Les crop circles (5) La critique de Patrick Gross. 2ème partie

 cropcircle-lizzano-2008Voici la suite de la critique de Patrick Gross, les éléments d’information ayant été également extraits de son site :


1. Un crop circle à Lizzano, Italie, trouvé le 12 juin 2008 :

La page originale présentant le crop circle en question se trouvait à l’adresse suivante :

Les thèmes astronomiques dans les crop circles ne sont pas une nouveauté. Dans la première période des premiers crop circles, celle de 1980 à 1983, il s’agissait de ronds simples pour faire croire à des atterrissages de soucoupes volantes. Par la suite, cela a été l’explosion des crop circles artistiques, ”complexes”, et à peu près tout a été fait. Thèmes astronomiques, vélo, messages en texte clair ou codé, fractales, jeux d’échecs, symboles ésotériques ou mythologiques, tête d’extraterrestre, logos de grandes compagnies, bijoux, cailloux, hiboux, choux… etc.

Les plus complexes, les plus grands, sont ceux réalisés par les équipes britanniques : ils ont parfois 20 ans d’expérience !

Dans les autres pays, les dessins sont de manière générale bien plus modestes, étant souvent le fait de novices ou d’équipes s’étant mis à cet art un peu particulier bien plus tard.

cropcircleVECA2Tel est le cas de cette formation italienne qui ne montre que des ronds et un cercle avec symétrie axiale autour d’une ligne. Les tramlines, les traces de passages des machines agricoles, un des moyens faciles d’entrer dans un champ sans laisser voir le passage, sont bien là.

Que peut-on dire d’une telle formation ? Pas grand chose sinon qu’elle montre des imperfections typiques et prévisibles selon la logique de la construction. (P. Gross)

Une photo aérienne, venant d’un journal, permet, écrit Patrick Gross, de voir ces imperfections. Voici les imperfections que l’on voit :

 Les plus grands cercles et ronds sont les plus faciles à tracer. Une personne au centre tenant une ficelle, une autre traçant le contour. Il y a tout de même une imperfection qui se distingue sur le plus grand cercle à sa partie droite. L’arrondi est loin d’être parfait.

Doug-Bower-cropcircleLes deux plus petits cercles en ‘‘avant plans’’ ne sont pas bien ronds. On “sent” bien le “rattrapage” qui a obligé à les “patatiser” quelque peu pour les faire se suivre sans se chevaucher.

La forme en demi-lune la plus proche du photographe montre également une cassure de la courbure. Sur la droite, il a fallu rattraper par un angle un peu brusque pour aller retrouver la pointe.

Enfin, la partie la plus délicate dans la formation est celle des extrémités des “croissants”. Les deux croissants sont deux portions de cercles, et leurs “pointes” sont logiquement assez bâclées. Vous ne pouvez pas, en étant au sol en train de les aplatir, être sûr de donner la même géométrie à l’une et l’autre pointes. (P. Gross)

La pointe de droite est plutôt réussie, terminant le croissant en pointe presque harmonieuse, tandis que celle de gauche est plus pataude.

« Je ne vois donc rien dans ce crop circle qui puisse le faire attribuer à autre chose qu’à des gens. » (P. Gross)

 

2. Deux crop circles étudiés par Eltjo Haselhoff :

Eltjo Haselhoff s’est intéressé à deux crop circles de Hoeven (Hollande) réalisés en 1999. Selon lui, ils pourraient avoir été faits par des boules de lumière.

L’information testimoniale, considérée comme fiable, n’a fait l’objet d’aucun examen.

Un compte rendu plus complet, portant sur les aspects testimoniaux, a été publié par Nancy Talbott, du BLT Research, sur :

www.cropcircleconnector.com/archive/inter99/hoeven99a.html

Dans la nuit du 7 juin 1999, un “jeune Hollandais”, non nommé, d’âge non indiqué, a observé dans le ciel une “petite boule lumineuse” rose pâle, presque blanche. Elle “ressemblait à une étoile brillante” au-dessus du champ derrière sa maison. Elle s’est mise à bouger et a semblé « réellement toute proche ». Cette lumière a ensuite pris, en quelques secondes, une forme elliptique, et elle est apparue comme “suspendue dans l’air à une hauteur de trois mètres environ”, “irradiant en direction du sol”, tandis que l’air ambiant était “comme tremblant, comme s’il était chaud”. Finalement, la lumière a graduellement diminué et a disparu. Après la disparition de la lumière, le garçon s’est précipité dans le champ et y a découvert un “cercle de blé” couché. Le garçon dit avoir remarqué que les blés, le sol et l’air ambiant étaient “chauds”.

Moins d’une semaine plus tard, à un jet de pierre de là, une seconde formation est “apparue” – l’observateur n’est pas désigné -, un bref éclair de lumière ayant été observé à cette occasion. Cet éclair de lumière, semblable à celui d’un flash d’appareil photographique, est décrit comme “blanc intense avec une très légère teinte bleuâtre”. Il semblait provenir d’une source unique qui “flashait en direction du sol”. Le “cercle” découvert – le découvreur n’est pas précisé – dégageait “une certain chaleur”.

Chacun de ces deux cercles de blé aplatis mesurait neuf mètres de diamètre.

Eltjo Haselhoff liste, pour les écarter, les explications suivantes pour ces phénomènes lumineux : le témoin était peut-être juste en train de regarder la Lune disparaître derrière un nuage ; peut-être le témoin avait-il bu ; il aurait pu tout aussi bien inventer cette histoire ; il y a “des dizaines d’explications possibles.” Haselhoff rejette ces explications possibles comme à écarter, au seul motif des allongements anormaux, selon lui, de noeuds des tiges des blés dans les deux crop circles. (P. Gross)

Ces informations posent toute une série de problèmes qu’un ufologue compétent doit savoir « identifier de suite ».

On constate, écrit Patrick Gross, que la photo 19, supposée être le “cercle” du 7 juin 1999 vu par ce témoin, est légendée comme étant un “cercle” apparu le 7 juin 1998 (une année avant) à un témoin, non précisé, qui l’aurait dit “créé par une boule lumineuse”.

Un autre problème concerne le manque de données.

Il n’y a pas de lieu précis, pas d’heure précise, pas de date précise pour la seconde observation, aucune taille angulaire, aucun plan, aucun examen ufologique du tout des affirmations du témoin non nommé, d’âge “jeune” non précisé, de profil psychologique inconnu. Un ufologue sait par exemple que dans la nuit, dire qu’une lumière est “à une hauteur de trois mètres environ” n’est rien à quoi l’on doive se fier, surtout si c’est le propos d’un enfant.  (P. Gross)

Eltjo Haselhoff commet, selon Patrick Gross, une grave erreur scientifique en attribuant les anomalies des plantes aux phénomènes lumineux allégués, alors qu’il conviendrait de trouver ce que ces phénomènes pouvaient être.

Ce cas est celui d’un garçon qui, en entrant dans le champ, découvre un crop circle terminé.

