Dan Farcas : ”OVNIs en Roumanie”

Voici, après la Pologne (« Ovnis en Pologne »), de Piotr Célèbias (éditions Le Temps Présent), un livre sur les OVNIs en Roumanie, dont l’auteur est Dan Farcas. Il a été publié, en 2020, par FlyingDiskFrance et est disponible sur Amazon. 

« Riche de près de cinquante photographies et illustrations, ce livre est rempli d’informations ufologiques qui n’ont jamais été publiées hors de la Roumanie auparavant. Dans son introduction, le livre balaie rapidement un certain nombre de peintures médiévales qui selon certains représentent des ovnis.

Depuis ce point de part, le livre vous entraîne pas à pas, décennie après décennie, dans les annales de la recherche ufologique en Roumanie. Le livre couvre aussi bien les observations d’ovnis, les photographies, les signalements d’atterrissages, les rapports de pilotes, et jusqu’aux réflexions d’un astronaute roumain sur les questions ufologiques.

Le livre a été très bien accueilli par la critique, comme en témoigne cet extrait de Nick Pope, le fameux auteur britannique qui a dirigé le programme d’étude du phénomène ovni du Ministère de la Défense (MoD) britannique entre 1991 et 1994 :

“Un livre extraordinaire, rempli de détails fascinants sur un nombre étendu de cas, depuis des observations de pilotes jusqu’à des rencontres d’entités. Cette abondance de détails en fait un livre de valeur pour toute personne qui s’intéresse sérieusement au sujet”.

 

Portrait de Dan D. FARCAS, auteur de ‘OVNIs en Roumanie’ :

Dan D. Farcas, né en 1940, a commencé des études supérieures de mathématiques et physique à Timisoara, en 1960. Il a obtenu le titre de Docteur en Mathématiques et Informatique de l’Université d’Etat de Bucarest en 1979.

Spécialisé en informatique à l’Université Polytechnique de Timisoara (1962-67), il y a effectué les premières simulations par ordinateur de réseaux neuronaux qui aient été réalisées en Roumanie. Il a dirigé et réalisé de grands projets d’informatisation au Centre de Formation “CEPECA” de Bucarest (1967-1982) où il a donné des cours d’informatique.

De 1991 a 2010 (année où il a pris sa retraite), il fut directeur, sous-directeur ou expert principal du Centre d’Informatique et de Statistiques de Santé du Ministère de la Santé de Roumanie, conseiller temporaire de l’Organisation Mondiale de la Santé (1997-2001) et expert en santé pour la Roumanie auprès de la Commission Européenne (2007-2010). Il fut élu en 1993 membre de plein droit de l’Académie Roumaine des Sciences Médicales et il fut vice-président de la Société Roumaine d’Informatique Médicale (1991-2010).

Depuis 2013, il est membre du Comité d’Histoire et de Philosophie de la Science et de la Technologie de l’Académie Roumaine. A partir de 1998, il fut vice-président, et depuis 2011 il est président de l’Association Roumaine pour l’Etude des Phénomènes Aérospatiaux Non Identifiés (ASFAN). Il est membre fondateur en 2006 du Centre d’Etude des Sciences de la Frontière au Comité UNESCO de la Roumanie.

Il a publié plus de vingt-cinq livres, tous en roumain, dans les domaines de l’informatique, des mathématiques, ainsi que de l’ufologie. Il a publié plus de mille articles et a participé à de nombreuses émissions de radio et de télévision, la plupart en lien avec les ovnis. »

 

* INTERVIEW DE DAN FARCAS PAR REBECCA LOMAS :

Un article-interview de Dan D. Farcas par la britannique Rebecca Lomas a initialement été publié sur le site OpenMinds.TV, web media animé par Alejandro Rojas.

http://www.openminds.tv/interview-with-author-of-ufos-over-romania/38545

 

Il a été traduit en français par Jean Librero pour la revue « Lumières dans la Nuit ». J’en donne ici un extrait, le lecteur ou la lectrice intéressé (e) par le texte complet pouvant se rendre sur le site FlyingDiskFrance

* Une interview de l’auteur et ufologue roumain le Dr. Dan D. Farcas (DF) par Rebecca Lomas (RL), ufologue et rédactrice britannique (portrait à la fin de l’interview en bas de page) :

« Le livre ’OVNIS en ROUMANIE’ semble attirer l’attention et faire l’événement depuis sa parution. On sait peu de choses en Occident sur son auteur, Dan D. Farcas. Ayant cela à l’esprit, j’ai saisi l’occasion d’interviewer Dan afin d’en apprendre un peu plus sur ses centres d’intérêt et sur la façon dont il s’est engagé dans la recherche ufologique dans son pays, la Roumanie.

