Le processus de la transition et les premières phases de l’après-vie. 2ème partie

10986455_749261805187137_4793184439564642192_nDans cette seconde partie, je présente l’enseignement issu de diverses sources de type ésotérique ou occultiste, ainsi que de quelques autres sources « paranormales ». J’évoque aussi quelque peu le “Livre des morts tibétain”.

On remarquera que tous ces récits présentent un grand nombre de points communs relatifs à la séparation de l’âme et du corps, et aux premières phases de l’après-vie.

Le terme de « transition » est utilisé par l’Ordre Rosicrucien AMORC pour désigner la séparation de l’âme et du corps au moment de la mort biologique. Ce terme est tout à fait approprié dans la mesure où il exprime bien l’idée d’un transfert de la conscience d’un Plan à un autre : du Plan physique au Plan spirituel (Plan psychique ou Plan astral).

Je n’évoque pas ici les différents stades répertoriés par Elisabeth Kübler-Ross, stades par lesquels passent normalement les mourants. Et je n’évoque pas non plus le sujet de l’accompagnement des mourants. Il existe, sur ces sujets, toute une littérature qu’il est aisé de consulter. Nous allons nous intéresser directement au processus « occulte » de la mort, celui auquel ne croient évidemment pas ceux qui, nombreux, rejettent toute notion d’âme indépendante de son substrat corporel : les athées, certes, mais aussi certains « chrétiens » comme, par exemple, les Témoins de Jéhovah…

Ceux qui rejettent toute notion d’âme ou ont une conception fantaisiste de l’Au-delà, éprouvent, dans les premiers stades de l’« Après-vie », de grosses difficultés d’adaptation, leur système de croyances terrestre faisant obstacle à une rapide compréhension de ce qui leur arrive. De nombreux défunts sont complètement « déboussolés » une fois franchi le portail de la mort, à cause de leur totale ignorance des réalités de l’« Après-vie ». Cela donne des « Esprits attachés à la Terre », des « Esprits possesseurs », des phénomènes de type « poltergeist », etc. Certains « Esprits » sont complètement incapables de se détacher de leurs mauvaises habitudes terrestres et de leur passion pour la boisson par exemple…

 

I. L’enseignement de Djwal Khool :

Djwal-2KhoolIntéressons-nous, en premier lieu, aux informations données par le Maître D. K. à sa channel Alice Bailey (1880-1949).

Dans un ouvrage paru avant 1950, D. K. (« Djwhal Khul ») précise que la certitude de la persistance de la conscience après la mort terrestre résultera de plusieurs facteurs, parmi lesquels on peut citer les trois éléments suivants :

1. Il y aura une augmentation des personnes capables de percevoir le corps éthérique.

2. « Une découverte dans le domaine de la photographie prouvera la survie. »

3. « Les trépassés finiront par se servir de la radio et par établir des communications que l’on pourra réduire à l’état de vraie science. » (On voit, avec cette citation, que D. K. a annoncé la TCI – ou « transcommunication instrumentale » – avant le développement de celle-ci vers la fin des années 1950.) (1)

 

1. Conditions facilitant le transfert de la conscience sur un autre Plan :

Djwal Khool a donné les directives essentielles pour faciliter le transfert de conscience sur un autre Plan au moment de la mort :

Le silence doit régner dans la pièce du mourant.

On n’utilisera que des lumières oranges dans la chambre où quelqu’un va expirer. La couleur orange aide en effet à se concentrer dans la tête, alors que le rouge stimule le plexus solaire, et que le vert exerce une action sur le cœur et les courants vitaux.

Certains genres de musique seront utilisés, « mais il n’existe encore aucune musique qui facilite à l’âme la tâche de se retirer du corps, quoique certaines notes d’orgue puissent se montrer efficaces ».

« Au moment même de la mort, si l’on fait résonner la note même du mourant, cela coordonne les deux courants d’énergie* et rompt finalement le cordon vital**, mais c’est une connaissance encore trop dangereuse à transmettre et qui ne pourra être communiquée que plus tard. »

La pression « sur certains centres nerveux et certaines artères facilitera le travail »… La pression sur la veine jugulaire « et certains nerfs importants dans la région cervicale, et sur un certain point de la medulla oblongata (cervelet) », s’avèrera utile et efficace.

Des formules mantriques seront employées « et introduites dans la conscience d’une personne mourante, par son entourage, ou elle en fera délibérément usage elle-même, mentalement ».

« Le Christ en a démontré l’utilité quand il cria : ‘‘Mon Père, je remets mon esprit entre Tes mains’’. Et nous en avons un autre exemple dans les mots : ‘‘ Seigneur, laisse maintenant Ton serviteur partir en paix.’’ Un usage régulier du Mot Sacré, chanté à voix basse et dans une tonalité particulière (à laquelle le mourant sera sensible), pourra plus tard constituer aussi une partie du rituel de la transition, en s’accompagnant d’une onction d’huile, comme cela s’est perpétué dans l’Eglise catholique. L’Extrême onction a une base occulte et scientifique. »

Le sommet de la tête du mourant doit être symboliquement dirigé vers l’Est, alors que ses pieds et ses mains seront croisés.

Seul du bois de santal devrait être brûlé dans la pièce. Le bois de santal est l’encens du premier Rayon***, « le destructeur, et l’âme est en voie de détruire son habitation ». (2)

(* Les deux courants d’énergie : celui de la tête et celui du cœur.

** le cordon vital : la corde d’argent.

*** le premier Rayon : Rayon de la Volonté ou du Pouvoir.)

 

2. Le processus de la mort :

Il s’agit là d’éléments constituant une future science de la mort. Intéressons-nous plus précisément au processus de la mort. Il faut d’abord savoir qu’il existe deux courants majeurs d’énergie pénétrant le corps physique :

1° Le courant de vie dynamique, ancré dans le cœur.

Un courant plus réduit pénètre par la rate puis s’élève vers le cœur.

Le courant de vie maintient la cohésion du corps physique. Ce courant d’énergie pranique « vitalise » les atomes et cellules du corps.

2° Le courant de conscience individuelle, ancré dans la tête.

Ce courant fonctionne en connexion avec un autre courant pénétrant le corps par le centre solaire. Ce dernier courant de force met l’individu en rapport avec le Plan astral.

A l’heure de la mort, l’âme, ou fil de conscience, quitte le corps :

– par le centre solaire, chez les individus “non évolués ou moyennement développés” ;

– par la tête, chez les individus évolués, « les types d’individus mentaux, les aspirants, disciples, ou initiés ». (3)

La mort est « littéralement le retrait hors des centres cardiaque et coronal de ces deux courants d’énergie, avec pour conséquence une perte totale de conscience et la désintégration du corps ». La mort diffère du sommeil en ce que les deux courants d’énergie sont supprimés, alors que dans le sommeil seul le fil d’énergie ancré dans le cerveau est retiré, la conscience du dormeur étant focalisée ailleurs. Lors de la mort, les deux fils sont retirés ou unifiés dans le fil de vie. Le retrait par la mort est entrepris sous la direction de l’Ego, si inconscient que l’individu puisse être de cette gouverne.

chakrasLe corps humain possède sa contrepartie constituée par le corps vital ou éthérique. C’est un corps d’énergie constitué de centres de force et de « nadis » ou filaments de force, ces derniers étant la contrepartie du système nerveux (nerfs et ganglions nerveux).

On distingue deux « portes de sortie » dans le corps humain : dans le plexus solaire et vers la fontanelle, les deux étant protégées par une membrane de matière éthérique constituée de filaments d’énergie vitale entrelacés. Au cours du processus de la mort, la pression d’énergie vitale qui s’exerce sur la membrane produit une perforation ou une ouverture par laquelle la force de vie se répand au dehors.

• Chez les animaux et les individus entièrement polarisés dans leurs corps physique et « astral », la porte de sortie est le plexus solaire, et c’est la membrane correspondante qui est perforée pour permettre l’extériorisation de la conscience.

• Chez les individus de type mental et les individus plus évolués, c’est la membrane céphalique supérieure qui est perforée dans la région de la fontanelle pour permettre la sortie de la conscience.

Le processus de la mort comporte donc deux sorties principales : le plexus solaire pour les êtres humains polarisés « astralement » et prédisposés physiquement, donc pour la grande majorité des gens, et le centre coronal pour les êtres polarisés mentalement et orientés spirituellement. On conçoit aisément, note D. K., « comment l’orientation d’une tendance de vie et le foyer d’attention de la vie déterminent le mode de sortie lors de la mort ».

