Démonologie, vampirisme, vaudou et chamanisme selon Michel Coquet

 

Voici quelques thèmes extraits du livre de Michel Coquet : « Comprendre la mort pour connaître la vie » (éditions Alphée, 2010), ce livre ayant été réédité en 2015 chez Dervy sous le titre : « Traité sur la mort pour mieux comprendre la vie ». 1540-1L’auteur y aborde brièvement les élémentaires, les attaques « diaboliques » contre les mystiques, le vampirisme, la possession d’Hitler, les rites Vaudou et le chamanisme. Ses commentaires sur ces sujets me semblent tout à fait pertinents, et c’est la raison pour laquelle je fais ici cette petite synthèse.

 

 

 

 

 

 

 

1. Les élémentaires :

Qu’en est-il réellement des démons ? On peut ranger, sous cette dénomination, certains élémentaux, ainsi que les « coques » ou « guenilles astrales » (abandonnées par les défunts qui entrent en devachan), ces coques pouvant être « réanimées par un élémental, un suicidé ou un être mauvais ».

Le pire de tous « est certainement celui qui est devenu un élémentaire », un être qui s’est engagé sur le sentier du mal « et ne vit que pour faire le malheur de son prochain ».

« Ils sont connus dans tous les systèmes religieux sous différentes appellations, portant en Inde le nom de Pishachas ou Rakshasas, et au Japon celui d’Oni. Il existe une science de la démonologie car il existe une fraternité d’initiés dans l’art de la magie obscure. » (M. Coquet)

Il ne faut pas confondre les élémentaux avec les élémentaires.

« Certains hommes infiniment méchants (élémentaires) ont été si loin dans la perversion qu’avant de mourir ils perdent le contact avec leur Esprit et en sont séparés pour toujours. Ils se retrouvent alors seuls et sans âme. Ces êtres peuvent vivre encore quelque temps sur Terre, mais quand vient le temps d’abandonner leur corps physique ils sont projetés dans la huitième sphère de l’avitchi, d’où ils ne reviendront plus jamais. » (M. Coquet)

Le Maître Philippe disait que les démons, ou « esprits infernaux », existent.

« Par contre, il n’existe aucune entité directrice unique, aucun Satan ou Lucifer qui serait en opposition avec Dieu ou même avec le Christ, comme le prétend l’Eglise catholique. C’est une erreur que certains occultistes ont faite. Rudolf Steiner, par exemple, affirmait l’existence d’une telle entité, à laquelle il donna le nom d’Ahriman, qui n’est pourtant que le symbole des forces obscures qui s’opposent à la lumière, Ormazd dans le zoroastrisme.

Reste que ces élémentaires peuvent s’avérer dangereux pour le disciple qui sort du statut d’homme moyen et devient un serviteur influent pour ses frères. Toujours selon Maître Philippe, qui parle ici d’élémentaires et non pas d’élémentaux : ‘Il y a des démons attachés à la matière, d’autres à l’air qui sont déjà assez méchants (ils produisent certains orages, etc.), et d’autres, dans le mental, qui attaquent les hommes déjà forts, les saints, par exemple, par les tentations.’ » (M. Coquet)

Selon le Maître D. K. (« canalisé » par Alice Bailey), lorsqu’un individu a développé ses « véhicules » jusqu’à un certain point, par la méditation et le service, une certaine matière est mise en mouvement, ce qui permet de manipuler des fluides et de contrôler « les constructeurs ».

« En agissant ainsi, il empiète sur le domaine de ceux qui travaillent avec les forces d’involution, et il peut alors provoquer une attaque sur lui-même. Cette attaque peut être dirigée contre l’un de ses trois véhicules et se manifester de différentes façons. » (D. K.)

Les trois « véhicules » sont les corps physique, astral et mental.

Ainsi, l’attaque sur le corps astral consiste à « envelopper le disciple d’un épais brouillard de ténèbres », l’étudiant désorienté étant plongé dans les ténèbres du désespoir. Il se sent abandonné de tous et considère qu’il ne lui reste plus qu’à mourir.

Le meilleur moyen de se protéger est de purifier notre corps physique, nos émotions et nos pensées, ce qui permet d’éviter d’être un agent, même inconscient, de distribution du genre d’énergies dont les « démons » se nourrissent : la haine, la cruauté, l’avidité, l’orgueil…

 

2. Les attaques « diaboliques » contre les mystiques :

Si Satan, en tant qu’entité distincte, n’existe pas, il existe néanmoins, dans les espaces du bas astral, « des milliers de forces démoniaques ».