 

RL : Dans quelles circonstances et à quelle époque vous êtes-vous orienté vers le phénomène ufologique ?

DF : La question peut se diviser en deux. Je me suis toujours intéressé aux sujets extraterrestres, mais assez tardivement aux ovnis eux-mêmes. Quand j’avais huit ou neuf ans, l’un de nos jeux favoris, mon frère cadet et moi, était de dessiner nos aventures imaginaires dans une sorte de bande dessinée grossière. J’en ai conservé quelques-unes. La plupart de ces aventures avaient pour cadre le cosmos, dans lequel nous voyagions d’une planète à une autre. A la même époque, j’ai commencé à écrire un livre d’astronomie. Dans les années quarante, on ne trouvait pas de livres de ce genre en Roumanie.

Entre 25 et 30 ans, j’ai publié plusieurs nouvelles de science-fiction, des histoires de voyage spatial et de contacts avec des extraterrestres. Dans ces histoires, je trouvais normal qu’un extraterrestre apparaisse soudain sous une forme humaine, dans un environnement terrestre, mais j’avais encore des doutes sur la réalité des ovnis comme véhicules extraterrestres.

J’ai publié quelques articles de vulgarisation sur les civilisations extraterrestres et, autour de 1980, je fus invité à écrire un livre sur ce sujet. A cette occasion, j’ai pensé qu’il serait normal de m’informer sur le phénomène extraterrestre. Ce fut seulement alors que je découvris, en lisant un certain nombre de bons livres, qu’il existe un grand nombre de cas bien documentés, et que j’ai mesuré leur importance.

Le livre, intitulé « De ce tac civilizaţiile extraterestre » (Pourquoi des civilisations extraterrestres), publié en 1983, fut un best-seller. Beaucoup de gens m’ont questionné sur les ovnis à cette époque ; j’ai donc continué à m’informer plus sérieusement et j’ai beaucoup publié, spécialement après 1990.

 

RL : Avez-vous vécu vous-même une expérience personnelle de type “étrange” ?

DF : J’ai le souvenir de plusieurs “visites nocturnes”, avant l’âge de cinq ans. J’affirmais qu’il ne s’agissait pas de rêves. Le seul souvenir que je conserve encore est celui d’une main verte qui disparaissait derrière mon lit, comme si elle s’était enfoncée dans le mur. J’avais même donné un nom à l’apparition, quelque chose comme “celui avec la main”.

J’ai également souffert de phobies inexplicables au cours de la même période. J’étais pris de terreur si j’apercevais certains objets ordinaires. Ces réactions ont disparu avec le temps.

 

RL : Votre statut d’universitaire vous a-t-il aidé dans votre recherche sur le phénomène ufologique ?

DF : J’ai été formé aux mathématiques, à la physique et à l’astronomie, au niveau universitaire. Cela m’a aidé non seulement à comprendre la taille et la structure de l’univers, ou ce que veulent dire les espaces avec d’autres dimensions, mais cela m’a aussi donné une notion solide des échelles, comme les différences entre des milliers, des millions et des milliards d’années, ou d’années-lumière. Je me suis rendu compte que, pour beaucoup de gens, cela signifie seulement “beaucoup”, ce qui conduit à de graves confusions.

Par ailleurs, la formation universitaire dans ces domaines vous rend imperméables à certains faits dont vous apprenez qu’ils ont été rapportés. Entre autres choses, cela m’a rendu longtemps sceptique sur le fait que les ovnis puissent être des vaisseaux spatiaux. Bien entendu, la vie m’a contraint, dans de nombreux domaines, à dépasser les dogmes inculqués à l’école.

Finalement, la formation universitaire tout autant que l’expérience de la vie m’ont aidé à comprendre les limites de quelques instruments considérés comme “tabous” dans notre culture. Je comprends les limites de la méthode scientifique, des mathématiques et de la logique. Ces limites s’appliquent aussi aux recherches sur le phénomène ufologique.

 

RL : Au cours de vos recherches en vue de l’écriture de votre nouveau livre, vous avez lu de nombreux rapports de témoins directs ; l’un de ces témoignages vous a-t-il paru particulièrement frappant, et pourquoi ?

DF : Dans ce livre, j’ai utilisé principalement des enquêtes faites par des gens que j’ai connus et en qui j’ai confiance, mais j’ai également consacré de nombreuses pages à des cas sur lesquels j’ai moi-même enquêté au cours des vingt dernières années. Il y avait, d’une part, des rapports étranges faits par des pilotes militaires, et, d’autre part, des rencontres inexpliquées faites par des gens ordinaires. J’ai été fort impressionné par la sincérité de tous ces témoins, et par leur désir de trouver une explication à ce qui était arrivé. Dans les récits faits par des civils, j’ai été frappé par le mélange entre la thématique OVNI classique et des traits et caractères que j’avais rencontrés seulement dans les domaines du folklore et de la religion.