 Cela a été ensuite déformé quelques pages plus loin en une déclaration d’Haselhoff présentant cela comme une formation qui est “apparue”, comme si le garçon assistait de visu à “l’apparition” de crop circles. C’est un point très important et omis par Haselhoff en d’autres considérations sur ces crop circles : la date de la découverte d’un crop circle ne doit pas être crue être sa date de création.  (P. Gross)

Outre ce qu’il dit de cette affaire dans son livre, Eltjo Haselhoff avait rédigé auparavant, à ce sujet, un article. Il y déclarait qu’un témoin oculaire a affirmé que ce crop circle a été créé en quelques secondes, au moment où une « boule de lumière » flottait dans le ciel, « droit au-dessus du centre du cercle ».

Aucune autre information sur le témoin ou la façon dont le témoignage a été vérifié, ou non, n’est donnée. Il y a bien deux renvois, l’un vers une page Web disparue depuis, et l’autre vers la version de Nancy Talbott de l’affaire. On peut constater que les informations sont extrêmement maigres : pas de nom, pas de rapport d’enquête.

De plus, le témoignage est fort différent car Eltjo Haselhoff déclare ici que, selon le témoin, le crop circle a été créé en quelques secondes, tandis que les autres versions déclarent seulement que le témoin a vu un phénomène lumineux, puis qu’il s’est habillé, qu’il est sorti de sa chambre à coucher, qu’il est allé dans le champ et y a trouvé le crop circle.

Dans un autre article d’Eltjo Haselhoff, on apprend la date de découverte du deuxième « cercle » : le 12 juin 1999. Eltjo Haselhoff ne donne pas le nom du témoin, se contentant de dire qu’il lui est connu. Il n’y a en fait aucune information sur le témoin. Eltjo Haselhoff indique que le témoin était debout dans sa chambre, regardant le champ derrière sa maison, et qu’il a vu une lumière comme une étoile brillante. Celle-ci a bougé et elle lui a semblé “plutôt proche”. Soudainement, en quelques secondes, elle est devenue une forme elliptique. Le témoin a dit que l’air autour s’est mis à trembler, comme si c’était dû à de la chaleur, et que la lumière s’est affaiblie et a disparu. Il a couru dans le champ et y a trouvé un cercle de plantes aplaties, avec l’air et le sol lui semblant chauds. On le voit, dans cette version, le témoin n’assiste plus à la “création du crop circle en quelques secondes par la lumière”.

Le lendemain, le témoin trouve un second “cercle” à côté du premier, de soixante centimètres de diamètre.

Le 12 juin 1999, à 1 heure du matin environ, il voit un bref éclair “comme un flash de photographe”, jaillissant vers le bas, légèrement bleuâtre, venant “d’un endroit ponctuel” au-dessus du même champ. Lorsqu’il inspecte le champ – on ne sait quand -, il trouve le second crop circle, qui semble également “chaud”.

A noter qu’à aucun moment Eltjo Haselhoff n’envisage que des gens aient fait ce cercle et que le flash aurait été simplement ces gens prenant une photo de nuit de leur réalisation, ou d’autres curieux prenant une telle photo. Il préfère donner à penser que ce flash a fait le crop circle ! Quant à la “chaleur” dans le crop circle, elle est parfaitement naturelle : ces plantes couchées, agressées, chauffent naturellement. Ceux qui comme moi veulent bien le vérifier pourront le constater. (P. Gross)

La page Web de Nancy Talbott, indiquée comme source de référence par Eltjo Haselhoff dans son livre en page 90, ne s’y trouve plus.

Une étude qui se voudrait scientifique ne peut absolument pas reposer sur des références volatiles. Elle doit comprendre une documentation pérenne, qui doit rester disponible sans limitation de date ni difficulté d’accès, et non pas se retrouver dépourvue de ses données primaires devenues des “Error 404 – page not found”. (P. Gross)

Patrick Gross a cependant « assuré la survivance de la page en question en en réalisant une copie privée alors qu’elle était disponible ». En outre, un site Web sur les crop circles en a publié une copie.

Dans ce texte, Nancy Talbott donne le nom du témoin : Robbert van den Broeke. Celui-ci a décrit une petite lumière brumeuse, rosâtre pourpre, un peu plus petite qu’un ballon de rugby, qui entra au-dessus du champ… Il a vu des décharges électriques émanant de dessous cette lumière, après quoi le phénomène lumineux s’est dissipé. A l’endroit où cette « chose » se trouvait, il a vu un cercle « de 30 pieds de diamètre ». Ce cercle s’était trouvé dans le champ dans un délai de dix minutes.

Le témoin dit avoir eu des « rencontres » dans le passé. Il dit avoir vu des centaines de sortes de petites boules blanchâtres de la taille d’un pamplemousse ou d’une balle de tennis, dont certaines auraient tourné autour de lui. Ayant perdu connaissance, il s’est retrouvé, au réveil, au milieu d’un crop circle. Il dit avoir vu aussi, à ce moment-là, une entité perçue comme féminine et dont il a eu le sentiment de recevoir une information. Cet être est revenu deux fois (dans le jardin, dans sa chambre à coucher). Le témoin aurait développé des pouvoirs de guérison.

Dans ce texte, cependant, qui, comme l’écrit Patrick Gross, est effectivement de « très mauvaise facture » (et dont j’ai seulement extrait quelques éléments), « on ne sait pas trop qui est la personne qui parle, qui répond aux questions ».

Est-ce Nancy Talbott ? Qui pose les questions, qui répond ? Qui est la personne qui “donne” le témoignage du garçon ? Un voisin, Nancy Talbott ? (P. Gross)

Quel contraste avec la présentation d’Eltjo Haselhoff, note Patrick Gross. De simple témoin de lumières découvrant des crop circles là où étaient ces lumières, « nous avons, ô surprise, un témoin à répétition, également “guérisseur” allégué affirmant détenir son pouvoir “d’énergies” mystérieuses des crop circles »…

Le site Internet de Robbert van den Broeke est à : www.robbertvandenbroeke.com

RobbertIl se présente comme médium. Il est en fait une célébrité médiatique en Hollande car il fait campagne depuis des années sur les radios, émissions de télévisions, magazines, s’étant donné comme mission de révéler la réalité du paranormal au public afin d’amener les gens à des “niveaux de spiritualité supérieurs”. Bien entendu, Robbert est également en croisade de dénonciation des méchants qui ne veulent pas le croire.

Il est l’auteur du livre “Robbert, van zorgenkind tot medium” (“Robbert, d’enfant perturbé à médium”), où il fait part de ses expériences alléguées et pouvoirs allégués.

Robbert a été un enfant à problème. Doué pour monter des spectacles de marionnettes pour sa soeur, doué pour raconter des histoires, il a eu des problèmes d’intégration scolaire très jeune, n’arrivant pas à avoir de l’intérêt pour des activités telles qu’apprendre des tables de multiplication ou faire des devoirs. Ses parents désespérés l’ont fait suivre par des psychologues, l’ont placé en internat de rééducation pour enfants difficiles, mais sans grand résultat. Il était dépressif, il lui a été prescrit des antidépresseurs, mais ses parents ont découvert qu’il ne les prenait pas. Jusqu’au jour ou un médium allégué, Rens Hendriks, a rencontré l’enfant, déclaré qu’il avait des pouvoirs paranormaux, ce dont il a convaincu les parents de l’enfant.