« Elles sont généralement inactives et ont peu d’influence sur le plan physique, mais peuvent être rendues opérantes comme ce fut le cas pendant la dernière guerre. Ce fut la raison de l’incarnation de très hauts initiés dans le but de contrecarrer les desseins des forces obscures. Dans l’Eglise catholique, certains de ces initiés firent le sacrifice de leur vie au prix d’insupportables souffrances. En acceptant de combattre les forces noires par la seule présence de la lumière de leur âme et de leur puissance d’amour, ils détruisirent des formes-pensées anciennes et cristallisées, et atténuèrent grandement le pouvoir des forces du mal. Les attaques qu’ils durent supporter étaient aussi une manière de se libérer définitivement de tout karma. Ils devaient se soumettre totalement à leur destinée afin de détruire en eux le dernier obstacle (le gardien du Seuil) qui les séparait de l’ultime libération.

Ces êtres sublimes actifs au début d’une guerre prévisible furent les proies consentantes des élémentaires les plus puissants. Padre Pio faillit perdre un œil et Marthe Robin était projetée hors de son lit alors qu’elle était paralysée. Yvonne-Aimée fut elle aussi confrontée à l’un d’eux, le 8 mars 1924. » (M. Coquet)

Yvonne-AimeeAlors qu’Yvonne-Aimée se trouvait seule dans sa chambre, un élémentaire lui apparut « et se fit séducteur » : si elle refuse de se livrer à lui, il la lâchera du haut du balcon du second étage. Elle lui dit de la lâcher, et il la précipita dans le vide. Elle se heurta à une rampe avant de tomber sur le sol. Elle eut de la peine à se relever.

« Lors d’une seconde chute, il restera pour Yvonne, jusqu’à la fin de sa vie, au bas de la colonne vertébrale, une séquelle qui l’obligera à consentir un effort constant pour se redresser et se tenir droite. » (M. Coquet)

Certains « saints », qui se préparent à passer par « la crucifixion » en vue d’atteindre « la libération », acceptent, « comme acte ultime d’amour et de sacrifice », de combattre et de détruire les puissantes ‘‘formes-pensées’’ « dans lesquelles se trouve le pire de ce qu’a généré et génère encore l’humanité moyenne ».

250px-Padre_Pio« C’est ce qui est symbolisé par les luttes astrales et douloureuses de nos saints contre les démons, diables et ‘satans’ en tout genre (nos élémentaires). Luttes terribles dont nous avons quelques exemples à travers la vie de saint François d’Assise, Padre Pio, Thérèse Neumann, Thérèse de Lisieux, Marthe Robin, le curé d’Ars, Yvonne-Aimée, et de bien d’autres saints dans d’autres religions. » (M. Coquet)

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3. Le vampirisme :

220px-Burne-Jones-le-VampireLe désir de manifestation physique des élémentaires est si fort qu’ils sont capables d’utiliser le corps astral d’un défunt « pour vampiriser d’innocentes et faibles victimes ».

« Le cas est rare mais pas inexistant. Une fois enterré, un tel être peut se maintenir dans son cadavre dans une sorte de transe cataleptique. Son désir de faire le mal est aussi fort que celui de ne pas mourir, et il est alors poussé à chercher les êtres mentalement faibles mais physiquement pleins de vitalité, dont il absorbera l’énergie pranique pendant leur maladie ou leur sommeil. De retour dans son corps physique, l’énergie est retransmise du corps astral au corps éthérique, et de celui-ci au sang. C’est ainsi que l’enveloppe matérielle peut être maintenue vivante des mois durant. Il est arrivé que le corps astral à demi matérialisé ait laissé des traces matérielles comme des empreintes, ou même que des actions physiques aient été accomplies par le corps astral densifié. Telle est la cause d’un grand nombre de phénomènes inexpliqués, tout particulièrement dans les campagnes loin des villes, là où les gens sont les plus ignorants et les plus craintifs. De là aussi cette croyance que le corps d’un tel vampire ne peut être tué qu’en lui enfonçant un pieu dans le cœur. Un tel acte a comme seule utilité d’en finir avec le cadavre, et qu’importe la manière de l’éliminer. Il est évident qu’un tel élémentaire, juste après la perte de son corps, tombe à jamais dans la terrible fosse des condamnés à l’avitchi. » (M. Coquet)

 

4. La possession d’Hitler :

Bundesarchiv_Bild_183-S33882,_Adolf_Hitler_retouched« Contrairement à ce que l’on dit trop souvent, Hitler n’a jamais été un malade mental ou un schizophrène au sens médical du terme. C’était un homme de petite envergure, mais dont les vies passées étaient porteuses de tendances ambitieuses et terriblement cruelles. Il était fade et sans charisme, mais, en tant que médium, s’intéressait aux choses occultes en vue de s’attribuer certains pouvoirs. C’est du reste parce qu’il n’était rien d’autre qu’un médium passif qu’il put être possédé par un puissant élémentaire. C’est ce dernier qui fascinait et subjuguait les foules, non pas Hitler. C’est pour cette raison qu’Yvonne-Aimée, qui le considérait comme un démon, estimait que dans son entourage il y avait quelqu’un de plus coupable que lui.

