croix celtique”.

Il n’y a pas eu la moindre enquête ufologique sur cette histoire.


4. Juin 1989, Silbury Hill (Angleterre) :

On mentionna l’apparition de onze « cercles ». Une équipe de télévision canadienne vint les filmer en hélicoptère, avec Colin Andrews. Un témoin vit, la nuit suivante, un objet lumineux descendre dans le secteur où se trouvaient les cercles. Cet objet était brillant, de couleur orange et semblait avoir une dizaine de mètres de diamètre. Le témoin le vit se placer derrière un arbre à la limite de la clôture du champ, directement à côté des cercles qui avaient été filmés quelques heures plus tôt. Le lendemain matin, il trouva un douzième cercle à cet endroit.

On notera que le témoin n’est pas identifié, qu’il n’y a pas l’heure, ni la durée d’observation, ni les tailles angulaires, etc., ce qui rend le témoignage dépourvu de valeur.

C’est George Wingfield qui a rapporté initialement le cas. L’événement aurait eu lieu, en fait, le 29 juin 1990…

Aucune enquête sérieuse n’a été faite.


5. Juin 1990, Wiltshire (Angleterre) :

George Wingfield et deux autres témoins observèrent, pendant une heure, de mystérieuses petites boules lumineuses au-dessus des blés, à 200 ou 300 mètres du groupe. Elles se rejoignirent de temps à autre, comme si elles communiquaient entre elles. Lorsque George Wingfield a tenté de s’en approcher, elles se sont éloignées.

George Wingfield raconte que lui et son “équipe de chercheurs” ont observé plusieurs petites lumières planant dans un champ où il y avait eu par la suite deux petits crop circles. Il a rapporté que ces lumières étaient très faibles et bougeaient lentement, très près des épis de blés. Elles s’éteignaient, se rassemblaient, s’éteignaient, pendant plus d’une heure.

Les lumières peuvent être des lampes torches, utilisées par d’autres “experts” qui auraient pu se trouver là le même soir, à 200 ou 300 mètres d’eux, à guetter l’apparition de crop circles, ou des artistes venus en réaliser un, ou des jeunes gens venus faire une fête dans un crop circle. Ces lampes torches montrent évidemment un comportement intelligent, et elles peuvent fort bien s’être éloignées ou éteintes lorsque les “experts” ont voulu s’approcher.

Il pourrait naturellement également s’agir de lucioles comme celles que Nancy Talbott du BLT n’a pas su s’expliquer, même sur photo, qui peuvent également être décrites comme de “petites boules lumineuses” et peuvent bien évidemment aussi montrer un “comportement intelligent” lorsqu’on les approche. Mais si la distance de 200 ou 300 mètres indiquée par MH est dans le vrai, ce sont bien évidemment les lampes torches qui expliquent le mieux l’affaire. Problème : à 200 ou 300 mètres, pas question de percevoir qu’elles sont juste “très près” des épis de blés. (P. Gross)


6. 26 juillet 1990, Wiltshire :

Le photographe Steve Alexander filma une boule lumineuse qui traversait tout le champ où se trouvait le pictogramme découvert le 12 juillet à cet endroit. Un témoin, Liam Besant, a été retrouvé par Colin Andrews puis par Michael Hesemann (à qui il a confirmé avoir vu passer la boule). Cette boule était grosse « comme un ballon de plage » et elle scintillait dans le soleil comme si elle était faite « en papier d’étain », a dit Liam Besant.

Aucune analyse de la vidéo n’a été faite. Patrick Gross insinue qu’il s’agit d’un oiseau. Sur la bande-son, on entend un homme dire qu’il s’agit d’un oiseau, alors qu’une femme dit que ce n’en est pas un.


7. 29 juin 1991, près de Bristol, Royaume-Uni :

On notera qu’aucun nom n’est donné et que la source originale n’est pas indiquée.


8. 16 juillet 1991, près de Beckhampton (Wiltshire), Royaume-Uni :

Dans la nuit, trois témoins observèrent “trois étranges lumières, puis tout un groupe de lumières de différentes couleurs”. Ils entendirent peu après une “pulsation bourdonnante”. Le lendemain matin, 17 juillet, on découvrit à cet endroit le fameux “triangle” de Barbury Castle, surnommé “la mère de tous les pictogrammes”.


Pour Patrick Gross, il peut s’agir d’une machine agricole, d’un hélicoptère, d’un avion, d’une voiture… Quant au crop circle, il est « raté », ce qui permet de suspecter une simple origine humaine. Cette formation de Barbury Castle n’est pas vraiment à Beckhampton (endroit où les lumières auraient été vues). Et aucune enquête n’a été faite.


9. 20 juillet 1991, Marburg (Allemagne) :

Près de Marburg, le couple Vogt observa, de nuit en voiture, “des boules lumineuses grosses comme un ballon de football, mais pas aussi rondes”, qui volaient à grande vitesse à quelques mètres d’altitude le long de la route. Un pictogramme est apparu à cet endroit le lendemain.

Selon Patrick Gross, ces boules lumineuses pourraient être des avions ou des phares de voiture sur une autre route… Là aussi, aucune enquête n’a été faite, et la source n’est pas indiquée.


10. 23 juillet 1991, East Kennett, Royaume-Uni :

Une photo, prise par George Wingfield, montre une boule blanche au-dessus d’un champ voisin d’une formation, à East Kennett (Wiltshire).

Pour Patrick Gross, la “boule de lumière” a toutes les chances de n’être qu’un simple reflet causé par le soleil sur les lentilles de l’appareil. Un rayon de soleil est d’ailleurs visible sur la photographie.


11. 18 août 1991 ou 1992, à Marlborough (Wiltshire), Royaume-Uni :

Entre 20 heures et 20 heures 30, deux étudiants allemands, les frères Konstantin et Dominik von Dürkheim, filmèrent pendant deux minutes un phénomène lumineux d’environ 20 centimètres de diamètre, au-dessus d’une formation découverte le 14 août.

Sur la vidéo, on voit une « petite chose minuscule » qui, selon Patrick Gross, pourrait être un oiseau…


12. 28 juillet 1993, près d’Alton Barnes (Angleterre) :

Dix “céréalogistes” filmèrent des lumières qui descendaient du ciel en parallèle et qui restaient en vol stationnaire au-dessus d’un champ. Le lendemain, deux nouveaux cercles furent découverts à cet endroit.

Qui sont les 10 ‘‘céréalogistes’’ ? Où sont leurs déclarations ? Qu’ont-ils vu ? Où est le rapport d’enquête ? Où est la vidéo ? (P. Gross)


13. 8 août 1993, Cherhill (Wiltshire), Royaume-Uni :

Deux membres du London UFO Study Group filmèrent, depuis la colline “Adams Grave“, une boule lumineuse dans la direction de Cherhill. Un travailleur agricole de Cherhill a vu lui aussi un objet lumineux, vers 1 heure 20 du matin. Le lendemain matin, une formation fut découverte à cet endroit. Plusieurs chercheurs, dont Linda Howe, Colette Dowell et Chad Deetken, rejoints par Michael Hesemann, étaient sur place. Michael Hesemann, qui avait un compteur Geiger, enregistra une radioactivité de 300 % supérieure à la normale.

Patrick Gross écrit que « les variations de radioactivité naturelle d’un lieu à un autre dépassent tout à fait ordinairement les 300% ».

Colette Dowell édite le fanzine (sur les crop circles) “Circular Times”.

Elle s’occupe de “conseils de nutrition” très “New Age”, voit de la “géométrie sacrée” dans les crop circles, affirme avoir été enlevée par les extraterrestres et avoir un implant extraterrestre dans la tête, et elle fait partie du groupe de Steven Greer. (P. Gross)

Le Canadien Chad Deetken, un autre « fan des crop circles », est, prétend Patrick Gross, celui qui habituellement « filme les lumières des lampes torches des autres chercheurs, que l’on appelle ensuite des “boules de lumières des crop circles” ».

Et le soi-disant “faussaire David Irving” qui aurait, selon Linda Moulton-Howe, revendiqué ce crop circle, n’existe pas. Il s’agit de Rob Irving, des fameux « CircleMakers ».

En ce qui concerne les lumières, aucune enquête n’a été faite.


14. 27 juin 1994, près d’Arad en Roumanie :

Un témoin observa un objet volant au-dessus d’un champ de blé. Un rayon bleu en sortit, et un fort vent se produisit alors qu’un pictogramme apparaissait sous l’engin.

« Le bruit que dégageait l’appareil fit vibrer les lignes à haute tension et affola les chiens et les troupeaux. »

Ce crop circle d’Arad en Transylvanie n’était qu’un simple anneau de 42 mètres de diamètre et 6 mètres de large… Quant à l’OVNI, le bruit faisait songer à un hélicoptère.

Une version roumaine (http://www.asfan.ro/arad.htm) précise que l’objet volait à 30 mètres au-dessus du champ et à 50 mètres du témoin, ce dernier étant Crisan Traian, un conducteur de tracteur employé comme berger, âgé de 49 ans.

Le chien et trois moutons de Crisan Traian ont été affolés.

Des « lumières mystérieuses » ont été signalées, par la suite, dans la direction de l’aéroport d’Arad.

La description des “occupants de l’OVNI”, selon les propos de Crisan Traian repris par le RUFOR et LDLN, est celle-ci :

« L’objet était rond. J’ai vu s’ouvrir une porte par laquelle sont apparus deux personnages qui se tenaient à des sortes de tuyaux. Ils avaient de grandes barbes, comme des popes, ainsi que des moustaches. Je les ai vus comme j’aurais pu vous voir à une distance de 30 mètres. Ils n’étaient pas plus grands que moi. Celui que je voyais le mieux avait un visage maigre, avec des yeux comme un Chinois. »

Commentaire de Patrick Gross :

Personne n’a insisté sur les barbus volants, et personne n’a trouvé douteux que l’on puisse voir, à 30 mètres, qu’une personne a des yeux “comme un Chinois”.

Et personne ne s’est étonné que les sources roumaines indiquent que Crisan Traian a prétendu avoir vu la soucoupe et ses hommes créant le crop circle le 27, tandis que les ouvriers l’ont filmé depuis le sommet d’un silo de grain 5 jours avant, le 22 !


