Des extraterrestres parmi nous

   pierre_monnet

 

La prise de connaissance des divers témoignages de rencontres rapprochées avec des êtres d’autres mondes (RR3, RR4, récits de contactés) amène à distinguer deux grandes catégories d’êtres de l’espace : les humains galactiques et les galactiques non humains.

Les humains galactiques ont pour particularité de ressembler, sur le plan morphologique, aux Terriens. Habillés comme ces derniers, ils pourraient aisément se fondre dans l’espèce humaine. Il ne serait pas possible de déceler leur origine extérieure à notre planète. Or, diverses sources et divers témoignages de contactés font effectivement état d’une présence extraterrestre discrète au sein de la population terrestre. Ce sont certaines de ces sources que je propose d’évoquer ici. Commençons par le cas de « la femme au sang bleu ».

 

1. La femme au sang bleu :

Jean Sider a évoqué le cas de la clinique Victor Pauchet. C’est, dans le domaine des témoignages relatifs à la présence d’êtres extraterrestres vivant parmi les Terriens, ce que l’on pourrait appeler un « cas en béton », et c’est la raison pour laquelle je débute ce texte avec ce cas.

Celui-ci est ancien puisqu’il remonte aux années 1920. (On parle aussi de 1932.)

Jean Sider a découvert, dans un livre de Daniel Réju consacré aux phénomènes de « hantise », un cas faisant état d’un nommé Pierre Sadron qui avait obtenu de son père, peu de temps avant la mort de ce dernier, le récit d’un fait extraordinaire. Le père était allé un jour, avec son jeune fils, à la clinique Victor Pauchet à Amiens pour rendre visite à une tante malade soignée dans cet établissement. Le docteur Pauchet, un ami de longue date, le fit entrer dans son bureau. Le médecin était bouleversé par un incident qui s’était produit la nuit précédente dans sa clinique, ce qui l’a incité à dire à Pierre Sadron ce qui s’était passé.

La veille au soir, une Anglaise nommée Madame Smith avait été admise à la clinique après un accident de sa voiture survenu à la sortie de Dreuil-les-Amiens. Elle présentait plusieurs fractures qu’il avait fallu réduire, et on lui fit, avant de lui faire une transfusion sanguine, une analyse de sang. Or, il s’est avéré que cette femme avait un sang bleuté ! Le docteur Pauchet a fait effectuer des vérifications par ses assistants, ce qui a donné un résultat similaire : groupe sanguin non répertorié chez notre espèce.

Cette femme avait été placée dans une chambre particulière pour passer la nuit avec une infirmière rompue aux gardes de nuit. Or, l’accidentée a disparu. L’infirmière s’était endormie en dépit d’efforts pour rester éveillée, ce qui ne lui a pas permis de voir ni d’entendre quoi que ce soit. En outre, les portes donnant sur le dehors étaient encore verrouillées de l’intérieur, ainsi que les fenêtres, lesquelles étaient d’ailleurs munies de barreaux. De plus, le lit avait été refait.

Les gendarmes n’ont pu retrouver la carcasse de la voiture accidentée, malgré le fait que cette femme s’y trouvait seule au moment où elle avait été dégagée pour la transporter à la clinique Pauchet.

Dans le livre de Daniel Réju, « Les demeures de l’impossible » (éditions Pierre Belfond, 1973), il est indiqué que cet incident s’est produit en septembre 1932. (Dans l’article de « Lumières dans la nuit », Jean Sider donne comme référence : « Fantômes et maisons hantées ».) L’auteur de ce livre a été renseigné par Monsieur Sadron, car ce dernier était devenu plus tard secrétaire fondateur de l’Association Spiritualisme et Philosophie. Cet ouvrage a été lu par un correspondant ufologue de Jean Sider : Jacques Maniez. Ce correspondant, originaire d’Amiens et résidant à Alès, était âgé, en 2004, de 76 ans. En outre, le médecin de la famille de ce dernier était le docteur de Butler, gendre du docteur Pauchet et son successeur à la tête de la clinique.

En 1979, Jacques Maniez a profité d’un séjour à Amiens pour rencontrer le docteur de Butler, alors âgé de plus de 90 ans. Ce dernier a confirmé à Jacques Maniez l’incident et l’a dirigé vers son fils, Tanguy de Butler, alors directeur administratif de la clinique et petit-fils du docteur Pauchet. Ceci a permis à Jacques Maniez de consulter des archives concernant l’incident. Il a vu le registre des admissions où le nom de cette femme figure bien dans les entrées, l’emplacement réservé à la date de sortie étant resté vierge.

Lors de la visite, Tanguy de Butler tenait sa petite-fille de sept ou huit ans sur ses genoux et, durant la conversation, l’enfant s’est exclamée : « Papy, regarde ! Il y a une barre bleue au-dessus de la tête du monsieur ! » Personne d’autre n’avait vu cette « barre bleue », mais selon l’enfant une barre ou une flamme bleue partait du plafond pour atteindre le crâne de Jacques…

C’est au début de 2004 que Jacques Maniez a informé Jean Sider des détails qui ne figuraient pas dans le livre de Daniel Réju. Sur la suggestion de Jean Sider, Jacques Maniez a contacté M. de Butler pour qu’il lui certifie l’authenticité de l’incident. M. de Butler lui a donné satisfaction dans une lettre datée du 12 mai 2004 dont Jean Sider a pu obtenir une photocopie. Le 24 février 2004, Alain Sider, un cousin éloigné dont Jean Sider ignorait l’existence, s’est fait connaître par courrier. Il est venu voir Jean Sider en juin 2004, et au cours de cette visite il a dit à ce dernier qu’il avait lu, une trentaine d’années auparavant, une histoire du même genre dans un hebdomadaire français au titre non mémorisé. Il s’agissait d’un autre cas qui s’était produit en Afrique du Sud.

Il n’existe, chez les humains, que quatre groupes sanguins : A, B, AB et O (zéro). Il faut aussi tenir compte des systèmes suivants : le système antigènes Rhésus, les systèmes antigènes Kell, MNS, Kidd, Duffy, etc., et les systèmes antigènes P1, Lewis « a », Lewis « b », etc. Il y a en tout vingt-cinq systèmes qui produisent de nombreuses variétés de sang, mais qui s’insèrent dans les quatre groupes cités ci-dessus.

Il existe du sang bleu produit par une anoxémie (diminution de l’oxygène dans le sang), comme dans le cas de la cyanose, mais il appartient à l’un des quatre groupes cités plus haut. Quant à l’expression « sang bleu », pour désigner une origine noble, elle vient d’Espagne. La noblesse espagnole affirmait ne compter aucun ascendant maure ou juif, et avoir donc une peau claire sous laquelle apparaissaient les veines.

La seule différence entre les récits de Pierre Sadron et de Tanguy de Butler concerne la date de l’événement. Pierre Sadron a évoqué septembre 1932. Tanguy de Butler a évoqué la fin des années 1920 et, au téléphone, il a donné, à Jacques Maniez, la date de 1925. Jean Sider ayant demandé à M. de Butler, par courrier, d’éclaircir ce point, Tanguy de Butler précisa, lors d’un appel téléphonique daté du 6 juillet 2004, qu’il s’agissait plutôt de 1925 ou de 1926. Comme Jean Sider avait dit dans son courrier que la date exacte était indispensable pour réclamer une copie du rapport que la brigade de gendarmerie d’Amiens avait dû rédiger, puisqu’elle était venue enquêter, M. de Butler promit d’effectuer des recherches dans les archives de la clinique (qui avait, depuis quelques années, changé d’adresse). M. de Butler donna les renseignements suivants :

– Le registre des entrées et sorties n° 3 (dans « Lumières dans la nuit », c’est le n° 5), qui comportait la date exacte, a disparu, mais il estimait qu’il avait pu être rangé dans un endroit différent la dernière fois qu’il avait été consulté. Par la suite, après de longues recherches, il a informé Jacques Maniez que ce registre avait effectivement disparu.

