Les fausses Atlantides (3) L’Atlantide n’était pas en mer du Nord

 L’ATLANTIDE N’ÉTAIT PAS EN MER DU NORD

On sait que Platon parlait d’une île localisée au-delà du détroit de Gibraltar, cette île ayant été détruite à la suite d’un cataclysme. Ce dernier s’est produit à une date correspondant à 9000 ans avant l’époque du philosophe grec.

SylvainTristanSylvain Tristan est l’auteur de : « Les lignes d’or » et de : « L’Atlantide, le premier empire européen ». Quant à Jean Deruelle, il est l’auteur de : « L’Atlantide des mégalithes ». Que soutiennent ces auteurs ? Que l’Atlantide était la civilisation des peuples mégalithiques d’Europe du Nord ! C’est Jean Deruelle qui a émis le premier l’hypothèse de cette origine mégalithique de la civilisation atlante.

 

Jean-DeruelleSylvain Tristan dit qu’il fait « une équation entre les descriptions recevables des peuples atlantes et ce que nous savons de l’expansion mégalithique ». Il insinue que la première description faite par Platon de l’empire atlante et de ses colonies « correspond presque rigoureusement à l’implantation territoriale mégalithique ». Il ajoute que le seul peuple de cette époque à maîtriser la navigation est la civilisation mégalithique dont la colonisation s’est effectuée sur toutes les côtes de l’Atlantique. Quant à Diodore de Sicile, il a décrit les Atlantes comme des peuples qui vivaient jadis le long de l’Atlantique, quelques millénaires avant les Grecs. Là encore, dit Sylvain Tristan, il ne peut s’agir que des peuples mégalithiques.

mégalithicPour étayer sa thèse, Sylvain Tristan s’est appuyé sur des faits archéologiques, des références mythologiques et une « démonstration mathématique ». En fait, tous ces éléments sont tout à fait indépendants de l’identification erronée des Atlantes aux « mégalithiciens ».

 

 

 

disque_de_PhaistosAlan Butler est le « redécouvreur » de la « géométrie à 366° ». C’est le décryptage du disque de Phaistos qui est à la base de cette « redécouverte ». Cet objet retrouvé en Crète est un calendrier basé sur une année de 366 jours. Daté de 1800 avant J.-C., ce calendrier est censé renforcer l’hypothèse selon laquelle les peuples du nord de l’Europe (Frisons) étaient des Atlantes, car cet objet reproduit des symboles mégalithiques et philistins (Frisons)… Selon Sylvain Tristan, les « unités de mesure des Atlantes », identifiés aux « mégalithiciens », montrent qu’ils étaient maîtres d’une géométrie à 366°. L’Ecossais Alan Butler considère que les constructions mégalithiques étaient fondées sur une unité de mesure de 83 centimètres, le yard mégalithique, qui est une subdivision parfaite de la circonférence terrestre et qui implique le nombre 366, une seconde d’arc terrestre mesurant 366 yards mégalithiques. De plus, les sites mégalithiques et les capitales des premières civilisations sont situés à des endroits qui impliquent la maîtrise de la géométrie à 366°. Les capitales de ces civilisations sont placées à certains endroits selon des critères mathématiques et astronomiques précis, et elles sont tissées sur le réseau de lignes correspondant au découpage de la Terre selon 366 méridiens équidistants. Si l’on découpe la Terre comme une clémentine en 366 quartiers, on révèle le réseau d’implantation des capitales des anciennes civilisations.

Si ce genre de considération ne pose pas de problème particulier, il s’avère néanmoins que cela n’a, à vrai dire, rien à voir avec la véritable Atlantide (localisée au niveau de l’Océan Atlantique et non en Europe). Ce n’est pas le « génie des Atlantes » qui est ici impliqué. Selon Sylvain Tristan, les (faux) Atlantes auraient découvert cette géométrie par une observation des astres.