Les puissances de l’astral inférieur, qu’elles soient ou non incarnées, existent bien et, avant d’être précipitées dans l’avitchi, elles possèdent le pouvoir de faire le mal. Ce sont ces forces (cachées derrière les événements de la guerre mondiale) qui s’organisèrent et prirent les mesures nécessaires pour empêcher l’humanité d’avancer vers la lumière du nouvel âge. Elles profitèrent de l’égoïsme des hommes comme des nations pour imposer leurs visions d’un ordre nouveau basé sur des concepts erronés, comme l’existence d’une race supérieure aux autres, tandis que la divinité des Fils du ciel de la race nippone était imposée dans tout l’Orient. Ces forces travaillaient par la violence, la coercition, la cruauté, la haine, la terreur et le mensonge, en vue de soumettre le mental des hommes, en cachant le bien et en promulguant le mal. De même qu’il existe une Hiérarchie du bien composée de sept grands êtres de lumière, il existe une ombre hiérarchique du mal constituée de sept puissants élémentaires.

Le début de cette attaque des forces obscures à l’échelle mondiale commença en 1914, mais reprit de plus belle à travers Hitler et ses complices, tous membres d’une société secrète de la pire espèce, le groupe Thulé. Ce fut en invoquant des forces obscures au cours de séances de spiritisme et de nécromancie qu’Hitler fut progressivement possédé par un puissant élémentaire, pendant que les six autres cherchaient à influencer ses complices dont les noms sont tristement célèbres : Von Ribbentrop, Goebbels, Goering, Hess, Himmler et Tojo. Puis cette influence toucha des hommes comme Streicher, Röhm, Rosenberg, Karl Haushofer et Mussolini, ainsi que certains dirigeants nippons. Leur puissance fut telle qu’elle subjugua le peuple allemand, les dirigeants du Japon et de l’Italie.

Ce n’est pas sans souffrance que l’on est possédé par un tel élémentaire. Son confident Hermann Rauschning évoque ces moments terribles. » (M. Coquet)

Parfois, « Hitler s’éveillait la nuit en poussant des cris convulsifs ».

« Il appelle au secours. Assis sur le bord de son lit, il est comme paralysé. Il est saisi d’une panique qui le fait trembler au point de secouer le lit. Il profère des vociférations confuses et incompréhensibles. Il halète comme s’il était sur le point d’étouffer. » (H. Rauschning)

Hermann Rauschning ajoute :

« Hitler était debout dans sa chambre, chancelant, regardant autour de lui d’un air égaré : ‘C’est lui ! C’est lui ! Il est venu ici !’, gémissait-il. »

Ce conflit mondial a été l’œuvre d’une Hiérarchie connue sous le nom de Loge noire, celle-ci étant « en partie ancrée sur le plan astral le plus bas, et dont un groupe incarné se trouvait dans l’une des montagnes sacrées des chamans bön du Tibet ».

« Néanmoins, si ces forces ont pu être si efficaces, c’est qu’elles ont trouvé dans chaque nation des hommes et des femmes qui avaient en eux les germes du mal. D’autre part, à l’échelle planétaire, certaines nations étaient porteuses d’un karma dont elles devaient se libérer.

Ce que l’on nomme l’idéologie nazie n’est finalement que l’idéologie de ses puissants élémentaires, et par conséquent, contrairement aux affirmations d’Albert Speer, l’un des critiques d’Hitler, celui-ci ne fut pas seul à conduire son peuple à la dérive. Hitler, répétons-le, n’était qu’un misérable médium à travers lequel se manifestait l’élémentaire au cours de ses fameux discours dont le pouvoir subjuguait des foules entières et même des hommes à la puissante personnalité. Hitler était parfaitement conscient de cette force en lui lorsqu’il affirmait : ‘Quelle que soit la faiblesse de l’individu par rapport à l’omnipotence et à la volonté du destin, du moment où il agit comme le destin veut qu’il agisse, il devient incomparablement puissant – une force coule alors en lui, et cette force a forgé toute la grandeur de l’histoire du monde.’ (Discours tenu en 1943.)

