Astronautes et OVNIs, André Brahic et les OVNIs

 

160206205224-edgar-mitchell-official-nasa-portrait-exlarge-169Edgar Mitchell (1930-2016)

 

 

 

 

 

I. Astronautes et OVNIs :

Rares sont les astronautes qui ont témoigné de leur conviction de la réalité extraterrestre de certains OVNIs. J’évoque, dans ce texte, ce que l’on sait être vrai à leur propos, en laissant de côté les rumeurs et spéculations relatives à de prétendues déclarations d’anciens astronautes qui ne sont pas étayées par des documents factuels. Si, en France, Jean-François Clervoy a évoqué ce sujet en témoignant d’un esprit d’ouverture certain (notamment dans une émission documentaire sur les OVNIs faisant partie de la seconde série d’ « Enquêtes extraordinaires », émission diffusée en août et septembre 2013 sur M6), seuls les anciens astronautes américains Edgar Mitchell et Gordon Cooper (les deux étant décédés, le premier en février 2016, le second en 2004) ont fait des déclarations publiques en faveur de la présence extraterrestre sur notre planète.

 

1. L’astronaute Edgar Mitchell (1930- 2016) :

EMitchell_160_jpg_140x174_q85Edgar Mitchell, le sixième homme à avoir marché sur la Lune, est décédé en février 2016. On lit, dans l’encyclopédie électronique Wikipédia, qu’Edgar Mitchell a été élevé et fait ses études à Roswell et Artésia (Nouveau-Mexique). Il a grandi dans un milieu baptiste fondamentaliste. En 1952, il est entré dans la Navy. Il a obtenu son Doctorat au Massachusetts Institute of Technology (MIT), avec comme objectif d’entrer à la NASA. Il a passé sa licence de pilote, ce qui l’a rendu éligible au programme spatial. En 1966, à 35 ans, il a été retenu dans la cinquième sélection d’aspirants astronautes, et en 1971 il a été désigné comme pilote du module lunaire pour la mission Apollo 14.

Le 31 janvier 1971, il a réalisé un unique vol à bord d’Apollo 14. Pilote du LEM, il est devenu le sixième homme à marcher sur la Lune. Au cours d’une sortie extravéhiculaire, il a lancé un javelot sur notre satellite naturel.

200px-Ed_Mitchell_Apollo_14Edgar Mitchell s’est intéressé à la télépathie et aux travaux du parapsychologue américain Joseph Banks Rhine. Lors du vol spatial de 1971, il a réalisé des expériences de télépathie. Dans la lignée de ces centres d’intérêt, Edgar Mitchell a créé, en 1972, l’Institute of Noetic Sciences.

Il avait commencé, dans les années 1990, à faire des déclarations à propos des OVNIs et de la présence extraterrestre sur notre planète. Il a fait à ce sujet, en 2007-2008, de nouvelles révélations dont je fais ici la synthèse. (Source : www.ovnis-usa.com)

Le programme UFORadio du croate Giuliano Marinkovic a proposé une interview avec le docteur Edgar Michell, réalisée le 25 juin 2007.

L’ancien astronaute de la mission Apollo 14 a évoqué sur CNN son briefing au Pentagone, en avril 1997, avec le Vice Amiral Thomas R. Wilson, membre de l’Etat Major interarmes. Thomas Wilson lui aurait révélé les noms des Programmes « ultra-classifiés » qui concernent les opérations de « rétroconception » à partir de technologies “aliènes”. Il avait été brutalement interrompu par le sceptique Bill Nye, et Larry King lui a proposé de l’inviter en tête à tête pour revenir sur ce point.

– En juillet 2008, l’astronaute Edgar Mitchell est intervenu en direct sur la station britannique Kerrang Radio, émission au cours de laquelle il a été interrogé par Nick Margerrison.

Le projet initial de l’animateur était de lui faire revivre sa mission lunaire. Mais l’interview a pris un tour inattendu après une quinzaine de minutes. Un membre du forum Open Minds a fait le résumé suivant :

« Edgar Mitchell avait déjà laissé entendre ce genre de choses, mais c’est la première fois qu’il est aussi catégorique : Les Ovnis sont réels. Ils font l’objet d’opérations de couverture. Mais nous sommes bien en contact avec des êtres d’autres planètes !!!

Il a commencé par dire qu’il y a de la vie dans l’Univers. Puis il a affirmé que nous sommes visités et que le gouvernement couvre le sujet Ovni depuis 60 ans. L’animateur était assez déstabilisé !

L’astronaute a insisté sur la réalité du phénomène. Il a ses entrées dans certains cercles militaires et du renseignement, où on parle ouvertement du contact établi. Il fréquente diverses personnes qui sont en première ligne. Il a également confirmé le crash de Roswell.

Il n’est pas en mesure de dire si la Divulgation aura lieu cette année… Mais il constate que le public est relativement disposé à accepter la réalité. Tous les Ovnis ne sont pas d’origine aliène. Certains sont construits ici même.

Les Aliens avec lesquels nous sommes en contact sont des êtres de petite taille. Ils n’ont pas d’intentions hostiles. Quelques-uns des autres astronautes qui ont participé à des programmes lunaires sont également informés. Il a également déclaré qu’il n’était aucunement préoccupé de sa sécurité personnelle.

Pour Nick Pope, intervenu par téléphone peu après, la nouvelle devrait faire la Une de tous les journaux dès demain. Il a été très impressionné d’entendre Edgar Mitchell faire ces déclarations, et il en faut beaucoup pour le faire sortir de sa réserve…. A mon avis c’est un grand pas en faveur de la divulgation… »

A la mi-journée, la nouvelle s’est propagée sur “Fox News” : « Un ex-astronaute déclare : les Aliens sont une réalité et la NASA est au courant. »

Puis l’information a circulé jusqu’en Australie, pour revenir en Angleterre, en première page du “Telegraph” : « Un astronaute annonce : la NASA cache des Aliens. »

Aucun autre astronaute ne s’était engagé aussi loin. La popularité d’Edgar Mitchell, héros de l’Amérique, et son bagage scientifique, font de lui un relais d’informations crédible. Le “Daily Mail” a été le premier à reprendre l’info.

L’ancien astronaute avait plus succinctement tenu les mêmes propos dans le documentaire « Out of the Blue », réalisé par James Fox en 2002, dont l’audience était restée limitée aux seuls amateurs :

« Oui, nous avons été visités par des Aliens – Il y a eu des crashes d’Ovnis et des récupérations de corps et de matériels – Il existe un groupe de gens qui ont été un temps partenaires du gouvernement et qui ont cette connaissance. »

L’astronaute d’Apollo 14 était visiblement prêt à faire ces révélations sur CNN le 4 juillet 2008, avant d’être assez sèchement interrompu par « l’ultra-sceptique » Bill Nye. Larry King avait alors promis de lui consacrer une émission spécifique.

Wolf Blitzer (« The Situation Room ») a fait entendre sur CNN, à une heure de grande écoute, un extrait significatif de cette interview d’Edgar Mitchell sur la station locale britannique Kerrang Radio :

« Nous sommes visités par des aliens…. Le gouvernement a dissimulé la vérité depuis environ 60 ans… Le crash de Roswell a bien eu lieu… ».

Une journaliste a rapporté, sans les commenter, l’essentiel des déclarations de l’astronaute :

« Les Aliens existent. S’ils étaient hostiles, leur technologie est tellement avancée par rapport à la nôtre que nous aurions déjà cessé d’exister… »

Elle a également rappelé la position d’un porte-parole de la NASA. Sollicité par l’animateur de Kerrang Radio, et après réception d’un email de confirmation, il avait accepté peu après de répondre sur son antenne :

« La NASA ne s’occupe pas de pister les Ovnis. Elle n’est impliquée dans aucune sorte d’opération de couverture concernant la vie aliène sur cette planète ou ailleurs dans l’Univers.

Le Dr Mitchell est un héros américain, mais nous ne partageons pas les opinions qu’il exprime sur ce sujet. »

Pour obtenir un commentaire officiel, l’animateur de Kerrang Radio a ainsi interpellé en direct ce préposé au standard de la NASA.

Après la vague médiatique créée par les déclarations d’Edgar Mitchell, Stephen Bassett, porte-parole du “Paradigm Research Group”, s’est comme toujours situé sur le plan politique :

« Le Dr. Mitchell n’est que le sommet de l’iceberg. Il y a des quantités de témoins, qui font partie des agences militaires ou civiles, prêts à témoigner sous serment dans le cadre d’auditions publiques devant le Congrès et à révéler ce qui constitue l’information la plus importante de l’histoire humaine. Le public ne croit plus rien de ce que raconte le gouvernement américain dans ce domaine.

Mais le simple fait qu’un homme de la stature du Dr. Mitchell ait à plusieurs reprises affirmé la réalité de la présence extraterrestre devrait suffire à organiser ces auditions. Tous les journalistes scientifiques et politiques de ce pays devraient être en ce moment même en train de prendre contact avec lui. »

Le lendemain, l’astronaute d’Apollo 14 a été invité à s’exprimer sur le réseau “Fox News”. Il lui a semblé important de souligner que la NASA n’avait pas participé aux opérations de couverture.

Ensuite, c’est le “Discovery Channel” qui a publié une longue interview d’Edgar Mitchell. Un très court extrait :

« La plupart des responsables du gouvernement ignorent ce qu’il en est parce que tout est extrêmement compartimenté. Vous pouvez travailler pendant 30 ans à proximité de quelqu’un sans savoir de quoi il s’occupe vraiment. (…) Les Présidents successifs ont été tenus à l’écart parce qu’ils n’avaient pas l’habilitation requise… »

De son côté, le chercheur Bill Knell a publié un nouvel article sur le site Web OPNews.

L’astronaute d’Apollo 14 a été assez surpris de l’emballement médiatique après ses déclarations sur Radio Kerrang, parce qu’il avait plusieurs fois publiquement tenu les mêmes propos depuis dix ans.

D’autres médias importants, comme « The Guardian », ont couvert également cet évènement. « The Enquirer » rapporte cette phrase du docteur Mitchell :

« La situation commence à s’éclaircir. Je pense que nous allons vers une divulgation complète, et plusieurs organisations sérieuses réalisent des progrès dans cette direction. »

Le sujet a fait la une d’AOL News, où 93% sur 85.000 visiteurs pensent que la vie existe ailleurs dans l’Univers, et 81% (sur 84.000) pensent que des “aliens” ont déjà visité la Terre.

« UFO Digest » n’allait pas être en reste avec un article titré : « L’astronaute Edgar Mitchell lance la divulgation officielle sur les OVNIs » :

« C’est une journée historique ! Mitchell a déclaré que pour 70% de la population ce qu’il dit correspond à une réalité. Concernant les réactions des milieux gouvernementaux, il a ajouté : ‘On n’exerce plus de représailles sur les gens pour avoir dit ça.’ »

La question récurrente sur les forums anglo-américains est celle-ci :

« Le Dr. Edgar Mitchell a-t-il obtenu un quelconque ‘feu vert’ pour s’exprimer comme il le fait maintenant ? Mais un éventuel consentement ne serait pas récent. Un reporter de la chaîne ABC-WPBF a ressorti cette phrase de 2004 : John F. Kennedy était le dernier président américain à avoir été briefé sur les Ovnis.’ »

Larry King avait confirmé depuis deux jours l’invitation d’Edgar Mitchell le 2 août 2008 sur CNN. Mais à ce stade il était peu évident qu’il lui donne l’occasion de développer sur le thème de la Divulgation. Le programme établi avant l’impact des récentes déclarations de l’astronaute était titré : « Changez votre esprit, changez votre vie ! Découvrez les pouvoirs de votre cerveau. Vous pouvez transformer votre manière de penser, d’agir et de conduire votre vie ! », avec Dean Radin, J. Z. Knight, Candace Pert, Fred Alan Wolf, Will Arntz et Edgar Mitchell. Etait aussi annoncé Sanjay Gupta, lequel a travaillé à l’Institut Biocybernaut situé à Santa Clara, Californie.

Le programme établi par Larry King avant l’impact des récentes déclarations de l’astronaute d’Apollo 14 n’a pas été modifié. L’émission était visiblement « pré-enregisrée » et Edgar Mitchell n’a pas eu l’occasion de développer sur le thème de la Divulgation. Une large part de l’audience n’aura sans doute pas compris l’intérêt de le faire figurer seulement deux petites minutes dans ce contexte, alors que l’attente était très forte de l’entendre développer sur la présence “aliène”.

La transcription de l’émission de CNN montre précisément quel temps de parole a été accordé à Edgar Mitchell dans le cadre de l’émission préenregistrée sur le thème « Changez votre esprit ».

« KING : Edgar Mitchell est avec nous depuis West Palm Beach, c’est l’astronaute de la mission Apollo 14. Il est le sixième homme qui a marché sur la Lune et a fondé l’Institut des Sciences Noétiques. Le fait de marcher sur la Lune vous a-t-il affecté d’une manière ou d’une autre ?