15. 25 juillet 1994 près de Wilsford (Wiltshire), Royaume-Uni :

Deux Hollandais, Foeke Kootje et Conny de Bruyn, visitèrent un pictogramme apparu neuf jours plus tôt et en firent une prise de vue vidéo d’une demi-minute sur trépied. C’est seulement en visionnant le film vidéo qu’ils découvrirent un objet brillant, dégageant sa propre lumière et gagnant en luminosité.

Encore un récit qui n’impressionne pas Patrick Gross.


16. 27 juillet 1994, Adams Grave (Wiltshire), Royaume-Uni :

Colin Andrews et des amis étaient postés sur la colline d’Adams Grave qui surplombe les champs d’Alton Barnes, où sont déjà apparues cinq formations. Ils virent arriver (et filmèrent) deux hélicoptères militaires qui faisaient des manœuvres à très basse altitude. Ces hélicoptères semblaient poursuivre une boule lumineuse d’environ 30 à 40 centimètres de diamètre. Cette « boule », qui a été filmée, a disparu à grande vitesse.

Commentaire de Patrick Gross :

« Tout faux ! Cette vidéo-là ne fait que montrer deux hélicoptères militaires en manoeuvre, la région étant utilisée ainsi intensément par la RAF… »

Les pilotes, « tombant sur le peu impressionnant crop circle, l’admirent un moment ».

A un certain moment, l’un des hélicoptères est stationnaire et, de très loin, Colin Andrews et ses amis en voiture disent voir une “boule de lumière” – qui “flashe” quelque part “devant l’hélicoptère”, prétendra Colin Andrews plus tard, ajoutant même que l’hélicoptère “va droit sur elle”. (P. Gross)

Elle est à peine discernable sur la vidéo. Dans la bande-son de cette dernière, on entend une femme (qui se trouve dans la voiture avec Colin Andrews) ainsi commenter : “On dirait que c’est juste une lumière ordinaire.”

Laquelle n’est absolument pas “devant” l’hélicoptère, mais derrière, au sol, sans mouvement, un simple reflet… Evidemment, les “experts” en crop circles se sont bien gardés d’aller voir s’il pouvait y avoir dans ce champ quelque objet réfléchissant !

Cela permet de jauger la valeur des autres allégations concernant les vidéos “de boules de lumières”.

Le diamètre “d’environ 30 à 40 centimètres” est une farce complète, tout à fait typique des auteurs qui ne comprennent pas que taille d’objet matériel et ampleur d’effet sur la rétine d’un reflet lumineux ne sont pas assimilables. (P. Gross)


17. Des photos de « boules » :

Selon Michael Hesemann, on a continué à observer des boules de lumière, souvent poursuivies par des hélicoptères militaires. Trois chercheurs les ont photographiées : le docteur Joachim Koch, Frank Laumen et Michaël Yudowitz.

Ces propos sont illustrés par une photographie de ce qui, prétend Patrick Gross, « pourrait être tout et n’importe quoi, de l’oiseau au papillon, en passant par le sachet plastique et le ballon en Mylar »…

Faisant référence à une autre photo, Patrick Gross écrit :

« Il ne faut pas être grand clerc pour réaliser que cela n’est qu’une série de reflets de la lumière du soleil dans l’optique de l’appareil… »

Patrick Gross explique les « photos-surprises » (montrant des choses qui n’ont pas été vues sur le moment) par des surexpositions, des voilages, des brumes matinales, des reflets dans les lentilles, toutes ces choses “non vues sur le moment”.

Le 24 juillet 1995, Michael Yudowitz, de Berkeley (Californie), a photographié des « boules » dans deux formations, à Roundway (Wiltshire, Royaume-Uni). La photo d’un crop circle montre bien que celui-ci, de très mauvaise qualité, est de fabrication humaine.


18. 25 juillet 1994 ou 3-4 août 1994, West Stowell (Wiltshire), Royaume-Uni :

Ils décrivirent une sorte de brume qui s’élevait. La quatrième fois, cette brume aurait pris en quelques secondes une forme nettement parallélépipédique, se serait déplacée dans leur direction, puis serait revenue au crop circle avant de reprendre une forme de nuage et de se dissiper en montant vers le ciel.

« En dépit de cette étrangeté apparente », écrit Patrick Gross, il ne semble pas que ces témoins aient envisagé que cela pouvait s’expliquer par « le pinceau de lumière d’une lampe torche sur les brumes naturelles », l’origine de ce faisceau étant alors à rechercher chez quelques autres visiteurs nocturnes des lieux.


19. 15 septembre 1994 au Mexique :

Des centaines d’habitants de la ville de Metepec ont observé la nuit un disque orange. De petits objets lumineux rouges en sont sortis, ont tourné au-dessus d’un champ de maïs et y ont dessiné un motif. L’OVNI, nous dit-on, a été repéré sur un écran radar.

Sur l’émission radio d’Art Bell, l’« abducté » Whitley Strieber a qualifié cette histoire de « remarquable »… Patrick Gross note que le “crop circle de Metepec” est en fait, comme l’indique Whitley Strieber, la partie du champ piétinée par le prétendu extraterrestre.

Une affaire sur laquelle a enquêté notamment l’ufologue mexicain Pedro Ferriz Santacruz, et qui s’est révélée n’être que l’un des épisodes d’une série de fraudes, sans le moindre repérage sur “l’écran radar” mais avec un quidam sous un drap filmé comme étant un extraterrestre ! Là-dessus, l’inénarrable Jaime Maussan monte l’affaire en vidéo pour la télévision, y ajoute des images de crop circles en Angleterre, et l’on nous fait croire que ces crop circles sont au Mexique ! (P. Gross)

La “chose étrange” prise en vidéo, filmée par le « témoin » Sara Cuevas Tornel, « est une personne déguisée d’un drap, jouant à l’extraterrestre pour un canular », et le prétendu crop circle correspond, en fait, aux « plantes aplaties du champ par les pieds de cette personne, Maussan inventant le reste ! ».


20. 27 juin 1995, Telegraph Hill (Hampshire), Royaume-Uni :

Kris Sherwood a pris, près d’une formation, une photo « remarquable » d’OVNI. Pour Patrick Gross, cet « OVNI » est en réalité un insecte ou un oiseau…


21. 4 août 1996, près d’Alton Barnes, Royaume-Uni :

Paul Vigay vit, vers 23 heures 45, trois lumières survoler l’East Field.

Il estime que c’était à 1 kilomètre 600, aucun azimut n’étant cependant donné. Patrick Gross écrit que cela clignote « comme il se doit pour des avions ou hélicoptères », et que « cela dérive lentement dans le ciel comme il se doit ».

Aucune vérification de la présence de militaires ou de passages d’avions ou hélicoptères n’a été faite, alors même que Paul Vigay situe la chose au-dessus de la plaine de Salisbury, zone d’entraînement militaire. Aucune donnée quantifiée, pas de taille angulaire, pas de mesure de vitesse angulaire, rien. Vigay se demande bien à un moment si cela pourrait être “un” avion ou “un” hélicoptère, mais ne semble pas réaliser que trois lumières peuvent aussi être trois avions ou trois hélicoptères, donc bien plus distants que s’il s’agit d’un seul objet, et que le bruit d’avions ou d’hélicoptères n’est pas forcément audible lorsque les engins sont éloignés.

Un crop circle apparaît-il ? Nenni, le seul lien est que cela se passe dans le pays des crop circles.

Affligeant ! (P. Gross)


22. Février 1997, Brésil :

On a observé, à deux reprises, des boules lumineuses de couleur orange. Puis des cercles de blé seraient apparus dans le champ concerné.

L’histoire provient de deux articles du journal « Correio do Povo », datés des 1er et 3 mars 1997. Le témoin est Claudete Parazzi (55 ans), l’épouse d’un fermier. Le 27 février 1997, à 21 heures, elle était assise sur le balcon de leur maison, près de l’aéroport de Sepé Tiaraju. Elle a alors entendu un “bruit étrange” qui venait d’un de ses champs. En regardant vers une maison, elle a vu une “vive lumière rouge”. Le lendemain, elle a raconté son observation à son mari Juvenal Parazzi et à leur fille. Ils ont ensuite trouvé, dans un de leurs champs, non pas un crop circle, mais un “rond de 10 mètres”, celui-ci étant cependant décrit sous une forme qui n’est pas ronde…

Claudete Parazzi a signalé cette observation à un journal. Arno Polanski, un gardien de sécurité de la ferme de la “Frangomil Corporation”, a alors dit avoir vu, le même soir, “une boule de feu orange dans le ciel, qui a disparu en quelques secondes”, cette boule étant “de la taille d’un camion”. On lit, dans le journal, qu’il aurait trouvé, dans le crop circle, une étrange poussière blanche couvrant les feuilles des céréales, poussière qui aurait été prélevée pour une analyse en laboratoire. Des ufologues de l’ABPU (Associao Brasileira das Pesquisas Ufologicas) auraient entrepris une enquête. Telle est la version apparue sur le bulletin Internet “UFO Roundup”.

Voici ce que rédigeait en réalité l’ABPU, le 27 mars 1997, dans le bulletin “Vigilia” :

Le 28 février 1997, dans des propriétés agricoles proches de l’Aéroport Régional Sepé Tiaraju, à 11 kilomètres de la ville de San Angelo, des marques ont intrigué les habitants.

« Il y en avait deux, l’une dans un champ de maïs de la famille Parazzi, et l’autre dans un pâturage d’herbe, non loin, qui appartient à la société agricole Frangomil. La végétation était aplatie et dérangée, du centre vers les bords, en formant des surfaces circulaires, celle dans le secteur de la Frangomil couvrant 300 mètre carrés.

Le gérant de la Frangomil, Arno Ari Dresch, estime que quelque chose a dû essayer de se poser là et n’y a pas réussi, et il a déclaré au journal Correio do Povo : ‘‘Nous pensons à un hélicoptère, mais les hélices auraient tapé dans les poteaux de haute tension.’’