« Il est également clair que les efforts d’un homme en vue de contrôler sa vie astrale et sa nature émotionnelle, ainsi que pour s’orienter vers le monde mental et les idées spirituelles, influencent puissamment les aspects phénoménaux du processus de la mort. »

Il existe une troisième porte de sortie, utilisée « à titre provisoire », juste au-dessous de l’apex du cœur, empruntée par « l’homme moyen ».

Nous avons donc :

« 1. La sortie par la tête, utilisée par les intellectuels et par tous les disciples et initiés du monde.

2. La sortie par le cœur, utilisée par les hommes et les femmes aimables et bien intentionnés, bons citoyens, amis intelligents et philanthropes.

3. La sortie dans la région du plexus solaire, utilisée par ceux dont la nature animale est vigoureuse.

Tel est le premier point du nouvel enseignement qui deviendra classique en Occident au cours du prochain siècle. » (Le vingt-et-unième siècle.) (4)

Parfois, des personnes sont ramenées à la vie physique « après avoir atteint le point exact où s’effectue la restitution physique », ce qui n’est possible que « si l’entité consciente occupe encore le véhicule éthérique »… Le corps éthérique ne se dissout pas immédiatement. Le retrait de celui-ci ne correspond pas à une mort complète. Cette dernière attend une manifestation secondaire de la volonté de l’âme, laquelle correspond à « la dissolution de toutes les forces éthériques dans le réservoir général des forces qui est la source dont elles émanent ».

chakrasOutre les sept chakras majeurs, il existe des centres mineurs dans le corps éthérique. Les deux derniers centres mineurs à se dissoudre dans le Plan éthérique se trouvent dans la région des poumons et leur sont étroitement liés. Si l’âme est rappelée dans le corps physique, c’est sur ces deux centres qu’elle s’appuie. Lorsqu’ils rétablissent une nouvelle activité, le souffle de vie revient à la forme physique évacuée.

En cas de mort subite (suicide, meurtre, accident, etc.), le processus assez paisible du retrait de l’âme est court-circuité, et l’évacuation du corps physique ainsi que la dissolution complète du corps éthérique sont pratiquement simultanées.

Dans les cas normaux de retrait par maladie, le retrait est lent. Il existe un conflit entre la vie intégrée du corps physique, l’« élémental physique », et l’âme qui cherche à retirer et à dissoudre l’ensemble des énergies du corps éthérique. C’est cette bataille qui est à l’origine du coma. Il existe, en fait, deux types de comas :

1. Le « coma de la bataille », qui précède la véritable mort.

2. Le « coma du rétablissement », qui a lieu après le retrait du fil de conscience, le fil de vie étant intact. Dans ce cas, les processus énergétiques sont bloqués, à l’exception du centre cardiaque, du centre de la rate, et des deux centres mineurs en connexion avec l’appareil respiratoire.

« Lorsque la véritable mort est dans les intentions de l’âme, celle-ci prend successivement le contrôle de la rate, puis celui des deux centres mineurs, et enfin celui du cœur, après quoi le sujet meurt. »

On peut considérer le processus de la mort comme une activité double concernant essentiellement le corps éthérique. La « substance éthérique » est retirée de l’organisme physique et densifiée dans la zone du corps éthérique qui a toujours entouré le véhicule dense sans le pénétrer. A ce moment, l’âme en voie de retrait prononce la « parole de mort ». Avant l’énonciation de cette parole, le retour à la vie physique reste possible. Pendant ce temps, la conscience est focalisée soit dans le corps émotionnel ou astral, soit dans le véhicule mental, selon le degré d’évolution du mourant.

Les phases du processus de la mort sont les suivantes :

1° L’âme fait retentir une « parole de retrait » issue de son propre plan :

a) Certains évènements physiologiques prennent place au siège de la maladie. La pathologie de la mort est bien connue de la médecine moderne…

b) Une vibration court le long des « nadis » : ceux-ci sont la contrepartie éthérique du système nerveux, et ils sont aussi les agents des impulsions directrices de l’âme. Ils réagissent à l’activité vibratoire émanant de la contrepartie éthérique du cerveau.

Ils réagissent à la « sollicitation » de l’âme et s’organisent en vue de l’extériorisation.

c) Le courant sanguin est affecté :

« En réponse à l’appel de la mort, les glandes injectent dans le sang une substance qui, à son tour, affecte le cœur où le fil de vie est ancré. Cette substance introduite dans le sang est considérée comme ‘‘donnant la mort’’. Elle est l’une des causes fondamentales du coma et de la perte de conscience. Elle provoque une action réflexe dans le cerveau. La médecine orthodoxe mettra en doute l’existence de cette substance et de ses effets, mais les reconnaîtra ultérieurement. »

d) Un « tremblement psychique » est établi, lequel a pour effet de distendre ou de rompre la connexion entre les « nadis » et le système nerveux.

processus-mortLe corps éthérique se détache alors de l’enveloppe physique, tout en continuant à interpénétrer ses parties.

2° Il se produit fréquemment une pause permettant au processus de détachement de se poursuivre avec autant de douceur et aussi peu de souffrance que possible.

« Le relâchement des nadis commence dans les yeux. Ce processus de détachement se traduit souvent par la détente et l’absence de frayeur que l’on remarque si fréquemment chez les mourants. Ils semblent paisibles, désireux de partir et incapables d’un effort mental. Tout en conservant sa conscience, le mourant paraît rassembler ses ressources en vue de l’abstraction finale. »

3° Le corps vital (« éthérique ») est ensuite préparé pour sa sortie, l’être conscient retirant progressivement sa conscience dans les corps astral et mental.

4° Une nouvelle pause se produit, moment au cours duquel l’« élémental physique » peut regagner son emprise sur le corps éthérique si, par exemple, la mort ne fait pas partie du plan intérieur. Si la mort est inéluctable, la pause sera très brève, parfois quelques secondes.

5° Le corps éthérique émerge du corps physique par étapes graduelles et au point choisi pour sa sortie. Lorsque cette émergence est complète, le corps vital prend vaguement le contour de la forme qu’il animait.

6° Le corps éthérique se dissipe graduellement, ce processus de dispersion étant grandement facilité par la crémation.

Dans le cas des personnes « non évoluées », le corps éthérique peut s’attarder longtemps dans le voisinage de l’enveloppe physique en voie de désintégration. Dans le cas contraire, la dissolution du corps vital peut être extrêmement rapide.

L’individualité n’est pas perdue.

La mort complète ou véritable a lieu lorsque le fil de conscience et le fil de vie sont complètement retirés des centres coronal et cardiaque.

Le corps éthérique peut errer un certain temps après l’enterrement du corps physique et persister jusqu’à ce que le corps dense se soit complètement désintégré :

« Les processus de momification pratiqués en Egypte et les processus d’embaumement pratiqués en Occident sont responsables de la perpétuation du corps éthérique, parfois pendant des siècles. Cela se produit en particulier lorsque la personne momifiée ou embaumée manifestait un caractère maléfique durant sa vie. Le corps éthérique errant est alors fréquemment ‘‘possédé’’ par une entité ou une force mauvaise. Telle est la cause des attaques et des désastres qui s’attachent souvent aux pas de ceux qui découvrent d’anciennes tombes et leurs habitants, ou d’antiques momies, et les apportent avec leurs accessoires à la lumière du jour. »

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Momie égyptienne de Ramsès II Momie inca vieille de 500 ans Portrait de Fayoum vieux de 2000 ans
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 Maléfice momie  (affiche film)
Momie du haut en gros plan  Reconstitution du visage de Néfer-titi

   

3. Les types de sujets :

Après la disparition du corps éthérique, l’être habite son corps subtil composé de « substance astrale et mentale ». Seuls se retrouvent sur le Plan mental, immédiatement après la mort, les disciples et initiés qui vivaient déjà principalement dans leur corps mental. La plupart des humains découvrent qu’ils se trouvent sur le Plan astral.

Il existe trois types de sujets :

1. Les sujets « kamiques », ceux dont la qualité et la constitution sont purement « astrales ».

2. Les sujets « kama-manasiques », gens équilibrés dont la personnalité est intégrée.

3. Les sujets « manasiques », gens évolués et disciples de tout grade dont le « foyer vivant » est principalement mental.

L’individu « kamique » sera immergé pour longtemps dans ce qu’on appelle le Plan astral.

L’individu « kama-manasique » peut entrer en contact avec les niveaux supérieurs du Plan astral et avec les niveaux inférieurs du Plan mental.