– En 1977, les gendarmes d’Amiens sont revenus à la clinique pour obtenir des renseignements sur cette affaire, à la suite d’une demande faite par « une dame de Toulouse », selon ce qu’ils ont dit pour justifier leur démarche. Jean Sider écrit qu’il s’agissait probablement d’une personne officielle appartenant au CNES implanté dans cette ville, car sinon les gendarmes ne se seraient pas déplacés. En conséquence, ajoute Jean Sider, la dite « dame de Toulouse » devait être la secrétaire du GEPAN, l’organisme du CNES chargé de collecter et d’analyser les rapports d’observation d’OVNIs transmis par les gendarmeries, l’Armée et l’aviation civile. Selon Jean Sider, elle a probablement agi à l’initiative de Claude Poher, chef du GEPAN à l’époque. Ce qui tendrait à prouver, ajoute-t-il, que le GEPAN ne s’intéressait pas qu’aux phénomènes aériens non identifiés. (1)

On notera que Jacques Maniez a vu un OVNI en 1950 et que Jean Sider en a vu un en 1954…

 

– Les hypothèses :

Dans un article paru dans « Lumières dans la nuit », Jean Sider a évoqué cinq hypothèses pour rendre compte du cas de la femme au sang bleu et d’autres cas analogues : les « mutants terriens », les « descendants d’aïeux extraterrestres », des êtres issus d’une « autre dimension », des voyageurs venant de notre futur, et des « leurres très sophistiqués ». (2) Je m’étonne d’une chose. Dans cette liste, en effet, il manque une sixième hypothèse, celle que Jean Sider veut manifestement éviter à tout prix (car préjudiciable à sa théorie des « aliens » fluidiques et trompeurs !) : et si nous avions tout simplement affaire à de vrais êtres extraterrestres identiques aux Terriens, « en chair et en os » bien sûr ? Cette hypothèse, la plus simple (et celle à laquelle j’adhère) n’a rien de fantaisiste, de nombreux récits de rencontres RR3 et de « contactés » faisant état d’êtres nous ressemblant beaucoup (et pouvant donc aisément s’intégrer, sans être repérés, dans notre société terrienne).

Dans son livre : « Ovnis, créateurs de l’humanité », Jean Sider a par contre écrit que ce cas de la femme au sang bleu fera sans doute l’affaire des partisans d’extraterrestres matériels qui vivent parmi nous. Qu’ils se gardent de « pavoiser », cependant, ajoute-t-il, car « c’est peut-être encore un de ces leurres bien ficelés que des entités ont ‘plantés’ au cours des siècles pour nous égarer ». Selon lui, elles ont pu élaborer un programme à long terme, étalé sur plusieurs millénaires, visant à laisser des indications fallacieuses de l’existence sur Terre d’êtres humains matériels comme nous, brouiller les pistes semblant faire partie de leur stratégie. Je ne partage évidemment pas cette théorie fantaisiste. Voici pourquoi je rejette les cinq hypothèses de Jean Sider :

2. Autres cas cités par Jean Sider :

Dans le numéro de « Lumières dans la nuit » évoqué plus haut, Jean Sider mentionne d’autres cas présumés d’« humains » étrangers à notre espèce qui vivraient parmi nous. Il divise ces cas en deux grandes catégories : les « affaires relevant du folklore ufologique » et les « affaires plus sérieuses ».

Dans la première catégorie, il range notamment ce qu’il appelle les « contactés psychopathes » et les « rumeurs urbaines ». Dans les années 1950, des citoyens américains ont prétendu avoir rencontré des extraterrestres vivant sur Terre. Jean Sider cite Lee Crandall, l’auteur d’un petit livre où l’on voit des photos de ces prétendus visiteurs. Il peut s’agir, bien sûr, d’un simple canular. Il y a une histoire de deux soi-disant Vénusiens qui auraient, en février 1953, proposé leurs services à un quotidien de Los Angeles…

Cynthia Hind (« African Encounters », 1982) a évoqué le cas d’Edwin, un contacté sud-africain qui, en 1976, prétendit être en relation avec un collègue de travail, George, lequel lui aurait avoué être un habitant d’une planète nommée Koldas et s’appeler en réalité Valdar. Il lui aurait dit que bon nombre de ses compatriotes travaillaient comme lui au sein d’entreprises, dans différents pays, afin d’étudier notre espèce. Edwin semble aussi avoir reçu de nombreux messages en anglais par radio sur bande FM, lesquels ont été enregistrés. En d’autres occasions, il aurait obtenu des communications au cours de transes médiumniques. (J’ajoute que Carl Van Vlierden a consacré un livre à ce cas. Il s’agit de « Les douze planètes parlent », livre que Geneviève Vanquelef a traduit en français en 1993.)

Il y a aussi un cas d’« abducté » qui a eu lieu dans la nuit du 30 au 31 mai 1974, lors d’un voyage prévu pour se dérouler de Salisbury, en Rhodésie, à Beitbridge, ville située à la frontière de l’Afrique du Sud, à une distance d’environ 600 kilomètres. Le récit, recueilli à la faveur d’une régression hypnotique, fait état d’une observation d’OVNI, d’une téléportation en voiture sur 290 kilomètres sans consommation d’essence, d’une « rencontre du troisième type » dans la voiture du témoin et d’un « enlèvement » dans un vaisseau spatial. Les témoins étaient un couple de jeunes mariés, Peter et Frances X. Sous hypnose, Peter donna certaines informations données par les ravisseurs, notamment celle selon laquelle des milliers de leurs congénères vivent parmi nous : hommes d’affaires, employés, étudiants, etc. Ils sont là pour améliorer les choses sur Terre, en introduisant chez nous leur façon de faire. Jean Sider note que ces « extraterrestres » ne savaient pas que la Voie Lactée est notre galaxie.

Voici un cas français dont Jean Sider se demande si ce n’est pas un canular. Le témoin allégué évoqua un individu aux yeux bleus très perçants, ainsi qu’un OVNI qu’il dit avoir vu posé dans un pré, avec deux occupants, humains selon nos standards. Ces occupants ressemblaient étrangement à l’individu aux yeux bleus très perçants. Le témoin aurait entendu une voix qui lui aurait dit notamment que leurs semblables oeuvrent parmi nous en tous lieux sur Terre…

