Calvin Parker (Pascagoula), Jesse Marcel (Roswell), Betty et Barney Hill

 

 

 

Voici des informations complémentaires A PROPOS DE L’ENLEVEMENT EXTRATERRESTRE DE PASCAGOULA, extraites du site FlyingDiskFrance, avec l’autorisation du traducteur Jean Librero :

 

 

 

 

ACTUALITÉ PASCAGOULA : TROIS INTERVIEWS DU SHÉRIF FRED DIAMOND ET DE L’OFFICIER GLENN RYDER, QUI AVAIENT INTERROGÉ HICKSON ET PARKER DANS LA NUIT DU 11 OCTOBRE 1973

 

Le livre de Calvin PARKER a été publié par FlyingDiskFrance en septembre 2019 (Edition Kindle) et le 12 Octobre 2019 (version papier). C’est l’occasion ici de saluer le public, les lecteurs et les visiteurs du site, au moment où un deuxième livre vient d’être publié, et alors que deux titres sont en attente pour avril et mai 2020. L’actualité autour du dossier Pascagoula est très abondante aux Etats-Unis et Grande-Bretagne, et très peu relayée en France, à l’exception du courageux engagement de Jean-Louis Lagneau, directeur de la revue LDLN, qui publie régulièrement des contributions de l’éditeur britannique Philip Mantle. Nous tâcherons modestement de remédier à cette carence.

Le présent article est le premier d’une série de trois ou quatre, qui seront postés sur ce site en vue de continuer à éclairer le public et les lecteurs sur les significations de l’expérience traumatique vécue par Charles Hickson et Calvin Parker sur les bords de la “Singing River” dans la soirée du jeudi 11 octobre 1973. La revue LDLN a publié dans son dernier numéro (début mars 2020) l’interview de Kathleen Marden, experte mondiale sur les “experiencers” ou victimes présumées d’enlèvements extraterrestres. Je ne peux qu’encourager vivement toute personne intéressée par ce sujet, à quelque titre que ce soit et indépendamment de ses convictions, à consulter ce document de poids qui nourrit effectivement la réflexion.

Calvin Parker a donné de nombreuses interviews sur les médias locaux et nationaux depuis octobre 2018. Je transmettrai bientôt une “liste sélective” de liens Youtube. Au début de l’année, il a été invité sur le plateau du Martin Willis Show, une émission de très large audience, en compagnie de Paul Hynek, le fils du grand J. Allen Hynek, qui avait fait le voyage depuis Chicago jusqu’à Pascagoula le 12 octobre 1973, le lendemain de l’incident. Un  bref article sera consacré à ce dialogue inattendu.

 

Calvin Parker a par ailleurs révélé à la fin de l’année 2019 qu’il avait eu plusieurs rencontres avec le fameux Lt. Colonel à la retraite Jesse Marcel, en 1980, un an avant sa mort. Parker avait un peu plus de vingt-sept ans à l’époque, il n avait encore jamais accorda d’interview à la presse, mais il avait entendu parler de l’officier à la retraite par les médias nationaux, après les communiqués, articles, interviews et conférences donnés par le physicien et fameux ufologue Stanton Friedman après sa rencontre providentielle avec Jesse Marcel en Louisiane en 1979. C’est à partir de ces entretiens entre Marcel et Friedman que le dossier Roswell, “enterré” quelques mois après l’incident (création de l’Air Force en septembre 1947, création de la CIA en janvier 1948), revint en pleine lumière. Il est donc particulièrement intéressant d’apprendre autant que faire se peut ce que le vieil officier de renseignement à la retraite et le jeune homme durement éprouvé par sa propre expérience ont pu partager à titre privé. Un article suivra autour de cet épisode. La rencontre entre Marcel et Parker eut lieu à Houma, Louisiane, qui se trouve sur le golfe du Mexique, à un peu plus de cent kilomètres de Pascagoula.

Dans l’article qui suit, nous avons un autre témoignage plein de relief ; il s agit d’un entretien avec l’inspecteur Glenn Ryder, officier de police judiciaire en poste au bureau du shérif dans la soirée du 11 octobre 1973, qui fut l’un des officiers qui procédèrent aux interrogatoires des deux témoins cette nuit-là, avant l’arrivée, après minuit, du chef du bureau, le shérif Fred Diamond lui-même. Cet entretien a eu lieu à Pascagoula le 17 février 2020. Il est précédé ici de deux transcriptions originales d’interviews du Shérif Fred Diamond et de Glenn Ryder, le 12 octobre 1973. Les deux hommes résument avec leurs propres mots leur conviction intime de la sincérité des témoins, au vu de l’émotion impossible à simuler, avec leurs propres mots, et après plus de trois heures d’interrogatoires croisés. Avec, bien entendu, les enseignements de la fameuse « secret tape » enregistrée alors que les deux hommes, encore sous le choc, se trouvaient seuls dans une salle d’interrogatoire du bureau du shériff, comté Jackson, Mississippi.

L’article a été écrit par Douglas Wilson, directeur du MUFON pour l’Etat du Colorado (portrait en fin d’article), et par l’ufologue, auteur et éditeur Philip Mantle

 

UN ENLÈVEMENT EXTRATERRESTRE À PASCAGOULA – LE BUREAU DU SHERIFF, JACKSON COUNTY, MISSISSIPPI

Par Philip Mantle et Douglas Wilson

 

Le cas d’enlèvement extraterrestre à Pascagoula, dans le Mississippi, le 11 octobre 1973, est devenu l’un des cas d’abduction les mieux documentés. Cette nuit-là, en 1973, Charles Hickson et Calvin Parker ont rapporté ce qui leur était arrivé au bureau du shérif du comté de Jackson. Le responsable était le shérif Fred Diamond. Le capitaine Glen Ryder était également en service cette nuit-là. Charles Hickson a passé le premier coup de fil à la police cette nuit-là, mais c’est le bureau du shérif qui a été impliqué. L’histoire complète de ce qui s’est passé cette nuit-là peut être consultée sur le site web de Calvin Parker à l’adresse suivante : www.calvin-parker.com

Dans cet article, nous allons examiner directement ce que les forces de l’ordre avaient à dire en 1973 et maintenant en 2020. Nous commençons par le répartiteur de la police qui a pris le premier appel de Charles Hickson dans la nuit du 11 octobre 1973. L’officier à la retraite ne nous a pas donné l’autorisation d’utiliser son nom, mais nous avons une citation de lui. Il est désigné ici sous les initiales MD.

« Je suis MD, je suis un policier à la retraite de Pascagoula, et j’étais en service en tant que sergent de permanence au bureau de police de Pascagoula la nuit de l’enlèvement. En tant qu’agent de service, j’ai dû écrire leurs noms, adresses, histoire, plainte, etc., sur le journal d’appels officiel de la police de la ville de Pascagoula, puis les faire dactylographier sur un formulaire de plainte et le remettre au capitaine de quart à la fin de mon service. COMME VOUS LE SAVIEZ PROBABLEMENT, CHARLIE HICKSON A APPELÉ LE BUREAU DE POLICE DE PASCAGOULA ET M’A FAIT RAPPORTER L’INCIDENT. Nous vieillissons tous maintenant et je voudrais enfin faire une déclaration ”.