EDGAR MITCHELL : Pas vraiment d’avoir marché sur la Lune, mais d’avoir contemplé le cosmos sous un angle différent, en considérant la vue d’ensemble, en ayant une perspective inédite pour les humains.

KING : Est-ce qu’il vous est arrivé quelque chose en revenant vers la Terre, Edgar ?

MITCHELL : Avec cette vue d’ensemble j’ai connu une sorte de réalisation intérieure, ce que j’appelle une épiphanie. Pour faire court, j’ai vu la Terre, le Soleil, la Lune, d’une manière totalement différente. Je dirais que la vue d’ensemble change la perception, c’est comme l’expérience d’un alpiniste parvenu au sommet d’une montagne.

KING : Edgar, j’imagine que votre vie s’en est trouvée plus heureuse ?

MITCHELL : Je le pense. J’ai une vie très heureuse, Larry, c’est dû à cette expérience et aussi pour ce que je peux apporter aux autres. Mon attitude envers la vie, et le fait de pouvoir servir les autres, et la possibilité de repousser les limites s’étant accrus, je ressens une grande joie que tout ça me soit possible.

KING : Je vous salue. Merci, Edgar. »

L’intérêt d’Edgar Mitchell pour l’étude des phénomènes psi lui a valu quelques remarques déplacées dans certains journaux conformistes. Didier de Plaige a noté à ce sujet que les auteurs de ces billets d’humeur ne s’étaient pas étonnés que la CIA ait financé pendant vingt ans des recherches sur d’éventuelles applications militaires de la vision à distance (“remote viewing”). Le Ministère de la Défense britannique a par ailleurs reconnu avoir également investi dans ce domaine. Il a publié, en février 2007, certains de ses protocoles.

– Le “réseau MSNBC” s’est contenté d’un flash de cinquante secondes, avec une synthèse de l’astronaute enregistrée à son domicile. Cette fois, l’accent a été mis sur la récupération de quatre corps dans l’épave d’OVNI retrouvée à Roswell :

« La raison de cette couverture par le gouvernement tient au fait que nous n’étions pas en mesure de dire aux populations si ces êtres étaient ou non hostiles, et si nous pourrions nous en protéger.

On ne tenait pas non plus à ce que les soviétiques soient au courant. C’est pourquoi ils ont pris la décision de mentir et de maintenir le secret. »

– La chaîne Fox25, qui émet dans l’Oklahoma, a commenté les révélations d’Edgar Mitchell, le 25 juillet 2008, en faisant appel à Hayden Hewes, fondateur du « International Ufo Bureau » (IUFOB), parce que son organisation ufologique est implantée localement. C’est lui qui avait obtenu d’enregistrer la déposition de l’ex-Président Jimmy Carter, quatre ans après qu’il ait été témoin d’une manifestation d’OVNI en 1969.

Sans attendre, quelques « déboulonneurs » ont appliqué à la lettre le manuel de « l’ultra-sceptique » pour tenter de discréditer l’astronaute Edgar Mitchell. Ce qui fonctionne le mieux, quand on ne peut démentir un contenu, est de caricaturer la personnalité du témoin. Il suffit de passer sous silence son doctorat du prestigieux MIT (Sciences de l’Aéronautique et de l’Astronautique) et de rappeler qu’il avait tenté en 1971, depuis la Lune, des expériences de télépathie :

« Lors du vol de 1971, il réalise 4 expériences (sur 6 prévues) qui s’avèrent concluantes et concordent avec les travaux du biologiste J. B. Rhine. »

Didier de Plaige note que les sceptiques militants vous diront que toutes les expériences ne sont pas utiles, puisqu’ils savent par avance que « ça ne peut pas marcher ». De même pour les recherches sur le pouvoir du psychisme face à la maladie. Des crétins (pour rester relativement poli) ont ajouté que l’intérêt d’Edgar Mitchell pour le yoga devait faire de lui un adepte d’une secte abominable… Ce qui est abominable, en réalité, ce sont ces propos inadmissibles qui relèvent de la diffamation et du crétinisme le plus absolu. Ces attaques ad hominem sont à la portée de n’importe quel « déboulonneur » débutant.

 

a) Les sources d’Edgar Mitchell :

L’informateur du Pentagone auquel Edgar Mitchell laisse la responsabilité de se nommer est le Vice Amiral Thomas R. Wilson. L’astronaute avait évoqué sur CNN, le 4 juillet 2008, son briefing au Pentagone avec “un responsable du renseignement auprès de l’Etat Major interarmes”, ce briefing ayant eu lieu, comme indiqué plus haut, en avril 1997 :

« Il m’avait d’abord répondu qu’il n’était pas au courant, mais qu’il allait faire des recherches. Il m’a rappelé quelques semaines plus tard et m’a dit qu’il avait retrouvé la source du financement de ce programme secret. Il a ajouté qu’il allait poursuivre son enquête, parce que si tout cela était vrai ça devait faire partie de ses attributions d’en être informé. Ce furent ses propres mots. »

Pour l’enquêteur Richard Dolan, c’est donc le Vice Amiral Thomas Wilson qui aurait révélé à Edgar Mitchell les noms des Programmes « ultra-classifiés » concernant les opérations de « rétroconception » à partir de technologies “aliènes”. Thomas Wilson a par la suite assuré la direction de la DIA (Defense Intelligence Agency) de 1999 à 2002.

Le Commandant Willard H. Miller, réserviste de la “Navy” depuis 1994, était également présent lors de cette réunion au Pentagone, de même que le docteur Steven Greer. Dans un article publié en 2000, la journaliste Leslie Kean a consacré une large part aux activités de Willard Miller :

« Quelques mois après la publication du ‘Rapport Cometa’, il a accepté de témoigner qu’il avait participé à plusieurs réunions secrètes destinées à briefer les responsables du Pentagone sur le sujet des Ovnis, et ses implications de sécurité nationale et d’orientation militaire. Miller avait occupé cette fonction pendant des années. Il a pris beaucoup de risques en déclarant : ‘Il est temps de conforter l’idée que les hauts responsables du gouvernement sont très concernés par ce sujet.’ »

Leslie Kean poursuit :

« Ayant servi plus de 30 ans dans la Navy, membre du Bureau des Opérations du Commandement Atlantique, le Commandant Miller avait une habilitation Top Secret qui lui a donné accès à des informations sensibles parmi les plus compartimentées.

Il n’a pas été facile pour Miller de surmonter le tabou en parlant des Ovnis dans le milieu militaire. En février 2000, il m’a remis un mémo confidentiel qui avait pour titre : ‘Quelques-unes des Discussions avec des hommes-clés des services de renseignement du DoD (Department of Defense) au sujet des Ovnis et de l’Intelligence Extraterrestre (ETI).’ Miller y livre les détails des réunions qui se sont tenues entre 1989 et 2000, et nomme plusieurs hauts responsables qui ont participé à ces réunions. »

Edgar Mitchell se refuse à impliquer ses sources. Mais Richard Dolan et Leslie Kean les ont identifiées…

Le journaliste Giuliano Marinkovic, qui possède des enregistrements de toutes les interviews d’Edgar Mitchell, se souvient de cette émission radio sur C2C le 12 septembre 2007, où l’ex-astronaute avait évoqué un autre de ses informateurs : Werhner von Braun, qui avait été appelé en consultation à propos du crash de Roswell. Mais cette piste est invérifiable depuis le 16 juin 1977, date de la mort du père des V2.

 

b) Autres retombées médiatiques :

Edgar Mitchell a été brièvement interviewé sur “Coast to Coast”. C’était l’occasion de présenter un récapitulatif des récents développements et de clarifier la mise en cause de la NASA “qui n’a jamais été impliquée dans les opérations de couverture gouvernementales”. Il s’est montré à nouveau surpris qu’une intervention sur une radio locale britannique ait déclenché une telle vague médiatique, d’ampleur mondiale, alors qu’il répète la même chose depuis dix ans. Il pense que la multiplication des émissions de Larry King sur CNN, cette année, a pu contribuer à installer un nouveau climat. Déjà en 1998, l’astronaute encourageait la Divulgation sur la BBC.

Edgar Mitchell n’a pas mentionné l’incident de Stephenville et ses récentes suites médiatiques, ni la déclaration de l’astronome du Vatican puis des principaux responsables religieux, en mai 2008, encore moins les possibles réunions aux Nations Unies sur le sujet. Ces cinq minutes n’étaient destinées qu’à blanchir la NASA d’une accusation de couverture.

“ABC News” était un peu en reste par rapport à ses confrères, et la journaliste Emily Friedman devait tenter de trouver un axe inédit pour aborder les récentes révélations d’Edgar Mitchell. Ainsi, pour se démarquer, elle a titré dans la rubrique « Technologie et Science » : « Les astronautes reviennent-ils changés après leur séjour dans l’espace ? » (“Out of Space or Out of Mind ?”)

La journaliste se garde de pousser trop loin, se gardant d’évoquer la sénilité, mais procède par sous-entendus :

« Il ne serait pas le seul à avoir vécu des états hors normes… Buzz Aldrin a souffert de dépression et il eu des problèmes avec l’alcool… »

Didier de Plaige a noté qu’il est de suite évident que les états de conscience amplifiée lui sont totalement inconnus, et que le lecteur craintif ou un peu borné y trouvera de quoi se rassurer. Il ajoute que d’autres individus avaient déjà, à demi mots, envisagé qu’à 78 ans l’homme avait peut-être basculé dans l’irrationnel, en oubliant qu’il n’a rien modifié de ses propos depuis dix ans.

La journaliste et son support ont récolté une centaine de commentaires indignés qui sont particulièrement bien argumentés.

Lan Lamphere a annoncé la diffusion d’une interview exclusive avec le docteur Edgar Mitchell sur “Voice America”.

« Ce sera la première intervention publique de l’astronaute depuis son retour d’Australie où il avait déclaré : ‘J’ai eu le privilège d’être informé qu’une forme de vie extraterrestre visite la Terre depuis plusieurs années.’ »

Giuliano Marinkovic était à l’écoute de “OverNight AM”, retransmis par VoiceAmerica : Lan Lamphere recevait donc Edgar Mitchell et Stanton Friedman. Le docteur Mitchell a été interrogé sur ses sources pendant quarante-cinq minutes. Stanton Friedman a ensuite apporté ses commentaires. Il est revenu également sur la récente Tribune libre de Nick Pope dans le “New York Times”.

L’effet Mitchell a été ressenti jusqu’en Australie, le “CourierMail” ayant fait ce commentaire :

« D’après Sheryl Gottschall, la Présidente du Groupe de recherches ufologiques du Queensland, l’exposition médiatique de l’astronaute a délié les langues :

Certains témoins consentent maintenant à témoigner d’observations d’Ovnis après avoir gardé le silence pendant 40 ans. Les anciens se sont décidés à parler en constatant que les grands médias semblaient mieux disposés à traiter le sujet. Grâce au Dr Mitchell, on en parle maintenant dans le monde entier. C’est un soulagement pour tous ceux qui ont eu des expériences. »

 

c) Thomas Wilson :

Par ailleurs, Billy Cox a publié un article dans le “Herald Tribune” après avoir retrouvé et interrogé le Vice-Amiral Thomas R. Wilson. Ce dernier était alors en charge d’une entreprise du Minnesota sous contrat avec le Ministère de la Défense. Thomas Wilson a reconnu qu’il avait reçu dans son bureau, en 1997, l’astronaute Edgar Mitchell et le docteur Steven Greer. Mais il a prétendu qu’il n’avait pas creusé le sujet après leur demande d’investigations sur les programmes secrets des Etats-Unis en rapport avec le sujet OVNI. Edgar Mitchell et Steven Greer affirment qu’il s’était engagé devant eux à faire des recherches au plus haut niveau.

Le Vice Amiral a fait cette déclaration :

« Il est inexact qu’on m’ait refusé de me communiquer des documents, parce que je ne les avais pas réclamés. Je leur avais laissé entendre que je chercherais, mais j’avais laissé tomber après leur départ pour éviter à mon équipe de perdre du temps avec ça. »

Edgar Mitchell s’est dit « choqué » de ce revirement, et Steven Greer maintient sa version. Selon lui, Thomas Wilson leur avait dit :

« Je serais horrifié si ce que vous me dites est vrai. J’ai participé à des quantités de programmes secrets, mais quand j’ai voulu m’informer à ce sujet on m’a répondu : ‘Monsieur, vous n’avez pas l’habilitation requise. Pas plus que le Directeur de la CIA ni le Président des Etats-Unis.’ »

Le docteur Steven Greer avait publié ce récit dans son livre « Hidden truth, forbidden knowledge », sans recevoir de démenti.

Edgar Mitchell a bien reçu le message : le Vice Amiral – qu’il n’avait pas souhaité impliquer directement – a choisi de ne pas le soutenir.