En décembre 1966, Walter H. Arden assista, à Los Angeles, à une réunion de francs-maçons. La réunion terminée, il ne resta que lui et un ami, Richard Decker, âgé d’environ 70 ans. Walter Arden remarqua que son ami portait, au revers de son manteau, un petit objet métallique. Walter Arden ayant demandé ce que cet objet symbolisait, Richard Decker répondit qu’il s’agissait d’une marque de reconnaissance entre individus de même espèce. L’homme âgé aurait précisé qu’il appartenait à une ethnie extraterrestre « en mission » sur Terre, que les siens étaient « implantés » dans des embryons en gestation chez certaines femmes enceintes, et qu’ils vivaient une vie normale de Terriens, mais « programmés » pour des tâches précises que l’informateur ne voulut pas préciser. Il ajouta que lorsque sa mission serait terminée, il serait rapatrié sur sa planète, qu’il nomma mais dont Walter Arden ne put retenir le nom. En février 1968, Richard Decker disparut sans laisser de traces. Walter Arden, qui était convaincu de la bonne foi de son ami, avait promis de garder le silence sur ces aveux ahurissants. Il se tut pendant 28 ans, et ce n’est qu’en août 1996 qu’il estima pouvoir rompre son serment. Il envoya alors une lettre détaillant son histoire au mensuel « Fate » qui la reproduisit intégralement. Cette lettre, datée d’août 1996, émanait d’un lecteur de cette revue, qui résidait à San Raphael, en Californie. Pour Jean Sider, ce témoignage paraît relever de la plaisanterie, car, écrit-il, un supposé extraterrestre vivant en secret parmi nous n’aurait pas révélé aussi facilement sa véritable nature. (3)

Parmi les affaires que Jean Sider juge « plus sérieuses », il range les témoignages relatifs aux « hommes en noir », ainsi que le cas de Madame Wolf et de « sa fille ».

 

3. Madame Wolf et « sa fille » :

Dans un livre publié en 1999, Jean Sider a évoqué le cas de Madame Borowska. L’affaire s’est produite en 1969, le témoin étant désigné par le pseudonyme de « Robert David ».

On trouve, dans le n° 372 (daté de mai 2004) de « Lumières dans la nuit », la relation du même cas par « Robert David » lui-même, lequel s’appelle en fait Jean-Claude Dufour. Je me réfère à cette seconde version pour plusieurs raisons : elle émane directement du témoin, elle est plus complète, la version de Jean Sider comportant par ailleurs certains détails qui ne correspondent pas à ceux donnés par Jean-Claude Dufour. Jean Sider parle de « Madame Borowska », de « Polonaises » alléguées, de Cracovie, autant de détails qui sont en contradiction avec ceux donnés par Jean-Claude Dufour.

Depuis fin 1966, celui-ci était membre d’une association : le CEREIC (Centre d’Etude et de Recherche d’Eléments Inconnus de Civilisation), sigle créé par Guy Tarade. C’est une observation personnelle d’un OVNI diurne, le 6 février 1966, qui avait motivé l’intérêt de Jean-Claude Dufour pour les « Mystérieux Objets Célestes ».

Une réunion restreinte du bureau de l’association eut lieu en 1969, à Nice. Il y avait Guy Tarade (président du CEREIC), Paul-André Mer et son épouse, Paul Letendre, Pierre Ewald et son fils, Henri Fraisse, un ou deux jeunes invités dont Jean-Claude Dufour ignorait les noms, et Jean-Claude Dufour lui-même. Deux femmes que personne ne semblait avoir invitées arrivèrent avec un peu de retard. La plus âgée, environ cinquante-cinq ans, se présenta comme étant Madame Wolf-Burrows (et non Borowska comme dans la version Jean Sider), mais on pouvait aussi l’appeler Madame Wolf, voire même Madame Strow. Elle venait de Hambourg (RFA) où elle demeurait en compagnie de sa fille. Elle expliqua, sans être sollicitée, que son mari était ingénieur dans une importante compagnie pétrolière américaine et qu’il était toujours soit en voyage, soit à son poste en Iran.

Sa « fille » mesurait 1 mètre 80, avait le teint cuivré, les pommettes saillantes et larges, la chevelure d’un noir jais, des yeux curieusement allongés en direction des tempes. Elle ne prononça pas un mot ! Elle était vêtue d’une longue robe en daim avec des franges, serrée à la taille par une large ceinture de la même matière mais plus foncée, de bottillons souples en même matière, et d’un boléro en daim garni de franges. Elle ressemblait donc à une « squaw » amérindienne. Elle portait, autour du cou, un magnifique pendentif orné d’une grosse pierre noire très brillante.

Madame Wolf raconta que quelques années auparavant, elle vit, alors qu’elle était seule dans sa maison d’Hambourg, un disque d’apparence métallique qui avait atterri dans son jardin. (On notera qu’il s’agit d’Hambourg et non, comme dans la version Jean Sider, de Cracovie. Les deux femmes n’étaient donc pas censées être des « Polonaises ».) Deux êtres, ayant l’apparence d’un homme et d’une femme, en étaient sortis et avaient pris contact avec elle. Ils étaient vêtus d’une combinaison très serrée les moulant des pieds jusqu’au cou. Ils lui remirent un appareil : un boîtier avec des boutons et des petites lumières. Cet appareil devait permettre à Madame Wolf de les contacter, et inversement. Ils repartirent en promettant de revenir. Madame Wolf n’avait pas montré, lors de la réunion, ce supposé boîtier.

Elle expliqua que sa fille était télépathe et que chacun pouvait tester ses capacités. La fille ne disait rien, restant comme prostrée sur le divan, tournant par moments la tête, comme l’aurait fait une machine, ce qui mit mal à l’aise Jean-Claude Dufour. On aurait dit, écrit-il, qu’elle « scannait » l’assistance !

« Bien que ce fût une beauté certes étrange, mais sculpturale, elle ne donnait pas envie d’aller l’embrasser et encore moins de la prendre dans ses bras. »

Quelqu’un dans l’assistance souhaita faire un essai. Madame Wolf a demandé à cet homme de bien fixer sa fille dans les yeux. Au bout d’à peine dix secondes, la fille a pivoté la tête en direction de sa mère, la regardant aussi dans les yeux. Puis Madame Wolf a dit à cet homme ce qu’il avait pensé. Selon cet homme, la réponse était exacte.

Au bout du troisième essai, Jean-Claude Dufour n’était pas très convaincu car il s’agissait à chaque fois de banalités, le genre de choses que tout un chacun peut penser à tout moment. Jean-Claude Dufour se proposa comme « cobaye », fixant la fille Wolf tout en pensant à un petit problème rencontré la veille au soir, avant fermeture, dans son entreprise d’import-export, et dont personne n’était au courant. La fille Wolf s’est retournée vers sa mère, laquelle a énoncé clairement le problème, ajoutant même qu’il allait se résoudre de telle et telle manière.

Deux ou trois membres du Bureau commencèrent à émettre ouvertement des critiques à l’encontre de Madame Wolf. Elle déclara à Jean-Claude Dufour qu’elle savait qu’il la croyait, aussi elle allait lui faire un « cadeau » dans quelques jours. Il allait voir, dit-elle, un OVNI.

Après cette réunion, tout le monde s’était dispersé tardivement. Madame Wolf avait cependant dit à Jean-Claude Dufour qu’elle était descendue avec sa fille à l’Hôtel du Cap à Antibes (une résidence pour millionnaires).

Le week-end suivant, le dimanche 6 avril 1969, Jean-Claude Dufour prit sa moto pour faire un tour matinal dans les environs de Nice. A un moment donné, il s’arrêta pour contempler le paysage. Il était 8 heures 25. Il vit un énorme engin d’aspect métallique, comme de l’alu poli, reflétant les rayons solaires et stationnant à environ quatre cents ou cinq cents mètres au-dessus de la mer, juste à la pointe du Cap d’Antibes ! L’objet, qui ressemblait à deux assiettes accolées, devait faire au moins soixante mètres de diamètre. Il ressemblait à une lentille de métal et ne bougeait pas. Après quelques minutes, le témoin se déplaça pour avoir une meilleure vue, mais l’engin avait alors disparu. Il raconta cette observation à ses parents.