Dans les trois nuits précédentes, des habitants ont évoqué de grandes lumières faisant des manoeuvres dans la région et des sons étranges. » (P. Gross)

La première observation date du 25 février. Vanda Polanski, 42 ans, a dit qu’à 300 mètres du lieu où étaient les marques, et alors qu’il regardait la télé, on a « entendu un bruit étrange, semblable à celui d’un moteur de voiture au point mort ».

« Il y avait une grande lumière, et ensuite plusieurs autres plus petites et rouges qui sont montées jusqu’à disparaître. » (V. Polanski)

Voici ce qu’ont vu, le même jour, la voisine des Polanski, Claudete Parazzi, 55 ans, sa fille Lisiane, 26 ans, et sa nièce de 14 ans :

« Nous avons entendu un bruit. Il semblait qu’un hélicoptère tombait. Nous sommes tous sortis de la maison pour voir ce qui se passait, et nous avons vu un premier éclair de couleur orange en sortant derrière le hangar. Juste après, plusieurs lumières rouges sont montées et ont disparu après avoir dépassé la hauteur des eucalyptus. C’étaient des boules très grandes et elles formaient un triangle. » (C. Parazzi)

Elle indique avoir réussi à distinguer six sphères très lumineuses faisant des évolutions à de hautes vitesses.

Les gens de l’ABPU ont visité ces traces le 1er mars 1997 et ont estimé qu’elles ne résultent pas d’engins volants connus ou de phénomènes naturels connus. L’équipe de chercheurs de l’ABPU, présidée par Hernán Emmanuel Neige Mostajo, a trouvé aussi des empreintes de pas (celles, apparemment, de petits pieds, avec des talons et trois doigts). Ils ont rassemblé des échantillons de terre et de légumes, et ont pris des moulages de plâtre des empreintes de pas. Selon l’ufologue Hernan Mostajo, de l’ABPU, le matériel pour analyse a été acheminé vers des chercheurs de l’Université Fédérale de Rio Grande Do Sul et de l’Université Fédérale de Saint Maria.

Plus rien n’a été publié sur ces événements depuis 1997.

Que peut-on constater ? Tout d’abord que les “crop circle experts” étrangers ne savent pas orthographier correctement les noms des témoins. Ensuite, ces témoins, qui sont loin d’être des observateurs qualifiés, ont parlé d’hélicoptères. De bruits de moteur de voiture. De lumières dans la nuit. Est-ce que des hélicoptères peuvent être la bonne explication ? Cela peut l’être pour les lumières nocturnes volantes ! Particulièrement pour le groupe de lumières qui “se rassemblent et disparaissent”, ce qui peut être un hélicoptère s’éloignant, ou plusieurs hélicoptères s’éloignant. Mais les traces de pas ? Et bien pourquoi ne seraient-ce pas des traces d’animaux ? (P. Gross)


23. 27 juillet 1997, près de Silbury Hill, Royaume-Uni :

Deux témoins remarquèrent, sur la colline, des lumières de couleur orange, là où était apparue, le 23 juillet, une grande formation (une étoile de David fractale). De l’un des objets lumineux, ils virent sortir un rayon qui s’arrêta avant de toucher le sol. (Ce phénomène de “lumière solide” est bien connu en ufologie.) Ils furent ensuite longuement interrogés par deux hommes arrivés à bord d’une Range Rover équipée de nombreuses antennes, ces deux hommes leur ayant semblé être “en mission officielle”. Ces hommes étaient en fait des ufologues du CSETI (le groupe d’études de Steven Greer), ceux-ci étant présentés, par Patrick Gross, comme étant « des plus farfelus »… Le critique note qu’en 1992 Steven Greer était à Alton Barnes et racontait avoir communiqué avec un OVNI. Ce soir-là, le sceptique Jim Schnabel et un autre faiseur de crop circles, Rob Irving, « avaient encore fait voler leur ballon à hélium ». (« Fortean Times », numéro 115).


24. 7-8 août 1997, près d’Alton Barnes, Royaume-Uni :

Des témoins venus de Tchécoslovaquie auraient observé, dans la nuit du 7 au 8, un grand objet clair d’où de petits objets lumineux seraient sortis. Ceux-ci auraient survolé un champ de blé avant de réintégrer le “vaisseau”. Le lendemain matin, on découvrit dans ce champ une “étoile fractale” de 80 mètres de large, composée de 198 cercles.

Patrick Gross note qu’il n’y a aucune source, aucune enquête, aucun nom. On raconte cependant, précise-t-il, qu’un groupe de touristes tchèques, qui passait la nuit en haut de la colline ce soir-là – pour voir les OVNIS venir faire les crop circles -, a vu, au-dessus du champ, une danse complexe « d’événements lumineux »…

Commentaire de Patrick Gross :

Complexe danse de la lumière des lampes de poche des touristes et experts qui hantent les lieux toutes les nuits en quête de “manifestations paranormales” et d’OVNIS, sans oublier les artistes eux-mêmes !


25. 9 juillet 1998 à West Woods (Lockeridge, Royaume-Uni) :

Selon Colin Andrews, des témoins ont vu, au-dessus d'”East Field” vers 23 heures, des hélicoptères poursuivant une boule lumineuse.

Les témoins Matthew Williams et Paul Damon, présentés par Colin Andrews comme des “ufologues” du groupe “Truthseekers”, sont en fait des auteurs de crop circles…


26. 9 juillet 1998, Royaume-Uni :

Le fermier Terry Butcher, d’Alton Barnes, dit avoir vu, vers 21 heures 05, “une sorte de tunnel s’ouvrir dans les nuages, comme si quelque chose de grand passait à travers”. Puis le tunnel a disparu.

Le « fermier » Terry Butcher, un membre du groupe “CPR International”, accompagnait Colin Andrews dans ses recherches…

« Un trou dans un nuage ? Et donc un OVNI invisible a dû passer à travers ? Mieux vaut en rire. » (P. Gross)

Le même soir, vers 22 heures 30, selon Michael Hesemann, les deux ufologues Matthew Williams et Paul Damon, du groupe “Truthseekers” (“Chercheurs de vérité”), ont filmé des hélicoptères militaires et une boule de lumière blanche disparaissant dans “un vaisseau amiral en forme de cigare, qui planait sous un plafond de nuages bas ce soir là”.

Ce témoignage semble fragile. Williams est devenu l’un des auteurs de faux cercles, pendant l’été 1998. En janvier 1999, il a expliqué, dans le bulletin “UFO Network”, qu’il avait observé des phénomènes étranges, notamment l’apparition de cercles identiques à ceux qu’il faisait au même moment avec ses amis. Ils ont eu l’impression d’être “guidés par une source plus élevée” (a “higher source”). (P. Gross)

Patrick Gross relève que « Matthew Willams et Paul Damon ne sont pas juste des ufologues, mais des faiseurs de crop circles ».

Pourquoi ? Matthew Williams, ufologue enquêteur de terrain depuis longtemps sur les observations d’OVNIS, a voulu en avoir le coeur net à propos des crop circles. Puisqu’on raconte qu’ils seraient “impossibles à faire par des hommes”, il a essayé, a vu que ce n’était pas impossible mais facile, a compris que le soi-disant mystère des crop circles n’était qu’une vaste foutaise.

Matthew Williams n’a jamais vu de “vaisseau amiral”. Juste une foutaise de plus ! Parce que Matthew Williams se bat contre les sornettes des “experts en crop circles”, ses adversaires inventent purement et simplement n’importe quoi à son sujet. (P. Gross)


27. Mi-juillet 1998, Alton Barnes, Royaume-Uni :

Selon Colin Andrews, cité par Michael Hesemann, une jeune femme a filmé trois boules argentées à l’intérieur de la formation en flocon de neige d’Alton Barnes. Toute la semaine suivante, il y eut une intense activité d’hélicoptères, l’un d’eux ayant été vu, par de nombreux témoins, en train de poursuivre une petite boule lumineuse.

Patrick Gross note que tous ces événements et leurs “témoins” voient également la participation de Steven Greer et « de son groupe de huit camarades », ce qui ne constitue évidemment pas, pour le critique, un gage de sérieux.

 

28. Observation non datée :

La vidéo “Contact” montre plusieurs allées et venues d’hélicoptères militaires dans la région. Dans l’une d’elles, l’hélicoptère, passant à une certaine distance, ne semble pas voir une boule qui passe plus près de la caméra. Un instructeur, interviewé, nie que l’armée s’intéresse à ces phénomènes.

Toujours la même vidéo d’hélicoptère qui “ne semble pas voir une boule”. Pour cause : un reflet dans les lentilles de caméras, un oiseau qui passe, (…). (P. Gross)

Au Col de Vence (France), en 2001, on a vu une boule lumineuse décollant à toute vitesse d’un lieu qui avait été “visité” par un hélicoptère quelques minutes avant. Mais pour Patrick Gross, évidemment, la “boule” n’est pas une boule, mais un reflet interne dans les lentilles de la caméra, le même genre d’effet que pour la vidéo dite du “Concorde” (vidéo expliquée plus haut). Le témoin, qui n’a rien vu, “découvre” cela plus tard en regardant sa vidéo.

Le témoin passe ensuite du temps au Col de Vence pour “capturer” des “phénomènes”, et le documentaire de l’équipe Col de Vence montre une série de ces choses : des BLURFOS vidéos (insectes, oiseaux, essentiellement). (P. Gross)

Malheureusement pour ce critique, l’ensemble des documents vidéo obtenus par l’équipe du Col de Vence ne peut pas s’expliquer par ces explications réductionnistes. Tout esprit non borné pourra s’en rendre compte en consultant le livre : « Les mystères du Col de Vence » (éditions Le Temps Présent, 2009).


29. 29 juillet 1998, Barge Inn, Royaume-Uni :

Une grosse boule de lumière orange est observée à partir du camping de Barge Inn, évoluant à environ 300 mètres de là, au-dessus d’une formation.

Il n’y a aucune source, aucun nom.

Barge Inn (the-barge-inn.com) est le lieu de rendez-vous des artistes qui font les crop circles, qui viennent y écouter les théories des “experts” et y trouver des idées pour améliorer les canulars. (P. Gross)


30. 31 juillet 1998, Royaume-Uni :

Une équipe télévisée japonaise est venue filmer sur la colline avec une caméra à vision nocturne très sensible, l’équipe étant assistée de Williams et Damon. Ils virent apparaître une petite lumière blanche poursuivie par un hélicoptère.