Il a découvert son premier crop circle en février 1996. Il s’est alors mis en tête qu’il “sentait” à l’avance l’apparition des crop circles. Comme il en apparaît régulièrement dans la région qu’il parcourait en vélo – de petits cercles très bâclés -, il n’a pas manqué d’en trouver, présentant invariablement sa découverte comme venant de ses “pouvoirs”. Sous la houlette de Rens Hendriks, il a ainsi grandi, toujours dans les difficultés sociales, mais avec une “solution” : il était différent car il avait des pouvoirs paranormaux. Dès 1996, il passe sur la télévision locale TV8 et n’a jamais cessé d’obtenir de la publicité depuis, avec le soutien de ses parents. Lorsque Eltjo Haselhoff s’est intéressé à lui, comme “témoin de l’apparition de crop circles faits par des boules de lumières”, il est devenu une célébrité nationale.

Au cours d’une nuit de l’été 2000, alors que les parents de Robbert étaient en vacances, sa soeur Madelon a constaté qu’il n’était pas à la maison. Robbert est apparu seulement à quatre heures du matin. Son pantalon était mouillé et boueux. Robbert n’a pas pu ou pas voulu expliquer ce qui s’était passé. Le lendemain, il y avait cinq crop circles dans un champ du voisinage.

Robbert affirme avoir un pouvoir de guérisseur, affirme parler avec les âmes des morts, avoir le don de précognition et de rétrocognition, et depuis 2004 affirme avoir des photographies prouvant ses contacts avec des extraterrestres.

Eltjo6HaselhoffLa famille de Robbert est maintenant très fâchée avec Eltjo Haselhoff parce que ce dernier n’a jamais écrit le nom de leur fils dans ses livres et articles sur les crop circles de Hoeven et les “boules de lumières qui font les crop circles”, où il parle seulement d’un “témoin oculaire dont le nom lui est connu”. La famille estime qu’Eltjo Haselhoff tait le nom de leur fils pour que la renommée qui lui serait due ne fasse pas ombrage à celle d’Haselhoff.

Peut-on vérifier ses affirmations ?

Pour une part, c’est impossible. Il est évident que lorsque Robbert assure recevoir des communications télépathiques d’entités surnaturelles, il sera bien difficile de “prouver” qu’il ne les recevraient pas, que ce ne sont que des histoires qu’il invente.

Mais il en va tout autrement lorsqu’il présente des photographies qu’il dit être celles de phénomènes paranormaux dont il a été témoin. Et Robbert ne manque pas de photographies à montrer, en fait peu de gens ont un tel catalogue à produire !

Hélas, un ufologue compétent qui prendrait le soin de jeter un oeil à ce matériel devra bien en conclure : “On se moque du monde !”

Je ne peux pas faire le tour de l’ensemble. Mais je crois bon de montrer sur quel genre de matériel on s’extasie dans les milieux crédules et les médias promoteurs de sensationnel de Hollande, et ce que cela vaut en réalité. (P. Gross)

crophoevenvdb01Sur une première photo, on voit Robbert van den Broeke « en pose de concentration médiumnique », avec ce qui est censé être de mystérieux champs « électriques » paranormaux. Il s’agirait en fait, tout simplement, d’une banale fumée de cigarette illuminée par le flash près de l’objectif du photographe.

 

crophoevenvdb02Une deuxième photo montre des « Orbs ». Il croit que ceux-ci viennent d’une « autre dimension » et que seules des personnes ayant des dons particuliers peuvent les photographier. Patrick Gross écrit à ce sujet que cela « fait des lustres » que les « ufologues non-sensationnalistes » ont expliqué que ces taches rondes n’ont rien de paranormal. Effectivement, il s’agit, au moins dans la majorité des cas, des reflets du flash sur des poussières en suspension. Il faut cependant éviter d’affirmer catégoriquement que toutes les photos de ce type s’expliquent de la sorte. (Voyez, dans la même rubrique, mon texte sur les Orbes.)

crophoevenvdb03Une troisième photo montre un crop circle très mal réalisé (et dont l’origine humaine est évidente).

 

 

 

crophoevenvdb04Une quatrième photo montre des taches brunâtres sur une pomme. Pour Robert van den Broeke, c’est « paranormal ». Commentaire de Patrick Gross : « Ou alors, plus simplement, ‘‘le ver est dans le fruit’’ ! »

 

 

crophoevenvdb05La cinquième photo montre une escroquerie réalisée par Robert van den Broeke. Ce dernier a montré une image à la télévision néerlandaise, dans l’émission “Dossier X” en 2006, en expliquant qu’il avait photographié un extraterrestre. Or, des enquêteurs ont découvert que le personnage avait été extrait d’une image de “Mudmen”, où l’on voit les “Hommes de la boue” de Papouasie – Nouvelle Guinée pratiquant une danse rituelle. Cette image a été publiée en Hollande, en 1984, dans “De Wereld van het Ongrijpbare” du “Reader’s Digest”. La photo de Robbert van den Broeke représente simplement cette image. Il a ainsi été pris en flagrant délit de trucage photographique !

crophoevenvdb06La sixième photo montre ce que Robbert van den Broeke qualifie de “rayons plasmatiques”. Elle a été montrée, comme étant de nature paranormale, à la télévision néerlandaise dans l’émission “Dossier X” en 2006. Patrick Gross écrit qu’il s’agit simplement « de la traînée occasionnée par deux bougies sur la table, lorsque l’appareil a été secoué dans la dernière portion de l’ouverture, lors de la photo ».

 

 

crophoevenvdb07Les dernières photos de Robbert van den Broeke sont censées montrer des extraterrestres de type « Gris ». Elles ont été montrées sur la chaîne TV RTL 4 en 2004. En fait, écrit Patrick Gross, Robbert van den Broeke a découpé des « petits dessins d’aliens “Gris” en papier » et les a agités près de l’objectif.

Patrick Gross conclut de la sorte :

Voilà donc quelques exploits du “témoin” de “lumières faisant les crop circles, en qui le Dr. Eltjo Haselhoff, Nancy Talbott du BLT, et tous ces “céréalogistes” qui croient trouver “probants” les crop circles de Hoeven, placent leur confiance !

Il donne, en outre, les références suivantes :

1. “Robbert, van Zorgenkind tot Medium”, livre par Robbert van den Broeke, Kosmos éditeur, Hollande, 2005.

2. “Met Robbert em Wunderland”, article dans le magazine “Skepter”, Hollande, hiver 2005.

3. “Trucfoto’s Van Eeen Non – Robbert valt opnieuw door de mand”, article, www.skepsis.nl/nonnen.html

4. “De avonturen van Robbert van den Broeke”, article par Rob Nanninga, dans “Skepter”, volume 18, n° 4, hiver 2005, et à www.skepsis.nl/wonderman.html

5. La page Web de l’émission « Dossier X » de 2006 sur Robbert van den Broeke, à www.dossierx.nl/content/view/435/46

6. “20 kritische kanttekeningen bij het rapport van Dossier-X over Robbert”, article, à www.skepsis.nl/dossier-x.html

7. “Balls of light : The questionable science of crop circles”, papier scientifique par Francesco Grassi et al., “Journal for scientific exploration”, 19 (2), 159-170.

www.cicap.org/crops/jse_19_2_159-170_2005.pdf. (2005).

S’il est avéré que Robbert van den Broeke a fraudé, doit-on en conclure pour autant que nous avons là un “fraudeur intégral” ? La relation suivante semble montrer le contraire :

Nancy Talbott a assisté à la formation d’un crop circle à Hoeven en Hollande, dans les champs en face de la maison de Robbert van den Broeke.