La semaine suivante, il revit Madame Wolf et sa fille. Madame Wolf lui dit : « Alors, vous avez eu votre preuve, n’est-ce pas ? Vous avez vu la soucoupe volante au-dessus du Cap d’Antibes ! Vous avez compris, maintenant ? Vous savez qui nous sommes ? » Il reconnut avoir vu la soucoupe à 8 heures, le 6 avril, ce à quoi Madame Wolf répondit : « Non, pas à 8 heures, à 12 heures ! ». Ce n’est que beaucoup plus tard qu’il comprit que cette femme lui avait parlé en termes aéronautiques, tout comme parle un pilote d’avion de chasse ! Un objet vu à 12 heures est vu juste en face du cockpit et donc du pilote. Madame Wolf et Jean-Claude Dufour avaient vu la soucoupe à 12 heures : elle, depuis les jardins de l’Hôtel du Cap, et lui, quelques kilomètres plus au nord, depuis les hauteurs de Saint-Jeannet.

La dernière fois que Jean-Claude Dufour a rencontré Madame Wolf et sa prétendue fille, ce fut lors de la conférence annuelle de l’association, donnée dans un salon de l’hôtel Splendid, à Nice. Elles étaient assises au premier rang. La conférence terminée, plusieurs jeunes ont parié sur celui qui arriverait à « draguer » la fille Wolf, ou tout au moins à l’inviter dans un restaurant. Deux jeunes gens se sont dirigés vers elle, celle-ci étant debout un peu plus loin, « comme un robot désactivé ». Elle a soudain pivoté d’un seul tenant dans leur direction, les a fixés. Les témoins ont senti un souffle glacial venant d’elle, comme si on venait d’ouvrir la porte d’un congélateur ! Les deux jeunes sont restés figés sur place et ont fait demi-tour, en bafouillant des paroles incompréhensibles. Jean-Claude Dufour salua Madame Wolf et lui demanda discrètement si elle voulait bien lui communiquer ses coordonnées à Hambourg. Elle répondit qu’elle les avait notées sur un bout de papier remis à Guy Tarade. Les deux femmes sont parties, et Jean-Claude Dufour ne les a jamais revues. Il a demandé à Guy Tarade de lui communiquer cette adresse en Allemagne. Ce dernier a retiré, de la poche de sa veste, un papier quadrillé sur lequel il n’y avait rien ! Guy Tarade déclara, l’air embarrassé, qu’il avait pourtant bien vu une adresse sur ce papier.

Jean-Claude Dufour connaissait à l’époque un commissaire de police en activité, M. Braconnier. Celui-ci chercha à s’informer à l’Hôtel du Cap où les deux « Allemandes » étaient descendues. Il apprit que Madame Wolf s’était présentée avec « sa fille », sans réservation, à la réception de l’hôtel, faisant appeler un des responsables. Devant lui, elle avait sorti d’un sac à main une épaisse liasse de dollars américains, déclarant payer cash, à l’avance, pour toute la durée de son séjour, soit environ vingt jours. Le responsable n’eut pas de difficulté pour enregistrer ces dames sous le nom de Wolf, sans demander de papiers d’identité. La fiche d’hôtel ne comprenait, pour toute adresse, que ceci : Wolf… Hambourg, RFA.

Il fut impossible de savoir où elles avaient pris leurs repas, de connaître leurs relations éventuelles sur la Côte d’Azur et d’apprendre si elles avaient reçu des coups de fil ou en avaient donnés. Les listings des appels envoyés depuis les chambres avaient été détruits au bout d’un laps de temps déjà largement dépassé au moment de l’enquête.

Quelques années après, un correspondant d’Aimé Michel retrouva la trace du passage des deux femmes à Barcelone, début 1969. On les retrouva à Perpignan, à Montpellier et à Nice. Elles s’étaient présentées partout sous l’identité de Wolf, mère et fille. Elles semblaient disposer d’une fortune appréciable. C’était toujours Madame Wolf qui s’occupait de tout, dans tous les lieux visités, sa fille étant aussi muette qu’elle l’avait été à Nice.

Jean-Claude Dufour note que l’apparence physique de la « fille » Wolf correspond trait pour trait au portrait robot de l’entité féminine décrite par le routier argentin Dionisio Llanca, lequel a subi, en 1973, une « abduction ». Lors du comité restreint du CEREIC, début avril 1969, se trouvait Pascal Ewald, devenu par la suite professeur de dessin. Il avait brossé un portrait de la fille Wolf, portrait qu’il n’a pu retrouver suite à plusieurs changements de domicile. Jean-Claude Dufour lui a fait suivre une photocopie du portrait-robot de l’entité féminine observée par Dionisio Llanca. Pascal Ewald reconnut, dans ce dessin, la fille Wolf, à l’exception des cheveux, qui étaient d’un blond presque blanc dans le cas Llanca, et noirs dans le cas Wolf. (Jean-Claude Dufour note que l’affaire Llanca serait contestée, mais, ajoute-t-il, ce ne serait pas la première fois qu’un témoin déclarerait, afin qu’on le laisse en paix, qu’il a tout inventé.) (4)

Il est sûr que la « fille » Wolf n’appartenait pas à l’espèce terrienne, et je ne pense pas me tromper en écrivant que le fait qu’elle ne parlait jamais est à mettre en relation avec son origine « étrangère ». Sans oublier, bien sûr, ses étonnantes aptitudes à la télépathie. Quant à Madame Wolf elle-même (qui n’était probablement pas la mère de la première), il y a un doute : était-elle, aussi, étrangère à notre espèce (ce que laisseraient supposer ses capacités de réception télépathique), ou avait-elle un rôle comparable à celui de l’instituteur qui, dans le cas Rose C. en 1952 près de Nîmes, accompagnait les êtres de haute taille vus par celle-ci ? (L’homme avait déclaré être parti sur leur planète avec eux, une vingtaine d’années auparavant.) Dans ce dernier cas, la rencontre du « troisième type » d’Hambourg, relatée par Madame Wolf, serait une réalité. (Et c’est à ce moment-là qu’elle aurait pu rencontrer sa « fille » !) A moins d’imaginer un « croisement génétique » (et dans ce cas-là, Madame Wolf pourrait effectivement être la mère de la « muette »). Que de supputations. En tout cas, on peut sérieusement considérer qu’au moins la « fille » de Madame Wolf n’est pas originaire de notre planète !

 

4. Le témoignage de Budd Hopkins :

51KSvZePEOL._SX291_BO1,204,203,200_Dans son livre « Sight Unseen » (2003), le chercheur américain Budd Hopkins envisage la possibilité que des extraterrestres vivent sur Terre.

Dans une interview publiée dans le numéro d’octobre/novembre 2004 de la revue « UFO Magazine », Budd Hopkins a fait la déclaration suivante :

« Nous avons découvert durant des années – outre les MIB ou hommes en noir – des cas étranges dans lesquels il semble y avoir des individus pas complètement humains s’activant parmi nous, conduisant des voitures, ayant apparemment un métier, fréquentant les restaurants, les magasins, et faisant n’importe quoi d’autre comme nous le faisons. Dans mon livre, je les appelle ‘individus transgéniques’ et à mon avis ils représentent l’aboutissement d’une opération génétique d’hybridation entre une espèce Alien et l’espèce humaine. Ils sont – du moins certains d’entre eux et pendant un temps indéterminé – occupés à diverses tâches dans notre monde réel. » (5)

Si on ne peut pas exclure, a priori, que certains de ces êtres soient effectivement le résultat d’une hybridation, diverses sources indiquent par contre qu’il existe parmi nous des visiteurs de l’espace qui ne sont aucunement le résultat de ce type de croisement génétique. Voyez, plus loin, les citations extraites de l’œuvre d’Anne Givaudan.