MD confirme ce que nous savons tous, à savoir qu’il y eut de nombreux autres rapports d’OVNI cette nuit-là. Quand il parle de plus de 50 appels téléphoniques, il parle d’appels téléphoniques signalant des observations d’OVNI, et il y a même eu des personnes qui se sont présentées pour signaler des observations au poste de police. Mr. MD déclare que tout fut consigné dans le registre de la police. Nous avons donc contacté le département de police de Pascagoula pour voir si certains de ces documents existaient encore. Malheureusement, s’ils avaient été archivés, tout a été perdu lors de l’ouragan Katrina, car le Département de police, comme beaucoup d’autres bâtiments, se retrouva sous plusieurs pieds d’eau après le passage de l’ouragan.

L’officier en fonction cette nuit-là était le shérif Fred Diamond. Il a été interviewé à l’époque, ce qui, d’un point de vue de la recherche, est formidable puisqu’il est décédé il y a quelques années. Nous avons retrouvé deux interviews radio que le shérif Fred Diamond a données en 1973 ; la première a eu lieu littéralement le lendemain de la rencontre. La seconde a eu lieu en décembre 1973. Voici les deux interviews :

 

Interview radiophonique du shérif Fred Diamond le 12 octobre 1973 :

C’est Howard Caruthers (audio brouillé) qui vous parle depuis le bureau du shérif du comté de Jackson, dans le centre de Pascagoula, où nous avons eu ce matin une interview avec deux des hommes qui auraient été aperçus et emmenés à bord d’un OVNI tard la nuit dernière dans la région de Gautier. Ces deux hommes sont toujours en train d’être interrogés et nous avons avec nous le shérif Fred Diamond. Shérif Diamond, pouvez-vous nous dire ce qui s’est passé ce matin ?

SD : Eh bien, peu après huit heures hier soir, ces messieurs pêchaient ici, juste au nord du pont de la rivière Pascagoula, sur la rive est de la rivière. Ils ont vu cet objet descendre, et il a atterri à environ deux ou trois pieds du sol, il n’a jamais touché le sol, et deux créatures sont sorties (il y avait en fait trois créatures) et ont emmené les hommes à bord. L’un des hommes s’est évanoui sous le choc, l’autre ne s’est jamais évanoui, et il n’y avait pas de chaises ni rien dans l’objet ; ils ont été témoins (audio non clair) du moment où ils étaient dans l’objet. Ils étaient très excités, et ils ne veulent pas être interrogés à ce moment-là ; à l’heure actuelle, ils aimeraient aller à l’hôpital pour être examinés.

Q : C’est ce que nous avons compris, shérif Diamond, les deux messieurs Charles Hickson et Calvin Parker sont en train d’être examinés pour les radiations en ce moment. Nous avons constaté ce matin que vous avez interrogé ces deux hommes hier soir, ici au bureau du shérif du comté de Jackson. Vous les avez appelés, pourquoi les avez-vous rappelés ce matin ?

SD : Nous voulions avoir plus d’informations sur ce qui s’était passé.

Q : Je comprends, shérif Diamond, que le plus jeune homme, dix-huit ans je crois, Calvin Parker, est toujours en état de choc ?

SD : C’est très, très vrai. Il est toujours très bouleversé.

Q : Shérif Diamond, nous avons cru comprendre que ces deux hommes travaillent au chantier naval John E. Walker. Ils y ont tous les deux fait leur rapport ce matin, si je ne me trompe pas. Et vous les avez faits venir au bureau du shérif depuis leur travail ?

SD : C’est exact. Nous les avons fait venir. Nous avions plusieurs journalistes ici qui voulaient les interviewer (inaudible) ; ils voulaient seulement divulguer cette information par la voix officielle.

Q : Je voulais demander au shérif Diamond si vous savez qu’un avocat local représente ces deux hommes. Il a déclaré ce matin, avant qu’ils ne laissent les deux hommes sortir de la voiture, qu’aucune publicité ne serait faite à ce moment-là, et il vient juste de reparler aux hommes. Leur avocat avait indiqué qu’il y aurait un entretien parce que, selon lui, les hommes sont encore en état de choc, surtout le jeune garçon, mais pouvez-vous nous dire pourquoi ils ont estimé avoir besoin d’un avocat ?

SD : Cet avocat représente l’entreprise pour laquelle ils travaillent, et ils témoignaient sur la base de ses conseils juridiques. Ce même objet qui était supposé avoir enlevé ces deux hommes a été repéré environ quarante-cinq minutes plus tôt, près de la zone de Van Cleeve. Il a également été repéré par deux ou trois personnes à Pascagoula.

Q : En d’autres termes, shérif Diamond, je le sais, nous avons parlé au député Glen Ryder plus tôt ce matin ; il y a eu un certain nombre de rapports sur cet OVNI dans notre région, et à peu près au même moment où ces deux hommes ont déclaré avoir été emmenés à bord 

SD : C’est très vrai, ils nous ont même donné une description des personnages, ou des créatures, quel que soit le nom qu’on leur donne, qui se trouvaient à bord de l’engin. Ils nous ont donné une bonne description d’eux. Ils semblaient mesurer environ 1,50 m, ils étaient très ridés, ils avaient des oreilles et un nez pointu, et leur bouche était très proche du bout de leur nez. C’étaient des créatures horribles d’après la description qu’ils nous ont donnée.

Q : Shérif Diamond, ces deux hommes que vous mentionnez sont en route vers l’hôpital de Singing River pour des tests de radiation. Que se passera-t-il après leur départ de l’hôpital ?

SD : Cela, je ne le sais pas. Ils veulent s’adresser aux autorités compétentes, c’est-à-dire aux autorités gouvernementales, et en discuter avec elles avant de donner des informations aux médias.

Q : Shérif Diamond, j’ai demandé au capitaine Glen Ryder ce matin, et il me semble que nous n’avons pas eu l’occasion de parler aux deux hommes eux-mêmes, mais tous ceux à qui nous avons parlé et qui ont parlé aux hommes ont tendance à croire à leur histoire. Qu’en est-il pour vous ?

SD : Oui monsieur, je crois vraiment à leur histoire. Je n’ai aucune raison de ne pas les croire.                                                       

Q : Je voudrais vous demander, shérif Diamond : nous ne sommes pas trop sûrs de l’heure à laquelle cela s’est passé, et je crois que cela s’est passé hier soir. Disons vers 19 h 30 ou 20 h 00. Pourquoi les hommes ont-ils attendu si longtemps pour signaler l’incident ?

SD : Ils ne savaient pas à qui le rapporter. Ils ont d’abord voulu s’adresser au journal, et ils sont allés au journal mais il était déjà fermé, et donc ils sont (inaudible) venus ici. C’est arrivé peu après huit heures, et ils étaient dans le bureau du shérif vers neuf heures et cinq minutes.

