Âme-groupe, individualisation, sortie astrale, réincarnation et karma

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En 1991 est parue aux éditions Vivez Soleil la traduction française (”La vie de l’âme pendant le sommeil”) d’un livre fort intéressant (et très peu connu) paru à l’origine en Angleterre dans les années 1940. On y trouve notamment des informations détaillées sur le séjour des âmes dans le Monde spirituel, un sujet que je réserve pour un futur livre.

Le 7 juillet 1941, Peter Richelieu pensait toujours à un télégramme qu’il avait reçu trois jours auparavant du Bureau de la Guerre à Londres, lui disant que Charles, son jeune frère âgé de 23 ans, avait été tué pendant un combat au-dessus de l’Angleterre. Vers 11 heures du matin, le domestique évoqua un homme qui se trouvait dans le hall et qui voulait voir Peter Richelieu. L’homme, petit et mince, avait environ 45 ans, il portait un turban et il était natif de l’Inde du Nord. L’individu déclara que Peter Richelieu l’avait envoyé chercher, ce que ce dernier ne comprit pas.

« Ne venez-vous pas de perdre votre frère ? N’est-il pas exact que vous vous posez beaucoup de questions au sujet d’une Providence cachée, que vous accusez d’être l’instrument qui vous a enlevé votre frère ? (…) Ces trois dernières nuits, pendant votre sommeil, vous avez rêvé que vous parliez avec votre frère. Vous avez parlé avec lui ; vous lui avez posé ces questions et beaucoup d’autres, (…). Je suis la réponse à ces questions. Je suis le messager qui a été envoyé pour que ces problèmes s’éclaircissent pour vous. Le Christ n’a-t-il pas dit : ‘Demandez et il vous sera donné ; frappez et on vous ouvrira.’ Vous avez demandé – vous avez frappé, et il ne dépend maintenant que de vous d’obtenir les réponses que vous avez si souvent réclamées. »

L’inconnu suggéra à Peter Richelieu de venir chez ce dernier une heure ou deux par jour, jusqu’à ce que son récit soit terminé, à 11 heures chaque matin. Puis l’homme disparut.

Le lendemain, le mystérieux visiteur fut au rendez-vous à 11 heures. (1) Au fil des rencontres, il lui délivra un enseignement sur divers sujets fondamentaux et il lui enseigna une méthode lui permettant d’accéder, pendant son sommeil, au souvenir conscient de ses pérégrinations dans l’univers de l’après-vie (mondes astral et mental). Je réserve les informations détaillées sur les mondes astral et mental pour un prochain livre. Je donne ici les éléments d’information sur les thèmes suivants :

I. Âme-groupe, ego et individualisation :

Lorsque la vie débute, sous la forme des différents minéraux, elle n’a pas d’individualité dans le sens où nous l’entendons au niveau humain. La force vitale passe des types inférieurs de minéraux aux types supérieurs, puis dans les formes inférieures et supérieures des végétaux, ce qui prend des milliers d’années.

Lors du passage de la vie du règne végétal au règne animal, il n’y a pas encore d’individualité, mais seulement une conscience de groupe ou âme-groupe, commune à tous les animaux d’une même espèce, les manoeuvrant et les dirigeant de l’extérieur.

Quand la force vitale passe dans le royaume humain, un esprit ou ego habite chaque corps individuel, les individus ayant alors leur libre arbitre.

Le règne animal est une structure complexe de différents niveaux d’évolution, depuis les microbes et les vers, en passant par les animaux sauvages de la jungle, jusqu’aux animaux domestiqués par l’Homme. En traversant le règne animal, la force de vie acquiert la coloration de l’expérience. Elle prend la forme, par exemple, de myriades de têtards, certains devenant des grenouilles… C’est l’ensemble des expériences de toutes les unités, une fois mélangées, qui colore leur groupe, car aucune de ces unités n’a une identité séparée, chacune étant une partie de l’âme-groupe dans sa totalité.

Après une vie ou deux à ce stade de l’évolution, la force vitale passe au niveau supérieur.

« Au lieu de dizaines de milliers de têtards, elle se divise par exemple en quelque chose comme dix mille unités de rats ou de souris. »

Dans cette série d’existences, la peur continue à grandir. Dans sa première vie, le rat, par d’amères expériences, apprend à éviter l’Homme à tout prix, à travailler de nuit…

La peur liée à la survie colore les expériences des animaux, l’instinct prédominant chez tous les animaux sauvages étant la peur : peur de l’animal plus fort qu’eux et peur du ”super-animal” appelé Homme.

« Les âmes-groupes vivent de nombreuses vies dans les corps des animaux sauvages, parce que, lors de telles incarnations, elles apprennent les importantes leçons de l’instinct de conservation et la nécessité de travailler pour survivre, car l’obtention de nourriture devient pour chaque animal une tâche quotidienne qu’il ne peut jamais négliger. Durant les périodes où la nourriture est rare, son instinct le pousse à chercher de nouveaux pâturages et à apprendre l’adaptabilité, ce qui sera très utile à l’âme quand le temps viendra pour elle de devenir une entité humaine séparée. L’instinct maternel apparaît pour la première fois à ce stade de la vie de l’âme-groupe. »

Les animaux sauvages représentent le sommet de la spirale des vies vécues par l’âme-groupe dans le règne animal, car lorsque celle-ci est prête à poursuivre son évolution, elle habite des corps qui l’amènent de plus en plus près du règne humain, auquel elle doit s’adapter au cours des temps.