Cependant, Giuliano Marinkovic a obtenu que l’enquêteur Richard Dolan raconte à nouveau sa conversation téléphonique avec le Vice Amiral Wilson en 2006. Richard Dolan apporte un éclairage sur l’attitude de ce dernier :

« J’ai parlé avec Billy Cox un peu avant qu’il publie son article, mais surtout j’avais eu une conversation avec l’Amiral Thomas Wilson à la fin de l’année 2006, peu après la sortie du livre du Dr. Steven Greer ‘Hidden Truth…’, dans lequel il citait nommément Wilson.

J’étais au courant de cette rencontre avant que Greer publie sa version. Je tenais cette information d’un tiers. Cette autre source, sans me donner le nom de Wilson, m’avait précisé quelques détails très explicites sur la nature de cet entretien (un officiel de haut niveau du DoD qui rencontre Greer, puis se voit refuser l’accès aux programmes secrets relatifs à la technologie E. T.).

Ainsi que je l’avais compris à l’époque, Greer et Edgar Mitchell ont rencontré Wilson en avril 1997, et Wilson s’était accordé un délai de deux mois pour creuser davantage le sujet. A ce stade, il avait finalement identifié de quel programme il s’agissait, mais s’en était vu refuser l’accès.

Ma source m’a informé que les gens devant lesquels Wilson avait dû plier n’étaient même pas des personnes du DoD, mais des contractants privés, en particulier des procureurs. Ils lui ont répondu qu’il n’avait pas l’habilitation requise (le ‘need to know’) et, de plus, ils lui ont fait comprendre que la seule raison pour laquelle ils avaient accepté de lui répondre était pour déterminer comment il avait eu connaissance de ce programme.

Lorsque le livre de Greer est sorti, avec le récit de cette réunion et où le nom de Wilson apparaissait en clair, je suis retourné consulter ma source : ‘Vous confirmez que c’est Wilson ?’ On m’a répondu : ‘Oui, c’était bien Wilson.’

A ce stade, j’ai voulu m’adresser directement à l’Amiral Wilson. Mais avant cela, j’avais écrit à Edgar Mitchell. Il m’a confirmé que la réunion avait bien eu lieu, et il n’a pas semblé vouloir aller plus loin que de répéter ce que Wilson lui avait dit : ‘Je vais m’informer.’

Alors, après que des gens hauts placés m’aient assuré que la rencontre avait bien eu lieu, j’ai retrouvé Wilson et je l’ai eu au téléphone. C’était en octobre 2006.

Notre conversation a commencé sur un ton cordial. Au moins jusqu’au moment où je lui ai dis que j’enquêtais sur le phénomène Ovni et que je m’intéressais à une réunion à laquelle il avait participé en 1997. Il a joué l’ignorance (‘ma mémoire est vague’), puis j’ai fait référence aux confirmations de Mitchell et de mon autre source. Il a alors répondu : ‘Je me souviens vaguement…’ C’est alors que je lui ai dit que son nom était cité dans le livre de Greer. Je vous assure que LA j’avais piqué sa curiosité. Il m’a demandé de lui lire le passage en question, ce que j’ai donc fait.

C’est alors que la voix de l’Amiral Wilson a changé de tonalité. Au début de l’entretien, il s’exprimait de manière plutôt aimable et détendue, et soudain son intonation est montée d’un cran. Il semblait vraiment contrarié, peut-être y avait-il une pointe de colère. Il m’a dit qu’en effet il avait rencontré Greer et Mitchell. Mais que sa motivation avait été la ‘curiosité’ de savoir pourquoi une personnalité comme le Dr. Mitchell pouvait s’intéresser à ce sujet. ‘Tout le reste’ de ce que Greer avait pu écrire sur cette rencontre (j’ignore ce qu’il entendait par là) n’était que fantaisies. Wilson m’a ensuite dit qu’il était attendu, et il a mis fin à la conversation.

J’ai gardé de cet entretien la nette impression que le récit de Greer était correctement tourné. C’est-à-dire que Greer et Mitchell avaient effectivement persuadé Wilson de faire des recherches et que Wilson avait poursuivi. Et enfin qu’on lui avait refusé l’accès à ces programmes.

J’avais constaté que Wilson avait été pris de court. Sa manière de démentir sonnait totalement creux.

Pour terminer, je ferai le commentaire suivant : après cette conversation avec l’Amiral, je suis retourné trouver ma source. Elle m’a demandé : ‘A quoi d’autre pouviez-vous vous attendre ? Il risquait de perdre toutes ses accréditations de sécurité s’il vous avait répondu franchement.’

J’avais représenté une menace pour lui de voir s’effondrer tout son château de cartes. Au fond, est-ce que je devais m’attendre à ce que Wilson me confirme tout ça…..? Mon Dieu ! Ce simple aveu aurait tout déclenché. Je ne m’attendais pas à lui faire admettre que c’était vrai. Mais je devais essayer.

J’ai raconté cela à l’occasion de plusieurs conférences. Mais c’est le bon moment de le rappeler. » (Richard Dolan)

Voici ce que Giuliano Marinkovic avait ajouté en fin de journée :

« Edgar Mitchell s’est confié à un autre collègue journaliste. Je vous tiendrai au courant. »

Edgar Mitchell s’est confié au chercheur Bozidar Kemic, associé à la Télévision Nationale Croate. Voici ce que l’astronaute lui a confié après le démenti du Vice Amiral Wilson :

« On dirait qu’il a maintenant rejoint les gens d’en face. »

Divers observateurs ont constaté que le Vice Amiral Wilson n’a laissé aucune trace d’une demande de rectificatif auprès du docteur Steven Greer après la publication de « Hidden truth, forbidden knowledge », dans lequel il était nommément mis en cause.

En 2007, Edgar Mitchell racontait sur C2C :

« … Wilson m’a rappelé quelques semaines plus tard et il m’a dit : ‘Vous aviez raison, tout cela est vrai. Cela devrait faire partie de mes attributions d’en être informé, mais je n’étais pas au courant.’ »

Le docteur Steven Greer persiste et signe :

« J’étais là et je sais ce qui s’est dit. Avant la réunion, je lui avais fait parvenir un document secret en rapport avec les Ovnis, avec les noms de code et les chiffres (Project Red Light, Project Looking Glass, Magi Control, Royal Ops, Cosmic Ops), et j’ai su qu’il avait localisé l’un des lieux où sont conservés ces documents, mais qu’on lui avait précisément refusé l’accès aux informations sur ces opérations. »

Le Vice Amiral Thomas Wilson est retraité de l’armée américaine depuis 2002, après 34 ans de service. Il s’était trouvé avant son départ pendant trois ans à la tête de la DIA (Defence Intelligence Agency). Un groupe militaro-industriel lui a confié la présidence de l’une de ses branches.

Regan Lee a son avis sur la question :

« D’instinct, je pense que Mitchell et Greer disent la vérité et que notre cher Amiral a changé son histoire. Il souhaite prendre ses distances, soit parce qu’il connaît la vérité, et ça fait partie de son job de maintenir la couverture, soit il pense depuis le début que tout ça n’a pas de sens. A présent, on sait qu’il travaille pour un contractant du Ministère de la Défense. L’ex-amiral est un expert quand il s’agit de manier la désinformation. »

Sean Hannity, dans son talk-show hebdomadaire sur la chaîne “FoxNews”, a consacré une séquence de 5 minutes 30 à récapituler les développements du cas.

L’ufologue français Gildas Bourdais a commenté cette affaire dans un document audio de dix-huit minutes pour « Radio Ici et Maintenant ! ».

Dave Haith a posé quelques questions à Edgar Mitchell par email, et il a obtenu une réponse intéressante sur le démenti de l’Amiral Wilson :

Le docteur Mitchell s’est référé à un article du “Jane’s Defence Weekly”, publié en janvier 2000, titré : « Le budget caché du Pentagone ». L’auteur est Bill Sweetman, un analyste des questions de Défense. Il traite assez précisément des Programmes Classifiés, expliquant qu’il en existe deux sortes : ceux dont on sait qu’ils existent et ceux dont l’existence même ne peut être révélée. Edgar Mitchell attire en particulier notre attention sur cette partie :

« Selon les règlementations de l’USAF, un SAP (Special Access Program) est un programme secret qui est considéré si sensible que son existence même est un secret en soi. En d’autres termes, le fait de révéler l’existence d’un programme secret pourrait compromettre sa valeur stratégique. »

Le docteur Mitchell a ainsi poursuivi :

« Le programme Ovnis que l’Amiral recherchait entre dans cette catégorie. Par conséquent, la loi l’oblige à nier jusqu’à l’existence d’un tel programme. Même le fait de répondre ‘Pas de commentaires’, dès qu’il s’agit d’un dossier classifié secret, serait une atteinte à la sécurité. »

Edgar Mitchell pense que tout s’explique à la lecture de l’article de Billy Cox publié le 8 août 2008 dans l’« Herald Tribune » et de ce rapport du « Jane’s Defence Weekly » :

« Ils s’éclairent mutuellement et permettent de comprendre ce qui se passe. »

Il a ajouté :

« En raison de ce label SAP, il est extrêmement difficile de rendre public ce genre d’information. AUCUNE INFORMATION de ce genre n’échappe à cette classification. »

Le docteur Mitchell ne souhaite pas ouvrir un conflit avec l’Amiral Wilson qui, selon lui, « est prisonnier d’un dilemme imposé par les règles de sécurité, comme tous ceux qui ont accès à ce type d’information, que ça leur plaise ou non ».

Si le docteur Mitchell a autorisé la publication de ses commentaires, c’est parce que le public et les médias « doivent bien comprendre ce qui se passe, afin que nous parvenions enfin à aborder le sujet des visites aliènes ».

 

d) Autres éléments d’information :

Le Kevin Smith Show a reçu Edgar Mitchell dans la nuit du 6 au 7 août 2008 à 4 heures, heure de Paris. L’enregistrement a duré un peu plus d’une heure.

« Il s’est montré très ouvert et ses réponses ont été très directes.

Entre autres points abordés, je lui ai demandé :

1. Lorsque vous étiez sur la Lune, avez-vous vu des structures qui pouvaient sembler artificielles ?

2. Savez vous que McClelland a affirmé qu’il avait vu, sur des écrans de contrôle de la NASA, dans le cadre de son travail, un Alien qui se trouvait dans la soute de la navette avec deux astronautes ?

3. Qu’est-ce qui vous a permis de conclure qu’un vaisseau alien s’est écrasé à Roswell en 1947 ? » (Kevin Smith)

 

e) Mise au point de Gildas Bourdais à propos de certaines critiques :

Certains critiques (comme Patrick Gross et Jean-Pierre Petit) ont observé qu’Edgar Mitchell n’a apporté aucune preuve à ses propos (en nommant ses informateurs). Par ailleurs, sur son site Web, Jean-Pierre Petit a qualifié Edgar Mitchell d’« astronaute gourou ». Ce dernier se ridiculise, d’après lui, « en dédicaçant ses DVD et en proposant des stages de relaxation pour clients friqués ».

On trouve, sur le site : www.ovnis-usa.com, un texte de Gildas Bourdais qui répond à ce genre de critiques. Gildas Bourdais estime nécessaire de revenir sur la critique, faite par Gérard Lebat – le fondateur des “Repas ufologiques” -, de l’ancien astronaute Edgar Mitchell, dans son message passé le 15 novembre 2008 sur la liste « Magonie ». Voici la mise au point de Gildas Bourdais :

« Je confirme d’abord une erreur de date que j’ai déjà signalée. Edgar Mitchell a commencé à s’exprimer publiquement sur les Ovnis et la question du secret, non pas en 1988, ni d’ailleurs en 1987 comme indiqué par erreur sur le site ufologie.net (c’est peut-être une faute de frappe), mais en 1997 et en 1998.

J’ai retrouvé les sources suivantes :

– Un message de Bill Hamilton, directeur de ‘Skywatch International’ (cité en 1999 par Richard Boylan), selon lequel Mitchell avait participé à une conférence à Phoenix le 12 octobre 1997, où il avait évoqué le secret sur les Ovnis et l’existence de recherches de ‘rétro-ingénierie’. Le Dr Steven Greer, participant lui aussi à cette conférence (mais il n’en était pas l’organisateur), avait tenu le même discours.

– Un article du journaliste américain Tom Rhodes, paru dans le ‘Sunday Times’ du 11 octobre 1998. Cet article rapportait les propos semblables tenus la veille par Edgar Mitchell lors d’une conférence dans le Connecticut. Elle avait déjà pas mal attiré l’attention à l’époque, et d’autres entretiens avaient été également publiés.

Il semble qu’une confusion se soit produite chez certains, entre ces réunions et les actions entreprises ultérieurement par le Dr Steven Greer. Celui-ci a raconté son parcours dans son livre ‘Vérités cachées’. (2008, éditions Nouvelle Terre pour la version française. 2006 pour la version originale intitulée ‘Hidden Truth, Forbidden Knowledge’.)