Q : Je crois savoir que nous avons eu un rapport plus tôt dans la matinée indiquant qu’il était entre onze et onze heures quinze, mais c’était plus tôt que cela ?

SD : Il était environ huit heures hier soir quand c’est arrivé, et ils étaient dans le bureau du shérif vers neuf heures moins cinq.

Q : Shérif Diamond, a-t-il décrit l’aspect extérieur du vaisseau lui-même ?

SD : Non, monsieur, seulement la lumière bleue. Il y avait une lumière bleue brillante, et c’est ce qui a attiré leur attention, au moment où ils ont vu que le vaisseau était presque au-dessus d’eux. Il a atterri à environ 25 pieds de l’endroit où les hommes pêchaient, et il semble qu’ils ont été entraînés vers le vaisseau.

Q : Shérif Diamond, vous avez dit que lorsqu’ils quitteront l’hôpital Singing Rover, leur prochain objectif sera de faire un rapport à un éventuel gouvernement. Savez-vous avec certitude où ils iront et à qui ils parleront ?

SD : Non, monsieur, je ne le sais pas. J’imagine qu’ils le sauront, une agence gouvernementale les conduira ici, au bureau du shérif.

Q : En d’autres termes, ils viendront ici pour les rencontrer. Avons-nous un détecteur de mensonges ?

SD : Nous en avons un, mais pour l’instant, ils étaient si contrariés qu’ils ne voulaient pas le passer.

Q : Ok, merci beaucoup au nom de (…)

SD : Ils ont accepté de passer au détecteur de mensonges…

Q : En d’autres termes, ils n’ont aucun scrupule à passer le test ?

SD : Non, monsieur.

Q : Au moment où vous le déciderez ?

SD : Ils vont tous les deux passer un test pour prouver que leur histoire est vraie et je crois fermement ces hommes.

Q : Je crois que l’un d’entre eux,  shérif Diamond, lorsqu’ils sont arrivés dans votre bureau,  je crois que c’est le jeune homme de 18 ans qui a dit qu’il était prêt à passer le test  la nuit dernière ?

SD : C’est très vrai, très vrai, et il est devenu très émotif ce matin, alors que vous n’étiez pas là, et que vous n’avez pas vu cette partie. Mais ces garçons disaient la vérité.

Q : J’ai remarqué en particulier que nous parlons toujours du jeune homme de dix-huit ans, et je peux imaginer que ce serait une expérience pour n’importe quelle personne, mais nous avons parlé au capitaine Glen Ryder il y a un moment et il nous a dit que le jeune homme de dix-huit ans n’était ici que depuis deux semaines environ. Je crois qu’il vient du comté de Jones et qu’il est vraiment bouleversé par cette situation ?

SD : C’est vrai. J’ai reçu un appel de sa mère il y a quatre ou cinq minutes qui voulait lui parler, et il n’est même pas en état de parler à sa mère. Leur famille, je pense qu’ils vont aller à l’hôpital, et je pense qu’ils vont lui donner quelque chose pour le calmer.

Q : Et comme vous l’avez déclaré, shérif Diamond, vous avez reçu ce matin un certain nombre de rapports sur d’autres observations par des personnes de différentes régions, ici dans le comté de Jackson.

SD : Oui monsieur, ils ont été plus nombreux à être repérés dans le comté de Harrison que dans le comté de Jackson. Ils ont repéré cette chose dans le comté de Harrison ces deux ou trois dernières semaines. Mais jusqu’à il y a une semaine, je n’avais pas eu de rapport sur sa présence dans le comté de Jackson.

Q : Shérif Diamond, en avez-vous vu ?

SD : Non, monsieur, je n’en ai pas vu.

 

Interview radio du shérif Fred Diamond 12.12.1973

SD : Nous avons géré cela comme si c’était un appel de routine. Si un type vient au bureau et dit qu’il a été cambriolé, il est de mon devoir de croire qu’il a été cambriolé. C’est une première pour les enquêteurs (inaudible). Tout ce que nous pouvions faire, c’était d’aller sur les lieux et d’interroger ces hommes, de rester avec eux, de les observer et de les interroger. Je veux dire dans toute la mesure du possible, et à aucun moment nous ne pouvions (…) – leurs histoires étaient les mêmes. Quand nous les rencontrions séparément, puis quand nous les réunissions et que nous surveillions leurs conversations. Et je crois que les hommes ont vu quelque chose qui les a effrayés. Je l’ai déjà dit.

La deuxième interview est brève, mais dans la première interview le shérif Diamond confirme ce que MD dit lorsqu’il parle de la quantité d’autres observations d’OVNI dont ils avaient reçu les signalements en ce lieu et à cette heure. Le shérif indiqua très clairement qu’il pensait que Charles Hickson et Calvin Parker disaient effectivement la vérité.

 

Interview du capitaine Glen Ryder

Dans l’interview radio enregistrée le 12 octobre 1973, vous entendrez le journaliste mentionner qu’il avait déjà parlé à Glen Ryder avant de s’entretenir avec le shérif. Le capitaine Glen Ryder, aujourd’hui à la retraite, vit toujours dans la région, et nous sommes heureux de dire qu’il nous a accordé une interview et qu’il était plus qu’heureux de discuter des événements de cette nuit de 1973.

 

Entretien avec Glen Ryder, ancien shérif adjoint du comté de Jackson dans le Mississippi – Lundi 17 février 2020 12 h 51 :

Le 11 octobre 1973, le shérif adjoint du comté de Jackson, Glen Ryder, était le capitaine en fonction dans la salle des archives. L’heure du changement d’équipe était passée, et la relève de Ryder était en retard, comme d’habitude. Le téléphone a sonné et l’adjoint Ryder a répondu ; l’homme à l’autre bout du fil a dit : « Je dois vous dire quelque chose, mais vous allez vous moquer de moi. » Voulant raccrocher le téléphone pour commencer le changement d’équipe, Ryder a répondu : « Quoi que vous vouliez me dire, faites vite, je suis pressé. » L’homme au téléphone dit : « OK, mais vous allez rire. » Irrité, Ryder dit : « Non, je ne vais pas rire ; dites-le moi simplement. » Et l’homme au téléphone a dit : « Moi et un de mes amis venons de nous faire ramasser par un OVNI. » En riant, Ryder demanda : « Etes-vous fou ou ivre ? » L’homme a dit : « Non, je ne suis ni ivre ni fou. On s’est fait ramasser par un OVNI. » En arrière-plan, Ryder pouvait entendre quelqu’un « qui continue » et dire : « Ne leur dites rien ! Ils nous tueront si nous leur disons. Raccrochez le téléphone ! » Ryder a demandé d’où l’homme appelait, et il a répondu qu’il s’agissait d’une cabine téléphonique située à l’extérieur du dépanneur, non loin de là. Ryder dit à l’homme de venir au poste où ils pourraient parler. L’homme répondit : « Non, je dois rentrer chez moi », il a dit qu’il vivait dans l’immeuble résidentiel de l’autre côté de la rue et il donna à Ryder le numéro de l’appartement.