 

5. Le témoignage de Timothy Good :

894767123Dans les années 1950, des contactés comme George Adamski et Howard Menger déclarèrent avoir été en contact avec des extraterrestres. L’ufologue britannique Timothy Good a peut-être vu l’une des « sœurs de l’espace », Kalna, avec laquelle George Adamski a prétendu être en contact.

Voici les deux cas évoqués par Timothy Good. (6) Ces deux cas, qui se sont produits aux Etats-Unis, remontent aux années 1960. Le premier date de novembre 1963, le second de février 1967.

« Je n’ai jamais rencontré personnellement Adamski. En novembre 1963, alors que j’étais en tournée à travers les Etats-Unis avec le Royal Philharmonic Orchestra, j’ai eu l’intention de me rendre chez lui, à Vista, pour le voir, sachant que Los Angeles était sur notre itinéraire. Mais les horaires d’autocar ne concordaient pas, si bien que j’ai abandonné l’idée. Sur la route de Los Angeles, cependant, j’ai vécu une curieuse expérience qui m’a laissé une forte impression.

Le 13 novembre, en convoi de trois autocars, nous avons quitté Tucson pour Los Angeles. A mi-chemin, près de la frontière entre l’Arizona et la Californie, nous nous sommes arrêtés pour déjeuner. Je me suis assis à une table avec quelques-uns de mes camarades, en regardant machinalement les clients qui attendaient leur tour pour se faire servir. Mon attention fut attirée par une jeune fille merveilleusement belle, assez petite, avec un visage aux traits délicats et de longs cheveux blonds bouclés. Je me souvins un peu plus tard de la description que donnait Adamski de Kalna et de sa peau ‘presque transparente’.

Adamski fut le premier à raconter que des extraterrestres vivaient et travaillaient parmi les hommes. Il disait souvent que les visiteurs venus d’ailleurs choisissaient volontiers les endroits anonymes, comme un restaurant ou le hall d’un hôtel. J’avais rencontré un certain nombre d’autres témoins qui prétendaient que la communication était possible grâce à la télépathie, et je décidai de tenter une expérience. Me concentrant au maximum, je transmis donc à ma belle inconnue cette question muette : ‘Est-ce que tu viens d’une autre planète ?’

La réponse se fit attendre. Pourtant, quelques minutes plus tard, elle quitta le comptoir et se dirigea droit sur moi. Elle s’arrêta, me sourit et s’inclina comme pour acquiescer. Puis, le visage de nouveau impassible, elle alla s’asseoir de l’autre côté de la salle.

Je ne sais plus où se trouvait ce restoroute, mais, coïncidence frappante, je me rappelle parfaitement avoir vu des panneaux indiquant que Desert Center, lieu de la première rencontre d’Adamski, n’était pas très éloigné. »

Voici maintenant le cas de février 1967 :

« En février 1967, j’étais à New York pour une série de concerts du London Symphony Orchestra à Carnegie Hall. Un après-midi, je me trouvais dans le hall de l’hôtel Sheraton, à l’angle de la 56ème Rue et de la 7ème Avenue, et je tentai une nouvelle expérience de télépathie. Je venais de voir Madeleine Rodeffer à Washington, et elle m’avait affirmé que la plupart des rencontres avec des extraterrestres avaient pour cadre les lieux publics. Je tentai ma chance. Je formulai une requête d’ordre général, du genre : ‘S’il y a parmi vous un visiteur d’un autre monde, qu’il vienne s’asseoir près de moi et me le fasse comprendre d’une manière ou d’une autre.’

New York est une ville très agitée et j’ai vu beaucoup de gens (dont certains, à défaut d’être extraterrestres, paraissaient assez étranges) défiler devant moi au cours de la demi-heure qui a suivi. Soudain, un homme est entré, dont le comportement a immédiatement attiré mon regard. Vêtu d’un costume gris foncé, d’une chemise blanche et d’une cravate noire, il aurait pu aisément passer pour un homme d’affaires de Madison Avenue. Il mesurait environ 1,70 mètre. Les cheveux blonds et bouclés, le visage bronzé et les traits réguliers, il paraissait avoir 35 ans. Il vint s’asseoir à côté de moi d’un air exagérément détaché et sortit de son attaché-case un exemplaire duNew York Times’. Il le feuilleta de façon très artificielle et le replia peu après. Je pensai qu’il était temps d’entrer en communication avec lui par télépathie. Je lui demandai donc en pensée, pour le cas où il viendrait d’une autre planète, de me le faire savoir en plaçant son index droit sur l’aile de son nez. La réponse fut immédiate. A peine avais-je formulé ma requête qu’il fit très exactement ce geste ! »

Curieusement, cependant, Timothy Good n’a manifestement pas essayé d’entrer en contact avec cet individu – pas plus qu’avec la belle blonde -, puisque son récit s’arrête là !

 

6. Cas cités par Joël Mesnard :

Joël Mesnard, le directeur (jusqu’en 2014) de la revue ufologique « Lumières dans la Nuit », a donné, dans un numéro de sa revue et dans son livre sur les « Men in black », quelques témoignages faisant état de personnages que j’identifie sans hésiter à des « extraterrestres parmi nous », même si le rapporteur de ces cas écrit qu’il ne serait pas sérieux de fonder, sur ces témoignages, une conviction sur la présence d’extraterrestres parmi les Terriens. J’ajoute que les êtres vus n’ont rien à voir avec les curieux « hommes en noir », ceux-ci n’étant absolument pas de la même « espèce » (galactique !). (S’agissant des trois films – le dernier étant daté de 2012 – « Men in Black », le public, s’il sait que ceux-ci sont inspirés d’une BD, ignore par contre que la BD est elle-même inspirée de réels récits de « Men in Black », ces témoignages appartenant en quelque sorte au « folklore ufologique ». Le livre de Joël Mesnard, paru aux éditions Le Mercure Dauphinois, évoque les témoignages relatifs aux vrais « Men in Black ». Peut-être existe-t-il plusieurs types de « Men in Black », certains n’étant manifestement pas, vu leurs caractéristiques et leur étrange comportement, d’origine terrestre.)

 

– Le cas de Suzanne :

Joël Mesnard a recueilli, en 1990, le témoignage de cette femme.

Un jour de 1959, vers 13 heures, Suzanne prit un train qui devait l’amener à Paris à la gare du Nord.

Le train était bondé et pourtant personne ne venait s’asseoir sur une certaine banquette qui faisait face à deux jolies jeunes femmes blondes qui se ressemblaient comme des sœurs jumelles. Suzanne s’y assit, mais la place à côté d’elle demeura libre jusqu’à Paris, alors que les voyageurs, debout, restaient serrés comme des sardines.