Nancy Talbott est arrivée à Hoeven le 8 août 2001, accompagnée de William Roll, un parapsychologue américain bien connu. Celui-ci était convaincu, ce qui est absurde, que Robbert van den Broeke produisait lui-même les cercles de blé par ses propres « forces psychokinésiques », même s’il n’en avait pas conscience ! Nous retrouvons, ici, les inepties relatives à la création des crop circles par la « force de la pensée ».

Dans la nuit du 20 au 21 août, Nancy Talbott et Robbert van den Broeke se trouvaient à l’intérieur de la maison, et ils décidèrent, vers 3 heures du matin, d’aller se coucher. Alors qu’elle se trouvait dans la chambre d’invité au premier étage, Nancy Talbott entendit le bétail devenir nerveux dans une ferme voisine. Des hurlements vinrent troubler la nuit.

A 3 heures 15, une lumière blanche pénétra dans la pièce. Il s’agissait d’un rayon de lumière légèrement bleuâtre formant une sorte de tube avec des contours très nets. Il s’éteignit l’instant d’après, et quelques secondes plus tard un deuxième rayon lumineux d’un blanc brillant éclaira la chambre et le champ. Après quelques secondes d’obscurité, un troisième rayon lumineux d’un blanc vif brilla verticalement pendant cinq ou six secondes, du ciel vers la terre. Le bétail de l’étable voisine avait alors retrouvé son calme.

Nancy Talbott appela Robbert van den Broeke, lequel avait manifestement observé le phénomène et venait réveiller l’invitée. Il avait vu par la fenêtre de la cuisine la lumière des tubes éclairer le champ de haricots, tout en éclairant le ciel comme s’il faisait jour. Il remarqua que les tubes de lumière avaient fait un mouvement de spirale, et Nancy Talbott eut la même impression.

Puis la nuit devint calme comme si rien ne s’était passé. Ils découvrirent un « cercle » dans le champ de haricots, une légère vapeur s’en échappant, « certainement produite par le réchauffement brusque et la vaporisation de la rosée qui reposait sur les végétaux pendant la nuit ». Ce « cercle » était en fait une ellipse de douze mètres de long et de sept mètres de large, couronnée par une protubérance en forme de T de sept mètres de long. La triple orientation des végétaux correspondait aux trois types de rayons lumineux apparus. D’après Nancy Talbott, le pictogramme a dû se former en dix minutes maximum, « en fait probablement en cinq ou six secondes ». Ni les végétaux ni les haricots n’étaient endommagés, et pas une seule tige n’était cassée ou pliée… (1)

 

3. Crop circles et prophéties :

Sur son site Web, Patrick Gross a dénoncé le rapport fait par certaines personnes entre des crop circles et l’annonce d’événements futurs. Il donne ces trois exemples :

– L’annonce, faite par Eric Julien, d’un tsunami géant pour le 25 mai 2006.

– L’annonce d’éruptions solaires pour le 6 ou 7 juillet 2009.

tsunamiLe présumé “contacté” Eric Julien avait annoncé qu’une comète provoquerait, lors de son impact dans l’océan Atlantique, un gigantesque tsunami qui était censé balayer les côtes atlantiques et causer ainsi des millions de morts. C’est un message télépathique extraterrestre qui lui aurait annoncé, en 2006, cette catastrophe. Parmi les éléments pour « justifier » cette catastrophe annoncée, il a évoqué deux crop circles censés se référer à celle-ci. L’un d’eux était censé représenter la position relative des planètes à la date du 14 mai 2006, « date de l’approche au plus près de la comète, avec la planète Mars légèrement en retard pour montrer que la bonne date est après le 14 mai contrairement aux attentes ». On ne voyait pas, sur cette figure, la Terre, laquelle ne se trouvait pas sur son orbite.

Sur l’autre crop circle, Eric Julien a identifié le Soleil, Mercure, Vénus, la Terre et Mars. Mais Patrick Gross remarque, sur cette représentation, des invraisemblances :

• Mars est DANS la ceinture d’astéroïdes.

• Dans la même ceinture d’astéroïdes, il y a quatre autres planètes Mars !

• Mercure et Vénus ont la même taille.

• Mars et la Terre ont la même taille.

• Mercure tombe dans le Soleil.

e.julienBien sûr, le désastre prophétisé par Eric Julien ne s’est pas produit. Par contre, il a été découvert que le crop circle qu’il prétendait être un message extraterrestre qu’il avait “décodé” avait été fait pour un film… (P. Gross)

Un crop circle (Milk Hill, Grande-Bretagne) est apparu le 21 juin 2009 et a évolué en trois étapes jusqu’au 30 juin. Ce « crop », censé représenter la position des planètes aux 6 et 7 juillet 2009, était censé annoncer, pour cette date, l’émission de cinq masses coronales solaires devant atteindre la Terre. Or, aucune masse d’éjection coronale n’a atteint la Terre les 6 et 7 juillet 2009. On a alors prétendu qu’à cette date une tache solaire était apparue (la tache NOAA1024), mais cette tache, ou plutôt ce groupe de taches solaires, « était là au moins depuis juin 2009 ».

Un crop circle trouvé à Silbury Hill (Wiltshire, Grande-Bretagne) en juillet 2009, catalogué comme étant de type « maya », était censé annoncer que le 21 décembre 2012 ce serait « la fin du monde tel que nous le connaissons ». Cette prédiction a été notamment notée sur le site Web du journal britannique « The Telegraph ».

Il n’y aura aucune “fin du monde”, aucun “changement d’ère”, rien de cette sorte du tout, le 21 décembre 2012. (P. Gross)

Comme je l’avais annoncé moi-même dans mes écrits, il ne s’est bien sûr rien produit d’extraordinaire le 21 décembre 2012. Voyez mon texte : « Retour sur les attentes apocalyptiques de 2012 » (Même rubrique : « Enigmes ».).

 

4. Paul Fuller :

Patrick Gross a mis sur son site Web la traduction d’un article de Paul Fuller, un ufologue du BUFORA. Cet article avait été publié dans le bulletin de Paul Fuller sur les crop circles : « The crop watcher » (numéro 23, automne 1994).

Paul-FullerPaul Fuller écrit dans cet article qu’il ne peut pas cacher sa déception « de ce que tant de crop circles se sont avérés être faits par des hommes ». Quand il s’est impliqué dans la recherche sur les crop circles, vers la fin de 1985, il a rapidement appris de Jenny Randles que certains « cercles » étaient certainement d’origine humaine. Il a toujours su que certains « cercles » étaient des canulars et il a toujours considéré possible qu’un grand nombre de « cercles » puissent s’avérer être des canulars. Des observateurs comme Robin Allen (dans « The skeptic ») et Jim Schnabel (dans « Round in circles ») ont totalement réécrit l’histoire des crop circles pour omettre ce fait. Il était parfaitement évident « pour n’importe qui ayant une once d’intelligence » que les marques circulaires dans les champs pouvaient facilement s’avérer être d’origine humaine. C’est ce que Paul Fuller a dit dans sa lettre indignée de 1985 au rédacteur de « TVS News » à Southampton…

crop-circle-colonne-airPaul Fuller a aussi considéré que beaucoup de « cercles » pourraient s’avérer être d’origine météorologique, lui et Jenny Randles ayant publiquement évoqué cette théorie. Selon Paul Fuller, les ‘‘crops’’ avaient deux origines : le canular et les explications météorologiques. Il avait été au début séduit par la théorie des tourbillons atmosphériques, initialement défendue par Terence Meaden, cette théorie étant en 1994 encore jugée valide par Paul Fuller pour rendre compte de quelques cas.