Mais pour comprendre tout ce qui m’a surpris, je pense qu’il est préférable de recommander de lire le livre, qui rassemble cette diversité de récits.

 

RL : La barrière de la langue a-t-elle été un obstacle pour faire connaître les cas OVNI survenus en Europe de l’Est ?

DF : La barrière de la langue est très réelle. Elle est surmontée partiellement dans les domaines techniques où la coopération internationale est indispensable, et où l’on utilise un vocabulaire limité ; mais elle demeure un problème dans d’autres secteurs, parmi lesquels l’ufologie.

La littérature ufologique en langue roumaine, et sur des cas survenus en Roumanie, n’est pas très étendue, mais néanmoins, il existe des cas et des développements très intéressants qui ne sont pas connus à l’étranger. Je crois que la situation est analogue dans d’autres pays d’Europe de l’Est.

 

RL : Vous êtes le président de l’ASFAN. Qu’est-ce que cette organisation ?

DF : En 1998, Ion Hobana, un auteur et ufologue de renom, l’astronome Harald Alexandrescu, et moi-même, avons pris l’initiative de créer l’Association Roumaine pour l’Etude des Phénomènes Spatiaux Non-Identifiés (ASFAN), une organisation formée de spécialistes reconnus dans plusieurs disciplines impliquées dans la recherche ufologique. C’était alors, et c’est resté, la seule organisation non gouvernementale et sans but lucratif en Roumanie, avec personnalité morale, dédiée exclusivement à l’ufologie. L’autorisation légale pour la création de l’ASFAN a été obtenue au Tribunal de la Ville de Bucarest le 28 septembre 1998, sur le fondement de l’approbation du Ministère de la Recherche et de la Technologie, et de celle du Maire de Bucarest. Les bureaux de l’ASFAN furent établis dans le bâtiment de l’Observatoire astronomique “Admiral Vasile Urseanu” de la Municipalité de Bucarest, 21, Boulevard Lascăr Catargiu, Bucharest, appartenant à la Ville.

Pour les 21 membres fondateurs (exigés par la loi à cette époque), des personnes hautement qualifiées ont été sélectionnées : des mathématiciens, des astronomes, des ingénieurs, des spécialistes du radar, de l’aéronautique, de la météorologie, de l’imagerie photo, de l’informatique, de la médecine, aussi bien que des personnalités au profil multidisciplinaire. L’objectif principal était d’avoir une approche pluridisciplinaire et pluraliste du phénomène. Le premier Conseil qui fut élu comprenait : le président Ion Hobana (1931-2011), moi-même comme vice-président, et le directeur exécutif Harald Alexandrescu, mathématicien et astronome (1944-2005). Depuis 2011, je suis le président.

Au début, l’ASFAN organisa, pendant trois ans, des conférences publiques à un rythme mensuel. Un congrès plus complexe, sur une journée entière, fut organisé en mai 2014. Nous eûmes aussi plusieurs réunions et actions publiques. Les membres de l’ASFAN furent invités à s’exprimer sur toutes les chaînes télévisées et les stations radio de Roumanie pour des débats sur les incidents OVNI actuels et les thèmes associés. Malheureusement, le financement et le temps disponible pour les membres étaient toujours limités, ce pourquoi les réalisations de l’ASFAN furent très inférieures à ce qui avait été espéré, et avec le temps la plupart des membres devinrent inactifs, avec personne pour prendre leur place.

L’ASFAN a reçu et examiné des rapports écrits, des photographies, des enregistrements vidéo et d’autres données (sur un nombre limité de cas). Les plus intéressants sont accessibles (en roumain) sur le site de l’organisation. Il n’existe pas de magazines d’ufologie imprimés en Roumanie, mais quelques membres de l’ASFAN animent ou ont animé des rubriques OVNI dans des revues de vulgarisation scientifique.

Ion Hobana est resté en contact avec de nombreux ufologues dans le monde entier, il a participé à des congrès internationaux, et il a invité en Roumanie plusieurs ufologues étrangers. D’autres membres de l’ASFAN ont tâché de maintenir ces contacts et ont pris de nouveaux contacts avec plusieurs organisations ufologiques et des spécialistes à l’étranger. »

 

Pour la suite, voir : FlyingDisk France.