Les « mégalithiciens », dit-il, sont allés jusqu’au Jourdain. Selon cet auteur, le fait que les nouvelles grandes cités des peuples d’Amérique du Sud, de Grèce, aient été érigées sur les « lignes d’or », montre que l’Atlantide a participé à la naissance des civilisations. Les “mégalithiciens” auraient ainsi favorisé l’émergence des grandes civilisations de Sumer, d’Egypte, de l’Indus, de la Grèce.

2-platon atl1mythe_atlantide

En fait, et comme nombre de ses prédécesseurs, la stratégie de Sylvain Tristan est d’évacuer les éléments du récit platonicien incompatibles avec sa thèse, afin de faire cadrer à tout prix les « faits » à celle-ci. On ne sera donc pas surpris d’apprendre que cet auteur rejette la datation que Platon a faite de l’Atlantide, soit 9000 ans avant Solon, cette datation ayant, dit-il, discrédité la thèse « mégalithique » aux yeux des historiens. Il est convaincu que cette indication est erronée, les datations au carbone 14 des restes mégalithiques situant leurs auteurs dans la période de 5000 à 1000 ans avant J.-C. Il ne fait aucun doute pour lui que les Atlantes étaient un peuple qui vivait, à cette période, sur les bords de l’Atlantique. Il ne peut s’agir, dit-il, que des « mégalithiciens » installés dans l’Europe du Nord et qui ont ensuite colonisé les côtes atlantiques jusque dans la Méditerranée où l’on retrouve leurs constructions aux Baléares, en Corse, à Malte et en Afrique du Nord… Il existe, ajoute-t-il, « des passerelles flagrantes entre les références mythologiques atlantes et les légendes de l’Europe, et la mer du Nord ».

L’autre « élément de preuve », selon Sylvain Tristan, est la description des peuples de la mer attaquant les pays de la Méditerranée, ce qui coïncide « avec la fin de la période mégalithique ». Y sont « clairement dépeints », prétend-il, des marins accomplis venus du nord. Les descriptions égyptiennes « exposent avec précision une épée d’origine armoricaine, preuve d’une invasion de la Méditerranée par des peuples océaniques ».

En réalité, l’erreur de Sylvain Tristan est double : le rejet de la date de Platon et l’identification des « Atlantes » à la civilisation mégalithique de l’époque 5000/1000 avant notre ère.

Il existe un détail qui montre le caractère absurde de la thèse de Sylvain Tristan. On sait que Platon, dans son récit, évoquait une île atlante. Sylvain Tristan localise cette île… en Europe du Nord ! Voici son « argumentation » :

DoggerBank« Le recoupement des récits mythiques grecs fait de l’Europe du Nord une excellente candidate pour avoir accueilli une île importante de l’ère atlante. Plus encore, les mythes d’Avalon, Atland et Aztlan, respectivement du folklore celtique, frison et aztèque, rappellent cette île d’Atlantide dont les descriptions ne peuvent correspondre qu’à une zone septentrionale située en Europe du Nord. Or, justement, il y a bien des terres qui ont été immergées dans la mer du Nord, tout autour desquelles ont été retrouvés des mégalithes. Il est impensable que le peuple mégalithique soit passé à côté d’une vaste île présente dans la région, vu sa cinétique d’implantation. L’immense île du Dogger Bank a été submergée assez récemment, à une date évaluée par les archéologues à 5000 ans avant J.-C. Cette date ne correspond pas à l’époque apogée de la civilisation atlante. Personnellement, je pense que cette estimation est erronée car elle ne prend pas en compte le phénomène d’affaissement général des sols dans cette zone. Le sol s’enfonce et continue encore de s’enfoncer en mer du Nord. C’est pour cela qu’en Angleterre, Allemagne et Hollande, les habitants luttent contre la mer. Il ne fait pour moi aucun doute que l’île du Dogger Bank a dû jouer un rôle très important dans la civilisation mégalithique. L’immersion de cette île à laquelle Platon fait référence a contribué en partie à faire naître le mythe de l’Atlantide. Il y aurait selon moi de fortes raisons de faire des fouilles dans cette région et en particulier le long de la ligne d’or qui traverse le Dogger Bank. Elles révéleraient peut-être pour le moins des mégalithes, sinon la capitale de l’Atlantide. »

Que d’erreurs, encore, dans cette citation !