Paul Fuller mentionne évidemment Doug Bower et David Chorley, et il parle de « grand canular dégoûtant » s’étendant autour du monde, Colin Andrews et Pat Delgado ayant fait, écrit-il, la « promotion irresponsable du sujet ». Ces derniers sont accusés d’avoir ignoré « les preuves » qu’il leur a envoyées, et il les a critiqués publiquement. Cela l’a choqué « de voir la manière dont Andrews et Delgado favorisaient une solution extraterrestre » au phénomène… Les médias britanniques sont accusés d’avoir donné aux individus défendant l’origine extraterrestre des crop circles « tout ce qu’ils voulaient pour ‘‘s’auto-promouvoir’’ chercheurs mondialement célèbres ». Par leurs actes, ces gens sont censés avoir « renvoyé la recherche sur les OVNIS cinquante ans en arrière ».

Paul Fuller parle de « canular mondial », et les ufologues ayant cautionné l’origine extraterrestre des crop circles sont qualifiés de « traîtres aux OVNIs » ne se souciant « que de leurs propres ‘‘egos’’ surdimensionnés et de leurs activités lucratives » !

L’article du 9 juillet 1989 dans « The Times » critiquait l’équipe de la « Flying saucer review » pour son élimination « peu professionnelle des témoignages de témoins oculaires et de l’ampleur des canulars ».

Paul Fuller dit avoir « dansé de joie » autour de son appartement après la diffusion d’une séquence sur les news de la chaîne ITV en 1989, émission durant laquelle le rédacteur scientifique Lawrence McGinty a privilégié la théorie météorologique de Terence Meaden et la théorie des canulars.

Paul Fuller dit avoir assisté à une « nouvelle mythologie surnaturelle – un sujet d’étude en soi ».

Nous avons donc là le témoignage d’un ufologue hostile à l’explication extraterrestre de certains crop circles, ce qui n’est pas nouveau, et on comprend pourquoi Patrick Gross, lui-même un virulent adversaire de cette thèse, mentionne sur son site Web l’article de son collègue. Ceci dit, l’argumentation de Paul Fuller n’apporte pas grand-chose de plus au débat (l’article date, il est vrai, de 1994), d’autant que la théorie météorologique de Terence Meaden est devenue obsolète depuis bien longtemps (compte tenu de la grande complexité des formations de la période ultérieure). Mais on en revient à la même interrogation : certes, beaucoup de formations céréalières sont d’origine humaine, mais toutes le sont-elles ? Avec le recul du temps, je ne pense pas que les tenants de l’origine humaine exclusive aient apporté la preuve de leur conviction.

Je note aussi que Paul Fuller s’est référé à la théorie météorologique de Terence Meaden pour « expliquer de nombreux rapports OVNIS d’étrangeté élevée ». La météo au secours des rationalistes. Il écrit que l’on n’a pas expliqué pourquoi cette explication est erronée. Comment expliquer les « cas étranges » par la météo ? Voilà une question qui me paraît en effet stupide.

Dans leur ouvrage intitulé : “Crop circles : A mystery solved” (1993), Jenny Randles et Paul Fuller ont évoqué de prétendues « preuves étonnantes qu’une force atmosphérique jusqu’ici inconnue est responsable » des crop circles. Pire, des « données météorologiques rares comme la foudre en boule et des nuages électromagnétiques » étaient censées expliquer « tous les cas classiques de la littérature ‘‘extraterrestre’’ », et ce « constat » était censé signifier « la mort des OVNIS tels qu’on les conçoit populairement » ! Tout cela, bien sûr, n’a aucune validité. L’extrême complexité des formations géométriques dans les champs de céréales exclut l’intervention de phénomènes météorologiques. Et ces derniers sont tout aussi absents dans les récits de rencontres rapprochées (avec ou sans observation d’êtres associés).

Patrick Gross note que Paul Fuller, ufologue du BUFORA, était un « Meadenite acharné », c’est-à-dire un partisan de la thèse météorologique.

Il peut être porté à son crédit qu’il n’a effectivement jamais ignoré ou nié, ou dissimulé, le rôle des farceurs, contrairement aux ‘‘Delgadoniens’’. A son débit : son insistance bien trop longue à défendre les théories des “vortex de plasma lumineux” de Meaden, de la pseudoscience totalement farfelue. Il finira par reconnaître et admettre que les farceurs sont l’explication et que les tourbillons de vents, lumineux ou non, n’avaient eu aucun rôle réel dans les apparitions de crop circles. (P. Gross)

Pour ma part, j’écris que « les farceurs » sont seulement une partie (importante) du « mystère » des crop circles, mais pas la totalité.

Dans le même numéro d’automne 1994 de « The crop watcher », Paul Fuller a fait la critique de trois rapports du BLT. Seule la première est présentée ici, celle du “Lab Report N° 18”.

Statisticien professionnel, Paul Fuller écrit que la méthodologie de William Levengood et John Burke est ‘‘embrouillante’’ et “inquiétante” (sic).

Levengood2Levengood et Burke prétendent qu’ils ont développé deux méthodes de vérification qui sont capables de distinguer les “véritables” crop circles des crop circles truqués. Ces deux tests sont le coefficient d’amplitude (également désigné sous le nom de “test alpha”) et l’utilisation des taux de développement de jeunes plantes (c’est-à-dire leur taux de croissance). (P. Fuller)

Ces essais ont apparemment indiqué que ‘‘quelque chose’’ change le taux des ions traversant ‘‘la récolte affectée’’.

Levengood et Burke déclarent qu’ils ont établi que le piétinement ne peut pas produire les résultats statistiques qu’ils découvrent dans les cercles “véritables” parce qu’ils ont comparé leurs résultats de tests aux résultats produits par des cercles prouvés avoir été faits par des hommes. Etrangement, cette trouvaille ne les a pas arrêtés de faire la promotion de plantes, prises dans le ‘‘crop circle Dharmic Wheel’’ de Jim Schnabel, comme étant des produits véritables du mécanisme ‘‘faiseur de cercles par induction brusque de chaleur’’. (P. Fuller)

Paul Fuller écrit que William Levengood et John Burke semblent confondre les termes “échantillon” et “population”. En outre, ils semblent avoir exagéré l’importance des résultats qu’ils ont obtenus.

En citant des chances de “moins de une pour un million” pour leurs résultats de tests, Levengood et Burke ne semblent pas se rendre compte du tout qu’il est inadéquat de calculer des probabilités binomiales quand les ratios sont disponibles. (P. Fuller)

Paul Fuller ne comprend pas comment on peut appliquer une analyse “appariée” de “six tests de réplication”, une analyse “appariée” devant comparer deux valeurs, mais pas six.