L’individu « manasique » dispose d’un « véhicule mental translucide d’une densité de lumière proportionnelle à sa libération des désirs et des émotions ».

La personne « kamique » élimine son corps astral « par voie d’usure et l’évacue par le centre astral homologue du centre solaire ». L’usure vient du fait que les désirs et émotions sont reliés à la nature animale et au corps physique, qui ont cessé d’exister.

L’individu « kama-manasique » élimine d’abord son corps astral, puis son véhicule mental. Il effectue un retrait graduel et constant dans son corps mental. En général, cela se produit inconsciemment et cela peut durer assez longtemps. Cependant, si le sujet est sur le point de devenir « manasique », la disparition du corps astral sera provoquée soudainement. Elle s’effectuera alors consciemment et rapidement. Le corps mental est brisé par un acte de volonté humaine…

L’individu « manasique » dissout « tout sédiment astral susceptible de décolorer son corps mental translucide » et détruit le corps mental par l’emploi de certaines « Paroles de Pouvoir ». Ces « Paroles » sont communiquées au disciple par l’« Ashram » de son Maître et elles produisent dans le corps mental une telle expansion de conscience que celui-ci se brise…

Immédiatement après la mort, surtout si la crémation a eu lieu, l’être « dans son corps kama-manasique est aussi alerte et conscient de son entourage qu’au moment où il vivait sur le plan physique ».

 

4. Caractéristiques de l’état de conscience post mortem :

Le sexe est inexistant. L’être est libéré des pulsions strictement animales, « qui sont normales et bonnes sur le plan physique, mais perdent toute signification pour lui dans son corps kamique ».

Quelles sont les premières réactions et activités d’un individu moyen après la restitution du corps physique ?

1. Il est conscient de lui-même, avec une clarté de perception inconnue à la moyenne des gens en incarnation physique.

2. Le temps n’existe pas, celui-ci n’étant que la succession des évènements tels que le cerveau physique les enregistre. L’être aperçoit, devant lui, les expériences de son incarnation passée.

3. Ayant reconnu ces expériences, il isole « les trois d’entre elles qui furent les trois facteurs ”conditionnants” majeurs dans la vie qui vient de s’écouler et qui détiennent les clés de sa prochaine incarnation ».

Le reste est oublié. Les expériences mineures s’effacent de la mémoire, ne laissant dans la conscience que ce qui est appelé « les trois germes ou graines du futur ». Ceux-ci sont reliés aux « atomes permanents » physique et astral.

• Le germe n° 1 détermine la nature ultérieure de l’entourage physique lors de la prochaine incarnation de l’être.

• Le germe n° 2 détermine la qualité du corps éthérique, la structure éthérique, et il est relié au centre majeur (chakra) qui sera le plus actif dans l’incarnation à venir.

• Le germe n° 3 donne la clé du véhicule « astral » de la prochaine incarnation. C’est ce troisième germe qui mettra de nouveau l’être en relation avec ceux qu’il a aimés précédemment ou avec qui il a eu des contacts étroits.

L’être humain se réincarne « non seulement par suite de son propre désir d’expérience sur le plan physique, mais aussi suivant une impulsion de groupe et selon le karma de son groupe aussi bien que selon le sien propre ».

« Les familiers et les bien-aimés resteront encore les familiers et les bien-aimés, parce que les relations avec eux ont été établies au cours de nombreuses incarnations. »

4. L’être entrera ensuite en contact avec ses intimes… Si ceux qui sont les plus proches de lui, ceux qu’il aime ou hait profondément, sont encore en incarnation physique, il les recherchera aussi et restera dans leur voisinage.

Il se produira, ensuite, la « seconde mort », c’est-à-dire l’élimination totale du corps astral ou du « véhicule kama-manasique ».

L’individu « kamique » ne restera que pour une période extrêmement brève dans son véhicule mental embryonnaire.

Chez l’individu « manasique », l’intégration sera de deux natures :

1° Celle de la personnalité intégrée, focalisée dans la pensée « et réussissant à établir avec l’âme des rapports de plus en plus étendus ».

2° Celle du disciple, dont la personnalité intégrée est à son tour en voie de s’intégrer dans l’âme et d’être absorbée par elle.

A ce stade, la conscience est focalisée dans le véhicule mental, et « les processus antérieurs de destruction du corps astral par attrition et par ”négation dynamique” prennent place pendant l’incarnation physique ». L’individu incarné refuse alors d’être régi par le désir. Lorsque le degré d’évolution requis est atteint, l’individu peut dissoudre par illumination les derniers vestiges, qui subsistent, de tous ses désirs. Aux stades initiaux de la vie purement « manasique » ou mentale, c’est l’illumination apportée par la connaissance qui opère. Ultérieurement, la lumière de l’âme accélère le processus et s’y associe… (5)

Michel Coquet, qui par ailleurs s’inspire de l’enseignement du Maître D. K., rappelle qu’au moment de la transition il y a un retrait des deux torons de la corde d’argent attachés l’un au cœur, l’autre aux alentours de la glande pinéale. Ce retrait a pour conséquence la rupture du troisième toron attaché au centre coccygien.

Dans certains comas préparatoires à la transition, le fil de vie ancré dans le cœur reste, mais le lien de conscience est définitivement détaché.

Lors du processus de transfert, un clairvoyant peut voir les centres psychiques s’éteindre petit à petit : ainsi, les 21 centres mineurs finissent par être absorbés dans les 7 centres majeurs.

Michel Coquet rappelle ensuite le processus décrit par D. K. : injection dans le sang d’une substance mortelle, etc. Il ajoute que des contacts spirituels établis entre des initiés avancés dotés de clairvoyance et de clairaudience, et des moribonds, ont laissé apparaître qu’à un moment donné ces derniers se sentaient baignés dans une grande paix, pendant que leur corps semblait de plus en plus léger. La vue physique semble faire place à la vue spirituelle, et le moribond est alors conscient de l’univers où l’attend sa nouvelle famille.

Dans le cas de personnes « non-évoluées », la conscience peut s’attarder longtemps dans le voisinage du corps physique, l’attraction opérée par l’aspect matériel étant plus forte que l’attraction de l’âme. De plus, le corps éthérique peut être perçu sous l’aspect d’une forme lumineuse restant près du corps du défunt pendant plusieurs heures ou plusieurs jours. Ces formes lumineuses peuvent parfois être vues près des tombes. (6)

 

II. Le Bardo Thödol :

LeBardo-ThodolLeBardoThodolEvoquons très brièvement quelques aspects de l’enseignement du “Livre des morts tibétain”.

Cet ouvrage, datant du huitième siècle, contient des informations qui témoignent d’une connaissance réelle des états de l’« Après-vie ». L’ésotériste Benjamin Creme a d’ailleurs précisé que l’exactitude de ce livre est remarquable : 85 à 90%. Certains passages sont de nature symbolique, alors que d’autres peuvent tout à fait être pris à la lettre. Le Bardo correspond au Plan astral. (7)

On trouve, dans ce texte, les références à :

* La lumière.

* L ’impossibilité pour le défunt de se faire entendre de ceux qu’il a laissés sur Terre.

* La création de formes-pensées, de nature hallucinatoire, en rapport avec les pensées positives ou négatives entretenues durant la vie écoulée.

* La possibilité de se transporter instantanément, grâce à un corps subtil, dans le lieu désiré.

* « Shindjé », le « seigneur des morts » (qui pourrait faire penser à l’être de lumière des sujets NDE).

On mentionne aussi le jugement prononcé par l’âme elle-même (lequel conduit à telle ou telle renaissance).

On retrouve, notamment, la plupart de ces éléments dans les récits de rescapés de la mort (NDE ou EMI).

En dehors des hallucinations, il n’y a « ni dieux, ni démons, ni le vainqueur de la mort (Shindjé) ». (L’être de lumière, pourtant, est bien une réalité.)

Alexandra David-Neel demanda à un lama connaissant la religion chrétienne si les chrétiens allaient aussi dans le Bardo. Ce lama répondit avec pertinence que les chrétiens verront « Jésus, des anges, des démons, le paradis, l’enfer ».