ColonnesHerculeIdentifier l’île évoquée par Platon à l’île du Dogger Bank en Europe du Nord est une totale absurdité lorsqu’on sait que le philosophe grec a bien précisé, dans son récit, que l’Atlantide était localisée « au-delà des colonnes d’Hercule », c’est-à-dire au-delà du détroit de Gibraltar (entre l’Espagne et le Maroc), donc dans l’Océan Atlantique ! Sans oublier que Platon évoquait la date de 9000 ans avant Solon, ce qui ne correspond pas, évidemment, avec la date de la disparition de l’île du Dogger Bank. Ce n’est pas pour rien si Sylvain Tristan rejette cette datation, celle-ci allant totalement à l’encontre du scénario de l’histoire de l’humanité matraqué dans les médias, les institutions académiques et les manuels scolaires.

On notera par ailleurs que Sylvain Tristan est obligé de considérer comme erronée la date donnée par les archéologues pour l’immersion de l’île du Dogger Bank, car cette date ne correspond pas vraiment avec celle qui devrait être, selon lui, la bonne ! Mais ce n’est évidemment pas l’immersion de cette île qui est à l’origine « en partie » du prétendu mythe de l’Atlantide. Aucune chance de trouver, fouilles aidant, la capitale de l’Atlantide en cet endroit !

En outre, le mythe d’Avallon semble plutôt une référence implicite au continent d’Hyperborée, lequel était localisé, selon la tradition ésotérique, vers le Pôle Nord.

ThuléSylvain Tristan est aussi amené, pour justifier sa thèse, à déclarer que Platon a forcé le « mythe » en parlant de palais, sa « tendance hyperbolique » étant nette, dit-il, lorsqu’il évoque des statues d’or, « alors que nous savons qu’il n’y avait pas d’or à cette époque en Europe ». Voilà effectivement un élément supplémentaire qui va à l’encontre de la thèse de Sylvain Tristan, mais plutôt que d’en tirer la conclusion que cela ne cadre pas avec celle-ci, il soutient, pour préserver celle-ci, qu’il s’agit là d’une invention du philosophe grec !

Il mentionne le fait que certains individus prêtent à l’Atlantide une technologie très avancée, telle l’aviation, ce qui ne lui paraît pas du tout vraisemblable ! Ce n’est effectivement pas du tout vraisemblable en Europe pendant la période 5000 à 1000 avant J.-C., mais cela est par contre tout à fait « vraisemblable » (n’en déplaise aux « préhistoriens » et autres archéologues) pour la période antédiluvienne (il y a plus de 11 000 ans), ainsi que le relatent de très nombreuses sources « paranormales » (médiumniques, etc.) ! (Voyez, dans la même rubrique, mon texte : Les vimanas : des engins volants atlantes ?”)

Sylvain Tristan évoque une transmission de connaissances des Atlantes jusqu’à nous via les druides et les Celtes… (1) Cette dernière thèse a quelque chose de vrai, à condition, néanmoins, d’identifier les vrais Atlantes à une civilisation ayant existé, au niveau de l’Océan Atlantique, il y a environ 12 000 ans (et plus).

L’Atlantide n’était aucunement le « premier empire européen ».

Faisant référence à la localisation de Sylvain Tristan : le Doggerland (grande étendue de terre qui reliait la France, les Pays-Bas et la Grande-Bretagne), Nicolas Montigiani cite, dans le numéro de mai-juin 2016 de sa revue « Science et inexpliqué », l’historienne Bleuette Diot :

« A mon sens, cette Atlantide du Nord, qu’elle soit ou non celle de Platon, pourrait bien être l’explication rationnelle de certaines légendes, en particulier celle de la cité d’Ys, la célèbre ville engloutie, ou encore celle du fameux mythe celte des Quatre Îles au nord du monde. »