« La méthode correcte pour analyser le genre de données discutées dans le rapport de laboratoire N° 18 est de mener une analyse de la variance bidirectionnelle. De cette façon, on peut examiner s’il y a statistiquement des différences significatives entre les échantillons de plantes prélevés à l’intérieur de la formation et les échantillons de plantes prélevés à l’extérieur des formations, en tenant compte des variations normales des valeurs alpha des échantillons dans les deux groupes. Une telle analyse serait représentative des crop circles en général si les échantillons prélevés étaient vraiment indépendants les uns des autres dans chaque formation et si ces tests étaient répétés dans de nombreuses formations choisies au hasard à travers le monde. Malheureusement,  le rapport de laboratoire N° 18 examine les échantillons prélevés seulement dans une formation, le crop circle en anneau de 1993 à Albertville au Canada. » (P. Fuller)

Parmi les critiques formulées, Paul Fuller note notamment qu’avec leurs “six tests de réplication” sur les mêmes plantes, on peut contester que ces chercheurs aient utilisé un échantillon véritablement aléatoire. Ils ont donc, écrit-il, « effectué un essai statistiquement faux »…

Paul Fuller accuse William Levengood et John Burke de sembler être « terriblement ignorants de la vraie ampleur du canular en Grande-Bretagne ».

La promotion récente de Levengood de la formation Dharmic Wheel de Jim Schnabel semble un excellent exemple de la manière par laquelle le mythe des crop circles continue à s’épanouir en raison de la suppression de la masse des preuves ‘‘pro-canulars’’ par les ‘‘céréalogistes’’. Naturellement, Levengood et Burke prétendent rechercher une méthode infaillible de distinction entre vrais et faux cercles – quelque chose que nous aimerions tous voir -, mais ce n’est aucunement une excuse pour ne pas avoir fait leur devoir sur les événements récents. (P. Fuller)

William Levengood (auteur de ce rapport daté du 12 octobre 1993) est donc accusé d’avoir confondu ses échantillons et d’avoir compté comme un échantillon de plantes pris dans un crop circle, un échantillon qui était en réalité un échantillon de contrôle (composé de plantes prises en dehors de ce crop circle).

Paul Fuller a noté, à propos de William Levengood, que le laboratoire de ce dernier n’est en fait qu’une annexe de son domicile privé. Patrick Gross ajoute que William Levengood a usurpé son titre de « docteur », qu’il n’a jamais eu de doctorat et qu’il « s’était simplement inventé ce titre pour mieux impressionner les ufologues lors de ses conférences ».

L’acronyme BLT signifie simplement : Burke, Levengood, Talbott.

John Burke était essentiellement celui qui apportait l’argent. Nancy Talbott a une formation de psychologue « sans aucune compétence scientifique en ce qui concerne les plantes ou les OVNIS », qui officie surtout comme “public relations” du BLT dont elle est la directrice. Elle est accusée par Patrick Gross d’agiter, avec « une crédulité plutôt effrayante », « toutes sortes d’idées fort fantasques et très new age sur les crop circles ».

Selon Patrick Gross, les “travaux” de ce BLT « sont devenus maintenant la “référence scientifique” des gens crédules, dépourvus d’esprit critique, qui ne vérifient rien, qui aux quatre coins du monde croient encore, et veulent encore faire croire que des crop circles sont faits par des extraterrestres, ou qu’ils sont des messages des extraterrestres, ou autres thèses parfaitement abracadabrantes et fausses ». Mais ces prétendues “analyses scientifiques” ne résistent pas du tout à un examen même superficiel, écrit ce virulent contestataire de l’origine extraterrestre de certains crop circles, Paul Fuller ayant donné « un exemple éloquent » (l’exemple ci-dessus) de cette incompétence alléguée.

Pour ma part, je dis que si les recherches de l’équipe du BLT ne sont peut-être pas exemptes de critiques (il faudrait d’ailleurs soumettre ces critiques à William Levengood et John Burke pour qu’ils puissent éventuellement y répondre), je ne peux pas laisser passer l’affirmation selon laquelle l’origine extraterrestre alléguée de certains crop circles constitue une thèse « parfaitement abracadabrante et fausse ». Outre le fait que de nombreuses sources de type médiumnique évoquent cette origine (sources auxquelles Patrick Gross est complètement réfractaire), il existe des éléments « concrets » qui suggèrent, dans certains cas, l’intervention d’une intelligence extérieure à l’Homme : certains témoignages visuels et des observations de « boules de lumière ». Voyez mon texte :

« Les crop circles. (6) La critique de Patrick Gross. Troisième partie. »

 

5. Agroglyphes circulaires et elliptiques :

Sur une liste de discussion ufologique, un intervenant était persuadé que tracer une ellipse dans un champ relevait de l’impossible.

Patrick Gross, qui note qu’il « n’y a quasiment pas de crop circles elliptiques », écrit qu’il ne connaît pas un seul crop circle elliptique pour lequel il y aurait la moindre preuve qu’il n’aurait pas été fait par des hommes, tracer une ellipse dans un champ étant « l’enfance de l’art » (sic).

CircleMakers2Pour  faire un cercle, les artistes qui font les crop circles sont le plus souvent à deux. L’un se tient au point qui sera le centre du cercle, il tient une corde ou un  ruban. L’autre tend la corde ou le ruban, se tient à l’autre extrémité et tourne autour du premier. C’est tout simple.

Les artistes qui réalisent des crop circles seuls sont plutôt rares. Mais il est possible de faire un crop circle circulaire tout seul. La technique initiale était de planter un piquet pour marquer le centre et d’y attacher la corde.

Il suffisait ensuite de retirer le piquet et de refermer le trou à la main. Comme les “experts en crop circles” ne cherchent par réellement les marques de fabrication humaine, cela suffisait à leur faire dire qu’il “n’y a pas de trou”, même lorsque le trou n’était pas dissimulé !

Une autre technique, qui ne laisse vraiment aucune chance de trouver un piquet, même en cherchant, est de nouer la corde ou le ruban autour d’un poids juste posé au sol. Cela suffit très bien – il n’y a pas besoin de tirer sur le ruban ou la corde comme un fou, il n’y a pas besoin de le ou la tendre complètement.

Une ellipse, qu’est ce que c’est?

ellipseLe cercle peut simplement être considéré comme un cas particulier d’ellipse. Le cercle est une ellipse à un seul “centre”. On dit dans le cas de l’ellipse : un seul foyer. En somme, pour tracer l’ellipse il faut simplement deux centres au lieu d’un. Il y a simplement à placer deux personnes, chacune à un de ces foyers, tenant les deux extrémités d’une corde ou d’un ruban, dont la longueur supérieure à la distance entre les foyers permettra à une troisième de marquer le contour de l’ellipse. Même principe avec des piquets.

C’est tout simple. Il n’y a en réalité aucune difficulté à tracer une ellipse dans un champ.