Lentement mais sûrement, un peu de la peur de la race humaine s’atténue et l’âme-groupe est prête à aborder sa dernière étape dans le monde animal, celle des animaux réellement domestiques – le cheval, le chien et le chat.

« L’âme-groupe qui, au départ, était partie chercher de l’expérience sous la forme de dix mille têtards, s’est progressivement divisée en un nombre de parties de moins en moins important, jusqu’à ce que, dans les dernières étapes du règne animal, elle ne se divise plus qu’en deux parties – en deux chevaux, deux chiens ou deux chats. »

Quand l’âme-groupe a évolué jusqu’au stade où elle se divise par moitié, elle est domestiquée et est parvenue à comprendre l’Homme tel qu’il est réellement. Son individualisation en tant qu’ego humain séparé devient alors possible.

« Le nombre de vies devant encore être vécues par l’âme-groupe dépend entièrement de l’être humain auquel les animaux sont attachés. Si l’un des deux propriétaires de ces chevaux, chiens ou chats, n’aime pas les animaux et les traite avec hostilité ou cruauté, la peur qui avait été presque déracinée durant les vingt dernières vies reviendra en partie et d’autres vies devront encore être vécues avant que l’individualisation puisse se faire. »

Aucune âme-groupe ne peut s’individualiser en une âme humaine avant que la peur de la race humaine n’ait été surmontée.

Comment l’individualisation s’effectue-t-elle ? Elle peut se faire soit par la voie du cœur, soit par la voie de la tête, ce qui dépend du type de l’animal.

« On peut dire qu’un chien passe le plus fréquemment dans le royaume humain grâce à l’amour et/ou au sacrifice. Souvent, un chien est tellement dévoué à son maître ou à sa famille d’adoption que, en cas de danger, il oublie complètement son instinct de conservation et sacrifie sa vie pour sauver celle de son maître ou d’un membre de sa famille. Mais il n’est pas essentiel qu’un chien ait fait le sacrifice suprême de sa vie pour que l’âme-groupe puisse s’individualiser ; lorsqu’elle a appris toutes les leçons qu’elle devait apprendre dans le règne animal et que toutes ses peurs de la race humaine ont été déracinées, ce serait une perte de temps pour elle que de continuer à s’incarner dans la forme animale. Sa destinée est alors ailleurs et un transfert vers une nouvelle sphère d’existence, plus éclairée, a donc lieu. »

La première incarnation dans un corps humain ne se fait pas nécessairement dans un corps aussi peu développé que le type humain le plus bas que l’on trouve sur Terre. Souvent, le nouvel ego ayant acquis beaucoup d’expérience durant ses dernières vies passées dans le règne animal, en particulier s’il a renoncé à sa propre vie pour sauver un humain, a droit à un corps humain légèrement au-dessus du type le moins développé.

Un cheval s’individualise de la même manière qu’un chien – grâce à son extrême dévotion à son maître.

Tandis qu’un chien ou un cheval passe dans le règne humain grâce à la dévotion et/ou au sacrifice, un chat atteint ce stade en apprenant à comprendre l’humain. Les âmes-groupes de chiens très évolués naissent dans des corps de type humain plus évolués.

Il existe le cas de l’animal qui s’individualise en être humain tout en continuant à occuper un corps animal. Le transfert du niveau animal au niveau humain doit se produire lorsque le bon moment est arrivé – quand toute peur est partie et quand le côté amour a été suffisamment développé.

« Dans le cas où un chien, qui est la moitié d’une âme-groupe, meurt de mort naturelle, et où la seconde moitié de l’âme-groupe, un autre chien, reste en vie mais n’a plus de leçon à apprendre, ce chien devient un être humain à tous points de vue, sauf en ce qui concerne la forme. »

La principale différence entre un être humain et un animal est la faculté de raisonnement – et avec elle le don du libre arbitre. (2)

 

II. Les trois corps, la transition et la sortie astrale :

L’Homme est un ego ou âme, et, au cours de son évolution depuis le stade non développé, celui du ”sauvage”, jusqu’à celui ”d’homme parfait”, il doit utiliser trois véhicules de conscience ou corps. Ceux-ci sont connus sous les noms de corps physique, de corps astral ou émotionnel, de corps mental.

Nous utilisons ces trois corps lorsque nous fonctionnons dans les plans de conscience qui sont le plan physique, le plan astral et le plan mental.

Le foyer de l’ego, autour duquel ces corps sont ”enroulés”, est la partie supérieure du monde mental, connue sous le terme de niveau causal.