Un OVNI, forcément. Un avion, une voiture, un insecte, un faiseur de crop circles poursuivi par l’hélicoptère de la police, c’est forcément impossible, puisque ce serait de la désinformation ou du “debunking.”

Une chose très intéressante est qu’avec les cameras vidéo infrarouge, toute source plus chaude que son environnement peut faire une belle “boule de lumière”. Une personne, une voiture, un animal…

Et où donc peut-on voir cette vidéo ? Où est la savante analyse ? (P. Gross)

Dans la nuit du 31 juillet, l’équipe put filmer des boules lumineuses invisibles à l’oeil nu.

Les “boules lumineuses” que l’on ne peut voir à l’oeil nu la nuit sont le plus souvent des insectes en vol, des voitures, des feux de camps, des gens, des animaux… filmés par les caméras infrarouge de journalistes japonais en quête d’OVNIS.

Cette vidéo ne m’étant pas disponible, il m’est naturellement impossible d’en faire l’analyse. (P. Gross)


31. 1999, Pérou :

Des cercles de blé auraient été découverts après l’atterrissage d’un “vaisseau lumineux”.

Patrick Gross note qu’il n’y a aucune source, aucune date, aucun lieu, aucun nom de témoins, aucune photo, aucune enquête.

En réalité, aucun “vaisseau lumineux” n’a atterri du tout. Il y a eu le 3 mars 1999 des rapports de “cinq disques luminescents au-dessus de Lima” selon les uns, en réalité deux OVNIS à Pucallpa dans l’Amazone à 600 km au Nord-Est de Lima, filmés en vidéo et montrés sur les TV du pays.

Et à Lindera, un village péruvien sur la frontière avec le Chili, on a trouvé trois cercles, joints par des lignes, aplatis dans un champ de blé. Evidemment, ce ne serait que médisance de rappeler que n’importe qui peut faire des crop circles dans n’importe quel champ, y compris au Pérou.

Mais rions un peu au dépend des “experts en crop circles” :

Distance entre le crop circle de Lindera et les OVNIS de Lima ? Plus de 1000 km ! (P. Gross)


32. 2 mai et 28 juillet 1999, Milk Hill et Silbury Hill, Royaume-Uni :

Charles et Frances Mallet firent deux observations de boules de lumière :

– Le 2 mai à Milk Hill, près d’Alton Barnes, une boule était posée à l’intérieur d’une formation dans un champ de colza.

– L’autre boule fut observée, de nuit, près d’une formation à Silbury Hill.

Charles et Frances Mallett « sont, encore, des fans de crop circles ».


33. 13 et 14 juin 1999, près de Golden Ball Hill, Royaume-Uni :

Francine Blake photographia des formations, dénommées “Sentence” et “Serpent”, apparues le 13 juin près de Golden Ball Hill (site au nom approprié, où il y a eu des formations plusieurs années de suite, avec observations de boules et autres luminosités !). Au développement, une étrange forme lumineuse apparut juste au-dessus des épis.

Quand on photographie des centaines de crop circles, il finit bien par y avoir l’une ou l’autre “étrange forme lumineuse” que l’on n’a pas vue sur le moment, quelque part sur une ou l’autre image. (P. Gross)


34. 19 juin 1999, East Field (Wiltshire, Royaume-Uni) :

Frank Laumen, de Leverkusen (Allemagne), et des amis, observèrent et photographièrent une boule de lumière au bout de la formation “Sentence”.

Encore un témoin qui est en fait un fan des crop circles (www.visiblesigns.de) et fait du merchandising crop circles.

Une “boule de lumière”. Flash ? Reflet ? Vous n’y pensez pas voyons, une “boule de lumière” c’est forcément un OVNI faiseur de crop circles ! (P. Gross)


35. Eté 1999, Milk Hill, Royaume-Uni :

Une équipe de la télévision japonaise « Nippon TV », qui passa la nuit à Milk Hill, filma, au pied de la colline, un objet lumineux clignotant et envoyant des impulsions de lumière. Il se déplaça et survola East Field, où un grand pictogramme était apparu en juin. Ils s’en approchèrent à moins de 50 mètres, mais la boule s’éleva alors à toute vitesse à haute altitude. Il y a eu d’autres témoins.

Ne serait-ce pas par hasard cette belle vidéo d’un oiseau survolant un crop circle le 24 juillet 1999 et appelé “boule de lumière” dans les “documentaires” crop circles ?

Quand un oiseau bat des ailes… il devient “clignotant ! (P. Gross)


36. 9 juillet 1999, Silbury Hill, Royaume-Uni :

Le japonais Maki Masao, interviewé dans la vidéo “Contact”, raconta qu’il était venu dans un esprit totalement sceptique pour démasquer les crop circles. Deux expériences l’ont fait complètement changer d’avis. Le 9 juillet, à Silbury Hill, alors qu’il participait à une “méditation” de groupe avec onze autres personnes, ils eurent l’idée de tenter un contact et ils demandèrent l’apparition d’une formation montrant un motif de style japonais. Or, une telle formation (surnommée « l’hexagramme Origami ») est apparue le 29 juillet à Beckhampton, sur un motif japonais en papier origami ! L’autre expérience de Maki Masao a eu lieu de nouveau en méditation de groupe. Alors qu’il jouait de « l’okarina », les autres participants se sont exclamés car une grosse boule de lumière était apparue derrière lui !

Maki Masao est présenté dans le documentaire comme un “debunker professionnel”, alors qu’il n’a jamais rien « débunké » (désinformé) du tout, écrit Patrick Gross.

Au contraire, il mène là une “expérience psi” avec 11 personnes, il fait de la “méditation”, et il s’agit de “demander” aux “forces” qui font les crop circles de faire apparaître un crop circle “contenant un symbole japonais”. Cela n’a pas marché. (P. Gross)

Alors qu’ils n’étaient plus que cinq, ils ont recommencé une deuxième fois.

C’est lui seul qui parle d’une “grande boule de lumière” qui apparaît derrière lui quand il médite, et que malgré sa qualification de “debunker professionnel” il oublie de filmer. Mais il n’y a toujours pas de “crop circle avec un motif japonais” qui apparaît.

C’est à la troisième “méditation” que cela est prétendument un succès. Il y a un succès “un peu à l’ouest” – entendez un crop circle avec une figure hexagonale, la belle affaire, à une distance, lieu, et date d’expérience pudiquement non indiqués. (P. Gross)


37. 18 juillet 1999, Pickled Hill, Royaume-Uni :

Andy Buckley filma, depuis la colline Pickled Hill, six petits objets blancs dans le champ de blé situé au pied de Woodborough.

Andy Buckley est – cela devient lassant de le préciser – un autre des soi-disant “experts en crop circles”, de Manchester. Sur sa vidéo, vous verrez un oiseau plonger vers les “six lumières” qui ne sont que d’autres oiseaux. (P. Gross)


38. 24 juillet 1999, près de Woodborough Hill, Royaume-Uni :

Dans l’après-midi à Knapp Hill, deux Allemands, le docteur Joachim Koch et Hans-Juergen Kyborg, auraient observé et photographié une lumière brillante. Le docteur Koch a décrit son observation à Linda Howe : “Elle est apparue, de nulle part, comme lumière sphérique, argentée et lumineuse, d’environ quatre mètres de diamètre par comparaison avec la taille des arbres de Woodborough Hill.” Elle a évolué lentement pendant dix minutes, puis elle s’est effacée et a disparu.

Est encore omise l’information que Koch et Kyborg, alias “Kochkyborg”, sont encore une fois des “experts en crop circles” (www.kochkyborg.de) – du genre “mystérieuses énergies”, etc. Ils ont également fait eux-mêmes le crop circle en question, comme ils en ont fait plusieurs années de suite, là sur le terrain de Tim Carson, car ils pensent que l’on peut contacter les extraterrestres en leur donnant des messages par les crop circles. Ils pensent que les extraterrestres viennent d’Orion parce que cette constellation est “en rapport” avec certaines des anciennes pyramides égyptiennes. Ils organisent des “groupes de méditation” qui s’installent dans les champs et prient les extraterrestres d’Orion de répondre. (Voir leur livre “Die Antwort des Orion”, “La réponse d’Orion”.) Ce ne sont pas eux qui on vu une “lumière brillante”, mais un des participants à ces séances de méditation, nommé Hans Niehaus. (P. Gross)


39. 27-28 juillet 1999, Roundway Hill, Royaume-Uni :

Quatre personnes : Bert Jansen, Janet Ossebaard, Ed et Kris Sherwood, découvrirent, au développement d’une photo, une forte tâche de lumière inexpliquée semblant flotter dans l’air.

Bert Jansen est “expert” en crop circles et marchand de produits “New Age”, ainsi que Janet Ossebaard, Ed Sherwood et Kris Sherwood.

« Encore un défaut de photo promu en “lumière inexpliquée”… » (P. Gross)

Sur le site Web de Janet Ossebaard, on voit une série d’« orbes », lesdites “lumières inexpliquées qui semblent flotter dans l’air”, présentées par Janet Ossebaard avec son explication :

« Je ne pense pas que ce sont des sondes : des projectiles qui sont manoeuvrés à distance par exemple par une autre intelligence. Mon intuition me dit que ces lumières mystérieuses sont des manifestations de la grande Conscience divine universelle. Pas dans le sens biblique, mais dans le sens du Grand Esprit, de l’Unique, Tout ce Qui Est. Durant des siècles, l’humanité a donné divers noms à l’Unique : ce qui est intangible mais peut être perçu, ressenti et expérimenté… »

Commentaire de Patrick Gross :

« Voilà la sorte d’ufologie à l’oeuvre chez les “experts en crop circles”. »


40. 28 juillet 1999, Alton Barnes (Wiltshire, Royaume-Uni) :

Nick Nicholson (éditeur de “The Circular Review”) observa avec d’autres témoins, dont Carl Nevin, peu après minuit, de petites lumières au-dessus d’un champ. Le Lendemain, ils y trouvèrent une formation. Plus tôt dans la soirée, juste avant 21 heures, Mark Hawood et Carl Nevin avaient photographié sur vidéo des boules oranges et blanches, à Avebury Avenue of Stones.