Si l’on voit peu de crop circles basés sur une ellipse, ce n’est pas parce que ce serait si difficile, encore moins impossible, c’est simplement parce qu’à l’origine les crop circles inventés par Doug Bower avaient pour but de faire croire à des traces d’atterrissages de soucoupes volantes, ce qui est bien plus évident avec des ronds qu’avec des ellipses, puis lorsque plus tard les crop circles sont devenus une forme d’art, parce que le cercle s’intègre bien plus facilement dans des dessins complexes. (P. Gross)

On aura compris qu’il n’est pas plus difficile, pour un « faiseur de cercles », de faire une formation elliptique que de réaliser une formation circulaire. Par contre, on n’a pas la preuve que Doug Bower a inventé les crop circles, en dépit des allégations de celui-ci (reprises par Patrick Gross et d’autres « démystificateurs »). De simples cercles à l’origine, les formations géométriques se sont par ailleurs diversifiées au fil du temps, ce qui est compatible, bien sûr, avec l’origine humaine, mais n’exclut cependant pas non plus, a priori, une intervention « exotique », les deux pouvant « coexister ».

 

6. Matt Ridley, un « faiseur de cercles » :

J’ai trouvé l’expérience très frustrante parce qu’absolument tout le monde, même des journalistes réalistes, ont continué à estimer qu’ils ne pouvaient pas tous être faits par des hommes, quel que soit le nombre de crop circles que nous faisions. Ah, disaient-ils, mais il y en a un trop grand nombre, ou il n’y a aucune empreinte de pas (…), ou il y a des lumières étranges dans le ciel quand ils apparaissent, ou il y a des bruits étranges (ceux-ci se sont avérés être le cri de la locustelle).

Même lorsque la télévision a filmé des gens en faisant un, et ensuite filmé les “experts” le déclarant “authentique” le lendemain, ils concluaient toujours l’émission en disant qu’ils sont inexplicables. (Le type qui a fait l’émission est maintenant ministre de l’éducation dans le gouvernement…) Quand les deux hommes qui ont commencé toute la chose se sont présentés, une incrédulité semblable les a salués, et j’ai été ridiculisé et appelé un membre du MI5, l’agence d’espionnage, à cause de mes tentatives de ‘‘debunking’’.

crops-ovniCela m’a enseigné une leçon, celle avec laquelle j’ai commencé cette lettre – ces gens préfèrent le mystère à l’explication. Ce qui me ramène au gars à la TV hier soir (je n’ai pas capté son nom). Il a eu ces mots très intelligents. Il a dit qu’il a fait un bon nombre de crop circles chaque année, y compris quelques-uns très raffinés, mais que ceci ne signifie pas que tous les crop circles étaient faits par des hommes. Certains étaient certainement “véritables” – c’est-à-dire faits par des vaisseaux spatiaux extraterrestres ou des trucs de ce genre. D’ailleurs, certains de ceux qu’il a faits étaient également “véritables”, c’est-à-dire qu’ils avaient attiré des phénomènes étranges tels que des lumières dans le ciel et d’autres choses non expliquées. Quelle manière brillante de perpétuer le mystère dans votre art et de gagner sur les deux tableaux. (M. Ridley)

Dans le numéro d’août 2002 de « Scientific american digital », Matt Ridley a apporté ces précisions :

J’ai fait mon premier crop circle en 1991. Ma motivation était de prouver à quel point ils étaient faciles à créer, parce que j’étais convaincu que tous les crop circles étaient faits par des hommes. C’était la seule explication que personne ne semblait intéressé à examiner. Tard une nuit d’août, avec un complice – mon beau-frère du Texas -, j’ai marché dans un champ de blé presque mûr dans le nord de l’Angleterre, j’ai ancré une corde dans le sol avec un piquet et ai commencé à marcher en cercle avec la corde tenue près du sol. Cela n’a pas très bien fonctionné : la corde touchait les plantes. Mais avec un peu d’aide de nos pieds pour maintenir la corde, nous avons bientôt eu un respectable cercle de blé aplati.

Deux jours plus tard, il y avait un coup de téléphone excité du fermier local aux autorités : j’avais dupé ma première victime. J’ai fait plus tard deux crop circles de plus en utilisant des techniques bien meilleures. Un rouleau de jardinier léger conçu pour être rempli avec de l’eau s’est révélé utile. Après, je me suis mis à la technique de la “planche à aplatir” qui a été utilisée par les fabricants originaux des crop circles, Doug Bower et feu Dave Chorley, qui ont tout commencé en 1978. Cela se fait en aplatissant la récolte avec une planche suspendue à deux cordes. Rendre la dépression circulaire est simplement fait en tendant une corde. J’ai bientôt constaté que je pouvais faire un arrangement sophistiqué avec les bords très nets en moins d’une heure.

Entrer dans le champ sans laisser des traces est beaucoup plus facile qu’on le prétend habituellement. Par temps sec, et si vous faites un pas soigneusement, vous pouvez ne laisser aucune empreinte de pas ou trace du tout. Il y a d’autres manières, plus confidentielles, d’entrer dans la récolte. Un groupe de fabricants de crop circles emploie deux grands tabourets de bar, sautant de l’un à l’autre.

Mais à mon étonnement, tout au long du début des années 90 les médias ont continué à signaler qu’il était impossible que tous les crop circles puissent être faits par des hommes. Ils ont cité des “céréalogistes” – ceux qui étudient des crop circles – et n’ont jamais vérifié eux-mêmes. Ils ont dit que beaucoup de cercles étaient dus au travail de quelques “farceurs” (mais ceci supposait qu’il fallait de nombreuses heures pour faire chaque cercle), ou que les cercles sont apparus dans des champs bien surveillés (ce n’est simplement pas vrai), ou que la création de cercle était accompagnée de bruits venus d’ailleurs (quand on m’a fait écouter ces bruits, même moi j’ai pu identifier le cri nocturne de la locustelle).

L’affirmation la plus risible était que les “experts” pouvaient distinguer les cercles “authentiques” des cercles “faux”. Même après qu’un tel expert, G. Terence Meaden, ait affirmé devant caméras qu’un cercle était véritable quand en fait sa construction avait été filmée par la chaîne britannique ‘‘Channel Four’’, l’émission lui a sauvé la mise en disant qu’il pouvait juste avoir fait l’erreur cette fois-ci. J’ai bientôt rencontré d’autres fabricants de crop circles tels que Robin W. Allen, de l’université de Southampton, et Jim Schnabel, auteur de “Round in circles”, qui ont également trouvé vraiment très facile de duper les experts autoproclamés, mais bien plus dur d’entamer la crédulité des journalistes. Quand Bower et Chorley se sont présentés [comme auteurs de cercles], ils ont été dénoncés à la télévision comme étant des menteurs. Mes propres articles de journal ont été écartés comme étant “de la désinformation du gouvernement” et parce que j’étais membre de l’agence britannique d’espionnage, le MI5, ce qui était flatteur (et faux).

L’épisode entier m’a enseigné deux leçons importantes. D’abord, traiter tous les experts avec scepticisme et se rendre compte de leurs intérêts pécuniaires – beaucoup de ‘‘céréalogistes’’ se sont fait une cagnotte à partir des livres qu’ils écrivent et de journées d’excursions dans les crop circles, certaines coûtant plus de 2.000 $ par personne. En second lieu, ne jamais sous-estimer la crédulité des médias. Même le ‘‘Wall Street Journal’’ a publié des articles qui n’ont pas pris l’explication humaine au sérieux.

Quant à l’identité de ceux qui ont créé les modèles mathématiques et fractals compliqués qui sont apparus au milieu des années 90, je n’en ai aucune idée. Mais le rasoir d’Occam suggère qu’ils aient plutôt été des étudiants que des extraterrestres.