Lorsque l’ego quitte le niveau causal pour une nouvelle incarnation, il doit avoir ces trois corps.

Le corps à la texture la moins dense est le corps mental. L’ego le crée à partir de la matière dont est constitué le monde mental et s’en entoure.

L’ego s’entoure ensuite du corps astral, lequel est fait de la matière du monde astral.

Puis il y a le corps physique. Lorsqu’un individu meurt, il abandonne le corps physique, l’ego étant toujours vêtu de ses corps astral et mental.

Le corps causal se présente sous la forme d’un ovoïde de brouillard lumineux.

 

– Le double éthérique et la transition :

Le corps physique, constitué de matière dense, comporte aussi une partie moins dense appelée le double éthérique (lequel correspond, dans l’Egypte ancienne, au Ka). Ce n’est pas un corps, en ce sens qu’on ne peut pas vivre en lui, et on ne peut le voir que si on a développé la forme de clairvoyance ”inférieure” appelée la vision éthérique.

Si on donne (pour une opération majeure) un puissant anesthésique, la matière éthérique se retire presque entièrement du corps dense. Si elle se retire entièrement, le patient meurt, ce qui arrive parfois avec des patients sous anesthésie.

La matière éthérique, dont la texture est arachnéenne et très élastique, a comme fonction celle de liaison ou de lien entre les corps physique et astral durant le sommeil. Quand l’ego se détache du corps physique couché sur le lit, une corde de matière éthérique est attachée au corps astral et elle s’étire pendant que l’on voyage où on veut. Aussi loin que nous allions, ce lien avec le corps physique demeure. Quand le moment arrive pour le corps de se réveiller, un message est envoyé le long de cette corde éthérique vers le corps astral, ce qui amène ce dernier à revenir intégrer le véhicule physique.

Lorsque vient le sommeil, l’ego glisse hors du corps physique au moment où ce dernier perd conscience. On est alors vêtu de son corps astral et on vit dans les conditions du plan astral. On est libre d’aller où on veut. Dans le corps astral, on se déplace très facilement et on peut voyager à n’importe quelle distance. La force de gravité n’existe pas au niveau astral. Il est possible de faire le tour du monde en deux minutes et demi environ.

Durant sa vie, un individu a l’occasion de séjourner dans les conditions du plan astral chaque fois que son corps est endormi, mais seule la personne dont le niveau d’évolution est au-dessus de la moyenne profite pleinement de ces opportunités. L’ego non évolué reste habituellement près de son corps endormi.

Dans le cas de la mort, la partie éthérique du corps physique sort de la partie dense de ce dernier. Dès que l’effort de volonté pour se débarrasser du double éthérique est fait, la matière éthérique commence à se désintégrer. Détaché de son corps physique, l’ego, vêtu de son corps astral, fonctionnera dans ce corps aussi longtemps qu’il restera dans le monde astral. (3)

 

– La sortie astrale :

Peter Richelieu essaya ”le truc du miroir” au-dessus de son lit juste avant de s’endormir.

« Cette fois, j’eus un petit résultat, car au moment de perdre conscience, je me souviens d’avoir été debout dans ma chambre, alors qu’en réalité mon corps était paisiblement couché sur le lit. Je me rappelle nettement que j’ai commencé à ouvir la porte ; lorsque j’ai mis la main sur la poignée, je me suis aperçu que j’avais en fait à moitié traversé la porte. Immédiatement je me suis rappelé que les portes ne sont pas un obstacle pour le corps astral et j’ai donc continué. J’ai descendu les escaliers en flottant à une trentaine de centimètres au-dessus des marches ; je m’en souviens parce que j’ai baissé la tête pour éviter la saillie à l’endroit où l’escalier tourne. Bien sûr, ce geste était tout à fait inutile, mais c’était un réflexe de ma part. Je suis passé à travers la porte d’entrée et ai flotté tranquillement en direction du port et de la mer. Ensuite, je me remémore mon réveil (…). » (P. Richelieu)

Il était assez excité de voir que, même sans aide, il a été capable de garder la continuité de sa conscience au moment de s’endormir et même de se rappeler les premières étapes de son voyage astral.