« Ils retourneront dans leur esprit toutes les choses qu’on leur aura enseignées, auxquelles ils auront cru. Elles feront surgir devant eux des visions qui les terrifieront : le jugement, les tourments de l’enfer. »

Alexandra David-Neel ajouta, avec raison, que les quarante-neuf jours que la croyance tibétaine courante assigne à la durée du voyage dans le Bardo sont aussi symboliques que les six jours de la Création. Les lamas instruits « déclarent que les pérégrinations dans le Bardo s’effectuent en un temps indéfini suivant les conditions mentales du voyageur ». (8)

On parle, dans le Bardo Thödol, de dizaines d’enfers (brûlants, glacés, et où l’on est broyé ou découpé en morceaux !). Mais il ne peut s’agir ici que de formes-pensées et d’états de conscience issus de personnes peu évoluées pataugeant dans les bas-fonds du « bas astral ».

Selon ce texte tibétain, il suffit de reconnaître la « Claire Lumière » (de couleur bleue !) pour obtenir la « bouddhéité parfaite » et échapper ainsi à la renaissance, laquelle ne serait réservée qu’aux humains particulièrement inaptes ! Le texte évoque la possibilité d’incarnation dans un cheval, un oiseau, un chien, une chèvre, un mouton, etc. De telles conceptions sont en opposition avec la tradition ésotérique occidentale contemporaine et avec les données de la littérature médiumnique… Quelques sources – fort minoritaires – font cependant état de la possibilité d’incarnations, dans le règne animal, d’entités humaines. Cette possibilité est évoquée, par exemple, dans le livre de Dawn Baumann Brunke, intitulé “Perles de sagesse du peuple animal” (éditions Ariane, 2003). Mais il existe peut-être une explication rendant compte de cette impression de “métempsychose”, la réalité de cette dernière étant, je le rappelle, niée par la plupart des sources contemporaines. Néanmoins, il serait possible, pour des êtres très avancés (l’équivalent de “Boddhisatvas”) sur le plan spirituel, de s’incarner dans le règne animal dans un but de service… (Voyez “Le peuple animal”, d’Anne Givaudan et de Daniel Meurois.)

 

III. Sources diverses :

Intéressons-nous, ici, aux informations données par divers auteurs s’inscrivant dans la mouvance occultiste ou ésotérique. (J’ai déjà donné, à ce propos, l’enseignement du Maître D. K.) Commençons par deux théosophes : Annie Besant et Arthur Powell. Puis nous nous intéresserons aux éléments d’information fournis par Rudolf Steiner, Max Heindel, etc. J’ajoute quelques autres sources (le sujet psi Raymond Réant, etc.).

 

1. Annie Besant :

La théosophe Annie Besant (décédée en 1933) écrivit qu’au moment de la mort l’individu voit se dérouler devant lui le panorama de sa vie écoulée. (Ce qui fut notamment confirmé, dans les années 1970, avec les premiers récits répertoriés de rescapés NDE.)

« Il voit ses ambitions réalisées ou déçues, ses efforts, ses triomphes, ses défaites, ses amours, ses haines. La tendance prédominante de l’ensemble ressort nettement ; la pensée rectrice de la vie s’affirme et s’imprime profondément dans l’âme, marquant la région où se passera la majeure partie de son existence posthume. » (A. Besant)

Elle précise que les cris, les lamentations bruyantes, produisent sur l’âme une impression pénible.

Quelques heures après la mort – pas plus de 36 heures en général, semble-t-il -, l’entité se retire du corps éthérique. Ce dernier reste dans le voisinage du corps physique. Si celui-ci est enterré, « le double éthérique flotte au-dessus de la tombe, se désagrégeant lentement »… Lorsque le corps est brûlé, le double éthérique « se disperse très rapidement ».

Après la mort, un remaniement du corps astral a lieu, lequel consiste en la séparation des divers états de la « matière astrale » par « ordre de densité, en une série d’enveloppes ou d’écorces concentriques », la plus subtile à l’intérieur, chaque enveloppe « étant formée de la matière d’une seule subdivision du plan astral ». Le corps astral devient donc « un ensemble de sept couches superposées »

On comprendra maintenant l’importance de la purification du corps astral pendant la vie terrestre. L’être est retenu dans chaque subdivision du “Kâmaloka” (Plan astral) « jusqu’à ce que l’enveloppe de matière appartenant à cette subdivision soit suffisamment désagrégée pour lui permettre de passer dans la subdivision suivante ».

• L’individu spirituellement développé, ayant purifié son corps astral, « ne fera que traverser le Kâmaloka sans s’y arrêter ».

• Un individu moins développé, « mais dont la vie a été pure et sobre, et qui ne s’est pas attaché aux choses de la Terre », rêvera paisiblement, « inconscient de ce qui l’entoure pour s’éveiller ensuite sur le plan mental ».

• D’autres personnes, moins bien développées encore, reprendront conscience dans la division correspondant à leur activité consciente pendant la vie terrestre. Ainsi, ceux qui auront vécu « au sein des passions animales » s’éveilleront dans la région correspondant à ces passions, chaque individu se rendant « au lieu qu’il s’est assigné lui-même ».

Que penser des cas de suppression brusque de la vie physique (accident, suicide, meurtre ou mort subite) ? Si la victime « est pure et à tendances spirituelles », elle « dormira paisiblement jusqu’au terme de son existence physique normale ».

« Mais s’il en est autrement, elle restera consciente, incapable de se rendre compte qu’elle a perdu son corps physique, et obsédée parfois pendant quelque temps par la scène fatale, aux horreurs de laquelle elle est impuissante à se soustraire. Pendant tout ce temps, elle sera retenue dans la région du plan astral avec laquelle elle est mise en rapport par la zone la plus extérieure de son corps astral. Pour une telle âme, la vie régulière du Kâmaloka ne commence qu’une fois épuisée la trame de son existence terrestre normale (…). Un assassin, exécuté pour son crime, continua, d’après le témoignage de l’un des Maîtres qui instruisirent H. P. Blavatsky, à vivre et à revivre en Kâmaloka la scène du meurtre et les évènements subséquents, répétant sans cesse son acte diabolique et repassant par toutes les terreurs de son arrestation et de son exécution. De même, un suicidé répètera automatiquement les sentiments de désespoir et de crainte qui ont précédé son crime, et renouvellera presque indéfiniment, avec une persistance lugubre, l’acte fatal et la lutte de l’agonie. Une femme, morte dans les flammes et en proie à une terreur folle, après des efforts désespérés pour s’échapper, créa un tel tourbillon d’émotions tumultueuses que, cinq jours après, elle luttait encore éperdument, se voyant toujours entourée des flammes et repoussant violemment tous les efforts qu’on faisait pour la calmer. Une autre femme, par contre, engloutie sous les eaux dans une tempête, mourut le cœur tranquille et plein d’amour, tenant son bébé sur son sein. De l’autre côté de la mort, elle put être observée, dormant dans un sommeil paisible et rêvant de son mari et de ses enfants qui lui apparaissaient en des visions heureuses, aussi nettes que la réalité. » (A. Besant)

Dans la mort par accident, l’individu « est tout absorbé par les projets et les intérêts qui ont occupé sa vie ». Il se trouve lié par ses désirs… (9)

 

2. A. E. Powell :

Art-PowellDans une série d’ouvrages, A. E. Powell a synthétisé les enseignements théosophiques sur les corps subtils et Plans de conscience.

Au moment du décès, écrivit-il, le double éthérique est « parfois visible comme un brouillard violet ; celui-ci, en se condensant, offre une forme reproduisant exactement l’apparence du mourant et qu’un fil brillant relie au corps dense. A l’instant de la mort, ce fil ou cordon magnétique se rompt ».

A moins d’être troublé par un désespoir bruyant ou de violentes émotions, « l’état de conscience est paisible et tient du rêve ».

L’Ego passe rapidement en revue l’ensemble de l’existence écoulée.

A ce stade, succède généralement « une courte phase de paisible inconscience »

Le double éthérique devient un « cadavre éthérique » restant à proximité du corps dense. Leur désintégration est simultanée.

Les personnes se cramponnant désespérément à l’existence physique se trouvent exclues du Monde astral et errent, solitaires, « dans une brume épaisse et lugubre, sans relation possible avec aucun des deux plans ». Dans ces cas, le corps astral n’a pu se séparer entièrement du corps éthérique. Un médium inconscient peut, en ces circonstances, être « possédé » lorsque l’Ego de celui-ci a perdu son emprise sur ses « véhicules ». Un animal peut aussi être de la sorte « obsédé » partiellement… (10)

 

3. Rudolf Steiner :

rudolphe-steinerDans La science de l’occulte, le fondateur de l’anthroposophie, décédé en 1925, déclara que la mort est consécutive à la séparation des corps éthérique et physique.