« Il suffit de ne pas chercher d’explications simples possibles pour en faire des OVNIS et autres “boules de lumière”. Hawood s’écrit sûrement Harwood. » (P. Gross)


41. 1er août 1999, Roundway Hill, Royaume-Uni :

Bob Nicholas a photographié un « phénomène lumineux » à l’intérieur d’un cercle. Cette manifestation lumineuse n’est apparue qu’au développement du film.

Patrick Gross explique cette « manifestation lumineuse » par le cordon de l’appareil photo.


42. 3 au 4 août 1999, Woodborough Hill, Royaume-Uni :

Près de la formation “Long Barrow”, découverte le 4 août à West Kennet, Linda Howe, Simeon Hein et d’autres témoins observèrent, pendant 45 minutes, une lumière bleue et blanche, celle-ci pulsant régulièrement avec des flashs plus intenses. Cette lumière disparut soudainement. Elle a été vue, d’un autre lieu, par deux autres témoins, Chad et Gwen Deetken de Vancouver, qui l’ont observée avec des jumelles et ont constaté que ce n’était pas une voiture de police.

Alors était-ce une voiture de pompiers ? Une lumière de navigation d’un hélicoptère ? Pas de chance, tous ces “experts” avec leur matériel sophistiqué semblent avoir oublié de prendre des images. (P. Gross)

Le docteur Simeon Hein est le directeur de l’Institut pour la Résonance à Boulder (Colorado), et il étudie des sujets comme la vision à distance et les crop circles. Il a un doctorat en sociologie et a précédemment enseigné la méthodologie de recherche à l’Université de l’Etat de Washington. Il a d’abord appris la vision à distance en 1996 avant de s’impliquer dans la recherche sur les crop circles. Il pense que tous les crop circles, indépendamment de leur origine, créent des « effets magiques » en vertu de leur forme et de l’interaction subtile entre les humains, les plantes et la géométrie sacrée. En plus d’aider, avec l’Institut pour la Résonance, les visites de crop circles, il a continué à enseigner la vision à distance à Boulder et au Japon. L’un des livres de Simeon Hein est : « Intelligence planétaire : 101 étapes faciles vers l’énergie, le bien-être et la perspicacité intérieure »


43. 5 août 1999, Woodborough Hill et Tawsmead Copse (Wiltshire, Royaume-Uni) :

Bert Janssen et Janet Ossebaard ont filmé des lumières non identifiées, en compagnie d’Ed et Kris Sherwood, de Peter Sorensen, de Ron Russell et de plusieurs autres témoins. Le 6 août, on découvrit la formation “en panier” à Bishop Cannings. Le lendemain, le fermier mécontent nettoya le cercle, mais une boule fut filmée ensuite, laquelle décolla très vite de son emplacement.

Bert Janssen est-il un simple témoin ordinaire ? Encore une fois non, il est un auteur spécialisé “crop circles”, spiritualité, littérature “New Age”, organisateur d'”ateliers” de “life-coaching” où l’on “prend en main sa vie” à coup de mélanges de chamanisme et de physique quantique. (P. Gross)

Le documentaire « Contact », sur les crop circles, paru en VHS en 2001, a été réalisé et est vendu par Janet Ossebaard et Bert Janssen.

Janet Ossebaard (www.circularsite.com/index1.html) vend toute une gamme de “produits crop circles” : livres, DVD, photos, cartes postales, bijoux…

C’est elle qui est à l’origine du pseudo mystère des “mouches mortes”, dont elle a appris l’explication triviale, qu’elle a alors dissimulée.

Elle n’a toujours pas compris que des anomalies photographiques comme par exemple les “orbes” peuvent avoir des explications bien ordinaires. (P. Gross)


44. 7 août 1999, Barbury Castle, Royaume-Uni :

Près d’une formation apparue le 23 juillet, Donald Fletcher filma une boule blanche, puis une seconde, qui traversèrent le champ et semblèrent inspecter le pictogramme. On aperçut une seconde lumière passant en bordure de champ. Cette remarquable séquence figure intégralement dans la vidéo « Contact ». On y voit clairement une boule qui descend vers le cercle, le longe sur le bord en vol horizontal, puis le quitte en accélérant. Selon Michael Hesemann, c’est déjà la sixième vidéo de ce genre, depuis celle de Steve Alexander en juillet 1990.

Selon Patrick Gross, la « boule » filmée « n’est qu’un brave oiseau passant par là, cela saute aux yeux ! ».

En étudiant les vidéos de (…) “boules de lumière” qui “font” les crop circles, vous aurez l’occasion de constater que ces boules de lumière ne font pas du tout les crop circles, et également qu’elle volent souvent par couple, moeurs aviaires oblige. En regardant bien, vous verrez les “boules de lumière” battre des ailes. (P. Gross)

Michael Hesemann, note Patrick Gross, compte “six vidéos de ce genre” parce qu’il y inclut les canulars comme celui de la vidéo d’Oliver’s Castle

Patrick Gross écrit que, le même jour, Patricia Murray prit des photos sur lesquelles on découvrit “des lignes lumineuses, sans doute produites par de petites sources de lumière claire en mouvement”. On distingue bien, écrit Patrick Gross, les oiseaux et les insectes.

Patricia Murray est, dans le « crop circle business », aux côtés de Michael Glisksman (www.michaelglickman.co.uk), ce dernier étant “expert en géométrie des crop circles”. Il la présente comme étant une “poétesse et photographe qui étudie les crop circles à plein temps et a vécu des illuminations profondes dans les crop circles.” Elle a vendu la série de cassettes VHS “The Crop Circles Lectures”. (Site Web : www.cropcircleradius.com.)


45. 1-2 juin 2000, Silbury Hill, Royaume-Uni :

Charles et Frances Mallett observèrent “une boule de lumière jaune foncé” suspendue dans le ciel à environ 200 pieds (60 mètres) de hauteur. Une formation a été découverte le matin du 2 juin à West Kennett Long Barrow (un site proche, au sud de Silbury Hill).

Charles et France Mallett sont des « fans de crop circles » du “Silent Circle Cafe” (Cherhill, Wiltshire) : www.silentcircle.co.uk.

Il est naturellement inconcevable de prendre la Lune ‘‘gibeuse’’, décroissante derrière quelques nuages, pour une boule de lumière jaune foncée suspendue dans le ciel… sauf pour les ufologues sérieux qui se posent ce genre de questions avant de crier à l’OVNI.  (P. Gross)


46. 18 juillet 2000, Picked Hill, Royaume-Uni :

Remarquable vidéo de John Smith, prise de jour juste après 20 heures, montrant la longue trajectoire d’une petite boule lumineuse qui traverse le paysage, puis un crop circle. On voit même un oiseau poursuivre la boule, cet oiseau rebroussant brusquement son chemin en arrivant tout près d’elle.

En réalité, ce n’est pas un oiseau qui suit une “boule”, mais deux oiseaux.

Tout au long du documentaire “Contact”, nous avons des séquences vidéo de choses claires et floues qui battent des ailes dans la distance. Le documentaire assure que ce sont des “preuves époustouflantes” que les crop circles sont faits par on ne sait trop quelles forces extraterrestres ou paranormales.

Il suffit de vous rendre dans la nature avec une caméra vidéo et de filmer pour obtenir la même sorte de “BLURFOS” (oiseaux, insectes) qui seraient des “preuves époustouflantes”.

Mais le sensationnel vend mieux, et la publicité vante donc :

“Dans ce documentaire époustouflant, nous sont montrées un certain nombre de vidéos de boules de lumière autour des crop circles. Cela comprend des exemples fournis par John Smith, Steve Alexander, Kerry Blower, Peter Sorensen, Dominik et Constantin von Durckheim, Donald Fletcher, John Wheyleigh, Stuart Dike, et des rapports verbaux de Charles R. Mallett, de Robbert van den Broeke et de Maki Masao. Ceux-ci fournissent la preuve “d’un rapport irréfutable entre les crop circles et les lumières.” (P. Gross)


47. La vidéo de John Smith :

Patrick Gross écrit que beaucoup de gens cités comme témoins d’OVNIS qui font des crop circles « ont compris par la suite que ce sont des gens qui font les crop circles, et qu’une tache sur une photo ou une lumière qui passe dans la nuit n’est pas forcément un OVNI qui fait ou visite les crop circles ». Beaucoup l’ont compris, ajoute-t-il, « mais pas tout le monde ».

Ainsi, la vidéo de John Smith à Picked Hill montre, selon Patrick Gross, non pas un OVNI ou une boule de lumière poursuivi (e) par un oiseau, mais un oiseau dont on voit les ailes battre.


48. Juillet 2000, Bishop Cannings (Wiltshire, Royaume-Uni) :

Une vidéo de Peter Sorensen montre une boule lumineuse qui traverse très vite le champ de la caméra au-dessus d’une formation.

Bishop Cannings est le village où vit Matthew Williams. Ce dernier, présenté ici comme “témoin”, est « l’un des artistes qui font les crop circles ».

« Il y a été arrêté par la police en 2003 et a été condamné à une bonne amende pour avoir fait des crop circles dans la région, le matériel ayant été trouvé chez lui suite à la perquisition. » (P. Gross)

Quant à Peter Sorensen, son avis au sujet des crop circles a changé.

D’abord certain que beaucoup de formations étaient trop grandes et complexes pour être faites par des gens au milieu de la nuit, il a graduellement réalisé la façon dont elles pourraient effectivement être créées par une équipe d’artistes motivés avec des outils étonnamment simples. Il a examiné les méthodes de base, et par la suite il a “déconstruit” même les conceptions les plus complexes. Ces dernières années, il est devenu un fabricant professionnel de crop circles (remboursant les fermiers de leur récolte), et il a fait plusieurs crop circles pour des documentaires de TV, et même des logos pour des entreprises.