La fois suivante, il n’eut pas l’impression d’avoir dormi. Lorsqu’il s’est rendu compte qu’il était de nouveau dans son corps, le souvenir de tout ce qui s’était passé était clair dans sa tête. Son réveil indiquait 9 h 42. Il n’a pas essayé de s’endormir, mais en quelques minutes il s’est rendu compte qu’il avait glissé hors de son corps et qu’il se tenait à côté du lit, où sa forme endormie était couchée. Il constata qu’il était 9 h 50. Il fit le tour de sa chambre. Son ami indien finit par se manifester, lequel déclara qu’il était en retard parce qu’il avait aidé l’un de ses amis qui était mort le matin même. Il avait aidé son ami, qui avait peur de mourir, à se débarrasser de son véhicule éthérique. Cet ami fut ensuite laissé avec quelques assistants astraux. Le guide déclara à Peter Richelieu qu’il était souhaitable de commencer par faire l’expérience de passer des sphères inférieures aux sphères supérieures. Ils voyagèrent de Colombo à Londres et ”atterrirent” devant Hyde Park. Peter suggéra de descendre Oxford Street. Comme la première fois, il ressentit l’étrange contact arachnéen chaque fois qu’il était obligé de traverser un corps physique. Son ami flottait à environ 2 mètres au-dessus de la tête des passants. Peter en fit bientôt autant et ils revinrent au niveau du sol à Piccadilly Circus. Ils arrivèrent dans la salle du Trocadéro, laquelle était remplie de gens. Son ami souhaita aller à l’étage supérieur et ils passèrent à travers la porte d’une chambre vide où ils étaient tranquilles. Là, l’ami déclara à Peter qu’il voudrait que ce dernier se rende compte que le passage d’une sphère inférieure à une sphère moins dense est très simple et ne demande qu’un effort de volonté pour se réaliser immédiatement. Il demanda à Peter de lui tenir la main et de faire simplement ce qu’il faisait. Il précisa que Peter n’allait rien ressentir, mais qu’il allait remarquer que le décor allait changer progressivement. Les murs de la pièce vont sembler fondre et les meubles vont peu à peu devenir vagues et brumeux. Peter tint fermement la main de son ami. Presque aussitôt, les murs de la chambre s’estompèrent et devinrent flous, de même que les meubles, puis les deux voyageurs se retrouvèrent en plein air, dans un petit champ, avec, à une certaine distance, quelque chose qui ressemblait à un village anglais typique. Ils se trouvaient alors dans la deuxième sphère du Monde astral

Lors d’une sortie hors du corps, Acharya (le nom du guide) demanda à Peter de jeter un coup d’oeil à sa montre, afin de voir combien de temps s’était écoulé depuis qu’il avait quitté son corps. Peter regarda sa montre et s’aperçut que le cadran en était étrangement brouillé. Il tenta d’imaginer quelle heure il pouvait être, et à chaque fois les aiguilles changeaient de position pour se synchroniser avec sa pensée. Acharya expliqua que Peter regardait la montre qu’il imaginait à son poignet. Comme il était habitué à porter une montre, il soulevait automatiquement son poignet chaque fois qu’il voulait savoir l’heure. Le simple fait qu’il s’attendait à y trouver une montre faisait qu’une montre y apparaissait. Au niveau astral, le temps paraît différent de ce à quoi on est habitué au niveau physique.

Acharya déclara à Peter qu’il était temps de retourner à son corps physique à Colombo, qu’il lui suffisait de faire simplement un effort de volonté pour créer une forme-pensée de la pelouse située devant son bungalow à Colombo. Peter commença à se concentrer et remarqua bientôt que son environnement se brouillait. Il ferma les yeux, gardant à l’esprit la forme-pensée de son jardin. Au bout de quelques secondes, l’impression de mouvement sembla cesser, et en ouvrant les yeux il vit Acharya debout à côté de lui sur la pelouse du bungalow à Colombo. Ils entrèrent dans le bungalow en passant à travers la porte fermée, ils montèrent les escaliers et traversèrent la porte de la chambre de Peter. Le corps de ce dernier, qu’il avait quitté plusieurs heures auparavant, gisait toujours endormi sur le lit, mais il semblait montrer quelques légers signes d’agitation, qu’Acharya expliqua être la réaction normale d’un corps quand l’heure du réveil approche. Il ressentit très fortement le besoin de retourner dans son corps. Il se glissa dans ce dernier et fut aussitôt tout à fait réveillé.

La fois suivante, Peter ne se rappela pas avoir glissé hors de son corps, mais il s’est retrouvé dans sa chambre avec son corps couché sur le lit, comme les fois précédentes. Il est sorti de la pièce en passant à travers la porte, a descendu les escaliers et s’est rendu, en passant à travers la porte de la maison, sur la pelouse où Acharya et lui s’étaient tenus peu d’heures auparavant. Il se rendit compte qu’il voyait le double astral des voitures et des gens et qu’il était dans la première sphère, ou sphère inférieure, du Monde astral… A la fin de cette décorporation, et sans autre avertissement, les murs de la pièce où se trouvait Peter semblèrent se fondre en un brouillard qui s’évapora instantanément, et il eut l’impression de se déplacer dans l’espace. Tout d’un coup, il s’est réveillé dans son corps à Colombo. Acharya félicita Peter pour ne pas avoir fait la faute initiale que commettaient quelquefois ses élèves. Ils avaient peur et presque aussitôt se réveillaient dans leur corps physique, avec une accélération du rythme cardiaque. De plus, en ayant dans son esprit une image nette de l’Académie (au niveau d’une sphère astrale) après son retour dans son corps physique, il a pu revenir très facilement et sans grand effort dans ce lieu. Il était ainsi capable de contacter Daphné (une amie chère retrouvée dans le Monde spirituel) et de continuer ses expériences dans le Plan astral. S’il fixait dans son esprit un bâtiment ou un paysage, il pouvait utiliser ce repère comme une forme-pensée sur laquelle se concentrer quand il désirait se rendre dans la sphère de conscience correspondante. (4)