 

Commentaire d’Alain Moreau :

Parmi les commentaires de Dan Farcas dans l’interview concernée, on lit cette spéculation dépourvue de la moindre validité :

« Il se peut que les intelligences supérieures rassemblent et conservent nos vies dans une sorte de réalité virtuelle ; ceci pourrait expliquer : les canalisations, les “walk-ins”, la “réincarnation”, les fantômes, etc. Dans une telle super-mémoire, il est possible de voyager dans le passé, sans changer la réalité du passé, ou de voir des scénarios du futur (quelquefois apocalyptiques), sans accepter la fatalité.

Bien entendu, ce qui précède n’est pas une preuve que les hyper-civilisations sont l’explication de toute étrangeté, et particulièrement des OVNI. Ce n’est qu’une hypothèse, mais qui ne peut pas être rejetée facilement. »

– Contrairement à ce que dit Dan Farcas, cette « hypothèse » est à rejeter facilement. D’abord, ce ne sont pas les « hypercivilisations » qui conservent nos vies dans une sorte de réalité virtuelle. La Mémoire universelle (la Mémoire de la Nature ou les Annales akashiques) est indépendante de celles-ci, puisque c’est une propriété naturelle inhérente à la nature (à un autre niveau dimensionnel que le plan physique).

Les canalisations sont le fait de communication émanant d’entités diverses (dont certaines sont d’ailleurs extraterrestres).   

Les « walk-ins », rares, sont de simples cas de « changement d’âme » au cours d’une incarnation. 

La réincarnation concerne le retour des âmes (terrestres et extraterrestres) dans la matière, dans le cadre d’un processus d’évolution spirituelle.    

Quant aux fantômes, ils n’ont évidemment aucun rapport avec les « hyper civilisations ». Il s’agit d’âmes « en peine » attachées à certains lieux où se sont souvent produits des drames plus ou moins épouvantables. (Comme on peut le voir par exemple dans la série documentaire « Ghost Adventures » diffusée en 2020 sur C Star.)

Attention à ne pas tomber dans le même travers fantaisiste que Jean Goupil et Didier Roux qui ont bêtement attribué tous les phénomènes paranormaux aux extraterrestres de type IA (Intelligence Artificielle) !

 

* Ci-dessous quelques commentaires critiques à propos du livre de Dan Farcas :

John Hanson Editeur/Auteur de la série « Haunted Skies » (Royaume-Uni) :

« Un excellent livre bien documenté, qui une fois de plus souligne qu’il importe de mettre en lumière des observations ovni jusqu’ici non publiées, qui ont eu lieu au cours de l’histoire de la Roumanie. Une lecture incontournable pour tous les chercheurs. »

Irena Scott PhD (USA) : 

« Le Dr. Dan D. Farcas est tout à fait crédible pour écrire ‘ OVNIS au-dessus de la ROUMANIE’. Il possède un doctorat en mathématiques et informatique (Université d’Etat de Bucarest), de l’expérience dans ces domaines, dans l’enseignement, et dans l’exploration scientifique du phénomène ovni. Son livre couvre l’expérience OVNI en Roumanie, qui est moins bien connue que celle d’autres pays. Certains de ses aspects les plus intéressants comprennent les cas les plus anciens, la vague OVNI de 1968, les contacts, les abductions, les visites, le folklore, les dimensions religieuses et l’analyse scientifique. »

Nick Pope (Royaume-Uni) : Responsable de l’UFO Project au Ministère de la Défense (MoD) britannique, 1991 – 1994 :

« Un livre extraordinaire, rempli d’une quantité de détails fascinants sur un grand nombre de cas, que ce soient des observations par des pilotes ou des rencontres rapprochées avec des entités. L’abondance de détails en fait un livre de grande valeur pour quiconque s’intéresse sérieusement au sujet. »

 

* Quelques mots sur l’auteure de l’interview:

« Mon nom est Rebecca Lomas, je vis à Milnrow, près de Rochdale, Lancashire, en Angleterre. Je suis podologue de profession, mais dans mes loisirs je me suis toujours intéressée à tout ce qui touche aux ovnis. Je mets à jour régulièrement les informations et les incidents ufologiques, j’aime lire et également écrire sur le sujet. Je scrute le ciel même en promenant mes chiens !

Je tiens un blog depuis six ans, sur lequel les gens peuvent signaler des observations d’ovnis dans leur secteur ; vous pouvez consulter cela à l’adresse www.ourufosociety.com, ou prendre contact avec moi par email : info@ourufosociety.com. J’ai également été rédactrice pour les magazines UFO MATRIX et UFO TODAY. »

Traduit par Jean Librero pour LDLN (« Lumière dans la Nuit »)

 

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