Décidant qu’il ne pouvait pas ignorer l’appel, l’adjoint Ryder se rendit à l’immeuble et frappa à la porte. Une femme ouvrit la porte, puis sortit et ferma la porte derrière elle. Alors que la porte était ouverte, Ryder put entendre à nouveau la voix d’un jeune homme suppliant de ne dire à personne ce qui s’était passé, disant : « ils vont revenir nous tuer ! » Ryder demanda à la femme son nom et ce qui se passait. La femme s’identifia sous le nom de Blanche Hickson et dit que son mari Charlie et son collègue étaient partis à la pêche et que lorsqu’ils sont rentrés à la maison, ils étaient tous les deux « vraiment effrayés », et qu’elle avait du mal à comprendre de quoi il s’agissait. L’adjoint Ryder entra dans l’appartement et persuada les deux hommes de venir au bureau du shérif et de faire une déposition.

Une fois au bureau du shérif, Hickson et Parker ont été placés dans une pièce où était dissimulé un magnétophone. Après quelques minutes d’interrogatoire, il apparut que Hickson et Parker pêchaient au bord d’un quai du chantier naval, depuis où ils prétendaient avoir été emmenés à bord d’un OVNI. Ryder se souvient que Hickson était visiblement secoué mais, ayant servi dans la guerre de Corée, il avait fait un gros effort pour rester calme. Parker, en revanche, ne pouvait pas rester tranquille et pleurait en suppliant Hickson : « S’il vous plaît, arrêtez d’en parler » et : « Ils reviendront nous tuer ! » Ryder était préoccupé par la déclaration du jeune homme selon laquelle « ils vont nous tuer ». Il proposa d’aller chercher de l’eau pour les deux hommes. Son intention, cependant, était de voir si les deux hommes « laisseraient tomber le voile » une fois qu’ils seraient seuls. L’adjoint Ryder se rendit dans une pièce voisine où il pouvait écouter Hickson et Parker. Ce que Ryder entendit, et l’enregistrement le confirma, c’est qu’une fois seul, Parker devint encore plus désemparé, exigeant que Hickson dise aux adjoints que tout cela n’était qu’un mensonge et que « ces gens sur cette chose vont revenir et nous tuer si vous continuez à parler ! ». Lorsque Ryder retourna dans la salle d’interrogatoire, il demanda à Hickson s’il avait quelque chose à ajouter à l’histoire. Hickson répondit : « Non ». Lorsque Ryder posa la même question à Parker, ce dernier répondit qu’il ne pouvait rien dire à l’adjoint parce qu’il s’était évanoui lorsqu’il avait été embarqué à bord de l’ovni et qu’il ne se souvenait de rien.

Les assurant qu’il n’allait pas dévoiler leur histoire, Ryder les relâcha, mais leur dit de ne parler de ce qui était arrivé à personne avant qu’il puisse faire une enquête.

Le lendemain, Hickson emmena Ryder à l’endroit où l’enlèvement avait eu lieu, mais Ryder ne trouva aucune trace de brûlure ni aucune autre indication qu’un objet ait été présent. L’adjoint Ryder contacta également la base aérienne de Keesler et lui demanda si elle voulait qu’il fasse venir les deux hommes pour les interroger. Au départ, la personne avec laquelle Ryder s’entretint déclara que l’armée de l’air ne s’intéressait par aux enquêtes sur les OVNI ; cependant, le lendemain, un représentant de Keesler rappela et a dit qu’il souhaitait examiner les deux hommes.

Glen Ryder déclare qu’il croit totalement que Charles Hickson et Calvin Parker disaient la vérité et que « ces deux hommes ont eu la peur de leur vie cette nuit-là » à Pascagoula, dans le Mississippi.

Nous avons ici un éclairage sur les principaux agents des forces de l’ordre qui étaient en service cette nuit-là en 1973, qui confirment qu’il y avait eu de nombreux rapports d’OVNI cette nuit-là et que les agents qui ont interrogé Charles Hickson et Calvin Parker sont tous deux partis en croyant que les hommes disaient la vérité. Charles Hickson et Calvin Parker ont tous deux raconté leur histoire sous forme de livre.

 

A propos des auteurs :

Philip Mantle est un chercheur et auteur britannique de longue date sur les OVNI. Il a été directeur des enquêtes de la British UFO Research Association et représentant de MUFON pour l’Angleterre. Il est le fondateur de FLYING DISK PRESS et peut être contacté à l’adresse suivante : philip.mantle@gmail.com

Douglas Wilson est un résident de Denver, Colorado, États-Unis. Il est membre depuis 14 ans du réseau Mutual UFO Network et, en plus d’être le directeur pour l’État du Colorado, il est également l’enquêteur en chef du MUFON. Douglas est chercheur et enquêteur en ufologie depuis 45 ans et a effectué plus de 800 enquêtes. Douglas a contribué à plusieurs publications et a participé à la formation des enquêteurs de terrain depuis plus de dix ans.

Son adresse électronique de contact est la suivante : mci@mufon.com

 

 

 

 

 

FÉVRIER 2020 : DIFFUSION D’UN DOCUMENTAIRE SUR L’INCIDENT DE PASCAGOULA, OCTOBRE 1973

 

Ce documentaire de 75 minutes a été produit en 2019 sous le titre :

Alien Contact : The Pascagoula UFO Encounter

Consultants : Dr. Irena Scott et Philip Mantle.

 

La société Reality Entertainment Ltd. a mis près d’un an à réaliser ce film, en étroite collaboration avec Calvin Parker et plusieurs témoins directs récemment apparus. Produit en 2019, il a été mis en diffusion sur plusieurs plateformes de téléchargement, à partir de février 2020. Le film n’est pas disponible en français à ce jour, et il est à espérer qu’un producteur vienne à en prendre la mesure.

https://www.reality-entertainment.com/films/titles/alien-contact-the-pascagoula-ufoencounter

 

Disponible en téléchargement :

Apple TV https://tv.apple.com/us/movie/alien-contact-thepascagoula-ufo-encounter/ umc.cmc.1pqc1z9o595ji54zia39qoxra iTunes

https://tv.apple.com/us/movie/alien-contact-thepascagoula-ufo-encounter/ umc.cmc.1pqc1z9o595ji54zia39qoxra Google Play

https://play.google.com/store/movies/details/Alien_Contact_The_Pascagoula_UFO_Encounter? id=41wKhgOkVZ4.P&hl=en_USXBox https://www.microsoft.com/en-us/p/alien-contact-thepascagoula-ufo-encounter/8d6kgwxn12pb? activetab=pivot%3aoverviewtab Redbox

https://www.redbox.com/ondemand-movies/aliencontact-the-pascagoula-ufo-encounter?query=Alien% 20Contact:%20The%20Pascagoula%20UFO%20Encounter Vudu

https://www.vudu.com/content/movies/details/Alien

Soulignons encore que plusieurs autres documentaires et œuvres de fiction sont en cours de réalisation outre-atlantique, autour du sujet abduction. L’un d’eux a un gros retentissement : « Extraordinary : The Seeding » par John Sumple et Jack Roth (J3 films).