 

III. Réincarnation et Karma :

La première loi importante à l’oeuvre dans le règne humain est celle de la réincarnation. Cette loi concerne l’ego qui, une fois individualisé, revient s’incarner dans un corps physique humain jusqu’au moment où il a appris, en expérimentant tous les types d’environnement, toutes les leçons qui peuvent être apprises dans les conditions de vie physiques. Quand la force de vie évolue à travers les règnes minéral et végétal, cette loi existe dans une certaine mesure, mais n’est pas très apparente. Et elle existe aussi dans le règne animal, de façon tout aussi limitée, car il n’y a pas encore d’entités séparées. Elle se développe durant la période d’évolution suivant l’individualisation de l’ego dans le règne humain.

La seconde loi importante, valable pour les humains mais non pour les animaux, est celle du karma ou loi de cause à effet. C’est à partir du moment où l’âme-groupe devient un ego séparé que cette loi commence à opérer. Elle décrète que toute pensée, parole ou action, émanant d’une personne, doit produire un résultat défini – bon ou mauvais – qui doit être assumé dans nos vies. Cela n’est en rien injuste, et c’est d’ailleurs ce que l’on retrouve dans l’enseignement christique : ”Vous récolterez ce que vous avez semé”.

Selon la loi du karma, une action qui a provoqué une souffrance chez une personne a pour conséquence une souffrance comparable chez la personne qui a provoqué cette souffrance, dans cette vie ou dans une vie à venir. De la même manière, un acte bon engendre un karma positif, ce qui peut avoir deux types de conséquences : soit on liquide un karma négatif que la personne a à son passif – le bon compensant le mauvais -, soit on reçoit ”une même quantité de bonté” en provenance d’une source différente.

Quand un nouvel ego entame ses vies humaines, le nombre de ses actions, pensées et paroles inadéquates ou mauvaises, excède naturellement de loin celui des bienveillantes. Si la loi fonctionnait à la lettre, l’individu mènerait une vie de misère et de souffrance perpétuelles, dues entièrement à ses propres actions, pensées et paroles, chacune d’entre elles produisant son juste résultat. Une telle vie serait intolérable et impossible à vivre. Pour les jeunes âmes, le suicide deviendrait rapidement habituel. Une méthode plus humaine est adoptée : au cours d’une seule vie, aucun individu n’est censé souffrir davantage qu’il ne peut le supporter. Les ”unités de mauvais karma” produites par lui dans cette vie par inexpérience, qui n’ont pas été payées ou anulées par des unités similaires de ”bon karma”, sont suspendues pour être acquittées dans des vies futures. Le résultat de cet arrangement, qui peut être comparé à un découvert en banque, est que, durant les premières 200 incarnations ou davantage, l’individu ajoute continuellement à ce découvert. Mais, ce faisant, il crée ce que nous appelons ”la voix de la conscience”, cette petite voix étant produite par les expériences que l’ego glane dans ses différents corps. Elle n’est pas encore à l’oeuvre de façon appréciable avant de nombreuses vies.

Prenons le cas d’un individu non évolué qui tue pour posséder un objet. Le meurtrier est arrêté, jugé et condamné à mort. (Note de A. M. : Comme cela est pratiqué encore dans certains Etats américains, par exemple.) Au ”niveau mental supérieur”, le résultat d’une telle action est noté. Si, dans une vie future, le même ego (dans un nouveau corps) souhaite posséder un objet appartenant à une autre personne, il est averti par la voix de l’expérience, sa conscience, que s’il tue son ennemi, il subira le même sort par la main de l’Etat.

« Ainsi, progressivement, s’élabore le réservoir de connaissances, chaque événement majeur des différentes vies étant enregistré afin de devenir un avertissement dans une vie à venir. »

Grâce à cette simple explication, il est facile de comprendre qu’un individu ayant une conscience qu’il écoute est certainement une vieille âme ayant eu beaucoup d’expériences dans des vies passées.

Pendant peut-être 200 vies, chacune de ces âmes produit plus d’unités de mauvais karma que de bon.

« Certaines de ces unités sont remboursées pendant la même vie au travers de la souffrance et de l’infortune, mais ce qui est bon est reporté sur le découvert. Lorsque l’ego devient plus évolué (réellement plus évolué), le bon sens lui enseigne que la méchanceté lui amène des troubles, tandis que la bonté et les bonnes actions ont pour résultat le bonheur et un grand nombre d’amis. »

Il évolue ainsi jusqu’à un stade où le nombre d’unités de mauvais karma produites dans une seule vie est dépassé par le nombre d’unités de bon karma gagné par de bonnes actions : c’est une étape très importante dans le développement d’un individu car, à partir de ce point, ce dernier commence à devenir un membre utile et valable de la société.