Son changement d’opinion n’a certainement pas enchanté la communauté des croyants aux crop circles. Il est considéré comme un traître qui s’est vendu et est devenu un complice du “cover-up” du gouvernement ! (P. Gross)


49. 31 juillet 2000, près d’East Kennett, Royaume-Uni :

Dans la nuit, Ed et Kris Sherwood virent un objet lumineux clair de couleur jaune poursuivi à basse altitude par un hélicoptère militaire passant très bas au-dessus d’eux. D’autres témoins ont filmé, à distance, la scène : le jeune photographe allemand Frank Laumen et le Britannique Andy Buckley.

Sur la vidéo, on voit deux points lumineux.

« Selon Frank Laumen, c’est là l’hélicoptère poursuivant l’OVNI.

Devinette ufologique : lequel est l’hélicoptère et lequel est l’OVNI ? » (P. Gross)

A une autre occasion, Kris Sherwood (CropCircleAnswers.com) a pris une photo surprise « de BURFO (“rien vu pendant la prise de vue”) pour un OVNI gris en forme de disque ».

Et c’est, prétend Patrick Gross, « de telles choses, les inévitables insectes, bouts de papier, oiseaux », que l’on appelle OVNIs ou “boules de lumière des crop circles”…

Ed Sherwood, qui dit être voyant et guérisseur, a écrit, sur Internet, de longs articles développant « ses théories mystiques et biscornues sur les crop circles ». Le site des Sherwood est à www.cropcircleanswers.com. Ce site présente des “photos d’anomalies”, appelées “parapsychologiques”, qui ont été prises près de crop circles ou de sites archéologiques… Le verdict de Patrick Gross est toujours le même :

Anomalies ? Des reflets, orbes, surexpositions, doigt devant l’objectif, fumées, vapeurs, défauts, insectes, oiseaux, le lot habituel de “photos-surprises”.

Alors qu’Ed Sherwood méditait dans un crop circle pour voir des “boules de lumière”, Kris photographiait.

Sur l’image, son doigt est dans le champ de l’objectif, à gauche, et le flash illumine le sol devant Ed. Analyse scientifique ? Kris prend l’illumination du sol par le flash pour une “luminosité ressentie et photographiée”… Le reste est à l’avenant, avec force “orbes” évidemment, celles dont Gildas Bourdais annonçait ne pas vouloir en citer. (P. Gross)

Frank Laumen et Andy Buckley sont eux aussi des “experts en crop circles”.


50. 3 août 2000, East Field, Royaume-Uni :

Des témoins virent trois hélicoptères militaires survolant un « crop ». Linda Howe surveilla le terrain de nuit avec deux collègues, avec un appareil de vision nocturne. Vers minuit, ils observèrent un éclair de lumière rouge, puis un ovale jaune qui sembla pulser. Pendant quelques minutes, ils ont eu l’impression d’une forme de communication, l’objet semblant réagir à leurs appels.

Il y a en tout et pour tout “un éclair de lumière rouge” qui pourrait être n’importe quoi, et “un ovale jaune qui semble pulser” qui pourrait être n’importe quoi également.

En somme, une “experte” alléguée en crop circles, OVNIS et autres mystères, mais aucun rapport détaillé, au contraire un témoignage ridiculement maigrichon et totalement inexploitable. Aucune donnée. Pas d’angles d’élévation, pas de direction, pas de chronométrage, pas d’heure, pas de lieu précis, pas de récit verbatim, pas même le minimum en matière de témoignage. Ne parlons même pas d’enquête, il n’y en a pas l’ombre. Un “rapport d’observation” en deux phrases courtes… Lamentable. (P. Gross)

L’“appareil de vision nocturne”, lequel ne montre pas les couleurs, n’est nullement précisé non plus. Jumelles ? Infrarouge ? Allez savoir…

Et un petit secret ufologique de ma part – les vrais ufologues le noteront dans leurs tablettes – : de nuit, les pales de rotors d’hélicoptères génèrent des infrarouges, invisibles à l’oeil nu mais faisant de beaux OVNIS “pulsants” sur caméras infrarouges.

Qu’en est-il de la “forme de communication” ?

Quand des “experts en crop circles” font des veilles de nuit dans les champs, ils ont des lampes de poche et des torches, et ils se prennent les uns les autres, dans la distance et l’obscurité, pour des “lumières mystérieuses”. Ils font clignoter leurs lampes, et bien entendu ils ont des réponses d’une “intelligence” : les autres veilleurs dans la distance leur répondent en faisant aussi des signaux avec leur lampes !

Ajoutez les militaires de la région avec leurs avions, hélicoptères, fusées éclairantes, leurres anti-missiles, les ordinaires avions de ligne dans le lointain, un orage, les flashs des photographes, les phares des voitures, les phares des machines agricoles, et les observations d’OVNIS et autres “lumières dans la nuit” sont garanties. Il ne manque qu’une chose à tout cela : l’ufologie sensée, celle des ufologues qui réfléchissent et enquêtent. (P. Gross)


51. Début août 2000, près de Windmill Hill, Royaume-Uni :

Selon Linda Howe (citée par Michael Hesemann), un architecte d’intérieur de Farnham a observé, avec sa fille Claire (14 ans), un triangle noir, des lumières rouges, et un “disque pivotant”, qui évoluaient au-dessus d’un pictogramme. Le triangle « était très grand, n’avait aucune lumière et ne faisait aucun bruit, il volait dans un parfait silence ». Des lumières rouges semblaient le suivre.

Le crop circle « aurait eu du mal à avoir été créé par cet OVNI », étant donné que les témoins s’étaient installés pour la nuit (afin de guetter un éventuel OVNI), et ce, avant l’arrivée de l’OVNI aperçu.

Ils ont vu une lumière au sud et ont pris les jumelles. Ils ont alors constaté que la lumière semblait « en forme de disque » et qu’elle “rougeoyait”. (“Glowing” : luire, être brillant, luminescent.) Quand cette lumière partit, la fille vit, ailleurs, deux autres lumières rouges.

Impossible de savoir ce qu’est le triangle, qui, dans le récit, semble indépendant de ces lumières et aller très vite. Il est décrit comme “très grand” et silencieux, sans que l’on sache s’il est observé aux jumelles ou non… (P. Gross)

On ne sait pas si le “pictogramme” était déjà là… Selon Patrick Gross, l’histoire originale, de recopie en recopie, a été déformée dans une perspective sensationnaliste…


52. 12 août 2000, Golden Ball Hill, Royaume-Uni :

Vers 23 heures 30, Linda Howe, Andrew Buckley, et d’autres témoins (sept en tout), virent une boule lumineuse orange au-dessus de la colline “Golden Ball Hill”. C’est une observation complexe, avec plusieurs boules, éclairs de lumière, etc. Le lendemain, on découvrit, au pied de la colline, le “pictogramme de l’année”.

Cette fois encore, comme par hasard, les témoins sont des gens complètement impliqués dans le sujet des crop circles.

Aucune information ufologique exploitable n’est fournie.

Le “pictogramme de l’année” n’a rien de bien différent des autres de cette année-là.

Et enfin, la farce ultime : les “croyants” se sont maintenant mis à raconter que la colline s’appelle “Golden Ball Hill” à cause des boules de lumière que l’on y verrait prétendument.

Boules de lumière et éclairs divers y abondent… lorsque les hélicoptères de la RAF s’entraînent.

Rapport détaillé ? Enquête ? Oubliez ça. (P. Gross)


53. 13-14 août 2000, Milk Hill, Royaume-Uni :

Charles Mallett, de sa voiture et malgré une très forte pluie, observa deux éclairs lumineux semblant provenir de la colline de Milk Hill. Le lendemain matin, on y découvrit le fameux pictogramme géant à six branches de Milk Hill.

Hesemann réussit l’exploit de trouver extraordinaires des éclairs lumineux, parce que c’est “malgré” une forte pluie ! Lors d’une nuit de pluie, deux éclairs lumineux n’ont rien d’extraordinaire : ils peuvent tout simplement être les éclairs du tonnerre. (P. Gross)


54. Nuit du 20 au 21 août 2001, Hoeven, Pays-Bas :

Nancy Talbott témoigne avoir vu, avec le jeune Robbert van den Broeke, un phénomène lumineux. Ils l’ont vu, vers 3 heures du matin, depuis leurs chambres dans la maison (où Nancy Talbott était invitée) des parents de Robbert van den Broeke. A trois reprises, la nuit a été illuminée brièvement par une colonne de lumière semblant tomber du ciel. Tout de suite après ce phénomène, ils ont découvert une formation dans le champ qui bordait la maison, à l’emplacement précis où le tube de lumière avait atteint le sol.

Patrick Gross a critiqué les allégations de Robert van den Broeke. (Pour cette critique, voyez le texte : « Les crop circles. (5) La critique de Patrick Gross. Deuxième partie. »)

 

* La conclusion de Patrick Gross :

Les “OVNIS des crop circles” et autres “boules de lumière dans les crop circles” se résument à des histoires racontées, non pas par des témoins “ordinaires” n’ayant pas partie prenante dans la controverse, mais par des témoins qui sont quasiment toujours, comme par hasard… les marchands de produits crop circles eux-mêmes.

Les données se résument à quelques lignes, tellement résumées qu’elles en sont inexploitables, déformées, débarrassées de tout ce qui dérangerait la croyance aux “mystérieux crop circles”. Absolument aucune enquête digne de ce nom n’est faite, pas même de niveau débutant, et les explications ordinaires les plus évidentes ne viennent même pas à l’esprit des prétendus “experts en crop circles”.

Dans les rares cas où au moins quelque chose est montré, une vidéo, une photo, on ne voit là que les confusions et canulars bien classiques : oiseaux, “orbes”, rayons de soleil perçant les nuages, reflets sur des vitres, surexpositions, insectes, etc.

Pas un seul de ces quelque 60 cas n’a fait l’objet d’une enquête ufologique. Jamais les causes triviales possibles ne sont même envisagées. Les experts en crop circles ne sont pas des ufologues, ils croient simplement tout sans se poser la moindre question. Et certains ufologues les suivent, croyant également à tout sans la moindre réflexion ou vérification, et diffusant ensuite cela pour le public convaincu d’avance, qui ne fait pas non plus le moindre effort de réflexion, recherche ou vérification !