Très vite, son attention fut absorbée par ces deux jeunes femmes dont le visage exprimait une étonnante sérénité. Leurs yeux bleus étaient assez nettement étirés vers les tempes, leur peau était légèrement bronzée, leurs cheveux descendaient jusqu’aux épaules, et elles étaient vêtues de tailleurs vert pâle et de corsages blancs. Suzanne ne cessa pratiquement pas d’observer discrètement ces deux femmes, mais à aucun moment le regard de ces dernières ne croisa le sien. Elles regardaient légèrement au-dessus du niveau des têtes des voyageurs et plutôt vers l’extérieur du train. Elles n’échangeaient entre elles que quelques vagues murmures, inintelligibles pour Suzanne.

Lorsque le train arriva en gare, Suzanne, qui se prépara à descendre, perdit de vue, un bref instant, les deux jeunes femmes. Lorsqu’elle voulut les regarder de nouveau, elles avaient disparu. Elle les chercha en vain.

Le lendemain, un dimanche, Suzanne se rendit à la messe de 8 heures. Elle se dirigeait vers sa place habituelle lorsqu’elle s’aperçut de la présence des deux jeunes femmes de la veille, assises. Elle prit place derrière elles. Elle eut beaucoup de mal à suivre la messe, précisant que ce qui émanait d’elles était tellement puissant qu’elle avait l’impression de n’être plus elle-même. De nouveau, il lui sembla que ces deux jeunes femmes disparurent « sur place », sans qu’elle puisse préciser comment.

Suzanne vécut deux autres incidents insolites. Vers 1962, elle eut la vision, un soir, d’une boule lumineuse. Cela se passa à Châtel, dans le Bourbonnais. Cette boule émettait des faisceaux intermittents, comme des signaux. D’abord immobile, elle disparut ensuite en prenant de l’altitude.

Le second incident se produisit dans la nuit du 6 au 7 mars 1975. Suzanne se réveilla avec l’impression qu’il y avait quelqu’un dans la maison. Son mari dormait. Inquiète, elle se mit à prier… Soudain, il y eut un bruit assourdissant de vaisselle cassée. Suzanne et son mari se levèrent précipitamment, mais ils ne trouvèrent pas le moindre verre brisé. Le mari se rendormit assez vite, mais Suzanne ne parvint pas à trouver le sommeil. Au bout d’un moment, elle distingua, dans le couloir, une lueur. Elle sortit de la chambre et vit alors, dans le couloir, un personnage : un homme vêtu d’une longue robe jaune et d’une écharpe blanche flottante. Il marchait avec précaution, mais sans que ses pieds touchassent le sol. Ses cheveux étaient blonds, ondulés, et il était très beau. Leurs regards se croisèrent. Le personnage, qui parut surpris, sembla presque aussitôt disparaître dans le mur !

Le lendemain matin, Suzanne trouva la maison baignée d’une lumière inhabituelle et ses enfants firent la même constatation.

On notera que vers l’âge de dix ou douze ans, il arriva à Suzanne d’être réveillée par des douleurs dans les doigts. C’était comme si on lui « tirait les nerfs ». Il lui arriva aussi d’éprouver, en plein jour, cette pénible sensation, mais c’est surtout la nuit que cela lui arrivait.

 

– Le cas d’Annick :

Lors de son adolescence, Annick Dargaud vécut, à Savigny-sur-Orge (Essonne), deux événements incompréhensibles. L’un de ces incidents a eu lieu en 1961 ou 1962 : pendant une huitaine de jours, à la même heure, elle a entendu « des signaux qui ressemblaient à du Morse ».

Le 22 mai 1976, elle assista à une réunion publique du GEPA (Groupement d’Etude des Phénomènes Aériens), à Paris. Dans cette salle, les sièges étaient répartis de part et d’autre d’une allée centrale, et Annick avait pris place dans la travée de droite (en entrant). Avant le début de la conférence, elle se retourna et fut surprise de voir, dans l’autre travée et plus près du fond de la salle, deux dames blondes, d’une beauté parfaite, avec des cheveux mi-longs, qui se ressemblaient beaucoup. Elles avaient des visages épanouis et semblaient maquillées à la perfection. Elles étaient accompagnées de deux messieurs d’allure plus quelconque. Elles parlaient gaiement entre elles, plus qu’avec ces messieurs, mais Annick ne pouvait entendre le son de leurs voix. Stupéfaite par l’extraordinaire beauté de ces deux jeunes femmes, Annick se retourna discrètement, à plusieurs reprises, pour les observer. Puis la séance commença. Au bout d’un certain temps (une demi-heure peut-être), Annick se retourna de nouveau, et elle constata que les quatre personnes avaient disparu.

 

– Le cas Mamouchka :

En juillet 1989, dans l’Hérault, Joël Mesnard a recueilli le récit de Marlynda Hollinger, née en Suisse en 1926.

Il s’agit d’une femme que son entourage connaissait sous le nom de Mamouchka. Elle vivait, en 1989, dans une roulotte, avec sa fille Angelica et ses petits-enfants, Jessica et William. L’existence qu’ils menaient est celle de tous les Gitans, que Joël Mesnard a partagée pendant trois ou quatre jours pour les besoins de l’enquête.

Comme Suzanne et comme Annick, Mamouchka a vécu d’autres événements insolites que celui qui est relaté ici. C’est à l’âge de cinq ans qu’elle dit avoir vécu un premier événement extraordinaire, à Galten-bei-Gangingen, dans la Canton d’Argovie (Aargau, en allemand). Elle fut réveillée, une nuit, par des bruits, comme des murmures. Elle monta sur un tabouret pour regarder par la fenêtre et elle vit beaucoup de gens qui portaient de la terre, dans des seaux, à travers un ruisseau. Cette vision disparut tout à coup. Or, il n’y avait pas de ruisseau derrière la maison. Marlynda en parla à sa nourrice, laquelle alla en parler au curé. Ce dernier consulta les archives locales et découvrit qu’il y avait eu, autrefois, beaucoup de maisons bâties sur la colline. Un jour, pendant un orage, un glissement de terrain avait fait de nombreuses victimes. Le curé raconta cela à Marlynda lorsque celle-ci était âgée de dix-huit ans. La vision qu’elle avait eue était en rapport avec les opérations de déblaiement consécutives à cette catastrophe.

L’incident qui nous intéresse ici se serait produit vers la fin de l’été 1988. Alors que Mamouchka (alors âgée de 62 ans) était partie ramasser des mûres, vers 15 heures ou 16 heures, une très grosse et très belle voiture, grise métallisée, s’arrêta à sa hauteur. Une vitre s’abaissa et une très jolie femme blonde demanda : « C’est vous, Mamouchka ? »

Cette femme paraissait avoir entre 25 et 30 ans et elle avait des yeux « d’un bleu fantastique », en amandes, « allongés, mais moins que ceux des Chinois ». Elle avait un visage doux, aimable, une voix douce, et ses cheveux étaient très longs. Elle était habillée dans les tons verts. Elle portait plutôt une sorte de combinaison moulante. Derrière elle, se trouvait un personnage d’aspect plus masculin, peut-être plus petit, avec des cheveux « marron clair » et des vêtements de couleur sombre. Ce personnage, dont l’expression du visage était neutre, regardait Mamouchka, mais il laissait parler la conductrice.

Mamouchka se demanda comment cette femme pouvait la connaître. Elle se sentit légèrement fascinée par la belle blonde, laquelle lui dit :

« Je sais où vous habitez… C’est bien là-haut, dans la caravane ?… Vous n’avez pas peur, toute seule, là-haut ?… Vous êtes courageuse… Je sais que les gens viennent vers vous et que vous les aidez… »

Mamouchka précisa : « Moralement ! ».