« Dans toutes ses vies futures, avant que la nouvelle incarnation ne commence, un petit pourcentage de son découvert lui est remis pour qu’il le rembourse dans cette vie-là, et ce quota doit être liquidé, en plus de toute unité de mauvais karma produit dans cette même vie. Des actes positifs de bonté lui apporteront beaucoup de bonheur et l’aideront le long du chemin. »

L’ego se rend compte que nos vies sur le plan physique sont nécessaires pour son progrès, le but étant de s’émanciper et d’apprendre aussi vite que possible les leçons que nos nombreuses vies sont censées nous apprendre. Il cherche ainsi à être libéré le plus vite possible de la nécessité de renaître, ce qui est possible seulement s’il a appris toutes les leçons qui doivent l’être grâce à l’existence physique.

 

1. Pourquoi certaines personnes naissent-elles estropiées, d’autres aveugles et d’autres encore sourdes et muettes ?

Il est essentiel de comprendre que toutes les tragédies sont entièrement produites par les individus concernés, par leurs actions dans des vies passées, et qu’elles ne sont pas dues à un méchant Créateur aimant voir souffrir les êtres humains.

« Un enfant naît parfois estropié parce que, dans une vie passée, il a causé une souffrance extrême à un autre être humain ou à un animal. Un homme peut, dans une rage d’ivrogne, battre un enfant cruellement au point de provoquer par ses coups une difformité physique que la science médicale est incapable de guérir ; en conséquence, cet homme naîtra sans aucun doute estropié dans une prochaine vie et sera ainsi obligé de subir le même type de souffrance. Les gens naissent parfois sourds et muets parce que, dans une vie antérieure, ils ont eu le malheur d’être les parents d’un enfant sourd et muet ; au lieu de lui créer une vie familiale heureuse, ils ont montré leur déception d’avoir un enfant anormal et l’ont fait payer à la pauvre créature, incapable de se défendre, ce qui lui a rendu la vie plus dure que nécessaire. Même des êtres évolués, qui savent pourquoi des enfants naissent estropiés ou anormaux, n’arrivent parfois pas à comprendre que le fait d’avoir un enfant anormal est une excellente occasion pour eux de créer du bon karma, s’ils le traitent avec beaucoup de sympathie et de compréhension. »

 

2. La cruauté mentale et émotionnelle a des conséquences karmiques similaires :

« On voit très souvent une veuve mettre des obstacles au mariage de son fils, pour la simple raison qu’elle souhaite égoïstement le garder dans son cercle familial. La mère dit que le mariage entraînerait des perturbations dans la maison familiale ou diminuerait son revenu, ou bien qu’elle est trop fragile pour être laissée seule ; le jeune homme, par sens du devoir, renonce donc à l’éventualité de faire un mariage heureux et consacre sa vie, de façon désintéressée, à s’occuper de la mère égoïste. Il ne se rend pas toujours compte que sa mère est égoïste – bien que ce soit évident pour tous. Le résultat karmique d’un tel égoïsme est que l’on ne peut que considérer comme juste que, dans une vie future, cette femme tombe amoureuse d’un homme qui meurt ou est tué avant que le mariage ne puisse avoir lieu. Au bout de plusieurs années, remise de cette perte, cette même femme s’aperçoit qu’un autre homme est tombé amoureux d’elle. Il ne semble pas y avoir de raison pour que les choses ne se passent pas bien cette fois-ci, mais le Destin risque d’intervenir de nouveau dans le jeu de la vie : l’un des deux peut développer une maladie incurable rendant ce mariage impossible. Comme les gens ne connaissent pas la raison de tels événements, ils ont tendance à penser que la personne concernée est le jouet d’un méchant Créateur – mais ce n’est pas le cas, car vous ne pouvez en aucune façon souffrir sans avoir vous-même produit la cause de cette souffrance. »

 

3. Pourquoi certaines personnes naissent-elles sous ”une bonne étoile”, avec beaucoup d’argent, une bonne santé et tous les avantages, tandis que d’autres naissent dans des taudis, sans atouts naturels, et souvent avec des maladies héritées de leurs parents ?

Chaque individu prépare lui-même l’environnement dans lequel il naît, en accord avec la loi du karma.

Naître sous une ”bonne étoile”, avec beaucoup d’argent et une santé parfaite, n’est accordé qu’à l’individu qui mérite cela. Et il en est de même pour la personne naissant avec beaucoup de limitations et peut-être des maladies héréditaires.

« Pour trouver un exemple d’homme ayant gagné le droit de naître avec une ‘cuillère d’argent dans la bouche’, vous n’avez qu’à regarder parmi les pauvres de ce monde. Combien de fois avez-vous vu la générosité déployée par un individu qui n’est pas riche en biens de ce monde, mais qui cependant fait son possible pour aider ceux qui sont encore moins fortunés que lui ? Une telle personne n’est que trop souvent abusée par des gens sans scrupules. Les actes de générosité qu’accomplissent ces gens font qu’ils gagnent le droit de naître dans des circonstances très différentes dans le futur ; ils gâchent très rarement les chances que procure une grande fortune car ils continuent à aider leurs frères comme dans le passé, avec bénéfice pour eux-mêmes et pour le monde. S’il gâche ces chances, l’homme crée du mauvais karma au lieu du bon et il aurait mieux valu pour lui qu’il soit né dans des circonstances moins favorables du point de vue terrestre. »

Ce n’est pas nécessairement un grand malheur pour un individu de naître dans d’humbles circonstances. Il a ainsi l’opportunité de dépasser les limitations de son environnement par ses propres efforts. Ses efforts amélioreront son caractère et lui permettront de créer beaucoup de bon karma.