La séparation des corps éthérique et astral n’a lieu que quelques jours après.

Après sa mort, l’être humain « voit sa dernière existence étendue devant lui comme une série d’images ».

Le corps éthérique perd la forme qu’il avait dans le corps physique, laquelle coïncidait avec celle de ce dernier corps. C’est alors que le corps astral se sépare du corps éthérique. Après le panorama de la vie, le corps astral se trouve séparé du corps éthérique.

Le Moi doit ensuite subir une sorte de purification qui consiste à extirper de lui-même les désirs qui n’ont aucune raison d’être dans le monde spirituel. Au cours de cette phase, l’être est confronté à la vision de sa vie, à rebours : du décès à la naissance. Durant cet examen, il sera amené à ressentir la souffrance causée à autrui… Les passions qui se consument dans le « feu dévorant » sont comparables à des entités dont les formes sont « plus horribles que celles des animaux les plus repoussants »

Le moment où le corps astral est rejeté « se situe à la fin de la période de purification qui dure environ le tiers du temps écoulé entre la naissance et la mort ». Une partie du corps astral n’a pas été rejetée à la fin de la période de purification. Seule disparaît en effet « la partie de ce corps dont les appétits et les désirs étaient tournés vers la vie physique ».

Peu après la mort, le Moi a vu apparaître une sorte de tableau rétrospectif. Lors de son retour à la vie physique, le Moi a « une vision prémonitoire de sa future existence ». (11)

 

4. Max Heindel :

Max_HeindelL’occultiste Max Heindel, décédé en 1919, a évoqué la notion d’« atome-germe », celui-ci restant stable de vie en vie. Il a en effet fait partie de tous les corps physiques que l’Ego a habités et dont il s’est servi. Extrait du corps physique au moment de la mort, il entrera de nouveau en activité au moment où l’Ego se réincarnera : il servira alors de noyau au nouveau corps utilisé par l’Ego. Pendant la vie terrestre, il est situé dans le ventricule gauche du cœur, près de la pointe. Au moment de la mort, il remonte jusqu’au cerveau par le nerf pneumogastrique, et il abandonne le corps physique, avec les « véhicules supérieurs », en passant par les sutures des pariétaux et de l’occipital. Cet « atome » contient l’enregistrement des expériences éprouvées dans le corps physique durant la vie qui vient de s’écouler.

Quand les « véhicules supérieurs » ont quitté le corps physique, ils sont encore reliés à lui « par une corde mince, brillante, argentée, ayant une forme analogue à deux six, l’un droit et l’autre renversé, réunis par l’extrémité de leurs boucles ». Une extrémité de cette « corde » est attachée au cœur par l’atome-germe, et c’est la rupture de celui-ci qui cause l’arrêt du cœur.

La « corde » elle-même n’est pas brisée tant que le panorama de la vie, contenu dans le corps vital (le corps éthérique), n’a pas été passé en revue.

Contrairement à D. K., Max Heindel enseignait que la crémation « devrait être particulièrement évitée pendant les trois premiers jours après la mort, parce qu’elle tend à causer la désintégration du corps vital, qui doit être conservé intact jusqu’à ce que le panorama de la vie passée ait été gravé sur le corps du désir ».

La corde d’argent se brise au point où les « six » sont réunis. Une partie demeure avec le corps physique et l’autre avec les « véhicules supérieurs ». A partir du moment où la corde se brise, le corps est complètement mort.

Le panorama de la vie est enregistré au « pôle négatif de l’éther-réflecteur » du corps vital, « siège de la mémoire subconsciente ».

• Le panorama se déroule en sens inverse : depuis les derniers jours de la vie jusqu’à l’enfance.

• L’individu n’éprouve aucun sentiment à cette vue. Il en sera autrement lorsqu’il se trouvera dans le « Monde du désir ». (Je précise que ce dernier correspond au Plan astral.)

• Ce panorama « dure de quelques heures à plusieurs jours », selon le nombre d’heures pendant lequel le sujet « serait susceptible de se maintenir éveillé, si cela était nécessaire ». Pour certaines personnes, « ce temps n’excède pas douze heures »

Cette phase de vision panoramique est analogue, écrivit Max Heindel, à celle par laquelle passe une personne qui se noie ou qui tombe d’une certaine hauteur. Dans ce cas, le corps vital abandonne aussi le corps physique, et l’individu « voit passer sa vie comme dans un éclair, parce qu’il perd conscience immédiatement ». Bien entendu, la corde d’argent n’est pas brisée, « autrement il ne pourrait pas être rappelé à la vie ».

Après le panorama de la vie, le corps éthérique, qui demeure au-dessus du corps physique, flottera au-dessus du tombeau et se désintègrera en même temps que le corps physique. Aussi, un cimetière est-il, pour un clairvoyant, « un spectacle repoussant ».

« Si tout le monde pouvait voir ce spectacle, la méthode actuelle si insalubre de disposer des morts serait rapidement abandonnée pour celle plus rationnelle de la crémation, qui ramène les éléments à leur état primordial et supprime les sérieux inconvénients d’une lente décomposition. » (M. Heindel)

Lors de son entrée dans le Monde du Désir, l’être possède les atomes-germes du corps physique et du corps vital, en plus du corps du désir et de l’intellect. (Le corps du désir correspond au corps astral, et l’intellect correspond au corps mental.)

Comme Rudolf Steiner, Max Heindel mentionna aussi le processus de purification des désirs dans le Monde du Désir. La plupart des individus, particulièrement ceux qui meurent à la fleur de l’âge, conservent beaucoup d’attaches et d’intérêts dans la vie terrestre, alors que les personnes âgées, affaiblies par une longue maladie et fatiguées de la vie, « passent très rapidement dans les mondes célestes ».

Selon Max Heindel, le suicidé éprouve une sensation indescriptible de « vide intérieur » : la « partie de l’aura ovoïdale où se trouvait auparavant le corps physique est maintenant vide et, quoique le corps du désir ait pris la forme du corps physique abandonné, il donne la sensation d’une coque vide parce que l’archétype, créateur du corps dans la Région de la Pensée Concrète, persiste comme un moule creux, pour ainsi dire, aussi longtemps que le corps physique aurait dû vivre ». Cette affreuse sensation de « vide » persiste jusqu’au moment où la mort aurait dû se produire.

Tant que l’être nourrit des désirs relatifs à la vie terrestre, il reste dans son corps du désir, ces désirs devant être « purifiés ». L’avare qui chérissait son or et l’ivrogne, par exemple, souffrent d’être privés de leurs possessions ou de leur vice, mais, avec le temps, ils comprennent qu’il leur est désormais impossible d’assouvir leur désir. La durée et l’intensité des souffrances causées par l’extirpation des vices sont proportionnelles à l’intensité des désirs.

Ainsi, dans le Monde du Désir, la Loi de Causalité opère par la purification des désirs les plus vils.

Si l’être a fait souffrir d’autres personnes, ou s’il les a traitées d’une manière injuste, « il devra subir des souffrances identiques à celles qu’il a infligées aux autres ». Cependant si, durant la vie, la personne « finit par surmonter ses mauvais penchants et s’efforce de réparer le mal qu’elle déplore sincèrement d’avoir fait, elle se trouve purifiée » et « n’aura plus à purger ces fautes particulières après sa mort ».

« Sa leçon aura été apprise pendant cette incarnation présente. » (M. Heindel)

Pour certaines personnes, le séjour dans le Monde du Désir est beaucoup plus long que leur vie terrestre. Pour d’autres individus, la durée est beaucoup plus courte.

Pendant le séjour dans le Monde du Désir, l’entité se trouve de nouveau confrontée au panorama de sa vie. Mais cette fois-ci, l’être éprouve les sentiments associés aux scènes revécues. Il endure tous les chagrins, toutes les souffrances et meurtrissures de ses victimes. Quand un individu meurt, « il a aussitôt l’impression que son corps s’étend dans des proportions considérables » et il a l’impression d’être en présence des personnes avec lesquelles il a eu des rapports exigeant une réparation. S’il a mal agi envers un habitant d’Europe ou d’ailleurs, « il aura la sensation d’être partagé, son corps se trouvant dispersé dans chacun de ces lieux ». Cela lui procure « l’étonnante sensation d’être coupé en morceaux ».

Les expériences seront oubliées dans les vies suivantes, « mais le Sentiment restera ». Quand l’occasion s’offrira dans les vies futures de répéter une erreur, la « voix de la conscience » nous avertira.