La jeune femme dit encore :

« Ne vous faites plus de soucis pour les fruits et les légumes. Chez nous, il y en a plein… A un de ces jours… »

Puis elle démarra.

La route sur laquelle la voiture était partie monte et aboutit à une décharge. Mamouchka était convaincue que la voiture allait faire demi-tour et qu’elle allait donc la voir redescendre. Or, elle ne revit pas cette voiture. Joël Mesnard est monté là-haut et a constaté que le chemin n’est pas si mauvais que cela, qu’une voiture peut l’emprunter pour déboucher un peu plus loin sur une route, de l’autre côté de la montagne. Il ignore si l’état de ce chemin, au mois de septembre précédent, permettait de rejoindre cette route.

Lorsqu’elle revint à sa roulotte, Mamouchka trouva devant sa porte une très grosse corbeille de fruits. Il y en avait pour plusieurs jours. Elle est convaincue qu’il s’agissait d’un cadeau de la mystérieuse jeune femme.

En juillet 1989, Mamouchka n’avait jamais revu sa bienfaitrice, mais elle fit remarquer que, depuis la rencontre, elle n’a jamais manqué de fruits et de légumes, grâce à des dons parfois anonymes. On lui avait en outre offert la possibilité d’installer sa caravane dans un endroit moins isolé, ombragé en été, à proximité d’un point d’eau.

Les notes manuscrites de Joël Mesnard comportent quelques indications relatives à des phénomènes constatés par divers membres et amis de la famille, comprenant, outre trois observations d’OVNIs (trop imprécises cependant), trois anecdotes :

Lorsque Mamouchka avait huit ans, sa grand-mère l’avait un jour envoyée nettoyer la tombe du grand-père, ainsi que les tombes voisines. Ayant remarqué sur une tombe la photo d’une dame « d’un certain âge », elle prit quelques fleurs de la tombe de son grand-père afin de les mettre sur celle de cette dame « qui n’avait rien du tout ». En se relevant, elle vit la dame de la photo, assise sur sa propre tombe, qui lui dit : « Merci beaucoup, petite », avant de disparaître.

Mamouchka, Angelica et William disent que le 19 juillet 1989, vers 22 heures 30, quelques heures avant l’arrivée de Joël Mesnard, il ont vu une masse lumineuse (dont un croquis a été dessiné) dans les branchages des arbres surplombant la roulotte. Le chien avait aboyé en direction du phénomène, jusqu’à la disparition subite de celui-ci au bout de dix minutes ou un quart d’heure.

Jessica, la fille d’Angelica, est née le 14 septembre 1982 avec une cicatrice sur la tête. Cette cicatrice, photographiée par Joël Mesnard, ressemblait à celle d’une coupure. Autour de cette cicatrice, dans une petite zone, les cheveux ne poussaient pas. Angelica a dit que les médecins n’avaient fait aucun commentaire, ni à la naissance, ni par la suite.

 

– Le cas Andreas van Looy :

Celui-ci a été relaté dans un numéro de la revue ufologique britannique « Flying Saucer Review ». Il s’agit d’un témoignage adressé à cette revue par un lecteur qui précise qu’un jeune ami belge, Andreas van Looy, lui a raconté l’histoire suivante.

Le samedi 16 juillet 1970, lui et un couple d’amis étaient allés dans une discothèque d’Ostende. Vers 3 heures du matin, il décida de rentrer, mais il n’avait aucun moyen de transport, et aucun des amis n’avait non plus de voiture. Le premier bus était à 5 heures 30.

Alors qu’ils discutaient de la possibilité de prendre un taxi, un jeune type est venu au bar et s’est assis près d’eux. Sans qu’il ait été invité, il s’est mêlé à leur conversation et il a proposé à Andreas van Looy de l’emmener à De Haan, où ce dernier habitait. Pourtant, le témoin n’avait pas prononcé le nom du village. De plus, ses amis et lui parlaient en flamand, alors que l’inconnu s’exprimait en français, avec un accent. Le personnage était plutôt petit, mince, il avait de longs cheveux noirs, et il était bronzé. Il avait un peu le type asiatique. Il portait une chemise noire et un pantalon noir.

Le témoin accepta la proposition. Au bar, l’individu n’avait rien commandé et il s’est levé dès qu’Andreas l’a fait, tout en se dirigeant vers la sortie. Il marchait d’une façon curieuse, comme si ses talons ne touchaient pas le sol. Il a regardé le témoin dans les yeux et lui a dit : « Je vous ramène chez vous. »

L’inconnu avait une voiture de sport vert foncé, garée devant le bar. Dès l’instant où le témoin s’est assis dans cette voiture, il s’est senti reposé, comme s’il avait l’habitude de s’asseoir dans cette voiture avec ce chauffeur. L’inconnu était très agréable et, pendant le trajet, il a demandé au témoin s’il aimait son école, tout en précisant qu’il s’appelait Alexandre. A l’arrière de la voiture, il y avait des instruments. Le témoin a ainsi vu un walkie-talkie, un lecteur de cassettes et une sorte d’antenne radio.

Quand ils sont arrivés devant le domicile du témoin, ce dernier a réalisé qu’à aucun moment ils avaient parlé de son adresse. Et pourtant, l’inconnu s’est arrêté à quelques pas de la maison.

Le témoin a demandé à l’inconnu combien il lui devait, mais ce dernier a répondu : « Rien du tout. Nous aimons bien aider les gens. »

En 1979, Andreas van Looy a exposé cette aventure à la Fondation Adamski. On lui a dit qu’il avait probablement rencontré un « frère de l’espace ». (7)

 

7. Pierre Monnet :

pierre_monnet_2Pierre Monnet, décédé en janvier 2009, était ce que l’on appelle un contacté. Il est l’auteur de deux livres, dont le second, paru en 1994 aux éditions Amrita, s’intitule : « Contacts d’outre-espace ». Son témoignage est celui d’un homme simple qui raconte des événements que je considère pour ma part comme parfaitement authentiques. On notera que, s’il a eu quelques rares contacts de type physique, la grande majorité de ses contacts sont néanmoins de type télépathique. Je ne donne ici que les quelques éléments d’information relatifs au sujet traité dans ce texte.

Lors de la première rencontre « du troisième type » de Pierre Monnet, en 1951, les visiteurs de l’espace avaient dit à celui-ci qu’ils évoluent parmi nous, que nous les côtoyons sans le savoir.

En juin 1974, un samedi matin vers 10 heures, Pierre Monnet venait de faire le plein d’essence de sa voiture. Il n’avait pas fini de remplir son chèque lorsqu’il sentit, pendant quatre ou cinq secondes, son cerveau se vider de toutes ses pensées. Un grand frisson lui parcourut de haut en bas la colonne vertébrale et une sensation de douce chaleur envahit progressivement son cerveau. Il ne put résister à l’envie de se retourner car il avait la conviction qu’il devait le faire ! Deux personnages, que Pierre Monnet ressentit être extérieurs à notre planète, étaient là, faisant faire le plein d’une Renault 16 neuve, reluisante, gris métallisé, munie de glaces exagérément fumées en bleu. Cette voiture était immatriculée en « WW », sur une bande de plastique noir provisoirement fixée par des lacets.

Il resta figé, incapable de prononcer un mot, alors qu’une émotion indescriptible l’envahissait. Il se sentait léger et dans un état de bien-être exceptionnel. Les deux individus « rayonnaient de tranquillité, de puissance, de paix, d’Amour et d’une bonté communicative ».