Cette fausse Atlantide, celle du Nord, ne peut en aucun cas être celle de Platon, ne serait-ce que parce que dernier évoquait « les colonnes d’Hercule » (qui ne sont pas vraiment en mer du Nord !) et que la date donnée par le philosophe grec, pour la fin de l’Atlantide, est 9000 ans avant son époque. En outre, de multiples sources « extraordinaires » (« psychiques », etc.) situent la vraie Atlantide dans l’océan Atlantique. En conséquence, et contrairement à ce qu’écrit Nicolas Montigiani, la localisation géographique de Sylvain Tristan ne mérite pas « d’être creusée ». (2) Le seul aspect qui mérite d’être « creusé », dans cette affaire, c’est le lien Atlantide/sites mégalithiques.

 

II. L’Atlantide et les sites mégalithiques :

La thèse de Sylvain Tristan est erronée, mais il existe cependant une réelle relation entre les sites mégalithiques et l’Atlantide.

Daniel-harranVoici, à ce sujet, la thèse de Daniel Harran publiée dans le numéro d’octobre/novembre 2009 de la revue “Sacrée planète” (la même revue où à été publiée la thèse de Sylvain Tristan). Ce qu’il écrit à propos du lien Atlantide/sites mégalithiques correspond à ma pensée, même si je suis très dubitatif sur le lien qu’il fait entre “crop circles et Atlantide”.

Daniel Harran, qui explique la formation de la grande majorité des ‘‘crop circles’’ par des « esprits de la nature » (laissons-lui la responsabilité de cette thèse à laquelle je n’adhère pas), défend aussi l’idée d’une relation entre ces formations céréalières et la civilisation disparue de l’Atlantide.

De nombreux ‘‘crop circles’’ sont créés chaque année dans le comté du Wiltshire et ses alentours, en Angleterre. Daniel Harran note que la majorité des ‘‘agroglyphes’’ en Angleterre sont créés :

L’âge des temples sacrés de Stonehenge et d’Avebury est estimé à au moins 5500 ans. A Stonehenge, les pierres les plus lourdes pèsent une vingtaine de tonnes, environ six tonnes pour celles disposées en linteaux.

« Une étude géologique a montré que les plus lourdes ont été extraites d’une carrière située à plus de vingt kilomètres, alors que les autres proviennent d’une carrière située au Pays de Galles, à 220 km.

Stonehenge Stonehenge2 Stonehenge4  

 

Stonehenge3Comment, il y a 5500 ans, à l’époque néolithique, les hommes ont-ils pu transporter et ériger des pierres aussi énormes ? Cette question se pose de la même façon pour tous les très nombreux sites mégalithiques d’Europe et du monde entier. Partout, ces constructions remontent ‘‘à la nuit des temps’’. En France, par exemple, la pierre la plus imposante est le monolithe de Locmariaquer en Bretagne (fragmenté en trois morceaux) qui est estimé à 280 tonnes, alors qu’il a été extrait d’une carrière située à une douzaine de kilomètres du lieu actuel !

stonehenge_plan

Il faut avouer que les explications ‘‘officielles’’ des historiens, qui mettent en jeu des cordes, des rondins en bois pour le transport, des plans inclinés en terre et la force musculaire d’un grand nombre d’hommes, ne sont pas crédibles. Les rondins seraient écrasés dans la terre par le poids des pierres, sans compter les obstacles du relief entre les carrières et les lieux d’érection ; et le nombre d’hommes qui pourraient joindre leurs forces pour soulever puis déplacer les pierres serait limité par la place disponible autour de ces pierres.

Or, la précision du jointement des linteaux à Stonehenge est excellente et témoigne d’une parfaite maîtrise des techniques de construction. D’autre part, la disposition des pierres a révélé que les hommes de l’époque avaient des connaissances très avancées sur les mouvements de la Terre, du Soleil et de la Lune : c’était un véritable observatoire astronomique.