Cet élémentaire était si puissant et mauvais qu’il terrorisait même des hommes de pouvoir comme le chancelier autrichien Kurt Von Schuschnigg ou le ministre des Affaires étrangères italien, le comte Galeazzo Ciano. Il en fut de même pour le général Franc Halder, le chef d’état-major de l’armée qui, après lui avoir fait part des difficultés rencontrées en Russie, nous décrit les réactions de l’élémentaire fusionné à la personnalité d’Hitler : ‘Il devint fou furieux, il n’était plus un être humain rationnel : il écumait et me menaçait de ses poings. Toute discussion logique était hors de propos.’ » (M. Coquet)

Contrairement à ce que pensait C. G. Jung en 1936, « Hitler n’était ni un chaman ni un charlatan, mais un répugnant pantin soumis à la volonté de l’une des plus puissantes forces de l’astral ».

Voilà ce qu’il en coûte « d’invoquer les forces de l’invisible », sans pureté et sans connaissance. On ignore toujours « qui répondra à l’invitation ». (1)

 

5. A propos des rites vaudou :

300px-Voodo-altarVoici le commentaire de l’ésotériste Michel Coquet à propos des pratiques du vaudou :

« Le vaudou, malheureusement toléré par l’Eglise, est maintenant bien connu du grand public ainsi que des circuits touristiques. Reste que l’ignorance de ce qu’il implique véritablement est profonde. Les rites furent jadis importés d’Afrique, et nous pouvons encore y discerner quelques éléments d’une authentique magie, d’où le danger.

Ce que nous pouvons observer de nos jours, aussi bien au Brésil, aux Antilles, à Haïti ou dans d’autres pays, n’est qu’un vieux reste de magie animique de la pire espèce, dont le seul objectif est de mettre les adeptes dans un état de transe passive (par le son du tam-tam, la danse frénétique, etc.) afin qu’ils soient possédés par un esprit (loa). On y invoque sans discernement le mort attaché à la Terre, l’élémental et l’élémentaire, et tout cela avec la bénédiction de saint Patrick ! Il est bien connu en Inde que certaines familles de fakirs se transmettent un djinn familier de génération en génération. C’est de cette manière que furent importés les élémentaux d’Afrique aux Antilles, après les avoir baptisés de nouveaux noms comme Damballah, Erzulie ou Guede. Etre possédé est devenu un privilège qui vous octroie, le temps d’une transe, la faveur d’être l’heureux propriétaire d’un loa et de son pouvoir (invulnérabilité, guérison, etc.). Seulement, comme il ne s’agit pas d’esprits supérieurs mais d’élémentaux, les possédés ne se rendent pas compte qu’ils s’empoisonnent et s’enfoncent dans l’obscurité de l’astral, et les grands prêtres (houngan) et prêtresses (mambo) devront payer un jour très cher ces éphémères privilèges.

Le vaudou est un grand système de nécromancie qui utilise le sang comme moyen d’invocation. Derrière ces manifestations publiques dans lesquelles les classes défavorisées trouvent une justification à leur pauvre existence, se cache une puissante société secrète de magie noire à laquelle avait appartenu l’ancien dictateur François Duvalier en vue de conserver son ascendant sur des populations naïves et ignorantes. Nous déconseillons fortement d’assister à de telles cérémonies. » (2)

 

6. A propos du chamanisme :

220px-Chaman_amazonie_5_06« Si, jadis, la jeunesse se rendait à Katmandou pour y connaître l’extase à bas prix en fumant de l’herbe, aujourd’hui rien n’a changé, mais c’est le Pérou qui attire toutes les convoitises. Sous le prétexte de recevoir une ‘initiation’ chamanique, les fidèles de Castaneda et autres se rendent, via des agences spécialisées, dans des lieux où, après une préparation sommaire et quelques champignons hallucinogènes, un chaman prétend vous faire voyager dans les hautes sphères de l’invisible. C’est peut-être exotique, mais c’est surtout dangereux, car ce n’est que lorsqu’un disciple maîtrise la sortie dans l’astral supérieur en pleine conscience, qu’il est admis à boire certaines liqueurs en vue de le libérer plus aisément des liens de son corps. » (M. Coquet)

Ce que les chamans vous font visiter moyennant finance, c’est le monde des deux « sous-plans » les moins élevés du Monde astral, des régions où vit ce qu’il y a de pire dans l’Au-delà.

« Lorsque certains apprentis initiés tombent en transe et deviennent l’incarnation d’un jaguar ou d’un animal totem quelconque, il s’agit en vérité d’une possession par un élémental qui se manifeste à travers ce qu’il connaît le mieux, l’une des nombreuses ‘formes-pensées’ traditionnelles ancrées dans le mental du chaman et correspondant à ses croyances. C’est une arnaque qui laisse toujours des traces dans le psychisme non préparé des néophytes. » (M. Coquet) (3)

Alain Moreau

 

Références :

1. Michel Coquet, « Comprendre la mort pour connaître la vie », éditions Alphée, 2010, p. 326-335, 316-317.

2. Ibid., p. 317-318.

3. Ibid., p. 365.

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