Tout cela fait des livres entiers de sornettes, des “documentaires”, des CD-roms, des DVD, des VHS, des conférences, des pages web avec appel à donation, et cela marche très bien. Ne pas y croire n’est pas toléré, montrer ce qu’il en est vraiment expose aux rancoeurs, insultes et censures.

Il y a là une ufologie de grand-papa, dans laquelle la crédulité est exigée, et dans laquelle la vente du sensationnel est le but.

 

B) MON COMMENTAIRE :

Suite à cette analyse, il faut reconnaître qu’il ne reste pas grand-chose du lien allégué « boules lumineuses et crop circles ». En effet :

– Les témoins sont des « experts en crop circles », en l’absence, apparemment, de témoins qui pourraient être jugés plus « objectifs ».

– Il y a peu de détails, ce qui ne permet pas une évaluation aisée des cas.

– Il n’existe pratiquement jamais d’enquête digne de ce nom, celle-ci devant contenir une évaluation des explications triviales possibles (oiseaux, insectes, orbes, surexpositions…).

Cela signifie-t-il que le dossier est vide ? Si la critique relative aux artefacts du type oiseaux, orbes, etc., est manifestement valable pour nombre de cas mentionnés ci-dessus, il serait imprudent d’affirmer que tous les cas évoqués s’expliquent de la sorte. Il ne faut pas oublier que Patrick Gross est un adversaire acharné de l’explication « exotique » de certains crop circles et qu’il peut donc surestimer, dans certains cas critiqués, la validité des explications triviales.

On trouve, dans « Messages », le livre – très critiqué, bien sûr, par Patrick Gross – de Michael Hesemann, quelques photos de phénomènes lumineux dans les parages de crop circles :

– Un phénomène lumineux dans le pictogramme de Grasdorf, photographié, le 26 juillet 1992, par Dieter Senger. Evidemment, Patrick Gross parlerait sûrement de surexposition, mais cette explication n’est pas évidente. Il ne s’agit cependant pas de boule lumineuse.

– Une photo, prise durant l’été 1993, montre une manifestation lumineuse dans le pictogramme de Heerlen (Hollande).

Une boule lumineuse photographiée au-dessus d’un pictogramme d’Alton Barnes, cette photo ayant été prise par Frank Laumen le 19 juin 1999. L’agrandissement montre qu’il ne s’agit pas d’un oiseau, d’un orbe, etc.

– Une autre photo, prise par Frank Laumen (au début d’août 2001) à Gudensberg (dans le nord de la Hesse, au pied du mont Odin, en Allemagne), montre une boule lumineuse évoluant près d’un pictogramme. L’agrandissement montre ici aussi qu’il ne s’agit pas d’un oiseau, d’un orbe, etc.

On trouve, dans « Crop circles », un livre d’Andreas Müller, une photo montrant dans le ciel un « OVNI » positionné au-dessus d’une formation céréalière. L’agrandissement de l’image montre qu’il ne s’agit pas, en tout cas, d’un oiseau ou d’un orbe

Une photo, prise le 31 juillet 1999, montre une structure spiralée à l’intérieur de la formation de Roundway (Wiltshire). Nous avons vu, plus haut, que cette structure a été expliquée par Patrick Gross (il donne la date du 1er août 1999) comme étant le cordon de l’appareil photo. Ainsi que je l’ai vérifié, on peut en effet obtenir ce genre de photo en photographiant par inadvertance le cordon devant. On notera cependant que ce type de photo ressemble aussi à l’effet obtenu par ce qui est appelé, par Benjamin Creme, une « bénédiction lumineuse »… (Ce sujet est évoqué dans mon livre : « Le retour du Christ : une réalité imminente ? ».)

Sur une autre photo, prise le 13 juin 1999, on voit un phénomène lumineux vu du sol. Et sur une photo prise le 14 juin 1999 on aperçoit, en vue aérienne, un phénomène lumineux. Les photos sont de Francine Blake. (1) S’agissant de cette dernière photo (prise à Alton Barnes, Wiltshire), on notera que le Maître de Benjamin Creme a indiqué que la forme apparaissant près de l’agroglyphe est celle d’un vaisseau spatial venant de Jupiter. (2)

On trouve, dans le livre (« Crop circles ») de Colin Andrews et Stephen Spignesi, deux photos intéressantes :

Sur la première, on voit deux boules de lumière dans un champ avec un agroglyphe, et là aussi l’agrandissement permet de constater qu’il ne s’agit pas d’oiseaux ou d’orbes, par exemple.

L’autre photo montre Colin Andrews sur le site de la formation de « l’Ensemble de Julia » (près de Stonehenge). On remarque dans le ciel, à gauche, un « OVNI ». Il s’agit d’une photo de Joan Lundgen. L’agrandissement ne permet pas d’identifier cet « OVNI » à un oiseau. En outre, ce n’est pas un orbe. (3)

Jean-Michel Grandsire, qui édite la revue « Parasciences », est allé en Angleterre, durant l’été 2009, afin de voir les agroglyphes de la saison. Il était accompagné de Pierre Beake et de trois amis de ce dernier. Voici son témoignage :

« Leur but était simple : parvenir à filmer ces étranges petites boules parfois observées en mouvement au-dessus des crops, qui intriguent tant les chercheurs.

Jusqu’à présent, ces fameuses boules n’ont été filmées que de manière fortuite.

Il faut dire que ce n’est pas spectaculaire. Imaginez un champ de blé ou de céréales au-dessus duquel une boule blanche qui ressemble à une balle de tennis évolue harmonieusement, montant ou descendant pour, après avoir donné l’impression de chercher un point d’impact, s’y précipiter sans provoquer le moindre mouvement dans les céréales.

De telles boules ont été filmées à de nombreuses reprises, parfois même à partir d’un hélicoptère qui survolait les fameux crops, mais jamais de manière quasi systématique.

Le but de l’équipe était d’y parvenir et, j’ai pu le constater, ils ont atteint leur but.

Pour cela, l’ami dissipé et tant décrié qu’est l’ami Pierre n’a pas hésité à passer des heures, l’œil rivé au viseur de sa caméra, à tenter de déceler le moindre mouvement suspect, pendant que le reste de l’équipe, caméra de contrôle en action ou jumelle en mains, l’épaulait dans cette tâche pour le moins ingrate.

Résultat : deux ou trois boules en mouvement filmées chaque après-midi !

Ajoutons à cela quelques photos-surprises pour le moins étonnantes, et vous aurez une idée de la moisson 2009 de ces chercheurs peu orthodoxes mais diablement efficaces ! » (4)

Ce document filmé se trouve dans un DVD de l’équipe de www.coldevence.com

Denis Alarcon et Pierre Beake sont membres de l’association coldevence.com (Site web : http://www.coldevence.com) Depuis 2003, l’équipe de coldevence.com consacre chaque année jusqu’à plusieurs séjours au coeur du Wiltshire (sud de l’Angleterre) afin de mieux cerner les manifestations insolites dont cette région est le siège : traces géométriques dans les champs de céréales, évolution de boules lumineuses au-dessus ou à proximité de ces mêmes champs. C’est à ce phénomène des boules lumineuses que Denis Alarcon et Pierre Beake ont consacré un article dans le numéro de l’hiver 2010/2011 de « Parasciences » et dans celui d’avril-mai 2011 de « Sacrée planète ».

L’équipe de coldevence.com a commencé par visionner divers documents circulant dans le milieu des chercheurs ou sur le Net, « bien qu’Internet ne représente pas, loin de là, une source d’informations suffisamment fiable, beaucoup de documents étant difficiles à ”tracer” pour remonter à leur source ». Puis, à l’occasion de divers voyages dans la campagne anglaise et de tournages là-bas, les membres du groupe ont pu capter en vidéo certaines manifestations de boules blanches.

On peut distinguer deux catégories : les manifestations nocturnes et les manifestations diurnes.

« Dans les observations de nuit, positionnés sur le sommet de collines permettant d’avoir une vue dégagée sur les environs, nous avons pu filmer à plusieurs reprises des apparitions de boules lumineuses. Elles sont généralement fixes dans le ciel (compte tenu des points de repère dont nous disposions), à des hauteurs angulaires assez faibles (en général moins de 30°), produisant une lumière plus ou moins intense, les manifestations durant de quelques secondes à quelques dizaines de minutes.

Certains rationalistes ne voulant voir dans ces manifestations que des flares (des fusées éclairantes pour illuminer une portion de terrain à l’occasion de manœuvres militaires) tirés par l’armée britannique, nous avons procédé aux vérifications d’usage en filmant ces dispositifs. Les vidéos sont visibles sur nos différents films documentaires – série UFOs et Crop circles, produits par l’association coldevence.com »

La comparaison des deux phénomènes montre qu’ils n’ont rien de commun.

« Dans un cas, on discerne parfaitement, notamment à l’aide de caméras vidéo à haute sensibilité en très basse lumière, les traînées de combustion du magnésium qui brûle sous le parachute et le mouvement de descente caractéristique en feuille morte.

Dans l’autre cas, on observe l’apparition brutale dans le ciel de ces boules lumineuses très intenses qui restent immobiles, parfois pendant plusieurs dizaines de minutes, avant de s’éteindre sur place, soit progressivement, soit à la façon d’une ampoule puissante, comme si l’on avait agi sur un interrupteur. »

Plusieurs témoignages ont évoqué de puissants flashs nocturnes au-dessus de certains champs, ces derniers révélant au matin des agroglyphes.

« Nous-mêmes avons pu filmer de nuit, pendant l’été 2004, un ensemble de lumières statiques se découpant en plein ciel. Le champ incriminé allait révéler le lendemain une trace que l’on peut voir dans notre premier film documentaire. »

Les observations de jour sont encore plus spectaculaires, quoique moins facilement discernables, ce qui fait qu’elles peuvent passer inaperçues pour beaucoup de personnes présentes sur le terrain. Plusieurs séquences vidéos ayant révélé, par « hasard », de telles boules évoluant à proximité de crop circles, voire décollant ou disparaissant à la surface de ceux-ci, les membres de l’équipe se sont efforcés de « traquer » ces manifestations, en s’installant de jour sur des collines surplombant des champs vierges ou non de traces.