Il est important, après la mort, de laisser dans un état de calme absolu l’entité qui s’éloigne, en évitant les lamentations relatives à son départ.

Le but du « purgatoire » – lequel correspond aux trois « régions » (ou sous-plans) inférieures du Monde du Désir – est d’extirper les habitudes pernicieuses en rendant impossible leur satisfaction. L’individu souffre « exactement dans la mesure où il a fait souffrir les autres par sa déloyauté, sa cruauté, son intolérance ou tout autre vice ».

« En raison de ses souffrances, il apprend à agir dans l’avenir avec bonté, honnêteté et indulgence envers autrui. » (M. Heindel)

Lors de sa renaissance, il sera affranchi d’habitudes perverses, mais il aura toujours, bien sûr, le libre arbitre. La tendance « à renouveler les mauvaises actions du passé persiste, car nous devons apprendre à bien agir consciemment et de notre plein gré ».

Max Heindel préconisait un exercice consistant à passer en revue, chaque soir, les évènements de la journée, à examiner chaque incident en ordre inverse et à évaluer son aspect moral : a-t-on bien ou mal agi dans chaque cas particulier « en ce qui concerne nos actions, notre attitude mentale et nos habitudes » ? Un tel examen rétrospectif journalier diminuera ou peut-être éliminera la nécessité d’un séjour au « purgatoire ». L’être pourra alors passer dans le « Premier Ciel » (les trois « régions » supérieures du Monde du Désir) aussitôt après la mort.

« Quand nous reconnaissons la perversité de certains actes ou de certaines habitudes de notre vie passée, et que nous nous décidons à éliminer nos mauvaises habitudes et à redresser les erreurs commises, nous effaçons de notre mémoire subconsciente leur image qui ne sera plus là pour nous juger après la mort. Même s’il ne nous est pas possible de réparer le mal commis, la sincérité de notre repentir nous absoudra. La nature ne cherche pas à se venger. Notre victime pourra être indemnisée d’une autre manière.

L’homme qui se juge ainsi et qui élimine ses vices en reformant son caractère, accomplit un grand progrès réservé d’ordinaire à des vies futures. » (M. Heindel) (12)

 

5. Lobsang Rampa :

Lobsang-RampaLobsang Rampa, décédé en janvier 1981, a été régulièrement qualifié de charlatan. Parmi les nombreux individus – qu’il s’agisse des pourfendeurs des prétendues « pseudo-sciences » ou d’auteurs ouverts au « paranormal » – ayant « dénoncé » ce personnage, citons – outre le Dalaï-Lama – André Dumas, Henri Broch, Jean-Marie Abgrall, Jean Sider, un intervenant de l’émission de Marc Menant sur Europe 1 (18 mars 2001)… Dans un livre paru en 2001, Laurent Guyénot précise que Lobsang Rampa est dénoncé « comme un charlatan par tous les vrais lamas, ainsi que par la plupart des théosophistes, qui lui reprochent d’avoir pillé leur littérature ». Il est vrai que ce « lama » a utilisé certains termes de la littérature ésotérique et occultiste occidentale (« corps astral », « aura », « corde d’argent », « monde astral », etc.) et que certains aspects de son enseignement n’ont pas grand-chose à voir avec la tradition bouddhiste, caractéristique qui pourrait en fait s’expliquer par le fait – qui ne peut être reconnu par ceux qui le traitent d’escroc – que Lobsang Rampa écrivait en référence à son expérience personnelle (« dédoublement », etc.). En fait, Lobsang Rampa affirmait être un lama tibétain ayant pris « possession », avec le consentement du premier « propriétaire » (il s’agirait d’un cas de « walk-in »), du corps d’un Britannique nommé Cyril Henry Hoskins…

Si l’authenticité du contenu de certains ouvrages de Lobsang Rampa dépend de la réalité de ses prétentions, il n’en demeure pas moins que tout ce que cet auteur a écrit sur les thèmes de la décorporation (« voyage astral »), de l’aura, du Monde astral, etc., est parfaitement conforme à la réalité, cet enseignement étant corroboré par de nombreuses autres sources de la littérature ésotérique ou occultiste occidentale. A ce titre, il a le droit d’être cité, ici, comme les autres auteurs. Voici ce qu’enseignait Lobsang Rampa à propos du processus de la transition :

La respiration ayant cessé, quelqu’un doté de clairvoyance apercevrait, écrivit-il, « comme une légère brume au-dessus du corps » se dégageant du nombril ou d’autres endroits du corps : c’est la Corde d’Argent. Graduellement, le nuage prend plus de densité pour finalement revêtir l’aspect du corps qu’il vient de quitter. Ce nuage correspond au corps astral. Peu à peu, la corde s’amenuise jusqu’à se dissiper complètement. C’est seulement alors que le corps est réellement mort. (13) Pendant les trois jours qui suivent la mort, la Corde d’Argent s’assombrit, « puis elle devient noire à l’endroit où elle pénètre dans le corps physique ». On a alors l’impression de « voir une poussière noire autour de cette partie de la corde ». Enfin elle se détache…

Souvent, la forme astrale accompagne le corbillard au cimetière et assiste à l’enterrement.

Quand quelqu’un est sur le point de mourir, « une paix intérieure se fait en lui », les douleurs cessent soudain d’être aiguës, on éprouve « une torpeur suivie très vite d’un sentiment de bien-être, une sensation d’euphorie ». On se rend compte alors que le monde physique s’obscurcit « et que le monde astral commence à briller ».

Autour du lit de mort, nous voyons des « aides ». Lobsang Rampa mentionne l’existence d’un « Ange de la Mort » accordant le repos au souffrant torturé. Il y a une contraction réflexe mais indolore quand l’âme quitte un corps. Alors qu’il était allongé sur son lit d’hôpital, Lobsang Rampa put voir cet « Ange de la Mort », lequel correspond manifestement à l’être de lumière des rescapés NDE. Cette entité était sur le point de poser la main droite sur la tête de Lobsang Rampa, lorsque le « guide » de ce dernier intervint…

Les « aides » mentionnés par Lobsang Rampa, perçus autour du lit de mort, sont là pour « nous aider à renaître dans le monde astral ». (14)

En 1974, juste avant la sortie du premier livre de Raymond Moody sur les NDE, Lobsang Rampa avait mentionné l’existence du « tunnel », à propos de la « projection astrale » :

« (…) vous aurez le sentiment d’ondoyer. Vous aurez l’impression d’être dans un tunnel et d’avancer vers une lumière lointaine. D’être aspiré vers le haut comme un duvet de chardon flottant dans la brise du soir. Gardez votre calme, c’est magnifique car vous allez bientôt constater que la lumière grandit de plus en plus, vous serez entraîné hors du tunnel et plongerez dans une lumière infiniment plus intense : vous serez dans le monde astral. L’herbe sera plus verte, beaucoup plus verte que vous ne l’aurez jamais cru possible. (…) » (15)

Ce n’est « pas mal » pour un prétendu charlatan ! (Il existe d’autres détails, sur d’autres sujets, que je ne mentionne pas ici, qui devraient faire réfléchir – mais ils en sont incapables, étant sûrs de détenir la vérité sur le cas Rampa – tous ceux qui parlent de charlatanisme à son encontre…)

Comme d’autres auteurs, Lobsang Rampa a fait observer que « si l’on pleure trop ceux qui sont passés dans l’au-delà, on leur cause des souffrances car ils se sentent attirés de force vers la Terre ». (16)

Lobsang Rampa a mis l’accent sur l’influence du système de croyances du défunt sur son vécu post mortem :

Une personne qui ne croyait absolument pas à la survie, sur Terre, se trouve enveloppée « d’un brouillard épais, sombre, collant », et nul ne peut lui venir en aide :

Graduellement, cependant, ses préjugés et inhibitions s’effondrent : elle peut entendre des voix, ressentir la présence de gens, entendre de la musique… Quand elle se décide à accepter l’aide, « le brouillard se dissipe et elle peut voir toute la splendeur du monde astral, des couleurs comme la Terre n’en connaît pas, une atmosphère éclatante et lumineuse »

Cette personne est ensuite confiée à une sorte d’« hôpital », ou à un centre de repos, où les inhibitions mentales sont dissipées et le corps spirituel fortifié et assaini.