Avant cela, Greer avait reproduit un entretien réalisé par le journaliste James Fox en mai 1998, avec son autorisation, dans son livre ‘Disclosure’ en 2001 (version française : ‘Révélations’. Tome 1, Nouvelle Terre, 2004). Il avait publié ce livre en urgence pour imprimer les témoignages de sa grande conférence tenue au National Press Club de Washington le 9 mai 2001. En fait, bien que Mitchell figure dans le livre, il avait décliné l’invitation de Greer de participer à cette conférence, peut-être parce qu’il avait des réserves sur les méthodes de Greer.

Autre épisode : dans son livre ‘Vérités cachées’, Greer évoque une autre réunion qu’il avait tenue à Washington en 1997, un an avant son grand show public de 1998, pour informer des parlementaires, des responsables de la Maison Blanche et du Pentagone sur les Ovnis (voir pages 184 à 186). Il y avait invité Edgar Mitchell et celui-ci avait donné son accord, mais il s’était récusé au dernier moment. Selon Greer, il avait été dissuadé de le faire par un groupe qu’il fréquentait, participant justement à des études très secrètes sur les Ovnis, et qui était très hostile aux actions de Greer.

Si celui-ci raconte la vérité, Mitchell a ainsi subi, en 1997, des pressions pour le faire taire ! Or, cela ne l’a pas dissuadé de continuer à le faire, en 1998 et bien des fois ensuite.

L’occasion la plus récente a été un entretien sur la radio britannique ‘Kerrang’ en juillet 2008, qu’on peut à présent écouter sur le web avec des sous-titres en français ; ce qui a provoqué une certaine agitation dans le milieu des ufologues français plus ou moins sceptiques (plutôt plus que moins !).

Voilà rétablie la chronologie des interventions d’Edgar Mitchell sur les Ovnis (sauf erreur de ma part ; si on en trouve une autre, merci de me la signaler). Mais voyons de plus près, brièvement, les critiques des sceptiques.

D’abord, le fait que Mitchell répète son opinion depuis une dizaine d’années ne me semble pas être un bon argument pour la mettre en doute, bien au contraire : il a maintenu son discours, sans faiblir, ce qui est à mettre à son actif.

La principale critique, semble-t-il, est que Mitchell ne cite aucun nom, aucune référence. C’est donc ‘du vent’ ! Mais c’est toujours ainsi avec des témoins ‘de l’intérieur’ qui sont tenus au secret et sont bien obligés de rester anonymes.

A titre d’exemple, au cours des années 70-80, l’enquêteur américain très respecté Leonard Stringfield avait pu recueillir de nombreux témoignages, qu’il avait publiés dans une série de brochures, mais en respectant strictement leur anonymat. C’est ainsi, à prendre ou à laisser.

Mais il faut bien comprendre une chose : depuis les années 80, le nombre de ces témoins ne cesse d’augmenter, et Mitchell est l’un des hommes courageux qui osent en parler, quitte à se faire dénigrer.

Mitchell est conscient, d’autre part, du risque de désinformation, qu’il a signalé. Il peut y avoir des provocateurs et des désinformateurs parmi eux. C’est une technique bien connue de protection des secrets, et pas seulement pour les Ovnis. Il faut donc garder du sang-froid et du recul. Mais lorsqu’on arrive à des dizaines de témoignages, qui se recoupent, comme dans l’affaire de Roswell, on a alors un dossier qui devient très fort, surtout si certains se décident à s’exprimer publiquement, comme c’est le cas dans cette histoire.

Je relève une autre critique : Mitchell ‘est tombé dans le mysticisme’ et le paranormal en créant en 1971 son ‘Institut des sciences noétiques’. Pour ma part, je ne vois pas en quoi le fait de s’intéresser à des dimensions d’ordre spirituel, ou aux phénomènes paranormaux, serait de nature à mettre en doute un témoignage.

Mitchell expose clairement sa démarche sur le site noetic.org. Et, faut-il le rappeler, il a un bagage scientifique de haut niveau.

On lui reproche enfin de vendre des livres, des DVD et même des photos avec autographe sur son site. Mais il faudrait savoir aussi comment il se débrouille pour financer son institut des sciences noétiques, qui est une association sans but lucratif. Peut-être cherche-t-il à gagner un peu d’argent pour une bonne cause ? Il faudrait aussi savoir cela, me semble-t-il, avant de lancer une telle critique. » (G. Bourdais)

 

f) Les propos d’Edgar Mitchell en 1991 :

Marie-Thérèse de Brosses a publié sur le site www.ovnis-usa.com ses notes personnelles relatives à une conférence – « Science and the inner experience » – qui a eu lieu à New York le 4 décembre 1991, et où Edgar Mitchell s’était déjà exprimé sur le sujet des OVNIs. La conférence était sponsorisée par les Amis de l’Institut des Sciences Noétiques.

Question de Masahiro Kahata : « Pourquoi le gouvernement cache-t-il les informations sur les OVNIs ? »

Edgar Mitchell :

« Je dois vous dire que pendant des années j’ai été aussi sceptique que tout un chacun, adoptant l’attitude ‘attendre et voir’ vis à vis du sujet Ovni. J’avais pourtant fréquenté le Professeur Allen Hynek pendant près de vingt ans.

Je l’admirais beaucoup et j’ai souvent conversé avec lui. Mais la preuve que des Ovnis nous rendent visite n’était pas encore pour moi si établie qu’on puisse s’exclamer : ‘Oui c’est du solide !’ J’ai révisé ma position – il y a deux ans précisément – parce que la preuve était devenue suffisamment évidente pour suggérer que nous devrions commencer à en discuter sérieusement et inciter les gouvernements à publier les informations qu’ils détiennent afin qu’elles intègrent officiellement le domaine de nos connaissances.

Je réponds maintenant à votre question : Ou nous sommes dans l’erreur et il n’y a rien à cacher, ce que je ne crois plus personnellement – quoique j’aie pu penser autrefois -, ou bien, comme c’est plus probable, l’incident de base de l’ufologie, le crash de Roswell au Nouveau-Mexique (ma ville natale), a bien eu lieu.

C’était juste après la 2ème Guerre mondiale, et nous pouvions à l’époque saisir l’occasion de déclarer avec raison : ‘Nous ne savons pas si c’est soviétique ou si c’est un engin d’une puissance étrangère dont la technologie est plus avancée, ou si c’est encore autre chose.’

Nous sortions juste d’une guerre et il y avait donc de bonnes raisons pour justifier que tout ceci doive rester classé secret militaire, camouflé et protégé, etc.

Cependant, l’habitude du secret s’est installée, et je me risque à dire que la protection de ces informations et leur classification à un tel niveau de sécurité ont fini par sceller un cercle élitiste devenu un club de bons copains – ce que j’appellerais la mentalité Oliver North. En fait, cette organisation particulière s’est perpétuée tout au long de ces 40 dernières années. On peut se demander comment quelque chose d’aussi puissant a pu rester si bien caché et gardé secret à ce point. Je n’y croyais pas trop, mais je pense que c’est la réalité.

Quelques-uns seulement d’entre vous ont entendu parler de Bob Lazar. Je l’ai personnellement interviewé à Las Vegas. Mr. Lazar est un physicien, vraisemblablement employé à Los Alamos puis sur un site très secret parmi les zones de tests dans le Nevada. Son expérience sur le terrain l’a conduit à révéler qu’il s’y trouve des engins à l’essai qui ressemblent à des soucoupes volantes. Il les a vus, testés en vol par un petit groupe très privilégié. Une partie de son travail consistait à ‘rétroconcevoir’ le système de propulsion pour essayer de voir comment tout cela fonctionne. Ils y travaillent apparemment depuis 40 ans.

Maintenant, si l’on en croit Lazar, et j’ai tendance à le croire car les autres preuves vont dans cette direction, toute son histoire, ses antécédents, sa vie, ont été effacés de tous les registres officiels ; son cursus universitaire, même son embauche à Los Alamos, tout cela est nié par le gouvernement.

Mais un bon nombre de preuves sont ressorties, puisqu’il est dans l’annuaire du site de Los Alamos à l’époque ou il prétend s’y trouver ; cela n’a pas été effacé. La presse a découvert un vieil annuaire qui confirme son histoire. On a aussi retrouvé un chèque émis par le service de renseignements de l’US Navy. C’est un bulletin de paye qui a été obtenu grâce au Freedom of Information Act. Donc les pièces du puzzle tendent à confirmer son histoire.

En outre, tous les faits établis par la suite, les enfants du Commandant à Roswell, Jesse Marcel, contribuent à confirmer la plupart des évènements survenus à Roswell, sans oublier les autres témoins qui ont été harcelés et menacés de lourdes conséquences s’ils ne gardaient pas le silence.

Maintenant, une enquête sérieuse est nécessaire pour déterminer ce qui est vrai. Il y a beaucoup trop de fumée qui suppose un feu quelque part. Donc, j’ai pris la parole depuis deux ans. Je ne connais pas les réponses mais je me suis dit : c’est allé trop loin, s’il y a des éléments de vérité il faut que ce soit rendu public. Brisons les chaînes que la bureaucratie a mises en place. Il y a suffisamment de preuves que l’information nous est cachée. Mais je ne sais pas jusqu’où nous pouvons aller face à un tel secret. »

 

g) Janvier 2009 :

Ross, animateur du magazine « Now THAT’S Weird », diffusé sur la radio anglaise de Glastonbury, a reçu le 16 janvier 2009 Edgar Mitchell. L’annonce était attractive :

« Pour ceux qui en doutent encore, le sixième homme qui a marché sur la Lune confirmera que les missions lunaires ont bien eu lieu. Mais, surtout, Edgar nous dira comment il peut être certain, par ‘expériences personnelles’, de l’existence des Ovnis ! »

Edgar Mitchell :

« Je suis né à Roswell et je m’y trouvais en 1947 quand cet incident s’est produit. C’était une petite communauté de fermiers et tout le monde se connaissait bien. Les résidents locaux auraient certainement préféré que cette affaire ne fasse pas trop de vagues. Mais la presse en a parlé. »

« Après mon retour de l’expédition lunaire, et en raison de ma popularité, les anciens qui ne voulaient pas emporter cette histoire dans leur tombe m’ont choisi pour recueillir leurs témoignages. C’est comme ça que je me suis retrouvé impliqué.

Je suis très proche de Jesse Marcel Jr ; j’ai plusieurs autres sources, comme cet officier, surnommé ‘Bill’, qui servait sur la base à cette époque, mais je me suis engagé à ne pas révéler leurs noms. Je pense que les preuves ont été déménagées depuis longtemps de la base de Wright-Patterson. »

« Plusieurs pays ont commencé à ouvrir leurs dossiers Ovnis, nous attendons que ce soit le cas ici, ainsi les gens pourront s’informer. En attendant, je vous recommande de lire les excellents travaux de Stanton Friedman, de Ryan Wood, de Robert Collins, ou encore l’excellente enquête : ‘Witness to Roswell’ – de Carey et Schmitt… »

A propos de l’affaire Serpo :

« Je suis au courant de cette histoire, mais je n’ai aucune information sur un éventuel programme d’échange entre des Terriens et des visiteurs. Je pense que c’est une histoire intéressante, des sources crédibles s’y intéressent, mais je n’ai pas d’informations à ce sujet. »

Edgar Mitchell a aussi évoqué la fondation de l’Institut Noétique, « dont l’un des objectifs consiste à résoudre la dualité cartésienne entre l’esprit et le corps » :

« La science actuelle est confrontée à un problème d’envergure parce qu’elle n’a pas suffisamment porté son attention sur l’étude de la conscience. »

L’interview a eu le mérite de rappeler que l’ex-astronaute présidait alors l’organisation “Quantrek”, qui tend à « promouvoir et à contribuer à l’avancée des connaissances sur la nature ultime de la réalité, en utilisant la méthode scientifique ». La présentation des recherches en cours privilégie la notion d’hologramme quantique pour expliquer les phénomènes et la transmission de l’information parmi les organismes vivants.

 

A noter :

Neil Armstrong est le premier astronaute qui posa le pied sur la Lune. Il s’est très peu exprimé depuis 1969. Cet extrait d’un discours prononcé en 1994, lors du vingt-cinquième anniversaire de la Mission Apollo 11, a refait surface sur différents forums. Le passage est très court. Neil Armstrong déclare qu’il est temps de transmettre le flambeau aux générations futures… et on peut entendre cette phrase énigmatique, juste à la fin :

« … à ceux qui sauront ôter la couche protectrice qui enveloppe la vérité. »

Didier de Plaige a observé que, jusqu’alors, « les commentaires associés à ce document avaient voulu y voir une sorte d’aveu qui renforçait les thèses selon lesquelles les astronautes américains n’auraient pas débarqué sur la Lune »… Dans le contexte actuel, a-t-il ajouté, « il serait nettement plus significatif que Neil Armstrong ait fait une allusion à ce qu’Edgar Mitchell, lui, a récemment réaffirmé en clair ». (Source : www.ovnis-usa.com)

 

h) Informations complémentaires :

Le docteur Edgar Mitchell, l’astronaute de la mission Apollo qui fut le sixième homme à marcher sur la Lune, avait raconté comment il était entré en contact avec un Amiral de l’Etat-Major interarmes qui accepta de rechercher ce qu’il en était du dossier OVNIs, et de le tenir au courant.