Voilà donc le témoignage d’un « faiseur de cercles » persuadé, comme bien d’autres individus, que tous les crop circles sont d’origine humaine, Doug Bower et David Chorley étant présentés comme les premiers à avoir réalisé ces formations. Ses réflexions personnelles mises à part, il n’apporte pas d’élément nouveau car on sait depuis longtemps qu’il existe des « faiseurs de cercles » bien humains.

Il critique les médias ayant continué à promouvoir l’idée de « vrais » crop circles. Pourtant, quand je vois en France des séquences télévisées consacrées au sujet, je constate que la plupart du temps c’est l’explication humaine qui est présentée comme l’explication de « l’énigme ». A cet égard, un défenseur de l’existence d’un « phénomène authentique de base » est aussi en droit de se plaindre de l’omniprésence médiatique de la thèse uniquement humaine.

 

7. Y a-t-il des crop circles radioactifs ?

Certains crop circles sont-ils « radioactifs », ce qui signifierait qu’ils sont « authentiques » ? Patrick Gross nie évidemment le caractère probant des études censées mettre en évidence cette particularité du phénomène.

Il évoque une étude réalisée par Michael Chorost (un écrivain ayant un doctorat en sciences humaines) – site : www.michaelchorost.com – et J. Marshall Dudley (propriétaire du site www.execonn.com).

Selon Patrick Gross, Marshall Dudley « propage de nombreuses idées fausses sur la question des crop circles et quelques mensonges flagrants concernant Doug Bower et Dave Chorley ».

On trouve également sur son site des “photos d’anomalies” de crop circles. Evidemment, comme c’est toujours le cas (comme dans le cas des documents montrant des « boules de lumière »), Patrick Gross « explique » que tout cela a des explications banales. Ainsi, si on en croit son « jugement » (qui ne souffre pas le doute), une photo « est en fait une double exposition probablement accidentelle ».

Marshall Dudley travaillait alors comme “ingénieur système” chez Tennelec Nucleus à Oak Ridge (Tennessee, USA). Il s’agissait d’une société, dont le site Web était www.tennelec.com, qui était une filiale d’Oxford Instruments et était une importante conceptrice et fabricante d’appareils de détection de radiations.

Michael Chorost et Marshall Dudley opéraient sous la forme d’une structure connue sous cette appellation : ‘‘North American Circle’’ (NAC) – PO Box 61144, Durham, Caroline du Nord, USA -, leur groupe de recherche sur les crop circles. A ne pas confondre avec un autre groupe, le ‘‘North American Institute for Crop Circle Research’’ (NAICCR). Michael Chorost en était le directeur. NAC a débuté en 1991.

Patrick Gross écrit qu’il ne s’agit pas là d’une affaire d’échantillons pris dans des crop circles et confiés en aveugle à des scientifiques extérieurs à la controverse. Il s’agit « encore une fois de gens convaincus d’un mystère des crop circles » ayant confié leurs échantillons à des personnes faisant partie d’un groupe d’étude de crop circles. Il ajoute que l’article n’a fait l’objet d’aucune publication dans un journal scientifique ni d’aucune analyse par d’autres scientifiques.

« Au lieu d’être présenté pour publication dans des journaux scientifiques, le texte a été directement publié par le Fund for UFO Research (FUFOR), un regroupement d’associations ufologiques et d’ufologues dont la mission est de répartir des dons à des ufologues ayant un projet d’étude précis. » (P. Gross)

Selon Michael Chorost :

« NAC [North Americain Circle] a apporté le financement total à plus de 34.000 $ en mai 1992. Des contributions significatives ont été apportées en particulier par Robert Bigelow Holding Corporation, le Fund for UFO Research et le MUFON. »

En 1992, Michael Chorost a rédigé un texte concernant la question de la radioactivité de crop circles. Il y rappelait le texte de 1991 indiquant la découverte d’isotopes radioactifs dans des échantillons d’un crop circle, le but du programme étant d’apprendre « si quelques crop circles montraient des effets physiques qui seraient difficiles, sinon impossibles, à produire par une activité humaine occasionnelle ». Les indications qu’il pourrait y avoir de tels effets sous forme de résidus radioactifs de courte vie dans le sol et des changements cruciaux dans les céréales, avaient été données fin 1991 grâce notamment au travail de Marshall Dudley et de William Levengood. Dans le texte de 1991, on concluait que le fait de trouver de la radioactivité dans un seul crop circle n’était peut-être pas très probant et qu’il serait donc souhaitable d’étudier d’autres crop circles afin de voir si cette radioactivité est bien réelle. C’était le but du ‘‘Projet Argus’’ de 1992. Michael Chorost a finalement conclu qu’il n’y avait pas eu, dans les formations examinées, de preuve de traces radioactives anormales.

En 1991, Marshall Dudley avait reçu, aux Etats-Unis, des échantillons prélevés dans un crop circle à Beckhampton (Wiltshire), et on avait trouvé de la radioactivité. Mais, en 1992, l’étude faite en Angleterre n’a pas confirmé cette présence de radioactivité. Patrick Gross explique la présence de radioactivité sur les échantillons de 1991 par le transport en avion. Il dit que les conditions de transport n’étaient pas les mêmes : l’échantillon radioactif a été transporté comme du fret, en soute, alors que les échantillons de contrôle et ceux qui ne se sont pas révélés radioactifs ont été transportés à la main dans la zone passagers ! Les chercheurs avaient écarté l’influence des rayons cosmiques, ce qui, pour Patrick Gross, résulte d’une erreur, les auteurs ayant « prétendu avoir éliminé les rayons cosmiques à partir d’un document qui, en fait, ne traite pas des rayons cosmiques, mais de la pollution radioactive d’origine humaine et des façons d’en éviter les conséquences, ce qui est inepte ! » Il en résulte, écrit Patrick Gross, que les rayons cosmiques « sont bel et bien une cause possible et même évidente de “l’anomalie” détectée, et que le rejet de cette cause n’a aucune valeur ».

Les chercheurs avaient noté que la présence des isotopes de courte durée ne semblait pas présenter de menace pour la santé. Bien que les échantillons aient émis des pourcentages plus élevés de rayonnement que l’échantillon de contrôle, leur émission totale était bien loin au-dessous du seuil de danger. Les radionucléides étaient présents dans des concentrations très basses et ils ne pouvaient donc être détectés que par des équipements très sensibles.

En outre, des six crop circles examinés pour des émissions alpha/beta, seulement deux ont montré des augmentations significatives. Deux autres ont montré des émissions apparemment sensiblement inférieures, et les deux derniers n’ont montré aucune différence significative. Patrick Gross note à ce sujet qu’il suffisait donc que les deux échantillons ‘‘radioactifs’’ examinés soient au “sommet de la pile” pour que ces deux-là montrent cette radioactivité induite par plus de bombardement naturel des rayons cosmiques. Deux autres échantillons, mieux protégés, en montraient moins, et deux autres, encore mieux protégés, n’en montraient pas du tout.

« On pourrait dessiner l’empilement des 6 emballages dans l’avion à partir des mesures de radioactivité ! » (P. Gross)

 alain_moreau

Référence :

1. Michael Hesemann, “Messages”, éditions Trajectoire, 2003, p. 242-245.

 

Suite : “Les crop circles. (6) La critique de Patrick Gross. Troisième partie.”

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