Le pompiste saisit les deux billets de banque que l’un des deux hommes lui avaient tendu, puis il alla déposer l’argent dans son bureau. Pendant ce temps, les deux hommes regardèrent Pierre Monnet « avec une intensité croissante », mais toujours en souriant. C’est alors qu’il a nettement entendu dans son esprit une impulsion télépathique correspondant à : « A bientôt. » Les deux hommes étaient toujours souriants et leur bouche n’avait émis aucun son. Ils sont rentrés dans la R-16, ont encore regardé le témoin, en souriant, et ont démarré.

1954_monnetpierreQuatre choses ont attiré l’attention de Pierre Monnet :

1) Il ne s’est échangé aucune parole entre le pompiste et ces « clients ». Leurs lèvres n’ont pas bougé.

2) Les bruits extérieurs s’étaient estompés autour de Pierre Monnet.

3) Le pompiste donnait l’impression de quelqu’un plongeant son regard dans le vide. Il n’a jamais relevé la tête pour regarder le visage de ses « clients ». Il paraissait conditionné, programmé comme un automate.

4) Les glaces de la R-16 neuve étaient anormalement fumées d’un bleu foncé.

Quelques secondes après le départ de la voiture, Pierre Monnet a fini de remplir son chèque. Il a remis ce dernier au pompiste, lequel semblait avoir retrouvé son état normal. Le témoin n’a jamais éprouvé le besoin de demander au pompiste s’il avait remarqué ces deux hommes exceptionnels, des « jumeaux de 45 ans » et d’environ 1 mètre 90. Il sait en fait que le pompiste n’a « rien vu ». Les deux personnages étaient habillés de façon impeccable. On aurait dit des mannequins sortant à l’instant de la vitrine d’un grand magasin de confection.

« Ils étaient vêtus de complets gris clair de la plus belle coupe classique de l’époque, avec pochettes et cravates gris anthracite parsemées de petits losanges rouges. Une perle montée en épingle à cravate y était fixée. Ils étaient chaussés de chaussures vernies, noires. Ces hommes étaient de noble prestance.

Le plus remarquable, c’était que hommes, costumes, pochettes, cravates, épingles, chaussures, étaient identiques. Mieux encore que des jumeaux, des duplicata !

Ils étaient de corpulence athlétique. Cheveux brun cendré sur les tempes, ils avaient une coupe courte, nette et de style très moderne. Enfin ils portaient aussi une petite moustache discrète, fine et droite.

Quoiqu’il me fût difficile de leur donner un âge, on aurait pu évaluer celui-ci entre quarante-cinq et cinquante ans. En résumé, c’étaient des hommes en pleine santé et d’aspect très soigné, très beaux et sympathiques. L’expression de leur regard était peu commune. Paix et force s’y mêlaient. » (P. Monnet)

Pierre Monnet eut donc ce jour-là la confirmation que les extraterrestres rencontrés en 1951 ont mêlé les « leurs » à la population terrestre. (8)

 

8. Anne Givaudan :

51evqR-nrwL._SX322_BO1,204,203,200_Anne Givaudan a évoqué ses contacts extracorporels avec des entités extraterrestres de type multidimensionnel, dont des Vénusiens. Voici deux citations extraites de son livre « Alliance » (9) :

« Lorsque mon passage sur Terre devait durer plus de quelques mois, il me fallait alors une identité spécifique et un travail qui me permette de m’intégrer et de rester les deux ou trois années prévues. Actuellement, certains hommes de la Terre qui connaissent notre action souhaiteraient contrôler tout cela, et vos puces, vos cartes de crédit, vos identités et la façon dont chacun peut être surveillé même chez lui, vont contribuer à nous identifier. Ceci étant, nous ne craignons pas la technologie terrienne. Mais il est pourtant parmi vous des êtres d’autres planètes qui eux savent comment nous détecter et nuire à notre action. »

« Aujourd’hui encore, chacune de nos planètes a des représentants au milieu des humains. »

Voici deux autres citations extraites du livre suivant d’Anne Givaudan, « Walk-in » (10) :

« Actuellement, sur la planète Terre, il y a dix mille des nôtres qui sont déjà ou seront bientôt en place. Les modalités sont différentes pour chacun. Les uns sont arrivés sur la planète à travers des parents terriens et un corps conçu pour eux, d’autres se fabriqueront un corps pour quelques semaines ou quelques mois, juste le temps d’une action ponctuelle, et certains comme toi, Aloha, vont faire l’expérience d’emprunter un corps qui est déjà là et dont l’âme accepte de continuer le voyage sans lui. »

« Plus de dix mille des nôtres sont sur cette planète, incarnés de diverses manières. Les uns par des voies que nous pourrions qualifier de naturelles, les autres en se fabriquant momentanément des corps physiques, d’autres encore à la façon d’Aloha… » 51rxdfO0GML._SX326_BO1,204,203,200_

Précisons qu’il s’agit ici d’entités extraterrestres de type multidimensionnel ayant momentanément utilisé un corps physique… D’autres visiteurs, de nature physique, utilisent évidemment, sur notre planète, leur propre corps physique.

 

 

 

 

 

 

9. Une rencontre dans un train :

La rédaction de « Top secret » a reçu une lettre (datée du 16 août 2011) d’une lectrice, l’enveloppe étant à en-tête d’une grande entreprise d’aérospatiale et de défense. Cette personne relatait une rencontre avec un individu qui s’était produite fin août 2007, alors qu’elle rentrait chez elle en train de banlieue parisienne, après une journée d’études. Elle révisait, en vue d’un examen, une matière de son Master. A une station, un individu est venu s’asseoir juste à côté d’elle, alors qu’il y avait de la place partout.

« La climatisation ne fonctionnait pas et l’air soufflé était à la température extérieure. A plusieurs reprises, il est venu bousculer le livre sur lequel j’étais concentrée, pour vérifier la ventilation. Son insistance et ses questions m’ont fait refermer mon livre. Il était très courtois et parlait un français un peu désuet sans accent. Ses questions étaient un peu surprenantes et portaient sur le climat et notre façon de vivre.

Il me demandait : quand arriverait le froid et quand tomberait la neige ? Que portaient les gens à ce moment-là ? Etait-il suffisamment couvert pour le froid ? Nous étions fin août 2007, il portait des vêtements d’hiver tout neufs : chemise épaisse, pantalon de velours et parka.

Pourquoi autant de personnes prenaient-elles les transports ? Etait-ce un plaisir ? Je lui expliquais donc qu’il ne s’agissait pas d’un choix mais d’une nécessité pour aller travailler. Que le travail était une obligation pour le commun si nous voulions vivre correctement. Cela a semblé l’étonner. L’espace d’un instant, je me suis demandé d’où il venait, de quelle planète. C’était un homme de couleur dont je n’aurais pas su dire l’origine.

Tout le temps de notre conversation, ce personnage est resté de profil à côté de moi, alors que les places face à moi étaient libres. Il est descendu quelques stations plus loin, me remerciant du temps que j’avais bien voulu lui accorder et saluant courtoisement les passagers. Je suis retournée à ma lecture. Je n’ai jamais oublié cette rencontre. Il y a certainement encore des gens sur notre planète qui ne savent pas ce qu’est le froid et la neige, mais y a-t-il de surcroît sur notre Terre un endroit où l’on parle un français du dix-neuvième siècle à la tonalité parisienne ? » (11)

Alain Moreau

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Lectures complémentaires (dans la même rubrique « Présence extraterrestre ») :

 

Références :

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