Certains journalistes ont ensuite reproché à Edgar Mitchell de garder pour lui le nom de ce personnage, mais il avait confirmé que “l’un des chercheurs ne s’était pas trompé” quand le « Herald Tribune » avait publié le nom du Vice-Amiral Thomas R. Wilson.

Edgar Mitchell s’était demandé pourquoi l’Amiral avait préféré ne pas confirmer publiquement son propre témoignage. La réponse fut apportée par le prestigieux magazine « Jane’s Defence Weekly », dans lequel on expliquait que l’Amiral avait été amené à découvrir que le “coeur de l’affaire” était protégé par un programme de type “Special Access”. Selon la revue « Jane’s Defence Weekly », un tel “programme secret” doit être si bien protégé que son existence même ne peut être évoquée :

« Tout élément qui relève d’un secret aussi sensible, comme son déroulement, sa stratégie, et finalement toute information qui le concerne, ne peut être évoqué sans le compromettre définitivement. »

Edgar Mitchell ajouta alors :

« Le programme Ovni que l’amiral avait recherché à ma demande devait entrer dans cette catégorie.

Par conséquent, la loi lui imposait de nier son existence. Même une réponse consistant à me dire : ‘Je ne ferai pas de commentaires’, aurait constitué une atteinte à la sécurité. »

Edgar Mitchell a saisi une nouvelle occasion de faire passer son message. Le correspondant à Washington de CNN a commenté les conclusions de la « X-Conférence » qui s’est tenue du 17 au 19 avril 2009. Il a précisé qu’Edgar Mitchell, qui faisait partie de la mission lunaire Apollo 14 en 1971, a affirmé qu’il y a une vie extraterrestre et que le gouvernement américain, comme d’autres, continue de cacher la vérité. L’ancien astronaute s’est exprimé lors d’une Conférence de presse organisée dans le cadre du National Press Club de Washington, DC. Voici ce qu’Edgar Mitchell a notamment déclaré :

« Les humains se sont depuis toujours interrogés en se demandant si nous sommes seuls dans l’univers. Mais nous n’en avons eu la preuve que très récemment. Non, nous ne sommes pas seuls. »

« A mon avis, et nous devrions commencer à nous en préoccuper, notre destin est de rejoindre la communauté planétaire. (…) Il faut se préparer à quitter le cadre de notre planète et de notre système solaire pour découvrir ce qui se passe vraiment. »

La « X-Conference » avait été également suivie attentivement par un correspondant du site Web “CapeCodToday” :

« Mitchell est né à Roswell, au Nouveau-Mexique. Il a raconté qu’avec des voisins, le 16 juillet 1945, il avait pu observer à l’horizon le flash étincelant du premier test nucléaire sur le site de Trinity qui symbolisa l’entrée dans l’ère atomique. Il avait alors 15 ans et il réfléchit beaucoup par la suite sur ses implications. Mitchell pense que les explosions nucléaires ont attiré l’attention des extraterrestres, ce qui expliquerait pourquoi un engin se serait écrasé particulièrement dans la région de Roswell.

L’ancien astronaute s’est montré préoccupé par les projets de militarisation de l’Espace et s’interroge sur la quantité d’armes déjà placées en orbite terrestre. Il envisage que cette situation doit également concerner les extraterrestres qui nous visitent.

Il y a bien des années, après avoir quitté la NASA, Edgar Mitchell avait rédigé un texte contre ceux qui se lancent dans la colonisation spatiale pour s’assurer une suprématie militaire ou en tirer des avantages qui ne soient pas directement en rapport avec le bien-être de l’humanité :

‘J’avais soumis mon manuscrit à 34 éditeurs et tous refusèrent de le publier.’

S’il accepte aujourd’hui de se mettre ainsi en avant, sans retenue, c’est parce que la gestion de notre planète lui semble problématique, et il pense qu’une prise de conscience, par un large public, du fait que ‘nous ne sommes pas seuls’ pourrait entraîner une meilleure prise en compte des véritables enjeux. »

L’exposé d’Edgar Mitchell, lors de la cinquième « X-Conference » de Washington, DC, a été intégralement enregistré par la branche allemande « Exopolitik ». Il est suivi de questions de l’auditoire. Durée totale : 102 minutes.

Les médias, comme « The Telegraph », ont retenu pour l’essentiel qu’il a réclamé la fin de l’embargo sur la vérité extraterrestre :

« Il a réaffirmé l’existence des ‘aliens’ et qu’ils nous visitent. Le gouvernement américain cacherait ce fait depuis des décennies. »

Le quotidien énumère ensuite une douzaine de personnalités dont les déclarations sont allées dans le même sens.

Sur “Coast-to-Coast AM”, Stephen Bassett a raconté, le 20 avril 2009, comment s’est conclue la « X-Conference ». Il ne cherche pas à diminuer l’impact de l’interview d’Edgar Mitchell sur “Kerrang Radio” en juillet 2008, mais il a insisté pour montrer que cette fois, au “National Press Club”, l’ancien astronaute a été filmé par de nombreuses chaînes de télévision, et il estimait que ses déclarations devaient avoir un retentissement bien supérieur à moyen terme. Il confirma que l’ancien astronaute ne s’est pas contenté d’exprimer son sentiment sur tel ou tel média, mais qu’il était réellement déterminé à « faire sauter le couvercle de l’embargo sur la vérité aliène ».

Trois programmes de la chaîne CNN ont essayé d’inviter à nouveau Edgar Mitchell en direct. Il a cependant dû rentrer en Floride où l’un de ses fils était alors souffrant. En juillet 2008, après son intervention sur la radio anglaise “Kerrang”, il avait reçu 250 demandes d’interviews.

Stephen Bassett a évoqué avec George Noory le souhait d’Edgar Mitchell, à 77 ans, de retourner dans l’Espace, et ils se sont demandé : « Ses récentes déclarations peuvent-elles compromettre ses chances vis à vis de la NASA ? »

George Noory et Stephen Bassett n’ont pas regretté qu’Edgar Mitchell ait constamment refusé d’impliquer nommément le Vice-Amiral Thomas Wilson, son informateur du Pentagone. Au contraire, ils ont apprécié que l’astronaute ait préféré lui laisser la liberté de se révéler, s’il en avait le courage.

Un prénommé Michael, animateur du Blog “Exopsychology”, a rapporté qu’il a eu l’occasion de participer, fin mai 2009, à un atelier organisé par l’astronaute d’Apollo 14 Edgar Mitchell, dans le cadre de la conférence intitulée « Spirit Heals », laquelle se tenait à Victoria, en Colombie britannique :

« Le thème choisi était l’Holographie Quantique. Il en parle comme d’un mécanisme susceptible d’expliquer les phénomènes psychiques, l’anti-gravité, et autres questions actuellement en débat. C’était assez technique sur le fond, mais passionnant.

Il a raconté l’expérience qu’il avait vécue pendant son voyage de retour vers la Terre, lorsqu’il a perçu, intuitivement, qu’il était relié à l’Univers au niveau moléculaire, avec une telle force et un tel impact qu’il s’était trouvé dans un état de grâce pendant trois jours, ce qui l’avait résolument transformé. La Perspective cosmique (ou ‘l’Overview Effect’ de Frank White) est un sujet central pour ‘l’Exopsychologie’. Comment peut-on produire cet effet afin que les gens suffisamment préparés soient capables de bénéficier d’un saut quantique qui change les perspectives de leurs capacités intuitives ? Mais ce peut être le sujet d’un autre article. Je préfère vous transmettre le message d’Edgar Mitchell, concernant les extraterrestres, tel qu’il l’a abordé pour notre petit groupe d’une trentaine de personnes (dont le Dr. Raymond Moody).

Le Dr. Mitchell a fait plusieurs allusions aux extraterrestres. Il a déclaré par exemple, comme si c’était une évidence : ‘Nous avons été visités, et les ‘aliens’ sont présents sur Terre.’ Il a aussi raconté que, selon l’une de ses sources, nous avons ‘rétro-conçu’ certaines technologies ‘aliènes’, et nous avons la capacité de voyager au-delà du système solaire. Il a évoqué la croissance exponentielle de la population humaine, dans un espace déterminé, et déclaré que nous étions à la croisée des chemins dans l’Histoire, avec le besoin impératif de remporter ce défi. Il a ajouté : ‘Heureusement, la présence aliène doit nous aider à réussir.’

Au moment des questions, j’ai pu poser celle qui me motivait le plus : Dr. Mitchell, vous avez mentionné plusieurs fois les extraterrestres. Je suis intéressé par tout ce qui peut éveiller les gens et contribuer au changement de paradigme dont vous parlez. Je ne vois rien de mieux pour réveiller les gens que d’évoquer la présence extraterrestre. Veuillez-nous dire si vous êtes là pour simplement nous transmettre une information que vous avez recueillie, ou bien êtes-vous conscient de jouer un rôle dans le processus délibéré de la Divulgation ?’

Il a répondu sans hésiter : ‘Je fais partie d’un processus de divulgation délibéré. D’ici quelques années, l’ouverture va se produire tout naturellement.’

Il a expliqué qu’une partie de l’information provenait de la ‘vieille garde’ des habitants de Roswell, qui lui avaient parlé du crash de la ‘soucoupe’ comme d’un secret gênant ‘qu’on n’a pas envie d’emporter dans la tombe’. Mais il a tenu à faire la différence avec les autres informations qu’il était allé chercher au Pentagone, notamment chez le responsable du renseignement du Commandement interarmes. Il a décrit comment, en fait, il s’était invité dans le premier cercle, ou du moins qu’il l’avait pénétré.

J’ai été frappé de voir comment il avait répondu à mes questions. Il s’exprimait avec assurance et véhiculait une telle certitude qu’elle devait s’enraciner très profondément.

Un autre participant a demandé au Dr. Mitchell si la Divulgation était orchestrée par les humains, ou les ‘aliens’, et Mitchell a répondu que les deux parties étaient peut-être impliquées.

Glenn Gould, dans un article pour ‘The American Chronicle’, a essayé d’envisager comment la Divulgation pourrait se mettre en place. Il pense que l’humanité n’entendra parler de divulgation qu’au moment où elle sera émotionnellement prête à l’accepter, c’est-à-dire quand nous serons dans une situation désespérée et prêts à accepter tout ce qui pourrait améliorer notre situation. Ses réflexions peuvent paraître sombres, mais elles me semblent intéressantes.

Il écrit : ‘La fin de l’embargo sur la vérité signifie ipso facto la fin d’un gouvernement humain tel qu’on le connaît. C’est le véritable cadeau que nous attendons, consciemment ou non. Nous attendons l’abdication (perçue) de l’hégémonie humaine sur cette planète. En fin de compte, c’est ce que nous demandons.’ »

Michael conclut :

« Je suis d’accord avec Glenn quand il écrit : ‘De toute manière, la Révélation est inévitable. La vérité prévaudra.’ Êtes-vous prêt pour la Divulgation ? »

 

i) Une déclaration en 2015 au « Mirror Online » :

Voici ce qu’on lit sur le site : www.the-x-files.fr, 16 août 2015 :

« Le sixième homme à marcher sur la surface de la lune a réalisé une surprenante déclaration au sujet des Aliens. Selon lui, ils seraient venus sur Terre dans le but de stopper une guerre nucléaire entre l’Amérique et la Russie.

Edgar Mitchell, vétéran de la mission ‘Apollo 14’ en 1971, déclare au “Mirror Online” que des militaires de hauts rangs ont repéré des ovnis au cours des essais militaires.

L’astronaute est catégorique concernant sa croyance aux extraterrestres depuis qu’il a atterri sur la surface de la lune, devenant l’une des figures les plus en vue dans la communauté ufologique.

Il raconte que des militaires ont observé d’étranges objets volants au-dessus des bases de missiles, notamment à White Sands, lieu où la première bombe nucléaire a explosé en 1945.

‘Vous ne connaissez pas la région du Nouveau-Mexique comme moi’, a-t-il déclaré lors d’une interview avec Mirror Online.

‘White Sands était un terrain d’essai pour les armes atomiques, qui semblait véritablement intéresser les Aliens’.

‘Ils voulaient tout savoir sur nos capacités militaires.’

‘Ma propre expérience m’incite à penser que les extraterrestres ont tenté de nous empêcher d’entreprendre une guerre et nous aider à engager un processus de paix sur Terre.’