https://www.extraordinarytheseeding.com/

http://www.j3films.com/extraordinary-stan-romanek/extraordinary-seeding/

https://www.imdb.com/title/tt10648648/

 

INTRODUCTION A L’ARTICLE DE CALVIN PARKER SUR SES RENCONTRES AVEC JESSE MARCEL SR. EN 1980 : RAPPEL HISTORIQUE SUR LA RÉACTIVATION DU DOSSIER ROSWELL À PARTIR DE 1978

 

Bref rappel historique sur Jesse Marcel Sr. et l’Incident Roswell

Les lecteurs de LDLN, anciens et nouveaux, connaissent probablement les « rudiments » du dossier Roswell. Toutefois, la nature du document précieux qui est publié ci-dessous justifie de rappeler brièvement le cas lui-même, et plus encore les conditions de son retour dans la sphère publique à la fin des années 1970.

 

Les faits. Le crash au Nouveau Mexique, juillet 1947

Cet incident emblématique prend place au tout début de l’ufologie comme « phénomène sociologique » puisqu’il est supposé avoir eu lieu un peu moins de deux semaines après l’observation de « flying saucers » par Kenneth Arnold, le 24 juin 1947, au-dessus du Mont Rainier, dans l’État de Washington.

Selon les principaux enquêteurs sur le dossier, le crash se serait produit dans la nuit du 02 au 03 juillet 1947, marquée par des orages particulièrement violents dans le ciel du désert du Nouveau-Mexique.

Sur la carte ci-dessous, tirée d’une publication récente de Thomas Carey et Donald Schmitt, on peut localiser assez clairement les trois sites du crash :

– Le fameux champ de débris sur le ranch Brazel (appelé aussi Ranch Foster), à 33 miles (circa 50 kilomètres) au sud de la ville de Corona.

– Le site « Dee Proctor » est une butte à 4 kilomètres (2,5 miles) au sud-est du champ de débris ; Brazel, cheminant à cheval, accompagné de deux ou trois jeunes garçons, y aurait découvert une capsule et plusieurs corps.

– Le lieu du crash proprement dit se situe à environ 50 kilomètres (35 miles) au sud-est du champ de débris et à plus de 60 kilomètres (40 miles) au nord de la ville de Roswell, qui a donné son nom  à l’Incident.

Ces données sont le fruit des recherches des chercheurs sur le cas Roswell, dont le nombre « se compte sur les doigts de la main » et dont les noms sont toutefois largement inconnus du grand public – et quelquefois des amateurs avertis.

Rappelons ici que Donald SCHMITT, qui fut à la fin des années 1980 un chercheur actif pour le compte du Allen Hynek Center for UFO Studies (CUFOS), a commencé à enquêter sur le cas Roswell à partir de 1988, et qu’il a écrit d’abord deux livres de référence, en collaboration avec Kevin D. Randle, en 1991 et 1994 (cf. Bibliographie en bas d’article). Carey s’est associé à Schmitt à partir de 1991, et tous deux ont poursuivi leur énorme travail de terrain qui a conduit à la publication de l’ouvrage de référence incontournable, de l’avis des spécialistes, qui est WITNESS TO ROSWELL, paru aux Etats-Unis en 2009, plusieurs fois réédité.

Le fait que cet ouvrage soit « inconnu au bataillon » dans les rangs de nos cercles ufologiques en dit long sur « les carences » de l information dans notre pays, et sur le fonctionnement de la  recherche dans ce domaine. Contentons-nous de rappeler que, à quelques exceptions, seul l’éminent Gildas BOURDAIS a eu l’extrême honnêteté et rigueur de fonder ses écrits sur les travaux des véritables enquêteurs de terrain, ces sources bibliographiques étant abondamment et systématiquement recensées dans ses ouvrages. En 2009, Schmitt et Carey avaient donc consacré près de 20 ans à l’élucidation de ce cas majeur, tandis que des dizaines de livres sur Roswell ont été publiés dans notre pays, certains recevant la faveur des médias tout en ignorant superbement les travaux de référence. C’est ici une question très grave qui ne peut être abordée à part entière dans ce bref rappel historique.

Comme on le sait, le dossier a été « enterré » quelques jours ou quelques semaines plus tard après que la nouvelle du crash ait fuité par un communiqué de presse de la base aérienne de Roswell. Ci-dessous un portrait du Colonel Blanchard, qui commandait la base et a autorisé le communiqué, et deux portraits de l’officier de relations publiques Walter Haut, qui a diffusé le communiqué, lequel a « enflammé les médias » et l’opinion publique, à l’échelle du pays et du monde entier…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Général de Brigade Ramey, chef de la Huitième Armée, à laquelle la base de Roswell était rattachée, émit un communiqué contradictoire en juillet, avec la complicité forcée du Major Jesse Marcel,  dans cette « mise en scène » dont la photo a fait le tour de la planète, pour « jeter à la corbeille » toute référence à un crash et imposer la thèse d’un « ballon météo ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Irruption de l’incident Roswell, plus de trente ans plus tard. 

Dans une émission très récente sur sa chaîne You Tube (Richard Dolan Show) consacrée au crash d’Aztec, survenu le 25 mars 1948 au Nouveau-Mexique (huit mois après Roswell), le grand historien de l’ufologie Richard Dolan rappelait que jusqu’à la fin des années 1970 le cas Roswell était totalement oublié ou passé sous silence, y compris dans les groupes ufologiques qui existaient alors. Paradoxalement, l’incident du crash d’Aztec (très documenté quoique peu évoqué aujourd’hui dans notre pays) était beaucoup plus largement « dans les esprits » (grâce entre autres au livre de Frank Scully, qui fut publié avec un gros tirage en 1950, même si une campagne savamment orchestrée a tenté de discréditer Scully et les témoins majeurs). 

Dans son livre Crash at Corona, paru en 1992, Stanton Friedman raconte sa rencontre totalement déconcertante avec un militaire à la retraite, lors d’un déplacement en Louisiane pour une série de conférences ufologiques dans cet Etat. Cela faisait onze ans à cette époque que Friedman traversait le pays pour informer le public sur ces sujets. C’était le 20 février 1978, Friedman se trouvait à Bâton Rouge, où il donnait des interviews radio en promotion de la conférence qu’il allait donner le soir même à l’Université d’État de la Louisiane. A l’issue d’une interview pour une chaîne de télévision, il eut un entretien informel avec le directeur de cette station, lequel lui parla pour la première fois de cet homme, Jesse Marcel, qui avait été Major dans l’Air Force, et qui « avait tenu dans les mains des débris de l’une de ces choses ». Le directeur de la chaîne TV connaissait personnellement Marcel depuis longtemps (un des hobbies de Marcel était la radio amateur) et il assurait Friedman de la fiabilité du témoin.