« Ses efforts et son refus de se laisser décourager par ces limitations naturelles feront habituellement en sorte que, dans la vie suivante, son environnement sera beaucoup plus favorable. »

De nombreuses vies au niveau physique sont nécessaires si nous voulons acquérir suffisamment d’expérience pour nous libérer de la nécessité des naissances et des morts continuelles.

Les inégalités de la vie ne sont pas causées par un Divin Créateur qui en favorise certains et pas d’autres, mais elles sont dues aux différents stades où se trouvent les individus, à un moment donné, dans leur voyage vers la ”perfection”, ou elles sont produites par des actes peu sages commis par ces individus dans leurs vies passées. Aucun travail accompli à ce niveau n’est jamais perdu car, à la fin de chaque incarnation, nous emportons notre récolte qui deviendra une partie de ”l’atome permanent”, notre réservoir de connaissances. (5)

 

– Le karma national :

Les guerres sont le résultat des actions de l’Homme et de ses tendances agressives. Il y aura des guerres aussi longtemps qu’il y aura des nations séparées dans le monde et que certaines nations souhaiteront en diriger et exploiter d’autres.

Il existe un karma national comme il existe un karma individuel. Les groupes de gens qui se sont réunis en une nation et qui ont interféré avec la vie d’une autre nation doivent toujours subir les conséquences de leurs actions, qu’elles soient bonnes ou mauvaises.

« Les guerres engendrent les guerres et il en sera ainsi jusqu’à ce que l’humanité prenne conscience comme d’une chose qui va de soi que tous les membres de la race humaine sont membres de la même famille humaine, qui devrait être traitée avec compassion et compréhension, et aidée. »

Un jour, il n’y aura plus de nations séparées car tous les humains vivront ensemble en harmonie. Les différentes nations deviendront de simples Etats dans une nation mondiale, et des individus sages, issus de chaque groupe, gouverneront et légifèreront pour le bien de tous. (6)

 

– Réincarnation et races :

La couleur de la peau ne dénote pas le niveau d’évolution d’un individu. Elle est généralement due au climat dominant dans le pays où il naît.

« On décide habituellement pour un individu de la nation dans laquelle il va naître, bien qu’un certain choix soit donné à l’ego. Avant que son retour dans la vie physique ne commence, on montre à l’ego les traits de caractère dont il manque ; comme chaque nation a des caractéristiques propres, exprimées par pratiquement tous ses membres, un ego naît en général dans une famille appartenant à une nation dont les vertus et caractéristiques prédominantes sont celles dont il manque, afin qu’elles soient incorporées à sa future structure. »

Il y a plusieurs milliers d’années, les parties de la Terre les plus habitées étaient les pays où l’on trouve maintenant les peuples indigènes aux ”peaux colorées”. Chacun d’entre nous, dans ses premières incarnations, a occupé des corps à la peau sombre. La civilisation progressant, les pays qui constituent maintenant l’Occident furent habités. Quelques-uns des ego les plus avancés naquirent dans les pays occidentaux. Aujourd’hui, le progrès vient principalement des nations occidentales, et il est donc souhaitable que les ”vieilles âmes” (celles qui ont eu le plus d’incarnations) naissent dans des corps occidentaux. Il est évident que tous les individus à la peau blanche ne sont pas plus évolués que tous les individus à la peau ”colorée”.

« Chaque nation dans le monde a besoin d’un certain nombre d’ego expérimentés et évolués pour la diriger et l’aider à progresser dans son évolution ; un certain nombre de vieilles âmes naissent donc toujours dans chaque nation. Mais je ne veux pas dire par là que de vieilles âmes naissent dans des corps d’aborigènes d’Australie ; ce serait impossible parce qu’ils ne constituent pas une nation, mais une race en train de mourir. Les seules entités qui habitent ces corps sont celles qui étaient membres de cette race à l’origine, mais qui n’ont pas avancé aussi rapidement ou progressé aussi loin que les autres membres originels passés, eux, depuis longtemps dans d’autres races.

Faites la comparaison avec l’Inde : vous trouvez dans ce pays des millions d’êtres non évolués, mais aussi un grand nombre d’intellectuels avancés et de nombreux esprits extrêmement spirituels. Les Indiens ont toujours accordé beaucoup d’importance au développement spirituel. Croyez-moi, l’Inde a une culture ancienne et elle jouera également un grand rôle dans l’évolution du monde pour les siècles à venir. Il est visiblement nécessaire pour elle qu’il y naisse des ego capables de guider la destinée de ses innombrables millions d’habitants, afin que, dans l’avenir, elle puisse jouer le rôle qui lui revient. »

Un individu naissant dans un ”corps blanc” ne revient pas nécessairement en tant que ”Blanc” dans l’incarnation suivante.