Mitchell affirme : ‘J’ai parlé à de nombreux officiers de la Force aérienne qui ont travaillé sur ces silos pendant la Guerre froide.’

‘On m’a dit que les ovnis avaient périodiquement été observés et même désactivé des missiles.’

‘D’autres officiers de bases situés sur la côte du Pacifique m’ont dit que des tests de missiles ont fréquemment échoué du fait qu’ils avaient été abattus par des vaisseaux spatiaux extraterrestres.’

Le Mirror a interrogé Nick Pope, ancien officiel du bureau des ovnis au ministère de la Défense, au sujet des allégations de Mitchell.

Edgar Mitchell est un homme honorable et sincère, que j’ai eu le privilège de rencontrer’, dit-il.

‘Mais pour autant que je sache, la plupart des informations qu’il rapporte au sujet de ces questions ne sont pas issues de ses propres expériences, mais plutôt de ce que les autres lui racontent.’

‘Il est clair que grâce à son parcours et notamment son CV, il a pu accéder à des membres de personnels gouvernementaux, des militaires et des employés du renseignement au plus haut niveau. Nous pouvons comprendre qu’il ne peut guère dévoiler ses sources…’

Pope dit :

‘L’idée que les extraterrestres épris de paix sont ici pour avertir l’humanité de son attitude destructrice est populaire, notamment au sein du mouvement New Age.’

Il ajoute :

‘Il y a certainement eu quelques observations d’ovnis intrigantes autour des installations nucléaires et des bases militaires, plus généralement, mais une autre explication est que certaines de ces observations sont attribuables à des activités d’espionnage impliquant des avions-espions secrets ou drones.’

Les déclarations de Mitchell n’apportent rien de nouveau étant donné que la majeure partie des ufologues est convaincue des différentes déclarations réalisées par d’anciens officiels de l’armée américaine au sujet des survols d’installations sensibles par des ovnis. »

 

2. L’astronaute Gordon Cooper (1927-2004) :

 

a) Les déclarations de Gordon Cooper :

Le docteur Edgar Mitchell n’avait pas été entendu des principaux médias pendant dix ans. Mais son collègue Gordon Cooper était allé très loin dans la révélation de la présence “aliène”, témoignant chaque fois qu’il était sollicité.

200px-Mercury_Astronaut_Gordon_Cooper_Jr._-_GPN-2000-001402Gordon Cooper (1927-2004) fut l’un des sept astronautes du groupe baptisé « The Original Seven », constitué dans le cadre du programme Mercury. Il affirma à plusieurs reprises avoir pu observer des OVNIs au cours de différentes missions.

Gordon Cooper a raconté plusieurs fois une observation, filmée par l’équipe qu’il dirigeait, alors qu’ils réalisaient des tests sur la base d’Edwards, dans les années 1950. Le film a été saisi par les autorités et expédié à Washington.

En 1978, il avait adressé une déclaration solennelle au Secrétaire Général des Nations unies :

« Je crois que ces vaisseaux extra-terrestres et leurs équipages qui visitent la Terre à partir d’autres planètes sont d’une manière évidente un peu plus avancés technologiquement que nous.

Je pense que nous avons besoin d’un programme coordonné de très haut niveau pour collecter et analyser scientifiquement les données de l’ensemble de la planète sur les différents types de rencontre, afin de déterminer comment interagir au mieux avec nos visiteurs d’une manière amicale.

Nous devrions tout d’abord leur montrer que nous avons appris à résoudre nos problèmes de façon pacifique plutôt que par la guerre, avant d’être acceptés en tant que membres à part entière de la communauté universelle.

Cette admission offrirait à notre monde de fantastiques possibilités de progrès dans tous les domaines. Il semble évident que l’ONU est habilité à traiter ce sujet de façon appropriée et rapide.

Pendant des années, j’ai vécu avec un secret, le secret imposé à tous les spécialistes et les astronautes.

Je peux maintenant révéler que chaque jour, aux États-Unis, nos radars repèrent des objets de formes et de nature inconnues. Et il y a des milliers de rapports de témoins et des quantités de documents qui le prouvent, mais personne ne veut les rendre publics. Pourquoi ?

Parce que les autorités ont peur que les gens imaginent d’horribles envahisseurs. Donc, le maître mot demeure : Nous devons éviter la panique à tout prix. »

« J’ai eu l’occasion pendant deux jours en 1951 d’observer plusieurs fois ces engins volant en formation au-dessus de l’Europe ; ils n’avaient pas tous la même taille. Ils se trouvaient à une altitude que nos propres avions de combat ne pouvaient atteindre. » (1)

 

b) Observation d’OVNIs sur Terre :

Jean Sider a consacré, dans le numéro 358 de « Lumières dans la nuit », un article à Gordon Cooper. Ce dernier avait publié ses mémoires, son ouvrage, « Leap of Faith » (Harper Collins, 2000), ayant été traduit en français.

Gordon Cooper a volé à bord des capsules Mercury et Gemini, et il a été le chef des opérations de deux missions Apollo et Skylab.

Il a vu des OVNIs, mais pas dans l’espace. Il précisa qu’à sa connaissance la seule observation d’un « possible OVNI » faite à bord d’un engin spatial de la NASA est celle rapportée, en 1965, par ses collègues James McDivitt et Ed White – des photos ont été prises -, cette observation étant relative à un étrange objet métallique qui ne figurait pas sur la liste des débris spatiaux gravitant autour de la Terre. On avait avancé, à l’époque, l’hypothèse du second étage de la fusée Titan II qui avait satellisé la capsule Gemini 4, mais James McDivitt en avait vu la traînée quelques instants plus tôt, ce qui éliminait cette explication.

Toutes les autres observations attribuées à Walter Schirra (Mercury 8), Jim Lowell et Frank Borman (Gemini 7), Neil Armstrong et Buzz Aldrin (Apollo 11), ne se sont jamais produites selon Gordon Cooper. Il affirmait par ailleurs que les astronautes n’ont vu aucun OVNI sur la Lune, pas plus que de structures de fabrication extraterrestre. Il assurait aussi que certaines conversations entre astronautes et techniciens de la NASA ont été falsifiées par une presse avide de sensationnel et certains ufologues surexcités.

(Note personnelle d’Alain Moreau : A la fin des années 1980 ou au début des années 1990, j’ai moi-même eu l’occasion de poser la question d’une éventuelle observation d’OVNIs à James Irwin, astronaute d’une mission Apollo, lors d’un passage de celui-ci dans ma région. Il avait répondu que ses collègues n’avaient pas vu d’OVNIs et que ce qui avait été vu avait pu être expliqué.)

Gordon Cooper disait que de nombreux pilotes ayant observé des OVNIs ont préféré se taire plutôt que de risquer d’être rangés dans la catégorie des farfelus.

Il a admis avoir vu des OVNIs, mais sur Terre et avant d’être au service de la NASA, alors qu’il était pilote de F-86 et qu’il était affecté à “Neubiberg Air Base” en Allemagne de l’Ouest. C’était en 1951.

« La première fois, il faisait partie des pilotes envoyés pour traquer les intrus. Il s’agissait d’appareils métalliques, de couleur argent et de forme lenticulaire, capables d’atteindre des vitesses très supérieures à celle des F-86. Parfois, ils ralentissaient brusquement et pouvaient même s’arrêter net en l’air, ou accomplir les manœuvres les plus folles.

Malgré toutes les tentatives effectuées, il n’a pas été possible pour les F-86 d’approcher suffisamment de ces objets pour avoir une idée précise de leur taille.

Pendant les deux ou trois jours qui ont suivi cette première alerte, ces vaisseaux aériens en forme de soucoupe sont passés au-dessus de la base à plusieurs reprises. Tantôt ils la survolaient par groupes de quatre, tantôt ils étaient plus nombreux, au point qu’une fois on en a compté seize d’un coup. Les pilotes n’ont pas réussi à savoir exactement ce qu’ils faisaient en venant ainsi traverser l’espace aérien de leur base. D’une façon générale, ces objets avaient l’habitude de progresser de l’est vers l’ouest. » (J. Sider)

Gordon Cooper, alors simple sous-lieutenant, supposa qu’il avait dû y avoir des rapports rédigés par les officiers supérieurs. Cependant, à sa connaissance, aucune enquête officielle n’a été menée sur ces incidents.

En 1956, il obtint un diplôme scientifique qui lui permit d’être affecté à l’Air Force Flight Test Center, sur la base Edwards dans le désert de Californie. Ayant pris du galon, il entra à la division technique des essais en vol, sur la même base, comme pilote d’essais et chef de programme.

« Le 3 mai 1957, alors qu’il était capitaine et responsable d’une équipe de deux hommes chargés de filmer et de photographier l’atterrissage d’un appareil conventionnel, se produisit un incident d’une grande importance. Les deux hommes, James Bittick et Jack Gettys, avaient installé leur matériel (un appareil de marque Askania à système automatique 4 x 5 de 35 mm, avec prise de vue à chaque seconde, et une caméra) au bord de la piste.

En fin de matinée, leur travail accompli, les deux cameramen annoncèrent à Gordon Cooper qu’un étrange objet en forme de soucoupe était venu au-dessus d’eux, sans faire le moindre bruit. Puis il avait déployé un tripode d’atterrissage et s’était posé à cinquante yards (45 m) d’eux !

La ‘soucoupe’ était métallique, de couleur argent, et sa forme était proche de celle d’une assiette renversée. Les deux hommes avaient tenté de s’approcher de l’objet, mais celui-ci avait aussitôt décollé, repliant son tripode avant de s’élever à la verticale pour s’éloigner ensuite à grande vitesse, sans émettre le moindre bruit. » (J. Sider)

Les deux hommes avaient pu photographier et filmer l’engin volant.

Gordon Cooper donna l’ordre de porter le film au laboratoire, puis il téléphona au Pentagone. Un capitaine lui répondit, puis un colonel et enfin un général. Il dut ainsi répéter à trois reprises les détails de l’affaire. On lui ordonna de développer les photos et le film, mais de ne pas faire de tirages, le tout devant être immédiatement expédié, par avion spécial, à Washington.

Il put examiner les clichés, ceux-ci montrant un appareil lenticulaire muni d’un train d’atterrissage à trois pieds. Il en eut le souffle coupé, mais il n’eut pas les moyens de se projeter le film.

« Il s’attendait aussi à voir des enquêteurs du Pentagone débarquer à Edwards AFB pour mener des investigations sur place. Ce ne fut pas le cas, personne ne se dérangea : l’incident ne fit l’objet d’aucune enquête, comme si, en haut lieu, on avait déjà su de quoi il retournait… » (J. Sider)

Gordon Cooper a mentionné les témoignages de plusieurs pilotes de l’U. S. Air Force ayant fait des observations d’OVNIs, sans jamais être questionnés par des membres des services secrets du Pentagone.

« Serait-ce le crash de Roswell qui fournirait l’explication de cet étrange comportement des autorités ? Les militaires jugèrent-ils inutiles d’enquêter sur des observations faites par le personnel, simplement parce qu’ils étaient déjà en possession, depuis juillet 1947, d’un ou plusieurs ovnis récupérés ? Franchement, je l’ignore, mais il n’est pas du tout déraisonnable d’envisager cette éventualité car Gordon Cooper cautionne le fameux crash. » (J. Sider)

Voici ce que Gordon Cooper écrit, en effet, page 83 de son livre :

« J’avais entendu parler, au sein de l’Air Force, d’un mystérieux accident qui s’était produit près de Roswell, en 1947. (…) Un pilote de mes bons amis, qui se trouvait affecté à cette base au moment des faits avec le grade de major, m’a dit avoir vu des débris ramassés sur le site du crash. Il m’a assuré que ce n’étaient pas les restes d’un ballon météo. Bien qu’étant tenu à la discrétion, compte tenu du degré de confidentialité de cette affaire, il a été clair dans ses propos : il s’agissait de la chute d’un appareil d’un certain type, et les corps des membres de l’équipage avaient été récupérés. »

Si le témoignage de Gordon Cooper, à propos de Roswell, ne fait pas état d’une flagrante origine « exotique » de l’épave et de son équipage, il y a néanmoins là la réfutation de la thèse du ballon (de type Mogul ou pas).

Joël Mesnard note un petit article paru dans « Le Figaro », intitulé : « L’astronaute qui a vu des ovnis ».

« Cet article commence par rappeler, de façon fort originale, que l’été est la saison des vacances à la plage (pas pour tout le monde, Monsieur !), des tests de personnalité dans les magazines, et aussi des ovnis. Cette assertion situe d’emblée le niveau de connaissance de son auteur en matière d’OVNI : deux des trois vagues françaises majeures se sont déroulées en automne. (La troisième, s’étalant sur plusieurs années, n’a pas à être prise en considération ici.)

La suite est du même tonneau, et l’auteur, très finement, conclut en fustigeant les ufologues conspirationnistes, auxquels Cooper est de facto assimilé. » (J. Mesnard) (2)

Ce journaliste ne fait que refléter malheureusement la triste bêtise de la plupart des gens vis-à-vis de sujets qui n’entrent pas dans leur conception étroite du réel.