Le lendemain, Friedman, en attente d’un vol à l’aéroport pour une prochaine conférence, appela le service de renseignements téléphoniques qui lui communiqua le numéro d’un Jesse Marcel à Houma, Louisiane, et il appela. Marcel lui exposa d’emblée au téléphone ses fonctions d’officier de renseignement à Roswell en 1947 et les conditions de l’évènement survenu à une date qu’il ne fut pas capable de se rappeler à l’instant même.

Ce fut le début d’une enquête longue, de plus d’un an, dans laquelle s’impliqua un membre d’un groupe ufologique que Friedman avait connu au Minnesota, du nom de William Moore.

Comme on le sait, Moore fut l’auteur, quelques années plus tard, du premier livre consacré à Roswell (The Roswell Incident, de William Moore et Charles Berlitz, publié en 1980, plusieurs fois réédité).

Nous abrégeons donc ici, puisqu’il s’agissait, avec ce rappel historique, de mettre l’accent sur la « conjonction » entre  le contexte historique général et les trois rencontres du jeune Calvin Parker en 1980 avec le vieux lieutenant colonel à la retraité, dans une ville côtière de la Louisiane.

La première visite de  Parker à Houma, dans la maison de Marcel, eut lieu selon lui en 1980 sans qu’il précise la période, et ce fut donc environ deux ans après le premier contact entre Friedman et Marcel, en février 1978. Parker eut trois entretiens avec Marcel, dont l’un dans un parc public.

Il était important de rappeler ce cadre historique, car beaucoup d’entre nous ignorent ou ont oublié ce que nous avons souligné au début de cette note : l’incident Roswell était inconnu du public (effacé de la mémoire publique !) depuis l’opération de communication « réflecteur radar de ballon sonde » sous les ordres du général Ramey, à la base de Fort Worth, Texas.

Le témoignage qui suit, de la voix de Calvin Parker, témoin d’un autre cas ufologique majeur, est donc d autant plus brûlant qu’il prend place dans cette période décisive de 1978-1980, dans laquelle le crash de Roswell revient avec force aux oreilles du public.

 

Autre dossier concordant : l’interview de Jesse Marcel avec la journaliste Linda Corley en mai 1981.

LDLN a la joie de pouvoir rapporter une information reçue il y a quelques semaines de Gildas Bourdais, le principal expert français sur le cas Roswell. Il se trouve en l’occurrence que Jesse Marcel a donné en mai 2005 une interview longue de quatre heures à la journaliste Linda Corley. La transcription de cette interview est un texte de 68 pages dont un extrait fut publié en 2000 dans les actes du Congrès annuel du Mufon (2000 MUFON Symposium Procedures). Voici un extrait du message de Gildas Bourdais, en attendant que nous puissions rapporter les contenus de cette interview dans un numéro prochain.

« J’ai retrouvé l’entretien de Jesse Marcel Sr avec l’étudiante Linda Corley, qu’elle a relaté au symposium annuel du MUFON en juillet 2000 à Saint Louis, Missouri. Sa conférence, publiée dans les actes du symposium, était un résumé d’un texte de 68 pages écrit en 1981 mais non publié, tiré de quatre heures d’entretien le 5 mai 1981 avec Marcel, accompagné de sa femme Viaud, et enregistré avec son accord, chez lui à Houma en Louisiane. 
Le titre de sa conférence au MUFON citait une phrase de Marcel : ‘For the sake of my country’, par laquelle il lui signifiait qu’il ne pouvait pas tout lui dire…  Marcel y racontait pourtant pas mal de choses, notamment sur les débris trouvés sur le ranch Foster. Il avait même fait un dessin des fameux ‘hiéroglyphes’ que son fils Jesse Jr a décrit lui aussi, plus tard.
Pourtant, plusieurs jours après cet entretien, elle raconte que Marcel l’avait appelée, affolé, pour lui enjoindre de ne rien publier de cet entretien. Il parlait d’une voix frénétique (‘frantic’) et semblait presque hystérique. Il lui avait affirmé que tout ce qu’il lui avait dit était mensonger !
(‘he stated that everything he told me was a lie’). C’est la raison pour laquelle Linda Corley avait attendu presque vingt ans pour en parler publiquement, en 2000, bien après la mort de Marcel en 1986  ». 

Gildas Bourdais conclut sur cette observation pleine de gravité, qui donne encore plus de relief au témoignage de Calvin Parker :

« Mon commentaire : Il est évident que Marcel était encore surveillé de près en 1981, et que l’on avait enregistré cet entretien. En 1981, on ne savait encore presque rien sur le crash de Roswell, mais l’entretien avec Calvin Parker suggère fortement qu’il était encore étroitement surveillé à ce moment là ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

– Bibliographie restreinte sur l’Incident Roswell :

The ROSWELL Incident, William L. Moore et Charles Berlitz, 1980. Traduction française : Le Mystère de Roswell : Les naufragés de l’espace. France-Empire, 1981                                                                                                       

CRASH At CORONA, Stanton Friedman et Don Berliner, 1992                                                                                                        

UFO Crash at Roswell, Donald Schmitt et Kevin D. Randle, Avon, 1991                                                                                            

THE DAY AFTER ROSWELL, William A. Birnes, Philip Corso. Pocket Books, 1998                                                                

WITNESS to ROSWELL, Donald Schmitt et Thomas Carey, New Page, 2009                                                                                 

THE ROSWELL LEGACY, Jesse Marcel Jr. Weiser, 2008                                                                                                                      

LE CRASH DE ROSWELL, Gildas Bourdais, Temps Présent, Février 2009                                                                                     

OVNIS : La levée progressive du secret. Gildas Bourdais, Editions JMG, 2001                                                                       

Au lendemain de Roswell, William J. Birnes, Philip J. Corso, Ariane, 2017. 

 

Voici le témoignage de Calvin Parker :

RENCONTRES DE CALVIN PARKER AVEC LE LT. COLONEL JESSE MARCEL (RET) EN LOUISIANE EN 1980

Mes rencontres avec le lieutenant-colonel Jesse Marcel Sr. (retraité de l’US Air Force) en Louisiane en 1980 

 

La plupart d’entre vous savent que mon implication dans l’ufologie est le fruit d’une rencontre du troisième type que j’ai vécue avec Charles Hickson en 1973. J’ai également vécu un épisode de « temps manquant » en 1993, et quelques incidents bizarres quand j’étais enfant. Tout cela a été relaté dans mes deux livres : « Pascagoula – The Closest Encounter » [traduction française : « Pascagoula 1973 : Ma rencontre rapprochée »] et « Pascagoula – The Story Continues ».  Les deux livres ont été publiés par Philip Mantle chez FLYING DISK PRESS.