Il faut le reconnaître : ces mégalithes impliquent que les bâtisseurs détenaient des connaissances et avaient développé des capacités qui leur permettaient une maîtrise de la force de pesanteur, capacités oubliées depuis longtemps par l’Homme. Tout ceci nous amène à penser que les bâtisseurs appartenaient à une civilisation antique développée qui aurait disparu avant d’être oubliée. » (D. Harran)

Daniel Harran évoque l’Atlantide disparue, localisée, d’après Platon, « au-delà des colonnes d’Hercule » (c’est-à-dire le détroit de Gibraltar), et engloutie environ 9000 ans avant son époque.

L’Atlantide fait partie de l’histoire orale de la plupart des peuples amérindiens. D’après les Anciens de ces tribus, leurs ancêtres sont venus de l’Atlantide. Ce sont ces ancêtres qui ont construit les pyramides en Amérique centrale.

« D’autre part, il a été observé que la description faite par Platon de l’empire atlante en Europe correspond presque rigoureusement à l’implantation territoriale des mégalithes. » (D. Harran)

StonehengeDaniel-harranIci, Daniel Harran fait manifestement allusion à la thèse de Sylvain Tristan (qu’il cite d’ailleurs dans ses notes bibliographiques) !

Daniel Harran donne cette citation d’un auteur :

« Alors que la civilisation de l’Atlantide a disparu brutalement il y a 10 000 ans environ, les migrations atlantéennes ont amené les descendants de cette civilisation à prendre pied sur notre continent en Grande-Bretagne, avant de traverser l’Europe et de poursuivre vers l’Est quelques millénaires plus tard jusqu’en Asie. De plus, les Atlantes avaient développé des capacités qui leur permettaient de soulever des charges énormes. »

Un autre auteur est cité :

« L’Egypte fut à l’origine peuplée par des survivants de l’Atlantide, après que deux cataclysmes l’eurent détruite ; le Sphinx et les pyramides de Gizeh ont été construits par les Atlantes. »

Daniel Harran propose l’idée que la proximité de nombreux ‘‘agroglyphes’’ avec les sites mégalithiques en Angleterre indique que les auteurs cherchent à nous rappeler la civilisation oubliée de l’Atlantide.

nomades-scythesLe peuple scythe a vécu dans le Caucase (sur les rives de la mer Noire) pendant le premier millénaire avant notre ère. L’écrivain grec Hérodote a consacré un livre à ce peuple d’éleveurs nomades et de cavaliers intrépides. Ce peuple s’est distingué par la construction de kourganes, des tumulus souvent de grandes dimensions (jusqu’à 300 mètres de diamètre) qui recouvraient les tombes de rois ou de personnages importants… Le cheval occupait, pour ce peuple, une grande place.

« Ainsi, il y a 3000 ans environ, vivait dans cette région d’Asie un peuple qui s’est distingué par la construction de très nombreux tumulus, par une large place faite aux chevaux et un art étonnamment développé. L’origine de ce peuple est encore considérée comme un mystère. Nicolas Witsen fut l’un des premiers chercheurs à s’y intéresser. Le fait que ce peuple ait fait preuve d’une étonnante maîtrise des techniques artistiques qui s’est perdue par la suite, nous porte à penser que ces techniques devaient être un héritage d’une époque antérieure. Or, nous savons aujourd’hui que ce peuple scythe se trouvait au bout du chemin des grandes migrations post-alantéennes, et nous pouvons comprendre ainsi qu’il était, en fait, un lointain descendant des Atlantes.

Par les très nombreux tumulus et la large place accordée aux chevaux, nous remarquons l’analogie entre le peuple qui habitait le Wiltshire il y a 5000 ans environ et le peuple scythe présent dans le Caucase il y a 3000 ans. Or, ils se trouvaient tous les deux sur le chemin des migrations post-atlantéennes, le premier ayant bien sûr vécu à une période antérieure au second. Ce rapprochement nous permet de comprendre que les tumulus et la place particulière accordée aux chevaux étaient des caractéristiques des peuples descendant des Atlantes. Nous proposons alors l’idée qu’en attirant notre attention sur ces endroits, les auteurs des agroglyphes cherchent encore à nous rappeler la civilisation oubliée de l’Atlantide. » (D. Harran)

Pourquoi l’Atlantide ?