 

3. Un astronaute roumain :

Voici ce que j’ai lu, sur le site www.mondeinconnu.com, à propos d’un astronaute roumain :

« Après des officiers de l’Armée de l’Air et un astronaute américain, c’est autour d’un astronaute roumain estimé pour ses travaux d’affirmer aux médias l’existence des extraterrestres. Dumitru Prunariu n’est pas connu pour ses excès ou une quelconque loufoquerie. Il est le 103e homme à être allé dans l’Espace, et il fait également partie d’une équipe internationale de chercheurs travaillant pour le conseil de sécurité de l’ONU. En bref, un témoignage que l’on ne doit pas prendre à la légère. »

Les propos qui suivent ont été publiés par le journal roumain “Gardianul” :

« Regardons les choses en face : nous sommes à une étape technologique trop précoce pour voyager loin dans l’univers. Une forme de vie intelligente est cherchée à des milliers d’années-lumière de nous. On recherche n’importe quel signal qui pourrait avoir du sens et pourrait être émis par une espèce intelligente. Durant la Guerre Froide, toutes les découvertes étaient gardées secrètes parce que ça aurait pu permettre une technologie plus avancée que celle des humains, une technologie qui aurait pu être utilisée contre l’adversaire. Même aujourd’hui, les rapports qui datent de 40 ou 50 ans demeurent secrets. Quelques informations font surface mais sont rapidement infirmées par ceux que ça intéresse. C’est assez facile pour eux de détruire la confiance du public sur ce type d’information. »

200px-Stamp_of_Moldova_md389L’astronaute va encore plus loin en donnant des hypothèses concernant les déplacements des extraterrestres :

« Einstein a parlé d’une force d’interaction du champ gravitationnel avec le champ magnétique. Les expériences ont confirmé ce fait il y a plusieurs années. Une énergie produisant un puissant champ électromagnétique pourrait nous permettre de voyager dans l’Espace à très haute vitesse, sur de très longues distances, sans en ressentir l’accélération. Les technologies actuelles nécessitent trop de puissance pour nous permettre de voyager hors du système solaire. Les ovnis utilisent sans doute des lois physiques que nous ne connaissons pas encore. Nous avons déjà accompli des progrès extraordinaires lors des derniers siècles. Une civilisation qui aurait 5000 années de plus pourrait avoir une avance technologique inimaginable. »

Pour ce qui est de l’agressivité supposée des extraterrestres, Dumitru Prunariu n’y croit pas. Pour lui, les scénarios décrits dans nos films de science fiction sont impossibles, « sans quoi ils nous seraient déjà tombés dessus ».

 

4. Alan Bean :

Bien sûr, les astronautes ouverts à l’origine extraterrestre des OVNIs constituent une minorité. 200px-Alan_beanParmi ceux qui « n’y croient pas », il y a Alan Bean, le pilote du module lunaire d’Apollo 12 et le quatrième homme à avoir marché sur la Lune.

Voici ce qu’il répond à une question posée lors d’une interview publiée dans le numéro 10 (juillet/août 2009) de « Science et inexpliqué » (p. 33) :

« Si vous voulez parler des ovnis, je vous le dis tout net : je ne pense pas que des extraterrestres soient venus – ou viennent – nous rendre visite. Nous n’avons, jusqu’à présent, aucune preuve qu’un tel événement se soit jamais produit. Si nous visitions une autre planète habitée, à mon sens nous nous poserions, nous nous présenterions et nous montrerions notre technologie. »

A la question de Philippe Durand : “Ce que feraient d’hypothétiques extraterrestres s’ils se posaient sur Terre ?”, Alan Bean répond :

« Oui ! Ils se manifesteraient ! Ils nous diraient comment guérir le cancer ou le sida, nous guideraient vers une astronautique plus performante… Evidemment, il est absurde de nier l’existence d’une vie extraterrestre parmi les milliards de milliards de planètes qui existent dans l’espace. Certaines sont très probablement habitées. Mais un voyage pour se rendre sur Terre prendrait des décennies. C’est pour cela que je pense qu’‘ils’ n’ont jamais atterri ici. Mais je peux me tromper… »

On retombe, avec ce genre de propos, sur les arguments fallacieux des opposants à la réalité extraterrestre sur notre planète. Alan Bean nous ressort le paradoxe de Fermi : si les extraterrestres existaient, on les verrait sur Terre. Pour Alan Bean, donc, si des extraterrestres étaient venus sur Terre ou venaient sur Terre, ils auraient pris contact avec l’humanité. Alan Bean ignore totalement le « principe de ‘non-interférence’ », lequel stipule que des sociétés galactiques ayant un niveau de conscience morale élevé s’abstiennent d’interférer avec une société galactique de niveau moindre tant que cette dernière n’a pas atteint le niveau requis de conscience morale, spirituelle, etc., le contact entre deux civilisations complètement disparates sur divers points (économique, politique, religieux, scientifique) pouvant être préjudiciable à la civilisation la moins « avancée » et aboutir à la disparition de celle-ci. Cette absence de contact « officiel » s’explique par le souci de ne pas porter préjudice au développement naturel d’une civilisation, des exemples historiques ayant d’ailleurs montré que des sociétés humaines ont eu à souffrir des colonisations faites par d’autres cultures… Ce sujet est largement développé, sur ce site, dans les textes intitulés (dans la même rubrique « Présence extraterrestre ») : « Extraterrestres. Le problème du ‘non-contact’ ».

En outre, les visées « guerrières » des visiteurs qui pourraient nuire sont peut-être contrecarrées par des civilisations veillant à ce que notre secteur spatial soit exempt de conflits interplanétaires…

Quant à l’absence de preuve (« officielle »), également invoquée par Alan Bean, elle est largement compensée par l’étude des multiples facettes du phénomène OVNI, une étude qui est suffisante à certains pour les convaincre de l’existence d’une présence extraterrestre (passée et présente) sur notre planète.

Ceci dit, heureux encore qu’Alan Bean admette qu’il peut se tromper. Car il se trompe, et lourdement !

 

II. André Brahic (1942-2016) et les OVNIs :

Après les astronautes, parlons un peu d’un astronome, en l’occurrence André Brahic, décédé en mai 2016. Son cas est en effet symptomatique de l’allergie des astrophysiciens et astronomes (à part quelques très rares exceptions) à l’égard du phénomène OVNIs.

220px-Brahic2Dans deux de ses ouvrages, l’astrophysicien André Brahic a consacré quelques pages au sujet des OVNIs. En outre, le responsable de la revue “Science et inexpliqué” l’a interviewé et a abordé le sujet avec lui.

Le discours anti-OVNIs de l’astrophysicien André Brahic est un mélange d’insultes classiques et de jugements expéditifs. Il dénonçait ceux qui « exploitent la crédulité humaine en racontant des histoires de ‘soucoupes volantes’ ». Il dit ne pas supporter ceux qui « font commerce » des « soucoupes volantes ». Il mentionnait de prétendues « croyances qui paraissent bien ridicules comme l’astrologie et les ‘soucoupes volantes’ ».

Il écrivit qu’aucun scientifique « n’accorde foi à ces âneries » (ou « niaiseries »). Ce commentaire est tout à fait erroné. Consultez par exemple divers sites Web consacrés aux OVNIs (mais pas à des âneries), et vous vous apercevrez très vite que de nombreux chercheurs en ufologie ont une formation scientifique.

André Brahic préconisait la tolérance entre les fidèles des diverses religions (dont il n’a sûrement cure), mais il recommandait par contre à ses étudiants « de boycotter toutes les maisons de presse, d’édition et de moyens audiovisuels qui diffusent un horoscope, une rubrique d’astrologie ou des histoires de soucoupes volantes » ! Il parlait de « naïveté » et de « pollution intellectuelle ». Il s’en prenait aux directeurs de journaux et aux chaînes de télévision diffusant ces prétendues « fadaises ». La République, affirmait-il, « ne devrait pas tolérer ces escroqueries ». Il préconisait ceci : s’attaquer au portefeuille des personnes concernées, les sommes recueillies pouvant alors être consacrées à l’éducation ! Comme on le voit, André Brahic était particulièrement « tolérant », sa « tolérance » (prétendue) étant en fait très sélective… On note en outre, chez ce scientifique, une confusion des genres entre les véritables âneries constituées par les horoscopes des magazines (à ne pas confondre avec la pratique sérieuse de l’astrologie) et les fausses « vésanies » (sic) constituées par exemple par les OVNIs.

Quels étaient les arguments de cet astronome virulent contre l’existence des OVNIs extraterrestres, un chercheur qui par ailleurs disait ne pas savoir si la vie extraterrestre existe ?

– Selon André Brahic, les astronomes « n’ont jamais vu le moindre débarquement d’extraterrestres ». Jean Sider a néanmoins collecté les témoignages d’astronomes (amateurs ou professionnels) ayant observé des objets de nature non identifiée, ce qui représente un total de 60 observations. Voici deux exemples :
Le 1er décembre 1965, le R. P. Reyna (à la fois jésuite et astronome) et ses assistants ont constaté la présence, sur un cliché pris à l’Observatoire d’Adhara (Buenos Aires, Argentine), de disques noirs planant entre la Terre et la Lune. Le 14 novembre 1964, la même équipe avait repéré un OVNI très près du satellite Echo 2. Il avait fait un demi tour puis avait filé dans le ciel. Cet objet, qui réapparut à deux autres reprises, avait au début la forme d’un cigare, puis celle d’une sphère. Sa partie supérieure était verte, son centre jaune et ses bords bleus, sa vitesse était quatre fois celle d’Echo 2 et son diamètre était trois fois celui du satellite (soit 120 mètres). En 1966, la même équipe vit cinq OVNIs se déplacer en V, la progression dans le ciel se faisant dans un mode horizontal.

En l’espace d’environ huit mois (d’octobre 1967 à mai 1968), l’astronome Gabriel Alvial Caceres a pu observer (à l’Observatoire d’El Infernillo, Chili), à quinze reprises, des objets pouvant s’arrêter net en cours de trajet. Le 14 mai 1968, l’un d’eux a été photographié. Il avait l’apparence d’un énorme disque brillant et il s’est tenu immobile à 2100 mètres d’altitude durant environ une heure. Sur la photo on voit un objet en forme de dôme au-dessus des montagnes…

Michael Hesemann s’est référé au catalogue d’Adolf Schneider, lequel a cité 114 cas d’observations de phénomènes célestes et spatiaux inexpliqués faites par des astronomes professionnels. (3)

« Si l’on en croit certains rapports, tout se passe comme si les extraterrestres ne se montraient qu’à ceux qui n’ont aucune culture scientifique ! » (A. Brahic)

Or, il n’est pas difficile de trouver, dans la masse des témoignages répertoriés, des gens ayant une telle « culture », comme, par exemple, les témoignages mentionnés ci-dessus relatifs aux astronomes !

– Selon André Brahic, les récits rapportés de telles visites « n’ont absolument rien à voir avec une intelligence extraterrestre ». Nous avons ici une affirmation péremptoire qui n’est pas étayée…

« Chaque fois que les scientifiques se sont penchés sur ces témoignages, ils ont trouvé une explication simple quand le rapport contenait suffisamment d’informations, et ils n’ont pas pu conclure lorsque les faits rapportés étaient vagues, imprécis et incomplets ». (A. Brahic)

Cette déclaration est fausse. En effet, si un certain nombre de cas relèvent d’« explications simples », il y en a beaucoup, à haut degré d’« étrangeté » – et comportant de nombreux éléments d’information -, qui résistent à toute explication réductionniste.

« Tous ceux qui se livrent à des enquêtes judiciaires savent combien un témoignage visuel est fragile ! Ce n’est pas parce que M. ou Mme Dupont prétend avoir vu un Martien qu’il existe ! Ce n’est pas parce que certains racontent avoir vu apparaître la Vierge ou Allah que leur existence est indubitable ». (A. Brahic)

Si le témoignage humain n’a aucune valeur, il faut alors interdire, notamment, l’enseignement de l’Histoire. De plus, l’étude d’une multitude de témoignages permet de dégager des constantes qui ne sont pas explicables par la « fragilité » du témoignage humain.

« A la lecture des histoires d’ovnis, il est frappant de constater combien ces extraterrestres nous ressemblent et combien les auteurs de ces fadaises manquent d’imagination. Les scientifiques ne leur reprochent pas d’avoir trop d’esprit d’invention, mais d’en manquer singulièrement ! » (A. Brahic)

On peut faire observer que si les extraterrestres « nous ressemblent » (certains d’entre eux en tout cas), cela signifie tout simplement que la forme humanoïde est répandue dans l’Univers, contrairement à ce que s’imaginent de nombreux exobiologistes, lesquels ont, eux, par contre, beaucoup trop d’imagination !