Lorsque l’expérience vécue par Charlie et moi en 1973 a fait la une des journaux, j’ai fait de mon mieux pour me tenir à l’écart. Charlie attirait sur lui l’éclairage des médias, et cela me convenait parfaitement. Charlie a rencontré des ufologues, d’autres témoins, et il a donné des conférences lors de congrès ufologiques, etc. Je me contentais d’essayer de continuer à vivre, mais il m’arrivait  d’être mentionné pour une raison ou une autre, ou de voir ou d’entendre qu’un article sur moi avait été publié dans un journal. En conséquence, je n’ai pas rencontré beaucoup de chercheurs ufologues ou d’autres témoins proches, et je ne savais pas ou ne voulais pas savoir grand-chose sur d’autres incidents ou d’autres observations d’ovnis.

Cependant, au début des années 1980, j’ai rencontré un homme âgé que beaucoup connaissent en raison de son lien direct avec le prétendu crash d’ovni survenu à Roswell, au Nouveau-Mexique, en 1947. Cet homme n’était autre que le lieutenant-colonel Jesse Marcel (retraité de l’USAF).

A l’époque, je travaillais dans les champs pétroliers, et j’avais été transféré à Golden Meadow en Louisiane. J’y vivais depuis environ six mois, lorsque j’ai rencontré une jeune femme du nom de Cathy Brown (nom réel dans le dossier) qui travaillait dans une superette locale. Je ne connaissais pas cet endroit depuis si longtemps quand, tout d’un coup, elle m’a demandé : “Êtes-vous le Calvin Parker qui a été enlevé par des extraterrestres ?”. Je ne voulais pas vraiment lui parler de ça, alors j’ai essayé de changer un peu l’histoire. Je lui ai demandé comment elle avait su ce qui m’était arrivé. Elle m’a répondu qu’elle avait lu un article sur moi peu de temps auparavant et qu’elle voulait me parler de ce qui s’était passé. Je n’étais pas au courant de cet article de journal, et jusqu’à ce jour je ne l’ai jamais vu. Cela n’aurait pas dû me surprendre vraiment, car il n’était pas rare qu’un journaliste écrive un article sur moi et Charlie parce qu’il n’avait rien de mieux à faire.

Cathy m’a informé qu’elle connaissait un homme qui voulait me rencontrer et me parler. Elle m’a dit qu’il vieillissait et qu’il voulait se soulager de quelque chose. Elle m’a dit que ce monsieur âgé s’appelait Jesse Marcel. Je dois être honnête et vous dire que je n’avais jamais entendu ce nom auparavant, et que je n’avais aucune idée de qui était ce vieux monsieur. Je ne m’intéressais pas aux trucs sur les ovnis, et la seule autre personne que j’ai rencontrée et que vous connaissez est Betty Hill. J’étais allé voir Betty Hill, qui avait été enlevée, et j’avais passé quelques jours avec elle. Je crois que Charlie Hickson l’a rencontrée lui aussi à un moment donné. Je ne suis allé voir Betty que dans l’espoir qu’elle puisse nous éclairer sur ce qui nous était arrivé, à Charlie et à moi. C’était une femme charmante, mais elle aussi était dans le noir, tout autant que nous.

J’ai donc accepté de rencontrer M. Marcel sans savoir ce qu’il voulait, mais s’il voulait juste parler ou s’il avait besoin d’aide, je serais plus qu’heureux de lui rendre service. Je ne sais que trop bien ce que c’est que d’avoir besoin d’aide et de ne pas en avoir.

 

 

 

 

 

 

PREMIÈRE RENCONTRE

À ce moment-là, j’ai dû reprendre le travail, mais deux jours plus tard, j’étais de retour à la superette, et j’ai revu Cathy qui m’a demandé si j’avais réfléchi à la demande de rencontrer Mr. Marcel. Elle m’a dit qu’il voulait toujours me parler et qu’il était très excité par cette perspective ou par notre rencontre. Cathy m’a dit qu’elle quittait son travail ce jour-là à 17 heures, et je lui ai dit que je passerais la prendre après le travail, et que nous partirions pour Houma, en Louisiane, pour rendre visite à ce vieux monsieur. Ce n’était qu’à une vingtaine de minutes de route de l’endroit où nous nous trouvions.

Mon plan était d’être prévenant, de discuter pendant quelques minutes, puis de trouver des excuses polies et de partir. Je n’avais aucune idée de qui était M. Marcel. Je présumais que c’était un vieil homme solitaire qui voulait parler à quelqu’un. Quand nous sommes arrivés, j’ai garé la voiture dans la cour d’entrée, Cathy est sortie de la voiture et est entrée par la porte d’entrée sans frapper. Cela m’a donné l’impression qu’elle devait très bien connaître Mr. Marcel, ou que ce dernier avait des problèmes.  J’ai suivi nerveusement Cathy jusqu’à la maison, et Mr. Marcel était alité. Il m’a dit qu’il ne se sentait pas très bien et s’est présenté.

Il ne se passa pas beaucoup de temps avant le moment où Mr. Marcel commença à me raconter l’histoire la plus folle que j’eusse jamais entendue à l’époque (à part la mienne et celles de Charlie et Betty Hill). Il me dit sans transition qu’un ovni s’était écrasé et que le gouvernement américain avait essayé de le dissimuler (à Roswell, au Nouveau-Mexique, en 1947). Il affirma que le gouvernement avait donné de fausses informations sur le lieu du crash de l’ovni afin que personne ne sache où cela s’était réellement produit. Il me dit ensuite que des détachements militaires spéciaux avait été envoyés dans la région pour ramasser tous les débris de l’OVNI qui s’était écrasé. Mr. Marcel, à ma grande surprise, faisait partie de l’armée à Roswell et il avait été le premier militaire sur le site. Au début, il avait été autorisé à parler de ce qui s’était passé, mais par la suite on lui a dit de rester muet, de peur que les Russes ne découvrent l’incident. Il me dit qu’on lui avait ordonné de déclarer que ce n’était qu’un ballon météo qui s’était écrasé, et qu’en bon soldat il avait exécuté ces ordres. Mr. Marcel commença à se sentir un peu fatigué, et il me dit qu’il aimerait me parler à nouveau, mais qu’il se sentait mal à l’aise pour parler dans la maison. Je me suis donc arrangé pour le rencontrer à nouveau, quelques jours plus tard, dans un motel voisin.

Après avoir quitté M. Marcel et être rentré chez moi, je ne savais toujours pas grand-chose de son identité. J’ai décidé que ce serait une bonne idée de téléphoner à quelqu’un qui pourrait en savoir un peu plus sur le vieux Mr. Marcel. La seule personne à laquelle j’ai pensé fut Charlie Hickson. Nous n’avions pas parlé depuis un certain temps, mais c’était la seule personne que je pensais pouvoir m’aider. J’ai donc téléphoné à Charlie et, bien sûr, il connaissait Jesse Marcel et voulait en savoir plus.  Charlie m’a dit qu’il voulait le rencontrer la prochaine fois que nous parlerions, mais je lui ai dit que je devrais d’abord obtenir une autorisation. J’ai donc demandé à Cathy d’appeler Mr. Marcel et de lui demander si Charlie pouvait se joindre à nous la prochaine fois que nous nous rencontrerions, mais la réponse fut négative. Pour une raison quelconque, M. Marcel me faisait confiance, mais pas à Charlie. Je n’ai aucune explication à cela, c’est juste que les choses se sont déroulées comme cela.