Il y a beaucoup de gens qui passent dans l’Au-delà avec la conviction ferme que leur propre religion est la seule qui puisse exister (ou la seule valable) :

Un catholique, par exemple, pourra voir « un vieux bonhomme barbu et un registre d’une grandeur énorme dans lequel il pense que tous les péchés sont notés ». Il verra « des anges battant des ailes, des gens assis sur des nuages et jouant de la harpe, et, pendant un certain temps, il est tout à fait satisfait en pensant qu’il est arrivé au Ciel ». Mais il finit par « apercevoir des lézardes dans la façade des figurants célestes », les anges battant des ailes disparaissent, etc. Des aides expérimentés montrent au nouveau venu la réalité à la place de l’illusion. (17)

Si l’athée erre pendant un certain temps dans les ténèbres, « comme dans un extraordinaire brouillard », le chrétien, lui, risque d’évoluer pendant quelque temps « dans un monde imaginaire peuplé de formes inventées par lui » (anges, etc.). Le doute finira par l’envahir… Si l’individu « n’a pas été irréprochable, il pense à l’Enfer et se met à éprouver toutes sortes de souffrances parce qu’il s’est fait une image du vieux Satan qui le harcèle ».

« Il a des pensées de flammes, de soufre, de poix bouillante (…). Le doute l’assaille à son tour (…). Comment se fait-il que tant de coups de fourche ne fassent pas couler le sang ? Comment peut-on lui briser les os pour les lui briser à nouveau quelques minutes plus tard ? » (L. Rampa)

Le doute augmentant, son esprit devient graduellement accessible à ce que l’on pourrait appeler les « assistants sociaux » du monde spirituel, lesquels le prendront en main tout en balayant les accessoires de théâtre issus de l’imagination créatrice du nouveau venu.

Ce qui précède est valable pour les adeptes de n’importe quelle religion. Prenons le cas, par exemple, du “Livre des morts égyptien”. A cette époque, « les prêtres, voulant sauvegarder leur puissance, ont entouré leurs révélations de toutes sortes de symboles fort jolis mais qui n’ont fait qu’obscurcir la réalité des faits ».

« Il en est résulté que les Egyptiens à qui avaient été inculquées ces données fausses sont entrés dans la mort pleins d’idées préconçues, croyant réellement voir le dieu Osiris, la Salle du Jugement, le dieu-chat Bubastis et autres balivernes. Ils se sont représenté l’âme voletant comme un oiseau et d’autres choses du même genre. Il convient de se débarrasser de ces croyances avant de se préparer à affronter la Réalité, sans quoi l’on s’exposerait à vivre dans un univers à la Walt Disney au lieu de vivre dans le monde réel.

Bien des gens ont des idées préconçues provenant de telle ou telle foi particulière ou du manque total de foi. Ignorant à quoi ils doivent s’attendre au moment de leur mort, ils se laissent prendre par les créations de leur propre imagination ou, pis encore, envahir par un vide total. » (L. Rampa) (18)

Quand le nouveau venu se rend compte de la nature du monde dans lequel il se trouve, il va dans ce que Lobsang Rampa a appelé la « Salle des Souvenirs », la « Cité des Souvenirs » ou la « Salle de la Mémoire ». Là, « il entre seul dans une chambre et il voit la totalité de sa vie, tout ce qu’il a fait, tout ce qu’il a tenté de faire et tout ce qu’il a désiré faire ».

« Il voit tout ce qui lui est arrivé et tout ce qu’il pensait tandis qu’il était sur Terre, et lui, lui seul peut porter un jugement et dire si sa vie a été un succès ou un échec. » (L. Rampa)

L’individu se juge donc lui-même. Vient ensuite une période d’adaptation pendant laquelle le nouvel arrivant peut réfléchir à tout ce qu’il a vu, penser aux fautes qu’il a commises et à ce qu’il doit faire à ce propos. Des aides lui donneront des conseils sans pour autant exercer des pressions sur lui.

« La seule souffrance et torture que vous subirez quand vous quitterez cette Terre sera quand vous entrerez dans la Salle des Souvenirs et que vous verrez quelles stupides actions vous avez faites, et cela on le surmonte aisément (…). » (L. Rampa) (19)

On n’est jugé que par soi-même, « et il n’y a pas de juge plus sévère ».

« Lorsqu’on se voit dépouillé de toutes les petites vanités mesquines, de toutes les fausses valeurs qui nous étaient chères sur la Terre, on s’aperçoit souvent que, en dépit de tout l’argent que l’on a laissé derrière soi, en dépit des titres et des hautes situations, on n’est pas si grand que cela après tout. Très, très souvent, le plus humble, le plus pauvre d’argent se juge beaucoup plus favorablement. » (L. Rampa) (20)

Dans la « Salle des Souvenirs », tous les incidents de la vie passée sont revus, toutes les erreurs commises sont perçues et jugées, étant entendu que c’est l’entité elle-même qui se juge. Elle discute de ses fautes et de ses succès avec ses assistants. Ces derniers, capables de voir ce que cette entité doit apprendre, jouent en quelque sorte le rôle de conseillers d’orientation pour la future incarnation. (21)

Lobsang Rampa mentionne le fait qu’il est possible de créer toute la nourriture que l’on désire. Des vêtements peuvent aussi être créés par la pensée… Cependant se nourrir (ou avoir l’impression de le faire) est parfaitement inutile dans l’Au-delà. Beaucoup de nouveaux venus ignorent cependant ce fait, pourtant évident. (22)

Avant la nouvelle descente dans la matière, les conseillers peuvent suggérer le type de parents, le pays et les circonstances convenant à l’intéressé. Après quoi a lieu, à l’aide d’instruments, la localisation des futurs parents, ainsi que celle de parents alternatifs, ces parents étant observés un certain temps. L’être rejoint ensuite un domicile spécial du Monde astral et s’allonge sur un lit. Au réveil, il sera en train de subir le processus de la naissance sur la Terre. (23)

Selon Lobsang Rampa, la crémation ne doit pas avoir lieu avant que trois jours ne se soient écoulés. Lorsqu’elle a lieu moins de trois jours après la mort physique, écrivit-il, « le corps astral éprouve souvent de grandes souffrances ».

« Chose curieuse, l’impression ressentie n’est pas celle d’une brûlure, mais au contraire d’un froid intense. » (L. Rampa)

On s’assurera de ce que le délai de trois jours pleins ait été observé, « de sorte que le corps astral ait pu se séparer complètement de son enveloppe terrestre ». (24)

Lobsang Rampa conseillait de réserver une heure ou deux à la méditation sur le sujet de la mort :

« (…) quand vous sentirez que vos derniers moments seront venus, essayez de vous représenter la personne défunte que vous ayez le plus aimé sur cette Terre. Faites le plus grand effort possible pour la voir comme si elle était là et souhaitez fortement que cette personne vienne à votre rencontre pour vous aider. » (L. Rampa) (25)

 

6. L’approche rosicrucienne :

ralph_lewis_2Ralph M. Lewis, décédé en 1987, qui fut « Imperator » de l’Ordre Rosicrucien AMORC, précisa que le corps psychique (le corps astral) se projette juste avant le dernier souffle, au moment de la transition :

« Il est encore rattaché au corps physique par la corde d’argent (…). A ce moment, on peut (…) percevoir la plus grande essence du corps psychique comme un nuage ou une brume. Parfois, c’est une forme ovale, à une extrémité de laquelle on voit descendre cette corde d’argent comme une sorte de spirale ou de vapeur. La partie la plus petite de la spirale semble pénétrer dans le corps, au plexus solaire. » (26)

Harvey Spencer Lewis (décédé en 1939), le précédent « Imperator » de l’AMORC, mentionna le fait qu’au moment de la mort l’âme et le moi individuels se séparent graduellement du corps. Il se produit une extériorisation lente et graduelle de l’aura… (27)

Raymond-Bernard-AMORCRaymond Bernard (décédé en janvier 2006) a été Grand Maître de l’AMORC pour les pays de langue française. Contrairement à d’autres sources, il soutenait que l’heure de la mort n’est pas fixée, chaque être humain étant responsable de la durée de sa vie : il n’y a pas de prédestination ou de destinée à cet égard. Seules les circonstances de la mort sont prévues, celles-ci étant fonction du karma d’une vie antérieure, ou même de la vie actuelle :

« Elles sont toujours telles que non seulement elles compenseront un acte, une manière d’avoir vécu ou une conception, mais aussi constitueront une leçon capitale pour celui qui traverse la grande expérience. » (R. Bernard)

Par le jeu de la loi de compensation (la loi du karma), une personne peut devoir mourir d’un accident :

« Il faudrait avoir connu le cycle d’une âme ou simplement toute une vie pour expliquer de telles circonstances. Elles sont personnelles et, en tout état de cause, un profit pour celui qui les subit. » (R. Bernard)

A partir du coma, « il n’y a plus douleur véritable ; il y a uniquement une forme d’automatisme purement physique et tout se passe au niveau le plus inférieur, la plainte étant en quelque sorte une simple réaction du mécanisme corporel ».