– Selon André Brahic, l’idée « que des astronautes aient visité la Terre dans le passé pour apprendre aux civilisations anciennes l’essentiel de leurs connaissances est une véritable insulte à l’intelligence et aux réalisations de ces civilisations ». Les ‘‘preuves’’ apportées sont, écrivit-il, « des fraudes délibérées, et le fait de sous-estimer ces civilisations dites ‘primitives’ frôle le racisme ». Comme dans le cas de l’astrologie, « il est déshonorant d’exploiter ainsi la naïveté du public ! ».

En fait, il n’y a pas de fraudes délibérées (pas plus que de « racisme »). Tout au plus, certaines spéculations sont-elles dénuées de fondement, ce qui n’enlève cependant rien au fait que la théorie générale (celle des « anciens astronautes ») correspond bien à la réalité. Voyez, à ce sujet, mes textes consacrés aux rapports « Visiteurs de l’espace et religion » (même rubrique).

André Brahic a terminé sa diatribe contre les OVNIs en déclarant : « Mais revenons à un sujet plus sérieux : la quête de la vie dans l’Univers. » (4) Mais contrairement à ce que s’imaginait cet individu, le sujet des OVNIs est bien plus sérieux qu’ils ne le croyait.

Dans un autre livre, André Brahic est revenu brièvement sur le sujet en évoquant les prétendus « escrocs qui racontent des histoires de ‘soucoupes volantes’ » et les prétendues « croyances qui nous paraissent maintenant bien ridicules » (dont les « soucoupes volantes »), lesquelles constitueraient une véritable « pollution des esprits »… (5) Certes, on n’a jamais prouvé la supériorité de son point de vue en insultant les gens, mais c’est une considération élémentaire qui échappe manifestement à ceux qui se présentent comme les ardents défenseurs de la « Science ».

Dans une émission télévisée, on a entendu André Brahic déclarer péremptoirement (et stupidement) que les OVNIs n’existent pas.

 

* Une interview dans « Science et inexpliqué » :

Dans le numéro 5 de la revue « Science et inexpliqué » (septembre/octobre 2008), on trouve une interview d’André Brahic. L’interviewer n’a pas pu s’empêcher de lui poser des questions sur le thème des OVNIs, ce qui a donné lieu, bien sûr, à des réponses aussi ineptes que les précédents propos énoncés dans les deux livres de l’astrophysicien sectaire (comme son collègue qu’il avait bien connu, Evry Schatzman) :

– L’interviewer ayant posé une question, André Brahic répond qu’il n’y a rien de sérieux dans l’affirmation selon laquelle nous avons été visités, dans le passé, par des extraterrestres. Il a lu les livres évoqués à propos des pyramides, des pierres de Baalbek, des lignes de Nazca. Ces livres, déclara-t-il, sont « d’une indigence rare », aucun scientifique ne pouvant leur accorder le moindre crédit. Il affirmait que ces « tentatives de tromper son prochain en abusant de la crédulité humaine sont condamnables ».

Cette dernière formulation est particulièrement inepte car il n’était pas question, chez les auteurs incriminés, de « tromper son prochain en abusant de la crédulité humaine », rien de « condamnable » n’étant par conséquent à dénoncer dans ce genre de conviction. Ces auteurs (on connaît Robert Charroux, Erich von Daniken, etc.) adhéraient à la thèse qu’ils défendaient, et ils ne cherchaient donc pas à tromper les gens. Si certaines énigmes archéologiques ont parfois improprement été expliquées par une intervention extraterrestre, je soutiens (en accord avec certains successeurs actuels défendant la thèse des « anciens astronautes ») que la thèse générale est tout à fait exacte. Qu’il s’agisse, par exemple, de certains passages bibliques ou de textes sumériens, l’implication extraterrestre dans certains événements historiques est d’autant plus évidente, pour moi, qu’elle est confirmée par de nombreuses sources « psychiques » (canalisations, sorties hors du corps) que je considère authentiques. (Voyez mes textes : « Visiteurs de l’espace et religion ».)

S’agissant des OVNIs, André Brahic accumula les inepties et les contrevérités :

– Après avoir rappelé qu’« OVNI » signifie « objet volant non identifié », il ajouta qu’il voyait dans le ciel, tous les jours, des objets volants dont il ne pouvait identifier ni le type ni le numéro d’immatriculation, et qu’il n’y avait là rien de mystérieux ! (Il se référait, bien sûr, aux avions.) André Brahic en était donc réduit à « sortir » cette inepte boutade. L’expression « objets volants non identifiés » permet à tous ceux qui méconnaissent le dossier OVNI de rejeter l’intérêt de l’expression dans la perspective d’une explication « exotique » des observations concernées, alors qu’il faudrait en fait employer l’expression : « Les objets volants non identifiables », pour reprendre le titre d’un livre, de Daniel Mavrakis et de Marie-Pierre Olivier, paru en 1986 aux éditions Robert Laffont. En effet, les « OVNIs » ne sont pas seulement « non identifiés », mais ils sont avant tout, après analyse, « non identifiables » à des phénomènes naturels ou à des engins conventionnels de fabrication humaine.

André Brahic a déclaré, de façon péremptoire, que ceux qui prétendent que nous avons été visités par des extraterrestres sont soit des escrocs, soit de grands naïfs. La réalité est bien sûr différente : alors que ceux qui (dont je fais partie) affirment que nous avons été visités (et que nous sommes visités) ne sont ni des escrocs, ni des naïfs, André Brahic était par contre, en matière d’ufologie, un grand incompétent à l’esprit cynique. Il n’était d’ailleurs capable, en guise d’argumentation, que de faire quelques déclarations péremptoires « à l’emporte-pièce » sans aucunement étayer celles-ci. Cet individu était, comme l’a été Henri Broch (entre autres), un véritable dinosaure du rationalisme sectaire, et le fait qu’il était un scientifique réputé dans son domaine (il a ainsi découvert les anneaux de Neptune) ne change rien à ce triste constat.

– Il a déclaré qu’étant adolescent il a vu apparaître brutalement devant lui, sur la route, une sorte d’engin, la couleur de celui-ci passant du vert au rouge comme s’il allumait ses feux « stop ». André Brahic a ensuite appris que c’était une étoile filante. Il a ajouté que l’observation d’un ballon sonde, juste avant le coucher du Soleil, peut aussi faire l’objet d’une méprise : lorsqu’il se déplace perpendiculairement à vous, « vous avez l’impression d’un déplacement rapide », et lorsqu’ils s’éloigne « vous avez l’impression qu’il est immobile ».

Voilà à quoi se limitait sa connaissance de l’ufologie ! C’est pathétique et consternant.

– L’interviewer ayant évoqué « les dizaines de milliers d’observations étranges réalisées depuis des dizaines d’années », André Brahic a répondu que ce qu’il remet en cause c’est « l’honnêteté des individus qui les exploitent », et il trouvait intolérable « que l’on puisse gagner de l’argent avec un tel sujet ». Ce n’est, ajouta-t-il, ni plus ni moins que de profiter de la crédulité humaine, ce qui va à l’encontre, prétendit-il, « de l’enseignement et de l’éducation ».

Quelle idiotie ! Qui gagne de l’argent, en France, en écrivant sur les OVNIs ? (Seuls Jean-Claude Bourret dans les années 1970 et Jean-Pierre Petit au début des années 1990 peuvent être ainsi listés !) Quelques auteurs arrivant à peine à vendre quelques centaines d’exemplaires de leurs livres ? Les responsables de revues traitant de phénomènes inexpliqués ? Et puis il y a toujours cette stupide accusation d’exploitation de la crédulité humaine, André Brahic ayant été censé, lui, incarner la Science.

André Brahic ajouta que ce que l’on croit voir dans le ciel dépend de l’éducation reçue.

« Un naïf abreuvé d’histoires d’apparitions divines est persuadé d’avoir vu la Vierge lui parler. Un autre, abonné à des revues peu sérieuses, est convaincu d’avoir vu des ‘soucoupes volantes’. Nous connaissons tous la fragilité du témoignage humain. Certains ont du mal à distinguer rêve et réalité. Il est manifeste que sans éducation l’on a beaucoup plus de chances de se tromper sur la nature de ce qui peut exister dans le ciel. Il faut bien comprendre que l’étude d’un phénomène scientifique ne repose pas sur le témoignage humain, mais sur des mesures réalisées à l’aide d’instruments utilisables par quiconque. » (A. Brahic)

On a droit ici à la tirade habituelle sur la fragilité du témoignage humain, en oubliant deux choses : l’existence de nombreux témoignages à « haut degré d’étrangeté » (rencontres rapprochées avec observation ou non d’« ufonautes »), ceux-ci ne pouvant pas se réduire à de simples méprises avec des avions, ballons sondes ou météorites, et l’étude comparée des témoignages de ce type, étude permettant de dégager des caractéristiques communes dans les récits collectés (ce qui montre que le témoignage n’est pas toujours « fragile »).

En outre, précisons tout de même que ce ne sont pas des abonnés à des revues ufologiques (ou si peu) qui disent avoir vu des « soucoupes volantes », les témoins se rencontrant dans toutes les couches de la population, et parmi eux, bien sûr, des individus de formation universitaire et par conséquent « éduqués ». (Et ajoutons qu’il existe des revues « sérieuses » sur les OVNIs.)

André Brahic a utilisé l’autre argument classique des négateurs de l’origine extraterrestre de nombreux OVNIs :

Les instruments d’environ sept mille astronomes professionnels scrutent, jour et nuit, sur tous les continents, toutes les directions dans le ciel, et aucun de ces astronomes n’a jamais constaté l’existence d’un phénomène de cette nature. Par contre, ajouta André Brahic, « on nous raconte que le brave gendarme, le brave ingénieur, le brave paysan, le brave pilote, le brave berger, ont vu débarquer les petits hommes verts ! », ce qui constitue simplement « un défaut d’éducation » !

On est vraiment consterné devant ces propos simplistes émanant d’un scientifique dont les formulations devraient dénoter pourtant une plus grande intelligence. Notons la mention des “petits hommes verts”, l’emploi de cette expression étant spécifique aux ignares complets en matière d’ufologie (c’est-à-dire la presque totalité des gens). Avec l’expression « les Martiens », elle constitue la culture générale des gens sur le sujet ! Mais si l’emploi de ces expressions « savantes » est compréhensible chez le vulgaire et l’ignorant de base, il l’est beaucoup moins chez un scientifique qui est aussi (comme beaucoup de ses collègues), en fait, un scientiste.

De plus, les pilotes qui ont observé des appareils aux caractéristiques aéronautiques inhabituelles sont tout à fait compétents pour déterminer la nature de ce qu’ils perçoivent dans le ciel, avec ou sans écho radar. Quant aux gendarmes, ils savent en principe rapporter correctement une observation… Et les astronomes ? Aucun n’a-t-il jamais rapporté l’observation d’un « OVNI » ? Relisez ce que j’ai écrit un peu plus haut, à propos des observations rapportées par Jean Sider et Adolf Schneider.

L’interviewer ayant déclaré que des scientifiques se sont penchés sérieusement sur le sujet, André Brahic a répondu qu’ils l’ont fait pour conclure qu’il n’était pas sérieux !

« A chaque fois que l’on a suffisamment de données, une explication simple est trouvée ! Quand on manque d’informations, on ne peut évidemment pas conclure… Mais dites-vous bien une chose : ‘s’ils débarquaient’, nous le saurions tous très rapidement. Moi, je garde le champagne au frais… au cas où ! » (6)

Décidément, les propos d’André Brahic sur les OVNIs étaient toujours aussi niais et manquaient d’originalité. Là aussi, on est en pleine désinformation. D’abord, il n’a pas donné les noms de ces prétendus scientifiques qui auraient conclu que tous les cas d’OVNIs sont expliqués. Et pour cause, car ces scientifiques n’existent pas ! Il y a certes eu des rationalistes et des « debunkers » (spécialistes de la désinformation) qui ont travaillé dans ce sens, mais leurs analyses se sont avérées partielles et partiales. Par contre, il y a des scientifiques (Stanton Friedman, etc.) qui reconnaissent la réalité des OVNIs.

Une question : quel intérêt y a-t-il à interroger un type connu pour son allergie tenace aux OVNIs et totalement incompétent sur le sujet ?

Alain Moreau

 

Références :

1. www.ovnis-usa.com

2. Jean Sider, « Lumières dans la nuit », n° 358, daté de novembre 2000, p. 4-6.

3. Jean Sider, « OVNIS. La solution du mystère ? », éditions Ramuel, 2001, p. 203-219.

4. André Brahic, « Enfants du Soleil », éditions Odile Jacob, 1999, p. 312-313, 344-346.

5. André Brahic, « Cinq leçons d’astronomie. Planètes et satellites », éditions Vuibert, 2001, p. 342, 2.

6. « Science et inexpliqué », n° 5, septembre/octobre 2008, p. 33.

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