« Tous les auteurs qui ont mentionné cette civilisation de l’Atlantide ont indiqué qu’après une période de décadence et de guerres intérieures, elle a disparu il y a 12000 ans environ par l’engloutissement de l’île dans les profondeurs de l’océan Atlantique.

atlantide-pyramide-submergeeOr, chacun de nous se rend compte que l’humanité vit actuellement une période très critique où tous les signaux d’alarme se sont allumés successivement, du fait de l’exploitation inconsidérée des richesses naturelles de notre planète, des pollutions très graves qui ont rompu les équilibres écologiques, des très nombreuses disparitions d’espèces animales et végétales, du fait des inégalités économiques et sociales toujours plus criantes dans nos sociétés génératrices de conflits et de guerres incessantes, etc. » (D. Harran)

L’Homme est en train de détruire sa planète.

« Tout cela montre que notre civilisation traverse une crise sans précédent… sans précédent dans notre histoire connue, mais les auteurs des agroglyphes semblent faire leur possible pour nous alerter en nous rappelant que des événements aussi tragiques ont déjà existé dans le passé, qu’une civilisation a précédé la nôtre et a effectivement disparu suite aux troubles et aux dissensions intérieures qu’elle n’avait pas su maîtriser. (…)

Ainsi, on peut comprendre que le message des agroglyphes, lié à leur localisation privilégiée en Angleterre près des vestiges atlantes, est une mise en garde qui nous est adressée contre le risque réel de disparition de notre civilisation, en nous rappelant le précédent de l’Atlantide. » (D. Harran)

La conclusion de Daniel Harran est la suivante :

« L’interprétation que je propose est que des êtres spirituels bienveillants liés à la Terre, des élémentaux, nous interpellent avec insistance pour nous dire :

‘‘Nous existons’’, et au-delà pour nous aider à prendre conscience du monde des esprits, de l’existence d’autres êtres intelligents présents sur Terre mais qui vivent dans d’autres plans.

‘‘Respectez la nature’’, dont ils sont les gardiens.

‘‘Rappelez-vous l’Atlantide’’. Ils veulent nous faire comprendre que nous devons choisir aujourd’hui entre autodestruction et disparition de l’espèce humaine, ou bien évolution par l’éveil de notre conscience.

esprit-nature2nainLes élémentaux, qui vivent dans le monde invisible, sont attachés à cette région du Wiltshire. Ils ont conservé la mémoire des relations harmonieuses que le peuple atlante entretenait avec eux, et ils sont aujourd’hui témoins de la grave dégradation de la Terre et de la dangereuse dérive de notre civilisation humaine. C’est pourquoi ils se manifestent à nous, avec leurs moyens, pour nous mettre en garde. Mais ces êtres sont aussi caractérisés par un profond instinct d’indépendance et n’ont pas de relation avec ceux des autres régions et des autres pays. Ceci explique la singularité de cette région d’Angleterre et le fait que les agroglyphes soient là les plus anciens, les plus nombreux, les plus spectaculaires et… les plus expressifs. » (3)

Que penser réellement de cette corrélation « agroglyphes »/Atlantide ? Si je suis d’accord avec les propos de Daniel Harran sur l’Atlantide et sur la relation de cette civilisation avec les mégalithes (dans une perspective différente de celle de Sylvain Tristan), je dois par contre préciser que les élémentaux sont loin d’être les seuls responsables des ‘‘crop circles’’. (Voyez, dans la rubrique “Enigmes, mon texte : “Crop circles. (8). L’origine des “agroglyphes” selon les sources “extraordinaires”.”)

alain_moreau 

 

Références :

1. « Sacrée planète », n° 23, août/septembre 2007, p. 36-41.

2. « Science et inexpliqué », n° 51, mai-juin 2016, p. 17.

3. Daniel Harran, « Sacrée planète », n° 36, octobre/novembre 2009, p. 15-21.

 

Suite : “Les fausses Atlantides. (4) Antarctique, cap Spartel…”

gamae

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