Il faut certes « peu de temps à une personnalité évoluée pour savoir qu’elle a rejoint le plan cosmique, et bien davantage à une âme qui fut emprisonnée dans un être fruste ou foncièrement matérialiste ».

Selon Raymond Bernard, il y a relativement très peu d’âmes « attachées à la Terre ». Elles sont ainsi « attachées au monde physique uniquement par leur propre faute, en raison du matérialisme foncier qui s’est amalgamé à elles durant l’incarnation »

L’âme-personnalité « se juge, en quelque sorte, elle-même », et il n’y a donc pas de juge extérieur.

Elle ne voit pas Dieu, le Christ ou quelque « Maître cosmique », la transition à peine achevée.

Elle demeure, au début, dans l’ambiance de la Terre, en particulier à proximité de la résidence qu’elle vient de quitter, pendant environ sept jours. Pendant ces sept jours, elle s’habitue à son nouveau milieu, « elle s’éveille à un état qui est le sien fondamentalement, mais dont elle avait perdu, pour ainsi dire, l’habitude ».

Raymond Bernard mentionne par ailleurs l’existence d’une « période de sommeil » au cours de laquelle l’âme-personnalité entre dans un état qui, par analogie, est comparable au sommeil. Il s’agit d’une perte totale de conscience pendant laquelle l’âme-personnalité « est purifiée de ses dernières vibrations matérielles et chargée de l’énergie positive nécessaire à sa nouvelle expression cosmique ». Il s’agit, en somme, d’un sommeil réparateur.

Sur le Plan cosmique, l’âme-personnalité devra tirer la leçon de ses expériences. (28)

 

7. Raymond Réant :

Raymond-reantLe sujet psi Raymond Réant (décédé en 1997) distinguait deux phases dans le processus post mortem : la séparation du corps physique et du corps bioplasmique, suivie plus tard de la séparation de l’esprit et du corps bioplasmique, ce dernier pouvant avoir, selon lui, une durée de vie d’environ 600 ans.
En état de dédoublement, Raymond Réant put observer à plusieurs reprises le processus de la mort :

• Le corps astral semble hésiter avant de s’extérioriser, entrant et sortant alternativement, de façon incomplète, avec des soubresauts successifs.

• On note la présence d’individualités désincarnées.

• Le mourant revit tous les points saillants ayant marqué sa vie.

Puis la mort survient, le « double » se détachant entièrement du corps physique.

Le défunt essaie vainement de manifester sa présence. Après quoi, les individualités désincarnées s’approchent…

A la mort du père de son épouse, Raymond Réant put voir une vieille femme venir le chercher. Il apprit qu’il s’agissait de la mère du défunt.

Raymond Réant nota qu’une personne désincarnée à l’âge de 80 ans, par exemple, peut très bien se présenter avec son apparence de 30 ou 20 ans. Il pensait, avec raison, que les « Esprits » prennent l’apparence corporelle nécessaire à leur reconnaissance par les proches auxquels ils apparaissent. Il vit ainsi la grand-mère de son épouse, telle qu’elle était avant sa mort, c’est-à-dire sous les traits d’une femme de 70 ans. (29)

Selon Raymond Réant, lorsque l’individu a rendu son dernier souffle, l’aura disparaît, et le corps subtil, « qui se présentait jusqu’alors sous la forme de deux courbes, l’une bleue, l’autre rouge, prend aussitôt une forme ovoïde (…) qui s’échappe du corps physique en entourant le double qui se désincarne, entraînant également avec eux une forme sphérique de plus ou moins dix centimètres de diamètre, contenant des sortes de courants formant des spirales ». (30)

 

8. Patrick Drouot :

Patrick-DrouotPatrick Drouot a fait « voyager » de nombreuses personnes à travers leurs vies passées et les a souvent amenées jusqu’au dernier jour de leur vie.

Il leur a demandé de se percevoir dans leur forme non-physique et d’observer l’environnement comme un témoin. Tous les sujets ont eu à ce moment précis la même réaction de soulagement. Souvent, les sujets se sentaient dans un environnement auréolé de lumière d’or. (31)

 

 

9. « Ramtha » :

knightL’entité « Ramtha », canalisée par la channel J. Z. Knight, enseigne que l’âme quitte le corps par le septième chakra (le centre coronal, au-dessus de la tête) et que ce passage « est souvent ressenti comme une traversée de tunnel au milieu d’un bruit de vent ».

L’âme se rend « dans l’un des sept ciels – ce ciel dépendant des attitudes émotives exprimées sur ce plan-ci ».

Aucun de ces Plans ne comporte d’enfer destiné à tourmenter ou punir les gens.

Celui qui quitte son corps va systématiquement « au niveau vibratoire correspondant à sa conscience et à sa compréhension »… (32)

ramtha

 

Alain Moreau

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Références :

1. Alice A. Bailey, “La guérison ésotérique”, édition de 1987 aux éditions Dervy-Livres, p. 324.

2. Michel Coquet, “Savoir mourir”, éditions L’Or du Temps, 1986, p. 142-144.

3. Alice Bailey, op. cit., p. 336-337.

4. Ibid., p. 356-358.

5. Ibid., p. 361-363, 365-366, 370-374, 379-391.

6. Michel Coquet, “Les chakras. L’anatomie occulte de l’Homme”, éditions Dervy-Livres, 1982-1983, p. 247-249.

7. Benjamin Creme, “La mission de Maitreya”, tome 2, Association Partage, 1995, p. 366.

8. Jean-Francis Crolard, “Renaître après la mort”, éditions Robert Laffont, 1979, p. 70-74.

9. Annie Besant, “La sagesse antique”, éditions Adyar, édition de 1987, p. 101-107.

10. A. E. Powell, “Le double éthérique”, éditions Adyar, p. 83-86.

11. Rudolf Steiner, “La science de l’occulte”, éditions Triades, p. 73-74, 76-77, 84-91, 99, 103.

12. Max Heindel, “Cosmogonie des Rose-Croix”, éditions Association Rosicrucienne, édition de 1972, p. 110-127.

13. Lobsang Rampa, “Les univers secrets”, éditions La Presse, 1972, p. 125.

14. Lobsang Rampa, “Les secrets de l’aura”, éditions J’ai Lu, 1971, p. 263 ; “Pour entretenir la flamme”, éditions de L’Homme, 1972, p. 21-22, 15-17.

15. Lobsang Rampa, “Crépuscule”, éditions J’ai Lu, 1975 (édition originale : 1974), p. 73-74.

16. Lobsang Rampa, “Les secrets de l’aura”, op. cit., p. 265.

17. Lobsang Rampa, “Pour entretenir la flamme”, op. cit., p. 138-141.

18. Lobsang Rampa, “Les univers secrets”, op. cit., p. 127-128, 132.

19. Lobsang Rampa, “Pour entretenir la flamme”, op. cit., p. 141-142, 181.

20. Lobsang Rampa, “Les secrets de l’aura”, op. cit., p. 264.

21. Lobsang Rampa, “Les univers secrets”, op. cit., p. 126-127, 129.

22. Lobsang Rampa, “Pour entretenir la flamme”, op. cit., p.142.

23. Ibid., p.143-144.

24. Lobsang Rampa, “Les univers secrets”, op. cit., p. 126.

25. Ibid., p. 133.

26. Ralph M. Lewis, “Le sanctuaire intérieur”, éditions Rosicruciennes, p. 67. (Edition originale : 1947.)

27. Harvey Spencer Lewis, “Les demeures de l’âme”, éditions Rosicruciennes”, p. 143. (Edition originale : 1930.)

28. Raymond Bernard, “Fragments de sagesse rosicrucienne”, éditions Rosicruciennes, 1971, p. 13-39.

29. Raymond Réant, “Parapsychologie pratique pour tous”, éditions du Rocher, 1982, p. 154-155, 157-158, 164.

30. Raymond Réant, “La parapsychologie et l’Invisible”, éditions du Rocher, 1986, p. 46-47.

31. Patrick Drouot, “Nous sommes immortels”, éditions Garancière, 1987, p. 207-208.

32. Ramtha, éditions Astra, 1988, p. 67-68.

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