« Ceci est encore une question de karma et dépend de nombreuses conditions, si bien qu’on ne peut donner aucune réponse générale à une telle question. Dans le cas d’un homme blanc qui, par sentiment de supériorité, exploiterait d’autres membres de la race humaine pour la simple raison qu’ils ont une peau colorée, la loi de cause à effet entrerait en vigueur. Il serait probablement obligé de naître dans une race de couleur pour sa prochaine incarnation, afin qu’il puisse apprendre les leçons sur la tolérance et la compréhension qui lui avaient si visiblement manqué dans son existence précédente. » (7)

 

– Nombre de vies et changement de sexe :

L’individu moyen s’incarne entre 500 et 600 fois dans différents corps, durant la période qui s’écoule entre sa première incarnation et sa dernière vie en tant qu’être humain. Cette dernière vie survient lorsqu’il a passé la ”cinquième initiation” et est devenu un ”adepte”.

Bien qu’à peu près 600 vies soient généralement nécessaires pour apprendre toutes les leçons que le monde a à enseigner, ce n’est que durant les 50 dernières vies environ que l’individu se développe sur ”le plan occulte” et apprend à utiliser les facultés latentes chez tous les individus, telles que l’intuition, la clairvoyance et la faculté de sortir consciemment de son corps chaque fois que nécessaire. De façon générale, on peut être sûr qu’un individu évolué a développé ces facultés. Mais il est possible que l’on donne à un être moins évolué l’occasion de se développer dans ce domaine, le cas de Peter Richelieu pouvant servir à illustrer ce point.

« Vous avez probablement plus de cinquante incarnations devant vous avant d’atteindre le stade d’homme parfait, mais, parce que votre besoin était grand, vous avez reçu des cours spéciaux ; en retour, j’espère que vous montrerez votre gratitude en transmettant cette connaissance à ceux qui ont moins de chance que vous. Si vous continuez à travailler comme vous le faites maintenant, vous vous apercevrez que votre souvenir de ce qui vous arrive lorsque vous êtes hors de votre corps deviendra de plus en plus net et votre connaissance de la vie au-delà de la tombe vous permettra de progresser beaucoup plus vite que ce n’est le cas habituellement. En même temps, cela vous apportera beaucoup de paix et de satisfaction d’esprit. N’imaginez pas que puisque vous avez été capable de développer cette faculté, vous êtes différent ou supérieur à beaucoup d’autres qui auraient probablement bien accueilli une occasion semblable à la vôtre. L’orgueil est toujours un danger, car c’est souvent à cause de lui que l’on retire l’aide à un individu, ce qui a pour résultat de le faire retomber dans la Dépouille du Désespoir. »

Dans une incarnation, le sexe n’est pas une question de hasard. De plus, nous ne naissons pas un même nombre de fois homme et femme.

Certaines caractéristiques ne peuvent être développées que dans des corps femelles et d’autres que dans des corps mâles. Au moment où nous atteindrons la ”perfection”, nous aurons développé un minimum de toutes les vertus qui s’additionnent pour constituer l’idéal de l’homme parfait et beaucoup plus qu’un minimum pour certaines d’entre elles.

« Un homme qui se développe à travers l’action a naturellement un caractère différent d’un homme qui se développe en menant une vie sainte et en méditant longuement pour s’efforcer d’aider ses frères. Tous les types d’êtres parfaits sont nécessaires et multiples sont les moyens que nous employons pour accomplir notre destinée. Si un individu manque de courage et n’est pas capable de prendre des décisions et de diriger avec foi ses frères, cela signifie probablement qu’il devra renaître dans un corps mâle pour deux ou trois vies consécutives, de façon à avoir l’ample opportunité de se développer comme il en a besoin. Si, d’un autre côté, un individu manque d’instinct maternel (ou même parental) et est donc incapable de ce dévouement altruiste et de cette capacité à aimer quelqu’un, même quand son amour est méprisé, cela signifie certainement qu’une vie ou deux dans un corps femelle seraient souhaitables pour qu’il apprenne ces leçons. Théoriquement, on devrait habiter le même nombre de corps mâles et femelles sur notre nombre total de vies, mais en pratique ce n’est pas le cas, car certaines personnes se développent plus facilement dans un type de corps que dans un autre. »

En fin de compte, quand un individu atteint la ”perfection”, il devrait avoir toutes les qualités propres aux deux sexes correctement développées. (8)

 

 

Références :

1. Peter Richelieu, La vie de l’âme pendant le sommeil, éditions Vivez Soleil, 1991, p. 11-15.

2. Ibid., p. 19-27.

3. Ibid., p. 33-38.

4. Ibid., p. 111-117, 132-133, 143-145, 150, 152, 154.

5. Ibid., p. 30-32, 159, 175-177, 234.

6. Ibid., p. 182-183.

7. Ibid., p. 178-180.

8. Ibid., p. 184-185.

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