 

DEUXIÈME RENCONTRE

La deuxième fois que j’ai rencontré M. Marcel, c’était dans un motel non loin de sa maison. Je crois que c’était le Ramada Inn. Nous nous sommes rencontrés dans une petite salle de conférence là-bas. C’est là qu’il m’a dit que l’US Air Force n’avait pas menti sur l’histoire du ballon météo. Il a dit qu’un ballon météo avait été impliqué en effet, comme ils l’avaient dit, mais il m’a dit qu’il semblait que l’OVNI (l’engin) s’était en quelque sorte emmêlé avec un ballon météo et s’était écrasé. Il a dit qu’il y avait des débris partout. Mr Marcel m’a dit qu’il n’avait vu aucun corps, et qu’une équipe spéciale avait été envoyée pour nettoyer et récupérer tous les débris, et pour faire une sorte de reconnaissance sur le vaisseau.

Après une inspection minutieuse sur le lieu de l’accident, les militaires ont tout chargé sur des camions et l’ont emmené sur une base militaire où ils l’ont caché dans un hangar. Ils ont placé des gardes dans le hangar avec l’ordre de ne laisser entrer personne d’autre que les membres de l’équipe spéciale. Il m’a dit qu’ils avaient envoyé des gens pour parler aux autorités locales afin de voir ce qu’ils savaient sur ce qui s’était passé, et qu’ils avaient dit à tout le monde que ce n’était qu’un ballon météo. C’est à ce moment-là que cette deuxième rencontre a pris fin.

 

TROISIÈME RENCONTRE

Je dois être honnête et dire que je voulais à présent en savoir plus. Je me suis donc rendu chez Mr. Marcel à l’improviste, et j’ai vite découvert que ce n’était pas la bonne chose à faire. J’ai tout de suite compris que cela avait contrarié Mr. Marcel. Cependant, je lui ai présenté mes excuses, nous avons discuté pendant quelques minutes et il s’est remis à parler, mais pas du crash de l’OVNI. Bien qu’il m’eût dit que l’armée de l’air avait transporté tous les débris de l’incident vers une autre base militaire, il n’en a jamais entendu parler. Je lui ai demandé s’il y avait des corps extraterrestres, mais il m’a répondu qu’il n’avait pas vu de corps extraterrestres ou autres.

Mais il ne doutait pas que ce vaisseau ne ressemblait à rien de ce qu’il avait déjà vu auparavant, et on lui ordonna de ne jamais en parler. Une chose intrigante qu’il m’a dite est qu’il avait effectivement récupéré trois morceaux des débris de l’OVNI, et que cela ne ressemblait à rien de ce qu’il avait vu dans sa vie. Il m’a dit que ce n’était pas de ce monde. Je lui ai demandé si je pouvais voir ces trois objets, et au début il a dit oui. Ils étaient cachés dans la partie supérieure de son chauffe-eau dans sa maison. Il suffisait de desserrer les deux vis du haut du chauffe-eau et d’enlever le couvercle. Au moment où il m’a dit cela, on a frappé à sa porte et quelqu’un voulait lui parler. Voulant faire bonne impression, j’ai dit à M. Marcel que je le laissais parler à son interlocuteur et que je le reverrais plus tard, lui et les objets du chauffe-eau. Malheureusement, je ne l’ai jamais revu, ni les objets dissimulés dans son chauffe-eau. Travaillant dans l’industrie pétrolière, on m’a donné des instructions cette nuit-là pour que je parte pour un travail en mer, et je suis parti pendant 154 jours. À mon retour, j’ai appris que Mr Marcel était décédé. Je n’ai jamais revu Cathy non plus, mais pour être honnête, je ne l’ai pas vraiment cherchée. Nous étions seulement des amis qui se retrouvaient en fin de journée.

Tout ce que je peux dire, c’est qu’à mon humble avis, Mr. Marcel, ou devrais-je dire le lieutenant-colonel Jesse Marcel (retraité de l’USAF), était un homme honorable qui avait servi et aimé son pays. Les événements qu’il me racontait concernent bien sûr le prétendu crash d’ovni à Roswell, au Nouveau-Mexique, en 1947. J’ai essayé de m’en souvenir aussi bien que ma mémoire me le permet. Je n’ai décidé de raconter cette histoire que maintenant, car je n’ai appris que récemment par mon ami Philip Mantle que le fils de Mr. Marcel, le Dr Jesse Marcel Jr., était décédé il y a quelques années. Je sais comment les journalistes peuvent traquer les gens, c’est pourquoi j’avais gardé cette histoire pour moi jusqu’à présent. Je ne peux bien sûr confirmer aucun des propos de Mr. Marcel, et j’aurais aimé avoir la chance de jeter un coup d’oeil dans son chauffe-eau pour voir ce qui s’y cachait, mais je ne l’ai pas fait. Je me suis souvenu de ce dont nous avons parlé au mieux de mes connaissances, et libre à vous de me croire ou non. Une chose m’est venue à l’esprit, c’est que si la maison de Mr. Marcel est toujours là, le vieux chauffe-eau pourrait-il y être encore. Ce n’est qu’une idée.

 

 

 

 

 

 

SUR L’AUTEUR

Calvin Parker est un témoin d’une rencontre rapprochée (Pascagoula, Mississippi, 11 octobre 1973) et l’auteur de deux livres parus en 2018 et 2019. Le premier a été traduit et publié le 12 octobre 2019, FlyingDiskFrance (en commande sur Amazon.fr).  Il peut être contacté via son site web à l’adresse suivante : www.calvin-parker.com, et par l’intermédiaire du site Flying Disk Press : www.flyingdiskpress.com

L’article traduit ici a été publié dans le numéro 24 de la revue britannique Outer Limits Magazine, ainsi que dans la revue hispanophone Phenomena Magazine, éditée en Argentine par Dario Fernandez, créateur de FDP Latam.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

https://flyingdiskfrance.fr/calvin-parker-pascagoula-1973-ma-rencontre-rapprochee/

https://flyingdiskfrance.fr/actualite-pascagoula-trois-interviews-du-sherif-fred-diamond-et-de-lofficier-glenn-ryder-qui-avaient-interroge-hickson-et-parker-dans-la-nuit-du-11-octobre-1973/

https://flyingdiskfrance.fr/autour-de-calvin-parker-et-lincident-pascagoula-point-de-vue-dun-expert-interview-de-kathleen-marden/

 

* Voici, enfin, une interview importante de Kathleen Marden à propos d’un autre cas bien connu d’abduction, celui de Betty et Barney Hill en 1961 das le New Hampshire : 

 

 

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