« En effet, à ce jour, rien ne permet d’affirmer de façon certaine que les deux phénomènes sont intimement liés par une relation de cause à effet, comme a notamment voulu le suggérer une célèbre séquence vidéo qui s’est avérée être un habile montage. On pouvait voir sur ce document très spectaculaire deux boules lumineuses se livrant à d’élégantes arabesques au-dessus d’un champ vierge, créant, en quelques secondes, une figure géométrique à la surface du champ ! »

L’équipe a multiplié les périodes de guet dans des zones de la campagne anglaise offrant une visibilité bien dégagée sur une large étendue.

« Afin de mettre un maximum de chances de notre côté, nous avons travaillé exclusivement avec un grand-angle, les cameramen de notre équipe se protégeant du soleil sous des toiles ou un tissu, de façon à bénéficier de bonnes conditions de visionnage des écrans LCD des caméras installées sur trépied. Les autres personnes composant ce dispositif de surveillance balayaient du regard les environs, prêtes à donner l’alerte. Observer à l’oeil nu, et également à travers l’écran de contrôle des caméras, augmentait sensiblement notre capacité à détecter la présence de ces phénomènes. Nous focalisions notre attention sur la surface des champs pour bénéficier de l’effet de contraste nous permettant de mieux discerner la présence éventuelle du phénomène.

Nous avons pu dans ces conditions observer et filmer à plusieurs reprises ces intrigantes manifestations. En compilant les différentes séquences tournées, il apparaît que les boules de lumière peuvent se présenter soit isolément, soit en groupe, se livrant à des évolutions variées, selon des trajectoires, soit rectilignes, soit erratiques, comme si ces phénomènes semblaient rechercher quelque chose sur le sol. C’est en tout cas ce que peuvent laisser supposer certaines des séquences tournées par nous ou par d’autres équipes. »

Aucune confusion n’est possible avec des papillons, de petits volatiles, ou des débris végétaux poussés par le vent.

« Les boules peuvent apparaître plus ou moins bien contrastées ou lumineuses. Elles adoptent parfois des vols rasants, ou suivent au contraire des mouvements ascensionnels ou descendants très abrupts vers le sol. Leurs trajectoires peuvent ne pas varier durant toute la phase d’observation ou, dans d’autres cas, adopter des changements de direction brutaux, parfois à angles droits ou angles aigus. Les vitesses de vol sont, elles aussi, très variées, parfois marquées par des phases de fortes accélérations, les vitesses se chiffrant alors à l’évidence à plusieurs centaines de kilomètres à l’heure, ou des ralentissements, voire des quasi-arrêts.

Parvenir à suivre leurs évolutions peut parfois s’avérer une véritable performance, le caméraman ayant toutes les peines du monde pour garder le phénomène dans son champ de vision.

Généralement, on perd de vue ces boules de lumière quand elles s’élèvent dans le ciel. Le manque de contraste ne permettant pas alors de les suivre des yeux longuement. C’est également le cas quand elles plongent vers le sol pour disparaître entre les épis à la surface des champs de céréales.

Dans certaines circonstances, nous avons pu les suivre sur des distances relativement importantes, pour constater qu’elles semblaient parfois suivre les contours du relief. »

Le comportement général de ces boules lumineuses suggère fortement des mouvements « contrôlés ».

« Les séquences vidéo les plus impressionnantes sont celles où nous voyons plusieurs boules de lumière. Plusieurs de ces séquences spectaculaires sont insérées dans nos documentaires, notamment dans notre troisième film sorti en 2010. On peut alors avoir l’impression d’assister à un véritable carrousel, chaque boule semblant suivre une trajectoire propre ou se rassembler pour plonger au sol dans une même zone.

Lorsque les boules disparaissent à la surface du sol, une question lancinante subsiste : se sont-elles réellement posées ou se sont-elles dématérialisées ? Nul ne peut le dire à ce stade de l’enquête…

Nous avons tenté à plusieurs reprises de dépêcher des membres de l’équipe dans la zone d’atterrissage en les guidant du mieux possible à l’aide de repères visuels. Certains d’entre nous restaient sur le point élevé d’où avait été filmé le phénomène et communiquaient des indications par téléphone portable à ceux qui progressaient dans les champs, en direction de l’endroit où la manifestation avait disparu.

Ces recherches au sol se sont révélées infructueuses en ce qui nous concerne, mais il nous a été rapporté un bien curieux incident par deux autres enquêteurs qui s’étaient livrés à la même démarche. Dans ce cas précis, celui resté sur un point élevé continuait à distinguer, au travers du viseur de sa caméra, le phénomène qui s’était immobilisé à très faible hauteur au-dessus d’un champ, pendant que son collègue s’approchait de la zone où la manifestation se trouvait, sans pour autant pouvoir la distinguer. A un moment donné, alors que celui qui s’était mis en mouvement se trouvait de toute évidence directement sous le phénomène selon les observations de son équipier, et qu’il ne parvenait toujours pas à discerner quoi que ce soit, son collègue lui demanda alors de lever les bras au-dessus de lui. C’est alors que celui-ci ressentit un violent choc électrique qui le jeta au sol, à moitié sonné ! Ce fut pour eux une expérience particulièrement traumatisante, et qui nous induit à penser qu’il y aurait un risque potentiel à se trouver trop près de ces phénomènes . »

Sur une célèbre séquence vidéo, on voit une boule évoluer à travers champs selon un vol vaguement ondulant, jusqu’à passer à proximité d’un tracteur, provoquant l’arrêt du moteur de celui-ci. Ceci laisse supposer une possible interférence électromagnétique entre le phénomène et le système d’allumage électrique du moteur thermique du véhicule.

Une séquence filmée par l’équipe du coldevence.com semble montrer la réaction d’une boule de lumière à la présence de personnes dans un champ.

« En effet, alors que deux membres de notre équipe se trouvaient dans un vaste champ de blé, une boule de lumière est apparue en bordure du champ pour se diriger directement vers eux selon un vol assez rasant. Juste avant de les survoler, la boule de façon très nette incurve sa trajectoire pour, peut-être, maintenir une certaine distance entre elle et eux (distance de sécurité ?, on pourrait y songer en pensant au témoignage rapporté plus haut !). Il est utile de préciser que les deux amis dans le champ n’ont à aucun moment eu conscience de la présence du phénomène, pourtant bien visible sur l’écran de la caméra.

La boule a poursuivi alors son vol pour passer dans un champ voisin, où elle a alors croisé deux autres boules qui sont apparues dans le champ de la caméra, le vidéaste se livrant à un travelling pour suivre l’évolution de la première boule. La première boule a alors changé de trajectoire pour rapidement piquer vers le sol et disparaître, rejointe à quelques secondes d’intervalle par une des deux autres boules ! »

L’équipe a aussi reproduit plusieurs vidéos tournées par d’autres enquêteurs, les manifestations ayant pu dans ces cas être enregistrées depuis les airs à partir d’un aéronef. Peter Heppa, le caméraman allemand, n’a pas eu conscience du phénomène, et ce n’est qu’en revisionnant ses rushs au sol qu’il a constaté celui-ci, en l’occurrence une boule blanche décollant du centre d’un crop circle « et s’élevant sur une trajectoire légèrement inclinée et rectiligne, selon une trajectoire à contresens de l’aéronef dans lequel il avait pris place ».

Une autre séquence filmée par la même personne révèle une boule évoluant à grande vitesse, bien plus bas que le vidéaste, selon une trajectoire parfaitement rectiligne.

La taille des boules de lumière est de l’ordre de quelques dizaines de centimètres tout au plus (même si certains enquêteurs ont parfois évoqué des tailles pouvant aller jusqu’à plusieurs mètres !).

Ces manifestations semblent intéresser les autorités militaires. L’équipe de coldevence.com a pu filmer à plusieurs reprises des hélicoptères de l’armée anglaise évoluant en rase-mottes au-dessus des champs où de tels événements s’étaient produits.

 

– Le lien avec les phénomènes du col de Vence :

Ces séquences rappellent le film tourné en 2001 au col de Vence (Alpes-Maritimes), séquence reproduite dans le premier film documentaire. L’attention du vidéaste avait été attirée par les évolutions, à très basse altitude et très faible vitesse, d’un hélicoptère, comme si l’équipage cherchait quelque chose au sol.

« Ayant filmé toute cette séquence, il remarqua plus tard, en passant les images au ralenti, deux anomalies : deux boules lumineuses, la première apparaissant brutalement à la lisière d’une haie d’arbres en contrebas, pour bondir ensuite vers le ciel à très grande vitesse. (Un autre groupe d’enquêteurs ayant examiné le film a pu estimer l’accélération à plusieurs dizaines de G, tout en écartant toute confusion avec un artefact optique lié au fonctionnement de la caméra.) Dans la deuxième séquence, une boule blanche (la même ou une autre ?) passe rapidement sous la ligne de vol de l’hélicoptère au moment où celui-ci finit par s’éloigner. »

L’équipe du coldevence.com a pu filmer de telles manifestations de boules blanches au-dessus du col de Vence.

« S’agit-il du même phénomène que celui observé en Angleterre ? Il y a, selon nous, de fortes présomptions pour le croire. » (5)

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Ainsi, n’en déplaise à Patrick Gross et à tant d’autres individus, les « boules lumineuses » associées à certains crop circles existent bien, ce qui, du même coup, peut invalider la thèse selon laquelle tous les agroglyphes sont de fabrication humaine.

Alain Moreau

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Références :

1. Andreas Müller, « Crop circles », éditions Véga, 2003, p. 148, 154-155.

2. « Partage international », n° 219, novembre 2006, p. 18.

3. Colin Andrews et Stephen Spignesi, « Crop circles », éditions Exclusif, 2007, cahier photos entre les pages 128 et 129.

4. Jean-Michel Grandsire, « Parasciences », n° 75, automne 2009, p. 75-76.

5. Denis Alarcon et Pierre Beake, « Parasciences », n° 80, hiver 2010-2011, p. 66-72. 

6. Denis Alarcon et Pierre Beake, « Sacrée planète », n° 45, avril/mai 2011, p. 28-33. 

 

Suite : “Les crop circles. (7) La critique de Patrick Gross. Quatrième partie.”

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